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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Six mois après la disparition de Maëlys lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, le procureur de Grenoble a annoncé que « les restes de l’enfant ont été découverts ».
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Affaire Maëlys : Nordahl Lelandais dit avoir tué l’enfant « involontairement »

Six mois après la disparition de Maëlys lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, le procureur de Grenoble a annoncé que « les restes de l’enfant ont été découverts ».



Le Monde
 |    14.02.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 18h41
   





                        



   


Six mois après la disparition de la petite Maëlys en août dernier en Isère, le principal suspect, Nordahl Lelandais, a annoncé avoir tué « involontairement » l’enfant, a fait savoir le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, mercredi 14 février, lors d’une conférence de presse. « Les restes de l’enfant ont été découverts », a révélé ce dernier.
Nordahl Lelandais a également reconnu qu’il « s’était débarrassé du corps », mais a refusé de s’exprimer sur les circonstances de la mort de l’enfant. Il a aussi présenté ses excuses aux parents de Maëlys.
Nordahl Lelandais a dit qu’« après l’avoir tuée, il l’avait déposée dans un endroit à proximité de sa maison et qu’il était retourné au mariage et qu’il était revenu récupérer le corps et l’avait emmené et déposé dans la forêt, dans le massif de la Chartreuse », a précisé le procureur.
Les gendarmes ont mis une journée à retrouver le corps de Maëlys, sur les indications de Nordahl Lelandais. « Les recherches ont été rendues très difficiles par la neige de cette nuit. Les chiens ont permis de découvrir (…) un crâne d’enfant et [des] ossement[s] », selon le procureur, qui ajoute que « l’instruction va se poursuivre ».
Une tache du sang de l’enfant trouvée dans sa voiture
Jusqu’à présent, l’ancien maître-chien dans l’armée, 34 ans, mis en examen en novembre, avait farouchement nié son implication dans la disparition de l’enfant dans la nuit du 26 au 27 août, lors d’une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).
Le suspect a été confronté à de nouvelles preuves réunies par les enquêteurs, qui ont découvert récemment dans le coffre de sa voiture, sous les tapis de sol, une tache de sang qui s’est révélé être celui de la petite fille.
Soupçonnant l’existence d’un tueur en série, onze familles de disparus dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ont demandé à la cellule d’enquête de vérifier un lien éventuel avec Nordahl Lelandais.

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Nordahl Lelandais est également mis en examen et détenu, depuis décembre, pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer en Savoie, en avril 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Il était jugé pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats du 13 novembre 2015, et d’un complice, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis.
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Relaxe de Jawad Bendaoud, le logeur des djihadistes du 13-Novembre

Il était jugé pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats du 13 novembre 2015, et d’un complice, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 18h44
   





                        



   


Jawad Bendaoud a été relaxé, mercredi 14 février, des faits de « recel de malfaiteurs terroristes ». Cet homme de 31 ans, un délinquant multirécidiviste, était jugé pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis. Le ministère public avait requis quatre ans de prison contre lui.
« Il n’est pas prouvé que Jawad Bendaoud a fourni un hébergement à des terroristes », a déclaré Isabelle Prévost-Desprez, la présidente de la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Jawad Bendaoud, qui était jugé depuis le 24 janvier pour « recel de malfaiteurs terroristes », a levé les bras, tapé sur l’épaule de gendarmes et embrassé son avocat à l’annonce du jugement.
« Ne partageant pas l’analyse du tribunal », le parquet a annoncé avoir fait appel de sa relaxe. L’appel n’étant pas suspensif, il ne remet pas en cause la sortie de prison de Jawad Bendaoud, qui aura lieu « ce soir », selon une source judiciaire auprès de l’Agence France-Presse.
Mohamed Soumah, également jugé pour « recel de malfaiteurs terroristes », a joué le rôle d’intermédiaire, en mettant en contact Hasna Aït Boulahcen, qui cherchait une planque pour les deux djihadistes, et Jawad Bendaoud. Il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, avec maintien en détention.
Le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen, est le cousin d’Abdelhamid Abaaoud et le frère d’Hasna Aït Boulahcen, qui est morte aux côtés des djihadistes dans l’assaut du RAID. Il a été déclaré coupable de non-dénonciation de crime terroriste et condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, sans mandat de dépôt à l’audience. « Votre mauvaise foi et vos mensonges ont été constants à l’audience », lui a déclaré la présidente, évoquant également sa « radicalisation certaine ».
Premier procès en lien avec le 13-Novembre
Le jugement était très attendu dans ce premier procès en lien avec les plus sanglants attentats jamais commis en France, qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015. Cela tient aussi à la personnalité du prévenu, dont les déclarations au tribunal ont fait rire mais ont aussi consterné, notamment les victimes des attentats. Un procès retentissant, donc, avec quelque 700 parties civiles, plus de 100 avocats (mais seulement six pour la défense)
Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats, et son complice, Chakib Akrouh, étaient arrivés le 17 novembre au soir dans l’appartement de Saint-Denis où ils sont morts le lendemain dans l’assaut des policiers du RAID. Jawad Bendaoud a été interpellé peu après, alors qu’il venait d’expliquer à des journalistes de l’AFP et de BFM-TV que l’assaut avait eu lieu chez lui. Il était devenu la risée d’un pays traumatisé par les attaques les plus meurtrières qu’ait connues la France.

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                Au procès Jawad Bendaoud, la défense assure que les prévenus ignoraient « qu’ils allaient héberger des terroristes »



Depuis le 18 novembre 2015, il nie avoir su que les deux hommes faisaient partie des commandos djihadistes. « Je ne savais pas que c’étaient des terroristes, a-t-il répété lors de son procès qui a démarré le 24 janvier. Même pour 150 000 euros, je n’aurais pas hébergé des terroristes. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une femme s’est présentée, mardi, aux enquêteurs de la police judiciaire parisienne pour déposer plainte. Les faits dateraient de 2016, quand M. Darmanin était maire de Tourcoing.
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Gérald Darmanin visé par une plainte pour « abus de faiblesse »

Une femme s’est présentée, mardi, aux enquêteurs de la police judiciaire parisienne pour déposer plainte. Les faits dateraient de 2016, quand M. Darmanin était maire de Tourcoing.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h18
   





                        



   


Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, est visé par une deuxième plainte, a appris Le Monde, mercredi 14 février, confirmant une information du Point. Une enquête préliminaire pour « abus de faiblesse » a été ouverte par le parquet de Paris et confiée aux enquêteurs du premier district de police judiciaire, déjà chargés de l’enquête préliminaire pour viol qui vise le ministre.

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                Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



Mardi 13 février, une femme habitant dans le nord de la France s’est présentée aux enquêteurs de la police judiciaire parisienne pour déposer une plainte pour « abus de faiblesse ».
Selon Le Point, cette femme, qui a été aussitôt entendue par les policiers, aurait expliqué avoir fait l’objet de « demandes à caractère sexuel » de la part de Gérald Darmanin, alors que ce dernier était maire de Tourcoing, en échange d’un nouveau logement. Les faits dateraient de 2016.
Des faits remontant à 2009
La veille, lundi, le ministre de l’action et des comptes publics avait été entendu durant plusieurs heures dans la matinée, en audition libre, par la police, dans le cadre de l’enquête pour viol qui le vise.
Dans ce dossier, une première enquête avait été classée sans suite en juillet 2017, car son accusatrice, Sophie Spatz, qui avait déposé sa plainte peu de temps après l’entrée de Gérald Darmanin au gouvernement pour des faits remontant à 2009, n’avait pas répondu aux convocations des enquêteurs. Ayant fait savoir qu’elle était prête à répondre aux questions de ces derniers, la procédure a été rouverte le 22 janvier, et son audition a eu lieu le 25 janvier, pendant plus de huit heures. Depuis, les policiers ont entendu certains des proches de la plaignante, dont Pierre Spatz, son mari. Une expertise psychologique a également été menée.
En juin 2017, Gérald Darmanin avait déposé plainte contre son accusatrice pour dénonciation calomnieuse. L’un de ses avocats a toutefois reconnu que le ministre avait eu une relation sexuelle librement consentie avec son accusatrice.
Le ministre, âgé de 35 ans, venu des rangs du parti Les Républicains, qui conteste formellement les accusations, garde le soutien du gouvernement et du président de la République. Mercredi, le premier ministre Edouard Philippe a appelé à respecter « la parole du plaignant » comme « la présomption d’innocence », réaffirmant « la même » position voulant qu’un ministre puisse rester au gouvernement tant qu’il n’est pas mis en examen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Recruté 222 millions d’euros par le club parisien, l’attaquant brésilien défie le club madrilène, mercredi, en huitièmes de finale aller de C1.
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Real-PSG en Ligue des champions : jour J pour Neymar

Recruté 222 millions d’euros par le club parisien, l’attaquant brésilien défie le club madrilène, mercredi, en huitièmes de finale aller de C1.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h46
    |

            Rémi Dupré








                        



   


En cas de qualification, les observateurs diront qu’il a tenu son rang. A contrario, en cas d’élimination, il sera perçu comme le coupable idéal. Neymar da Silva Santos Junior, 26 ans, est attendu au tournant, mercredi 14 février, à Santiago Bernabeu, lors de la réception du Paris-Saint-Germain par le Real Madrid, en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Premier acte d’une double confrontation, dont la manche retour est programmée le 6 mars au Parc des princes.

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Ces dernières semaines, tout a été écrit sur la réception hors normes organisée par l’attaquant brésilien du PSG à l’occasion de son anniversaire, son absence lors du match à Sochaux qui a suivi la fête, son prétendu désir de quitter cette si peu attrayante Ligue 1 pour rejoindre le Real Madrid l’été prochain, le « penaltygate » et son bras de fer avec son partenaire Edinson Cavani… Le déplacement de l’équipe parisienne à Madrid a le mérite de replacer le principal actif du PSG dans une pure logique sportive et économique.
Neymar, un mauvais souvenir pour le Real
Joueur le plus cher de l’histoire du football, recruté contre 222 millions d’euros l’été dernier, l’ex-attaquant du FC Barcelone a, jusqu’à présent, justifié son statut dans la capitale. Avec 18 buts inscrits en Ligue 1, six banderilles plantées en Ligue des champions, et une myriade de passes décisives à son compteur, Neymar a lustré le jeu parisien tout en enfilant les casquettes d’animateur, de patron et d’ambassadeur de l’équipe entraînée par Unai Emery.
Ces dernières semaines, l’artiste a donné l’impression de s’amuser sur les terrains de Ligue 1. Il paraît dans une forme optimale avant de retrouver le « paquebot » de Bernabeu, où il a toujours laissé de mauvais souvenirs aux Merengue lors de sa parenthèse catalane. Avec trois buts, cinq passes décisives et quatre victoires face au Real, Neymar a régulièrement mis au supplice la défense madrilène.

