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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Plusieurs Russes travaillant sous contrat avec Damas figurent parmi la centaine de combattants pro-Assad visés par un bombardement dans la région de Deir ez-Zor.
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Polémique à Moscou sur des mercenaires russes tués par la coalition américaine en Syrie

Plusieurs Russes travaillant sous contrat avec Damas figurent parmi la centaine de combattants pro-Assad visés par un bombardement dans la région de Deir ez-Zor.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 18h35
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Que s’est-il passé la nuit du 7 au 8 février dans la région de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie ? Plus d’une centaine d’hommes armés combattant pour le régime syrien ont péri, et des dizaines d’autres ont été blessés, lors d’une offensive ratée destinée à s’emparer d’un site gazier sous contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par Washington, et de militaires américains qui se trouvaient sur place.
La présence de nombreux mercenaires de nationalité russe parmi les victimes déclenche une vive polémique à Moscou : beaucoup considèrent qu’il s’agit des plus graves affrontements indirects entre la Russie et les Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide.

Vers 23 heures, le 7 février, plusieurs unités pro-Assad, rassemblées dans le village de Khasham, à environ huit kilomètres de l’Euphrate, s’apprêtent à passer à l’offensive, soutenues par des chars et de l’artillerie. Elles visent l’usine Coneco, toute proche, lorsque l’aviation de la coalition dirigée par les Américains lance ses raids et bombarde la colonne.
Des frappes « défensives », assure aussitôt le Pentagone, qui avance le nombre d’« une centaine » de victimes et de 300 à 400 blessés, tout en se disant incapable de déterminer si des Russes se trouvaient sur place. Jeudi 15 février, pour la première fois, Maria Zakharova, porte-parole du ministre russe des affaires étrangères, a admis du bout des lèvres la mort de « cinq personnes vraisemblablement russes ».
La liste devrait s’allonger. « Ce que nous avons vu venir, c’était une unité de la taille d’un bataillon », détaillait, mardi 13 février, Jeffrey Harrigian, commandant des forces aériennes américaines, en décrivant une attaque « de forces ennemies contre une position connue des FDS ». « La coalition a agi en état de légitime défense, affirmait-il alors. Nous avons immédiatement contacté les responsables russes...




                        

                        


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Décryptage

Afrique du Sud : les casseroles judiciaires de Jacob Zuma

Dépossédé de son immunité de chef d’Etat et de son pouvoir au sein du parti, le désormais ex-président va être rattrapé par plusieurs affaires.

Par                                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)




LE MONDE
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        Le 15.02.2018 à 18h30

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 18h41






    
L’ancien président sud-africain Jacob Zuma lors de l’annonce de sa démission, à Pretoria, le 14 février 2018.
Crédits : Siphiwe Sibeko/REUTERS


Jacob Zuma a finalement démissionné, mercredi 14 février, poussé dehors par son propre parti, le Congrès national africain (ANC), au terme de longues tractations. Il traîne derrière lui une ribambelle de scandales qui ont dominé ses deux mandats et l’ont déjà mis sur le banc des accusés. Ses ennuis judiciaires ont toutes les chances de se poursuivre et de s’intensifier maintenant qu’il ne bénéficie plus ni du soutien de l’ANC ni de son immunité de président et qu’il ne peut plus interférer dans l’appareil policier et juridique.

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S’il tient ses promesses, son successeur, Cyril Ramaphosa, ne lui sera d’aucun secours : le nouveau président a promis d’en finir avec la corruption qui gangrène le parti de Nelson Mandela. « Nous allons continuer à combattre la corruption et nous allons nous assurer que ceux qui sont corrompus et ont volé l’argent des pauvres soient jugés », a-t-il prévenu, début février, à l’occasion du centenaire de la naissance de « Madiba ».
Retour sur les principales affaires qui ont dominé l’ère Zuma et qui pourraient bien l’envoyer derrière les barreaux.
L’accusation de viol et la « douche anti-sida »
Avant d’accéder à la magistrature suprême, Jacob Zuma a été jugé pour viol, en 2006, alors qu’il était vice-président. Accusé par une jeune femme séropositive, fille de l’un de ses meilleurs amis, il a été blanchi au cours d’un procès retentissant. Le futur président, polygame revendiqué et coureur de jupons réputé, en avait choqué plus d’un lorsqu’il avait affirmé que sa méthode, pour éviter toute transmission du VIH après un rapport non protégé, était de « prendre une douche ». A l’époque, il présidait pourtant le Conseil national de lutte contre le sida. En décembre 2017, dans la course à sa succession, Cyril Ramaphosa a relancé la polémique en affirmant qu’il croyait la victime présumée.

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Le marché d’armes et les 787 versements
Les faits remontent à 1999. Inculpé en 2006, Jacob Zuma est soupçonné d’avoir empoché des pots-de-vin sous la forme de 787 versements, pour favoriser les intérêts de l’entreprise française d’armement Thomson-CSF, devenue Thales, en Afrique du Sud. Le scandale lui a coûté la vice-présidence et son proche conseiller, Schabir Shaik, a été condamné à quinze ans de prison. A quelques jours de l’élection de 2009, un vice de forme entraîne cependant l’abandon de toutes les charges retenues contre Zuma, ce qui lui permet d’accéder à la présidence.

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Au terme d’une bataille juridique acharnée de l’Alliance démocratique (DA), le principal parti d’opposition, la Cour suprême a ouvert la voie, en octobre 2017, à la tenue d’un nouveau procès pour corruption. Début février, un ancien avocat de Thomson-CSF a dévoilé que les présidents français Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avaient fait pression sur les Sud-Africains pour étouffer l’affaire. Pour Jacob Zuma, c’est le danger le plus immédiat maintenant qu’il n’est plus président.
Une piscine et un poulailler dans sa résidence privée
Tout comme il n’a « pas compris ce que le parti [lui] reprochait » lorsqu’il lui a demandé de démissionner, Jacob Zuma n’a pas vu ce qu’il y avait de mal à rénover sa résidence aux frais du contribuable. Fraîchement élu, le président a fait refaire sa demeure de Nkandla, dans son fief du Kwazulu-Natal, pour la bagatelle de 20 millions d’euros. Parmi les travaux figurent une piscine, un enclos pour le bétail et un poulailler, qu’il justifie comme étant « nécessaires » à sa sécurité. Malgré son entêtement, l’opposition a saisi la Cour constitutionnelle, qui a tranché : il a dû rembourser l’équivalent de 480 000 euros. Du pain bénit pour ses opposants, qui n’ont cessé de s’en servir pour tenter de le faire destituer.

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                Jacob Zuma rembourse près de 500 000 euros à l’Etat sud-africain



Les frères Gupta et la « capture de l’Etat »
C’est certainement le scandale de trop, celui dont les médias locaux ont fait leurs choux gras ces derniers mois, au fil de multiples révélations, et celui qui a précipité la fin du règne de Jacob Zuma. Les liens sulfureux entre la riche famille d’origine indienne Gupta et le clan Zuma ont monopolisé l’attention durant la fin de son deuxième mandat.
L’affaire éclate en 2013 lorsqu’un avion transportant 200 convives pour un mariage organisé par les frères Gupta – Ajay, Atul et Tony – atterrit sur la base militaire de Waterkloof sans que personne ne sache qui en a donné l’autorisation. Rapidement, l’emprise de cette famille sur le clan Zuma éclate au grand jour. Influence sur les choix de ministres, pressions pour empocher des contrats publics, pots-de-vin avoisinant les centaines de millions d’euros : l’ampleur de la « capture de l’Etat » terrifie les Sud-Africains.

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                Corruption en Afrique du Sud : mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta



Fin 2016, un rapport explosif de la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, dévoile leurs pratiques douteuses et demande la création d’une commission d’enquête. Après des mois de circonvolutions, Jacob Zuma y est contraint par la Cour constitutionnelle. Depuis, la justice s’est mise au travail. Mercredi, le jour de sa démission, la police a perquisitionné le quartier général des Gupta, à Johannesburg. Huit de leurs plus proches associés ont été arrêtés, tandis que l’étau se resserre autour des trois frères.
Jacob Zuma pourrait bientôt être entendu dans l’affaire. L’opposition s’est juré de faire traduire l’ancien président devant les tribunaux, coupable à ses yeux d’avoir perverti l’Etat et la Constitution pour son intérêt personnel.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La classe africaine (26). L’Etat a fait le choix d’utiliser plusieurs langues dans l’enseignement primaire, mais les partisans du français restent nombreux.
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Décryptage

Bamanakan, songhaï, tamashek... les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes

La classe africaine (26). L’Etat a fait le choix d’utiliser plusieurs langues dans l’enseignement primaire, mais les partisans du français restent nombreux.

Par                Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)



LE MONDE
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        Le 15.02.2018 à 18h14

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 18h34






    
Dans une école de Tombouctou, au Mali, en février 2013.
Crédits : FRED DUFOUR/AFP


Ecole fondamentale Mamadou-Kounta de Kalabancoro, une commune de Bamako. Elève de première année, Sekou, 7 ans, écrit une phrase au tableau : « Karamɔgɔ nana an lajɛ » (« le maître est venu nous rendre visite »). C’est du bamanakan (bambara), l’une des langues nationales du Mali. « Il faut enseigner aux enfants dans nos langues, ça facilite la compréhension », estime Diarra Fatoumata Sountoura, 26 ans, qui enseigne aux 69 enfants de cette classe. En deuxième année, sa collègue lit avec ses élèves un texte en français, avant de basculer à la lecture en bamanakan. Le français, langue officielle du pays, occupe 25 % du temps scolaire en deuxième année.

