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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Aucune médaille française ce mardi 14 février. Demain, Martin Fourcade chassera une deuxième breloque, au milieu d’une journée surchargée.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : snow, tricot et Saint-Valentin

Aucune médaille française ce mardi 14 février. Demain, Martin Fourcade chassera une deuxième breloque, au milieu d’une journée surchargée.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 18h25
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
L’Américain Shaun White a conquis en patron un troisième titre olympique en half-pipe. Sacré à Turin (2006) et Vancouver (2010), le snowboardeur américain a réalisé un run démentiel, devançant le prodige japonais Ayumu Hirano – déjà médaillé d’argent il y a quatre ans à Sotchi – et Scotty James (Australie).

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Une fois n’est pas coutume, une non-Néerlandaise – Japonaise en l’occurrence – faisait figure de favorite dans une épreuve de patinage de vitesse. C’était bien mal connaître les Pays-Bas que de les imaginer laisser passer un titre dans l’anneau de Gaungeung.
Jorien ter Mors, combinaison orange donc, s’est imposée sur le 1 000 m devant deux Japonaises, Nao Kodaira et Miho Takagi. La Batave a pris une belle revanche : sacrée sur le 1 500 m à Sotchi, elle n’avait pu défendre son titre, la faute à trois compatriotes plus performantes lors des sélections nationales. Dingue.

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Jason Lamy Chappuis est bien revenu, mais il n’a pas fait de miracle. De retour sur le combiné nordique après deux ans d’absence, le Français, en or à Vancouver (2010), n’a pris que la 31e place sur le petit tremplin. Une épreuve remportée par l’Allemand Eric Frenzel, qui conserve donc son titre.
C’est au programme
Partez vite vous coucher après la lecture de la gazette, car le programme de la journée est très, très chargé. Et quelques médailles tricolores sont attendues.
La première, si le vent laisse quelque répit aux organisateurs, pourrait revenir à Tessa Worley. La Française, championne du monde de la spécialité l’an passé, compte parmi les favorites du géant, dont la première manche s’élancera à 2 heures. La deuxième est annoncée à 5 h 45. Taina Barioz et Adeline Baud-Mugnier ne seront pas de trop, dans le camp français, pour barrer la route à l’Américaine Mikaela Shriffin, qui espère débuter enfin ses jeux.

   


Toujours sur le site sacré de Jeongseon, la descente messieurs est programmée à 3 h 30. Adrien Théaux, Johan Clarey, Brice Roger et Maxence Muzaton seront dans le portique de départ. Une breloque n’est pas impossible.
Dans le même temps, Pierre Vaultier, tenant du titre, prendra part aux qualifications du snowboardcross, en compagnie de Ken Vuagnoux, Loan Bozzolo et Merlin Surget. Premiers runs à 3 heures.
Le temps de régler les carabines, direction le site d’Alpensia. Les biathlètes bleus tenteront d’embellir leur tableau de chasse, déjà décoré des deux médailles piochées par Anaïs Bescond et Martin Fourcade. Coup d’envoi de l’individuel dames (15 km) à 9 h 15. Les messieurs (20 km) partiront, eux, à partir de 12 heures.
Ouf !
C’est vu
Un fil à la patte

   


L’entraîneur de l’équipe finlandaise de snowboard a dispensé un cours de tricot en conférence de presse. Une activité qu’Antti Koskinen a l’habitude de pratiquer dans le portique de départ des compétitions, pour lutter contre le stress. Légèrement ridicule à l’écran, la danse des aiguilles en mondiovision n’a pas l’air de perturber ses athlètes : Enni Rukajärvi a décroché le bronze en slopestyle.
Un corps-à-corps

Why? https://t.co/Io1F6mmmEE— TourDeJose (@José Been)


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On cherche. Aidez-nous, vous ne serez pas de trop.
C’est dit
« Primo, terminer avant qu’ils éteignent la lumière. Deuzio, ne pas se prendre un arbre. »
Ceci n’est pas la feuille de route de Jean-Marc, favori du concours de danse disco organisé vendredi au Macumba, mais celle de Pita Taufatofua, engagé le même jour sur le 15 km de ski de fond des Jeux de Pyeongchang.

   


Le Tongien de 34 ans, qui avait fait fureur en défilant torse nu lors de la cérémonie d’ouverture, le corps plus huileux qu’un beignet sur la plage du Grau-du-Roi, se présentera au départ, avec pour seul espoir de rallier l’arrivée. Sa préparation originale – un an d’entraînement sur skis à roulettes et trois petits mois sur neige – laisse augurer une course rocambolesque.
Véritable couteau suisse du comité olympique tongien, qu’il avait représenté en taekwondo en 2016, aux JO de Rio, Pita Taufatofua s’est confié au meilleur d’entre nous, Adrien Pécout. Un papier réalisé – et à lire – topless.

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So apparently it’s Valentine’s Day....I forgot all about it because I’m at the #Olympics and I’m single. Anyone els… https://t.co/0PyXdQmDJG— lindseyvonn (@lindsey vonn)


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Vous avez bien lu ! Pour nos lecteurs anglais LV8, Lindsey Vonn cherche un compagnon pour la Saint-Valentin. Pas besoin de vous précipiter sur le site d’Air France, aucun avion ne vous permettra d’arriver dans le village olympique à temps.
C’est chic Corée
La paix n’a pas de prix ? Allez dire ça à nos amis sud-coréens. Le ministère de l’unification du pays hôte a validé le règlement de l’ardoise laissée par leurs non moins amis du Nord. Total des frais : 2,6 millions de dollars (2,1 millions d’euros). Soit le coût de l’accueil d’une équipe de démonstration de taekwondo, d’une troupe d’artistes et de la déjà mythique armée de pom-pom girls.

   


Séoul a pris soin de préciser que le paiement s’était fait en concertation avec ses homologues étrangers, le pays dirigé par Kim Jong-un faisant l’objet de sanctions internationales.
La délégation envoyée par Pyongyang comptant 424 personnes, le séjour a coûté 5 000 euros par tête. Le journal regrette de ne pas avoir choisi deux pigistes nord-coréens pour couvrir l’événement sur place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les Américains Adam Rippon et Gus Kenworthy, ou le Canadien Eric Radford, ont souhaité que leur médiatisation encourage d’autres sportifs à faire leur coming out.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.
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JO 2018 : A Pyeongchang, on skie (surtout) devant sa famille

Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h49
    |

            Clément Martel et 
Clément Guillou








                        


Pardonnez cet excès d’orgueil, mais je suis l’une des rares personnes à avoir assisté en direct au troisième titre olympique de Martin Fourcade. Et au premier titre de Marcel Hirscher. Car oui, je ne sais pas si ça se voit à la télé, mais ça se voit en vrai : dès lors qu’un peu de neige est de la partie, il n’y a plus personne pour aller voir les épreuves des Jeux olympiques de Pyeongchang.

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Le travelling sur la ligne droite d’arrivée d’Eric Frenzel, vainqueur de la première épreuve de combiné nordique mercredi après-midi, était d’ailleurs assez éloquent : ce n’est qu’à 100 mètres de la ligne que les sièges commençaient à se remplir.
Dans un sens, on les comprend, et Martin Fourcade aussi : « C’est une compétition qui se court à 21 heures le soir par moins 15 degrés, je connais beaucoup de passionnés de biathlon qui n’auraient pas mis le nez dehors ! »
Je confirme : j’adore le biathlon, et je n’ai mis le nez dehors que lorsqu’il n’y avait plus le choix et qu’il fallait bien justifier ma présence en Corée du Sud.

   


De fait, les tribunes de ski nordique et de ski alpin – pour ce qu’on en a vu, c’est-à-dire une épreuve – sont largement clairsemées et occupées très majoritairement par des Européens et des Américains. J’ai cru voir que la réalisation filmait dès que possible des Asiatiques dans les tribunes : qu’on ne s’y trompe pas, les locaux n’ont pas soudainement chopé le virus du ski malgré les efforts de Timofei Lapshin, le Russe sous pavillon coréen qui se bat tant qu’il peut pour donner envie à ses nouveaux compatriotes de venir le voir au biathlon (16e du sprint et 22e de la poursuite).
Autant de frères Fourcade que de spectateurs coréens
Les organisateurs avaient prévu le coup, en installant des tribunes de modeste ampleur : entre 2 500 et 4 500 places assises pour les sites de ski alpin et de biathlon, l’équivalent d’une petite manche de Coupe du monde.
Au vrai, le soir de la victoire de Martin Fourcade, il y avait sans doute autant de frères du vainqueur que de Sud-Coréens : deux. Et aussi ce bonhomme absolument impassible avec chapka et drapeau soviétiques, de loin le meilleur spectateur de ces JO.

Incontestablement LA photo de ces Jeux jusqu'à présent. Le mec s'est pointé une heure après l'arrivée de la poursui… https://t.co/gmn427Fu2q— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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Sur la route d’Alpensia, qui distribue les sites de ski nordique, l’on croise davantage de bénévoles et de personnes accréditées, ce qui renforce l’impression d’une compétition organisée pour les téléspectateurs et les journalistes.
Il faut dire que les conditions ne sont pas idéales, en particulier pour les épreuves nocturnes. Le délire consiste tout de même à passer une bonne heure assis dans un froid sibérien, à plisser des yeux pour tenter de voir les cibles tomber et à regarder les biathlètes skier sur un écran géant (sur la neige, mais c’est bien l’écran géant qu’il faut regarder, vous voyez ce que je veux dire). Le tout par – 20 degrés ressentis. Ce qui ne peut s’expliquer que par un amour féroce de la « cara », du « tour de péna » ou du « cordon », ou par une relation de famille avec l’un des intéressés, ce qui est – on le soupçonne – souvent le cas.
Exemple : Megan, 35 ans, croisée au ski de bosses et membre de l’armada américaine venue encourager Tess Johnson. Portant le « E » de Tess (concluons-en que le groupe était au moins au nombre de douze), elle explique « être venue du Colorado soutenir son amie ». Mais admet ne pas s’intéresser plus que ça à la compétition.
« 84 % des billets ont été vendus »
Par conséquent, la foule s’est éclaircie au fur et à mesure de l’avancée de la compétition, ce qui n’a strictement aucun sens. Mais s’explique par le fait que les spectateurs quittent l’arène après le passage de leur favori, officiellement pour le consoler, officieusement pour se mettre à l’abri du froid.

