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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Tombé malade après son titre olympique, le roi du biathlon a commis deux fautes par manque de lucidité sur son dernier tir. Il a le sentiment d’avoir offert l’or à son rival Johannes Boe.
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JO 2018 : Martin Fourcade, héros fatigué

Tombé malade après son titre olympique, le roi du biathlon a commis deux fautes par manque de lucidité sur son dernier tir. Il a le sentiment d’avoir offert l’or à son rival Johannes Boe.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h57
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Des traces d’humanité ont été trouvées chez Martin Fourcade : jeudi 15 février, le triple champion olympique de biathlon a commis deux fautes d’affilée à la toute fin d’un 20 km qu’il s’apprêtait à remporter avec plus d’une minute d’avance. Ce n’est pas le vent, ce n’est pas un problème de carabine, c’était seulement une erreur comme il n’en avait pas commis depuis plusieurs années dans un grand championnat.
Un manque de lucidité immédiatement attribué à la fatigue. Car oui, Martin Fourcade peut être fatigué. Il a le regard noir et la voix sèche, loin de l’air ahuri affiché après son sprint raté, lorsqu’il attribuait encore ses trois erreurs au tir à un phénomène paranormal ou météorologique. Ce jeudi soir, la colère dont il dit avoir besoin pour rebondir sur la course suivante est là, palpable.
« Je n’étais vraiment pas bien, c’était vraiment difficile. Sur les skis, c’était une sale journée pour moi, je me suis battu tout le long. Il y a quatre secondes de la course où je me bats pas et… c’est de la colère. Il n’y a pas de réaction, d’électrochoc après la première faute. Je n’ai pas réussi à conserver le niveau d’attention que requiert le haut niveau. (…) Je donne un titre olympique. »

   


Un confrère ose : « Le match avec Johannes [Boe] est relancé ? » « Non, pas à mon goût », répond Fourcade en s’en allant. Il n’y a pas match, pour lui, car l’affaire était entendue jusqu’à cette 18e balle : il restait le roi des Jeux, et Johannes Boe un lointain poursuivant, encore empêtré dans ses difficultés au tir (une faute au premier, couché, et une autre au dernier, debout). Puis Fourcade met une balle à la limite inférieure de la cible, qui ne tombe pas. Une minute de pénalité.
Au lieu de se repositionner – il a le temps, le titre reste sien –, il enchaîne une deuxième balle, elle aussi trop basse, à gauche. Le titre est passé, le podium passera avec les passages de Jakov Fak et Dominik Landertinger, auteurs de deux 20 sur 20 face aux cibles.

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« Il aurait dû se reprendre »
« Il aurait dû se reprendre, confirme Franck Badiou, son entraîneur du tir. Ce n’est pas du tir couché dans le vent. Il y a moyen de se dire, bien à l’abri, “Celle-là mérite un peu plus d’attention”. Or les deux sont parties presque dans la même déflagration. (…) Martin, même au bout d’une individuelle, a normalement plus de peps et de réaction que ce qu’il a eu là. »
Franck Badiou ne se souvient pas de deux fautes consécutives, dans une individuelle où les fautes comptent tant, dans un grand championnat. Son prédécesseur Siegfried Mazet, désormais entraîneur des Norvégiens et à ce titre soulagé par la première médaille, en or, de ces Jeux, doit remonter à 2010 ou 2011. Et encore, sur une Coupe du monde.
Siegfried Mazet connaît son Fourcade sur le bout des doigts. Il ne s’attendait pas à un tel cadeau et l’imaginait même intouchable sur cette individuelle, loin devant ses Norvégiens incapables de fauter moins de deux fois.
« Je pense qu’il s’est dit qu’il avait une balle de marge. Et qu’à partir du moment où il rate la quatrième, il se dit “C’est bon, la cinquième je la mets et c’est bâché”. »
Sous antibiotiques mardi
L’explication de cette absence de lucidité réside peut-être dans les quatre heures de sollicitations médiatiques ayant suivi son titre de la poursuite, lundi soir. Il avait rejoint son lit à 3 heures du matin et en était tiré à neuf par une gorge enflammée le privant de grasse matinée.
Le médecin de l’équipe de France l’a alors mis sous antibiotiques, révèle l’entraîneur Stéphane Bouthiaux, ainsi qu’Anaïs Bescond, médaillée de bronze quelques heures plus tôt et victime du même mal. « Le médecin a vite réagi mais je pense qu’on est passé à deux millimètres de la catastrophe », dit Bouthiaux. En 2014, le Français était aussi tombé malade après son deuxième titre olympique, et souffrait d’une sinusite au matin de la mass-start… qu’il avait tout de même finie à trois centimètres du vainqueur Emil Svendsen.
La trachéite de Pyeongchang était, elle, en voie de disparition dès mercredi. Franck Badiou l’a vu « facile à l’entraînement, une démonstration ». Elle constitue pourtant un début d’explication à ces jambes répondant moins bien que d’habitude, à cette perte de concentration au bout du quatrième tir. « Il n’a pas l’habitude de faire des courses où il se donne à 100 % tout le temps, explique son coéquipier Antonin Guigonnat (23e). D’habitude, il gère toujours son niveau, qui suffit pour gagner. Là, il m’a dit qu’il était à fond dès les 100 premiers mètres. »
« Ce n’est pas une excuse, puisque j’ai bien réussi à me remettre en jeu sur une grande partie de la course », insiste Martin Fourcade. De fait, son temps de ski, à vingt-deux secondes de Johannes Boe, est loin d’être ridicule. Mais il lui a fait perdre sa maîtrise habituelle.
Le Français dispose désormais de deux soirs sans course avant de livrer à Johannes Boe un véritable duel, sur la « mass start », dimanche. Il est souvent dit que le Français est imbattable lorsqu’il est en colère. Mais le scénario d’un Martin Fourcade en colère et fatigué a, lui, moins de précédents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Principal suspect dans la disparition de la fillette, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi, l’avoir tuée. Mais il a refusé de s’exprimer sur les circonstances de sa mort.
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Affaire Maëlys : ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore

Principal suspect dans la disparition de la fillette, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi, l’avoir tuée. Mais il a refusé de s’exprimer sur les circonstances de sa mort.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h14
   





                        



   


Après six mois de silence, Nordahl Lelandais a avoué, mercredi 14 février, avoir tué la petite Maëlys, et a fourni aux enquêteurs les indications qui ont permis de retrouver des restes de la fillette, à l’issue de difficiles recherches dans le massif enneigé de la Chartreuse (Isère). Si le principal suspect est passé aux aveux, il a toutefois refusé de s’exprimer sur les circonstances exactes de la mort de l’enfant, qui restent encore à éclaircir. Le point sur ce que l’on sait.
Pourquoi Nordahl Lelandais est-il passé aux aveux ?
Un élément nouveau dans l’enquête a précipité la fin des dénégations de Nordahl Lelandais, comme l’a rapporté Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République de Grenoble, lors d’une conférence de presse organisée mercredi en fin de journée à la mairie du Pont-de-Beauvoisin, la commune où avait eu lieu la fête de mariage au cours de laquelle la fillette avait disparu :
« Les juges d’instruction ont fait désosser – je crois que le terme est exact – le véhicule de Nordahl Lelandais. » 
Sous le tapis de sol qui recouvre le fond du coffre de l’Audi A3, auquel les gendarmes n’avaient pas eu accès tant que la voiture était encore en un seul morceau, ils « ont découvert une tache de sang » et « déterminé que ce sang était celui de Maëlys ».

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                Affaire Maëlys : les aveux incomplets de Nordahl Lelandais



M. Coquillat n’a pas précisé quand la tache de sang avait été découverte. Mais, sur les conseils de son avocat, Alain Jakubowicz, Nordahl Lelandais, qui avait jusque-là farouchement nié son implication, s’est ravisé et est passé aux aveux.
Plusieurs indices accablaient depuis près de six mois l’unique suspect de l’enlèvement et du meurtre de la fillette de 8 ans : une trace ADN de Maëlys retrouvée sur le tableau de bord de son véhicule et des images de caméra de surveillance filmées dans la nuit de sa disparition. Ces dernières montrent une voiture identifiée par le parquet comme celle de Nordahl Lelandais, avec à son bord « une silhouette frêle dans une robe de couleur blanche » comme celle que portait la fillette ce soir-là. Ses parents « ont reconnu des éléments de la robe et notamment la bretelle », selon leur avocat, Me Fabien Rajon.
Au lendemain de la disparition, M. Lelandais avait également passé plus de deux heures dans une station-service – située à un kilomètre de la gendarmerie du Pont-de-Beauvoisin, et à deux kilomètres de la salle polyvalente – à récurer son véhicule, avec un soin particulier pour le coffre et la zone passager : sur une heure quarante-quatre minutes de nettoyage effectif, il avait consacré quarante-sept minutes au premier, et vingt-cinq à la seconde. Pour que sa voiture qu’il allait vendre à un ami soit « nickel », affirmait-il. Pour faire disparaître toute trace du drame, sait-on désormais.