        Découvrez notre série
         

          La classe africaine



Depuis plus de trente ans, le Mali a opté pour l’enseignement dans les langues nationales pour sauver de l’échec le système éducatif. Malgré un taux de scolarisation brut estimé à 80 % selon les autorités, les élèves sont en butte à des difficultés de compréhension et de lecture. L’Etat malien aura beau injecter 37 % de son budget 2018 dans l’éducation, ces efforts seront plombés par une forte démographie.
« Tâtonnement pédagogique »
« Depuis la réforme de l’éducation en 1962, deux ans après l’indépendance, il était prévu de se passer du français, rappelle l’universitaire Alhassane Gaoukoye, qui a soutenu en 2014 une thèse sur l’enseignement dans les lycées publics et privés de Bamako. Puis on a fini par accepter le français, jugé plus unificateur. »
En 1978, le régime de Moussa Traoré crée quelques écoles expérimentales en bamanakan, avant l’introduction définitive, en 1993, d’une langue autre que le français dans l’éducation primaire. Enfin, l’utilisation des langues maternelles sera consacrée par le Programme décennal pour l’éducation (1998-2008), qui verra treize langues (dont le bamanakan, le fulfuldé, le songhaï ou le tamashek) accéder au statut de langue nationale.

        Episode 23
         

          Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat



Kinani Ag-Gadeila est directeur de l’enseignement fondamental. Pour lui, les différents programmes visant à enseigner dans les langues nationales, notamment les projets SIRA (pour Selected Integrated Reading Activity), financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et Elan, qui bénéficie d’un appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), répondent à la volonté du Mali de développer le bilinguisme dans le système éducatif. Pour Youssouf Mohamed Haïdara, linguiste et cadre de l’éducation nationale travaillant pour le programme SIRA, « il fallait introduire la langue maternelle que l’enfant comprend pour réduire la déperdition scolaire ».
« Si l’enfant a de solides acquis dans sa langue, il fait le transfert naturellement vers le français », explique Sylvaine von Mende, spécialiste en pédagogie au projet SIRA, qui n’utilise que le bamanakan, contre quatre langues pour Elan. Ces programmes se fondent sur l’approche équilibrée, qui consiste à apprendre à lire et à écrire aux enfants en se basant sur des aspects ludiques. D’aucuns parlent de « tâtonnement pédagogique », car, parallèlement à l’approche équilibrée, la méthode syllabique reste de mise dans les écoles.
« Résistance de l’élite francophone »
De fait, ces programmes n’ont pas que des partisans, y compris dans les milieux enseignants. « Cette méthode nous met en retard, c’est un gâchis ! Si c’était intéressant, ceux qui soutiennent ces programmes n’enverraient pas leurs enfants dans les écoles privées », déplore une directrice d’école publique qui a souhaité garder l’anonymat. Pour l’écrivain Ismaïla Samba Traoré, directeur de La Sahélienne, qui édite des livres en bamanakan, « il y a un désaveu des parents et des enseignants parce que les enfants des acteurs politiques à l’origine de ces programmes ont fait leurs humanités aux Etats-Unis et ailleurs ».

        Episode 25
         

          A Abidjan, Lassina Kanté, enseignant et « ingénieur des esprits »



« Les grands cadres n’envoient pas leurs enfants dans ces écoles, confirme l’universitaire Alhassane Gaoukoye. Le bas peuple constate que c’est une innovation mais qu’il y a une discrimination qui ne dit pas son nom. Il y a aussi une résistance de l’élite francophone. » Enfin, le fait que les écoles privées soient tenues à l’écart de ces réformes est mal perçu par certains parents, qui déplorent la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques.
« Avant de parler d’élargissement de ces programmes aux écoles privées, il faut d’abord stabiliser cette démarche », tempère Kinani Ag-Gadeila. Selon lui, « un enfant qui a fait l’enseignement classique n’est pas mieux formé qu’un enfant qui a suivi l’approche équilibrée ». Et de préciser, pour lever toute ambiguïté : « On n’enseigne pas la langue, on l’utilise comme médium d’enseignement, concomitamment avec le français. »



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Sommaire de notre série La classe africaine
De l’Ethiopie au Sénégal, douze pays ont été parcourus pour raconter les progrès et les besoins de l’éducation sur le continent.

        Episode 26
         

          Bamanakan, songhaï, tamashek, les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes




        Episode 25
         

          A Abidjan, Lassina Kanté, enseignant et « ingénieur des esprits »




        Episode 24
         

          Les livres scolaires en Côte d’Ivoire, un business qui vire au casse-tête




        Episode 23
         

          Au Bénin, la formation des professeurs a retrouvé son cours




        Episode 22
         

          Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat




        Episode 21
         

          Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »




        Episode 20
         

          Au Burkina, apprendre à lire sous une paillote, sans murs ni électricité




        Episode 19
         

          Dans la classe de Maxime Sou, le super-prof du Burkina Faso




        Episode 18
         

          Lacina, 30 ans, sept ans à l’université de Ouagadougou et toujours aucun diplôme




        Episode 17
         

          Au Burkina, Maxime Sou, l’enseignant qui a 100 élèves par classe et 100 % de réussite aux examens




        Episode 16
         

          Les filles, éternelles oubliées de l’éducation au Niger




        Episode 15
         

          Au Niger, la formation agricole comme alternative à l’école




        Episode 14
         

          Face à la déscolarisation, le Niger mise sur l’enseignement en langues locales




        Episode 13
         

          Au Nigeria, les écoles coraniques se mettent aux maths et à l’anglais




        Episode 12
         

          A l’université panafricaine de Yaoundé, on rêve de changer le continent




        Episode 11
         

          Au Cameroun, « je mène une véritable bataille pour payer la scolarité de mes enfants »




        Episode 10
         

          L’Université de Juba, une école de la survie au Soudan du Sud




        Episode 9
         

          Au Soudan du Sud, « plutôt que de se battre, il faut tout faire pour continuer notre éducation »




        Episode 8
         

          En Ouganda, l’école secondaire universelle en examen




        Episode 7
         

          En Ouganda, « c’est un très gros atout de pouvoir s’exprimer en mandarin » pour travailler




        Episode 6
         

          A l’école des « codeurs » kényans




        Episode 5
         

          Des universités kényanes prestigieuses mais déconnectées du marché de l’emploi




        Episode 4
         

          Le pari financier raté des écoles Bridge en Afrique




        Episode 3
         

          Au Kenya et en Ouganda, les écoles bon marché Bridge dans la tourmente




        Episode 2
         

          L’Ethiopie mise sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour s’industrialiser




        Premier épisode
         

          Enseignement supérieur : en Ethiopie, la quantité prime sur la qualité




        Présentation de notre série
         

          La classe africaine







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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ La famille Gupta est au cœur de la plupart des scandales de corruption qui ont abouti mercredi à la démission de Jacob Zuma de son poste de président de la République.
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Compte rendu

Corruption en Afrique du Sud : mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta

La famille Gupta est au cœur de la plupart des scandales de corruption qui ont abouti mercredi à la démission de Jacob Zuma de son poste de président de la République.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.02.2018 à 16h57

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 17h20






    
Manifestation contre la famille Gupta, le 15 février à Bloemfontein.
Crédits : SIPHIWE SIBEKO / REUTERS


La police sud-africaine a annoncé, jeudi 15 février, avoir émis un mandat d’arrêt contre Ajay Gupta, l’un des frères d’une sulfureuse famille d’hommes d’affaires proches de Jacob Zuma.
Ce mandat d’arrêt intervient le lendemain de la perquisition du luxueux domicile de cette famille originaire d’Inde, accusée d’avoir infiltré le sommet de l’Etat sud-africain grâce à leur amitié avec Jacob Zuma. La police a procédé à l’arrestation de huit personnes, poursuivies pour fraude, blanchiment d’argent et vols d’argent public dans un projet d’exploitation laitière. Ces individus ont comparu jeudi au tribunal de Bloemfontein et ont obtenu leur libération sous caution.
Les Gupta et des personnes qui leur sont associées sont soupçonnés d’avoir bénéficié frauduleusement de fonds publics versés par la province du Free State pour ce projet d’exploitation laitière qui ne s’est jamais concrétisé. Selon la presse locale, un total de 220 millions de rands (15 millions d’euros) auraient été détournés au profit de la fratrie.
Ajay Gupta est, lui, recherché dans une autre affaire de corruption, selon un porte-parole de la police, qui s’est refusé à donner plus de détails.