   


Ces tribunes clairsemées ne sont une surprise pour personne, surtout pas pour les organisateurs et le Comité international olympique qui s’alarmaient il y a six mois des ventes difficiles. Une brève liste de raisons à cela :
les Sud-Coréens, dans l’ensemble, ne skient pas, et les rares qui aiment ça vont au Japon pour le faire ;Il n’y a pas un Sud-Coréen qui ait la moindre chance de médaille dans ces compétitions ;Les quelques logements dans la station d’Alpensia, centre des sports de neige, sont inaccessibles, et les tarifs ont aussi explosé depuis un an à Gangneung, où se déroulent les sports de glace ;Pour les Européens, cela fait loin et cher ;Les Américains, traditionnels pourvoyeurs de spectateurs aux Jeux, n’ont pas forcément été rassurés par le contexte politique trois mois auparavant ;Les billets sont comme d’habitude hors de prix : 160 000 wons pour la descente féminine, soit 120 euros (40 000 wons pour les vétérans de guerre sud-coréens, mais on n’en a pas vu tant que ça sur le combiné). Et 120 000 wons (90 euros) pour les qualifications du Big Air : on n’est pas loin de l’escroquerie en bande organisée.
C’est avec ces images en tête qu’il faut se rendre aux conférences de presse du comité d’organisation où, chaque matin, le porte-parole du comité d’organisation récite des chiffres de fréquentation s’apparentant à ceux d’une élection présidentielle kazakhe.
J’y étais lundi : « Le total des ventes montre que 84,3 % des billets ont été vendus. Sur les épreuves d’aujourd’hui, nous sommes à 94,2 % de billets vendus. »
Personne n’a ri : le contexte ne s’y prêtait pas.
Toujours selon l’organisation, un peu plus d’un billet sur cinq est vendu à des étrangers, ce qui semble peu. Mais beaucoup plus réaliste si l’on parle de l’ensemble des billets, à la fois ceux vendus et ceux distribués.
Folie au short-track

   


Certains événements affichent réellement complets, notamment à Gangneung, plus de 200 000 habitants. Les Coréens s’intéressent relativement au patinage de vitesse et au patinage artistique, et les Néerlandais et Russes les aident à remplir les salles. Le hockey sur glace, guère populaire en Corée, a bénéficié du buzz autour de l’équipe unifiée pour remplir la petite patinoire à plusieurs reprises, même si des sièges vides apparaissaient tout de même. « J’ai vu des sièges vides moi aussi, reconnaissait le porte-parole du POCOG. Peut-être que des spectateurs regardaient le match dans les coursives, sur les écrans. Ce n’est pas bien d’avoir des sièges vides, d’autant plus s’ils sont filmés par la télévision. Nous essayons de trouver une solution et quand les sièges seront vides, nous y mettrons dorénavant des bénévoles. » Les bonnes recettes ne meurent jamais.
Il n’y aura pas toujours besoin de remplir les trous dans ces Jeux olympiques. Ainsi la patinoire de short-track affiche-t-elle invariablement complet, offrant une ambiance incomparable et un vacarme de tous les diables dès qu’un Sud-Coréen pose un patin sur la glace. Lorsqu’une décision d’un arbitre lui déplaît, le public sud-coréen ne hue pas mais émet un sifflement lancinant et corrosif pour les tympans.
Les épreuves de ski et de snowboard n’ont pas fait le plein tous les jours, mais c’était le cas pour le half-pipe masculin, où la star Shaun White a attiré du monde.
Réactions déroutantes

   


Le Phoenix Snowpark de Bokwang s’est rempli comme jamais depuis le début des JO, générant quelques situations cocasses. Notamment en termes de canalisation de la foule (n’exagérons rien, plusieurs milliers de personnes, mais rien à voir avec un RER en heure de pointe). On a alors percé l’un des grands mystères de ces Jeux : le nombre de volontaires au mètre carré. En fait, ils ont été prévus pour des cas d’affluence maximale.
La plupart du temps cantonnés à un rôle d’hôte d’une politesse extrême (« helloooooo » et « byyyyyye », sourire et signe de main qui vont bien), chaque bénévole tente de trouver sa place dans l’organisation globale. Qui tient une barrière pendant une dizaine d’heures pour s’assurer que personne ne la franchit, qui fait le planton armé d’une matraque luminescente.
Evidemment, qui dit tribunes remplies dit tribunes néophytes, puisque si l’on devait rassembler toutes les personnes capables de différencier un « double mctwist 1260 » d’un « frontside double cork 1440 », on n’aurait jamais rempli lesdites tribunes. Du coup, les réactions sont plutôt déroutantes.
On en retient que les speakers doivent déployer d’immenses efforts pour arracher au public sud-coréen, peut-être engourdi par le froid, quelques encouragements. Ces derniers, quand ils viennent, nous ramènent aux novilladas landaises plutôt qu’aux Winter X-Games : « ooooolé », « whooaaa », « olllllllaaaaa » !
Bon, l’ensemble manquait un peu de bandas.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Face à la fragmentation du marché de la télévision, les droits de la Premier League n’augmentent plus, pour la première fois en vingt-cinq ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Football anglais : la fin de la folle envolée des droits de retransmission

Face à la fragmentation du marché de la télévision, les droits de la Premier League n’augmentent plus, pour la première fois en vingt-cinq ans.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h52
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Après vingt-cinq années d’inflation presque ininterrompue, la folle envolée des droits de retransmission du football anglais semble s’être arrêtée. Mardi 13 février, la Premier League a annoncé le résultat de la mise aux enchères de ses droits pour le Royaume-Uni pour les trois saisons de 2019-2020 à 2021-2022 : le total atteint 4,5 milliards de livres (5 milliards d’euros), nettement moins que les 5,1 milliards de livres de la précédente mise aux enchères il y a trois ans.
« L’ère où les télévisions payaient toujours plus est finie », estime James Barford, de la société de consultants Enders Analysis. La concurrence d’Internet, qui révolutionne la façon de regarder la télévision et fragmente l’accès aux écrans, atteint désormais le sport.
Certes, l’actuel processus n’est pas tout à fait terminé : les droits de la Premier League sont divisés en sept « paquets » de retransmission, dont seuls les cinq premiers – les plus intéressants – ont été vendus. La plupart des analystes estiment cependant que les deux derniers paquets ne suffiront pas à combler le trou, et que les enchères lèveront moins d’argent qu’il y a trois ans. « Ce qui est certain, c’est que les augmentations spectaculaires sont terminées », continue M. Barford.

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Concurrence d’Internet
Sky, le bouquet satellite, remporte quatre des cinq paquets, soit 128 rencontres par saison. Par match, son coût baisse de 16 %, à 9,3 millions de livres. BT, l’acteur historique des télécommunications au Royaume-Uni, qui a lancé des chaînes de sport en 2013, a acheté le cinquième paquet, soit 32 rencontres par saison. Le groupe paie un prix par match similaire, de 9,2 millions de livres.
En partie, ce coup de frein était nécessaire après l’incroyable envolée de ces dernières décennies. En 1992, Sky, la télévision par satellite du magnat Rupert Murdoch, avait ouvert la voie, offrant l’équivalent de 80 millions d’euros actuels par saison, une somme qui paraissait prodigieuse à l’époque. Aujourd’hui, le prix a été multiplié par presque vingt-cinq.
A titre de comparaison, les droits d’une saison de retransmission coûtent aujourd’hui l’équivalent des investissements de la BBC dans tous ses programmes. Pour le même prix, Netflix pourrait s’offrir dix-sept saisons de la série à succès The Crown, qui retrace les premières années de la reine Elizabeth II. Pire, ces sommes astronomiques ne couvrent que les droits : il faut ensuite investir lourdement dans l’installation des caméras, les studios, les émissions… Si bien que l’inévitable est arrivé : Sky et BT perdent aujourd’hui de l’argent sur le football. La retransmission des matchs attire des spectateurs passionnés, prêts à dépenser en moyenne une cinquantaine d’euros par mois pour regarder leur sport préféré, mais cela ne suffit plus.
L’autre phénomène est la concurrence d’Internet. Avec l’émergence des vidéos en ligne, en particulier de Netflix, un bouquet satellite comme Sky voit sa clientèle s’effriter. Il compense avec sa propre offre à la demande, intitulée Now TV, mais son prix d’accès est moins élevé.
Course effrénée
Dans ce contexte, la fin de l’inflation des droits du football anglais peut indiquer un changement profond dans le business du sport, la Premier League ayant été l’une des pionnières de cette course effrénée. « Les propriétaires de ligues de sport devraient être inquiets de ce résultat, même si les sommes demeurent très élevées », continue M. Barford.

