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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le cadavre d’une femme de ménage découvert dans un congélateur est devenu l’illustration du mauvais traitement des travailleurs étrangers dans le Golfe.
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Crise ouverte entre les Philippines et le Koweït

Le cadavre d’une femme de ménage découvert dans un congélateur est devenu l’illustration du mauvais traitement des travailleurs étrangers dans le Golfe.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h59
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

La découverte du cadavre d’une travailleuse philippine dans un congélateur au Koweït a provoqué une crise ouverte entre Manille et cet émirat du Golfe. Le corps de Joanna Demefalis, 29 ans, a été retrouvé début février dans la capitale du petit Etat. Ses anciens employeurs, un Libanais et une Syrienne, auraient disparu en 2016. L’arrivée, vendredi 16 février, du cercueil sur le tarmac de l’aéroport de la capitale de l’archipel a été suivie avec la plus grande attention médiatique.
Le président philippin, Rodrigo Duterte, a décidé, lundi 12 février, d’interdire à ses ressortissants d’aller travailler au Koweït. Cette crise relance le débat sur les terribles conditions de travail auxquelles sont parfois soumis les employés étrangers travaillant au Moyen-Orient. La semaine du 5 février, le chef de l’Etat s’était exprimé à la télévision en brandissant les photos du cadavre de la jeune employée philippine dont le corps, apparemment placé dans le congélateur depuis un an, montrerait des signes de torture et de strangulation.
« Y a-t-il quelque chose qui ne va pas dans votre culture et vos valeurs ? », s’était écrié à l’attention du Koweït le chef de l’Etat, célèbre pour son franc-parler et ses provocations ainsi que pour avoir lancé, depuis son élection en 2016, une campagne antidrogue qui a fait plusieurs milliers de morts. « Joanna a été rôtie comme un porc », avait ajouté M. Duterte lors d’une conférence de presse donnée vendredi 9 février à Davao, la ville du Sud philippin dont il fut longtemps le maire.
« Principe de la responsabilité d’Etat »
Le ministre des affaires étrangères koweïtien, Cheikh Khaled Al-Sabah, avait regretté, mardi 13 février, l’« escalade » provoquée selon lui par la décision des Philippines d’interdire désormais toute expatriation de nouveaux travailleurs au Koweït. « Nous condamnons les déclarations du président philippin, d’autant plus que nous sommes en contact au plus haut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le magazine à scandales « National Enquirer » aurait acheté le témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.
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Le « New Yorker » lève le voile sur une autre infidélité de Donald Trump

Le magazine à scandales « National Enquirer » aurait acheté le témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h47
   





                        



   


Ronan Farrow, fils de Mia Farrow et Woody Allen et journaliste au New Yorker, auteur de l’un des deux articles qui sont à l’origine de l’affaire Weinstein, affirme, vendredi 16 février, que le magazine à scandales National Enquirer a acheté l’exclusivité du témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.
Aujourd’hui âgée de 46 ans, Karen McDougal – électrice républicaine qui dit avoir découvert Dieu et regrette son passé – aurait eu une liaison de neuf mois avec l’actuel président des Etats-Unis, entre 2006 et 2007, alors qu’il était marié à Melania Knauss, dont il venait d’avoir un enfant.
L’ami du président
En novembre 2016, à quelques heures du scrutin présidentiel, le Wall Street Journal avait révélé que le groupe de presse American Media Inc (AMI), éditeur notamment du National Enquirer, avait acquis, pour 150 000 dollars, l’exclusivité du témoignage de Karen McDougal.
Selon le New Yorker, le PDG d’AMI, David Pecker, qui est un ami de Donald Trump, aurait effectué cette transaction en sachant, par avance, qu’il ne publierait rien de ce témoignage dans les colonnes du National Enquirer.
« Pecker le considérait vraiment comme un ami, raconte au New Yorker Jerry George, un ancien cadre d’AMI. Nous ne publiions jamais un mot sur Trump sans son consentement. » Le groupe AMI n’a pas fait de commentaire, tandis que la Maison Blanche a fait savoir à la chaîne NBC que le président niait l’existence de cette liaison et qu’il s’agissait d’une « vieille histoire ».
Acheter le silence
Selon le New Yorker qui publie des notes manuscrites de Karen McDougal, ancienne playmate de l’année 1998 du magazine Playboy, elle aurait mis un terme à la relation avec Donald Trump parce qu’elle se sentait coupable et en raison des réflexions racistes du milliardaire.
Début janvier, le Wall Street Journal a affirmé que Donald Trump avait eu une liaison avec une actrice de films pornographiques, Stephanie Clifford, qui aurait ensuite été payée pour se taire. Mercredi, l’un des avocats du président, Michael Cohen, a confirmé l’existence d’un accord avec celle qui se fait appeler Stormy Daniels à l’écran, moyennant le versement, à l’automne 2016, de 130 000 dollars sur les deniers personnels du conseil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’homme politique néerlandais, célèbre pour sa longévité à la tête du pays, est mort le 14 février, à l’âge de 78 ans
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Ruud Lubbers, ex-premier ministre des Pays-Bas, est mort

L’homme politique néerlandais, célèbre pour sa longévité à la tête du pays, est mort le 14 février, à l’âge de 78 ans



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ses compatriotes l’avaient baptisé « le Sphinx ». Ruud Lubbers fut effectivement un homme mystérieux, surtout célèbre pour avoir été, durant près de douze années, premier ministre des Pays-Bas. Une performance inégalée dans un pays où les coalitions vécurent ensuite des périodes très agitées. Ce pragmatique, né le 7 mai 1939, à Rotterdam, et formé à l’école des jésuites, était réputé pour sa capacité à inventer des solutions à tous les problèmes. Il est mort le 14 février, à Rotterdam, à l’âge de 78 ans.
Il est encore peu connu du grand public quand ses collègues de l’Appel chrétien-démocrate (CDA), le parti qui domina longtemps la vie publique néerlandaise, le propulsent au premier plan. Les Pays-Bas ne sont pas, à l’époque, les champions de la flexibilité, de l’austérité budgétaire et des exportations record. Comme d’autres Etats européens, ils doivent gérer le déclin de secteurs industriels traditionnels comme la construction navale ou le textile.
Un « jeune homme d’affaires au sens pratique »
Ministre de l’économie dans le cabinet dirigé, entre 1973 et 1977, par le socialiste Joop Den Uyl, Ruud Lubbers se prépare alors à être l’artisan de grandes réformes. Ce conservateur a aussi démontré son ouverture d’esprit en se rangeant à l’idée défendue par la gauche d’une légalisation des drogues douces, une décision qui fit scandale ailleurs en Europe.
En 1982, il devient premier ministre et, assez rapidement, le monde anglo-saxon salue les performances de cet adepte revendiqué du concept de « no-nonsense », à savoir une politique « orientée résultats » ne s’embarrassant pas de considérations inutiles. Dans ses mémoires, Margaret Thatcher le qualifie de « jeune homme d’affaires au sens pratique » et s’étonne qu’un dirigeant continental la dépasse en audace en abaissant d’un seul coup les salaires des agents de la fonction publique de 3,5 %, histoire d’attaquer de front la question du déficit budgétaire.
Les grèves consécutives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les démissions successives de plusieurs conseillers de la présidence ces derniers jours montrent les difficultés de Donald Trump pour composer son équipe.
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Nouveau remue-ménage à la Maison Blanche