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« Ce serait une erreur de nous concentrer uniquement sur Neymar, a estimé, la veille du match, son compatriote et ami Marcelo, vice-capitaine du Real. Nous ne pensons pas qu’à lui. Et pas seulement non plus aux trois de l’attaque [Cavani, Neymar, Mbappé]. C’est le PSG dans son ensemble dont nous devons nous méfier. Nous savons parfaitement ce que nous devons faire. »
Dans la capitale espagnole, le duel à distance entre Neymar et le quintuple Ballon d’or Cristiano Ronaldo, 33 ans, sera toutefois particulièrement épié. Alors qu’il figure parmi les quatre joueurs (avec Thiago Motta, Dani Alves et Angel Di Maria) de l’effectif parisien à avoir remporté la Ligue des champions, le Brésilien espère supplanter médiatiquement son aîné portugais, meilleur buteur de l’histoire du Real (427 réalisations depuis 2009). D’où l’idée d’un passage de témoin qui se dessine avant cette joute.
« Neymar a l’obligation de briller »
Sur un plan économique et commercial, la performance du prodige brésilien contre le Real aura des répercussions évidentes pour le PSG, propriété depuis 2011 du fonds Qatar Sports Investments (QSI). En recrutant le natif de Mogi das Cruzes (région de Sao Paulo), les dirigeants parisiens ont fixé à leur entraîneur comme objectif minimal de hisser l’équipe en demi-finale du tournoi. Et surtout d’effacer les stigmates de la douloureuse élimination (0-4, 6-1) en huitièmes de finale, en mars 2017, contre le FC Barcelone, alors emmené par Neymar. En clair, le no 10 a pour mission d’exploser le plafond de verre qui circonscrit jusqu’à présent les visées européennes du PSG, incapable d’aller au-delà des quarts depuis son rachat par QSI.
« Neymar a l’obligation de briller à l’occasion de la double confrontation contre le Real, voire au-delà, car justement il a été recruté pour être le joueur qui ferait basculer le PSG dans une nouvelle dimension, ce que n’était pas Zlatan Ibrahimovic, estime Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. Il y a donc une très forte pression sur lui pour tirer le PSG vers le haut et être ce fameux marquee player [footballeur star mais aussi décisif] que QSI attend depuis 2012. » 
Visés par une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs dans le cadre du fair-play financier (FPF), les dirigeants du PSG espéraient que le recrutement de Neymar leur permettrait de revoir à la hausse ses contrats de sponsoring (Nike, Emirates) et d’augmenter leurs revenus (486 millions d’euros, à l’issue de la saison 2016-2017, selon le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte). S’ils doivent générer 75 millions de revenus d’ici le 30 juin, date de clôture de ses comptes pour être dans les clous du FPF, les hiérarques de QSI misent d’autant plus sur une belle performance de Neymar lors de cette double confrontation contre le Real Madrid.

   


Le rayonnement de la marque PSG
« Les répercussions d’une qualification seraient déjà importantes sur le plan économique à travers les primes que toucherait le PSG, encore plus si le club va loin, explique Christophe Lepetit. Si en plus cette qualification est portée en partie par Neymar, alors oui cela pourrait amener certains dossiers en cours à se débloquer, notamment la renégociation des contrats de sponsoring (équipementier, sponsor maillot) où se situent les plus grandes marges de manœuvre pour faire augmenter les recettes commerciales du PSG aujourd’hui. »
Désireux de diversifier leurs partenariats alors que les montants des contrats scellés avec des sponsors qataris (QTA, QNB, Ooredoo) sont actuellement scrutés par les experts du FPF, les dirigeants parisiens cherchent également à accroître le rayonnement du club sur d’autres continents. « Par ailleurs éliminer le Real en étant porté par Neymar permettrait de développer encore davantage la marque PSG à l’international et donc de valoriser cela dans les négociations futures avec les annonceurs », développe Christophe Lepetit. Autant dire que le Brésilien est au centre des enjeux du duel électrique entre le Real Madrid et le PSG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « Monde », plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de mobilisation dans les tribunaux, jeudi 15 février.
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Justice : « Nous voulons une réforme adaptée aux besoins des citoyens »

Dans une tribune au « Monde », plusieurs organisations syndicales appellent à une journée de mobilisation dans les tribunaux, jeudi 15 février.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 04h15
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 18h13
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Depuis une quinzaine de jours, le ministère de la justice s’affaire : syndicats de fonctionnaires de greffe et magistrats, organisations représentatives des avocats sont reçus pour signifier leurs « lignes rouges » en matière de chantiers. Le discours, quoique flou, imprécis voire contradictoire, se veut rassurant : aucune réforme n’a été arrêtée, les conclusions des chantiers n’engagent que leurs rapporteurs et surtout, un leitmotiv : aucun « lieu de justice » ne sera fermé…
Ces affirmations dissimulent le projet d’une réorganisation qui dissout la justice de proximité dans une appellation trompeuse, contient en germe une carte judiciaire uniquement gestionnaire, et instaure, contre les citoyens, des obstacles à l’accès aux services judiciaires.
Le cœur des réformes envisagées est la suppression des tribunaux d’instance (TI), ces tribunaux des vulnérabilités du quotidien, juridictions accessibles, qui traitent dans des délais raisonnables les litiges portant sur des sommes inférieures à 10 000 euros, les impayés de loyers ou de crédits, les mesures de tutelle… La procédure y est orale : le dépôt d’une requête est facilité, pour les usagers les plus précaires, par le rôle essentiel qu’y jouent au premier chef les fonctionnaires de greffe, puis, à l’audience, le juge.
Le principe qui risque d’être retenu est celui d’un « tribunal judiciaire » par département, regroupant les contentieux dits « spécialisés », chef de file des autres juridictions du ressort, les tribunaux de proximité, aux compétences variables, remplaçant les « petits » tribunaux de grande instance (TGI) et les TI. Le tribunal de proximité qui s’annonce ne serait pas le prolongement du tribunal d’instance, mais son fossoyeur.
Jeu de chaises musicales
Avec le contentieux familial hors divorce et les affaires pénales à juge unique ou sans audience, le tribunal de proximité serait illisible pour le justiciable qui irait divorcer à un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le ministre de l’éducation a confirmé la réduction à cinq épreuves terminales et la suppression des filières, mais des inconnues subsistent sur la mise en œuvre de la réforme.
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A quoi ressemblera le nouveau baccalauréat ?

Le ministre de l’éducation a confirmé la réduction à cinq épreuves terminales et la suppression des filières, mais des inconnues subsistent sur la mise en œuvre de la réforme.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h19
   





                        



   


Après trois semaines de concertation avec les syndicats, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a présenté le visage du « nouveau baccalauréat », mercredi 14 février. Cette nouvelle mouture de l’examen bicentenaire sera mise en place en 2021, pour les élèves qui entrent en seconde en 2018.
Aussi critiquée qu’attendue, elle s’appuie largement sur les préconisations du rapport Mathiot, remis au ministre le 24 janvier. Epreuves écrites, grand oral, fin des filières… Voici ce qu’il faut retenir des annonces du ministre.

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Epreuves resserrées, grande place laissée au contrôle continu
Le ministre a confirmé la nouvelle organisation de l’examen, lequel sera réduit à quatre épreuves finales et un grand oral. Ce dernier consistera en la présentation, durant dix minutes, d’un projet préparé par l’élève en première et en terminale, suivi par dix minutes de questions de la part des trois membres du jury. Il reprend donc l’esprit des actuels TPE (travaux personnels encadrés). Ces cinq épreuves vaudront pour 60 % de la note finale, le reste étant laissé au contrôle continu. Le rattrapage, contrairement aux premières pistes évoquées, a été maintenu.
Au sein du contrôle continu, 10 % de la note dépendra de l’examen des livrets scolaires. Le reste reposera sur des épreuves communes, à l’image des bacs blancs ou des devoirs communs actuels, dont les sujets seront issus d’une « banque commune d’épreuves » pour tenter de garantir une égalité entre les élèves et les établissements. Les copies seront corrigées par des professeurs différents de ceux de l’élève, et les copies seront anonymes.
Ces épreuves pourront être organisées en janvier et en avril de l’année de première, puis en décembre de celle de terminale. Cependant, selon une réponse faite par le ministre aux journalistes présents sur place, chaque matière ne sera évaluée qu’une seule fois dans le cadre de ce contrôle, qui perdrait ainsi de son caractère continu. L’organisation de ces épreuves est laissée à l’appréciation des établissements, qui pourront choisir de les faire passer quand ils le souhaiteront.

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La fin des filières L, ES et S
C’est un changement fondamental dans l’organisation du lycée général : les filières L, ES et S sont supprimées. Les filières technologiques, si elles voient bien leur nombre d’épreuves finales diminuer comme pour les filières générales, conservent, en revanche, leurs filières.
Pour le lycée général, la classe de seconde reste inchangée (contrairement à ce que préconisait le rapport Mathiot), mais les classes de première et de terminale sont réorganisées autour d’un tronc commun et des enseignements de spécialité.
Le tronc commun sera de 16 heures en première, 15 h 30 en terminale, et comportera les enseignements de : français, philosophie, histoire géographie, enseignement moral et civique, langues vivantes 1 et 2, éducation physique et sportive, et humanités scientifiques et numériques.Les élèves auront trois spécialités en premières (4 heures chacune) et deux en terminale (6 heures chacune) à choisir en binôme parmi les matières suivantes : arts ; écologie, agronomie et territoire ; histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanité, littérature et philosophie ; langues et littératures étrangères, mathématiques, numérique et sciences informatiques ; sciences et vie de la terre ; sciences de l’ingénieur ; sciences économiques et sociales ; physique, chimie.
Les élèves pourront changer de spécialités entre la première et la terminale. Les options sont maintenues (dont les arts et la LV3), à raison de 3 heures par semaine. Les élèves de première peuvent en avoir une, les élèves de terminale peuvent en avoir deux (dont mathématiques expertes, mathématiques complémentaires, droits et grands enjeux du monde contemporain).
Cependant, contrairement à ce qu’avait préconisé le rapport Mathiot, l’organisation de l’année reste trimestrielle, et ne glisse par vers les semestres de l’enseignement supérieur. Les élèves ne pourront donc pas changer de spécialité en cours d’année, comme évoqué dans un premier temps.

