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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.
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En Suède, le club d’Östersund est passé en première division, grâce au théâtre


                      En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h03
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        
Une équipe de football, enchaînant jetés, chassés et pas de deux, dans une adaptation moderne du Lac des cygnes, de Tchaïkovski. L’image est irrésistible. Elle aurait pu rester une simple anecdote, un petit coup de com’sympathique pour briser la réputation d’une discipline gâtée par l’obsession du fric et de l’image.
Sauf qu’à Östersund, en Suède, on en est convaincu : c’est bien grâce à une approche différente, fondée sur la culture, et au talent de l’entraîneur britannique Graham Potter que l’ÖFK (Östersunds Fotbollsklubb) est parvenu à se hisser parmi l’élite du foot suédois. Embourbé en quatrième division, il y a huit ans, le club s’est même qualifié pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa, la « petite » Coupe d’Europe.
Le 15 février, le club devait ainsi accueillir Arsenal et ses stars internationales sur la pelouse synthétique de sa Jämtkraft Arena, avant un match retour à Londres le 22. Une petite consécration, après avoir déjà battu Bilbao, Berlin et Galatasaray. Quelques jours plus tôt, des employés s’affairaient dans les gradins, pour y dégager la neige, en attendant ce grand moment.

Un froid glacial s’est abattu sur la ville de 50 000 habitants, recouverte d’un épais manteau blanc. Dans cette ancienne cité militaire, à 400 km à peine au sud du cercle polaire, le seul événement sportif notable de l’année était, jusqu’à l’envol de l’ÖFK, une étape annuelle de la Coupe du monde de biathlon.
L’histoire de l’ÖFK commence en 1996, quand un groupe d’enthousiastes décide de créer une équipe capable d’évoluer en Superettan, la deuxième division suédoise. L’apprentissage est rude : quatre ans plus tard, le club est relégué en quatrième division, et la direction démissionne.
Mais un homme, Daniel Kindberg, ex-militaire et « serial entrepreneur » local, arrive en deus ex machina. Et il décide de fixer une barre encore plus ambitieuse, qui semble alors un peu farfelue : la qualification en Ligue des champions,...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La loi visant l’interdiction de l’expression « camps de concentration polonais » résulte en grande partie d’un faux pas politique. Mais elle confirme la volonté de Varsovie de vouloir réécrire l’histoire juge la philosophe Anna Zielinska.
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Pologne : « Plusieurs démons du passé se sont réveillés »

La loi visant l’interdiction de l’expression « camps de concentration polonais » résulte en grande partie d’un faux pas politique. Mais elle confirme la volonté de Varsovie de vouloir réécrire l’histoire juge la philosophe Anna Zielinska.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h36
    |

Anna Zielinska (Philosophe, université de Lorraine)







                        



                                


                            
Tribune. Comment une loi en apparence liberticide, interprétée comme interdisant de suggérer l’implication des Polonais dans la Shoah, a pu être votée par l’Assemblée nationale polonaise la veille de la célébration du 73e anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz ? Cette situation ubuesque mérite quelques éclaircissements sur la Pologne, un pays aussi déchiré entre deux conceptions du patriotisme et de son histoire que les Etats-Unis.
De fait, depuis des années, les médias internationaux emploient parfois l’expression : « les camps de la mort/de concentration polonais » (« Polish death camps »). Si nous savons tous que plusieurs camps de la mort situés en Pologne y ont été construits par les Allemands pour anéantir le peuple juif d’Europe, il faut justement s’arrêter sur la formule « peuple juif », ou encore « peuple polonais », alors qu’on ne dit jamais, ou presque, « peuple anglais » ou « peuple français ».

« Peuple », Narod, est une notion qui s’est développée dans le monde slave et dans les Balkans, des régions où l’identité d’un groupe culturel ne coïncidait qu’en partie avec l’identité étatique. Les frontières de l’Europe centrale et orientale ont toujours été en constant mouvement, comme en témoigne en particulier la construction curieuse de l’Empire austro-hongrois.
L’appartenance nationale
Ce terme de Narod ne désigne pas les représentants distincts d’un peuple, mais son esprit et sa continuité historique, quelque chose d’élevé qui dépasse les individualités. Une notion qui semble donc avoir plus de sens pour des conservateurs que pour des libéraux. Notons que le polonais connaît deux termes relatifs à l’appartenance nationale : obywatelstwo (nationalité au sens de citoyenneté) et narodowosc (nationalité au sens de l’appartenance à une communauté, qui, lors de recensements de la population, sert à distinguer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement britannique a publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.
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Virus informatique NotPetya : le Royaume-Uni accuse la Russie, qui dément

Le gouvernement britannique a publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h18
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h50
    |

            Martin Untersinger








                        


Le gouvernement britannique durcit le ton face à la Russie dans le cyberespace : jeudi 15 février, il a publiquement accusé Moscou d’être derrière le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé, en juin, de graves dégâts en Europe.
« L’attaque, sous couvert d’intentions criminelles, avait pour but principal de détruire » avance le ministère des affaires étrangères dans un communiqué. Le ministre britannique de la défense, Gavin Williamson, a accusé la Russie — depuis Bruxelles où il s’est réuni avec les 28 autres ministres de la défense de l’OTAN — d’« affaiblir la démocratie, de démolir des vies en visant des infrastructures critiques et en militarisant l’information ».
Le gouvernement britannique n’apporte aucune preuve technique, mais explique s’appuyer sur une analyse réalisée par le Centre national de cybersécurité (NCSC), la division chargée de la protection numérique du pays placée au sein du GCHQ, leur puissant service de renseignement électronique. Le NCSC se dit « quasiment certain » de la responsabilité russe.
Tariq Ahmad, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères chargé des questions de cybersécurité, accuse plus précisément l’armée russe, et voit dans cette attaque la preuve du « mépris perpétuel » de Moscou vis-à-vis de la souveraineté ukrainienne.
L’Ukraine, principale victime
Le « patient zéro » de NotPetya était l’entreprise de comptabilité ukrainienne MeDoc. Un de ses logiciels, très populaire dans le pays, a été utilisé pour diffuser ce qui est d’abord apparu comme un rançongiciel, un virus qui verrouille un ordinateur et demande une rançon en échange de la récupération des données.
Doté de capacités de réplication très avancées, il s’est propagé très vite dans tout le pays, touchant ensuite par ricochet de nombreuses entreprises en Europe et dans le monde, dont le géant de la livraison Fedex, l’entreprise de transport maritime Maersk ou Saint Gobain en France.
Après analyse, il s’est avéré que NotPetya n’était en fait pas un rançongiciel classique, mais un virus destiné à détruire purement et simplement les données des ordinateurs infectés. Même les créateurs du logiciel ne peuvent pas restaurer les données détruites. Selon un décompte réalité par Le Monde, les dommages causés par ce logiciel s’élèvent au minimum à un milliard d’euros. Cette somme n’inclut pas les dégâts causés par NotPetya en Ukraine, où une myriade d’institutions et d’entreprises ont pourtant été frappées.