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Ils auraient pu espérer que les géants d’Internet se lancent eux aussi dans la bataille pour les droits, relançant l’inflation. Mais pour l’instant, malgré leurs poches profondes, les Google et autres Facebook se sont contentés d’approcher le marché là où il est le moins cher. Amazon a acheté les droits d’une dizaine de matchs de football américain (NFL) par an, ainsi que ceux des matchs de tennis de l’ATP. Ses investissements se limitent cependant à quelques dizaines de millions d’euros par an, loin des sommes engagées pour le football anglais. Seul Facebook avait tenté une offensive plus impressionnante, offrant 600 millions de dollars (487 millions d’euros) pour le cricket en Inde, mais il n’avait finalement pas remporté les droits.
Le problème est que l’économie d’Internet ne fonctionne pas de la même façon que celle des câblo-opérateurs traditionnels. Les abonnés à Netflix ou Amazon Prime dépensent moins d’une dizaine d’euros par mois, cinq fois moins que ceux de Sky. De plus, les géants du Net ont une approche internationale, visant des téléspectateurs du monde entier, tandis que les droits du sport sont généralement limités pays par pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Recruté 222 millions d’euros par le club parisien, l’attaquant brésilien défie le club madrilène, mercredi, en huitièmes de finale aller de C1.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Real-PSG en Ligue des champions : jour J pour Neymar

Recruté 222 millions d’euros par le club parisien, l’attaquant brésilien défie le club madrilène, mercredi, en huitièmes de finale aller de C1.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h46
    |

            Rémi Dupré








                        



   


En cas de qualification, les observateurs diront qu’il a tenu son rang. A contrario, en cas d’élimination, il sera perçu comme le coupable idéal. Neymar da Silva Santos Junior, 26 ans, est attendu au tournant, mercredi 14 février, à Santiago Bernabeu, lors de la réception du Paris-Saint-Germain par le Real Madrid, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Premier acte d’une double confrontation, dont la manche retour est programmée le 6 mars au Parc des princes.

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Ces dernières semaines, tout a été écrit sur la réception hors normes organisée par l’attaquant brésilien du PSG à l’occasion de son anniversaire, son absence lors du match à Sochaux qui a suivi la fête, son prétendu désir de quitter cette si peu attrayante Ligue 1 pour rejoindre le Real Madrid l’été prochain, le « penaltygate » et son bras de fer avec son partenaire Edinson Cavani… Le déplacement de l’équipe parisienne à Madrid a le mérite de replacer le principal actif du PSG dans une pure logique sportive et économique.
Neymar, un mauvais souvenir pour le Real
Joueur le plus cher de l’histoire du football, recruté contre 222 millions d’euros l’été dernier, l’ex-attaquant du FC Barcelone a, jusqu’à présent, justifié son statut dans la capitale. Avec 18 buts inscrits en Ligue 1, six banderilles plantées en Ligue des champions, et une myriade de passes décisives à son compteur, Neymar a lustré le jeu parisien tout en enfilant les casquettes d’animateur, de patron et d’ambassadeur de l’équipe entraînée par Unai Emery.
Ces dernières semaines, l’artiste a donné l’impression de s’amuser sur les terrains de Ligue 1. Il paraît dans une forme optimale avant de retrouver le « paquebot » de Bernabeu, où il a toujours laissé de mauvais souvenirs aux Merengue lors de sa parenthèse catalane. Avec trois buts, cinq passes décisives et quatre victoires face au Real, Neymar a régulièrement mis au supplice la défense madrilène.

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                Transfert de Neymar : « 222 millions d’euros, ce n’est pas cher car ça va marcher »



« Ce serait une erreur de nous concentrer uniquement sur Neymar, a estimé, la veille du match, son compatriote et ami Marcelo, vice-capitaine du Real. Nous ne pensons pas qu’à lui. Et pas seulement non plus aux trois de l’attaque [Cavani, Neymar, Mbappé]. C’est le PSG dans son ensemble dont nous devons nous méfier. Nous savons parfaitement ce que nous devons faire. »
Dans la capitale espagnole, le duel à distance entre Neymar et le quintuple Ballon d’or Cristiano Ronaldo, 33 ans, sera toutefois particulièrement épié. Alors qu’il figure parmi les quatre joueurs (avec Thiago Motta, Dani Alves et Angel Di Maria) de l’effectif parisien à avoir remporté la Ligue des champions, le Brésilien espère supplanter médiatiquement son aîné portugais, meilleur buteur de l’histoire du Real (427 réalisations depuis 2009). D’où l’idée d’un passage de témoin qui se dessine avant cette joute.
« Neymar a l’obligation de briller »
Sur un plan économique et commercial, la performance du prodige brésilien contre le Real aura des répercussions évidentes pour le PSG, propriété depuis 2011 du fonds Qatar Sports Investments (QSI). En recrutant le natif de Mogi das Cruzes (région de Sao Paulo), les dirigeants parisiens ont fixé à leur entraîneur comme objectif minimal de hisser l’équipe en demi-finale du tournoi. Et surtout d’effacer les stigmates de la douloureuse élimination (0-4, 6-1) en huitièmes de finale, en mars 2017, contre le FC Barcelone, alors emmené par Neymar. En clair, le no 10 a pour mission d’exploser le plafond de verre qui circonscrit jusqu’à présent les visées européennes du PSG, incapable d’aller au-delà des quarts depuis son rachat par QSI.
« Neymar a l’obligation de briller à l’occasion de la double confrontation contre le Real, voire au-delà, car justement il a été recruté pour être le joueur qui ferait basculer le PSG dans une nouvelle dimension, ce que n’était pas Zlatan Ibrahimovic, estime Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. Il y a donc une très forte pression sur lui pour tirer le PSG vers le haut et être ce fameux marquee player [footballeur star mais aussi décisif] que QSI attend depuis 2012. » 
Visés par une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs dans le cadre du fair-play financier (FPF), les dirigeants du PSG espéraient que le recrutement de Neymar leur permettrait de revoir à la hausse ses contrats de sponsoring (Nike, Emirates) et d’augmenter leurs revenus (486 millions d’euros, à l’issue de la saison 2016-2017, selon le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte). S’ils doivent générer 75 millions de revenus d’ici le 30 juin, date de clôture de ses comptes pour être dans les clous du FPF, les hiérarques de QSI misent d’autant plus sur une belle performance de Neymar lors de cette double confrontation contre le Real Madrid.

   


Le rayonnement de la marque PSG
« Les répercussions d’une qualification seraient déjà importantes sur le plan économique à travers les primes que toucherait le PSG, encore plus si le club va loin, explique Christophe Lepetit. Si en plus cette qualification est portée en partie par Neymar, alors oui cela pourrait amener certains dossiers en cours à se débloquer, notamment la renégociation des contrats de sponsoring (équipementier, sponsor maillot) où se situent les plus grandes marges de manœuvre pour faire augmenter les recettes commerciales du PSG aujourd’hui. »
Désireux de diversifier leurs partenariats alors que les montants des contrats scellés avec des sponsors qataris (QTA, QNB, Ooredoo) sont actuellement scrutés par les experts du FPF, les dirigeants parisiens cherchent également à accroître le rayonnement du club sur d’autres continents. « Par ailleurs éliminer le Real en étant porté par Neymar permettrait de développer encore davantage la marque PSG à l’international et donc de valoriser cela dans les négociations futures avec les annonceurs », développe Christophe Lepetit. Autant dire que le Brésilien est au centre des enjeux du duel électrique entre le Real Madrid et le PSG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Notes des équipes, fréquence du maillot sur la jaquette, popularité des jeux dérivés… Côté pixels, le Paris-Saint-Germain version qatarie ne joue pas encore dans la même catégorie que le Real.
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En jeu vidéo, le Real Madrid bat toujours le PSG

Notes des équipes, fréquence du maillot sur la jaquette, popularité des jeux dérivés… Côté pixels, le Paris-Saint-Germain version qatarie ne joue pas encore dans la même catégorie que le Real.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 13h55
    |

            William Audureau








                        



   


Le choc des huitièmes de finale de la Ligue des champions mercredi 14 février oppose deux des clubs les plus prestigieux du moment. Si l’histoire montre que le Paris-Saint-Germain a déjà battu le Real Madrid – lors de la Coupe de l’UEFA 1992-1993 (1-3, 4-1) et lors de la Coupe des coupes 1993-1994 (0-1, 1-1) – le jeu vidéo donne l’image d’un PSG boxant une catégorie en dessous.
Jaquettes : 5-0 pour le Real Madrid
Comment mesurer la popularité des deux clubs ? En comparant par exemple la fréquence de leur apparition sur les jaquettes des deux licences phares, Pro Evolution Soccer (PES), de Konami, et FIFA, d’Electronic Arts, depuis le milieu des années 1990. De préférence en regardant les versions anglaises, plus neutres, plutôt que les éditions espagnoles ou françaises quand elles existent.

   


Une star du PSG, David Ginola, a fait la couverture de FIFA 97, mais sous les couleurs de son club suivant, Newcastle ; idem pour Ronaldinho en 2004, mais sous le maillot du Brésil, alors que le facétieux attaquant avait déjà été transféré au FC Barcelone (il réapparaîtra sur d’autres jaquettes de FIFA jusqu’en 2009). A l’inverse, Neymar figure dans l’édition collector de PES 2018, mais sous le maillot blaugrana, avant son transfert au PSG. En tout, sept apparitions d’une ancienne ou future gloire du Parc des princes, mais jamais avec l’écusson à la tour Eiffel.

   


A l’inverse, les Galactiques sont régulièrement mis en avant. Dans les années 2000, les jaquettes sont surtout allouées aux vedettes de la Premier League, comme Wayne Rooney et Thierry Henry, mais le Real arrive à placer un joueur, David Beckham, sur la pochette de FIFA 2005. A partir des années 2010, c’est la razzia : les Madrilènes Kaka (FIFA 11) et Cristiano Ronaldo (FIFA 18), côté Electronic Arts, et Cristiano Ronaldo (PES 2012, PES 2013), côté Konami, entérinent une décennie à sens unique.
Note des équipes : 3-2 pour le Real
Sur le terrain des deux simulations de football majeures, l’écart entre les deux clubs est toutefois de moins en moins prononcé, si on regarde la note sur 100 attribuée chaque année par les développeurs aux équipes pour mesurer leur force.
Cela dit, l’avantage va systématiquement à la formation madrilène, qui depuis 2014 a gagné trois Ligues des champions tandis que le club parisien ne dépassait jamais les quarts de finale en dépit d’un recrutement cinq étoiles.


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Dans PES, un écart de note minime
La simulation de Konami est généreuse avec le PSG, dont les statistiques flirtent avec celles du Real, en dépit de l'infortune parisienne en Ligue des champions.

Source : Base de données PES Master



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La série Pro Evolution Soccer, réputée plus arcade, valorise les individualités parisiennes. Sa concurrente canadienne, la série des FIFA, affiche des écarts plus importants.