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Comment s’est-il débarrassé du corps ?
A sa demande, Nordahl Lelandais a été entendu tôt mercredi matin par les juges d’instruction et a été conduit près du village de Saint-Franc (Savoie), où il a admis s’être débarrassé de la dépouille de l’enfant. Dans un premier temps, il avait déposé le corps « à proximité » de la maison de ses parents, à Domessin, et était « retourné au mariage ». Ce n’est que plus tard qu’il est « revenu récupérer le corps » puis l’a abandonné dans la montagne, dans les premières pentes du massif de la Chartreuse, « un endroit où il y a de la forêt, une espèce de petit ravin, un endroit extrêmement reculé », a détaillé le procureur.
L’endroit se situe à proximité des gorges de Chailles, au milieu desquelles coule le Guiers, la rivière qui passe également par Le Pont-de-Beauvoisin. En allant pêcher là en 2009, Nordahl Lelandais et son ami David G. avaient découvert le squelette d’un homme disparu quatre ans plus tôt.
Entendu en septembre dans le cadre de l’affaire Maëlys, David G. avait rapporté aux enquêteurs : « Le jour où on a trouvé les ossements, Nordahl a dit que, si quelqu’un voulait faire disparaître un corps, c’était l’endroit idéal. »

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Les recherches menées mercredi ont permis de découvrir, en fin d’après-midi, le crâne de l’enfant et un os long. Suspendues peu avant 20 heures, les recherches pour retrouver le reste de la dépouille ont repris jeudi matin. Le parquet a annoncé, dans l’après-midi, que les enquêteurs avaient retrouvé la « quasi-totalité » des restes de Maëlys. Les recherches sont donc terminées.
Nordahl Lelandais a-t-il tué Maëlys volontairement ?
C’est le principal point qu’il reste à déterminer. Nordahl Lelandais a affirmé aux juges d’instruction avoir tué la petite Maëlys « involontairement » et s’être « débarrassé du corps ». Mais, pour l’heure, il a refusé d’expliquer en détail de quelle façon la petite fille était morte : « Il a indiqué qu’il souhaitait d’abord que le corps de Maëlys soit retrouvé, et qu’il s’expliquerait ultérieurement », a déclaré le procureur. « Naturellement, l’instruction va se poursuivre », a-t-il ajouté. Nordahl Lelandais « sera réentendu prochainement sur les faits et sur la manière dont la mort a été donnée, puisque nous n’avons pas la réponse pour l’instant ».
Volontairement ou non ? « Nous sommes sur la voie de la vérité », a lancé l’avocat de M. Lelandais, conscient que son client aurait « à répondre à de nombreuses questions. Je n’oublie pas qu’il y a un autre dossier, et de cela aussi il devra s’expliquer ».
En effet, Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu depuis décembre pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer, en Savoie, en avril. Des vérifications sont en outre en cours dans une quinzaine d’affaires de disparitions inquiétantes survenues depuis 2010, afin de voir si Nordahl Lelandais pourrait être impliqué.

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                Les affaires dans lesquelles Nordahl Lelandais pourrait être impliqué






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La famille Gupta est au cœur de la plupart des scandales de corruption qui ont abouti mercredi à la démission de Jacob Zuma de son poste de président de la République.
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Compte rendu

Corruption en Afrique du Sud : mandat d’arrêt contre l’un des frères Gupta

La famille Gupta est au cœur de la plupart des scandales de corruption qui ont abouti mercredi à la démission de Jacob Zuma de son poste de président de la République.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 15.02.2018 à 16h57

     •
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        Mis à jour le 15.02.2018 à 17h20






    
Manifestation contre la famille Gupta, le 15 février à Bloemfontein.
Crédits : SIPHIWE SIBEKO / REUTERS


La police sud-africaine a annoncé, jeudi 15 février, avoir émis un mandat d’arrêt contre Ajay Gupta, l’un des frères d’une sulfureuse famille d’hommes d’affaires proches de Jacob Zuma.
Ce mandat d’arrêt intervient le lendemain de la perquisition du luxueux domicile de cette famille originaire d’Inde, accusée d’avoir infiltré le sommet de l’Etat sud-africain grâce à leur amitié avec Jacob Zuma. La police a procédé à l’arrestation de huit personnes, poursuivies pour fraude, blanchiment d’argent et vols d’argent public dans un projet d’exploitation laitière. Ces individus ont comparu jeudi au tribunal de Bloemfontein et ont obtenu leur libération sous caution.
Les Gupta et des personnes qui leur sont associées sont soupçonnés d’avoir bénéficié frauduleusement de fonds publics versés par la province du Free State pour ce projet d’exploitation laitière qui ne s’est jamais concrétisé. Selon la presse locale, un total de 220 millions de rands (15 millions d’euros) auraient été détournés au profit de la fratrie.
Ajay Gupta est, lui, recherché dans une autre affaire de corruption, selon un porte-parole de la police, qui s’est refusé à donner plus de détails.

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                En Afrique du Sud, la chute de l’empire de la famille Gupta



Un destin lié à celui du président
Dès les années 1990, la famille Gupta mise sur Jacob Zuma, au moment où personne ne lui prédisait un destin présidentiel. Leur relation fusionnelle – depuis surnommée « Zupta » par les médias sud-africains – éclate au grand jour en 2013 lorsqu’un avion transportant 200 convives pour un mariage organisé par la fratrie atterrit à la base militaire de Waterkloof, sans que personne sache qui en a donné l’autorisation.
Influence sur les choix de ministres, pressions pour empocher des contrats publics, versements de pots-de-vin… Sous la protection de M. Zuma, les Gupta ont joui d’une complète immunité, élaborant une « capture d’Etat » qui pourrait avoir coûté des milliards de rands (des centaines de millions d’euros) à l’Afrique du Sud. Depuis leur salon, les frères nommaient des ministres ou organisaient des raids sur les entreprises publiques.
A la mi-2017, les fuites des « Guptaleaks », des centaines de milliers d’e-mails sortis tout droit de l’une de leurs nombreuses sociétés, offrent une ribambelle de preuves matérielles de leurs méfaits. Malgré cela, la justice a pris son temps, jusqu’à aujourd’hui.
Depuis l’élection de Cyril Ramaphosa à la tête de son parti, l’ANC (le Congrès national africain), en décembre, les événements se sont accélérés. En janvier, Jacob Zuma a été contraint de nommer une commission d’enquête sur la « capture de l’Etat ». Ce qui n’a pas suffi à calmer le mécontentement des Sud-Africains : mercredi 14 février, M. Zuma a été de nouveau contraint par la pression populaire. Cette fois, il a remis sa démission de son poste de président de la République.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Ils s’appellent Bertrand, Claude ou Viviane. Ce sont les acteurs oubliés de l’époque où Chalon-sur-Saône surfait sur la vague de « Space Invaders », « Pac-Man » et compagnie.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.
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édition abonné


En Suède, le club d’Östersund est passé en première division, grâce au théâtre


                      En quatrième division il y a peu, l’ÖFK affronte l’Arsenal en Ligue Europa. Son secret ? Développer les performances de ses joueurs grâce au théâtre, la peinture et un club de lecture.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h50
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h03
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                              

                        
Une équipe de football, enchaînant jetés, chassés et pas de deux, dans une adaptation moderne du Lac des cygnes, de Tchaïkovski. L’image est irrésistible. Elle aurait pu rester une simple anecdote, un petit coup de com’sympathique pour briser la réputation d’une discipline gâtée par l’obsession du fric et de l’image.
Sauf qu’à Östersund, en Suède, on en est convaincu : c’est bien grâce à une approche différente, fondée sur la culture, et au talent de l’entraîneur britannique Graham Potter que l’ÖFK (Östersunds Fotbollsklubb) est parvenu à se hisser parmi l’élite du foot suédois. Embourbé en quatrième division, il y a huit ans, le club s’est même qualifié pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa, la « petite » Coupe d’Europe.
Le 15 février, le club devait ainsi accueillir Arsenal et ses stars internationales sur la pelouse synthétique de sa Jämtkraft Arena, avant un match retour à Londres le 22. Une petite consécration, après avoir déjà battu Bilbao, Berlin et Galatasaray. Quelques jours plus tôt, des employés s’affairaient dans les gradins, pour y dégager la neige, en attendant ce grand moment.

