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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-1"> ¤ Notre chroniqueur a encore frappé : après les vestiaires de David Guetta et de Jane Birkin, Marc Beaugé scrute celui de l’acteur qui est à l’affiche du « Retour du héros », un film costumé. Et ce n’est sans doute pas un hasard.
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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-2"> ¤ Le cinéaste américain insiste sur la dimension pragmatique de son nouveau long-métrage, qui aurait pu s’intituler « The Master ».
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Paul Thomas Anderson : « On peut tenir cette histoire entre ses mains »

Le cinéaste américain insiste sur la dimension pragmatique de son nouveau long-métrage, qui aurait pu s’intituler « The Master ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 07h53
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 11h29
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

En bon Américain, Paul Thomas Anderson est un cinéaste pragmatique, plus prompt à détailler la confection de son huitième long-métrage, Phantom Thread, qu’à broder des théories sur le rapport de force entre les sexes lors des prochains Oscars, où il a glané six nominations. Le quadra reçoit dans un palace parisien, peu après « un excellent déjeuner ».

Votre film est saturé de repas, qui affriandent ou enveniment les relations de couple, de famille, de travail. Pourquoi ?
Le New Yorker a écrit qu’il s’agissait du meilleur film culinaire depuis des lustres… Quand Daniel Day-Lewis et moi préparions There Will Be Blood (2007), Daniel se moquait chaque matin de l’ampleur et de la sophistication des commandes que je passais pour le petit déjeuner. Le tournage de Phantom Thread nous a permis de surenchérir sur cet amusant petit rituel.
Les personnages se défient par mets, vêtements ou voitures interposés. « Phantom Thread » est-il le pendant matérialiste de « The Master » (2012), où les rapports de force s’exprimaient sur un mode plus spirituel ?
L’histoire est très mince, on peut la tenir entre ses mains, comme un tissu. Le spectateur s’y plongera d’autant mieux. De tous les films en lice pour les Oscars que j’ai vus, celui qui m’a le plus troublé est Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino. Même si le film a pour personnages principaux un groupe d’intellectuels, les sens importent davantage que les idées : son élégance minimale et pragmatique m’a bouleversé. J’ai également très hâte de découvrir Lady Bird, de Greta Gerwig.
Le décor est tapissé de motifs conçus par William Morris, un designer socialiste issu de l’aristocratie victorienne. « Phantom Thread » est-il marxiste ?
Cette idée me plaît beaucoup ! Comme nombre d’immigrés dans l’Angleterre des années 1950, le personnage d’Alma a fui l’Europe de...




                        

                        


<article-nb="2018/02/13/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-3"> ¤ Paul Thomas Anderson filme avec maestria un fervent corps-à-corps dans le Londres des années 1950.
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« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

Paul Thomas Anderson filme avec maestria un fervent corps-à-corps dans le Londres des années 1950.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 07h55
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – chef-d’œuvre
Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.
Cyril, femme austère toujours vêtue de sombre, est l’intendante et la directrice des ressources humaines d’une entreprise dont la raison sociale serait : « l’existence d’un homme ». C’est elle qui fait tourner la maison de couture, elle qui congédie les compagnes lorsque celles-ci revendiquent une part déraisonnable de l’attention du grand homme, elle qui stabilise l’humeur instable de son frère en l’envoyant à la campagne lorsque le poids des attentes féminines (car Reynolds Woodcock ne commerce qu’avec les femmes : sœur, amantes, employées, clientes) se fait insupportable.

Sur la route qui mène à son cottage, le couturier arrête sa voiture de sport devant une auberge de campagne,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-4"> ¤ Le documentaire, qui relate la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, a été déprogrammé à Marseille.
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Sortie en salle sous haute tension pour « L’Insoumis », de Gilles Perret

Le documentaire, qui relate la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, a été déprogrammé à Marseille.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 08h38
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

L’Insoumis, le documentaire de Gilles Perret sur la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, sortira le 21 février. Mais dans combien de salles, et dans quel climat ? La distribution du film est en soi un feuilleton. Dernier épisode en date, le 8 février, le distributeur Etienne Ollagnier (Jour2Fête) apprenait que L’Insoumis était déprogrammé au cinéma Les Variétés, à Marseille. Un lieu symbolique, puisque la salle se situe dans la circonscription du député de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon (4e circonscription des Bouches-du-Rhône) : le documentaire devait être projeté « en exclusivité » aux Variétés, selon un accord signé avec les programmateurs le 24 octobre 2017.
Le directeur du cinéma, Jean Mizrahi, a décidé de déprogrammer le film après avoir visionné la bande-annonce, qualifiée de « propagande ». Il n’avait pas encore vu le film, mais c’est chose faite, dit-il. Lundi 12 février, dans un communiqué, Jean Mizrahi confirme que Les Variétés « ne programmeront pas » L’Insoumis, pour deux raisons : « Le documentaire n’est aucun cas un film de cinéma mais plutôt un document télévisuel, qui ne prend aucune distance vis à vis de son sujet. Le rôle des Variétés n’est pas de promouvoir, ou à l’inverse de dénigrer, tel ou tel personnage public jouant un rôle local. »
Gilles Perret, réalisateur : « Il y a une telle cristallisation contre Mélenchon que certains en viennent à se comporter comme des censeurs »
Le distributeur du film a trouvé un plan B : L’Insoumis sortira à Marseille le 21 février au Pathé- Madeleine et une avant-première y sera organisée le vendredi 16. Pour le réalisateur Gilles Perret, « il y a une telle cristallisation contre Mélenchon que certains en viennent à se comporter comme des censeurs ». Son film montre un Mélenchon plutôt calme et posé, loin de l’image colérique véhiculée dans les médias. On voit le candidat de La France insoumise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-5"> ¤ Au terme de quatre mois d’enquête, le procureur de New York soupçonne l’entreprise de violations des droits de l’homme et du droit du travail.
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Agressions sexuelles : l’Etat de New York assigne le studio Weinstein en justice

Au terme de quatre mois d’enquête, le procureur de New York soupçonne l’entreprise de violations des droits de l’homme et du droit du travail.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 22h58
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 02h06
   





                        


Après l’homme, c’est au tour de l’entreprise d’être visée par la justice. Le procureur de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, a annoncé, dimanche 11 février, avoir assigné en justice le studio fondé par Harvey Weinstein et son frère Robert, pour ne pas avoir protégé ses employés face au harcèlement sexuel et aux intimidations du tout puissant producteur hollywoodien de cinéma.

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                Cinéma : la chute d’Harvey Weinstein



Cette assignation de l’Etat de New York intervient quatre mois après le début de l’affaire Weinstein, qui a vu le célèbre producteur accusé par une centaine de femmes de harcèlement, d’agressions et de viols. Plusieurs l’ont déjà attaqué au civil, mais il ne fait jusqu’à présent l’objet d’aucune inculpation.
Un projet de rachat « imminent »
L’assignation qui vise The Weinstein Company (TWC) ainsi que Harvey et Robert Weinstein, porte des accusations de violations des droits de l’homme, des droits individuels, et du droit du travail. « TWC a violé à plusieurs reprises le droit new-yorkais en ne protégeant pas ses employés d’un harcèlement sexuel invasif, des intimidations et de la discrimination », a notamment déclaré Eric Schneiderman, cité dans un communiqué.
Cette assignation pourrait avoir pour effet immédiat de bloquer un projet de reprise du studio, que le procureur décrit comme « imminent ».

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                Affaire Weinstein : les grands studios ne veulent pas d’un code de bonne conduite



Eric Scheiderman a ainsi souligné avoir des « éléments substantiels » pour penser que le projet ne prévoyait pas une indemnisation « adéquate » des victimes et que certains responsables ayant « une responsabilité partagée » dans le comportement d’Harvey Weinstein pourraient à nouveau « avoir des postes de responsabilité dans la nouvelle entité ».
Le groupe d’investisseurs à l’origine du projet de rachat – d’un montant de 500 millions de dollars (408 millions d’euros) –, est emmené par une ancienne responsable de l’administration Obama, Maria Contreras-Sweet.
Quatre mois d’enquête
Cette action est le résultat de quatre mois d’enquête, au cours de laquelle des employés, des cadres et des victimes de Harvey Weinstein ont été interrogés, et les archives et les mails de la société ont été passés au peigne fin, a précisé le procureur.
Les investigations ont notamment montré qu’un groupe d’employées de TWC avait « pour tâche principale » d’accompagner Harvey Weinstein à des événements et de faciliter ses conquêtes. Une femme de l’entourage du magnat de Hollywood a aussi fait spécialement le déplacement de Londres à New York pour enseigner à ses assistantes « comment s’habiller et sentir bon » pour le producteur, selon le communiqué. Un autre groupe essentiellement féminin « était obligé de prendre diverses mesures pour aider à satisfaire son activité sexuelle », notamment en envoyant des textos et en gardant toujours libres quelques plages horaires dans son agenda.
Ses chauffeurs à New York et à Los Angeles devaient par ailleurs avoir toujours des préservatifs et des injections contre les problèmes d’érection à disposition dans leur véhicule, selon le bureau du procureur.
L’assignation cite plusieurs cas où des employées de TWC ont porté plainte, en vain, auprès du département des ressources humaines de la société, après qu’Harvey Weinstein les a obligées à subir des attouchements ou d’autres contacts sexuels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-6"> ¤ Agé de 48 ans, le compositeur a été nommé deux fois aux Oscars, et notamment pour la bande originale de « Sicario », de Denis Villeneuve. Les causes de sa mort sont inconnues.
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Le compositeur islandais Johann Johannsson est mort

Agé de 48 ans, le compositeur a été nommé deux fois aux Oscars, et notamment pour la bande originale de « Sicario », de Denis Villeneuve. Les causes de sa mort sont inconnues.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 12h11
   





                        



   


Auteur de nombreuses musiques de film, le compositeur islandais Johann Johannsson est mort à l’âge de 48 ans, a annoncé samedi 10 février son manager. Il a été trouvé sans vie, vendredi, dans son appartement de Berlin. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de son décès, a déclaré son manager installé à Los Angeles, Tim Husom.
« Je suis profondément triste. Aujourd’hui, j’ai perdu mon ami. C’était un des plus talentueux musiciens et un des hommes les plus intelligents que je connaisse », a dit M. Husom dans un communiqué.

