<FILE-date="2018/02/15/19">

<article-nb="2018/02/15/19-1">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Thierry B., entrepreneur en maçonnerie, assigne la société Google France et la société Google Inc., pour obtenir la suppression de tous les liens le concernant « qui porteraient atteinte à sa vie privée ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/02/15/19-2">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’homme de 74 ans est jugé depuis lundi pour blanchiment du butin du vol commis dans les coffres de la Société générale, en 1976 à Nice.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« Casse du siècle » : cinq ans de prison ferme requis contre Jacques Cassandri

L’homme de 74 ans est jugé depuis lundi pour blanchiment du butin du vol commis dans les coffres de la Société générale, en 1976 à Nice.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h09
   





                        



   


Le parquet a requis, jeudi 15 février, la relaxe de Jacques Cassandri pour le blanchiment du butin du « casse du siècle », commis à Nice en 1976. Le procureur a toutefois requis sa condamnation à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, et à 300 000 euros d’amende, pour d’autres infractions financières en lien notamment avec la gestion des affaires familiales et une escroquerie autour de la construction d’un terrain en Corse.
Le procureur Etienne Perrin a estimé qu’il ne pouvait prouver, en remontant « en cascade » jusqu’en 1976, que les fonds qui ont servi à Jacques Cassandri dans ses affaires depuis provenaient du casse de la Société Générale commis à Nice.
Il a également demandé la fermeture pour trois ans du bar de nuit Le Son des guitares, situé en plein centre de Marseille et qui appartient à la famille Cassandri et une interdiction définitive de gérer toute société commerciale.
Un des « égoutiers » de Nice
En 2010, sous le pseudonyme vite éventé d’Amigo, Jacques Cassandri publie La Vérité sur le casse de Nice (Les Petits matins). Dans ce livre, il raconte comment, après avoir percé un tunnel long de huit mètres, il avait, avec ses complices, dérobé 46 millions de francs, équivalant à 29 millions d’euros aujourd’hui.
En 2011, en garde à vue, face à un enquêteur qui le « rassure » sur la prescription de ce vol entré dans l’histoire, il avoue être un des « égoutiers » de Nice. Le vol est prescrit mais le blanchiment est une infraction continue que la justice peut poursuivre lorsqu’elle en a connaissance, même plusieurs décennies après.

        Lire aussi :
         

                Quarante ans après, le « casse du siècle » de retour au tribunal






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-3">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Près de 700 000 lycéens passent le bac chaque année, mais leurs profils ont largement évolué au fil des réformes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Réforme du bac : qui sont les candidats à l’examen ?

Près de 700 000 lycéens passent le bac chaque année, mais leurs profils ont largement évolué au fil des réformes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h21
    |

                            Margot Desmas








                        


Le baccalauréat va bientôt changer de formule, ainsi que l’a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mercredi 14 février. Suppression des filières, partiels semestriels, nouvelle épreuve orale : cette réforme de l’examen bicentenaire a pour but de mieux préparer les bacheliers aux études supérieures. Jean-Michel Blanquer annoncera également vendredi les modalités de la refonte du baccalauréat technologique.

        Lire le compte rendu du tchat :
         

          « Dans le nouveau bac, le poids des humanités est plus important »



Ces nouvelles mesures viennent métamorphoser un examen passé chaque année par 700 000 candidats en moyenne, un chiffre en constante augmentation. Aujourd’hui, qui sont ces élèves concernés par la réforme du baccalauréat ? Voici, en quelques graphiques, le portrait de ces jeunes qui vont bientôt expérimenter le bac nouvelle génération.
Un examen qui concerne plus de 40 % d’une classe d’âge
Le bac a été, pendant des décennies, un examen élitiste. En 1985, face à ce constat, le ministre de l’éducation, Jean-Pierre Chevènement, assure vouloir amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac à l’horizon de l’an 2000 et entame une série de réformes pour le rendre plus accessible. Si cet objectif a bel et bien été atteint en 2012 – en incluant le bac professionnel –, la proportion de bacheliers généraux et technologiques a tendance à stagner depuis 1995.
A l’examen de 2017, 380 000 candidats se sont présentés en filières générales, 140 000 en séries technologiques et 200 000 en filières professionnelles. Près de 88 % d’entre eux ont décroché l’examen, mais leurs profils restent souvent similaires depuis plusieurs décennies.


	#container_15186286885{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15186286885{
		height:500px;
	}
	#container_15186286885 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15186286885 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186286885.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186286885.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186286885 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La proportion de bacheliers par génération a plus que doublé depuis 1970
Données provisoires de 2014 à 2016

Source : Ministère de l'éducation nationale



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186286885",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "area",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#285a82","#28beaa","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1970","1971","1972","1973","1974","1975","1976","1977","1978","1979","1980","1981","1982","1983","1984","1985","1986","1987","1988","1989","1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Général",
    "color": "#285a82",
    "data": [
      [
        "",
        16.7
      ],
      [
        "",
        17.3
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18.2
      ],
      [
        "",
        18.2
      ],
      [
        "",
        17.9
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18.3
      ],
      [
        "",
        18.2
      ],
      [
        "",
        18.6
      ],
      [
        "",
        18.7
      ],
      [
        "",
        19.4
      ],
      [
        "",
        19.7
      ],
      [
        "",
        19.5
      ],
      [
        "",
        19.8
      ],
      [
        "",
        21.1
      ],
      [
        "",
        21.7
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        25.8
      ],
      [
        "",
        27.9
      ],
      [
        "",
        30.6
      ],
      [
        "",
        32.4
      ],
      [
        "",
        34.9
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        37.2
      ],
      [
        "",
        34.4
      ],
      [
        "",
        34.1
      ],
      [
        "",
        33.8
      ],
      [
        "",
        32.2
      ],
      [
        "",
        32.9
      ],
      [
        "",
        32.7
      ],
      [
        "",
        32.5
      ],
      [
        "",
        33.2
      ],
      [
        "",
        31.7
      ],
      [
        "",
        32.9
      ],
      [
        "",
        33.9
      ],
      [
        "",
        33.8
      ],
      [
        "",
        33.7
      ],
      [
        "",
        34.8
      ],
      [
        "",
        34.3
      ],
      [
        "",
        35.9
      ],
      [
        "",
        37.4
      ],
      [
        "",
        38
      ],
      [
        "",
        38.3
      ],
      [
        "",
        39.8
      ],
      [
        "",
        40.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Technologique",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        3.4
      ],
      [
        "",
        4.1
      ],
      [
        "",
        4.4
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5.5
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        6.6
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        7.3
      ],
      [
        "",
        7.3
      ],
      [
        "",
        7.8
      ],
      [
        "",
        8.4
      ],
      [
        "",
        9.1
      ],
      [
        "",
        9.6
      ],
      [
        "",
        10.1
      ],
      [
        "",
        10.8
      ],
      [
        "",
        11.5
      ],
      [
        "",
        12.3
      ],
      [
        "",
        12.8
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        13.6
      ],
      [
        "",
        13.9
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        17.6
      ],
      [
        "",
        17.5
      ],
      [
        "",
        17.5
      ],
      [
        "",
        18.3
      ],
      [
        "",
        18.3
      ],
      [
        "",
        18.5
      ],
      [
        "",
        18.2
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        17.6
      ],
      [
        "",
        17
      ],
      [
        "",
        16.8
      ],
      [
        "",
        16.4
      ],
      [
        "",
        16.3
      ],
      [
        "",
        15.9
      ],
      [
        "",
        16.3
      ],
      [
        "",
        16.1
      ],
      [
        "",
        15.8
      ],
      [
        "",
        15.6
      ],
      [
        "",
        16.3
      ],
      [
        "",
        15.7
      ],
      [
        "",
        15.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plus d’enfants de cadres dans les filières générales
Depuis sa première session en 1809, le baccalauréat a – beaucoup – évolué. Instauré par Napoléon, le diplôme avait pour objectif initial de distinguer les élites. La première année, l’examen n’accueille que 39 candidats issus de la haute bourgeoisie, qui décrochent tous leur diplôme. Contrairement aux idées reçues, le baccalauréat affiche donc, au début, un taux de réussite impressionnant.
Les modalités de l’examen ne cessent toutefois d’être remises en cause par les gouvernements successifs, avec notamment la création des filières générales (L, ES, S) et technologiques en 1993, et le développement des voies professionnelles. Malgré tout, bien que l’origine sociale des candidats à l’examen se soit diversifiée grâce, notamment, aux filières technologiques, elle reste relativement homogène.
Les bacheliers des filières générales sont principalement d’origine sociale favorisée tandis que les diplômés des filières technologiques sont, pour la moitié d’entre eux, enfants d’employés, d’ouvriers ou de personnes sans activité professionnelle.


	#container_15186202305{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15186202305{
		height:500px;
	}
	#container_15186202305 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15186202305 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186202305.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186202305.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186202305 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les enfants de cadres restent majoritaires parmi les bacheliers en filières générales, mais pas technologiques
Lecture : 34,33% des élèves titulaire d'un bac général ont des parents cadres ou issus de professions intellectuelles supérieures.

