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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ D’ici fin février, 300 véhicules sillonneront la capitale avec des microcapteurs pour mesurer les PM2,5. Un dispositif qui permet d’identifier en temps réel les sources de pollution.
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Pollution : Paris affine sa traque des particules

D’ici fin février, 300 véhicules sillonneront la capitale avec des microcapteurs pour mesurer les PM2,5. Un dispositif qui permet d’identifier en temps réel les sources de pollution.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 15h39
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Officiellement, Paris et l’Ile-de-France n’ont connu qu’un seul épisode de pollution cet hiver. Selon les relevés d’Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, il s’est produit le 8 février avec un pic de particules fines dites PM10 (de diamètre compris entre 2,5 µm et 10 µm) à 62 µg/m3, soit au-dessus du seuil d’alerte de 50 µg/m3 sur vingt-quatre heures.
Pourtant, Paris a été touchée par plusieurs épisodes persistants de pollution aux particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 µm) entre novembre 2017 et janvier 2018. Mais à la différence des PM10, du dioxyde d’azote, de l’ozone et du dioxyde de soufre, des concentrations excessives en PM2,5 ne déclenchent pas de procédures d’alerte.

Le seuil de PM2,5 de 25 µg/m³ sur vingt-quatre heures a été dépassé à dix-sept reprises avec une pointe à 50 µg/m³ entre le 2 et le 3 décembre, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas le dépasser plus de trois jours par an.
Ces données issues des stations fixes d’Airparif ont également été collectées dans le cadre d’une expérimentation menée depuis quelques mois dans le but d’affiner la connaissance de la pollution à Paris. Baptisé « Pollutrack », ce dispositif vise à mesurer en temps réel et, à même le flux de circulation, le niveau de PM2,5. Aussi, d’ici à la fin février, 300 véhicules électriques d’Enedis, l’opérateur du réseau électrique francilien, sillonneront les rues de la capitale munis de microcapteurs sur leur toit.
« Urgence de santé publique »
La maire de Paris, Anne Hidalgo, devait signer mercredi 14 février une convention de partenariat avec Enedis, Airparif, la Fondation du souffle et la société PlanetWatch24 à l’origine du concept pour consolider l’expérience.
« Il y a une urgence de santé publique car les particules fines PM2,5 sont reconnues par l’OMS comme étant particulièrement nocives », explique la Mairie de Paris....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie mercredi « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’Intérieur.
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Inondations : 275 communes reconnues en état de catastrophe naturelle

La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie mercredi « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’Intérieur.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 12h34
   





                        



   


Quelque 275 communes seront reconnues en état de catastrophe naturelle à la suite des crues ayant affecté plusieurs régions fin janvier, a annoncé le gouvernement mercredi 14 février. Les dossiers de 156 autres communes ont été ajournés dans l’attente d’expertises complémentaires, indiquent dans un communiqué commun les ministères de l’intérieur, de la transition écologique et de l’économie.
La commission de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle s’est réunie « en procédure accélérée », sous l’égide du ministère de l’intérieur, les services experts devant notamment identifier les communes où la crue décennale a été atteinte ou dépassée.
Une nouvelle réunion est prévue le 6 mars pour les cas restants.

        Lire :
         

          Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter



Dégâts matériels
La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant souscrit un contrat d’assurance de dommages (multirisques habitation, entreprise, automobile...) d’être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux inondations.
« Je redis à tous les assureurs, (...) “Faites vite, faites bien et faites simple” », avait demandé début février le ministre de l’économie Bruno Le Maire, décrivant les conditions de vie difficiles des personnes touchées par les inondations.
Des pluies exceptionnelles tombées sur des sols saturés d’eau ont provoqué en janvier la crue de nombreux cours d’eau, notamment de la Seine, la Marne, l’Yonne, mais aussi le Rhône et la Saône, entraînant des inondations, en particulier en Ile-de-France.

        Lire le reportage :
         

          Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le plus grand parc éolien d’Afrique est sur pied depuis un an. Mais il n’y a pas de ligne électrique, le groupe espagnol chargé de le construire ayant fait faillite. Un consortium a pris le relais.
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Kenya : au Turkana, les éoliennes tournent dans le vide

Le plus grand parc éolien d’Afrique est sur pied depuis un an. Mais il n’y a pas de ligne électrique, le groupe espagnol chargé de le construire ayant fait faillite. Un consortium a pris le relais.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 12h32
    |

                            Marion Douet (Loiyangalani, Kenya, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pendant quinze ans, on les a pris pour des fous. « Tout le monde nous voyait comme une bande d’aliénés, mais c’est devenu notre force », en rit encore Carlo Van Wageningen, maintenant que se dresse devant lui, au beau milieu d’un paysage aux faux airs de planète Mars – les chameaux en plus – la plus grande ferme éolienne d’Afrique. Financer, acheminer et implanter 365 monstres d’acier dans le Turkana, région pauvre et isolée du nord du Kenya, fut pour ce Néerlandais un long combat. Il n’est pas encore achevé.
L’histoire du projet est aussi improbable que sa localisation. Elle commence par une passion pour la pêche. Au milieu des années 1990, un autre Néerlandais résidant au Kenya, Willem Dolleman, vient régulièrement camper aux abords de l’immense lac Turkana, attiré par ses eaux poissonneuses. « A son retour à Nairobi, il parlait pendant des jours de la force prodigieuse du vent et me harcelait pour y développer une ferme éolienne », se souvient Carlo Van Wageningen, la voix presque recouverte par les bourrasques. « A l’époque, imaginer des éoliennes ici était délirant. Les premières fermes existaient en Europe, mais grâce à de fortes subventions impossibles à envisager en Afrique. »
Aucun des deux compères, spécialisés en projets agricoles, n’a déjà développé de ferme éolienne. L’idée fait malgré tout son chemin. Au début des années 2000, une centrale électrique d’une cinquantaine de mégawatts (MW) est prévue, une poignée de connaissances et d’officiels kényans apportent leur soutien, un expert de la mesure du vent est dépêché sur place. « Il nous a dit : “J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que le vent est exceptionnel. La mauvaise, c’est qu’il faut au minimum 300 MW pour justifier de construire des installations en plein désert”, poursuit Carlo Van Wageningen, qui dirige désormais Lake Turkana Wind Power (LTWP, la société de projet dont il est actionnaire). C’était effrayant. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement a engagé des discussions avec Bruxelles, au grand dam des syndicats.
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La France pourrait ouvrir des barrages hydroélectriques à la concurrence dès 2018

