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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le patineur américain, qui dispute le programme court cette nuit, s’en est ouvertement pris au vice-président Mike Pence. Et refuse de se rendre à Washington après les Jeux.
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JO d’hiver 2018 : le patineur gay Adam Rippon en guerre ouverte avec la Maison Blanche

Le patineur américain, qui dispute le programme court cette nuit, s’en est ouvertement pris au vice-président Mike Pence. Et refuse de se rendre à Washington après les Jeux.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h20
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Lorsque Adam Rippon est entré sur la patinoire olympique de Pyeongchang pour le programme libre messieurs, lundi 12 février, les Etats-Unis étaient à la lutte pour la troisième place de l’épreuve par équipes avec l’Italie. Sa 3e place à 172,9 points a permis à son pays de s’assurer le bronze. Une fois son programme terminé, Rippon est resté un peu plus longtemps que prévu sur la glace, saluant la foule qui l’acclamait, un immense sourire sur le visage.
Ce sont les premiers Jeux olympiques de ce patineur américain de 28 ans, star dans son pays par ses performances, son charisme et peut-être le fait qu’il a hésité à danser sur sa propre version d’une chanson de Rihanna pour son prochain concours, le 16 février pour l’épreuve hommes.
« Ne laissez pas des “fake news” vous distraire »
Son entrée en lice réussie a été précédée d’une longue polémique à forte teneur politique impliquant le vice-président américain, Mike Pence. Choisi comme chef de la délégation américaine pour ces JO, M. Pence était présent à la cérémonie d’ouverture. Un choix avec lequel Adam Rippon, en tant qu’athlète gay et défenseur de la communauté LGBT, n’était pas du tout d’accord, ce qu’il a fait savoir. Interrogé par USA Today en début d’année, Rippon avait fait part de son incompréhension, compte tenu des propos hostiles aux homosexuels tenus par Mike Pence. Lorsqu’il était gouverneur de l’Indiana en 2015, M. Pence, un fervent catholique, avait essayé de faire passer une loi qui aurait potentiellement autorisé des discriminations contre les homosexuels.
Le patineur l’a aussi accusé d’avoir défendu, lors d’une campagne en 2000, le financement public des méthodes thérapeutiques visant à soigner les gays de leur homosexualité. Les services du vice-président ont démenti cette assertion, tout en cherchant à calmer le jeu. A son arrivée en Corée du Sud, M. Pence s’est adressé au patineur, publiquement via son compte Twitter :
« @Adaripp Je veux que vous sachiez que nous sommes AVEC VOUS. Ne laissez pas des “fake news” vous distraire. Je suis fier de vous et de TOUS LES GRANDS athlètes et mon seul souhait pour vous et de toute la #TeamUSA est de ramener l’or à la maison. Allez les chercher ! »
Le tweet du vice-président américain a été publié quelques heures après que USA Today a assuré, en citant des sources anonymes, que le patineur avait refusé de le rencontrer en janvier. Ce que la vice-présidence a également démenti.
Cette polémique rappelle que, même dans une période où chaque pays est censé être uni derrière ses champions, les divisions politiques américaines se résorbent difficilement.
« Pas mes valeurs »
Pour chaque question sur ses performances sportives, Adam Rippon a aussi droit à une question sur Mike Pence. S’il ne les évite pas, il répète qu’il ne veut pas que cette histoire occulte celle, plus importante à ses yeux, des patineurs et patineuses américaines. « Je maintiens ce que j’ai dit, mais je crois que l’heure est aux compétitions olympiques », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.
« Ça a attiré beaucoup d’attention sur mes coéquipiers, et je ne veux pas les distraire. Je ne veux pas que mon expérience olympique se résume à Mike Pence. »
Adam Rippon est le premier patineur ouvertement gay à représenter les Etats-Unis à des Jeux olympiques, mais se définit avant tout « comme un olympien, pas un olympien gay ». « Et maintenant, je suis un médaillé olympique qui se trouve être gay. L’un n’a aucun rapport avec l’autre. Ce qui aide, c’est d’avoir des sourcils canons », a-t-il dit.

I was recently asked in an interview what its like to be a gay athlete in sports. I said that it’s exactly like bei… https://t.co/zg3iUuqjqE— Adaripp (@Adam Rippon)


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Le patineur compte bien ajouter une médaille individuelle à son palmarès. Mais quoi qu’il arrive, il ne compte pas se rendre à la traditionnelle réception organisée à la Maison Blanche pour les sélectionnés olympiques, car il ne « pense pas que l’administration actuelle représente les valeurs que l’on m’a enseignées quand j’ai grandi ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Tombé malade après son titre olympique, le roi du biathlon a commis deux fautes par manque de lucidité sur son dernier tir. Il a le sentiment d’avoir offert l’or à son rival Johannes Boe.
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JO 2018 : Martin Fourcade, héros fatigué

Tombé malade après son titre olympique, le roi du biathlon a commis deux fautes par manque de lucidité sur son dernier tir. Il a le sentiment d’avoir offert l’or à son rival Johannes Boe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h57
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Des traces d’humanité ont été trouvées chez Martin Fourcade : jeudi 15 février, le triple champion olympique de biathlon a commis deux fautes d’affilée à la toute fin d’un 20 km qu’il s’apprêtait à remporter avec plus d’une minute d’avance. Ce n’est pas le vent, ce n’est pas un problème de carabine, c’était seulement une erreur comme il n’en avait pas commis depuis plusieurs années dans un grand championnat.
Un manque de lucidité immédiatement attribué à la fatigue. Car oui, Martin Fourcade peut être fatigué. Il a le regard noir et la voix sèche, loin de l’air ahuri affiché après son sprint raté, lorsqu’il attribuait encore ses trois erreurs au tir à un phénomène paranormal ou météorologique. Ce jeudi soir, la colère dont il dit avoir besoin pour rebondir sur la course suivante est là, palpable.
« Je n’étais vraiment pas bien, c’était vraiment difficile. Sur les skis, c’était une sale journée pour moi, je me suis battu tout le long. Il y a quatre secondes de la course où je me bats pas et… c’est de la colère. Il n’y a pas de réaction, d’électrochoc après la première faute. Je n’ai pas réussi à conserver le niveau d’attention que requiert le haut niveau. (…) Je donne un titre olympique. »

   


Un confrère ose : « Le match avec Johannes [Boe] est relancé ? » « Non, pas à mon goût », répond Fourcade en s’en allant. Il n’y a pas match, pour lui, car l’affaire était entendue jusqu’à cette 18e balle : il restait le roi des Jeux, et Johannes Boe un lointain poursuivant, encore empêtré dans ses difficultés au tir (une faute au premier, couché, et une autre au dernier, debout). Puis Fourcade met une balle à la limite inférieure de la cible, qui ne tombe pas. Une minute de pénalité.
Au lieu de se repositionner – il a le temps, le titre reste sien –, il enchaîne une deuxième balle, elle aussi trop basse, à gauche. Le titre est passé, le podium passera avec les passages de Jakov Fak et Dominik Landertinger, auteurs de deux 20 sur 20 face aux cibles.

        Lire aussi :
         

                Martin Fourcade : « Rejoindre Jean-Claude Killy et Tony Estanguet, ça signifie beaucoup »



« Il aurait dû se reprendre »
« Il aurait dû se reprendre, confirme Franck Badiou, son entraîneur du tir. Ce n’est pas du tir couché dans le vent. Il y a moyen de se dire, bien à l’abri, “Celle-là mérite un peu plus d’attention”. Or les deux sont parties presque dans la même déflagration. (…) Martin, même au bout d’une individuelle, a normalement plus de peps et de réaction que ce qu’il a eu là. »
Franck Badiou ne se souvient pas de deux fautes consécutives, dans une individuelle où les fautes comptent tant, dans un grand championnat. Son prédécesseur Siegfried Mazet, désormais entraîneur des Norvégiens et à ce titre soulagé par la première médaille, en or, de ces Jeux, doit remonter à 2010 ou 2011. Et encore, sur une Coupe du monde.
Siegfried Mazet connaît son Fourcade sur le bout des doigts. Il ne s’attendait pas à un tel cadeau et l’imaginait même intouchable sur cette individuelle, loin devant ses Norvégiens incapables de fauter moins de deux fois.
« Je pense qu’il s’est dit qu’il avait une balle de marge. Et qu’à partir du moment où il rate la quatrième, il se dit “C’est bon, la cinquième je la mets et c’est bâché”. »
Sous antibiotiques mardi
L’explication de cette absence de lucidité réside peut-être dans les quatre heures de sollicitations médiatiques ayant suivi son titre de la poursuite, lundi soir. Il avait rejoint son lit à 3 heures du matin et en était tiré à neuf par une gorge enflammée le privant de grasse matinée.
Le médecin de l’équipe de France l’a alors mis sous antibiotiques, révèle l’entraîneur Stéphane Bouthiaux, ainsi qu’Anaïs Bescond, médaillée de bronze quelques heures plus tôt et victime du même mal. « Le médecin a vite réagi mais je pense qu’on est passé à deux millimètres de la catastrophe », dit Bouthiaux. En 2014, le Français était aussi tombé malade après son deuxième titre olympique, et souffrait d’une sinusite au matin de la mass-start… qu’il avait tout de même finie à trois centimètres du vainqueur Emil Svendsen.
La trachéite de Pyeongchang était, elle, en voie de disparition dès mercredi. Franck Badiou l’a vu « facile à l’entraînement, une démonstration ». Elle constitue pourtant un début d’explication à ces jambes répondant moins bien que d’habitude, à cette perte de concentration au bout du quatrième tir. « Il n’a pas l’habitude de faire des courses où il se donne à 100 % tout le temps, explique son coéquipier Antonin Guigonnat (23e). D’habitude, il gère toujours son niveau, qui suffit pour gagner. Là, il m’a dit qu’il était à fond dès les 100 premiers mètres. »
« Ce n’est pas une excuse, puisque j’ai bien réussi à me remettre en jeu sur une grande partie de la course », insiste Martin Fourcade. De fait, son temps de ski, à vingt-deux secondes de Johannes Boe, est loin d’être ridicule. Mais il lui a fait perdre sa maîtrise habituelle.
Le Français dispose désormais de deux soirs sans course avant de livrer à Johannes Boe un véritable duel, sur la « mass start », dimanche. Il est souvent dit que le Français est imbattable lorsqu’il est en colère. Mais le scénario d’un Martin Fourcade en colère et fatigué a, lui, moins de précédents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Français a terminé cinquième d’une course remportée par son grand rival, le Norvégien Johannes Boe.
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JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade abandonne son titre sur le 20 km individuel