Source : MEN - MESRI - DEPP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186202305",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"percent",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Baccalauréat général","Baccalauréat technologique","Ensemble"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d'entreprise ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        11.18
      ],
      [
        "",
        10.56
      ],
      [
        "",
        10.96
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Cadres, professions intellectuelles supérieures ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        34.33
      ],
      [
        "",
        15.6
      ],
      [
        "",
        22.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Professions intermédiaires ",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        15.26
      ],
      [
        "",
        14.15
      ],
      [
        "",
        13.09
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Employés, ouvriers ",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        27.68
      ],
      [
        "",
        38.01
      ],
      [
        "",
        32.52
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Retraités ",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        1.56
      ],
      [
        "",
        1.73
      ],
      [
        "",
        1.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Personnes sans activité professionnelle ou indéterminé ",
    "color": "#285a82",
    "data": [
      [
        "",
        9.99
      ],
      [
        "",
        19.96
      ],
      [
        "",
        18.63
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


18 ans : l’âge de la plupart des bacheliers
En 2016, 63 % des bacheliers étaient âgés de 18 ans. S’ils sont majoritaires parmi les nouveaux diplômés, ce ne sont toutefois pas eux qui ont le meilleur taux de réussite. Les candidats de 16 ans ou moins sont les moins nombreux à se présenter à l’examen, mais ce sont aussi ceux qui affichent le plus haut taux de réussite avec 98,2 % d’admis en 2016.


	#container_15186882616{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15186882616{
		height:500px;
	}
	#container_15186882616 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15186882616 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186882616.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186882616.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186882616 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La majorité des bacheliers sont âgés de 18 ans
Champ : France métropolitaine

Source : Ministère de l'éducation nationale



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186882616",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#b50b11","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["16 ans ou moins","17 ans","18 ans","19 ans","20 ans","21 – 29 ans","30 ans ou plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre d’admis",
    "color": "#b50b11",
    "data": [
      [
        "",
        663
      ],
      [
        "",
        21944
      ],
      [
        "",
        405351
      ],
      [
        "",
        144050
      ],
      [
        "",
        38332
      ],
      [
        "",
        20739
      ],
      [
        "",
        2418
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un meilleur taux de succès chez les filles
Plus nombreuses à se présenter à l’examen, les filles ont également un taux de réussite plus élevé que pour les garçons. À elles seules, elles représentaient plus de 53 % des admis toutes filières confondues et 56 % dans la filière générale.
Les filles obtiennent le plus grand taux de réussite dans les séries L (littéraire), STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), où elles sont par ailleurs largement majoritaires. Ces dernières sont également celles qui décrochent le plus de mentions bien ou très bien. À l’inverse, les garçons étaient 10 800 à avoir été éliminés avant les rattrapages en 2015 contre 20 200 filles, soit deux fois plus.


	#container_15186180955{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15186180955{
		height:500px;
	}
	#container_15186180955 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15186180955 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186180955.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186180955.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186180955 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les filles ont un meilleur taux de réussite au bac général que les garçons
Champ : France métropolitaine

Source : MEN - MESRI - DEPP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186180955",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:"",
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1980","1985","1990","1995","2000","2005","2010","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: 2,
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Garçons ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        64.5
      ],
      [
        "",
        66.2
      ],
      [
        "",
        73.9
      ],
      [
        "",
        73.9
      ],
      [
        "",
        77.4
      ],
      [
        "",
        82.1
      ],
      [
        "",
        85.9
      ],
      [
        "",
        89.6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Filles ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        66.9
      ],
      [
        "",
        68.9
      ],
      [
        "",
        76.6
      ],
      [
        "",
        76
      ],
      [
        "",
        81.8
      ],
      [
        "",
        85.5
      ],
      [
        "",
        88.3
      ],
      [
        "",
        92.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’université, principale filière après le bac
Chaque année, elle est la filière qui accueille le plus de bacheliers. L’université séduit de plus en plus de diplômés du bac général et près de la moitié d’entre eux souhaitent s’y orienter une fois le bac en poche. Les bacheliers de la série ES (économique et social) sont les plus nombreux à se tourner vers l’université avec plus de 65 % des élèves en 2015. Pour les étudiants en filière technologique en revanche, le BTS est le choix le plus fréquent avec 38,7 % des diplômés s’orientant dans cette voie en 2016.
En plus de 200 ans, le bac s’est métamorphosé et ses candidats avec lui. Cette énième réforme de Jean-Michel Blanquer est supposée préparer les lycéens à l’enseignement supérieur et redonner de la valeur à ce diplôme. Verdict après la première session, en 2021.


	#container_15186244512{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15186244512{
		height:500px;
	}
	#container_15186244512 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15186244512 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186244512.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186244512.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186244512 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



L'université capte la majorité des élèves sortant d'un bac général
Lecture : 48,8% des bacheliers généraux se sont orienté vers l'université en 2016

Source : Ministère de l'éducation nationale



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186244512",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"percent",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Bacheliers généraux","Bacheliers technologiques"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "IUT ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        11.2
      ],
      [
        "",
        21.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Classes préparatoires aux grandes écoles ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        17.6
      ],
      [
        "",
        2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "BTS ",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        5.7
      ],
      [
        "",
        38.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Autres formations ",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        5.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Université ",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        48.8
      ],
      [
        "",
        13.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-4">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le directeur de Sciences Po a été reconduit mercredi pour un deuxième mandat. Dans un entretien au « Monde », il livre sa stratégie pensée comme offensive à l’international et audacieuse sur le plan académique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Frédéric Mion : « Il est temps de revoir la place des épreuves écrites au concours de Sciences Po »

Le directeur de Sciences Po a été reconduit mercredi pour un deuxième mandat. Dans un entretien au « Monde », il livre sa stratégie pensée comme offensive à l’international et audacieuse sur le plan académique.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h19
    |

                            Soazig Le Nevé








                        



                                


                            

Reconduit pour un second mandat au poste de directeur de Sciences Po par le conseil de l’Institut d’études politiques de Paris et le conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques, mercredi 14 février, Frédéric Mion veut se saisir du « moment français » actuel pour s’affirmer à l’international. Il ambitionne aussi de réformer le concours d’admission qui demeure à ses yeux encore trop académique.
Votre reconduction s’est faite facilement pour vous, votre unique challengeuse, Isabelle Barth, ayant été écartée après sa première audition. Comment expliquez-vous cette faible concurrence qui tranche avec la précédente élection ?
La situation est radicalement différente de celle de 2013, où la maison venait de vivre douze mois de troubles, avec un processus de succession qui avait connu quelques péripéties, ce qui avait favorisé l’émergence d’une riche concurrence.
Cinq ans plus tard, les choses se sont présentées de manière beaucoup plus paisible, ce qui n’a sans doute pas contribué à stimuler les ambitions en dehors de Sciences Po. Il faut s’en réjouir pour l’institution car c’est la marque d’un fonctionnement serein. J’y vois une reconnaissance, moins de mon rôle que d’une dynamique collective vertueuse.
Comment résumez-vous votre premier mandat ?
C’est un mandat dans lequel j’ai été appelé à restaurer et à consolider les fondations de notre institution pour nous remettre à bâtir. Ces deux entreprises ont été concomitantes, ce qui m’a conduit dans un laps de temps réduit à refondre les statuts et à réformer le modèle économique. Il s’agissait de conditions nécessaires pour reprendre le travail de construction et réinvestir dans nos missions de formation, de recherche et de documentation, mais aussi pour réformer le premier cycle universitaire, parachever la carte de notre deuxième cycle avec trois nouvelles écoles professionnelles (Ecole d’affaires publiques,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-5">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le théologien, mis en examen pour viol, a été place en détention provisoire le 2 février.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Tariq Ramadan : la justice ordonne une expertise médicale avant de statuer sur sa remise en liberté

Le théologien, mis en examen pour viol, a été place en détention provisoire le 2 février.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h48
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a ordonné une expertise sur l’état de santé de Tariq Ramadan, écroué et mis en examen pour viols, avant de statuer sur sa remise en liberté, a appris, jeudi 15 février, l’Agence France-Presse (AFP) auprès de sources concordantes.
L’islamologue suisse conteste son placement en détention provisoire, notamment pour raisons médicales. L’examen de son recours, qui devait se tenir jeudi après-midi, a été renvoyé au 22 février. Un peu plus tôt dans la journée, ses avocats ont également proposé la remise de son passeport suisse et le versement d’une caution de 50 000 euros afin d’obtenir sa libération.
Deux plaintes
Tariq Ramadan, âgé de 55 ans, et placé en détention provisoire à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), a été mis en examen et écroué le 2 février pour viols, dont l’un sur personne vulnérable, à la suite de plaintes de deux femmes.