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FIFA rend compte d'un resserrage 
Si le Real Madrid est systématiquement meilleur que le PSG dans FIFA, la simulation canadienne restitue la montée en niveau du club parisien, qui n'a jamais été aussi bien noté que dans l'édition 2018.

Source : Base de données FIFA Index



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Jeux dédiés : 1 partout
Les deux clubs ont également leurs jeux vidéo dérivés. Aucun n’a la notoriété de FIFA et PES, mais ils donnent un indice sur la popularité des structures parisiennes et madrilènes.

Sous l’ère qatarie, le Paris-Saint-Germain a publié un jeu sur smartphone, Rushin’Paris 15/16. Selon sa page Google Play, il a été installé entre 500 000 et un million de fois. Il met en scène Zlatan Ibrahimovic, Blaise Matuidi et David Luiz, trois joueurs depuis partis jouer ailleurs, et n’a pas connu de suite.
Rien de très convaincant, donc, mais la maison blanche ne fait pas beaucoup mieux avec son unique titre dédié, Real Madrid : The Game, qui est encore plus daté : il est sorti en 2008 sur PC, Wii, PSP et Nintendo DS, et le jeu, « pourri par un gameplay d’une rare banalité », selon le site spécialisé Jeuxvideo.com, n’a pas laissé un souvenir impérissable.

En revanche, la série des Fantasy Manager, sur smartphone, permet de prendre les rênes de plusieurs clubs de notoriété continentale (comme le Barça, Chelsea, Naples, Benfica ou l’Olympique de Marseille). Si les deux titres sont identiques, en dehors des effectifs, la version PSG 2018 a été téléchargée plus de 500 000 fois, contre 5 millions pour celle du Real Madrid.
Une qualification du PSG et un Neymar de gala permettraient peut-être, pour la première fois, au rapport de force de s’inverser.



                            


                        

                        


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JO 2018 : dingues de patinage, les Pays-Bas accumulent les médailles

Les raisons de la domination néerlandaise sur le patinage de vitesse sont avant tout culturelles.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 10h47
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Le patinage de vitesse est un sport de glace où les Néerlandais gagnent à la fin. Les premières épreuves disputées sur l’ovale gelé de Gangneung (Corée du Sud) n’ont pas démenti ce constat ni fait taire l’armée de supporteurs des Oranje parqués dans le virage de la patinoire olympique.
Troisième titre d’affilée du héros national Sven Kramer sur le 5 000 m, triplé sur le 3 000 m femmes, quatre médailles sur six – dont les deux en or – sur 1 500 m hommes et femmes : les Néerlandais ont déjà décroché huit breloques sur douze possibles sur la grande piste des Jeux de Pyeongchang et occupaient la deuxième place du classement des nations, mardi 13 février, derrière l’Allemagne. Un départ canon, sur les mêmes bases que la razzia réalisée à Sotchi, en 2014, où les Pays-Bas avaient remporté 23 des 36 médailles distribuées.
« C’est de la pure folie, ils sont totalement débiles avec le patinage. Dès qu’il fait un peu froid, c’est l’effervescence : tout le monde prépare ses patins et guette les premières gelées des canaux. »
« Même si le niveau des autres nations s’est bien amélioré depuis quatre ans, rien ne nous empêche de rééditer les performances réalisées en Russie, espère Jillert Anema, le facétieux coach batave. A partir du moment où nous alignons trois patineurs sur les épreuves, rien n’est impossible. » Les Néerlandais peuvent même rêver d’améliorer leur tableau de chasse, la mass start et ses six médailles faisant son apparition cette année. La première raison d’une telle domination est culturelle. Aux Pays-Bas, le patin est roi. Dans la région septentrionale de Frise, pourvoyeuse d’une pléiade de champions, pas une famille sans ses paires de lames, à l’affût de la température négative.

   


« C’est de la pure folie, ils sont totalement débiles avec le patinage, sourit Alexis Contin, seul Français aligné dans cette discipline à Pyeongchang, et qui s’est entraîné aux Pays-Bas pendant plusieurs années. Dès qu’il fait un peu froid, c’est l’effervescence : tout le monde prépare ses patins et guette les premières gelées des canaux. »

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                JO : la longue marche d’un patineur normand, devenu allemand pour poursuivre son rêve olympique



Sur le plan sportif, le pays dispose de seize anneaux de 400 mètres de glace – quand les Etats-Unis n’en comptent que quatre – et peut s’appuyer sur soixante coureurs professionnels et une demi-douzaine d’équipes, organisées sur le modèle des formations cyclistes. « La concurrence entre les équipes est si forte que les coureurs n’ont pas d’autre choix que d’être à fond toute la saison, explique Jillert Anema. Pour les structures fédérales, c’est royal, nous n’avons plus qu’à piocher les meilleurs éléments. »
Changement de nationalité
Le système de formation est si performant que de nombreux athlètes, figurant pourtant parmi les meilleurs du monde dans leur catégorie, ne parviennent pas à décrocher l’un des trois précieux sésames pour les Jeux olympiques. Certains Néerlandais préfèrent ainsi changer de couleurs pour participer aux compétitions internationales. Privé de sélection à Sotchi, Ted-Jan Bloemen a profité de la nationalité canadienne de son père pour rallier la sélection nord-américaine. Dimanche 11 janvier, il a décroché la médaille d’argent sur le 5 000 mètres, derrière son ancien partenaire Sven Kramer.

   


Les progrès réalisés depuis quatre ans par le Japon ou l’esprit revanchard des Etats-Unis, repartis bredouilles des Jeux de 2014, ne semblent pas inquiéter outre mesure l’équipe des Oranje. Sur 1 500 m, la Japonaise Miho Takagi, pourtant invaincue cette saison, s’est contentée d’une deuxième place, lundi 12 février, derrière Ireen Wüst, déjà sacrée à Vancouver (Canada), en 2010. La course était privée de la tenante du titre, Jorien ter Mors, battue par trois de ses compatriotes lors des sélections nationales néerlandaises.
Et si les principaux adversaires des Néerlandais étaient… les Néerlandais ? Mercredi 14 février, Sven Kramer devait tenter de remporter pour la première fois l’or du 10 000 m. En 2010, le roi de la discipline avait surclassé ses concurrents avant d’être disqualifié, coupable d’une erreur fatale lors d’un changement de couloir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Légende des sports extrêmes, l’Américain qui a déjà 13 titres en snowboard et deux en skateboard aux X-Games a remporté mercredi son troisième titre olympique.
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JO 2018 : Shaun White, bien plus qu’un snowboardeur

Légende des sports extrêmes, l’Américain qui a déjà 13 titres en snowboard et deux en skateboard aux X-Games a remporté mercredi son troisième titre olympique.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 11h03
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Shaun White voulait absolument être le dernier à s’élancer. Au half-pipe, passer en dernier constitue un avantage stratégique, et un privilège. Le premier des qualifications peut observer la concurrence et sait précisément, avant de s’engager dans la demi-lune glacée, le score à battre pour l’emporter. Le snowboardeur américain y tenait, à sa « place favorite ». Et il était allé la chercher en qualifications. Dernier à s’élancer, il l’était donc, mercredi 14 février, lors de l’ultime run (passage) de la compétition de snowboard half-pipe des Jeux olympiques de Pyeongchang. Face au demi-tube, la star mondiale des sports extrêmes était dos au mur.

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                JO d’hiver 2018, le récap de la nuit : la rédemption de Shaun White en half-pipe



Délogé de la première place par le jeune Japonais Ayumu Hirano lors du second run, après un premier passage de haut vol, Shaun White devait réaliser un exploit pour remporter son troisième titre olympique (après Turin en 2006 et Vancouver en 2010), celui de la rédemption après son échec à Sotchi. Le temps était couvert et la foule attendait. Venus en très grand nombre - une rareté à Pyeongchang - et acquis à la cause de l’ancienne « Tomate volante », les spectateurs du snowpark de Bokwang retenaient leur souffle. « Je suis là-haut, et je vois Ayumu battre mon score. J’étais frustré, a relaté après la compétition un Shaun White épanoui. J’espérais que mon premier run me permettrait de gagner. C’était l’un des plus grand 1440 [un saut avec une rotation de quatre tours complets, extrêmement compliqué à réaliser] que j’aie jamais fait de ma vie, et dès le premier coup. Mais il a fait un superbe run, et la pression était sur moi. » 
Grands changements après Sotchi
Quatre ans plus tôt, dans des circonstances analogues, le natif de San Diego n’était pas parvenu à renverser la tendance, terminant les Jeux de Sotchi sur une quatrième place bien éloignée de son standing. Car l’homme est une légende de son sport. Outre ses titres olympiques, il a accumulé treize médailles d’or de snowboard et deux en skateboard aux X-Games, ce rendez-vous annuel des sports extrêmes. « Il n’avait pas le droit à l’erreur, estime Mathieu Crépel, son ancien camarade de glisse, consultant pour France Télévisions lors de ces Jeux. S’il se replantait, on allait tout oublier de sa carrière fantastique pour ne retenir que ça. » Et l’ancien snowboardeur pyrénéen de saluer « les efforts que Shaun a dû faire pour se maintenir au sommet, tant le niveau a évolué ».
Doté d’une aura mondiale uniquement comparable à celle du skateur Tony Hawk, Shaun White est bien plus qu’un snowboardeur. Véritable entreprise à lui tout seul, il a frayé avec Hollywood et la mode - ce qui ne l’a pas toujours rendu populaire dans le landerneau du snowboard - mais a toujours tenu à être considéré comme un sportif avant tout. Il a fait les efforts nécessaires pour le rester.
« Quand il était jeune, il faisait partie d’un programme ayant pour objectif d’en faire le meilleur snowboardeur du monde et de l’histoire »
Mathieu Crépel, qui a effectué ses gammes aux côtés de l’Américain, dans sa jeunesse, explique que ce dernier « a tout changé après son échec à Sotchi : son coach, sa façon de s’entraîner, son manager », ajoutant : « Il a tout remis à plat et il est reparti, malgré de grosses blessures. » En octobre 2017, une mauvaise chute lors d’un entraînement en Nouvelle-Zélande a valu à Shaun White soixante-deux points de suture, une opération au visage, et remis un instant en cause sa participation aux Jeux olympiques. A l’époque, son entraîneur estimait à 50 % ses chances de rejoindre la Corée.