Le Français a terminé cinquième d’une course remportée par son grand rival, le Norvégien Johannes Boe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h34
   





                        



   


Le Norvégien Johannes Boe a remporté, jeudi 15 février, l’épreuve de l’individuel de biathlon, son premier titre olympique, alors que le grand favori Martin Fourcade n’a pu faire mieux que 5e, aux JO 2018 de Pyeongchang.
Bø, principal rival de Fourcade cette saison, a devancé le Slovène Jakov Fak, et l’Autrichien Dominik Landertinger. Fourcade, en tête des classements intermédiaires, a perdu toute chance de victoire en commettant deux fautes lors de ses deux derniers tirs.

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade, maître du jeu



Martin Fourcade laisse ainsi passer l’occasion de devenir le Français le plus titré de l’histoire des JO d’hiver, lui qui avait rejoint lundi Jean-Claude Killy avec une troisième médaille d’or, avec son sacre en poursuite.
« J’ai été très nul »
En tête tout au long de la course, Fourcade peut enrager. « C’est beaucoup de colère ce soir », a lâché Fourcade au micro de France Télévisions. « C’est de la colère contre moi-même parce que j’ai été très nul sur ces deux dernières balles. Il ne se passe rien, il n’y a pas de réaction. Aujourd’hui il m’a manqué de la force », a-t-il dit.

Sport de merde...mais c’est pour ça qu’on l’aime tant!— martinfkde (@Martin Fourcade)


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Johannes Boe a eu le mérite d’y croire jusqu’au bout. Impressionnant sur les skis, il a pourtant cédé du terrain rapidement en fautant dès le premier passage sur le pas de tir, soit une minute de pénalité dans cette épreuve qui mélange tirs et 20 km de ski de fond. Quand Boe a également loupé une cible au dernier passage, l’affaire semblait entendue. Mais quelques minutes après, Fourcade craquait.
Ce n’était pas pour autant la délivrance pour Boe, car Fak et Landertinger, impeccables aux tirs (20/20), pointaient quelques secondes devant lui à l’amorce du dernier tour. Peine perdue, les deux hommes cédaient du terrain pour finalement laisser Boe, 24 ans, exulter.
Il reste encore à Fourcade trois occasions de convertir ses efforts en or, et de dépasser Killy. Dès dimanche, avec sa meilleure chance, la mass start. Puis avec les deux relais : le mixte mardi 20, puis le masculin vendredi 23 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.
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En Suède, le club d’Östersund est passé en première division, grâce au théâtre


                      En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h03
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        
Une équipe de football, enchaînant jetés, chassés et pas de deux, dans une adaptation moderne du Lac des cygnes, de Tchaïkovski. L’image est irrésistible. Elle aurait pu rester une simple anecdote, un petit coup de com’sympathique pour briser la réputation d’une discipline gâtée par l’obsession du fric et de l’image.
Sauf qu’à Östersund, en Suède, on en est convaincu : c’est bien grâce à une approche différente, fondée sur la culture, et au talent de l’entraîneur britannique Graham Potter que l’ÖFK (Östersunds Fotbollsklubb) est parvenu à se hisser parmi l’élite du foot suédois. Embourbé en quatrième division, il y a huit ans, le club s’est même qualifié pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa, la « petite » Coupe d’Europe.
Le 15 février, le club devait ainsi accueillir Arsenal et ses stars internationales sur la pelouse synthétique de sa Jämtkraft Arena, avant un match retour à Londres le 22. Une petite consécration, après avoir déjà battu Bilbao, Berlin et Galatasaray. Quelques jours plus tôt, des employés s’affairaient dans les gradins, pour y dégager la neige, en attendant ce grand moment.

Un froid glacial s’est abattu sur la ville de 50 000 habitants, recouverte d’un épais manteau blanc. Dans cette ancienne cité militaire, à 400 km à peine au sud du cercle polaire, le seul événement sportif notable de l’année était, jusqu’à l’envol de l’ÖFK, une étape annuelle de la Coupe du monde de biathlon.
L’histoire de l’ÖFK commence en 1996, quand un groupe d’enthousiastes décide de créer une équipe capable d’évoluer en Superettan, la deuxième division suédoise. L’apprentissage est rude : quatre ans plus tard, le club est relégué en quatrième division, et la direction démissionne.
Mais un homme, Daniel Kindberg, ex-militaire et « serial entrepreneur » local, arrive en deus ex machina. Et il décide de fixer une barre encore plus ambitieuse, qui semble alors un peu farfelue : la qualification en Ligue des champions,...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La soirée du XV de France après sa défaite en Ecosse laisse encore beaucoup de questions en suspens.
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Rugby : la nuit toujours obscure des joueurs du XV de France à Edimbourg

La soirée du XV de France après sa défaite en Ecosse laisse encore beaucoup de questions en suspens.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 14h00
   





                        



   


Le brouillard persiste dans le ciel d’Edimbourg. Depuis cette nuit du dimanche 11 au lundi 12 février, la soirée du XV de France après sa défaite en Ecosse laisse encore beaucoup de questions en suspens.
Pour donner le change, et parce qu’elle semble dépassée par le cours des choses, la Fédération française de rugby (FFR) a « décidé de diligenter une enquête interne afin de faire la lumière sur le déroulé de la soirée » passée dans une boîte de nuit de la capitale écossaise, a-t-elle annoncé dans un communiqué, mercredi 14 février, au beau milieu du Tournoi des six nations.
Ce que l’on sait
Lundi matin, au lendemain de leur défaite face aux Ecossais, l’avion qui devait ramener les Bleus en France a été bloqué sur le tarmac de l’aéroport d’Edimbourg. Six joueurs en ont été extraits : Anthony Belleau, Jonathan Danty, Félix Lambey, Louis Picamoles, Rémi Lamerat et Yacouba Camara. Ils ont été entendus dans la journée par la police écossaise comme témoins potentiels après le dépôt d’une plainte pour « agression sexuellle », selon L’Equipe ; une plainte retirée, par la suite, avec une « rapidité surprenante », ajoute le quotidien sportif.
La police écossaise a conclu après investigation qu’« aucun crime » n’avait « été commis » dans la soirée de dimanche à lundi.
Par ailleurs, dans un dossier qui semble distinct, elle a indiqué n’avoir eu vent d’aucune bagarre impliquant des joueurs en boîte de nuit, à l’inverse de ce qu’indiquaient plusieurs médias français.
Après leur soirée, deux autres joueurs sont pourtant bien apparus avec le visage endolori : il s’agit d’Arthur Iturria et Geoffrey Palis. Mardi, le premier nommé a justifié ses points de suture et sa blessure au nez par… une chute dans sa chambre d’hôtel. Le second a avancé une explication tout aussi étonnante, expliquant avoir malencontreusement cogné sa tête contre… une lampe.
Ceux qui ont été exclus
Initialement, le sélectionneur du XV de France devait communiquer dès lundi sa liste de joueurs retenus pour affronter l’Italie, le 23 février. Finalement, Jacques Brunel l’a annoncée mardi. Il a décidé d’exclure du groupe, pour une durée d’un match, plusieurs joueurs du XV de France. Cinq des six joueurs entendus par la police ont été sanctionnés, tous, donc, à l’exception de Yacouba Camara.
Trois autres joueurs, qui n’ont pourtant pas fait l’objet d’un interrogatoire, figurent également parmi les fêtards exclus avant le match contre l’Italie : Teddy Thomas (auteur de deux essais contre l’Ecosse), Arthur Iturria et Sekou Macalou.
Selon le quotidien L’Equipe, Yacouba Camara aurait été confondu par la police avec Sekou Macalou, ce qui expliquerait pourquoi le second a été sanctionné par la FFR, et non le premier.
Pour aucun de tous ces joueurs, jeunes pour la plupart, la « fédé » ne développe un motif précis. « Par ce comportement inapproprié, ils n’ont pas respecté leur statut de joueur international et les devoirs qui en découlent », élude simplement le communiqué fédéral.
Malgré sa blessure mystérieuse, Geoffrey Palis fait, lui, bien partie du groupe retenu face à l’Italie. Enfin, précisons que le cas d’Alexandre Lapandry fait figure d’exception : le joueur a lui aussi été retiré du groupe pour préparer le prochain match, mais son départ relève d’un simple choix tactique et n’aurait a priori rien à voir avec la soirée d’Edimbourg.
L’embarras de la « fédé »
La FFR se serait bien passée de cette affaire. Déjà fragilisé par des soupçons de conflits d’intérêt visant Bernard Laporte et une série d’un an sans victoire sur le terrain, le rugby français se retrouve donc à traiter un nouveau dossier sensible.
L’affaire met encore une fois les dirigeants de la FFR face à leurs limites. Son président, Bernard Laporte, avait indiqué lundi que les événements survenus à Edimbourg n’étaient « pas méchants ». Mercredi soir, devant l’ampleur grandissante du dossier, il s’est donc pourtant résigné à ouvrir une enquête interne.
Cette enquête sera confiée à une « commission ad hoc », sous la conduite de Christian Dullin, secrétaire général de la FFR. Elle « devra rendre un rapport qui permettra le cas échéant, sur des faits établis, de saisir les organes compétents de la FFR à des fins de sanctions personnalisées », a ajouté la fédération.
Parmi les éléments à éclaircir, reste à déterminer si ou non les joueurs du XV de France avaient bien reçu préalablement l’autorisation de sortir en ville dimanche soir après leur défaite et après le traditionnel « pot du président », organisé à l’hôtel comme il est d’usage. D’après L’Equipe, un dirigeant fédéral aurait bien accordé son aval, mais sans faire partie pour autant du staff technique. Un point à clarifier qui ajoute au flou ambiant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde » revient sur le mythe fondateur de la Corée qui explique le choix des mascottes mais aussi la symbolique de la montagne au moment où le Sud accueille les Jeux d’hiver.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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JO 2018 : Un tigre, une ourse et la montagne