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                « Sicario » : le grand spectacle de la guerre contre la drogue



Johann Johannsson, connu pour ses musiques électroniques dépouillées, était très apprécié des réalisateurs. Il a été nommé deux fois aux Oscars, en 2016 pour la bande originale du thriller Sicario, de Denis Villeneuve, et en 2015 pour Une merveilleuse histoire du temps, de James Marsh, pour lequel il a reçu un Golden Globe.
Sa collaboration pour Premier Contact de Denis Villeneuve, sorti en 2016, lui avait valu des nominations aux Grammy, aux BAFTA et aux Golden Globes. Pour les besoins de ce film de science-fiction, qui raconte comment une linguiste tente de communiquer avec des extraterrestres, il a modifié les voix humaines pour créer des sons de l’au-delà afin de dramatiser l’histoire. Un des derniers films auxquels il a participé est Marie Madeleine, de Garth Davis, qui doit sortir dans les salles en mars.
A la recherche d’un équilibre entre musique et silence
Il considérait que beaucoup de films comportaient trop de musique, ne laissant pas suffisamment de place aux silences, qui étaient tout autant indispensables. « Je pense que ma musique est une façon de communiquer directement avec les gens et leurs émotions », avait-il expliqué au magazine The Talks en 2015.
Daniel Pemberton, qui a composé la musique du biopic Steve Jobs de Danny Boyle, a dit avoir été sidéré en entendant la musique de Johannsson pour Sicario. « Il a toujours repoussé les limites, créant des œuvres d’art si uniques et passionnantes qu’il devient difficile d’imaginer qu’elles n’existaient pas auparavant », a écrit Daniel Pemberton sur Twitter.

Johann Johannsson... https://t.co/AIckkeAfd7— DANIELPEMBERTON (@Daniel Pemberton)


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-7"> ¤ L’acteur avait notamment été à l’affiche de « Psychose » d’Alfred Hitchcock avant de devenir ambassadeur des Etats-Unis au Mexique.
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Mort de John Gavin, ancien acteur et diplomate américain

L’acteur avait notamment été à l’affiche de « Psychose » d’Alfred Hitchcock avant de devenir ambassadeur des Etats-Unis au Mexique.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 12h00
    |

                            Jean-François Rauger








                        



   


Il apparut dans trois indiscutables chefs d’œuvre, en un temps où Hollywood entrait dans une crise dont le cinéma américain mettra du temps à se remettre. John Gavin (de son vrai nom Juan Vincent Apablasa) est mort à Beverly Hills, le 9 février.
Né à Los Angeles le 8 avril 1931 d’une famille d’origine mexicaine et chilienne, le jeune homme commence par des études de droit et d’économie à l’université de Stanford, puis il sert dans les services secrets de la Marine durant la Guerre de Corée. A son retour, le studio Universal lui fait faire une série de bouts d’essai et l’embauche : les publicitaires de la compagnie le lancent alors comme le « nouveau Rock Hudson », qui était la grande star du studio.
Après un film de prison, Behind the High Wall, d’Abner Biberman, une bluette, Quatre filles ravissantes, de Jack Sher, et deux westerns dont l’intéressant Quantez, signé Harry Keller, il se voit proposer le rôle principal de Le Temps d’aimer et le Temps de mourir, de Douglas Sirk, succédant ainsi à Rock Hudson dans les œuvres du grand maître du mélodrame hollywoodien.
Adapté d’un roman d’Erich Maria Remarque, le film décrit les derniers jours de permission d’un jeune soldat allemand de retour du front russe et son éphémère histoire d’amour avec une Berlinoise incarnée par Liselotte Pulver. Le film, bouleversant, fera écrire à Godard : « Je n’ai jamais cru autant à l’Allemagne en temps de guerre qu’en voyant ce film américain tourné en temps de paix. » Suivra le magnifique Mirage de la vie, de Douglas Sirk, où il incarne l’amant d’une comédienne plus âgée que lui et incarnée par Lana Turner, déclenchant la jalousie maladive de la fille de celle-ci (Sandra Dee).
Raideur de jeu volontaire
C’est Lew Wasserman, l’agent d’Alfred Hitchcock, alors à la tête de MCA désormais propriétaire des murs des studios d’Universal avant d’acquérir la compagnie entière, qui imposa ensuite John Gavin à l’auteur de La Mort aux trousses pour le rôle de Sam Loomis, l’amant de Marion Crane (Janet Leigh) dans Psychose. Hitchcock, qui aurait préféré Stuart Whitman, n’aura pas une grande opinion du comédien qu’il trouvera raide et maladroit. Il le surnommera « The Stiff » (le cadavre). La raideur du jeu de Gavin laisse entrevoir pourtant une ambiguïté profonde sur les motivations d’un personnage dont on ne sait pas vraiment s’il souhaite véritablement épouser la jeune femme ou si elle ne constitue pour lui qu’un passe-temps sexuel. Il y a, sans que cela soit frontalement souligné, un peu de veulerie dans le personnage de Sam Loomis. Stanley Kubrick lui offrira le rôle de Jules César dans son Spartacus.
L’évolution que prend la carrière de Gavin après Psychose est à l’image d’un système hollywoodien en pleine décadence, ne sachant pas toujours quoi faire des jeunes premiers un peu transparents apparus à la fin des années 1950 et qui ne connaitront, pour la plupart, qu’un éphémère moment de gloire. L’acteur tourne dans des thrillers un peu fatigués (Piège à minuit, de David Miller), des bluettes pour adolescentes (Les Lycéennes, d’Harry Keller avec Sandra Dee), une adaptation un peu dépassée de Back Street, de Fanny Hurst (Histoire d’un amour, de David Miller).
Il apparait dès le milieu des années 1960 dans de nombreux épisodes de série télévisées (Le Virginien, Mannix, Alfred Hitchcock Hour dans un épisode réalisé par William Friedkin et tourné sur les décors de Psychose) ainsi que dans quelques films d’horreur comme La Casa de las sombras en 1976 ou Horrible carnage en 1978. Il tiendra le rôle principal dans la mini-série Doctors’ Private Lives en 1979. Il aura manqué de succéder à Georges Lazenby dans le rôle de James Bond dans Les diamants sont éternels en 1971 avant que la production ne se décide à faire rempiler Sean Connery.
Gavin abandonne le cinéma lorsque, après son élection, Ronald Reagan lui propose le poste d’ambassadeur des Etats-Unis au Mexique en 1981. Gavin connaît en effet Reagan depuis longtemps. Tout comme lui, il a occupé le poste de président du syndicat des acteurs (Screen Actors Guild). L’acteur restera en poste jusqu’en 1986. Il mènera alors une carrière d’homme d’affaire et de lobbyiste, favorisant les échanges économiques entre les Etats-Unis et l’Amérique latine.

