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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Un accord aurait été signé lundi soir entre Lou Media Invest, éditeur du magazine, et le groupe Hildegarde, qui publie les titres cinéma « Le Film français » et « Première ».
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Accord en vue pour la reprise de « Causette »

Un accord aurait été signé lundi soir entre Lou Media Invest, éditeur du magazine, et le groupe Hildegarde, qui publie les titres cinéma « Le Film français » et « Première ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 14h45
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Les passes d’armes juridiques pour la reprise du magazine Causette touchent à leur fin. Le mensuel, menacé de disparition, était dans l’attente d’un repreneur après sa mise en liquidation judiciaire. Selon nos informations, Grégory Lassus-Debat, cofondateur du titre et actionnaire majoritaire de Lou Media Invest, aurait signé un accord avec la holding Hildegarde qui publie les titres cinéma Le Film Français et Première, à la veille d’une audience au tribunal de commerce de Paris, prévue mardi 13 février à 15 h 45.
L’accord prévoit une cession totale de la marque Causette aux repreneurs. C’est cette épineuse question de la propriété de la marque qui a compliqué les discussions commencées la semaine dernière. Le bras de fer judiciaire et les sorties dans la presse auraient ainsi fait fuir certains candidats à la reprise.

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                Les salariés de « Causette » portent plainte contre un cofondateur du magazine



« Une solution a été trouvée à cette situation ubuesque »
Hildegarde serait prêt à mettre 150 000 euros sur la table pour acquérir le titre, en grande difficulté financière. Entre mars 2016 et mars 2017, le journal, très endetté, a perdu 120 000 euros.

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La somme de 70 000 euros irait à Lou Media Invest, actuel propriétaire de la marque tandis que 80 000 euros reviendraient aux fournisseurs. Me Lesly Miroite, commissaire chargée du redressement judiciaire, qui représente les intérêts de ces derniers, peut encore refuser cet accord, si elle estime que la somme qui leur est allouée, n’est pas suffisante.
L’accord signé entre Grégory Lassus-Debat et la holding Hildegarde a été approuvé par les salariés de Causette mardi 13 février en début d’après-midi. Il prévoit le maintien de 14 salariés permanents, sur 18 actuellement. « Nous sommes heureux qu’une solution à cette situation ubuesque ait enfin été trouvée », a déclaré Eric Blanchet, journaliste et délégué du personnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Surveillance des réseaux sociaux et médias sous influence d’un Etat étranger, procédure de référé pour pouvoir bloquer rapidement les fausses informations… Françoise Nyssen a précisé les contours de la proposition de loi contre les « fake news ».
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La ministre de la culture précise les contours de la loi contre les « fake news »

Surveillance des réseaux sociaux et médias sous influence d’un Etat étranger, procédure de référé pour pouvoir bloquer rapidement les fausses informations… Françoise Nyssen a précisé les contours de la proposition de loi contre les « fake news ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h18
   





                        


Légiférer sur les fausses informations – ou fake news – en ligne, c’est l’ambition du gouvernement depuis l’annonce d’Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse au début de janvier. Un sujet complexe qui soulève de nombreuses questions, notamment parmi les journalistes.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a précisé, mardi 13 février, les contours de la proposition de loi qui sera déposée dans les prochains jours, et également lancé une consultation pour réformer la loi Bichet qui régit la distribution de la presse.
Autorités de régulation, représentants des éditeurs, des diffuseurs et des dépositaires de presse seront consultés jusqu’à avril-mai afin qu’un texte de loi soit présenté à l’Assemblée nationale « avant l’été ».

        Lire notre éditorial:
         

          « Fake news » : les risques d’une loi



Surveillance des réseaux sociaux et des médias sous influence d’un Etat étranger
La loi contre les fake news, rebaptisée loi sur « la confiance et la fiabilité de l’information » se concentrera sur les « tuyaux », c’est-à-dire sur les modes de diffusion des fausses nouvelles que sont les réseaux sociaux et les « médias sous influence d’un Etat étranger », avec une attention particulière durant les périodes de campagne électorale, a précisé le ministère de la culture.

        Lire notre décryptage:
         

          Légiférer sur les fausses informations en ligne ? Les problèmes que cela soulève



Il s’agira, pendant une période de cinq semaines au maximum, de permettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel de « suspendre la convention d’un média sous influence étrangère » et d’obliger les plates-formes numériques à signaler les contenus sponsorisés, en publiant le nom de leur auteur et la somme perçue.
Le ministère justifie cette loi en citant trois cas où la circulation des fausses nouvelles aurait été massive et déterminante : la campagne du Brexit, la dernière élection états-unienne et le référendum catalan, souligne-t-on au ministère.
Procédure de référé pour pouvoir bloquer rapidement les « fake news »
Elle prévoit une procédure de référé pour pouvoir faire cesser rapidement la circulation de fake news diffusées « massivement et artificiellement ».
C’est le juge des référés qui qualifiera la fausse information, dont la définition existe déjà dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
Devoir de coopération des plates-formes Web
Du côté des plates-formes Web (Facebook, YouTube, etc.), le « devoir de coopération » qui existe déjà pour les contenus pédopornographiques ou d’apologie du terrorisme sera étendu aux fausses nouvelles, avec une obligation pour elles de se donner les moyens d’une vigilance accrue en période électorale.
Le projet de loi est moins sévère que la législation allemande – en Allemagne les retraits de publication sont jugés trop automatiques par le ministère de la culture français –, mais plus contraignant que ce qui se fait en Grande-Bretagne, où il n’existe aucun devoir de coopération des plates-formes.
Réformer la loi sur la distribution de la presse
La ministre Françoise Nyssen, qui présentait ces points dans le cadre de la quatrième conférence des éditeurs de presse, a également lancé une concertation de la filière pour réformer la loi Bichet de 1947 sur la distribution de la presse.
« Toutes les pistes sont ouvertes » précise le ministère, qui souhaite que cette réforme soit aussi large que la future loi sur l’audiovisuel public, prévue pour la fin de 2018.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ L’Etat et les médias au chevet du secteur de la distribution de la presse.
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Presstalis au bord du gouffre

L’Etat et les médias au chevet du secteur de la distribution de la presse.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h50
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


La presse écrite vit une situation paradoxale en ce début d’année. Des titres fleurissent, qui témoignent de la vitalité du secteur : après l’Ebdo et Vraiment, un nouvel hebdomadaire, est attendu dans les kiosques le 21 mars. Mais, dans le même temps, le secteur de la distribution souffre. Son principal pilier, Presstalis, qui diffuse 4 000 titres – dont la presse nationale et les trois quarts des magazines – dans 25 000 points de vente, est au bord du gouffre. Il risque la cessation de paiement.

