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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Cinquante ans après le premier pas de l’homme sur la Lune, notre satellite, longtemps boudé, fait de nouveau rêver certaines agences spatiales. Donald Trump veut y envoyer des Américains, et deux missions robotisées sont prévues cette année par l’Inde et la Chine. Pour quoi faire ?
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Pourquoi retourner sur la Lune ?

Cinquante ans après le premier pas de l’homme sur la Lune, notre satellite, longtemps boudé, fait de nouveau rêver certaines agences spatiales. Donald Trump veut y envoyer des Américains, et deux missions robotisées sont prévues cette année par l’Inde et la Chine. Pour quoi faire ?



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h45
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
On va remarcher sur la Lune. Du moins si l’on en croit un certain Donald Trump. En effet, dans un décret signé le 11 décembre 2017, le président américain a, en seulement quelques mots, remis notre satellite au cœur de la politique spatiale de son pays : « Les Etats-Unis vont mener le retour des humains sur la Lune pour de l’exploration et de l’exploitation à long terme, suivi par des missions humaines vers Mars et d’autres destinations. » Un choix inattendu. Pour le spécialiste du secteur qu’est Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Centre ­national d’études spatiales (CNES), « Donald Trump a pris tout le monde à contre-pied, y compris la NASA. Qui est en train de phosphorer… »
Ce n’est pas la première fois que l’agence spatiale américaine subit un changement de cap majeur. En 2004, George W. Bush avait donné le coup d’envoi du programme Constellation, qui visait à renvoyer des humains sur la Lune. Six ans plus tard, son successeur, Barack Obama, annulait ce projet qui avait pris du retard et ne tenait pas ses budgets. Il lui substituait notamment l’idée d’envoyer un équipage vers un astéroïde, avec un voyage vers Mars en toile de fond très lointaine. Et aujourd’hui, Donald Trump, peut-être en raison de son obsession de détricoter ce que son prédécesseur a fait, redonne un coup de barre vers la Lune en revenant au plan de George W. Bush… Un autre connaisseur du monde spatial se montre grinçant : « Tout le monde se moque de 90 % des décisions de Trump. Pourquoi, sous prétexte qu’il s’agit de la Lune, faudrait-il prendre celle-ci au sérieux ? »
Quoi qu’il en soit, presque un demi-siècle après les premiers pas de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin sur notre satellite, en juillet 1969, cette directive du président américain a le ­ mérite de remettre la Lune un peu plus sous le feu de l’actualité. Un peu plus car 2018 avait déjà une belle coloration lunaire. Chacune de son côté, l’Inde et...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ L’Organisation de ­recherche spatiale indienne se prépare à faire ses premiers tours de roue sur la Lune avec sa mission baptisée « Chandrayaan-2 ».
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L’Inde veut alunir pour la première fois

L’Organisation de ­recherche spatiale indienne se prépare à faire ses premiers tours de roue sur la Lune avec sa mission baptisée « Chandrayaan-2 ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h44
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, interim)








                        



                                


                            
Soucieuse de trouver une place digne de son poids démographique et de son potentiel de croissance dans le concert des ­nations, l’Inde, qui se démène sur la terre ferme pour obtenir un jour un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, s’apprête à vivre une ­expérience historique dans l’espace. Quatre ans et demi après avoir réussi la prouesse de placer un engin en orbite autour de Mars, l’Organisation de ­recherche spatiale indienne (Indian Space Research Organisation ; ISRO) se prépare à faire ses premiers tours de roue sur la Lune avec sa mission baptisée « Chandrayaan-2 », mot qui signifie « véhicule lunaire » en sanskrit.
Les préparatifs vont bon train au centre spatial Satish-Dhawan de l’île de Sriharikota, le pas de tir des rives du golfe du Bengale. Pour transporter le matériel « 100 % made in India » destiné à se poser sur la Lune, l’ISRO va utiliser la plus puissante de ses fusées, le GSLV Mk II qui, d’ordinaire, place des satellites en orbite géostationnaire.
« C’est une mission difficile car, pour la première fois, nous allons envoyer sur la Lune un orbiteur, un atterrisseur et un rover. La date du lancement est prévue courant avril et il faudra un à deux mois à la fusée pour se mettre en orbite autour de la Lune », a précisé, lundi 5 février, le nouveau président de l’agence spatiale indienne, Kailasavadivoo Sivan, dans le Times of India. Auparavant, l’atterrisseur avait été éprouvé sur une maquette reproduisant les cratères du sol lunaire.