        Lire aussi :
         

                Le virus Petya a coûté plus d’un milliard d’euros aux entreprises



La Russie dément, la France enquête
C’est la première fois qu’un grand pays occidental accuse officiellement la Russie d’être derrière NotPetya. Selon le Washington Post, la CIA serait parvenue à la même conclusion, mais les autorités américaines n’ont jamais pris position publiquement sur ce sujet. La puissante agence de renseignement extérieure aurait elle aussi accusé l’armée russe, et plus spécifiquement le GRU, son service de renseignement militaire.
La réponse des autorités russes n’a pas tardé, par la voix du porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov. Ce dernier a « démenti catégoriquement » toute implication de son pays dans cette affaire, et a jugé les déclarations britanniques « dépourvues de preuves et infondées ». « Il ne s’agit de rien d’autre que de la continuation d’une campagne russophobe » a-t-il déclaré devant des journalistes.
Une enquête judiciaire avait été ouverte, à l’époque, par le parquet de Paris et confiée à l’unité de la police nationale chargée de la cybercriminalité. Selon nos informations, les enquêteurs ont récemment, dans le cadre de leurs travaux, signé un protocole d’accord avec les services de renseignement ukrainiens pour accéder à leurs analyses au sujet de NotPetya.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.
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Dix ans après l’indépendance, les accusations de trafic d’organes hantent le Kosovo

Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h56
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Pristina, envoyé spécial)








                        



                                


                            

A ce moment de l’interview, les larmes lui montent aux yeux. Géant à la carrure impressionnante, l’ancien combattant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) brandit son doigt : « Croyez-moi, au nom de tous mes amis qui ont été tués au combat, j’aurais aimé avoir des médecins capables de faire des prélèvements d’organes pour les sauver. J’aurais aimé avoir des médecins de ce niveau, parce que mes amis auraient été opérés. »
Les larmes de Nasim Haradinaj sont-elles sincères ? Le vice-président de l’association des vétérans de l’UCK rejette catégoriquement les accusations de trafic d’organes, contenues dans un rapport explosif du Conseil de l’Europe publié en 2010. Ces actes, qui auraient été commis, selon le rapport, par certains commandants de la guérilla albanophone pendant sa guerre contre la Serbie en 1998-1999, ne cessent de hanter la vie politique kosovare depuis vingt ans.
Et ils vont encore planer sur la célébration des dix ans d’indépendance, samedi 17 février. Depuis la fin décembre 2017, la majorité au pouvoir manœuvre, avec le soutien des vétérans, pour bloquer les travaux du tribunal spécial laborieusement mis en place à la suite du rapport. Créé en 2015 après de fortes pressions diplomatiques occidentales, ce tribunal au statut baroque – il est composé de juges internationaux basés à La Haye tout en restant entièrement de droit kosovar – devrait livrer prochainement ses premiers actes d’accusation. Ils pourraient déclencher un vaste choc dans le pays.
L’auteur du rapport, le Suisse Dick Marty, mettait en effet nommément en cause plusieurs anciens responsables de l’UCK, devenus des personnalités politiques de premier plan, comme l’actuel président Hashim Thaçi ou le président du Parlement Kadri Veseli. « Quand on lit le rapport, on voit bien que le principal mis en cause est Thaçi… Si ce n’est lui, au moins certains de ses proches vont être mis en accusation », estime Bekim Blakaj, directeur de l’ONG Humanitarian...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La formation de Beppe Grillo est distancée dans les sondages par l’alliance des partis de droite.
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En Italie, le Mouvement 5 étoiles reste populaire mais a toujours du mal à s’imposer

La formation de Beppe Grillo est distancée dans les sondages par l’alliance des partis de droite.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Le chiffre varie assez peu, malgré les multiples rebondissements de la campagne : avec en moyenne 28 % d’intentions de vote, selon les dernières estimations des instituts de sondage, le Mouvement 5 étoiles (M5S) semble certes distancé par l’alliance des partis de droite – les pro-Berlusconi de Forza Italia sont autour de 17 %, la Ligue du Nord de Matteo Salvini est estimée à 14 % et les postfascistes de Fratelli d’Italia à 5 % –, mais il devrait être, au soir des élections du 4 mars, la première formation politique du pays.
Le phénomène, d’ailleurs, ne date pas d’hier : ni les débuts calamiteux de la maire de Rome Virginia Raggi, élue à l’été 2016, ni les luttes d’appareil des derniers mois n’ont eu de véritable effet sur le socle électoral de la formation protestataire, qui reste remarquablement stable. Même la moindre présence de son fondateur Beppe Grillo, qui s’est fait relativement discret depuis le début de la campagne, n’a pas pour l’heure érodé l’aura de ce mouvement particulièrement bien implanté dans le sud du pays, en Sicile et en Sardaigne.
Flagrant délit de mensonge
Mais la direction du mouvement est embarrassée par le scandale provoqué par les révélations de journalistes d’une émission télévisée satirique, Le Iene, qui ont pris en flagrant délit de mensonge au moins dix élus du M5S, accusés d’avoir falsifié les versements qu’ils se sont engagés à effectuer chaque mois auprès d’un organisme de microcrédit.
En soi, l’affaire n’a rien de répréhensible : légalement, rien n’oblige en effet les députés et sénateurs du mouvement à se délester eux-mêmes d’une part de leur salaire pour abonder ce fonds, qui a récolté plus de 23 millions d’euros depuis son lancement en 2013. Reste que ces comportements portent un coup à l’exemplarité que revendique à tout bout de champ le parti, et pourraient être dévastateurs auprès d’un électorat très attaché à l’idée de réduire le « coût de la politique ».

Les deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le dirigeant de la formation de Beppe Grillo adopte un discours modéré avant les législatives du 4 mars en Italie.
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Luigi Di Maio : « Le Mouvement 5 étoiles est pro-européen »

Le dirigeant de la formation de Beppe Grillo adopte un discours modéré avant les législatives du 4 mars en Italie.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h23
    |