Les démissions successives de plusieurs conseillers de la présidence ces derniers jours montrent les difficultés de Donald Trump pour composer son équipe.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h30
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Un chef de cabinet fragilisé, des dénégations contestées par le FBI qui précipite une enquête du Congrès, des conseillers dépourvus des accréditations requises… La Maison Blanche renoue depuis une semaine avec le désordre qui avait marqué les premières semaines au pouvoir de Donald Trump, premier président depuis des décennies à être dépourvu de toute expérience gouvernementale ou législative.
Le trouble créé par la démission précipitée, le 7 février, d’un bras droit du président, Rob Porter, mis en cause pour des violences conjugales par ses deux anciennes épouses, a placé le « chief of staff » (secrétaire général) de Donald Trump, John Kelly, sur la défensive. L’ancien général des marines avait été nommé à ce poste stratégique en juillet pour mettre de l’ordre dans une Maison Blanche livrée aux clans. Mais il est aujourd’hui fragilisé par sa gestion de cette démission.
Dans un premier temps, la Maison Blanche s’est en effet mobilisée pour défendre le conseiller, qui entretient par ailleurs une relation avec la directrice de la communication de la présidence, Hope Hicks. Il a ainsi pu plaider sa cause devant quatre journalistes sélectionnés pour l’occasion.

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                Donald Trump fustige les « fausses accusations » de violences conjugales à la Maison Blanche



Son départ a ensuite été publiquement regretté par John Kelly. Ce dernier s’est ravisé après la publication d’une photo prise à l’époque des faits montrant le visage tuméfié de la première épouse de Rob Porter. La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a plaidé la bonne foi en assurant que le chief of staff n’avait pas été informé des antécédents du conseiller, qui lui avaient valu un signalement à la police.
Discordance
Une thèse remise en cause par la police fédérale. Car l’épisode a révélé que Rob Porter ne disposait pas d’une accréditation en bonne et due forme au terme d’un enquête du FBI, comme c’est la pratique, mais seulement d’une autorisation temporaire. Au cours d’une audition au Sénat, mardi, le directeur de la police fédérale, Christopher Wray, a assuré que ses services avaient rendu leurs conclusions en juillet 2017, augmentées de précisions apportées en novembre et en janvier.
Cette discordance a précipité l’annonce de l’ouverture d’une enquête de la commission de la Chambre des représentants chargée du suivi de l’action gouvernementale. Cette commission est présidée par un républicain, Trey Gowdy, élu de Caroline du Sud. D’anciens proches de Donald Trump écartés par John Kelly ont publiquement demandé sa démission. La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a quant à elle maintenu sa version des événements en assurant que le service de sécurité interne de la présidence n’avait pas fait remonter les informations du FBI à temps.
Entre-temps, un autre conseiller chargé de la rédaction de discours, David Sorensen, a lui aussi démissionné, le 9 février, également pour des faits de violences conjugales. Un troisième, George David Banks, membre du Conseil économique national rattaché à la présidence, a suivi le même chemin mercredi après avoir été informé qu’il n’obtiendrait pas son accréditation pour avoir indiqué avoir consommé de la marijuana.
Ces départs vont accentuer un turn-over exceptionnellement élevé au sein de l’administration, selon des études concordantes, au terme de sa première année au pouvoir. Kathryn Dunn Tenpas, de la Brookings Institution, a ainsi noté que la moitié des douze postes les plus stratégiques ont changé de titulaires avec Donald Trump, contre un seul pour Barack Obama pendant la même période, et aucun pour George W. Bush.
« Prenez tout ce que vous entendez [sur le fonctionnement de la Maison Blanche] et multipliez par cinquante », dit Reince Priebus
Selon la chaîne d’information CNN, une trentaine de conseillers, dont le propre gendre du président, Jared Kushner, ne disposeraient toujours pas d’accréditations définitives, un nombre jugé plus élevé que la moyenne, comparé aux administrations précédentes, et qui pourrait s’expliquer par le profil du personnel de cette nouvelle administration. Pour composer ses équipes, Donald Trump a en effet refusé de puiser dans le vivier des conseillers chevronnés passés par des équipes républicaines précédentes et qui s’étaient majoritairement prononcé contre lui pendant les primaires du Grand Old Party.
Dans la nouvelle édition du livre que l’écrivain et documentariste Chris Whipple consacre au poste de chief of staff (The Katekeepers, Broadway Books, non traduit), le premier titulaire du poste, Reince Priebus, dresse un constat sans fard des six mois passés aux côtés du président. « Prenez tout ce que vous entendez [sur le fonctionnement de la Maison Blanche] et multipliez par cinquante », assure ce cacique du Parti républicain selon des extraits publiés par le magazine Vanity Fair.
Pour ne rien arranger, un avocat du président, Michael Cohen, a été contraint de reconnaître au New York Times, le 13 février, avoir versé personnellement, juste avant l’élection présidentielle, une somme de 130 000 dollars à une actrice de cinéma pour adulte, Stephanie Clifford. L’avocat ne précise pas le motif de ce versement, mais il pourrait s’agir d’une contrepartie financière au silence de cette dernière comme l’avait avancé le Wall Street Journal dans une série d’articles publiés en janvier.
Connue à l’écran sous le nom de Stormy Daniels, elle aurait eu une relation avec Donald Trump peu de temps après la naissance de son dernier fils, Barron, en 2006. L’actrice a laissé entendre le lendemain que l’aveu de l’avocat la libérait de ses obligations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le mormon de Salt Lake City, qui avait échoué face à Barack Obama en 2012, se présente à la course pour le siège de sénateur de l’Utah.
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Mitt Romney, ex-candidat à la Maison Blanche, dans la course pour le Sénat américain

Le mormon de Salt Lake City, qui avait échoué face à Barack Obama en 2012, se présente à la course pour le siège de sénateur de l’Utah.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h01
   





                        



   


Candidat malheureux à l’élection présidentielle américaine en 2012, Mitt Romney a annoncé, vendredi 16 février, qu’il se présentait au siège de sénateur de l’Utah en novembre. Il avait échoué face à Barack Obama en 2012.
Dans un message vidéo publié sur Twitter, le républicain s’inscrit résolument en porte-à-faux de sa bête noire, Donald Trump.