A la différence de la mission Chandrayaan-1 qui avait consisté, en 2008, à tourner autour de la Lune, Chandrayaan-2 – imaginée à son commencement, en 2007, dans le cadre d’un partenariat avec l’agence spatiale russe, qui a fait long feu – vise cette fois à alunir. « Après avoir atteint l’orbite lunaire à une altitude de 100 kilomètres, le lanceur larguera l’atterrisseur qui entamera alors une descente contrôlée pour se poser en douceur près du pôle Sud de la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Cette mission, qui serait une première mondiale, représente un défi scientifique et technologique qui confirme les ambitions spatiales de la Chine.
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La Chine à la conquête de la face cachée de la Lune

Cette mission, qui serait une première mondiale, représente un défi scientifique et technologique qui confirme les ambitions spatiales de la Chine.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h44
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            
Des puissances spatiales, la Chine est de loin la plus ambitieuse. ­Encore considérée comme une « petite nouvelle » il y a dix ans, la Chine ­s’affirme. Et 2018 devrait voir la confirmation de ces ambitions, avec une mission vers la face cachée de la Lune. Une première mondiale ainsi qu’un défi scientifique et technologique en deux phases : lancement d’un satellite en juin et lancement d’un ­robot roulant sur la Lune en fin d’année.
Jusqu’ici, la Chine se contentait d’égaler les missions pionnières des Etats-Unis et de l’URSS. En 2013, son « Lapin de jade » avait été le premier robot à atteindre la Lune ­depuis 1976. Mais un alunissage sur la face cachée de la Lune serait une première. Un futur exploit que ne manque pas de célébrer la presse d’Etat : « La Chine a obtenu de nombreuses “médailles de bronze”, devenant le troisième pays à réussir un certain nombre de missions (…), mais la mission Chang’e 4 sera une vraie première, si c’est une réussite », écrivait ainsi le quotidien nationaliste Global Times en octobre 2017.

La Lune faisant un tour sur elle-même au même rythme qu’elle tourne autour de la Terre (environ vingt-huit jours), c’est toujours la même face qu’elle nous montre. De quoi compliquer une expédition lunaire sur la face cachée car les communications avec la Terre seront bloquées par la Lune. Pour rendre possible une telle mission, la Chine doit donc d’abord envoyer un satellite de 425 kg à proximité de la Lune afin de transmettre les données. Il aura aussi pour tâche de guider la seconde mission, contenant un atterrisseur et un véhicule automatisé similaire au « Lapin de jade ».
A l’abri des signaux radio terrestres
La face cachée de la Lune constitue un point d’observation privilégié de l’Univers, à l’abri des signaux radio terrestres. De quoi faire rêver les spécialistes qui observent les ­signaux de l’Univers naissant. C’est le cas de Heino Falcke, astronome de l’université de Nimègue (Pays-Bas) :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Le cliché, réalisé par la sonde de la NASA, montre un objet de la ceinture de Kuiper. Aucune image n’avait, jusqu’alors, été prise aussi loin de la Terre.
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La sonde New Horizons publie une « photo » de son voyage à 6,12 milliards de km de la Terre

Le cliché, réalisé par la sonde de la NASA, montre un objet de la ceinture de Kuiper. Aucune image n’avait, jusqu’alors, été prise aussi loin de la Terre.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h19
   





                        



   


Point vert sur fond bleuté. Ce n’est pas une œuvre d’art d’avant-garde, mais une image prise par la sonde américaine New Horizons, lancée en 2006. Sa particularité ? Aucune image n’avait, jusqu’alors, été prise aussi loin de la Terre.
Le cliché a été réalisé par la sonde en décembre 2017, alors qu’elle se trouvait à 6,12 milliards de kilomètres de la Terre, soit plus de 20 000 fois la distance séparant la Terre de la Lune. L’image montre un objet de la ceinture de Kuiper, nommé 2012 HZ84. Une autre image, similaire, montre l’objet 2012 HE85.