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                Le distributeur de presse Presstalis dans une situation critique



C’est le moment qu’a choisi la ministre de la culture, Françoise Nyssen, pour inviter les éditeurs de presse mardi 13 février au ministère. Elle devait évoquer à cette occasion son intention de lancer dès cette semaine une réforme « très profonde » des règles du jeu de la distribution de la presse en France. Le sujet est sensible, car il s’agit de toucher à la loi Bichet, qui depuis la Libération garantit le pluralisme en permettant la diffusion, par les kiosques ou autres marchands de presse, de tous les journaux sur le territoire.
A court terme, il y a urgence : lundi, la nouvelle PDG de Presstalis, Michèle Benbunan, a présenté un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) aux syndicats, qui pourrait entraîner la suppression du quart de ses effectifs (entre 200 et 300 personnes sur 1 200). « Ces mesures sont nécessaires pour un retour à l’équilibre de Presstalis fin 2019 », a-t-elle expliqué aux Echos dans un entretien publié le 7 février.
Réforme structurelle du secteur
Début décembre 2017, pour faire face à un besoin de trésorerie de 37 millions d’euros, le distributeur, confronté à la fois à la baisse de la vente au numéro et victime de mauvais choix stratégiques passés, a annoncé à ses clients qu’il retenait un quart des règlements qu’il aurait dû leur verser jusqu’à fin janvier. Ce qui a provoqué un tollé parmi les petits éditeurs. Un mandataire ad hoc a même été nommé par le tribunal de commerce pour accompagner l’entreprise dans ce moment délicat. Plus récemment, il a été proposé aux éditeurs de reverser 2,25 % de leurs recettes jusqu’en juin 2022.
Mais, pour le ministère de la culture, un nouveau sauvetage doit s’accompagner d’une réforme structurelle du secteur. La loi Bichet a, selon le gouvernement, accouché d’un système extrêmement contraignant et totalement inadapté. « Elle n’est pas faite pour un marché comme celui d’aujourd’hui : le nombre d’exemplaires a baissé de moitié en dix ans », souligne-t-on au ministère, où l’on évoque l’archaïsme d’une « loi d’économie administrée ».
En 2012, Presstalis avait déjà échappé à la faillite grâce à l’engagement des éditeurs de presse, qui sont également ses actionnaires dans le cadre d’un système de coopératives, et de l’Etat. Le distributeur avait déjà réduit de moitié ses effectifs.
La mécanique est complexe : elle réunit trois niveaux, celui des messageries, chargées de diffuser les journaux – Presstalis et son concurrent, les Messageries lyonnaises de presse (MLP) –, celui des dépôts tissant le territoire – détenus à la fois par Presstalis et les MLP –, et celui des points de vente (kiosques et marchands de presse…). Agir seulement sur l’un d’entre eux ne permettra pas de réels changements, juge-t-on Rue de Valois. D’où l’idée de lancer une vaste négociation et de la confier à Marc Schwartz, ancien directeur de cabinet de Mme Nyssen. Tous les acteurs de la filière seront entendus avec l’objectif qu’une loi puisse être présentée avant l’été.
Une rupture avec le principe d’égalité
« Tout doit être ouvert », explique-t-on au ministère de la culture, tout en se gardant de rentrer dans les détails. Mme Benbunan a déjà avancé ses propositions, en souhaitant qu’il y ait davantage de points de vente et qu’ils aient « plus de liberté dans le choix des titres qu’ils souhaitent exposer sur leurs linéaires », bref qu’ils puissent « adapter leur offre presse à leur clientèle ». Donc de ne pas être obligé de proposer tous les titres… Une rupture avec le principe d’égalité imposé dans la foulée de la loi Bichet.
Un collectif d’éditeurs indépendants, qui publient des magazines comme So Foot, Le 1, Alternatives économiques, Philosophie magazine, Ebdo ou Politis, dénonce, lui, le manque de transparence, et propose, au niveau des messageries, une « concurrence plus ouverte » avec l’arrivée d’autres acteurs que MLP et Presstalis. « Le système bâti après la Libération pour diffuser la presse quotidienne n’est plus adapté, il faut en trouver un qui fonctionne », explique au Monde l’un des signataires, Franck Annese, fondateur de So Press (Society, So Film, So Foot…).
Rien n’est cependant acquis, car les négociations entre les éditeurs de presse et le gouvernement se déroulent dans un climat très tendu. D’ailleurs, les réformes envisagées dans le passé n’ont jamais abouti à de grands changements. Dans l’immédiat, Presstalis doit trouver 140 millions d’euros, dont 50 millions pour la restructuration. L’Etat est certes prêt à avancer une part de la somme mais uniquement sous la forme d’un prêt pour éviter les foudres de Bruxelles. Et il réclame des garanties aux éditeurs de presse. Ces derniers rechignent. Jusqu’où sont-ils prêts à s’engager ? C’est tout l’enjeu des discussions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Tandis que les repreneurs ont déposé leurs offres de rachat du magazine féministe, de vives tensions opposent les salariés au fondateur du titre.
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A « Causette », le divorce tourne au règlement de comptes

Tandis que les repreneurs ont déposé leurs offres de rachat du magazine féministe, de vives tensions opposent les salariés au fondateur du titre.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 11h06
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Les rapports sont pour le moins tendus entre les salariés de Causette et Grégory Lassus-Debat, cofondateur du magazine féministe et de la société Editions Gynéthic, qui l’édite. Lors de son lancement, en 2009, par une bande d’amis, le titre entendait se démarquer de la presse traditionnelle féminine, en proposant une ligne éditoriale sans mode ni beauté. Le pari a été tenu, mais l’amitié, elle, n’a pas résisté.
Le mensuel, menacé de disparition, est dans l’attente d’un repreneur après sa mise en liquidation judiciaire. Mais une sombre histoire de propriété de la marque a compliqué les discussions avec les trois candidats potentiels : Hildegarde, qui publie les titres cinéma Le Film français et Première, Jérôme Ruskin, l’éditeur du magazine Usbek & Rica, et le groupe Sophia Communications.
Vendredi 9 février, une source proche du dossier affirmait que deux des repreneurs avaient trouvé un accord pour une proposition commune de rachat. Ils auraient obtenu un délai de la part du tribunal de commerce de Paris pour le dépôt de leur offre finale, initialement prévu le jeudi 8 février à minuit. Mais personne ne voulait confirmer qu’une issue était en vue, y compris parmi les salariés, qui avaient pourtant alerté la presse plus tôt dans la semaine à propos de l’ambiance délétère entourant les négociations.
Mercredi 7 février, les salariés ont même porté plainte contre Grégory Lassus-Debat pour abus de bien social. « Nous venons d’apprendre que M. Lassus-Debat s’était fait céder gratuitement la marque “Causette” par la société Editions Gynéthic », écrivent-ils dans une lettre à Me Lesly Miroite, commissaire chargée du redressement judiciaire.
Selon les plaignants, Gilles Bonjour, gérant de 2011 à 2015, corrobore leur version : « Je peux attester que je n’ai pas eu connaissance du contrat de cession de la marque “Causette” intervenu le 17 janvier 2011 entre la société et M. Lassus-Debat »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation.
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Concentration dans les tabloïds britanniques : le « Daily Mirror » rachète le « Daily Express »

Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h33
   





                        



   


Trinity Mirror, l’éditeur du tabloïd britannique de gauche Daily Mirror a annoncé, vendredi 9 février, l’achat de plusieurs titres de Northern & Shell, son concurrent de droite, qui publie notamment le Daily Express, pour 126,7 millions de livres (143 millions d’euros).
Confronté à la baisse des ventes et des recettes publicitaires, le secteur est en pleine consolidation. En décembre 2017, le Daily Mirror affichait un tirage quotidien de 580 000 exemplaires, un chiffre en recul de 18,84 % par rapport à décembre 2016, tandis que le Daily Express enregistrait de son côté un recul de 6,82 % à 364 000 exemplaires.
Simon Fox, le directeur général de Trinity Mirror, l’éditeur du Daily Mirror, a expliqué à la BBC que cet achat allait permettre aux deux journaux concernés de faire des économies d’échelle mais il a assuré qu’ils garderaient chacun leur identité propre. « Le Daily Express ne va pas se gauchiser et le Mirror ne va pas se droitiser », a-t-il déclaré.
Outre le spectre politique, les deux journaux ont une vision totalement opposée sur l’Union européenne : le Daily Express est fermement pro-Brexit tandis que le Mirror avait appelé les Britanniques à voter pour rester dans l’UE lors du référendum du 23 juin 2016.
Outre le Daily Express, le rachat concerne d’autres titres du groupe Northern & Shell, comme le Sunday Express, le Daily Star et le Daily Star Sunday, ainsi que les trois magazines people OK !, New ! et Star.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.
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Un représentant de France Télévisions reconnaît un « bug » après le reportage sur un bar de Sevran

Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h23
   





                        



   


Plus d’un an après la diffusion d’un reportage du journal télévisé de France 2 sur le Jockey Club, un bar PMU de Sevran (Seine-Saint-Denis) prétendument interdit aux femmes, un responsable de France télévision reconnaît une erreur, évoque un « bug ».
Entendu, le 29 janvier, dans le cadre de la mission confiée à l’ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo sur les quartiers prioritaires de la ville, Hervé Brusini, directeur chargé du numérique et de la diversité à France Télévisions, a fait cet aveu.
Il est revenu sur le reportage diffusé le 7 décembre 2016, titré « Lieux publics : quand les femmes sont indésirables », rapportait le Bondy Blog, jeudi 8 février. Dans une séquence du reportage, tourné en caméra cachée par Nadia Remadna et Aziza Sayah, deux militantes de la Brigade des mères, les clients du bar, des hommes, leur enjoignent de « patienter dehors », tandis qu’un autre leur lance : « Dans ce café, y a pas de mixité. (…) C’est comme au bled. »
« Il y a eu un bug, oui, et un problème qui s’est manifestement posé avec ce reportage. » Contacté par le Bondy Blog, Hervé Brusini a confirmé ses propos, sans s’avancer davantage : « Comment analyser ce bug ? Ça, je ne sais pas ? Je ne suis pas mandaté pour en parler. »
Hervé Brusini et Marie-Anne Bernard, directrice de la responsabilité sociale et environnementale à France Télévisions, représentaient le groupe public de l’audiovisuel, et des responsables de TF1, de BFM-TV et de Radio France étaient auditionnés, le 29 janvier, par un groupe de travail sur l’« image des quartiers ». Ils répondaient à des questions sur la manière dont leurs rédactions présentent la réalité dans les quartiers populaires et sur les difficultés qu’ils rencontrent pour mener à bien ce travail.

        Lire aussi :
         

                A Sevran, les femmes sont-elles vraiment indésirables dans les cafés ?



Dans le reportage diffusé dans le journal de 20 heures, présenté alors par David Pujadas, France 2 présentait un « bar où il n’y a que des hommes ». Plusieurs contre-enquêtes — du Bondy Blog, de France Bleu ou du Monde –, avaient démontré que le bar n’ostracise pas les femmes.
Le 16 mars 2017, France Télévision écrivait dans un communiqué que « les règles de déontologie journalistiques [avaie]nt été respectées pour ce reportage ». Saisi par des téléspectateurs et par un sénateur, le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait déclaré, le 31 juillet 2017, n’avoir « pas relevé de manquement de la chaîne ». Selon le Bondy Blog, Amar Salhi, le propriétaire du bar, a porté plainte contre France Télévisions pour diffamation.
« Travail pleinement assumé »
Vendredi, la direction de l’information de France Télévisions a renouvelé son soutien à Caroline Sinz [auteure du sujet] et à l’équipe du 20 Heures, à propos du reportage. Elle a fait savoir « qu’elle ne fait en aucun cas “amende honorable”, comme certains ont pu l’écrire et le relayer, déformant et instrumentalisant les propos d’Hervé Brusini ».
La direction de l’information de France Télévisions affirme encore que « le travail effectué par la rédaction a été pleinement assumé à l’époque, et l’est toujours. Nous rappelons que le CSA n’a relevé aucun manquement de la chaîne dans cette affaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.
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Qui nommera les patrons de l’audiovisuel public ?

Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’audiovisuel public vit une situation inédite et paradoxale : mercredi 14 février, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) se penchera sur la procédure qu’il va mettre en œuvre pour désigner le successeur de Mathieu Gallet à Radio France, premier PDG révoqué pendant son mandat. Mais, ironie de la situation, on sait depuis la campagne présidentielle qu’Emmanuel Macron souhaite en finir avec la nomination par le CSA des dirigeants d’audiovisuel public…
Un temps envisagée, la solution de changer rapidement la règle par le vote d’une « petite loi » a été abandonnée : c’est donc le CSA qui devrait nommer un successeur à M. Gallet, au terme d’un processus de candidatures, d’auditions et de vote s’étalant sur deux mois et demi environ. Il faudra, éventuellement, ajouter jusqu’à trois mois de « tuilage » avec le président intérimaire, le doyen du conseil d’administration Jean-Luc Vergne. Le mode de nomination devrait, lui, être modifié plus tard, lors d’une loi sur l’audiovisuel public prévu par l’exécutif fin 2018.

