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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’enquête préliminaire pour « abus de faiblesse » ouverte le 13 février par le parquet de Paris est, elle, toujours en cours.
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L’enquête pour viol visant Gérald Darmanin classée sans suite

L’enquête préliminaire pour « abus de faiblesse » ouverte le 13 février par le parquet de Paris est, elle, toujours en cours.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h43
   





                        



   


Le parquet de Paris a de nouveau classé sans suite, vendredi 16 février, l’enquête préliminaire sur une accusation de viol visant le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin.
Cette enquête, classée sans suite en juillet 2017, avait été rouverte à la fin de janvier après un nouveau dépôt de plainte de Sophie Spatz, née Olga Patterson, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée en 2009 alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire. Vendredi, le ministre des comptes publics a annoncé qu’il maintenait la « plainte en dénonciation calomnieuse » déposée en juillet, ajoutant : « Il va sans dire que j’irai jusqu’au bout. »
Le 25 janvier, Mme Spatz, âgée de 46 ans, avait été entendue plus de huit heures par la police judiciaire. Elle avait évoqué sa rencontre avec M. Darmanin et un « service » (l’intervention dans un dossier judiciaire la concernant) qu’il aurait promis de lui rendre, en tant qu’élu de la République.
Elle avait affirmé aux enquêteurs — comme elle l’a relaté à plusieurs reprises au Monde — qu’il lui aurait dit, la main posée sur la sienne : « Il va falloir m’aider vous aussi. » Après un rendez-vous dans un bureau, il y aurait eu un dîner, un détour par un club privé, une nuit à l’hôtel. L’avocate de Mme Spatz fondait son raisonnement sur le principe d’une relation sexuelle dont le consentement aurait été acquis « par surprise », l’une des quatre circonstances retenues en droit pour qualifier une pénétration sexuelle de viol.
Mais, après enquête, le parquet de Paris a finalement expliqué, vendredi après-midi que « les actes d’enquête réalisés n’[avaient] pas permis d’établir l’absence de consentement de la plaignante et n’[avaient] pas caractérisé davantage l’existence d’une contrainte, d’une menace, d’une surprise ou d’une quelconque violence à son endroit ».

        Voir l’enquête du « Monde » sur cette affaire :
         

          Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



L’enquête pour « abus de faiblesse » toujours en cours
Par contre, l’enquête préliminaire ouverte le 13 février à la suite du dépôt d’une plainte distincte pour abus de faiblesse se poursuit, et « de nombreux actes d’investigation restent encore à réaliser dans ce cadre », précise le parquet de Paris.
Mardi en fin de journée, une femme vivant dans le nord de la France s’est présentée à une antenne de la police judiciaire parisienne dans le 17e arrondissement de Paris pour y déposer plainte pour « abus de faiblesse » contre le ministre. Les policiers l’ont aussitôt entendue. Dans le même temps, le procureur de la République de Paris ouvrait une nouvelle enquête préliminaire.

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                Gérald Darmanin visé par une nouvelle plainte, cette fois pour « abus de faiblesse »



Selon Le Point, cette femme aurait dit avoir reçu des « demandes à caractère sexuel » de M. Darmanin lorsqu’il était maire de Tourcoing (Nord), en échange d’un logement. Les faits remonteraient à 2016. A l’époque, aurait-elle expliqué, elle vivait dans un appartement insalubre et demandait à être relogée. L’enregistrement de cette plainte et cette première audition ne sont que le premier acte de l’enquête. Les policiers devraient procéder à une série de vérifications avant d’entendre le ministre.

Enquête préliminaire
Comme dans toutes les affaires d’agression sexuelle ou de viol, l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet est automatique. Dans le cadre d’un viol présumé, elle est confiée à la police judiciaire. Au terme de cette première enquête, le parquet a trois options : décider d’ouvrir une information judiciaire si les investigations s’avèrent complexes, citer les auteurs présumés devant le tribunal si les faits sont simples et établis. Ou classer, si l’infraction n’est pas établie ou les faits prescrits.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le décret Montebourg va être musclé, afin de pouvoir bloquer davantage d’OPA d’investisseurs étrangers dans des secteurs sensibles.
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L’Etat s’arme pour mieux protéger les fleurons industriels français

Le décret Montebourg va être musclé, afin de pouvoir bloquer davantage d’OPA d’investisseurs étrangers dans des secteurs sensibles.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 10h33
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Le décor ne doit rien au hasard. C’est dans une usine L’Oréal, à Lassigny (Oise), qu’Edouard Philippe et son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ont choisi de dévoiler, vendredi 16 février, leurs projets pour mieux protéger le capital des entreprises françaises sensibles.
Le plan prendra des mois à être mis en place. Mais dès à présent, le gouvernement tient à faire passer le message : « Pas touche aux entreprises stratégiques ! » Donc : « Pas touche à L’Oréal ! » « L’Etat français est attaché à cette société, sa localisation en France, l’évolution de son actionnariat », glisse-t-on à Matignon. Les prédateurs qui s’intéresseraient au numéro un mondial des cosmétiques sont prévenus : ils trouveront l’exécutif sur leur passage.

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                Nestlé-L’Oréal, le pacte d’actionnaires a vécu



Le sujet ne relève pas de la pure théorie. Après la mort de Liliane Bettencourt, Nestlé a décidé de ne pas reconduire le pacte le liant à la famille fondatrice du groupe L’Oréal. A partir du 21 mars, le géant suisse pourra vendre ses 23 % en toute liberté. A qui ? Telle est la question que se posent les pouvoirs publics avec une pointe d’anxiété. Au-delà de L’Oréal, Emmanuel Macron et ses ministres s’inquiètent d’une possible vague d’acquisitions de groupes français.
Dispositif de veille
Les grandes entreprises mondiales regorgent de liquidités, et la réforme fiscale de Donald Trump va encore accentuer le phénomène aux Etats-Unis, alors que le tissu industriel français demeure fragile. « Danone, sous-valorisé, pourrait constituer une belle cible pour Coca ou Pepsi, peut-être alliés à Nestlé », avance un banquier.
Bien sûr, la politique menée par Emmanuel Macron vise avant tout à attirer des investissements étrangers. Mais « ouverture ne veut pas dire pillage de nos technologies, de nos compétences, de nos savoir-faire », argumentait Bruno Le Maire en janvier. Inciter les investisseurs à choisir l’Hexagone et « en même temps » les dissuader de s’y emparer de certaines pépites : tel est le double discours, à la fois libéral et protectionniste, qu’entend tenir le gouvernement.

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Au niveau européen, cette doctrine a conduit la France à demander à la Commission européenne de préparer un règlement sur les investissements étrangers. Au niveau national, elle a décidé le gouvernement à renforcer son arsenal. Son plan en quatre points devrait trouver sa traduction juridique dans la prochaine loi « Pacte » pour la croissance et les entreprises.
Premier axe : l’Etat veut améliorer son dispositif de veille, pour ne pas être pris au dépourvu par une OPA surprise. Une liste d’entreprises justifiant une vigilance particulière va être établie. Ces sujets seront aussi étudiés chaque mois par le Conseil de défense et de sécurité nationale, un mini-conseil des ministres dont les attributions seront élargies à l’économie.
Onze activités sous contrôle
Deuxième point : la liste des secteurs dans lesquels l’Etat peut bloquer un investissement étranger qui ne lui convient pas va être allongée. Depuis 2005, une autorisation est déjà nécessaire pour onze activités liées à la défense et à la sécurité.
En 2014, en pleine bataille pour le contrôle d’Alstom, le ministre Arnaud Montebourg y avait ajouté l’eau, la santé, l’énergie, les transports et les télécommunications. Au total, une centaine de dossiers sont ainsi passés au crible chaque année. Edouard Philippe compte étendre le dispositif au stockage de données numériques, à l’intelligence artificielle, aux nanotechnologies, aux infrastructures financières et à la robotique.

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                Peut-on encore sauver l’industrie française



L’Etat veut également mieux suivre les engagements pris par les investisseurs étrangers lorsqu’ils sont autorisés à réaliser l’opération qu’ils souhaitaient. Réalisent-ils les investissements prévus, tiennent-ils parole en matière d’emploi ? Le cas de General Electric après l’achat d’Alstom a suscité le débat.
Matignon veut pouvoir faire appel à des audits extérieurs pour plus d’efficacité. Et en cas de non-respect des engagements, le gouvernement compte élargir la palette des sanctions, par exemple en suspendant les droits de vote du groupe étranger dans la société concernée. Aujourd’hui, les seules sanctions possibles sont très massives (annulation de l’opération ou énorme amende), si bien qu’elles ne sont jamais utilisées.
Droit de veto
Le troisième volet du plan Philippe consiste à faciliter l’introduction de « golden shares » lors des privatisations. Tout en réduisant sa part du capital, l’Etat peut, grâce à ces actions spécifiques, conserver des pouvoirs particuliers, par exemple un droit de veto sur l’entrée d’un actionnaire non désiré ou la vente de filiales stratégiques.
Ce dispositif existe déjà dans des groupes tels Thales ou Nexter Systems, mais la justice européenne a considéré qu’il constituait une restriction à la libre circulation des capitaux, et l’a strictement encadré. Alors qu’il envisage de céder des titres dans une série d’entreprises (Engie, Safran, ADP, etc.), le gouvernement veut pouvoir disposer de façon sûre de ces « goldens shares ».
Dernier point-clé du projet : en ultime recours, quand une entreprise est attaquée par un investisseur hostile, l’Etat compte faire monter au créneau BPI France, qui pourrait alors prendre une participation minime, mais « suffisante pour faire peur ». La banque publique se prépare à mobiliser jusqu’à 3 milliards d’euros. Cela lui permettrait d’acheter, par exemple, 3 % de L’Oréal ou 7 % de Danone. Pas sûr que cela suffise face à un acquéreur étranger riche et déterminé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Après sa désillusion en slalom, Mikaela Shiffrin voudra prendre, cette nuit, sa revanche en Super-G.
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La gazette des JO d’hiver : lycéenne en argent, Winnie l’ourson et virus fantôme

Après sa désillusion en slalom, Mikaela Shiffrin voudra prendre, cette nuit, sa revanche en Super-G.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 18h36
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
Au lendemain du deuxième titre olympique de Pierre Vaultier en snowbardcross, les Françaises avaient rendez-vous au parc de neige Phoenix. Une breloque était attendue dans le camp tricolore, mais pas forcément celle-ci. Julia Pereira de Sousa, 16 ans et seulement une saison de Coupe du monde dans les jambes, a pris l’argent au terme d’un run final très serré. La septième médaille française dans ces Jeux. Candidate à la victoire, sa compatriote Chloé Trespeuch n’a pris que la cinquième place de l’ultime manche, remportée par la favorite, l’Italienne Michaela Moioli.