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Ce que l’on ne sait pas encore
Le ministre est notamment resté très flou sur le choix des spécialités dans les établissements. Il a évoqué une trentaine de binômes de spécialités possibles, mais il reste difficile de comprendre comment tous vont pouvoir être proposés partout. Il n’a pas non plus précisé si les établissements pourraient proposer des binômes qui leur seraient propres. Nous ignorons donc quelle liberté auront les élèves dans le choix de leurs spécialités.
La réforme prévoit une heure et demie consacrée dédiée à l’orientation des élèves. Mais on ignore comment sera assurée la préparation du grand oral, qui s’en chargera, et à raison de combien d’heures par semaine.
Concernant l’organisation des classes, le ministre a défendu la simplicité. Selon lui, il ne pourra y avoir dans la même classe que des élèves suivant les mêmes spécialités. Reste à savoir combien de possibilité de binômes seront ouvertes, comment pourront être organisées ces classes, et si elles seront réellement différentes des actuelles classes en filière.
La répartition des matières et des heures entre les professeurs reste également à établir, sûrement au sein des établissements. D’autant que plusieurs spécialités s’inscrivent plus dans la pluridisciplinarité que dans le cloisonnement des matières. C’est le cas des humanités scientifiques et numériques du tronc commun, mais aussi des spécialités suivantes : écologie, agronomie et territoires ; histoire, géographie, géopolitique et sciences politiques ; ou encore humanité, littérature et philosophie.
Le ministre a annoncé que les programmes de première et de terminale seraient revus par le Conseil supérieur des programmes pour la rentrée 2019.

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Article sélectionné dans La Matinale du 13/02/2018
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Le président sud-coréen Moon Jae-in joue les funambules avec Pyongyang

Le chef de l’Etat sud-coréen cherche à sortir de l’impasse à laquelle conduit la stratégie de « pression maximale » exercée sur la Corée du Nord par les Etats-Unis, sans s’en désolidariser.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h58
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

Lorsque le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un annonça, dans son message de Nouvel An, qu’il était prêt à participer aux Jeux olympiques (JO) d’hiver de Pyeongchang et à reprendre le dialogue avec la Corée du Sud, les analystes étaient loin de penser que deux mois plus tard la donne dans la péninsule allait profondément changer. Non seulement la République populaire démocratique de Corée (RPDC) participe aux JO mais encore Kim Yo-jong, sœur cadette de Kim Jong-un et influente figure du cercle dirigeant, a transmis au président Moon Jae-in une invitation à se rendre à Pyongyang. Ce dernier n’a pas encore répondu mais le principe de cette visite semble acquis.
Washington n’a d’abord vu là qu’une offensive de charme de la RPDC destinée à fragiliser l’alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Mais la position américaine semble en train d’évoluer. « Les Etats-Unis portent un jugement positif sur le rapprochement intercoréen et seraient disposés à des pourparlers avec la Corée du Nord », a annoncé, mardi 13 février, le porte-parole du président Moon, Kim Eui-kyeom. Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson est plus réservé : il est selon lui « prématuré de parler d’un processus diplomatique ». Mais les lignes bougent.

Des négociations entre la RPDC et les Etats-Unis achoppent jusqu’à présent sur l’exigence de Washington qui veut que Pyongyang renonce à son arme nucléaire avant de commencer des pourparlers. Une condition inacceptable du point de vue nord-coréen. Désormais, les Etats-Unis semblent disposés à des pourparlers préliminaires sans préconditions. S’il est confirmé, l’infléchissement de la position américaine serait une victoire pour M. Moon.
Sans se désolidariser de la stratégie de « pression maximale » sur la RPDC des Etats-Unis et de leurs alliés, le président sud-coréen cherche à sortir de l’impasse à laquelle conduit une telle stratégie si elle n’est pas assortie d’un dialogue avec Pyongyang....




                        

                        


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Récit

Sur le point d’être démis, Jacob Zuma menace l’Afrique du Sud en direct

Le chef de l’Etat a annoncé qu’il ne démissionnerait pas, alors qu’une motion de défiance doit être votée jeudi au Parlement.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
              datetime="2018-02-14T16:54:33+01:00"

        Le 14.02.2018 à 16h54






    
Des clients d’un bar regardant le président sud-africain, Jacob Zuma, s’exprimer à la télévision publique, le 14 février 2018, à Pretoria.
Crédits : PHILL MAGAKOE/AFP


Voilà une interview. En réalité un étrange monologue face à un journaliste emprunté et écrasé par les circonstances, qui restera dans les annales de la télévision sud-africaine. Mercredi 14 février, en ce jour de la Saint-Valentin, Jacob Zuma, qui devrait être, d’ici quelques heures, démis de ses fonctions par une motion de défiance initiée par l’opposition mais soutenue – du jamais-vu – par son propre parti, a décidé de menacer son pays en direct sur la chaîne publique SABC.
Le chef de l’Etat devait faire une déclaration le matin, dans un cadre nettement plus formel, à la présidence, afin de réagir à l’annonce, la veille, de son « rappel » par le Congrès national africain (ANC), qui équivaut à une demande polie de quitter ses fonctions. Mais, à l’heure dite, pas de Jacob Zuma ni de déclaration.

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Dans l’intervalle, la police menait un raid retentissant au domicile et dans les bureaux de ses alliés, les frères Gupta, saisissant du matériel et arrêtant notamment l’un de ces hommes d’affaires soupçonnés d’être les cerveaux de l’opération de mise à sac des ressources publiques instaurée pendant les deux mandats de M. Zuma, avec la complicité active de ses propres enfants.
Cette opération a dû sonner comme une ultime menace pour un président en sursis. Jeudi, les députés de l’ANC et de l’opposition voteront de manière identique, et dans la joie, pour mettre fin à ses fonctions, puis on élira aussitôt son rival, Cyril Ramaphosa, comme chef de l’Etat, et Jacob Zuma sera nu, exposé désormais à des poursuites judiciaires.
Il ne « comprend rien » à ce que veut l’ANC
Ce mercredi, en début d’après-midi, surprise. Le président apparaît à la télévision, sans être annoncé. Le voici en chemise, décontracté, expliquant qu’il ne « comprend rien » à ce que veut l’ANC, qu’on ne lui a rien dit. La bonne foi incarnée, et outragée. Les détails de sa démonstration ne sont pas faciles à suivre, mais le raisonnement prend un tour attendu. Il demande du temps, quelques mois, se propose dans l’intervalle de se consacrer à une tâche importante, celle de présenter Cyril Ramaphosa à ses pairs, ceux du continent, de ses institutions, mais aussi ceux des Brics (acronyme désignant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, cinq pays qui se réunissent chaque année en sommet).

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« Je connais l’Afrique, je connais les Brics », se rengorge l’homme que ses derniers alliés, même les plus proches au sein du parti, ont lâché ces derniers jours. Son ministre des finances, Malusi Gigaba, un habitué du manoir des Gupta au temps de leur splendeur (il a veillé à leur obtenir la nationalité sud-africaine), a affirmé publiquement son souhait de le voir démis. Son ex-épouse et mère de ses enfants, Nkosazana Dlamini-Zuma, qu’il voulait voir lui succéder pour le protéger, justement, des poursuites judiciaires qui s’accumulent dans son ciel comme un orage, a elle aussi pris froidement ses distances, soutenant la décision de l’ANC de rappeler Jacob Zuma.
Mais un rappel, ça se refuse : le chef de l’Etat vient de le prouver. Il sera balayé, donc, par la motion de défiance, perdant au passage sa chance de sortir en douceur, avec les honneurs et les politesses infinies de l’ANC, qui cherche à sauver les apparences.
« Des gens ne vont pas être contents »
Quel est donc le plan de Jacob Zuma ? Ses proches, il y a encore peu de temps, disaient qu’il avait des « dossiers » explosifs sur ses ennemis au sein de l’ANC. On ignore toujours lesquels. Le chef de l’Etat, en exercice pour quelques heures encore, supplie maintenant qu’on lui laisse du temps, plus de temps, encore du temps. On ne sait s’il tente un dernier coup de poker ou s’il est en train de perdre le sens des réalités, comme il se perd en direct dans une explication laborieuse, interminable, pour expliquer qu’au fond, il n’a « rien à se reprocher ».

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C’est vers la fin de cet étrange moment de politique nationale et de télévision qu’il prononce, soudain, des mots qui comptent : s’il était démis demain, « ils vont le regretter, parce que des gens ne vont pas être contents ». Le spectre d’une tentative de chamboulement de la situation par le chaos vient de ressurgir.
Personne ne sait avec certitude s’il peut compter sur des gros bras, certains armés, dans la province du KwaZulu-Natal, pour défendre leur « frère zulu ». Cette menace plane depuis des semaines, alimentant les fantasmes. Elle n’est pas étayée par des faits. On a cité divers groupements (notamment le groupe Amabutho e-Sizwe SamaZulu) comme les viviers possibles d’individus n’ayant pas froid aux yeux et capables de violences.
Mais contre qui ? Contre quoi ? Tout ceci est nébuleux, sans doute destiné à être emporté par le vent de l’histoire de cette fin de règne. Mais cette menace en direct, alors que tout le pays attendait les mots de Jacob Zuma, c’est une chose que nul, en Afrique du Sud, n’est près d’oublier.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’organisation compte 40 000 employés permanents dans le monde. Elle a reçu 146 plaintes ou alertes en 2017, dont 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuel.
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L’ONG Médecins sans frontières confrontée à 24 cas de harcèlement ou d’abus sexuels en 2017

L’organisation compte 40 000 employés permanents dans le monde. Elle a reçu 146 plaintes ou alertes en 2017, dont 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuel.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h28
   





                        



   


Dans le sillage du scandale Oxfam, ONG visée par des accusations de viols lors de missions de terrain, c’est tout le secteur humanitaire qui est ébranlé. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, mercredi 14 février, avoir été confrontée à plusieurs cas de harcèlement ou d’abus sexuels en 2017 au sein de son organisation.
Faisant état de 146 plaintes ou alertes reçues par sa direction, l’organisation, qui compte 40 000 employés permanents dans le monde, a expliqué, dans un communiqué, que « 40 cas ont été identifiés comme des cas d’abus ou de harcèlement au terme d’une investigation interne ». Sur ces 40 cas, « 24 étaient des cas de harcèlement ou d’abus sexuel », a précisé MSF, ajoutant que 19 personnes impliquées dans ces agressions ont été licenciées. « Dans les autres cas, les employés ont été sanctionnés par des mesures disciplinaires ou des suspensions », précise le communiqué.
Des abus sous-rapportés, reconnaît l’ONG
Selon MSF, les 24 cas signalés n’incluent toutefois pas « les cas directement gérés par les équipes sur le terrain et non signalés au siège » opérationnel à Paris. Le nombre effectif de cas de harcèlement ou d’abus sexuels peut donc être potentiellement plus élevé.
« Bien que les signalements d’abus soient en augmentation régulière, MSF est consciente que les abus en son sein sont sous-rapportés », reconnaît l’association.
Médecins sans frontières est une association médicale humanitaire internationale, créée en 1971 à Paris par des médecins et des journalistes. Elle intervient dans les zones touchées par des conflits, épidémies ou catastrophes naturelles.
L’association, qui assure son indépendance en tirant ses ressources quasi exclusivement de dons privés est présente dans 71 pays et notamment en Irak, au Yémen, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud. L’association a reçu le prix Nobel de la paix en 1999.
MSF dévoile ces chiffres au moment où le secteur humanitaire est secoué par une onde de choc, provoquée par des révélations sur l’ONG britannique Oxfam.

