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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Thierry B., entrepreneur en maçonnerie, assigne la société Google France et la société Google Inc., pour obtenir la suppression de tous les liens le concernant « qui porteraient atteinte à sa vie privée ».
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’industrie française des cosmétiques a exporté 13,6 milliards d’euros en 2017, selon les chiffres publiés, jeudi, par la Fédération des entreprises de la beauté. Un record.
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Les produits de beauté « made in France » font un tabac à l’étranger

L’industrie française des cosmétiques a exporté 13,6 milliards d’euros en 2017, selon les chiffres publiés, jeudi, par la Fédération des entreprises de la beauté. Un record.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h35
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


La France n’exporte pas seulement des Airbus, des magnums de Ruinart et des tailleurs Chanel. En 2017, les ventes à l’étranger de l’industrie française des cosmétiques ont battu un nouveau record, en franchissant la barre des 13 milliards d’euros, d’après les chiffres publiés jeudi 15 février par la Fédération des entreprises de la beauté (Febea).
Les exportations de parfums, fards et autres crêmes de beauté ont bondi de 12 % par rapport à l’année 2016. L’excédent commercial du secteur est en progression de 14 % par rapport à l’année précédente, note la Febea en s’appuyant sur les chiffres des douanes françaises. A 10,5 milliards d’euros, la balance commerciale de l’industrie de la beauté se range « derrière les 17 milliards d’euros de l’industrie aéronautique et les 11 milliards d’euros des producteurs de vins et de spiritueux », analyse Patrick O’Quin, président de la Febea.
Réputation de fiabilité en Chine
L’Amérique du Nord et l’Asie ont fortement contribué à l’envolée des exportations de produits de beauté « made in france », loin devant l’Union européenne, en croissance de 6,2 %. Aux Etats-Unis, l’export affiche un bond de 20 %, selon la Febea.
En Asie, les ventes à l’étranger progressent de 25 % en un an. « Le continent retrouve une véritable dynamique », note la Febea, en rappelant qu’en 2016, la reprise avait été « timide » (+ 9 %), après une année 2015 « sans croissance ». Les pays d’Asie captent désormais 20 % des exportations de produits de beauté.

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                Lancôme, Garnier, La Roche-Posay… les dizaines de marques du groupe L’Oréal



Sans surprise, les L’Oréal, Clarins et autres Sisley ont profité du regain de la consommation de produits haut de gamme en Chine : les ventes de cosmétiques français y ont progressé de 30 % l’an dernier. La Febea attribue cette performance à la façon dont les marques françaises ont adapté leurs gammes aux habitudes et aux besoins spécifiques des consommateurs asiatiques. « Les fabricants français ont désormais une très bonne connaissance de leurs attentes », juge M. O’Quin.
En outre, en Chine, les fabricants de produits de beauté rapportent tous combien la réputation de fiabilité de leurs marques rassure les consommateurs échaudés par de multiples scandales sanitaires. C’est d’autant plus vrai sur le segment des soins qui représentent 44,3 % des exportations françaises de produits de beauté dans le monde, devant les parfums (31 %).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur estime que le développement de l’apprentissage ne pourra se faire que si, comme en Allemagne et en Angleterre, toutes les carrières techniques, jusqu’aux postes d’ingénieurs de rang élevé, deviennent réellement accessibles aux apprentis.
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« Faute de rendre l’apprentissage plus attrayant, celui-ci restera considéré comme une solution par défaut »

Dans sa chronique mensuelle, l’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur estime que le développement de l’apprentissage ne pourra se faire que si, comme en Allemagne et en Angleterre, toutes les carrières techniques, jusqu’aux postes d’ingénieurs de rang élevé, deviennent réellement accessibles aux apprentis.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h57
    |

Pierre-Cyrille Hautcœur (Directeur d'études à l’EHESS)







                        



                                


                            
Histoire. L’inspiration allemande du projet de loi sur l’apprentissage, qui sera bientôt présenté au Parlement, ne fait guère de doute. Outre-Rhin, près des deux tiers des jeunes commencent un apprentissage, et les trois quarts d’entre eux l’achèvent. Dans beaucoup de professions, trouver du travail sans en avoir suivi un est impossible. Cela serait la clé de l’articulation entre industrie puissante et faible chômage, qui font le succès de l’économie allemande. Ce système peut-il être importé en France, où l’apprentissage est, comme en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis, moins développé malgré de nombreux efforts pour le réhabiliter ?

Les systèmes d’apprentissage étaient ancrés dans les corporations dans quasiment toute l’Europe au Moyen Age. Ils furent l’objet de nombreux débats. Les libéraux considéraient dès le XVIIIe siècle que l’apprentissage corporatiste était moins un outil de formation que de légitimation sociale de la transmission de père en fils des emplois de maîtres artisans, et conduisait par conséquent à une barrière monopolistique qui freinait la croissance économique, l’innovation et la promotion sociale par le mérite.
De plus, les apprentis autres que l’héritier n’étaient pas toujours bien traités, leurs droits étaient limités, et la durée durant laquelle ils travaillaient « gratuitement » pour leur maître en échange de leur formation était souvent très longue (sept ans dans le Statute of Artificers – « artisans » – anglais de 1563, qui resta en application plus de deux siècles). Certains s’enfuyaient, ou ne parvenaient pas au statut de maître, malgré leurs années d’efforts.
Ces accusations conduisirent à la remise en cause des corporations par les libéraux, notamment par Turgot, en France, et Adam Smith, en Angleterre. Si Turgot ne parvint pas à les faire supprimer en 1776, le statut plus ouvert que leur donna alors Necker (avec l’accès des femmes à la maîtrise, par exemple) ne suffit pas à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, Marie de Vergès, journaliste au « Monde », rappelle combien, en économie comme en matière militaire, l’équation nord-coréenne demeure d’une rare complexité.
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« L’économie nord-coréenne désarçonne et trompe son monde »