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                En Afrique du Sud, la chute de l’empire de la famille Gupta



Un destin lié à celui du président
Dès les années 1990, la famille Gupta mise sur Jacob Zuma, au moment où personne ne lui prédisait un destin présidentiel. Leur relation fusionnelle – depuis surnommée « Zupta » par les médias sud-africains – éclate au grand jour en 2013 lorsqu’un avion transportant 200 convives pour un mariage organisé par la fratrie atterrit à la base militaire de Waterkloof, sans que personne sache qui en a donné l’autorisation.
Influence sur les choix de ministres, pressions pour empocher des contrats publics, versements de pots-de-vin… Sous la protection de M. Zuma, les Gupta ont joui d’une complète immunité, élaborant une « capture d’Etat » qui pourrait avoir coûté des milliards de rands (des centaines de millions d’euros) à l’Afrique du Sud. Depuis leur salon, les frères nommaient des ministres ou organisaient des raids sur les entreprises publiques.
A la mi-2017, les fuites des « Guptaleaks », des centaines de milliers d’e-mails sortis tout droit de l’une de leurs nombreuses sociétés, offrent une ribambelle de preuves matérielles de leurs méfaits. Malgré cela, la justice a pris son temps, jusqu’à aujourd’hui.
Depuis l’élection de Cyril Ramaphosa à la tête de son parti, l’ANC (le Congrès national africain), en décembre, les événements se sont accélérés. En janvier, Jacob Zuma a été contraint de nommer une commission d’enquête sur la « capture de l’Etat ». Ce qui n’a pas suffi à calmer le mécontentement des Sud-Africains : mercredi 14 février, M. Zuma a été de nouveau contraint par la pression populaire. Cette fois, il a remis sa démission de son poste de président de la République.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais atomiques, Lassina Zerbo, prône le dialogue après l’escalade de la Corée du Nord en 2017.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La France doit prendre un rôle moteur dans le désarmement nucléaire »

Le secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais atomiques, Lassina Zerbo, prône le dialogue après l’escalade de la Corée du Nord en 2017.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h51
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Ouvert à la signature en 1996, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) prohibe tous les types d’essais quelle que soit leur puissance. Il a été signé par 183 Etats et ratifié par 159 d’entre eux dont la France, mais il n’est toujours pas entré en vigueur car 8 Etats possédant des capacités nucléaires significatives ne l’ont pas ratifié : les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Pakistan, Israël, l’Iran, la Corée du Nord et l’Egypte. En revanche, le système de surveillance internationale prévu dans le traité pour détecter les explosions nucléaires, grâce à des stations de mesure certifiées réparties dans le monde, progresse. A ce jour, 92 % des 337 stations prévues sont certifiées.
Secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), Lassina Zerbo a répondu aux questions du Monde.
L’année 2017, avec en septembre le sixième essai nucléaire nord-coréen, marque-t-elle l’échec de tous les instruments du désarmement nucléaire ?
Je préfère voir le verre à moitié plein, même si le contexte géopolitique reste morose. Si l’on prend l’OTICE comme un cadre permettant d’amener des Etats à discuter, on a progressé, et nous avons renforcé le dispositif de vérification des essais. Nous avons pu obtenir en une seule année que soient certifiées cinq stations de mesure, en Chine, pays qui a longtemps dit qu’il ne certifierait qu’une fois obtenue la mise en œuvre du Traité. Et nous avons une nouvelle station aux Galapagos. Ces deux points symboliques vont dans le sens de la crédibilité du système de surveillance mondial.
L’essai nord-coréen doit nous ramener à la réalité. Le leadeur Kim Jong-un dit qu’il ne veut pas se retrouver dans la situation de Saddam Hussein ou de Mouammar Kadhafi [qui ont été déposés après avoir renoncé à leurs armes nucléaires]. Il veut montrer ses muscles et bâtir une dissuasion. Je ne crois pas qu’il veuille...




                        

                        


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Etats-Unis : depuis le début de l’année, pas plus de deux jours sans victime dans des fusillades de masse

Avec la fusillade de masse du 14 février à Parkland (Floride), le bilan atteint 82 morts et 139 blessés en… quarante-cinq jours depuis le 1er janvier.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h33
    |

            Pierre Breteau








                        



   


C’est la fusillade de masse la plus meurtrière des Etats-Unis depuis le début de l’année qui a eu lieu le 14 février au lycée de Marjory Stoneman Douglas, dans la ville de Parkland, en Floride. Avec 17 morts et 14 blessés, c’est aussi celle qui a fait le plus de victimes depuis celle du 5 novembre, dans une église texane (26 morts et 20 blessés), il y a à peine plus de trois mois.

        Lire aussi :
         

                En 2017, les Etats-Unis n’ont connu que 135 jours sans fusillade de masse



En six semaines et demie, il ne s’est pas passé plus de deux jours aux Etats-Unis sans qu’une fusillade de masse n’ait lieu (on parle de « fusillade de masse » à partir de 4 victimes, morts ou blessés). Pour l’année en cours, le bilan est « déjà » de 82 morts et 139 blessés.
A titre de comparaison, en 2017 et après quarante-cinq jours, les Etats-Unis avaient compté 85 personnes tuées et 178 blessées dans des fusillades de masse. L’an passé, ce sont 589 personnes qui on perdu la vie dans des meurtres de masse.

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Seulement 16 jours sans fusillade de masse en 2018
Chaque ligne jour de l'année 2018 est représenté par un rectangle, plus sa couleur est foncée, plus le nombre de morts et de blessés dans des fusillades de masse aux Etats-Unis a été élevé ce jour-là.

Ce diagramme thermique représente les semaines écoulées depuis le 1er janvier 2018.
nombre de victimes (morts et blessés)

4

31




2018
2017
2016
2015
2014
2013
 -->



fusillades
en 2018


fusillade par jour en moyenne


jours sans fusillade (sur 45)


morts


blessés



Sources : Mass shooting tracker (MST)


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        },
    });



    var data2018 = [{ "date": "01/01/2018", "nbr": 2, "k": 3, "w": 5, "ville1": "Columbus (OH)", "ville2": "Huntsville (AL)", "ville3": "" }, { "date": "11/01/2018", "nbr": 1, "k": 2, "w": 2, "ville1": "St. Robert (MO)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "12/01/2018", "nbr": 1, "k": 3, "w": 2, "ville1": "Nashville (TN)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "13/01/2018", "nbr": 2, "k": 1, "w": 10, "ville1": "Eutaw (AL)", "ville2": "Charlotte (NC)", "ville3": "" }, { "date": "14/01/2018", "nbr": 1, "k": 0, "w": 4, "ville1": "Madison (AL)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "15/01/2018", "nbr": 1, "k": 0, "w": 5, "ville1": "Alachua (FL)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "16/01/2018", "nbr": 1, "k": 1, "w": 4, "ville1": "York (SC)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "17/01/2018", "nbr": 1, "k": 1, "w": 3, "ville1": "Washington (DC)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "18/01/2018", "nbr": 1, "k": 2, "w": 2, "ville1": "Harrisburg (PA)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "19/01/2018", "nbr": 1, "k": 4, "w": 0, "ville1": "Calhoun Co. (AL)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "21/01/2018", "nbr": 2, "k": 0, "w": 8, "ville1": "Chicago (IL)", "ville2": "Orlando (FL)", "ville3": "" }, { "date": "23/01/2018", "nbr": 2, "k": 2, "w": 18, "ville1": "Benton (KY)", "ville2": "Philadelphia (PA)", "ville3": "" }, { "date": "25/01/2018", "nbr": 3, "k": 3, "w": 9, "ville1": "Ocala (FL)", "ville2": "Byromville (GA)", "ville3": "Washington (DC)" }, { "date": "27/01/2018", "nbr": 2, "k": 0, "w": 9, "ville1": "Los Angeles (CA)", "ville2": "Bowling Green (KY)", "ville3": "" }, { "date": "28/01/2018", "nbr": 3, "k": 11, "w": 3, "ville1": "Melcroft (PA)", "ville2": "Indianapolis (IN)", "ville3": "Reading (PA)" }, { "date": "31/01/2018", "nbr": 1, "k": 0, "w": 4, "ville1": "St. Louis (MO)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "04/01/2018", "nbr": 1, "k": 1, "w": 3, "ville1": "Brinkley (AZ)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "05/01/2018", "nbr": 2, "k": 4, "w": 6, "ville1": "Santa Clarita (CA)", "ville2": "Hattiesburg (MS)", "ville3": "" }, { "date": "07/01/2018", "nbr": 3, "k": 4, "w":15, "ville1": "Union Springs (AL)", "ville2": "Plantation (FL)", "ville3": "Redding (CA)" }, { "date": "08/01/2018", "nbr": 1, "k": 4, "w": 0, "ville1": "Galvaston (TX)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "01/02/2018", "nbr": 1, "k": 0, "w": 4, "ville1": "Los Angeles (CA)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "10/02/2018", "nbr": 1, "k": 5, "w": 0, "ville1": "Paintsville (KY)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "12/02/2018", "nbr": 1, "k": 4, "w": 3, "ville1": "Detroit (MI)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "13/02/2018", "nbr": 1, "k": 2, "w": 3, "ville1": "New Orleans (LA)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "14/02/2018", "nbr": 1, "k": 17, "w": 14, "ville1": "Parkland (FL)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "02/02/2018", "nbr": 1, "k": 1, "w": 5, "ville1": "Garfield Heights (OH)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "05/02/2018", "nbr": 1, "k": 2, "w": 4, "ville1": "Colorado Springs (CO)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "08/02/2018", "nbr": 1, "k": 3, "w": 1, "ville1": "Lake Worth (FL)", "ville2": "", "ville3": "" }, { "date": "09/02/2018", "nbr": 1, "k": 2, "w": 2, "ville1": "Locust Grove (GA)", "ville2": "", "ville3": "" }];

    d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
        return this.each(function() {
            this.parentNode.appendChild(this);
        });
    };

    d3.selection.prototype.moveToBack = function() {
        return this.each(function() {
            var firstChild = this.parentNode.firstChild;
            if (firstChild) {
                this.parentNode.insertBefore(this, firstChild);
            }
        });
    };