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                Oxfam : portrait d’un géant de l’humanitaire



Avant Oxfam, le monde de l’humanitaire avait déjà été touché par plusieurs scandales similaires. Des affaires impliquant des casques bleus des Nations unies ont notamment été dévoilées au début des années 2000 au Népal, en République centrafricaine, en Haïti, en République démocratique du Congo ou encore en Côte d’Ivoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Dans le métro des voyageurs peuvent se transformer en vagabonds, l’âme en extase. Le site Croisedanslemetro.com rassemble petites annonces et courriers du cœur d’usagers.
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Ode au métro et hymne à l’amour

Dans le métro des voyageurs peuvent se transformer en vagabonds, l’âme en extase. Le site Croisedanslemetro.com rassemble petites annonces et courriers du cœur d’usagers.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h44
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


Dans le métro, il y a des gens. Qui filent, qui poussent et qui s’entassent. Qui puent, qui pissent, qui reniflent et qui embrouillent. Il y a ceux qui ne calculent pas ce qui se passe autour d’eux. Des âmes perdues et d’autres qui portent une armure. Il y a des mecs bizarres, des prédateurs et des agresseurs. Il y a les patrouilles qui repèrent les pervers et chassent les frotteurs, qui ne sont pas des « non-événements » mais bien sujets à traumatismes.
Dans le métro, on peut tomber sur la colère, l’indifférence, la misère. Le temps qui passe, le quotidien qui oppresse, le rendez-vous qui presse. De la musique ou des râles. Du silence et du rien. Et puis on peut tomber amoureux.
Dans le métro, on croise la vie et, sur le site Croisedanslemetro.com — le courrier du cœur du métro —, ceux qui ont croisé l’amour. Ceux qui veulent rétablir le contact, aider un peu le destin. Ceux qui regardent, qui se regardent.
Sans même que l’on s’en aperçoive, le métro est aussi théâtre de rencontres. Dans les rames, sur les quais, dans les couloirs, des moments de grâce se jouent, des frémissements nerveux courent le long des doigts, au bord des cœurs, et se retrouvent entre les lignes de ces petites annonces. On peut bien rire des petites annonces qui s’essoufflent. On s’étonne bien du succès des annonces matrimoniales du Chasseur français, grâce auxquelles des célibataires espèrent trouver l’amour depuis un siècle.
« Faciliter les rencontres de ces gens »
Quant au compte Twitter de Croisé@danslemetro, la dernière actu remonte à 2013… Et pourtant. Les dernières annonces sur le site, elles, sont bien là. A la minute où nous écrivons, à la minute où vous lirez, de nouvelles petites annonces seront publiées.
Croisés dans le bus, le tram, le RER ou le métro, à Bruxelles, Lille, Lyon, Marseille, Montréal, Rennes, Toulouse ou Paris, les voyageurs s’envoient des morceaux de poésie dans l’espoir de vérifier si le hasard fait des miracles. L’ambition du site est humble, née d’un constat finalement assez simple : « Chaque jour, il y a des millions de passagers dans les transports en commun des grandes villes. Cela fait beaucoup de personnes qui se croisent sans se voir. Nous souhaitons faciliter les rencontres de ces gens. »
Le courrier du cœur du métro à Paris, c’est tous les jours. A toutes les heures. Sur toutes les lignes. Anthologie :
« Regards depuis Nation », par un homme pour un homme 
« Beau jeune homme en doudoune et veste grise, Caterpillar noires aux pieds. Nous avons échangé des regards et des sourires mais tu es sorti trop tôt à Bercy, “Inégalités” d’Atkinson à la main, pour que je puisse te donner mon numéro ! Déception de Saint-Valentin ! »
« Tu avais un thermos rouge… », par un homme pour une femme
« Tu avais un thermos rouge…
et nos directions n’étaient pas les mêmes…
Qu’aurais-tu fait, si j’avais décidé de descendre de ma ligne ? »
« Tu es montée vers 18 h 45 à… », par un garçon pour une fille
« Tu es montée vers 18 h 45 à Notre-Dame-de-Lorette ou Trinité, je ne sais plus, ce que je sais, c’est que tes yeux clairs un peu perdus et tristes m’ont tout de suite attiré. Poussée par ceux qui rentraient dans le wagon tu t’es adossée à côté de moi contre les portes et es restée alors qu’un peu après de la place s’était dégagée devant nous. Tu es sortie à Saint-Lazare, assez lentement, pour que je te suive… ? Ce que je regrette de ne pas avoir fait… »
« Les plus forts, chez les hommes… », par un homme pour une femme
« … Ne font rien.
Ils parlent, parlent encore.
Je serais intéressé de connaître la suite…
Je vous retrouve presque tous les jours vers 17 h 25 ; vous montez avec moi à Saint-Lazare. Moi, je descends à Montparnasse mais vous allez plus loin. Et chaque jour il me manque ce grain de folie pour engager une conversation. J’aimerais que les grands bruns timides soient votre genre ; car vous n’êtes pas du mien, et malgré ça vous me plaisez beaucoup. En fait, j’ai même l’impression de vous connaître, mais comme c’est un peu ridicule je n’oserai pas vous le dire.
J’espère que vous me remarquerez un jour, je suis la barbe courte aux yeux clairs qui s’arrange assez bien la plupart du temps pour vous admirer secrètement. »
« Ce qui m’a émue, c’est ton visage et tes boucles claires », par une femme pour un homme 
« Je monte à Réaumur-Sébastopol et tu es en face, appuyé contre la porte. Blond, bouclé, un visage d’une parfaite régularité, un sac de voyage entre tes pieds.
Je te regarde dans les yeux en entrant et je me faufile à ta droite, où d’abord je m’applique à t’ignorer. A ce moment-là, mes écouteurs me passent “La Grenade” et j’en dessine les mots avec mes lèvres. Je perçois quand même que tu souris, tu as l’air heureux.
J’approche de ma station et je sens que tu vas toi-même descendre, alors j’ose fixer ton reflet au lieu du mien. J’ai pourtant l’habitude de voir des gens beaux, qu’est-ce que tu as de spécial pour avoir provoqué cette émotion en moi ?
Gare du Nord. Je comprends alors que tu n’es probablement pas parisien et tout espoir de te recroiser s’évanouit. En sortant, tu avances sur le quai puis te retournes brièvement vers la rame, mais je ne crois pas que nos regards se soient croisés.
J’ai aimé ce moment, ce trouble, ce doute. Alors merci. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.
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JO 2018 : A Pyeongchang, on skie (surtout) devant sa famille

Si le patinage attire les Coréens, les épreuves sur neige ne font pas recette, si ce n’est auprès d’Européens ayant fait le déplacement. Souvent des proches des athlètes.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 17h49
    |

            Clément Martel et 
Clément Guillou








                        


Pardonnez cet excès d’orgueil, mais je suis l’une des rares personnes à avoir assisté en direct au troisième titre olympique de Martin Fourcade. Et au premier titre de Marcel Hirscher. Car oui, je ne sais pas si ça se voit à la télé, mais ça se voit en vrai : dès lors qu’un peu de neige est de la partie, il n’y a plus personne pour aller voir les épreuves des Jeux olympiques de Pyeongchang.

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                JO 2018 : Martin Fourcade a dompté les éléments



Le travelling sur la ligne droite d’arrivée d’Eric Frenzel, vainqueur de la première épreuve de combiné nordique mercredi après-midi, était d’ailleurs assez éloquent : ce n’est qu’à 100 mètres de la ligne que les sièges commençaient à se remplir.
Dans un sens, on les comprend, et Martin Fourcade aussi : « C’est une compétition qui se court à 21 heures le soir par moins 15 degrés, je connais beaucoup de passionnés de biathlon qui n’auraient pas mis le nez dehors ! »
Je confirme : j’adore le biathlon, et je n’ai mis le nez dehors que lorsqu’il n’y avait plus le choix et qu’il fallait bien justifier ma présence en Corée du Sud.

   


De fait, les tribunes de ski nordique et de ski alpin – pour ce qu’on en a vu, c’est-à-dire une épreuve – sont largement clairsemées et occupées très majoritairement par des Européens et des Américains. J’ai cru voir que la réalisation filmait dès que possible des Asiatiques dans les tribunes : qu’on ne s’y trompe pas, les locaux n’ont pas soudainement chopé le virus du ski malgré les efforts de Timofei Lapshin, le Russe sous pavillon coréen qui se bat tant qu’il peut pour donner envie à ses nouveaux compatriotes de venir le voir au biathlon (16e du sprint et 22e de la poursuite).
Autant de frères Fourcade que de spectateurs coréens
Les organisateurs avaient prévu le coup, en installant des tribunes de modeste ampleur : entre 2 500 et 4 500 places assises pour les sites de ski alpin et de biathlon, l’équivalent d’une petite manche de Coupe du monde.
Au vrai, le soir de la victoire de Martin Fourcade, il y avait sans doute autant de frères du vainqueur que de Sud-Coréens : deux. Et aussi ce bonhomme absolument impassible avec chapka et drapeau soviétiques, de loin le meilleur spectateur de ces JO.