Dans sa chronique, Philippe Pons, journaliste au « Monde » revient sur le mythe fondateur de la Corée qui explique le choix des mascottes mais aussi la symbolique de la montagne au moment où le Sud accueille les Jeux d’hiver.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h44
    |

            Philippe Pons (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Chronique. La Corée était prédestinée à accueillir un jour les Jeux olympiques d’hiver : c’est un pays où la montagne est omniprésente. Couvrant 70 % du territoire de la péninsule, visible de partout ou presque, elle est un élément fondamental de la culture locale : des mythes, aux contes populaires, en passant par la poésie et l’iconographie. Ce n’est pas un hasard si les deux mascottes des Jeux de Pyeongchang sont des animaux des forêts et des monts : Soohorang, le tigre blanc comme neige, et Bandabi, l’ours noir.

Tous deux sont des figures des mythes fondateurs. Un jour, las de leur sort d’animal, un tigre et une ourse implorèrent Hwanung, fils du dieu du ciel descendu sur Terre, de les transformer en êtres humains. Celui-ci leur donna vingt gousses d’ail et de l’armoise pour toute nourriture pendant les cent jours où ils devaient rester au fond d’une grotte. Le tigre s’enfuit au bout de quelques jours. L’ourse endura l’épreuve et se transforma en jeune femme.
Hwanung l’épousa et de leur union naquit le légendaire roi Tangun, qui aurait fondé en 2033 av. J-C. le royaume de Corée qu’il nomma choson : le « pays du matin clair », devenu pour les Occidentaux le pays du Matin-Calme. Après sa mort, Tangun, monté au ciel, devint l’esprit de la montagne (sansinryong) auquel est voué un culte qui a tendu à se confondre avec la vénération des ancêtres.
Energie spirituelle
Epine dorsale de la péninsule, la montagne, avec ses paysages hostiles et grandioses, frappa les premiers voyageurs : le Français Georges Ducrocq évoque ainsi, en 1901, « un pays rugueux, découpé comme un échiquier par des montagnes qui lèvent dans tous les sens leurs têtes sourcilleuses ». On ne saurait mieux décrire les monts de Diamant, en Corée du Nord, situés à 80 kilomètres au nord de Pyeongchang à vol d’oiseau : hérissés de pics noyés dans la brume au petit jour, avec leurs gorges et chutes d’eau, ils constituent l’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Revenu de nombreuses blessures, le Norvégien de 35 ans a remporté le seul titre qui manquait à son palmarès... et à celui du ski norvégien. Il devance son compatriote Jansrud et le Suisse Feuz.
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JO 2018 : Aksel Lund Svindal, colosse fait de rouille et d’or

Revenu de nombreuses blessures, le Norvégien de 35 ans a remporté le seul titre qui manquait à son palmarès... et à celui du ski norvégien. Il devance son compatriote Jansrud et le Suisse Feuz.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 13h47
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Il y a deux ans, c’est de son lit d’hôpital qu’Aksel Lund Svindal avait regardé son ami Kjetil Jansrud remporter la descente de Coupe du monde de Pyeongchang. Cela lui arrive souvent. Le Norvégien affirme qu’il n’aime pas les blessures, si fréquentes chez les skieurs, mais qu’il apprécie le combat qui le ramène invariablement au sommet du ski mondial.
Jeudi 15 février, sur la piste sud-coréenne qu’il n’a pourtant découverte que le week-end passé, il a remporté le titre qui lui manquait : celui de la descente olympique, qui parachève le palmarès le plus complet de ce début de siècle, de la vitesse au géant. Voilà Aksel Lund Svindal plus vieux champion olympique de ski alpin de l’histoire, à l’âge de 35 ans.

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 - le récap de la nuit : Vaultier toujours champion, Shiffrin et les Norvégiens dominent le ski



Il y avait plus de soulagement que d’effusions au sein de l’innombrable encadrement norvégien présent dans la zone d’arrivée de la descente de Jeongseon. Les cadres techniques n’auront plus à répondre à la lancinante question de la presse nationale : quand la Norvège, pays le plus titré de l’histoire des Jeux d’hiver, décrochera-t-elle enfin l’or dans l’épreuve reine, qui lui a plusieurs fois échappé de quelques centièmes de seconde ?
Homme-sandwich
L’anomalie, Aksel Lund Svindal l’a dit, ne l’empêchait pas de dormir. Mais l’ancien a réglé la question et en cas de problème, son ami Jansrud l’aurait fait pour lui : impeccable sur le haut du parcours, le champion olympique du super-G de Sotchi n’a été devancé par son compatriote, plus rapide, que dans les derniers hectomètres. A l’arrivée, douze centièmes de seconde les séparaient et la troisième place du Suisse Beat Feuz, meilleur descendeur de la saison, dessinait un podium parfait.
Le parcours que l’on annonçait trop facile et ouvert aux surprises a finalement sacré le meilleur glisseur du monde. Un homme aux pieds en or qui, malgré sa stature de grizzly et son aérodynamique discutable, n’a pas son pareil pour prendre de la vitesse au fil des courbes. La neige très froide et abrasive des pistes de Pyeongchang, facile à skier et donc piégeuse, s’apparente à celle que les Norvégiens rencontrent chez eux, ainsi qu’en Amérique du Nord, où Aksel Svindal a ses habitudes. Il formait avec la descendeuse Julia Mancuso le couple le plus glamour du circuit – ils sont désormais séparés –, il donne à son amie Lindsey Vonn des conseils matrimoniaux et le géantiste Ted Ligety est de ses amis : le champion olympique de descente tient plus de l’Américain comique et bon client que du Norvégien fermé comme une huître.
Une chute à plus de 120 km/h sur la dangereuse Birds of Prey de Beaver Creek (Etats-Unis) le laissait inconscient, le dos cassé, le visage fracturé, une énorme entaille dans le fessier causée par son propre ski.
Depuis quinze ans qu’il balade ses spatules dans les hôtels des stations alpines, le colosse est devenu le visage avenant de nombreuses marques associées au luxe et aux sports d’hiver. Plus sûrement que Marcel Hirscher, son contemporain, pourtant le meilleur skieur de tous les temps, Aksel Svindal est l’homme-sandwich de la Fédération internationale de ski : son anglais et son allemand – il vit à Innsbruck, en Autriche – sont impeccables, ce qui lui permet de couvrir la totalité des pays de ski, et son histoire est vendeuse.
Le Norvégien est revenu de tout. Sa mère, skieuse de haut niveau, est morte en couches lorsqu’il avait 8 ans, le bébé ne lui survivant que dix-huit mois. Bjorn Svindal et ses fils Aksel et Simen se sont alors réfugiés dans le ski, dans les montagnes de Geilo, au centre de la Norvège où la famille disposait d’une hytte (petit chalet).
A 19 ans, Aksel Svindal débutait en Coupe du monde, et son petit frère suivait ses traces lorsqu’un accident lui brisa les vertèbres, ainsi que sa carrière de skieur. En 2007, la trajectoire de celui qui était, déjà à l’époque, le meilleur skieur du monde aurait pu s’arrêter, elle aussi : une chute à plus de 120 km/h sur la dangereuse Birds of Prey de Beaver Creek (Etats-Unis) le laissait inconscient, le dos cassé, le visage fracturé, une énorme entaille dans le fessier causée par son propre ski.