John Gavin en 5 dates
8 avril 1931 Naissance à Los Angeles
1958 « Le Temps d’aimer et le Temps de mourir »
1960 « Psychose »
1981 Nommé ambassadeur au Mexique
9 février 2018 Mort à Beverly Hills (Californie)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-8"> ¤ La productrice Jill Messick, bipolaire et dépressive, a mis fin à ses jours jeudi à Los Angeles.
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Suicide de l’ex-manager de Rose McGowan, « victime collatérale » de l’affaire Weinstein selon sa famille

La productrice Jill Messick, bipolaire et dépressive, a mis fin à ses jours jeudi à Los Angeles.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h47
   





                        



   


Jill Messick, productrice des films Frida et Baby Mama, et ancienne manager de l’actrice Rose McGowan, s’est suicidée, mercredi 7 février à Los Angeles (Etats-Unis), selon sa famille. Dans un communiqué, ses proches ont expliqué que cette femme de 50 ans, mère de deux enfants, qui souffrait depuis des années de troubles bipolaires et de dépression, avait été très affectée de voir son nom apparaître dans la presse à l’occasion de l’affaire Weistein. « Elle est devenue la victime collatérale d’une histoire déjà horrible », a estimé sa famille dans une déclaration rendue publique jeudi.
En octobre 2017, l’actrice Rose McGowan a accusé le producteur Harvey Weinstein de l’avoir violée lors du festival Sundance en 1997 et a regretté le manque de soutien de sa manager de l’époque, Jill Messick. Le 30 janvier dernier, l’avocat de M. Weinstein a utilisé un e-mail de Mme Messick, dans lequel la productrice semblait dire que Rose McGowan était consentante lorsqu’elle avait été agressée sexuellement par son client. La famille met en cause ce message et son exploitation médiatique :
« Jill a été la victime de cette nouvelle culture du partage illimité de l’information et de la volonté d’accepter toute déclaration comme des faits. La vitesse à laquelle l’information se répand a permis de véhiculer des contrevérités (...) qu’elle n’a pas eu la volonté de combattre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-9"> ¤ La caméra se rapproche lentement d’un visage au regard figé : pourquoi  rencontre-t-on si fréquemment ce plan dans l’œuvre du réalisateur américain ?
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La sidération selon Steven Spielberg

La caméra se rapproche lentement d’un visage au regard figé : pourquoi  rencontre-t-on si fréquemment ce plan dans l’œuvre du réalisateur américain ?



Le Monde
 |    10.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 17h04
    |

            Gabriel Coutagne








                        



                                


                            

Il fait un peu froid en cette nuit d’automne et Elliott, lampe de poche à la main, s’est endormi dans un rocking-chair. Un bruit le réveille, venu de l’abri de jardin. Une petite silhouette étrange en sort doucement. La caméra se rapproche lentement vers le regard figé du petit garçon qui découvre, pour la première fois, ET.
En quelques secondes, Steven Spielberg fixe une expression si récurrente dans ses films que les fans lui ont donné un nom : la « Spielberg face ». Meryl Streep emprunte le même air, entre méditation et stupéfaction, lorsque le personnage qu’elle incarne, Katharine Graham, décide de publier les Pentagon Papers dans le film du même nom, sorti le 24 janvier. Une différence cependant : ses yeux sont dans le vide.


« Les yeux grands ouverts, sans voix et fixant quelque chose de fascinant, alors que le temps semble s’arrêter », décrit ­Kevin B. Lee, critique, vidéaste et auteur d’un clip de neuf minutes consacré au procédé cinématographique du cinéaste américain. Lee considère d’ailleurs que Rencontres du troisième type (1977), point de bascule dans la filmographie de Spielberg, marque l’apparition de cette séquence expressive : le regard de François Truffaut, qui incarne le professeur Lacombe, bouche entrouverte, se fige, comme pour signifier que ce qu’il voit est si étonnant qu’on ne peut pas (encore) le montrer.
Ce procédé n’est pas une invention du réalisateur américain : bien avant lui, on pourrait citer, selon le critique américain, des plans de Michael Curtiz dans Casablanca (1943) ou de John Ford dans La Chevauchée fantastique (1939).
« Le point commun des héros de Spielberg dans cet état, c’est la sidération », analyse Pascal Couté, professeur d’esthétique et cinéma à l’université de Caen-Normandie. Ou plutôt, « un mélange de sidération et d’accueil » dans les premiers films, précise ce spécialiste du réalisateur américain. Puis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-10"> ¤ Les rapports sadomasochistes du couple sur lequel est bâtie la saga s’achèvent dans une conjugalité conventionnelle sponsorisée.
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« Cinquante nuances plus claires » : un soap opera sous perfusion

Les rapports sadomasochistes du couple sur lequel est bâtie la saga s’achèvent dans une conjugalité conventionnelle sponsorisée.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h26
    |

                            Murielle Joudet








                        



   


L’avis du « Monde » – on peut éviter
D’abord fanfiction (suite littéraire écrite par un fan) autopubliée de la série Twilight, Cinquante nuances de Grey trouvera un éditeur et se vendra à des centaines de millions d’exemplaires à travers le monde avant de connaître une deuxième vie sur grand écran. Cinquante nuances plus claires marque la fin d’une trilogie cinématographique entamée il y a trois ans et suivie de près par les fans du phénomène littéraire écrit par E. L. James qui connut un destin à la J. K. Rowling. Si le public français a toujours été fidèle au rendez-vous cinématographique (autour de 300 000 spectateurs rien que pour le premier jour), ce succès dépend moins de la qualité des films que de la fidélité à toute épreuve de ses fans et de leur désir de voir, portées à l’écran, les scènes affriolantes et faussement sulfureuses qui ponctuaient le feuilleton littéraire.
Erotisme soft
La recette de cette réussite s’explique simplement par la remise au goût du jour d’un genre perdu que E. L. James a contribué à relancer en littérature, puis au cinéma. Il s’agit de l’érotisme soft, qui connut ses heures de gloire pendant les années 1980 notamment avec 9 semaines 1/2, d’Adrian Lyne (1986). Les rêves de prince charmant d’un lectorat majoritairement féminin et les fantasmes d’une sexualité pimentée se trouvant soudain réconciliés dans la figure de Christian Grey, homme d’affaires très beau, très riche, très mystérieux ; mâle alpha absolu et sorte de Heathcliff à l’ère capitaliste.
Si le premier film avait le charme d’une première fois, le deuxième volet, Cinquante nuances plus sombres (2017), explicita la nature du contrat sadomasochiste qui lie Christian Grey à sa proie, Anastasia Steele, jeune vierge effarouchée qui tombe sous le charme du milliardaire et s’initie à ses pratiques. Car cette domination sexuelle recouvrait une fascination pour le pouvoir économique de ce prince charmant qui lui en mettait plein la vue avec son train de vie dispendieux.

        Lire la critique de « Cinquante nuances plus sombres » :
         

          On y voit plus clair dans les jeux de Grey



Placement de produits
Après avoir vaguement résisté aux avances de Christian Grey désireux de la voir arrêter de travailler pour lui assurer son avenir, l’héroïne y succombe, autant qu’à son portefeuille. Cinquante nuances plus claires s’ouvre donc sur le mariage des deux tourtereaux toujours très amoureux. Car le coup de foudre tient autant aux petites sessions sadomasochistes dans la Chambre rouge où Christian Grey entasse sa collection de menottes, fouets et autres instruments de torture improbables, qu’aux nombreux cadeaux que le milliardaire offre à sa dulcinée. Voiture de luxe, bien immobilier, voyages sont autant d’occasions pour le film d’assurer sa mission première de placement de produits. Et si l’ennui conjugal, et avec lui celui du spectateur, menace de poindre, il sera perturbé par une histoire de kidnapping sans intérêt, rebondissement qui se greffe arbitrairement sur ce qui s’apparente depuis le début à un soap opera sous perfusion.
A cela s’ajoute l’inévitable grossesse d’Anastasia qui remet encore un peu d’ordre à la saga avant qu’elle ne tire sa révérence. C’est évidemment la jeune femme qui veut garder l’enfant, tandis que l’homme y voit une menace pour sa liberté et la frénésie sexuelle du couple. Il sera finalement rassuré, et avec lui le public, qui voit ce vent de subversion s’achever dans les clous d’une conjugalité conventionnelle. Mariée, enceinte et couverte de cadeaux, Anastasia Steele est désormais une femme comblée qui a aussi droit à sa dose de perversion lors de ses quelques haltes dans la Chambre rouge. Tout est bien qui finit bien, et tout est en effet plus clair.

Film américain de James Foley. Avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Eric Johnson (1 h 46). Sur le Web : fr-fr.facebook.com/CinquanteNuances.lefilm et www.fiftyshadesmovie.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-11"> ¤ Régulièrement, des acteurs ont la désagréable surprise de se retrouver relégués au second plan ou coupés au montage. Une mésaventure qui frappe aussi des stars telles que Jessica Chastain dans le nouveau film de Xavier Dolan.
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Ces acteurs coupés au montage


                      Régulièrement, des acteurs ont la désagréable surprise de se retrouver relégués au second plan ou coupés au montage. Une mésaventure qui frappe aussi des stars telles que Jessica Chastain dans le nouveau film de Xavier Dolan.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h39
    |

                            Clément Ghys







Jessica Chastain, Franck de Lapersonne, Tobey Maguire et Adrien Brody ont été coupés au montage pour différentes raisons.
2018 : décision « éditoriale »

   


Dans Ma vie avec John F. Donovan, prochain film de Xavier Dolan, Jessica Chastain devait jouer le rôle d’une rédactrice en chef de tabloïd. Lundi 5 février, le cinéaste québécois a annoncé que son personnage avait été coupé du film. La décision serait « éditoriale » et n’aurait rien à voir avec le jeu de l’actrice qui, de son côté, a affirmé que cela s’était « fait dans le plus grand respect et avec amour ».
2017 : boycott politique

   


En février 2017, l’acteur français Franck de Lapersonne montait sur la scène d’un meeting du Front national à Lyon pour chauffer le public. Quelques mois plus tard sortait en salle Coexister, comédie de Fabrice Éboué, dans laquelle il devait faire une apparition. Mais, à la suite de ses engagements auprès de Marine Le Pen, le réalisateur l’a coupé au montage et a retourné la scène avec un autre acteur.
2012 : excès de notoriété