        Lire aussi :
         

                Une deuxième plainte pour viol déposée contre Tariq Ramadan



Depuis le début de cette affaire, qui a émergé dans le sillage du scandale Weinstein, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits qui auraient eu lieu le 9 octobre 2009 et en mars-avril 2012.
Les conseils soutiennent que l’état de santé de leur client, atteint d’une sclérose en plaques et arrivé en ambulance à l’audience de jeudi, n’est pas « compatible avec un maintien en détention ». Ils s’appuient sur un examen médical établi le 13 février 2018.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-6">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La 16e chambre correctionnelle de Paris a jugé qu’il était impossible de prouver qu’il savait qu’il logeait des assassins. Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Jawad Bendaoud relaxé : 4 éléments pour comprendre le jugement

La 16e chambre correctionnelle de Paris a jugé qu’il était impossible de prouver qu’il savait qu’il logeait des assassins. Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h44
   





                        



   


Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13-Novembre, a été relaxé mercredi 14 février par la 16e chambre correctionnelle de Paris, qui a jugé ne pas pouvoir déterminer qu’il savait qu’il logeait des assassins. Il comparaissait pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis et dans lequel ils sont morts lors d’un assaut des policiers du RAID.
Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, comme celle des députés d’extrême droite Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, ou de la députée Les Républicains Valérie Boyer.

Un trafiquant de drogue qui a hébergé des terroristes islamistes relaxé aujourd'hui par la justice française. La fa… https://t.co/3FoiNFJJAv— dupontaignan (@N. Dupont-Aignan)


require(["twitter/widgets"]);

A l’inverse, de nombreux spécialistes du droit (avocats, juristes, chroniqueurs…) ont salué un procès exemplaire. Quelques éléments à avoir en tête pour comprendre ce jugement :
1. Comment la décision a été prise
Le débat juridique est complexe, mais la question relativement simple : si Jawad Bendaoud savait que les personnes qu’il hébergeait risquaient de commettre de nouveaux attentats, il devenait membre d’une association de criminels terroristes et risquait gros – cette hypothèse a été écartée tant par le parquet que par le tribunal. S’il savait qu’il hébergeait des terroristes, il était coupable de recel, et risquait six ans de réclusion. S’il ne savait pas qui étaient ces personnes, il était relaxé.
La juge Isabelle Prévost-Desprez a insisté sur le fait qu’il était établi « de manière certaine » que Jawad Bendaoud a bien appelé Hasna, la cousine d’un des terroristes présumés, Abdelhamid Abaaoud, le 16 novembre 2015, soit deux jours avant l’intervention des forces de l’ordre. Les explications que Jawad Bendaoud avait fournies étaient « fantaisistes », reconnaît la juge qui n’en a pas tiré pour autant une preuve de culpabilité. Aucun élément ne permet de connaître le contenu de la conversation ni d’affirmer que Jawad Bendaoud a effectivement parlé à Abaaoud.
« Vous êtes avec Soumah [ami et intermédiaire], des délinquants d’habitude, a dit la présidente, tout est bon pour gagner un billet. Vous ne cachez pas votre cupidité. Mais il n’apparaît pas que vous ayez eu le même degré de connaissance sur les deux hommes que Mohamed Soumah. » Elle constate qu’il n’a jamais varié, lui, dans ses déclarations, « vous avez eu des doutes, vous avez demandé des précisions, mais l’appât du gain a fait taire vos scrupules ».

        Lire aussi :
         

                Au procès Jawad Bendaoud, la défense assure que les prévenus ignoraient « qu’ils allaient héberger des terroristes »



2. Ce n’est pas fini : il y a un appel
Jawad Bendaoud n’en a pas fini avec la justice : le parquet, qui représente le ministère de la justice et qui avait requis quatre ans de prison ferme, a aussitôt fait appel car il estime que le jugement est trop clément.

        Lire aussi :
         

                Quatre ans de prison requis contre Jawad Bendaoud, cinq contre Youssef Aït Boulahcen



Petit rappel : en France, quand un procès est jugé insatisfaisant par une des parties, cette dernière peut faire appel. Puis, le cas échéant, un pourvoi en cassation est encore possible, qui peut déboucher sur un renvoi en cour d’appel, puis de nouveau, éventuellement, un pourvoi en cassation.
3. Ce n’est pas « le procès Jawad »
Certes, il a attiré les caméras et est devenu un phénomène médiatique, mais Jawad Bendaoud n’est pas tout seul : il était jugé avec Mohamed Soumah, qui a en revanche été condamné à cinq ans de prison ferme, et Youssef Aït Boulahcen, frère d’Hasna, poursuivi pour non-dénonciation de crime et condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis. Les différences de jugement sont liées aux différences dans le degré de connaissance qu’avaient les prévenus de la préparation des attentats. Le parquet ayant interjeté un appel général, les trois prévenus seront rejugés ensemble en cour d’appel.
4. Il est libre, comme n’importe quelle personne innocentée
Détenu à l’isolement depuis vingt-sept mois, Jawad Bendaoud est sorti mercredi soir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), comme n’importe quelle personne innocentée. Il est désormais connu des services de renseignement – et de la France entière. Il a bien été condamné en janvier à huit mois de prison ferme pour « trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs », mais il a déjà purgé sa peine lors de sa détention provisoire.
Il peut en outre demander une indemnisation : depuis 1970, la loi prévoit que lorsqu’une décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement a été rendue, la personne qui a été placée en détention provisoire ou qui a commencé à purger sa condamnation peut obtenir indemnisation de cette période de détention injustifiée.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-7">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le ministre de la cohésion des territoires rappelle que « les personnes en situation de grande précarité ne doivent pas être les otages de rapports de force politiques ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Jacques Mézard : « La mise à l’abri des plus précaires est un combat de tous les jours »

Dans une tribune au « Monde », le ministre de la cohésion des territoires rappelle que « les personnes en situation de grande précarité ne doivent pas être les otages de rapports de force politiques ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h00
    |

Jacques Mézard (Ministre de la cohésion des territoires)







                        



                                


                            
Tribune. Cela fait désormais dix jours que le plan Grand froid a été activé dans trente-sept départements pour mettre à l’abri les personnes sans domicile fixe (SDF) dans cette période particulièrement difficile pour elles. L’attention politique et médiatique est logiquement à son comble. La progression du nombre de personnes sans domicile fixe est pourtant une réalité depuis des années, réalité crue, complexe, à laquelle nous devons faire face sans dogmatisme et en rejetant toute instrumentalisation.
nul n’a à s’ériger en donneur de leçons ni en détenteur du monopole de l’altruisme et de la générosité
La pauvreté, la marginalisation, la solitude de femmes et d’hommes dans notre pays est une réalité, comme elle l’est aussi dans la quasi-totalité des pays développés. Evolutions sociétales (augmentation des divorces et des familles monoparentales, recul du sentiment de solidarité), persistance de la crise économique, amplification des flux migratoires, tout cela multiplie le nombre de laissés-pour-compte. Face à ce triste constat, nous devons collectivement avoir l’objectif de ne plus avoir personne « à la rue ». Est-ce le cas aujourd’hui ? Non. Devant cette réalité, le gouvernement ne se résignera pas et continuera le combat contre la misère qui tue.
En tant que ministre de la cohésion des territoires, j’exerce avec gravité et humilité la responsabilité qui est la mienne. Je n’ignore rien de la précarité d’une partie des Français. En la matière, nul besoin de se quereller à coups de chiffres qui disent si peu des drames humains du quotidien qui sont vécus par les plus vulnérables de nos concitoyens. Toute polémique sur les chiffres ne saurait être à la hauteur des enjeux. Je salue tant le travail quotidien des services de l’Etat autour des préfets – et en premier lieu du préfet d’Ile-de-France – que le travail des associations. Mais nul n’a à s’ériger en donneur de leçons ni en détenteur du monopole de l’altruisme et de la générosité.
Travail...