    /*  notre petit univers de variables */
    var margin = {
            top: 50,
            right: 10,
            bottom: 0,
            left: 40
        },
        width = $("#diagrammethermique").width() - margin.left - margin.right,
        gridSize = Math.floor((width) / 7),
        gridSizeH = gridSize / 2,
        lesjours = ["1", "2", "3", "4", "5", "6", "7"],
        /*        lesmoisduhaut = ["1", "2", "3", "4", "5", "6", "7"],
         */
        height = (lesjours.length * gridSizeH) + 70 - margin.top - margin.bottom,
        monannee = 2018;


    $("#annees").on("change", function() {
        $("#carres").empty()
        $("#legende").empty()
        dessiner(eval($(this).val()))
    })


    function dessiner(data) {
        /* d'abord on calcule nos variables, l'année, etc */
        joursavectuerie = data.length;
        nbrtueries = 0;
        nbrk = 0;
        nbrw = 0;
        /* monannee = Number($("#annees").val().slice(4));*/
        if (monannee == 2018) {
            totaljours = 45
        } else if (monannee == 2016) {
            totaljours = 366
        } else {
            totaljours = 365
        };

        $.each(data, function(i, d) {
            nbrtueries += d.nbr
            nbrk += d.k
            nbrw += d.w
        });

        /* on les envoie */

        $("#stat1 .premier").html(monannee)
        $("#stat1 .monchiffre").html(nbrtueries)
        $("#stat2 .premier").html(totaljours)
        $("#stat2 .monchiffre").html(totaljours - joursavectuerie)
        $("#stat3 .monchiffre").html(String((nbrtueries / totaljours).toFixed(2)).replace(".", ","))
        $("#stat4 .monchiffre").html(nbrk)
        $("#stat5 .monchiffre").html(nbrw.toLocaleString())


        var colorScale = d3.scaleSequential(d3.interpolateMagma)
            .domain([31, 1]);

        var colorScaleLeg = d3.scaleSequential(d3.interpolateMagma)
            .domain([width, 0]);

        var svg = d3.select("#carres").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + (width + margin.left + margin.right) + " " + (height + margin.top + margin.bottom))
            .append("g")
            .attr("transform", "translate(" + margin.left + "," + margin.top + ")");

        var legende = d3.select("#legende").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + gridSize)
            .append("g")
            .attr("transform", "translate(0," + width / 20 + ")");;

        /* Les mois et les jours */
        var lesjoursLabels = svg.selectAll(".infogLabel")
            .data(lesjours)
            .enter().append("text")
            .text(function(d) {
                return d /*+ ((d == 1) ? "er" : " ")*/ ;
            })
            .attr("x", "-8")
            .attr("y", function(d, i) {
                return i * gridSizeH;
            })
            .style("text-anchor", "middle")
            .attr("transform", "translate(-8," + gridSizeH / 1.5 + ")")
            .attr("class", "infogLabel axis");



        /* ici on crée les rectangles */
        var heatMap = svg.selectAll(".journee")
            .data(data)
            .enter().append("rect")
            .attr("x", function(d) {
                return (moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("e")) * gridSize;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return (moment(d.date, "DD/MM/YYYY").week() - 1) * gridSizeH;
            })
            .attr("title", function(d) {
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM YYYY") + ""
" + d.nbr + " fusillade" + ((d.nbr > 1) ? "s" : "") + " de masse"
"
" + ((d.k > 0) ? d.k : "aucun") + " mort" + ((d.k > 1) ? "s" : "")
 0) html += ", " + d.w + " blessé" + ((d.w > 1) ? "s" : "")
"
Ville" + ((d.ville2) ? "s" : "") + " : " + d.ville1 + " "
                if (d.ville2) lesvilles += ", " + d.ville2
                if (d.ville3) lesvilles += ", " + d.ville3
"


                return html + lesvilles.replace(" , ", ", ")
            })
            .attr("rx", 0)
            .attr("ry", 0)
            .attr("class", "journee")
            .attr("width", gridSize)
            .attr("height", gridSizeH)
            .style("fill", function(d) {
                return colorScale(d.k + d.w);
            })
            .style("stroke", function(d) {
                return colorScale(d.k + d.w);
            })
            .style("stroke-width", .25);

        /* au survol */
        svg.selectAll("rect")
            .on("mouseover", function(d, i) {
                d3.select(this)
                    .moveToFront()
                    .style("stroke", function(d) {
                        return d3.rgb(colorScale(d.nbr)).darker(2);
                    })
                    .style("stroke-width", 2)
                    .style("cursor", "pointer");
            })
            .on("mouseout", function(d, i) {
                d3.select(this)
                    .moveToBack()
                    .style("stroke-width", .25)
                    .style("stroke", function(d) {
                        return colorScale(d.nbr);
                    })
            });

        /* légende */
        var barres = legende.selectAll(".bars")
            .data(d3.range(width), function(d) {
                return d;
            })
            .enter().append("rect")
            .attr("class", "bars")
            .attr("x", function(d, i) {
                return d;
            })
            .attr("y", 0)
            .attr("height", gridSizeH)
            .attr("width", 2)
            .attr("fill", function(d, i) {
                return colorScaleLeg(d);
            });

        /*  Le tooltip  */
        $("rect").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            items: "rect",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var $element = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    $element.tooltip('close');
                });
            }

        });

    };

    dessiner(eval(data2018))

});


Depuis le 1er janvier, et selon la base de données Gun Violence Archive, le nombre de morts par arme à feu aux Etats-Unis – y compris lors de fusillades de masse mais sans les suicides – est de 1 826. Autrement dit, les fusillades de masse ne comptent « que » pour 4,49 % des morts par balle.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-7">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Bruxelles propose 49 millions d’euros pour les dégâts provoqués par les ouragans Irma et Maria

Le montant des destructions a été estimé à près de deux milliards d’euros par le gouvernement d’Edouard Philippe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h36
   





                        



   


La Commission européenne a proposé, jeudi 15 février, de débloquer 49 millions d’euros pour Saint-Martin et la Guadeloupe, deux territoires français durement touchés par les ouragans Irma et Maria en septembre 2017, au titre du Fonds de solidarité de l’UE.
Le versement de ces 49 millions d’euros, qui prennent en compte une avance de 5 millions d’euros déjà versée en décembre, reste conditionné à l’approbation du Parlement européen et du conseil qui représente les Etats membres.
Les dégâts provoqués en septembre par les deux ouragans à Saint-Martin et en Guadeloupe, îles franco-néerlandaise et française des Antilles, ont été estimés à près de 2 milliards d’euros par le gouvernement français d’Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Après Irma, la délicate prise en charge psychologique à Saint-Martin



Aides européennes pour le Portugal, l’Espagne et la Grèce
La Commission a également proposé jeudi de verser 50,6 millions d’euros au Portugal, dont le nord et le centre ont été dévastés en 2017 par de violents incendies, « coûtant la vie à de nombreuses personnes et submergeant par leur ampleur les capacités des services de sauvetage ».
Egalement touchée, l’Espagne devrait bénéficier de 3,2 millions d’euros au titre de ce Fonds. Enfin, Bruxelles propose de débloquer 1,3 million d’euros pour la Grèce, dont l’île de Lesbos a été touchée par un tremblement de terre en juin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-8">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Dans sa chronique mensuelle, Marie de Vergès, journaliste au « Monde », rappelle combien, en économie comme en matière militaire, l’équation nord-coréenne demeure d’une rare complexité.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’économie nord-coréenne désarçonne et trompe son monde »

Dans sa chronique mensuelle, Marie de Vergès, journaliste au « Monde », rappelle combien, en économie comme en matière militaire, l’équation nord-coréenne demeure d’une rare complexité.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Emergences. République populaire démocratique de Corée, automne 1974. L’ambassadeur de France en Chine, Etienne Manac’h, est en visite au nord du 38e parallèle. Qu’y découvre-t-il ? Un peuple d’un grand « dynamisme ». Vêtu de « façon beaucoup plus cossue qu’en Chine » et dont les hommes pourraient facilement « être pris pour des Japonais aisés ». Une capitale, Pyongyang, hérissée d’« immeubles modernes d’assez belle apparence ». Des campagnes où « la mécanisation [est] assez poussée ». Surtout, un régime attentif « à l’amélioration constante des conditions matérielles d’existence de la population »…
La Corée du Nord figure parmi les économies les plus pauvres d’Asie
Ce télégramme est à découvrir dans un ouvrage récent consacré à cinquante ans d’archives diplomatiques (Dans les archives secrètes du Quai d’Orsay, éd. L’Iconoclaste, 2017). Un récit savoureux et pour le moins déconcertant, plus de quatre décennies plus tard, alors que les projecteurs sont à nouveau braqués sur le régime de Pyongyang. Celui-ci peut bien jouer l’unité sportive avec son frère du Sud, hôte des Jeux olympiques de Pyeongchang, jusqu’à lui voler la ­vedette, mais rien ne dissimule le gouffre béant qui ­sépare les deux Corées.
Pays de Samsung et de Hyundai, l’une est la onzième nation la plus riche du monde. Un « dragon » émergent devenu industrialisé, ultratechnologique et inséré dans la mondialisation. Pour l’autre, force est de constater que les promesses de développement esquissées sous la plume de l’ambassadeur Manac’h ne se sont pas réalisées. Elle figure parmi les économies les plus pauvres d’Asie. Ses produits phares sont le charbon, les crustacés, le ginseng et le vinalon, fibre synthétique inventée par le chimiste Ri Sung-gi, aussi incontournable en Corée du Nord que méconnue à l’étranger.
Boom de la construction
D’autres Etats communistes, comme la Chine ou le Vietnam,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/15/19-9">
<filnamedate="20180215"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180215"><AAMMJJHH="2018021519">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le professeur de gestion Stéphane Garelli estime que la masse des liquidités sur le marché représente plus qu’un risque financier ; elle pourrait conduire à une redistribution spectaculaire de l’actionnariat des grandes entreprises mondiales.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La restructuration de la propriété des entreprises va affecter notre environnement économique »