   


La sonde New Horizons, en hibernation depuis quelques semaines, s’était rendue célèbre en envoyant les images les plus précises jamais prises de la planète naine Pluton, qu’elle avait survolée en juillet 2015.
Le prochain objectif de la sonde américaine est un objet de la ceinture de Kuiper, nommé 2014 MU69 : il s’agit d’un corps dont les dimensions ne dépassent pas 50 kilomètres, et que la sonde frôlera à une distance de 3 500 kilomètres en janvier 2019. Elle parcourt actuellement près de 1,1 million de kilomètres chaque jour.
La précédente image, qui détenait le record de distance, avait été prise à une distance de 3,75 milliards de kilomètres de la Terre par la sonde Voyager 1, en 1990. Surnommée « Pale Blue Dot » (« point bleu pâle »), elle montrait la planète Bleue, un simple pixel perdu au milieu de l’espace.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une équipe de l’Université d’Etat de Géorgie a fait passer le « test  du marshmallow » à des singes et trouvé les mêmes résultats que chez les enfants.
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Chez le chimpanzé comme chez l’homme, le self control prédit l’intelligence

Une équipe de l’Université d’Etat de Géorgie a fait passer le « test  du marshmallow » à des singes et trouvé les mêmes résultats que chez les enfants.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h00
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Ce n’est pas un test, c’est une légende. Une de ces buttes-témoins qui ont marqué l’étude du développement de l’intelligence humaine. En 1972, le psychologue américain Walter Mischel organise à Stanford, en Californie, une série d’expériences sur des enfants. Le dispositif apparaît on ne peut plus simple. L’enfant est installé devant une table. Face à lui, un marshmallow, cette molle friandise que tous adorent. Les scientifiques l’avertissent : s’il parvient à attendre le retour de l’adulte qui conduit le jeu, avant de la manger, il en aura deux. Dans le cas contraire, il lui suffit de sonner la cloche.
Un tiers des enfants réussissent à contrôler leur pulsion. Surtout, Mischel parvient à montrer que ces mêmes gamins sont ceux qui présentent les meilleures performances cognitives. Dans les années, les décennies qui suivent, le psychologue et ses disciples découvrent que devenus adolescents puis adultes, ils décrochent de meilleurs diplômes, de meilleures rémunérations, échappent davantage à l’obésité, à la drogue.
Pour un avenir meilleur
Professeur associé à l’université d’Etat de Géorgie, au Etats-Unis, Michael Beran a découvert le « fameux test » dès ses premières années d’études. « C’est un instrument très puissant : il permet d’observer si un individu choisit ou non d’attendre pour un avenir meilleur, mais aussi pendant combien de temps il résiste, ses stratégies pour y parvenir. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux primates non humains, j’ai décidé de m’en emparer. »
Avec d’autres collègues, il a ainsi montré, dans les années 2000, que les chimpanzés et les orangs-outans − ou plutôt certains d’entre eux − présentaient les mêmes capacités de self control. « Les singes rhésus et capucins réussissent spontanément moins bien mais certains apprennent à attendre assez longtemps », précise-t-il. Restait toutefois une inconnue, qui obsédait Michael Beran : « Les chimpanzés les plus patients étaient-ils aussi les plus intelligents ? »
Dans...




                        

                        


<article-nb="2018/02/12/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le « scarabée bombardier » oblige son prédateur à le vomir, au bout d’un temps allant de 12 à 107 minutes, grâce à un jet chimique brûlant.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Il ressort vivant de l’estomac du crapaud