Un froid glacial s’est abattu sur la ville de 50 000 habitants, recouverte d’un épais manteau blanc. Dans cette ancienne cité militaire, à 400 km à peine au sud du cercle polaire, le seul événement sportif notable de l’année était, jusqu’à l’envol de l’ÖFK, une étape annuelle de la Coupe du monde de biathlon.
L’histoire de l’ÖFK commence en 1996, quand un groupe d’enthousiastes décide de créer une équipe capable d’évoluer en Superettan, la deuxième division suédoise. L’apprentissage est rude : quatre ans plus tard, le club est relégué en quatrième division, et la direction démissionne.
Mais un homme, Daniel Kindberg, ex-militaire et « serial entrepreneur » local, arrive en deus ex machina. Et il décide de fixer une barre encore plus ambitieuse, qui semble alors un peu farfelue : la qualification en Ligue des champions,...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Depuis plusieurs années, en dépit des tueries, la NRA est parvenue à faire reculer tous les projets de loi encadrant plus strictement le commerce, la détention et le port d’armes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Citée par Michel Houellebecq dans « Soumission », cette figure controversée, à l’influence mondiale, signe son autobiographie politique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/02/2018
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Bat Ye’or, l’égérie des nouveaux croisés

Citée par Michel Houellebecq dans « Soumission », cette figure controversée, à l’influence mondiale, signe son autobiographie politique.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h33
    |

            Jean Birnbaum








                        



                                


                            

Ici, la politique commence par la fiction et elle y retourne. Quelques heures avant l’attentat djihadiste du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’hebdomadaire Valeurs actuelles annonçait sa « une » du lendemain : « Islam : et si Houellebecq avait raison ? » Cette couverture venait saluer la sortie de Soumission, roman publié le même jour chez Flammarion, dans lequel l’écrivain dépeint une France sous domination musulmane.
Or, à la page 157, l’un des personnages de Houellebecq conclut : « Dans un sens la vieille Bat Ye’or n’a pas tort, avec son fantasme de complot Eurabia. » Imposée par un sanglant télescopage entre l’actualité littéraire et l’événement terroriste, l’interrogation allait désormais courir, souterrainement, à travers une partie de la presse de droite et, au-delà, dans toute une blogosphère identitaire : si Houellebecq avait raison, serait-ce que Bat Ye’or n’a pas tort ?

Celle-ci était déjà très influente, objectera-t-on, bien avant les attentats de janvier 2015. Dès 2006, par exemple, le jeune historien Ivan Jablonka soulignait son aura internationale dans un riche dossier de La Vie des idées, revue fondée autour de Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France. Intitulé « La peur de l’islam. Bat Ye’or et le spectre de l’“Eurabie” », le dossier présentait l’itinéraire de cette auteure britannique, née au Caire en 1933, qui a travaillé sur le statut des dhimmis (minorités en terre d’islam) à l’époque médiévale, avant de signer en 2005 un pamphlet à l’écho sans frontières, Eurabia (Jean-Cyrille Godefroy, 2006), où elle accuse les élites européennes contemporaines de renoncer à leurs racines judéo-chrétiennes et de livrer leurs peuples à une nouvelle « dhimmitude ».
Obsessions pugnaces et angoisses virulentes
Au tournant des années 2000, ses textes ont reçu un accueil enthousiaste du côté de célèbres intellectuels néoconservateurs, comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Près de 700 000 lycéens passent le bac chaque année, mais leurs profils ont largement évolué au fil des réformes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Réforme du bac : qui sont les candidats à l’examen ?

Près de 700 000 lycéens passent le bac chaque année, mais leurs profils ont largement évolué au fil des réformes.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h21
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                            Margot Desmas








                        


Le baccalauréat va bientôt changer de formule, ainsi que l’a annoncé le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mercredi 14 février. Suppression des filières, partiels semestriels, nouvelle épreuve orale : cette réforme de l’examen bicentenaire a pour but de mieux préparer les bacheliers aux études supérieures. Jean-Michel Blanquer annoncera également vendredi les modalités de la refonte du baccalauréat technologique.

        Lire le compte rendu du tchat :
         

          « Dans le nouveau bac, le poids des humanités est plus important »



Ces nouvelles mesures viennent métamorphoser un examen passé chaque année par 700 000 candidats en moyenne, un chiffre en constante augmentation. Aujourd’hui, qui sont ces élèves concernés par la réforme du baccalauréat ? Voici, en quelques graphiques, le portrait de ces jeunes qui vont bientôt expérimenter le bac nouvelle génération.
Un examen qui concerne plus de 40 % d’une classe d’âge
Le bac a été, pendant des décennies, un examen élitiste. En 1985, face à ce constat, le ministre de l’éducation, Jean-Pierre Chevènement, assure vouloir amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac à l’horizon de l’an 2000 et entame une série de réformes pour le rendre plus accessible. Si cet objectif a bel et bien été atteint en 2012 – en incluant le bac professionnel –, la proportion de bacheliers généraux et technologiques a tendance à stagner depuis 1995.
A l’examen de 2017, 380 000 candidats se sont présentés en filières générales, 140 000 en séries technologiques et 200 000 en filières professionnelles. Près de 88 % d’entre eux ont décroché l’examen, mais leurs profils restent souvent similaires depuis plusieurs décennies.


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La proportion de bacheliers par génération a plus que doublé depuis 1970
Données provisoires de 2014 à 2016

Source : Ministère de l'éducation nationale



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Plus d’enfants de cadres dans les filières générales
Depuis sa première session en 1809, le baccalauréat a – beaucoup – évolué. Instauré par Napoléon, le diplôme avait pour objectif initial de distinguer les élites. La première année, l’examen n’accueille que 39 candidats issus de la haute bourgeoisie, qui décrochent tous leur diplôme. Contrairement aux idées reçues, le baccalauréat affiche donc, au début, un taux de réussite impressionnant.
Les modalités de l’examen ne cessent toutefois d’être remises en cause par les gouvernements successifs, avec notamment la création des filières générales (L, ES, S) et technologiques en 1993, et le développement des voies professionnelles. Malgré tout, bien que l’origine sociale des candidats à l’examen se soit diversifiée grâce, notamment, aux filières technologiques, elle reste relativement homogène.
Les bacheliers des filières générales sont principalement d’origine sociale favorisée tandis que les diplômés des filières technologiques sont, pour la moitié d’entre eux, enfants d’employés, d’ouvriers ou de personnes sans activité professionnelle.


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Les enfants de cadres restent majoritaires parmi les bacheliers en filières générales, mais pas technologiques
Lecture : 34,33% des élèves titulaire d'un bac général ont des parents cadres ou issus de professions intellectuelles supérieures.

Source : MEN - MESRI - DEPP



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		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
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				lineWidth: 2,
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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		},
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Baccalauréat général","Baccalauréat technologique","Ensemble"],
		title: {
			text: ""
		},
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			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d'entreprise ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        11.18
      ],
      [
        "",
        10.56
      ],
      [
        "",
        10.96
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Cadres, professions intellectuelles supérieures ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        34.33
      ],
      [
        "",
        15.6
      ],
      [
        "",
        22.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Professions intermédiaires ",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        15.26
      ],
      [
        "",
        14.15
      ],
      [
        "",
        13.09
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Employés, ouvriers ",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        27.68
      ],
      [
        "",
        38.01
      ],
      [
        "",
        32.52
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Retraités ",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        1.56
      ],
      [
        "",
        1.73
      ],
      [
        "",
        1.9
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Personnes sans activité professionnelle ou indéterminé ",
    "color": "#285a82",
    "data": [
      [
        "",
        9.99
      ],
      [
        "",
        19.96
      ],
      [
        "",
        18.63
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


18 ans : l’âge de la plupart des bacheliers
En 2016, 63 % des bacheliers étaient âgés de 18 ans. S’ils sont majoritaires parmi les nouveaux diplômés, ce ne sont toutefois pas eux qui ont le meilleur taux de réussite. Les candidats de 16 ans ou moins sont les moins nombreux à se présenter à l’examen, mais ce sont aussi ceux qui affichent le plus haut taux de réussite avec 98,2 % d’admis en 2016.