I am running for United States Senate to serve the people of Utah and bring Utah's values to Washington. https://t.co/TDkas6gD2p— MittRomney (@Mitt Romney)


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« L’Utah a beaucoup à apprendre aux politiciens de Washington », déclare notamment M. Romney dans sa vidéo. « L’Utah accueille les immigrés légaux venus du monde entier. Washington envoie aux immigrés un message d’exclusion. Et au Capitole de l’Utah, les gens se traitent avec respect », dit encore Mitt Romney, 70 ans, dans une allusion claire aux positions du président Trump.
« Sauveur » des JO en 2002
Sur un fond de musique émouvante et des images léchées, Mitt Romney assure : « L’Utah est un meilleur modèle pour Washington que Washington ne l’est pour l’Utah. »

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                Le « shutdown », résultat d’une lutte politique entre démocrates et républicains



Le septuagénaire profite du siège laissé vacant par le républicain Orrin Hatch, 83 ans, qui avait annoncé début janvier qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Le président Donald Trump avait ouvertement appelé Orrin Hatch à se représenter, mais le sénateur, un ancien boxeur, a estimé qu’il était temps de « raccrocher les gants », après quarante ans de mandat.
Populaire dans son état, Mitt Romney est considéré comme le « sauveur » des Jeux olympiques de Salt Lake City (la capitale de l’Utah), dont il avait été le directeur général en 2002.
L’importante population de confession mormone, comme lui, pourrait bien le soutenir. Durant la campagne des primaires, en mars 2016 et face à l’ascension de Donald Trump, Mitt Romney l’avait dénoncé comme un « charlatan, un imposteur ». Mais pour la base des électeurs de Donald Trump, le mormon représente l’archétype du candidat de l’élite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Deux jours après l’attaque meurtrière dans un établissement scolaire de Floride, le 14 février, des élèves interpellent le président des Etats-Unis pour exiger une meilleure régulation des armes à feu.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Depuis octobre, l’ex-premier ministre a retrouvé une influence en Espagne. Il est devenu le plus fervent défenseur de l’unité espagnole face aux séparatistes catalans.
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Manuel Valls, Ibère médiatique


                      Depuis octobre, l’ex-premier ministre a retrouvé une influence en Espagne. Il est devenu le plus fervent défenseur de l’unité espagnole face aux séparatistes catalans.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h05
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                              

                        

Ils se sont bousculés pour être sur la photo avec Manuel Valls. La numéro deux du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaria, la secrétaire générale du Parti populaire (PP, droite au pouvoir) et ministre de la défense María Dolores de Cospedal ou encore le ministre de l’intérieur, Juan Ignacio Zoido, ont fait le déplacement à Saint-Sébastien, ce samedi 3 février, pour assister à l’hommage rendu à l’ancien premier ministre français. L’ex-chef du gouvernement José María Aznar et son épouse, Ana Botella, qui fut maire de Madrid, étaient là aussi. Sans oublier le porte-parole de la formation libérale et antinationaliste Ciudadanos, Juan Carlos Girauta, la secrétaire générale du Parti socialiste basque, Idoia Mendia, et même le président de la petite formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal.
Un tel cortège pour assister à la remise du prix Gregorio-Ordóñez, du nom d’un député conservateur basque assassiné par les séparatistes d’ETA en 1995, décerné cette année à Manuel Valls, c’est tout simplement exceptionnel.
« Le séparatisme est la pire chose qui peut arriver à une démocratie. » Manuel Valls
Depuis que la crise catalane a explosé, le député de l’Essonne a retrouvé de l’autre côté des Pyrénées une part de l’influence, ou du moins de l’intérêt médiatique, qu’il a perdu en France. Ses prises de position tranchées contre la « sédition » des indépendantistes catalans, en faveur du respect de « l’Etat de droit » et de la Constitution, sur les dangers du nationalisme et du séparatisme, en défense de « la démocratie espagnole » en ont fait l’un des plus fervents défenseurs de l’unité de l’Espagne. Un ancien premier ministre français né à Barcelone, qui parle espagnol et catalan, connaît le sujet personnellement et y apporte une dimension internationale pour en conclure que « le séparatisme est la pire chose qui peut arriver à une démocratie » : les unionistes ne pouvaient pas rêver meilleur ambassadeur.

La...




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ A Tokyo, le proviseur d’une école publique d’un quartier cossu a opté pour des uniformes créés par le styliste italien dont le prix est de plus de 600 euros. L’initiative suscite la polémique.
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Au Japon, des écoliers habillés en Armani


                      A Tokyo, le proviseur d’une école publique d’un quartier cossu a opté pour des uniformes créés par le styliste italien dont le prix est de plus de 600 euros. L’initiative suscite la polémique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h58
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








   


Lors de la rentrée scolaire, le 1er avril, les élèves de l’école primaire publique Taimei, située au cœur du quartier ultrachic de Ginza, à Tokyo, auront un style impeccable. Leurs nouveaux uniformes, signés Armani, devraient coûter jusqu’à 85 428 yens (640 euros) pour les filles, 80 244 yens (601 euros) pour les garçons, contre un maximum de 19 000 yens (142 euros) pour le modèle actuel. Un choix qui a suscité de vives réactions au Japon.
Révélée jeudi 8 février par le conseil pour l’éducation de l’arrondissement de Chuo, où se trouve cette école vieille de 140 ans et connue pour son portail en fer forgé et sa façade couverte de lierre, l’affaire a fait réagir jusqu’au Parlement. Le député du Parti de l’espoir (opposition) Manabu Terada a estimé que, pour un établissement public, « des limites au fardeau financier imposé aux parents devraient être envisagées ». Le vice-premier ministre et ministre des finances, Taro Aso, a reconnu que l’uniforme créé par la marque de mode italienne était « trop cher ». Quant à son collègue de l’éducation, Yoshimasa Hayashi, il a annoncé des mesures pour que la dépense ne « soit pas trop élevée pour les parents ».
« Nous avons fait le tour des grands magasins du quartier et Armani a accepté de réaliser le design. » Toshitsugu Wada, proviseur de l’école Taimei
A l’origine de la décision, le proviseur, Toshitsugu Wada, refuse en tout cas de reconsidérer son choix. Tout juste reconnaît-il aux familles n’ayant pas les moyens le droit d’opter pour un autre ensemble, à condition qu’il ressemble à celui signé Armani. C’est en novembre que le directeur de cette école primaire a annoncé son souhait de voir les élèves vêtus d’uniformes « dignes d’une “école de Ginza” ». « Nous avons fait le tour des grands magasins du quartier et Armani a accepté de réaliser le design », a-t-il fait savoir. Selon certains, la maison Chanel aurait un temps été envisagée.

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                Japon : virage à droite dans l’éducation



A l’annonce du coût, nombre de parents ont réagi, certains dénonçant notamment une décision prise sans concertation. Tandis que d’autres, tel ce grand-père d’un des élèves interrogé par la chaîne publique NHK disait : « Pourquoi pas ? » Sur son blog, Naoki Ogi, populaire spécialiste des questions d’éducation, estime que « cela revient à dire : “Les pauvres, ne venez pas !” »
Beaucoup d’écoles japonaises, du primaire à l’université, publiques ou non, imposent un uniforme dont le style s’est longtemps inspiré des uniformes de parade des armées occidentales. La première à l’avoir prescrit fut l’université impériale – ancêtre de la prestigieuse université de Tokyo –, en 1886, à l’époque réservée aux garçons. Pour les filles, le style marin, dérivé des uniformes de la marine britannique, aurait été pour la première fois introduit en 1920 à l’université anglicane St. Agnes (Heian Jogakuin) de Kyoto. Depuis les années 1980, la tendance a évolué vers l’ensemble blazer – jupe plissée ou pantalon. A Ginza, l’heure semble désormais au chic italien.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Plusieurs avocats américains se sont fait une spécialité de ces petits films larmoyants sur leurs clients, censés gagner les faveur des juges.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Lorsqu’il a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, Nikolas Cruz a tué dix-sept personnes à l’arme automatique.
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Tuerie en Floride : professeur, entraîneurs, future star de natation… des vies fauchées

Lorsqu’il a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, Nikolas Cruz a tué dix-sept personnes à l’arme automatique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h40
   





                        



L’un était un professeur de géographie aimé de ses élèves. Un autre entraînait l’équipe de football. Il y avait aussi des lycéens à l’orée de leur vie avec en vue l’accession à l’université. Leurs vies ont été fauchées lorsque Nikolas Cruz a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, et tué 17 personnes à l’arme automatique.