   


Après trois semaines d’hôpital et dix mois de convalescence, il remportait la saison suivante la descente et le super-G de Beaver Creek. Depuis, ce sont ses genoux qui lui ont causé soucis et saisons blanches. « C’est la première fois que je skie en février depuis quatre ans », s’est-il amusé après sa victoire. Il s’est à peine entraîné, hors compétition, en décembre et janvier, glisse son entraîneur suisse Reto Nydegger. « On fait super attention à son genou droit. Il s’en occupe au moins une heure par jour et fait beaucoup de vélo d’intérieur, tous les matins et après le ski. » Aksel Svindal « s’économise, vit sur ses acquis, parce qu’il sait qu’il va pouvoir le faire le jour de la course », souligne Luc Alphand, ex-meilleur descendeur du monde.
La revanche du duel entre Aksel Svindal et Kjetil Jansrud devait avoir lieu vendredi au même endroit, à l’occasion du super-G. Avec les mêmes favoris. En cas de victoire du second, l’affaire pourrait se régler aux jeux vidéo, mais il paraît que dans cette discipline, Kjetil Jansrud est imbattable.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Pour une fois pas de vent, mais les skieurs français n’ont pas pu profiter de la belle météo, contrairement à d’autres.
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JO d’hiver 2018 - le récap de la nuit : Vaultier toujours champion, Shiffrin et les Norvégiens dominent le ski

Pour une fois pas de vent, mais les skieurs français n’ont pas pu profiter de la belle météo, contrairement à d’autres.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h53
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Pour une fois pas de vent sur les monts de Pyeongchang, mais les skieurs français n’ont pas pu profiter de la belle météo. Ni Tessa Worley ni les descendeurs, qui terminent tous loin de leurs podiums respectifs. Pour les médailles françaises il fallait compter cette nuit sur Pierre Vaultier, l’empereur du snowboardcross qui n’a pas deçu. Survolant les qualifications, il a dynamité sa finale et s’est facilement imposé pour conserver son titre.
En attendant les 10 km (F) de ski de fond, et surtout les deux courses de biathlon messieurs et dames (à suivre en direct sur LeMonde.fr dès 10 heures) voici le résumé de la nuit olympique.

        JO d’hiver :
         

          Revivez la nuit du 15 février



Pierre Vaultier en son royaume du snowboardcross

   


Au terme d’une course magnifique, menée de bout en bout, Pierre Vaultier est resté maître du snowboardcross olympique. Le Français a conservé son titre et a apporté à la France sa 6e médaille de ces Jeux olympiques.
A 30 ans, Vaultier reste au sommet de son sport, en étant actuellement leader d’une Coupe du monde dont il est le champion en titre. Après sa victoire, il a dit sur France Télévisions :
« La journée s’achève très bien. C’est une belle deuxième médaille d’or. J’ai du mal à dire ce que je ressens, je suis au bord des larmes depuis que j’ai passé la ligne d’arrivée. Ce sont de grosses émotions »

        Notre portrait :
         

          Pierre Vaultier, double champion olympique, un stratège en or



Après des séances de qualification où il a été dominateur, une chute en demi-finale a failli arrêter cette ascension qu’il avait déjà faite, il y a quatre ans, à Sotchi.
« J’avais une bonne étoile, quand on voit ce qui s’est passé en demi-finale. J’étais dans le coup, mais j’ai eu un coup de malchance. C’était assez inattendu de me retrouver par terre et de passer en finale. Mon coach m’a dit : Tu as une bonne étoile, il ne peut plus rien t’arriver. Tu fracasses le run et puis personne ne pourra rien dire. Eh bien, c’est le cas »
Il finira par se qualifier pour la finale, en 3e place. Derrière lui, l’Australien Jarryd Hughes et l’Espagnol Regino Hernandez se partagent le podium.
Shiffrin impressionne, Tessa Worley aura des regrets

   


La finale du géant féminin a commencé par une déception, au moins côté français. La grande favorite, Tessa Worley, a complètement raté sa première manche, finissant loin derrière les meilleures. Un retard qu’elle n’a pu rattraper, malgré une deuxième manche fulgurante qui a fait remonter la championne du monde en titre de la discipline à une décevante 7e place.
« J’étais hyper déçue de ma première manche, fallait tenter le tout pour le tout, a-t-elle dit sur France Télévisions après sa deuxième manche. Ce n’était pas parfait, mais j’ai une bonne avance, à voir jusqu’à où ça peut me mener ». Ça l’a menée à quelques places du podium, devant l’Italienne Manuela Moelgg, meilleur temps de la première manche qui a craqué ensuite, mais derrière l’Italienne Federica Brignone, en bronze, la Norvégienne Ragnhild Mowinckel en argent, et l’impressionante Mikaela Shiffrin, en or.

Immense Mikaela Shiffrin ! L'Américaine remporte la médaille d'or olympique dans le géant femmes. De quoi voir sere… https://t.co/UjK7CpLurZ— francetvsport (@France tv sport)


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Il est logique que l’Américaine ait conservé son titre de Sotchi, tant elle a dominé en Coupe du monde, et tant elle a survolé la compétition lors de la seconde manche. Mikaela Shiffrin a une médaille autour du cou, il lui en reste quatre autres pour remplir son pari : en gagner dans chaque discipline de l’alpin où elle est en lice. Ça commence dès demain sur le slalom, sa spécialité.
Un podium norvégien en descente

   


Ce soir à Pyeongchang, la descente était norvégienne. Aksel Lund Svindal, médaillé d’argent 2010, est devenu le premier Norvégien à être en or en descente, et, au passage, devient, à 35 ans, le plus vieux champion de ski alpin. Derrière lui, son compatriote Kjetil Jansrud prend l’argent et le Suisse Beat Feuz, leader de la Coupe du monde de descente, prend le bronze.

Aksel Svindal en or dans la descente hommes ! Le Norvégien de 35 ans s'impose devant son compatriote Jansrud et le… https://t.co/pA4jftOOBn— francetvsport (@France tv sport)


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Après sa victoire, le Norvégien a déclaré :
« C’est une grande émotion. Je n’arrive pas y croire, faire mieux que Kjetil Aamodt (2e en 1994) et Lasse Kjus (1998, 2002). C’est un jour aussi particulier avec ce doublé »
« Perdre contre ces deux Norvégiens n’a rien d’infamant pour moi, ils s’imposent un peu partout depuis des années », a concédé Beat Feuz. Les Français n’ont rien pu faire lors de cette descente, mal à l’aise avec une neige qui, par sa consistance, favorisait les skieurs norvégiens. La plupart terminent loin, loin des premières places :
Brice Roger est 8e à 1’14Johan Clarey 18e à 2’14Maxence Muzaton 23e à 2’71Adrien Théaux 26e à 2’74
Brice Roger, malgré une belle 8e place, s’est dit « frustré » après la descente :
« Frustré de ne pas être allé chercher les trois premières places, mais les deux molosses devant, sur cette neige, ils savent faire. »
Quant à Adrien Théaux, que les entraîneurs français considéraient comme la meilleure chance française, il s’est dit déçu. « Mais il faut déjà rebondir, il y a des courses demain », a-t-il relativisé, référence au Super-G qui se profile.
Massot et Savchenko, champions olympiques de patinage en couples

   


Bruno Massot et Aljona Savchenko, d’origine française et ukrainienne respectivement, ont été sacrés à l’issue d’un programme libre qui les aura propulsés à la première place, devant les Chinois Sui et Han et les Canadiens Duhamel et Radford. Les Français Vanessa James et Morgan Ciprès terminent 5es.

La 5ème place pour le couple de français Vanessa James et Morgan Cipres. La jeune femme de 30 ans a lourdement chut… https://t.co/F6i152ue9u— francetvsport (@France tv sport)


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Deuxièmes après le programme court mercredi, les Russes sous bannière olympique Evgenia Tarasova et Vladimir Morozov, tout récemment sacrés champions d’Europe, finissent quatrièmes.
Il s’agit de la troisième médaille olympique pour Savchenko, après deux bronzes consécutifs, et de la première pour Massot, né en Normandie et naturalisé allemand en 2017. Pour l’Allemagne, c’est la 8e médaille de ces JO, le meilleur bilan à Pyeongchang.