Dans une tribune au « Monde », le professeur de gestion Stéphane Garelli estime que la masse des liquidités sur le marché représente plus qu’un risque financier ; elle pourrait conduire à une redistribution spectaculaire de l’actionnariat des grandes entreprises mondiales.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h01
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Stéphane Garelli (Professeur à l’International Institute  for Management Development (IMD)  de Lausanne  et fondateur  du IMD World Competitiveness...







                        



                                


                            
Tribune. Les prévisions économiques se concentrent trop souvent sur l’aspect financier des affaires. Les Bourses sont-elles surévaluées et vont-elles s’effondrer ? L’inflation va-t-elle reprendre ? Les banques centrales vont-elles relever les taux d’intérêt ? Toutes ces questions sont légitimes, mais elles obscurcissent parfois l’essentiel. La vague de fond qui va affecter 2018 pourrait bien être une restructuration considérable de l’économie mondiale et de ses acteurs principaux, les grandes entreprises.
Cinq compagnies technologiques américaines ont plus de 500 milliards de dollars de liquidités à disposition
Les entreprises ont en général une vie courte. Dans les années 1970, elle était de quarante ans. Aujourd’hui, elle est tombée à moins de dix-huit ans. Le cabinet de conseil en stratégie McKinsey estime qu’en 2027 les trois quarts des entreprises cotées au S&P 500 auront disparu. Pour comprendre ce phénomène de destruction massive, il faut se tourner vers plusieurs événements majeurs qui vont déterminer notre environnement économique et d’affaires en 2018.
Il n’y a jamais eu autant d’argent liquide sur les marchés. Le bilan combiné des neuf plus grandes banques centrales dépasse les 18 000 milliards de dollars (environ 15 400 milliards d’euros). Les dix plus grands fonds souverains du monde gèrent plus de 10 000 milliards de dollars. Cinq compagnies technologiques américaines ont plus de 500 milliards de dollars de liquidités à disposition. Finalement, les grandes entreprises américaines et européennes bénéficient ensemble de plus de 3 000 milliards de liquidités à leur bilan.
L’objectif de la réforme fiscale américaine
De plus, les grandes sociétés américaines continuent de conserver une partie considérable de ces liquidités en dehors des Etats-Unis. L’administration Trump estime à plus de 1 400 milliards de dollars les profits accumulés de ces entreprises qui n’ont pas été rapatriés. Apple aurait ainsi plus de 260 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Hailemariam Desalegn a présenté sa démission jeudi, sur fond de manifestations antigouvernementales qui ont fait apparaître des fractures au sein de la coalition au pouvoir.
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Compte rendu

Ethiopie : le premier ministre a présenté sa démission

Hailemariam Desalegn a présenté sa démission jeudi, sur fond de manifestations antigouvernementales qui ont fait apparaître des fractures au sein de la coalition au pouvoir.


Le Monde.fr avec AFP et AP
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        Le 15.02.2018 à 13h59

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 14h29






    
Le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, en octobre 2013, à Addis-Abeba.
Crédits : TIKSA NEGERI / REUTERS


Le premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a présenté sa démission, a annoncé jeudi 15 février la radio d’Etat Fana sur son compte Twitter, alors que des fractures sont apparues dernièrement au sein de la coalition au pouvoir, sur fond de manifestations antigouvernementales.
Le premier ministre a déploré dans une allocution télévisée « les troubles et la crise politique [qui] ont causé des morts et provoqué des déplacements de population ». « Je considère ma démission comme inévitable pour permettre de mener les réformes qui établiront une paix durable et la démocratie », a-t-il ajouté.
En poste depuis 2012, Hailemariam Desalegn avait été adoubé dès 2010 comme le successeur de Meles Zenawi, l’ancien rebelle marxiste qui a régné jusqu’à sa mort sur l’Ethiopie après avoir renversé le dictateur Mengistu Hailé Mariam en 1991.
En 2015 et 2016, l’Ethiopie a été le théâtre des plus importantes manifestations anti-gouvernementales depuis vingt-cinq ans, et dont la répression avait fait au moins 940 morts, selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme, liée au gouvernement. Le calme n’était revenu qu’avec l’instauration d’un état d’urgence entre octobre 2016 et août 2017, même si d’occasionnelles manifestations ont encore lieu.
Des centaines de prisonniers libérés
Ces manifestations étaient avant tout l’expression d’une frustration des Oromo (sud et ouest) et des Amhara (nord), les deux principales ethnies du pays, face à ce qu’ils perçoivent comme une sur-représentation de la minorité des Tigréens au sein de l’EPRDF, qui règne sans partage depuis 1991, et plus largement une limitation des libertés individuelles.
Ces dernières semaines, les autorités éthiopiennes ont libéré des centaines de prisonniers –dont des opposants et des journalistes – et abandonné des poursuites, à la suite de la promesse du premier ministre, le 3 janvier, de libérer un certain nombre d’hommes politiques pour « améliorer le consensus national ».

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                Sous pression, le gouvernement éthiopien relâche 115 prisonniers fédéraux



Ces remises en liberté, ainsi que des discussions en cours avec certains partis d’opposition et la récente promesse de réformes, s’inscrivent dans un contexte difficile pour la coalition au pouvoir, au sein de laquelle des fractures sont apparues dernièrement.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Depuis des semaines, l’ancien vice-président tentait d’obtenir un départ en douceur de Jacob Zuma, qui a finalement démissionné mercredi soir.
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Compte rendu

Cyril Ramaphosa élu président d’Afrique du Sud

Depuis des semaines, l’ancien vice-président tentait d’obtenir un départ en douceur de Jacob Zuma, qui a finalement démissionné mercredi soir.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
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        Le 15.02.2018 à 13h46

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 15h44






    
Cyril Ramaphosa, au Cap (Afrique du Sud), le 15 février.
Crédits : MIKE HUTCHINGS/AFP


Seulement quinze heures après la démission de Jacob Zuma, le chef de file du Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir), Cyril Ramaphosa, a été élu nouveau président de la République d’Afrique du Sud par les députés, jeudi 15 février.
En l’absence d’un autre candidat face à Cyril Ramaphosa, le président de la Cour constitutionnelle, Mogoeng Mogoeng, l’a déclaré président de la République sans même procéder à un vote. A l’annonce du résultat, le nouveau président, assis au premier rang dans l’hémicycle, a fait un salut de la tête, tout sourire, sous les applaudissements des députés réunis en session extraordinaire.
« Les problèmes de corruption, les problèmes liés à la nécessité de redresser les entreprises publiques (...) font partie de nos priorités. Ce sont des problèmes auxquels nous allons nous atteler, a déclaré M. Ramaphosa devant les députés. Je travaillerai très dur pour essayer de ne pas décevoir le peuple sud-africain. »