Dans sa chronique mensuelle, Marie de Vergès, journaliste au « Monde », rappelle combien, en économie comme en matière militaire, l’équation nord-coréenne demeure d’une rare complexité.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Emergences. République populaire démocratique de Corée, automne 1974. L’ambassadeur de France en Chine, Etienne Manac’h, est en visite au nord du 38e parallèle. Qu’y découvre-t-il ? Un peuple d’un grand « dynamisme ». Vêtu de « façon beaucoup plus cossue qu’en Chine » et dont les hommes pourraient facilement « être pris pour des Japonais aisés ». Une capitale, Pyongyang, hérissée d’« immeubles modernes d’assez belle apparence ». Des campagnes où « la mécanisation [est] assez poussée ». Surtout, un régime attentif « à l’amélioration constante des conditions matérielles d’existence de la population »…
La Corée du Nord figure parmi les économies les plus pauvres d’Asie
Ce télégramme est à découvrir dans un ouvrage récent consacré à cinquante ans d’archives diplomatiques (Dans les archives secrètes du Quai d’Orsay, éd. L’Iconoclaste, 2017). Un récit savoureux et pour le moins déconcertant, plus de quatre décennies plus tard, alors que les projecteurs sont à nouveau braqués sur le régime de Pyongyang. Celui-ci peut bien jouer l’unité sportive avec son frère du Sud, hôte des Jeux olympiques de Pyeongchang, jusqu’à lui voler la ­vedette, mais rien ne dissimule le gouffre béant qui ­sépare les deux Corées.
Pays de Samsung et de Hyundai, l’une est la onzième nation la plus riche du monde. Un « dragon » émergent devenu industrialisé, ultratechnologique et inséré dans la mondialisation. Pour l’autre, force est de constater que les promesses de développement esquissées sous la plume de l’ambassadeur Manac’h ne se sont pas réalisées. Elle figure parmi les économies les plus pauvres d’Asie. Ses produits phares sont le charbon, les crustacés, le ginseng et le vinalon, fibre synthétique inventée par le chimiste Ri Sung-gi, aussi incontournable en Corée du Nord que méconnue à l’étranger.
Boom de la construction
D’autres Etats communistes, comme la Chine ou le Vietnam,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le professeur de gestion Stéphane Garelli estime que la masse des liquidités sur le marché représente plus qu’un risque financier ; elle pourrait conduire à une redistribution spectaculaire de l’actionnariat des grandes entreprises mondiales.
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« La restructuration de la propriété des entreprises va affecter notre environnement économique »

Dans une tribune au « Monde », le professeur de gestion Stéphane Garelli estime que la masse des liquidités sur le marché représente plus qu’un risque financier ; elle pourrait conduire à une redistribution spectaculaire de l’actionnariat des grandes entreprises mondiales.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h01
    |

Stéphane Garelli (Professeur à l’International Institute  for Management Development (IMD)  de Lausanne  et fondateur  du IMD World Competitiveness...







                        



                                


                            
Tribune. Les prévisions économiques se concentrent trop souvent sur l’aspect financier des affaires. Les Bourses sont-elles surévaluées et vont-elles s’effondrer ? L’inflation va-t-elle reprendre ? Les banques centrales vont-elles relever les taux d’intérêt ? Toutes ces questions sont légitimes, mais elles obscurcissent parfois l’essentiel. La vague de fond qui va affecter 2018 pourrait bien être une restructuration considérable de l’économie mondiale et de ses acteurs principaux, les grandes entreprises.
Cinq compagnies technologiques américaines ont plus de 500 milliards de dollars de liquidités à disposition
Les entreprises ont en général une vie courte. Dans les années 1970, elle était de quarante ans. Aujourd’hui, elle est tombée à moins de dix-huit ans. Le cabinet de conseil en stratégie McKinsey estime qu’en 2027 les trois quarts des entreprises cotées au S&P 500 auront disparu. Pour comprendre ce phénomène de destruction massive, il faut se tourner vers plusieurs événements majeurs qui vont déterminer notre environnement économique et d’affaires en 2018.
Il n’y a jamais eu autant d’argent liquide sur les marchés. Le bilan combiné des neuf plus grandes banques centrales dépasse les 18 000 milliards de dollars (environ 15 400 milliards d’euros). Les dix plus grands fonds souverains du monde gèrent plus de 10 000 milliards de dollars. Cinq compagnies technologiques américaines ont plus de 500 milliards de dollars de liquidités à disposition. Finalement, les grandes entreprises américaines et européennes bénéficient ensemble de plus de 3 000 milliards de liquidités à leur bilan.
L’objectif de la réforme fiscale américaine
De plus, les grandes sociétés américaines continuent de conserver une partie considérable de ces liquidités en dehors des Etats-Unis. L’administration Trump estime à plus de 1 400 milliards de dollars les profits accumulés de ces entreprises qui n’ont pas été rapatriés. Apple aurait ainsi plus de 260 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La Commission européenne avait formulé des demandes en mars pour que le droit des consommateurs soit respecté. Les modifications effectuées par Twitter et Facebook sont jugées « insuffisantes ».
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Pour Bruxelles, les réseaux sociaux doivent « en faire plus » pour se conformer à ses règles

La Commission européenne avait formulé des demandes en mars pour que le droit des consommateurs soit respecté. Les modifications effectuées par Twitter et Facebook sont jugées « insuffisantes ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h06
   





                        


« Les réseaux sociaux doivent en faire plus pour (…) se mettre en conformité avec les règles européennes de protection des consommateurs. » Jeudi 15 février, la Commission européenne a fait le point sur les demandes qu’elle avait formulées auprès de Facebook, Twitter et Google en mars 2017. Si une partie d’entre elles ont été respectées, « les changements ne répondent qu’en partie aux demandes », annonce la Commission dans un communiqué.
Parmi les avancées, « les consommateurs ne seront pas forcés de renoncer à leurs droits de consommateurs européens, comme leur droit de se rétracter après un achat en ligne ». Ils pourront aussi « porter plainte en Europe plutôt qu’en Californie », où sont situés les sièges de ces entreprises. Ces entreprises se sont aussi engagées à toujours identifier clairement les messages sponsorisés diffusés sur leurs plates-formes.
En revanche, d’autres points posent encore problème. Si les réponses de Google – pour son réseau social Google+, très peu utilisé – ont convaincu les autorités européennes, ce ne sont pas le cas de Facebook, le premier réseau social au monde, « et plus particulièrement de Twitter ».
Des réponses « insuffisantes »
La Commission européenne leur reproche notamment la difficulté, pour les autorités nationales de protection des consommateurs, pour les contacter, notamment pour faire supprimer des contenus illégaux.
« Alors que Google+ a établi une procédure, incluant des délais maximaux pour répondre aux demandes, Facebook et Twitter ont seulement accepté de fournir une adresse e-mail dédiée que les autorités nationales peuvent utiliser pour signaler des infractions, sans s’engager à traiter ces requêtes dans un temps défini. »
Par ailleurs, les règles européennes interdisent aux réseaux sociaux de supprimer des publications de leurs utilisateurs « sans donner de justification claire au consommateur et sans lui donner la possibilité de faire appel ». Or, les réponses apportées par Facebook et Twitter sur cette question sont « insuffisantes » selon Bruxelles.
Twitter a plus particulièrement été épinglé sur deux points. En cas de changement des conditions d’utilisation du service, les réseaux sociaux doivent clairement en informer les utilisateurs, les justifier, et leur donner la possibilité de résilier le contrat. Les efforts de Twitter dans ce domaine sont là aussi insuffisants selon la Commission. Plus globalement, les termes de la résiliation du contrat entre Twitter et ses utilisateurs ne sont pas assez clairs, estime Bruxelles, et donnent trop de pouvoir à l’entreprise, qui peut unilatéralement « mettre fin au contrat sans justification claire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.
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Le marché français de la musique reprend mais en sourdine