Le gouvernement a engagé des discussions avec Bruxelles, au grand dam des syndicats.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 10h33
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La France va-t-elle ouvrir les concessions des barrages hydroélectriques à la concurrence ? Selon les syndicats d’EDF, le gouvernement s’apprêterait à répondre favorablement à la demande de Bruxelles de favoriser la concurrence.
Ce sujet plane depuis 2010 sur les barrages français, qui produisent 11 % de l’électricité du pays. Construits dans leur grande majorité après-guerre, ces immenses ouvrages ont longtemps symbolisé la production d’électricité, avant le développement du parc nucléaire dans les années 1970.
EDF exploite 85 % des centrales hydroélectriques françaises. C’est ce qui pose problème à la Commission européenne : depuis plus de dix ans, la France fait miroiter à Bruxelles qu’elle va permettre à des concurrents d’EDF de devenir exploitants de certains barrages. Concrètement, il s’agira d’une procédure d’appels d’offres qui permettra à des acteurs privés, français ou étrangers, de se porter candidats et de remporter une concession pour gérer le barrage.
Mais aucun gouvernement français, de gauche comme de droite, n’a vraiment fait avancer le dossier. Si bien que la Commission, agacée par ce qu’elle considérait comme un jeu de dupes, a haussé le ton en octobre 2015 et a mis en demeure la France. Le précédent gouvernement avait prudemment décidé d’attendre avant de répondre à l’injonction européenne, à la satisfaction des syndicats du secteur.
« C’est un pur scandale »

A contrario, le gouvernement d’Edouard Philippe est entré en discussion avec la Commission pour définir la feuille de route de ces appels d’offres. Interpellé par les organisations syndicales du secteur, Matignon leur a confirmé, mercredi 7 février, travailler dans cette direction pour une ouverture d’une partie des concessions dès 2018, sans dévoiler ses plans précis.
« C’est un pur scandale », s’alarme Alexandre Grillat, secrétaire de la CFE-CGC Energies, qui souligne que les syndicats avaient déjà engagé des discussions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Dans son ouvrage « Animaux homos », Fleur Daugey s’attaque à l’idée selon laquelle l’homosexualité serait contre nature.
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Les animaux ont toujours pratiqué la sexodiversité

Dans son ouvrage « Animaux homos », Fleur Daugey s’attaque à l’idée selon laquelle l’homosexualité serait contre nature.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 10h55
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Le livre. Science et politique ne font pas toujours bon ménage. Des pseudo-études sur l’inégalité des races, chères aux nazis, aux théories farfelues de Lyssenko sur le développement agricole, l’Histoire nous le rappelle : les pouvoirs parent souvent leurs pires errements de vertus scientifiques.
Aujourd’hui encore, les industriels du sucre ou du tabac, comme les activistes climatosceptiques, appuient leurs appels au laisser-faire sur des travaux de chercheurs. C’est à ce type de prise en otage de la science que Fleur Daugey a décidé de se confronter. Plus précisément à un de ces clichés qui, depuis des siècles, ont conduit à la stigmatisation, la discrimination, le harcèlement des gays et lesbiennes : l’idée que l’homosexualité serait contre nature.
Cette affirmation se retrouve souvent dans la bouche de l’homme de la rue. « Pire, écrit Fleur Daugey, elle inonde les discours des religieux fondamentalistes de toute obédience et sert de socle idéologique aux mouvements tels que La Manif pour tous et tant d’autres organisations homophobes de par le monde », nourrissant les codes pénaux les plus répressifs, dont certains punissent encore de mort les relations entre personnes de même sexe.
Le ton est donné. Pas question d’avancer masquée : la démarche d’Animaux homos est bel et bien politique. Mais pas question non plus de laisser les obscurantistes confisquer la science. Car « l’ensemble des recherches donne une réponse claire et sans ambiguïté : loin d’être contre nature, l’homosexualité est dans la nature ». Insectes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères : elle a été documentée chez 471 espèces sauvages et 19 espèces domestiques.
Certains objecteront que la planète compte plus de 7 millions d’espèces. Mais les mœurs de la majorité d’entre elles demeurent inconnues et pourraient bien réserver de nouvelles surprises. Quant au demi-millier d’« animaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont cancérogènes et se trouvent à la surface des particules ultrafines émises en grand nombre par les véhicules diesel.
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Les particules ultrafines, la pollution cachée des véhicules diesel

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont cancérogènes et se trouvent à la surface des particules ultrafines émises en grand nombre par les véhicules diesel.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 09h23
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            
Les NOx n’ont désormais quasiment plus de secrets pour le grand public. Depuis que l’on sait que Volkswagen en a fait inhaler à haute dose à des singes pour tenter de prouver – en vain – leur innocuité, plus personne n’ignore que ce sigle désigne les oxydes d’azote, dont le fameux NO2 (dioxyde d’azote) a également été testé sur des cobayes humains par un groupe de recherche financé par les constructeurs allemands.
Déjà, le « dieselgate » avait révélé que plusieurs groupes automobiles s’évertuaient à truquer leurs moteurs pour minorer les rejets de NOx lors des tests antipollution d’homologation des véhicules. Et des grandes revues scientifiques comme Nature ont compté que les excès d’émission de ce gaz toxique étaient responsables d’environ 38 000 morts prématurées chaque année dans le monde.
Ce que l’on sait beaucoup moins, en revanche, c’est que les moteurs diesel recrachent des substances encore plus nocives que les NOx : les HAP. Derrière ce trigramme inconnu au-delà du cercle des initiés se cachent les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Son représentant le plus toxique répond au nom barbare de benzo[a]pyrène. Le B[a]P, que l’on retrouve aussi dans la fumée de cigarette ou du chauffage au bois, est classé cancérogène pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est considéré comme traceur du risque cancérogène pour la famille des HAP.
Les particules ultrafines, « le vrai scandale sanitaire »
« On s’offusque, à juste titre, que des constructeurs automobiles fassent respirer des Nox à des singes, mais le benzo[a]pyrène, on interdit de le manipuler en laboratoire en raison de son extrême dangerosité et, en même temps, on continue à inciter les gens à l’acheter et à le respirer avec une fiscalité avantageuse pour le diesel », souligne Thomas Bourdrel, auteur d’un article sur les conséquences sanitaires des polluants issus du trafic routier, dans le numéro de février de la revue Réalités cardiologiques....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ 65 % des assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy, a déclaré la ministre des outre-mer.
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Irma : Girardin fait le point sur les indemnisations des sinistrés