            Jérôme Gautheret (Pomigliano d'Arco (Italie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) n’a pas modifié le cours de sa campagne pour les législatives italiennes du 4 mars, après l’attentat raciste de Macerata, qu’il n’a pas cherché à exploiter. Un militant de la Ligue du Nord, Luca Traini, avait ouvert le feu dans les rues de la ville, le 3 février, blessant six migrants africains, en représailles contre le meurtre d’une jeune femme de 18 ans, pour lequel trois Nigérians sont soupçonnés. Les 11 et 12 février, Luigi Di Maio, 31 ans, dirigeant du mouvement fondé par Beppe Grillo, était de retour dans sa région, en Campanie, pour une série de rencontres. C’est là qu’il a accordé un entretien au Monde, à Pomigliano d’Arco, dans la maison de ses parents.
Après l’attaque de Macerata, le Mouvement 5 étoiles a semblé vouloir rester à l’écart de la polémique. Pourquoi ?
Ce qui s’est passé est une tragédie, pour cette jeune fille qui a été tuée et pour ce qu’a commis ensuite Luca Traini. Bien sûr qu’il fallait condamner ces actes, et nous l’avons fait, mais ensuite, il y a eu tant de spéculations politiques… La gauche et la droite ont cherché à faire campagne sur cette affaire. Pourquoi ? Parce que ces coalitions, aujourd’hui, ne représentent plus ni la gauche ni la droite. La droite a massacré les entreprises quand elle gouvernait, et la gauche a massacré les ouvriers quand elle était aux affaires. Alors il ne leur reste que ce genre d’histoires pour rassembler. De notre côté, nous avons appelé à rejeter les instrumentalisations, et nous en sommes restés là.
Que pensez-vous des alarmes en Italie sur le risque d’un retour du fascisme ?
Ce que je vois, c’est surtout le risque qu’il puisse y avoir des initiatives personnelles tragiques. Ce qui s’est passé à Macerata ne peut pas être justifié. Mais nous devons tenir compte du fait que le tissu social italien se désagrège, parce que l’immigration, comme la criminalité disons « italienne » et tous les problèmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Mardi soir, l’actrice et chanteuse britannique Minnie Driver avait été la première célébrité à abandonner son rôle d’« ambassadrice » de l’ONG touchée par un scandale sexuel.
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Oxfam : Desmond Tutu et le chanteur sénégalais Baaba Maal renoncent à leur rôle d’ambassadeur

Mardi soir, l’actrice et chanteuse britannique Minnie Driver avait été la première célébrité à abandonner son rôle d’« ambassadrice » de l’ONG touchée par un scandale sexuel.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h06
   





                        


L’archevêque sud-africain et Prix Nobel de la paix Desmond Tutu annonce, jeudi 15 février, qu’il renonce à son rôle d’ambassadeur mondial d’Oxfam. Dans un communiqué, M. Tutu se dit « profondément déçu par les accusations d’immoralité et de possible comportement criminel impliquant des travailleurs humanitaires » liés à l’ONG et « a donné instruction d’écrire à Oxfam International pour l’informer de sa démission de son rôle d’ambassadeur ».
Avant lui, le chanteur sénégalais Baaba Maal a annoncé sur la BBC sa démission de sa charge d’ambassadeur de l’ONG Oxfam, éclaboussée par un scandale sexuel. « Ce qui s’est passé, sur le plan humain, est répugnant et déchirant », a-t-il déclaré mercredi soir dans l’émission « BBC Newsnight ». « C’est très triste. Les personnes vulnérables, particulièrement les enfants, devraient toujours être protégées, a-t-il ajouté. De ce fait, je me dissocie immédiatement d’Oxfam. »
L’organisation non gouvernementale Oxfam sise en Grande-Bretagne est au centre d’un scandale à la suite des révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels commis par certains membres de son personnel en Haïti, au Tchad et au Soudan du Sud, mais aussi dans ses boutiques au Royaume-Uni.

        Lire aussi :
         

                Oxfam : portrait d’un géant de l’humanitaire



Dysfonctionnements
Elle est aussi accusée de dysfonctionnements, n’ayant pas signalé les agissements de ces personnels, notamment ceux du Belge Roland van Hauwermeiren, ancien directeur de l’organisation au Tchad et en Haïti, cible de plusieurs accusations. Ce dernier a estimé jeudi dans la presse belge que certains faits avaient été exagérés.
Mardi soir, l’actrice et chanteuse britannique Minnie Driver, nommée aux Oscars, avait été la première célébrité à annoncer renoncer à son rôle d’« ambassadrice » d’Oxfam. Le scandale a aussi entraîné la démission lundi de la directrice générale adjointe d’Oxfam, Penny Lawrence.

        Lire aussi :
         

                Affaire Oxfam : en quoi consiste l’aide publique britannique au développement



La ministre au développement international britannique, Penny Mordaunt, a réclamé mercredi un changement radical dans la façon de travailler des ONG, dont Oxfam, afin d’empêcher les abus sexuels, menaçant de leur couper l’aide gouvernementale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».
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La Belgique devra choisir entre trois candidats pour ses avions de combat

Après s’être retirée de la compétition avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la France revient avec le Rafale de Dassault, qui propose à Bruxelles un « partenariat étendu ».



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h03
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



                                


                            

Un avion de chasse à renouveler, deux offres, trois candidats : la Belgique promet de trancher cet été la question du renouvellement de ses avions de combat. Ce marché, estimé actuellement à 3,6 milliards d’euros, porte sur l’acquisition de 34 appareils, appelés à remplacer, en 2023, les actuels F-16 américains de la force aérienne.
Deux agences gouvernementales, celle des Etats-Unis et celle du Royaume-Uni, représentant respectivement Lockheed Martin et le consortium Eurofighter, ont déposé une offre officielle à la date butoir, mercredi 14 février. Secrètes en principe, elles seront examinées par des experts avant la décision du gouvernement, qui devra choisir entre le F-35 américain et le Typhoon, issu d’un programme réunissant le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne – la France a abandonné ce projet en 1985.

Ce choix des autorités semblait a priori simple, encore facilité par le retrait (inexpliqué) de Boeing et du suédois Gripen. Il sera, en fait, très délicat.
Une démarche inattendue
Sur le plan politique, parce qu’il fait ressurgir les traditionnelles divergences entre Flamands et francophones. Sur le plan économique, parce que la question des retombées économiques des différents programmes est au cœur des débats. Et, surtout, sur le plan diplomatique, parce que la Belgique est prise en tenaille entre ses convictions européennes et la volonté de ne pas déplaire aux Etats-Unis.
A la France non plus, d’ailleurs, puisque, après avoir décidé, en septembre 2017, de se retirer de la procédure officielle, Paris et le groupement d’intérêt économique (GIE) Rafale – Dassault Aviation avec Thales et Safran – se sont, en effet, livrés à une démarche inattendue en proposant un « partenariat étendu » à leurs voisins.

Si la Belgique acquiert le Rafale, quelque 5 000 emplois et 20 milliards d’euros sur vingt ans lui sont promis. S’inscrivant dans l’intense campagne de lobbying qui a eu lieu à Bruxelles,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.
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Les bénéfices d’Airbus décollent grâce à des livraisons record

Cependant, pour la deuxième année, les ratés du programme de l’avion militaire A400M ont pesé sur les résultats de l’avionneur européen.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h24
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Ancien parachutiste, Tom Enders, pour mieux se défendre a choisi l’attaque ! « Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre », s’est félicité le président exécutif d’Airbus à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe, jeudi 15 février. De bons chiffres qui ont été salués en Bourse par une hausse de plus de 8 % à l’ouverture. Il est vrai que 2017 a tout d’une année record. Le carnet de commandes de l’avionneur européen est gonflé à bloc avec 1 109 commandes nettes contre 731 un an plus tôt. Une performance réalisée lors du dernier trimestre 2017.

