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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Vitrine d’une « diplomatie souriante » de la Corée du Nord, les pom-pom girls créent l’événement dans les tribunes de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ En une course, avec Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet dans le combiné, le ski alpin français a déjà atteint son objectif de deux médailles. De quoi libérer leurs compatriotes ?
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JO 2018 : les skieurs français écartent le spectre du zéro pointé

En une course, avec Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet dans le combiné, le ski alpin français a déjà atteint son objectif de deux médailles. De quoi libérer leurs compatriotes ?



Le Monde
 |    13.02.2018 à 17h13
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Le reste, c’est du bonus. » Le directeur technique national du ski français, Fabien Saguez, aurait été dans son bon droit d’utiliser ce cliché du monde sportif, mardi après-midi à Pyeongchang, après les deux médailles de ses « combinards » Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet. Le ski alpin français s’était fixé un objectif de deux médailles sur ces Jeux olympiques et le voilà atteint après la première des neuf courses.
« Il y avait deux médailles à faire, on les a faites : objectif tenu », se satisfaisait celui qui a assigné à ses équipes un but – jamais atteint – de 20 médailles, raison pour laquelle le biathlon et le ski acrobatique ont intérêt à poursuivre leur moisson.
Le ski alpin, lui, peut souffler. En tant que sport le plus exposé des Jeux olympiques et (très) ancienne place forte des sports d’hiver français, l’alpin a récemment connu plusieurs éditions difficiles. Les deux dernières notamment.
A Vancouver, le zéro pointé avait provoqué un certain remue-ménage au sein des équipes de France avec le départ de leur directeur technique, Yves Dimier. Quatre ans plus tard à Sotchi, après de premières épreuves ratées, le spectre d’une nouvelle quinzaine blanche avait hanté les esprits et alimenté les gazettes jusqu’à l’antépénultième épreuve : Steve Missilier et Alexis Pinturault, avec l’argent et le bronze, avaient sauvé la mise dans le géant.
On restait loin des deux médailles d’or et deux médailles d’argent de 2002, record de l’histoire récente, mais c’était déjà un net progrès.
« Ça pèse sur l’encadrement, sur les journalistes et sur nous »
Cette fois, à Pyeongchang, les skieurs français sont à peu près certains que la presse les laissera tranquilles. Ce qui leur fera du bien.
« Quand on était arrivés sur les semaines techniques [slalom et géant] par le passé, il n’y avait pas eu de médaille en vitesse auparavant, et je me souviens que ça pesait dans la balance, a souligné Alexis Pinturault, dont l’expérience se limite aux JO de Sotchi mais qui a déjà vécu la même chose aux championnats du monde. Ça pèse sur l’encadrement, ça pèse sur les journalistes et, du coup, sur nous, parce qu’on ressent toutes ces tensions. L’atmosphère sera, automatiquement, bien différente. »
Cette saison, le risque d’un nouveau zéro pointé était réel et le combiné masculin constituait leur meilleure chance de médaille. Les Français arrivaient en position de faiblesse, légitimement inquiets d’une saison de Coupe du monde décevante. Tessa Worley n’enregistrait sa première victoire en géant qu’en janvier, le leader masculin Alexis Pinturault cherchait son ski en géant, et Victor Muffat-Jeandet, avec sa victoire dans le combiné de Wengen, était le seul autre Français monté sur le podium.
D’où un objectif raisonnable de deux médailles et le soulagement visible des skieurs et entraîneurs français après la course.
« On est assez sereins. Il y a une grosse envie de faire de belles choses, promettait David Chastan, le patron du Team France chez les messieurs. Il va falloir se servir de cette journée pour positiver et enchaîner sur une belle dynamique avec la descente et le super-G. Mais ça ne va pas tomber du ciel, il va falloir y mettre du sien et y croire. »
« Ça crée des envies »
Il n’est pas malheureux pour l’équipe de France que la descente masculine et le super-G féminin aient été reportés pour cause de grand vent : ce ne sont pas les épreuves dans lesquelles les skieurs français excellent.
Et mieux vaut commencer par deux médailles que par une absence du top 10, même si les descendeurs, jeudi, sont tout à fait capables de monter sur le podium sur un parcours propice aux surprises. « C’est toujours une émulation de voir les autres qui montent sur les podiums, estime Xavier Fournier, entraîneur des hommes en vitesse. Ça crée des envies, on voit que c’est du concret pour d’autres, donc, c’est toujours plus motivant. »
Le succès du combiné a d’autres vertus : elle permet de récompenser à la fois les groupes de technique (géant et slalom) et de vitesse (descente et super-G) qui, toute la saison, vivent chacun de leur côté, sauf lorsqu’il faut travailler le combiné. « Ce combiné, c’est la réunion de toute l’équipe de France, tout le monde bosse pour la même chose », rappelait Victor Muffat-Jeandet après sa médaille.
Enfin, d’un point de vue plus personnel, Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet skieront maintenant plus détendus et rassurés sur leur forme du moment. Pinturault redevient après cette performance un prétendant au podium en géant, tandis que Muffat-Jeandet a excellé dans le slalom, qu’il termine sur les spatules de Marcel Hirscher (à un centième de seconde).
« Automatiquement, quand on a déjà une médaille sur la première épreuve, je pense que ça libère vraiment quelque chose », voulait croire Alexis Pinturault.
Ce n’est toutefois en rien une garantie. En 2006, le titre olympique d’Antoine Dénériaz en descente n’avait été suivi que d’une médaille d’argent de Joël Chenal dans le géant, en fin de deuxième semaine.

JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
- Comment suivre les compétitions sur LeMonde.fr et ailleurs
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Certains Français ont été entendus par la police écossaise, lundi, comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre d’Edimbourg.
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XV de France : plusieurs Bleus sortis après la défaite en Ecosse seront privés du match contre l’Italie

Certains Français ont été entendus par la police écossaise, lundi, comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre d’Edimbourg.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 14h49
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h02
   





                        



   


La sanction est tombée. Plusieurs joueurs du XV de France ayant passé la fin de soirée dans les rues du centre-ville d’Edimbourg dimanche après leur défaite en Ecosse (32-26) ont été exclus du groupe retenu pour affronter l’Italie le 23 février à Marseille, pour la troisième journée du Tournoi des six nations.
« Par ce comportement inapproprié, ils n’ont pas respecté leur statut de joueur international et les devoirs qui en découlent », a indiqué la Fédération française de rugby (FFR) dans un communiqué, mardi 13 février.
La FFR ne mentionne aucun nom. Si l’on se fie à la liste des joueurs présents en Ecosse et à celle composée pour affronter l’Italie, cette sanction concernera notamment l’ailier Teddy Thomas, déjà auteur de trois essais en deux matchs contre l’Irlande puis l’Ecosse, mais aussi les troisièmes-lignes Louis Picamoles et Sekou Macalou, les centres Rémi Lamerat et Jonathan Danty, les deuxièmes-lignes Félix Lambey et Arthur Iturria, ainsi que l’ouvreur Anthony Belleau.

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          Rugby : des joueurs du XV de France entendus par les autorités écossaises



Qu’est-il précisément reproché aux joueurs ? La FFR laisse planer le doute. Est-ce le fait d’avoir passé une soirée festive après la défaite, ou bien celui, plus précisément, d’avoir été entendus par la police écossaise ?
Dans un communiqué, la police d’Edimbourg, qui avait d’abord empêché l’avion du XV de France de décoller lundi matin pour pouvoir interroger plusieurs joueurs, a indiqué qu’elle les avait entendus comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre d’Edimbourg.
Six internationaux manquaient à l’appel à l’arrivée du premier avion du XV de France, avec deux heures de retard, à l’aéroport d’Orly : Anthony Belleau, Jonathan Danty, Yacouba Camara, Félix Lambey, Picamoles et Rémi Lamerat. Seul Camara a été conservé dans le groupe en vue de l’Italie.
Les autorités écossaises ont conclu après investigation qu’« aucun crime » n’avait « été commis » et précisé qu’elles n’avaient eu vent d’aucune bagarre impliquant les joueurs, comme évoqué par plusieurs médias français.
Retour de Bastareaud
A la mi-journée, après la publication d’informations en ce sens, la Fédération française de rugby avait confirmé de son côté dans un tweet que « certains joueurs (étaient) entendus par les autorités écossaises », sans donner, là non plus, davantage de détails.
Par ailleurs, le prochain match contre l’Italie marque le retour dans le groupe du centre Mathieu Bastareaud, qui revient d’une suspension de trois semaines pour avoir insulté, mi-janvier en Coupe d’Europe, avec son club de Toulon, un joueur italien de Trévise.
Après deux défaites en autant de matchs, contre l’Irlande de justesse à domicile (13-15), puis en Ecosse après avoir longtemps mené au score, l’équipe de France avance sans filet face à une sélection italienne elle aussi lestée de deux défaites initiales.