                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-8">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Epreuves écrites, grand oral, fin des filières… quel impact auront ces nouveautés ? Notre journaliste Violaine Morin, spécialiste de l’éducation, a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

« Dans le nouveau bac, le poids des humanités est plus important »

Epreuves écrites, grand oral, fin des filières… quel impact auront ces nouveautés ? Notre journaliste Violaine Morin, spécialiste de l’éducation, a répondu à vos questions.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h41
   





                        


Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté mercredi 14 février le visage du « nouveau baccalauréat ». Cette nouvelle mouture de l’examen bicentenaire sera mise en place en 2021, pour les élèves qui entrent en seconde en 2018. Aussi critiquée qu’attendue, elle suscite encore bien des questions, chez les élèves comme chez les enseignants. Dans un tchat, Violaine Morin, journaliste du Monde, a répondu à quelques-unes de ces interrogations.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          Réforme du bac : de l’ambition et des questions



Maman d’élève de 3e : On parle de contrôle continu, mais n’est-ce pas simplement une modification du calendrier des épreuves ?
Vous mettez le doigt sur l’une des vraies-fausses nouveautés de cette réforme. Le contrôle continu consistera bien, en effet, en des épreuves anticipées. Simplement, elles seront locales (corrigées dans l’établissement mais par d’autres profs, comme le bac blanc), et elles seront réparties au cours des deux années de première et de terminale. En revanche, l’examen du bulletin comptera pour 10 % dans la note finale – mais ce n’est pas énorme. C’était un point très délicat de la réforme, et nous pensons qu’il a été arbitré comme cela pour éviter de provoquer un tollé autour de la question de l’équité entre tous les lycéens.
Kaelh : Les sujets de ces épreuves anticipées seront-ils uniques par académie ou chaque lycée pourra-t-il faire les siens ?
Les sujets seront choisis dans une banque de sujets nationale.
Mohammed1999 : Les personnes qui passent le bac en juin 2018 seront-elles concernées par cette réforme ? Les matières seront-elles choisies par les élèves ? Et est-ce vraiment la fin des filières ?
Non, les personnes qui passent le bac en juin 2018 ne sont pas touchées par cette réforme, puisqu’elle se met en place progressivement pour les élèves qui arrivent en seconde en  2018 et passeront leur bac en 2021. Pour le dire autrement, les premiers élèves touchés sont aujourd’hui en classe de troisième !
Les matières ne seront pas toutes choisies par les élèves. Il y aura un tronc commun avec plusieurs matières obligatoires (français, histoire-géographie, langue vivante 1, langue vivante 2, enseignement moral et civique, éducation physique et sportive, humanités scientifiques et numériques, puis en terminale le français s’arrête, car vous passez le bac de français en première, et la philo s’ajoute). Ensuite, l’élève choisira trois spécialités en première et deux en terminale. Les spécialités possibles sont :
artsécologie, agronomie et territoireshistoire-géographie, géopolitique et sciences politiqueshumanités, littérature et philosophielangues et littératures étrangèresmathématiquesnumérique et sciences informatiquessciences de la vie et de la Terresciences de l’ingénieursciences économiques et socialesphysique-chimie
AS : Les élèves pourront-ils choisir librement leurs « majeures » et « mineures », quel que soit leur niveau dans les différentes matières ?
C’est un peu difficile à dire à ce stade, mais on imagine mal comment l’orientation d’un élève (qui est le grand enjeu de la réforme) pourrait ne pas tenir compte de son niveau.
PM : Avons-nous des précisions sur les horaires du tronc commun par discipline ? Avec quinze ou seize heures pour ce tronc commun, peut-on dire que les heures d’enseignement vont être particulièrement réduites par rapport à aujourd’hui ?
Voici la maquette du tronc commun, en première :
français : 4 heureshistoire-géographie : 3 heuresenseignement moral et civique : 30 minuteslangue vivante 1 et langue vivante 2 : 4 h 30éducation physique et sportive : 2 heureshumanités scientifiques et numériques : 2 heures
En terminale, même schéma, sauf que le français est remplacé par la philo (4 heures), et les langues vivantes passent de quatre heures trente minutes à quatre heures.
Pour répondre à votre question, a priori personne n’est réellement perdant. Les élèves, en fonction de leurs « profils » (sciences humaines, lettres, arts, sciences dites « dures »…), choisiront des disciplines de spécialité aux horaires importants (trois spécialités de 4 heures par semaine en première, deux de six heures en terminale).
A titre personnel, mon seul vrai doute est sur la philo. Certes, elle augmente pour les S, qui n’avaient que trois heures auparavant et qui en auront quatre de tronc commun désormais. Mais pour ceux qui la prennent en option (ils ne sont pas légion, il y a 15 % de bacheliers L dans les séries générales…), la philo a donc quatre heures de tronc commun, et six heures d’une nouvelle matière hybride, « humanités, littérature et philosophie ». C’est à la fois beaucoup et peu, puisque dans cette matière hybride, on ne connaît pas la part de la philosophie. Auparavant, les bacheliers L avaient huit heures de philo par semaine…
Sissi : Pourquoi une épreuve finale de philo pour tous ?
La philosophie a été retenue dans le projet de réforme comme étant une « discipline universelle », qui doit aider les élèves à apprendre à réfléchir par eux-mêmes pour devenir des citoyens éclairés. Sans remettre en cause ce principe, on peut aussi risquer une analyse politique : il paraîtrait insensé qu’un ministre qui se revendique de la philosophie des Lumières songe à rendre facultative la philosophie.
Noizay : Les professeurs de philosophie auront-ils à corriger l’épreuve de spécialité philosophie en avril-mai et l’épreuve généraliste de philosophie en juin ?
Le détail des heures de service pour les enseignants n’est pas détaillé à ce stade. Vous avez cependant raison de poser la question : si le nouveau bac a été pensé pour alléger le poids de l’examen terminal, il y a une discipline pour laquelle le résultat est un peu discutable, c’est la philo. Seuls les enseignants de philosophie et de lettres (qui corrigent le français anticipé en première) auront potentiellement deux épreuves à corriger.
Thomas : Que penser du fait que les mathématiques aient un volume horaire si faible dans le tronc commun (deux heures… partagées avec les autres matières scientifiques) alors que le rapport rendu par Cédric Villani préconise au contraire de mettre l’accent sur cette matière et d’en faire une priorité nationale ?
En réalité, les mathématiques sortent plutôt renforcées de cette réforme, si vous regardez bien : dans le tronc commun, il n’y a effectivement que deux heures partagées avec les autres disciplines scientifiques. Donc les littéraires auront peu de mathématiques, mais c’était déjà le cas auparavant. En revanche, pour les profils scientifiques qui prendront les maths en spécialité, il y aura quatre heures en première et six heures en terminale, auxquelles il faut ajouter deux options destinées à ceux qui veulent poursuivre une formation scientifique, « mathématiques expertes » ou bien « mathématiques complémentaires » (on ne peut en choisir qu’une seule, pour trois heures par semaine).
Gascogne : Bonjour, comment pouvez-vous dire que les mathématiques sortent renforcées ? Il n’en est rien : le poids des humanités toutes combinaisons opérées est exorbitant. Les sciences expérimentales sortent très affaiblies en poids horaire par rapport à l’existant (décapitées en seconde). Et puis passer une majeure scientifique au bac en février laisse craindre que l’année s’arrête là pour les lycéens. Et on sait ce que valent les « options facultatives »…
Je voulais dire que les maths restent obligatoires pour tous (au sein de l’enseignement « humanités numériques et scientifiques ») et que les scientifiques peuvent garder des maths en terminale même s’ils choisissent physique et SVT, voire ajouter une option de mathématiques renforcées.
Les sciences disposent de quatre heures chacune en première pour un élève qui choisirait physique, SVT et maths en spécialité. Et les sciences expérimentales ne sont pas décapitées en seconde, puisque l’année de seconde est inchangée.
Par contre, là où vous avez raison, c’est lorsque vous dites que le poids des humanités toutes combinaisons opérées est plus important. C’est exact : même en prenant le parcours le plus scientifique possible, on arrive autour de 40 % d’humanités dans le poids total du bac. Je vous renvoie à ce titre à notre article sur les craintes des enseignants à la veille de la remise de la copie. Les professeurs de SVT et de physique-chimie étaient les plus inquiets.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-9">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Principal suspect dans la disparition de la fillette, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi, l’avoir tuée. Mais il a refusé de s’exprimer sur les circonstances de sa mort.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Affaire Maëlys : ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore

Principal suspect dans la disparition de la fillette, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi, l’avoir tuée. Mais il a refusé de s’exprimer sur les circonstances de sa mort.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h14
   





                        



   


Après six mois de silence, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi 14 février, avoir tué la petite Maëlys, et a fourni aux enquêteurs les indications qui ont permis de retrouver des restes de la fillette, à l’issue de difficiles recherches dans le massif enneigé de la Chartreuse (Isère). Si le principal suspect est passé aux aveux, il a toutefois refusé de s’exprimer sur les circonstances exactes de la mort de l’enfant, qui restent encore à éclaircir. Le point sur ce que l’on sait.
Pourquoi Nordahl Lelandais est-il passé aux aveux ?
Un élément nouveau dans l’enquête a précipité la fin des dénégations de Nordahl Lelandais, comme l’a rapporté Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble, lors d’une conférence de presse organisée mercredi en fin de journée à la mairie du Pont-de-Beauvoisin, la commune où avait eu lieu la fête de mariage au cours de laquelle la fillette avait disparu :
« Les juges d’instruction ont fait désosser – je crois que le terme est exact – le véhicule de Nordahl Lelandais. » 
Sous le tapis de sol qui recouvre le fond du coffre de l’Audi A3, auquel les gendarmes n’avaient pas eu accès tant que la voiture était encore en un seul morceau, ils « ont découvert une tache de sang » et « déterminé que ce sang était celui de Maëlys ».