La croissance du marché français de la musique a été de 3,9 % en 2017, à 723 millions d’euros, selon Syndicat national de l’édition phonographique.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h38
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

C’est mieux, mais pas encore le Pérou. Pour la deuxième année consécutive, le marché de la musique enregistrée affiche une hausse, selon le bilan 2017 du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) diffusé jeudi 15 février. Grâce à l’essor du streaming, il augmente de 3,9 % pour atteindre 723 millions d’euros.
Pourtant, si l’on ne prend comme critère que le chiffre d’affaires des ventes physiques et numériques (hors droits voisins, par exemple ceux des artistes-interprètes, et les droits de synchronisation), ce total de 583 millions d’euros ne représente… que 40 % des ventes réalisées en 2002. Autant dire que l’âge d’or s’apparente toujours à un vieux souvenir.
Déclin des ventes physiques
La prudence reste de mise. Les ventes physiques continuent plus doucement leur déclin pendant que le streaming, seul moteur de cette croissance, poursuit sa progression (+23 %). Spécificité hexagonale, 3 800 points de vente commercialisent encore de la musique, et le micromarché du vinyle séduit toujours davantage de consommateurs.
Avec 4,4 millions d’aficionados, le nombre d’abonnés croît mollement dans l’Hexagone, à pas lents (+ 500 000 en un an). « Par rapport à bien des pays européens, le streaming accuse encore un certain retard en France dans la progression du nombre d’abonnés rapporté à la population », souligne Jérôme Roger, directeur général de l’Union des producteurs phonographiques français indépendants.
Thierry Chassagne, président de Warner Music France, apporte lui aussi un bémol. « Les progressions du marché de la musique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne seront meilleures », pronostique-t-il. « Les indicateurs vont dans la bonne direction, mais il faudrait plus de nervosité au marché pour être rassuré », estime quant à lui Stéphane Le Tavernier, président de Sony Music France et également président du SNEP.
Les créateurs pénalisés
Pour Thierry Chassagne, le fait que les Français écoutent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Pour l’auteur du rapport sur la SNCF commandé par le gouvernement, la situation est préoccupante et le système doit se réformer « dans l’intérêt de tous ».
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Jean-Cyril Spinetta : « Je fais le pari de la responsabilisation des acteurs du ferroviaire »

Pour l’auteur du rapport sur la SNCF commandé par le gouvernement, la situation est préoccupante et le système doit se réformer « dans l’intérêt de tous ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h18
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Grand commis de l’Etat à la retraite, Jean-Cyril Spinetta, 72 ans, a été missionné en septembre 2017 par le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre des transports, Elisabeth Borne, pour proposer au gouvernement les grands principes de la modernisation du système ferroviaire français. Enarque, conseiller d’Etat, il a été directeur de cabinet du ministre des transports socialiste, Michel Delebarre, à la fin des années 1980. Il a dirigé Air France-KLM entre 1997 et 2013. Il revient sur quelques-uns des points clés de la réforme qu’il a dessinée.

Comment ressort-on de presque trois mois d’immersion dans le ferroviaire ?
En ayant fait quelques découvertes. On parle souvent de déclin du ferroviaire, alors que pour le transport de voyageurs, il regagne des parts de marché. On parle parfois aussi d’abandon du système ferroviaire français. Or j’ai constaté que l’ensemble des concours publics dont il bénéficie n’a cessé d’augmenter ces dernières années pour atteindre la somme de 10,5 milliards d’euros par an, à quoi il faut ajouter le déficit du secteur couvert par l’endettement de SNCF Réseau, d’environ 3 milliards d’euros par an. Au final, les dépenses du service public ferroviaire sont couvertes à près de 60 % par les subventions de l’Etat et des collectivités. C’est un investissement considérable de tous les Français.
Si l’on regarde les autres pays d’Europe, les systèmes ferroviaires nécessitent toujours des concours publics très importants. Mais il est alors fondamental de se demander si chaque euro d’argent public est utilisé de la manière la plus efficace possible.
Force est de constater, aujourd’hui, que les performances ne sont pas toujours satisfaisantes, en termes de régularité ou d’information voyageurs, par exemple, que les besoins de modernisation du réseau restent considérables, et que le financement de l’ensemble du système est gravement déséquilibré. La situation est donc aussi préoccupante,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Concurrence, dette, statut des cheminots, petites lignes... Le document remis jeudi au premier ministre Edouard Philippe propose une transformation radicale du rail français.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta

Concurrence, dette, statut des cheminots, petites lignes... Le document remis jeudi au premier ministre Edouard Philippe propose une transformation radicale du rail français.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h20
    |

                            Éric Béziat








                        



   


L’heure du grand chamboule-tout approche pour la SNCF. Une étape décisive a été franchie, jeudi 15 février, avec la remise du « Rapport sur l’avenir du transport ferroviaire » de Jean-Cyril Spinetta au premier ministre, Edouard Philippe. Hormis les retraites, tout est sur la table et l’ensemble des préconisations du texte de 120 pages constitueront, si elles sont mises en œuvre, la plus grande transformation qu’ait connue le rail français depuis la création de la SNCF en 1937.
Base de travail du volet ferroviaire de la future loi d’orientation des mobilités prévue pour avril, le rapport Spinetta défend deux principes : « la cohérence des choix publics » et la « responsabilisation des acteurs ». Mais, au-delà de sa philosophie, il propose au gouvernement neuf mesures-chocs, synthétisées dans ses conclusions.

        Lire aussi :
         

                Jean-Cyril Spinetta : « Je fais le pari de la responsabilisation des acteurs du ferroviaire »