A cette époque, Airbus a enregistré la plus grosse commande de l’histoire de l’aviation commerciale en vendant 430 appareils à la société américaine Indigo Partners. Au total, l’an passé, les prises de commandes se sont élevées à 158 milliards d’euros contre « seulement » 134 milliards d’euros en 2016. Le carnet de commandes est de 997 milliards d’euros contre 1 060 milliards d’euros en 2016. Le chiffre d’affaires quand à lui est resté stable à 66,8 milliards d’euros en 2017 contre 66,6 milliards d’euros en 2016. Le boom des livraisons d’avions (718 appareils livrés en 2017) a donné des ailes aux bénéfices du groupe qui ont quasiment triplé l’an passé, pour atteindre 2,87 milliards d’euros contre 995 millions d’euros un an plus tôt.
Des bons chiffres toutefois ternis par les nouveaux ratés du programme de l’avion militaire A400M qui accumule les problèmes techniques et les retards de livraisons. Une fois de plus, Airbus a été contraint de passer une charge de 1,3 milliard d’euros. En 2016, l’avionneur européen avait déjà provisionné 2,2 milliards pour faire face aux déboires récurrents de l’A400M.

Une nouvelle fois, M. Enders s’est voulu optimiste concernant l’avenir de l’avion de transport militaire. « Nous avons amélioré la situation en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Analyse. Le président de la République, dont l’ambition de relancer l’Union européenne et de réformer la zone euro se trouve contrariée par les réalités électorales allemandes et italiennes, ne doit pas confondre vitesse et précipitation pour arracher un compromis.
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Macron, Sisyphe de l’euro

Analyse. Le président de la République, dont l’ambition de relancer l’Union européenne et de réformer la zone euro se trouve contrariée par les réalités électorales allemandes et italiennes, ne doit pas confondre vitesse et précipitation pour arracher un compromis.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 10h53
    |

            Philippe Ricard








                        



                                


                            

Analyse. Emmanuel Macron en a fait sa priorité pour relancer l’Union européenne. « Il faut imaginer Sisyphe heureux », avait dit le président français lors de son discours de la Sorbonne, en septembre 2017, pour mieux inciter à la réforme de la zone euro. Cinq mois plus tard, la belle ambition s’avère difficile à concrétiser.
Le chef de l’Etat a dû s’armer de patience et se contenter de jouer, avec une efficacité certaine, les « agitateurs d’idées » : son forcing a certes incité les dirigeants allemands à préciser leur réponse dans l’accord de coalition présenté le 7 février. Un compromis entre les conservateurs et les sociaux-démocrates « qui ne ferme aucune porte », veut-on croire à l’Elysée. Mais rien n’est encore négocié et l’horizon s’est obscurci.
Les projets de M. Macron butent d’abord sur des réalités électorales. En moins d’un an, la fenêtre de tir s’est presque refermée, en raison des revers d’Angela Merkel. Le chef de l’Etat espérait pouvoir ouvrir les négociations sur le sujet à la fin de l’année 2017, en misant sur sa (réelle) complicité avec la chancelière mais il doit encore temporiser. Car Mme Merkel s’escrime, depuis sa victoire étriquée de septembre, à former une nouvelle coalition, dont le sort est désormais entre les mains des adhérents du Parti social-démocrate (SPD).
Dans un contexte riche en inconnues, l’idée est d’amorcer la « refonte » de la zone euro d’ici au mois de juin
Ce parti est, il est vrai, plus proche des positions françaises que ne le sont les libéraux du FDP – sans parler de la formation d’extrême droite AfD – mais il est profondément divisé sur l’opportunité de poursuivre son alliance au pouvoir avec l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Au mieux, Mme Merkel sortira affaiblie de ce feuilleton au dénouement incertain. Au pire, elle sera contrainte de former un gouvernement minoritaire, voire de quitter le pouvoir, avant de nouvelles élections.
Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La région de la Drenica est le berceau de la guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), pays devenu indépendant il y a dix ans. Le photographe suisse Anoush Abrar a passé l’été 2014 dans la famille d’un de ses fondateurs.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le photographe Anoush Abrar a pu pénétrer l’intimité du clan d’Adem Jashari, tué pendant la guerre contre l’armée serbe. Ses images témoignent des difficultés économiques qui pèsent sur cette république des Balkans.
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Le Kosovo entre débrouille et culture du secret


                      Le photographe Anoush Abrar a pu pénétrer l’intimité du clan d’Adem Jashari, tué pendant la guerre contre l’armée serbe. Ses images témoignent des difficultés économiques qui pèsent sur cette république des Balkans.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 11h05
    |

            Jean-Baptiste Chastand








   