Si la réforme est repoussée, le débat n’en est pas moins présent : comment faut-il nommer les dirigeants ? Le sujet, d’apparence technique, est sensible. Et symbolique : Nicolas Sarkozy, au moment de sa présidence, avait fait scandale en revendiquant de choisir les patrons, en tant que président de la République. Revenant sur cette décision, François Hollande avait confié ce pouvoir au CSA, une « autorité administrative indépendante ».
L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants
Aujourd’hui, le gouvernement cherche une troisième voie : « Nous voulons à la fois éviter l’écueil de la nomination directe par le président de la République et celui de la nomination par le régulateur », explique-t-on au ministère de la culture. L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants. Partagée dans la majorité et à droite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Pour David Assouline, sénateur PS de Paris, « il n’y a pas de système parfait, mais la solution actuelle peut être améliorée ».
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Nominations dans l’audiovisuel public : « la vraie “honte” serait de remettre en cause l’indépendance » des médias

Pour David Assouline, sénateur PS de Paris, « il n’y a pas de système parfait, mais la solution actuelle peut être améliorée ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h39
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

David Assouline est sénateur PS de Paris et spécialiste de l’audiovisuel. Il souhaite que le futur mode de nomination des dirigeants de l’audiovisuel public – confié par François Hollande au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) – garantisse l’indépendance.
Que pensez-vous de la volonté de réformer le mode de nomination actuel ?
J’ai la fierté d’avoir fait adopter un amendement qui introduit dans la Constitution « la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ». Aujourd’hui, la vraie « honte » serait de remettre en cause ces principes. L’exécutif a le projet de confier le pouvoir de nomination au conseil d’administration des entreprises concernées. Mais qui nommerait les conseils d’administration ? Pour l’instant, une proposition de loi est sur la table, celle du sénateur André Gattolin [LREM] : celui-ci prévoit que la majorité des membres soit désignée par le premier ministre. Même Nicolas Sarkozy n’avait pas été aussi loin : avec lui, l’exécutif nommait les PDG des entreprises d’audiovisuel public, mais pas les conseils d’administration !
Mais M. Gattolin « garantit l’impartialité », en faisant valider le nom des membres des conseils d’administration par les 3/5e des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat…
Certes, mais il n’y a pas de choix entre plusieurs candidats. Les seuls noms proposés sont ceux avancés par le premier ministre.

Pour l’exécutif, le CSA ne peut pas à la fois nommer et contrôler les dirigeants…

C’est pourtant ce qu’il vient de faire en destituant Mathieu Gallet, qu’il avait nommé président de Radio France… Le débat entre CSA et conseil d’administration est légitime, si l’on est d’accord que l’instance de nomination doit être indépendante du politique. Je ne défends pas le CSA à tout prix comme instance de nomination, d’autant que j’ai vivement critiqué,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Après des débuts hésitants, la ministre de la culture tente d’imprimer sa marque rue de Valois.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/02/2018
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Françoise Nyssen, une novice à l’épreuve du pouvoir

Après des débuts hésitants, la ministre de la culture tente d’imprimer sa marque rue de Valois.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h28
    |

            Alexandre Piquard, 
Cédric Pietralunga et 
Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Le secret avait été bien gardé. Ce 3 janvier, Emmanuel Macron reçoit sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée, pour les traditionnels vœux à la presse du président de la République. Une cérémonie d’habitude convenue, où le Tout-Paris des médias se bouscule autant pour les petits-fours que pour le discours du chef de l’Etat.
Mais pas question pour le maître des lieux de faire comme les autres. Emmanuel Macron veut « impacter », comme à chacune de ses prises de parole. « J’ai décidé que nous allions faire évoluer le dispositif juridique pour protéger la vie démocratique des fausses nouvelles », annonce le président, avant de détailler sa loi contre les fake news, dont il n’avait jamais parlé jusque-là.
Dans la salle, Françoise Nyssen ne bronche pas. La ministre de la culture a beau avoir la communication dans son portefeuille, elle n’a été prévenue de cette annonce que quelques heures plus tôt. Piloté par Ismaël Emelien, le conseiller spécial du chef de l’Etat, le projet ne devait pas être dévoilé si tôt. Mais le président en a décidé autrement.
Arrivée auréolée du succès d’Actes Sud, petit empire de l’édition qu’elle a développé à Arles (Bouches-du-Rhône) avec son mari Jean-Paul Capitani (lui aux affaires, elle dénicheuse d’auteurs), Françoise Nyssen, incarnation de la promesse macronienne du « renouvellement », peine, neuf mois après son entrée au gouvernement, à imprimer sa marque et ses ambitions, donnant parfois l’impression de travailler sous tutelle. Jusqu’ici bienveillant, curieux de ce nouveau visage de la société civile qui n’a jamais caché ses convictions de gauche, le milieu de la culture s’est laissé gagner par un certain scepticisme.
« Il ne se passe pas grand-chose »
« Elle a bénéficié d’un état de grâce mais elle est en train de rater son entrée », estime Marie-José Malis, directrice du théâtre de la Commune à Aubervilliers et présidente du Syndicat national des entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Les abonnements représentent désormais 60 % du chiffre d’affaires annuel du groupe, contre un tiers seulement pour la publicité.
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Le « New York Times » compte 2,64 millions d’abonnés en ligne

Les abonnements représentent désormais 60 % du chiffre d’affaires annuel du groupe, contre un tiers seulement pour la publicité.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 17h07
   





                        



   


Il y a de quoi faire pâlir d’envie bien des médias en quête d’un modèle économique pérenne. En un an, le New York Times a enregistré une hausse de 41,8 % de ses abonnements aux seules éditions en ligne, selon un communiqué publié jeudi 8 février. Ils sont désormais 2,64 millions de lecteurs abonnés au vénérable quotidien new-yorkais.
Après avoir connu un net ralentissement après l’investiture de Donald Trump, le quotidien accélère de nouveau et a gagné 157 000 abonnés numériques au quatrième trimestre, soit mieux que les deux précédents (154 000 et 114 000). En trois ans seulement, le New York Times a triplé le nombre de ses abonnés aux seuls contenus en ligne. Il ne publie plus désormais de chiffres concernant les abonnés aux éditions papiers.