Incontestablement LA photo de ces Jeux jusqu'à présent. Le mec s'est pointé une heure après l'arrivée de la poursui… https://t.co/gmn427Fu2q— JeuneGuillou (@Clément Guillou)


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Sur la route d’Alpensia, qui distribue les sites de ski nordique, l’on croise davantage de bénévoles et de personnes accréditées, ce qui renforce l’impression d’une compétition organisée pour les téléspectateurs et les journalistes.
Il faut dire que les conditions ne sont pas idéales, en particulier pour les épreuves nocturnes. Le délire consiste tout de même à passer une bonne heure assis dans un froid sibérien, à plisser des yeux pour tenter de voir les cibles tomber et à regarder les biathlètes skier sur un écran géant (sur la neige, mais c’est bien l’écran géant qu’il faut regarder, vous voyez ce que je veux dire). Le tout par – 20 degrés ressentis. Ce qui ne peut s’expliquer que par un amour féroce de la « cara », du « tour de péna » ou du « cordon », ou par une relation de famille avec l’un des intéressés, ce qui est – on le soupçonne – souvent le cas.
Exemple : Megan, 35 ans, croisée au ski de bosses et membre de l’armada américaine venue encourager Tess Johnson. Portant le « E » de Tess (concluons-en que le groupe était au moins au nombre de douze), elle explique « être venue du Colorado soutenir son amie ». Mais admet ne pas s’intéresser plus que ça à la compétition.
« 84 % des billets ont été vendus »
Par conséquent, la foule s’est éclaircie au fur et à mesure de l’avancée de la compétition, ce qui n’a strictement aucun sens. Mais s’explique par le fait que les spectateurs quittent l’arène après le passage de leur favori, officiellement pour le consoler, officieusement pour se mettre à l’abri du froid.

   


Ces tribunes clairsemées ne sont une surprise pour personne, surtout pas pour les organisateurs et le Comité international olympique qui s’alarmaient il y a six mois des ventes difficiles. Une brève liste de raisons à cela :
les Sud-Coréens, dans l’ensemble, ne skient pas, et les rares qui aiment ça vont au Japon pour le faire ;Il n’y a pas un Sud-Coréen qui ait la moindre chance de médaille dans ces compétitions ;Les quelques logements dans la station d’Alpensia, centre des sports de neige, sont inaccessibles, et les tarifs ont aussi explosé depuis un an à Gangneung, où se déroulent les sports de glace ;Pour les Européens, cela fait loin et cher ;Les Américains, traditionnels pourvoyeurs de spectateurs aux Jeux, n’ont pas forcément été rassurés par le contexte politique trois mois auparavant ;Les billets sont comme d’habitude hors de prix : 160 000 wons pour la descente féminine, soit 120 euros (40 000 wons pour les vétérans de guerre sud-coréens, mais on n’en a pas vu tant que ça sur le combiné). Et 120 000 wons (90 euros) pour les qualifications du Big Air : on n’est pas loin de l’escroquerie en bande organisée.
C’est avec ces images en tête qu’il faut se rendre aux conférences de presse du comité d’organisation où, chaque matin, le porte-parole du comité d’organisation récite des chiffres de fréquentation s’apparentant à ceux d’une élection présidentielle kazakhe.
J’y étais lundi : « Le total des ventes montre que 84,3 % des billets ont été vendus. Sur les épreuves d’aujourd’hui, nous sommes à 94,2 % de billets vendus. »
Personne n’a ri : le contexte ne s’y prêtait pas.
Toujours selon l’organisation, un peu plus d’un billet sur cinq est vendu à des étrangers, ce qui semble peu. Mais beaucoup plus réaliste si l’on parle de l’ensemble des billets, à la fois ceux vendus et ceux distribués.
Folie au short-track

   


Certains événements affichent réellement complets, notamment à Gangneung, plus de 200 000 habitants. Les Coréens s’intéressent relativement au patinage de vitesse et au patinage artistique, et les Néerlandais et Russes les aident à remplir les salles. Le hockey sur glace, guère populaire en Corée, a bénéficié du buzz autour de l’équipe unifiée pour remplir la petite patinoire à plusieurs reprises, même si des sièges vides apparaissaient tout de même. « J’ai vu des sièges vides moi aussi, reconnaissait le porte-parole du POCOG. Peut-être que des spectateurs regardaient le match dans les coursives, sur les écrans. Ce n’est pas bien d’avoir des sièges vides, d’autant plus s’ils sont filmés par la télévision. Nous essayons de trouver une solution et quand les sièges seront vides, nous y mettrons dorénavant des bénévoles. » Les bonnes recettes ne meurent jamais.
Il n’y aura pas toujours besoin de remplir les trous dans ces Jeux olympiques. Ainsi la patinoire de short-track affiche-t-elle invariablement complet, offrant une ambiance incomparable et un vacarme de tous les diables dès qu’un Sud-Coréen pose un patin sur la glace. Lorsqu’une décision d’un arbitre lui déplaît, le public sud-coréen ne hue pas mais émet un sifflement lancinant et corrosif pour les tympans.
Les épreuves de ski et de snowboard n’ont pas fait le plein tous les jours, mais c’était le cas pour le half-pipe masculin, où la star Shaun White a attiré du monde.
Réactions déroutantes

   


Le Phoenix Snowpark de Bokwang s’est rempli comme jamais depuis le début des JO, générant quelques situations cocasses. Notamment en termes de canalisation de la foule (n’exagérons rien, plusieurs milliers de personnes, mais rien à voir avec un RER en heure de pointe). On a alors percé l’un des grands mystères de ces Jeux : le nombre de volontaires au mètre carré. En fait, ils ont été prévus pour des cas d’affluence maximale.
La plupart du temps cantonnés à un rôle d’hôte d’une politesse extrême (« helloooooo » et « byyyyyye », sourire et signe de main qui vont bien), chaque bénévole tente de trouver sa place dans l’organisation globale. Qui tient une barrière pendant une dizaine d’heures pour s’assurer que personne ne la franchit, qui fait le planton armé d’une matraque luminescente.
Evidemment, qui dit tribunes remplies dit tribunes néophytes, puisque si l’on devait rassembler toutes les personnes capables de différencier un « double mctwist 1260 » d’un « frontside double cork 1440 », on n’aurait jamais rempli lesdites tribunes. Du coup, les réactions sont plutôt déroutantes.
On en retient que les speakers doivent déployer d’immenses efforts pour arracher au public sud-coréen, peut-être engourdi par le froid, quelques encouragements. Ces derniers, quand ils viennent, nous ramènent aux novilladas landaises plutôt qu’aux Winter X-Games : « ooooolé », « whooaaa », « olllllllaaaaa » !
Bon, l’ensemble manquait un peu de bandas.




                            


                        

                        


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Compte rendu

Peine de mort requise contre 147 opposants en Guinée équatoriale

Les militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l’innovation, sont poursuivis pour « sédition, attentat contre l’autorité, désordre public, blessures graves et dégâts ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-14T18:33:08+01:00"

        Le 14.02.2018 à 18h33






    
Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, à Abuja, au Nigeria, en mai 2015.
Crédits : PIUS UTOMI EKPEI/AFP


La peine de mort a été requise par le procureur de la République de Guinée équatoriale, mercredi 14 février, contre 147 militants du premier parti d’opposition jugés depuis lundi pour « sédition » et « attentat contre l’autorité », selon leur avocat. « Le procureur a requis la peine capitale contre tous les opposants », a déclaré à l’AFP Fabian Nsue, l’avocat des accusés jugés au tribunal de grande instance de Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, sur la partie continentale de la Guinée équatoriale. La tenue du procès a été confirmée à l’AFP de sources diplomatiques. Jointes par l’AFP, les autorités, qui affirment avoir déjoué une tentative de coup d’Etat fin décembre 2017, n’ont pas donné suite.

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Les 147 militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l’innovation (CI), ont été arrêtés à diverses occasions non détaillées depuis les élections législatives de novembre 2017. Ils sont poursuivis pour « sédition, attentat contre l’autorité, désordre public, blessures graves et dégâts », selon leur avocat. Selon un communiqué de leur parti, une trentaine d’accusés ne pouvaient se tenir debout mardi au procès, « en raison de la torture subie » pendant leur détention « à Guantanamo », le surnom donné au commissariat central de la capitale, Malabo.
L’Union européenne s’inquiète
Le procureur « veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture [mais] nous irons devant les tribunaux internationaux et la CPI [Cour pénale internationale] pour crimes contre l’humanité », affirme le parti CI dans son communiqué. Si rien n’est fait, les militants détenus « pourront mourir comme Santiago Ebbe Ela ». Début janvier, M. Ebbe Ela, un militant de CI, est décédé en détention à « Guantanamo ». Mi-janvier, le président Obiang avait martelé face à la presse qu’il « n’était pas vrai » que ce militant était décédé à la suite de torture. Début février, l’Union européenne (UE) s’est inquiétée de la « forte détérioration de la situation des droits de l’homme » dans le pays.

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La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d’habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979. Le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement aux élections de novembre 2017, un siège allant au parti CI. Depuis ces élections, « les restrictions de liberté et les arrestations, en particulier d’opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer », selon l’UE.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le chef du gouvernement israélien, dont la police a recommandé l’inculpation pour corruption dans les dossiers « 1 000 » et « 2 000 », est mis en cause dans de multiples autres enquêtes.
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Benyamin Nétanyahou, un premier ministre cerné par les affaires

Le chef du gouvernement israélien, dont la police a recommandé l’inculpation pour corruption dans les dossiers « 1 000 » et « 2 000 », est mis en cause dans de multiples autres enquêtes.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 12h03
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        


En transmettant ses conclusions soigneusement soupesées, mardi 13 février, dans deux enquêtes visant Benyamin Nétanyahou, la police place le sort du premier ministre israélien entre les mains d’un homme : le procureur général, Avichaï Mendelblit. C’est lui qui doit décider d’une éventuelle inculpation pour corruption, fraude et abus de confiance, recommandée par les policiers. Cerné par les enquêtes, le chef du gouvernement se trouve dans une situation délicate depuis des mois. Ces affaires le mettent en cause directement, lui et sa famille, ou bien son plus proche entourage, dont il est difficile de concevoir qu’il ignorait les agissements.