        Notre portrait :
         

          Bruno Massot, le patineur normand, devenu allemand pour poursuivre son rêve olympique




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le biathlète remettait son titre en jeu dans l’épreuve du 20 km. Avec deux erreurs au dernier tir debout, le Français a terminé à la 5e place.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Déjà sacré à Sotchi, le Haut-Alpin a gardé son titre olympique de snowboardcross mercredi. Un aboutissement pour ce perfectionniste.
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JO d’hiver 2018 : le snowboardeur Pierre Vaultier, double champion olympique, un stratège en or

Déjà sacré à Sotchi, le Haut-Alpin a gardé son titre olympique de snowboardcross mercredi. Un aboutissement pour ce perfectionniste.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 07h55
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 14h40
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


« On ne se fatigue jamais du rêve olympique ». L’été dernier, alors qu’il préparait ardemment ses quatrièmes Jeux olympiques (après Turin en 2006, Vancouver, 2010 et Sotchi, 2014), Pierre Vaultier nous confiait ce qui l’animait. Le snowboardeur français est devenu, jeudi 15 février à Pyeongchang, champion olympique en snowboardcross pour la seconde fois d’affilée, s’imposant au terme d’une journée maîtrisée, en dépit d’une chute en demi-finale.
Déséquilibré par un concurrent, le Briançon a cru voir s’envoler ses rêves de doublés. « Je ne me suis jamais qualifié en déchaussant, confiait-il après la finale. Et ça m’a semblé une éternité, j’avais l’impression d’être en enfer. Tout s’est écroulé. Mais je ne me suis pas démonté ». Et s’est qualifié in extremis, avant de planer sur la finale.
Piste s’élançant du haut de la montagne et serpentant, tel un torrent, jusqu’à son pied, le snowboardcross (ou bordercross) est aisé à appréhender : le premier arrivé en bas a gagné. Mais au cœur des creux, des bosses et des virages, la stratégie prime. Et dans cette « épreuve de confrontation », Vaultier est le maître. « De la trempe d’un Shaun White, de quelqu’un qui domine son sport et qui le reste, malgré son vieil âge », selon son coéquipier Ken Vuagnoux, chacun de ses runs (manches) est minutieusement préparé.
Son coach en équipe de France, Kevin Strucl, salue « un stratège ». D’autres louent son approche mathématique. Choisir parmi mille scénarios possibles – suivant les profils des adversaires sur lesquels l’expérimenté Vaultier a accumulé une base de données quasi encyclopédique – quel plan d’attaque choisir, et le réaliser. Voilà le quotidien d’une compétition de bordercross qui, si elle ressemble à « du Mario Kart sur neige » (la formule est de Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique de skicross à Sotchi), n’est pas moins stratégique qu’une partie d’échecs.
« Miracle »
Pierre Vaultier est du genre obstiné. Et pour lui, seule la victoire est belle. Annoncé forfait pour les Jeux olympiques de Sotchi après sa rupture d’un ligament croisé du genou fin décembre 2013, le Français a rebondi. Non content de revenir à temps, choisissant de ne pas se faire opérer et de surfer avec une attelle, il remporte l’or olympique. « Un miracle », estime le Haut-Alpin à chaud.
Quatre ans ont passé, et de miracle il n’est plus question. De minutieuse préparation, si. A 30 ans, l’athlète de Serre-Chevalier ne laisse rien au hasard. Le prix à payer pour se maintenir au sommet en dépit d’un corps perclus de blessures. Car la liste de ses séquelles est un triste inventaire. Fracture du dos en 2008, du péroné en 2011. Puis vient l’astragale (un os servant à la flexion et l’extension de la cheville) en 2012, dont il ne se remettra jamais complètement : aujourd’hui, le champion reste incapable de courir, mais se rattrape à VTT. Et enfin cette rupture du ligament croisé du genou (en 2013). Et la tête ? Pour l’instant, tout va bien, merci.
A le voir dominer de bout en bout sa compétition jeudi - en dépit d’une chute en demi-finale - sur le snowpark de Bokwang, difficile de croire que Pierre Vaultier ait pu douter de ses capacités un jour. Pourtant, le Français a connu une carrière à l’image d’une piste de bordercross : pleine de creux et de bosses.
Un côté normal

   


Perfectionniste à l’extrême, Vaultier n’arrivait pas, à ses débuts (il a commencé en 2005) à valider en compétition les promesses de ses entraînements. « Je cartonnais à l’entraînement, personne ne me faisait peur, mais je n’arrivais pas à transformer ça sur les courses à enjeux. » En cas de mauvais résultats, le Haut-Alpin se punissait, allant jusqu’à s’interdire de manger pendant quelques jours, et remettre en cause ses fondamentaux : « J’en étais arrivé à me demander comment faire un virage. »
« Pierre était victime de ses qualités, analyse Philippe Giraud, préparateur mental vers qui le champion s’est tourné en 2006. Capable d’exploiter 100 % de ses capacités à l’entraînement, mais complètement inhibé par le stress en compétition ». Depuis qu’ils collaborent, le snowboardeur a appris, non pas à se satisfaire de l’échec, mais à « ne plus détruire [ses] compétences. » Avec les résultats que l’on sait : en 2017, le natif de Briançon a complété son palmarès, remportant le titre de champion du monde de sa discipline.
Revendiquant son côté normal, et avouant n’avoir jamais rêvé de « devenir l’idole de quelqu’un », Pierre Vaultier ne cherche pas la lumière. Bien installé à Saint-Chaffrey (Hautes-Alpes) avec sa femme – l’ancienne snowboardeuse estonienne Kadri Pihla – et leurs deux jeunes enfants, il passe la moitié de l’année en Estonie. Et avait hâte, après la finale, de « prendre [son] téléphone et de leur passer un long coup de fil. »
Une chose est sûre, même trentenaire, même sans cheville, le désormais double champion olympique n’est pas près de quitter la piste. « Je vais avoir du mal à lâcher mon snow », reconnaissait-il cet été. Vu ses résultats, personne ne s’en plaindra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Malgré plusieurs changements audacieux et risqués opérés par l’entraîneur parisien, le PSG a été battu (1-3) en huitièmes de finale aller de la compétition.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/02/2018
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Ligue des champions : la défaite du PSG, pari perdu d’Unai Emery

Malgré plusieurs changements audacieux et risqués opérés par l’entraîneur parisien, le PSG a été battu (1-3) en huitièmes de finale aller de la compétition.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 03h42
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 09h53
    |

            Rémi Dupré (Madrid, envoyé spécial)








                        



   


A dix minutes près, l’audace d’Unai Emery aurait été saluée par les observateurs. Mais les changements opérés, mercredi 14 février, par l’entraîneur du Paris-Saint-Germain (PSG) n’ont, au final, guère permis à sa formation de sortir indemne du stade Santiago-Bernabeu. Sans boussole, friable, le club de la capitale s’est effondré dans les derniers instants du match, concédant une défaite (1-3) rageante sur la pelouse du Real Madrid, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions.

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Si Neymar et consorts semblent encore en mesure de renverser la table lors de la manche retour, le 6 mars au Parc des princes, un sentiment de gâchis prévaut au sein de l’effectif parisien. Plutôt que de s’attarder sur les occasions manquées par le trident offensif Neymar-Mbappé-Cavani, Emery a préféré pester, en conférence de presse, contre les décisions litigieuses de l’arbitre italien Gianluca Rocchi. « L’équipe a fait un bon match mais le résultat est mauvais », a-t-il maugréé.
Joute anxiogène
En français ou dans sa langue maternelle, le technicien espagnol n’a en revanche pas épilogué sur son coaching et ses choix tactiques. Pourtant, le Basque aura été le principal acteur de cette joute anxiogène.
Avant de défier son homologue madrilène Zinédine Zidane, double tenant du titre, Emery s’était ingénié à brouiller les pistes. En annonçant au vétéran et milieu italien Thiago Motta (35 ans) qu’il ne serait pas du voyage à Santiago-Bernabeu, il avait déjà fait preuve d’un certain culot. L’entraîneur parisien assumait ainsi de se priver de l’expérience de son habituelle « sentinelle ». Un « taulier » au palmarès à rallonge (deux titres en Ligue des champions) mais en manque de rythme.

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Pour remplacer Motta, l’Espagnol a un temps pensé à lancer dans l’arène le chevronné Lassana Diarra, 32 ans, seule recrue hivernale du PSG et ex-pensionnaire du Real Madrid (2009-2012). Or, il a finalement jeté son dévolu sur le jeune (21 ans) Argentin Giovani Lo Celso, bluffant en Ligue 1 mais jamais titularisé jusqu’alors en Ligue des champions.
Sur le flanc gauche, Emery a également rebattu les cartes en préférant son compatriote Yuri Berchiche à Layvin Kurzawa. A 28 ans, l’ex-arrière latéral de la Real Sociedad a été soudainement propulsé sur le devant de la scène européenne alors qu’il n’avait jamais disputé le moindre match en Ligue des champions.
Prise de risque
Enfin, ultime changement notable, l’entraîneur du PSG a sidéré les observateurs en reléguant sur le banc des remplaçants son capitaine et défenseur central Thiago Silva, 33 ans. Placé au premier rang des accusés après la « remontada » (6-1) du FC Barcelone au Camp Nou, le 8 mars 2017, en huitièmes de finale du tournoi, le Brésilien, dont les fragilités psychologiques sont manifestes, a appris le matin du match à Madrid qu’il céderait sa place au jeune Presnel Kimpembé (22 ans). Etincelant lors du match aller (4-0) contre les Catalans la saison passée, ce dernier a été robuste et vigilant à Bernabeu, malgré son manque d’expérience.
En associant Kimpembé et Marquinhos en charnière centrale, Emery a pris un risque sur le plan politique : son vestiaire et ses dirigeants n’ont guère l’habitude de voir la hiérarchie ainsi bousculée. Très contrarié, maussade, Thiago Silva n’a d’ailleurs pas pris part à l’échauffement avec les « coiffeurs » avant le coup d’envoi.