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La chute de Zuma applaudie
Jacob Zuma a annoncé sa démission avec effet immédiat, mercredi soir, plutôt que d’être poussé vers la sortie par une motion de censure de l’ANC. A 75 ans, dix ans de plus que celui qui le remplace, il était affaibli depuis des mois par des polémiques et des scandales teintés de corruption.
Depuis des semaines, Cyril Ramaphosa tentait d’obtenir un départ en douceur du chef de l’Etat afin d’éviter une catastrophe électorale en 2019. Mais il s’est heurté de front au refus de l’obstiné président, dont le mandat n’expire qu’en 2019. Au bout de plusieurs jours de tractations, la direction du parti s’est résolue, mardi, à prendre le taureau Zuma par les cornes en le « rappelant », ainsi qu’elle peut le faire pour tous ses membres « délégués » à un mandat gouvernemental. Mais M. Zuma, qui n’avait aucune obligation juridique de se soumettre aux ordres de son parti, a résisté jusqu’au bout.
Sa capitulation a été accueillie avec un soulagement quasi unanime dans une Afrique du Sud épuisée par une fin de règne marquée par l’instabilité politique, la corruption généralisée et des difficultés économiques persistantes. « C’est la fin d’une période où la plus haute fonction du pays a été détournée en vue d’un pillage généralisé des coffres du pays », s’est réjouie la Fondation Nelson Mandela.
Dès jeudi matin, les marchés ont salué le départ de Jacob Zuma par une hausse de l’indice de la Bourse de Johannesburg (jusqu’à + 2,7 %) et de la devise nationale, le rand, à son plus haut niveau face au dollar depuis trois ans.
« Nous avons un problème avec l’ANC »
L’opposition, qui a vainement tenté depuis des années de pousser M. Zuma vers la sortie, a elle aussi applaudi avec enthousiasme l’annonce du départ de Jacob Zuma. « Toute la nation a été victime depuis plus de dix ans d’un délinquant et d’un imposteur (…), il va rejoindre les poubelles de l’histoire », a raillé Julius Malema, le chef des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale). Mais M. Malema a aussitôt averti qu’il surveillerait de « très près » les nouveaux maîtres du pays. « Zuma est parti, maintenant je vais m’occuper d’eux », a-t-il lancé.
« Nous n’avons pas un problème avec Jacob Zuma, nous avons un problème avec l’ANC », a renchéri le chef de l’Alliance démocratique (DA), Mmusi Maimane, devant les députés, appelant une nouvelle fois à la dissolution du Parlement et à des élections anticipées « pour un vrai renouveau » du pays. La DA et les EFF ont infligé un sérieux revers à l’ANC aux élections locales de 2016 et espèrent le priver l’an prochain de la majorité absolue qu’il détient depuis 1994.
Ces dernières semaines, M. Ramaphosa a promis de tourner rapidement la page Zuma, assurant à qui voulait l’entendre que l’Afrique du Sud était entrée dans « une nouvelle ère ». Comme un symbole du changement promis, la police a perquisitionné mercredi le luxueux domicile de la sulfureuse et jusque-là intouchable famille Gupta, au cœur de la plupart des scandales qui impliquent l’ex-président Zuma, et a émis un mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La marque, qui a connu plusieurs revers aux Etats-Unis ces dernières semaines, est accusée d’entretenir des liens avec le gouvernement chinois.
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Les dirigeants de la CIA, de la NSA et du FBI mettent en garde les Américains contre les téléphones Huawei

La marque, qui a connu plusieurs revers aux Etats-Unis ces dernières semaines, est accusée d’entretenir des liens avec le gouvernement chinois.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h04
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


« Pouvez-vous lever la main si vous pensez que vous pourriez utiliser des produits vendus par les marques Huawei ou ZTE ? » La question, posée par le sénateur républicain Tom Cotton lors d’une commission du Sénat qui s’est tenue mardi 13 février, fait chou blanc. Face à lui, les dirigeants de six services de renseignements (parmi lesquels la CIA, la NSA, et le FBI), statiques. Aucun ne lèvera la main.
Selon eux, les smartphones des deux marques chinoises représenteraient une menace pour la sécurité des consommateurs américains. En cause : leurs liens présumés avec « un gouvernement étranger », explique Chris Wray, l’homme à la tête du FBI.
« Cela donne [au gouvernement chinois] la capacité d’exercer une pression ou un contrôle sur notre infrastructure de télécommunications (…) de modifier de manière malveillante ou de dérober des informations. Et cela leur donne la capacité de faire de l’espionnage sans qu’on puisse le détecter. »
Un projet de loi pour freiner encore davantage Huawei et ZTE
Pour Huawei, c’est un coup dur de plus. Après plusieurs années, le fabricant de smartphones n’a en effet toujours pas réussi à véritablement s’imposer aux Etats-Unis, depuis qu’un rapport accusateur du congrès a été publié en 2012 à son sujet.
Dans ce dernier, le congrès recommandait de « regarder avec suspicion » les entreprises chinoises spécialisées dans les télécommunications, dont ZTE et Huawei. Les instances gouvernementales étaient appelées à n’utiliser aucun produit vendu par ces entreprises. Les entreprises privées, elles, étaient « fortement encouragées » à « considérer les risques » présumés.
Au début de janvier, la marque Huawei, qui n’est pour l’instant distribuée chez aucun opérateur local bien qu’elle soit commercialisée dans le pays, avait connu un nouvel échec. Alors qu’elle devait officialiser un accord avec l’opérateur AT&T, le groupe texan a finalement fait marche arrière, à la dernière minute. Une décision saluée par Chris Wray mercredi.
Le 7 février, le sénateur Tom Cotton a par ailleurs proposé un projet de loi qui vise à interdire complètement aux autorités américaines de passer des contrats avec Huawei et ZTE, ou toute filiale leur appartenant.

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Huawei ne s’estime pas plus risqué « que les autres fabricants »
Dans un communiqué envoyé à CNN, Huawei a commenté les déclarations faites à la commission du Sénat. L’entreprise a notamment souligné qu’elle opérait dans « 170 pays, avec la confiance des gouvernements et des clients ». « Nous ne posons pas davantage de risque de cybersécurité que les autres fabricants », a assuré Huawei, avant d’ajouter : « Jamais aucun gouvernement ou agence n’a demandé de donner l’accès à nos technologies, ou de fournir de quelconques données ou informations sur un citoyen ou une organisation. »
ZTE de son côté, a également réagi, assurant être « engagée à adhérer à toutes les lois et réglementations applicables aux Etats-Unis ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Vingt ans après avoir été désigné comme son dauphin par Nelson Mandela, le millionnaire Cyril Ramaphosa succédera, jeudi, à Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, en tant que président intérimaire.
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Compte rendu

Trois choses à savoir sur Cyril Ramaphosa, président par intérim de l’Afrique du Sud

Vingt ans après avoir été désigné comme son dauphin par Nelson Mandela, le millionnaire Cyril Ramaphosa succédera, jeudi, à Jacob Zuma à la tête de l’Afrique du Sud, en tant que président intérimaire.


LE MONDE
              datetime="2018-02-15T13:31:09+01:00"

        Le 15.02.2018 à 13h31

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 13h50






    
Cyril Ramaphosa lors de son discours de commémoration du centenaire de Nelson Mandela, le 11 février.
Crédits : MIKE HUTCHINGS / REUTERS


Après des semaines de tractations, le président sud-africain, Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption, a finalement annoncé, mercredi 14 février, sa démission avec « effet immédiat ». Ce départ survient après une longue guerre de tranchées, notamment avec le vice-président, Cyril Ramaphosa, devenu président du parti au pouvoir, l’ANC (le Congrès national africain), en décembre 2017.
Ce dernier doit être élu président de l’Afrique du Sud dès jeudi. Dans un communiqué, l’ANC, qui dispose de la majorité absolue au Parlement, a confirmé qu’il présenterait la candidature de M. Ramaphosa « pour être élu président de l’Afrique du Sud ». Profil express de cet ancien syndicaliste, devenu homme d’affaires, qui a un an pour éviter un naufrage électoral à l’ANC lors des élections générales d’avril 2019.

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                Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa, l’homme qui doit sauver l’ANC



Il a grandi à Soweto, berceau de la lutte contre l’apartheid
Né à Johannesburg, le cœur minier et industriel de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, 65 ans, a grandi dans le quartier de Tshiawelo (Soweto). Ce quartier, situé dans le sud du township de 3 millions d’habitants, a été le berceau de la lutte contre l’apartheid. Ramaphosa sera d’ailleurs un militant de la première heure contre le régime raciste. Dès l’université, il se trouve emprisonné à plusieurs reprises pour « terrorisme ».
Mandela l’avait désigné comme son dauphin dans les années 1990
L’icône de la lutte contre l’apartheid s’était prise d’affection pour ce jeune homme sérieux, alors « patron » du plus grand syndicat des mineurs du pays, qui avait aidé à sa libération. C’est d’ailleurs Cyril Ramaphosa qui tiendra le micro de Nelson Mandela lors de son discours de sortie de prison.
Outre sa participation à la libération de « Madiba » (le nom de clan de Nelson Mandela), Cyril Ramaphosa a également collaboré à l’émergence du « compromis historique » qui mènera aux premières élections multiraciales de 1994.
Il est devenu millionnaire après un échec politique
Malgré le souhait de Nelson Mandela de faire de Cyril Ramaphosa son successeur et vice-président, les caciques de l’ANC lui avaient préféré Thabo Mbeki, qui deviendra président du parti de 1997 à 2007 et de l’Afrique du Sud de 1999 à 2008.
Après cet échec, il s’était mis en retrait de la vie politique pour mener une carrière dans le privé, au moment où l’élite de l’ANC s’est vue associée au monde des affaires.
Nommé dans les conseils d’administration de grands groupes détenus par la minorité blanche, il a monté une holding, Shanduka, un temps propriétaire des licences sud-africaines de McDonald’s et de Coca-Cola.
D’après le magazine Forbes, en 2015, sa fortune personnelle s’élevait à 450 millions de dollars (environ 410 millions d’euros à l’époque).