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	#container_15186882616 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
	#container_15186882616 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
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}
	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
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		white-space: normal !important;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
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	.tooltiplarge {
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	}
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La majorité des bacheliers sont âgés de 18 ans
Champ : France métropolitaine

Source : Ministère de l'éducation nationale



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186882616",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#b50b11","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["16 ans ou moins","17 ans","18 ans","19 ans","20 ans","21 – 29 ans","30 ans ou plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Nombre d’admis",
    "color": "#b50b11",
    "data": [
      [
        "",
        663
      ],
      [
        "",
        21944
      ],
      [
        "",
        405351
      ],
      [
        "",
        144050
      ],
      [
        "",
        38332
      ],
      [
        "",
        20739
      ],
      [
        "",
        2418
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un meilleur taux de succès chez les filles
Plus nombreuses à se présenter à l’examen, les filles ont également un taux de réussite plus élevé que pour les garçons. À elles seules, elles représentaient plus de 53 % des admis toutes filières confondues et 56 % dans la filière générale.
Les filles obtiennent le plus grand taux de réussite dans les séries L (littéraire), STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) et ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), où elles sont par ailleurs largement majoritaires. Ces dernières sont également celles qui décrochent le plus de mentions bien ou très bien. À l’inverse, les garçons étaient 10 800 à avoir été éliminés avant les rattrapages en 2015 contre 20 200 filles, soit deux fois plus.


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	}
	#container_15186180955 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
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		}
	#container_15186180955 .subtitle{
		display:block;
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		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
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		white-space: normal !important;
	}
	#container_15186180955.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15186180955.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15186180955 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les filles ont un meilleur taux de réussite au bac général que les garçons
Champ : France métropolitaine

Source : MEN - MESRI - DEPP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15186180955",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
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			zIndex: -1
		},
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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		startOnTick: true,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1980","1985","1990","1995","2000","2005","2010","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: 2,
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Garçons ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        64.5
      ],
      [
        "",
        66.2
      ],
      [
        "",
        73.9
      ],
      [
        "",
        73.9
      ],
      [
        "",
        77.4
      ],
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L’université, principale filière après le bac
Chaque année, elle est la filière qui accueille le plus de bacheliers. L’université séduit de plus en plus de diplômés du bac général et près de la moitié d’entre eux souhaitent s’y orienter une fois le bac en poche. Les bacheliers de la série ES (économique et social) sont les plus nombreux à se tourner vers l’université avec plus de 65 % des élèves en 2015. Pour les étudiants en filière technologique en revanche, le BTS est le choix le plus fréquent avec 38,7 % des diplômés s’orientant dans cette voie en 2016.
En plus de 200 ans, le bac s’est métamorphosé et ses candidats avec lui. Cette énième réforme de Jean-Michel Blanquer est supposée préparer les lycéens à l’enseignement supérieur et redonner de la valeur à ce diplôme. Verdict après la première session, en 2021.


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L'université capte la majorité des élèves sortant d'un bac général
Lecture : 48,8% des bacheliers généraux se sont orienté vers l'université en 2016

Source : Ministère de l'éducation nationale



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SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta

Concurrence, dette, statut des cheminots, petites lignes... Le document remis jeudi au premier ministre Edouard Philippe propose une transformation radicale du rail français.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 12h20
    |

                            Éric Béziat








                        



   


L’heure du grand chamboule-tout approche pour la SNCF. Une étape décisive a été franchie, jeudi 15 février, avec la remise du « Rapport sur l’avenir du transport ferroviaire » de Jean-Cyril Spinetta au premier ministre, Edouard Philippe. Hormis les retraites, tout est sur la table et l’ensemble des préconisations du texte de 120 pages constitueront, si elles sont mises en œuvre, la plus grande transformation qu’ait connue le rail français depuis la création de la SNCF en 1937.
Base de travail du volet ferroviaire de la future loi d’orientation des mobilités prévue pour avril, le rapport Spinetta défend deux principes : « la cohérence des choix publics » et la « responsabilisation des acteurs ». Mais, au-delà de sa philosophie, il propose au gouvernement neuf mesures-chocs, synthétisées dans ses conclusions.

        Lire aussi :
         

                Jean-Cyril Spinetta : « Je fais le pari de la responsabilisation des acteurs du ferroviaire »



La possible reprise de la dette par l’Etat
En l’espèce, il s’agit de la dette de SNCF Réseau, l’entité du groupe ferroviaire qui gère l’infrastructure ferroviaire, soit environ 46 milliards d’euros fin 2017. Un trou qui se creuse chaque année de 3 milliards et qui paralyse le système. « Le traitement de la dette est une condition préalable et nécessaire à un retour à l’équilibre du gestionnaire d’infrastructures », dit le rapport, sans plus de précisions. Plusieurs scénarios peuvent être envisagés sous l’œil sévère de Bercy, mais M. Spinetta insiste sur la nécessité de soulager SNCF Réseau de ce fardeau.
La transformation en SA
C’est l’un des chiffons rouges agités par les syndicats qui y voient les germes de la privatisation. Depuis la réforme ferroviaire de 2014, l’édifice SNCF est constitué de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : un EPIC SNCF de tête, sorte de holding de commandement, qui en chapeaute deux autres, SNCF Mobilités (qui fait rouler les trains) et SNCF Réseau (qui s’occupe des rails).
Le rapport Spinetta préconise la transformation de ces deux dernières EPIC en deux sociétés anonymes (SA) à capitaux publics. SNCF Mobilités serait transformée au motif que « sa forme juridique actuelle n’est pas durablement compatible avec les exigences européennes » dans la perspective de l’arrivée de la concurrence. Plus inattendu, SNCF Réseau deviendrait aussi une SA, meilleure manière, selon M. Spinetta, d’installer des garde-fous contre la tentation de l’endettement permanent.
La mise en place de la concurrence
Inéluctable, l’ouverture à la concurrence est une obligation légale de la France qui est tenue de transposer dans sa loi, au plus tard à la fin de cette année, les directives européennes. On parle là de transport intérieur ferroviaire de voyageurs, les marchandises et les liaisons internationales constituant déjà un marché ouvert.
Le rapport distingue deux sortes d’ouverture à la concurrence. Celle concernant les lignes TER conventionnées et subventionnées par les régions et celle concernant le transport ferroviaire sur longue distance (TGV et Intercités). Dans les deux cas, le processus d’ouverture du marché devrait être lancé en 2019, pour une présence effective d’opérateurs concurrents de la SNCF sur le réseau français à partir de 2021.
Dans le cas des lignes régionales, plusieurs opérateurs répondront à un appel d’offres et le vainqueur deviendra exploitant de la ligne. Le rapport souhaite qu’on permette aux régions de lancer vite le processus mais « dans une logique d’ouverture progressive qui conduira SNCF Mobilités à garder un rôle prééminent au moins jusqu’en 2023 ».
Le document souligne que « la principale difficulté réside dans le transfert des personnels aux nouveaux opérateurs », véritable épouvantail pour les cheminots, parmi lesquels beaucoup se voient mal devenir salariés d’une nouvelle entreprise du jour au lendemain. Ces derniers pourront, souligne le rapport, refuser un transfert, mais devront accepter une nouvelle affectation sous peine d’être considérés comme démissionnaires. Ceux qui accepteront seront transférés avec tous les avantages liés à leur contrat de travail.
Quant à la longue distance, le rapport opte pour une concurrence en accès libre (plusieurs opérateurs différents sur une même ligne), plutôt que pour un système de franchise à la britannique (le réseau est découpé en zones, chacune étant attribuée à un opérateur pour plusieurs années).
L’extinction programmée du statut de cheminot
Avec l’arrivée de la concurrence, M. Spinetta propose un « nouveau contrat social » aux salariés de la SNCF, intégrant « la question de l’évolution du statut ». Le texte invite la SNCF à « se poser la question de l’opportunité de poursuivre des embauches dans un cadre statutaire qui ne lui permet plus de faire face à ses enjeux concurrentiels. » Autrement dit, les nouveaux arrivés n’auront plus le statut de cheminot, lequel sera réservé aux anciens et s’éteindra de lui-même dans une trentaine d’années.
Les petites lignes sur la sellette
Pour M. Spinetta, il faut « recentrer le transport ferroviaire sur son domaine de pertinence : les transports du quotidien en zone urbaine et périurbaine et les dessertes à grande vitesse entre les principales métropoles françaises ». Adieu le tortillard de campagne ! « Il paraît impensable de consacrer près de 2 milliards d’euros à seulement 2 % des voyageurs, grondent les auteurs du rapport. Le maintien des lignes héritées d’une époque où le transport ferroviaire était l’unique moyen de déplacement doit être revu. »
La priorité à la régénération confirmée
En écho aux incidents de 2017 à la gare Montparnasse à Paris, le rapport Spinetta rappelle qu’autour des grandes métropoles, les trains du quotidien circulent sur un réseau vieux et inadapté au transport de masse. Il exhorte donc à continuer « l’immense effort » de modernisation entrepris depuis 2013, qui « doit être et rester la priorité pour les vingt ans à venir ».
Le TGV arrêté dans son expansion
Plutôt qu’une nouvelle extension du réseau français de lignes à grande vitesse, jugé « abouti » par le rapport Spinetta, les experts préconisent de régénérer les lignes les plus anciennes comme Paris-Lyon, Paris-Tours et Paris-Lille.
Le fret ferroviaire filialisé
L’activité de transport de marchandises de la SNCF, en grave déficit chronique, doit être recapitalisée. « Ceci implique une filialisation qui sera exigée par Bruxelles car une recapitalisation a déjà eu lieu en 2005 », explique M. Spinetta. La dette du fret (plus de 4 milliards d’euros) serait alors conservée par SNCF Mobilités.

