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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ A la suite du scandale qui touche Oxfam, une pétition portée par le quotidien europhobe « Daily Express » demande de « stopper la folie de l’aide à l’étranger ».
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Affaire Oxfam : en quoi consiste l’aide publique britannique au développement

A la suite du scandale qui touche Oxfam, une pétition portée par le quotidien europhobe « Daily Express » demande de « stopper la folie de l’aide à l’étranger ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 17h38
   





                        



   


En annonçant, lundi 12 février, que la part du revenu national britannique à l’aide internationale ne bougerait pas, la première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a dû rassurer une partie des organismes humanitaires de son pays. Depuis les révélations, vendredi 9 février, par le quotidien britannique The Times, d’un scandale sexuel impliquant des employés de l’ONG Oxfam à Haïti en 2011, sa directrice adjointe, Penny Lawrence, a démissionné, et le gouvernement britannique menace de lui supprimer ses financements.

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Au lendemain des révélations du Times, Jacob Remord, le député leader de l’aile droite du parti conservateur est venu porter au 10 Downing Street une pétition de 100 000 signatures rassemblées par le quotidien europhobe Daily Express demandant de « stopper la folie de l’aide à l’étranger ». Régulièrement pointée du doigt par une partie de la droite conservatrice, l’aide britannique au développement à l’étranger est l’une des plus importantes de l’Union européenne.
En quoi consiste cette aide au développement ?
Le département pour le développement international « coordonne le travail réalisé par le Royaume-Uni pour mettre fin à l’extrême pauvreté », peut-on lire sur le site du gouvernement britannique. Celui-ci, à travers son organisme UK Aid, contribue à aider au développement de certains pays. Une loi, votée en 2002, a instauré une ligne directrice au programme d’aide britannique : la réduction de la pauvreté.
Cette aide ne consiste pas seulement à verser de l’argent directement à certains pays, elle peut également prendre la forme de financement de projets concrets (conseils en matière agricole, mesures de purification de l’eau ou d’hygiène, ou encore aide à la construction d’écoles).
Quelle dépense cette aide représente-t-elle chaque année ?
Lundi, la première ministre britannique a fait savoir qu’elle ne remettrait pas en cause la promesse de consacrer 0,7 % du revenu national à l’aide internationale au développement. Ce pourcentage a été inscrit dans la loi par la majorité conservatrice. Cela a représenté en 2016 près de 13,5 milliards de livres (plus de 15 milliards d’euros).
L’objectif de consacrer 0,7 % du revenu national à l’aide au développement avait été inscrit dans une résolution de l’ONU en 1970. Selon les Nations unies, en 2015, seuls cinq pays (Pays-Bas, Danemark, Luxembourg, Norvège et Suède), en plus de la Grande-Bretagne, atteignaient ou dépassaient ce chiffre de 0,7 %. En 2016 ils n’étaient plus que deux : le Royaume-Uni et l’Allemagne.

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A quels organismes ou pays cette aide bénéficie-t-elle ?
La BBC rapporte qu’en 2015 37 % des aides britanniques au développement ont été à destination d’organisations internationales, dont les Nations unies, et 63 % sont allées directement aux pays concernés.
Cette aide est accordée à de nombreux pays dans le monde entier. Dont un certain nombre de pays du Commonwealth. Des pays africains, comme l’Ethiopie, le Nigeria, la Sierra Leone, ou le Soudan du Sud, mais aussi asiatiques avec l’Inde et le Bangladesh, enfin des pays du proche et moyen orient avec la Syrie, le Pakistan et l’Afghanistan.
Et en France ?
En France l’aide publique au développement est gérée financièrement par l’Agence française de développement (AFD). L’objectif fixé en début d’année 2018 est d’y consacrer 0,55 % du revenu national brut (RNB) en 2022. La France a décidé de recentrer ses priorités sur l’aide bilatérale, et les contributions aux ONG vont être doublées d’ici à 2022.

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D’après une enquête pilotée par la direction générale du Trésor, l’aide publique au développement française s’élevait en 2016 à 8,7 milliards d’euros. Cela représentait 0,38 % de la richesse nationale cette année-là. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait inscrit dans son programme un financement pour le développement à 0,7 % en 2030.
Le budget de l’aide au développement avait baissé de 140 millions d’euros en 2017, et n’avait augmenté que de 100 millions en 2018. Le niveau de 0,55 % n’a plus été atteint depuis 1995.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, dénonce dans une tribune au « Monde » l’attitude des conservateurs européens qui viennent de refuser les listes transnationales aux élections européennes.
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Parlement européen : « Le coup d’Etat permanent » des conservateurs

Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, dénonce dans une tribune au « Monde » l’attitude des conservateurs européens qui viennent de refuser les listes transnationales aux élections européennes.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h52
    |

Guy Verhofstadt (Président de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen)







                        



                                


                            

Tribune. Dans l’article 3 de ses statuts, le Parti populaire européen (PPE) qui regroupe les partis nationaux de la droite conservatrice au sein de l’Union européenne (UE), se targue de « promouvoir le processus d’unification et d’intégration fédérale en Europe en tant qu’élément constitutif de l’Union européenne ». Que n’ont-ils appliqué leur propre précepte lors de la dernière session du Parlement européen à Strasbourg pour voter en faveur des listes transnationales ? Quelqu’un pourrait-il nous expliquer ce qui pourrait contribuer davantage à un « processus d’unification et d’intégration » de l’Union européenne que la création d’une démocratie paneuropéenne ?
Tous les cinq ans, les élections européennes s’apparentent en effet à une addition d’élections nationales, où l’Europe est un sujet secondaire, et au terme desquelles des citoyens, au demeurant de moins en moins nombreux, expriment leur mauvaise humeur à l’encontre de leur gouvernement du moment.
Nous proposions de créer une circonscription unique européenne pour un nombre restreint mais symbolique de députés, vingt-sept, soit autant que d’Etat de l’UE à cette date
On se demande bien d’ailleurs pourquoi ils se déplaceraient en masse puisque dans la foulée du scrutin, et dans le huis clos du Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement font sortir de leur chapeau souverain le nom du président de la Commission européenne. Aucun électeur, ou presque, n’en aura jamais entendu parler auparavant. Et c’est donc à juste titre qu’il aura ensuite l’impression de subir sa politique, sans avoir eu son mot à dire.
L’opacité de ce système était devenue si lourde à assumer politiquement que le Parlement européen était parvenu à imposer une novation lors des élections européennes de mai 2014 : le « Spitzenkandidät » [chef de fil]. Il était convenu que les partis politiques européens désigneraient chacun un champion dont la vocation était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le cofondateur de WikiLeaks vit reclus dans l’ambassade équatorienne de Londres depuis plus de cinq ans. En cas d’arrestation, il craint d’être extradé vers les Etats-Unis.
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La justice britannique maintient à nouveau son mandat d’arrêt contre Julian Assange

Le cofondateur de WikiLeaks vit reclus dans l’ambassade équatorienne de Londres depuis plus de cinq ans. En cas d’arrestation, il craint d’être extradé vers les Etats-Unis.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h43
   





                        



   