Les secrets de famille sont parmi les plus difficiles à percer. Encore plus au Kosovo où s’y ajoutent ceux de la guerre. Et encore davantage dans la région de la Drenica. Situé à l’ouest de la capitale du pays, Pristina, c’est le berceau de la guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Réputé pour son fonctionnement mystérieux et clanique, ce mouvement paramilitaire s’est battu avec succès contre l’armée serbe lors de la guerre du Kosovo (1998-1999), qui a débouché sur l’indépendance du pays, proclamée il y a dix ans, le 17 février 2008.
Le photographe suisse Anoush Abrar (né à Téhéran) a tenté de pénétrer l’intimité de cette guérilla en passant l’été 2014 dans la famille d’un de ses fondateurs, Adem Jashari. Abrar a été invité dans la Drenica par son propre beau-frère, dont il a découvert un peu par hasard qu’il était un descendant de ce combattant. Tué avec une cinquantaine de proches par l’armée serbe en 1998, Adem Jashari est devenu un héros national : l’aéroport de Pristina porte d’ailleurs son nom.
Skenderaj, ville de plus de 9 000 habitants
« Jusqu’à ce que je découvre ce lien, mon beau-frère ne m’en avait jamais parlé », se souvient Anoush Abrar. Dans le fief familial de Skenderaj, ville de plus de 9 000 habitants, le photographe a pu partager le quotidien d’un clan et d’une société d’habitude difficilement pénétrables pour des étrangers. « J’aime entrer dans des mondes différents, auxquels il est difficile d’accéder », explique le photographe.
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        La région de la Drenica est le berceau de la guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Réputé pour son fonctionnement mystérieux et clanique, ce mouvement paramilitaire s’est battu avec succès contre l’armée serbe lors de la guerre du Kosovo (1998-1999). Le photographe suisse Anoush Abrar a rencontré les proches de cette guérilla en passant l’été 2014 dans la famille d’un de ses fondateurs, Adem Jashari,  tué en 1998 et devenu héros national."
            data-slide-description="A la veille d'un mariage traditionnel au Kosovo, à Skenderaj, en 2014. La future épouse, sous son voile rouge, doit manifester la tristesse d'être bientôt séparée de sa famille."
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            data-slide-description="A Prekaz, près de Skenderaj, la maison d’Adem Jashari, où il fut tué en 1998 par l’armée serbe."
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            data-slide-description="Une maison en construction, mais déjà habitée, à Skenderaj."
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            data-slide-description="Un membre de la famille Jashari."
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            data-slide-description="Kada, la mère d’Avni, le beau-frère du photographe."
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            data-slide-description="Un membre par alliance de la famille Jashari."
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            data-slide-description="Un jeune homme gardait la chèvre qui sera cuisinée pour un mariage."
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            data-slide-description="Le dépeçage de ladite chèvre."
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            data-slide-description="Au Kosovo lors du mariage traditionnel, la mariée ne doit ni sourire ni parler pendant deux jours."
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            data-slide-description="Après un accident, la solidarité s’est organisé, les gens ont très vite déplacé les voitures, nettoyé la route et aidé la police pour la circulation."
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            data-slide-description="A l’arrière de la maison de la famille Jashari, à Skenderaj, deux belles-sœurs sont allées vérifier si les poules ont pondu des œufs."
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            data-slide-description="A bord d’un tracteur de fortune, un des frères Jashari était parti chercher du bois sur le terrain appartenant à la famille."
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            data-slide-description="Un des cousins de la famille  Jashari qui habite en Suède était venu visiter ses proches durant ses vacances d’été."
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La région de la Drenica est le berceau de la guérilla albanophone de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Réputé pour son fonctionnement mystérieux et clanique, ce mouvement paramilitaire s’est battu avec succès contre l’armée serbe lors de la guerre du Kosovo (1998-1999). Le photographe suisse Anoush Abrar a rencontré les proches de cette guérilla en passant l’été 2014 dans la famille d’un de ses fondateurs, Adem Jashari,  tué en 1998 et devenu héros national.            
A la veille d'un mariage traditionnel au Kosovo, à Skenderaj, en 2014. La future épouse, sous son voile rouge, doit manifester la tristesse d'être bientôt séparée de sa famille.

Anoush Abrar
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Même si elles ont été prises chez les Jashari, ses images ne montrent finalement pas autre chose que la vie banale du Kosovo actuel, avec ses deux piliers : la famille et la maison. « Je m’attendais à ce que les gens aient encore des armes ou à voir des traces de la guerre, mais en fait il n’y en avait pas du tout », se souvient Abrar, qui a pu se glisser dans la maison d’Adem Jashari, transformée en monument national, pour prendre les clichés des restes d’un drapeau albanais.
Bâtisses jamais finies mais déjà habitées, animaux tués dans la cour de la ferme, visages rugueux marqués par la vie à la campagne… La débrouille reste nécessaire au quotidien dans ce pays à l’économie atone et sous perfusion de l’étranger, avec l’argent envoyé par la diaspora ou celui des bailleurs occidentaux, parrains de l’indépendance. Spectaculaires, des mariages incessants scandent tous les étés, lorsque les émigrés reviennent au pays, rapportant par la même occasion devises et grosses cylindrées. « Il y a un côté très kitsch », souligne Abrar, qui avoue n’avoir pas toujours bien compris « les règles un peu étranges » de ces cérémonies où la mariée « ne doit ni parler ni sourire ».
Même s’il pose un regard intime et positif sur le Kosovo actuel, ses photos dévoilent aussi un aspect plus sombre et inquiétant. Un voile fait de secrets de famille et de secrets de guerre, sur lesquels la justice internationale peine toujours à enquêter, vingt ans après le conflit. « J’ai eu beau demander, on n’a jamais pu m’expliquer clairement quel est le lien de famille exact entre mon beau-frère Avni et Adem Jashari. » Au retour de ce voyage, Anoush et Avni se sont d’ailleurs brouillés et ne se voient plus. Comme si les secrets de la Drenica ne pouvaient pas ressortir au grand jour sans causer de dommages.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Pourquoi la librairie se porte bien de l’autre côté des Alpes.
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La cure de jouvence du livre italien

Pourquoi la librairie se porte bien de l’autre côté des Alpes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 07h45
    |

                            Florence Noiville








                        



   


Achille Mauri est l’une des personnalités les plus hautes en couleur de l’édition italienne. En 2017, il signait un roman plein d’humour et de finesse racontant ses pérégrinations dans l’au-delà (Anime e acciughe, « Ames et anchois », hélas non encore traduit). Cette année, il vient d’appeler à la création du PIL, le Parti italien des lecteurs. C’était le 26 janvier, lors de la clôture de la Scuola per Librai – cette magnifique « école des libraires », sans équivalent en France –, qu’il préside. Une boutade, à quelques jours des élections législatives (4 mars).
Mais aussi une manière de souligner que les lecteurs sont là de nouveau. Contrairement à la France, où l’année a été catastrophique, l’Italie a vu en effet ses ventes de livres progresser de 5 % en 2017. Le marché se porte bien. Il a même retrouvé son niveau record de 2007.
Electeurs-lecteurs
L’une des raisons de cette belle santé s’appelle « 18 App », une initiative publique allouant à tout jeune de 18 ans une somme de 500 euros à dépenser dans l’année en ouvrages de toute nature. « En 2017, 130 millions ont ainsi bénéficié au marché du livre, dont 90 à travers l’e-commerce et 40 à travers la librairie traditionnelle », explique-t-on à la Scuola per Librai, où l’on se félicite que le ministre de la culture, Dario Franceschini, ait décidé de reconduire l’opération pour 2018 et peut-être 2019. « 18 ans, c’est l’âge du droit de vote, certes, mais un électeur-lecteur vaut toujours mieux qu’un électeur tout court. »
Surtout que, alors que beaucoup pensaient que cette opération serait cosmétique et sans impact, c’est le contraire qui s’est produit. Les jeunes achètent des ouvrages qu’ils pirataient ou photocopiaient jusqu’alors, retrouvant du même coup le chemin oublié de la librairie. En 2019, une opération comparable pourrait être lancée en direction des enseignants italiens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le ministre des affaires étrangères britannique a défié à nouveau la première ministre, mercredi, et a mis en garde l’Union européenne.
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Face à Theresa May, Boris Johnson appelle les Britanniques à « tirer avantage » d’un Brexit dur