   


Dans L’Odyssée de Pi, qui met en scène un jeune garçon se retrouvant sur une barque avec un tigre, Tobey Maguire devait jouer le rôle d’un écrivain qui interviewe le héros à l’âge adulte. L’acteur a été coupé au montage par le réalisateur Ang Lee et remplacé par Rafe Spall. L’argument a été que sa célébrité, acquise grâce à son rôle de Spider-Man, aurait fait tache au milieu d’un casting d’inconnus.
2009 : disparition prématurée

   


Dans Brüno, Sacha Baron Cohen se fait passer pour un journaliste de mode autrichien qui rencontre des célébrités pour des interviews décalées. Il avait invité La Toya Jackson à manger des sushis sur le corps allongé et nu d’un homme obèse, et l’avait fait parler de son frère Michael. Ce dernier est mort pendant le montage. Eu égard au deuil de la famille, la scène a été retirée du film in extremis.
1998 : liberté artistique

   


Terrence Malick a l’habitude d’improviser ses films en cours de tournage et de supprimer des personnages. En 1998, il tourne un film de guerre, La Ligne rouge, avec Adrien Brody en premier rôle. C’est du moins ce que pense l’acteur, qui passe six mois sur le tournage, un uniforme sale sur le dos. Le soir de la première, en compagnie de ses parents, il découvre à l’écran que, au final, son rôle est très secondaire.



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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-12"> ¤ L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/02/2018
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Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation


                      L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h53
    |

            Samuel Blumenfeld








                              

                        
Il parle en secouant la tête, presque par dépit. Puis, comme pour s’infliger une blessure, se frotte la main droite sur son crâne rasé. Cette absence de cheveux traduit la mélancolie de Daniel Day-Lewis, contraste avec la chevelure grise, abondante, méticuleusement arrangée de Reynolds Woodcock, le couturier de renom, dans le Londres des années 1950, qu’il incarne dans Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson.

Cette toison impeccable qu’il a portée pendant le tournage, c’était un signe de son effort pour entrer dans la peau de son personnage. Une habitude chez l’acteur irlando-britannique, trois fois oscarisé, d’abord pour My Left Foot (Jim Sheridan) en 1990, puis There Will Be Blood (Paul Thomas Anderson) en 2008 et Lincoln (Steven Spielberg) en 2013, et qui pourrait décrocher une quatrième statuette pour Phantom Thread.
Depuis ses débuts, l’immersion dans un rôle lui apparaît comme la seule conception possible de son métier. Pour son personnage d’Indien dans Le Dernier des Mohicans (1992), de Michael Mann, il avait appris à chasser et à dépecer les animaux. « S’il n’avait pas tué l’animal, il ne mangeait pas », nous confiait alors le réalisateur. Le comédien avait tenu à ne pas dormir pendant trois jours avant de tourner une scène d’interrogatoire dans Au nom du père (Jim Sheridan, 1993), où il est accusé, à tort, d’avoir fomenté un attentat avec l’IRA.
Parcours du combattant
Après avoir accepté le rôle d’Abraham Lincoln, Daniel Day-Lewis signait tous ses messages du nom du président américain. « Daniel aime à ce point le métier d’acteur qu’il l’a transformé en quête de la perfection, estimait Paul Thomas Anderson, en 2007, lors du tournage de There Will Be Blood. Les gens ne comprennent souvent pas comment l’on peut mettre autant d’intensité dans son travail. A son contact, j’aurais maintenant tendance à dire que je ne comprends plus...




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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-13"> ¤ Deux chercheurs de l’université de San Diego l’ont montré : on a tendance à mieux apprécier une histoire lorsqu’on en connaît la fin.
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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-14"> ¤ Clint Eastwood s’attache aux vies ordinaires des trois Américains qui ont empêché, en 2015, un carnage à bord du Thalys.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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« Le 15 h 17 pour Paris » : la légende naît de l’ennui

Clint Eastwood s’attache aux vies ordinaires des trois Américains qui ont empêché, en 2015, un carnage à bord du Thalys.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 18h45
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
D’ordinaire, les films sont « inspirés de faits réels ». Le 15 h 17 pour Paris, de Clint Eastwood, découvert en salle ce 7 février (le film a été gardé sous scellé jusqu’à sa sortie française, deux jours avant l’américaine), peut se targuer d’inspirer la réalité. Cette fiction, qui relate la tentative avortée d’attentat contre les passagers du Thalys, le 21 août 2015, est lourdement lestée de réel. Les trois soldats américains qui jouèrent un rôle essentiel dans la mise en échec d’Ayoub El-Khazzani, monté à bord du train avec un fusil d’assaut et des armes de poing, tiennent leurs propres rôles, comme d’autres acteurs du drame, passagers ou équipe médicale.

        Lire dans « M » :
         

          Rencontre avec les « héros du Thalys », portés à l’écran par Clint Eastwood



Au moment où débutaient les premières projections du 15 h 17 pour Paris, on apprenait, sur France Inter, que le magistrat qui instruit l’affaire venait de refuser à l’avocate d’El-Khazzani l’organisation d’une reconstitution au motif que « la réalisation d’un film retraçant les faits (…) est de nature à entraîner (…) une confusion des genres incompatible avec la recherche de la vérité ». Sans le vouloir, et probablement sans s’en soucier, Clint Eastwood a d’ores et déjà influé sur le cours de l’instruction.
Sans souci, parce que la préoccupation première du cinéaste, ces derniers temps, ne le porte pas vers la recherche de la vérité, mais du côté de l’alchimie par laquelle celle-ci se mue en légende. Après les GI devenus personnages d’une icône patriotique (Mémoires de nos pères), le bon à rien texan exalté en tant que tireur d’élite (American Sniper), le pilote quasi sexagénaire forcé de devenir l’ange gardien de ses passagers (Sully), Eastwood prend pour sujets d’étude Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler, trois amis qui se sont connus au collège à Sacramento (Californie), deux soldats et un étudiant, des garçons ordinaires.
Soap opera traditionnel
Plutôt que de mettre en scène, comme il l’a fait dans les précédents films, des héros qui s’acquittent du prix de la gloire, l’auteur-interprète du Maître de guerre s’attache à ces vies ordinaires, avant qu’elles ne soient transfigurées par quelques minutes de violence. C’est prendre – cette fois en toute connaissance de cause – le risque de l’ennui. Il est assumé ici avec une ferveur ascétique, pour redire encore une fois que, sur l’enclume de la banalité (voire, ici, de la médiocrité), on peut forger la grandeur d’une nation. Pas plus que, dans American Sniper, il ne s’intéressait à ce qui pouvait pousser des Irakiens à prendre les armes contre l’armée américaine, Eastwood ne se préoccupera de ce qui peut bien pousser un jeune Marocain à monter dans un train armé jusqu’aux dents. El-Khazzani (Ray Corasani) restera une silhouette mortifère.
L’attaque du Thalys ne dure pas plus d’un dixième du film
Découpée en quelques plans prémonitoires et une description minutieuse mais très brève (respect de la chronologie des faits oblige), l’attaque du Thalys ne dure pas plus d’un dixième du film. Le reste du 15 h 17 pour Paris est occupé par de longs retours en arrière, appesantis par la présence, dans les trois rôles principaux, d’acteurs non professionnels qui peinent à redonner vie à leur existence passée. Les séquences qui évoquent l’enfance du trio, à Sacramento, relèvent, elles, du soap opera traditionnel. Eastwood pénètre dans l’intimité familiale de Stone et Skarlatos, confiant les rôles de leurs mères aux actrices Jenna Fischer et Judy Greer, tout en se tenant à l’écart de celle de Sadler, le seul Afro-Américain du trio.

   


Une fois les trois garçons grandis, les enfants acteurs cèdent la place aux modèles originaux. Le scénario de la débutante Dorothy Blyskal suit pas à pas les efforts peu fructueux de Spencer Stone pour intégrer une unité d’élite de l’armée de l’air, et les échecs à répétition que subit le garçon. On entrevoit un moment une affiche du Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick, et il y a quelque chose du sadisme du sergent instructeur dans l’acharnement avec lequel Clint Eastwood refait faire à Spencer Stone le chemin peu glorieux qui l’a mené jusqu’à la gare d’Amsterdam.
Un étonnant final
Dans les jours qui précèdent leur embarquement à bord du Thalys, les trois garçons sillonnent l’Europe avec pour tout arsenal une perche à selfie. Tom Stern, grand directeur de la photographie, filme Rome, Venise, Berlin et Amsterdam avec l’enthousiasme dérisoire d’un propriétaire de smartphone. De la somme de platitudes échangées au long de cette abrutissante odyssée émerge une tirade de Stone, qui se dit convaincu d’être poussé par une force mystérieuse vers « quelque chose de plus grand que lui ».
Cette destinée manifeste – pierre angulaire de l’identité des Etats-Unis d’Amérique – s’accomplira, arrachant les trois garçons à la réalité pour les placer dans un panthéon où se côtoient les saints (Lincoln) et les criminels (William Sherman). Le passage de l’un à l’autre prend la forme d’un étonnant final, montage des images tournées à l’Elysée lors de la remise de la Légion d’honneur aux trois Américains (ainsi qu’au Britannique qui leur prêta son concours) et de plans reconstitués. Dans le contrechamp de François Hollande célébrant les héros, on voit ainsi les actrices qui jouent les mères de ceux-ci.