Julian Assange doit encore rester confiné dans l’ambassade équatorienne de Londres, dans laquelle il vit depuis plus de cinq ans. Mardi 13 février, la justice britannique a maintenu le mandat d’arrêt à son encontre : s’il met le pied dehors, le cofondateur de WikiLeaks risque l’arrestation immédiate.
L’Australien, âgé de 46 ans, a trouvé refuge dans cette ambassade en 2012, alors qu’il était recherché par la police suédoise pour des accusations de viol qu’il a toujours niées. L’an dernier, la justice suédoise a classé l’affaire, ce qui n’a pas pour autant suffi à débloquer sa situation. Julian Assange demeure, en effet, toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt britannique datant de 2012 : à cette époque, il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution. Ses avocats estimaient que ce mandat n’a plus lieu d’être, puisqu’il est lié à la procédure suédoise. La juge, après avoir maintenu ce mandat en écartant le 6 février un premier argument purement juridique, n’a pas été sensible à la nouvelle démonstration des avocats de l’Australien. Ces derniers ont tenté de la convaincre que la santé fragile de l’Australien, une décision d’un organe de l’ONU contre sa détention ou encore ses offres de coopération avec les autorités suédoises justifiaient de lever le mandat. Sans succès.
La juge n’a pas non plus été sensible à des courriels internes au parquet britannique, obtenus par une journaliste d’investigation. Dans cette correspondance interne, on apprend que les autorités suédoises ont tenté en 2013 d’abandonner les poursuites contre Julian Assange. Une initiative qui n’a pas plu au parquet britannique qui a tout fait pour en décourager ses homologues suédois.
« [Julian Assange] est un homme qui veut imposer ses conditions à la justice, que ce soit dans cette juridiction ou en Suède. Il semble se considérer au-dessus des lois et ne réclame la justice que lorsqu’elle est en sa faveur », écrit la juge Emma Arbuthnot en conclusion de son jugement.
Si Julian Assange refuse depuis 2012 de sortir de l’ambassade, ce n’est pas parce qu’il craint de devoir rendre des comptes pour cette affaire de liberté sous caution, relativement mineure. Mais parce qu’il soupçonne les autorités britanniques de vouloir l’extrader vers les Etats-Unis. WikiLeaks avait publié en 2010 des milliers de documents secrets de l’armée américaine. En avril, le ministre de la justice américain, Jeff Sessions, avait assuré qu’arrêter Julian Assange était une « priorité » tandis que le directeur de la CIA avait qualifié WikiLeaks de « service de renseignement non étatique hostile, souvent soutenu par des acteurs étatiques comme la Russie ».

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                Le chef de la CIA s’en prend violemment à WikiLeaks



Contacté la semaine dernière par Le Monde, l’avocat belge de Julian Assange, Christophe Marchand, a souligné que la levée du mandat d’arrêt ne signifierait pas pour autant la fin des risques. Craignant un accord secret entre Washington et Londres, il affirme que Julian Assange ne sortira pas de l’ambassade sans avoir préalablement obtenu l’assurance des autorités britanniques qu’il ne sera pas arrêté en vue d’une extradition vers les Etats-Unis.
Nationalité équatorienne
En décembre, dans une énième tentative de débloquer la situation, Quito avait octroyé la nationalité équatorienne à Julian Assange, espérant que le Royaume-Uni accepterait de lui reconnaître un statut diplomatique – cela aurait pu lui permettre de quitter l’ambassade sans être arrêté. Ce qui lui a été refusé, et la police britannique en a même profité pour rappeler son intention d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade. En janvier, le président équatorien, Lenin Moreno, a déclaré que la présence de Julian Assange dans l’ambassade était un « problème hérité » de l’ancien président et représentait « plus qu’un tracas ».
Depuis, les avocats de Julian Assange soulignent ses problèmes de santé. Selon eux, le cofondateur de WikiLeaks n’a pas accès aux soins médicaux. Il souffrirait notamment de problèmes aux dents, à l’épaule, mais aussi de dépression.

        Lire nos explications :
         

          Comprendre la situation de Julian Assange en huit questions


Depuis la création de WikiLeaks et la divulgation des documents secrets de l’armée américaine, Julian Assange est devenu un personnage très controversé. La publication, pendant la campagne présidentielle américaine, de milliers d’e-mails dérobés au Parti démocrate avait déstabilisé une partie de ses soutiens. En diffusant ces documents, Julian Assange a, en effet, été accusé de faire le jeu de Donald Trump et de la Russie, dont les pirates sont soupçonnés d’être derrière le piratage de ces courriels. Julian Assange a toujours nié ces accusations et n’a jamais dévoilé l’origine de ces documents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le départ du ministre, proche du premier ministre Mark Rutte, fragilise la coalition au pouvoir aux Pays-Bas.
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Le chef de la diplomatie néerlandaise démissionne après avoir menti sur une réunion avec Poutine

Le départ du ministre, proche du premier ministre Mark Rutte, fragilise la coalition au pouvoir aux Pays-Bas.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 18h22
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Quelques semaines seulement après son entrée en fonction, le ministre néerlandais des affaires étrangères quitte ses fonctions, après plusieurs jours de polémiques. Interrogé par le quotidien De Volkskrant, Halbe Zijlstra avait dû concéder qu’il avait menti : il n’a jamais assisté, ainsi qu’il le prétendait pourtant, à une réunion au cours de laquelle le président russe, Vladimir Poutine, aurait détaillé son projet de retour à une grande Russie qui inclurait les Etats baltes, l’Ukraine, le Kazakhstan et la Biélorussie.
La scène s’était, selon les propos tenus en 2016 par le ministre devant le congrès du parti au pouvoir, le Parti pour la liberté et la démocratie, déroulée dans une datcha de M. Poutine. C’était en 2006 et M. Zijlstra, alors collaborateur occasionnel de la société Shell pour les technologies de l’information et sans autre fonction politique que celle de conseiller municipal à Utrecht, avait, disait-il, pu suivre les conversations à l’arrière de la salle de réunion. Il s’en est tenu à cette version, notamment pour répondre aux critiques de la presse sur son manque d’expérience dans la diplomatie quand il a été nommé, en 2017, dans le troisième gouvernement de son collègue de parti, Mark Rutte.
Jeroen Van der Veer, qui dirigeait Shell en 2006, avait affirmé dès octobre que son ancien employé n’avait pas pu assister à la réunion avec M. Poutine. Il semblait peu vraisemblable, en effet, qu’un simple collaborateur ait été autorisé à prendre part, même passivement, à un débat à haute teneur politique, au cours duquel étaient aussi évoqués des contrats de plusieurs milliards d’euros.
Sous pression, les collaborateurs de M. Zijlstra ont d’abord tenté d’éluder les questions sur sa présence, puis ont suggéré que M. Van der Veer avait peut-être « oublié » certains détails. Une position devenue intenable quand d’autres cadres de Shell ont décrit comme « risible » l’éventuelle présence de leur collègue dans la datcha.
M. Zijlstra a finalement dû admettre qu’il avait menti. Il l’aurait fait, à l’en croire, pour protéger sa source, laquelle lui avait raconté en détail les échanges entre M. Poutine et ses interlocuteurs néerlandais. Il aurait ensuite jugé que, compte tenu de leur portée, les propos du président russe devaient être répercutés.
La Haye toujours en conflit avec Moscou sur le vol MH-17
Cette explication, aussi, est jugée douteuse. Car le PDG de Shell – qui était sans doute la « source » évoquée par le ministre – a indiqué au Volkskrant que les propos attribués à M. Poutine faisaient davantage référence à l’histoire qu’à l’avenir. Que le président évoquait en quelque sorte sa nostalgie de la grande Russie. Certes, poursuivait l’ancien patron de Shell, on pouvait en déduire que le président russe songeait à un regain d’influence pour son pays mais l’interprétation « dans un sens agressif » de M. Zijlstra dépassait largement le sens des propos tenus lors de la réunion.