        Lire aussi :
         

                Ce que l’on sait de Nikolas Cruz, l’auteur de la fusillade dans un lycée de Floride



Voici quelques-unes de leurs histoires.
Aaron Feis jouait dans l’équipe de football de Stoneman Douglas avant de sortir diplômé de l’établissement, en 1999. Il y était revenu trois ans plus tard pour devenir entraîneur adjoint de l’équipe du lycée, et aussi garde de sécurité. Il a été le premier à répondre à l’alerte lorsque l’attaque a commencé. Marié et père d’une fille, Aaron Feis est mort sous les balles du tueur alors qu’il essayait de protéger de jeunes étudiants. « J’ai entraîné avec lui. Mes deux garçons ont joué dans son équipe », a dit le shérif du comté de Broward. « Les jeunes l’aimaient, ils l’adoraient. »
Scott Beigel a fait entrer des élèves dans sa classe lorsque la fusillade a commencé. Puis le professeur de géographie de 35 ans a bloqué la porte de la salle de l’extérieur pour les mettre en sécurité. C’est là qu’il a lui-même été abattu. « M. Beigel était mon héros et pour toujours il sera mon héros. C’est grâce à lui qu’aujourd’hui je suis en vie », a confié Kelsey Friend à une télévision américaine.
Chris Hixon entraînait les lutteurs du lycée. Avec lui également, l’équipe de base-ball du lycée s’était distinguée dans le championnat de Floride et au niveau national. Réserviste de la marine, vétéran de la guerre d’Irak, il avait 49 ans.
Il y a tout juste une semaine, Nicholas Dworet, 17 ans, obtenait une bourse pour aller étudier et nager pour l’université d’Indianapolis. Spécialiste de la nage libre, il avait des rêves de victoires sportives et choisi le logo des Jeux olympiques de Tokyo 2020 comme écran d’accueil de son ordinateur.
Joaquin Oliver était devenu citoyen américain il y a un an. A 17 ans, il préparait son diplôme de fin de secondaire avec toujours une pensée pour son pays d’origine, le Venezuela, d’où il avait immigré lorsqu’il avait 3 ans.
Gina Montalto, 14 ans, étudiait pour la première année à Stoneman Douglas. Elle faisait partie de l’équipe de Winter Guard du lycée, une discipline qui allie la gymnastique, la danse et des figures réalisées avec des drapeaux. L’équipe devait se rendre le week-end prochain à Tampa pour une compétition. « Elle était intelligente, attentionnée, et une fille forte et lumineuse. Pour l’éternité, elle laisse un vide immense à sa famille », a écrit sur Facebook Jennifer Montalto, sa mère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les dirigeants européens divergent sur l’opportunité de relancer le processus d’adhésion des pays de la région, alors que Serbie, Monténégro, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine et Kosovo affrontent de multiples crises.
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Balkans : L’UE face au dilemme de l’élargissement

Les dirigeants européens divergent sur l’opportunité de relancer le processus d’adhésion des pays de la région, alors que Serbie, Monténégro, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine et Kosovo affrontent de multiples crises.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h11
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Morne ambiance. A Strasbourg, mardi 6 février, la salle de presse du Parlement européen est aux trois quarts vide, tandis qu’à Bruxelles, dans celle de la Commission, connectée en visioconférence, l’assistance est encore plus clairsemée. Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères, présente sa « Stratégie pour les Balkans occidentaux » sur laquelle la Commission a tenté de maintenir un peu de suspense, même si une bonne partie des documents a déjà été éventée.
Mme Mogherini évoque une perspective « potentielle » d’adhésions en 2025, surtout pour la Serbie et le Monténégro, déjà officiellement candidats. Quatre autres pays (l’Albanie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine) sont concernés mais, pour eux, la perspective est plus éloignée encore. Six « projets de coopération » sont aussi à l’ordre du jour, pour le renforcement de l’Etat de droit, l’aide à la construction de réseaux de transport et de communication, l’énergie, etc.
Corruption galopante
Le tout est assorti d’un appel aux réformes et à la réconciliation avec une aide de 500 millions d’euros pour la période 2018-2020. L’intégration de ces Etats, faiblement développés au plan économique, à la démographie déclinante et en proie à une corruption galopante, serait une « nécessité continentale », à en croire Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui la laissera en héritage à son successeur, son mandat s’achevant à la fin de 2019.

Mais l’accueil est réservé : les grandes capitales ont d’autres soucis et, en réalité, personne ne juge réaliste la date de 2025. Tous les pays des Balkans occidentaux sont en fait censés mener d’indispensables réformes pour assurer la stabilité politique, assainir la justice et la fonction publique, éradiquer la corruption, faire respecter les normes et valeurs européennes, etc. « Vaste programme, non ? », sourit un spécialiste du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Monténégro, Serbie, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo : l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un Etat à l’autre.
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Balkans : six pays en ordre dispersé

Monténégro, Serbie, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo : l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un Etat à l’autre.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h10
    |

            Jean-Baptiste Chastand et 
Benoît Vitkine








                        



                                


                            

Les pays des Balkans ne faisant pas encore partie de l’Union européenne (UE) représentent une population d’un peu moins de 18 millions d’habitants, équivalente à celle des Pays-Bas ou de la Roumanie, mais répartie entre six Etats. Cinq d’entre eux faisaient partie de la Yougoslavie avant les guerres des années 1990. Si la région s’est désormais largement stabilisée, les différentes communautés entretiennent toujours des relations tendues. La corruption et l’Etat de droit constituent des problèmes récurrents, même si l’avancement des négociations d’adhésion diverge considérablement d’un pays à l’autre.
LES PLUS AVANCÉS
Monténégro
Pays le plus riche de la région, le Monténégro fait figure de premier de la classe dans les Balkans occidentaux. Candidat à l’adhésion depuis 2010, ce pays de 600 000 habitants, indépendant depuis 2006, a ouvert trente chapitres de négociation avec l’UE sur les trente-cinq que compte la feuille de route de l’adhésion. Le non-respect de l’Etat de droit, la corruption et le crime organisé restent les principaux points noirs de la candidature monténégrine. L’adhésion de Podgorica à l’OTAN, entérinée en 2016, a aussi montré combien le thème de « l’intégration euro-atlantique » reste sensible à l’intérieur même du Monténégro, où des manifestations contre l’Alliance atlantique ont régulièrement lieu. Le poids économique de la Russie a sensiblement diminué dans le pays ces dernières années, mais Moscou y conserve de nombreux partisans.
Serbie
Avec douze chapitres ouverts sur trente-cinq, la Serbie, candidate depuis 2012, avance rapidement. Mais la Commission européenne rappelait en février que l’objectif affiché de 2025 restait « extrêmement ambitieux ». Les progrès de Belgrade doivent beaucoup à Aleksandar Vucic, au pouvoir depuis 2014 comme premier ministre, puis président. Cet ancien dirigeant ultranationaliste a fait de l’adhésion à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Selon  le diplomate britannique, la sortie  du Royaume-Uni de l’Union européenne est une opération « perdant-perdant » dans un monde déjà fracturé.
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Peter Ricketts « Le Brexit impose au Royaume-Uni de repenser sa place dans le monde »