Film américain de Clint Eastwood. Avec Spencer Stone, Alex Skarlatos, Anthony Sadler, François Hollande (1 h 34). Sur le Web : www.facebook.com/15h17PourParis et www.1517toparis.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-15"> ¤ Le réalisateur américain est revenu, dans une interview au site « Deadline Hollywood », sur les critiques adressées par son actrice phare.
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Affaire Weinstein, pratiques sur les tournages... la réponse de Tarantino à Uma Thurman

Le réalisateur américain est revenu, dans une interview au site « Deadline Hollywood », sur les critiques adressées par son actrice phare.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h55
   





                        


Depuis la publication, samedi 3 février, d’un article du New York Times (NYT) intitulé « Voilà pourquoi Uma Thurman est en colère », le réalisateur américain Quentin Tarantino fait l’objet d’interrogations sur son silence au sujet d’agressions sexuelles commises par son producteur, Harvey Weinstein, et sur son comportement sur des plateaux de tournage. Quentin Tarantino s’est, finalement, décidé à s’exprimer, lundi, et à « tout expliquer » au magazine en ligne américain Deadline Hollywood.
Dans un entretien au NYT, Uma Thurman, actrice vedette de Pulp Fiction (1994) et Kill Bill (2003), revenait en détail sur les violences sexuelles de Harvey Weinstein, dont elle a été victime. « Il m’a poussée. Il a essayé de se jeter sur moi. Il a essayé de se déshabiller », accusait-elle notamment. Quentin Tarantino, qui avait parlé au début de l’affaire Weinstein de « révélations », avait, finalement, reconnu mi-octobre avoir été au courant depuis de longues années des agissements du producteur. Le réalisateur assure à Deadline Hollywood « avoir demandé à Harvey de s’excuser auprès d’Uma », après avoir appris que la comédienne avait été agressée par le producteur.
Mais, dans cette interview, Uma Thurman dénonce également les pratiques du cinéaste. Il ne s’agit pas ici de violences sexuelles mais, selon elle, du sadisme, dont le réalisateur a fait preuve sur ses tournages.

        Lire aussi :
         

                Uma Thurman : Harvey Weinstein « m’a poussée, a essayé de se jeter sur moi, de se déshabiller »



« Un des plus grands regrets de ma vie »
Dans son interview à Deadline Hollywood, Quentin Tarantino revient longuement sur un épisode du tournage de Kill Bill, au cours duquel Uma Thurman avait eu un accident de voiture. Le réalisateur l’avait, selon elle, obligée à prendre le volant d’une voiture décapotable à la sécurité douteuse pour rouler à plus de 60 km/h sur une route sinueuse, sans doublure. Selon l’actrice, Tarantino lui avait ordonné :
« Atteins plus de 60 km/h, sinon tes cheveux ne voleront pas au vent correctement, et je te la ferai refaire. »
« Aucun de nous ne considérait cette scène comme une cascade, il suffisait de conduire », se défend le réalisateur dans l’interview et ajoute ne pas avoir brusqué l’actrice pour qu’elle accepte de tourner la scène.
A propos de la vitesse de la voiture, Tarantino reconnaît « avoir eu tort » mais dit ne pas avoir forcé Uma Thurman à prendre le volant :
« Je lui ai dit qu’elle pouvait le faire, que c’était une ligne droite, qu’il n’y avait pas de risque. Elle m’a répondu : “OK”. Parce qu’elle croyait en moi et me faisait confiance. (…) Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de risque. Alors qu’il y en avait. »
La route n’était, en fait, pas parfaitement droite, elle dessinait un « s », et Uma Thurman perdit le contrôle de la voiture et finit dans un arbre. « C’est l’un des plus grands regrets de ma vie et de ma carrière », confie le réalisateur, expliquant que, par la suite, « la confiance était rompue » avec l’actrice.

Etouffées par les mains de Tarantino
Dans le reste de l’interview à Deadline Hollywood, Quentin Tarantino évoque également les scènes de crachat au visage, ou de strangulations auxquelles il a lui-même participé, expliquant que l’idée d’une chaîne autour du cou de l’actrice était « une suggestion d’Uma », et, pragmatique, l’explique par un souci de réalisme : « Si tu veux que mon visage devienne rouge, et que les larmes me montent aux yeux, alors, dans ce cas, il faut m’étrangler. »
Une scène similaire dans un autre film de Tarantino, Inglourious Basterds (2009), impliquait l’actrice d’origine allemande Diane Kruger. Et, cette fois encore, c’est le réalisateur qui avait pris en main la scène et étranglé lui-même la comédienne. Diane Kruger s’était exprimée, en 2009, sur cette scène :
« Je me fais étrangler, ce qui était très bizarre, car on le ressent quand quelqu’un vous étouffe, donc c’était une journée de boulot particulière. Le plus drôle, c’est qu’on voit les mains de Quentin sur le plan serré. (…) Je dois dire que c’était très étrange de me faire étrangler par le réalisateur. »
Tarantino s’est, par le passé, déjà justifié d’avoir voulu jouer la scène lui-même, et il réitère dans l’interview donnée à Deadline Hollywood, mettant, encore une fois en avant le réalisme de la scène : « Quand j’ai réalisé Inglourious Basterds, je suis allé voir Diane et je lui ai dit : “Ecoute, je dois t’étrangler. Si c’est juste un type qui pose ses mains sur ton cou, sans appuyer, (…) ça aura l’air d’un étranglement classique de film, (…) et tu n’aura pas cet air paniqué qui arrive quand on te prive d’air. Je te demande la permission de juste… t’étrangler, avec mes mains, en gros plan.” »
A la suite des propos tenus par Uma Thurman, Diane Kruger est venue sur son compte Instagram apporter son soutien au réalisateur en rappelant à quel point tourner avec lui avait été un moment de « pur bonheur ». « Il m’a traitée avec le plus grand respect et n’a jamais abusé de son pouvoir ni ne m’a forcée à faire quoi que ce soit qui m’aurait mise mal à l’aise », assure l’actrice.
« Combien d’images de femmes qui montrent un abus ? »
Sur son compte Instagram, Uma Thurman est, quant à elle, revenue sur ses accusations lundi et notamment sur l’accident de voiture dont elle a été victime, en affirmant ne pas croire « à un acte intentionnel » du réalisateur qui « a beaucoup regretté et a toujours des remords sur cet événement malheureux ». Elle ajoute qu’il lui a remis les images de l’accident « en sachant bien que cela pourrait lui faire du tort ».
A la suite de l’article du NYT, plusieurs personnalités du milieu du cinéma, ont réagi pour condamner les pratiques de Quentin Tarantino. L’une des premières accusatrices de Harvey Weinstein, Asia Argento, s’était fendue d’un tweet dans lequel elle déclarait notamment : « Weinstein et Tarantino, quel duo ! Un violeur en série et un quasi-meurtrier. » L’actrice américaine Jessica Chastain a déclaré pour sa part : « Je continue de visualiser Tarantino crachant au visage d’Uma et l’étranglant avec une chaîne pour Kill Bill. Combien d’images de femmes dans les médias célébrons-nous qui montrent un abus ? Quand est-ce que c’est devenu la mode dans l’industrie du “divertissement” ? »
Les interrogations autour de Quentin Tarantino ne devraient pas s’interrompre tout de suite. Mercredi 7 février, le réalisateur a été rattrapé par des propos tenus dans une ancienne interview, en 2003. Le site Jezebel a exhumé un échange entre l’animateur de radio Howard Stern et Quentin Tarantino, dans lequel le réalisateur répond à propos du cinéaste Roman Polanski que ce dernier « n’a pas violé une fille de 13 ans. Il a eu un rapport sexuel avec une mineure. Ce n’est pas un viol. » Il ajoute que, selon lui, un viol « implique de la violence ». 
Roman Polanski est accusé d’avoir drogué Samantha Geimer, 13 ans à l’époque des faits, et de l’avoir violée au domicile de l’acteur Jack Nicholson, à Los Angeles, en 1977. Dans cette interview de 2003, Tarantino assure que Samatha Geimer « voulait » cette relation puisqu’elle « sortait » avec lui.



                            


                        

                        


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Agents nazis, Françafrique ou guérilla marxiste : créez votre propre synopsis pour le troisième « OSS 117 »

Si vous faites partie des nombreux fans ravis par l’annonce d’un nouveau film « OSS 117 », voici de quoi vous faire patienter avant d’en savoir plus sur le synopsis.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h21
    |

            Pierre Breteau et 
Maxime Vaudano








                        



   


Il y aura un troisième film OSS 117. L’annonce, attendue depuis des années par les fans, a été faite, lundi 5 février, par Jean Dujardin sur le plateau de « Quotidien », sur TMC. Ce nouvel opus devrait sortir en salle au premier trimestre 2019, croit même savoir Europe 1.
Jean Dujardin n’a donné aucun indice sur le fond de l’histoire, ni sur la période et la région du monde dans lesquelles se déroulera l’action.
Mais comme chez Les Décodeurs on a beaucoup aimé les deux premiers opus de la série, il était hors de question que l’on ne donne pas un coup de main aux producteurs et au réalisateur pour mettre sur pied un scénario.