   



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Soucieux de rajeunir ses troupes face au défi athlétique proposé par le Real Madrid, l’audacieux entraîneur du PSG n’a pas été récompensé. Loin de là. A l’instar de Yuri Berchiche, Giovanni Lo Celso a livré une piètre prestation. Dépassé par les événements, l’Argentin a provoqué le penalty transformé, peu avant la mi-temps, par l’inusable Cristiano Ronaldo. Son erreur a totalement relancé les Merengue et électrisé le public de Santiago-Bernabeu, paquebot ancré dans le quartier d’affaires de Madrid.
Particulièrement tendu au bord du terrain, volontiers querelleur, Emery a également étonné les spectateurs en sortant prématurément du terrain son buteur Edinson Cavani, remplacé (à la 66e minute) par le défenseur droit Thomas Meunier. Quitte ainsi à faire reculer son équipe, incapable d’endiguer les vagues du Real en fin de match.
Un fossé culturel
Les divers changements opérés par Emery ont eu aussi pour conséquence de creuser encore davantage le fossé culturel qui sépare son équipe des Madrilènes. Avec 800 matchs cumulés en Ligue des champions au compteur, le onze aligné par Zidane était nettement plus aguerri que celui composé par le technicien basque (350 rencontres, dont 106 pour le Brésilien Daniel Alves). Quatrièmes de Liga, à dix-sept points du leadeur barcelonais, les protégés de « ZZ » ont fait preuve d’autorité. Dos au mur, Cristiano Ronaldo (33 ans), auteur d’un doublé, Sergio Ramos (31 ans), Luka Modric (32 ans) et Marcelo (29 ans), buteur, ont tenu leur rang devant un public enamouré.

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Zidane a d’ailleurs été applaudi à son entrée dans l’auditorium de Santiago-Bernabeu. Les journalistes espagnols l’ont félicité d’avoir titularisé le prodige Isco à la place de l’attaquant gallois Gareth Bale. Un choix particulièrement judicieux.
Les entrées tardives de Lucas Vasquez et de Marco Asensio ont également été saluées par l’assemblée. « La Ligue des champions est une compétition importante pour le club, a dit souriant Zidane, en position de force avant la manche retour. La victoire est totalement méritée par rapport à ce qu’on a fait, ce qu’on a préparé, mis en place. »
« Optimiste », son homologue parisien va, lui, devoir trouver la bonne formule avant la réception au Parc des princes des Merengue, douze fois vainqueurs de l’épreuve. Alors que ses dirigeants lui ont fixé comme objectif minimal de hisser ses joueurs en demi-finales du tournoi, Emery se relèverait difficilement d’une nouvelle élimination en huitièmes face à un « grand » d’Espagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le champion en titre Pierre Vaultier a fait une course parfaite pour garder sa médaille, la 6e de la France lors de ces Jeux Olympiques de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Parisiens se sont inclinés 3 à 1, mercredi, en fin de rencontre sur la pelouse du stade Santiago-Bernabeu. La qualification en quart de finale se jouera au match retour.
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Ligue des champions : les buts en vidéo de la victoire du Real face au PSG

Les Parisiens se sont inclinés 3 à 1, mercredi, en fin de rencontre sur la pelouse du stade Santiago-Bernabeu. La qualification en quart de finale se jouera au match retour.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 23h16
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 23h38
   





                        



   


Le roi n’est pas tombé de son trône : double tenant du titre, le Real Madrid a livré un match époustouflant face au PSG pour prendre un net avantage (3-1) dans le choc des huitièmes aller de la Ligue des champions, mercredi 14 février.
Attendue depuis des mois, cette affiche des huitièmes de finale de la Ligue des champions a tenu toutes ses promesses. Adrien Rabiot a ouvert le score du plat du pied pour le PSG (33e), mais Cristiano Ronaldo a répondu par un doublé (45e sur penalty, 83e), soit ses 10e et 11e buts de la saison en C1, les 115e et 116e de sa carrière dans l’épreuve reine. Et Marcelo a enfoncé le clou (87e), trois semaines avant le retour à Paris le 6 mars.

[🎞️VIDEO - BUT] ⚽️ UEFA Champions League 🏆
💥 L'ouverture du score signée Adrien Rabiot !!!!
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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C’est le gardien parisien Alphonse Areola qui a été le grand acteur de la première période parisienne, malgré l’ouverture du score de Rabiot. Il s’est interposé en un contre un face au grand Cristiano Ronaldo (28e), puis face au meilleur buteur français en Ligue des champions Karim Benzema (44e), et capté plusieurs ballons chauds dans sa surface. Il est aussi parti du bon côté sur le penalty de Cristiano Ronaldo, mais ce dernier l’avait trop bien tiré.

[🎞️VIDEO] ⚽️ UEFA Champions League 🏆
❌ Faute de Lo Celso sur Kroos dans la surface...
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Ce penalty a été provoqué par le jeune Argentin Giovani Lo Celso (21 ans), averti plus tôt dans le match pour une faute discutable à l’entrée de la surface. Titularisé par Emery au milieu de terrain en l’absence de Thiago Motta, il a vécu un baptême du feu compliqué.

[🎞️VIDEO] ⚽️ UEFA Champions League 🏆
Cristiano Ronaldo refroidit le PSG ! 😬
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Mais si Lo Celso a été en difficulté à un poste qui n’est pas le sien, Presnel Kimpembe a affiché la même assurance que lors de ses débuts européens, face à Barcelone il y a un an jour pour jour, et dégagé la sérénité d’un vieux routier du foot… Jusqu’à une mauvaise relance plein axe à l’origine du deuxième but de Ronaldo, sur un centre de Marco Asensio (83e).

[🎞️VIDEO] ⚽️ UEFA Champions League 🏆
👊 Marcelo met Paris KO !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Zidane a eu plus de réussite concernant son coaching : Isco, titularisé en lieu et place de Gareth Bale, a été un vrai poison jusqu’à sa sortie (79e), Nacho a relativement bien muselé un Neymar décevant, son 4-4-2 a causé bien des soucis au PSG à chaque début de mi-temps et les entrées en jeu ont fait de vraies différences.
Le résultat préserve encore une petite part de suspense pour la manche retour au Parc des Princes. Le 6 mars, les Parisiens devront au moins marquer deux fois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Cinq joueurs ont été entendus par la police écossaise, lundi, comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre-ville.
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XV de France de rugby à Edimbourg : la FFR annonce une enquête interne

Cinq joueurs ont été entendus par la police écossaise, lundi, comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre-ville.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 20h52
   





                        


La Fédération française de rugby (FFR) va lancer une « enquête interne » pouvant aboutir à des « sanctions » afin de « faire la lumière » sur la soirée de certains joueurs du XV de France à Edimbourg après la défaite face à l’Ecosse dimanche, a-t-elle annoncé, dans un communiqué, mercredi 14 février.
A l’issue de son rapport, la commission d’enquête pourra « sur des faits établis, saisir les organes compétents de la FFR à des fins de sanctions personnalisées », a ajouté la fédération présidée par Bernard Laporte.
L’avion du XV de France avait été bloqué lundi matin à l’aéroport d’Edimbourg et cinq joueurs en avaient été sortis (Anthony Belleau, Jonathan Danty, Félix Lambey, Louis Picamoles, Rémi Lamerat) pour être entendus par la police écossaise comme témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle commise dans le centre-ville.
« Un comportement exemplaire »
La police a conclu après investigation qu’« aucun crime » n’avait « été commis » et qu’elle n’avait pas eu vent d’une éventuelle bagarre, comme évoqué par certains médias. Le plus grand flou demeure toutefois sur ce qui s’est réellement passé dans la capitale écossaise.
Si les « auditions ont confirmé l’absence de toute infraction, ces événements ainsi que d’autres survenus dans cette même soirée ont gravement porté atteinte à l’image de la France et de son équipe de rugby », a expliqué la FFR.
« Appartenir à l’une de nos équipes de France est un honneur et exige de chacun de ses membres un comportement exemplaire et digne dont la FFR est la garante », a-t-elle, par ailleurs, poursuivi.
Des premières sanctions ont été prononcées mardi : huit joueurs (Belleau, Danty, Lambey, Picamoles, Lamerat ainsi qu’Arthur Iturria, Sekou Macalou et Teddy Thomas), sortis après la défaite, ont été exclus du groupe retenu pour affronter l’Italie vendredi 23 février à Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Real Madrid, double tenant du titre, s’est imposé in extremis, mercredi, face au PSG. Les Madrilènes l’ont emporté 3 à 1 grâce notamment à un doublé de Ronaldo.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La participation de la paire jamaïcaine aux Jeux de Pyeongchang est en suspens, à la suite du départ de l’entraîneur.
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JO d’hiver 2018 : l’équipe de Jamaïque de bob se retrouve sans coach ni… bobsleigh