        Lire notre analyse :
         

          La campagne permanente de Vladimir Poutine



Même s’il a tenté de se justifier en soulignant que la menace russe restait bien réelle, avec pour preuve l’annexion de la Crimée en 2014, la position de M. Zijlstra était devenue intenable. Trois formations d’opposition demandaient déjà sa démission.
Le gouvernement ne détient la majorité que d’une voix à la Chambre des députés. Le départ de M. Zijlstra, proche du premier ministre, complique la position de la coalition au pouvoir, qui dénonce régulièrement les tentatives de désinformation auxquelles se livre la Russie. La Haye est, par ailleurs, toujours en conflit avec Moscou au sujet du crash de l’avion MH-17 de la Malaysia Airlines. L’appareil qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur s’était écrasé en Ukraine en juillet 2014, frappé par un missile de fabrication russe tiré, selon des conclusions provisoires du parquet néerlandais, d’une portion de territoire occupée par des séparatistes ukrainiens, soutenus par Moscou. Le bilan fut de 298 tués, dont de nombreux ressortissants néerlandais.
Les Pays-Bas reprochent à la Russie ses propos « injustes et inacceptables » sur l’enquête. M. Zijlstra devait d’ailleurs réévoquer cette affaire avec son homologue russe Sergueï Lavrov, le 17 février. Mais la polémique l’a rattrapé




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’opposant d’origine géorgienne Mikheïl Saakachvili a été expulsé vers la Pologne, le 12 février. Il a dénoncé un « kidnapping » des autorités ukrainiennes.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’ONG britannique fait face aux révélations d’une ex-dirigeante, qui a dénoncé l’existence d’une « culture d’abus sexuels au sein de certains bureaux ».
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L’ONG Oxfam visée par de nouvelles accusations portant sur des viols au Soudan du Sud

L’ONG britannique fait face aux révélations d’une ex-dirigeante, qui a dénoncé l’existence d’une « culture d’abus sexuels au sein de certains bureaux ».



Le Monde
 |    13.02.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h53
   





                        



   


Les révélations d’Helen Evans, directrice de la prévention interne à Oxfam entre 2012 et 2015, ont alimenté, mardi 13 février, le scandale touchant l’organisation non gouvernementale britannique, dans le viseur du régulateur des organisations humanitaires. Mme Evans a dénoncé l’existence d’une « culture d’abus sexuels au sein de certains bureaux », faisant état de viols ou tentatives de viols au Soudan du Sud ou d’agressions sur des mineurs bénévoles dans des magasins tenus par l’ONG au Royaume-Uni.
Selon une enquête interne menée auprès de 120 personnes dans trois pays différents entre 2013 et 2014, entre 11 % et 14 % des personnels déployés avaient été victimes ou témoins d’agressions sexuelles.
« Comportements inappropriés »
Au Soudan du Sud, quatre personnes avaient été victimes de viols ou de tentatives de viols. « Cela concerne des agissements de salariés sur d’autres salariés. Nous n’avons pas réalisé d’enquête sur les bénéficiaires de nos programmes d’aide. Mais j’étais extrêmement inquiète de ces résultats », a-t-elle révélé sur Channel 4.
Dans un autre cas, l’agression d’un mineur par un adulte commise dans un magasin a donné lieu à des poursuites, a-t-elle révélé. Selon Channel 4, cinq cas de « comportements inappropriés » par des adultes sur des mineurs ont été relevé par Oxfam en 2012-2013, et sept l’année suivante.
Une réunion prévue pour soulever ces sujets avait finalement été annulée, Mark Goldring, le directeur général de l’ONG, estimant qu’il n’y avait « rien à ajouter » au rapport établi par Helen Evans. Cette dernière a aussi fait part de ses difficultés à obtenir plus de ressources pour mener à bien ces enquêtes.

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                L’ONG Oxfam touchée par un scandale sexuel qui fait tache d’huile au Royaume-Uni



Mark Goldring exclut de démissionner
Interrogé par la chaîne, Mark Goldring s’est excusé pour n’avoir « pas agi assez rapidement ». Mais il a assuré avoir pris la question « au sérieux ». « Nous avons répondu de différentes manières : par la vérification des faits, par la formation, par le développement d’une ligne d’assistance téléphonique », a-t-il affirmé. Il a exclu de quitter ses fonctions, sauf si le conseil d’administration lui en faisait la demande. Lundi, la directrice générale adjointe de l’ONG, Penny Lawrence, a démissionné, à la suite des révélations sur le recours à des prostituées et de potentiels abus sexuels par certains de ses agents en mission à Haïti et au Tchad.

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                Oxfam : la presse britannique parle d’un scandale sexuel « plus important que l’affaire Weinstein »



La Commission caritative, qui contrôle les organisations humanitaires au Royaume-Uni, a lancé lundi une enquête sur Oxfam, sur la réalité des agressions commises en Haïti et la réaction de la direction. La Commission suspecte Oxfam de n’avoir pas « divulgué complètement en 2011 des détails importants concernant ces allégations et sur sa gestion des incidents ».

Le président haïtien dénonce une « violation extrêmement grave »
Le président haïtien, Jovenel Moïse, a dénoncé le comportement de l’ONG britannique Oxfam à Haïti. « Ce qui s’est passé avec Oxfam en Haïti est une violation extrêmement grave de la dignité humaine », a tweeté M. Moïse tard lundi.
« Il n’y a rien de plus indigne et malhonnête qu’un prédateur sexuel qui utilise sa position dans le cadre de la réponse humanitaire à une catastrophe naturelle pour exploiter les personnes nécessiteuses dans leurs moments de grande vulnérabilité », a-t-il ajouté.
Les représentants de l’ONG à Haïti sont convoqués jeudi par le ministère de la planification et de la coopération externe afin de fournir des explications.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La création des SBBS, nouveaux titres souverains pouvant être titrisés sur les marchés, diffuserait le risque financier plutôt que de le limiter, explique dans une tribune au « Monde » Jean-Michel Naulot, ancien membre du collège de l’Autorité des marchés financiers.
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Bientôt des « subprimes » dans la zone euro ?

La création des SBBS, nouveaux titres souverains pouvant être titrisés sur les marchés, diffuserait le risque financier plutôt que de le limiter, explique dans une tribune au « Monde » Jean-Michel Naulot, ancien membre du collège de l’Autorité des marchés financiers.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 13h52
    |

                            Jean-Michel Naulot (Ancien membre du collège de l’Autorité des marchés financiers)








                        



                                


                            

Tribune. Au début des années 2000, les investisseurs ont cru qu’avec la naissance de l’euro l’intégration financière allait progresser rapidement. Une obligation publique allemande serait désormais équivalente à une obligation française, italienne ou grecque. La Banque centrale européenne (BCE) elle-même se félicitait de cette évolution et plaidait avec vigueur en faveur de l’accélération d’un mouvement jugé inéluctable. Pendant de longues années, les taux allemands, français, espagnols ou grecs ont ainsi été proches les uns des autres.
Au cours de l’hiver 2010, le réveil a été difficile ! Les taux des obligations se sont écartés brutalement. Des bulles financières gigantesques ont éclaté, notamment en Espagne et en Grèce. Les investisseurs et les banques avaient eu le tort de croire les autorités monétaires. Ils ont découvert subitement que ces taux artificiellement bas avaient contribué au surendettement. Plus personne n’a voulu acheter d’obligations des pays périphériques.
Prêts à taux zéro aux banques
Face à la crise, la BCE a pris les choses en main. Sous la présidence de Jean-Claude Trichet, elle a acheté des obligations publiques pour calmer l’envol des taux. Sous la présidence de Mario Draghi, elle a prêté massivement à taux zéro aux banques, notamment espagnoles et italiennes, en théorie pour faciliter le crédit bancaire, en réalité pour leur permettre d’acheter de la dette et calmer les marchés. A partir de mars 2015, elle a déclenché une spectaculaire politique d’assouplissement quantitatif (« quantitative easing ») en achetant elle-même, et par le biais des banques centrales nationales, des dettes publiques.
A l’issue de toutes ces opérations, la BCE et les banques centrales nationales détiendront en septembre prochain, à l’issue du quantitative easing, 21 % des dettes publiques de la zone euro, un montant considérable si on compare ce chiffre aux 12 % que la Réserve fédérale américaine (FED)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Et si la crise financière de 2008 n’était pas le résultat de la dérégulation, mais de l’informatisation ? Un livre passionnant propose une solution radicale : mettre fin aux banques, explique le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.
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« Il faut réinventer un système financier où les banques telles qu’elles existent aujourd’hui disparaîtraient »