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Très ému au micro de David Sandona, Maurice Manificat était frustré et déçu de sa 5e place
— francetvsport (@France tv sport)


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Pour quatre petites secondes, Maurice Manificat a raté le podium du 15 km du ski de fond. Le Français, leader de la spécialité en Coupe du monde, a pris la cinquième place, comme lors de l’épreuve de skiathlon. La course a été dominée par le Suisse Dario Cologna, désormais quadruple champion olympique.
Le géant en poche, la question était de savoir si Mikaela Shiffrin parviendrait à repartir de Pyeongchang lestée de trois morceaux d’or, voire plus. Pour tous, le slalom dames se résumerait à une bataille pour les deux dernières marches du podium, la première revenant de droit à l’Américaine. La skieuse du Colorado n’est pourtant pas parvenue à conserver son titre sur les pentes de Yongpyong. Vainqueure de sept des dix épreuves disputées entre les piquets cette saison et leader de la Coupe du monde, elle a échoué au pied de la boîte, à quatre dixièmes de la nouvelle championne olympique, Frida Hansdotter (Suède).

   


Programmé entre les deux manches du slalom féminin, le Super-G hommes a été remporté par Matthias Mayer. Titré à Sotchi (2014) en descente, l’Autrichien a pris le dessus sur Beat Feuz (Suisse) et Kjetil Jansrud (Norvège). Quatrième, Blaise Giezendanner a créé la sensation. Le Chamoniard, qui n’avait jamais fait mieux qu’une huitième place en Coupe du monde, a devancé Aksel-Lund Svindal, récent vainqueur de la descente.
C’est au programme
La nuit commencera dans les airs, avec l’épreuve féminine de ski slopestyle, à 2 heures. Au Monde, on sera attentifs aux runs de Lou Barin et Tess Ledeux.
Après avoir longtemps attendu son entrée dans la compétition, Mikaela Shiffrin enchaîne les courses. Au lendemain de sa désillusion en slalom, l’Américaine sera de la partie en Super-G, programmé à 3 heures. Sa compatriote Lindsey Vonn y débutera ses Jeux, après avoir dû renoncer à ceux de Sotchi. Quatre Françaises seront de la partie : Tiffany Gauthier, Romane Miradoli, Jennifer Piot et Tessa Worley.
Une fois n’est pas coutume, trois tricolores seront sur le pied de guerre en short-track. Tifany Huot-Marchand et Véronique Pierron ouvriront le bal à 11 heures, avec les séries du 1 500 mètres du patinage de vitesse version courte piste. Thibaut Fauconnet disputera lui les quarts de finale du kilomètre, dès 11 h 44 (on ne peut pas faire plus précis).
Vous l’avez senti vous aussi qu’il manquait quelque chose aujourd’hui, non ? Le cliquetis des armes, les tribunes à moitié vides, les frissons de notre chef de service. Le biathlon reprend enfin ses droits. Le coup d’envoi de la mass-start femmes (12,5 km) sera donné à 12 h 15. Anaïs Bescond, Justine Braisaz, Anaïs Chevalier et Marie Dorin-Habert tenteront d’empêcher Laure Dahlmeier d’empocher un troisième titre.
C’est dit
« Je pense qu’après la première manche, j’ai voulu me trouver une excuse. »
Très loin de son niveau habituel, Mikaela Shiffrin ne s’est pas défilée à l’issue du slalom dames. Après la première manche, la skieuse du Colorado avait d’abord avoué souffrir de « quelque chose qui ressemble à un virus » pour expliquer les vomissements au départ de la course. Honnête, elle est finalement revenue sur ses propos à l’arrivée : « Je ne me sens pas malade maintenant, je ne crois pas que j’ai un virus. »

   


C’est vu
Une pluie de peluches Winnie l’Ourson. Il ne s’agit pas du dernier rêve d’un ami amateur de substances prohibées mais des offrandes du public pour saluer la prestation de Yuzuru Hanyu, en patinage artistique. Mais pourquoi donc jeter le petit ursidé au polo rouge taille XXXS ? Selon une source proche du dossier, plus jeune, le Japonais avait pour grigri une boîte de mouchoirs à l’effigie du jovial animal.

   


Le champion du monde en titre n’a pas volé les petites attentions du public : il a pris la tête de la compétition à l’issue du programme court, devant Javier Fernandez (Espagne). Au Monde, on s’interroge tout de même sur la raison de laisser Winnie l’Ourson dans son emballage avant son grand saut sur la glace.

   


On vous voit d’ici crier au scandale, dénoncer la position de hors-jeu du hockeyeur suédois ou en appeler à la goal-line technology pour statuer sur la position du palet. Ce but est parfaitement valable. Et ne nous demandez pas pourquoi. Il n’y avait de toute façon pas match dans le duel scandinave. Les Suédois ont écrasé leurs voisins norvégiens (4-0) pour leur entrée dans le tournoi messieurs.
C’est (pas) chic Corée

   


Le Comité international olympique (CIO) a fait le ménage en plein Jeux. L’organisation a contraint l’un de ses membres à quitter Pyeongchang, vendredi 16 février. Adam Pengilly, 40 ans, vice-champion du monde de skeleton en 2009 et élu au CIO en 2010, a dû faire ses bagages, après une altercation avec un agent de sécurité. Reconnaissant l’incident et présentant ses excuses dans une lettre adressée à l’individu, le Britannique a été banni des Jeux olympiques et a été invité à quitter le territoire sud-coréen dans la foulée.

Le porte-parole du CIO prévenant des journalistes sur Twitter pour les avertir du dérapage d'un membre du CIO. Pend… https://t.co/V9EFa1LzLK— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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La célérité de la sanction infligée par le CIO a surpris, en comparaison avec les longues – et graves – procédures engagées contre des membres toujours en place. Adam Pengilly, au CIO depuis 2010, était l’un des élus les plus critiques de la politique menée par le président de l’instance, Thomas Bach (Allemagne), s’opposant notamment au traitement de l’affaire russe de dopage organisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La révélation de donations versées de son vivant à ses premiers enfants, Laura et David, ne change rien à la bataille juridique autour du testament du chanteur. « Le Monde » fait le point.
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Cinq questions sur l’héritage de Johnny Hallyday

La révélation de donations versées de son vivant à ses premiers enfants, Laura et David, ne change rien à la bataille juridique autour du testament du chanteur. « Le Monde » fait le point.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h15
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


La bataille pour l’héritage de Johnny Hallyday, dont le testament est contesté par ses deux aînés, a connu un rebondissement, jeudi 15 février. Selon des documents présentés par RTL et Le Point comme le dernier testament de la star, rédigé en anglais en juillet 2014 à Los Angeles, devant notaire, le chanteur avait délibérément écarté ses deux premiers enfants, Laura et David, car il leur avait fait des donations de son vivant.
« La vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice », a réagi Laura Smet, vendredi 16 février, dans un communiqué.
Le Monde fait le point sur les questions que soulève l’héritage du rockeur.
A combien s’élève le patrimoine de Johnny Hallyday ? 
Il représenterait plusieurs dizaines de millions d’euros.
Côté immobilier, Johnny Hallyday était propriétaire, entre autres, de deux luxueuses maisons de 500 m2 environ avec piscine, l’une à Los Angeles (Californie) et l’autre à Saint-Barthélemy, île des Antilles françaises, où il est enterré. Ces deux villas sont estimées chacune entre 10 et 15 millions d’euros, selon plusieurs médias. En France, sa propriété de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), une villa cossue entourée d’un parc, est en vente autour de 15 millions d’euros.
Johnny Hallyday possédait également une Bentley Continental d’une valeur de quelque 350 000 euros, et de grosses cylindrées.
Le patrimoine musical du chanteur, lui, comprend plus d’un millier de chansons, commercialisées essentiellement en France et quelques pays francophones. Cela représente donc une cinquantaine de millions d’euros de redevances à percevoir sur la durée de protection des droits de chanteur-interprète.
Peut-il priver ses enfants d’héritage ?
Ce n’est pas possible en France, où « la loi prévoit que certains héritiers doivent obligatoirement recevoir une part », selon la chambre des notaires d’Ile-de-France. Cette « réserve héréditaire » revient automatiquement aux héritiers désignés par la loi, principalement les descendants.

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Il en va différemment aux Etats-Unis, où la succession est réglée par les Etats. La plupart d’entre eux ont instauré des protections des conjoints, mais pas des enfants. La loi californienne dispose ainsi que « quiconque peut déshériter quiconque, y compris ses enfants », explique Beti Tsai Bergman, avocate de l’agglomération de Los Angeles spécialisée dans les successions.
C’est pourquoi Laura Smet a « découvert avec stupéfaction et douleur » que « l’ensemble du patrimoine [de son père] et l’ensemble de ses droits d’artiste seraient exclusivement transmis à sa seule épouse Laeticia par l’effet de la loi californienne », comme l’ont indiqué ses avocats.
Que change la découverte des donations faites à David et Laura par Johnny Hallyday de son vivant ?
Selon les documents présentés par RTL comme les donations faites par la star à ses deux enfants aînés, Laura Smet a reçu 442 000 euros en décembre 2003 puis 450 000 euros en février 2007. RTL et Le Point affirment que ces sommes ont aidé la jeune femme à acheter deux appartements à Paris. En outre, Laura Smet a perçu une rente de quelque 5 000 euros mensuels depuis 2004, selon eux.
David Hallyday a quant à lui reçu, en mars 2002, la moitié d’une luxueuse villa du XVIe arrondissement de Paris, qui appartenait à ses parents, Johnny et Sylvie Vartan. Selon Le Point, cette résidence « serait aujourd’hui estimée à près de 20 millions d’euros ».
« Sur le plan médiatique, la révélation de ces donations change la perception du conflit, car les enfants ne peuvent plus dire qu’ils ont été privés de tout héritage, estime Barbara Thomas-David, notaire à Paris. Mais juridiquement parlant, cela ne change rien. » L’enjeu reste le même, à savoir si c’est le droit français ou le droit californien qui s’applique.
Si c’est le droit français, « il faudra refaire les comptes et tout remettre au pot commun : les donations et l’ensemble du patrimoine du chanteur. Les enfants auront alors leur part, moins les donations reçues du vivant de leur père, et Laeticia aura le reste », poursuit la notaire.
« La réserve héréditaire revenant aux enfants de Johnny Hallyday en droit français représenterait 18,75 % [les trois quarts de l’héritage divisé par les quatre enfants] », calcule-t-elle. Or, selon les évaluations du patrimoine du chanteur, les donations reçues par Laura Smet représenteraient entre 1 % et 3 % de celui-ci. « C’est loin de sa réserve », constate la notaire.
Entre la loi française et la loi californienne, laquelle s’applique ?
Un procès le déterminera. La bataille juridique s’annonce longue : « Cela prendra entre cinq et huit ans », selon l’experte juridique.
Depuis 2015, la réglementation européenne prévoit qu’une personne peut choisir, dans son testament, la législation applicable à son cas. Si le défunt n’explicite pas le pays souhaité, c’est sa dernière résidence habituelle qui s’impose.
Ce qui sera déterminant, c’est de voir si son installation en Californie avec sa femme et ses deux petites filles, dans le courant des années 2000, était « ancienne et durable ». « S’il est prouvé que 80 % de leur centre d’intérêt familial et social était en Californie, ce sera la loi californienne qui s’appliquera, explique Barbara Thomas-David. Mais si la famille passait son temps entre Saint-Barthélemy et Marnes-la-Coquette, ce sera sans doute le droit français. » Selon elle, les premiers éléments font plutôt pencher la balance en faveur du droit californien, car « les époux passaient apparemment beaucoup de temps en Californie ».