La participation de la paire jamaïcaine aux Jeux de Pyeongchang est en suspens, à la suite du départ de l’entraîneur.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 19h05
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 19h16
   





                        



   


Trente ans après la participation de leurs compatriotes masculins aux JO de Calgary (Canada), qui avait inspiré les scénaristes du film Rasta Rocket, les Jamaïcaines qualifiées en bobsleigh pourront-elles s’aligner à Pyeongchang ?
La participation de Jazmine Fenlator-Victorian (pilote) et Carrie Russell (freineuse) à l’épreuve de bob à deux est en suspens, à la suite du départ brutal de leur coach, Sandra Kiriasis.
« Force extrêmement destructrice »
L’Allemande, championne olympique et quintuple championne du monde de la discipline, a claqué la porte en plein milieu des Jeux. Une décision qui ferait suite, selon la BBC, à un changement de ses attributions au sein de l’encadrement.

https://t.co/Wf3VpB9lvt— Jambobsled (@Jamaica Bobsled Team)


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Remerciant dans un premier temps Sandra Kiriasis pour « son inestimable contribution » à la présence du duo en Corée du Sud, la Fédération jamaïcaine s’est soudain faite moins laudatrice. Son président, Christian Stokes, a dépeint à l’agence de presse Reuters son ancienne entraîneuse en « force extrêmement destructrice pour l’équipe ». « Maintenant qu’elle est partie, la complémentarité est bien plus forte, les tensions sont retombées, a assené le dirigeant. Les athlètes pourront, désormais, se concentrer sur la compétition, dans un environnement plus sain. »
Réfutant tout problème relationnel dans l’équipe, Sandra Kiriasis a décrit à la BBC son départ comme l’événement « le plus décevant de [sa] carrière et de [sa vie] ».

Only way I'll watch the Winter Olympics is if  there's a Jamaican Bobsleigh team #coolrunnings https://t.co/KnRiXSe6wI— OfficialDJSutra (@SUTRA TSUNAMI)


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Problème pour la Jamaïque : le bob sur lequel le binôme devait concourir appartiendrait à l’Allemande. « De nombreuses nations nous ont proposé des équipements ou des entraîneurs, le Canada a offert de nous aider, nous leur en sommes extrêmement reconnaissants », a rassuré Kathleen Pulito, porte-parole de la fédération, à l’AFP.
La Jamaïque a jusqu’à samedi, date des entraînements, pour trouver un bob.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Aucune médaille française ce mardi 14 février. Demain, Martin Fourcade chassera une deuxième breloque, au milieu d’une journée surchargée.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : snow, tricot et Saint-Valentin

Aucune médaille française ce mardi 14 février. Demain, Martin Fourcade chassera une deuxième breloque, au milieu d’une journée surchargée.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 18h53
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
L’Américain Shaun White a conquis en patron un troisième titre olympique en half-pipe. Sacré à Turin (2006) et Vancouver (2010), le snowboardeur américain a réalisé un run démentiel, devançant le prodige japonais Ayumu Hirano – déjà médaillé d’argent il y a quatre ans à Sotchi – et Scotty James (Australie).

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Une fois n’est pas coutume, une non-Néerlandaise – Japonaise en l’occurrence – faisait figure de favorite dans une épreuve de patinage de vitesse. C’était bien mal connaître les Pays-Bas que de les imaginer laisser passer un titre dans l’anneau de Gaungeung.
Jorien ter Mors, combinaison orange donc, s’est imposée sur le 1 000 m devant deux Japonaises, Nao Kodaira et Miho Takagi. La Batave a pris une belle revanche : sacrée sur le 1 500 m à Sotchi, elle n’avait pu défendre son titre, la faute à trois compatriotes plus performantes lors des sélections nationales. Dingue.

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Jason Lamy Chappuis est bien revenu, mais il n’a pas fait de miracle. De retour sur le combiné nordique après deux ans d’absence, le Français, en or à Vancouver (2010), n’a pris que la 31e place sur le petit tremplin. Une épreuve remportée par l’Allemand Eric Frenzel, qui conserve donc son titre.
C’est au programme
Partez vite vous coucher après la lecture de la gazette, car le programme de la journée est très, très chargé. Et quelques médailles tricolores sont attendues.
La première, si le vent laisse quelque répit aux organisateurs, pourrait revenir à Tessa Worley. La Française, championne du monde de la spécialité l’an passé, compte parmi les favorites du géant, sur la piste de Yongpyong, dont la première manche s’élancera à 2 heures. La deuxième est annoncée à 5 h 45. Taina Barioz et Adeline Baud-Mugnier ne seront pas de trop, dans le camp français, pour barrer la route à l’Américaine Mikaela Shriffin, qui espère débuter enfin ses jeux.

   


Sur le site sacré de Jeongseon, la descente messieurs est programmée à 3 h 30. Adrien Théaux, Johan Clarey, Brice Roger et Maxence Muzaton seront dans le portique de départ. Une breloque n’est pas impossible.
Dans le même temps, Pierre Vaultier, tenant du titre, prendra part aux qualifications du snowboardcross, en compagnie de Ken Vuagnoux, Loan Bozzolo et Merlin Surget. Premiers runs à 3 heures. Et suite du concours jusqu’à la finale, à 6 h 45.
Le temps de régler les carabines, direction les sites d’Alpensia. Les biathlètes bleus tenteront d’embellir leur tableau de chasse, déjà décoré des deux médailles piochées par Anaïs Bescond et Martin Fourcade. Coup d’envoi de l’individuel dames (15 km) à 9 h 15. Les messieurs (20 km) partiront, eux, à partir de 12 heures.
Ouf !
C’est vu
Un fil à la patte

   


L’entraîneur de l’équipe finlandaise de snowboard a dispensé un cours de tricot en conférence de presse. Une activité qu’Antti Koskinen a l’habitude de pratiquer dans le portique de départ des compétitions, pour lutter contre le stress. Légèrement ridicule à l’écran, la danse des aiguilles en mondiovision n’a pas l’air de perturber ses athlètes : Enni Rukajärvi a décroché le bronze en slopestyle.
Un corps-à-corps

Why? https://t.co/Io1F6mmmEE— TourDeJose (@José Been)


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On cherche. Aidez-nous, vous ne serez pas de trop.
C’est dit
« Primo, terminer avant qu’ils éteignent la lumière. Deuzio, ne pas se prendre un arbre. »
Ceci n’est pas la feuille de route de Jean-Marc, favori du concours de danse disco organisé vendredi au Macumba, mais celle de Pita Taufatofua, engagé le même jour sur le 15 km de ski de fond des Jeux de Pyeongchang.

   


Le Tongien de 34 ans, qui avait fait fureur en défilant torse nu lors de la cérémonie d’ouverture, le corps plus huileux qu’un beignet sur la plage du Grau-du-Roi, se présentera au départ, avec pour seul espoir de rallier l’arrivée. Sa préparation originale – un an d’entraînement sur skis à roulettes et trois petits mois sur neige – laisse augurer une course rocambolesque.
Véritable couteau suisse du comité olympique tongien, qu’il avait représenté en taekwondo en 2016, aux JO de Rio, Pita Taufatofua s’est confié au meilleur d’entre nous, Adrien Pécout. Un papier réalisé – et à lire – topless.

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                JO d’hiver 2018 : Pita Taufatofua n’a pas froid aux yeux




So apparently it’s Valentine’s Day....I forgot all about it because I’m at the #Olympics and I’m single. Anyone els… https://t.co/0PyXdQmDJG— lindseyvonn (@lindsey vonn)


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Vous avez bien lu ! Pour nos lecteurs anglais LV8, Lindsey Vonn cherche un compagnon pour la Saint-Valentin. Pas besoin de vous précipiter sur le site d’Air France, aucun avion ne vous permettra d’arriver dans le village olympique à temps.
C’est chic Corée
La paix n’a pas de prix ? Allez dire ça à nos amis sud-coréens. Le ministère de l’unification du pays hôte a validé le règlement de l’ardoise laissée par leurs non moins amis du Nord. Total des frais : 2,6 millions de dollars (2,1 millions d’euros). Soit le coût de l’accueil d’une équipe de démonstration de taekwondo, d’une troupe d’artistes et de la déjà mythique armée de pom-pom girls.

   


Séoul a pris soin de préciser que le paiement s’était fait en concertation avec ses homologues étrangers, le pays dirigé par Kim Jong-un faisant l’objet de sanctions internationales.
La délégation envoyée par Pyongyang comptant 424 personnes, le séjour a coûté 5 000 euros par tête. Le journal regrette de ne pas avoir choisi deux pigistes nord-coréens pour couvrir l’événement sur place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Américains Adam Rippon et Gus Kenworthy, ou le Canadien Eric Radford, ont souhaité que leur médiatisation encourage d’autres sportifs à faire leur coming out.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ 
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<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

JO 2018 : A Pyeongchang, on skie (surtout) devant sa famille

Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 07h13
    |

            Clément Martel et 
Clément Guillou








                        


Pardonnez cet excès d’orgueil, mais je suis l’une des rares personnes à avoir assisté en direct au troisième titre olympique de Martin Fourcade. Et au premier titre de Marcel Hirscher. Car oui, je ne sais pas si ça se voit à la télé, mais ça se voit en vrai : dès lors qu’un peu de neige est de la partie, il n’y a plus personne pour aller voir les épreuves des Jeux olympiques de Pyeongchang.