Et si la crise financière de 2008 n’était pas le résultat de la dérégulation, mais de l’informatisation ? Un livre passionnant propose une solution radicale : mettre fin aux banques, explique le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 15h37
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            
Lettre de la City. Il est des livres qui ouvrent soudain de nouvelles perspectives, remettant tout à plat. Le passionnant ouvrage de Jonathan McMillan, Pourquoi les banques vont disparaître, publié ce mercredi 14 février, est de ceux-là. La thèse de l’auteur : les banques, si utiles à l’ère industrielle, sont devenues impossibles à superviser à l’heure des technologies numériques et d’Internet ; les tentatives pour les contrôler, sans cesse plus lourdes et compliquées, sont vouées à l’échec ; il faut donc réinventer un système financier entièrement nouveau, décentralisé, où les banques telles qu’elles existent aujourd’hui disparaîtraient.
Derrière « Jonathan McMillan » se cachent de fait deux auteurs. Le premier est macro-économiste, Jürg Müller, désormais journaliste au quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung. Le second est l’homme qui apporte vraiment sa crédibilité au livre : il travaille pour une grande banque européenne, et en a longtemps été un auditeur. En clair, non seulement il connaît la banque de l’intérieur, mais il est payé pour en superviser les mécanismes. Travaillant toujours pour cet établissement, son nom ne peut pas apparaître.
Les deux hommes, amis d’enfance qui s’étaient perdus de vue, se sont retrouvés un peu par hasard après la grande crise financière de 2008. « Nous étions tous les deux très déçus, témoigne Jürg Müller. En 2009, tout le monde disait qu’il fallait radicalement transformer le système financier, rapporte Jürg Müller. Mais finalement, rien n’a changé. »
La révolution numérique a tout chamboulé
De leur collaboration est sorti un livre, que les deux hommes ont initialement autopublié discrètement en anglais, en 2014. Petit à petit, l’ouvrage – ardu, mais jamais jargonneux – a fait son chemin, intriguant les économistes, les financiers, les banquiers centraux… Le voilà finalement traduit dans de nombreuses langues, dont le français.
Le postulat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les convoitises autour des ressources sous-marines sont un obstacle à la réunification de l’île.
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La Turquie bloque l’exploration de gisements de gaz au large de Chypre

Les convoitises autour des ressources sous-marines sont un obstacle à la réunification de l’île.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 11h13
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


La tension est montée d’un cran entre la République de Chypre et la Turquie, après que la marine turque a bloqué l’accès d’un navire italien à des gisements gaziers situés au large des côtes de l’île de la Méditerranée.
Tout a commencé vendredi 9 février, lorsqu’une plate-forme de forage affrétée par le géant italien de l’énergie ENI a été stoppée par des vaisseaux turcs qui lui ont ordonné de faire halte sous prétexte de « manœuvres militaires ». Lundi 12 février, la plate-forme était immobilisée à cinquante kilomètres de sa zone de forage au sud-est des côtes chypriotes, face à la marine turque déterminée à faire barrage.
« Nous essayons d’éviter tout ce qui pourrait aggraver la situation, sans ignorer le fait que les actions de la Turquie bafouent le droit international », a déclaré dimanche le président chypriote Nicos Anastasiades. Bien que tout à fait légitimes, les explorations gazières menées par la République de Chypre, en toute souveraineté dans sa Zone économique exclusive (ZEE), n’ont pas l’heur de plaire à Ankara. Dans un communiqué, le ministère turc des affaires étrangères a dénoncé les actions « unilatérales » de Chypre, qui spolient « les droits des Chypriotes turcs, copropriétaires de l’île, sur ses ressources naturelles », créant « un obstacle majeur à la solution du problème ».
Espoirs de réunification évanouis
L’île a été divisée en deux en 1974 lorsque l’armée turque, appelée en renfort face à un coup d’Etat orchestré par des nationalistes chypriotes grecs, a envahi la partie nord. Non reconnue par la communauté internationale, cette partie dépend de la Turquie qui la subventionne économiquement et maintient sur place 35 000 soldats. Ankara réclame la suspension de l’exploration tant qu’une solution ne sera pas trouvée. Or l’espoir de voir un jour l’île réunifiée s’est évanoui en juillet 2017 à Crans-Montana (Suisse), lorsque les dernières négociations menées sous l’égide de l’ONU se sont soldées par un échec.
L’incident autour des gisements n’est pas le premier du genre. En 2014, la Turquie avait dépêché un navire de recherche sismographique dans la zone, ce qui avait poussé Chypre à se retirer des négociations bicommunautaires en signe de protestation. Décrite parfois comme un possible catalyseur de la réunification, la découverte de gisements de gaz est devenue un obstacle.

   


Pour le moment, Nicosie joue la retenue. Nicos Christodoulides, le porte-parole du gouvernement, a indiqué mardi à la télévision chypriote RIK qu’il misait sur la fin des manœuvres militaires turques dans la zone, prévue pour le jeudi 22 février. Le gouvernement chypriote et ENI sont résolus à poursuivre l’exploration de gisements gaziers offshore jugés prometteurs.
La veille des manœuvres turques, l’italien ENI et le français Total avaient annoncé la découverte d’importantes réserves de gaz, a priori « d’excellente qualité », au large de Chypre. Associées pour l’exploitation, par 3 800 mètres de fond, du bloc 6, appelé Calypso, les deux majors doivent encore procéder à des évaluations.
Projets de gazoducs sous-marins
Treize blocs supposés riches en gaz ont été délimités au large de l’île. Ils excitent l’appétit des géants de l’énergie. La firme américaine Noble doit développer le bloc 12. La plate-forme d’ENI, interceptée vendredi, faisait route vers le bloc 3. ExxonMobil et Qatar Petroleum ont signé, l’an passé, un accord avec le gouvernement chypriote pour l’exploration du bloc 10. Ce gisement jouxte l’immense champ gazier égyptien de Zohr, découvert par ENI en 2015.
Une fois le gaz extrait, il faudra l’exporter, car les foyers chypriotes ne sont pas un débouché offrant un marché suffisant. D’ores et déjà, des projets de gazoducs et d’oléoducs sous-marins sont en discussion entre Chypre, l’Egypte et Israël. Or, Ankara a des relations compliquées avec ces deux derniers Etats. Il n’y a plus d’ambassadeur de Turquie au Caire depuis 2013 et réciproquement. Les relations avec Israël, bien que florissantes sur le plan commercial, sont mises à mal par les sorties enflammées du président Erdogan, proche du Hamas et chantre de la cause palestinienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Après l’offensive de la Turquie contre les Kurdes syriens, les tensions entre l’Iran et Israël menacent l’édifice construit par le Kremlin pour imposer une solution en Syrie.
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L’alliance nouée en Syrie par la Russie avec la Turquie et l’Iran est fragilisée

Après l’offensive de la Turquie contre les Kurdes syriens, les tensions entre l’Iran et Israël menacent l’édifice construit par le Kremlin pour imposer une solution en Syrie.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 10h59
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

L’apparition de nouvelles tensions sur le théâtre syrien entre Israël et l’Iran, soutenu par les forces de Bachar Al-Assad, place Moscou dans une délicate position. D’un côté, la Russie entretient des relations étroites avec Israël, de l’autre elle n’a ni les moyens ni l’envie de rompre l’alliance conclue avec l’Iran pour maintenir le régime de Damas en place. Cette équation a rendu les autorités russes quasi muettes depuis l’opération aérienne israélienne, samedi 10 février, en Syrie.
Dans les heures qui ont suivi, Moscou a seulement fait part de sa « grande préoccupation ». « Nous demandons à toutes les parties impliquées de faire preuve de retenue. (…) Il est nécessaire de respecter la souveraineté et l’intégrité de la Syrie et d’autres pays de la région », a réagi le ministère des affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant : « Il est absolument inacceptable de menacer la vie et la sécurité des soldats russes qui se trouvent dans la République syrienne arabe à la demande du gouvernement légitime. »
Aucune référence à l’intrusion d’un drone attribué à l’Iran sur le territoire israélien depuis la Syrie qui a justifié, aux yeux de Tel-Aviv, des frappes de représailles ; aucune condamnation pour l’avion de chasse F-16 israélien abattu en riposte par des tirs de la défense aérienne syrienne.
Le soir même, joint par téléphone par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, Vladimir Poutine se contentait de plaider d’éviter toute nouvelle confrontation « dangereuse pour le monde entier ». M. Nétanyahou a fait plusieurs fois le trajet jusqu’à Moscou pour mettre en garde le chef du Kremlin contre « l’influence grandissante » de son ennemi juré, l’Iran, en Syrie.
Nouveau coup dur
Le 29 janvier, moins de deux semaines avant la dernière montée des tensions, le premier ministre israélien était même venu avec des cartes en main attestant, selon Tel-Aviv,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Coutumier des polémiques, le secrétaire d’Etat à l’asile et la migration reste incontournable dans le gouvernement belge.
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Theo Francken, le Flamand antimigrants