Le XV de France contre l’Italie
Avants : Mathieu Babillot (Castres), Eddy Ben Arous (Racing 92), Cedate Gomes Sa (Racing 92), Jefferson Poirot (Bordeaux-Bègles), Dany Priso (La Rochelle), Rabah Slimani (Clermont), Camille Chat (Racing 92), Guilhem Guirado (Toulon/cap), Adrien Pélissié (Bordeaux-Bègles), Paul Gabrillagues (Stade Français), Sébastien Vahaamahina (Clermont), Yacouba Camara (Montpellier), Wenceslas Lauret (Racing 92), Marco Tauleigne (Bordeaux-Bègles), Kélian Galletier (Montpellier), Bernard Le Roux (Racing 92), Romain Taofifenua (Toulon)
Arrières : Baptiste Couilloud (Lyon), Maxime Machenaud (Racing 92), Baptiste Serin (Bordeaux-Bègles), Lionel Beauxis (Lyon), François Trinh-Duc (Toulon), Mathieu Bastareaud (Toulon), Henry Chavancy (Racing 92), Geoffrey Doumayrou (La Rochelle), Gaël Fickou (Toulouse), Rémy Grosso (Clermont), Benjamin Fall (Montpellier), Virimi Vakatawa (Racing 92), Hugo Bonneval (Toulon), Geoffrey Palis (Castres).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Des chercheurs en sécurité ont identifié un programme informatique malveillant conçu pour « perturber les Jeux olympiques ».
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Les Jeux olympiques de Pyeongchang victimes d’une attaque informatique

Des chercheurs en sécurité ont identifié un programme informatique malveillant conçu pour « perturber les Jeux olympiques ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 15h56
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Les organisateurs des Jeux olympiques d’hiver ont reconnu, dimanche 11 février, avoir été victimes, dans la nuit de vendredi 3 à samedi 4 février, d’une attaque informatique. « Il y a eu une cyberattaque, le serveur a été mis à jour hier pendant la journée et nous avons [identifié] la cause du problème » a déclaré un porte-parole des XXIIIes Jeux d’hiver, cité par le Guardian.
Les dégâts – réparés depuis – sont restés sans gravité : le site Internet des Jeux a été inopérant pendant douze heures, empêchant par exemple les visiteurs d’imprimer leurs tickets d’entrée. Dans la salle de presse, le réseau Internet et les télévisions ont cessé de fonctionner tandis que le réseau Wi-Fi du stade olympique a été interrompu.
Lundi, deux chercheurs en sécurité informatique de l’entreprise Talos ont annoncé avoir découvert un programme informatique malveillant, surnommé « Olympic destroyer », qu’ils soupçonnent fortement d’être à l’origine des perturbations. D’abord, l’activité du virus recoupe temporellement les ennuis informatiques des organisateurs des Jeux olympiques. Ensuite, et surtout, des identifiants et des mots de passe spécifiques aux systèmes informatiques de Pyeongchang 2018 ont été incorporés à ce programme malveillant.
« Perturber les Jeux olympiques »
Selon les chercheurs, ce dernier n’est pas destiné à l’espionnage. « Les échantillons que nous avons analysés ne comportent qu’une fonctionnalité de destruction. Il ne semble pas y avoir de fuite d’information », écrivent Warren Mercer et Paul Rascagnères. En clair, ce programme malveillant « a pour but de perturber les Jeux olympiques ».
Ce programme destructif – « wiper », dans le jargon – combine des fonctionnalités de propagation automatique – qui lui permettent de contaminer d’autres ordinateurs d’un même réseau une fois une machine infectée – avec des fonctionnalités de destruction. Olympic Destroyer supprime les fichiers accessibles sur le réseau depuis l’ordinateur infecté ainsi que d’autres données présentes sur l’ordinateur, perturbant gravement son fonctionnement.
Sur ce dernier point, les chercheurs ont cependant remarqué qu’il avait opté pour une méthode de destruction de fichiers moins radicale que d’autres wipers par le passé, qui peut expliquer pourquoi ses effets ont été relativement limités. « C’est très inhabituel », précise au Monde Craig Williams, chercheur chargé de la communication chez Talos, avant d’expliquer que les auteurs du virus auraient pu configurer ce dernier pour qu’il détruise pour de bon les données. Erreur de programmation ou avertissement ? A ce stade, impossible de le dire.
L’inévitable soupçon russe
Impossible aussi de dire qui se cache derrière ce logiciel. Il s’agit en tout cas de quelqu’un qui avait « pour objectif de mettre dans l’embarras le Comité olympique durant la cérémonie d’ouverture », écrivent les deux chercheurs. Dans le contexte politique actuel, alors que le CIO a pris des mesures de rétorsion contre Moscou à la suite d’affaires de dopage – les athlètes russes concourent cette année sous une bannière neutre –, les soupçons se sont immédiatement portés sur la Russie. D’autant que ce programme malveillant utilise des méthodes de propagation évoquant celles qui ont été utilisées ces derniers mois par BadRabbit et NotPetya, ce dernier étant soupçonné par les autorités américaines d’avoir des origines au sein du renseignement russe.
Les chercheurs de Talos n’ont à ce stade observé aucune similarité forte avec un programme malveillant déjà connu. « C’est la première fois que nous voyons ce programme destructif », affirme Craig Williams.
Les organisateurs se sont refusés à pointer un quelconque responsable. « Nous ne révélons aucun détail publiquement pour le moment. Nous sommes en train de nous assurer que nos systèmes sont sécurisés, et ils le sont, aussi discuter des détails ne nous est d’aucune aide », a expliqué Mark Adams, le responsable de la communication du Comité international olympique au Guardian, tout en évoquant la publication ultérieure d’un rapport sur l’événement.
Les soubresauts des conflits numériques
Comme tout grand événement, les Jeux olympiques sont touchés par les soubresauts des conflits numériques. Plusieurs semaines avant le coup d’envoi des Jeux de Pyeongchang, des experts ont repéré plusieurs vagues d’activité informatique suspectes.
L’entreprise spécialisée Trend Micro pointait à la mi-janvier l’existence d’une campagne d’hameçonnage, qui consiste à tromper sa cible pour l’inciter à fournir ses mots de passe, visant plusieurs fédérations de sports d’hiver, notamment la Fédération européenne de hockey sur glace, la Fédération internationale de ski ou l’Union internationale de biathlon. Cette opération a, selon Trend Micro, été menée par « Pawn storm », l’appellation retenue par l’entreprise pour désigner le principal groupe de pirates affiliés à la Russie.
Parallèlement, un groupe de pirate se faisant appeler « Fancy bear », soit l’appellation retenue par d’autres acteurs de l’industrie pour désigner « Pawn storm », a publié des correspondances internes au Comité international olympique censées décrédibiliser les investigations antidopage qui ont conduit aux sanctions contre la Russie.
Une autre entreprise, McAfee, a elle aussi détecté, peu avant le début des Jeux olympiques, une campagne d’hameçonnage visant l’organisation des JO. Quelques semaines plus tard, toujours selon McAfee, cette campagne s’est poursuivie avec le déploiement d’un programme malveillant destiné à extraire des données. Cette offensive semblait cependant pilotée par un « acteur étatique parlant coréen », selon l’entreprise citée par le Financial Times. Une manière diplomatique mais transparente de désigner le régime nord-coréen, dont les activités hostiles dans le cyberespace semblent s’être renforcées ces derniers mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique, Philippe Mesmer, journaliste au « Monde » raconte comment Kim Yo-jong et les pom-pom girls nord coréennes ont attiré les regards et réveiller d’anciennes croyances dans la péninsule.
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JO 2018 : la femme nord-coréenne, objet de fantasme pour le Sud

Dans sa chronique, Philippe Mesmer, journaliste au « Monde » raconte comment Kim Yo-jong et les pom-pom girls nord coréennes ont attiré les regards et réveiller d’anciennes croyances dans la péninsule.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h15
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Chronique. Kim Yo-jong est repartie. Dimanche 11 février, la petite sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a repris l’avion pour Pyongyang, après trois journées passées au Sud, une première pour un membre de la famille des dirigeants du Nord. Son séjour s’est terminé par un concert de l’orchestre essentiellement féminin Samjiyon, envoyé par son pays. Il restera marqué par sa présence à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Pyeongchang, ses quatre rencontres avec le président sud-coréen Moon Jae-in, l’invitation transmise pour que celui-ci se rende en Corée du Nord, mais également par son exposition dans les médias locaux, littéralement aimantés par la jeune femme, comme ils le sont par l’ensemble des femmes envoyées par la République populaire et démocratique de Corée (RPDC) à l’occasion de ces Jeux.