   


Son père, Roger White, qui ne dissimulait pas ses larmes de joie après le titre de son fils, a admis avoir « découvert à quel point [celui-ci] avait été atteint par Sotchi, ainsi que les efforts produits pour s’entraîner » en regardant SnowPack, le documentaire réalisé par Shaun White sur son chemin vers Pyeongchang.
Au cours de « la compétition la plus relevée de l’histoire » – selon l’avis unanime des participants –, les concurrents du Californien volant l’ont forcé à puiser dans son sac des tours encore jamais sortis. « Shaun et moi avons une grande rivalité et cela nous aide à repousser nos limites », a souligné le champion du monde australien Scotty James, auteur d’un premier passage de haut vol.
« Mister Perfect »
Quant au prodige japonais Ayumu Hirano, dix-neuf ans à peine mais déjà double médaillé d’argent aux Jeux, son second run quasi-parfait a poussé le champion dans ses derniers retranchements. Mais cela n’a pas suffi, « Mister Perfect », le surnom que lui donne sa famille depuis qu’il a réalisé un score parfait (100 points) mi-janvier, obtenant 97,75 points lors de son dernier run. « Je suis là-haut, je tape dans la main de mon coach, de mon équipe et je m’assois, raconte Shaun White. Je regarde le pipe et je me dis : “Tu sais que tu as ça en toi. Tu l’as fait toute ta vie, toute ta carrière. Savoure cet instant, car tu pourrais bien gagner les Jeux olympiques.” Et j’y suis allé, et tous mes soucis se sont envolés. J’ai cru en moi, et c’est passé. »

   


Fer de lance d’une équipe américaine de snowboard dominant la concurrence, Shaun White a rejoint ses compatriotes Red Gerard, Jamie Anderson (slopestyle) et Chloé Kim (half-pipe), déjà sacrés à Pyeongchang. « Il est là pour gagner. Toujours. Même en vacances, il trouve le moyen d’instaurer une compétition, et ce depuis son plus jeune âge », martèle son père. Né avec une malformation cardiaque et opéré deux fois avant ses cinq ans, Shaun White est monté sur sa première planche à l’âge de six ans. Et sur neige comme sur bitume, il ne l’a plus quittée. « Il a été formaté, souligne Mathieu Crépel, qui se souvient d’un jeune homme obnubilé par le succès. Quand il était jeune, il faisait partie d’un programme ayant pour objectif d’en faire le meilleur snowboardeur du monde et de l’histoire. »

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 - le récap de la nuit : dans le snowboard acrobatique, tout pour les Américains



« Les attentes sont énormes, confirme Shaun White. Je suis supposé être le meilleur, celui qui réalise des scores parfaits, et parfois je me demande si les juges ne vont pas moins bien me noter à cause de ça. » Shaun White, qui apporté mercredi aux Etats-Unis la 100e médaille d’or aux Jeux d’hiver de leur histoire – tout un symbole – figure, selon son entraîneur J.J. Thomas, « parmi les plus grands noms de tous les temps en sport ». A 31 ans, il ne compte pas s’arrêter là. Le skate devenant olympique en 2020, à Tokyo, le Californien a déjà évoqué l’idée de prendre part à de nouveaux Jeux, d’été ceux-là. Et à n’en pas douter, il voudra de nouveau s’élancer en dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’Allemand Eric Frenzel s’est imposé dans l’épreuve du jour, loin devant les Français. Le biathlon est repoussé à demain en raison du vent.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le 14 février, c’est la fête des amoureux. C’est aussi le match PSG-Real Madrid. Aurez-vous plutôt l’âme d’un tourtereau ou celle d’un supporteur ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/02/2018
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Saint-Valentin : chandelles ou crampons, un choix cornélien


                      Le 14 février, c’est la fête des amoureux. C’est aussi le match PSG-Real Madrid. Aurez-vous plutôt l’âme d’un tourtereau ou celle d’un supporteur ?



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 10h23
    |

            Jean-Michel Normand et 
Harry Bellet








                              

                        

Roses rouges, fines bulles et petits fours
On m’apprend que le jour de la Saint-Valentin, alors que je vais conter fleurette à mon épouse comme d’ailleurs tous les autres jours de l’année, d’autres seront devant la télévision pour regarder un match de football. On les appelle des supporteurs. Mais elle, cela fait trente ans qu’elle me supporte. Certainement parce qu’elle ne m’a jamais vu jouer au ballon.
Cela remonte à ma prime jeunesse, j’étais gardien de but. Quand on veut que les choses soient bien faites, il vaut mieux les faire soi-même : une fois que j’ai eu rentré la balle dans ma propre cage, on m’a vite fait comprendre que le banc de touche m’était mieux adapté. Il y fait froid, plus que sous notre couette.
C’est sûr que renverser la bière et les chips sur le canapé en beuglant avec les copains devant la télé, ce doit être un grand moment. Que disserter des mérites comparés des dribbles de Thiago Motta et Thiago Silva – ils étaient forfait contre Rennes, peut-être avaient-ils préféré devancer la Saint-Valentin – doit élever l’âme. Que lire les déclarations guerrières de joueurs comme Nacho qui dit « le PSG réalise une grande saison mais on n’a pas peur d’eux car on est le Real Madrid » peut faire penser qu’on a raté un épisode de Game of Thrones, mais…
Une jolie table, des bougies, quelques mets choisis, du champagne peut-être, soyons fous (et puis les voisins nous ont piqué toute la bière), des bavardages anodins qui deviennent des discussions, des mains qui se frôlent à nouveau, des rires parfois. Se poser et, un temps, redécouvrir celle ou celui qu’on croise le soir et le matin, à côté de laquelle ou duquel on ronfle entre les deux. Et puis, pensez aux fleuristes, les pauvres : dans le froid, les mains dans l’eau, les doigts à la merci du sécateur, ils comptent sur nous, valentinophiles !

Bon, ce que j’en dis, c’est pour le foot. Parce qu’en cas de match de rugby, c’est autre chose. Fanées les...




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’Américain a récupéré le titre qui était le sien en 2006 et en 2010, entrant encore un peu plus dans la légende du snowboard.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

JO d’hiver 2018, le récap de la nuit : la rédemption de Shaun White en half-pipe

L’Américain a récupéré le titre qui était le sien en 2006 et en 2010, entrant encore un peu plus dans la légende du snowboard.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 08h24
    |

            Luc Vinogradoff








                        


On avait cru, avec le combiné alpin de la veille et les médailles françaises, que le ski avait repris ses droits dans ces Jeux olympiques. On a eu tort. L’épreuve de slalom dames a été reportée en raison de vents violents, le troisième report d’une épreuve de l’alpin après la descente messieurs et le géant dames. Le slalom aura lieu le vendredi 16 février à 2 heures. Ce qui veut dire qu’il y aura un enchaînement de grosses courses pendant les nuits du 15 et 16 février, si le vent le permet.

        Notre direct :
         

          Revivez la nuit des JO d’hiver du 13 février



La nuit a donc été très calme, rythmée par le doux bruit du curling et les salchow du patinage artistique. Sauf entre 2 h 30 et 3 h 30, lorsque a eu lieu un des meilleurs concours de snowboard half-pipe de l’histoire.
En attendant le combiné nordique (7 heures) avec Jason Lamy-Chappuis (le revenant), François Braud, Maxime Laheurte et Antoine Gérard, et le biathlon (12 heures) avec Justine Braisaz, Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier et Célia Aymonier.

        JO d’hiver 2018 :
         

          le programme complet des épreuves



Shaun White, empereur du half-pipe
A 31 ans et quatre JO dans les jambes, l’Américain est redevenu champion olympique de snowboard half-pipe au terme d’un concours épique. Avec un run noté 97,75 points, il a devancé le Japonais Ayumu Hirano (95,25 points et médaille d’argent) et l’Australien Scotty James (92,00 points et médaille de bronze).
White est allé chercher sa médaille au bout du troisième et dernier run, dépassant Hirano, 19 ans, en plaçant notamment un enchaînement de deux 1440 (une rotation de quatre tours complets) qui lui valu les faveurs du jury.

3E TITRE OLYMPIQUE POUR @shaunwhite ! Revivez le sacre de l'Américain et son duel final avec le Japonais @AyumuB su… https://t.co/61ntaveQtG— francetvsport (@France tv sport)


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Il revient de loin, Shaun White. Il y a à peine cinq mois, il se mangeait le bord d’un half-pipe en pleine figure en Nouvelle-Zélande. Embolie pulmonaire, 62 points de suture et plusieurs opérations de chirurgie plastique pour reconstruire son visage. Après s’être qualifié in extremis pour ces JO, il récupère un titre qui était le sien à Turin en 2006 et Vancouver en 2010, et qu’il n’avait pas réussi à défendre en 2014. Il devient, aussi, le seul athlète masculin américain à gagner de l’or lors de trois JO.

Lors de la cérémonie des fleurs, l'américain Shaun White monte sur la première marche du podium.Après un troisième… https://t.co/g8YzMvoYdQ— francetvsport (@France tv sport)


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« Il n’y a aucun doute sur le fait que ce soit le meilleur snowboardeur sur terre, a dit son entraîneur, JJ Thomas, mais il dépasse désormais cela et entre dans la catégorie des meilleurs sportifs de tous les temps. »
Avec cette médaille, la 100e pour les Américains lors des JO d’hiver, la rédemption de Shaun White, que la presse américaine raconte sans cesse depuis son accident, se conclut sur la plus haute marche du podium. Elle cimente aussi un peu plus la domination américaine en snowboard acrobatique : quatre médailles d’or en autant d’épreuves, après celles de Chloé Kim en half-pipe, de Redmond Gerard et de Jamie Anderson en slopestyle.