Selon  le diplomate britannique, la sortie  du Royaume-Uni de l’Union européenne est une opération « perdant-perdant » dans un monde déjà fracturé.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 13h16
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Ambassadeur du Royaume-Uni en France entre 2012 et 2016, Peter Ricketts, 65 ans, siège aujourd’hui à la Chambre des lords. Haut diplomate proeuropéen et francophile écouté, Lord Ricketts a auparavant exercé les fonctions de secrétaire général du Foreign Office (2006-2010) puis de conseiller national pour la sécurité sous le gouvernement du conservateur David Cameron, le premier ministre qui a accepté, puis perdu, le 23 juin 2016, le référendum sur le Brexit.
En isolant le Royaume-Uni, le Brexit met-il en cause sa place dans le monde ?
Honnêtement, je ne pense pas que nous sommes en train de perdre notre place dans le monde. Bien sûr, le Brexit va changer beaucoup de choses. Mais, en même temps, nous restons membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et, avec la France, nous sommes les deux seuls pays européens dotés de l’arme nucléaire et d’une volonté politique d’agir dans le monde. Je ne vois pas pourquoi le Brexit diminuerait notre capacité ou notre volonté d’être un pays actif dans le soutien à la sécurité internationale.
Tout de même, avec la sortie de l’Union européenne (UE) et l’éloignement des Etats-Unis de Donald Trump, on a l’impression que le Royaume-Uni se cherche une nouvelle place dans le monde…
Le Brexit est un énorme changement de contexte et de cap. Dans l’immédiat, il absorbe tout l’oxygène du système politique. Il ne laisse ni temps ni énergie pour prendre des initiatives de politique étrangère. A moyen terme, il nous impose une réflexion profonde sur notre place dans le monde. Les deux piliers de notre politique étrangère depuis 1945 étaient l’Europe et les Etats-Unis. Or le Brexit change le contexte européen et les Etats-Unis diminuent leur rôle dans le système international multilatéral. Nous devons donc repenser les bases de notre stratégie.C’est un vrai pari.
Sur quels piliers refonder votre stratégie ?
Comme la France, nous avons toujours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le jeune homme a avoué avoir tué 17 personnes jeudi, dans son ancien lycée Marjory-Stoneman-Douglas, dans la ville de Parkland.
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Ce que l’on sait de Nikolas Cruz, l’auteur de la fusillade dans un lycée de Floride

Le jeune homme a avoué avoir tué 17 personnes jeudi, dans son ancien lycée Marjory-Stoneman-Douglas, dans la ville de Parkland.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h41
   





                        


Au lendemain de la deuxième tuerie la plus meurtrière dans un établissement scolaire public aux Etats-Unis, les enquêteurs cherchent à cerner le profil de Nikolas Cruz, 19 ans, et comprendre ce qui l’a poussé à tuer dix-sept personnes.
Le jeune homme a avoué aux policiers être l’auteur des meurtres et se retrouve sous le coup de 17 chefs d’accusation pour meurtre avec préméditation. Jeudi, il a comparu en combinaison orange de prisonnier, tête baissée, face à la juge qui lui a signifié son maintien en détention sans possibilité de libération sous caution.
Une enfance difficile
Né en septembre 1998, Nikolas Cruz a été adopté à la naissance, avec son frère, par un couple de quinquagénaires. Son père adoptif est mort en 2004 et sa mère, en 2017 d’une pneumonie, à l’âge de 68 ans. La perte de sa mère l’a « traumatisé car il était proche d’elle », raconte un voisin dans Paris Match. A sa mort, il a été hébergé dans la famille d’un ancien copain de classe.
L’avocat de sa famille d’accueil a assuré que celle-ci n’avait « rien vu venir ». « Ils l’ont hébergé en se disant qu’ils faisaient une bonne action, a-t-il expliqué. Il était un peu bizarre, et il était déprimé après la mort de sa mère, mais qui ne le serait pas ? »
Au lycée, il était connu pour être un élève à problèmes, selon plusieurs témoignages recueillis par les médias américains. « Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l’année dernière et je pense qu’on lui a dit de quitter le campus », a déclaré au quotidien Miami Herald Jim Gard, un professeur de mathématiques qui avait eu l’élève dans sa classe. Selon lui, la direction du lycée avait prévenu de ne pas accepter l’élève sur le campus s’il portait un sac à dos en raison de ces menaces proférées. Il a fini par être exclu de l’établissement pour des raisons disciplinaires, selon le proviseur Robert Runcie.
Selon les médias américains, la police avait été alertée de problèmes de voisinage concernant Nikolas Cruz, qui travaillait par ailleurs dans un magasin du quartier en parallèle du lycée. Suivi par un établissement de soins psychiatriques, il avait interrompu son traitement depuis un an, détaille le maire du comté de Broward.
Le shérif du comté, Scott Israel, n’a pas confirmé un lien entre ses problèmes psychologiques et la fusillade, tout en estimant que c’était « une hypothèse ».

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Amateur d’armes et lié aux suprémacistes blancs
Pour le massacre, il a utilisé un fusil d’assaut semi-automatique de type AR-15, acheté légalement, ont fait savoir les autorités. Nikolas Cruz suivait par ailleurs une préparation militaire, selon des sources au sein du Pentagone.
Selon l’Anti-Defamation League, une association de lutte contre l’antisémitisme, Nikolas Cruz prenait part régulièrement à des réunions de la « République de Floride » (Republic of Florida), groupuscule prônant la supériorité de la race blanche.
Jeudi, Jordan Jereb, le leader autoproclamé de ce groupe avait dit à l’Associated Press que M. Cruz était un membre du groupe, avant de se rétracter et de faire savoir qu’il ne savait pas si cela était vrai ou non.

Passage à l’acte annoncé ?
Nikolas Cruz avait peut-être annoncé son passage à l’acte. La police fédérale (FBI) a reconnu avoir été alertée en septembre à propos d’un commentaire laissé sur YouTube par un utilisateur du même nom que le tireur : « Je vais devenir tireur professionnel dans les écoles. » Des vérifications ont été faites mais elles n’ont pas permis d’identifier son auteur, a expliqué jeudi l’agent fédéral Rob Lasky.
Un lycéen interrogé sur les lieux de la fusillade a affirmé que le passage à l’acte de Nikolas Cruz était prévisible. « Honnêtement, beaucoup de gens disaient que ce serait lui » qui « arroserait le lycée », a-t-il assuré. Un autre élève, qui était dans sa classe l’an dernier, a confié à l’Agence France-Presse avoir trouvé « quelque chose de bizarre » chez lui. « Il était silencieux, les gens le harcelaient parfois et il y avait des rumeurs sur lui, comme quoi il prévoyait une fusillade dans une école. Mais personne ne le croyait. On pensait que c’était juste des rumeurs jusqu’à ce que, malheureusement, ça arrive. »
Un troisième, interrogé par la chaîne locale WSVN-7, explique que le jeune homme était un « enfant à problèmes » qui possédait des armes chez lui et qu’il avait parlé de les utiliser. « Il tirait au fusil parce que ça lui procurait une sensation d’ivresse », explique-t-il.