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Le dossier 1 000, ou les cadeaux oligarchiques
C’est la première enquête dans laquelle la police recommande une inculpation du premier ministre. Benyamin et Sara Nétanyahou et leur fils Yaïr sont suspectés d’avoir bénéficié des largesses de deux milliardaires, le producteur d’Hollywood Arnon Milchan et l’Australien James Packer. Le premier leur a notamment fourni des livraisons régulières de champagne et de cigares, ainsi que des bijoux pour Sara Nétanyahou, pour un montant total de 240 000 euros. Le premier ministre assure qu’il s’agissait de cadeaux entre amis, mais la presse israélienne affirme que les enquêteurs ont identifié des demandes précises, formulées par le couple.
Arnon Milchan aurait cherché, selon les enquêteurs, à obtenir une extension de son visa aux Etats-Unis et à bénéficier de l’aide du premier ministre pour promouvoir ses intérêts sur le marché de la télévision. Surtout, M. Nétanyahou aurait soutenu un projet de législation – finalement rejeté – réduisant les impôts pour les citoyens rentrant en Israël après un long séjour à l’étranger. La police recommande aussi l’inculpation de M. Milchan. Quant à Yaïr, il aurait bénéficié de séjours luxueux, avions et hôtels payés, grâce aux bons soins de James Packer.
Le dossier 2 000, quand le premier ministre se passionne pour la presse
La seconde affaire dans laquelle la police suggère une inculpation met en cause les liens entre Benyamin Nétanyahou et le propriétaire du quotidien Yediot Aharonot, Arnon Mozes. Les policiers disposent d’enregistrements entre les deux hommes, qui envisagent un pacte compromettant, aux dépens de Sheldon Adelson. Ce dernier est un milliardaire américain, magnat des casinos, qui a créé en 2007 Israel Hayom, un quotidien gratuit à grand tirage, devenu un instrument de communication au service du premier ministre.
Dans ses conversations avec Arnon Mozes, M. Nétanyahou propose de soutenir un projet de loi pour réduire la circulation d’Israel Hayom, grand rival du Yediot. En échange, Arnon Mozes organiserait une couverture plus favorable de son journal sur les activités de M. Nétanyahou. Ce dernier prétend qu’il ne s’agissait que d’une conversation à bâtons rompus. L’ancien chef de cabinet du premier ministre, Ari Harow, qui dispose de nombreuses informations, a accepté de témoigner au profit de l’accusation, pour s’épargner d’autres poursuites.
Les liens entre Benyamin Nétanyahou et Israel Hayom ont été illustrés de façon spectaculaire par le journaliste Raviv Drucker, de la chaîne Channel 10 News. Celui-ci a obtenu, au nom de la loi sur la transparence et sur décision de la Cour suprême, la liste des appels passés par le premier ministre à Amos Regev, alors rédacteur en chef du journal gratuit, au moment des élections législatives de 2013. En 19 jours, les deux hommes avaient parlé quinze fois. En outre, entre 2012 et 2015, M. Nétanyahou s’est entretenu à près de 160 reprises avec Sheldon Adelson.

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Frais de bouche
Le 8 septembre 2017, le procureur général a confirmé que Sara Nétanyahou, l’épouse du premier ministre, serait inculpée pour fraude. Il est reproché au couple d’avoir abusé de l’argent public – à hauteur de 84 000 euros – pour des frais de résidence non justifiés. Les Nétanyahou mettent en cause la responsabilité entière de l’ancien concierge de la résidence, Meni Naftali, qui devrait témoigner comme témoin de l’accusation.
Plusieurs autres enquêtes préliminaires visant le couple Nétanyahou pour de faux contrats de travail passés avec des employés à la résidence ont été fermées, faute de preuves suffisantes, a expliqué le parquet général. A l’automne, une employée de la communauté ultraorthodoxe, qui a travaillé quelques semaines auprès de Sara Nétanyahou, a déposé nommément plainte contre elle pour harcèlement et mauvais traitement.
Le dossier 3 000, ou les sous-marins allemands contestés
L’enquête ne vise pas nommément Benyamin Nétanyahou, mais elle est, politiquement, chargée de menace. Elle ne met pas seulement en cause la gestion de l’argent public et des allégations de pots-de-vin, mais la sécurité nationale. Le dossier porte sur les négociations et l’achat de trois sous-marins à l’Allemagne, selon les termes d’un contrat signé en février 2016, pour un montant d’1,5 milliard d’euros. Et ce alors Israël possédait déjà cinq sous-marins allemands, un sixième devant lui être livré en 2018.

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En février 2017, une enquête criminelle a été ouverte, après des investigations préliminaires de la police. Il est apparu que David Shimron, avocat personnel, confident de longue date et cousin éloigné du premier ministre israélien, servait aussi de conseiller auprès du représentant local du constructeur naval allemand ThyssenKrupp, Michael Ganor. David Shimron aurait utilisé son entregent et ses contacts officiels pour promouvoir les intérêts de ThyssenKrupp. Il a été à nouveau interrogé, le 5 novembre 2017, par l’unité anticorruption Lahav 433.
Soupçonné de blanchiment et de corruption, Michael Ganor a aussi été interpellé. Il est devenu un témoin de l’accusation, donnant du poids à l’enquête policière, par son témoignage et les documents qu’il possède. Michael Ganor a joué un rôle central dans les rapports exclusifs entre le groupe allemand et le gouvernement israélien. Celui-ci était en discussion, à l’origine, avec la Corée du Sud pour l’achat des navires, avant de modifier curieusement ses exigences techniques dans un sens correspondant davantage à l’offre de ThyssenKrupp.
L’enquête policière avance dans plusieurs directions, tant les intermédiaires et les hauts fonctionnaires suspects ou nécessitant d’être entendus comme témoins sont nombreux. Début septembre, ce fut au tour de l’ancien chef de cabinet de M. Nétanyahou, David Sharan, d’être interrogé.
Dossier 4 000, dans le secteur des télécoms
Le directeur général du ministère des communications, Shlomo Filber, est accusé d’avoir permis au groupe Bezeq d’acquérir illégalement des actions du fournisseur de télévision par satellite Yes. Il aurait aussi transmis au groupe des documents confidentiels et œuvré à défendre ses intérêts. Or Benyamin Nétanyahou a gardé, jusqu’en février 2017, le portefeuille des communications. C’est lui qui avait nommé à son poste Shlomo Filber.
Selon un rapport du contrôleur d’Etat, Joseph Shapira, datant de juillet, de nombreuses infractions auraient été commises dans les relations entre le ministère et Bezeq. Les liens entre le premier ministre et le propriétaire de Bezeq, Shaul Elovitch, sont scrutés de près, en raison de soupçons de conflits d’intérêts. D’autant que M. Nétanyahou n’a pas fait toute la transparence sur l’étroitesse de ces liens, au moment de prendre la direction du ministère. Selon les enquêteurs, M. Elovitch aurait gagné illégalement 170 millions de shekels (40,5 millions d’euros) dans l’affaire entre Bezeq et Yes.
L’expérience des affaires
Benyamin Nétanyahou est rompu à l’épreuve des scandales. En 1997, par exemple, la police avait déjà recommandé son inculpation pour fraude et abus de confiance, pendant son premier mandat, sans être suivie par le parquet général. Il était soupçonné d’avoir tenté de promouvoir un affilié au poste de procureur général pour aider l’un de ses alliés politiques. En 2011, le premier ministre israélien avait été au cœur d’une enquête intitulée « Bibi Tour », qui mettait en cause ses frais de voyage ainsi que ceux de sa famille, dans les années 2000. Le parquet général avait fini par fermer le dossier, faute de preuves.
Mais l’affaire qui a marqué les esprits remonte à 1993. Agé à l’époque de 43 ans, M. Nétanyahou postule à la tête du Likoud. Il est jeune, il incarne la relève, il est imprégné de culture et de politique américaine. Il confesse une aventure extraconjugale sur un plateau de télévision. Dans le même élan, il dénonce une tentative de chantage exercée contre son couple. L’affaire se dégonflera vite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ 85 000 sociétés impliquées dans l’enquête ont été ajoutées à cette base de données ouverte sur les paradis fiscaux par le Consortium international des journalistes d’investigation.
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« Paradise Papers » : des dizaines de milliers de sociétés offshore rendues publiques dans la « Offshore Leaks DataBase »

85 000 sociétés impliquées dans l’enquête ont été ajoutées à cette base de données ouverte sur les paradis fiscaux par le Consortium international des journalistes d’investigation.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h43
    |

            Maxime Vaudano et 
Jérémie Baruch








                        



   


Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) continue son combat pour davantage de transparence dans le monde de la finance offshore : il a ajouté, mercredi 14 février, 85 000 sociétés, ainsi que 110 000 actionnaires et administrateurs, issus de l’enquête « Paradise Papers », dans sa « Offshore Leaks Database ». Cette énorme base de données des paradis fiscaux, établie grâce aux différentes fuites de données auxquelles l’ICIJ a eu accès – « Offshore Leaks » et « Panama Papers » notamment – contient désormais plus de 785 000 sociétés écrans, trusts et fonds, liés à presque autant d’administrateurs et d’actionnaires de ces entités offshore.
En novembre et en décembre 2017, l’ICIJ avait déjà mis en ligne un premier lot de données extraites des « Paradise Papers », provenant de la base interne du cabinet d’avocats Appleby et des registres du commerce de quatre paradis fiscaux caribéens (La Barbade, Bahamas, Aruba et Saint-Christophe-et-Niévès). Les nouvelles données publiées aujourd’hui par le consortium émanent des îles Cook, Samoa et de Malte, et courent jusqu’à la fin 2016.

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                Suisse et Etats-Unis en tête : le vrai classement des paradis fiscaux



Favoriser la transparence
En mettant ces informations d’intérêt public à la disposition de tous, l’ICIJ entend favoriser la transparence sur des structures offshore souvent prisées pour leur opacité, dans des juridictions caractérisées par leur discrétion. Bien qu’incomplète et incapable de lever totalement le voile du secret, cette base de données vise à aider journalistes, chercheurs et citoyens à rechercher les bénéficiaires effectifs des montages économiques passant par les paradis fiscaux.
Les îles Samoa ont un registre du commerce relativement ouvert – où l’on peut rechercher gratuitement le nom d’une société ou d’un actionnaire –, mais c’est loin d’être le cas pour les îles Cook, Etat souverain associé à la Nouvelle-Zélande. En effet, nul registre en ligne n’y est disponible, tandis que les tribunaux locaux ignorent fréquemment les demandes d’informations de juridictions étrangères, notamment en matière de détention d’actifs.
Malte, centre offshore au cœur de l’UE
Quant à Malte, le plus petit pays de l’Union européenne, il est dans les radars de nombreuses associations depuis de nombreuses années, mais aussi – plus récemment – dans le viseur de nombreux parlementaires européens. L’île, au centre de plusieurs enquêtes journalistiques découlant, entre autres, des « Paradise Papers », est accusée d’être un important centre offshore au cœur de l’Union européenne, attirant notamment les actifs grâce un important rabais fiscal.