La possible reprise de la dette par l’Etat
En l’espèce, il s’agit de la dette de SNCF Réseau, l’entité du groupe ferroviaire qui gère l’infrastructure ferroviaire, soit environ 46 milliards d’euros fin 2017. Un trou qui se creuse chaque année de 3 milliards et qui paralyse le système. « Le traitement de la dette est une condition préalable et nécessaire à un retour à l’équilibre du gestionnaire d’infrastructures », dit le rapport, sans plus de précisions. Plusieurs scénarios peuvent être envisagés sous l’œil sévère de Bercy, mais M. Spinetta insiste sur la nécessité de soulager SNCF Réseau de ce fardeau.
La transformation en SA
C’est l’un des chiffons rouges agités par les syndicats qui y voient les germes de la privatisation. Depuis la réforme ferroviaire de 2014, l’édifice SNCF est constitué de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : un EPIC SNCF de tête, sorte de holding de commandement, qui en chapeaute deux autres, SNCF Mobilités (qui fait rouler les trains) et SNCF Réseau (qui s’occupe des rails).
Le rapport Spinetta préconise la transformation de ces deux dernières EPIC en deux sociétés anonymes (SA) à capitaux publics. SNCF Mobilités serait transformée au motif que « sa forme juridique actuelle n’est pas durablement compatible avec les exigences européennes » dans la perspective de l’arrivée de la concurrence. Plus inattendu, SNCF Réseau deviendrait aussi une SA, meilleure manière, selon M. Spinetta, d’installer des garde-fous contre la tentation de l’endettement permanent.
La mise en place de la concurrence
Inéluctable, l’ouverture à la concurrence est une obligation légale de la France qui est tenue de transposer dans sa loi, au plus tard à la fin de cette année, les directives européennes. On parle là de transport intérieur ferroviaire de voyageurs, les marchandises et les liaisons internationales constituant déjà un marché ouvert.
Le rapport distingue deux sortes d’ouverture à la concurrence. Celle concernant les lignes TER conventionnées et subventionnées par les régions et celle concernant le transport ferroviaire sur longue distance (TGV et Intercités). Dans les deux cas, le processus d’ouverture du marché devrait être lancé en 2019, pour une présence effective d’opérateurs concurrents de la SNCF sur le réseau français à partir de 2021.
Dans le cas des lignes régionales, plusieurs opérateurs répondront à un appel d’offres et le vainqueur deviendra exploitant de la ligne. Le rapport souhaite qu’on permette aux régions de lancer vite le processus mais « dans une logique d’ouverture progressive qui conduira SNCF Mobilités à garder un rôle prééminent au moins jusqu’en 2023 ».
Le document souligne que « la principale difficulté réside dans le transfert des personnels aux nouveaux opérateurs », véritable épouvantail pour les cheminots, parmi lesquels beaucoup se voient mal devenir salariés d’une nouvelle entreprise du jour au lendemain. Ces derniers pourront, souligne le rapport, refuser un transfert, mais devront accepter une nouvelle affectation sous peine d’être considérés comme démissionnaires. Ceux qui accepteront seront transférés avec tous les avantages liés à leur contrat de travail.
Quant à la longue distance, le rapport opte pour une concurrence en accès libre (plusieurs opérateurs différents sur une même ligne), plutôt que pour un système de franchise à la britannique (le réseau est découpé en zones, chacune étant attribuée à un opérateur pour plusieurs années).
L’extinction programmée du statut de cheminot
Avec l’arrivée de la concurrence, M. Spinetta propose un « nouveau contrat social » aux salariés de la SNCF, intégrant « la question de l’évolution du statut ». Le texte invite la SNCF à « se poser la question de l’opportunité de poursuivre des embauches dans un cadre statutaire qui ne lui permet plus de faire face à ses enjeux concurrentiels. » Autrement dit, les nouveaux arrivés n’auront plus le statut de cheminot, lequel sera réservé aux anciens et s’éteindra de lui-même dans une trentaine d’années.
Les petites lignes sur la sellette
Pour M. Spinetta, il faut « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine et les dessertes à grande vitesse entre les principales métropoles françaises ». Adieu le tortillard de campagne ! « Il paraît impensable de consacrer près de 2 milliards d’euros à seulement 2 % des voyageurs, grondent les auteurs du rapport. Le maintien des lignes héritées d’une époque où le transport ferroviaire était l’unique moyen de déplacement doit être revu. »
La priorité à la régénération confirmée
En écho aux incidents de 2017 à la gare Montparnasse à Paris, le rapport Spinetta rappelle qu’autour des grandes métropoles, les trains du quotidien circulent sur un réseau vieux et inadapté au transport de masse. Il exhorte donc à continuer « l’immense effort » de modernisation entrepris depuis 2013, qui « doit être et rester la priorité pour les vingt ans à venir ».
Le TGV arrêté dans son expansion
Plutôt qu’une nouvelle extension du réseau français de lignes à grande vitesse, jugé « abouti » par le rapport Spinetta, les experts préconisent de régénérer les lignes les plus anciennes comme Paris-Lyon, Paris-Tours et Paris-Lille.
Le fret ferroviaire filialisé
L’activité de transport de marchandises de la SNCF, en grave déficit chronique, doit être recapitalisée. « Ceci implique une filialisation qui sera exigée par Bruxelles car une recapitalisation a déjà eu lieu en 2005 », explique M. Spinetta. La dette du fret (plus de 4 milliards d’euros) serait alors conservée par SNCF Mobilités.

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                La SNCF en ébullition avant une réforme historique



Les gares et la police ferroviaire rattachées à SNCF Réseau
Le rapport Spinetta suggère aussi de clarifier les rôles des très nombreuses entités du groupe ferroviaire. Il recommande un rattachement à SNCF Réseau de la filiale Gares & Connexions (dépendant de SNCF Mobilités) et de la sûreté ferroviaire qui est un élément de l’EPIC de tête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Ubisoft et le syndicat des éditeurs américains mettent en avant la capacité du secteur à s’autoréguler, alors que ces contenus aléatoires payants ont fait polémique en 2017.
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L’industrie du jeu vidéo s’oppose à une législation sur les « loot box »

Ubisoft et le syndicat des éditeurs américains mettent en avant la capacité du secteur à s’autoréguler, alors que ces contenus aléatoires payants ont fait polémique en 2017.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h03
    |

            William Audureau








                        



   