Depuis son arrivée, le 9 février, les caméras n’ont jamais quitté Mme Kim. Curiosité ? Certainement. Attirance pour une jeune femme mal connue mais volontiers souriante ? Aussi. Mais il y a surtout là une tendance sexiste des médias sud-coréens, qui s’est déjà manifestée par leur intérêt pour les 230 pom-pom girls, envoyées par Pyongyang pour soutenir les athlètes de la RPDC, et pour les musiciennes du Samjiyon. Auparavant, ils s’étaient enthousiasmés pour la pop star Hyon Song-wol. Arrivée le 21 janvier à Séoul dans le cadre d’une visite préparatoire à la venue des athlètes nord-coréens, celle-ci avait suscité une véritable furia médiatique. Certains ont parlé d’un « syndrome Hyon Song-wol », tandis que d’autres s’extasiaient sur son « regard intense » et son « sourire majestueux ».
« Armée des beautés »
Le phénomène reflète aussi un intérêt des hommes sud-coréens pour les femmes venues du Nord. « Au Sud, la chirurgie esthétique est trop répandue. La beauté des Coréennes du Nord est plus naturelle et plus traditionnelle », explique un professionnel des médias. Selon une croyance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le Français Alexis Contin n’aura pas de médaille en 1 500 m en patinage de vitesse. En curling, le Canada s’est imposé face à la Suisse en finale du double mixte.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Avec un troisième titre olympique, le biathlète se hisse à la hauteur de Jean-Claude Killy. Comme en 2014, il a réussi à corriger les défaillances constatées lors du sprint pour s’imoser sur la poursuite.
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JO 2018 : Martin Fourcade a dompté les éléments

Avec un troisième titre olympique, le biathlète se hisse à la hauteur de Jean-Claude Killy. Comme en 2014, il a réussi à corriger les défaillances constatées lors du sprint pour s’imoser sur la poursuite.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 11h25
    |

            Clément Guillou (Pyeongchang, envoyé spécial)








                        



   


« C’est un sport compliqué », a lâché le biathlète français Antonin Guigonnat après avoir effacé les stalactites qui s’accrochaient à sa barbe, et c’était un rappel utile. Car Martin Fourcade venait de conquérir l’or olympique que chacun lui promettait depuis la veille, et « compliqué » n’était pas le mot qui venait à l’esprit. Le scénario avait déjà été tourné tant de fois, il y a quatre ans à Sotchi notamment, lorsque l’immense déception du sprint avait été suivie d’une démonstration sur la poursuite. On avait déjà vu ce tir enchaîné sur le dernier passage face aux cibles, ce poing brandi vers la tribune et cette ligne droite d’arrivée, drapeau tricolore en main.
On était pourtant loin de la Russie, lundi 12 février, dans le stade de biathlon de Pyeongchang, où le ski nordique suscite autant d’intérêt que le curling dans nos contrées. Une tribune a été posée là, c’était dans le cahier des charges, et quelques supporteurs allemands, italiens ou français, souvent de la famille des biathlètes, viennent y passer des soirées délicieuses rythmées par les commentaires, la musique assourdissante et les allers-retours dans un abri où l’on se ravitaille en chaufferettes pour sauver ses extrémités.

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                JO 2018 : vent mauvais pour Martin Fourcade



Les caméras et anneaux olympiques sont là pour rappeler l’enjeu, mais l’euphorie, forcément, n’était pas la même. « Il y a quatre ans, je jouais ma vie pour devenir champion olympique ; aujourd’hui, j’étais déjà champion olympique, rappelle Martin Fourcade. En termes de joie, c’est différent. L’émotion n’est pas moins forte, mais il y a quatre ans, c’était le bouchon de champagne qui sautait. »
Il a tout de même sauté dans la nuit, au Club France de Pyeongchang, surtout pour l’encadrement. Martin Fourcade a rejoint son lit à 3 heures du matin après avoir satisfait avec gourmandise à toutes les sollicitations médiatiques, et en est sorti dès 9 heures : impossible de dormir, lui qui comptait sur une grasse matinée. S’il y a une chose qui n’a pas changé depuis les Jeux de Sotchi, c’est le fuseau horaire sur lequel vivent Martin Fourcade et les biathlètes depuis leur arrivée en Corée du Sud : coucher vers 2 heures du matin et lever à midi pour le petit déjeuner. Sauf les lendemains de victoire…
Message de Killy avant la course
A midi, ce lundi 12 février, Martin Fourcade s’était levé du pied gauche. Il ne comprenait pas d’où pouvaient venir ses trois fautes au tir couché de la veille, du jamais-vu pour lui depuis treize mois. Puis une photo l’avait aiguillé : le fanion était plus tendu qu’il ne le pensait, le Français n’avait pas ajusté ses réglages. « Ce n’était en aucun cas de la malchance ni quelque chose de surnaturel, c’était à cause de moi. A partir de ce moment-là, ça a été beaucoup plus facile de transformer cette peine, cette désillusion, cette colère, en énergie positive. C’est très masochiste comme démarche. »

   


Au réveil, son téléphone lui promettait l’or, amis, anonymes, légendes : Jean-Claude Killy était de cette foule convaincue. « Comme d’habitude, je suis le seul à ne pas y croire, parce que je suis le seul qui réalise sur la piste à quel point c’est difficile. » A l’arrivée au stade, il avait suivi la dernière boucle d’Anaïs Bescond, ciment du groupe féminin, qui accompagnait sur le podium l’Allemande Laura Dahlmeier et la Slovaque Anastasia Kuzmina. Avec cette médaille de bronze, le compteur du biathlon, sur lequel compte tant le ski français, était débloqué.
Non que Martin Fourcade en ait ressenti une quelconque pression. « Il arrive énormément à gérer ses émotions, ça fait même parfois peur quand on est avec lui, dans des événements familiaux par exemple, disait son frère Simon, remplaçant aux Jeux et ému aux larmes. Maintenant, il est complètement libéré. Et un Martin libéré, je n’ai besoin de dire à personne ce que ça peut donner. »
Priorité au relais
Jean-Claude Killy et ses trois titres olympiques de Grenoble, il y a exactement cinquante ans, sont rejoints. Le champion de canoë Tony Estanguet, l’ami de Fourcade, aussi. Le biathlète domine tant son sport qu’il est attendu plus haut encore. Plus haut que les quatre titres olympiques des escrimeurs Lucien Gaudin, dans les années 1920, et Christian d’Oriola, après-guerre. A la hauteur d’Ole Einar Bjoerndalen et ses cinq titres individuels, pour lui contester le titre de plus grand de son sport.

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Le Norvégien compte aussi trois titres en relais, mais dans cette discipline dominée par les Scandinaves, Martin Fourcade se contenterait volontiers d’une médaille après laquelle il court toujours. « S’il n’y a qu’une médaille à aller chercher maintenant, c’est celle du relais. Ce sont des Jeux déjà réussis. Mais je suis compétiteur : dès que j’enfilerai le prochain dossard, ce sera pour essayer de refaire ce que j’ai fait. Mais je ne vais pas faire de pari, on est sur un site délicat [en raison du vent]. »
Le réveil de son grand rival Johannes Boe, maladroit depuis le début des Jeux, et plus largement des Norvégiens – fanny chez les hommes –, est attendu dès jeudi, pour le 20 kilomètres. « Un gars comme Boe, on ne peut pas l’enterrer, prévient l’entraîneur de tir Franck Badiou. On peut s’attendre à un joli duel. Mais Martin va être en chasse gardée, sur son domaine. Il ne lâchera pas. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Devancés dans le combiné par l’inaccessible Marcel Hirscher, Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet ont dompté leur stress pour accompagner l’Autrichien sur le podium.
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JO 2018 : le ski alpin français entame les Jeux avec deux médailles

Devancés dans le combiné par l’inaccessible Marcel Hirscher, Alexis Pinturault et Victor Muffat-Jeandet ont dompté leur stress pour accompagner l’Autrichien sur le podium.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h27
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