        Lire notre enquête :
         

          Le petit monde confiné de Malte s’accommode des scandales



Malte possède bien un registre du commerce en ligne, dans lequel un internaute peut rechercher une société. Mais à l’instar de nombreux registres, on ne peut s’enquérir que du nom des sociétés : ni les actionnaires ni les administrateurs ne sont directement accessibles. C’est pourtant, selon de nombreuses ONG spécialisées dans la fraude fiscale, l’une des conditions sine qua non vers plus de transparence financière. « Offshore Leaks Database » permet de pallier cet écueil en créant un réseau interrogeable de nœuds et de liens qui montrent d’un coup d’œil les relations entre les différentes sociétés écrans, administrateurs et autres bénéficiaires économiques, et ce, quelles que soient les juridictions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les membres du gouvernement sont convoqués tour à tour par Emmanuel Macron pour faire un point sur les réformes et d’ajuster leur feuille de route pour la rentrée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/02/2018
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Les ministres passent leur entretien d’évaluation à l’Elysée

Les membres du gouvernement sont convoqués tour à tour par Emmanuel Macron pour faire un point sur les réformes et d’ajuster leur feuille de route pour la rentrée.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 13h50
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Dans les entreprises, on appelle ça un entretien annuel d’évaluation. Adepte des méthodes du privé, qu’il a notamment connues lorsqu’il était banquier d’affaires chez Rothschild, le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé d’inviter un certain nombre de ministres à l’Elysée. Il s’agit de faire le point avec eux sur les objectifs qui ont été déterminés lors de leur nomination, il y a près de neuf mois, et d’ajuster leur feuille de route pour la rentrée.
Les premiers à passer dans le bureau d’angle de l’Elysée, celui où travaille le chef de l’Etat, ont été, lundi 12 février, Gérard Collomb et Jacqueline Gourault (intérieur), ainsi que Jacques Mézard (cohésion des territoires). Bruno Le Maire (économie et finances) et Nicolas Hulot (transition écologique et solidaire) y sont passés le lendemain. Muriel Pénicaud (travail) est attendue jeudi, et Annick Girardin (outre-mer) vendredi. Stéphane Travert (agriculture) a vu son rendez-vous reporté pour raison d’agenda, mais d’autres rencontres devraient être organisées dans les prochaines semaines.
« L’idée, c’est de faire avec chaque ministre un point d’étape conséquent, une sorte de monitoring, de suivi des réformes voulues par le président », explique-t-on à l’Elysée, précisant que les membres du gouvernement ont été priés de préparer leur rendez-vous.
« Ce sont de vraies réunions de travail, où l’on étale les dossiers sur la table, avec les conseillers de l’Elysée », précise une proche du chef de l’Etat.
Comprendre : il est déconseillé d’y venir les mains dans les poches. Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence, et son adjointe, Anne de Bayser, entre autres, assistent à ces entretiens.
« Tableau des engagements »
Lors des réunions, certains dossiers sont particulièrement étudiés. Jacques Mézard et Gérard Collomb ont été invités à détailler le suivi de la Conférence nationale des territoires, Bruno Le Maire sa loi Pacte (plan d’action pour la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le domaine de Chantilly révèle au public une vingtaine de gravures de l’artiste hollandais et de son entourage.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’entreprise a mis à disposition des outils permettant de créer ce type de contenu pour mobiles. Ils pourraient remonter, à l’avenir, dans son moteur de recherche.
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Google lance des stories à la manière de Snapchat

L’entreprise a mis à disposition des outils permettant de créer ce type de contenu pour mobiles. Ils pourraient remonter, à l’avenir, dans son moteur de recherche.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h23
   





                        


Cela ne se dément pas : Snapchat, l’application préférée des adolescents, continue à être imitée de toutes parts. Après Facebook et Instagram, c’est au tour de Google de s’en inspirer. L’entreprise américaine a annoncé, mardi 13 février, sur son blog le lancement du format AMP Story, qui ressemble fortement aux fameuses stories de Snapchat. Et plus particulièrement celles qui se trouvent dans la partie Discover de l’application, réservée aux médias.
Ce format vertical permet d’enchaîner images, courtes vidéos, textes et animations, afin de mettre en scène une information de façon dynamique, pensée pour mobile, dans laquelle l’utilisateur avance d’une pression sur l’écran.

Objectif : mettre à disposition de tout un chacun les outils permettant de publier dans ce format adapté au mobile. Dans un premier temps, Google s’est associé à plusieurs médias américains comme CNN, le Washington Post, Conde Nast, Hearst, Mashable, Meredith, Mic ou encore Vox Media, qui ont commencé à produire leurs propres AMP stories. Les internautes peuvent y accéder en recherchant le nom du média à l’adresse g.co/ampstories. En attendant que le concept, encore à ses prémisses, ne se développe.
Pour le moment, Google ne précise pas comment il compte remonter à l’avenir ces stories dans son moteur de recherche – qu’il s’agisse de celles créées par des médias partenaires, des médias non partenaires ou autres entités.
« Les images, les vidéos et le graphisme aident les personnes qui publient du contenu à retenir l’attention de leurs lecteurs le plus rapidement possible », écrit Google, « et à maintenir leur intérêt grâce à des informations visuelles immersives et faciles à consulter ».
Les outils mis gratuitement à disposition par Google « ont pour but de faciliter, d’un point de vue technique, la production de stories », explique l’entreprise, qui précise que celles-ci seront hébergées sur les sites de leurs créateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La France compterait aujourd’hui une quarantaine de monnaies locales, destinées à encourager les circuits courts et à dynamiser les économies locales, mais pas seulement.
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L’abeille, l’eusko, la bou’sol... tout savoir sur les monnaies locales en cinq questions

La France compterait aujourd’hui une quarantaine de monnaies locales, destinées à encourager les circuits courts et à dynamiser les économies locales, mais pas seulement.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h12
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


L’abeille, la bou’sol, la soNantes, le sol violette, l’eusko… ce sont les noms de monnaies qui font partie du quotidien de milliers d’habitants dans plusieurs territoires français. Encore méconnues, les monnaies locales se sont développées en France à partir de 2010 et ont été encouragées par une loi de 2014 les reconnaissant comme moyen de paiement légal.
De la relance de l’économie locale à la critique du système capitaliste, le concept séduit de plus en plus : elles seraient aujourd’hui une quarantaine à circuler dans l’Hexagone, et autant seraient en projet.
Qu’est-ce qu’une monnaie locale ?
C’est une monnaie complémentaire à l’euro, ou à autre monnaie nationale. Moyen de paiement, elle ne peut être utilisée que sur un territoire géographique restreint (une commune ou une communauté de communes, voire une région), et seulement pour des activités précises (le bitcoin par exemple n’en est pas une). Contrairement à une monnaie nationale, elle n’est pas gérée par une banque centrale mais par une association.
La France est le premier pays à avoir reconnu ces monnaies légalement comme moyen de paiement par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce texte reconnaît les monnaies locales complémentaires comme moyen de paiement, dès lors qu’elles sont à l’initiative de structures relevant de l’ESS. Ces monnaies locales servent ainsi des projets qui s’inscrivent dans le respect de l’environnement, l’équité, la lutte contre l’exclusion, ou encore le commerce équitable.
Qui peut utiliser une monnaie locale ?
Tout le monde, particuliers comme professionnels. La seule condition est d’adhérer à l’association gérant la monnaie locale moyennant une cotisation, en acceptant sa « charte éthique ».
Certaines collectivités locales souhaitent également pouvoir percevoir des recettes ou effectuer des dépenses en monnaies locales : c’est le projet de la région Normandie, et la volonté de la mairie de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Mais cette étape est loin d’être évidente. A Bayonne, le préfet du département a attaqué la mairie en justice, arguant qu’une collectivité n’a pas le droit de payer des dépenses en monnaies locales. Le tribunal administratif n’a pas encore rendu de décision.

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Mais d’autres pays connaissent déjà ce fonctionnement. C’est le cas à Bristol, au Royaume-Uni, où la Bristol pound (équivalent en circulation à 620 000 livres sterling) est accepté par la mairie pour le paiement des taxes locales.
Comment fonctionnent ces monnaies ?
Presque comme les monnaies classiques, si ce n’est que, contrairement à ces dernières, les monnaies locales ne conservent pas leur valeur. La plupart d’entre elles, conservées trop longtemps, perdent, par exemple, 2 % de leur valeur tous les trimestres, incitant les utilisateurs à dépenser rapidement leurs billets. On parle de « monnaies fondantes ».
Autre différence, elles n’existent souvent que sous forme de billets. Seules quelques expériences, comme au Pays basque, à Valence ou à Nantes, ont choisi la forme numérique.
Pour le taux de change, rien de compliqué : une unité de monnaie locale ne peut valoir qu’un euro. Pour s’en procurer, il suffit d’échanger, auprès de l’association ou d’un « bureau de change » (souvent des commerçants), un certain montant en euros contre le même montant en monnaie locale. La reconversion en euros est possible, parfois seulement pour les professionnels, mais toujours moyennant une commission allant jusqu’à 5 %.
Les euros récoltés par l’association alimentent un « fonds de réserve » qui doit permettre à chaque participant de récupérer ses euros si jamais l’expérience de la monnaie locale échouait. L’argent récolté peut aussi servir à financer des associations sur le territoire.

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                Les monnaies complémentaires, un rempart contre le capitalisme financier ?