65 % des assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy, a déclaré la ministre des outre-mer.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 21h16
   





                        


Cinq mois après le passage du cyclone Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a fait le point sur les indemnisations des sinistrés.
« 65 % des dossiers d’assurés ont reçu un règlement financier total ou partiel à Saint-Martin et 57 % à Saint-Barthélemy », a-t-elle annoncé, mardi 13 février. La ministre, qui recevait le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz a rappelé que « près de 25 000 déclarations de sinistre à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy » ont été enregistrées, « pour un coût total estimé à 1,83 milliard d’euros », selon un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Les dégâts des ouragans Irma et Maria estimés à près de 2 milliards d’euros



Finalement, « 95 % des bâtiments des deux îles ont été dégradés, dont un quart totalement détruits, et plus de 10 000 véhicules assurés ont été endommagés ou déclarés épaves », a précisé la ministre, qui recevait les assureurs en compagnie du délégué interministériel chargé de la reconstruction, Philippe Gustin.
« Depuis septembre, les assurances ont réglé environ 500 millions d’euros à leurs clients », note la ministre, qui regrette toutefois que « le nombre de dossiers réglés accuse un décalage de près de cinquante jours par rapport aux dernières catastrophes majeures qui ont touché le territoire national ». La ministre a demandé aux assureurs de « poursuivre leurs efforts » pour « répondre rapidement aux demandes d’indemnisation ».
90 % des expertises réalisées, selon les assureurs
Les assureurs ont, de leur côté, précisé « que plus de 90 % des expertises ont déjà été réalisées et que les 100 % devraient être atteints sous peu, ce qui permettra une accélération des paiements », ajoute le communiqué.

        Lire aussi :
         

                La nuit où l’ouragan Irma a dévasté la préfecture de Saint-Martin



Les assureurs ont aussi souligné que l’ampleur des dégâts et la situation particulière des deux îles avaient « posé des difficultés inédites ». Ils ont notamment relevé que la suppression de liaisons aériennes avait retardé l’envoi d’experts, et que le nombre élevé de copropriétés avait rendu les dossiers « plus longs à traiter, d’autant que 20 % des copropriétaires ne se sont pas manifestés auprès de leur assurance ». 
Ils ont aussi rappelé que « près de 90 % des assurés ont fait appel à une contre-expertise », alors que ce taux est généralement de 10 %.
Au début du mois de février, Emmanuel Macron, qui avait reçu le président de la collectivité de Saint-Martin, Daniel Gibbs, s’était « engagé à intervenir auprès des assureurs » pour que les dossiers de remboursement « soient réglés au 1er mars », avait déclaré la collectivité territoriale de Saint-Martin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans sa dernière étude, l’Ifremer a évalué les stocks de poissons dans la zone et tente de mesurer les effets du changement climatique.
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Les poissons pélagiques de la Manche migrent vers la mer du Nord

Dans sa dernière étude, l’Ifremer a évalué les stocks de poissons dans la zone et tente de mesurer les effets du changement climatique.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 18h21
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


La Thalassa, l’un des onze navires de l’Institut national de recherche intégrée en sciences marines (Ifremer), vient de rentrer au port de Boulogne-sur-Mer après avoir sillonné les eaux de la Manche Est et de la mer du Nord du 21 janvier au 11 février. Dans les filets du bateau océanographique, des poissons, mais surtout des données scientifiques.
La campagne européenne d’évaluation des stocks qui vient d’être menée, comme chaque année depuis plus de trente ans, permet de calculer un indice d’abondance des principales espèces de poissons commerciaux exploitées en Manche-mer du Nord. Pour cela, l’équipage du Thalassa a trié, pesé, mesuré 13 325 poissons et rapporté à quai 189 échantillons d’œufs de 77 espèces différentes, à la suite de 60 chalutages de fond d’une durée de 30 minutes chacun.

        Lire le reportage :
         

          A Boulogne-sur-Mer, le désarroi des pêcheurs face aux chalutiers électriques néerlandais



Première conclusion du projet Eclipse, qui étudie en particulier les effets de la pêche et du changement climatique sur la biodiversité marine : la structure des populations de poissons a subi des fortes modifications au cours des années 1990 en Manche Est. Les stocks de pélagiques, des poissons de petite taille – hareng, chinchard, sprat, sardine, maquereau – ont fortement diminué. Ces espèces, qui vivent dans les eaux proches de la surface ou entre la surface et le fond, ont souvent une préférence pour les eaux froides.
« Il y a eu dans les années 1990 un passage d’une phase froide à une phase chaude, explique Arnaud Auber, responsable du projet Eclipse. Et les résultats des analyses statistiques suggèrent que les changements de communautés de poissons sont liés à ce basculement climatique. » La température a augmenté en moyenne de 0,5 degré par décennie en Manche-mer du Nord depuis les années 1980.
Parallèlement, en mer du Nord, l’étude a démontré une augmentation des petits pélagiques depuis le début des années 2000. Les scientifiques font donc l’hypothèse d’une migration vers le Nord en réponse au réchauffement de l’eau. Des études prospectives seront menées pour confirmer ce point et mesurer si le changement climatique peut accroître ces tendances à l’avenir. Les membres du projet Eclipse travaillent au demeurant avec le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Trois scénarios – optimiste, intermédiaire ou pessimiste –, permettront d’anticiper jusqu’à 2100 les conséquences des modifications du climat sur de nombreuses espèces de poissons.
Augmentation du trafic maritime
Dans ce contexte et face aux tensions autour de la pêche – en particulier en lien avec la pêche électrique développée par les armateurs néerlandais dans cette zone –, ce qui n’était qu’un simple inventaire des jeunes poissons en mer du Nord est devenu une étude annuelle attendue par les professionnels de la pêche et du climat. « C’est important d’étudier l’ensemble de l’écosystème, insiste l’ingénieur de l’Ifremer et chef de la mission, Yves Vérin. Pour expliquer les changements, on ne peut pas juste incriminer les pêcheurs ou le réchauffement climatique. »