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Générez aléatoirement votre propre synopsis en choisissant un président et une mission – nous nous chargeons du reste.
Choisissez un président



 Vincent Auriol

 René Coty

 Charles de Gaulle

 Georges Pompidou

 Valéry Giscard d'Estaing

 François Mitterrand

 Jacques Chirac

et une mission avec…


 un traître

 des nazis

 des microfilms

 l'arme nucléaire

 un prisonnier politique

 des diamants

 une liste d'agents

 un traité de paix

 une organisation criminelle

 une guérilla

 du capitalisme sauvage

 un ministre français


Pour la France !






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            "microfilms": "retrouver des microfilms pour innocenter la fille du président",
            "guerrenucleaire": "s'infiltrer dans une chambre froide afin d'empêcher une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest",
            "prisonnier": "libérer un prisonnier politique pour empêcher la guerre civile d'éclater",
            "diamants": "récupérer un sac de diamants pour empêcher qu'un chef de milice s'en empare et perpètre un coup d'Etat",
            "liste": "récupérer une liste d'agents étrangers soupçonnés de duplicité",
            "conflit": "contraindre les diplomates à signer un traité pour mettre fin au conflit israélo-palestinien",
            "mafia": "éliminer le parrain afin d'anéantir la mafia qui gangrène le pays",
            "guerilla": "ramener la guérilla marxiste et les narcotrafiquants à la table des négociations",
            "argent": "tordre le coup aux banques pour mettre fin au règne de l'argent roi",
            "interets": "empêcher l'assassinat du ministre des PTT venu défendre les intérêts de la France dans la région",
            "traitre": "ramener à la raison un agent français passé à l'ennemi pour préserver la paix sur le continent"
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            { "nom": "d'importation de denrées alimentaires", "sigle": "ida" },
            { "nom": "de vente de patates", "sigle": "vp" },
            { "nom": "de manufacture de fourrure", "sigle": "mf" },
            { "nom": "de conclusion de marchés publics", "sigle": "cmp" },
            { "nom": "des postes et télécommunications", "sigle": "ptt" },
            { "nom": "de sismologie en zone accidentée", "sigle": "sza" },
            { "nom": "d'élevage de pigeons voyageurs", "sigle": "epv" },
            { "nom": "de culture de papaye", "sigle": "cp" }
        ],
        potes = [{ "genre": "m", "nom": "Jean-Huan Li" },
            { "genre": "m", "nom": "José de la Rosa" },
            { "genre": "m", "nom": "Mounir Kanté" },
            { "genre": "m", "nom": "Eugène Allen" },
            { "genre": "m", "nom": "Modeste M'Bafimbi" },
            { "genre": "m", "nom": "Torf Meraak" },
            { "genre": "f", "nom": "Gisele Katanga" },
            { "genre": "f", "nom": "Marylin Erickson" },
            { "genre": "f", "nom": "Muriel Savory" },
            { "genre": "m", "nom": "vicomte du Zanzibar" },
            { "genre": "f", "nom": "Esther Lamm" },
            { "genre": "f", "nom": "Carlotta Frida" },
            { "genre": "f", "nom": "Polina Choubina" },
            { "genre": "m", "nom": "Elias Koussa" }
        ],
        pseudos = ["Noël Flantier", "Gontran Bouchard", "Emilien Roussel", "Donatien Berthaud", "Gaston Lejeune", "Louis Guichard", "Stanislas Lambert", "Nestor Pichon", "Joseph Vieilledent", "Yvon Jacquard", "Auguste Corsetier", "Jules Brisquet", "Stefan Menzel", "Hubert de Bessancourt", "Gunner Vimmerby", "Peter Larne", "Nicolas Jeannot", "Emile Ragondin"],
        qualif = {
            "m": [{ "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "sulfureux" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "aventureux" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "brillant" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "divin" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "sémillant" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "indispensable" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "habile" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "redoutable" }
            ],
            "f": [{ "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "sulfureuse" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "aventureuse" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "brillante" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "divine" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "sémillante" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "indispensable" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "habile" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "redoutable" }
            ]
        },
        titresoriginaux = ["VILLE ne répond (toujours) pas", "VILLE balise à gogo", "rafales de pruneaux à VILLE", "orgie de bidoche à VILLE", "boulottage maximal à VILLE", "boxon à VILLE", "à fond dans le buffet à VILLE", "tape tout dans VILLE", "ça chlingue pour VILLE", "table ronde en loucedé à VILLE", "ça carbure à VILLE", "ça marave à VILLE", "cadavre au détail à VILLE", "émission interrompue à VILLE", "carte blanche à VILLE", "ombres ADJECTIFs sur VILLE", "cache-cache ARTICLE PAYS", "PAYS sans filet", "opération ADJECTIF en duo", "panique à VILLE", "plein gaz ARTICLE PAYS", "valse ADJECTIF en solo", "VILLE récolte la tempête", "tango sur une corde à piano ADJECTIF", "rencontre ADJECTIF surprise", "coup d'éclat à VILLE", "K.O. à VILLE", "arnaque ADJECTIF à VILLE", "pas de pigeon à VILLE", "folies ADJECTIFs", "rodéo dans VILLE", "les milices ADJECTIFs contre PREZ", "peine de mort ADJECTIF", "l'espionne ADJECTIF s'évade de VILLE", "la trahison ADJECTIF", "chasse ADJECTIF aux atomes"];

    /* on duplique les titres */
    function dupliquerTableau() {
        titres = titresoriginaux.slice(0)
    };

    dupliquerTableau();

    /* événements quand on choisit et qu'on clique */
    $("#choixoss input").on("change", function(d) {
        if ($(this).parent().parent().attr('id') == "prezoss") {
            options[0] = $(this).val()
        }
        if ($(this).parent().parent().attr('id') == "missionoss") {
            options[1] = $(this).val()

        }
    });
    $("#bingo").on("click", function() {
        bingo();
    });


    recupURL = false;
    /* On tente de récupérer des infos dans l'URL */
    try{
                 urlhash = document.location.hash;
 -1){
                    v = JSON.parse(window.atob(urlhash.substring(urlhash.indexOf("#data=")+6)))
                    recupURL = true;
                    $("#choixoss input[value="+v.president+"]").attr("checked","checked")
                    $("#choixoss input[value="+v.mission+"]").attr("checked","checked")
                    bingo()
                 }
    }
    catch(err){
        urlpage = false;
    }


    /* la fonction qui gère le chemin pour Thouars (allez à Thouars, aléatoire, vous l'avez ?) */

    function bingo() {
        
        options[0] = $("#choixoss input[name=quelprez]:checked").val()
        options[1] = $("#choixoss input[name=quellemission]:checked").val()


        r = Math.floor(Math.random() * titres.length)
        if(recupURL == false){

            p = Math.floor(Math.random() * pseudos.length)
            q = Math.floor(Math.random() * pays[options[0]].length)            
            s = Math.floor(Math.random() * societes.length)
            t = Math.floor(Math.random() * potes.length)
            u = Math.floor(Math.random() * qualif[potes[t].genre].length)

            v = {
                "president":options[0],
                "mission":options[1],
                "articlegenre": qualif[potes[t].genre][u]["adjectif prefixe"] + qualif[potes[t].genre][u]["adjectif"],
                "montitre": titres[r],
                "pseu": pseudos[p],
                "monpays": pays[options[0]][q],
                "prez": presidents[options[0]].president,            
                "miss": missions[options[1]]
            }
            v["acolyte"] = v.articlegenre + " " + potes[t].nom;
            v["adj"] = dico[v.monpays].adjectif;
            v["cap"] = dico[v.monpays].capitale;
            v["arti"] = dico[v.monpays].article;
            v["soc"] = "Société " + v.adj + " " + societes[s].nom + " (S" + (v.adj).substring(0, 1).toUpperCase() + (societes[s].sigle).toUpperCase() + ")";

Pour protéger sa confidentialité, il se présente comme " + v.pseu + ", sous-directeur de la " + v.soc + ". Sur place, il rencontre " + v.acolyte + ", qui va l'aider à mener à bien sa mission envers et contre tous.",
Sur place, il rencontre " + v.acolyte + ", qui va l'aider à mener à bien sa mission envers et contre tous. Afin de rester discret, il se présente sous l'identité de " + v.pseu + ", représentant local de la " + v.soc + "."
            ]

            v["quellephrase"] = phrases[Math.floor(Math.random() * phrases.length)] 
       
            
            /* Stockage dans l'URL */
            hasheddata = window.btoa(JSON.stringify(v))
            urlpage = false;
            try{
                if(document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1){ /* On modifie l'URL */
                     urlpage = document.location.href.replace(document.location.hash, "").replace(document.location.search, "");
                     urlpage = "http://www."+urlpage.substring(urlpage.indexOf("lemonde.fr"),urlpage.length);
                     history.pushState({}, "", "#data="+hasheddata);
                }
            }
            catch(err){
                urlpage = false;
            }