On ne soulignera jamais assez les vertus apaisantes de l’observation des baleines. Alexis Pinturault en est désormais convaincu, lui qui s’est ressourcé avant les Jeux olympiques à Okinawa (Japon) en regardant les cétacés, les pieds dans l’eau, une semaine avant de décrocher à Pyeongchang sa deuxième médaille olympique : l’argent dans le combiné, qui associe descente et slalom. Il aurait pu espérer l’or, lui qui domine la discipline en Coupe du monde depuis 2013, mais après une saison aussi compliquée, le métal importait peu.
Radieux, le skieur de Courchevel côtoyait sur le podium son ami et compatriote Victor Muffat-Jeandet – première médaille internationale pour lui, en bronze – et l’inaccessible Marcel Hirscher. L’Autrichien, seulement six mois après une fracture à la malléole de la cheville gauche, a corrigé, ce mardi 13 février, une anomalie : il s’agit de son premier titre olympique, obtenu en bas d’un slalom impeccable malgré des conditions venteuses. De quoi faire taire les exigeants médias autrichiens qui lui en voulaient de ce manque, considéré par lui comme accessoire. « Je suis super content parce que maintenant, cette question stupide va disparaître. Moi, j’ai toujours pensé que ma carrière était parfaire sans médaille d’or, mais cette question, maintenant, zip, à la poubelle ! »
Jambes flageolantes
Le vent, soufflant toujours fort en haut de la piste de Jongseon, avait déjà provoqué le report de la descente masculine et du géant féminin. Il était urgent que le sport roi des Jeux se lance dans la pente : les organisateurs ont donc abaissé le départ de la descente, quitte à priver les grosses cuisses de leur terrain d’expression et à ôter les grands sauts qui effraient les techniciens. La descente, d’une minute et vingt secondes seulement, devenait presque une formalité pour Alexis Pinturault et Marcel Hirscher, qui parvenaient en bas avec à peine plus d’une seconde de retard sur le meilleur descendeur, l’Allemand Thomas Dressen. D’autant plus que l’Autrchien, parti tôt, bénéficiait d’un vent de côté qui se tournerait par la suite face aux skieurs. Il ne leur restait qu’à se disputer la victoire entre les piquets et à ce jeu, Marcel Hirscher est incontestablement le meilleur cette saison.
La troisième place de Victor Muffat-Jeandet, elle, relève du miracle. Pas de la surprise, puisque le géantiste de Val-d’Isère s’était annoncé au grand monde en remportant le combiné de Wengen (Suisse), en janvier. Mais à un dixième de seconde près, il ne rentrait pas dans les trente premiers de la descente et s’interdisait tout espoir de remontée. Cette position désespérée était peut-être finalement le meilleur atout de cet homme discret ayant tendance à tout analyser, au point parfois de s’y perdre.

   


« J’étais hyper-énervé et frustré après ma descente. Pour moi, la chance était passée, disait-il à l’issue de sa première course olympique. Du coup, je pars au slalom à l’arrache, limite à la bourre. Pour moi, ça n’allait pas suffire. » Les descendeurs, malgré leur avance, se casseront tous les dents sur son temps. « C’est presque une course parfaite, il manque juste la couleur, commentait David Chastan, directeur des équipes de France de ski, une pointe de déception dans la voix. Mais Marcel , c’est le [plus grand] skieur de tous les temps. » Pour tous les autres, c’est le soulagement qui primait, tant les spécialistes français du combiné, qui dominent collectivement la discipline depuis des années, avaient pris l’habitude de rater le podium dans les grands championnats.
« Je savais que j’étais largement candidat à aller chercher une médaille, je sais aussi ce par quoi je suis passé, donc bien sûr qu’il y avait du stress »
La réputation d’Alexis Pinturault était d’ailleurs déjà faite, à seulement 26 ans : lui qui se montrait si régulier en Coupe du monde, sur tous les terrains, avait les jambes flageolantes lorsqu’un enjeu plus grand se présentait. Grand favori du combiné à Sotchi, il était sorti du slalom.
Sa saison de Coupe du monde marqué un net recul, le Savoyard manquant de régularité, notamment en géant, sa discipline forte. Moins attendu, « Pintu » n’en était pas moins tendu : « Je savais que j’étais largement candidat à aller chercher une médaille, je sais aussi ce par quoi je suis passé, donc bien sûr qu’il y avait du stress. »

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« Son séjour au Japon était assez logique, il fallait qu’il trouve une solution pour se vider la tête, commentait Fabien Saguez, directeur technique national du ski français. Ça fait quelques semaines que c’était difficile, tout le monde l’a vu, et je pense que ça va lui faire un bien fou. »
« C’était ressourçant, disait Pinturault, avant les Jeux, de ses cinq jours japonais destinés à  “refaire du jus” avant d’arriver en Corée. Très clairement, je me sens plus léger physiquement. Dans le passé, ça a souvent été le poids des objectifs que je me fixais, plus que les attentes autour, qui ont pesé sur moi. Cette année, je sais clairement que je n’ai aucune marge. Si je dois envisager la moindre chose, je vais devoir me livrer complètement en combiné, en géant, sinon il n’y aura rien. » La stratégie a payé.
Hirscher, Pinturault, Muffat-Jeandet : contrairement à une tradition olympique, le podium de la première épreuve est sans surprise. C’est aussi, sans doute, le dernier podium d’un vieux monde, le combiné, menacé de longue date et dont la disparition en Coupe du monde est programmée en 2020. Le CIO peut encore décider de le maintenir aux Jeux olympiques, mais c’est avec l’énergie du désespoir que les trois homme semblaient, en conférence de presse, défendre cette disciplinehistorique consacrant la polyvalence.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’Américaine d’origine sud-coréenne a plané sur le snowboard half-pipe mardi, devenant à 17 ans la plus jeune championne olympique de la discipline.
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Surdouée, connectée et championne olympique à 17 ans : Chloe Kim, la sensation des JO d’hiver 2018

L’Américaine d’origine sud-coréenne a plané sur le snowboard half-pipe mardi, devenant à 17 ans la plus jeune championne olympique de la discipline.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h19
    |

            Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Chloe Kim avait faim. Une envie de crème glacée, que l’adolescente américaine a partagée avec son réseau, sur Twitter, avant d’entamer les qualifications de l’épreuve de half-pipe en snowboard. Guère rassasiée, la Californienne a survolé, mardi 13 février, la finale de la compétition, devenant à 17 ans la plus jeune championne olympique de snowboard.
Prodige du half-pipe depuis l’âge de 13 ans et favorite pour la médaille d’or, la jeune fille n’a jamais semblé prêter le flanc à un semblant de pression au moment d’aborder la demi-lune de ses premiers Jeux olympiques. Qualifiée pour ceux de Sotchi en 2014 après une médaille d’argent aux X-Games, elle avait été recalée par le règlement, interdisant aux moins de 15 ans l’accès aux compétitions. Devant un public acquis à la cause de l’enfant du pays ou presque – ses parents sont sud-coréens d’origine et sa grand-mère était venue de Séoul assister à la finale –, Chloe Kim a ôté tout espoir à ses adversaires dès son premier run, avec un score de 93,75 (sur 100) l’assurant quasiment du titre.
Plus aérienne, plus acrobatique, plus forte simplement que la concurrence, la Californienne s’est permis le luxe de se faire plaisir lors des deux derniers runs. Sous les olas de la foule – venue en nombre ce mardi –, la jeune femme a augmenté son avance, décrochant l’or olympique avec 98,25 points.

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Imperméable au stress
Posée sur une planche plus grande qu’elle à l’âge de 4 ans par son père qui espérait convaincre sa mère de venir skier avec lui, Chloe Kim n’a plus jamais quitté la neige. Et y a rapidement acquis un statut de sensation du half-pipe, accumulant titres et performances de haut vol. Détendue et souriante, profitant de l’instant quelques minutes après son sacre, la jeune fille n’a pas manqué de souligner le rôle primordial de son géniteur dans sa carrière.
« Il a sacrifié énormément pour moi. Je ne sais pas si je serais capable de faire pareil : quitter son travail, voyager avec son enfant à plein temps, laisser sa vie derrière soi et poursuivre le rêve de sa fille parce qu’elle est clairement passionnée par ça. »
Dans le fond de la salle, son père ne quittait pas des yeux sa fille ayant réalisé le rêve de sa (courte) vie. Et semblait se faire à l’idée de voir Chloe, déjà star avant l’ouverture des Jeux, augmenter encore sa popularité.

   


« Il y a eu beaucoup de hype [battage médiatique] autour de moi pendant ces deux jours, et c’est épuisant pour les nerfs, a souligné Kim après son titre. Tout, dans son comportement infirmait cette affirmation. Plaisantant avec sa compatriote Arielle Gold (presque aptonyme, puisque médaillée de bronze), la jeune femme n’a pas hésité à esquisser des moves de danse quand une petite musique a retenti dans la salle.
La jeune Américaine était aussi comme un poisson dans l’eau face aux journalistes du monde entier l’interrogeant sur son choix de musique lors de son premier run – « Paparazzi », de Lady Gaga. Entre 8 et 10 ans, Chloe Kim a vécu à Genève chez une tante. Elle en a tiré un français courant et « une belle expérience, permettant une meilleure compréhension des différentes cultures. » Un apprentissage utile au moment d’attaquer les Jeux olympiques dans le pays de ses parents. Car, depuis son arrivée en Corée du Sud, la jeune femme monopolise l’attention, rivalisant presque avec les cheerleaders nord-coréennes envoyés par Pyongyang en guise de bonne volonté.