Coutumier des polémiques, le secrétaire d’Etat à l’asile et la migration reste incontournable dans le gouvernement belge.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 10h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Theo Francken blanchi, une fois encore. Et un peu plus populaire, sans doute. Vendredi 9 février, le gouvernement de Charles Michel a sorti de sa manche un rapport du Commissariat général belge aux réfugiés et apatrides (CGRA) : il juge qu’aucune « certitude ou précision absolues » ne peuvent être avancées quant aux mauvais traitements et tortures qu’auraient subis des migrants soudanais renvoyés de Bruxelles vers leur pays.
Une ONG, le Tahrir Institute for Middle East Policy, avait évoqué cette affaire en décembre dernier. Elle semblait d’autant plus embarrassante pour le secrétaire d’Etat à l’asile et la migration – et l’ensemble du gouvernement fédéral – que M. Francken avait reçu en Belgique des agents du régime dictatorial de Khartoum chargés d’« identifier » ces migrants. Hervé Hasquin, historien réputé et membre du même parti que M. Michel, osera, à l’époque, la comparaison avec Pétain et Laval « se débarrassant des juifs qui avaient fui l’Allemagne pour les rendre à Hitler ». 

De nombreux officiels belges n’ont, en réalité, jamais vraiment cru aux allégations de torture, et l’enquête « internationale » évoquée par M. Michel pour éteindre l’incendie n’a pas vraiment eu lieu. Le CGRA n’a pas envoyé de mission au Soudan, souligne en tout cas le député centriste Francis Delpérée, tandis que la Ligue belge des droits de l’Homme en appelle, en vain, à une enquête de l’ONU.
« Il joue les durs, mais il ne l’est pas totalement et déteste notamment être décrit comme un xénophobe », estime un député de la majorité
Koert Debeuf, le directeur du Tahrir Institute, maintient, lui, ses accusations, mais la majorité parlementaire ainsi qu’une partie de l’opposition se satisfont d’un rapport qui, en réalité, souligne que s’il n’existe aucune certitude quant aux mauvais traitements subis par les expulsés, il n’établit pas non plus « avec certitude » que les faits mentionnés « n’ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Près de trente établissements ferment leurs portes chaque semaine, souvent pour être transformés en logements. De nombreux Britanniques se mobilisent pour défendre ces lieux essentiels à la cohésion sociale.
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Au Royaume-Uni, les pubs menacés de disparition

Près de trente établissements ferment leurs portes chaque semaine, souvent pour être transformés en logements. De nombreux Britanniques se mobilisent pour défendre ces lieux essentiels à la cohésion sociale.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h33
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

D’abord, il y a l’odeur, inimitable mélange de feu de charbon, de barbecue, d’alcool fermenté et de vieux livres. Ensuite, le décor : un papier peint grenat, une moquette élimée, un bar équipé de pompes à bière, deux cheminées, une petite bibliothèque, des alcôves pour la conversation, des écrans pour le foot, un jardinet d’été. Mais pour aborder la vie intime du Eagle Ale House, pub du quartier de Battersea (sud-ouest de Londres), il faut débusquer, dans une niche, des alignements de bouteilles de champagne vides. Chacune porte une mention rappelant un événement célébré ici : fiançailles, cancer vaincu, voyage exotique, soutenance de thèse, promotion dans la police.
A l’heure de la sortie des bureaux, ce jeudi d’hiver, le Eagle s’anime. Juché sur un tabouret au comptoir, Angus McNab, 57 ans, un charpentier en bleu de travail, discute avec Graham Hill, 69 ans, responsable d’un magasin de guitares. Le premier « aime la reine » et soutient le club de foot d’Arsenal, le second s’affirme « républicain » et préfère Chelsea. « Les discussions démarrent toujours sur les mérites des bières du jour, puis dérivent sur la politique ou le sport », expliquent ces habitués. A l’autre extrémité du bar, Tim, retraité de la Lloyd’s, savoure sa première pinte du soir, son terrier irlandais affalé sous lui. Dix ans déjà qu’il fréquente les lieux.
« On trouve des amis ici, un plombier ou un peintre si on en a besoin, mais d’abord de l’excellente bière. »
Paradis en sursis
La « real ale », ce breuvage « vivant » que l’on tire avec une pompe à main, réunit aussi autour d’une table voisine Alan Burles, 61 ans, un photographe dont les clichés ornent les murs, et James Love, un quinquagénaire, financier à la City. « Les real ales, indique-t-il, sont aux Anglais ce que les bordeaux ou les bourgognes sont aux Français » : un objet de dégustation et de discussions infinies. A côté de lui, Finbarr McCabe, éditeur de métier,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Accusé d’appartenir au réseau du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch, selon les autorités turques, le policier Kürsat Cevik comparaît mardi 13 février. Son épouse, franco-irlandaise, se bat depuis la France pour prouver son innocence.
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En Turquie, anatomie d’une purge

Accusé d’appartenir au réseau du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch, selon les autorités turques, le policier Kürsat Cevik comparaît mardi 13 février. Son épouse, franco-irlandaise, se bat depuis la France pour prouver son innocence.



Le Monde
 |    13.02.2018 à 04h20
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 10h32
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            LETTRE D’ISTANBUL
La vie sans nuage d’Elaine Ryan, mère de famille franco-irlandaise de 37 ans, s’est assombrie après le putsch raté du 15 juillet 2016, lorsque son mari turc, Kürsat Cevik, commissaire de police, a été arrêté avec une quinzaine de ses collègues.
Accusé d’appartenir à « une organisation terroriste armée » (le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, le cerveau du putsch, selon les autorités turques), Kürsat Cevik a été incarcéré à la prison de Sanliurfa, non loin de la frontière syrienne, où il partage une cellule prévue pour dix avec vingt-quatre autres prisonniers. La dernière audience de son procès aura lieu mardi 13 février.
Elaine ne sera pas présente, « l’ambassade de France me l’a déconseillé ». Rentrée en France avec leurs deux enfants en bas âge, elle a très peu de contacts avec son conjoint. Pas de correspondance, c’est interdit. Ils se parlent dix minutes chaque quinze jours par téléphone.
Comme la plupart des 50 000 personnes arrêtées depuis le coup d’Etat manqué, l’officier de police est accusé d’avoir chargé sur son portable l’application mobile ByLock, décrite par Ankara comme l’outil de communication des conjurés du 15 juillet, ce qu’il nie.
La justice maintient l’accusation alors qu’« en dix-huit mois d’instruction, le procureur n’a pas pu apporter une seule preuve allant dans ce sens », déplore Elaine, qui se bat depuis la France pour prouver l’innocence de son époux.
« En deux ans, il a été muté sept fois »
Avoir l’application sur un téléphone suffit-elle à faire de son détenteur un putschiste ? Tous les doutes sont permis, surtout depuis que le parquet d’Ankara a reconnu, le 27 décembre 2017, que ByLock pouvait être installée sur un smartphone à l’insu de son propriétaire. C’est le cas pour 11 480 téléphones portables, reconnaît le parquet.