        }

       

            

        
        titrecomplet = v.montitre.replace("VILLE", v.cap).replace("ARTICLE", v.arti).replace("PAYS", v.monpays).replace("ADJECTIF", v.adj).replace("PREZ", v.prez);
        titrecomplet = titrecomplet.substring(0,1).toUpperCase() + titrecomplet.substring(1);
OSS 117 : " + titrecomplet + "");

";

" + v.quellephrase + "";

        try{
            if(document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1){ /* On modifie l'URL */
                urlpartage = encodeURIComponent(document.location.href.replace("mobile.", "").replace("abonnes", "www"));
Partagez votre synopsis : \
 \
 \
";
            }
        }
        catch(err){
               
        }
         
                                                    
        
        $("#containertos").removeClass("initial")
        $("#resultatoss").addClass( "hover" )
        $("#containertos .spinner").show()
        
        setTimeout(function(){
            $("#resultatoss").removeClass( "hover" )
            $("#resultatoss").html(html)            
            $("#containertos .spinner").hide()
        },700)


        /* si il en reste sinon on reduplique les citations pour repartir de zéro */
 1) {
            titres.splice(r, 1)
        } else {
            dupliquerTableau();
        }

        recupURL = false;

    };



});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-17"> ¤ L’artiste dissident Ai Weiwei rend compte de l’ampleur du drame des réfugiés à travers le monde.
<filname="PROF-0,2-3476,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« Human Flow » : abri cinématographique pour vies mutilées

L’artiste dissident Ai Weiwei rend compte de l’ampleur du drame des réfugiés à travers le monde.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 07h43
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 10h41
    |

                            Murielle Joudet








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
On pouvait craindre que Human Flow appartienne à la catégorie de ces films documentaires humanitaires qui pèchent par excès de bons sentiments, parfois sur le dos de la cause censément embrassée, ici celle de la crise globale des réfugiés.
Dès les premières images, le film de l’artiste chinois de renommée mondiale Ai Weiwei, présenté en compétition à la Mostra de Venise en septembre 2017, dévoile une dimension universaliste et humaniste qui prend le risque de s’engouffrer dans la niaiserie. Les écueils sont heureusement contournés, du moins modérés, par l’impressionnant travail accompli et son évidente vertu pédagogique.

        Lire le reportage à la Mostra de Venise :
         

          Ai Weiwei aux sources de l’humanité déplacée



Connu pour son œuvre engagée, Ai Weiwei (sculpteur, photographe, performeur, blogueur) s’était d’ailleurs déjà attelé, à travers plusieurs installations, à évoquer le drame de cette humanité déplacée, notamment avec La Loi du voyage, un canot pneumatique long de 70 mètres avec, à son bord, 258 figures de réfugiés, ou lorsqu’il a entassé dans une salle de concerts berlinoise 3 000 gilets de sauvetage échoués sur l’île de Lesbos. Human Flow prolonge naturellement sous la forme cinématographique un désir de sensibilisation qui hante celui qui fut assigné à résidence et emprisonné dans son pays avant de pouvoir sortir du pays en 2015 et de s’exiler dans la capitale allemande.

        Lire l’entretien avec Ai Weiwei :
         

          « Je n’ai jamais voulu être cinéaste »



Pour sortir du dispositif de l’installation et entrer de plain-pied dans le documentaire, pour rendre compte d’un tel phénomène, il a fallu missionner pas moins de 200 techniciens postés dans plus de 23 pays et 7 monteurs. En résulte un film de plus de deux heures, réalisé à partir de plus de mille heures de rushs, durée qui traduit le désir de tendre le plus possible vers une forme d’exhaustivité qui n’oublierait personne.

        Lire la sélection d’œuvres :
         

          Ai Weiwei, l’art du scandale



Afghanistan, Bangladesh, Irak, Israël, Allemagne, Kenya, France, Grèce ou Italie : la force du documentaire Human Flow est de disposer des moyens pour évoquer l’ampleur planétaire de la crise des migrants. Tout autour de la planète apparaissent des camps de réfugiés, des endroits où l’on n’est nulle part et où sévissent la peur et le désespoir. Dans tous ces lieux, le temps s’est arrêté, l’avenir n’existe pas, pas plus que l’intimité.

        Lire le compte-rendu :
         

          De Lesbos à Calais, Ai Weiwei et Banksy œuvrent pour les migrants



Visions apocalyptiques
Non sans défauts, la volonté d’exhaustivité de Human Flow l’oblige à la facilité formelle, en faisant se succéder les zones géographiques à la manière d’un catalogue. Mêlant enquête de terrain, extraits de poésie ou d’articles de presse et entretiens avec des experts, le documentaire court parfois le risque d’une dispersion confuse. On peut également regretter la présence de l’artiste superstar, qui se met en scène dans des séquences dispensables.
Pour autant, on ne peut qu’être saisi et longtemps hanté par ces visions apocalyptiques : des réfugiés harassés par des jours de marche et bloqués à la frontière gréco-macédonienne, une jeune fille prise en charge dans un centre à Berlin qui dit son envie de partir au plus vite parce qu’elle n’a jamais été si malheureuse, ou encore ce groupe d’adolescentes palestiniennes coincées dans cette prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Ces longues marches, cette fatigue inconcevable, l’insalubrité dans laquelle vivent des millions de gens – bien qu’exilés pour des raisons différentes dans des lieux différents – forment, scène après scène, l’image déchirante d’une humanité indésirable.
Scène après scène, se forme l’image déchirante d’une humanité indésirable
On mettra donc de côté les quelques scories du film d’Ai Weiwei pour en retenir la mission, parfaitement remplie, de sensibilisation à une tragédie qui risque de durer et de s’aggraver sous le poids des facteurs politiques, économiques et écologiques.
Human Flow, comme d’autres documentaires existants ou à venir, a également le mérite d’arracher ces réfugiés à l’impitoyable grammaire des journaux télévisés. Il navigue plutôt savamment entre points de vue intimistes et macroscopiques, et parvient à offrir un abri cinématographique à ces vies mutilées.

        Lire l’analyse :
         

          En prenant la pose du petit Aylan, Ai Weiwei prend position




Documentaire allemand et américain d’Ai Weiwei (2 h 20). Sur le Web : www.marsfilms.com/film/human-flow

Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 7 février)
Jusqu’à la garde, film français de Xavier Legrand (à ne pas manquer)Atelier de conversation, documentaire autrichien, français et liechtensteinois de Bernhard Braunstein (à voir)Human Flow, documentaire allemand et américain d’Ai Weiwei (à voir)Le Voyage de Ricky, film d’animation allemand, belge, luxembourgeois et norvégien de Toby Genkel et Reza Memari (à voir)The Ride, documentaire français et américain de Stéphanie Gillard (à voir)Vivir y otras ficciones, film espagnol de Jo Sol (à voir)Cro Man, film d’animation britannique de Nick Park (pourquoi pas)England Is Mine. Steven Before Morrissey, film britannique de Mark Gill (pourquoi pas)Le 15 h 17 pour Paris, film américain de Clint Eastwood (pourquoi pas)Ni juge, ni soumise, documentaire français et belge de Jean Libon et Yves Hinant (pourquoi pas)Revenge, film français de Coralie Fargeat (pourquoi pas)Cinquante nuances plus claires, film américain de James Foley (on peut éviter)Le Labyrinthe : Le Remède mortel, film américain de Wes Ball (on peut éviter)Stronger, film américain de David Gordon Green (on peut éviter)
Nous n’avons pas pu voir :
Agatha, ma voisine détective, film d’animation danois de Karla von BengtsonBrodre : Markus et Lukas, documentaire norvégien et français d’Aslaug HolmLa Sculpture vivante, film français de Nguyen Tuong HungRita & Crocodile, film d’animation danois et britannique de Siri MelchiorRosa & Darla, leur fabuleux voyage, film d’animation tchèque et français de Martin Duda, Natalia Chernysheva et Katerina Karhankova





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-18"> ¤ La documentariste Stéphanie Gillard filme une chevauchée annuelle qui célèbre le massacre de Wounded Knee.
<filname="PROF-0,2-3476,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

« The Ride » : western contemporain dans le Dakota du Sud

La documentariste Stéphanie Gillard filme une chevauchée annuelle qui célèbre le massacre de Wounded Knee.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 07h41
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 08h24
    |