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Les réseaux sociaux comme une seconde peau
« Sur les réseaux sociaux, ç’a été fou ces derniers jours, a reconnu Chloe Kim, qui fait partie de cette génération pour qui lesdits réseaux ont toujours existé et qui communique naturellement par leur entremise. En arrivant ici, sur Instagram, j’avais 160 000 followers. Et là je dois être à 300 000 et quelque [342 000], ce qui est dingue. Beaucoup de choses se passent en ce moment, et ça me dépasse un peu, mais c’est très excitant aussi, et j’essaie de profiter de la moindre miette. »
A l’instar d’une star d’Hollywood – après tout, elle est native de Los Angeles – la jeune femme a quitté le snowpark de Bokwang entourée de « toute une procession », selon le coach de l’équipe américaine de snowboard, Rick Bower. Agents de sécurité balisant son passage à travers la foule essayant d’atteindre le phénomène, communicants tourbillonnants autour d’elle, rien ne semblait pourtant l’atteindre.
Chloe Kim avait faim. Et un titre olympique n’aura pas suffi à la rassasier. Après plus d’une demi-heure de conférence de presse où le show de l’étoile du snowboard a éclipsé ses camarades du podium, elle confessait son envie « d’un burger avec des frites, ou d’une pizza hawaïenne ». « Je meurs de faim. » Non contente d’être d’ores et déjà le visage de ces JO d’hiver, Chloe Kim serait bien capable de redorer le blason de la pizza à l’ananas.

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Le sport est tout indiqué contre la sclérose en plaques

L’idée a longtemps prévalu que l’exercice physique était néfaste pour les patients, mais la recherche scientifique est sans équivoque : ses bénéfices, y compris sur le cerveau, sont démontrés.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 09h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Halte aux idées reçues ! Il y a une vingtaine d’années, les médecins n’osaient pas proposer une activité physique à leurs patients atteints de sclérose en plaques (SEP). Les pratiques d’endurance étaient même contre-indiquées. Il s’agissait de ne pas accroître la fatigue des patients, on craignait même d’aggraver leur maladie… Mais cela ne reposait sur aucune donnée scientifique.
Aujourd’hui, c’est l’inverse qui est préconisé. La recherche scientifique est sans équivoque. L’activité physique atténue les symptômes, la fatigue, les douleurs… et peut aussi ralentir la progression de la SEP. C’est l’une des affections neurologiques les plus fréquentes chez les jeunes adultes – elle touche environ 80 000 personnes en France. Elle se caractérise par des atteintes de la myéline, une substance qui isole et protège les cellules nerveuses et garantit une transmission rapide des influx nerveux. L’évolution de la maladie varie fortement d’une personne à l’autre. 
« L’exercice est considéré aujourd’hui comme l’un des aspects importants de la prise en charge globale de cette maladie », écrit la société canadienne de la SEP. La docteure Cécile Donzé, chef de service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle à l’hôpital Saint-Philibert à Lomme (Nord), spécialisée sur la SEP depuis une vingtaine d’années, le propose aujourd’hui à tous ses patients. « Les études montrent les bénéfices de l’exercice physique sur l’aspect cardiovasculaire et donc le conditionnement à l’effort, les troubles de l’équilibre, le périmètre de marche », décrit la docteure Donzé. Ce qui agit sur le bien-être et diminue la fatigue.
« On peut tout faire »
Une perte de masse musculaire est souvent observée chez ces patients, accentuée par le manque d’activité physique. C’est le cercle vicieux. « Il convient de ne pas tomber dans cette spirale de la sédentarité », recommande Pierre Zaenker (doctorant Staps,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les Français complètent le podium du combiné derrière Marcel Hirscher, qui décroche sa première médaille olympique.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : les skieurs Pinturault et Muffat-Jeandet, en argent et bronze

Les Français complètent le podium du combiné derrière Marcel Hirscher, qui décroche sa première médaille olympique.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 09h13
    |

            Luc Vinogradoff








                        


Alexis Pinturault médaillé d’argent dans l’épreuve du combiné, le bronze pour Victor Muffat-Jeandet… le ski alpin tricolore a réalisé une entrée, sinon fracassante, du moins encourageante aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud). Les deux Français finissent mardi 13 février sur un podium dominé par l’Autrichien Marcel Hirscher, qui a le mieux effectué la descente et le slalom de cette épreuve. Intouchable en Coupe du monde, il gagne enfin son premier titre olympique.

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Favori avant le début de la course, bien placé après la descente (10e, devant Hirscher 12e), Pinturault n’a pas pu se hisser au niveau de l’Autrichien qui, de son propre aveu, a fait la « meilleure descente de sa vie ». Peut-être le raccourcissement des deux épreuves, en raison du vent, l’a aidé. « Je suis très content, ça échoue à 20 centièmes, mais il était plus fort que moi aujourd’hui », a réagi Pinturault sur France Télévisions.
Un centième de retard
La médaille d’argent du Français s’ajoute à celle, en bronze, qu’il a obtenue il y a quatre ans à Sotchi en géant. Et, on l’espère, à celle qu’il obtiendra dans le géant du 18 février.
Victor Muffat-Jeandet avait terminé la descente loin, à la 29e place. Il doit sa première médaille olympique à un slalom incroyable, avec seulement un centième de retard sur Hirscher. Après la course, il ne semblait pas encore réaliser :
« Je suis à plat. Je réalise pas trop. J’étais tellement énervé après cette descente ratée, je n’ai pas eu le temps de penser avant le slalom. J’ai fait mon slalom, je ne savais pas quoi penser. Je vais réaliser petit à petit. »
Le descendeur Maxence Muzaton termine à la 22e place, ce qui n’est pas une surprise, et Thomas Mermillod-Blondin est 6e, ce qui l’est davantage. « Je n’ai pas à regretter, a-t-il dit, même si ça s’est joué à quelques centièmes. Il n’y a pas la médaille au bout, mais les copains l’ont fait. »

   



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JO d’hiver 2018 - le récap de la nuit : dans le snowboard acrobatique, tout pour les Américains

En attendant de vivre la fin haletante du combiné avec l’épreuve de slalom, voici ce qu’il s’est passé lors de la nuit.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 07h07
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 08h01
    |

            Luc Vinogradoff et 
Clément Martel








                        


En attendant de vivre la fin haletante du combiné avec l’épreuve de slalom – c’est à suivre en direct sur Le Monde.fr, voici ce qu’il s’est passé lors de la nuit du 12 au 13 février aux JO d’hiver de Pyeongchang. Un soupçon de curling, une louche de ski alpin et, surtout, une grosse dose de domination américaine pour ce qui est du snowboard acrobatique. Ah oui, et un peu de dopage.
Encore de l’or pour les Américains, cette fois en half-pipe
Les attentes étaient là, et elle les a allègrement dépassés. Chloe Kim, 17 ans, a survolé la compétition de half-pipe pour ses premiers Jeux olympiques, ne laissant pas ses adversaires espérer. Dès son premier run, celle qui évoluait sur la terre d’origine de ses parents a largement pris les rênes de la compétition, obtenant d’entrée un score de 93,75 points (sur 100). Plus haute, plus acrobatique, plus forte simplement que la concurrence, la Californienne a terminé les deux runs suivants en se faisant plaisir. Et au public, venu en nombre par cette matinée ensoleillée, aussi. Sous les olas, Kim a amélioré son score, avec un score fou 98,25 points alors qu’elle était déjà championne.

« Rapproche toi de moi ». Arrivée en conférence de presse, la championne olympique @chloekimsnow garde le naturel d… https://t.co/WxBJouNxUN— martelclem (@Clément Martel)


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Derrière elle, la Chinoise Jiayu Liu est médaillée d’argent, s’intercalant dans ce « championnat des Etats-Unis », selon la formule de la Française Mirabelle Thovex, qu’est parfois le snowboard acrobatique. Les troisième et quatrième sont, vous l’avez deviné, Américaines : Arielle Gold et la légende Kelly Clark, privée de « sa » médaille de bronze olympique, gagnée à Sotchi et Vancouver.
Les Françaises terminent loin des premières places. Respectivement huitième et neuvième, Mirabelle Thovex et Sophie Rodriguez ne sont jamais parvenues à lutter à armes égales. Cette nouvelle médaille d’or est la troisième en autant de courses de snowboard acrobatique pour l’équipe américaine, après les victoires de Red Gerard et Jamie Anderson en slopestyle.
Sans parler de la légende Shaun White, qui a marqué un grand coup dans les qualifications du half-pipe avec deux runs à plus de 93 points. Seuls le Japonais Hirano, champion en titre aux X-Games, et l’Australien Scotty James semblent pouvoir l’atteindre.