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          Donald Trump et les médias, une guerre très rentable



60 % du chiffre d’affaires
Les abonnements représentent désormais 60 % du chiffre d’affaires annuel du groupe, contre un tiers seulement pour la publicité. Le rapport a basculé en 2012, année lors de laquelle les recettes publicitaires sont passées en deçà du seuil de 50 % du chiffre d’affaires total.
« Il apparaît que notre modèle économique fondé d’abord sur les abonnements est un moyen efficace de soutenir nos ambitions journalistiques », a commenté le PDG, Mark Thompson, cité dans le communiqué. Un basculement d’autant plus important que les revenus tirés de la publicité ont reculé de 3,8 % en 2017.
Si le chiffre d’affaires total est en hausse de 7,7 % sur l’année, à 1,67 milliard de dollars, le groupe finit 2017 à l’équilibre, avec un résultat net de 4,2 millions de dollars. Un décalage dû, en partie, à une perte nette de 57 millions de dollars enregistrée au quatrième trimestre, liée à une série de charges exceptionnelles, principalement des engagements liés aux retraites et un effet fiscal consécutif à la réforme votée récemment au Congrès.

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                Google veut « aider » les médias à recruter des abonnés


Le New York Times prévoit une augmentation des revenus provenant des abonnés comprise entre 5 et 9 % au premier trimestre 2018, conjuguée à une baisse des revenus publicitaires également située entre 5 et 9 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Les syndicats dénoncent le projet de la direction de supprimer 25 postes dans les services de « réalisation » (iconographie, infographie et documentation) des titres du groupe.
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Climat social tendu à L’Equipe

Les syndicats dénoncent le projet de la direction de supprimer 25 postes dans les services de « réalisation » (iconographie, infographie et documentation) des titres du groupe.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 11h46
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

En quête d’un nouveau modèle pour « résister sur le papier » et « accélérer sur le numérique », le groupe L’Equipe s’est lancé dans un marathon de négociations qui va durer deux mois. Après l’annonce, le 11 janvier, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, d’un projet de réorganisation de la rédaction et d’un plan de suppression de 25 postes, la direction et les syndicats du journal sont entrés, mardi 6 février, dans le vif du sujet.
Cette nouvelle réunion de négociations a eu lieu après trois non-parutions en huit jours pour cause de grève. La direction y a donné un peu plus de détails sur ses projets destinés à économiser 2,5 millions d’euros par an, selon une source syndicale. Auparavant, l’intersyndicale avait mobilisé contre les coupes franches envisagées dans les services de « réalisation » des titres du groupe (L’Equipe, Le magazine L’Equipe, France Football et Vélo Magazine), une tentative, selon elle, de « rayer d’un trait de plume les services iconographie, infographie et documentation », qui comptent 135 postes sur un total de 320 journalistes. Le groupe emploie au total 700 salariés.

Après quatre plans sociaux en cinq ans, mais aussi une réduction progressive des moyens alloués aux reporters en dehors des grands événements comme les Jeux olympiques ou la Coupe du monde de football, l’ambiance est tendue au sein du quotidien sportif. Le journal a certes réduit ses pertes en 2017 à une dizaine de millions d’euros, « trois fois moins qu’il y a deux ans », a souligné le directeur général, Cyril Linette, dans une interview au JDD du 28 janvier – qui n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde. Mais c’est encore trop élevé pour l’actionnaire, Marie-Odile Amaury, qui veut atteindre la rentabilité.
Trouver un nouveau modèle économique
Autrefois flamboyante, en quasi-monopole sur l’information sportive, l’institution traverse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Un récent rapport relève que les journalistes étrangers sont régulièrement intimidés et harcelés par le pouvoir central. Le correspondant du « Monde » en témoigne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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En Chine, les conditions de travail des journalistes étrangers se détériorent

Un récent rapport relève que les journalistes étrangers sont régulièrement intimidés et harcelés par le pouvoir central. Le correspondant du « Monde » en témoigne.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h32
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE PÉKIN
L’exercice du métier de journaliste étranger en Chine est un parcours d’obstacles permanent. Le club des correspondants étrangers en Chine (Foreign Correspondants’ Club of China, FCCC), une organisation de type anglo-saxon qui représente les grands médias occidentaux, a publié il y a quelques jours son rapport annuel pour l’année 2017. Intitulé « Access denied » (déni d’accès), il dresse un état des lieux éloquent de la surveillance, du harcèlement et de l’intimidation auxquels sont confrontés les journalistes étrangers dans le pays. Peut-être pas toujours au quotidien, mais bien assez souvent pour ne pouvoir les ignorer.
Collectivement, et sur une année, les efforts déployés pour gêner et influencer la couverture de la Chine par les médias étrangers et surtout occidentaux, sont impressionnants. Il y a les menaces voilées au non-renouvellement du visa annuel. Ou les convocations, certes amicales, au ministère des affaires étrangères pour des articles qui déplaisent ou qui « choquent » – comme récemment le scoop de nos collègues du Monde Afrique sur les écoutes réalisées par Pékin du siège de l’Union africaine.

Il y a aussi, parfois, le coup de fil de l’interprète de la Sécurité d’Etat – le contre-espionnage chinois –, pour « boire un thé » (ou une bière), en bas de chez vous. Les officiers sont affables, et on ne sait jamais où ils veulent en venir.
Les pressions peuvent aussi s’exercer au moment du renouvellement du visa – le responsable de votre dossier prend alors un malin plaisir à vous rappeler, après avoir regardé son ordinateur, où vous étiez tel jour à telle heure. Quant aux assistants chinois des bureaux de presse étrangers, ils ont régulièrement droit à quelques frayeurs : l’appel de la police à la famille, l’invitation à boire le thé assortie d’une promesse de confidentialité qu’il faut signer, voire, certes rarement mais on a connu deux cas ces dernières années, l’arrestation cagoule sur la tête.
Filatures...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Professionnel reconnu passé par la radio, la presse écrite et la télévision, le cofondateur de l’agence Point du jour est mort le 4 février à Sète. Il avait 60 ans.
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Patrice Barrat, journaliste et producteur, est mort

Professionnel reconnu passé par la radio, la presse écrite et la télévision, le cofondateur de l’agence Point du jour est mort le 4 février à Sète. Il avait 60 ans.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h05
    |

            Yann Plougastel








                        



                                


                            