        Lire aussi :
         

                Affaire Maëlys : les aveux incomplets de Nordahl Lelandais



M. Coquillat n’a pas précisé quand la tache de sang avait été découverte. Mais, sur les conseils de son avocat, Alain Jakubowicz, Nordahl Lelandais, qui avait jusque-là farouchement nié son implication, s’est ravisé et est passé aux aveux.
Plusieurs indices accablaient depuis près de six mois l’unique suspect de l’enlèvement et du meurtre de la fillette de 8 ans : une trace ADN de Maëlys retrouvée sur le tableau de bord de son véhicule et des images de caméra de surveillance filmées dans la nuit de sa disparition. Ces dernières montrent une voiture identifiée par le parquet comme celle de Nordahl Lelandais, avec à son bord « une silhouette frêle dans une robe de couleur blanche » comme celle que portait la fillette ce soir-là. Ses parents « ont reconnu des éléments de la robe et notamment la bretelle », selon leur avocat, Me Fabien Rajon.
Au lendemain de la disparition, M. Lelandais avait également passé plus de deux heures dans une station-service – située à un kilomètre de la gendarmerie du Pont-de-Beauvoisin, et à deux kilomètres de la salle polyvalente – à récurer son véhicule, avec un soin particulier pour le coffre et la zone passager : sur une heure quarante-quatre minutes de nettoyage effectif, il avait consacré quarante-sept minutes au premier, et vingt-cinq à la seconde. Pour que sa voiture qu’il allait vendre à un ami soit « nickel », affirmait-il. Pour faire disparaître toute trace du drame, sait-on désormais.

        Lire aussi :
         

                Affaire Maëlys : des témoignages contradictoires et des zones d’ombre



Comment s’est-il débarrassé du corps ?
A sa demande, Nordahl Lelandais a été entendu tôt mercredi matin par les juges d’instruction et a été conduit près du village de Saint-Franc (Savoie), où il a admis s’être débarrassé de la dépouille de l’enfant. Dans un premier temps, il avait déposé le corps « à proximité » de la maison de ses parents, à Domessin, et était « retourné au mariage ». Ce n’est que plus tard qu’il est « revenu récupérer le corps » puis l’a abandonné dans la montagne, dans les premières pentes du massif de la Chartreuse, « un endroit où il y a de la forêt, une espèce de petit ravin, un endroit extrêmement reculé », a détaillé le procureur.
L’endroit se situe à proximité des gorges de Chailles, au milieu desquelles coule le Guiers, la rivière qui passe également par Le Pont-de-Beauvoisin. En allant pêcher là en 2009, Nordahl Lelandais et son ami David G. avaient découvert le squelette d’un homme disparu quatre ans plus tôt.
Entendu en septembre dans le cadre de l’affaire Maëlys, David G. avait rapporté aux enquêteurs : « Le jour où on a trouvé les ossements, Nordahl a dit que, si quelqu’un voulait faire disparaître un corps, c’était l’endroit idéal. »

        Lire aussi :
         

                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Les recherches menées mercredi ont permis de découvrir, en fin d’après-midi, le crâne de l’enfant et un os long. Suspendues peu avant 20 heures, les recherches pour retrouver le reste de la dépouille ont repris jeudi matin. Le parquet a annoncé, dans l’après-midi, que les enquêteurs avaient retrouvé la « quasi-totalité » des restes de Maëlys. Les recherches sont donc terminées.
Nordahl Lelandais a-t-il tué Maëlys volontairement ?
C’est le principal point qu’il reste à déterminer. Nordahl Lelandais a affirmé aux juges d’instruction avoir tué la petite Maëlys « involontairement » et s’être « débarrassé du corps ». Mais, pour l’heure, il a refusé d’expliquer en détail de quelle façon la petite fille était morte : « Il a indiqué qu’il souhaitait d’abord que le corps de Maëlys soit retrouvé, et qu’il s’expliquerait ultérieurement », a déclaré le procureur. « Naturellement, l’instruction va se poursuivre », a-t-il ajouté. Nordahl Lelandais « sera réentendu prochainement sur les faits et sur la manière dont la mort a été donnée, puisque nous n’avons pas la réponse pour l’instant ».
Volontairement ou non ? « Nous sommes sur la voie de la vérité », a lancé l’avocat de M. Lelandais, conscient que son client aurait « à répondre à de nombreuses questions. Je n’oublie pas qu’il y a un autre dossier, et de cela aussi il devra s’expliquer ».
En effet, Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu depuis décembre pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, en Savoie, en avril. Des vérifications sont en outre en cours dans une quinzaine d’affaires de disparitions inquiétantes survenues depuis 2010, afin de voir si Nordahl Lelandais pourrait être impliqué.

        Lire aussi :
         

                Les affaires dans lesquelles Nordahl Lelandais pourrait être impliqué






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-10">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Hautes-Pyrénées : trois skieurs tués par une avalanche

Les corps des trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir ont été retrouvés jeudi sous une avalanche, près de la station de Cauterets.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h21
   





                        


Trois skieurs portés disparus depuis mercredi soir à la station de Cauterets (Hautes-Pyrénées) ont été retrouvés morts jeudi 15 février sous une avalanche, selon la préfecture.
« C’est une avalanche, hier [mercredi], sur une zone hors piste du domaine skiable qui est à l’origine de l’accident », précise la préfecture dans un communiqué. Les trois hommes, âgés de 38 ans pour deux d’entre eux, et 29 ans pour le troisième, sont originaires de Bordeaux et Poitiers.
Toujours dans les Hautes-Pyrénées, un skieur de 19 ans est mort, mardi, enseveli dans une avalanche survenue dans la station de Gavarnie, selon la direction de la station.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-11">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Après les aveux de son client mercredi, Me Jakubowicz, rompu aux affaires éprouvantes, s’est dit « fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Alain Jakubowicz, l’intransigeant avocat de Nordahl Lelandais

Après les aveux de son client mercredi, Me Jakubowicz, rompu aux affaires éprouvantes, s’est dit « fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h19
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


Un « grand soulagement ». C’est le sentiment qu’Alain Jakubowicz, avocat de Nordahl Lelandais, a dit ressentir après les aveux de son client dans l’affaire de la petite Maëlys. Longtemps mutique dans cette enquête pour enlèvement, l’avocat a pris la parole mercredi 14 février au soir pour adresser ses « pensées » à la fillette et à ses parents, après que M. Lelandais a reconnu avoir tué « involontairement » Maëlys. Un revirement de son client qui a beaucoup « ému » son avocat, selon ses dires.
Me Jakubowicz est pourtant rompu aux affaires difficiles, et éprouvantes. Cet avocat pénaliste, plutôt spécialiste du droit des affaires, est notamment connu pour avoir participé, aux côtés des familles de victimes, aux procès de grandes figures antisémites ou collaborationnistes du gouvernement de Vichy.

        Lire :
         

          Affaire Maëlys : les aveux incomplets de Nordahl Lelandais



Procès Barbie, Touvier, Papon
Il fut notamment engagé aux côtés du Consistoire israélite de France lors du procès de Klaus Barbie, le « Boucher de Lyon », en 1987 ; de Paul Touvier – premier procès retenant le chef d’inculpation de crime contre l’humanité pour un collaborateur français – en 1994 ; ou encore, en 1997, de Maurice Papon, qui fut condamné pour complicité de crime contre l’humanité pour sa participation à la déportation des Juifs de Gironde.
Plus récemment, il a aussi défendu les familles des victimes au procès de l’incendie du tunnel du Mont-Blanc en 2005, ou de la catastrophe du vol Rio-Paris en 2009.
Mais c’est son accès à la présidence de la Licra, en 2010, qui lui forge véritablement une image médiatique. Fils d’une mère autrichienne et d’un père polonais, descendant d’une famille dont tous les parents restés en Pologne ont été exterminés durant la seconde guerre mondiale, il s’engage alors contre tous les racismes, y compris anti-Blancs.
Sa confession juive lui vaut, à cette époque, d’être une cible dans les spectacles de Dieudonné. Un homme qui, parce que juif, aurait « le pouvoir de convoquer le premier ministre pour lui donner des instructions », répète l’humoriste controversé. La Licra, par la voix de son président, mène alors un combat virulent contre Dieudonné, qu’elle poursuit en justice et dont elle obtient la condamnation.
« Le dossier, tout le dossier, rien que le dossier »
Mais en septembre 2017, Alain Jakubowicz revient sur la scène médiatique dans un tout autre registre. L’avocat reprend la défense de Nordahl Lelandais, principal suspect dans ce qui est encore une affaire de disparition d’enfant : Maëlys, 9 ans, lors d’un mariage dans l’Isère, dans la nuit du 26 au 27 août.