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Arrestation sans incident
Après la tuerie, Nikolas Cruz s’est enfui, dissimulé dans la foule des élèves qui évacuaient le lycée. Il a ensuite passé plus d’une heure à flâner dans un magasin Walmart et dans deux fast-foods avant d’être arrêté.
Il a été conduit en prison et pourra donc être jugé, contrairement à la majorité des fusillades de masses aux Etats-Unis, à l’issue desquelles le tireur est abattu par la police ou se donne la mort.


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                Quel sort pour les tueurs de masse aux Etats-Unis ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Après une longue enquête de terrain, le sociologue Matthew Desmond a fait paraître outre-Atlantique un livre décrivant la cruelle mécanique qu’entraîne la diminution des aides au logement.
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Aux Etats-Unis, dans l’enfer des expulsions

Après une longue enquête de terrain, le sociologue Matthew Desmond a fait paraître outre-Atlantique un livre décrivant la cruelle mécanique qu’entraîne la diminution des aides au logement.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h07
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Donald Trump a construit sa fortune dans l’immobilier de luxe, c’est bien connu. On connaît cependant moins le détail de la politique qu’il poursuit en matière de logement, tant ses frasques squattent l’espace médiatique. Les orientations retenues auront pourtant un effet dévastateur : pour l’année en cours, le président des Etats-Unis souhaite réduire de 6 milliards de dollars le budget du ministère ad hoc, ce qui entraînera une grave diminution des aides au logement et le risque d’une augmentation en flèche du nombre de SDF.
Le sociologue Matthew Desmond a étudié la cruelle mécanique, dont le rythme promet de s’accélérer. Dans Evicted. Poverty and Profit in the American City (« Expulsés. Pauvreté et profit dans la ville américaine », Crown, 2016, non traduit), un ouvrage récompensé du prix Pulitzer 2017, il montre l’impact, pour ceux qui en sont victimes, des expulsions locatives.
S’installant pendant plus d’un an dans les quartiers populaires de Milwaukee (Wisconsin), Matthew ­Desmond a suivi huit familles, dont certaines consacrent plus des trois quarts de leurs revenus à leur loyer. Le livre s’ouvre sur le parcours d’Arleen, mère célibataire de deux garçons. Expulsés en plein hiver, tous trois partent vivre dans un foyer pour SDF pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’Arleen retrouve un logement. Mais un inspecteur des services municipaux lui demande de quitter les lieux, jugés impropres à l’habitation. Au cours des mois suivants, elle doit déménager deux fois, avant de trouver un endroit convenable – dont elle est bientôt expulsée.
« Le ghetto, c’est du gâteau »
Cette instabilité a des effets dévastateurs. Les enfants changent sans cesse d’école, perdent leurs amis, vivent dans la crainte et sont exposés à la violence et aux charmes vénéneux des gangs. Changer si souvent d’adresse rend également très difficile l’obtention des aides au logement. Le temps passé à trouver un toit compromet les chances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.
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Les associations, nouvelles bêtes noires des entreprises

Mieux armées techniquement, les ONG attaquent plus fréquemment les groupes en justice. Cette guérilla les médiatise et mobilise leurs militants. En réaction, les entreprises les traînent devant les tribunaux.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h11
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            Frédéric Cazenave








                        



                                


                            

Apple contre Attac lundi 12 février, Foodwatch contre Lactalis mercredi…, les relations se tendent entre les entreprises et les associations, bien décidées à ne pas se contenter de jouer le rôle de poil à gratter. La plainte contre le cimentier LafargeHolcim, accusé de « financement du terrorisme », ou celle contre BNP Paribas, au cœur d’une enquête pour complicité dans le génocide au Rwanda ? Toutes deux émanent de Sherpa, une organisation non gouvernementale (ONG) française de défense des victimes de crimes économiques.
Le scandale du « dieselgate », qui a pour le moment coûté 25 milliards d’euros à Volkswagen ? Il éclate à la suite de l’enquête de l’ONG américaine International Council on Clean Transportation (ICCT). Imposerle thème de l’obsolescence programmée dans le débat public en pleines fêtes de Noël ? Le beau coup de com de l’association HOP, qui a porté plainte contre Apple. Epson, Samsung, Vinci… on ne compte plus les groupes attaqués en justice par les ONG, nouvelles bêtes noires des entreprises.
« Il y a un foisonnement de mobilisations et un élargissement du mode d’action au recours contentieux, confirme Francis Chateauraynaud, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La montée en compétence technique des associations, leur capacité à collaborer avec d’autres ONG, en mutualisant les frais de justice, expliquent ce mouvement de fond. » Les associations ont ainsi trouvé un moyen efficace, grâce aux retombées médiatiques, de s’attaquer au bien le plus précieux des entreprises, leur image de marque. Avec l’espoir de faire bouger les lignes.
Un bon moyen de faire connaître
« Des années d’interpellation, de campagnes d’opinion ne suffisent pas forcément pour faire évoluer les pratiques des multinationales. La dernière arme qui reste, c’est la loi, explique Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif éthique sur l’étiquette, qui s’est constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Des médecins syriens ont été reçus à l’Elysée et au Quai d’Orsay, où ils ont alerté sur les conditions de vie désastreuses dans les régions tenues par les rebelles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Dans la Ghouta orientale, « près de 400 000 personnes sont prises au piège »

Des médecins syriens ont été reçus à l’Elysée et au Quai d’Orsay, où ils ont alerté sur les conditions de vie désastreuses dans les régions tenues par les rebelles.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 13h19
    |

                            Allan Kaval








                        



   