Le ministre des affaires étrangères britannique a défié à nouveau la première ministre, mercredi, et a mis en garde l’Union européenne.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 06h38
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Jusqu’à quel point le Royaume-Uni peut-il s’écarter des règles de l’Union européenne (UE) sans perdre son libre accès à ce marché de 500 millions d’habitants ? Alors que Theresa May ne parvient pas à répondre à cette question cruciale, son ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a ajouté sa couche de brouillard et défié à nouveau la première ministre en prononçant un long discours, mardi 14 février à Londres.
Certes, l’ancien leader de la campagne pro-Brexit considère le divorce avec les Vingt-Sept comme « une chance considérable » et « une manifestation du génie national » britannique. Mais, il a aussi admis qu’« en matière de normes européennes pour les machines à laver ou les sèche-cheveux (…), il pourrait être judicieux pour nous de rester alignés ».
« Faire les choses différemment »
Michel Barnier, chef négociateur de l’UE sur le Brexit, s’impatiente de connaître les objectifs britanniques et une partie du gouvernement May défend un alignement maximum sur l’UE. M. Johnson, lui, a plaidé au contraire en faveur d’un « Brexit libéral », une rupture nette permettant au Royaume-Uni de se « libérer » de certaines règles fiscales, éthiques, douanières et environnementales européennes.
« Nous serions fous d’endurer ce processus d’extirpation de l’UE sans tirer avantage des libertés qu’il apporte sur le plan économique. C’est seulement en reprenant le contrôle de nos lois que les entreprises britanniques auront la liberté d’innover, sans le risque d’avoir à se conformer à quelque directive concoctée par Bruxelles à la demande pressante d’un lobby dans le but de freiner un concurrent britannique. » 

        Lire l’analyse :
         

          Les ultraconservateurs britanniques cherchent à faire dérailler le Brexit de Theresa May



Revendiquant le droit pour son pays de « faire les choses différemment », M. Johnson a prédit que les livres d’histoire décriraient un jour le Royaume-Uni comme le pays qui « a eu le courage de rompre avec l’idée dépassée » de l’UE et « de montrer la voie pour façonner le monde moderne », comme il l’avait fait pendant la Révolution industrielle.
Mais M. Johnson n’a pas dit un mot des conséquences qu’aurait l’abandon des normes sociales qu’il prône de fait, et le rétablissement de la frontière irlandaise que son « hard Brexit » provoquerait nécessairement, et que Bruxelles ne peut admettre.
Des lendemains de Brexit qui chantent
Incontrôlable figure du gouvernement, « BoJo » avait décidé en solo de prononcer ce « discours de la Saint-Valentin ». Pour tenter d’en minimiser l’impact, Mme May a répondu en catastrophe en envoyant au front trois de ses ministres – MM. Davis, Fox et Lidington – qui interviendront publiquement la semaine prochaine sur le Brexit, avant une réunion du « cabinet de guerre sur le Brexit ». La première ministre doit elle-même prononcer, samedi à Munich (Allemagne), un discours sur la sécurité en Europe. Puis couronner le tout, la semaine prochaine, par une grande intervention décrivant enfin « la route du Brexit ».
Deux ans ont passé mais « BoJo » a livré un discours sur le thème des lendemains de Brexit qui chantent, comparable à ceux qu’il prononçait pendant la campagne du référendum. Il a revendiqué pour Londres le droit de « reprendre le contrôle » de l’entrée des Européens au Royaume-Uni tout en conservant le libre accès au marché des Vingt-Sept. Comme si Bruxelles n’avait pas exclu d’accorder « le beurre et l’argent du beurre ».

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« La part du lion » de la croissance économique « se trouve en dehors de l’UE, en particulier dans la région Asie-Pacifique », a-t-il dit pour justifier son option en faveur du grand large. Fidèle à son style imagé, il a cité le succès des « exportations de présentoirs de Toblerone dans les aéroports en Arabie saoudite » – fabriqués dans sa circonscription – comme témoignage des ambitions mondiales du pays.
Selon lui, le divorce avec l’UE va permettre des percées dans des domaines comme les instruments financiers innovants et la recherche sur les cellules-souches. Tant pis si le maintien des transactions en euro est incertain pour la City de Londres et si le Brexit signifie la fin des crédits européens de recherche. Le ministre a aussi évoqué l’interdiction du trafic d’animaux vivants et l’assouplissement de la réglementation environnementale.
Un message de réconciliation pour la Saint-Valentin
Pour autant, le Brexit, loin de traduire une volonté de « tirer le pont-levis », répond au choix des Britanniques « d’un gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple », a assuré Boris Johnson, dont les performances de ministre des affaires étrangères sont contestées. Alors que le futur statut des compagnies aériennes low cost, très populaires pour les vacances au soleil, reste incertain, le chef du foreign office a déclaré :
« Nous continuerons encore davantage à prendre des vols bon marché pour des enterrements de vie de garçon dans des villes anciennes, à tomber amoureux, à nous démener joyeusement pour apprendre des langues européennes en déclin (…), à prendre notre retraite en Espagne ».
En choisissant le jour de la Saint-Valentin, M. Johnson cherchait à adresser un message de réconciliation à la moitié du pays qui fulmine (les remainers, partisans du maintien dans l’UE sont devenus des remoaners, qui « râlent »). « BoJo » a ainsi reconnu « un durcissement du climat » et « un sentiment de douleur et d’isolement » chez les anti-Brexit à qui il a « tendu la main ». Il n’a cependant pas réussi à convaincre Keir Starmer, porte-parole du Labour, qui l’a accusé de défendre « un Brexit de dérégulation où les droits et les protections sont négligemment mis de côté et qui ignore les bénéfices du marché unique ». Ni Sarah Wolliaston, députée conservatrice proeuropéenne, qui lui a reproché de « ne se préoccuper d’aucune des sérieuses difficultés pratiques qu’affronteront les vrais gens en cas de Brexit dur ». 
Reconnaissant pour la première fois que certains Britanniques sont « de plus en plus déterminés à arrêter le Brexit », Boris Johnson a qualifié cette revendication d’« intolérable et antidémocratique ». Quant à l’idée d’un second référendum, elle produirait selon lui « une année de plus de querelle et de crise ». « Donc n’allons pas dans cette direction », a-t-il conseillé, sans pour autant se risquer à affirmer qu’en cas de nouveau vote, son camp, celui du Brexit, serait à nouveau vainqueur.