"Incroyable" - Un 3e titre olympique pour l'Américain 🇺🇸 @shaunwhite qui savoure son hégémonie au half-pipe après u… https://t.co/z5qGJy9bE8— francetvsport (@France tv sport)


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Les Français James et Ciprès bien placés avant le programme libre
On a retrouvé les favoris lors du programme court du patinage par équipes en couple. Les Chinois Sui et Han en première place, les Russes Tarasova et Morozov en deuxième, les Canadiens Duhamel et Radford en troisième… et les Français Vanessa James et Morgan Ciprès à la sixième place. Entre les deux, le couple allemand Savchenko et Massot, qui a la particularité d’être d’origine ukrainienne et… française.

En patinage artistique, Vanessa James et Morgan Cipres ont réalisé une belle performance en programme court. Ils ob… https://t.co/rRDiH7uUll— francetvsport (@France tv sport)


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Les Nord-Coréens Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik, seuls sportifs de leurs pays à s’être qualifiés sportivement, finissent onzièmes. Ils participeront tous au programme libre, avec les 16 meilleurs, qui aura lieu demain.
La plupart des couples de patineurs avaient opté pour des chansons belles et aériennes – le choix de la musique est totalement libre pour la première fois dans des JO – comme la paire Sui-Han, voltigeant sur le Hallelujah de Jeff Buckley. Les Français ont fait un pas de côté, avec le classique The Sound of Silence de Paul Simon… chanté par le groupe de métal Disturbed. « Quand vous avez une voix qui porte et les mots pour nécessaires pour exprimer ce que vous sentez, ça change tout », a dit Vanessa James à AP.

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le tableau des médailles des Jeux de Pyeongchang




JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
- Comment suivre les compétitions sur LeMonde.fr et ailleurs
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ En 2014, la France avait remporté 15 médailles – dont 4 titres –, elle en vise une vingtaine cette année. Voici où elle en est pour l’instant.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : toutes les médailles de la France

En 2014, la France avait remporté 15 médailles – dont 4 titres –, elle en vise une vingtaine cette année. Voici où elle en est pour l’instant.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 03h05
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 06h51
   





                        


Les Jeux olympiques d’hiver se dérouleront à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février. Au total, 2 925 athlètes issus de 92 nations se mesureront dans 7 sports, et 15 disciplines. Cent deux titres olympiques seront distribués, un record.
En 2014, la France avait remporté 15 médailles – dont 4 titres –, elle en vise une vingtaine cette année. Voici où elle en est pour l’instant.
Martin Fourcade, l’or en poursuite du biathlon

   



        Notre analyse :
         

          Martin Fourcade a dompté les éléments



Perrine Laffont, l’or en ski de bosses

   



        Notre portrait :
         

          Perrine Laffont, une « bosseuse » en or



Alexis Pinturault, l’argent en combiné alpin

   


Victor Muffat-Jeandet, le bronze en combiné alpin

   



        Notre analyse :
         

          les skieurs français écartent le spectre du zéro pointé



Anaïs Bescond, le bronze en poursuite du biathlon

   



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le snowboarder américain Shaun White est devenu champion olympique du halfpipe pour la troisième fois.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Proche de ses joueurs, l’entraîneur des Merengues, quatrième de Liga, est dos au mur, avant de recevoir les Parisiens, mercredi, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions.
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Real Madrid-PSG : Zidane sur la corde raide

Proche de ses joueurs, l’entraîneur des Merengues, quatrième de Liga, est dos au mur, avant de recevoir les Parisiens, mercredi, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 20h00
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Que se cache-t-il derrière cette insondable impassibilité ? Tel un sphinx, Zinédine Zidane, 45 ans, fait preuve d’un flegme à toute épreuve avant la réception du Paris-Saint-Germain, mercredi 14 février, au stade Santiago-Bernabeu, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Un match « à la vie, à la mort », comme le qualifie le journal espagnol El Pais. « Un combat de boxe, une finale de Ligue des champions avant l’heure », comme le précise l’entourage du Real Madrid. Devant ses proches, ses joueurs et les journalistes, l’entraîneur des Galactiques ne laisse rien transparaître.
Au micro de RTL, Zidane a tout de même tenté de déminer le terrain tout en jouant au paratonnerre alors que son avenir sur le banc des Merengues pourrait dépendre du dénouement de cette double confrontation face au PSG. « Ce qui m’intéresse, c’est ce que je suis en train de vivre, c’est le jour après jour, notre quotidien, préparer les matchs. L’avenir, personne ne le connaît, moi, je ne regarde pas l’avenir, je regarde le présent », a balayé le coach madrilène, qui affrontera les Parisiens lors de la manche retour, le 6 mars, au Parc des Princes.
Double tenant du titre, l’ex-numéro 10 des Bleus n’est guère en position de force avant la venue de Neymar et consorts. Quatrième de Liga, à 17 points du leader barcelonais, le technicien vit une saison noire, « des moments un peu plus compliqués », de son propre aveu. Le 24 janvier, l’élimination du Real en quarts de finale de Coupe du Roi par la modeste équipe de Leganés a fait couler beaucoup d’encre.
Vitrine de l’institution Real
Membre du cercle restreint des coachs couronnés à au moins deux reprises en Ligue des champions (Bob Paisley, Ernst Happel, Ottmar Hitzfield, José Mourinho, Jupp Heynckes, Pep Guardiola, Carlo Ancelotti), vainqueur de la Liga au printemps 2017, Zidane bénéficie pourtant, en théorie, du soutien sans faille de Florentino Pérez, le patron de la Casa blanca (Maison blanche), dont il fut tour à tour la recrue phare (contre 75 millions d’euros en 2001), puis le conseiller zélé et directeur sportif.
Vitrine de l’institution Real depuis son arrivée aux commandes de l’équipe, au début de 2016, l’ex-milieu des Galactiques (2001-2006) a d’ailleurs prolongé son contrat jusqu’en 2020. Mais, en parfait connaisseur des us et coutumes d’un club jadis enclin à changer d’entraîneur au moindre accroc, il connaît la règle. Onzième coach de l’ère Pérez, adulé par les socios, le Français pourrait faire les frais d’une sortie de route contre le PSG. Peu importent les liens presque filiaux entretenus depuis dix-sept ans avec Florentino Pérez.
« Il ne reste plus que la Ligue des champions au Real cette saison, relève un proche du vestiaire madrilène. Jusqu’ici, Zidane bénéficie de la confiance des dirigeants. Mais on sait que tout peut aller très vite au club. » Avant l’intronisation de « ZZ », l’Italien Carlo Ancelotti, pourtant lauréat de la Ligue des champions (avec Zidane comme adjoint) en 2014, et son successeur espagnol Rafael Bénitez avaient été démis de leurs fonctions.
Aux portes du club, on pointe toutefois le bagage culturel et l’expérience du quadragénaire, qui avait offert au Real, d’une splendide reprise de volée, le titre européen, en mai 2002. « A ce niveau-là, Zidane est tranquille. L’entraîneur est là pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions psychologiques, avance un proche de l’effectif madrilène. Il n’y a ni peur, ni panique, ni excitation. Le Real a remporté douze titres en Ligue des champions. Le but, c’est d’aller en finale et de gagner. Marcelo, Ramos, Varane, Benzema, Bale, Ronaldo, Casemiro, Modric : ils étaient tous là en 2014 lors de la décima. Cette équipe est une machine de guerre, elle joue ensemble depuis huit-neuf ans et a l’habitude de ce genre de matchs. La dimension psychologique sera importante. »
Une préparation axée sur l’impact physique
Dos au mur, Zidane a poli son image de grand frère du vestiaire. Très proche de son groupe, il a multiplié les entretiens individuels pour remobiliser ses cadres et serrer les rangs. Un climat d’union sacrée règne au sein de la Maison blanche, où les notions de stabilité et de cohésion de groupe priment. Malgré les déconvenues, l’icône assume de n’avoir pas demandé à sa direction d’effectuer des recrutements lors du mercato hivernal.
Selon L’Equipe, le coach madrilène a également rallongé les séances d’entraînement, axant sa préparation sur les courses, l’endurance et l’impact dans les duels et le travail défensif. Il s’appuie notamment sur son préparateur physique italien, Antonio Pintus, enrôlé en juillet 2016. Connu pour ses méthodes musclées et éprouvantes, ce spécialiste connaît bien Zidane pour l’avoir fait souffrir sur les pelouses, de 1996 à 1998, lorsque les deux hommes œuvraient à la Juventus Turin.
Régulièrement comparé par Florentino Pérez au défunt Alfredo Di Stefano, légende du Real et vainqueur, en tant que joueur, de cinq Coupes d’Europe des clubs champions entre 1956 et 1960, le Français parviendra-t-il à renverser la vapeur ? Samedi 10 février, la victoire (5-2) en Liga contre la Real Sociedad a mis en évidence la montée en régime des Merengues. Ce jour-là, le Portugais Cristiano Ronaldo, décevant ces derniers mois, a inscrit un triplé. « C’est de bon augure pour mercredi », a estimé Zidane.
A Santiago-Bernabeu, ce dernier pourra s’appuyer sur son trident d’attaque préférentiel, la fameuse BBC (Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo). Et ce même si Karim Benzema, branché sur courant alternatif, essuie actuellement les sifflets des socios. Entre blessures et méforme, le trio a rarement été aligné cette saison. Mercredi, le salut du Real Madrid et de son impavide entraîneur passera par leurs trois hommes de pointe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après les belles médailles françaises en combiné, Mikaela Shiffrin tentera, cette nuit, de conserver son titre en slalom.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : dopage, robots et pom-pom girls

Après les belles médailles françaises en combiné, Mikaela Shiffrin tentera, cette nuit, de conserver son titre en slalom.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 19h07
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
Marcel Hirscher est enfin champion olympique. Le meilleur skieur de sa génération s’est imposé sur le combiné, devançant les Français Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet. Ne laissant que des miettes à ses adversaires depuis le début de la saison, l’Autrichien sera très dur à battre sur le slalom et le géant.