Où qu’il se trouve sur le globe, Mohammed Katoub se trouve relié, par le biais de son téléphone portable, à un univers dominé par le fracas des armes, la maladie et la mort. Celui dans lequel survivent les habitants de la Ghouta orientale, une enclave tenue par l’opposition armée dans la périphérie rurale de Damas.
M. Katoub, dentiste syrien exilé, est originaire de cette région assiégée par les forces du régime de Bachar Al-Assad depuis 2013 et frappée par des bombardements d’une intensité renouvelée depuis le début du mois de février. « Pour rester en contact avec ceux qui sont sur place, il n’y a que [la messagerie instantanée] WhatsApp. A chaque bombardement, on essaie de savoir qui est en vie, qui a péri. Je ne sais pas jusqu’à quand ces gens peuvent supporter cette situation », souffle M. Katoub.
Avec d’autres médecins représentant la Société médicale américano-syrienne (SAMS), une organisation non gouvernementale qui gère un réseau de soignants et d’infrastructures médicales dans les zones tenues par l’opposition, M. Katoub a été reçu, jeudi 15 février, par des officiels de l’Elysée et du Quai d’Orsay. SAMS entend alerter les autorités françaises sur les conditions humanitaires catastrophiques qui règnent dans l’enclave de la Ghouta orientale, mais aussi dans les bastions rebelles et djihadistes de la province d’Idlib, actuellement visés par une offensive du régime syrien avec l’appui de l’aviation russe. Deux millions de personnes y vivent, dont des centaines de milliers de déplacés internes.
« Taux de malnutrition au plus haut »
« Dans la Ghouta orientale, près de 400 000 personnes sont prises au piège sous les bombardements. La population trouve refuge dans des abris souterrains. Les médecins manquent de matériel médical, et des conditions qui seraient bénignes dans d’autres circonstances peuvent mener à la mort », rapporte M. Katoub, qui vit actuellement en exil à Gaziantep, en Turquie.
La situation sanitaire est encore aggravée par le manque de nourriture et les prix prohibitifs des rares denrées vendues sur les marchés de l’enclave, située à quelques kilomètres du centre de la capitale syrienne. « Le taux de malnutrition est aujourd’hui le plus haut depuis le début du siège il y a cinq ans », indique M. Katoub.
« Les entrepôts des Nations unies à Damas sont pleins, mais c’est le gouvernement qui décide ce qui est envoyé et à quelle destination », dénonce Mohammed Katoub
Dans les régions contrôlées par l’opposition, les installations médicales sont toujours une cible de choix pour l’aviation du régime et ses alliés. « Les hôpitaux sont systématiquement pris pour cibles », rappelle le docteur Ayaman Al-Cheikh, un autre membre de la délégation de SAMS qui exerce dans la province d’Idlib : « Nous perdons nos médecins dans les bombardements et des habitants ne vont plus se soigner de peur de mourir dans des frappes aériennes. »
Alors qu’un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu de trente jours en Syrie a été remis au Conseil de sécurité jeudi et qu’un vote est attendu la semaine prochaine, l’accès de l’aide aux zones assiégées est un des enjeux les plus immédiats des efforts diplomatiques visant à limiter la crise humanitaire en cours. « Le gouvernement syrien utilise l’aide humanitaire comme une arme de guerre, dénonce Mohammed Katoub. Les entrepôts des Nations unies à Damas sont pleins, mais c’est le gouvernement qui décide ce qui est envoyé et à quelle destination. Il utilise l’aide internationale pour récompenser ses alliés et punir ses ennemis ».
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            data-slide-description="Un immeuble en feu à la suite d’une attaque aérienne dans la Ghouta, en périphérie de la capitale syrienne, Damas."
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            data-slide-description="Peu après un bombardement, dans la ville de Douma, encerclée par l’armée syrienne, le 7 février."
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            data-slide-description="Un homme cherche des survivants après le bombardement d’un immeuble."
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            data-slide-description="Un homme et un enfant blessé dans les rues d’Arbin, dans la partie est de la Ghouta, le 8 février."
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            data-slide-description="Les casques blancs, organisation de civils, évacuent les victimes des bombardements."
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            data-slide-description="Un enfant enfoui dans les débris d’un imeuble touché par les bombardements. La photo a été fournie par les casques blancs."
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            data-slide-description="Un avion de type un SU-24 largue des bombes sur Arbin, dans la Ghouta orientale, le 7 février."
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            data-slide-description="Des civils fuient les bombardements à Jisreen, dans la Ghouta orientale, le 8 février."
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            data-slide-description="Une vue d’Arbin après une série d’explosions, le 7 février."
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Un immeuble en feu à la suite d’une attaque aérienne dans la Ghouta, en périphérie de la capitale syrienne, Damas.

HAMZA AL-AJWEH / AFP
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Mercredi, un convoi d’aide a atteint la Ghouta orientale assiégée pour la première fois depuis fin novembre. Neuf camions d’aide ont acheminé de quoi approvisionner en nourriture et en matériel de santé 2 % de la population de la poche rebelle pendant un mois. Pas de quoi répondre aux besoins énormes de l’enclave, mais suffisamment pour permettre au régime syrien de faire bonne figure.
« La situation actuelle n’est pas liée à une question d’argent mais à une question d’accès, résume Mohammed Katoub. Les alliés du gouvernement syrien devraient exercer une pression plus forte sur Damas pour que l’aide parvienne à tous ceux qui en ont besoin au lieu d’être utilisée à des fins politiques. »
Mercredi 14 février, l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a mis en garde le Conseil de sécurité de l’ONU contre de nouveaux risques d’escalade alors que le pays entre dans sa huitième année de guerre civile. « Cela fait maintenant quatre ans que je suis envoyé spécial, c’est le moment le plus violent, le plus inquiétant et dangereux de tout que ce que j’ai vu durant mon mandat », a indiqué M. de Mistura à New York.
Outre les confrontations militaires qui se sont multipliées au cours des dernières semaines entre Israël, l’Iran, les Etats-Unis, le régime syrien et ses alliés, la dégradation de la situation humanitaire est un sujet de préoccupation majeure. « Les civils ont été tués à une échelle horrible, on rapporte plus de mille morts au cours de la première semaine de février seulement, et les frappes sur les écoles, les hôpitaux et les marchés se poursuivent », a déclaré le diplomate. Ces dernières semaines, l’usage réitéré par le régime syrien de chlorine comme arme chimique visant à terroriser les populations vivant dans les zones rebelles a été dénoncé par les Etats-Unis et la communauté humanitaire.
Pour les représentants de SAMS, Paris aurait un rôle central à jouer pour que l’aide humanitaire arrive à ses destinataires. « Nous pensons que la France occupe une position unique. Elle peut parler à la Russie comme à l’Iran et travailler à des mesures pratiques, dépolitisées, qui permettront d’améliorer la situation humanitaire », estime Ahmed Tarakji, président de SAMS, qui faisait également partie de la délégation à Paris. « Après nos échanges à Paris avec des officiels, notre sentiment est que le gouvernement français est sérieux et que le déblocage des accès dans la Ghouta notamment peut réussir », indique M. Tarakji : « L’espoir est tout ce qui nous reste. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Si le remplacement de Jacob Zuma à la tête du pays ne pourra pas effacer la misère, l’espoir d’un grand nettoyage dans les affaires publiques renaît.
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Cyril Ramaphosa, symbole d’un nouveau départ pour l’Afrique du Sud

Editorial. Si le remplacement de Jacob Zuma à la tête du pays ne pourra pas effacer la misère, l’espoir d’un grand nettoyage dans les affaires publiques renaît.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h42
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Les scandales qui ont marqué les huit ans de Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, ses ultimes menaces proférées avec l’énergie du désespoir alors que l’heure de sa chute approchait, ont presque éclipsé l’essentiel : la démocratie sud-africaine se révèle plus forte que les hommes qui la dirigent.
Celle-ci a eu finalement le dernier mot face à l’homme qui était censé l’incarner, alors qu’il avait préféré s’affranchir de ses règles. Le président Zuma a quitté le pouvoir, remplacé quelques heures plus tard par Cyril Ramaphosa, porteur désormais de l’espoir d’un grand nettoyage dans les affaires publiques.