        Lire aussi :
         

                Le Parlement européen demande l’interdiction de la pêche électrique



L’augmentation du trafic maritime et du nombre de plateformes en mer du Nord, mais aussi de champs éoliens du côté des eaux danoises et britanniques, rend plus ardus les prélèvements qu’au début de la campagne, en 1976. Yves Vérin se souvient des premières études : « Au début, on collectait les poissons à la main sur l‘ancienne Thalassa. Mais ça a énormément évolué techniquement et le programme s’est enrichi pour tenir compte des paramètres environnementaux. »
Six autres pays (Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Suède) effectuent en parallèle le même type de captures. L’ensemble des données est coordonné par le Conseil international pour l’exploration de la mer. Réseau de centaines de scientifiques, le CIEM donne des avis pour une gestion durable des écosystèmes marins de l’Atlantique nord-est et des mers adjacentes, il est en particulier consulté lors de la fixation des quotas de pêche dans l’Union européenne.
Finalement les impacts directs de la pêche sur la structure des communautés n’ont pas été mis en évidence par l’Ifremer. « Mais cela ne dit pas qu’il n’y a pas eu des effets sur certaines espèces », met en garde Arnaud Auber. Sur les trois dernières décennies, les histogrammes en dents de scie présentés par les scientifiques affichent une baisse de plusieurs espèces telles que la morue, le merlan et l’églefin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’auteure s’était fait connaître en révélant la contamination au mercure de la mer de Shiranui, au Japon. Elle est décédée le 10 février, à l’âge de 90 ans.
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Michiko Ishimure, écrivaine japonaise, est morte

L’auteure s’était fait connaître en révélant la contamination au mercure de la mer de Shiranui, au Japon. Elle est décédée le 10 février, à l’âge de 90 ans.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 18h15
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            
Une grande dame s’est éteinte : Michiko Ishimure, écrivaine qui révéla aux Japonais les souffrances des victimes de la maladie de Minamata (intoxication par le mercure) est morte le 10 février à Kumamoto. Elle avait 90 ans. Mêlant romanesque, poésie, journal intime, témoignages et histoire, elle fut la voix des 10 000 personnes qui ont été officiellement atteintes de cette maladie affectant le système nerveux central.
Née le 11 mars 1927 dans le village de Kawaura sur l’île Amakusa, elle avait grandi à Minamata (département de Kumamoto, dans le Kyushu) sur la rive opposée de la mer de Shiranui. Institutrice, elle avait découvert en se rendant à l’hôpital, où avait été hospitalisé son fils, les premiers malades souffrant de cette maladie mystérieuse qui n’épargnait pas les enfants, dont beaucoup naissaient avec des infirmités motrices et cérébrales lourdes. Un faisceau de symptômes (poissons morts, chats pris de spasmes convulsifs…) allait permettre de conclure à un empoisonnement de la mer. La maladie fut reconnue en 1956 mais, jusqu’en 1968, l’usine chimique Chisso qui déversait du méthyle-mercure dans la mer et l’Etat nièrent toute responsabilité.
A l’écoute des victimes
Michiko Ishimure rompit cette conspiration du silence qui contribua à contaminer la mer pendant des décennies. Elle ne fut certes pas seule à militer pour que la lumière soit faite et que les victimes soient dédommagées mais, par son empathie pour celles-ci, la trilogie qu’elle publia en 1959, Mer de souffrance, terre de lumière (Paradise in the Sea of Sorrow : Our Minamata Disease, University of Michigan, 2003) eut un retentissement particulier, s’inscrivant dans ce que l’on appellerait aujourd’hui la « narration littéraire documentaire ».
Michiko Ishimure a écouté les victimes provenant pour la plupart de communautés de pêcheurs des petites îles de la mer de Shiranui. A partir du récit de ces drames individuels (découverte d’une maladie sournoise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La ville du Cap est depuis des mois frappée par une sécheresse historique qui menace la mégapole de 4 millions d’habitants d’une rupture de son approvisionnement en eau potable.
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Crise de l’eau au Cap : l’Afrique du Sud déclare l’état de catastrophe naturelle

La ville du Cap est depuis des mois frappée par une sécheresse historique qui menace la mégapole de 4 millions d’habitants d’une rupture de son approvisionnement en eau potable.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 13h37
   





                        


Les autorités sud-africaines ont proclamé mardi 13 février l’état de catastrophe naturelle dans tout le pays en raison de la sécheresse historique qui frappe depuis des mois l’agglomération du Cap, menacée d’une rupture de son approvisionnement en eau potable.
Cette décision, publiée dans le Journal officiel, a été prise après « réévaluation de l’ampleur et de la gravité de la sécheresse actuelle » et confie désormais la gestion de la crise au gouvernement. Sous son autorité, toutes les institutions de l’Etat sont désormais mandatées pour mettre en œuvre « les plans d’urgence, l’aide immédiate et les mesures de construction » nécessaires, selon le texte de l’arrêté signé par le chef du centre national de gestion des situations d’urgence, Mmaphaka Tau.