Par ailleurs, ByLock est une preuve seulement « s’il est établi techniquement et de façon irréfutable que la communication...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ L’affaire permet aux tabloïds et à l’aile droite du Parti conservateur de dénoncer la relative largesse du budget britannique concernant l’aide au développement
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L’ONG Oxfam touchée par un scandale sexuel qui fait tache d’huile au Royaume-Uni

L’affaire permet aux tabloïds et à l’aile droite du Parti conservateur de dénoncer la relative largesse du budget britannique concernant l’aide au développement



Le Monde
 |    12.02.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 12h12
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Pour les organisations d’aide au développement britanniques et leurs nombreux donateurs, le coup est rude. Une enquête du quotidien The Times a révélé, vendredi 9 février, que certains collaborateurs d’Oxfam, l’une des plus importantes organisations non gouvernementales (ONG) mondiales de lutte contre la pauvreté, ont eu recours à des prostituées locales, alors qu’ils étaient en mission à Haïti après le tremblement de terre de 2010. Depuis lors, le scandale fait tache d’huile, permettant aux tabloïds et à l’aile droite du Parti conservateur de dénoncer la relative largesse du budget britannique de l’aide au développement.
Lundi 12 février, un porte-parole du gouvernement a fait savoir que la première ministre, Theresa May, ne remettrait pas en cause la promesse de consacrer 0,7 % du revenu national à l’aide internationale. Ce pourcentage a été inscrit dans la loi par la majorité conservatrice. Depuis 2010, il est utilisé pour convaincre les électeurs modérés que les tories « ont un cœur », mais il fait l’objet de critiques récurrentes. Au lendemain des révélations du Times, Jacob Rees-Mogg, le député leader de l’aile droite du parti, a posé, tout sourire, devant le 10 Downing Street, où il était venu porter les 100 000 signatures rassemblées par le quotidien europhobe Daily Express demandant de « stopper la folie de l’aide à l’étranger ».

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                Oxfam : la presse britannique parle d’un scandale sexuel « plus important que l’affaire Weinstein »



Le même jour, Penny Lawrence, directrice générale adjointe d’Oxfam, a démissionné en exprimant sa « tristesse » et sa « honte » à propos d’accusations relatives à « la conduite d’employés au Tchad et à Haïti (…) impliquant le recours à des prostituées » et en assurant en « assumer l’entière responsabilité ». Oxfam, acronyme d’Oxford Committee for Famine Relief, a été créé en 1942 par un groupe de quakers, de militants et d’enseignants de la ville universitaire pour agir contre la famine provoquée par le blocus anglais visant l’occupation nazie de la Grèce. C’est aujourd’hui une puissante confédération d’une vingtaine d’ONG présentes dans de nombreux pays, dont la France depuis 1988.
Selon le Times, deux maisons louées par Oxfam pour abriter ses travailleurs humanitaires en Haïti ont servi de cadre à des « orgies » avec des prostituées. A Delmas, près de Port-au-Prince, dans une villa surnommée « le Lupanar », des témoins affirment avoir vu cinq femmes, dont deux portaient des t-shirts frappés du logo d’Oxfam, participer à ce que des employés de l’ONG nommaient des « barbecues avec de la viande fraîche ». Selon le quotidien, ces derniers contrôlaient des chauffeurs de l’organisation, les menaçant de ne pas renouveler leur contrat s’ils ne les approvisionnaient pas en filles. Roland van Hauwermeiren, l’ancien militaire belge qui dirigeait Oxfam en Haïti, recevait lui aussi des prostituées dans sa villa, « le Nid d’aigle », louée par l’ONG.
Une enquête interne a abouti à sa discrète démission, afin d’éviter le scandale. L’organisation aurait omis d’avertir son employeur suivant, l’ONG française Action contre la faim, des antécédents de M. van Hauwermeiren. L’enquête interne a aussi montré qu’Oxfam avait auparavant fermé les yeux sur « son comportement envers les femmes » pendant qu’il travaillait au Tchad. Et que l’organisation aurait laissé en poste un autre employé d’Oxfam, de nationalité kényane, en dépit de plaintes de collègues féminines pour « harcèlement sexuel ».
A Haïti, la prostitution est illégale mais répandue, et Oxfam est signataire d’un texte de l’ONU prohibant le sexe tarifé chez les humanitaires. Deux employés de l’ONG ont, pourtant, été amenés à démissionner en 2011 pour recours à des prostituées, harcèlement et fraude sur CV ; quatre autres ont été limogés pour « recours à des prostituées dans une installation d’Oxfam », défaut de protection du personnel et possession de matériel pornographique. L’ONG allègue qu’elle avait renoncé à des poursuites judiciaires à cause du chaos régnant localement, celui-ci ne laissant espérer aucune sanction.
« La partie visible de l’iceberg »
Penny Mordaunt, secrétaire d’Etat au développement international, a rencontré les responsables de l’ONG lundi, les menaçant de stopper les subventions du gouvernement – 31,7 millions de livres, soit 35,7 millions d’euros en 2017 – s’ils ne lui transmettaient pas toutes les informations relatives à cette affaire. Oxfam qui, en 2016-2017, employait plus de 5 000 salariés et 27 000 bénévoles pour agir dans 35 pays, percevait en outre 108 millions de livres de dons du public et 90 millions de livres de ses activités commerciales, en particulier ses « boutiques caritatives ». La Commission européenne menace, elle aussi, de lui couper les vivres. De son côté, la Commission caritative, chargée de contrôler les organisations humanitaires au Royaume-Uni, a affirmé qu’Oxfam ne lui avait pas rapporté ces abus.
Le scandale, alimenté par les arrière-pensées politiques, ne fait sans doute que commencer au Royaume-Uni. L’ancienne secrétaire d’Etat au développement, Priti Patel, limogée en novembre 2017 par Theresa May pour avoir caché au Foreign Office ses rencontres avec des officiels israéliens, a mis de l’huile sur le feu, dimanche, en affirmant que 120 travailleurs humanitaires employés non seulement par Oxfam mais par Save the Children, Christian Aid et la Croix-Rouge britannique avaient été signalés par leur employeur pour des abus sexuels pendant la seule année passée. En mal de publicité, Mme Patel assure que des « prédateurs pédophiles » se sont infiltrés dans le secteur de l’aide au développement et que l’affaire de Haïti ne serait que « la partie visible de l’iceberg ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.
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Oxfam : la presse britannique parle d’un scandale sexuel « plus important que l’affaire Weinstein »

Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 20h42
   





                        


Oxfam est dans la tourmente. Vendredi 9 février, un article du quotidien britannique The Times révélait que des employés de l’organisation humanitaire avaient eu recours à des jeunes prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme qui avait ravagé le pays en 2010.
L’affaire a fait la « une » d’une bonne partie de la presse britannique, lundi 12 février. D’autant que Penny Lawrence, directrice générale adjointe de l’organisation non gouvernementale, a annoncé avoir démissionné.

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Les autorités britanniques ont rapidement réagi et la secrétaire d’Etat au développement international, Penny Mordaunt, devait s’entretenir lundi avec des responsables de l’ONG. Dans un entretien donné à la radio britannique, elle a estimé qu’Oxfam « avait échoué dans son positionnement de leader moral ». Mme Mordaunt a également déclaré qu’elle avait écrit aux autres organisations financées par son département pour les inciter à signaler tous problèmes similaires et a assuré que tous les cas seraient suivis de près.
Des agissements connus
Le Times ajoute, dans un article publié lundi 12 février, que l’organisation était au courant des agissements des deux travailleurs humanitaires qui seraient à l’origine du scandale.