HE'S BACK. #WinterOlympics https://t.co/sob6JfWAAq— NBCOlympics (@NBC Olympics)


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95.25?! 😱

— NBCOlympics (@NBC Olympics)


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« La plupart des compétitions sont aux US, on s’entraîne souvent là-bas, les meilleures sont Américaines. Sur le circuit, c’est elles qui décident mais c’est normal, elles apportent énormément », tel est le constat de Mirabelle Thovex pour expliquer cette domination.
Première médaille pour le curling double mixte
Elle a été remportée par les athlètes olympiques de Russie, qui ont battu la Norvège (8-4) pour la troisième place dans cette épreuve, olympique pour la première fois en 2018. Le couple russe Anastasia Bryzgalova-Aleksandr Krushelnitckii, qui le sont aussi dans la vie, ont expliqué comment ils se sont remis de la défaite, la veille, qui les a privés de la finale.
« Il était primordial de survivre à la défaite d’hier, il fallait venir et faire un match dont on pourrait être fiers. Le fait que l’on soit une famille nous a beaucoup aidés. »

#OAR capture #Olympic bronze 💬🥉 https://t.co/JSojbgqxRl— worldcurling (@World Curling)


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                JO d’hiver 2018 : le tableau des médailles des jeux de Pyeongchang



Un premier cas de dopage
C’est le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du short-track, qui a été provisoirement suspendu. Selon le communiqué du Tribunal arbitral du sport (TAS) :
« Kei Saito a été testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant, durant un test hors compétition. » 
Saito, 21 ans, a participé au 1 500 m et était prévu comme remplaçant sur le relais 5 000 m de ce mardi. Il dit vouloir « [se] battre pour prouver [son] innocence ». « Je suis extrêmement surpris (…) je n’ai jamais pris de produits dopants et n’ai donc jamais eu l’intention de les cacher ». « Aucun des résultats enregistrés pendant les Jeux n’a été affecté », précise le TAS.

JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le patineur de vitesse a été testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant. Le Tribunal arbitral du sport a été saisi.
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Premier cas de dopage des JO : le Japonais Kei Saito « provisoirement suspendu »

Le patineur de vitesse a été testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant. Le Tribunal arbitral du sport a été saisi.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 02h36
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 04h33
   





                        



   


Quatre jours après l’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang, un premier cas officiel de dopage a été relevé. C’est le patineur de vitesse japonais Kei Saito, spécialiste du « short-track », qui est concerné, affirme mardi 13 février le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de l’affaire.

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« Kei Saito a été testé positif à l’acétalozamide, un produit diurétique considéré comme masquant, durant un test hors compétition », précise le TAS qui signale que le sportif a accepté d’être « provisoirement suspendu » et a quitté le village olympique.
Dans un communiqué, le sportif a affirmé vouloir « [se] battre pour prouver [son] innocence ». « Je suis extrêmement surpris (...) je n’ai jamais pris de produits dopants et n’ai donc jamais eu l’intention de les cacher. »
Le premier Japonais pris pour dopage lors de Jeux d’hiver
Saito, 21 ans, avait participé samedi au 1 500 m et était prévu comme remplaçant sur le relais 5 000 m messieurs ce mardi. Il est le premier Japonais pris pour dopage lors de Jeux d’hiver. « Aucun des résultats enregistrés pendant les Jeux n’a été affecté », précise le TAS dans son communiqué.
Le comité national olympique japonais (JOC), qui n’a pas encore réagi officiellement à ce cas, a toutefois fait savoir qu’il tiendrait une conférence de presse à la mi-journée à Pyeongchang.
Durant les Jeux olympiques, les contrôles antidopage relèvent de l’Autorité indépendante des tests antidopage (ITA), une nouvelle structure dirigée par l’ancienne ministre française des Sports Valérie Fourneyron. Pendant les Jeux, les cas positifs tombent sous la juridiction du Tribunal arbitral du Sport – délocalisé à Pyeongchang pour l’occasion – et lui sont transmis directement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La France totalise désormais cinq médailles. L’Autrichien Marcel Hirscher domine et remporte, pour la première fois, une médaille d’or.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La France a triplé son total de médailles grâce au biathlon. Au programme ce soir : l’épreuve de combiné, sauf vents contraires, et la grande finale en double mixte de curling.
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La gazette des JO d’hiver 2018 : biathlon, ski alpin et forêt sacrée

La France a triplé son total de médailles grâce au biathlon. Au programme ce soir : l’épreuve de combiné, sauf vents contraires, et la grande finale en double mixte de curling.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 18h43
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


C’était aujourd’hui
Le biathlon a apporté deux nouvelles médailles à la France aux Jeux olympiques de Pyeongchang, lundi 12 février, avec la revanche éclatante de Martin Fourcade, médaillé d’or sur la poursuite, et la troisième place d’Anaïs Bescond.
La victoire de Perrine Laffont en ski de bosses dimanche n’a pas inspiré ses compatriotes masculins. Aucun des trois Français engagés n’est parvenu à se glisser parmi les six derniers finalistes. Vice-champion du monde, Benjamin Cavet n’a pris que la 15e place. Meilleur tricolore, Sacha Theocharis a échoué au 9e rang.

   


En patinage de vitesse, Miho Takagi, invaincue cette saison sur 1 500 mètres, n’a rien pu faire face à l’armada néerlandaise. La Japonaise a remporté l’argent, derrière Ireen Wust, qui a décroché sa dixième médaille olympique. Un record.
C’est cette nuit
A la différence des bus, des trains et plus globalement de l’organisation, qui fonctionne avec une métronomie à faire pâlir d’envie une montre suisse, le ski alpin a décidé de se faire désirer. Jusqu’à ce qu’il soit annulé, décalé, repoussé (rayer la mention inutile), vous pourrez assister au combiné chez les hommes (3 h 30 pour la descente, 7 heures pour le slalom, toutes les heures sont celles de Paris). Après vous être envolé avec les snowboardeuses du half-pipe (2 heures), glissez ensuite un œil du côté de la luge, pour la fin de la descente femmes (à partir de 11 h 30).
(A suivre en direct sur Le Monde.fr à partir de 1 heure du matin)
En matière de lames filant sur la glace, un petit programme en patinage de vitesse, mais qui vaut le détour, avec le 1 500 m (12 heures) où vous pourrez vous accoutumer à Alexis Contin (avant sa médaille en mass start, le samedi 24, c’est écrit). Et si vous préférez le sprint et les pelotons groupés, pas de soucis. On vous propose du short track au féminin, sur 500 courts mètres (à partir de 11 heures).
Sprint toujours, mais sur des skis de fond : hommes et femmes disputent l’épreuve de sprint (9 h 30) qui promet de belles joutes. Enfin, parce qu’une journée sans curling n’a pas la saveur des JO, place à la grande finale en double mixte (12 h 05), entre le Canada et la Suisse.

   


C’est vu
Comme pour la terrible épreuve des rouleaux de fort Boyard, les concurrentes de la finale de slopestyle n’avaient qu’un objectif : ne pas tomber. Retardée d’une heure, la compétition s’est finalement disputée sous les rafales.

Le vent était la grande star de cette finale de slopestyle, Klaudia Medlova peut en témoigner. La Slovaque s'est fa… https://t.co/81TmXrX4wl— francetvsport (@France tv sport)


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Sur cinquante « runs » — chaque snowboardeuse disposant de deux tentatives —, seuls neuf ont été bouclés proprement, sans fautes. Balayées en plein saut, quand elles ne renonçaient pas à leur figure pour ne prendre aucun risque, les finalistes ont fustigé l’organisation.
A l’arrivée, la Tchèque Sarka Pancochova s’insurgeait, après avoir ostensiblement refusé de faire le moindre saut :
« On s’entraîne depuis très longtemps pour se qualifier pour les JO et on nous fait descendre là-dedans ? Les gars ! On est aux JO, on aurait pu attendre quelques jours ! »
Dans ce chamboule tout, les plus expérimentées ont tiré leur épingle du jeu. Jamie Anderson (Etats-Unis) a conservé son titre. Seule Française qualifiée, Lucile Lefèvre a pris une triste 25e place.