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                JO 2018 : le ski alpin français entame les Jeux avec deux médailles



Dans la catégorie « surprise » toujours, un Néerlandais s’est adjugé le titre en patinage de vitesse. Kjled Nuis, de son doux et imprononçable prénom, a triomphé sur le 1 500 mètres, devant un autre Oranje, Patrick Roest, et le Sud-Coréen Kim Min-seok. Seul tricolore en lice, Alexis Contin n’a pris que la 22e place. Le Malouin se concentrera désormais sur la mass start, programmée le 24 février. Son épreuve de prédilection.
Pour l’histoire, les Canadiens resteront les premiers vainqueurs de l’épreuve mixte de curling, disposant largement des Suisses. Les champions olympiques n’ont pas manqué de célébrer comme il se doit leur titre.

🇨🇦wins gold in mixed doubles curling.

— CBCOlympics (@CBC Olympics)


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En ski de fond, Baptiste Gros nous a gratifié du geste de la journée : un sublime lancé de spatule jambe tendue. En vain. Faute de prime à l’esthétisme, le Français a échoué aux portes de la finale de l’épreuve de sprint, enlevée par le jeune Norvégien Johannes Klæbo (21 ans).

   


C’est au programme
Nastasia Noëns et Adeline Baud-Mugnier ne seront pas de trop, à partir de 2 heures, pour empêcher Mikaela Shiffrin de conserver son titre sur le slalom. L’Américaine, vainqueure de sept des dix manches de Coupe du monde disputées cette saison, fait figure d’intouchable. A moins que… Non, on n’y croit pas.

   


Autre endroit, autre ambiance. En patinage artistique, Vanessa James et Morgan Ciprès débuteront leurs Jeux, toujours à 2 heures, avec le programme court en couples. Les Français, médaille de bronze aux championnats d’Europe l’an passé, tenteront de faire mieux qu’à Sotchi, où ils avaient fini 10es. Cette épreuve sera aussi l’occasion de voir le couple Aljona Savchenko – d’origine ukrainienne et quintuple championne du monde – et Bruno Massot – le Normand fraîchement naturalisé –, de concourir sous les couleurs allemandes.

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                JO : la longue marche d’un patineur normand, devenu allemand pour poursuivre son rêve olympique



Revenu faire une dernière pige olympique après avoir mis sa carrière de côté, Jason Lamy Chappuis prend un ultime envol en combiné nordique (saut à ski à 7 heures, ski de fond à 9 h 45).
Une fois n’est pas coutume, une épreuve de patinage de vitesse pourrait revenir à une athlète non vêtue d’orange fluo. Favorite du 1 000 mètres, la Japonaise Nao Kodaira cherchera à mettre fin à la moisson néerlandaise dans l’anneau de Gangneung, à partir de 11 heures.
Pour finir, le biathlon reviendra à 12 h 15 avec le 15 km dames. Clairement, la principale chance de médaille française. Bronzée sur la poursuite, Anaïs Bescond voudra confirmer sa belle forme en Corée en Sud, quand l’Allemande Laura Dahlmeier courra après un troisième titre consécutif.
C’est vu
Vulgaires journalistes, nous épions les fautes, les erreurs, les catastrophes. Bref, nous privilégions les trains en retard à ceux à l’heure, comme qui dirait. Amoureux de la fausse note, nous avons raillé, dans la précédente livrée de votre gazette préférée, les reports successifs des épreuves de ski alpin pour cause de mauvais temps.
Tout en joie de moquer la revanche des écureuils volants, menacés par la tenue des Jeux, nous sommes passés à côté de la première compétition alpine : le Ski Robot Challenge.

Certes, les concurrents n’ont pas la grâce d’une Lindsey Vonn ou la technique entre les piquets d’une Mikaela Shiffrin. Eux ont, pourtant, eu le courage de s’élancer, lundi 12 février, à l’assaut des pentes du Welli Hilli Park, à une heure de voiture de Pyeongchang.
Pour info (ne nous remerciez pas, nous faisons – enfin – notre métier), la victoire est revenue au petit être bleu visible au début de la vidéo. Il a permis à ses créateurs d’empocher les 10 000 dollars promis au vainqueur. Bien moins donc que les humains parés d’or non loin de là. Ah, l’égalité…
C’est dit
« Je veux me battre pour prouver mon innocence. »
Kei Saito, premier cas positif de ces Jeux de Pyeongchang, s’est défendu après son départ du village olympique. Le Japonais a été rattrapé par la patrouille après la détection d’un diurétique : un produit considéré comme un « masquant » et, de ce fait, inscrit sur la liste des substances interdites.
Le patineur s’est dit « surpris » par la découverte de la molécule prohibée dans son organisme : « La seule possibilité est que j’ai accidentellement et inconsciemment mis une substance interdite dans ma bouche. » Une phrase à retenir pour le prochain contrôle à la sortie d’une soirée légèrement arrosée.
C’est chic Corée

Envoyées par la Mère patrie pour soutenir ses héros, elles voulaient juste voir la mer. Aucun Nord-Coréen n’étant au programme des Jeux, mardi 13 février, les 229 cheerleaders ont souhaité profiter de leur journée off pour faire un saut à la plage. Las. Les pom-pom girls n’ont eu droit qu’à un bain… de foule. Assaillies par les curieux et les médias, les fidèles supportrices ont dû regagner leur bus fissa.

   


Pas le temps de traîner son spleen pour la petite armée aux chants millimétrés. L’équipe féminine coréenne de hockey, qui réunit Nord et Sud, affronte, mercredi, le Japon. Objectif pour les amatrices de sable fin : porter leurs favorites pour éviter une troisième défaite consécutive par huit buts d’écart. La journée de repos n’était pas de trop.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Skieur olympique, chanteur, photographe, prince... Hubertus von Hohenlohe a cumulé les casquettes. Cette année, à Pyeongchang, il reste au côté de la délégation mexicaine. Portrait.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Aux côtés de l’illustre Aljona Savchenko, Bruno Massot dispute les Jeux olympiques de Pyeongchang en patinage, sous le maillot allemand.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/02/2018
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JO : la longue marche d’un patineur normand, devenu allemand pour poursuivre son rêve olympique

Aux côtés de l’illustre Aljona Savchenko, Bruno Massot dispute les Jeux olympiques de Pyeongchang en patinage, sous le maillot allemand.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 07h17
    |

            Clément Martel (Oberstdorf (Allemagne), envoyé spécial)








                        



   


« Bruno, il est tellement français ! » Accoudé à la rambarde, ne quittant pas des yeux ses ouailles qui s’entraînent, Alexander König s’esclaffe. En ce froid jour de janvier, le rire de l’entraîneur du couple allemand de patinage artistique résonne dans la patinoire. A l’extérieur, le petit village d’Oberstdorf, station de ski courue des Alpes bavaroises, peine à s’extirper du brouillard.
Sur la glace, Aljona Savchenko et Bruno Massot peaufinent le programme court qu’ils ont présenté mercredi 14 janvier et pour lequel ils ont fini en cinquième place dans le palais des glaces de Gangneung. Au son swinguant de That Man de Caro Emerald, le couple enchaîne ses figures. Triples salchow, triples flips en saut lancé, enchaînement de pas, les deux patineurs n’épargnent pas leurs efforts. L’objectif de leur saison, celui de leur vie est dans leur viseur.
De naissance, elle est ukrainienne. Lui est français. Mais c’est sous un survêtement frappé du Bundesadler, l’aigle allemand, qu’ils disputent la compétition à Pyeongchang. En visant l’or olympique dans un concours où ils font partie des favoris.
« Ces Jeux, c’est la consécration d’une carrière vraiment difficile », souffle Massot en s’échauffant longuement. A 29 ans, le natif de Caen souffre de douleurs chroniques au dos qui, si elles ne l’empêchent pas de patiner, se révèlent éprouvantes. La conséquence de plus de vingt ans chaussé sur des lames, dont dix à porter, soutenir ou expédier une partenaire dans les airs.
Les Jeux, l’objectif principal de sa carrière
Les anneaux olympiques, Bruno Massot en rêve depuis longtemps. « C’est l’objectif principal de toute ma carrière », insiste-t-il. Et pour y parvenir, le Normand aura emprunté des chemins de traverse. Ayant débuté le patinage à l’âge de sept ans – soit de façon tardive pour la discipline –, le jeune homme débute en couple dix ans plus tard « parce que j’avais le gabarit pour ». Avec réticence, d’abord, le grand brun à la carrure d’armoire normande finit par s’épanouir dans ce rôle. Après plusieurs partenaires, et quelques désillusions – notamment à Sotchi (Russie), où un souci administratif a privé son couple de concours –, « la quintuple championne du monde m’a proposé un partenariat avec elle ». C’était il y a quatre ans.
Au début, Bruno n’y a pas cru. Que « la » Aljona Savchenko lui demande d’être son partenaire particulier. Car ne vous fiez pas à sa courte taille. Du haut de ses 1,53 m, la native de Kiev est un monument du sport. Cinq fois championne du monde, quatre fois titrée en Europe et médaillée de bronze à Sotchi et à Vancouver (Canada), la patineuse a tout gagné. A l’exception des Jeux olympiques. Et lorsque son partenaire Robin Szolkowy a raccroché les lames, elle s’est mise en quête d’un remplaçant avec qui viser ce titre manquant.