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                Succession de Johnny : Laeticia Hallyday « écœurée » par la contestation de Laura Smet



Dans le cas du compositeur de films Maurice Jarre, dont la bataille autour de l’héritage était similaire, la Cour de cassation a jugé que la loi française n’avait pas à s’imposer face à la loi californienne, parce que Maurice Jarre avait construit sa vie en Californie depuis longtemps, et parce que les enfants qui réclamaient leur part de l’héritage n’étaient pas « dans une situation de précarité économique ou de besoin ».
Qui va gérer son image et ses droits d’auteur ?
Si c’est la loi californienne qui s’applique, Laeticia Hallyday gérera tout, car elle est la légataire universelle.
Chaque œuvre est protégée pour une durée de 70 ans après sa commercialisation, les droits étant versés aux héritiers désignés. Ces droits peuvent générer en moyenne entre 1 et 2 millions d’euros par an, selon un ancien collaborateur du chanteur.
Actuellement, les trois sociétés chargées de la gestion des droits d’auteur de Johnny Hallyday et de son image d’artiste – Artistes et Promotion, Pimiento Music et Mamour – sont gérées par Elyette Boudou, grand-mère de Laeticia Hallyday.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Cet avocat aux méthodes contestées plaidera dans quelques jours en faveur de l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac. En vingt ans, « le gros Dupond », comme l’appellent ses confrères, a façonné son personnage à coups de gueule et de culot.
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Eric Dupond-Moretti, l’instinct de défense

Cet avocat aux méthodes contestées plaidera dans quelques jours en faveur de l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac. En vingt ans, « le gros Dupond », comme l’appellent ses confrères, a façonné son personnage à coups de gueule et de culot.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 18h21
    |

            Simon Piel et 
Ariane Chemin








                        



                                


                            
C’est à cela que l’on reconnaît les stars : les trompettes de la renommée leur servent d’identité. Le patronyme d’Eric Dupond-Moretti n’est pas cité une seule fois par la procureure générale de la cour d’appel de Paris, ce 16 janvier 2018, mais la rumeur enfle dans la salle : c’est de lui, sans aucun doute, que parle Catherine Champrenault, quand elle explique que « parasiter l’audience de la cour d’assises par des incidents multiples est contraire à l’essence même du débat judiciaire ». L’assemblée d’initiés réunie au Palais de justice pour l’audience solennelle de rentrée comprend aussitôt la référence implicite au procès de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron, ajourné un mois auparavant après une série de couacs provoqués par Me Dupond-Moretti.
« Le magistrat ne doit pas tolérer que les débats de l’audience se transforment en spectacle », gronde la procureure. Cinq jours plus tôt, la Salle Pleyel a accueilli la cérémonie du « premier serment » de 1 600 élèves avocats du barreau parisien. Face à eux, à la tribune, la première présidente de la cour d’appel, Chantal Arens, entourée de collègues en robe, hermine et toutes décorations dehors. Cette fois, pas même besoin de mots pour envoyer un message : la magistrate a assis à ses côtés Régis de Jorna, le président de la cour qui avait dû reporter le procès Tron. « Placer Jorna à sa gauche, c’était une manière de signifier que la magistrature faisait corps contre Dupond », décrypte une des huiles de la cérémonie.

« Quand j’ai moi-même prêté serment en 1999, le rôle de l’avocat vedette était tenu par Jacques Vergès, sourit Me Bertrand Périer. Aujourd’hui, l’icône, c’est lui. » Nicolas Sarkozy, François Fillon, Tariq Ramadan (qu’il a pourtant refusé de défendre)… Même s’il ne s’agit pas de ses dossiers, c’est « Dupond », et aucun autre, que les plateaux de télévision s’arrachent pour rappeler à l’opinion la présomption...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Lorsqu’il a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, Nikolas Cruz a tué dix-sept personnes à l’arme automatique.
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Tuerie en Floride : professeur, entraîneurs, future star de natation… des vies fauchées

Lorsqu’il a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, Nikolas Cruz a tué dix-sept personnes à l’arme automatique.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 15h40
   





                        



L’un était un professeur de géographie aimé de ses élèves. Un autre entraînait l’équipe de football. Il y avait aussi des lycéens à l’orée de leur vie avec en vue l’accession à l’université. Leurs vies ont été fauchées lorsque Nikolas Cruz a fait irruption dans le lycée Marjory Stoneman Douglas, à Parkland, en Floride, et tué 17 personnes à l’arme automatique.

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                Ce que l’on sait de Nikolas Cruz, l’auteur de la fusillade dans un lycée de Floride



Voici quelques-unes de leurs histoires.
Aaron Feis jouait dans l’équipe de football de Stoneman Douglas avant de sortir diplômé de l’établissement, en 1999. Il y était revenu trois ans plus tard pour devenir entraîneur adjoint de l’équipe du lycée, et aussi garde de sécurité. Il a été le premier à répondre à l’alerte lorsque l’attaque a commencé. Marié et père d’une fille, Aaron Feis est mort sous les balles du tueur alors qu’il essayait de protéger de jeunes étudiants. « J’ai entraîné avec lui. Mes deux garçons ont joué dans son équipe », a dit le shérif du comté de Broward. « Les jeunes l’aimaient, ils l’adoraient. »
Scott Beigel a fait entrer des élèves dans sa classe lorsque la fusillade a commencé. Puis le professeur de géographie de 35 ans a bloqué la porte de la salle de l’extérieur pour les mettre en sécurité. C’est là qu’il a lui-même été abattu. « M. Beigel était mon héros et pour toujours il sera mon héros. C’est grâce à lui qu’aujourd’hui je suis en vie », a confié Kelsey Friend à une télévision américaine.
Chris Hixon entraînait les lutteurs du lycée. Avec lui également, l’équipe de base-ball du lycée s’était distinguée dans le championnat de Floride et au niveau national. Réserviste de la marine, vétéran de la guerre d’Irak, il avait 49 ans.
Il y a tout juste une semaine, Nicholas Dworet, 17 ans, obtenait une bourse pour aller étudier et nager pour l’université d’Indianapolis. Spécialiste de la nage libre, il avait des rêves de victoires sportives et choisi le logo des Jeux olympiques de Tokyo 2020 comme écran d’accueil de son ordinateur.
Joaquin Oliver était devenu citoyen américain il y a un an. A 17 ans, il préparait son diplôme de fin de secondaire avec toujours une pensée pour son pays d’origine, le Venezuela, d’où il avait immigré lorsqu’il avait 3 ans.
Gina Montalto, 14 ans, étudiait pour la première année à Stoneman Douglas. Elle faisait partie de l’équipe de Winter Guard du lycée, une discipline qui allie la gymnastique, la danse et des figures réalisées avec des drapeaux. L’équipe devait se rendre le week-end prochain à Tampa pour une compétition. « Elle était intelligente, attentionnée, et une fille forte et lumineuse. Pour l’éternité, elle laisse un vide immense à sa famille », a écrit sur Facebook Jennifer Montalto, sa mère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les affaires d’agressions sexuelles et de viols sont étouffées par les solidarités partisanes, observe la politologue Vanessa Jérome dans un entretien accordé au « Monde ».
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Violences sexuelles : « Une omerta frappe les partis politiques »

Les affaires d’agressions sexuelles et de viols sont étouffées par les solidarités partisanes, observe la politologue Vanessa Jérome dans un entretien accordé au « Monde ».



Le Monde
 |    16.02.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 11h12
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

Vanessa Jérome est politologue et sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Labex Tepsis) et travaille sur la socialisation partisane et les questions sexuelles en politique. Ancienne membre des Verts, elle a réalisé une thèse sur le parti. Alors que des responsables politiques ont été mis en cause dans des affaires de violences sexuelles, elle revient sur les raisons pour lesquelles, après le premier élan massif de libération de la parole des femmes, le mouvement #balancetonporc semble marquer le pas.
Vous travaillez sur les mécanismes d’imbrication entre logiques partisanes et logiques sexuelles. Comment expliquez-vous que les dénonciations soient plus difficiles dans les milieux politiques en France ?
Parce qu’on ne change pas les constructions sociales et le patriarcat seulement à coups de hashtag ou de pétition. La France est un pays qui a relativement peu avancé sur la question de l’égalité hommes-femmes et le traitement des violences. Nous avons, en plus, cette particularité nationale qu’on appelle la « séduction à la française », une manière de considérer que la sexualité repose sur une connaissance mutuelle des règles du jeu amoureux et de ses zones grises.

Cette conception de la séduction, qui est à la fois un mythe et une part de notre roman national, était au cœur de l’affaire DSK et perdure aujourd’hui avec la tribune des 100 femmes, notamment signée par Catherine Deneuve. Le problème de ce mythe, c’est qu’il nie l’asymétrie des positions hommes-femmes dans la société et refuse de reconnaître que les rapports de pouvoir sont au cœur des relations sexuelles. A cela s’ajoute le fonctionnement du champ politique qui contribue au silence sur ces questions.
Quelles répercussions ce contexte a-t-il dans le fonctionnement des partis politiques ?
Il faut d’abord se rappeler que les partis sont des opérateurs de carrière et de professionnalisation. Quand, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Cyril Ramaphosa doit restaurer la confiance en l’action gouvernementale et prendre solidement en main l’ANC sans déclencher une rébellion interne.
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Compte rendu

En Afrique du Sud, la délicate purge d’un Etat rongé par la corruption

Cyril Ramaphosa doit restaurer la confiance en l’action gouvernementale et prendre solidement en main l’ANC sans déclencher une rébellion interne.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 16.02.2018 à 11h07

     •
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        Mis à jour le 16.02.2018 à 15h15






    
Cyril Ramaphosa, devant le Parlement sud-africain, au Cap, jeudi 15  février 2018.
Crédits : MIKE HUTCHINS / REUTERS


A peine élu, et aussitôt dans le feu de l’action. Cyril Ramaphosa devait prononcer, vendredi 16 février au soir, son premier discours sur l’état de la nation. Un moment solennel pour rendre palpable la politique d’urgence qu’il compte mener dans les mois à venir. Depuis plusieurs années, ce rendez-vous crucial se terminait dans le chaos. Les députés du parti Economic Freedom Fighters (EFF, « combattants pour la liberté économique ») interrompaient Jacob Zuma, qui n’attachait de toute évidence pas la moindre importance à cet exercice, jusqu’à ce que la sécurité renforcée pour l’occasion de gros bras les déloge du Parlement.
C’est dans les derniers discours perturbés sur l’état d’une nation, qui ne l’était pas moins, que les EFF ont popularisé, en la hurlant inlassablement à Jacob Zuma, l’expression « Bring back the money ! » (« rends l’argent »), en référence aux fonds publics utilisés pour les travaux de sa résidence de Nkandla.