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                JO d’hiver 2018 : à Pyeongchang, le vent rend fous athlètes et organisateurs



C’est dit
« On a l’impression que le tir, c’est un sport de gros qui fume des clopes. Mais finalement, c’est un sport qui coûte une énergie folle. »
Martin Fourcade est le plus grand biathlète français de tous les temps, mais il est aussi « un bon client » pour les médias, toujours à la recherche de bonnes punchlines. Il réagissait à son geste après son sans-fautes au tir, poing serré et traits tirés. Nous vous invitons à relire l’entretien de Martin Fourcade, après sa victoire, avec notre envoyé très spécial à Pyeongchang, Clément Guillou.

        Lire l’entretien :
         

          Martin Fourcade : « Rejoindre Jean-Claude Killy et Tony Estanguet, ça signifie beaucoup »



C’est chic Corée
Un forêt sacrée menacée par les Jeux olympiques ? Non, Rennes ne prévoit pas de raser la mystique Brocéliande pour accueillir les épreuves de hockey sur gazon des Jeux de 2040. La flore en danger, dont une pétition en faveur de sa conservation a récolté près d’un million de signatures, se situe plutôt sur le mont Gariwang, au lieudit de Jeongseon.

   


Ce site a été choisi pour accueillir les épreuves de ski alpin des Jeux de Pyeongchang. Entre arbres rares, espèces animales protégées et classement par un roi de la dynastie de Joseon, c’est peu dire que le lieu est chargé de symboles. Pas suffisamment pour les organisateurs qui en ont aménagé une partie pour les beaux yeux de Lindsey Vonn et de Jean-Baptiste Grange (l’un de ces skieurs a été ajouté pour le respect du principe sacré — plus encore que le mont Gariwang — d’égalité).
Et si le report des épreuves de ski alpin portait le sceau d’une action conjointe menée par les léopards chats ou les écureuils volants qui habitent le site ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La deuxième journée du Tournoi des six nations n’a fait que confirmer la première et, d’ores et déjà, nous voilà fixés : la France et l’Italie ne le remporteront pas.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Après sa décevante huitième place lors de l’épreuve de sprint, Martin Fourcade a remporté lundi l’épreuve de poursuite en biathlon, devenant l’un des rares triples champions olympiques en individuel.
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Martin Fourcade : « Rejoindre Jean-Claude Killy et Tony Estanguet, ça signifie beaucoup »

Après sa décevante huitième place lors de l’épreuve de sprint, Martin Fourcade a remporté lundi l’épreuve de poursuite en biathlon, devenant l’un des rares triples champions olympiques en individuel.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 06h28
    |

            Clément Guillou (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Une heure après sa victoire dans la poursuite olympique, lundi 12 février, Martin Fourcade est revenu sur son succès dans le stade de biathlon de Pyeongchang. Succès qui le hisse au niveau de Jean-Claude Killy, de Tony Estanguet ou encore de Marie-José Pérec, tous triples champions olympiques en individuel. Un palier que le sportif avait moins en tête que ses erreurs de la veille sur le pas de tir, lors de l’épreuve de sprint…
En remportant votre premier titre olympique à Pyeongchang, après votre huitième place au sprint dimanche, avez-vous corrigé une anomalie ?
Martin Fourcade : On ne peut pas le dire comme ça. C’est sûr que le fait de ne pas être sur le podium après le début de saison et la préparation que j’avais faite, c’était une énorme déception. J’avais coché cette course plus que toutes les autres. Quand je pensais à mes objectifs, je ne pensais pas aux Jeux olympiques, je pensais au sprint olympique. J’avais travaillé sur le tir, sur le ski, pour être prêt, et je l’étais.
Dimanche soir, j’ai mis beaucoup de temps à tourner la page, même si je dois dire qu’elle est encore froissée. Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce que j’avais fait de mal. Ce matin, j’ai vu une photo de mon tir couché du sprint sur les réseaux sociaux. J’ai vu que les fanions étaient bien plus inclinés que ce que j’avais réellement perçu. En voyant cette photo, j’ai vu que ce n’était en aucun cas de la malchance ni quelque chose de surnaturel, c’était à cause de moi. Je n’avais pas fait les bons réglages.
Et à partir de ce moment-là, ça a été beaucoup plus facile de transformer cette peine, cette désillusion, cette colère, en énergie positive. C’est très masochiste comme démarche. Mais cette photo m’a fait prendre conscience que j’avais fait une erreur qui, aussi minime soit-elle, m’avait coûté le titre olympique. J’étais le seul à blâmer.
Comment expliquer cette capacité de réaction dont vous faites preuve après chaque échec ?
Déjà, faire une mauvaise course, ça arrive, mais deux, au vu de mon niveau, c’est plus compliqué. Mais ce n’est pas tout : il y a beaucoup de colère. C’est pour cela que dimanche soir je n’étais pas satisfait en me couchant : je n’arrivais pas à trouver cette colère. II faut que je sois en colère contre moi pour réagir.
Vous aviez besoin de ce premier or pour vous débloquer…
Ce titre va rendre la suite beaucoup plus facile. Ce sont des Jeux déjà réussis. Mais je suis compétiteur, dès que j’enfilerai le prochain dossard, ce sera pour essayer de refaire ce que j’ai fait aujourd’hui. Je ne vais pas faire de pari car on est sur un site délicat. On va essayer de profiter de ça pour faire gonfler le compteur et là, je pense aux copains. Car s’il n’y a qu’une médaille à aller chercher maintenant, c’est celle du relais.

   


Que représente le fait d’égaler Jean-Claude Killy avec trois médailles d’or olympiques en individuel ?
C’est une joie énorme. On ne réalise pas tout de suite, on est content de sa course, on sait qu’on est champion olympique, mais quand le premier journaliste m’a dit ça, un grand sourire s’est affiché sur mon visage. Rejoindre Jean-Claude Killy, Tony Estanguet, pour moi qui suis un amoureux de sport, ça signifie beaucoup. Mais ce sont des époques différentes. Je ne me bats pas contre eux.
Quelle est la différence avec votre premier titre olympique, sur cette même poursuite, aux Jeux de Sotchi, en 2014 ?
Il y a quatre ans, je jouais ma vie pour devenir champion olympique, aujourd’hui j’étais déjà champion olympique. La manière d’aborder les Jeux est totalement différente. En termes de joie, c’est différent. L’émotion n’est pas moins forte, mais il y a quatre ans, c’était le bouchon de champagne qui sautait.
« La médaille en relais devient mon objectif prioritaire »
Vous allez aborder la suite plus détendu…
Oui, ce sera beaucoup plus simple. Mais je ne veux pas tomber dans un excès de relâchement : il y a quatre ans, j’avais payé mes titres en tombant malade sur la fin des Jeux, ce sont des erreurs que je vais essayer de ne pas refaire. J’ai encore des ambitions à titre individuel, j’ai de grosses ambitions avec l’équipe. La médaille en relais devient mon objectif prioritaire devant l’individuelle et la mass start.
Les gens s’attendaient à ce que vous soyez champion olympique. Que devez-vous faire désormais pour surprendre les Français ?
C’est vrai que j’ai reçu beaucoup de messages hier soir de la part de mes proches, d’anonymes, d’anciens grands champions, et tout le monde me disait : « C’est bon, demain elle est pour toi ! » Comme d’habitude, je suis le seul à ne pas y croire, parce que je suis le seul qui réalise sur la piste à quel point c’est difficile. On a l’impression que le tir, c’est un sport de gros qui fume des clopes. Mais finalement c’est un sport qui coûte une énergie folle.
C’est toute la différence entre une statistique et une image médiatique d’une part, et entre la réalité du terrain d’autre part. Je ne sais pas ce qu’il faudrait que je fasse, mais j’ai fait ce qui me comblait et c’est le plus important.
Il y avait peu de monde dans les tribunes…
C’est une compétition qui se court à 21 heures par − 15 °C : je connais beaucoup de passionnés de biathlon qui n’auraient pas mis le nez dehors ! Ce n’est pas le public qu’on peut avoir parfois en Europe, mais c’est aussi la magie des Jeux olympiques : il y a quatre ans, le biathlon était le sport roi à Sotchi ; aujourd’hui, on est dans un pays attiré par les sports de glace et les disciplines acrobatiques. Et en Europe, je comprends que tout le monde n’ait pas les moyens ni la possibilité de se libérer pour venir voir deux courses olympiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le biathlète, âgé de 29 ans, décroche la médaille d’or dans l’épreuve de poursuite en biathlon et égale Jean-Claude Killy avec trois titres olympiques.
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JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade champion olympique en poursuite

Le biathlète, âgé de 29 ans, décroche la médaille d’or dans l’épreuve de poursuite en biathlon et égale Jean-Claude Killy avec trois titres olympiques.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h42
   





                        



   


Martin Fourcade a décroché, lundi 12 février, un nouveau titre de champion olympique de poursuite en biathlon, la 3e médaille d’or olympique de sa carrière, qui lui permet de rejoindre Jean-Claude Killy en tant que sportif français le plus titré de l’histoire des Jeux olympiques d’hiver.
Fourcade, décevant 8e dimanche en sprint, a pris une éclatante revanche en écrasant la poursuite pour offrir à la France sa 3e médaille des JO 2018 après l’or de Perrine Laffont en bosses et le bronze d’Anaïs Bescond, également en biathlon.