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Jacob Zuma a perdu la guerre avec la faction Ramaphosa au sein du Congrès national africain (ANC), une forme d’empoignade dont le parti est coutumier. C’est cette même organisation qu’il avait prise d’assaut en 2007 avant d’accéder à la présidence du pays deux ans plus tard, se faisant une joie de démettre sèchement de ses fonctions Thabo Mbeki, le successeur de Nelson Mandela.
Aujourd’hui, son tour est venu d’être remercié. Ce faisant, l’ANC se débarrasse d’un président devenu un boulet à l’approche des élections générales d’avril 2019. Lui, l’homme du peuple, qui se voulait proche des masses traditionnelles et rurales, loin des « petits malins de Noirs », cette élite et cette classe moyenne des villes, est aujourd’hui perçu comme le maître d’œuvre d’un pillage au détriment des plus modestes. Si les écoles et les centres de santé manquent d’argent, c’est en partie parce qu’une corruption d’Etat détourne leurs subsides.
Le courage d’une femme
La situation est devenue si préoccupante que l’ANC peut craindre de perdre les scrutins de 2019. Une première depuis l’instauration de la démocratie multiraciale en 1994. A présent, le parti doit essayer de contenir le flot d’électeurs qui ont l’intention de se détourner de lui. Dès lors, sacrifier Jacob Zuma, emblème de l’effondrement du capital moral du parti de Nelson Mandela, était devenu incontournable.

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Certes, les abus avaient commencé bien avant son arrivée au pouvoir. Mais jamais avant lui la corruption n’avait atteint ce niveau. En réaction, les médias, des organisations de la société civile, la justice et des partis d’opposition ont fait preuve d’une opiniâtreté remarquable. Malgré les pressions, ils n’ont pas hésité à dénoncer les dérives du président. Et celles de son entourage, notamment les frères Gupta, engagés dans une opération dite de « capture d’Etat ».

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Pour en triompher, il a fallu aussi le courage d’une femme : Thuli Madonsela. La médiatrice de la République a tenu bon pour maintenir l’indépendance d’une institution-clé. Elle a exposé en détail les travaux indécents – 20 millions d’euros payés sur les fonds publics – réalisés à la demeure de Jacob Zuma, à Nkandla, dans le Kwazulu-Natal. La Cour constitutionnelle avait ensuite condamné le président à rembourser une partie de la facture. Et ce n’est là que le premier acte des démêlés judiciaires qui vont désormais occuper l’ex-dirigeant.
Son départ contraint et forcé du pouvoir ne pourra pas effacer du jour au lendemain la misère en Afrique du Sud. Mais l’espoir renaît. Désormais, Cyril Ramaphosa va devoir s’attaquer franchement à la corruption, relancer l’économie, réduire les inégalités, recoller les morceaux d’une nation divisée et faire rayonner à nouveau ce pays-phare du continent… Un projet national que l’Afrique du Sud n’entendait plus dans la bouche de Jacob Zuma.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Alors que leur crise est profonde sur le terrain de la guerre en Syrie, Washington et Ankara se sont mis d’accord pour « aller de l’avant ensemble ».
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La Turquie et les Etats-Unis annoncent vouloir travailler « ensemble » en Syrie

Alors que leur crise est profonde sur le terrain de la guerre en Syrie, Washington et Ankara se sont mis d’accord pour « aller de l’avant ensemble ».



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h15
   





                        


La Turquie s’annonçait l’étape la plus difficile de la tournée moyen-orientale du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, dans un contexte de tensions aiguës entre les deux alliés de l’OTAN, plus que jamais divisés sur le terrain de la guerre en Syrie.
Les Etats-Unis et la Turquie « ne vont plus agir chacun de leur côté » en Syrie et veulent « aller de l’avant ensemble » pour surmonter leur crise actuelle, a déclaré vendredi 16 février à Ankara le chef de la diplomatie américaine.
Les deux pays ont mis en place un « mécanisme » commun qui va s’atteler à résoudre « en priorité » le sort de la ville de Minbej, où se trouvent des militaires américains, a annoncé M. Tillerson lors d’une conférence de presse à Ankara avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu.

        Lire l’analyse:
         

          Défense : l’axe Washington-Ankara au bord de la rupture



Question qui empoisonne les relations
Cette question empoisonne depuis plusieurs semaines les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, Ankara ayant menacé d’étendre à cette ville l’offensive que mène l’armée turque contre la milice kurde syrienne des unités de protection du peuple (YPG).
M. Cavusoglu a répété vendredi que son pays exigeait le retrait des YPG de Minbej comme préalable à toute coopération avec Washington sur cette question. « Nous pourrons avancer avec les Etats-Unis en toute confiance après que les YPG se seront retirés [de Minbej]. Il est nécessaire que les YPG sortent de là », a insisté le chef de la diplomatie turque.
Selon lui, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé de façon « explicite » les attentes de la Turquie lors d’un long entretien avec M. Tillerson à Ankara jeudi soir. De son côté, M. Tillerson a déclaré vendredi que Washington et Ankara partageaient « les mêmes objectifs en Syrie », à savoir la défaite des groupes djihadistes et une solution politique dans ce pays déchiré par un sanglant conflit depuis mars 2011.
Il a toutefois appelé une nouvelle fois la Turquie à la « retenue » dans son offensive contre les YPG dans l’enclave d’Afrin (nord-ouest de la Syrie). Ankara mène cette offensive baptisée « Rameau d’olivier » depuis le 20 janvier.



                            


                        

                        


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Décryptage

Cyril Ramaphosa en mission de sauvetage de l’Afrique du Sud

Le nouveau président doit attirer les investisseurs, lutter contre le chômage, la corruption, l’insécurité… et purger l’ANC.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 16.02.2018 à 11h08

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        Mis à jour le 16.02.2018 à 11h12






                        

Crédits : MIKE HUTCHINGS / AFP


                    

En prêtant serment devant le Parlement sud-africain, jeudi 15 février, Cyril Ramaphosa a pu éprouver plusieurs gammes de sensations, parmi lesquelles le plaisir discret d’une franche et nette revanche. Il y a dix-huit ans, c’était un autre, Thabo Mbeki, qui prêtait serment et s’installait à la présidence de la République, avec Jacob Zuma comme vice-président. A sa place, estimait alors le désormais tout nouveau chef de l’Etat. Cyril Ramaphosa avait à l’époque refusé d’assister à la cérémonie, ulcéré qu’on ait refusé à Nelson Mandela le droit d’imposer son successeur, dauphin et favori, c’est-à-dire lui-même.
Deux décennies plus tard, devenu considérablement riche grâce à des affaires florissantes, le voici rétabli dans son statut d’héritier symbolique du grand homme. Entre-temps, il lui a fallu terrasser la faction Zuma et acculer ce dernier à un départ qui n’a été confirmé que mercredi soir, au terme d’un long psychodrame.

Pour écarter son prédécesseur, Cyril Ramaphosa a pris tout le temps nécessaire. Dans l’opinion publique et même dans son « courant » du Congrès national africain (ANC), on s’est interrogé. « Cyril » avait-il bien la fibre, le courage nécessaire pour faire tomber Jacob Zuma, l’homme qui, en dix ans de contrôle du parti et huit ans de direction des affaires du pays, avait noué grâce au clientélisme les fils d’un réseau apparemment invincible ? La réponse est venue comme une fulgurance. A peine la lettre de démission bourrée d’auto-compliments effrontés de Jacob Zuma reçue par le Parlement, « Cyril » était élu président par les députés sud-africains et prêtait serment.
Le temps est compté
Le voici aux commandes d’un immense désordre, avec pour mission de résoudre une montagne de contradictions. Au Forum économique mondial de Davos, en janvier, il avait prophétisé, avec une emphase qui ne lui ressemble pas : « Les roues du changement se sont mises en mouvement et nous allons aller de plus en plus vite. » 
La...