Les géants du jeu vidéo ne veulent pas d’ingérence des pouvoirs publics. C’est le message envoyé par l’Entertainment Software Association (ESA), le puissant syndicat représentant les intérêts du secteur aux Etats-Unis. « En tant qu’industrie, nous prenons très au sérieux notre responsabilité vis-à-vis des consommateurs et travaillons tous les jours pour sensibiliser à la variété des expériences proposées dans les jeux, en toute transparence. Nous sommes convaincus que les importants efforts d’autorégulation de l’industrie restent la manière la plus efficace de régler ces questions importantes, et ce système a prouvé son efficacité depuis longtemps, » a déclaré mercredi 14 février un porte-parole de l’ESA au site Game Industry.
Cette prise de parole fait suite à l’introduction à Hawaï d’une proposition de loi visant à encadrer juridiquement les « loot box », ces coffres à butin aléatoires virtuels, parfois payants, et qui rapprochent l’expérience de certains jeux vidéo de jeux d’argent. Star Wars Battlefront II, la superproduction qui a été au cœur des polémiques à l’automne 2017, « est un casino en ligne avec un décor Star Wars », avait alors épinglé l’élu démocrate de Hawaï Chris Lee, à l’origine de cette proposition de loi. A sa sortie, les joueurs avaient calculé qu’il leur faudrait environ 2 100 dollars d’achats de loot boxes ou 4 528 heures de jeu pour débloquer tout le contenu du titre.
« Pas un problème de régulation majeur » pour Ubisoft
Quelques jours plus tôt, à l’occasion de son échange trimestriel avec ses actionnaires, Ubisoft a fait savoir par la voix de son directeur financier, Alain Martinez, que les loot boxes étaient un non-problème à ses yeux :
« Ce que l’on peut en dire, c’est que c’est pour nous une question de qualité et de choix. C’est aussi simple que cela. Nous devons, pour tout ce que nous proposons, offrir la qualité attendue par les gens intéressés. En même temps, ils doivent sentir qu’ils ont la liberté de ne pas en acheter et que leur choix est réel. Nous avons le sentiment d’aller dans la bonne direction et ne pensons pas qu’il s’agit d’un problème de régulation majeur que nous devrions résoudre. »
Hawaï est le premier Etat américain à tenter de légiférer. Washington y réfléchit également. En Europe, les commissions de régulation des jeux d’argent belge, britannique, française et néerlandaise ont lancé « une réflexion commune » sur la question des loot boxes en novembre dernier, témoignait à l’époque le gendarme français des jeux en ligne, l’Arjel.
Ce dernier doit rencontrer jeudi 15 février une délégation du Sénat, dont le sénateur socialiste Jérôme Durain, qui avait interpellé le gouvernement sur la question en novembre.
Le modèle de l’autorégulation en question
L’industrie du jeu vidéo s’est historiquement construite autour d’un modèle d’autorégulation dont les exemples les plus célèbres sont les systèmes de signalisation ESRB aux Etats-Unis et PEGI en Europe, qui indiquent un âge minimal conseillé pour les jeux. Gérés par des consortiums issus du secteur, ils se sont imposés comme les systèmes de classification de référence et ont permis de canaliser les craintes exprimées dans les années 1990 concernant la violence de certains jeux vidéo.
Ce système s’est avéré finalement plus sévère que celui du CNC pour le cinéma en France, révélait une analyse comparative du Monde en 2015. « Certains consommateurs et parents peuvent s’interroger sur le fonctionnement des loot boxes, et l’ESA [qui gère l’ESRB] a prouvé son engagement à fournir de l’information pour guider les consommateurs, notamment les parents, dans leurs choix d’achat », s’est félicité l’ESA dans sa réponse à Game Industry. 
En novembre 2017, le président de l’Arjel, Charles Coppolani, avait au contraire appelé à « s’interroger sur les limites du choix de l’autorégulation face à une industrie qui, pour satisfaire un besoin de renouvellement permanent, serait amenée à introduire sous des formes variées toujours plus d’argent et donc toujours plus de risques pour nos concitoyens. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En France, malgré l’embellie sur le front de l’emploi, près d’un dixième de la population active reste au chômage. Au-delà du drame social, un frein à une reprise durable de l’économie.
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Emploi : et, soudain, le mur des 9 % !

En France, malgré l’embellie sur le front de l’emploi, près d’un dixième de la population active reste au chômage. Au-delà du drame social, un frein à une reprise durable de l’économie.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h36
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Le 14 juillet est encore loin de notre grisaille hivernale. Cela n’empêche pas certains de sortir déjà les lampions et de tirer quelques salves. Il faut dire que sur le front de l’emploi, les occasions de faire la fête ne sont pas légion. Pas plus d’une fois tous les dix ans. La dernière embellie date de 2007, juste avant la crise qui allait nous plonger dans un très long hiver social. Et puis soudain, c’est l’éclaircie. Perceptibles depuis un trimestre, les choses s’accélèrent. Mardi 13 février, l’Insee indiquait que l’année 2017 s’est soldée par la création de plus de 250 000 emplois supplémentaires dans le secteur privé par rapport à l’année précédente et s’approcherait du bon niveau de fin 2007. Jeudi, l’association pour l’emploi des cadres a ajouté à la bonne ambiance en prédisant une année 2018 record avec 13 % d’embauches en plus que l’an dernier. Champagne.
Cela n’empêche pourtant pas quelques grincheux de nous rappeler qu’il ne faudrait pas que ce timide soleil de février nous gâche l’été à venir. Car un problème majeur se cache derrière cette avalanche de bonnes nouvelles. Voilà à peine six mois que l’emploi est reparti, et déjà la majorité des entreprises peinent à recruter. Et pas seulement des cadres, mais aussi des chaudronniers et des soudeurs, voire des garçons de café ou des vendeurs.
Situation de « scandale »
Selon les données de l’Insee compilées par Natixis, dans l’industrie ou les services, environ un tiers des entreprises reconnaissent que leur activité n’est plus freinée par le manque de clients mais uniquement par le manque de bras. La dernière fois qu’un tel taux avait été atteint, c’était justement en 2007 alors que le chômage touchait 7 % de la population française. Aujourd’hui, il est un tout petit peu en deçà de 9 %.

Autrement dit, la machine économique française tourne de nouveau à plein et pourtant laisse près d’un dixième de sa population active sur le carreau. C’est ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation. En janvier, les salaires ont nettement augmenté et les prix ont suivi, en progressant de 0,5 % sur un mois.
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Le retour d’une inflation modérée se confirme aux Etats-Unis

Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation. En janvier, les salaires ont nettement augmenté et les prix ont suivi, en progressant de 0,5 % sur un mois.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h56
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

On la croyait disparue à jamais, terrassée par la mondialisation et les coûts de production toujours plus bas en Asie ou en Afrique. Elle revient, modestement. Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation.

Les salaires ont augmenté de 2,9 % en janvier, contre 2,5 % le mois précédent, le taux le plus élevé depuis la sortie de récession en juin 2009. L’indice des prix à la consommation a suivi : il a augmenté de 0,5 % en janvier par rapport au mois précédent, selon les statistiques du département du travail publiées mercredi 14 février, après avoir progressé de 0,2 % en décembre. Hors énergie et alimentation, les prix ont augmenté de 0,349 %, la plus forte hausse depuis mars 2005.
Sur un an, l’inflation reste inchangée par rapport au mois de décembre, à 2,1 % (1,8 % hors énergie et alimentation). Mais c’est un peu plus que les attentes des économistes.
Hausse des coûts non salariaux
Première explication : l’Amérique connaît un retour au plein-emploi, avec un taux de chômage de 4,1 %, au plus bas de la décennie. Bien sûr, le taux de participation reste plus faible, avec un taux de 62,7 % contre 67 % au tournant du siècle. Mais les personnes sorties du marché du travail ne correspondent pas à la demande de travail. Pour la première fois, on peut considérer que les travailleurs sont en position de force pour négocier des hausses de salaires. Et ce dans toute l’Amérique, comme le montre une enquête de l’agence Reuters.
En 2017, les salaires ont augmenté de plus de 3 % dans la moitié des 50 Etats américains, contre 17 en 2016, 12 en 2015 et 3 en 2014. Surtout, ils n’ont baissé dans aucun Etat, alors que c’était le cas dans une dizaine les deux années précédentes. Les entreprises sont contraintes de payer leurs salariés au-dessus du salaire minimal, tandis que le chômage a atteint ses plus bas historiques dans 17 Etats. Et versent parfois des bonus en janvier dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Pour la première fois, la plate-forme américaine a été condamnée à la suite d’une plainte d’un propriétaire parisien dont le locataire avait perçu 50 000 euros pour des sous-locations étalées entre mars 2016 et septembre 2017.
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Condamné pour une sous-location illicite à Paris, Airbnb envisage de faire appel