Tomorrow's front page: Top Oxfam staff paid Haiti survivors for sex #tomorrowspaperstoday https://t.co/xMiQPh0JIn— thetimes (@The Times of London)


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Le journal raconte que, selon un document interne qu’il a pu consulter, les cadres d’Oxfam au Royaume-Uni s’inquiétaient du comportement, à l’égard des femmes, de Roland van Hauwermeiren, l’un des travailleurs humanitaires mis en cause. Mais selon le Times cela n’a pas empêché l’ONG de lui donner le poste de directeur à Haïti.
« Le rapport confidentiel des investigations menées à Haïti explique que “le processus de recrutement a identifié des faiblesses dans son management”. »
D’autres documents ayant fuité montrent également, selon le Times, que M. van Hauwermeiren a eu connaissance de plaintes contre la seconde personne mise en cause, de nationalité kényane, mais l’a autorisée à rester en poste.
« Un fléau actuel et futur »
Dans une tribune au quotidien numérique The Independent, de centre gauche, le travailleur humanitaire et avocat Andrew MacLeod estime que ces révélations « ne sont que la partie émergée de l’iceberg » : « Oxfam est loin d’être seule dans les accusations de harcèlement, de viols et de viols d’enfants. »
Selon M. MacLeod, l’aide humanitaire doit faire face au problème de la pédophilie dans ses rangs :
« L’ancien service national de renseignements criminels du Royaume-Uni, qui enregistrait et surveillait les activités des pédophiles, avait averti dès 1999 que l’ampleur du problème des pédophiles dans le monde de l’aide humanitaire était comparable à celle du tourisme sexuel. »
« Le problème n’est pas simplement un problème passé, mais un fléau actuel et futur qui pourrait menacer tout le milieu de l’aide au développement si on ne s’en occupe pas », énonce Andrew MacLeod, qui précise que Kofi Anan et Ban Ki-moon (deux anciens secrétaires généraux de l’ONU) avaient par le passé exprimé leurs regrets de ne pas avoir su mettre fin aux pratiques pédophiles.
« Plus important que l’affaire Weinstein »

   


Le Daily Mail, conservateur et populaire, expose également assez largement l’idée d’une « partie émergée de l’iceberg » en « une » de son édition de lundi. Le tabloïd The Sun va jusqu’à comparer le scandale Oxfam avec l’affaire Weinstein, titrant : « Le scandale sexuel d’Oxfam est plus important que les affirmations d’abus sexuels de Weinstein à Hollywood ».
Le journal affirme que « tout comme les abus sexuels à Hollywood n’étaient pas remarqués avant Harvey Weinstein, l’indignation à propos de Haïti expose les organisations caritatives à l’examen minutieux qu’elles méritent depuis longtemps ».
Dans son édition du 12 février le Guardian estime que la situation de l’ONG pourrait devenir très difficile avec ce scandale. Une source interne à l’organisation, citée par le journal, explique qu’Oxfam devait, avant même la révélation de l’affaire, faire face à un « contexte de financement représentant un défi ». « Et la perte du financement de la part de l’Etat, l’année dernière, 34 millions de livres, est une vraie inquiétude », ajoute le journaliste.

   


« Pas une raison pour couper les aides »
Le quotidien rebondit également sur la proposition du député conservateur Jacob Rees-Mogg, qui a présenté, jeudi 8 février, au premier ministre, une pétition signée par plus de 100 000 personnes demandant des coupes dans le budget de l’aide au développement du Royaume-Uni. Le Guardian insiste sur le fait que l’affaire Oxfam « n’est pas une raison pour couper les aides au développement ».
Le « danger » qui guette, selon le quotidien britannique, c’est la fin du soutien au développement international :
« A l’ère de Trump, du Brexit et de Rees-Moggery, la notion selon laquelle les nations prospères ont une responsabilité morale et pratique envers les plus pauvres n’est plus à la mode. La droite populiste tend la main pour détruire le département pour le développement international, en les caricaturant comme payeurs de proxénètes et en pervers. Ceux qui croient en l’obligation persistante de la Grande-Bretagne à aider les désespérés du monde se battent aujourd’hui pour continuer à exister. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.
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Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili expulsé vers la Pologne

L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 16h50
    |

            Benoît Vitkine








                        



Kiev a-t-il enfin trouvé le moyen de se débarrasser de Mikheïl Saakachvili, hôte de marque du pouvoir ukrainien avant d’en devenir un critique féroce ? Dernier rebondissement d’un feuilleton rocambolesque, l’enfant terrible de la politique postsoviétique a été expulsé en Pologne, lundi 12 février. Arrêté par des hommes masqués dans un restaurant de la capitale ukrainienne, il a été immédiatement conduit à l’aéroport de Kiev, sans que ses partisans aient le loisir d’intervenir. Peu après, les gardes-frontières polonais ont confirmé l’avoir accueilli à l’aéroport de Varsovie, sans en dire plus sur leurs intentions.
Les autorités ukrainiennes assurent que M. Saakachvili « a été renvoyé vers le pays depuis lequel il était arrivé en violation de la loi ukrainienne ». L’ancien président géorgien (2004-2013) était en effet entré en force en Ukraine, en septembre 2017, après avoir été privé de sa nationalité ukrainienne par la justice. Depuis, l’opposant est également accusé d’avoir voulu « prendre le pouvoir par la force » au cours de récentes manifestations qui, selon le parquet ukrainien, ont été financées par l’entourage de l’ex-président prorusse Viktor Ianoukovitch, déchu en 2014.

        Lire l’entretien avec le ministre des finances ukrainien :
         

          « En Ukraine, le système résiste parce qu’il se sent menacé »



Le pouvoir ukrainien, qui s’abrite derrière une application stricte du droit, semble avoir choisi une demi-mesure. L’expulsion vers la Pologne apparaît comme un geste moins fort et moins lourd de conséquences qu’une extradition vers la Géorgie, où M. Saakachvili a été condamné début janvier à trois ans de prison par contumace dans une procédure aux airs de vendetta judiciaire. Ses avocats ukrainiens n’en dénoncent pas moins une action illégale du pouvoir ukrainien, prise alors que l’intéressé se dit apatride et qu’il est encore sous le coup d’une procédure judiciaire en Ukraine.
Opposant farouche
Car derrière cette expulsion, comme derrière les précédentes démarches entreprises contre M. Saakachvili, se dresse le soupçon d’actions dictées par des motivations politiques. L’ex-président géorgien avait été nommé gouverneur de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, en mai 2015, par Petro Porochenko, recevant du même coup la nationalité ukrainienne. Il avait démissionné dix-huit mois plus tard, accusant le président ukrainien de corruption et d’entrave aux réformes. Il s’est, depuis, mué en un opposant, certes d’envergure modeste, mais farouche, allant jusqu’à réclamer la destitution de M. Porochenko.

        Lire aussi :
         

                Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili libéré



Le feuilleton Saakachvili n’est pas pour autant terminé. L’homme ne se satisfera certainement pas d’un exil doré. Dans l’immédiat, il pourrait choisir de rejoindre les Pays-Bas, le pays de son épouse, ou tenter de défier Kiev en franchissant une nouvelle fois la frontière ukrainienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.
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Merkel cherche à contenir les ambitions des quadras de la CDU

La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h59
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Avec le pouvoir, Angela Merkel a toujours eu une relation très simple : « Le pouvoir n’est pas quelque chose de mal. Il faut avoir le courage de l’exercer. Celui qui n’aime pas ça n’est pas à sa place en politique », avait-elle déclaré en mai 2005, six mois avant son élection à la chancellerie. Treize ans plus tard, elle n’a pas changé d’avis. A la question de savoir si elle compte rester en fonctions jusqu’à la fin de la législature, en 2021, elle a répondu clairement, dimanche 11 février, sur le plateau de la ZDF : « Je me suis engagée auprès de la population pour quatre ans. » Et « je fais partie de ceux qui tiennent leurs promesses », a-t-elle ajouté.
Fermez le ban ! Voilà donc le message de Mme Merkel à ceux qui la pressent de passer la main. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti qu’elle préside depuis 2000, ces derniers cachent pourtant de moins en moins leur impatience. C’est le cas de Jens Spahn. Secrétaire d’Etat aux finances depuis 2015, cet homme de 37 ans aux ambitions assumées n’a jamais fait mystère de ses désaccords avec elle, en particulier sur la question des réfugiés. Mercredi, il avait refusé de s’exprimer sur le « contrat de coalition » signé par les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD).
De la part de cet habitué des micros et des caméras, ce silence fut mis sur le compte de l’amertume. A l’évidence, M. Spahn ne digérait pas de ne pas avoir été confirmé au gouvernement, contrairement à Peter Altmaier, annoncé à l’économie, et Ursula von der Leyen, maintenue à la défense, deux piliers de l’équipe sortante, proches de la chancelière et de la même génération qu’elle.
« Des gens très bien »
Après quatre jours de diète médiatique, M. Spahn a finalement décidé, dimanche, de sortir de sa réserve pour évoquer la succession de Mme Merkel. Détail qui ne doit rien au hasard, il l’a fait depuis Vienne, où il s’était affiché jeudi, à l’opéra, aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.
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Pieyre-Alexandre Anglade, le « M. Europe » de la Macronie

Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h21
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Il est considéré comme le « M. Europe » de la Macronie. A 31 ans, Pieyre-Alexandre Anglade a la lourde charge de préparer les élections européennes, prévue en mai 2019, pour le compte du parti présidentiel. « Ma mission, c’est de faire atterrir En marche ! en Europe », résume le député La République en marche (LRM) des Français de l’étranger, qui vit à Bruxelles en tant que représentant des Français du Benelux.
Avec une mission précise : tisser des liens avec des partis politiques européens pour voir comment le mouvement d’Emmanuel Macron, qui n’a que vingt-deux mois d’existence, pourra s’insérer dans le jeu des partis à Strasbourg et à Bruxelles, une fois l’élection passée. Un rôle essentiel car, du fait de sa jeunesse, LRM n’a pas de filiation avec un groupe du Parlement européen – contrairement au Parti socialiste, qui siège dans l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), et aux Républicains, regroupés au sein du Parti populaire européen.

Deux scénarios sont sur la table, selon M. Anglade : « Soit créer un nouveau groupe parlementaire européen ; soit s’insérer dans un groupe existant, qui sera remodelé. » Autrement dit : soit fonder une sorte de LRM européen, soit rejoindre le groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe pour l’élargir. Sachant que ce dernier groupe, où siègent l’UDI, le MoDem, les Espagnols de Ciudadanos ou les Britanniques du LibDem, compte 68 députés sur 751 au Parlement européen. Si l’option n’est pas choisie, l’objectif est le même : fédérer dans un seul et même groupe des élus pro-européens de divers horizons, qu’ils soient issus de la société civile, de la gauche ou de la droite.
Rôle sur mesure
« La recomposition politique n’est pas terminée. Le bois travaille encore. Et particulièrement sur l’Europe, car les partis traditionnels comme le PS et LR sont complètement éclatés sur ce sujet », souligne M. Anglade. La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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« Sur l’Europe, comment ne pas décevoir ? »

Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
13.02.2018 à 15h15
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Il comptait tant sur elle, Angela Merkel, pour changer l’Europe de concert. Mais la chancelière allemande n’est plus que l’ombre d’elle-même et Emmanuel Macron en est réduit à cette interrogation. Comment ne pas décevoir ? Comment ne pas prendre en boomerang l’espoir suscité par le discours de la Sorbonne qui donne aujourd’hui tant d’aura à la France mais qui risque de retomber comme un soufflé ?
Pour Macron l’Européen, l’enjeu des élections de 2019 est d’abord pratique : le président français doit délivrer, d’ici un an, des signaux tangibles aux électeurs prouvant que l’Union européenne est bel et bien en train de changer. Faute de quoi les eurosceptiques redresseront la tête. Or, tout reste extraordinairement compliqué sur la scène européenne, minée par la montée des populismes et l’affaiblissement politique de l’Allemagne.
Méprise historique
Depuis qu’il est élu, le président français peut se targuer d’avoir fait bouger le curseur sur les travailleurs détachés et d’avoir un peu limité les dégâts sur le dossier du glyphosate. Des avancées ont été obtenues en matière de défense, sujet majeur, mais pour le reste… Le moteur franco-allemand, décrit par tous les présidents français, comme la clé de voûte des avancées européennes, est au point mort. Non par mauvaise entente avec la chancelière, bien au contraire, mais par spectaculaire affaiblissement de cette dernière, contestée jusque dans son propre camp.

Une sorte de méprise historique car, pour faire bouger l’Europe, Emmanuel Macron a tout misé sur un rééquilibrage de la relation entre Paris et Berlin. Il s’est montré déterminé à réformer à et à tenir les déficits dans des limites acceptables – enfin ! – pour que l’Allemagne reprenne confiance en son partenaire et accepte l’idée d’un budget de la zone euro, première phase d’une intégration plus poussée.
Mais voila que Berlin reste sans voix à cause de cette crise politique qui mine le pays depuis plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.
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Ce que l’on sait du crash d’un avion près de Moscou

L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 19h49
   





                        



   


L’essentiel
Un Antonov de la compagnie Saratov Airlines s’est écrasé près de Moscou dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport moscovite de Domodedovo.Une enquête a été ouverte pour déterminer les origines de l’accident. Une boîte noire a été retrouvée.La liste des victimes publiée par les autorités comprend deux étrangers, un Suisse et un Azerbaïdjanais, et trois enfants, le plus jeune ayant 5 ans.
Le chiffre
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C’est le nombre de personnes – 65 passagers et 6 membres d’équipage – qui se trouvaient à bord lors du crash dimanche. L’état des restes des corps est tel qu’il « faudra une expertise génétique » pour procéder à l’identification des victimes, a expliqué le ministre des transports russe, Maxime Sokolov, précisant qu’une telle procédure pourboîte rait « prendre deux à trois mois ».
Les recherches, qui mobilisent plus de 1 000 personnes et 200 véhicules, vont se prolonger « environ une semaine », a déclaré le ministre des transports, Maxime Sokolov, selon des propos retransmis par la télévision.
Les conditions de l’accident
L’appareil devait relier Moscou à Orsk, une ville de l’Oural proche de la frontière avec le Kazakhstan. Il a disparu des écrans radar à 14 h 28, heure locale (12 h 28, heure française) quatre minutes après son décollage de l’aéroport de Moscou-Domodedovo. Tout lien avec l’équipage a également été perdu.
Il s’est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de la capitale russe, près du village de Stepanovskoïe. La majorité des passagers de l’avion étaient originaires de la région d’Orenbourg, dont Orsk est la deuxième ville la plus importante.
Le point sur l’enquête
Une enquête a été formellement ouverte pour identifier d’éventuelles violations des règles de sécurité, a annoncé le comité d’enquête russe. Cet organisme a prévenu pendant la nuit que les constatations sur le site ne se limiteraient pas à une seule journée, « étant donné l’étendue du territoire à examiner ». La boîte noire contenant les données du vol a été retrouvée lundi, a fait savoir le Comité intergouvernemental de l’aviation (MAK), ajoutant que « des spécialistes ont commencé à l’ouvrir et à analyser les informations ». « Plus de 400 débris de l’avion ont été retrouvés » sur 27 hectares, a, par ailleurs, précisé le MAK.
Les agents du comité d’enquête ont interrogé dès dimanche des employés de la compagnie Saratov Airlines, les employés de l’aéroport ayant préparé l’appareil au décollage et des contrôleurs aériens. Aucun problème technique n’avait été identifié avant le départ, selon le comité d’enquête, qui assure :
« Toutes les versions possibles de la catastrophe sont étudiées, notamment les conditions climatiques, le facteur humain ou l’état technique de l’avion. »
« Il a été démontré que l’appareil était entier au moment de sa chute, sans incendie, et l’explosion n’a eu lieu qu’après la chute de l’avion », a indiqué le comité d’enquête. L’Antonov-148 avait été mis en service en 2010, a précisé Saratov Airlines dans un communiqué. Sise à Saratov (Volga), la compagnie n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’URSS, en 1991. Elle dessert surtout des villes de province en Russie ainsi que les capitales du Caucase.
La photo

   


Sur le site du crash, les opérations de recherches ont mobilisé toute la nuit plusieurs centaines de personnes. Elles sont rendues difficiles par une importante couche de neige, qui contraint les secours à utiliser motoneiges et déneigeuses.



                            


                        

                        