                            Murielle Joudet








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
En 1890, dans le Dakota du Sud, l’armée américaine exécute près de 350 Amérindiens de la tribu des Lakotas. Cette hécatombe, connue sous le nom de « massacre de Wounded Knee », marqua la fin des guerres indiennes. C’est cette tragédie, celle de leurs ancêtres, qu’un groupe de cavaliers sioux commémore chaque hiver lors d’une longue et rude traversée à cheval des plaines de l’Etat. Tous les âges se retrouvent lors d’un périple de quinze jours jusqu’au cimetière de Wounded Knee.
La jeune documentariste Stéphanie Gillard, qui signe là son premier long-métrage, a participé à cette chevauchée avec la communauté des Lakotas et recueille, avec The Ride, le récit précis et émouvant de ce western contemporain. Plus d’un siècle après, les vastes plaines sont encerclées par les autoroutes et les stations-service, circonscrites par d’innombrables barbelés, les Lakotas sont habillés et parlent comme des Américains moyens, et ce qui jadis était leur réserve ne leur appartient plus.
Un passé meurtri
La chevauchée est là pour invoquer tout un passé meurtri au cœur d’une Amérique contemporaine plongée dans l’amnésie : cet acte de résistance est d’abord un voyage dans le temps. La faim, les températures extrêmes et la fatigue sont moins des obstacles pour eux qu’une manière de se rappeler, à même leur propre corps, ce que leurs ancêtres ont traversé.
Et les enjeux sont immenses pour cette communauté, car il s’agit de transmettre aux plus jeunes ce qui fait leur histoire, de recréer un lien social qui, l’espace de quelques jours, fait oublier la violence du quotidien, la précarité et l’isolement. Dans les discours et sur les visages des Lakotas se devinent une dignité dans la colère et une infinie capacité de résilience face à un implacable processus de dépossession de leur identité. Ici, ni commentaire de spécialiste ni voix off. Juste un écrin cinématographique d’une beauté à la fois sereine et douloureuse où l’invisible a autant, sinon plus, de réalité que ce qui apparaît.



Documentaire français et américain de Stéphanie Gillard (1 h 26). Sur le Web : www.rouge-distribution.com/2017/08/28/the-ride.html



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-19"> ¤ Le réalisateur Mark Gill dresse un portrait de Stephen Morrissey, âme des Smiths, en adolescent.
<filname="PROF-0,2-3476,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

« England Is Mine » : la rock star en son cocon

Le réalisateur Mark Gill dresse un portrait de Stephen Morrissey, âme des Smiths, en adolescent.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 07h39
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
Naît-on rock star ou le devient-on ? Cette variante du débat sur les rôles respectifs de l’inné et de l’acquis a déjà donné quelques films. Dans Nowhere Boy (2010), Sam Taylor-Wood mettait en scène l’adolescence de John Lennon comme une succession de présages de la gloire à venir. D’innombrables documentaires, dont Joe Strummer : The Future Is Unwritten (2007), de Julien Temple, ont adopté une position plus prudente, confrontant les images du rebelle à guitare à celles du petit garçon bien peigné. L’audace – et la limite – d’England Is Mine est de prendre pour héros un garçon qui n’arrive pas à trouver en lui la rock star dont il soupçonne l’existence, ne serait-ce qu’à l’état larvaire.
Le premier long-métrage de Mark Gill est en réalité la chronique d’une jeunesse d’une extrême banalité, empreinte d’incertitude et d’ennui, au risque de communiquer ces impressions au public. A moins, bien sûr, que celui-ci ne soit fan des Smiths et de Morrissey.
Vivre son mal-être
Dans ce cas, les vues rêveuses de Manchester que capte le chef opérateur Nicholas D. Knowland, la mine tantôt ahurie, tantôt méprisante de Jack Lowden, qui tient le rôle de Steven Patrick Morrissey (qui ne sait pas encore qu’il va abandonner ses prénoms pour devenir le chantre d’une nouvelle façon de vivre son mal-être) deviennent des éléments dont on retrouvera des traces dans l’œuvre à venir.
Steven Patrick vit dans un foyer désuni, fait le désespoir de son père et l’admiration de sa mère. Il est le descendant des jeunes gens que Lindsay Anderson, Tony ­Richardson ou Karel Reisz ont mis en scène au début des années 1960. Mais, au lieu de claquer sa paie avec ses copains à Brixton ou Blackpool, ce jeune homme-là s’offre un billet pour le concert des Sex Pistols au printemps 1976, celui qui provoqua, dans les semaines qui suivirent, la formation des Buzzcocks et du groupe qui devint ensuite Joy Division.
La trajectoire de Morrissey, la rock star, a démontré les contradictions du personnage, sa sensibilité et sa brutalité
Morrissey avait besoin d’une période de latence, et il lui fallut presque un lustre pour passer à l’acte. Entre-temps, entouré de femmes – sa mère, sa sœur, ses amies (le film reste très discret quant à l’orientation sexuelle de l’artiste) –, il se réfugie dans une contemplation affligée du monde qui l’entoure. Cette description minutieuse et souvent drôle de l’aboulie adolescente évoquera de lointains souvenirs et des tourments contemporains aux enfants et aux parents.
England Is Mine ne parvient toutefois pas à percer le mystère des forces qui tirèrent ce garçon timide de sa chambre pour le précipiter sur les scènes du monde entier. A en croire Mark Gill, sa carapace s’est érodée sous le flot d’adulation presciente que ses intimes (dont le cercle ressemblait déjà à un fan-club) ont déversé sur le garçon. L’histoire est sûrement plus complexe, et la trajectoire de Morrissey, la rock star, a amplement démontré les contradictions du personnage, sa sensibilité et sa brutalité. Si l’énigme reste entière, il restera aux nostalgiques l’évocation d’un temps où le rock était encore une musique de jeunes.



Film britannique de Mark Gill. Avec Jack Lowden, Jessica Brown Findlay, Jodie Comer, Katherine Pearce (1 h 34). Sur le Web : www.bodegafilms.com/film/england-is-mine



                            


                        

                        


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« Revenge » : un film d’horreur qui met la question du genre à l’honneur

La réalisatrice Coralie Fargeat se risque au film de « viol et vengeance », mais abuse du symbolisme.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 07h38
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 08h04
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
S’il est un film qui tombe à pic, c’est bien celui-ci. Revenge est un film de genre qui met la question du genre à l’honneur, un film de revanche féministe signé par une réalisatrice dont la brutalité et la ténacité du propos sont au diapason du combat sociétal qui vient de s’engager avec #balancetonporc. S’inscrivant dans la lignée d’un sous-genre du film d’horreur, le rape and revenge (« viol et vengeance »), le récit réunit pour une partie de chasse trois quadragénaires friqués et virils et une jeune gourde, amenée par l’un d’eux, qui fait office d’objet sexuel, dans une maison située à la lisière d’une zone désertique.

        Lire le reportage :
         

          A Gérardmer, du sang neuf pour le cinéma d’horreur



On sait que le genre – dispensateur d’une jouissance qui ne s’embarrasse pas de questions morales et qui célèbre la libération cathartique des victimes à l’encontre de leurs bourreaux – se passe ordinairement de subtilité. Coralie Fargeat, passée par Sciences Po et la Fémis, ne se contente pas d’en respecter l’esprit, elle en accuse le trait, évacuant toute psychologie, creusant jusqu’à l’os la dramaturgie, réduisant le décor à une maison et à un désert.
La structure narrative elle-même est limpide : viol, fuite, chasse à la femme, renversement des rôles. Les trois types, bas du front, abjects, sadiques, veules, sont des monstres que la réalisatrice n’hésite pas à animaliser (le lézard, œil torve sur corps adipeux, remplaçant ici le porc). La fille, jeune blonde sexy bientôt empalée sur la branche acérée d’un arbre mort (suivez la métaphore phallique), noircie de crasse et de sang séché, ravalée à l’état de souillure dégoulinante, se régénère quant à elle en pure force de résistance vitale.
Style trop clipesque
Autant dire que la simplification et le symbole sont au programme, au risque de la caricature. Les hommes y sont de fait trop débiles, la fille trop pétasse, la maison trop clinquante, le style trop clipesque, les raisons d’agir trop ineptes, les blessures trop sanglantes, le sang trop rouge, le ciel trop bleu, etc. Ce choix, évidemment assumé, vise d’une part à coller aux clichés pour mieux les retourner, d’autre part à « déréaliser » le monde pour le transformer en surface de jeu.
Le pari est-il réussi ? Il n’est pas simple de répondre à la question. Le film dispense certes de beaux moments : effets de montage inspirés, mêlés à une partition tirant vers la musique concrète, humour discret désamorçant le parti pris de la démesure, course-poursuite entre un homme mécanisé et une Diane chasseresse, trivialité poétique d’une rédemption lorsqu’une plaie cautérisée avec une canette de bière chauffée à blanc imprime sur le ventre de la fille la marque fumante d’un aigle noir.
Mais il est quand même loisible de s’interroger sur la portée d’une ambition dont le niveau de complexité s’avère, in fine, plutôt sommaire. Suffit-il, en un mot, d’inverser le stéréotype viril pour le dépasser ? De retourner contre lui-même un genre historiquement phallocratique ? Mettre en scène une femme qui cesse d’être une proie pour devenir à son tour prédatrice la rend-elle quitte de la violence qu’elle s’approprie ? Vaste question, qui vaut dans l’art comme dans la vie.

Film français de Coralie Fargeat. Avec Matilda Lutz, Kevin Janssens, Vincent Colombe, Guillaume Bouchède (1 h 48). Sur le Web : www.rezofilms.com/distribution/revenge



                            


                        

                        