Le « scarabée bombardier » oblige son prédateur à le vomir, au bout d’un temps allant de 12 à 107 minutes, grâce à un jet chimique brûlant.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 06h11
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. D’abord, Shinji Sugiura a entendu une petite explosion, un « bu » ou « vu » en provenance des entrailles du crapaud. Le biologiste de l’université de Kobe, spécialiste des insectes, a attendu quelques dizaines de minutes, à observer l’amphibien, manifestement indisposé. Jusqu’à ce que ce dernier vomisse. Sans surprise, il a vu sortir de l’estomac de l’animal un coléoptère entouré de mucus. « Ce qui m’a beaucoup plus étonné, c’est qu’il bougeait, il était vivant », raconte le scientifique.
Avec son collègue Takuya Sato, il a alors reproduit l’expérience, à de nombreuses reprises, et observé la même séquence. Le crapaud gobe l’insecte, une sourde explosion retentit. Enfin, au bout d’un temps allant de 12 à 107 minutes, le prédateur régurgite sa proie, intacte. Cette étonnante observation est relatée dans la revue britannique Biology Letters.
L’insecte n’est pas n’importe qui, il est vrai. Le héros de cette version moderne et purement animale de Jonas et la baleine se nomme « bombardier ». Souvent improprement appelé « scarabée bombardier », alors qu’il s’agit d’un carabe, une autre famille de coléoptères, il présente la particularité de disposer d’une arme défensive éminemment destructive : un jet chimique et chaud (100 degrés) que son postérieur projette à 10 m/s (la vitesse d’un sprinteur). Les Japonais l’ont donc baptisé du doux nom d’« insecte péteur ». Il y a deux ans, une équipe du Massachusetts Institute of Technology était parvenue à en décrire le fonctionnement : une mécanique de précision mettant en contact dans une chambre de réaction de l’eau oxygénée et de l’hydroquinone. Ce cocktail explosif, qu’il transforme en jet pulsé et dirigé, le bombardier le manie à merveille.

La preuve par le crapaud. L’amphibien est, en effet, réputé pouvoir tout avaler. Personne ou presque ne résiste à ses sucs gastriques. Mais devant le canon du bombardier, il rend sinon l’âme,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire est autorisé en France depuis 2011. Dans une tribune au « Monde », deux chercheurs en sociologie s’en inquiètent, alors que se tiennent les Etats généraux de la bioéthique.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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Le neurodroit, oublié du débat sur la bioéthique

Le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire est autorisé en France depuis 2011. Dans une tribune au « Monde », deux chercheurs en sociologie s’en inquiètent, alors que se tiennent les Etats généraux de la bioéthique.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h24
   





                        



                                


                            
Par Julien Larregue et William Wannyn
Tribune. La loi bioéthique de 2011 a fait de la France le premier pays du monde à autoriser dans un texte législatif le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire. Depuis cette date, l’article 16-14 du code civil autorise un magistrat à mandater un expert en neurosciences afin qu’il évalue les risques de récidive, la véracité d’un témoignage ou le degré de responsabilité pénale d’un prévenu. Cette expertise peut prendre la forme d’une analyse de l’activité électrique et/ou hémodynamique de certaines zones cérébrales pendant que l’individu répond, par exemple, à un interrogatoire de police.
« Alors que les Etats généraux de la loi bioéthique ont débuté le 18 janvier, il est primordial d’ouvrir le débat public sur l’utilisation des neurosciences dans le domaine judiciaire »
Malgré ses répercussions potentielles, l’adoption de cet amendement proposé et défendu par Jean Leonetti est passée relativement inaperçue. Plus grave encore, elle s’est faite contre l’avis des chercheurs présents lors des auditions préparatoires qui s’y étaient unanimement opposés, craignant que cette législation ouvre la porte à des dérives sécuritaires. Alors que les Etats généraux de la loi bioéthique ont débuté le 18 janvier, il est primordial d’ouvrir le débat public sur l’utilisation des neurosciences dans le domaine judiciaire si l’on ne veut pas reconduire le rendez-vous manqué de 2011.

Comme la nomination récente du neuroscientifique Stanislas Dehaene à la tête du Conseil scientifique de l’éducation nationale, l’autorisation de l’expertise neuroscientifique dans le cadre judiciaire illustre bien les attentes sociales et politiques croissantes qui sont placées dans la recherche sur le cerveau. L’utilisation des neurosciences pour orienter les politiques publiques en France remonte à 2009, lorsque le Centre d’analyse stratégique, organe qui assiste le premier ministre dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Le blog de Guillaume Cannat s’intéresse aux deux étoiles  HR 5999 et HR 6000 de la nébuleuse Lupus 3.
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<filnamedate="20180212"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180212"><AAMMJJHH="2018021219">
<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Le désarroi des parents face à la consommation excessive de cannabis

Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h12
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Que faire lorsqu’un adolescent se met à avoir une consommation excessive de cannabis ? Cette question, des milliers de parents se la posent chaque année en France, avec souvent le sentiment d’être bien démunis et bien seuls pour y répondre.
Aucune famille ne semble a priori immunisée contre une telle situation. Médecin à Bordeaux (Gironde), Stéphanie, qui préfère garder l’anonymat, et son mari, dentiste, n’avaient par exemple jamais pensé que l’un de leurs enfants puisse un jour être concerné par une telle addiction. Lorsqu’un soir celui-ci, alors en classe de troisième, rentre en stop parce qu’il s’est endormi dans le bus de retour du collège, « défoncé » après avoir fumé du cannabis, ils tombent des nues. A cette époque pourtant, avec une consommation quasi-quotidienne, ses résultats scolaires plongent.
Phénomène loin d’être marginal
Fin de l’argent de poche, interdiction de sortie… Stéphanie et son mari multiplient les sanctions mais rien n’y fait. Au domicile familial, les positions se figent, « c’était la guerre », dit la mère de famille. C’est finalement le recours à CAAN’abus, une consultation jeune consommateur (CJC) conseillée par la ligne d’appel gratuite et anonyme Drogue info service, qui permet de faire retomber la tension. « La psychologue nous a aidés à lâcher prise, raconte Stéphanie. On le flique moins. On est moins sur lui, ça ne se termine plus en pugilat, à le plaquer au sol… »
Le phénomène est loin d’être marginal. Selon les chiffres publiés mardi 6 février par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 7,4 % des jeunes de 17 ans, soit environ 60 000 adolescents d’uniquement cet âge, seraient susceptibles de présenter en 2017 un « risque élevé d’usage problématique » de cannabis. Une population qui représentait un quart (24,9 %) des jeunes ayant fumé au moins une fois dans l’année écoulée, en hausse de 3 points par rapport à 2014 (21,9 %).
Ces...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Au menu : les fourmis sources de futurs antibiotiques ; prévoir les éruptions solaires ; une androïde va présenter un journal télévisé au Japon, etc.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Deux chercheurs de l’université de San Diego l’ont montré : on a tendance à mieux apprécier une histoire lorsqu’on en connaît la fin.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
<article-nb="2018/02/12/19-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ En prélevant de l’ADN sur un squelette d’un homme vieux de dix millénaires, des chercheurs ont pu reconstituer son visage.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/02/12/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le bombardier utilise un jet chimique brûlant pour être recraché par son prédateur.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
<article-nb="2018/02/12/19-14">
<filnamedate="20180212"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180212"><AAMMJJHH="2018021219">
<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Chef du service radiologie et imagerie médicale à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, le professeur Alain Rahmouni est mort dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 janvier, à l’âge de 60 ans.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Le professeur Alain Rahmouni, spécialiste de l’imagerie médicale, est mort

Chef du service radiologie et imagerie médicale à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, le professeur Alain Rahmouni est mort dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 janvier, à l’âge de 60 ans.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h04
    |

            Paul Benkimoun








                        


                                                        
L’émotion qu’a suscitée la disparition brutale du professeur Alain Rahmouni, dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 janvier, à l’âge de 60 ans, a été unanime parmi ses collègues et amis. Que ce soit à l’hôpital Henri-Mondor, où il dirigeait le service d’imagerie médicale, ou à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dont il relevait, ainsi que dans toute la communauté des radiologues.
« C’est une grande perte, cruelle et inattendue. Il était un frère pour moi, confie Elias Zerhouni, cousin d’Alain Rahmouni. Je l’avais accueilli pour deux années (1988-1989) dans mon service d’imagerie médicale au Johns Hopkins Hospital de Baltimore [Maryland]. Après cela, il a développé sa vision personnelle. Son idée était que le radiologue est capable de voir la biologie sans détruire le corps humain. Son truc, c’était d’être un intégrateur, éliminant les barrières entre les disciplines pour travailler ensemble au service du malade. Tout le monde l’aimait parce qu’il aimait tout le monde, au sens large personnel et universel. »
Alain Rahmouni avait eu l’idée de recourir à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) dans les lymphomes afin de distinguer ceux qui répondent bien à la chimiothérapie, comme il avait développé l’IRM cardiaque à l’hôpital Henri-Mondor, où il avait succédé à celui qui fut son maître, le professeur Norbert Vasile. Toujours le souci de mettre l’innovation au service de meilleurs soins pour les malades.
Très ouvert aux nouvelles technologies
« Nos priorités ont toujours été nos malades, nos étudiants, nos élèves, la recherche et la diffusion la plus rapide des innovations en imagerie dans tous les territoires français pour permettre l’égalité des soins, rappelle le professeur Jean-Pierre Pruvo, chef du pôle imagerie, médecine nucléaire et explorations fonctionnelles au centre hospitalier régional universitaire de Lille (CHRU) de Lille. Il était mon meilleur ami. Nous...