A quoi servent les monnaies locales ?
Leur principale vocation est de favoriser le commerce et la production locale, et de relocaliser l’activité économique. Les monnaies locales perdant de leur valeur, les utilisateurs sont incités à les utiliser rapidement, et la rapidité des transactions dynamise théoriquement les territoires. Pour veiller à ce que l’argent encourage l’économie locale, les chaînes de magasins présentes partout en France sont exclues des dispositifs.
Les monnaies locales incarnent aussi un projet d’alternative au système du capitalisme financier, dans lequel la spéculation représenterait 95 % des flux financiers quotidiens dans le monde. L’idée d’une monnaie locale est d’ailleurs née dans les années 1930, après la crise de 1929. En France, elles se sont développées à partir de 2010, après la crise économique.
Elles sont explicitement conçues pour empêcher l’épargne et la spéculation, puisque leur cours ne varie pas, et qu’elles perdent de la valeur en les conservant.
Ont-elles un impact économique ?
Certaines monnaies connaissent de véritables succès. En Suisse, le WIR, monnaie pour les professionnels créée en 1934, est utilisé par plus de 60 000 entreprises. En Bavière (Allemagne), le chiemgauer est la première monnaie locale européenne et a permis plus de 7 millions d’euros de transactions en 2013, dix ans après sa création.
Selon le Conseil économique social et environnemental, si les monnaies favorisent les circuits courts, elles encouragent aussi l’activité économique et contribuent à la préservation de l’environnement. Au Brésil, où des centaines de monnaies locales ont été créées depuis 2002, l’activité économique locale a été relancée, ce qui a permis de redynamiser certains quartiers des favelas.

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Mais, selon Jérôme Blanc, économiste spécialiste des monnaies locales, dans plusieurs des pays qui les ont expérimentées depuis plusieurs décennies, la plupart des monnaies locales ont disparu ou se sont essoufflées.
En France, leur développement est récent et aucune évaluation n’en a été réalisée. La plus grande réussite est l’eusko, au Pays basque, avec plus de 750 000 unités en circulation. Mais toutes les autres peinent à atteindre 100 000 unités.
Selon M. Blanc, « leur développement n’est pas quantitativement significatif ». En revanche, elles sont une « réussite indéniable » dans le sens où elles « permettent aux personnes de mettre en place une éducation citoyenne et de faire évoluer leur manière de concevoir la monnaie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans ses dispositions testamentaires, Johnny Hallyday n’a rien laissé à ses deux aînés. Plusieurs stars avant lui ont choisi de priver de succession tout ou partie de leur progéniture.
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Sting, Maurice Jarre... Avant Johnny Hallyday, d’autres vedettes ont déshérité leurs enfants


                      Dans ses dispositions testamentaires, Johnny Hallyday n’a rien laissé à ses deux aînés. Plusieurs stars avant lui ont choisi de priver de succession tout ou partie de leur progéniture.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 15h25
    |

            Pierre Jaxel-Truer







Johnny Hallyday n’a pas le monopole du déshéritage. Tony Curtis, Maurice Jarre ou encore Joan Crawford avaient aussi écarté leurs enfants de la succession.
2018 : Johnny Hallyday déshérite David et Laura

   


Entre Laeticia Hallyday, sa dernière épouse, et les deux premiers enfants de Johnny, David Hallyday et Laura Smet, la guerre est publique depuis le 12 février. Le chanteur, décédé le 5 décembre 2017, a légué l’ensemble « de son patrimoine et de ses droits d’artiste » à Laeticia, par le biais d’un testament rédigé aux États-Unis. Les deux déshérités ont annoncé vouloir saisir la justice.

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2014 : Sting veut alléger ses enfants

   


Le chanteur britannique Sting l’assure. Il ne donnera pas un sou, ou presque rien, à sa progéniture. « Je ne veux pas leur laisser un héritage qui risque d’être un fardeau pour eux », a-t-il expliqué en 2014 au Mail on Sunday. Le rocker considère que ses six enfants doivent mériter l’argent qu’ils gagnent, mais assure tout de même qu’il les « aide » quand ils en ont besoin.
2010 : Tony Curtis rend sa veuve joyeuse

   


L’acteur truculent de Certains l’aiment chaud (1959) et de la série Amicalement vôtre (1971-1972) n’a pas fait rire ses six enfants après sa mort, à 85 ans. Il a laissé l’ensemble de sa fortune, évaluée à 60 millions de dollars, à sa dernière épouse, Jill Vandenberg Curtis. Sa veuve a gagné les procès auxquels ce testament a donné lieu.
2009 : Maurice Jarre joue son dernier désaccord

   


Entre Maurice Jarre, célèbre compositeur de l’histoire du cinéma, et son fils, pionnier de la musique électronique, le courant n’est jamais passé. A sa mort, il ne lui a rien laissé. Jean-Michel et sa sœur Stéphanie, également déshéritée, ont porté l’affaire devant les tribunaux. Sans succès, car le testament relevait du droit américain (le défunt habitait en Californie), comme celui de Johnny.
1977 : Joan Crawford donne une ultime punition

   


A son décès, l’actrice américaine a choisi de ne rien laisser à deux de ses quatre enfants, Christina et Christopher, précisant simplement qu’ils devaient « bien savoir pourquoi ». Deux ans plus tard, Christina écrit un livre (Mommie Dearest), dans lequel elle décrit une mère violente et cruelle. En 1981, l’ouvrage deviendra un film, Maman très chère, où la star est interprétée par Faye Dunaway.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le metteur en scène David Bobée signe une version poétique et juste du chef-d’œuvre de l’auteur norvégien Henrik Ibsen.
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Théâtre : « Peer Gynt » dans la nuit foraine

Le metteur en scène David Bobée signe une version poétique et juste du chef-d’œuvre de l’auteur norvégien Henrik Ibsen.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 09h37
    |

                            Fabienne Darge








                        



                                


                            

Il court, il court, Peer Gynt. Il caracole sur ses montagnes et sur son bouc comme sur ses chimères, vagabond des nuages, homme aux semelles de vent, mais aussi bien homme ouvert à tous les vents, homme de trop-plein et de vide à la fois. Et les sommets qu’il chevauche sont ici ceux des montagnes russes d’une fête foraine abandonnée, dans le très beau Peer Gynt qu’offre David Bobée, à la fois poétique, contemporain et intelligemment politique.
Le metteur en scène et directeur du Centre dramatique national de Rouen/Normandie, qui va avoir 40 ans cette année, signe avec cette version du chef-d’œuvre d’Henrik Ibsen son meilleur spectacle à ce jour. Et offre en prime la découverte d’un jeune acteur qui fait figure de révélation : Radouan Leflahi, intensément lyrique, émouvant et crédible dans cette traversée unique qu’est celle de Peer Gynt – celle d’une vie ­humaine, rien de moins, dans tout ce qu’elle peut offrir.

Avec lui, ce Peer Gynt qui, après avoir été créé à Nantes et présenté à Sceaux, va voyager à travers la France pendant de longs mois, galope avec une énergie effrénée à travers toutes les dimensions de la pièce, à l’image de son héros. « Peer Gynt, c’est ce que j’ai écrit de plus fou », disait l’auteur norvégien, qui l’a signée en 1867, cette pièce qui tranche avec son théâtre psychologique et embrasse la vie de manière fabuleuse, dans ce qu’elle a de plus trivial et de plus métaphysique, de plus fantaisiste et de plus tragique.
L’ici et maintenant
Loin des fjords de Norvège, loin de tout folklore nordique, c’est dans l’ici et maintenant que David Bobée inscrit l’épopée ­d’Ibsen : celle d’un homme qui n’est ni un héros ni un anti-héros flamboyant à la Dostoïevski. L’histoire de Peer, ce fils sans père, l’histoire de son voyage qui le ­mènera de sa Norvège jusqu’au ­désert brûlant d’Arabie ou au Far West de l’Amérique capitaliste s’inscrivent dans ce décor à la beauté désolée, aux attractions foraines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’indice des prix à la consommation a augmenté en janvier de 0,5 % par rapport au mois précédent, après avoir progressé de 0,2 % en décembre. C’est plus que ce qu’attendaient les économistes.
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La hausse modérée des prix se confirme aux Etats-Unis

L’indice des prix à la consommation a augmenté en janvier de 0,5 % par rapport au mois précédent, après avoir progressé de 0,2 % en décembre. C’est plus que ce qu’attendaient les économistes.



Le Monde
 |    14.02.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
14.02.2018 à 16h26
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Les tensions inflationnistes se confirment aux Etats-Unis, même si elles restent modérées. L’indice des prix à la consommation a augmenté en janvier de 0,5 % par rapport au mois précédent, selon les statistiques publiées, mercredi 14 février, par le département du travail, après avoir progressé de 0,2 % en décembre.
Si l’on exclut l’énergie et l’alimentation, les prix ont progressé de 0,3 % comparé à 0,2 % en décembre. C’est plus que ce qu’attendaient les économistes interrogés par le Wall Street Journal, qui tablaient sur 0,4 % (0,2 % hors énergie et alimentation).
Sur un an, l’inflation reste inchangée par rapport au mois de décembre, à 2,1 % (1,8 % hors énergie et alimentation). C’est là aussi un peu plus que les attentes des économistes.
Dans ce contexte, les marchés craignent un durcissement plus rapide qu’attendu de la politique monétaire et une hausse des taux d’intérêt.
Dans la foulée de la publication de ces chiffres, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans s’est brusquement tendu, passant de 2,82 % à 2,878 %. Le dollar, plus attractif, s’est raffermi, l’euro qui cotait 1,235 dollar dans la matinée passant sous la barre de 1,23 dollar.
L’indice Dow Jones reculait sur les marchés à terme, mercredi matin, mais de façon modérée (– 0,85 %).
Les yeux rivés sur la Réserve fédérale et son nouveau président
Les marchés, qui progressaient à un rythme de métronome depuis l’élection de Donald Trump, sont entrés dans une phase de volatilité au début du mois de février, lorsqu’il est apparu que la hausse des salaires américains s’accélérait enfin, au bout de huit ans de croissance, avec une progression en janvier de 2,9 % contre 2,5 % le mois précédent.
Cette annonce a déclenché une relecture de la situation économique, les opérateurs craignant une compression des marges des entreprises et surtout un resserrement du crédit qui aurait un double effet : rendre l’argent moins facile et réduire la valeur des entreprises, celle-ci étant fonction des taux d’intérêt.
Pour compliquer l’affaire, le Congrès et Donald Trump ont ouvert les vannes du déficit budgétaire, qui devrait approcher les 5 % du PIB en 2019 alors que l’économie américaine est en pleine croissance.
Les yeux sont rivés sur la Réserve fédérale et son nouveau président Jerome Powell, qui présidera à partir du 21 mars son premier comité de politique monétaire. Une hausse du loyer de l’argent, aujourd’hui compris entre 1,25 % et 1,5 %, est attendue, et les opérateurs tablent, désormais, sur quatre resserrements d’un quart de point en 2018, un peu plus que les trois hausses qu’avait laissées entendre la Fed en décembre 2017.

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