Passionné de dialogues et de rencontres, d’une élégance folle et d’une beauté lumineuse, Patrice Barrat avait le sourire doux et mystérieux de ceux qui savent écouter et faire parler les autres. Journaliste de presse écrite et de radio, producteur et réalisateur de documentaires télévisuels, mais aussi animateur de plusieurs ONG cherchant à jeter des ponts entre les peuples, il est mort chez lui, à Sète, dimanche 4 février. Né à Boulogne-Billancourt, le 27 mai 1957, il aura vécu en un peu plus de soixante ans une vie peu commune de globe-trotter engagé parcourant le globe tout autant pour le comprendre que pour donner à le comprendre, sans jamais céder aux sirènes du « spectacle ».
En 1976, à peine âgé de 19 ans, un simple bac en poche, il intègre la rédaction de RTL. D’emblée, les « vieux » de la rédaction sont impressionnés par l’opiniâtreté de ce minot qui décroche des scoops lors de l’enlèvement du baron Empain ou de celui, encore plus surprenant, de Luchino Revelli-Beaumont, le directeur général de Fiat-France, par des révolutionnaires argentins.
En 1980, séduit par l’effervescence de Jean-François Kahn, il rejoint l’équipe des Nouvelles littéraires, où il va, tour à tour, interviewé des personnalités comme Yasser Arafat à Beyrouth ou Bob Marley, lors d’un match de foot dans sa maison de Kingston, en Jamaïque. Il est du petit groupe qui permet à Kahn de lancer, en 1984, L’Evénement du jeudi, mais ne participe pas à cette aventure, préférant prendre son propre chemin. Il collabore ensuite au Matin ou au Figaro Magazine, où il réalise, en 1986, une interview de Fidel Castro qui fera date.
Documentaires de haute volée
Après un passage à l’agence Gamma, qui veut développer un département télévisuel, il crée, en 1988, sa propre agence de presse, Point du jour, avec Jean-Louis Saporito, qui, pendant vingt ans, avait été cameraman-reporter à France 2. C’est le début d’une folle expérience, qui, durant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Gregory Lassus-Debat est accusé d’« abus de bien social », alors que le titre est dans l’attente d’un repreneur après sa liquidation judiciaire.
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Les salariés de « Causette » portent plainte contre un cofondateur du magazine

Gregory Lassus-Debat est accusé d’« abus de bien social », alors que le titre est dans l’attente d’un repreneur après sa liquidation judiciaire.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 19h01
   





                        


Une bataille de noms qui menace la survie du magazine. L’équipe de Causette, dans l’attente d’un repreneur après sa liquidation judiciaire, va porter plainte contre le cofondateur du titre Gregory Lassus-Debat, qui codétient les droits de propriété de la marque, selon des informations de Libération. Thomas Hollande, l’avocat de l’équipe du magazine, a confirmé qu’une plainte pour « abus de bien social » et « recel d’abus de bien social » devait être déposée, mercredi 7 février dans l’après-midi, auprès du procureur de la République de Paris.
Trois repreneurs potentiels ont manifesté leur intérêt pour la reprise du magazine féministe, dont la société éditrice, Les Editions Gynethic, a été placée en liquidation judiciaire au début de janvier. Il s’agit de Sophia Communications (Histoire et collections), du groupe Hildegarde (maison mère de LFF Médias, propriétaire du Film français et de Première) et de Jérôme Ruskin, le président de la revue Usbek & Rica. Les candidats ont jusqu’à jeudi soir pour déposer leurs propositions finales.
« Dénonciation calomnieuse »
Mais, selon Libération, les repreneurs sont refroidis par le fait que la marque Causette n’appartienne pas aux Editions Gynethic mais à une société, dont M. Lassus-Debat est actionnaire, et qui propose de la louer 100 000 euros par an les trois premières années puis pour 3 % du chiffre d’affaires annuel. « La position de M. Lassus-Debat empêche toute reprise. Elle menace la société d’une liquidation judiciaire définitive et les salariés de licenciement », a déploré Thomas Hollande auprès du quotidien.
La vingtaine de salariés estime que M. Lassus-Debat a agi « contre l’intérêt de la société lorsqu’en 2011 il s’est cédé la marque Causette à lui-même, à titre personnel. Puis l’a fait remonter, en 2015, au sein d’une holding, Lou Médias Invest, dont il est l’actionnaire majoritaire », explique Libération, avec à la clé une redevance annuelle.
Selon Le Canard enchaîné, qui révèle les mêmes informations, le cofondateur et ex-cogérant de Causette, Gilles Bonjour, n’a « jamais eu connaissance du contrat de cession de la marque ».
Contacté par l’AFP, M. Lassus-Debat a dénoncé des « mensonges éhontés », faisant valoir qu’il s’était battu pour attirer des repreneurs et pour faire en sorte que le magazine soit repris pour sauver le maximum d’emplois. Se défendant catégoriquement de toute pratique illégale ou immorale, il dit étudier un dépôt de plainte « pour dénonciation calomnieuse et tentative d’extorsion ». Il fait notamment valoir que la rétrocession de la marque était « aussi logique que légitime », puisqu’il en était le créateur, et qu’elle « n’a jamais été dissimulée », comme le démontre un protocole transactionnel signé en 2014 par M. Bonjour.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs sociétés de journalistes affirment leur soutien au magazine « Challenges », condamné le 22 janvier par le tribunal de commerce de Paris. Voici leur communiqué.
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Liberté de la presse : Des sociétés de journalistes solidaires de « Challenges »

Plusieurs sociétés de journalistes affirment leur soutien au magazine « Challenges », condamné le 22 janvier par le tribunal de commerce de Paris. Voici leur communiqué.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 21h25
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 21h40
   





                        


« Les sociétés des journalistes et sociétés des rédacteurs et du personnel des Echos, du Point, de L’Humanité, de Premières lignes, du Figaro, de TF1, de Libération, du Monde, de TV5 Monde, de l’AFP, de Médiapart, de France 3, de BFMTV, de Télérama, de France 2, de RTL, la Fédération française des agences de presse et ses trois syndicats (SAPHIR, SAPIG, SATEV) ainsi que la rédaction de l’Ebdo, Alternatives économiques et Abacapress s’indignent de la récente condamnation de Challenges par le tribunal de commerce de Paris, au motif que notre confrère aurait enfreint le secret des affaires. L’hebdomadaire économique a été sévèrement sanctionné – retrait d’un article paru sur Internet ; interdiction de traiter l’affaire en question sous peine d’amende ; règlement des frais de justice – pour avoir informé ses lecteurs d’une procédure de « mandat ad hoc » concernant Conforama.