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                Cyril Ramaphosa en mission de sauvetage de l’Afrique du Sud



Cette année, le ton sera différent. On attend de Cyril Ramaphosa qu’il articule de manière convaincante les fondamentaux d’une politique d’urgence destinée à sauver l’économie tout juste sortie de récession, tout en restaurant la confiance en l’action gouvernementale. Dans la foulée, il faudra procéder à la composition de son gouvernement et décider, arbitrage délicat, quelle est l’étendue des purges des responsables de l’ère Zuma qu’il est possible de réaliser sans risquer de déclencher une rébellion interne, dangereuse pour l’ANC.
« Candy Crush » pendant les débats
Les têtes des éléments jugés les plus incompétents, les plus corrompus, les plus obstinément fidèles au système Zuma, devraient rouler en premier. Un homme pose un problème particulier : Malusi Gigaba. Le dernier ministre des finances de Jacob Zuma avait été identifié par les chercheurs du State Capacity Resarch Project, un groupe de professeurs d’université ayant réalisé un travail de recherche approfondi sur le sujet, comme l’un des architectes du système de « capture d’Etat », cette infiltration des structures de l’Etat par un réseau corrompu aux ordres de la famille Gupta, les hommes d’affaires d’origine indienne à présent visés par la justice.

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                En Afrique du Sud, la chute de l’empire Gupta



Il n’est pas établi que Malusi Gibaba a bénéficié personnellement de ce système de pillage des ressources publiques, mais il incarne le système que Cyril Ramaphosa doit abattre. Or, le budget doit être présenté devant le Parlement dans cinq jours. Il ne peut décemment l’être par M. Gigaba. Ce dernier, lors de la session au cours de laquelle M. Ramaphosa a été élu, jeudi, président de la République, a été surpris en train de jouer à Candy Crush sur une tablette pendant les débats. Sans doute le signe d’un détachement vis-à-vis de ses fonctions menacées.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le magazine à scandales « National Enquirer » aurait acheté le témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.
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Le « New Yorker » lève le voile sur une autre infidélité de Donald Trump

Le magazine à scandales « National Enquirer » aurait acheté le témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h47
   





                        



   


Ronan Farrow, fils de Mia Farrow et Woody Allen et journaliste au New Yorker, auteur de l’un des deux articles qui sont à l’origine de l’affaire Weinstein, affirme, vendredi 16 février, que le magazine à scandales National Enquirer a acheté l’exclusivité du témoignage d’une ancienne playmate sur sa liaison extra-conjugale avec Donald Trump, dans l’intention de ne jamais le publier.
Aujourd’hui âgée de 46 ans, Karen McDougal – électrice républicaine qui dit avoir découvert Dieu et regrette son passé – aurait eu une liaison de neuf mois avec l’actuel président des Etats-Unis, entre 2006 et 2007, alors qu’il était marié à Melania Knauss, dont il venait d’avoir un enfant.
L’ami du président
En novembre 2016, à quelques heures du scrutin présidentiel, le Wall Street Journal avait révélé que le groupe de presse American Media Inc (AMI), éditeur notamment du National Enquirer, avait acquis, pour 150 000 dollars, l’exclusivité du témoignage de Karen McDougal.
Selon le New Yorker, le PDG d’AMI, David Pecker, qui est un ami de Donald Trump, aurait effectué cette transaction en sachant, par avance, qu’il ne publierait rien de ce témoignage dans les colonnes du National Enquirer.
« Pecker le considérait vraiment comme un ami, raconte au New Yorker Jerry George, un ancien cadre d’AMI. Nous ne publiions jamais un mot sur Trump sans son consentement. » Le groupe AMI n’a pas fait de commentaire, tandis que la Maison Blanche a fait savoir à la chaîne NBC que le président niait l’existence de cette liaison et qu’il s’agissait d’une « vieille histoire ».
Acheter le silence
Selon le New Yorker qui publie des notes manuscrites de Karen McDougal, ancienne playmate de l’année 1998 du magazine Playboy, elle aurait mis un terme à la relation avec Donald Trump parce qu’elle se sentait coupable et en raison des réflexions racistes du milliardaire.
Début janvier, le Wall Street Journal a affirmé que Donald Trump avait eu une liaison avec une actrice de films pornographiques, Stephanie Clifford, qui aurait ensuite été payée pour se taire. Mercredi, l’un des avocats du président, Michael Cohen, a confirmé l’existence d’un accord avec celle qui se fait appeler Stormy Daniels à l’écran, moyennant le versement, à l’automne 2016, de 130 000 dollars sur les deniers personnels du conseil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Cette Russo-Britannique de 44 ans a monté en urgence une campagne de financement participatif pour aider Elisabeth Revol et Tomasz Mackiewicz, en perdition au Nanga Parbat fin janvier.
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Masha Gordon, l’ange-gardien des alpinistes en péril dans l’Himalaya


                      Cette Russo-Britannique de 44 ans a monté en urgence une campagne de financement participatif pour aider Elisabeth Revol et Tomasz Mackiewicz, en perdition au Nanga Parbat fin janvier.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 14h54
    |

            Patricia Jolly








   


L’histoire du sauvetage d’Elisabeth Revol sur les pentes vertigineuses de la « montagne tueuse » a fait le tour du monde. Adam Bielecki et Denis Urubko, les deux himalayistes stars qui ont gravi à une vitesse record des pentes du Nanga Parbat, de nuit, pour la retrouver vers 6 000 mètres d’altitude, affamée, assoiffée, les pieds et les mains gelées, ont été partout célébrés.
Ils ont été les jambes et les bras qui ont permis de sauver la vie de la Française dans des conditions météorologiques épouvantables. Mais le rôle capital d’une femme, depuis Chamonix, est passé beaucoup plus inaperçu dans cette histoire désormais inscrite dans les annales de l’alpinisme.
Il fallait agir, et vite
Tout a commencé, pour Masha Gordon, dans la nuit du 25 au 26 janvier. Son sang s’est glacé quand elle a reçu un SMS lancé comme une bouteille à la mer par l’époux d’Elisabeth Revol, qui lui a appris que l’alpiniste française de 37 ans et son compagnon de cordée polonais, Tomasz Mackiewicz, étaient en perdition sur le flanc du neuvième sommet le plus haut du monde (8 125 mètres), qu’ils avaient atteint quelques heures plus tôt. Il fallait agir. Et vite.



Son expérience de gestionnaire d’actifs dans la finance internationale a permis à cette Russo-Britannique de 44 ans de se muer en « sauveteuse 2.0 ». En quelques minutes, elle a monté, par le biais du site GoFundMe, l’opération de financement participatif en ligne qui a réuni 157 000 euros et permis de sauver son amie, mais pas « Tomek », trop mal en point à 7 200 mètres d’altitude.
« Notre objectif initial était de 15 000 euros pour assurer le décollage de deux hélicoptères, et nous avons atteint 50 000 euros en six heures », raconte-t-elle, estimant que « 80 % de la somme totale levée provient de la diaspora polonaise ». Sans ce coup de pouce financier, jamais les deux hélicoptères de l’armée pakistanaise n’auraient décollé pour aller chercher l’équipe de sauvetage improvisée, qui préparait l’ascension du K2 (8 611 m) tout proche.

   


Les chemins de Masha Gordon et d’Elisabeth Revol n’auraient jamais dû se croiser. Elisabeth, la passionnée des sommets, a fait partie des équipes jeunes de la Fédération française de la montagne et de l’escalade, et est professeure de sport en disponibilité dans le collège de la Drôme où elle a suivi sa propre scolarité.
Masha, elle, est née dans le Caucase. Diplômée de l’école de journalisme de Moscou, elle a d’abord pigé pour le bureau russe du Washington Post, avant d’étudier la finance aux Etats-Unis, où elle a notamment officié pour la banque d’investissement internationale Goldman Sachs, avant de rallier le Royaume-Uni, où elle a épousé un Britannique, l’ex-directeur général du LibDem (parti des démocrates libéraux), Tim Gordon.

        Lire aussi :
         

                L’alpiniste Elisabeth Revol fait le récit de son sauvetage sur le Nanga Parbat



C’est la montagne qui a gommé les différences entre les deux femmes. Il y a huit ans, à l’occasion d’un congé de maternité de six mois, la Russo-Britannique, persuadée d’être « nulle en sport » et « incapable de courir 5 kilomètres », s’est installée à Chamonix, où un ami l’a initié à l’alpinisme. Elle y a découvert une « autre addiction » que celle des marchés boursiers. Cette « citoyenne du monde », comme elle se définit, s’est rapidement sentie à l’étroit dans le massif du Mont-Blanc.
Le grand chelem des explorateurs
En 2015, avec ses propres deniers, elle s’est embarquée dans le grand chelem des explorateurs, qui consiste à gravir les sommets les plus élevés de chaque continent et à rallier à skis les deux pôles. Elle a bouclé le défi en mai 2016 par l’ascension avec oxygène de l’Everest (8 848 m) dans le cadre d’expéditions commerciales à la logistique parfaitement huilée.
De retour en Europe, Masha Gordon a créé, en septembre 2016, une organisation caritative, Grit & Rock, pour encourager les jeunes filles des faubourgs défavorisés de Londres à « crever le plafond de glace », en s’émancipant par la montagne. Sa fondation propose aussi des bourses (pour un total de 10 000 dollars) pour aider des projets de première ascension portés par des femmes. Elle se souvient parfaitement du courriel envoyé par Elisabeth Revol.
Amitié naissante lors d’une expédition au Makalu
Elle est tombée sous le charme du CV de cette Française qui, dans un relatif anonymat, a, entre autres, enchaîné en solo et sans apport d’oxygène artificiel le Broad Peak (8 051 m), le Gasherbrum I (8 080 m) et le Gasherbrum II (8 035 m), et à qui le Nanga Parbat résistait encore. « “Eli” écrivait que sa devise était de monter, toujours plus haut, sans jamais abandonner », sourit Masha Gordon, devenue son amie à l’été 2017, lors d’une expédition au Makalu (8 485 m).
Menacée d’amputation en raison de ses engelures, Elisabeth Revol n’a aujourd’hui qu’une idée en tête : aller à la rencontre des enfants de Tomek, âgés de 7, 8 et 9 ans. Les frais de sauvetage déduits, le solde de la cagnotte en ligne – environ 125 000 euros – leur reviendra.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/02/2018
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Les aliments « ultratransformés » favoriseraient le cancer