        Lire aussi :
         

                La SNCF en ébullition avant une réforme historique



Les gares et la police ferroviaire rattachées à SNCF Réseau
Le rapport Spinetta suggère aussi de clarifier les rôles des très nombreuses entités du groupe ferroviaire. Il recommande un rattachement à SNCF Réseau de la filiale Gares & Connexions (dépendant de SNCF Mobilités) et de la sûreté ferroviaire qui est un élément de l’EPIC de tête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Une directive européenne transposée en droit français définit de nouvelles catégories d’entreprises sensibles et hausse les exigences à leur égard en matière de sécurité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Cybersécurité : le Parlement adopte de nouvelles mesures

Une directive européenne transposée en droit français définit de nouvelles catégories d’entreprises sensibles et hausse les exigences à leur égard en matière de sécurité.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h36
    |

            Martin Untersinger








                        



   


L’exécutif va prochainement disposer de nouveaux instruments pour contraindre certaines entreprises et institutions sensibles à muscler leur sécurité informatique. Jeudi 15 février, l’Assemblée nationale a incorporé dans le droit français plusieurs directives européennes, dont l’une sur la cybersécurité. La veille, le Sénat avait fait de même.
La directive dite « NIS », adoptée en juillet 2016, permet d’ajouter une flèche au carquois déjà bien garni de l’Etat face aux menaces informatiques. La France dispose en effet depuis 2013 d’un cadre déjà très exigeant, fixant pour certaines entreprises ou administrations au rôle particulièrement critique pour la sécurité nationale — les opérateurs d’importance vitale (OIV) — d’importantes exigences en matière de défense de leurs réseaux. La liste des OIV est tenue secrète, mais on sait qu’y figurent, par exemple, les réseaux de distribution d’énergie.
Une nouvelle catégorie d’acteurs à protéger
Cette directive donne naissance à une nouvelle catégorie d’acteurs : les opérateurs de services essentiels (OSE). Les critères retenus sont plus larges : il s’agit désormais d’entités fournissant des « services essentiels au fonctionnement de la société ou de l’économie ». La nouvelle loi les oblige à mettre en place des mesures de sécurité informatique, à faire remonter à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), le garde-corps numérique de l’Etat, les informations concernant les attaques les plus graves et permet à cette dernière de procéder à des contrôles sur place. Des sanctions sont aussi au menu : une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 euros pour le dirigeant de l’OSE qui ne se conformerait pas aux exigences de sécurité.
La liste des OSE — ils devraient être au plus quelques centaines — et leurs obligations exactes — elles seront plus légères que pour les OIV — feront l’objet de décrets d’ici novembre. En ce qui concerne le secteur privé, le gros des OSE devrait être désignés « dans les secteurs de la santé, du transport, de l’industrie, de l’énergie, de l’alimentation, mais aussi de la logistique ou encore dans le secteur social » indiquait le gouvernement lors de la présentation du texte. Au sein d’une même société pourront cohabiter des exigences de sécurité différentes : les systèmes d’une société de transport ferroviaire permettant le pilotage des trains seront considérés comme « d’importance vitale », tandis que ceux permettant l’achat des billets pourront être classé comme « essentiels ».
La transposition de la directive donne aussi naissance à une troisième catégorie : les fournisseurs de services numériques. La loi en identifie trois types : les grandes plates-formes de vente en ligne, les moteurs de recherche et les services dans le « cloud » (c’est-à-dire tout service informatique accessible à distance). A l’inverse des acteurs vitaux ou essentiels, la loi n’impose aucune mesure précise et se contente d’indiquer qu’ils doivent désormais proposer « un niveau de sécurité adapté aux risques existants ». Ils auront aussi l’obligation d’informer l’Anssi en cas d’attaque importante et cette dernière pourra se rendre sur place pour effectuer des contrôles. Là encore, des sanctions sont prévues.
Après l’adoption de cette loi, le gouvernement ne compte pas en rester là. La loi de programmation militaire, présentée en conseil des ministres le 8 février, entend mettre à contribution les télécoms pour lutter contre les attaques informatiques. Ce texte doit arriver au Parlement au mois de mars.

        Lire aussi :
         

                Cybersécurité : le gouvernement veut mettre les télécoms à contribution pour détecter les attaques






                            


                        

                        


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Décryptage

Bamanakan, songhaï, tamashek... les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes

La classe africaine (26). L’Etat a fait le choix d’utiliser plusieurs langues dans l’enseignement primaire, mais les partisans du français restent nombreux.

Par                Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)



LE MONDE
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        Le 15.02.2018 à 18h14

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 18h34






    
Dans une école de Tombouctou, au Mali, en février 2013.
Crédits : FRED DUFOUR/AFP


Ecole fondamentale Mamadou-Kounta de Kalabancoro, une commune de Bamako. Elève de première année, Sekou, 7 ans, écrit une phrase au tableau : « Karamɔgɔ nana an lajɛ » (« le maître est venu nous rendre visite »). C’est du bamanakan (bambara), l’une des langues nationales du Mali. « Il faut enseigner aux enfants dans nos langues, ça facilite la compréhension », estime Diarra Fatoumata Sountoura, 26 ans, qui enseigne aux 69 enfants de cette classe. En deuxième année, sa collègue lit avec ses élèves un texte en français, avant de basculer à la lecture en bamanakan. Le français, langue officielle du pays, occupe 25 % du temps scolaire en deuxième année.

        Découvrez notre série
         

          La classe africaine



Depuis plus de trente ans, le Mali a opté pour l’enseignement dans les langues nationales pour sauver de l’échec le système éducatif. Malgré un taux de scolarisation brut estimé à 80 % selon les autorités, les élèves sont en butte à des difficultés de compréhension et de lecture. L’Etat malien aura beau injecter 37 % de son budget 2018 dans l’éducation, ces efforts seront plombés par une forte démographie.
« Tâtonnement pédagogique »
« Depuis la réforme de l’éducation en 1962, deux ans après l’indépendance, il était prévu de se passer du français, rappelle l’universitaire Alhassane Gaoukoye, qui a soutenu en 2014 une thèse sur l’enseignement dans les lycées publics et privés de Bamako. Puis on a fini par accepter le français, jugé plus unificateur. »
En 1978, le régime de Moussa Traoré crée quelques écoles expérimentales en bamanakan, avant l’introduction définitive, en 1993, d’une langue autre que le français dans l’éducation primaire. Enfin, l’utilisation des langues maternelles sera consacrée par le Programme décennal pour l’éducation (1998-2008), qui verra treize langues (dont le bamanakan, le fulfuldé, le songhaï ou le tamashek) accéder au statut de langue nationale.

        Episode 23
         

          Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat



Kinani Ag-Gadeila est directeur de l’enseignement fondamental. Pour lui, les différents programmes visant à enseigner dans les langues nationales, notamment les projets SIRA (pour Selected Integrated Reading Activity), financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et Elan, qui bénéficie d’un appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), répondent à la volonté du Mali de développer le bilinguisme dans le système éducatif. Pour Youssouf Mohamed Haïdara, linguiste et cadre de l’éducation nationale travaillant pour le programme SIRA, « il fallait introduire la langue maternelle que l’enfant comprend pour réduire la déperdition scolaire ».
« Si l’enfant a de solides acquis dans sa langue, il fait le transfert naturellement vers le français », explique Sylvaine von Mende, spécialiste en pédagogie au projet SIRA, qui n’utilise que le bamanakan, contre quatre langues pour Elan. Ces programmes se fondent sur l’approche équilibrée, qui consiste à apprendre à lire et à écrire aux enfants en se basant sur des aspects ludiques. D’aucuns parlent de « tâtonnement pédagogique », car, parallèlement à l’approche équilibrée, la méthode syllabique reste de mise dans les écoles.
« Résistance de l’élite francophone »
De fait, ces programmes n’ont pas que des partisans, y compris dans les milieux enseignants. « Cette méthode nous met en retard, c’est un gâchis ! Si c’était intéressant, ceux qui soutiennent ces programmes n’enverraient pas leurs enfants dans les écoles privées », déplore une directrice d’école publique qui a souhaité garder l’anonymat. Pour l’écrivain Ismaïla Samba Traoré, directeur de La Sahélienne, qui édite des livres en bamanakan, « il y a un désaveu des parents et des enseignants parce que les enfants des acteurs politiques à l’origine de ces programmes ont fait leurs humanités aux Etats-Unis et ailleurs ».