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« Le code du commerce qui impose un caractère confidentiel à une telle procédure a prévalu sur la liberté d’informer, l’un des principes fondamentaux de la République française et l’une des conditions de sa vitalité. Des juges issus du monde de l’entreprise ont de facto prononcé une décision transformant la liberté d’informer en délit.
« Nous dénonçons ce jugement qui menace l’exercice de la profession de journaliste, en particulier de journaliste économique. Nous demandons aux pouvoirs publics, mais aussi à la justice, de garantir pleinement la liberté d’informer de manière indépendante et rigoureuse, garante d’une véritable démocratie. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.
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Pour ses adieux à Radio France, Mathieu Gallet choisit l’apaisement

Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 14h58
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


« Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis heureux d’être devant vous cet après-midi. » Alors qu’il ne s’était pas encore exprimé depuis sa révocation, mercredi 31 janvier, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a choisi la voie de l’apaisement lors de sa première prise de parole devant les salariés, lundi 5 février, dans la grande salle de l’auditorium de la Maison de la radio, entouré de son équipe.

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Le changement de ton est notable, après la première réaction de ses avocats, qui avaient dénoncé une « décision arbitraire » prise sous « la pression de l’Etat », « plus forte que la présomption d’innocence ». Il a finalement préféré soigner sa sortie plutôt que d’aller à l’affrontement. Un discours en forme d’adieu, alors que M. Gallet va rester en poste jusqu’au 1er mars.

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Lundi, il n’a pas évoqué sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis pour des faits de favoritisme lors de son passage à l’Institut national de l’audiovisuel (entre 2010 et 2014) ni contesté la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Cependant, il a souligné sa « détermination » pour que, « jusqu’au dernier moment, l’intérêt de l’entreprise soit préservé au mieux ». Il a également appelé les personnels à rester mobilisés face aux « bouleversements qui nous sont promis », sans céder à « l’abattement » et en s’appuyant sur le bilan de ses quatre années de mandat.
Une « trajectoire gagnante »
« Avec le temps, vous aurez compris ma psychologie : quand on est attaqué, il faut être offensif », a-t-il lancé – un clin d’œil à la résistance dont il a fait preuve lors de la très longue grève de son début de mandat, en 2015. Mathieu Gallet a été longuement applaudi, à son arrivée mais aussi à la fin de son discours. Un retournement symbolique par rapport à ses débuts difficiles. « La culture de Radio France n’est parfois pas évidente à dompter. J’ai mis du temps à la comprendre », a concédé celui qui s’est toujours posé en manageur plus qu’en homme de radio, avant d’ajouter : « Mais vous avez aussi appris à me connaître. Une rencontre s’est faite. »

J’ai soigné ma tristesse et suis pleinement avec vous dit @mathieu_gallet applaudi par les salariés qui se lèvent s… https://t.co/gTrttmeXRp— snj_rf (@SNJ Radio France)


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Après avoir dit que le « bilan » devrait être évalué par d’autres que lui, le PDG a cependant estimé que Radio France était sur une « trajectoire gagnante ».
M. Gallet a jugé qu’avec sa stratégie de « média global » (radio-télévision-Internet), Radio France était « en avance », notamment sur les autres médias publics. Un plaidoyer pro domo qui, au passage, égratigne un peu France Télévisions. Le dirigeant a alterné le « vous » et le « nous » et a même eu des accents mystiques en évoquant « un esprit des lieux et un esprit dans ces lieux ».

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Pour les semaines à venir, le président a donné des précisions sur la période de transition qui s’ouvre. Il devait rencontrer mardi Jean-Luc Vergne, le doyen des personnalités indépendantes du conseil d’administration, pressenti pour lui succéder, afin de « discuter avec lui des conditions dans lesquelles cet intérim va se dérouler ».
« Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés »
« Pour moi, il y a une conviction forte : cet intérim se déroulera dans les meilleures conditions parce qu’il y a une équipe sur laquelle il peut s’appuyer, une équipe professionnelle et dévouée, à même de réussir cette transition », a-t-il affirmé. Mathieu Gallet convoquera également avant la fin du mois un conseil d’administration. « L’occasion pour moi de dire au revoir aussi au conseil d’administration. »
« Cette équipe va rester », a aussi garanti M. Gallet. Les directeurs de France Inter, Franceinfo ou France Culture, ainsi que la secrétaire générale ou les autres directeurs, devraient donc épauler M. Vergne au cours des mois à venir. C’était aussi un souhait du ministère de la culture.

A l'auditorium de Radio France, Mathieu Gallet, très ému s'exprime devant les salariés pour évoquer l'avenir et not… https://t.co/tv1xuOYSor— NZidane (@Nour Eddine Zidane)


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Enfin, Mathieu Gallet a mentionné les projets de « réforme » de l’exécutif, qui promet de bousculer l’audiovisuel public, soulevant les craintes des personnels. « Je m’y suis pleinement inscrit et je vais continuer, avec une liberté retrouvée », a dit M. Gallet, qui semble vouloir utiliser sa fin de mandat pour poursuivre les rendez-vous avec les parties concernées. « Vous vous dites qu’ensuite, il n’y aura plus d’incarnation pour défendre Radio France dans les discussions. C’est vrai (…), mais nos projets en cours sont tous sur la table », a-t-il rappelé, citant les plates-formes d’information régionale et de contenus pour les 13-30 ans actuellement en préparation avec France Télévisions.

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« Même si vous êtes pleins de doutes, que vous ressentez une part de désarroi, voire de colère, même si ce n’est pas facile, restez concentrés sur le travail en cours », a lancé le président de Radio France aux salariés. « C’est ce qui fait qu’à l’avenir, Radio France restera Radio France. » Une façon de tenter d’inscrire son passage, même écourté, dans la longue histoire de la maison. 



                            


                        

                        


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Bob Iger, le patron qui redessine Disney

Le PDG de la compagnie a ranimé un empire de Mickey à bout de souffle. Le groupe, qui présente mardi ses résultats trimestriels, s’apprête à racheter la majeure partie de Fox.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 06h44
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

A bientôt 67 ans, Bob Iger n’est pas prêt à passer la main. Au contraire, le PDG de la Walt Disney Company s’apprête à mener l’une des plus importantes opérations de l’histoire d’Hollywood : le rachat, pour 52 milliards de dollars (42 milliards d’euros), des studios de cinéma 20th Century Fox et d’autres actifs de Fox, le groupe du magnat des médias Rupert Murdoch. Pour la quatrième fois, son départ à la retraite a ainsi été repoussé. Jusqu’alors prévu pour juin 2019, il n’interviendra pas avant la fin de l’année 2021.
A cette date, M. Iger aura passé plus de seize ans à la tête du groupe fondé par le créateur de Mickey, qui devait publier mardi 6 février ses résultats trimestriels. Seize années durant lesquelles il aura transformé et relancé une entreprise à bout de souffle et minée par des conflits internes. Depuis 2005, le chiffre d’affaires a presque doublé et les profits ont été multipliés par 3,5. La capitalisation boursière est passée de 56 milliards à 164 milliards de dollars.