        Décryptage :
         

          Cyril Ramaphosa, un espoir pour l’économie sud-africaine





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ L’auteur de la fusillade qui a fait 17 morts le 14 février aux Etats-Unis est un ancien élève de l’établissement, renvoyé pour des raisons disciplinaires.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement britannique a publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.
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Virus informatique NotPetya : le Royaume-Uni accuse la Russie, qui dément

Le gouvernement britannique a publiquement accusé Moscou d’avoir créé le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé de graves dégâts en Europe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h18
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h50
    |

            Martin Untersinger








                        


Le gouvernement britannique durcit le ton face à la Russie dans le cyberespace : jeudi 15 février, il a publiquement accusé Moscou d’être derrière le logiciel malveillant NotPetya, qui a causé, en juin, de graves dégâts en Europe.
« L’attaque, sous couvert d’intentions criminelles, avait pour but principal de détruire » avance le ministère des affaires étrangères dans un communiqué. Le ministre britannique de la défense, Gavin Williamson, a accusé la Russie — depuis Bruxelles où il s’est réuni avec les 28 autres ministres de la défense de l’OTAN — d’« affaiblir la démocratie, de démolir des vies en visant des infrastructures critiques et en militarisant l’information ».
Le gouvernement britannique n’apporte aucune preuve technique, mais explique s’appuyer sur une analyse réalisée par le Centre national de cybersécurité (NCSC), la division chargée de la protection numérique du pays placée au sein du GCHQ, leur puissant service de renseignement électronique. Le NCSC se dit « quasiment certain » de la responsabilité russe.
Tariq Ahmad, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères chargé des questions de cybersécurité, accuse plus précisément l’armée russe, et voit dans cette attaque la preuve du « mépris perpétuel » de Moscou vis-à-vis de la souveraineté ukrainienne.
L’Ukraine, principale victime
Le « patient zéro » de NotPetya était l’entreprise de comptabilité ukrainienne MeDoc. Un de ses logiciels, très populaire dans le pays, a été utilisé pour diffuser ce qui est d’abord apparu comme un rançongiciel, un virus qui verrouille un ordinateur et demande une rançon en échange de la récupération des données.
Doté de capacités de réplication très avancées, il s’est propagé très vite dans tout le pays, touchant ensuite par ricochet de nombreuses entreprises en Europe et dans le monde, dont le géant de la livraison Fedex, l’entreprise de transport maritime Maersk ou Saint Gobain en France.
Après analyse, il s’est avéré que NotPetya n’était en fait pas un rançongiciel classique, mais un virus destiné à détruire purement et simplement les données des ordinateurs infectés. Même les créateurs du logiciel ne peuvent pas restaurer les données détruites. Selon un décompte réalité par Le Monde, les dommages causés par ce logiciel s’élèvent au minimum à un milliard d’euros. Cette somme n’inclut pas les dégâts causés par NotPetya en Ukraine, où une myriade d’institutions et d’entreprises ont pourtant été frappées.

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                Le virus Petya a coûté plus d’un milliard d’euros aux entreprises



La Russie dément, la France enquête
C’est la première fois qu’un grand pays occidental accuse officiellement la Russie d’être derrière NotPetya. Selon le Washington Post, la CIA serait parvenue à la même conclusion, mais les autorités américaines n’ont jamais pris position publiquement sur ce sujet. La puissante agence de renseignement extérieure aurait elle aussi accusé l’armée russe, et plus spécifiquement le GRU, son service de renseignement militaire.
La réponse des autorités russes n’a pas tardé, par la voix du porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov. Ce dernier a « démenti catégoriquement » toute implication de son pays dans cette affaire, et a jugé les déclarations britanniques « dépourvues de preuves et infondées ». « Il ne s’agit de rien d’autre que de la continuation d’une campagne russophobe » a-t-il déclaré devant des journalistes.
Une enquête judiciaire avait été ouverte, à l’époque, par le parquet de Paris et confiée à l’unité de la police nationale chargée de la cybercriminalité. Selon nos informations, les enquêteurs ont récemment, dans le cadre de leurs travaux, signé un protocole d’accord avec les services de renseignement ukrainiens pour accéder à leurs analyses au sujet de NotPetya.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le chef de file de l’opposition appelle à l’ouverture d’un dialogue national pour trouver une issue pacifique à la crise.
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Entretien

Saleh Kebzabo : « Idriss Déby n’a aucune solution pour le Tchad »

Le chef de file de l’opposition appelle à l’ouverture d’un dialogue national pour trouver une issue pacifique à la crise.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 15.02.2018 à 13h02

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 14h31






    
Le chef de file de l’opposition Saleh Kebzabo dans les rues de N’Djamena, lors de l’élection présidentielle d’avril 2016.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Grève générale largement suivie depuis fin janvier dans la fonction publique pour protester contre de nouvelles coupes de salaires, appels à des marches pacifiques sévèrement réprimées pour cause de « trouble à l’ordre public », suspension de l’aide budgétaire du Fonds monétaire international (FMI), statu quo des discussions engagées avec le géant du commerce des matières Glencore pour renégocier une dette de plus de 1 milliard de dollars (plus de 800 millions d’euros) devenue insoutenable depuis la chute des cours du pétrole en 2014. Idriss Déby, au pouvoir au Tchad depuis 1990, affronte une nouvelle vague de contestation.

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Chef de file de l’opposition, le député de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) Saleh Kebzabo dénonce son refus d’ouvrir un dialogue national et conteste l’analyse des Occidentaux qui voient dans le maître de N’Djamena un rempart contre le terrorisme.
Cette nouvelle crise est-elle différente des précédentes ?
Saleh Kebzabo La crise touche tous les secteurs et toutes les grandes villes du pays. Et elle est durable. Cela fait trois ans que les Tchadiens souffrent des difficultés économiques provoquées par la chute des prix du pétrole et on ne voit toujours pas de solution. Mais ils souffrent plus encore de la mauvaise gouvernance.
L’argent du pétrole a été dilapidé. S’il avait été géré autrement, le choc serait moins dur aujourd’hui et il y aurait eu de l’argent pour le développement. Mais personne n’a été arrêté pour avoir détourné l’argent du pétrole, et au moment où il faut trouver de nouvelles économies, c’est vers ceux qui n’ont rien reçu que le gouvernement se tourne. Cela témoigne d’un grand mépris pour la population.
Idriss Déby n’a aucune solution pour ce pays. Il attend la remontée des prix du pétrole alors que les problèmes du Tchad sont beaucoup plus profonds. Ce pays est bloqué et son président est coupé de la réalité. Sa seule réponse est la répression. Il ne veut pas entendre un autre son de cloche que le sien, comme en témoigne la démission du ministre de la culture, Mahamat Saleh Haroun.
Les appels à des marches pacifiques sont peu suivis. Cela ne montre-t-il pas les limites de la contestation ?
Lorsque les Tchadiens ne sortent pas pour manifester, ce n’est pas parce qu’ils sont plus peureux que les autres, mais parce qu’ils sont face à un homme qui ne souffre aucune contestation et envoie sa garde républicaine pour réprimer les manifestants. Cette garde de plusieurs milliers d’hommes a été recrutée parmi les membres de sa tribu, de son clan.

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Ces hommes qui agissent aujourd’hui en revêtant des tenues de police dans les rues de N’Djamena n’ont aucune formation pour gérer des manifestations. Ils tirent. Ils ne savent même pas utiliser les bombes lacrymogènes qu’ils dirigent vers les individus. Un de mes camarades a perdu son œil. La culture politique d’Idriss Déby est le rapport de forces. Il pense aujourd’hui qu’il est en sa faveur, mais il se trompe. La rébellion s’amplifie.
Comment cela ?
La réélection illégitime d’Idriss Déby en 2016 pour un cinquième mandat a poussé beaucoup de militants à rejoindre les mouvements de rébellion installés dans le sud de la Libye et au Darfour. Il s’agit de milliers d’hommes. Ils guettent le bon moment pour intervenir et je peux vous l’assurer, il y aura du grabuge.
Nous avons proposé l’ouverture d’un dialogue national pour sortir de l’impasse dans laquelle est entraîné le pays. Mais, jusqu’à présent, le pouvoir nous a opposé une fin de non-recevoir.
Idriss Déby est considéré comme le plus solide allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. En septembre 2017 à Paris, il lui a été promis une aide importante pour financer son programme de développement. Que pensez-vous de ce soutien ?
Les Occidentaux soutiennent leurs intérêts. Idriss Déby leur a vendu qu’il était le seul à pouvoir lutter contre le terrorisme au Sahel et, pour cela, ils sont prêts à payer cash. Mais ce qu’ils laissent faire aujourd’hui aura un coût. Si le pays s’effondre, ils devront intervenir. Qui peut penser un seul instant que cet homme qui n’a jamais fait aucune réforme pour développer son pays, va changer au bout de vingt-huit ans de pouvoir. Les donateurs connaissent Déby et ils le savent parfaitement. Ils s’en accommodent car ils ont décidé que c’était pour eux la carte à jouer.