        Lire aussi :
         

                Les affaires dans lesquelles Nordahl Lelandais pourrait être impliqué



Il choisit alors la stratégie du silence ; mais un silence offensif. Ses apparitions dans les médias sont rares, il se concentre sur la procédure, dont il exploite les failles.
A la fin d’octobre, il obtient le report de l’audition de son client, faute d’avoir eu toutes les pièces du dossier. Il porte ensuite plainte pour violation du secret de l’instruction, en raison de multiples fuites dans la presse. A la fin d’octobre toujours, il dépose une requête en nullité qui aboutit à l’annulation des premières auditions de Nordahl Lelandais : sa première garde à vue n’avait pas été filmée, contrairement aux exigences du code pénal.
Est-il convaincu de l’innocence de son client, également soupçonné d’autres affaires de disparition et de meurtre ? « Cela ne vous regarde pas », avait-il froidement lancé à Yves Calvi, sur RTL. Il ne regarde « que le dossier, tout le dossier, et rien que le dossier », dont il souligne les incohérences, notamment les témoignages discordants sur l’heure de la disparition de la fillette. Certains, en effet, semblaient mettre son client hors de cause.

        Lire aussi :
         

                Affaire Maëlys : des témoignages contradictoires et des zones d’ombre



« Fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue »
A partir du mois de décembre, il sort de son silence et s’attache à défendre publiquement son client, souvent avec pugnacité. Sur RTL le 24 janvier, il est sentencieux.
« Je suis l’avocat d’un homme qui est accusé du pire crime qui puisse exister. Et je constate qu’il y a un nombre considérable d’incohérences dans ce dossier. On est tellement convaincu que c’est lui qu’on néglige toute autre piste. Cela est tout simplement révoltant. »
Ses prises de parole ciblent particulièrement les « délires médiatiques qui nuisent à la manifestation de la vérité, à la présomption d’innocence et au secret de l’instruction », comme il l’assène le 8 février, à l’issue de l’audience en appel examinant la demande de remise en liberté de M. Lelandais déposée début janvier.

        Lire aussi :
         

                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Mercredi 14 février, pourtant, Nordahl Lelandais avoue avoir tué la fillette, et avoir dissimulé son corps, dont des restes ont été retrouvés par les enquêteurs. Lorsqu’il prend la parole, mercredi soir, Alain Jakubowicz ne cache pas son émotion. « Manifestement, il m’avait menti, comme il a menti à tout le monde », déclare-t-il devant les caméras. Mais Me Jakubowicz n’a pas laissé sa mission d’avocat. 
« Je tiens à le dire, je suis fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue et que l’on traite de serial killer sans l’ombre d’un commencement de preuve […] Nordahl Lelandais est un homme qui fait partie de notre communauté des humains, et c’est le rôle d’un avocat d’être à ses côtés. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-12">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Des soignants isolés, mis en concurrence, dans l’incapacité de bien faire leur travail : appliquées sans discernement depuis le début des années 2000, les méthodes de gestion issues du privé sont une catastrophe pour les institutions sanitaires et sociales. Etat des lieux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Hôpitaux, Ehpad : le soin saccagé

Des soignants isolés, mis en concurrence, dans l’incapacité de bien faire leur travail : appliquées sans discernement depuis le début des années 2000, les méthodes de gestion issues du privé sont une catastrophe pour les institutions sanitaires et sociales. Etat des lieux.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h55
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Ce n’est plus un bouillonnement, c’est une explosion. Le 8 janvier, le ministère de la santé publie un rapport accablant sur le fonctionnement du centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, où un neurochirurgien de 36 ans s’est donné la mort, en novembre 2017, dans un bloc opératoire. Le 26 janvier, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, présente un plan de douze mesures d’urgence en faveur des hôpitaux psychiatriques, en réponse aux mouvements de grève qui ont émergé ces derniers mois dans ces établissements. Le 30 janvier, à l’appel de sept syndicats, les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont en grève pour protester contre leurs conditions de travail. Le 19 février, dans le cadre du plan d’accompagnement des Ehpad, une commission sera installée par le ministère de la santé afin de proposer « une stratégie nationale de lutte contre la maltraitance »… Jamais la situation des personnels soignants dans les hôpitaux et les maisons de retraite n’a paru si dégradée, avec pour conséquence directe le mauvais traitement des personnes vulnérables dont ils ont la charge.
« Pressions managériales »
Comment en est-on arrivé là ? Outre le manque de moyens et d’effectifs, le constat des observateurs est quasiment unanime : appliquées sans discernement, les méthodes modernes de gestion et de management issues du privé sont une catastrophe pour les institutions sanitaires et sociales. L’organisation Action praticiens hôpital (APH), qui regroupe une dizaine de syndicats et a lancé fin 2017 un observatoire de la souffrance au travail, fait état de « pressions managériales » de plus en plus fortes de « l’hôpital-entreprise ». « Dans certains établissements, on n’est plus loin de ce qui se passe chez Lidl ou Amazon », affirme Nicole Smolski, présidente d’honneur d’APH. Les techniques managériales modernes seraient-elles incompatibles avec la philosophie et...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-13">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Depuis quatre ans, ce psychiatre reçoit en consultation des « grappes » de médecins, souvent chefs de service, dans des états psychiques préoccupants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Christophe Dejours, psychiatre : « Les soignants sont contraints d’apporter leur concours à des actes qu’ils réprouvent »

Depuis quatre ans, ce psychiatre reçoit en consultation des « grappes » de médecins, souvent chefs de service, dans des états psychiques préoccupants.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h29
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Psychiatre, psychanalyste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Christophe Dejours est spécialiste en psychodynamique du travail. Il a récemment publié Le Choix. Souffrir au travail n’est pas une fatalité (Bayard, 2015) et Situations du travail (PUF, 2016).
Depuis quelques années, vous recevez dans votre cabinet des psychiatres des hôpitaux en grande souffrance. Que se passe-t-il ?
Il s’agit souvent de chefs de service, qui sont dans des états psychiques préoccupants – états de confusion mentale, problèmes somatiques gravissimes. J’ai commencé à les voir arriver par grappes il y a environ quatre ans. Or, si de nouvelles formes de pathologie liées au travail apparaissent, c’est que quelque chose a changé dans son organisation. En l’occurrence, la généralisation des méthodes du New Public Management [« nouvelle gestion publique », NPM] aux services de soins.
En quoi ces techniques de gestion rendent-elles malades les psychiatres hospitaliers ?
Tous me font une description similaire de leur situation. Ce sont toujours des cliniciens fortement engagés, depuis de longues années, dans la pratique en institution. La décompensation psychopathologique survient quelques mois ou quelques années après l’arrivée d’un nouveau directeur, le plus souvent un jeune gestionnaire. Après un audit, celui-ci met en place des outils d’évaluation et des protocoles de soins. Avec deux priorités : des objectifs quantitatifs et des performances mesurables. Entre les deux, le gestionnaire ne veut rien savoir. Résultat : des conditions de travail ingérables pour les chefs de service. Ils doivent d’un côté diriger des équipes qui n’arrivent plus à fonctionner, de l’autre affronter une administration qui ne cesse de les harceler avec une série d’exigences n’ayant rien à voir avec leur métier. Cela provoque chez nombre d’entre eux des décompensations brutales qu’on ne voyait...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-14">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Pour la première fois, la plate-forme américaine a été condamnée à la suite d’une plainte d’un propriétaire parisien dont le locataire avait perçu 50 000 euros pour des sous-locations étalées entre mars 2016 et septembre 2017.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Condamné pour une sous-location illicite à Paris, Airbnb envisage de faire appel

Pour la première fois, la plate-forme américaine a été condamnée à la suite d’une plainte d’un propriétaire parisien dont le locataire avait perçu 50 000 euros pour des sous-locations étalées entre mars 2016 et septembre 2017.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h03
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Le tribunal d’instance de Paris du 6e arrondissement a condamné, mardi 6 février, Airbnb à verser plus de 8 000 euros au propriétaire d’un appartement parisien sous-loué sans son accord et pour le dépassement de la durée légale de cent vingt jours. C’est la première fois que la plate-forme américaine est condamnée par la justice française.
Dans le détail, la plate-forme de locations de courte durée est condamnée « à payer au propriétaire 3 000 euros en réparation de son préjudice moral, 1 664 euros en réparation de son préjudice matériel et 1 869 euros en remboursement des fruits perçus de façon illicite », selon le jugement rapporté par l’Agence France-Presse.