        Lire :
         

          En Afrique du Sud, vent de panique au Cap menacé d’être privé d’eau



25 litres d’eau potable par jour et par personne
Après trois ans de sécheresse, le niveau d’eau dans les barrages, première source d’approvisionnement de la mégapole, est dramatiquement bas, et la deuxième ville d’Afrique du Sud pourrait se retrouver sans eau dans les prochaines semaines. Ce sera le « jour zéro ». En novembre 2017, il avait été fixé au 13 mai 2018, puis un temps à la mi-avril, avant d’être reporté cette semaine au 11 juin.
Pour retarder l’échéance, les quelque 4 millions d’habitants du Cap ont été invités à n’utiliser que cinquante litres d’eau par personne et par jour, l’équivalent d’une douche quotidienne de trois minutes. Les autorités locales ont menacé d’infliger des amendes à ceux qui dépasseraient ce seuil mais leurs menaces n’ont, pour l’heure, pas été mises à exécution. Si le « jour zéro » se produit, les Captoniens devront se ravitailler aux 200 points de collecte d’eau, où ils recevront un maximum de 25 litres par jour et par personne. La municipalité du Cap, contrôlée par le parti d’opposition de l’Alliance démocratique, est vivement critiquée pour ne pas avoir tenu compte des avertissements des experts et ne pas avoir pris plus tôt des mesures de restriction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Depuis l’arrivée aux commandes d’Isabelle Kocher, le groupe a axé sa stratégie sur la transition énergétique et les services. Des changements parfois difficiles à accepter en interne.
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Engie, une transformation menée au pas de charge

Depuis l’arrivée aux commandes d’Isabelle Kocher, le groupe a axé sa stratégie sur la transition énergétique et les services. Des changements parfois difficiles à accepter en interne.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h40
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

C’est l’une des plus importantes transformations menée par un groupe français. Issu de la fusion entre Gaz de France et Suez en 2008 sous la surveillance de l’Etat français, Engie a multiplié en dix ans les virages stratégiques.
Alors que le paysage de l’énergie en Europe a été bouleversé par la baisse massive des prix de l’électricité et du gaz, Engie a progressivement décidé de se recentrer. Après plusieurs années d’atermoiements, Gérard Mestrallet et Isabelle Kocher, respectivement président du conseil d’administration et directrice générale, ont initié, modestement en 2013, puis de manière accélérée en 2015, une stratégie axée sur la transition énergétique. L’idée était de vendre les activités dites carbonées – notamment les centrales à charbon, très émettrices de CO2 – tout en se concentrant sur les activités à revenus réguliers, comme les renouvelables subventionnés, ou les réseaux de gaz.

Cette stratégie est passée par un programme de cessions d’actifs colossal, pour un montant de 15 milliards d’euros, qui, début 2018, ont quasiment été toutes réalisées. Citons notamment la vente des centrales à charbon d’International Power, pourtant achetées à prix d’or en 2010, celle des activités d’exploration et de production de gaz ou, plus récemment, la cession d’une partie de ses activités dans le gaz naturel liquéfié (GNL) à Total. Mme Kocher annonce aussi son intention de renoncer à investir dans le nucléaire, alors que le groupe exploite encore sept réacteurs en Belgique.

Stratégie de cessions
« Les actifs n’ont pas été bradés, estime Pierre-Antoine Chazal, analyste chez Bryan Garnier. C’est un tour de force pour un groupe comme Engie d’avoir réalisé toutes ces cessions en trois ans. » Parallèlement, le groupe se développe dans les services énergétiques, notamment en direction des collectivités locales, et dans les énergies renouvelables. « Engie a installé en 2017...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ En mai, Jean-Pierre Clamadieu remplacera Gérard Mestrallet à la tête de l’énergéticien français. Isabelle Kocher, qui visait le poste, officiera à ses côtés.
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Bataille pour la présidence d’Engie : coups bas, sexisme et boules puantes

En mai, Jean-Pierre Clamadieu remplacera Gérard Mestrallet à la tête de l’énergéticien français. Isabelle Kocher, qui visait le poste, officiera à ses côtés.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 19h59
    |

            Jean-Michel Bezat, 
Isabelle Chaperon et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Le gouvernement a tranché : Jean-Pierre Clamadieu sera le prochain président non exécutif du conseil d’administration d’Engie. Le « board » du géant énergétique devait en effet proposer, mardi 13 février, la nomination du patron du groupe chimique belge Solvay comme administrateur, en vue de son intronisation à l’issue de l’assemblée générale du 18 mai 2018, date à laquelle s’achève le mandat de Gérard Mestrallet, 69 ans, l’actuel président. Cet industriel reconnu, âgé de 59 ans, formera un nouveau tandem avec Isabelle Kocher, 51 ans, la directrice générale du groupe depuis le 3 mai 2016.
Pour son entourage, il s’agit d’une bonne nouvelle. Les deux dirigeants se connaissent de longue date et s’apprécient. Pour autant, l’arrivée de M. Clamadieu, aux compétences très opérationnelles, pourrait constituer une menace pour Mme Kocher, dont le mandat s’achève dans deux ans. Le temps qu’il lui reste pour prouver qu’elle a réussi le virage stratégique engagé en 2015 : sortir en partie des énergies fossiles et de la production d’électricité soumise aux risques du marché pour développer les renouvelables, les réseaux intelligents et les services énergétiques. En cas d’échec de sa « stratégie de l’énergie trois D » (décarbonée, décentralisée et digitalisée), M. Clamadieu offrirait une alternative très crédible.