Pour la première fois, la plate-forme américaine a été condamnée à la suite d’une plainte d’un propriétaire parisien dont le locataire avait perçu 50 000 euros pour des sous-locations étalées entre mars 2016 et septembre 2017.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h03
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Le tribunal d’instance de Paris du 6e arrondissement a condamné, mardi 6 février, Airbnb à verser plus de 8 000 euros au propriétaire d’un appartement parisien sous-loué sans son accord et pour le dépassement de la durée légale de cent vingt jours. C’est la première fois que la plate-forme américaine est condamnée par la justice française.
Dans le détail, la plate-forme de locations de courte durée est condamnée « à payer au propriétaire 3 000 euros en réparation de son préjudice moral, 1 664 euros en réparation de son préjudice matériel et 1 869 euros en remboursement des fruits perçus de façon illicite », selon le jugement rapporté par l’Agence France-Presse.

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                Airbnb va reverser 13,5 millions d’euros de taxe de séjour à des communes françaises



Le tribunal estime que le site d’hébergement a engagé sa responsabilité civile en ne respectant pas deux obligations essentielles : l’information du loueur (avec déclaration sur l’honneur qu’il sous-loue avec l’accord du propriétaire) et une durée maximale de location (pas plus de cent vingt jours par an).
Airbnb envisage de faire appel
Pour son appartement parisien d’environ 30 m², le locataire a perçu plus de 49 301 euros pour 119 sous-locations illicites entre le 31 mars 2016 et le 24 septembre 2017.
Dans son jugement, le tribunal estime qu’Airbnb a « incontestablement manqué à ses obligations légales » et évoque « une certaine mauvaise foi et peut-être une connivence » avec le locataire.
« Sur le plan de la responsabilité civile, c’est une décision qui fait jurisprudence » Jonathan Bellaiche, avocat
« Il s’agit d’un litige désormais résolu entre un propriétaire et son locataire. Airbnb n’ayant aucune part dans ce conflit d’ordre privé, nous envisageons de faire appel de cette décision », a réagi le groupe américain dans un communiqué publié le 15 février.
« Sur le plan de la responsabilité civile, c’est une décision qui fait jurisprudence, estime cependant Jonathan Bellaiche, avocat du propriétaire. Cela démontre que Airbnb fait de la concurrence déloyale aux hôteliers en laissant ses logements loués plus de cent vingt jours. »
Une décision importante pour la Mairie de Paris
Pour Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris chargé du logement, « il s’agit d’une décision importante car c’est la première fois que la justice reconnaît la responsabilité d’Airbnb lorsque le site héberge des annonces illégales ».
Depuis le 1er décembre, tout loueur de meublé touristique doit être enregistré et son numéro d’enregistrement doit figurer sur l’annonce en ligne, afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de cent vingt jours par an.
A Bordeaux, ville qui compterait environ 10 000 logements loués sur Airbnb, la Mairie a également décidé d’imposer un numéro d’immatriculation à partir du 1er mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Au quatrième trimestre 2017, la part de demandeurs d’emploi atteint 8,6% en France métropolitaine, selon les chiffres publiés jeudi par l’Insee.
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Le taux de chômage français descend sous la barre des 9 %

Au quatrième trimestre 2017, la part de demandeurs d’emploi atteint 8,6% en France métropolitaine, selon les chiffres publiés jeudi par l’Insee.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h01
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


L’embellie sur le marché de l’emploi se confirme de manière éclatante. Au dernier trimestre 2017, le taux de chômage a reculé de 0,7 point pour atteindre 8,9 % sur l’ensemble du territoire français (et 8,6 % uniquement en métropole), selon les chiffres provisoires publiés jeudi 15 février par l’Insee. Il s’agit de la diminution la plus importante « depuis le début de cette série statistique, en 1975 », observe Sylvain Larrieu, chef de la division « synthèse et conjoncture du marché du travail » de l’institut statistique.
Ce dernier précise toutefois qu’il vaut mieux raisonner en tendance annuelle : entre le quatrième trimestre 2016 et les trois derniers mois de 2017, la baisse est de 1,1 point. C’est « la plus forte depuis le premier trimestre 2008 » – c’est-à-dire avant que n’éclate la crise financière après la faillite de Lehman Brothers. Le taux de chômage retrouve ainsi le niveau qui était le sien début 2009.
Une nette diminution chez les moins de 25 ans
Dans l’Hexagone, le nombre de chômeurs reflue de 205 000 au dernier trimestre 2017, pour redescendre à 2,5 millions de personnes. Toutes les tranches d’âge sont concernées par cette évolution – la diminution la plus nette étant relevée pour les jeunes de moins de 25 ans (–2,8 points en un an). Les personnes à la recherche d’un poste depuis au moins un an sont également moins nombreuses (– 0,7 point en douze mois).
Ces bons résultats tiennent, bien évidemment, au dynamisme qui prévaut dans l’économie tricolore, comme le montre le flux d’embauches dans les entreprises. Au dernier trimestre 2017, les effectifs dans le secteur privé ont progressé de 53 300 (+ 0,3 %). Sur un an, l’accroissement est de 253 500, soit un rythme supérieur aux exercices précédents (un peu plus de 234 000 en 2016 et près de 130 000 en 2015). Les services marchands demeurent le secteur le plus vigoureux (+ 1,9 %) ; seule l’industrie continue d’être sur la pente du déclin (– 0,3 % entre fin 2016 et fin 2017, mais avec une stabilisation sur les trois derniers mois de 2017).
Résultat : la part des personnes de 15 à 64 ans qui occupent un emploi est en augmentation d’un point en un an et s’élève désormais à 65,7 %, soit le ratio le plus haut « depuis le début des années 80 », note l’Insee. Autre tendance à signaler : le pourcentage de seniors qui travaillent est, lui aussi, orienté à la hausse : pour les personnes âgées de 55 à 64 ans, cet indicateur s’établit à 52,2 % (+ 1,9 point en un an), mais il se situe en dessous des niveaux enregistrés chez bon nombre de nos voisins européens.
Des tensions dans l’industrie
Ces évolutions « sont positives », commente Bruno Ducoudré, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), et doivent, bien sûr, être mises en relation avec l’accélération du rythme de la croissance, qui devrait atteindre 1,9 % en 2017. « Il faut que ça continue car la France se situe encore à un taux de chômage élevé », ajoute-t-il.