        Episode 25
         

          A Abidjan, Lassina Kanté, enseignant et « ingénieur des esprits »



« Les grands cadres n’envoient pas leurs enfants dans ces écoles, confirme l’universitaire Alhassane Gaoukoye. Le bas peuple constate que c’est une innovation mais qu’il y a une discrimination qui ne dit pas son nom. Il y a aussi une résistance de l’élite francophone. » Enfin, le fait que les écoles privées soient tenues à l’écart de ces réformes est mal perçu par certains parents, qui déplorent la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques.
« Avant de parler d’élargissement de ces programmes aux écoles privées, il faut d’abord stabiliser cette démarche », tempère Kinani Ag-Gadeila. Selon lui, « un enfant qui a fait l’enseignement classique n’est pas mieux formé qu’un enfant qui a suivi l’approche équilibrée ». Et de préciser, pour lever toute ambiguïté : « On n’enseigne pas la langue, on l’utilise comme médium d’enseignement, concomitamment avec le français. »



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Sommaire de notre série La classe africaine
De l’Ethiopie au Sénégal, douze pays ont été parcourus pour raconter les progrès et les besoins de l’éducation sur le continent.

        Episode 26
         

          Bamanakan, songhaï, tamashek, les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes




        Episode 25
         

          A Abidjan, Lassina Kanté, enseignant et « ingénieur des esprits »




        Episode 24
         

          Les livres scolaires en Côte d’Ivoire, un business qui vire au casse-tête




        Episode 23
         

          Au Bénin, la formation des professeurs a retrouvé son cours




        Episode 22
         

          Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat




        Episode 21
         

          Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »




        Episode 20
         

          Au Burkina, apprendre à lire sous une paillote, sans murs ni électricité




        Episode 19
         

          Dans la classe de Maxime Sou, le super-prof du Burkina Faso




        Episode 18
         

          Lacina, 30 ans, sept ans à l’université de Ouagadougou et toujours aucun diplôme




        Episode 17
         

          Au Burkina, Maxime Sou, l’enseignant qui a 100 élèves par classe et 100 % de réussite aux examens




        Episode 16
         

          Les filles, éternelles oubliées de l’éducation au Niger




        Episode 15
         

          Au Niger, la formation agricole comme alternative à l’école




        Episode 14
         

          Face à la déscolarisation, le Niger mise sur l’enseignement en langues locales




        Episode 13
         

          Au Nigeria, les écoles coraniques se mettent aux maths et à l’anglais




        Episode 12
         

          A l’université panafricaine de Yaoundé, on rêve de changer le continent




        Episode 11
         

          Au Cameroun, « je mène une véritable bataille pour payer la scolarité de mes enfants »




        Episode 10
         

          L’Université de Juba, une école de la survie au Soudan du Sud




        Episode 9
         

          Au Soudan du Sud, « plutôt que de se battre, il faut tout faire pour continuer notre éducation »




        Episode 8
         

          En Ouganda, l’école secondaire universelle en examen




        Episode 7
         

          En Ouganda, « c’est un très gros atout de pouvoir s’exprimer en mandarin » pour travailler




        Episode 6
         

          A l’école des « codeurs » kényans




        Episode 5
         

          Des universités kényanes prestigieuses mais déconnectées du marché de l’emploi




        Episode 4
         

          Le pari financier raté des écoles Bridge en Afrique




        Episode 3
         

          Au Kenya et en Ouganda, les écoles bon marché Bridge dans la tourmente




        Episode 2
         

          L’Ethiopie mise sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour s’industrialiser




        Premier épisode
         

          Enseignement supérieur : en Ethiopie, la quantité prime sur la qualité




        Présentation de notre série
         

          La classe africaine







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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La 16e chambre correctionnelle de Paris a jugé qu’il était impossible de prouver qu’il savait qu’il logeait des assassins. Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.
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Jawad Bendaoud relaxé : 4 éléments pour comprendre le jugement

La 16e chambre correctionnelle de Paris a jugé qu’il était impossible de prouver qu’il savait qu’il logeait des assassins. Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 16h44
   





                        



   


Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13-Novembre, a été relaxé mercredi 14 février par la 16e chambre correctionnelle de Paris, qui a jugé ne pas pouvoir déterminer qu’il savait qu’il logeait des assassins. Il comparaissait pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis et dans lequel ils sont morts lors d’un assaut des policiers du RAID.
Une décision qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, comme celle des députés d’extrême droite Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, ou de la députée Les Républicains Valérie Boyer.

Un trafiquant de drogue qui a hébergé des terroristes islamistes relaxé aujourd'hui par la justice française. La fa… https://t.co/3FoiNFJJAv— dupontaignan (@N. Dupont-Aignan)


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A l’inverse, de nombreux spécialistes du droit (avocats, juristes, chroniqueurs…) ont salué un procès exemplaire. Quelques éléments à avoir en tête pour comprendre ce jugement :
1. Comment la décision a été prise
Le débat juridique est complexe, mais la question relativement simple : si Jawad Bendaoud savait que les personnes qu’il hébergeait risquaient de commettre de nouveaux attentats, il devenait membre d’une association de criminels terroristes et risquait gros – cette hypothèse a été écartée tant par le parquet que par le tribunal. S’il savait qu’il hébergeait des terroristes, il était coupable de recel, et risquait six ans de réclusion. S’il ne savait pas qui étaient ces personnes, il était relaxé.
La juge Isabelle Prévost-Desprez a insisté sur le fait qu’il était établi « de manière certaine » que Jawad Bendaoud a bien appelé Hasna, la cousine d’un des terroristes présumés, Abdelhamid Abaaoud, le 16 novembre 2015, soit deux jours avant l’intervention des forces de l’ordre. Les explications que Jawad Bendaoud avait fournies étaient « fantaisistes », reconnaît la juge qui n’en a pas tiré pour autant une preuve de culpabilité. Aucun élément ne permet de connaître le contenu de la conversation ni d’affirmer que Jawad Bendaoud a effectivement parlé à Abaaoud.
« Vous êtes avec Soumah [ami et intermédiaire], des délinquants d’habitude, a dit la présidente, tout est bon pour gagner un billet. Vous ne cachez pas votre cupidité. Mais il n’apparaît pas que vous ayez eu le même degré de connaissance sur les deux hommes que Mohamed Soumah. » Elle constate qu’il n’a jamais varié, lui, dans ses déclarations, « vous avez eu des doutes, vous avez demandé des précisions, mais l’appât du gain a fait taire vos scrupules ».

        Lire aussi :
         

                Au procès Jawad Bendaoud, la défense assure que les prévenus ignoraient « qu’ils allaient héberger des terroristes »



2. Ce n’est pas fini : il y a un appel
Jawad Bendaoud n’en a pas fini avec la justice : le parquet, qui représente le ministère de la justice et qui avait requis quatre ans de prison ferme, a aussitôt fait appel car il estime que le jugement est trop clément.