        Lire aussi :
         

                JO 2018 : Martin Fourcade a dompté les éléments



Le travelling sur la ligne droite d’arrivée d’Eric Frenzel, vainqueur de la première épreuve de combiné nordique mercredi après-midi, était d’ailleurs assez éloquent : ce n’est qu’à 100 mètres de la ligne que les sièges commençaient à se remplir.
Dans un sens, on les comprend, et Martin Fourcade aussi : « C’est une compétition qui se court à 21 heures le soir par moins 15 degrés, je connais beaucoup de passionnés de biathlon qui n’auraient pas mis le nez dehors ! »
Je confirme : j’adore le biathlon, et je n’ai mis le nez dehors que lorsqu’il n’y avait plus le choix et qu’il fallait bien justifier ma présence en Corée du Sud.

   


De fait, les tribunes de ski nordique et de ski alpin – pour ce qu’on en a vu, c’est-à-dire une épreuve – sont largement clairsemées et occupées très majoritairement par des Européens et des Américains. J’ai cru voir que la réalisation filmait dès que possible des Asiatiques dans les tribunes : qu’on ne s’y trompe pas, les locaux n’ont pas soudainement chopé le virus du ski malgré les efforts de Timofei Lapshin, le Russe sous pavillon coréen qui se bat tant qu’il peut pour donner envie à ses nouveaux compatriotes de venir le voir au biathlon (16e du sprint et 22e de la poursuite).
Autant de frères Fourcade que de spectateurs coréens
Les organisateurs avaient prévu le coup, en installant des tribunes de modeste ampleur : entre 2 500 et 4 500 places assises pour les sites de ski alpin et de biathlon, l’équivalent d’une petite manche de Coupe du monde.
Au vrai, le soir de la victoire de Martin Fourcade, il y avait sans doute autant de frères du vainqueur que de Sud-Coréens : deux. Et aussi ce bonhomme absolument impassible avec chapka et drapeau soviétiques, de loin le meilleur spectateur de ces JO.

Incontestablement LA photo de ces Jeux jusqu'à présent. Le mec s'est pointé une heure après l'arrivée de la poursui… https://t.co/gmn427Fu2q— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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Sur la route d’Alpensia, qui distribue les sites de ski nordique, l’on croise davantage de bénévoles et de personnes accréditées, ce qui renforce l’impression d’une compétition organisée pour les téléspectateurs et les journalistes.
Il faut dire que les conditions ne sont pas idéales, en particulier pour les épreuves nocturnes. Le délire consiste tout de même à passer une bonne heure assis dans un froid sibérien, à plisser des yeux pour tenter de voir les cibles tomber et à regarder les biathlètes skier sur un écran géant (sur la neige, mais c’est bien l’écran géant qu’il faut regarder, vous voyez ce que je veux dire). Le tout par – 20 degrés ressentis. Ce qui ne peut s’expliquer que par un amour féroce de la « cara », du « tour de péna » ou du « cordon », ou par une relation de famille avec l’un des intéressés, ce qui est – on le soupçonne – souvent le cas.
Exemple : Megan, 35 ans, croisée au ski de bosses et membre de l’armada américaine venue encourager Tess Johnson. Portant le « E » de Tess (concluons-en que le groupe était au moins au nombre de douze), elle explique « être venue du Colorado soutenir son amie ». Mais admet ne pas s’intéresser plus que ça à la compétition.
« 84 % des billets ont été vendus »
Par conséquent, la foule s’est éclaircie au fur et à mesure de l’avancée de la compétition, ce qui n’a strictement aucun sens. Mais s’explique par le fait que les spectateurs quittent l’arène après le passage de leur favori, officiellement pour le consoler, officieusement pour se mettre à l’abri du froid.

   


Ces tribunes clairsemées ne sont une surprise pour personne, surtout pas pour les organisateurs et le Comité international olympique qui s’alarmaient il y a six mois des ventes difficiles. Une brève liste de raisons à cela :
les Sud-Coréens, dans l’ensemble, ne skient pas, et les rares qui aiment ça vont au Japon pour le faire ;Il n’y a pas un Sud-Coréen qui ait la moindre chance de médaille dans ces compétitions ;Les quelques logements dans la station d’Alpensia, centre des sports de neige, sont inaccessibles, et les tarifs ont aussi explosé depuis un an à Gangneung, où se déroulent les sports de glace ;Pour les Européens, cela fait loin et cher ;Les Américains, traditionnels pourvoyeurs de spectateurs aux Jeux, n’ont pas forcément été rassurés par le contexte politique trois mois auparavant ;Les billets sont comme d’habitude hors de prix : 160 000 wons pour la descente féminine, soit 120 euros (40 000 wons pour les vétérans de guerre sud-coréens, mais on n’en a pas vu tant que ça sur le combiné). Et 120 000 wons (90 euros) pour les qualifications du Big Air : on n’est pas loin de l’escroquerie en bande organisée.
C’est avec ces images en tête qu’il faut se rendre aux conférences de presse du comité d’organisation où, chaque matin, le porte-parole du comité d’organisation récite des chiffres de fréquentation s’apparentant à ceux d’une élection présidentielle kazakhe.
J’y étais lundi : « Le total des ventes montre que 84,3 % des billets ont été vendus. Sur les épreuves d’aujourd’hui, nous sommes à 94,2 % de billets vendus. »
Personne n’a ri : le contexte ne s’y prêtait pas.
Toujours selon l’organisation, un peu plus d’un billet sur cinq est vendu à des étrangers, ce qui semble peu. Mais beaucoup plus réaliste si l’on parle de l’ensemble des billets, à la fois ceux vendus et ceux distribués.
Folie au short-track

   


Certains événements affichent réellement complets, notamment à Gangneung, plus de 200 000 habitants. Les Coréens s’intéressent relativement au patinage de vitesse et au patinage artistique, et les Néerlandais et Russes les aident à remplir les salles. Le hockey sur glace, guère populaire en Corée, a bénéficié du buzz autour de l’équipe unifiée pour remplir la petite patinoire à plusieurs reprises, même si des sièges vides apparaissaient tout de même. « J’ai vu des sièges vides moi aussi, reconnaissait le porte-parole du POCOG. Peut-être que des spectateurs regardaient le match dans les coursives, sur les écrans. Ce n’est pas bien d’avoir des sièges vides, d’autant plus s’ils sont filmés par la télévision. Nous essayons de trouver une solution et quand les sièges seront vides, nous y mettrons dorénavant des bénévoles. » Les bonnes recettes ne meurent jamais.
Il n’y aura pas toujours besoin de remplir les trous dans ces Jeux olympiques. Ainsi la patinoire de short-track affiche-t-elle invariablement complet, offrant une ambiance incomparable et un vacarme de tous les diables dès qu’un Sud-Coréen pose un patin sur la glace. Lorsqu’une décision d’un arbitre lui déplaît, le public sud-coréen ne hue pas mais émet un sifflement lancinant et corrosif pour les tympans.
Les épreuves de ski et de snowboard n’ont pas fait le plein tous les jours, mais c’était le cas pour le half-pipe masculin, où la star Shaun White a attiré du monde.
Réactions déroutantes

   


Le Phoenix Snowpark de Bokwang s’est rempli comme jamais depuis le début des JO, générant quelques situations cocasses. Notamment en termes de canalisation de la foule (n’exagérons rien, plusieurs milliers de personnes, mais rien à voir avec un RER en heure de pointe). On a alors percé l’un des grands mystères de ces Jeux : le nombre de volontaires au mètre carré. En fait, ils ont été prévus pour des cas d’affluence maximale.
La plupart du temps cantonnés à un rôle d’hôte d’une politesse extrême (« helloooooo » et « byyyyyye », sourire et signe de main qui vont bien), chaque bénévole tente de trouver sa place dans l’organisation globale. Qui tient une barrière pendant une dizaine d’heures pour s’assurer que personne ne la franchit, qui fait le planton armé d’une matraque luminescente.
Evidemment, qui dit tribunes remplies dit tribunes néophytes, puisque si l’on devait rassembler toutes les personnes capables de différencier un « double mctwist 1260 » d’un « frontside double cork 1440 », on n’aurait jamais rempli lesdites tribunes. Du coup, les réactions sont plutôt déroutantes.
On en retient que les speakers doivent déployer d’immenses efforts pour arracher au public sud-coréen, peut-être engourdi par le froid, quelques encouragements. Ces derniers, quand ils viennent, nous ramènent aux novilladas landaises plutôt qu’aux Winter X-Games : « ooooolé », « whooaaa », « olllllllaaaaa » !
Bon, l’ensemble manquait un peu de bandas.




                            


                        

                        