Augmenter de 10 % sa consommation de nourriture contenant additifs alimentaires et conservateurs divers élèverait de 12 % le risque de développer une tumeur, selon une étude.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 12h22
    |

            Pascale Santi








                        



   


Haro sur les aliments ultratransformés (AUT). D’une ampleur inédite, une étude française publiée jeudi 15 février dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ) observe un lien entre la consommation de ce type d’aliments et le risque de cancer. Cette recherche, qui porte sur 104 980 participants, suggère en effet qu’une augmentation de 10 % de la part d’AUT est associée à une hausse de 12 % du risque global de cancer, notamment du sein, l’un des plus fréquents.
Ces dernières années, les produits ultratransformés ont envahi les rayons. L’assiette des Français en contient de plus en plus, avait noté l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) en juillet 2017 dans une vaste étude, pointant une « complexification de l’alimentation ». Ils représentent entre 25 % et 50 % de notre alimentation totale, jusqu’à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux.
De quoi s’agit-il ?
Selon la classification internationale Nova, les aliments sont répartis en quatre groupes en fonction de leur transformation industrielle, détaille l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette définition a été créée par un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Carlos Monteiro au Brésil.
La catégorie « ultratransformée » comprend une grande variété d’aliments : barres chocolatées, petits pains emballés, boissons sucrées aromatisées, soupes déshydratées, plats surgelés ou prêts à consommer, tout produit transformé avec ajout de conservateurs autres que le sel (les nitrites par exemple)… Ils sont préparés avec divers procédés industriels. Entrent aussi dans cette catégorie les aliments augmentés d’une myriade de colorants, édulcorants, émulsifiants ou autres additifs alimentaires. Par exemple, une conserve de légumes avec un simple apport de sel est classée comme transformée, mais une poêlée de légumes avec sauce toute faite incluant des agents texturants, des exhausteurs de goût ou encore des agents blanchissants est ultratransformée.
Si des travaux avaient déjà suggéré que les AUT contribuaient à augmenter le risque de troubles cardio-métaboliques, d’obésité, d’hypertension et la dyslipidémie (taux de lipides anormaux dans le sang), « aucune étude épidémiologique n’avait établi le lien entre ces aliments et un sur-risque du cancer, notamment du sein », indiquent les scientifiques de l’Inserm, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) de l’université Paris-XIII, signataires de l’étude parue dans le BMJ.
Comment les chercheurs ont-ils procédé ?
Les chercheurs ont analysé les données de la cohorte Nutrinet-Santé, créée en 2009, à partir des questionnaires remplis sur Internet pendant deux ans par des participants dont l’âge médian approchait 43 ans, à 78 % des femmes. De 2009 à 2017, 2 228 cas de cancer ont été recensés, dont 739 du sein. Au vu des déclarations, il apparaît qu’une augmentation de 10 % de la consommation des AUT accroît le risque de contracter un cancer de 12 % globalement. Les résultats ont été ajustés en prenant en compte des facteurs sociodémographiques, l’âge, le niveau d’étude, la consommation de tabac et d’alcool, le fait de pratiquer une activité physique, afin d’éviter au maximum les biais de confusion, précise la chercheuse Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude.
Comment expliquer la corrélation ?
Les produits ultratransformés « contiennent souvent des quantités plus élevées de lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu’une plus faible densité en fibres, vitamines et autres micronutriments », indiquent les chercheurs. Ils sont donc généralement de moins bonne qualité nutritionnelle. L’apport de ces éléments plus sucrés, plus gras, plus caloriques, peut avoir un effet sur la prise de poids et l’obésité. Or on sait que celle-ci est reconnue comme un facteur de risque majeur de cancer, notamment du sein après la ménopause.
Les aliments conservés avec du sel sont associés à un risque accru de cancer gastrique. « Inversement, l’apport en fibres alimentaires diminue le risque de cancer colorectal, avec un niveau de preuve convaincant, et pourrait également réduire le risque de cancer du sein », poursuit l’étude. Mais la qualité nutritionnelle ne serait pas seule en cause. « La transformation des aliments et en particulier leur cuisson peut produire des contaminants nouvellement formés », telle la friture, évoque l’étude. Ainsi l’acrylamide – présente notamment dans les pétales de céréales, les frites, le pain grillé –, qui peut se former lors de la cuisson à température élevée, interpelle.
De même, leurs emballages en plastique sont susceptibles de contenir du bisphénol A, un perturbateur endocrinien. Enfin, pas moins de 400 additifs différents sont autorisés en Europe. Certains comme le dioxyde de titane ont été classés « possiblement cancérogènes pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon, tandis que les études chez le rongeur posent de sérieuses questions.
Une étude d’observation
« Il s’agit d’une étude d’observation qui mérite une exploration plus poussée », indique cependant le BMJ dans un éditorial ce jeudi 15 février, ajoutant que la part de plus en plus importante de ces aliments « pourrait en partie expliquer l’augmentation de l’incidence des maladies non transmissibles, y compris le cancer ». Ce travail reste basé sur l’observation, indiquent de leur côté les chercheurs de l’Inserm et des autres institutions publiques françaises qui l’ont conduit. «  Le lien de cause à effet reste à démontrer », préviennent-ils.
« C’est une étude très importante qui soulève la question de la qualité nutritionnelle des aliments et des éléments ajoutés », souligne le professeur Serge Hercberg, qui préside le Programme national nutrition santé et fait partie de ses signataires. « La catégorisation utilisée ici est assez générale. Il faut faire plus de recherches pour confirmer ces résultats dans d’autres populations, affiner la notion de “transformation” des aliments, et également comprendre les mécanismes en jeu », souligne pour sa part Mathilde Touvier. « Nous lançons un grand programme de recherche sur les additifs alimentaires à partir de la cohorte Nutrinet-Santé afin d’étudier leurs effets sur la santé, seuls ou en association avec d’autres, pour explorer de potentiels “effets cocktail”, annonce-t-elle. Pour cela, nous recherchons de nouveaux volontaires. »
Des repères alimentaires actualisés
En attendant, le Haut Conseil de la santé publique a actualisé ses repères alimentaires pour le futur Programme national nutrition santé et recommande depuis 2017 de privilégier l’utilisation de produits bruts. De même, dans les recommandations sur l’alimentation, l’Institut national du cancer (INCa) conseillait en 2016 de « réduire la consommation d’aliments transformés salés (charcuteries, fromages…) ». La consommation de viande transformée est même classée comme cancérogène pour l’homme, notait l’INCa fin 2017.
Dans Halte aux aliments ultratransformés (éditions Thierry Souccar, 2017), Anthony Fardet, chercheur en nutrition, constate que « l’explosion des maladies chroniques dans les pays occidentaux a été concomitante avec l’arrivée massive des AUT dans les grandes surfaces depuis les années 1980 ». En conclusion, ce travail estime que si ces liens étaient confirmés dans d’autres populations et d’autres contextes, « ces résultats suggèreraient que la consommation en augmentation rapide des aliments ultratransformés peut entraîner un fardeau croissant de cancers dans les prochaines décennies ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Près de 2 000 étudiants ont pu saisir le recteur pour faire valoir leur droit à la poursuite d’étude, prévu dans la loi sur la sélection en master. Plus de la moitié ont reçu une proposition.
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Sélection en master : quel bilan du nouveau « droit à la poursuite d’études » ?

Près de 2 000 étudiants ont pu saisir le recteur pour faire valoir leur droit à la poursuite d’étude, prévu dans la loi sur la sélection en master. Plus de la moitié ont reçu une proposition.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 18h11
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


À l’issue de la procédure 2017 d’inscription en master, plus de 700 étudiants n’ont reçu aucune proposition d’affectation, bien qu’ils aient rempli les conditions requises pour faire valoir le nouveau droit à la poursuite d’études. C’est le bilan qui a été communiqué à la communauté éducative lors du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) du mardi 13 février.
Instaurée fin 2016, la sélection à l’entrée des masters va de pair avec un « droit à la poursuite d’études » pour les étudiants recalés dans toutes les formations qu’ils demandaient. Ces derniers ont la possibilité de saisir le recteur de l’académie afin que celui-ci leur fasse trois propositions d’admission, en priorité dans l’université où ils ont obtenue leur licence. Cette démarche s’effectue via la plate-forme Trouvermonmaster.gouv.fr, qui répertorie toutes les formations universitaires accessibles après une L3.

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2 000 des 3 300 demandes validées
Au total, 3 300 demandes de poursuite d’études ont été adressées aux recteurs par des étudiants n’ayant pas reçu de réponse favorables à leurs demandes, « principalement dans certains champs disciplinaires comme l’économie-gestion, la biologie, la psychologie et les langues vivantes », précise L’Etudiant.fr. Parmi ces saisines, 1 996 ont été retenues par les rectorats car elles étaient complètes. 1 155 étudiants ont reçu au moins une proposition (57,9 %), et 735 en ont accepté une. Ce sont donc 841 étudiants qui n’ont reçu aucune proposition via le téléservice, alors qu’ils avaient fait valoir leur droit à la poursuite d’études dans les règles. « Si on retranche les étudiants ayant trouvé une solution sans passer par le téléservice, ce chiffre est plus proche de 700 » explique au Monde Pierre Chantelot, secrétaire national du syndicat d’enseignants Snesup-FSU, qui était présent au CNESER du 13 février.
Face à ce constat, le mouvement Promotion et défense des étudiants (PDE) a annoncé dès le 12 février former une action de groupe en justice afin de « résoudre la situation des étudiants lésés ». Par cette action, PDE et son avocat Florent Verdier mettent en demeure le ministère de l’enseignement supérieur d’apporter une réponse « sous quatre mois » aux étudiants concernés, délai au-delà duquel le Conseil d’Etat pourra être saisi.

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Des améliorations pour la rentrée 2018
« Le nombre de cas insatisfaits est très faible par rapport à celui des cas satisfaits. En 2017, près de 98 000 étudiants ont trouvé une place de master. L’inscription massive en master fonctionne donc bien », commente de son côté pour Le Monde François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, et président de la commission formation et insertion professionnelle de la Conférence des présidents d’Université (CPU). Cependant selon lui, la mise en route de la loi a dû faire face à « plusieurs difficultés qui pourront être réglées pour la rentrée 2018 ».
Dans cet objectif, le ministère a engagé le 12 février une réflexion avec les organisations syndicales et la CPU pour optimiser le droit à la poursuite d’étude à la rentrée 2018. Parmi les axes de réflexion figure une modification du calendrier : « Les jurys de L3 devraient donner des réponses sur la validation de la licence avant le début du mois de juillet, afin de répondre ensuite aux demandes d’inscription en master avant la mi-juillet et les départs en vacances », explicite François Germinet.