        Lire aussi :
         

                Quatre ans de prison requis contre Jawad Bendaoud, cinq contre Youssef Aït Boulahcen



Petit rappel : en France, quand un procès est jugé insatisfaisant par une des parties, cette dernière peut faire appel. Puis, le cas échéant, un pourvoi en cassation est encore possible, qui peut déboucher sur un renvoi en cour d’appel, puis de nouveau, éventuellement, un pourvoi en cassation.
3. Ce n’est pas « le procès Jawad »
Certes, il a attiré les caméras et est devenu un phénomène médiatique, mais Jawad Bendaoud n’est pas tout seul : il était jugé avec Mohamed Soumah, qui a en revanche été condamné à cinq ans de prison ferme, et Youssef Aït Boulahcen, frère d’Hasna, poursuivi pour non-dénonciation de crime et condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis. Les différences de jugement sont liées aux différences dans le degré de connaissance qu’avaient les prévenus de la préparation des attentats. Le parquet ayant interjeté un appel général, les trois prévenus seront rejugés ensemble en cour d’appel.
4. Il est libre, comme n’importe quelle personne innocentée
Détenu à l’isolement depuis vingt-sept mois, Jawad Bendaoud est sorti mercredi soir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), comme n’importe quelle personne innocentée. Il est désormais connu des services de renseignement – et de la France entière. Il a bien été condamné en janvier à huit mois de prison ferme pour « trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs », mais il a déjà purgé sa peine lors de sa détention provisoire.
Il peut en outre demander une indemnisation : depuis 1970, la loi prévoit que lorsqu’une décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement a été rendue, la personne qui a été placée en détention provisoire ou qui a commencé à purger sa condamnation peut obtenir indemnisation de cette période de détention injustifiée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’homme de 74 ans est jugé depuis lundi pour blanchiment du butin du vol commis dans les coffres de la Société générale, en 1976 à Nice.
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« Casse du siècle » : cinq ans de prison ferme requis contre Jacques Cassandri

L’homme de 74 ans est jugé depuis lundi pour blanchiment du butin du vol commis dans les coffres de la Société générale, en 1976 à Nice.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 18h09
   





                        



   


Le parquet a requis, jeudi 15 février, la relaxe de Jacques Cassandri pour le blanchiment du butin du « casse du siècle », commis à Nice en 1976. Le procureur a toutefois requis sa condamnation à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt, et à 300 000 euros d’amende, pour d’autres infractions financières en lien notamment avec la gestion des affaires familiales et une escroquerie autour de la construction d’un terrain en Corse.
Le procureur Etienne Perrin a estimé qu’il ne pouvait prouver, en remontant « en cascade » jusqu’en 1976, que les fonds qui ont servi à Jacques Cassandri dans ses affaires depuis provenaient du casse de la Société Générale commis à Nice.
Il a également demandé la fermeture pour trois ans du bar de nuit Le Son des guitares, situé en plein centre de Marseille et qui appartient à la famille Cassandri et une interdiction définitive de gérer toute société commerciale.
Un des « égoutiers » de Nice
En 2010, sous le pseudonyme vite éventé d’Amigo, Jacques Cassandri publie La Vérité sur le casse de Nice (Les Petits matins). Dans ce livre, il raconte comment, après avoir percé un tunnel long de huit mètres, il avait, avec ses complices, dérobé 46 millions de francs, équivalant à 29 millions d’euros aujourd’hui.
En 2011, en garde à vue, face à un enquêteur qui le « rassure » sur la prescription de ce vol entré dans l’histoire, il avoue être un des « égoutiers » de Nice. Le vol est prescrit mais le blanchiment est une infraction continue que la justice peut poursuivre lorsqu’elle en a connaissance, même plusieurs décennies après.

        Lire aussi :
         

                Quarante ans après, le « casse du siècle » de retour au tribunal






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’industrie française des cosmétiques a exporté 13,6 milliards d’euros en 2017, selon les chiffres publiés, jeudi, par la Fédération des entreprises de la beauté. Un record.
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Les produits de beauté « made in France » font un tabac à l’étranger

L’industrie française des cosmétiques a exporté 13,6 milliards d’euros en 2017, selon les chiffres publiés, jeudi, par la Fédération des entreprises de la beauté. Un record.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h35
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


La France n’exporte pas seulement des Airbus, des magnums de Ruinart et des tailleurs Chanel. En 2017, les ventes à l’étranger de l’industrie française des cosmétiques ont battu un nouveau record, en franchissant la barre des 13 milliards d’euros, d’après les chiffres publiés jeudi 15 février par la Fédération des entreprises de la beauté (Febea).
Les exportations de parfums, fards et autres crêmes de beauté ont bondi de 12 % par rapport à l’année 2016. L’excédent commercial du secteur est en progression de 14 % par rapport à l’année précédente, note la Febea en s’appuyant sur les chiffres des douanes françaises. A 10,5 milliards d’euros, la balance commerciale de l’industrie de la beauté se range « derrière les 17 milliards d’euros de l’industrie aéronautique et les 11 milliards d’euros des producteurs de vins et de spiritueux », analyse Patrick O’Quin, président de la Febea.
Réputation de fiabilité en Chine
L’Amérique du Nord et l’Asie ont fortement contribué à l’envolée des exportations de produits de beauté « made in france », loin devant l’Union européenne, en croissance de 6,2 %. Aux Etats-Unis, l’export affiche un bond de 20 %, selon la Febea.
En Asie, les ventes à l’étranger progressent de 25 % en un an. « Le continent retrouve une véritable dynamique », note la Febea, en rappelant qu’en 2016, la reprise avait été « timide » (+ 9 %), après une année 2015 « sans croissance ». Les pays d’Asie captent désormais 20 % des exportations de produits de beauté.

        Lire aussi :
         

                Lancôme, Garnier, La Roche-Posay… les dizaines de marques du groupe L’Oréal



Sans surprise, les L’Oréal, Clarins et autres Sisley ont profité du regain de la consommation de produits haut de gamme en Chine : les ventes de cosmétiques français y ont progressé de 30 % l’an dernier. La Febea attribue cette performance à la façon dont les marques françaises ont adapté leurs gammes aux habitudes et aux besoins spécifiques des consommateurs asiatiques. « Les fabricants français ont désormais une très bonne connaissance de leurs attentes », juge M. O’Quin.
En outre, en Chine, les fabricants de produits de beauté rapportent tous combien la réputation de fiabilité de leurs marques rassure les consommateurs échaudés par de multiples scandales sanitaires. C’est d’autant plus vrai sur le segment des soins qui représentent 44,3 % des exportations françaises de produits de beauté dans le monde, devant les parfums (31 %).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Hailemariam Desalegn a présenté sa démission jeudi, sur fond de manifestations antigouvernementales qui ont fait apparaître des fractures au sein de la coalition au pouvoir.
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Compte rendu

Ethiopie : le premier ministre a présenté sa démission

Hailemariam Desalegn a présenté sa démission jeudi, sur fond de manifestations antigouvernementales qui ont fait apparaître des fractures au sein de la coalition au pouvoir.


Le Monde.fr avec AFP et AP
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        Le 15.02.2018 à 13h59

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        Mis à jour le 15.02.2018 à 14h29






    
Le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, en octobre 2013, à Addis-Abeba.
Crédits : TIKSA NEGERI / REUTERS


Le premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, a présenté sa démission, a annoncé jeudi 15 février la radio d’Etat Fana sur son compte Twitter, alors que des fractures sont apparues dernièrement au sein de la coalition au pouvoir, sur fond de manifestations antigouvernementales.
Le premier ministre a déploré dans une allocution télévisée « les troubles et la crise politique [qui] ont causé des morts et provoqué des déplacements de population ». « Je considère ma démission comme inévitable pour permettre de mener les réformes qui établiront une paix durable et la démocratie », a-t-il ajouté.
En poste depuis 2012, Hailemariam Desalegn avait été adoubé dès 2010 comme le successeur de Meles Zenawi, l’ancien rebelle marxiste qui a régné jusqu’à sa mort sur l’Ethiopie après avoir renversé le dictateur Mengistu Hailé Mariam en 1991.
En 2015 et 2016, l’Ethiopie a été le théâtre des plus importantes manifestations anti-gouvernementales depuis vingt-cinq ans, et dont la répression avait fait au moins 940 morts, selon la Commission éthiopienne des droits de l’homme, liée au gouvernement. Le calme n’était revenu qu’avec l’instauration d’un état d’urgence entre octobre 2016 et août 2017, même si d’occasionnelles manifestations ont encore lieu.
Des centaines de prisonniers libérés
Ces manifestations étaient avant tout l’expression d’une frustration des Oromo (sud et ouest) et des Amhara (nord), les deux principales ethnies du pays, face à ce qu’ils perçoivent comme une sur-représentation de la minorité des Tigréens au sein de l’EPRDF, qui règne sans partage depuis 1991, et plus largement une limitation des libertés individuelles.
Ces dernières semaines, les autorités éthiopiennes ont libéré des centaines de prisonniers –dont des opposants et des journalistes – et abandonné des poursuites, à la suite de la promesse du premier ministre, le 3 janvier, de libérer un certain nombre d’hommes politiques pour « améliorer le consensus national ».