   


« Il me fallait un nouveau partenaire pour m’améliorer, et j’avais dressé son portrait-robot, relate la championne, âgée de 34 ans au sortir de l’entraînement. Il devait être plus fort et plus grand que mon partenaire de l’époque. »
C’est là que le Normand, qui s’entraîne dans la même patinoire qu’elle à Chemnitz, lui tape dans l’œil. Pour sa technique sans faille, mais pas seulement. « Bruno était parfait en termes de taille. Ni trop grand, ni trop petit. En nous imaginant patiner ensemble, dans ma tête, c’était parfait », relate la première patineuse de l’histoire à disputer cinq JO. Dans une discipline où est jugée la complémentarité du couple, l’image qu’ils renvoient sur la glace importe. « Donc je lui ai proposé. »
Tractations entre fédérations
A ce moment-là, l’idée d’abandonner le maillot bleu n’effleure pas Bruno Massot. Quand elle vient le trouver, Savchenko lui propose que le couple défende les couleurs de la France. Et tous deux vont toquer aux portes de leur fédération respective pour s’enquérir de la marche à suivre. Notamment parce qu’ils ignorent si Aljona peut participer aux JO pour un troisième pays différent, après l’Ukraine (2002 et 2006) et l’Allemagne (2010 et 2014). « Je ne sais toujours pas », balaie le patineur, déplorant un manque de réponse de la Fédération française des sports de glace (FFSG). Selon l’article 41 de la Charte olympique, seule la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) peut résoudre ce genre de dilemme.
De leur côté, les officiels français racontent une autre histoire. Si la France a accueilli très favorablement la requête d’Aljona Savchenko, « les Allemands se sont opposés à ce qu’elle les quitte pour rejoindre la France », relate Katia Krier, directrice technique nationale adjointe à la FFSG. Et ils ont demandé l’inverse. S’est engagée alors une bataille de fédérations autour du transfert d’un des deux athlètes, chacune ayant « conscience du potentiel du couple ».
Dans un univers peu régulé, derrière cet argument, la question du financement de l’entraînement du couple se pose. Et Bruno Massot de préciser : « la France partait du principe que tant qu’Aljena ne serait pas débloquée, ils ne nous aideraient pas financièrement. » Soit potentiellement plus d’un an sans revenus, le temps que les fédérations s’entendent.
Le couple tranche. Ce sera l’Allemagne, plus souple dans son approche. Et un déménagement à Oberstdorf, sa station de ski, ses maisons bavaroises et ses vaches. « Un point commun avec ma Normandie. » Dans la bourgade la plus méridionale du pays, ils rejoignent l’entraîneur reconnu Alexander König.
« C’est toujours difficile de prendre la décision de patiner pour un autre pays que le sien », reconnaît Massot, qui, pudique, raconte avoir reçu des « mauvaises réactions » au début. Mais le patineur de préciser que « chaque sportif dira la même chose : on ne concourt pas d’abord pour le pays, on concourt avant tout pour soi. Et ensuite pour le pays. » En patinage de couple plus qu’ailleurs, les changements de nationalité sont récurrents. En témoigne le cas de Vanessa James, Britannique qui affrontera le couple allemand sous les couleurs françaises.
Parmi les favoris à Pyeongchang
Pendant un an et demi, le couple demeure interdit de compétition, faute de lettre de « libération » de la FFSG. Une situation difficile à gérer pour le Caennais, qui passe en parallèle son examen pour obtenir la nationalité allemande. Il s’y reprendra à trois fois pour maîtriser suffisamment les arcanes de la langue – écrite – de Goethe.
Aljona Savchenko ne laisse rien passer. Pour la quintuple championne du monde, chaque détail a son importance et peut repérer le faux pli au col du gilet de son partenaire, le jour de l’essai de leurs costumes olympiques. Avec ou sans gilet, bretelles ou ceinture et manches de la chemise retroussées ou pas, toutes les combinaisons sont testées jusqu’à trouver la bonne.
« De mon côté, l’attente a été plus simple, parce qu’on avait besoin de temps pour s’adapter l’un à l’autre », admet Savchenko. Mais interdits également de shows, les deux athlètes se retrouvent privés de la possibilité de tester leurs programmes en public. Et des entrées financières afférentes.
Finalement libéré fin 2015 par la FFSG, le patineur franco-allemand (il a obtenu sa nationalité outre-Rhin in extremis, en novembre) peut enfin se lancer en compétition avec son illustre partenaire. Celle aux côtés de qui le patinage est « simple », car « elle peut tout faire », se réjouit-il. Deux fois vice-champion d’Europe, le couple aborde la compétition olympique dans le peloton des favoris.
A Oberstdorf, Bruno Massot s’entraîne trois fois par jour dans la patinoire juchée sur le flanc de la montagne Nebelhorn (littéralement, la « pointe des brumes »). Sur la glace de Pyeongchang, il a l’occasion de se libérer des nuages ayant encombré le début de sa carrière. Une médaille olympique, même sans Marseillaise, pourrait y contribuer.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Vitrine d’une « diplomatie souriante » de la Corée du Nord, les pom-pom girls créent l’événement dans les tribunes de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ En une course, avec Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet dans le combiné, le ski alpin français a déjà atteint son objectif de deux médailles. De quoi libérer leurs compatriotes ?
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JO 2018 : les skieurs français écartent le spectre du zéro pointé

En une course, avec Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet dans le combiné, le ski alpin français a déjà atteint son objectif de deux médailles. De quoi libérer leurs compatriotes ?



Le Monde
 |    13.02.2018 à 17h13
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            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Le reste, c’est du bonus. » Le directeur technique national du ski français, Fabien Saguez, aurait été dans son bon droit d’utiliser ce cliché du monde sportif, mardi après-midi à Pyeongchang, après les deux médailles de ses « combinards » Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet. Le ski alpin français s’était fixé un objectif de deux médailles sur ces Jeux olympiques et le voilà atteint après la première des neuf courses.
« Il y avait deux médailles à faire, on les a faites : objectif tenu », se satisfaisait celui qui a assigné à ses équipes un but – jamais atteint – de 20 médailles, raison pour laquelle le biathlon et le ski acrobatique ont intérêt à poursuivre leur moisson.
Le ski alpin, lui, peut souffler. En tant que sport le plus exposé des Jeux olympiques et (très) ancienne place forte des sports d’hiver français, l’alpin a récemment connu plusieurs éditions difficiles. Les deux dernières notamment.
A Vancouver, le zéro pointé avait provoqué un certain remue-ménage au sein des équipes de France avec le départ de leur directeur technique, Yves Dimier. Quatre ans plus tard à Sotchi, après de premières épreuves ratées, le spectre d’une nouvelle quinzaine blanche avait hanté les esprits et alimenté les gazettes jusqu’à l’antépénultième épreuve : Steve Missilier et Alexis Pinturault, avec l’argent et le bronze, avaient sauvé la mise dans le géant.
On restait loin des deux médailles d’or et deux médailles d’argent de 2002, record de l’histoire récente, mais c’était déjà un net progrès.
« Ça pèse sur l’encadrement, sur les journalistes et sur nous »
Cette fois, à Pyeongchang, les skieurs français sont à peu près certains que la presse les laissera tranquilles. Ce qui leur fera du bien.
« Quand on était arrivés sur les semaines techniques [slalom et géant] par le passé, il n’y avait pas eu de médaille en vitesse auparavant, et je me souviens que ça pesait dans la balance, a souligné Alexis Pinturault, dont l’expérience se limite aux JO de Sotchi mais qui a déjà vécu la même chose aux championnats du monde. Ça pèse sur l’encadrement, ça pèse sur les journalistes et, du coup, sur nous, parce qu’on ressent toutes ces tensions. L’atmosphère sera, automatiquement, bien différente. »
Cette saison, le risque d’un nouveau zéro pointé était réel et le combiné masculin constituait leur meilleure chance de médaille. Les Français arrivaient en position de faiblesse, légitimement inquiets d’une saison de Coupe du monde décevante. Tessa Worley n’enregistrait sa première victoire en géant qu’en janvier, le leader masculin Alexis Pinturault cherchait son ski en géant, et Victor Muffat-Jeandet, avec sa victoire dans le combiné de Wengen, était le seul autre Français monté sur le podium.
D’où un objectif raisonnable de deux médailles et le soulagement visible des skieurs et entraîneurs français après la course.
« On est assez sereins. Il y a une grosse envie de faire de belles choses, promettait David Chastan, le patron du Team France chez les messieurs. Il va falloir se servir de cette journée pour positiver et enchaîner sur une belle dynamique avec la descente et le super-G. Mais ça ne va pas tomber du ciel, il va falloir y mettre du sien et y croire. »
« Ça crée des envies »
Il n’est pas malheureux pour l’équipe de France que la descente masculine et le super-G féminin aient été reportés pour cause de grand vent : ce ne sont pas les épreuves dans lesquelles les skieurs français excellent.
Et mieux vaut commencer par deux médailles que par une absence du top 10, même si les descendeurs, jeudi, sont tout à fait capables de monter sur le podium sur un parcours propice aux surprises. « C’est toujours une émulation de voir les autres qui montent sur les podiums, estime Xavier Fournier, entraîneur des hommes en vitesse. Ça crée des envies, on voit que c’est du concret pour d’autres, donc, c’est toujours plus motivant. »
Le succès du combiné a d’autres vertus : elle permet de récompenser à la fois les groupes de technique (géant et slalom) et de vitesse (descente et super-G) qui, toute la saison, vivent chacun de leur côté, sauf lorsqu’il faut travailler le combiné. « Ce combiné, c’est la réunion de toute l’équipe de France, tout le monde bosse pour la même chose », rappelait Victor Muffat-Jeandet après sa médaille.
Enfin, d’un point de vue plus personnel, Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet skieront maintenant plus détendus et rassurés sur leur forme du moment. Pinturault redevient après cette performance un prétendant au podium en géant, tandis que Muffat-Jeandet a excellé dans le slalom, qu’il termine sur les spatules de Marcel Hirscher (à un centième de seconde).
« Automatiquement, quand on a déjà une médaille sur la première épreuve, je pense que ça libère vraiment quelque chose », voulait croire Alexis Pinturault.
Ce n’est toutefois en rien une garantie. En 2006, le titre olympique d’Antoine Dénériaz en descente n’avait été suivi que d’une médaille d’argent de Joël Chenal dans le géant, en fin de deuxième semaine.

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