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Dans le cadre du droit à la poursuite d’études, les formations recevaient jusqu’à aujourd’hui, de la part du recteur, des demandes d’affectation d’étudiants « mais sans avoir accès à leurs notes ». Celles-ci devraient maintenant être présentes dans le dossier des étudiants afin « d’éviter les refus à l’aveugle » des responsables de formations. Le recteur devrait par ailleurs avoir accès à plus d’informations, « pour avoir notamment une visibilité sur les masters où il reste de la place » et ne pas proposer un étudiant dans une formation déjà saturée. Enfin, les universités qui refusent une demande d’affectation du recteur devraient à l’avenir, « de manière plus automatique », faire une contre-proposition pour l’étudiant.

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De son côté, le syndicat Snesup-FSU a proposé au ministère de « réserver des places de droits aux étudiants de l’établissement dont la licence est compatible avec le master visé, comme cela se fait déjà dans certaines universités », selon son secrétaire national Pierre Chantelot. Le syndicat a par ailleurs demandé combien coûte le téléservice, « afin de vérifier si ça ne serait pas plus intéressant de créer les 700 places qui semblent manquer dans ces masters ». Ainsi qu’un « investissement humain en termes d’orientation pour aider les 700 étudiants sur le carreau à peaufiner leur dossier et à convaincre les responsables des masters de les prendre ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La haute juridiction a émis deux « réserves » sur un article de la loi antiterroriste de novembre 2017, mais elle valide globalement les conditions d’assignation à résidence.
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Le Conseil constitutionnel valide l’assignation à résidence antiterroriste

La haute juridiction a émis deux « réserves » sur un article de la loi antiterroriste de novembre 2017, mais elle valide globalement les conditions d’assignation à résidence.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h48
    |

            Franck Johannès








                        


Le Conseil constitutionnel a légèrement encadré, vendredi 16 février, l’assignation à résidence prévue par la loi sur le terrorisme, entrée en vigueur le 1er novembre 2017, après la période d’état d’urgence. Il valide dans le même temps le principe même de cette surveillance dans le droit commun, ce qui augure mal des autres mesures qu’il sera susceptible d’examiner par la suite.
La question prioritaire de constitutionnalité (QPC), soulevée par les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth, s’interrogeait notamment sur « l’absence d’articulation », entre la période d’état d’urgence, pendant laquelle leur client Farouk Ben Abbes, soupçonné d’appartenir à la mouvance islamiste radicale, avait été assigné à résidence deux ans durant, et la nouvelle loi, qui a de nouveau limité sa liberté d’aller et venir. « Nul n’a cependant pour destinée d’être sous le joug d’une mesure de police perpétuelle parce qu’il n’existerait aucun fondement à d’éventuelles poursuites », avaient soutenu les avocats.
L’assignation ne peut pas excéder un an
Le Conseil n’a pas jugé utile un régime transitoire, mais il a validé le cadre de l’assignation, ordonnée par le ministère de l’intérieur. Il a d’abord rappelé, conformément à la loi, que la mesure ne peut être prononcée « qu’aux fins de prévenir la commission d’un acte de terrorisme », et à une double condition : qu’il existe, d’une part, « des raisons sérieuses de penser » que la personne constitue une menace « d’une particulière gravité », et d’autre part l’administration « doit prouver » que le suspect a des relations avec des organisations terroristes ou qu’il adhère à leurs thèses.
Si ces conditions sont remplies, la personne assignée ne peut pas l’être dans un périmètre « inférieur au territoire de la commune », qui doit lui permettre « de poursuivre une vie familiale et professionnelle ». L’assignation à résidence ne peut ensuite être prononcée ou prolongée que pour une durée maximale de trois mois. Au-delà de six mois, après donc une prolongation, le ministère de l’intérieur doit produire « des éléments nouveaux ou complémentaires » pour justifier sa décision, et l’assignation ne peut de toute façon pas excéder un an.
Une décision « cosmétique »
Cependant, « compte tenu de la rigueur » de la mesure d’assignation, le Conseil a assoupli le délai de recours : il était possible de contester l’assignation devant un juge administratif dans un délai d’un mois, le juge ayant ensuite deux mois pour trancher. Il s’agit là pour le Conseil constitutionnel « d’une conciliation manifestement déséquilibrée » entre la liberté de mouvement et l’ordre public, les mots « dans un délai d’un mois » sont supprimées de l’article L. 228-2 du code de la sécurité intérieure : un assigné à résidence pourra contester la mesure tout le temps où elle s’exercera.
En cas de renouvellement du placement en résidence, l’intéressé pourra saisir dans les quarante-huit heures le juge des référés, « afin qu’il ordonne toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde de ses droits et libertés » — le recours est suspensif, c’est-à-dire que la personne n’est plus assignée le temps (très bref, de l’ordre de quarante-huit heures) que le juge tranche. Par ailleurs, si le contrôle du juge des référés est d’ordinaire limité « aux atteintes graves et manifestement illégales », le Conseil autorise désormais le juge à se pencher sur « la régularité et le bien-fondé » du renouvellement — pour ne pas trop bousculer la justice administrative, cette décision ne sera appliquée qu’à partir du 1er octobre.
Le reste de l’article de loi est validé, et ne pourra plus être contesté par une QPC. Les avocats sont évidemment déçus de cette décision « cosmétique ». « Le Conseil constitutionnel n’a pas pris ses responsabilités, disent Mes Bourdon et Brengarth, il entérine le principe d’une assignation à résidence déguisée, pour pouvoir la fondre dans le droit commun. Sa motivation très péremptoire sauve les apparences, avec des réserves très accessoires qui ne remettent pas en cause le principe même de la mesure individuelle de surveillance. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.
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Orange annule ses campagnes de publicité sur TF1

L’opérateur, qui est l’un des principaux annonceurs publicitaires à la télévision, est à couteaux tirés avec TF1, qui souhaite lui faire payer l’accès – jusque-là gratuit – à ses chaînes en clair.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h12
   





                        


Nouveau rebondissement dans le bras de fer entre Orange et TF1 : l’opérateur a annoncé, vendredi 16 février, qu’il renoncerait à des campagnes de publicité sur les chaînes du groupe TF1, alors que les deux groupes sont en conflit sur les contrats de distribution des chaînes du groupe de télévision.
Selon les informations du Figaro, cette annulation ne se verra pas tout de suite à l’antenne : les délais d’annulation d’une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. « Orange n’a fait que lever des options » incluses dans des contrats de publicité en cours « dans le respect des conditions générales de vente de TF1 », a expliqué un porte-parole à l’AFP.
Le groupe de télévision négocie depuis 2016 avec ses diffuseurs afin d’obtenir une rémunération pour la fourniture de ses chaînes en clair – TF1, TMC, TFX (ex-NT1), TF1 Séries Films (ex-HD1) et LCI – qu’il fournissait jusque-là gratuitement.
SFR et Bouygues ont accepté de signer, Free et Orange résistent toujours
TF1 a signé des accords avec SFR en novembre 2017 et Bouygues Telecom en janvier, quelques jours avant l’échéance du 31 janvier que la chaîne s’était fixée. Le groupe de télévision a en revanche échoué à signer un accord avant cette date butoir avec Orange, mais aussi Iliad, maison mère de Free et le groupe Canal+ (Vivendi).
Pourquoi Orange refuse-t-il de signer ? Selon les informations du Monde, TF1 proposerait le même type d’accord. Mais en étant assises sur le nombre d’abonnés de l’opérateur, les sommes réclamées à l’opérateur historique sont supérieures aux montants déboursés par SFR et Bouygues Telecom. D’autant que chez TF1, on considère que le premier opérateur français, qui dispose d’une trésorerie importante, a les moyens de ses ambitions.

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                Négociations compliquées entre Orange et TF1



TF1 a donc décidé dès le 1er février de suspendre la fourniture à l’opérateur historique de son service de télévision de rattrapage, ou « replay », MYTF1. Il a aussi assigné Orange en justice mardi 6 février, afin que l’opérateur cesse de commercialiser ses chaînes sur les box de ses clients.
La publicité comme moyen de pression
La décision éventuelle de couper le signal des chaînes de TF1 sur les box Orange revient à l’opérateur. Et si ce dernier devait être contraint à le faire, il n’a pas intérêt à payer des publicités dont l’audience serait diminuée.
Le directeur adjoint de TF1, Régis Ravanas, a souligné qu’au moment d’un bras de fer similaire sur les contrats de diffusion avec Altice/SFR l’an dernier, le groupe de Patrick Drahi avait aussi utilisé la publicité comme moyen de pression. D’autant que la chaîne est en position de force : elle a annoncé vendredi 16 février avoir triplé son bénéfice net et augmenté son audience en 2017, malgré la multiplication des chaînes et des supports concurrents.

        Décryptage :
         

          Comment TF1 a multiplié par trois son bénéfice net en 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Une centaine de députés LRM mène la bataille contre la ligne portée par le ministre de l’intérieur.
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édition abonné


Asile : la fronde anti-Collomb gronde au sein de la majorité

Une centaine de députés LRM mène la bataille contre la ligne portée par le ministre de l’intérieur.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h59
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

La fin d’un tour de chauffe. Les députés ont adopté, jeudi 15 février, une proposition de loi sur les « dublinés » – les étrangers soumis au règlement européen sur l’asile (dit « de Dublin »). La majorité La République en marche (LRM)-MoDem a voté en faveur de ce texte, qui prévoit les conditions de leur placement en centre de rétention, malgré de vives réticences internes. La droite s’est également prononcée pour, alors que la gauche a voté contre.

Cette proposition de loi, souhaitée par le gouvernement pour adapter la législation française au règlement européen, a été loin de faire l’unanimité dans les rangs de la majorité, lors du débat dans l’Hémicycle. « Ce texte ne me convient pas », a asséné Matthieu Orphelin, à la tribune. A l’instar du député LRM de Maine-et-Loire, plusieurs députés macronistes ont affiché leur désaccord avec plusieurs points de ce texte, qui a été durci au Sénat, à majorité de droite. « Il y a un danger de banaliser l’enfermement », a ainsi jugé Florence Granjus (Yvelines), tandis que Jean-Michel Clément (Vienne) a lancé : « Il n’est pas interdit de mettre un peu d’humanité dans un texte de loi. » Dans l’Hémicycle, des députés LRM ont même défendu plusieurs amendements au texte du Sénat, mais ils ont tous été rejetés. Et l’Assemblée a finalement adopté la version du Sénat.