                            


                        

                        


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Mort du prince Henrik de Danemark, époux de la reine Margrethe II

Il était l’un des derniers Français appartenant à une famille royale régnante en Europe : le prince consort Henrik de Danemark est mort à l’âge de 83 ans.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 10h27
    |

            Alexis Duval








                        



                                


                            

Aux yeux de nombreux habitants de son pays d’accueil, il était une épine dans le pied de la très populaire famille royale. Henrik de Danemark, né Henri de Laborde de Monpezat, mari de la reine Margrethe II, est mort, mardi 13 février au soir, à l’âge de 83 ans. Le prince consort s’est éteint à la résidence royale de Fredensborg, à une quarantaine de kilomètres de Copenhague, des suites d’une infection pulmonaire. Une partie de ses cendres sera dispersée dans les eaux danoises, l’autre enterrée au château. Il était l’un des derniers Français appartenant à une famille royale régnante en Europe.
Né le 11 juin 1934 à Talence (Gironde), Henri de Laborde de Monpezat n’est pas issu de l’aristocratie à proprement parler. Sa famille, contrairement à ce que suggère le patronyme, n’appartient pas à la noblesse. Installée dans le Béarn depuis le XVIIe siècle, les Laborde de Monpezat ont bénéficié de la double particule en 1861, sous Napoléon III, par le biais d’un changement au registre de l’état civil. C’est peut-être là tout le drame de l’existence d’Henri, qui n’a de noble que le nom et qui n’a de royal que le statut. Devenu Henrik de Danemark à la suite de son mariage avec la princesse Margrethe en 1967 – elle devient reine en 1972 –, le prince n’a jamais accédé au titre de roi, dont il rêvait tant.
Moqué par les Danois pour son accent
Pour s’unir à l’héritière de la famille des Glücksburg-Oldenburg, Henrik a dû changer de nom et de nationalité, se convertir au luthéranisme et apprendre le danois. « Petit à petit, les Danois et moi, nous avons appris à nous connaître et à mieux nous comprendre, et nous nous sommes habitués », expliquait-il au Monde le 13 octobre 1978, à l’occasion d’une visite au président français d’alors, Valéry Giscard d’Estaing. Les Danois, eux, ne se sont jamais tout à fait habitués à cette pièce rapportée, dont ils moquaient l’accent.
L’actuel locataire de l’Elysée, Emmanuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’outil, financé par le Royaume-Uni, a été pensé pour détecter les vidéos problématiques, et ainsi faciliter le travail des modérateurs de certains sites.
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Le gouvernement britannique lance un logiciel pour détecter les vidéos djihadistes

L’outil, financé par le Royaume-Uni, a été pensé pour détecter les vidéos problématiques, et ainsi faciliter le travail des modérateurs de certains sites.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 15h51
    |

                            Perrine Signoret








                        


Pour lutter contre la diffusion en ligne de vidéos de propagande de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), le gouvernement britannique a financé le développement d’un algorithme censé les détecter, a annoncé mardi 13 février le ministère de l’intérieur dans un communiqué. Objectif : le mettre à disposition de sites qui n’ont pas les moyens de créer leurs propres outils de détection.
Le ministère ne précise toutefois pas quelles conditions sont nécessaires pour accéder à cet outil. « Cette technologie sera mise à disposition gratuitement à toute plateforme qui en aura besoin », annonce de son côté, sans donner plus de détails, l’entreprise ASI Data Science.
C’est elle qui a été missionnée pour mettre au point ce programme, avec 600 000 livres (674 000 euros) de fonds publics. Cette petite entreprise londonienne vante les prouesses de son programme, capable, selon elle, de détecter 94 % des contenus de propagande de l’EI. Elle estime le taux d’erreur, c’est-à-dire le nombre de vidéos identifiées à tort comme étant problématiques, à environ 0,005 %.
Pour fonctionner, le programme d’intelligence artificielle a analysé un millier de vidéos de propagande de l’EI afin d’apprendre à les reconnaître. Il se base notamment sur plusieurs critères pour les détecter. Certains renvoient à des éléments audio ou visuels, comme des logos ou des symboles utilisés par l’EI. D’autres concernent, eux, le contenu des métadonnées, c’est-à-dire les informations liées à la vidéo. Par exemple : de quel pays a été mise en ligne une vidéo.
Les petites plates-formes « de plus en plus ciblées »
Les entreprises de plus grande taille, comme Facebook et YouTube, ne sont pas la cible de ce logiciel, mais l’ont en partie inspiré, explique le ministère :
« Beaucoup des grandes entreprises tech ont développé leur propre technologie pour leur plate-forme et ont affirmé que cela faisait une différence dans leur combat contre le contenu terroriste. Les plus petites plates-formes, en revanche, sont de plus en plus ciblées par l’EI et ses soutiens, et n’ont pas souvent le même niveau de ressources pour développer ces technologies. »
Les autorités britanniques ont pourtant régulièrement critiqué ces grandes entreprises, les accusant de ne pas filtrer avec assez d’efficacité les contenus de propagande. En avril 2017, plusieurs ministres britanniques avaient ainsi jugé dans un rapport « honteux » le travail de Google (qui détient YouTube), Facebook et Twitter à ce sujet.
Quelques mois plus tard, en décembre, YouTube annonçait avoir supprimé plus de 150 000 vidéos faisant la promotion de l’extrémisme et de la violence depuis juin. Sa présidente-directrice générale, Susan Wojcicki, avait aussi annoncé que 98 % d’entre elles avaient été repérées grâce à des algorithmes. A la fin de novembre, Facebook estimait que ce pourcentage s’élevait chez elle à 99 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les ministres de la défense des 29 alliés se penchent sur une réforme délicate des structures de commandement de l’Alliance.
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Russie, terrorisme, Corée du Nord : l’OTAN cherche à s’adapter aux nouvelles menaces

Les ministres de la défense des 29 alliés se penchent sur une réforme délicate des structures de commandement de l’Alliance.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 08h30
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Le dossier semble très technique, il est en fait éminemment politique : les ministres de la défense de l’OTAN doivent s’entendre, mercredi 14 et jeudi 15 février à Bruxelles, sur les grandes lignes d’une nouvelle refonte des structures de commandement de l’Alliance atlantique. Cette « adaptation » – « la plus grande depuis la fin de la guerre froide », selon le secrétaire général Jens Stoltenberg – est proposée par les responsables militaires. Elle vise à rendre l’alliance plus efficace en cas de crise de haute intensité. En clair, mieux dissuader et répondre aux nouvelles menaces venant de certains Etats, au premier rang desquels la Russie. Les décisions concrètes sur ce sujet brûlant devraient être prises en juin. Puis entérinées politiquement, en juillet, lors du sommet des 29 alliés qui se tiendra à Bruxelles.
La dernière édition du grand exercice militaire annuel russe « Zapad », en septembre 2017, a été analysée à l’OTAN comme « une préparation pour une guerre majeure contre un ennemi à parité », comme l’avait souligné le président du comité militaire, le général Petr Pavel. Le renforcement défensif de l’OTAN, qui s’est accéléré depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, concerne autant ses forces conventionnelles que sa posture nucléaire et ses états-majors.
« Effort maximum »
Les deux grands commandants de l’alliance sont à la manœuvre : le général américain Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), responsable des opérations depuis Mons en Belgique ; et le Français Denis Mercier, commandant suprême à la transformation (SACT), responsable des moyens futurs, depuis Norfolk, aux Etats-Unis. Ils ont souhaité travailler vite, les hypothèses stratégiques ayant, selon eux, radicalement changé. Dans leur vision, la Russie n’est plus un « partenaire » tel qu’on l’avait envisagé en 2002, au moment de la création du conseil OTAN-Russie. Les « printemps arabes » et le terrorisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ L’audition du patron du fisc a donné lieu à des échanges tendus, mardi, à la Commission des finances.
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Les parlementaires poursuivent leur offensive contre le « verrou de Bercy »