        Lire aussi :
         

                Airbnb va reverser 13,5 millions d’euros de taxe de séjour à des communes françaises



Le tribunal estime que le site d’hébergement a engagé sa responsabilité civile en ne respectant pas deux obligations essentielles : l’information du loueur (avec déclaration sur l’honneur qu’il sous-loue avec l’accord du propriétaire) et une durée maximale de location (pas plus de cent vingt jours par an).
Airbnb envisage de faire appel
Pour son appartement parisien d’environ 30 m², le locataire a perçu plus de 49 301 euros pour 119 sous-locations illicites entre le 31 mars 2016 et le 24 septembre 2017.
Dans son jugement, le tribunal estime qu’Airbnb a « incontestablement manqué à ses obligations légales » et évoque « une certaine mauvaise foi et peut-être une connivence » avec le locataire.
« Sur le plan de la responsabilité civile, c’est une décision qui fait jurisprudence » Jonathan Bellaiche, avocat
« Il s’agit d’un litige désormais résolu entre un propriétaire et son locataire. Airbnb n’ayant aucune part dans ce conflit d’ordre privé, nous envisageons de faire appel de cette décision », a réagi le groupe américain dans un communiqué publié le 15 février.
« Sur le plan de la responsabilité civile, c’est une décision qui fait jurisprudence, estime cependant Jonathan Bellaiche, avocat du propriétaire. Cela démontre que Airbnb fait de la concurrence déloyale aux hôteliers en laissant ses logements loués plus de cent vingt jours. »
Une décision importante pour la Mairie de Paris
Pour Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris chargé du logement, « il s’agit d’une décision importante car c’est la première fois que la justice reconnaît la responsabilité d’Airbnb lorsque le site héberge des annonces illégales ».
Depuis le 1er décembre, tout loueur de meublé touristique doit être enregistré et son numéro d’enregistrement doit figurer sur l’annonce en ligne, afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de cent vingt jours par an.
A Bordeaux, ville qui compterait environ 10 000 logements loués sur Airbnb, la Mairie a également décidé d’imposer un numéro d’immatriculation à partir du 1er mars.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-15">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs ministres ont échoué à transformer l’examen mais le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, semble bénéficier d’une opinion publique favorable.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une réforme du baccalauréat… oui, mais après ?

Plusieurs ministres ont échoué à transformer l’examen mais le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, semble bénéficier d’une opinion publique favorable.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h29
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Faut-il rebaptiser l’année de terminale, et si oui, comment ? La question, soumise aux syndicats qui ont défilé devant le ministère de l’éducation nationale avant l’annonce, mercredi 14 février, de la réforme du baccalauréat, peut paraître secondaire. Elle ne l’est pas.
En remettant en jeu le nom de cette dernière année de lycée, pensée comme un aboutissement du temps du lycée Napoléonien, mais qui n’a presque plus rien de « terminale » dès lors que 90 % des bacheliers, et même plus, poursuivent des études supérieures, le ministère a résumé l’ambition : graver dans le système – et dans les esprits – le « continuum du bac – 3, bac + 3 », comme on dit dans le jargon de l’école. Un parcours au sein duquel l’examen bicentenaire et son année de préparation n’ont plus vocation de verrou mais bien celle de passerelle.

Le baccalauréat vieillit mal. « Modernisons-le », plaidait Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle 2017, en livrant le mode d’emploi : quatre épreuves finales, le reste en contrôle continu. « C’est même le seul point clair de son programme éducatif », réagissaient à l’époque les commentateurs politiques. « Musclons-le », a renchéri Jean-Michel Blanquer en posant ses cartons au ministère de l’éducation, lui qui défendait déjà, dans ses livres (L’Ecole de la vie en 2014, L’Ecole de demain en 2016), la nécessité de « dépoussiérer » l’examen et de « l’adapter à son temps ».
Autour de cet objectif, à tous les niveaux du pouvoir, on serre les rangs.
« Nous dépensons bien plus que les autres pays pour le lycée, notamment parce que notre système est rigide et conçu autour du baccalauréat, soulignait le premier ministre, Edouard Philippe, lors de son discours de politique générale, le 4 juillet 2017. Mais nous conduisons 60 % de bacheliers à l’échec en licence ! »
Le procès fait à l’examen...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-16">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Editorial. La réforme de cet examen symbolique a été présentée le mercredi 14 février par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Courageux et périlleux, ce chantier est une nécessité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Baccalauréat : une modernisation nécessaire

Editorial. La réforme de cet examen symbolique a été présentée le mercredi 14 février par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale. Courageux et périlleux, ce chantier est une nécessité.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h38
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le baccalauréat est un monument historique. Depuis sa création par Napoléon, il a traversé plus de deux siècles d’empires, de royautés et de Républiques. Mais l’édifice est en péril. Passeport de l’entrée à l’université, il fut longtemps la chasse gardée des enfants des élites sociales ou culturelles. L’on ne comptait encore que 60 000 bacheliers en 1960 ; ils ont été 640 000 l’an dernier, soit près de 80 % des jeunes Français.
Depuis trois décennies, tous les ministres de l’éducation nationale ont envisagé de moderniser l’examen. Ils avaient raison. Non seulement le bac est devenu un monstre d’organisation, coûteux et chronophage. Mais il apparaît comme un viatique inadapté aux études supérieures, si l’on en juge par les taux d’échecs massifs des bacheliers dans les premiers cycles universitaires.
Excellent connaisseur du système éducatif, fort des engagements pris par le chef de l’Etat durant sa campagne présidentielle, l’actuel ministre, Jean-Michel Blanquer, est bien décidé à réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ou renoncé. La réforme qu’il a présentée, mercredi 14 février, est aussi sérieuse et courageuse que périlleuse.
Trois innovations
Sérieuse, car ce sont la conception et la finalité des baccalauréats généraux et technologiques qui sont repensées – les filières professionnelles (27 % des lauréats) faisant l’objet d’une réflexion complémentaire. Pour les bacs généraux, en particulier, trois innovations sont destinées, à partir de 2021, à simplifier l’examen et à mieux l’articuler avec les études supérieures.
Tout d’abord, les trois séries actuelles (littéraire, économique et social, scientifique) vont être supprimées. Outre un socle de culture commune (français, histoire-géographie, deux langues vivantes, « humanités scientifiques et numériques »…), les élèves devront choisir trois disciplines dominantes en classe de première, puis deux en classe de terminale dans un menu d’une dizaine de spécialités (des arts à la physique-chimie en passant par les sciences économiques et la philosophie).

        Lire aussi.
         

          Réforme du bac : de l’ambition et des questions



Deuxième innovation, le nombre d’épreuves sera sensiblement réduit : après celles inchangées de français en fin de première, les élèves passeront en terminale, au printemps, deux épreuves écrites sur leurs deux spécialités, puis, en juin, une de philosophie et un oral adossé à un projet préparé durant les deux dernières années. Enfin, une part de contrôle continu sur les autres disciplines est introduite et comptera pour 40 % dans la note finale, dont 10 % prenant en compte les bulletins scolaires de première et de terminale.
Réforme courageuse, ensuite. Car l’histoire des dernières décennies a démontré que l’on ne touche pas au baccalauréat sans être immédiatement soupçonné par les enseignants, les élèves et leurs familles d’en affaiblir le prestige. Le ministre le sait, qui a immédiatement allumé des contre-feux et vanté le caractère national, égalitaire et « remusclé » du bac rénové.
Il s’agit enfin d’un chantier périlleux. Sur le papier, ce baccalauréat new-look ressemble à un impeccable jardin à la française. Quand il s’agira de mettre en place cette nouvelle machinerie, d’organiser en première et en terminale des épreuves anonymisées pour le contrôle continu, de modifier les programmes en conséquence et d’accompagner les choix des élèves, ce sera une autre paire de manches.
Chacun reconnaît qu’il fallait moderniser l’examen fétiche des Français. Le gouvernement y est déterminé. On lui souhaite de réussir.

        Lire aussi. Tribune.
         

          François Dubet : « Une réforme du bac s’imposait »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-17">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ François Germinet, président de l’université Cergy-Pontoise, juge que les jeunes seront mieux préparés à l’enseignement supérieur.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Réforme du bac : « Aujourd’hui, nous sommes obnubilés par les filières »

François Germinet, président de l’université Cergy-Pontoise, juge que les jeunes seront mieux préparés à l’enseignement supérieur.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h00
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
François Germinet, professeur de mathématiques, est président de l’université de Cergy-Pontoise. Il est chargé de la commission formation et insertion professionnelle au sein de la Conférence des présidents d’université.
La réforme du baccalauréat tient-elle sa promesse de rendre plus cohérente la période située entre « bac – 3 » et « bac + 3 » dans le parcours des étudiants ?
Il nous semble en tout cas que les propositions sont en phase avec celles annoncées au début du processus. On voit que l’orientation prend une part plus importante dans le parcours des lycéens. Les examens vont être répartis en contrôle continu, ce qui va nous permettre de prendre en compte une partie des éléments du bac pour l’entrée dans le supérieur. A l’heure actuelle, ce n’est pas le cas.
Instaurer plus de progressivité dans la spécialisation au lycée, mettre en place des passerelles et une modularisation des enseignements va permettre, dans le supérieur, de se concentrer sur les compétences des étudiants et les savoirs obtenus plus que sur les filières. Aujourd’hui, nous sommes obnubilés par les filières et le système met les jeunes dans des cases. Ces nouveaux éléments (l’orientation, atténuer « l’effet filière » avec plus de passerelles) préparent les jeunes à l’enseignement supérieur.