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Dans le discours des Occidentaux, l’effondrement de la Libye qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi sert souvent de repoussoir pour envisager de retirer le soutien à ce régime.
Cette façon de penser trahit le prisme de l’analyse occidentale qui personnalise le pouvoir à travers un seul homme comme si aucun autre n’était capable de diriger le Tchad. Pourquoi serait-ce le chaos après Déby ? Vous n’avez pas ce genre de raisonnement lorsqu’il s’agit de vos pays. Personne n’a pensé que ce serait le chaos après le départ de De Gaulle. Et vous venez d’élire un jeune homme de 39 ans qui était inconnu il y a peu. Pourquoi cela n’arriverait pas au Tchad ? Il y a des hommes jeunes capables de diriger ce pays alors qu’Idriss Déby est le moins qualifié des Tchadiens pour cela. Nous n’attendons pas notre libération des Européens ou des Français et notre lutte va donc continuer.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.
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Dix ans après l’indépendance, les accusations de trafic d’organes hantent le Kosovo

Les vétérans de la guérilla contre la Serbie exigent la fin du tribunal créé pour élucider ces crimes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h56
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Pristina, envoyé spécial)








                        



                                


                            

A ce moment de l’interview, les larmes lui montent aux yeux. Géant à la carrure impressionnante, l’ancien combattant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) brandit son doigt : « Croyez-moi, au nom de tous mes amis qui ont été tués au combat, j’aurais aimé avoir des médecins capables de faire des prélèvements d’organes pour les sauver. J’aurais aimé avoir des médecins de ce niveau, parce que mes amis auraient été opérés. »
Les larmes de Nasim Haradinaj sont-elles sincères ? Le vice-président de l’association des vétérans de l’UCK rejette catégoriquement les accusations de trafic d’organes, contenues dans un rapport explosif du Conseil de l’Europe publié en 2010. Ces actes, qui auraient été commis, selon le rapport, par certains commandants de la guérilla albanophone pendant sa guerre contre la Serbie en 1998-1999, ne cessent de hanter la vie politique kosovare depuis vingt ans.
Et ils vont encore planer sur la célébration des dix ans d’indépendance, samedi 17 février. Depuis la fin décembre 2017, la majorité au pouvoir manœuvre, avec le soutien des vétérans, pour bloquer les travaux du tribunal spécial laborieusement mis en place à la suite du rapport. Créé en 2015 après de fortes pressions diplomatiques occidentales, ce tribunal au statut baroque – il est composé de juges internationaux basés à La Haye tout en restant entièrement de droit kosovar – devrait livrer prochainement ses premiers actes d’accusation. Ils pourraient déclencher un vaste choc dans le pays.
L’auteur du rapport, le Suisse Dick Marty, mettait en effet nommément en cause plusieurs anciens responsables de l’UCK, devenus des personnalités politiques de premier plan, comme l’actuel président Hashim Thaçi ou le président du Parlement Kadri Veseli. « Quand on lit le rapport, on voit bien que le principal mis en cause est Thaçi… Si ce n’est lui, au moins certains de ses proches vont être mis en accusation », estime Bekim Blakaj, directeur de l’ONG Humanitarian...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation. En janvier, les salaires ont nettement augmenté et les prix ont suivi, en progressant de 0,5 % sur un mois.
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Le retour d’une inflation modérée se confirme aux Etats-Unis

Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation. En janvier, les salaires ont nettement augmenté et les prix ont suivi, en progressant de 0,5 % sur un mois.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h56
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

On la croyait disparue à jamais, terrassée par la mondialisation et les coûts de production toujours plus bas en Asie ou en Afrique. Elle revient, modestement. Après sept années de croissance et le retour au plein-emploi, les Etats-Unis connaissent un regain d’inflation.

Les salaires ont augmenté de 2,9 % en janvier, contre 2,5 % le mois précédent, le taux le plus élevé depuis la sortie de récession en juin 2009. L’indice des prix à la consommation a suivi : il a augmenté de 0,5 % en janvier par rapport au mois précédent, selon les statistiques du département du travail publiées mercredi 14 février, après avoir progressé de 0,2 % en décembre. Hors énergie et alimentation, les prix ont augmenté de 0,349 %, la plus forte hausse depuis mars 2005.
Sur un an, l’inflation reste inchangée par rapport au mois de décembre, à 2,1 % (1,8 % hors énergie et alimentation). Mais c’est un peu plus que les attentes des économistes.
Hausse des coûts non salariaux
Première explication : l’Amérique connaît un retour au plein-emploi, avec un taux de chômage de 4,1 %, au plus bas de la décennie. Bien sûr, le taux de participation reste plus faible, avec un taux de 62,7 % contre 67 % au tournant du siècle. Mais les personnes sorties du marché du travail ne correspondent pas à la demande de travail. Pour la première fois, on peut considérer que les travailleurs sont en position de force pour négocier des hausses de salaires. Et ce dans toute l’Amérique, comme le montre une enquête de l’agence Reuters.
En 2017, les salaires ont augmenté de plus de 3 % dans la moitié des 50 Etats américains, contre 17 en 2016, 12 en 2015 et 3 en 2014. Surtout, ils n’ont baissé dans aucun Etat, alors que c’était le cas dans une dizaine les deux années précédentes. Les entreprises sont contraintes de payer leurs salariés au-dessus du salaire minimal, tandis que le chômage a atteint ses plus bas historiques dans 17 Etats. Et versent parfois des bonus en janvier dans...




                        

                        


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En Italie, le Mouvement 5 étoiles reste populaire mais a toujours du mal à s’imposer

La formation de Beppe Grillo est distancée dans les sondages par l’alliance des partis de droite.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Le chiffre varie assez peu, malgré les multiples rebondissements de la campagne : avec en moyenne 28 % d’intentions de vote, selon les dernières estimations des instituts de sondage, le Mouvement 5 étoiles (M5S) semble certes distancé par l’alliance des partis de droite – les pro-Berlusconi de Forza Italia sont autour de 17 %, la Ligue du Nord de Matteo Salvini est estimée à 14 % et les postfascistes de Fratelli d’Italia à 5 % –, mais il devrait être, au soir des élections du 4 mars, la première formation politique du pays.
Le phénomène, d’ailleurs, ne date pas d’hier : ni les débuts calamiteux de la maire de Rome Virginia Raggi, élue à l’été 2016, ni les luttes d’appareil des derniers mois n’ont eu de véritable effet sur le socle électoral de la formation protestataire, qui reste remarquablement stable. Même la moindre présence de son fondateur Beppe Grillo, qui s’est fait relativement discret depuis le début de la campagne, n’a pas pour l’heure érodé l’aura de ce mouvement particulièrement bien implanté dans le sud du pays, en Sicile et en Sardaigne.
Flagrant délit de mensonge
Mais la direction du mouvement est embarrassée par le scandale provoqué par les révélations de journalistes d’une émission télévisée satirique, Le Iene, qui ont pris en flagrant délit de mensonge au moins dix élus du M5S, accusés d’avoir falsifié les versements qu’ils se sont engagés à effectuer chaque mois auprès d’un organisme de microcrédit.
En soi, l’affaire n’a rien de répréhensible : légalement, rien n’oblige en effet les députés et sénateurs du mouvement à se délester eux-mêmes d’une part de leur salaire pour abonder ce fonds, qui a récolté plus de 23 millions d’euros depuis son lancement en 2013. Reste que ces comportements portent un coup à l’exemplarité que revendique à tout bout de champ le parti, et pourraient être dévastateurs auprès d’un électorat très attaché à l’idée de réduire le « coût de la politique ».

Les deux...




                        

                        


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Luigi Di Maio : « Le Mouvement 5 étoiles est pro-européen »

Le dirigeant de la formation de Beppe Grillo adopte un discours modéré avant les législatives du 4 mars en Italie.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 15h23
    |

            Jérôme Gautheret (Pomigliano d'Arco (Italie), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Mouvement 5 étoiles (M5S) n’a pas modifié le cours de sa campagne pour les législatives italiennes du 4 mars, après l’attentat raciste de Macerata, qu’il n’a pas cherché à exploiter. Un militant de la Ligue du Nord, Luca Traini, avait ouvert le feu dans les rues de la ville, le 3 février, blessant six migrants africains, en représailles contre le meurtre d’une jeune femme de 18 ans, pour lequel trois Nigérians sont soupçonnés. Les 11 et 12 février, Luigi Di Maio, 31 ans, dirigeant du mouvement fondé par Beppe Grillo, était de retour dans sa région, en Campanie, pour une série de rencontres. C’est là qu’il a accordé un entretien au Monde, à Pomigliano d’Arco, dans la maison de ses parents.
Après l’attaque de Macerata, le Mouvement 5 étoiles a semblé vouloir rester à l’écart de la polémique. Pourquoi ?
Ce qui s’est passé est une tragédie, pour cette jeune fille qui a été tuée et pour ce qu’a commis ensuite Luca Traini. Bien sûr qu’il fallait condamner ces actes, et nous l’avons fait, mais ensuite, il y a eu tant de spéculations politiques… La gauche et la droite ont cherché à faire campagne sur cette affaire. Pourquoi ? Parce que ces coalitions, aujourd’hui, ne représentent plus ni la gauche ni la droite. La droite a massacré les entreprises quand elle gouvernait, et la gauche a massacré les ouvriers quand elle était aux affaires. Alors il ne leur reste que ce genre d’histoires pour rassembler. De notre côté, nous avons appelé à rejeter les instrumentalisations, et nous en sommes restés là.
Que pensez-vous des alarmes en Italie sur le risque d’un retour du fascisme ?
Ce que je vois, c’est surtout le risque qu’il puisse y avoir des initiatives personnelles tragiques. Ce qui s’est passé à Macerata ne peut pas être justifié. Mais nous devons tenir compte du fait que le tissu social italien se désagrège, parce que l’immigration, comme la criminalité disons « italienne » et tous les problèmes...




                        

                        