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                La croissance française en nette accélération



L’amélioration devrait se poursuivre, compte tenu des prévisions de croissance pour 2018, mais elle pourrait être légèrement contrariée par les difficultés que rencontrent les entreprises pour recruter. « Ces tensions sont flagrantes, en particulier dans l’industrie », souligne M. Ducoudré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».
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La Belgique devra choisir entre trois candidats pour ses avions de combat

Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h03
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Un avion de chasse à renouveler, deux offres, trois candidats : la Belgique promet de trancher cet été la question du renouvellement de ses avions de combat. Ce marché, estimé actuellement à 3,6 milliards d’euros, porte sur l’acquisition de 34 appareils, appelés à remplacer, en 2023, les actuels F-16 américains de la force aérienne.
Deux agences gouvernementales, celle des Etats-Unis et celle du Royaume-Uni, représentant respectivement Lockheed Martin et le consortium Eurofighter, ont déposé une offre officielle à la date butoir, mercredi 14 février. Secrètes en principe, elles seront examinées par des experts avant la décision du gouvernement, qui devra choisir entre le F-35 américain et le Typhoon, issu d’un programme réunissant le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne – la France a abandonné ce projet en 1985.

Ce choix des autorités semblait a priori simple, encore facilité par le retrait (inexpliqué) de Boeing et du suédois Gripen. Il sera, en fait, très délicat.
Une démarche inattendue
Sur le plan politique, parce qu’il fait ressurgir les traditionnelles divergences entre Flamands et francophones. Sur le plan économique, parce que la question des retombées économiques des différents programmes est au cœur des débats. Et, surtout, sur le plan diplomatique, parce que la Belgique est prise en tenaille entre ses convictions européennes et la volonté de ne pas déplaire aux Etats-Unis.
A la France non plus, d’ailleurs, puisque, après avoir décidé, en septembre 2017, de se retirer de la procédure officielle, Paris et le groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale – Dassault Aviation avec Thales et Safran – se sont, en effet, livrés à une démarche inattendue en proposant un « partenariat étendu » à leurs voisins.

Si la Belgique acquiert le Rafale, quelque 5 000 emplois et 20 milliards d’euros sur vingt ans lui sont promis. S’inscrivant dans l’intense campagne de lobbying qui a eu lieu à Bruxelles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Plongée dans le monde discret et feutré des conseillers artistiques des riches collectionneurs. Leur mission : dénicher les œuvres qui raviront leur donneur d’ordre.
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Les truffiers de l’art contemporain

Plongée dans le monde discret et feutré des conseillers artistiques des riches collectionneurs. Leur mission : dénicher les œuvres qui raviront leur donneur d’ordre.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h31
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Tout le monde peut s’improviser conseiller de collectionneurs, c’est un peu comme les comtesses de l’immobilier » qui ont émergé dans les années 1990, quand le marché flambait, s’amuse Hervé Mikaeloff, un conseiller reconnu. Aucun diplôme n’est requis. Un judicieux carnet d’adresses d’amateurs d’art fortunés et un œil aiguisé peuvent faire office de sésame. « On croise beaucoup d’étoiles filantes », constate son confrère Philippe Ségalot. Une poignée d’hyper-spécialistes à New York, Londres, Paris, Pékin, Genève, mais aussi une palanquée de parasites, prévient Jean-Gabriel Fredet, auteur de Requins, caniches et autres mystificateurs (Albin Michel, 2017). Ce métier méconnu consiste à aider – moyennant rétribution – des collectionneurs d’art à assouvir leur passion en ajoutant inlassablement de nouvelles œuvres à leur patrimoine.
L’explosion du marché de l’art contemporain, le fait qu’il constitue à la fois un marqueur social incontournable et un investissement non imposable, a favorisé l’essor de ce métier pas comme les autres. Dans les couloirs des foires d’art contemporain, à l’ARCO, qui démarre le 21 février à Madrid, ou à l’Armory Show, à New York, le 8 mars, déambulent désormais en duo – comme d’inséparables psittacidés – un coach artistique et son client. Le premier expliquant au second – s’il est néophyte – ce qu’il faut absolument acquérir.
« Je ne fais pas de babysitting, je fais les foires seul », tranche M. Ségalot. Les plus huppés de ces conseillers travaillent pour des esthètes qui n’ont plus besoin de petits cours. Le pape de cette profession s’appelle Marc Blondeau. Ancien patron de Sotheby’s en France, il peut se targuer d’avoir conseillé François Pinault très tôt, entre 1990 et 2000. « Le principe même de notre profession est de travailler de façon confidentielle. Quitte à être plus discret que nos clients », explique ce professionnel installé à Genève. Il y a trente ans, il pouvait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Plus de 200 architectes, dont Roland Castro, Anne Lacaton, Jean Nouvel et Rudy Ricciotti, alertent le gouvernement dans une tribune au « Monde », sur la perte de qualité de l’habitat que le projet de loi logement, à la veille d’être présentée aux parlementaires, risque d’aggraver.
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« Le logement ne peut être assujetti aux seules logiques du profit »

Plus de 200 architectes, dont Roland Castro, Anne Lacaton, Jean Nouvel et Rudy Ricciotti, alertent le gouvernement dans une tribune au « Monde », sur la perte de qualité de l’habitat que le projet de loi logement, à la veille d’être présentée aux parlementaires, risque d’aggraver.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h31
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques jours, le projet de loi Evolution du logement et aménagement numérique (Elan) entre en discussion au Parlement. Cette loi fixera durablement les conditions de la construction des logements et donc de la qualité de vie des Français. A ce stade, elle semble ne plus garantir la qualité architecturale et urbaine de l’habitat que sont en droit d’attendre nos compatriotes.
La situation s’aggrave d’année en année. Les inégalités spatiales et territoriales se creusent, dégradant le lien social et mettant à mal le vivre ensemble. Dans les métropoles, les classes moyennes quittent les centres-villes où se loger devient trop cher. L’augmentation des prix dans les quartiers attractifs repousse les habitants vers des quartiers éloignés où se concentrent les populations les plus modestes. Le pouvoir d’achat ne permet plus d’accéder à un logement adapté aux besoins de chacun. Selon la Fondation Abbé-Pierre, près de 15 millions de Français sont fragilisés, mal logés ou privés de domicile. L’accès au logement est devenu un vrai problème de société.
Ni éclairage direct ni ventilation naturelle
La qualité des logements neufs se détériore. Si la qualité des équipements techniques des logements a pu progresser, leur qualité spatiale et d’usage s’est dégradée. Sur les dix dernières années, un trois pièces a perdu de 15 % à 20 % de sa surface, soit l’équivalent d’une pièce. Les cuisines n’ont plus d’éclairage direct ni de ventilation naturelle ; elles sont intégrées à un « séjour » trop réduit. Les chambres sont si petites qu’il est difficile d’y installer un lit et un bureau. Les parties communes sont « aveugles » et inhospitalières. L’ensemble des matériaux sont trop souvent de médiocre qualité.