                        

                        


<article-nb="2018/02/12/19-15">
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ KDOG est un projet de recherche qui s’appuie sur la finesse de l’odorat canin pour réaliser des dépistages précoces du cancer du sein.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤ 
<article-nb="2018/02/12/19-16">
<filnamedate="20180212"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180212"><AAMMJJHH="2018021219">
<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Après avoir enquêté sur l’entrée dans la vie amoureuse et la sexualité, la sociologue Isabelle Clair a décortiqué le rôle des insultes – y compris sexistes – qui peuvent fuser entre filles à cet âge.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                   
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L’art de l’insulte chez les jeunes filles

Après avoir enquêté sur l’entrée dans la vie amoureuse et la sexualité, la sociologue Isabelle Clair a décortiqué le rôle des insultes – y compris sexistes – qui peuvent fuser entre filles à cet âge.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 12h09
    |

                            Baptiste Coulmont (Sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII et contributeur "Sciences")








                        



                                


                            
Carte blanche. Les sociologues s’intéressent parfois à des pratiques habituelles apparemment sans grandes conséquences, à des conversations qu’on oublierait si elles n’étaient pas minutieusement prises en ­notes. C’est pourquoi il leur faut tenir un « journal de terrain », recueil analytique des observations quotidiennes. En mettant en série ses observations, il est possible d’arriver à comprendre la signification que revêtent ces comportements. Car l’anodin est ­rarement univoque.
Isabelle Clair (CNRS) le montre bien dans « S’insulter entre filles », un article paru il y a quelques semaines dans la revue Terrains & travaux (ENS Paris-Saclay, 2017). Entre 2008 et 2011, dans des villages du centre de la France, elle enquête sur l’entrée dans la vie amoureuse auprès d’adolescents et adolescentes de classes populaires qui ont autour de 17 ans. En ethnographe, elle passe du temps dans les lieux publics où se réunissent des petits groupes de filles. Et elle y ­entend des insultes sexistes : une telle est une « pute », telle autre une « pétasse ».
Il serait si simple de juger ces filles, ou d’écrire que ces adolescentes sont les victimes passives du sexisme ambiant, qu’elles réutilisent les insultes qu’elles ont pu entendre ici où là. Ce serait passer à côté des significations diverses de l’insulte sexiste.
Isabelle Clair montre ainsi qu’une part des insultes se comprend comme un discours de résistance. Parler salement, et parler salement de soi, c’est « dévaluer ce qui est hautement valorisé », par le lycée, par les professeurs, par les adultes, c’est « bousculer les ­ordres hiérarchiques ». Utiliser le langage obscène, c’est se faire grande. C’est aussi choquer la bourgeoise, et chercher à choquer la sociologue qui traîne avec elles, dans une forme de jubilation, car les éclats de rire ­accompagnent les invectives.
Le stigmate de la « pute »
L’insulte a d’autres usages : elle permet de parler, parfois...