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Ces remises en liberté, ainsi que des discussions en cours avec certains partis d’opposition et la récente promesse de réformes, s’inscrivent dans un contexte difficile pour la coalition au pouvoir, au sein de laquelle des fractures sont apparues dernièrement.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ En apposant leur salive sur les plaies, des fourmis parviennent à éviter les infections et à sauver la majorité des individus blessés, confirme une étude publiée le 14 février.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Des chercheurs français mettent en évidence un nouvel effet du perturbateur endocrinien.
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Le bisphénol A pourrait altérer la mise en place des cellules reproductrices chez le fœtus masculin

Des chercheurs français mettent en évidence un nouvel effet du perturbateur endocrinien.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h17
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

Connu pour être un perturbateur endocrinien, le bisphénol A (BPA) altérerait la mise en place de la lignée des cellules reproductrices chez le fœtus masculin. L’exposition des testicules fœtaux à cette substance, à des niveaux correspondant à ceux retrouvés chez l’homme, entraîne une diminution du nombre des cellules à partir desquelles se fera la production de spermatozoïdes au cours de la vie adulte.
Cet effet a été observé sur un modèle animal ayant reçu une greffe de tissu du testicule humain. Il est décrit pour la première fois dans l’espèce humaine par un groupe de chercheurs français dirigé par le Pr René Habert (université Paris-Diderot, CEA et Inserm, Fontenay-aux-Roses). L’article est paru le 31 janvier dans la revue PLoS ONE.
La même équipe avait montré, il y a cinq ans, que des fragments de testicules fœtaux humains mis en culture et exposés à une très faible concentration de BPA – de l’ordre de celle rencontrée dans la population générale – produisaient moins de testostérone. « La diminution de production de testostérone par le testicule fœtal peut entraîner des défauts de masculinisation des petits garçons à la naissance, précisait à l’époque au Monde M. Habert. En particulier la cryptorchidie, lorsque les testicules ne sont pas descendus dans les bourses, et l’hypospadias, lorsque l’orifice uro-génital ne se situe pas à l’extrémité du pénis, mais à sa base, dans les cas les plus graves. »
Ces constatations étaient cohérentes avec la démonstration de plus en plus étayée de la perturbation du fonctionnement hormonal par des substances telles que le BPA dans l’accroissement de ces malformations.
Les chercheurs avaient mis l’accent sur la production de l’hormone masculine car c’est un paramètre très étudié chez l’animal. Cette fois, ils se sont également intéressés aux cellules germinales – les cellules souches à partir desquelles se développe la production de spermatozoïdes –, tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Emmanuel Macron a décidé de délocaliser la salle de presse invoquant sa modernisation et son agrandissement pour accueillir plus d’accrédités.
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L’Elysée boute les journalistes hors du palais

Emmanuel Macron a décidé de délocaliser la salle de presse invoquant sa modernisation et son agrandissement pour accueillir plus d’accrédités.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 14h52
    |

            Solenn de Royer








                        


Tout un symbole. Emmanuel Macron, qui verrouille d’une main de fer – sans gant de velours – sa communication, a décidé de délocaliser avant l’été la salle de presse de l’Elysée qui donne sur la cour d’honneur du palais. Le nouvel espace réservé aux journalistes accrédités de manière permanente à la présidence, notamment les agences de presse (AFP, Reuters, etc.), sera désormais situé au 4, rue de l’Elysée, qui longe l’hôtel d’Evreux.
Evoquée depuis l’arrivée de la nouvelle équipe présidentielle, cette idée a suscité dès le début une levée de boucliers des journalistes, pour qui voir les allées et venues dans la cour du palais donne des indications précieuses sur l’activité du président. Huit mois plus tard, les conseillers de M. Macron évoquent un projet immobilier global prôné par la Cour des comptes. « Il va y avoir une série de travaux », a expliqué, il y a deux jours, le chef de l’Etat, promettant des « concertations ».
« Des privilèges tombent »
Invités à une réunion à l’Elysée, mercredi 14 février, pour évoquer les aménagements de leur futur espace de travail, les journalistes ont pu constater que les grandes lignes du projet avaient déjà été décidées. Les conseillers en communication du palais ont reconnu que ce projet de déménagement relevait d’une « décision unilatérale, sans concertation ». « Il y a des privilèges qui tombent », ont-il ajouté. « La présence de ce lieu au sein du bâtiment principal ne relève pas d’un “privilège”, mais résulte de la volonté de transparence des présidents de la République, constamment réaffirmée depuis 1974 », a aussitôt répondu, dans un communiqué, l’association de la presse présidentielle, en demandant de « reconsidérer » cette décision.
Niant toute volonté d’écarter les journalistes, l’Elysée invoque la modernisation et l’agrandissement de la salle de presse qui permettra d’accueillir plus d’accrédités. En guerre avec les médias, le président américain, Donald Trump, avait créé l’émoi juste avant son investiture en menaçant de déménager la briefing room dans une pièce plus grande en dehors de la Maison Blanche, avant d’y renoncer. A l’époque, les mêmes arguments étaient avancés par son administration qui expliquait qu’un plus grand nombre de médias, y compris des blogueurs, pourraient venir y travailler. Dans la nouvelle salle de presse de l’Elysée, les jeunes chaînes d’information continue auront désormais leurs places attitrées.
L’actuelle salle de presse a été installée à l’intérieur des murs du palais par Giscard. En 1984, Mitterrand l’avait transférée dans la cour d’honneur, dans un souci de transparence. « Ce déménagement est-il vraiment une priorité alors que cette salle avait été entièrement refaite pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy ou alors une volonté d’éloigner la presse du pouvoir ? », s’interroge l’ex-communicant de l’Elysée (2007-2012) Franck Louvrier, avant de conclure : « La distance n’empêche pas la critique… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La marque, qui a connu plusieurs revers aux Etats-Unis ces dernières semaines, est accusée d’entretenir des liens avec le gouvernement chinois.
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Les dirigeants de la CIA, de la NSA et du FBI mettent en garde les Américains contre les téléphones Huawei

La marque, qui a connu plusieurs revers aux Etats-Unis ces dernières semaines, est accusée d’entretenir des liens avec le gouvernement chinois.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 17h04
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


« Pouvez-vous lever la main si vous pensez que vous pourriez utiliser des produits vendus par les marques Huawei ou ZTE ? » La question, posée par le sénateur républicain Tom Cotton lors d’une commission du Sénat qui s’est tenue mardi 13 février, fait chou blanc. Face à lui, les dirigeants de six services de renseignements (parmi lesquels la CIA, la NSA, et le FBI), statiques. Aucun ne lèvera la main.
Selon eux, les smartphones des deux marques chinoises représenteraient une menace pour la sécurité des consommateurs américains. En cause : leurs liens présumés avec « un gouvernement étranger », explique Chris Wray, l’homme à la tête du FBI.
« Cela donne [au gouvernement chinois] la capacité d’exercer une pression ou un contrôle sur notre infrastructure de télécommunications (…) de modifier de manière malveillante ou de dérober des informations. Et cela leur donne la capacité de faire de l’espionnage sans qu’on puisse le détecter. »
Un projet de loi pour freiner encore davantage Huawei et ZTE
Pour Huawei, c’est un coup dur de plus. Après plusieurs années, le fabricant de smartphones n’a en effet toujours pas réussi à véritablement s’imposer aux Etats-Unis, depuis qu’un rapport accusateur du congrès a été publié en 2012 à son sujet.
Dans ce dernier, le congrès recommandait de « regarder avec suspicion » les entreprises chinoises spécialisées dans les télécommunications, dont ZTE et Huawei. Les instances gouvernementales étaient appelées à n’utiliser aucun produit vendu par ces entreprises. Les entreprises privées, elles, étaient « fortement encouragées » à « considérer les risques » présumés.
Au début de janvier, la marque Huawei, qui n’est pour l’instant distribuée chez aucun opérateur local bien qu’elle soit commercialisée dans le pays, avait connu un nouvel échec. Alors qu’elle devait officialiser un accord avec l’opérateur AT&T, le groupe texan a finalement fait marche arrière, à la dernière minute. Une décision saluée par Chris Wray mercredi.
Le 7 février, le sénateur Tom Cotton a par ailleurs proposé un projet de loi qui vise à interdire complètement aux autorités américaines de passer des contrats avec Huawei et ZTE, ou toute filiale leur appartenant.

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Huawei ne s’estime pas plus risqué « que les autres fabricants »
Dans un communiqué envoyé à CNN, Huawei a commenté les déclarations faites à la commission du Sénat. L’entreprise a notamment souligné qu’elle opérait dans « 170 pays, avec la confiance des gouvernements et des clients ». « Nous ne posons pas davantage de risque de cybersécurité que les autres fabricants », a assuré Huawei, avant d’ajouter : « Jamais aucun gouvernement ou agence n’a demandé de donner l’accès à nos technologies, ou de fournir de quelconques données ou informations sur un citoyen ou une organisation. »
ZTE de son côté, a également réagi, assurant être « engagée à adhérer à toutes les lois et réglementations applicables aux Etats-Unis ».



                            


                        

                        