Un déchaînement de haine
Longtemps, Mme Kocher, qui avait été mise sur orbite dès novembre 2014 par Gérard Mestrallet pour prendre sa succession, a espéré réunir les fonctions de présidente et de directrice générale, pour devenir la première femme PDG du CAC 40. L’Etat, qui détient encore 24,1 % du capital d’Engie, en a décidé autrement. Parce que « Macron ne l’aime pas » comme le susurre depuis des mois le très courtisan microcosme parisien ? Parce qu’elle gère mal l’entreprise, comme ses détracteurs l’assurent ? Par sexisme ordinaire, alors qu’elle est la seule femme à diriger un groupe du CAC 40 ?
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ 57,5 % des entreprises du CAC 40 ont à leur tête des dirigeants qui cumulent les mandats de président et de directeur général contre seulement 10 % des firmes européennes.
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Le PDG, une exception française… au masculin

57,5 % des entreprises du CAC 40 ont à leur tête des dirigeants qui cumulent les mandats de président et de directeur général contre seulement 10 % des firmes européennes.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h21
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Quatre ans après avoir été choisie par Gérard Mestrallet pour assurer sa succession à la tête d’Engie, deux ans après avoir pris la direction générale, Isabelle Kocher s’est vu refuser la présidence de l’énergéticien. Est-ce un désaveu ? Oui et non.
En France, en effet, le cumul du mandat de président et de directeur général reste le modèle dominant. Selon les calculs du cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest, 57,5 % des entreprises du CAC 40 ont à leur tête un PDG. Ce mode de gouvernance apparaît, toutefois, comme une exception en Europe : seulement 10 % des entreprises appartenant à l’indice Stoxx Europe 600, regroupant les grandes valeurs européennes, sont dirigées par un PDG.
Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, le chairman et le chief executive officer se partagent le plus souvent les rôles, comme le président et l’administrateur délégué en Italie. « La dissociation est un principe de bonne gouvernance. Le président anime le conseil d’administration qui nomme les dirigeants et contrôle la bonne mise en œuvre de la stratégie. L’absence de dissociation revient à dire que le PDG doit se contrôler lui-même. On voit bien que cela pose un problème », souligne Charles Pinel, associé chez Proxinvest.
Cette analyse ne prospère guère en France, où le pouvoir ne se partage pas, sauf affaire de circonstance. Ainsi, à mesure que les parrains du CAC 40 ont été rattrapés par l’âge, beaucoup ont abandonné dans un premier temps les rênes opérationnelles, conservant la présidence le plus longtemps possible. La dissociation est alors vue comme une transition en attendant que le dauphin fasse ses preuves. A ce jeu, Patrick Pouyanné a été le plus rapide : nommé directeur général de Total en octobre 2014 après le décès de Christophe de Margerie, il a été intronisé PDG dès décembre 2015.

        Lire aussi :
         

                CAC 40 : du sang neuf dans les conseils d’administration



Aucune femme n’a été PDG du CAC 40
Chez Veolia, Antoine Frérot n’a eu à passer qu’un an entre deux eaux, le temps qu’Henri Proglio, resté président du spécialiste de l’environnement après sa nomination comme PDG d’EDF, démissionne, sous la pression du gouvernement.
L’attente avait été de trois ans pour Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain) et Emmanuel Faber (Danone), de cinq ans pour Jean-Paul Agon (L’Oréal). Le plus patient aura été Henri de Castries, nommé PDG de l’assureur AXA en 2010, après en avoir été pendant dix ans le président du directoire. Jacques Aschenbroich, lui, a été nommé PDG de l’équipementier automobile Valeo en 2016, au bout de sept ans à la direction générale.
L’Etat assure que désormais il veut voir deux têtes dépasser dans les entreprises dont il est actionnaire. C’est déjà le cas chez Safran, Airbus, CNP ou Orano (ex-Areva). Mais pas chez Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), Air France KLM, Thales, Renault ou Orange. La formule n’a pas que des avantages, comme EDF l’a illustré, dans les années 1990.
Le groupe d’électricité, organisé en direction bicéphale depuis sa création en 1946, a été marqué entre 1996 et 1998 par une guerre – souvent larvée, parfois ouverte – entre le président, Edmond Alphandéry, qui voulait contrôler l’entreprise, et Pierre Daurès, le directeur général, un homme du sérail soutenu par les grands barons du groupe. Le premier ministre, Lionel Jospin, avait fini par pousser les deux hommes à la démission en juin 1998. Les quatre patrons suivants ont été investis des pleins pouvoirs…
Seule constante, jamais aucune femme n’a été PDG du CAC 40. Deux directrices générales ont émergé – l’Américaine Patricia Russo chez Alcatel-Lucent (2006-2008) et Isabelle Kocher chez Engie. Depuis janvier 2016, Sophie Bellon est présidente de Sodexo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Un « red rattler » réhabilité et couvert de panneaux photovoltaïques assure un trajet de trois kilomètres entre le centre-ville et un hôtel situé sur la plage.
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En Australie, le premier train 100 % solaire roule sur la côte de Byron Bay

Un « red rattler » réhabilité et couvert de panneaux photovoltaïques assure un trajet de trois kilomètres entre le centre-ville et un hôtel situé sur la plage.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h05
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Quand, dans la ville de Byron Bay, à 600 kilomètres au nord de Sydney, l’ancien baron des mines Brian Flannery a eu l’idée de réhabiliter une voie de chemin de fer désaffectée pour y faire circuler une locomotive diesel retapée, il n’avait pas prévu de marquer l’histoire des énergies renouvelables. Mais six ans plus tard, son projet a pris une tournure inattendue. Le 16 décembre 2017, il a offert à la cité balnéaire une première mondiale : un train électrique fonctionnant entièrement à l’énergie solaire. Désormais, la nouvelle attraction touristique de la ville parcourt seize fois par jour, en sept minutes, un trajet de trois kilomètres.
L’histoire commence au début des années 2010. Brian Flannery, qui a fait fortune dans le charbon avant d’investir dans le secteur touristique, cherche un mode de transport alternatif pour les clients de son luxueux « Resort Elements of Byron », situé sur une plage de la ville confrontée à de terribles embouteillages. Il convainc les autorités locales de le laisser rouvrir une ligne de chemin de fer abandonnée et fait restaurer un « red rattler », l’un de ces trains construits après la seconde guerre mondiale, qui ont sillonné l’Australie pendant des décennies. Problème, les habitants voient d’un mauvais œil l’arrivée de cet engin polluant qui doit relier le centre au complexe hôtelier. Finalement, en 2016, un concours de circonstances offre une alternative : grâce aux progrès technologiques, au poids relativement léger de ce « red rattler » pouvant accueillir 100 passagers, à un trajet court et plat, il semble possible de l’alimenter à l’énergie solaire.
Récupérer l’énergie du freinage
Les équipes de l’entrepreneur couvrent le toit du train de panneaux photovoltaïques, les connectent à un ensemble de batteries lithium d’une capacité de 77 kWh et mettent en place un système de freinage qui permet de récupérer environ 25 % de l’énergie utilisée quand les freins sont actionnés. L’un des deux moteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Près de 50 000 logements d’Australie-Méridionale vont être équipés de panneaux photovoltaïques et d’une batterie fournie par Tesla.
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En Australie, la plus grande centrale électrique virtuelle du monde