Il n’empêche : pour les députés LRM, les débats sur ce texte ont fait office de révélateur des rapports de force à l’approche de la présentation du projet de loi asile-immigration par Gérard Collomb lors du conseil des ministres du 21 février. Il a aussi, par ricochet, fait émerger des visages qui incarnent aujourd’hui la contestation de la ligne portée par le ministre de l’intérieur, avant l’examen du texte à l’Assemblée nationale, courant avril.
Des doutes dès décembre
L’histoire commence en novembre. Richard Ferrand, le président du groupe LRM, et les cadres de la commission des lois, anticipent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les messages qu’elle avait publiés sur son compte personnel, et qui étaient visibles par l’ensemble des salariés de son entreprise, n’ont pas été considérés comme étant de nature privée.
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Licenciée pour des propos tenus sur son compte Facebook privé, un arrêt confirme son renvoi

Les messages qu’elle avait publiés sur son compte personnel, et qui étaient visibles par l’ensemble des salariés de son entreprise, n’ont pas été considérés comme étant de nature privée.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 16h37
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


Des messages postés sur un compte Facebook personnel pouvaient perdre leur caractère privé, et de fait être pris en compte pour justifier un licenciement. C’est ce qu’a estimé, dans un arrêt rendu le 2 février et relayé sur le site spécialisé Legalis, la cour d’appel de Toulouse. Elle confirme ainsi un jugement du conseil des prud’hommes.
Les faits remontent à 2014. A l’époque, Mme X. est employée en CDI en tant que préparatrice. Elle est employée par Autour du bain, une entreprise toulousaine spécialisée dans la fabrication de produits pour le corps.
Des propos « insultants et dénigrants »
En janvier de cette année-là, elle est placée en arrêt maladie. Elle reprend le travail début juin. Mais quelques jours seulement après son retour, Mme X. et l’une de ses collègues, Mme Y., sont convoquées par leur supérieure hiérarchique. Celle-ci leur reproche la teneur de discussions qu’elles ont eues sur Facebook. Dans les messages en question qui se trouvaient sur un ordinateur visible de « toutes les personnes présentes dans le magasin », des propos « insultants et dénigrants », est-il rapporté dans le jugement. Ils portent sur la supérieure, « dégueulasse avec [elle] » et « stupide », mais aussi sur d’autres collègues, qualifiés de « grosses merdes », et sur l’entreprise.
Le 19 juin, Mme X. est mise à pied. Le 10 juillet, elle reçoit un courrier officiel, attestant de son licenciement pour faute grave. Une décision contestée par la salariée, qui saisit les prud’hommes en août. Elle demande à son entreprise le versement de dommages et intérêts pour rupture abusive de son contrat. Pour elle, les messages insultants ont été envoyés dans un cadre privé, sur son compte Facebook personnel.
Le conseil des prud’hommes, tout comme la cour d’appel de Toulouse, ont rejeté cet argumentaire. Selon eux, les discussions ne pouvaient plus être considérées comme relevant du domaine du privé car l’employée avait laissé sa session ouverte sur l’ordinateur de l’entreprise – volontairement d’après le jugement –, « rendant les conversations publiques et visibles de l’ensemble des salariés ». « Mme X. ne produit aucun élément de nature à (…) démontrer que l’employeur aurait usé d’un stratagème pour accéder à la messagerie Facebook de la salariée », estime la cour dans sa décision.
Le fait que les messages aient été envoyés pendant que la plaignante était en arrêt maladie n’a pas non plus joué dans la décision finale.
Le secret des correspondances privées
En France, comme le rappelle sur son site la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), un employeur a pour obligation d’informer ses employés des « dispositifs mis en place et des modalités de contrôle d’internet ».
« L’employeur doit respecter le secret des correspondances privées (…). La violation du secret des correspondances est une infraction pénalement sanctionnée. »
Cependant, la Cour de cassation a considéré le 30 mai 2007 qu’un message envoyé ou reçu depuis un poste de travail mis à disposition par l’employeur revêtait un caractère professionnel, à moins qu’il ne soit identifié comme étant « personnel », par exemple dans l’objet d’un e-mail.
En septembre 2017, la grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme avait, elle, été dans le sens d’une protection accrue de la vie privée des salariés. Elle avait notamment estimé qu’il fallait prouver l’existence de raisons légitimes à la mise en place d’une surveillance, ou le fait que cette dernière soit proportionnée au but recherché.

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La décision de la cour d’appel de Toulouse n’a de valeur que pour ce jugement bien précis et circonstancié, la Cour de cassation ne s’étant pas encore positionnée sur la question. Mais elle pourrait être utilisée comme jurisprudence dans le règlement d’autres affaires similaires à l’avenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Un individu armé d’un couteau a menacé la soliste, révélation des Victoires de la musique classique en 2003, et a emporté son téléphone et son violoncelle, jeudi soir.
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La violoncelliste Ophélie Gaillard dépouillée de son instrument, estimé à plus d’un million d’euros

Un individu armé d’un couteau a menacé la soliste, révélation des Victoires de la musique classique en 2003, et a emporté son téléphone et son violoncelle, jeudi soir.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 17h38
   





                        



   


La soliste Ophélie Gaillard a porté plainte, vendredi 16 février, pour le vol en région parisienne de son violoncelle du XVIIIe siècle, estimé à près de 1,3 million d’euros.
Ophélie Gaillard a déclaré qu’un individu armé d’un couteau l’avait menacée la veille au soir à la sortie de son domicile de Pantin (Seine-Saint-Denis), pour qu’elle lui remette son téléphone portable et l’étui contenant le violoncelle, avant de prendre la fuite à pied.
« À L’AIDE !!! On m’a volé ce soir mon violoncelle (…) et mon archet personnel Jean-Marie Persoit, fait vers 1825 à Paris », a écrit la musicienne dans un message sur sa page Facebook, accompagné de photos de l’instrument.
Un instrument fabriqué en 1737
La banque CIC avait prêté à Ophélie Gaillard ce violoncelle fabriqué en 1737, à Udine, en Italie, par le luthier italien Francesco Goffriller, il y a une quinzaine d’années. Son caractère presque unique explique sa valeur impressionnante.

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C’est spécialement pour Ophélie Gaillard que la banque CIC avait réalisé sa première acquisition d’instrument. C’est une forme de mécénat culturel permettant aux virtuoses de la musique classique de se faire prêter des pièces rares qui peuvent valoir plusieurs millions d’euros.
« C’était devenu essentiel pour moi : quand on travaille avec de grands orchestres, il est important de pouvoir jouer un instrument offrant de belles qualités de son et de puissance », avait témoigné Ophélie Gaillard auprès de l’AFP en 2006.
Elle avait ajouté que ce genre d’instrument était fait pour être utilisé :
« Mon violoncelle, qui n’avait pas été joué depuis des années, s’est bonifié en quelques mois. Reléguer ces instruments dans les placards des collectionneurs est contraire à leur nature. »
Une « commande » ?
Des prix comme celui de ce violoncelle sont monnaie courante dans le monde des instruments de musique anciens : en 2014, lors d’une vente par la maison Sotheby’s, un alto stradivarius datant de 1719 avait été estimé à plus de 45 millions de dollars. Il n’avait cependant pas trouvé preneur.
La brigade de répression du banditisme a été saisie, et les enquêteurs cherchent à déterminer s’il pouvait s’agir d’une « commande », selon une source proche de l’enquête. « Ce n’est pas un instrument qui se vend chez le receleur du coin. Il faut forcément un circuit spécial », selon cette source.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Au moment du Nouvel An chinois, le courtier hongkongais CLSA livre un horoscope humoristique annuel axé sur les perspectives de l’économie et la Bourse de Hongkong.
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Nouvel An chinois : en matière d’économie, le signe du chien appelle à la prudence…

Au moment du Nouvel An chinois, le courtier hongkongais CLSA livre un horoscope humoristique annuel axé sur les perspectives de l’économie et la Bourse de Hongkong.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h57
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


Onzième animal du zodiaque chinois, le chien a la réputation rassurante de meilleur ami de l’homme, connu pour sa loyauté, son honnêteté et son rôle de protecteur ou de gardien. Mais il lui arrive aussi d’aboyer ; il peut même mordre… L’heure est donc à la prudence et aux décisions raisonnées. « Les entrepreneurs ont intérêt à privilégier leurs clients les plus fidèles, et les investisseurs ne doivent pas viser des os plus gros que leur gueule », suggère Alec So, l’économiste du courtier basé à Hongkong CLSA, qui, comme tous les ans, se livre à un horoscope humoristique de l’année à venir, mélange d’analyse réelle et de géomancie chinoise, axé sur les perspectives de l’économie et la Bourse de Hongkong.
Dans le zodiaque chinois, l’animal revient tous les douze ans (pour le chien, ce sont les années de naissance 1946, 1958, 1970, 1982, 1994, etc.), mais est également associé à l’un des cinq éléments fondamentaux, l’or (ou métal), le bois, l’eau, le feu et la terre. Avec la nouvelle lune du 16 février, l’année du chien de terre va mettre fin à l’année du coq de feu. La concordance d’un animal et d’un élément ne se présente donc que tous les soixante ans. Bill Clinton, George W. Bush et Donald Trump sont tous trois nés sous le signe du chien de feu.
L’exercice est devenu une tradition
Pour la Bourse de Hongkong, cette année devrait commencer par « un sprint à la sortie de la niche », qui va toutefois se finir par un roulé-boulé dans les fourrés au printemps. En 2017, la valeur de la Bourse de Hongkong a gagné 36 %. En juillet, l’index a atteint son plus haut score depuis dix ans. Il a toutefois perdu 9 % au cours de la semaine dernière.
Cet horoscope décalé a démarré en 1992 avec une carte de vœux du CLSA contenant quelques prédictions quant aux surprises à attendre du singe. Les sept principaux soubresauts de la Bourse ayant alors été « devinés » avec une précision surprenante, les prédictions du CLSA sont, depuis, attendues et écoutées avec plus de sérieux qu’elles ne le méritent, admet, lui-même, le courtier. L’exercice est devenu une tradition que la plupart des médias de Hongkong couvrent assidûment, bien que le coup de génie de 1992 ne se soit jamais vraiment reproduit. En 2011, par exemple, le lapin qui n’était censé que « sautiller » avait fait un grand bond dans le vide et avait perdu 19 %…
Le président français Emmanuel Macron, né sous le signe du serpent de feu, a droit à une mention spéciale dans le rapport du CLSA. « Coopération avec les piliers financiers de l’Etat va rapporter de bons dividendes à la République. A la maison, Macron peut lever un verre au bonheur familial. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Transformer les transferts de fonds en capitaux structurés dynamiserait la création de richesses et d’emplois sur le continent, expliquent trois experts.
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Point de vue

« La manne de la diaspora africaine peut être davantage investie dans les entreprises du continent »

Transformer les transferts de fonds en capitaux structurés dynamiserait la création de richesses et d’emplois sur le continent, expliquent trois experts.