Lorsque M. Iger prend les commandes, « Disney reste sur près de dix années moribondes », rappelle David Collis, professeur à la Harvard Business School. En témoigne une anecdote. Quelques mois après sa nomination, le dirigeant inaugure un parc d’attractions à Hongkong. Parmi les personnages qui défilent lors de la traditionnelle parade, il demande combien ont été créés au cours des dix dernières années. Réponse : un seul. « Et les studios d’animation n’étaient pas l’unique problème », ajoute M. Collis.
Tentative de putsch
Jusqu’au milieu des années 1990, tout réussit pourtant à Disney sous la houlette de Michael Eisner, directeur général depuis 1984. L’entreprise accumule les succès au box-office (Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Belle et la Bête, Le Roi Lion), ouvre de nouveaux parcs (dont Disneyland Paris en 1992) et perfectionne son merchandising. Mais la belle mécanique finit par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de démettre le PDG de Radio France, condamné pour favoritisme alors qu’il présidait l’INA.
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Mathieu Gallet : « Le CSA a tranché en toute indépendance », assure la ministre de la culture

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de démettre le PDG de Radio France, condamné pour favoritisme alors qu’il présidait l’INA.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 08h42
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h02
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, est revenue, dimanche 4 février dans une interview au Journal du dimanche (JDD), sur la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le 31 janvier, de démettre de ses fonctions le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, condamné à la mi-janvier en première instance pour favoritisme.
La ministre avait jugé inacceptable le maintien de M. Gallet à la tête du groupe public de radios après sa condamnation. Elle s’était prononcée dans une interview au Monde, avant que le CSA ne rende sa décision sur la question. « Le CSA a tranché en toute indépendance », assure Mme Nyssen, ce qu’avait déjà exprimé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, jeudi.
« Il a considéré que les conditions n’étaient plus réunies pour que Mathieu Gallet reste à la tête d’une entreprise publique après sa condamnation en première instance. Je ne regrette pas la phrase prononcée. J’ai exprimé une parole politique. Celle que porte une ministre en exercice. Celle qui revient à l’Etat actionnaire. J’ai exprimé l’exigence d’exemplarité absolue à laquelle les dirigeants politiques et les dirigeants d’entreprises publiques doivent se conformer. »
Françoise Nyssen a précisé que le doyen des administrateurs de Radio France assurerait la suppléance à la tête du groupe, le temps que le CSA désigne un nouveau président au terme d’un appel à candidatures.

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Mathieu Gallet a été condamné mi-janvier par le tribunal de Créteil à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des commandes de prestations auprès de sociétés de conseil lorsqu’il présidait l’Institut national de l’audiovisuel (INA). Le dirigeant a réfuté ces accusations et fait appel.

Loi contre les « fake news » : une procédure de référé judiciaire
Dans l’interview de Françoise Nyssen au Journal du dimanche du 4 février, la ministre de la culture annonce que le futur projet de loi sur les fake news, annoncé début janvier par Emmanuel Macron, contraindra les plates-formes à « coopérer avec l’Etat » et comprendra une procédure de référé judiciaire pour suspendre rapidement la diffusion des « fausses nouvelles ».
« Les mesures auxquelles nous travaillons d’ici à mars pour une loi sur “la confiance dans l’information” doivent permettre d’agir très rapidement quand une fausse nouvelle devient virale, particulièrement en période électorale. La loi prévoira des obligations nouvelles pour les plates-formes, qui devront coopérer avec l’Etat et être transparentes sur les contenus sponsorisés. Une procédure de référé judiciaire sera mise en place pour faire cesser rapidement la diffusion d’une fausse nouvelle, lorsque celle-ci est manifeste. S’il y a manquement aux obligations qu’imposera la loi (devoir de coopération, transparence sur les contenus sponsorisés), il y aura des sanctions. »

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La ministre s’est voulue de nouveau rassurante quant au respect de la liberté de la presse, avec un texte qui « protégera contre le risque de censure privée si les plates-formes agissent selon leurs propres règles ». Elle a également annoncé « une action forte en matière d’éducation aux médias », sans plus de détails.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ A l’issue de tumultueux débats, l’article 27 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse confirmait le délit de fausses nouvelles. Mais le texte se révèle aujourd’hui impuissant. Récit.
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édition abonné


Avant les « fake news », les fausses nouvelles

A l’issue de tumultueux débats, l’article 27 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse confirmait le délit de fausses nouvelles. Mais le texte se révèle aujourd’hui impuissant. Récit.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 10h13
    |

                            Antoine Flandrin








                        



                                


                            
Comment endiguer le pouvoir de nuisance des « fake news » ? se ­demande, en 2018, le président de la République, Emmanuel ­Macron. Comment empêcher la propagation des fausses nouvelles ? s’interrogent, en 1879, les 22 membres de la commission, élus par la Chambre des députés pour ­légiférer sur les libertés et les responsabilités de la presse. Ces derniers ont alors tous en tête la dépêche d’Ems, cette fausse nouvelle qui a tant coûté à la France.
Moins de dix ans plus tôt, au début de l’été 1870, la France, isolée diplomatiquement, ­entend contenir les ambitions de la Prusse. L’ambassadeur Vincent Benedetti se rend, le 13 juillet, à Ems, près de Coblence, pour obtenir du roi de Prusse, Guillaume Ier, la confirmation que jamais un Hohenzollern ne briguera la couronne d’Espagne. Après deux refus fermes mais courtois, Guillaume Ier repousse une troisième demande d’audience. Informé de l’incident par une dépêche, le chancelier Otto von Bismarck voit le parti qu’il peut en tirer. Il ­réécrit la dépêche, en durcit le ton. La nouvelle dépêche soulève alors l’indignation des Français comme des Allemands. Courroucés, les députés français votent les crédits pour la ­mobilisation, et la déclaration de guerre de la France est notifiée à Berlin le 19 juillet. Moins de deux mois plus tard, le Second Empire ­s’effondre. Le 18 janvier 1871, la France, défaite, perd l’Alsace-Lorraine.
Caractère peu restrictif
Désirant protéger la IIIe République naissante contre les fausses nouvelles, les 22 membres de la commission se penchent sur les législations votées par leurs prédécesseurs. Dès 1810, le code pénal réprime les spéculateurs, qui, par des « bruits faux et calomnieux répandus à dessein dans le public », avaient opéré la hausse ou la baisse des prix des marchandises. La loi du 27 juillet 1849 punit, pour sa part, « la publication ou la reproduction faite de mauvaise foi de nouvelles fausses de nature à troubler la paix...




                        

                        