Près de 50 000 logements d’Australie-Méridionale vont être équipés de panneaux photovoltaïques et d’une batterie fournie par Tesla.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 10h21
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Si l’Australie, l’un des premiers pollueurs mondiaux par habitant, affiche des ambitions modestes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre – de 26 % à 28 % d’ici 2030 par rapport à 2005 –, le gouvernement d’Australie-Méridionale multiplie les initiatives pour devenir « leader du monde en énergies renouvelables », selon son premier ministre Jay Weatherill. Le 4 février, il a annoncé un plan visant à créer la plus grande centrale électrique virtuelle de la planète.
Pour mener à bien ce projet, cet Etat s’appuie sur des technologies innovantes et s’est associé à Tesla, l’entreprise fondée par Elon Musk. Ensemble, ils vont équiper, d’ici 2022, 50 000 habitations de panneaux solaires et de batteries Powerwall 2 développées par le géant américain.
Logements en réseau
Alors que les installations photovoltaïques sont, par définition, tributaires de l’ensoleillement pour fournir de l’électricité, ce type de boîtier domestique permet de stocker le surplus d’énergie engrangé pendant la journée et de l’utiliser ultérieurement en fonction des besoins. A l’échelle individuelle, rien de révolutionnaire, mais le gouvernement travailliste prévoit de mettre en réseau l’ensemble des logements dotés de ce système, capable de produire 5 kWh, pour les transformer en une immense usine de production énergétique. « A des moments-clés, l’usine virtuelle pourra fournir autant d’énergie qu’une centrale à charbon ou une turbine à gaz », a expliqué Tesla dans un communiqué. A terme, elle devrait atteindre une capacité de 250 mégawatts couplés à 650 MWh de stockage. Cerise sur le gâteau, les foyers seront équipés gratuitement.
Dans ce cadre, les logements individuels sont avant tout conçus comme des unités de production et de stockage d’énergie renouvelable. En d’autres termes, leurs occupants ne seront pas propriétaires des installations et ne devraient pas consommer directement l’électricité produite. Celle-ci sera gérée par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ En France, un million et demi de mètres cubes de déchets nucléaires s’accumulent dans des centres de stockage. Certains resteront radioactifs pendant 100 000 ans. Comment s’en débarrasser ?
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le rassemblement réussi des opposants au projet d’aéroport, samedi 10 février, s’est tenu sur fond de divergences fortes sur la stratégie à adopter face au gouvernement.
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Notre-Dame-des-Landes : la ZAD en plein débat sur son avenir

Le rassemblement réussi des opposants au projet d’aéroport, samedi 10 février, s’est tenu sur fond de divergences fortes sur la stratégie à adopter face au gouvernement.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h18
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ont réussi leur pari. Après avoir obtenu son abandon, annoncé officiellement par le gouvernement le 17 janvier, les occupants de la ZAD, la zone à défendre, ont fait le plein, samedi 10 février, lors de leur rassemblement, « Enracinons l’avenir ».
Ils furent des milliers – de 30 000 à 40 000 personnes selon les organisateurs, venus de la France entière, 8 500 selon la préfecture –, dont de très nombreux jeunes et beaucoup de manifestants venant pour la première fois, à rejoindre la ferme de Bellevue, au cœur de la zone. Mais l’ambiance carnavalesque, les fanfares, chorales, fest-noz et concerts en tout genre, ou encore l’embrasement d’une maquette géante d’avion en bois, propre à réchauffer des participants transis par une bruine persistante et pénétrante, ne sauraient masquer les défis, et les difficultés, à venir pour les occupants de la ZAD.

Au-delà de l’immense satisfaction visible sur tous les visages, cette fête se voulait tournée vers le futur des terres agricoles et de la ZAD, menacé par l’arrivée du printemps, échéance à laquelle les occupants illégaux devront être partis « d’eux-mêmes », selon les termes d’Edouard Philippe, le premier ministre.
Il y a pour le mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, Coordination des opposants) deux problèmes majeurs à régler : la discussion avec les autorités sur le processus de légalisation ou d’intégration des nombreux projets agricoles déjà en cours sur la zone, et le règlement de divergences importantes entre les divers habitants du bocage.
« Franche engueulade »
Les tensions ont augmenté lors du nettoyage de la route départementale 281 – entravée par de nombreuses chicanes –, une exigence de la préfecture avant tout démarrage de discussions sur l’avenir de la ZAD, une condition aussi pour éviter l’intervention directe des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le patron du groupe chimique belge Solvay a été choisi par le gouvernement et les administrateurs. Jusqu’au dernier moment, la directrice générale, Isabelle Kocher, a essayé de décrocher le titre de PDG.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/02/2018
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Engie : Jean-Pierre Clamadieu succédera à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration

Le patron du groupe chimique belge Solvay a été choisi par le gouvernement et les administrateurs. Jusqu’au dernier moment, la directrice générale, Isabelle Kocher, a essayé de décrocher le titre de PDG.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 08h14
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Le président de la République et les administrateurs d’Engie ont sifflé la fin de la partie. Ils sont tombés d’accord sur le nom de Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif du chimiste belge Solvay, pour succéder à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration du géant de l’énergie, dont l’Etat détient encore 24,1 % du capital.
M. Clamadieu pourra rester patron de Solvay. Cet industriel reconnu et engagé sur les dossiers du développement durable et du changement climatique sera proposé comme administrateur d’Engie, mardi 13 février, lors d’un conseil d’administration extraordinaire. Il sera élu président à l’issue de l’assemblée générale du 18 mai. Il aura pour mission de contrôler la bonne exécution du plan stratégique défini en 2015 par M. Mestrallet, alors PDG, et l’actuelle directrice générale, Isabelle Kocher.