Ne craignez-vous pas que la spécialisation au lycée ferme des portes aux futurs étudiants ?
Cette réforme du baccalauréat doit être jugée en cohérence avec celle de Parcoursup. Au lycée, les jeunes vont pouvoir prendre un certain nombre de spécialisations en fonction de ce qu’ils imaginent faire. Lors de l’entrée à l’université, les professeurs pourront prendre un jeune qui n’a pas fait la spécialisation requise en lui proposant des modules de rattrapage grâce aux parcours « oui si » [avec des modules de remise à niveau pour ceux qui n’ont pas toutes les compétences requises pour la filière].
On permet à des jeunes...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-18">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Après les joutes idéologiques qu’a connues la gauche, le ministre de l’éducation nationale semble avoir le champ libre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Les silences des dirigeants politiques face aux chantiers de Blanquer

Après les joutes idéologiques qu’a connues la gauche, le ministre de l’éducation nationale semble avoir le champ libre.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h01
    |

            Violaine Morin et 
                                Mattea Battaglia








                        


La réforme du bac n’est pas son seul chantier. Enseignement des mathématiques et des langues anciennes, nouveaux programmes, filières d’apprentissage et, bientôt, maternelle : Jean-Michel Blanquer donne le sentiment de tenir le système éducatif par tous les bouts, y compris sur des ­sujets qui ont vu ses prédécesseurs vaciller.
Sans craindre l’exposition médiatique : le 15 février, le ministre a accepté d’offrir aux Français deux ­heures de débat sur les chantiers en cours, en ­participant à « L’Emission politique » sur France 2 – émission politique en prime time réservée aux ténors.
Après les joutes idéologiques qu’a connues la gauche, lui semble avoir le champ libre. Mises à part les réactions syndicales dans le monde enseignant, on ne peut que constater le silence à gauche comme à droite qui a suivi l’annonce, mercredi 14 février, d’une réforme du baccalauréat dite impossible. Même silence des intellectuels agitateurs qu’on a tant entendus sur les questions d’école durant la précédente mandature.

        Lire aussi :
         

                Réforme du bac : de l’ambition et des questions



Sur le baccalauréat, « hormis des réactions sur le maintien de telle ou telle discipline, il n’y a pas d’hostilité frontale des profs comme on a pu le voir lors de la réforme du collège », estime un ancien syndicaliste. Il faut reconnaître que la séquence a été habilement amenée.
Jean-Michel Blanquer a commencé par rassurer l’opinion sur son attachement à une école « du bon sens » et « des fondamentaux » (interdiction du portable à l’école, dictées, méthode syllabique), en se positionnant au-delà des clivages, même si une frange des enseignants continue de l’associer aux années Sarkozy – durant lesquelles en tant que directeur général de l’enseignement scolaire, il a eu à appliquer une politique de réduction des postes.
Communauté éducative clivée
L’espace politique ainsi libéré lui donne le champ libre pour la mise en place d’une réforme du bac. A cela s’ajoute un souffle de nouveauté porté par le président, qui avait fait du bac une promesse de campagne. En outre, la gauche est plus occupée à se reconstruire qu’à s’opposer. Sous la précédente mandature, elle a donné la « priorité au primaire » – slogan de campagne de François Hollande en 2012 –, sans se saisir du lycée ni du bac. Aujourd’hui, on ne lui connaît pas de projet alternatif.

        Lire aussi :
         

                Baccalauréat : une modernisation nécessaire



Les premières réactions des syndicats d’enseignants montrent néanmoins une communauté éducative clivée. « Le baccalauréat se complexifie et devient un diplôme d’établissement », regrette le Snes-FSU (majoritaire). « Il n’y aura pas d’amélioration de la mixité sociale au lycée », déplore le Sgen-CFDT, qui avec d’autres syndicats redoute une rupture d’égalité. Du côté des parents d’élèves, la FCPE a fait part de ses réserves, soulignant que la réforme ne concerne qu’une partie des lycéens, ceux de la voie générale et technologique.
Ce qui attend désormais Jean-Michel Blanquer, c’est la préparation de la rentrée 2018, la première qu’il prépare budgétairement en tant que ministre. Les enseignants l’attendent là-dessus, aussi et surtout.

        Lire aussi :
         

                Une réforme du baccalauréat… oui, mais après ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-19">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Plus de 200 architectes, dont Roland Castro, Anne Lacaton, Jean Nouvel et Rudy Ricciotti, alertent le gouvernement dans une tribune au « Monde », sur la perte de qualité de l’habitat que le projet de loi logement, à la veille d’être présentée aux parlementaires, risque d’aggraver.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le logement ne peut être assujetti aux seules logiques du profit »

Plus de 200 architectes, dont Roland Castro, Anne Lacaton, Jean Nouvel et Rudy Ricciotti, alertent le gouvernement dans une tribune au « Monde », sur la perte de qualité de l’habitat que le projet de loi logement, à la veille d’être présentée aux parlementaires, risque d’aggraver.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h31
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans quelques jours, le projet de loi Evolution du logement et aménagement numérique (Elan) entre en discussion au Parlement. Cette loi fixera durablement les conditions de la construction des logements et donc de la qualité de vie des Français. A ce stade, elle semble ne plus garantir la qualité architecturale et urbaine de l’habitat que sont en droit d’attendre nos compatriotes.
La situation s’aggrave d’année en année. Les inégalités spatiales et territoriales se creusent, dégradant le lien social et mettant à mal le vivre ensemble. Dans les métropoles, les classes moyennes quittent les centres-villes où se loger devient trop cher. L’augmentation des prix dans les quartiers attractifs repousse les habitants vers des quartiers éloignés où se concentrent les populations les plus modestes. Le pouvoir d’achat ne permet plus d’accéder à un logement adapté aux besoins de chacun. Selon la Fondation Abbé-Pierre, près de 15 millions de Français sont fragilisés, mal logés ou privés de domicile. L’accès au logement est devenu un vrai problème de société.
Ni éclairage direct ni ventilation naturelle
La qualité des logements neufs se détériore. Si la qualité des équipements techniques des logements a pu progresser, leur qualité spatiale et d’usage s’est dégradée. Sur les dix dernières années, un trois pièces a perdu de 15 % à 20 % de sa surface, soit l’équivalent d’une pièce. Les cuisines n’ont plus d’éclairage direct ni de ventilation naturelle ; elles sont intégrées à un « séjour » trop réduit. Les chambres sont si petites qu’il est difficile d’y installer un lit et un bureau. Les parties communes sont « aveugles » et inhospitalières. L’ensemble des matériaux sont trop souvent de médiocre qualité.

Les charges d’entretien explosent du fait d’une construction au rabais. Trop souvent, cinq à dix ans après leur construction, des malfaçons ou des vices cachés apparaissent dans les bâtiments. Cela entraîne des travaux...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-20">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le projet de loi voté par le Sénat est une transposition de directives européennes. Il muscle au passage le dispositif existant en matière de cybersécurité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Durcissement de la législation sur les armes à feu

Le projet de loi voté par le Sénat est une transposition de directives européennes. Il muscle au passage le dispositif existant en matière de cybersécurité.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h30
    |

            Martin Untersinger et 
Elise Vincent








                        



                                


                            
Un projet de loi concernant la sécurité et passé relativement inaperçu jusque-là, a été adopté, mercredi 14 février, par le Sénat. Ce texte vient notamment muscler le dispositif français en matière de cybersécurité et encadrer la circulation des armes à feu en France. Déposé en novembre 2017 par le ministère de l’intérieur, il s’agit pour l’essentiel de transpositions en droit français de plusieurs directives européennes. Mais en matière d’armes, le projet de loi est particulièrement symbolique pour la France : c’est elle qui avait impulsé la renégociation de la directive afférente, vieille de 2008, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015.
Le nouveau texte se concentre sur le marché légal des armes civiles et ne concerne pas les armes de guerre. Mais il complète ainsi le renforcement des moyens d’enquête et la législation sur les armes déjà opéré par la loi de juin 2016, ainsi que le décret publié en mai 2017, quelques jours après l’attaque de Karim Cheurfi sur les Champs-Elysées.
L’une des principales mesures du projet de loi concerne l’achat d’armes sur Internet. Jusqu’à présent, il était autorisé, entre particuliers, de vendre et d’acheter des armes, si elles étaient « neutralisées » ou démontées. Dans ce cadre, il était ainsi parfaitement possible de se faire livrer à domicile sans contrôle. C’est de cette façon qu’Amédy Coulibaly, l’auteur de la tuerie de l’Hyper Cacher et probable fournisseur des armes aux frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015, avait notamment pu s’équiper. Il était passé par un intermédiaire qui s’était lui-même fourni auprès d’un revendeur d’armes démilitarisées ayant pignon sur rue.
Une nouvelle infraction pénale
Avec ce texte, qui devait être voté par l’Assemblée nationale jeudi, il faudra désormais passer par un armurier. Ces derniers se verront déléguer la responsabilité de vérifier l’identité de l’acheteur ainsi que ses autorisations d’acquisition et de détention....




                        

                        