L’audition du patron du fisc a donné lieu à des échanges tendus, mardi, à la Commission des finances.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h31
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

« Les débats actuels suscitent de ma part une grande perplexité. » En débutant par ces mots son audition devant la commission des finances de l’Assemblée nationale, mardi 13 février, Bruno Parent, le directeur général des finances publiques, ne pensait sans doute pas provoquer des réactions aussi vives de la part des parlementaires venus l’écouter dans le cadre de la mission sur les procédures de poursuite des infractions fiscales. Les deux heures d’échange entre le patron du fisc et la petite dizaine de députés présents – une affluence record pour ce genre d’exercice – ont été nettement moins feutrées que de coutume dans cette commission connue pour sa technicité.
« On nous accuse de manquer de transparence, d’entraver la bonne marche de la justice et d’avoir des pratiques peu avouables (…). Mais notre politique est une politique de sélectivité, de façon à obtenir les peines les plus exemplaires », a plaidé M. Parent. « C’est gênant, la justice pour l’exemple. (…) Une administration qui exerce un pouvoir discrétionnaire sur des sanctions à caractère pénal, c’est une anomalie », a rétorqué le député MoDem Jean-Louis Bourlanges. « Ça ne vous choque pas de jouer le rôle d’un parquet judiciaire ? Est-ce normal dans une démocratie ? », a renchéri Charles de Courson (Les Constructifs). « Il y a pour moi une entrave au droit commun qui place l’administration au-dessus de la justice », a achevé Eric Coquerel (La France insoumise).
De nombreuses critiques
La cause de cette salve nourrie ? Le « verrou de Bercy », ce monopole de l’administration fiscale qui, en France, est la seule à pouvoir décider d’engager des poursuites pénales en matière de fraude fiscale. Hormis certains cas comme le blanchiment de fraude fiscale, c’est la commission des infractions fiscales (CIF), composée de magistrats et de personnalités qualifiées, qui décide des dossiers fiscaux à transmettre aux tribunaux. Saisie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Un article publié en janvier dans le « British Journal of Criminology » montre qu’entre 2004 et 2014, à Londres, les contrôles policiers n’ont pas fait diminuer la délinquance.
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Les contrôles de police n’ont pas d’incidence sur la délinquance, selon une étude anglaise

Un article publié en janvier dans le « British Journal of Criminology » montre qu’entre 2004 et 2014, à Londres, les contrôles policiers n’ont pas fait diminuer la délinquance.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 11h17
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Matteo Tiratelli est chercheur à l’université de Manchester (Grande-Bretagne) et coauteur d’une étude publiée en janvier dans le British Journal of Criminology qui relativise l’effet dissuasif des contrôles de police vis-à-vis des délinquants. En Angleterre, les contrôles d’identité n’existent pas formellement puisqu’il n’y a pas de carte nationale d’identité, mais la police a le droit de pratiquer le stop and search, autrement dit une interpellation, éventuellement assortie d’une fouille.

Votre étude montre que les contrôles de police n’ont pas eu d’impact sur la délinquance à Londres. Comment arrivez-vous à cette conclusion ?
Notre étude se base sur le nombre de contrôles réalisés par les policiers à Londres entre 2004 et 2014. Nous l’avons comparé au nombre de délits enregistrés dans chaque quartier de la capitale pour en mesurer l’effet, d’une semaine à l’autre, d’un mois à l’autre. Notre principale conclusion est que le nombre de contrôles réalisés ne semble pas avoir d’impact significatif à moyen terme sur la délinquance, qu’il s’agisse des cambriolages, des vols, des atteintes aux véhicules ou du vandalisme. Même pour les faits de violence, l’impact est insignifiant. Une augmentation de 10 % des contrôles sur un mois est associée à une baisse de la criminalité de 0,32 % le mois suivant. L’effet produit est donc tout au plus maginal. Des études menées à New York et Chicago sont parvenues à des conclusions similaires.
Comment expliquez-vous cette absence de corrélation ?
L’idée est communément admise que les contrôles de police ont un effet dissuasif car ils donnent aux gens le sentiment que commettre une infraction est risqué. Par conséquent, ils sont moins susceptibles de passer à l’acte. Nos résultats laissent au contraire penser que les gens ne remarquent finalement pas tant que ça les changements d’intensité dans la pratique des contrôles. Ce qui veut dire qu’il faudrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Deuxième contingent de l’OTAN, les militaires turcs ont accentué le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de 2016.
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L’armée turque s’éloigne de ses partenaires occidentaux

Deuxième contingent de l’OTAN, les militaires turcs ont accentué le tournant conservateur et anti-occidental après le putsch raté de 2016.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h01
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante) et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Engagée, depuis le coup d’Etat manqué de juillet 2016, dans un bras de fer permanent avec ses alliés traditionnels, la Turquie est devenue un partenaire difficile à déchiffrer. Vues depuis le quartier général de l’OTAN à Bruxelles, les gesticulations du président Recep Tayyip Erdogan ne doivent pas être prises au pied de la lettre. « Les Turcs restent investis dans les dossiers de l’alliance, explique une source au sein de l’organisation. Les choses ne sont pas simples au quotidien, mais chacun sait que la présence de la Turquie dans l’alliance est un grand facteur de stabilité, et le président Erdogan est obligé de tenir compte de l’OTAN. »
Si l’attachement aux fondamentaux reste présent dans le discours officiel, force est de constater que la Turquie n’est plus pro-occidentale. Deuxième contingent de l’Alliance atlantique, l’armée turque est le laboratoire de ce changement de cap. Après la tentative de putsch du 15 juillet 2016, M. Erdogan a mis les militaires au pas, limogeant 149 généraux sur 358, tandis que 10 840 officiers et soldats étaient débarqués. La purge a été drastique au sein des structures de l’OTAN, avec 400 attachés militaires turcs en poste à l’étranger pour l’Alliance atlantique relevés de leurs fonctions et rappelés en Turquie.
La plupart ont demandé et obtenu l’asile politique dans les pays où ils étaient basés, ce qui a ulcéré Ankara. Accusés d’être des adeptes du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch selon les autorités turques, ces officiers étaient pro-occidentaux et parfaitement au courant des rouages de l’Alliance atlantique. Leur mise à pied a été déplorée, notamment par le général Curtis Scaparrotti, le commandant en chef de l’OTAN pour l’Europe. Ils n’auraient été remplacés qu’à 40 %.
« Schéma de pensée »
Avec les Etats-Unis, les relations sont à couteaux tirés. Autrefois, l’état-major envoyait des officiers turcs en formation au National War College de Washington. Or, « depuis...




                        

                        