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Alors que l’Etat actionnaire prônait la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général, Mme Kocher s’est battue jusqu’au bout pour les cumuler et devenir ainsi la première femme PDG d’une entreprise du CAC 40. M. Clamadieu est, lui, un chaud partisan d’une dissociation des fonctions. Il l’a expérimentée chez Rhodia, puis chez Solvay. C’est à ses yeux le meilleur mode de gouvernance, et pas une forme de défiance vis-à-vis d’un directeur général.
Une solide réputation
Après douze ans dans le service public – notamment comme conseiller industriel au cabinet de la ministre du travail, Martine Aubry, entre 1991 et 1993 –, M. Clamadieu est entré chez Rhône-Poulenc. Devenu directeur général en pleine crise dix ans plus tard, il redresse Rhodia, l’ex-branche chimie du groupe au bord de la faillite, avant de mener à bien l’opération de rachat de son groupe par Solvay en 2011. Puis il recentre la séculaire maison belge sur la chimie à haute valeur ajoutée, notamment en déboursant 5 milliards d’euros en 2015 pour racheter l’américain Cytec, spécialiste des matériaux composites pour l’aéronautique.
Depuis une dizaine d’années, M. Clamadieu s’était ainsi forgé une solide réputation. Son nom avait été évoqué en 2011 pour remplacer Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, où il préférera laisser la place à son condisciple du corps des Mines, Luc Oursel, déjà bras droit d’« Atomic Anne ». Il est de nouveau cité en 2014 pour succéder au PDG d’EDF, Henri Proglio, où l’Etat lui préférera le patron de Thales, Jean-Bernard Lévy. De nombreuses sources indiquent qu’il fait partie, comme Fabrice Brégier, encore numéro deux d’Airbus, des chefs d’entreprise les plus appréciés par le président de la République.

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Discret mais influent au sein des instances patronales, M. Clamadieu est devenu le « monsieur développement durable » du Medef et de l’Association française des entreprises privées, le puissant lobby des grands groupes tricolores. Une conversion, ou plutôt une conviction, qui remonte à ses années chez Rhodia, persuadé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre est « un objectif majeur pour tous les chefs d’entreprise ». Et qu’elle peut être source de croissance. C’est à lui que Laurence Parisot, alors présidente du Medef, confiera en 2007 la commission du développement durable. Elle lui permettra de s’investir dans le Grenelle de l’environnement lancé deux ans plus tard par le président de la République, Nicolas Sarkozy.
Connaissance des arcanes politico-économiques belges
Actif dans la préparation de la COP21 de Paris, il a aussi été à la manœuvre, en décembre 2017, pour mettre en avant l’action des grands groupes en faveur du climat lors du One Planet Summit organisé par M. Macron à Paris. Plus de 90 entreprises, dont la quasi-totalité du CAC 40, s’étaient alors engagées à mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros pour rendre leurs activités climato-compatibles et « engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète ».
M. Clamadieu connaît bien « sa » directrice générale. Il rencontre Mme Kocher depuis des années sur les sujets d’énergie et de climat, mais aussi au conseil d’administration de l’assureur AXA, où ils siègent tous les deux. Et sans doute partagent-ils une conviction profonde tout en affichant un solide optimisme naturel : sans inflexion forte des activités humaines, la planète court à sa perte.
Le candidat retenu coche aussi une case supplémentaire : sa connaissance des arcanes politico-économiques belges. Elle lui sera utile. Les relations de Engie avec les autorités, mais aussi l’opinion, ont souvent été conflictuelles, notamment sur les prix de l’électricité pratiqués par Electrabel, l’« EDF belge ». Autre sujet connexe : les 7 réacteurs nucléaires exploités par cette société outre-Quievain. Des centrales en fin de vie appelées à fermer dans moins de dix ans. Mme Kocher ne veut pas développer l’énergie nucléaire, qu’elle ne juge plus pertinente sur le Vieux Continent. Le gouvernement français souhaite que le nouveau président d’Engie s’attelle sérieusement à ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le département avait acquis, depuis sa création en 1974, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, soit 895 hectares de terres.
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NDDL : la Loire-Atlantique réclame la rétrocession des parcelles cédées à l’Etat

Le département avait acquis, depuis sa création en 1974, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, soit 895 hectares de terres.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h36
   





                        



   


Le conseil départemental de Loire-Atlantique, ancien propriétaire de 895 ha de parcelles à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour accueillir le projet d’aéroport nantais, a officiellement demandé à l’Etat, lundi 12 février, leur rétrocession.
« Je sollicite au nom du département de Loire-Atlantique la rétrocession de l’ensemble des parcelles cédées [à l’Etat et au concessionnaire] », qui étaient « situées dans le périmètre de la déclaration d’utilité publique », écrit le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, dans un courrier adressé à la directrice régionale des finances publiques, en tant que gestionnaire du patrimoine de l’Etat. Les parcelles n’ayant « pas reçu l’affectation prévue », le département en demande la rétrocession à l’Etat, « en application de l’article L. 421-1 du code de l’expropriation », ajoute M. Grosvalet dans son courrier.
Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, le 17 janvier, l’abandon de la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais c’est l’expiration vendredi dernier du décret qui déclarait ces travaux d’utilité publique qui a marqué la fin officielle de ce projet né dans les années 1960.

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Le périmètre de la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’aéroport comprenait 1 650 ha – 1 250 ha de terres agricoles et 400 ha de bois, forêts et routes –, qui ont été acquis soit à l’amiable, soit après expropriation. La DUP étant devenue caduque, les anciens propriétaires peuvent demander de récupérer leurs terrains, maisons et bâtiments d’exploitation.

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Le département de Loire-Atlantique avait acquis depuis 1974 et la création de la ZAD, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, 895 hectares de terres. Près de 43 ha de parcelles situées dans le périmètre de la DUP avaient été cédées au printemps 2012 à l’Etat pour réaliser la desserte routière de l’aéroport, et 852 ha au concessionnaire de l’Etat pour réaliser la plate-forme aéroportuaire, détaille le courrier de M. Grosvalet.



                            


                        

                        


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