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                JO 2018 : Martin Fourcade, à la poursuite du record



Le voici désormais l’égal de Killy, héros des JO de Grenoble 1968, qui, avec son triplé en ski alpin (descente, slalom et slalom géant), attendait depuis un demi-siècle qu’un autre Français veuille bien compiler l’or comme lui.
Champion olympique de poursuite et de l’Individuelle à Sotchi en 2014, Fourcade a donc réussi son pari à la deuxième course de Pyeongchang 2018. Le porte-drapeau de la délégation française compte désormais cinq médailles olympiques, puisqu’il a également conquis l’argent sur la mass-start des JO 2010 (Vancouver) et des JO 2014.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Selon plusieurs médias, des joueurs étaient interrogés pour leur implication dans une rixe avec des supporteurs écossais dimanche soir. L’avion des Bleus a été retardé à Edimbourg lundi matin.
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Rugby : des joueurs du XV de France entendus par les autorités écossaises pour une bagarre

Selon plusieurs médias, des joueurs étaient interrogés pour leur implication dans une rixe avec des supporteurs écossais dimanche soir. L’avion des Bleus a été retardé à Edimbourg lundi matin.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 19h47
   





                        



   


L’avion du XV de France bloqué sur le tarmac et plusieurs joueurs interrogés par la police écossaise : les Bleus ont vécu un retour mouvementé lundi 12 février, au lendemain de leur nouvelle défaite en Ecosse (32-26) dans le Tournoi des six nations. Que s’est-il passé dans la nuit de dimanche à lundi dans les rues d’Edimbourg, où ils avaient été autorisés à sortir par le sélectionneur Jacques Brunel ?
Dans un communiqué, la police écossaise, qui a empêché l’avion du XV de France de décoller pour pouvoir interroger certains joueurs, a déclaré qu’elle les avait entendus comme simples témoins potentiels à la suite d’informations sur une agression sexuelle dans le centre d’Edimbourg. Mais a conclu, après investigation, qu’« aucun crime » n’avait « été commis » et précisé qu’elle n’avait eu vent d’aucune bagarre impliquant les joueurs, comme évoqué par plusieurs médias français.
A la mi-journée, après la publication d’informations en ce sens, la Fédération française de rugby (FFR) avait confirmé de son côté dans un tweet que « certains joueurs [étaient] entendus par les autorités écossaises », sans donner plus de détails. L’avion du XV de France a fini par s’envoler pour Paris-Orly avec deux heures de retard.
Des joueurs « restés » en Ecosse
Lorsqu’il s’est posé sur le tarmac d’Orly vers 15 h 45, six joueurs manquaient à l’appel, ainsi que le numéro 2 de la Fédération Serge Simon : Anthony Belleau (Toulon), Jonathan Danty (Stade Français), Yacouba Camara (Montpellier), Félix Lambey (Lyon), Louis Picamoles (Montpellier) et Rémi Lamerat (Clermont).
Seul l’arrière Geoffrey Palis s’est exprimé, indiquant simplement et brièvement à l’Agence France-Presse que des joueurs étaient « restés » en Ecosse, sans préciser lesquels.
Alors qu’il attendait le décollage, dans l’avion transportant l’équipe, le président de la FFR, Bernard Laporte, avait auparavant assuré au micro d’Europe 1 que ce n’était « pas méchant ». « On sait pas du tout ce qu’il y a eu, ils sont entendus comme témoin sur un truc », a-t-il dit. Avant d’ajouter: « on va pas passer la journée là ».
Mauvaise publicité
Innes Bolt, la directrice du bar Tigerlily et de la discothèque Lulu, a indiqué dans un communiqué que des joueurs français et écossais s’étaient rendus après la rencontre dans ces deux établissements du centre d’Edimbourg, où ils ont fait preuve de « bon esprit et se sont bien comportés ». « Aucun incident n’a été rapporté à la sécurité et à la direction de ces deux établissements. Et la police n’a pas demandé à interroger le personnel » a-t-elle ajouté.

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                Tournoi des six nations : le XV de France traîne son spleen et son indiscipline en Ecosse



Le XV de France, incapable de gagner depuis près d’un an, et le rugby français, empêtré dans les soupçons de conflit d’intérêt pesant sur Bernard Laporte, se seraient néanmoins bien passés de cette mauvaise publicité au lendemain d’une nouvelle défaite face au XV du Chardon à Murrayfield.Le dernier succès remonte au 18 mars 2017 face au Pays de Galles (20-18).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A 30 ans, la Jurassienne d’origine normande remporte sa première médaille olympique lors d’une course remportée par l’Allemande Laura Dahlmeier.
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JO d’hiver 2018 : Anaïs Bescond en bronze sur l’épreuve de poursuite de biathlon

A 30 ans, la Jurassienne d’origine normande remporte sa première médaille olympique lors d’une course remportée par l’Allemande Laura Dahlmeier.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 14h53
   





                        



   


L’Allemande Laura Dahlmeier a remporté sa deuxième médaille d’or des Jeux olympiques grâce à sa victoire sur la poursuite (10 km), lundi 12 février à Pyeongchang, où la Française Anaïs Bescond a pris le bronze. Laura Dahlmeier est devenue la première biathlète à réussir le doublé entre l’épreuve de sprint et celle de poursuite, dans le stade de biathlon d’Alpiensa. Victorieuse du sprint samedi, la skieuse de Garmisch-Partenkirchen, âgée de 24 ans, a réussi une très belle course, avec une seule faute au tir, malgré le vent capricieux qui a gêné les biathlètes.
Partie avec une confortable avance sur ses poursuivantes, grâce à l’écart créé samedi lors de l’épreuve de sprint, elle n’a connu qu’une seule frayeur : le retour d’Anastasia Kuzmina, partie avec 54 secondes de retard. La Slovaque d’origine russe a réalisé un départ canon et est revenue dans les skis de l’Allemande après le deuxième tir couché. Mais elle a craqué au premier tir debout, avec deux fautes, alors que Laura Dahlmeier n’en commettait qu’une.
L’Allemagne remporte son troisième titre en autant de courses de biathlon, avant la poursuite masculine. La stratégie de Laura Dahlmeier, qui avait démarré doucement la saison, à la différence d’Anastasia Kuzmina, s’est avérée payante.

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Première médaille olympique pour Bescond
Anaïs Bescond n’a également commis qu’une seule faute au tir, ce qui lui a permis d’effectuer la plus belle remontée de la course : partie en 19e position à 1’15’’ de Dahlmeier, elle était la Française la moins bien placée. Quatrième à la sortie du premier tir debout, elle a réussi un sans-faute lors de son dernier arrêt au stand et est repartie dans les skis d’Anastasia Kuzmina. Elle a tenté de déborder celle-ci lors du sprint final, mais la Slovaque a réussi à préserver une légère avance.
A 30 ans, la Jurassienne d’origine normande remporte sa première médaille olympique, elle qui avait terminé 5e des épreuves de sprint et d’individuelle des Jeux de Sotchi, en 2014. Elle est cependant montée à sept reprises sur un podium mondial, mais une seule fois à titre individuel, en devenant vice-championne du monde de l’individuelle, en 2016 à Holmenkollen (Norvège). Cette année-là, elle avait également remporté le titre du relais mixte avec la France.
« Je suis fière de donner la première médaille au biathlon, c’est quand même chouette », a réagi Bescond au micro de France TV. « J’espère qu’on en aura plein d’autres, parce qu’on a une belle équipe, que ce soit chez les filles ou chez les garçons il y a du potentiel. » « C’est fou, il y a deux jours j’étais 19e, et je me disais, franchement, est-ce que ça ne vaudrait pas mieux de rester au chaud et de garder de l’énergie pour l’individuelle, est-ce que 19e ce n’est pas trop loin pour une poursuite ? »

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Les autres Françaises ont terminé au-delà de la vingtième place de la poursuite.



                            


                        

                        