Les charges d’entretien explosent du fait d’une construction au rabais. Trop souvent, cinq à dix ans après leur construction, des malfaçons ou des vices cachés apparaissent dans les bâtiments. Cela entraîne des travaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.
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Les bénéfices d’Airbus décollent grâce à des livraisons record

Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h24
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Ancien parachutiste, Tom Enders, pour mieux se défendre a choisi l’attaque ! « Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre », s’est félicité le président exécutif d’Airbus à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe, jeudi 15 février. De bons chiffres qui ont été salués en Bourse par une hausse de plus de 8 % à l’ouverture. Il est vrai que 2017 a tout d’une année record. Le carnet de commandes de l’avionneur européen est gonflé à bloc avec 1 109 commandes nettes contre 731 un an plus tôt. Une performance réalisée lors du dernier trimestre 2017.

A cette époque, Airbus a enregistré la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation commerciale en vendant 430 appareils à la société américaine Indigo Partners. Au total, l’an passé, les prises de commandes se sont élevées à 158 milliards d’euros contre « seulement » 134 milliards d’euros en 2016. Le carnet de commandes est de 997 milliards d’euros contre 1 060 milliards d’euros en 2016. Le chiffre d’affaires quand à lui est resté stable à 66,8 milliards d’euros en 2017 contre 66,6 milliards d’euros en 2016. Le boom des livraisons d’avions (718 appareils livrés en 2017) a donné des ailes aux bénéfices du groupe qui ont quasiment triplé l’an passé, pour atteindre 2,87 milliards d’euros contre 995 millions d’euros un an plus tôt.
Des bons chiffres toutefois ternis par les nouveaux ratés du programme de l’avion militaire A400M qui accumule les problèmes techniques et les retards de livraisons. Une fois de plus, Airbus a été contraint de passer une charge de 1,3 milliard d’euros. En 2016, l’avionneur européen avait déjà provisionné 2,2 milliards pour faire face aux déboires récurrents de l’A400M.

Une nouvelle fois, M. Enders s’est voulu optimiste concernant l’avenir de l’avion de transport militaire. « Nous avons amélioré la situation en...




                        

                        


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Le chimiste Kem One sort du redressement judiciaire avec six ans d’avance

Cinq ans après sa faillite, l’ancien grand malade de la chimie française, affiche des marges solides et investit.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h20
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Ils sont là, attablés face à face au restaurant du Sénat, deux vieux copains qui célèbrent leur dernier bon coup en dégustant un boudin noir aux pommes. C’est le sénateur des Français de l’étranger Robert del Picchia qui a entraîné son ami Alain de Krassny dans l’aventure Kem One, en 2013. Ces deux Français d’Autriche avaient 70 ans passés l’un comme l’autre. « Tu te souviens, j’avais lu un article sur un groupe chimique en dépôt de bilan, j’ai pensé que tu pourrais t’en occuper et j’en ai parlé au premier ministre… » Quatre ans et demi plus tard, le succès, qui paraissait très improbable, est au rendez-vous.

Kem One, l’ancien grand malade de la chimie française, gagne désormais bien sa vie. Le producteur de chlore, de soude et de PVC a dégagé un résultat net de 50 millions d’euros en 2017, une marge confortable pour un chiffre d’affaires de 900 millions. Plus rien à voir avec les pertes en série du temps des précédents propriétaires, Arkema, puis le sulfureux homme d’affaires Gary Klesch.

Plus frappant encore : l’entreprise s’apprête à sortir du redressement judiciaire avec six ans d’avance. « Les bons résultats de 2017 nous ont permis de rembourser par anticipation les 19 millions que nous devions encore, raconte Alain de Krassny. Les créanciers ont reçu leurs chèques le 22 janvier. » La fin du redressement judiciaire devrait être officialisée dans les prochaines semaines.
« Sans supprimer d’emplois »
Le repreneur de Kem One compte également rembourser dans l’année les avances d’Etat accordées par le ministre Arnaud Montebourg lors du redémarrage. Sur les 110 millions touchés alors, 15 millions ont déjà été restitués. « Ces aides ont été précieuses, au début, mais elles comportaient des taux d’intérêt élevés », précise Alain de Krassny. Mieux vaut donc tout rembourser et négocier des emprunts bancaires classiques.
« Et tout cela, tu y es arrivé sans supprimer d’emplois »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le géant agroalimentaire suisse a annoncé qu’il ne reconduirait pas l’accord le liant au groupe français.
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Nestlé-L’Oréal, le pacte d’actionnaires a vécu

Le géant agroalimentaire suisse a annoncé qu’il ne reconduirait pas l’accord le liant au groupe français.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h17
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Que fera Nestlé de sa participation dans L’Oréal ? La question agite le monde économique depuis plusieurs mois. L’interrogation se posait avec d’autant plus d’acuité que le pacte d’actionnaire qui lie la famille Bettencourt, premier actionnaire du géant de la cosmétique et Nestlé, qui en détient 23,2 %, arrive à expiration le 21 mars. Soit six mois après le décès de Liliane Bettencourt. Nestlé a apporté une partie de la réponse jeudi 15 février, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Le groupe de Vevey, en Suisse, a annoncé qu’il ne renouvellera pas le pacte d’actionnaire.
« Afin de maintenir toutes les options ouvertes dans l’intérêt des actionnaires Nestlé, le conseil d’administration a décidé de ne pas renouveler cet accord. Nous n’avons pas l’intention d’augmenter notre participation dans l’Oréal et nous engageons à poursuivre notre relation constructive avec la famille Bettencourt », déclare Nestlé dans un communiqué. Tout en ajoutant que cette participation continue d’être « un investissement important pour nous » et qu’il reste « engagé envers l’entreprise qui nous a procuré de très bons rendements sur tant d’années ». Clairement, Nestlé veut désormais avoir les mains libres et pouvoir céder tout ou partie de sa participation – valorisée à 22,5 milliards d’euros –, quand et à qui il le souhaite. Même si le pacte ne donnait déjà plus de droits de préemption aux deux signataires.
De son côté, le patron de L’Oréal, Jean-Paul Agon, a réaffirmé le 9 février que son groupe avait les moyens de racheter les parts de Nestlé. Pour cela, il se dit prêt à céder les 9,15 % qu’il détient dans le groupe pharmaceutique Sanofi, estimés à 7,5 milliards d’euros. Il a également chiffré le cash disponible à 1,8 milliard d’euros et ne doute pas que les banques répondraient présent pour le montage financier complémentaire.
Nestlé sous pression d’un investisseur activiste
Cette annonce de Nestlé intervient alors...




                        

                        