Par                Elie Nkamgueu, Jean-Michel Severino et Lionel Zinsou



LE MONDE
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        Le 16.02.2018 à 16h55

     •
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        Mis à jour le 16.02.2018 à 17h04






    
Une boutique de transfert d’argent à Bunia, en République démocratique du Congo, en novembre 2015.
Crédits : EDUARDO SOTERAS / AFP


Tribune. Lors de ses voyages en Afrique (Mali, Maroc, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana et Algérie, puis Tunisie et Sénégal), le président Emmanuel Macron a appelé à une modernisation des relations de la France avec le continent, articulée autour de priorités claires – énergie, infrastructures et éducation notamment – et portée par des dynamiques nouvelles (jeunesse, société civile et secteur privé, entre autres), afin d’optimiser les effets de l’aide publique au développement (APD). Nous ne pouvons que nous féliciter de cette nouvelle ambition, et en particulier de l’importance qu’elle accorde à la diaspora.
Depuis plusieurs années, il y a en effet une véritable prise de conscience du potentiel financier des diasporas vers leurs pays d’origine. Il faut dire que les montants sont colossaux, à échelle systémique et macroéconomique. Selon la Banque mondiale, ces transferts vers l’Afrique subsaharienne ont représenté 33 milliards de dollars en 2016 (environ 31 milliards d’euros à l’époque) et près de 60,5 milliards de dollars pour l’ensemble du continent.

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Cette manne de la diaspora ne cesse de croître, à tel point qu’elle dépasse désormais l’APD. Dans une récente étude, les Nations unies estiment que la diaspora africaine envoie 36 % d’épargne en plus qu’en 2007. En termes de montant reçu, l’Afrique est le troisième récipiendaire, derrière l’Asie et l’Amérique latine. Néanmoins, il y a en Afrique deux fois plus de bénéficiaires qu’en Amérique latine, les « tickets » étant plus petits.
Une solidarité essentielle dans certains pays
Pour les pays occidentaux, ces transferts ne constituent pas un manque à gagner significatif, représentant en moyenne seulement 0,3 % de leur PIB. Pour les pays africains, c’est en revanche un enjeu crucial pour faire vivre une partie de leurs habitants. Parmi les 71 pays dans le monde où les transferts des migrants représentent plus de 3 % du PIB, 19 sont africains. Cette solidarité de la diaspora est essentielle au Liberia, où elle représente 31 % du PIB, aux Comores (20 %) ou au Sénégal (14 %).
Ces transferts de fonds sont utilisés avant tout pour répondre à des besoins de financement de la vie courante. Les deux tiers servent ainsi à l’achat de biens de consommation, souvent alimentaires, et au paiement des frais de scolarité et de santé. Mais si cette ressource répond à de vrais problèmes du quotidien, elle ne vient pas vraiment irriguer les circuits formels de production et de création de richesses. Les paysans, les patrons de PME ou les artisans n’en profitent guère.

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Les Etats africains peuvent mettre en place des « politiques d’accueil » plus ambitieuses. Certains pays, comme Israël et l’Inde, sont en pointe dans ce domaine, en émettant des bons de la diaspora, mis en vente et garantis par des institutions publiques, qui servent ensuite à redresser leur balance de paiement et à financer des infrastructures. L’Afrique y aurait tout intérêt pour amplifier et tirer profit du phénomène de ce que les anglophones appellent « repatriation », à savoir le retour sur le continent des enfants de la diaspora.
Selon une étude d’Inspire Afrika, les deux raisons principales qui motivent ce retour sont la volonté d’avoir un impact positif sur le continent et le fait d’y voir de nouvelles opportunités professionnelles. Ainsi, de nombreuses success stories entrepreneuriales de « repat » fleurissent un peu partout. Ce phénomène a d’abord commencé au Nigeria et au Ghana, avec des jeunes cadres souvent en provenance de Londres. Il s’étend à présent à l’Afrique francophone, avec des jeunes originaires de la région parisienne, de la banlieue lyonnaise, de Marseille… qui occupent très vite des postes à responsabilités ou qui créent leur entreprise.
Repenser le développement du continent
Quelques exemples : la société Eden Tree, un des plus grands fournisseurs de fruits et légumes frais au Ghana, a été fondée par une « banquière londonienne » ; ITG Store, une entreprise de gestion informatique en pleine croissance au Cameroun, a été fondée par un ancien cadre d’un groupe français. Voilà pour les plus audacieux. Et puis il y a tous les autres qui ont envie d’investir, d’aider, de soutenir… depuis la France.

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Le Club Efficience, qui incarne cette diaspora d’entrepreneurs, a constaté une forte demande. Pour beaucoup, ils appartiennent à la classe moyenne. Ils ont donc de l’épargne et cherchent désespérément des véhicules d’investissement sécurisés, tant au niveau juridique que financier. Plus de 45 % d’entre eux sont prêts à investir dans des entreprises africaines des sommes variant entre 2 000 et 3 500 euros par an. Il va leur être proposé en 2018 d’en faire la ressource d’un nouveau type de fonds d’investissement à fort impact social et productif.
C’est une occasion unique de repenser le développement du continent en impliquant davantage sa diaspora et en investissant directement dans les entreprises africaines, qui constituent très certainement une bonne réponse aux défis migratoires et de l’emploi. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé la création d’un fonds destiné aux PME africaines doté de 1 milliard d’euros, la France peut jouer ici un rôle important dans cette transformation de flux financiers en véritables véhicules d’investissements durables et performants.

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Plutôt que d’entretenir le maintien d’une économie de la subsistance, voire de la débrouille, transformer ces transferts de fonds en capitaux structurés pour l’accompagnement d’entreprises africaines dynamiserait la création de richesses et d’emplois en Afrique.
En mettant en place le Conseil présidentiel pour l’Afrique, composé principalement de binationaux, Emmanuel Macron a envoyé un signal fort à la diaspora africaine sur sa volonté de l’intégrer dans l’élaboration des relations et du récit entre France et Afrique. L’épargne de cette même diaspora y ajoute le puissant levier du capital.
Elie Nkamgueu, président du Club Efficience, Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaires, et Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Bénin et président de Terra Nova.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ En soixante œuvres, le Musée Marmottan Monet prouve que le portraitiste et peintre de nus est aussi important que le paysagiste.
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édition abonné


Exposition : Corot, peintre du vivant

En soixante œuvres, le Musée Marmottan Monet prouve que le portraitiste et peintre de nus est aussi important que le paysagiste.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 17h15
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) se laissait aller parfois à un procédé curieux : il écrivait directement dans la peinture, avec un crayon ou l’extrémité du manche de sa brosse, un nom, un lieu, une date. « Février 1826 » en bas du portrait d’un vieil homme assis sur une malle, dont le titre précise que celle-ci appartient au peintre ; ou « Marietta – à Rome » au-dessus du nu de la jeune femme, en 1843. Sa signature, tout en lettres capitales, est aussi nettement lisible. Ces œuvres sont des huiles sur papier, montées sur toile, ce qui n’est pas tout à fait un détail : l’artiste ne s’engage pas dans l’exécution d’une composition préalablement réfléchie, mais répond aux sollicitations de l’instant, en peignant sur un support léger et peu coûteux.
On l’imagine ainsi, dans l’atelier, l’œil attiré par tel ou tel élément. Il regarde un vieillard aux habits, chapeau et canne de berger d’Ombrie ou de Toscane, assis sur une malle dans un intérieur, situation incongrue d’un modèle rustique que l’on s’attendrait à voir en plein air. Le peintre semble surtout intéressé par la ligne de lumière le long du gilet. Il la saisit avec un mince liseré de blanc pur. Ou il regarde Marietta nue, allongée sur un drap blanc, de dos, se tournant vers la droite, les bras derrière la tête. Le mouvement fait saillir son sein gauche. Mais Corot semble plus intéressé par la longue courbe continue que tracent sa cuisse et sa jambe gauches, de l’attache de la hanche à l’extrémité du pied. Cette ligne est reprise au crayon, afin qu’elle soit plus visible. Un peintre soucieux des règles ne ferait pas cela : ni reprendre au crayon ni écrire le prénom du modèle. Il achèverait la figure du vieillard et ne se contenterait pas de vagues badigeons de gris pour les murs et la fenêtre. Il compléterait le bras droit de Marietta et finirait ses mains. C’est ainsi que font ses contemporains, dont Ingres et ses minutieux élèves. Corot, non. Il peint ce qui retient son attention.

Qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le mormon de Salt Lake City, qui avait échoué face à Barack Obama en 2012, se présente à la course pour le siège de sénateur de l’Utah.
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Mitt Romney, ex-candidat à la Maison Blanche, dans la course pour le Sénat américain

Le mormon de Salt Lake City, qui avait échoué face à Barack Obama en 2012, se présente à la course pour le siège de sénateur de l’Utah.



Le Monde
 |    16.02.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 16h01
   





                        



   


Candidat malheureux à l’élection présidentielle américaine en 2012, Mitt Romney a annoncé, vendredi 16 février, qu’il se présentait au siège de sénateur de l’Utah en novembre. Il avait échoué face à Barack Obama en 2012.
Dans un message vidéo publié sur Twitter, le républicain s’inscrit résolument en porte-à-faux de sa bête noire, Donald Trump.

I am running for United States Senate to serve the people of Utah and bring Utah's values to Washington. https://t.co/TDkas6gD2p— MittRomney (@Mitt Romney)


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« L’Utah a beaucoup à apprendre aux politiciens de Washington », déclare notamment M. Romney dans sa vidéo. « L’Utah accueille les immigrés légaux venus du monde entier. Washington envoie aux immigrés un message d’exclusion. Et au Capitole de l’Utah, les gens se traitent avec respect », dit encore Mitt Romney, 70 ans, dans une allusion claire aux positions du président Trump.
« Sauveur » des JO en 2002
Sur un fond de musique émouvante et des images léchées, Mitt Romney assure : « L’Utah est un meilleur modèle pour Washington que Washington ne l’est pour l’Utah. »

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Le septuagénaire profite du siège laissé vacant par le républicain Orrin Hatch, 83 ans, qui avait annoncé début janvier qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. Le président Donald Trump avait ouvertement appelé Orrin Hatch à se représenter, mais le sénateur, un ancien boxeur, a estimé qu’il était temps de « raccrocher les gants », après quarante ans de mandat.
Populaire dans son état, Mitt Romney est considéré comme le « sauveur » des Jeux olympiques de Salt Lake City (la capitale de l’Utah), dont il avait été le directeur général en 2002.
L’importante population de confession mormone, comme lui, pourrait bien le soutenir. Durant la campagne des primaires, en mars 2016 et face à l’ascension de Donald Trump, Mitt Romney l’avait dénoncé comme un « charlatan, un imposteur ». Mais pour la base des électeurs de Donald Trump, le mormon représente l’archétype du candidat de l’élite.



                            


                        

                        