                        

                        


<article-nb="2018/02/12/19-17">
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Les médecins généralistes sont souvent accusés d’être incapables de porter des diagnostiques.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤ 
<article-nb="2018/02/12/19-18">
<filnamedate="20180212"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180212"><AAMMJJHH="2018021219">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ L’entreprise californienne s’est bâtie en quelques années une solide position sur le marché des lancements de satellites commerciaux.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/02/2018
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Comment SpaceX s’est fait une place dans l’aérospatiale

L’entreprise californienne s’est bâtie en quelques années une solide position sur le marché des lancements de satellites commerciaux.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 18h59
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 10h55
    |

            Gary Dagorn et 
                                Margot Desmas








                        



   


Le décollage réussi de son premier lanceur lourd, la Falcon Heavy, mardi 6 février, est une étape importante pour SpaceX, puisque cette puissante fusée, capable de transporter jusqu’à 54 tonnes en orbite basse, est le premier lanceur lourd à décoller depuis que Saturn V, la puissante et inégalée fusée des missions Apollo, prit sa retraite en 1973.
Si le cœur des ambitions de l’entreprise fondée par Elon Musk réside dans la présence humaine dans l’espace (le milliardaire américain parlant même de coloniser la planète rouge), l’entreprise s’est jusqu’ici positionnée principalement sur le lancement de satellites commerciaux. Avec un certain succès, eu égard à la jeunesse de SpaceX, fondée en 2002.
Débutée en 2009 avec le premier lancement réussi d’un satellite, cette activité est devenue plus régulière à partir de 2013 avec la Falcon 9, que l’entreprise a fait évoluer vers plus de puissance et de capacité d’emport pour répondre aux besoins du marché. L’activité a ensuite régulièrement crû, atteignant 110 tonnes envoyées en orbite en 2017. Soit près de deux fois plus qu’Arianespace (59 tonnes envoyées en 2017), leader depuis des années.


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L'ascension de SpaceX depuis 2010
Masse envoyée annuellement en orbite, par société de lancement.

Note : le tonnage envoyé chaque année par l'agence spatiale chinoise est sous-estimé en raison de la confidentialité de la masse de certains satellites gouvernementaux mis en orbite.
Source : Space Launch Report



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L’ascension de SpaceX et des lancements « low cost »
En matière de coûts, l’entreprise figure parmi les acteurs les plus compétitifs. Alors que le prix d’un lancement est en moyenne de 92 millions de dollars chez ses concurrents, la facture s’élève à 61,2 millions de dollars chez SpaceX pour sa fusée Falcon 9, selon un rapport de la FAA, l’agence fédérale américaine de l’aviation.
Si l’on regarde le coût d’un lancement par kilogramme envoyé dans l’espace, la société américaine est là aussi moins chère que ses concurrentes. Avec des tarifs allant de 4 700 à 12 600 dollars par kilogramme, ses tarifs restent moins élevés que ceux de son principal concurrent, Arianespace, dont la facture oscillerait entre 8 300 et 18 700 dollars par kilogramme en utilisant son lanceur Ariane 5.
L’entreprise européenne, qui tente elle aussi de baisser des coûts pour contrer la concurrence importante de SpaceX, devrait pouvoir réduire la facture jusqu’à une fourchette comprise entre 5 600 et 10 600 dollars par kilogramme, grâce à son futur lanceur Ariane 6. Celle-ci, dont le premier lancement est prévu en 2020, devrait conserver la même capacité d’emport (de 10 à 21 tonnes, selon l’orbite), mais coûter moins cher à produire et à lancer (de 94 à 117 millions de dollars, contre environ 178 millions pour Ariane 5).


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Space X, l'un des moins chers du marché
Prix de lancement au kilogramme, déduit d'après le rapport entre la capacité d'emport des lanceurs et le coût des lancements de ceux-ci.

Note : ces chiffres ne sont que des estimations et peuvent différer du montant réel facturé par les sociétés de lancement.
Source : Federal Aviation Administration



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SpaceX, qui a déjà réduit significativement les prix de lancement depuis quelques années, prévoit de baisser ses prix jusqu’à 2 500 dollars par kilogramme, en pariant sur la réutilisation de ses fusées. Un défi technologique qu’elle est en train de relever. L’entreprise reste sur dix-neuf atterrissages réussis de suite pour sa Falcon 9, et est parvenue mardi à faire atterrir deux des trois lanceurs de sa Falcon Heavy, huit minutes après son décollage (le troisième, l’élément central du lanceur, a manqué la barge d’atterrissage). Un argument économique important qui a permis à l’entreprise de se placer sur des lancements « low cost », sept ans après la mise en service du lanceur Falcon 9.
Pour utiliser la Falcon Heavy, l’addition s’annonce, par contre, plus salée. Si la fusée dispose d’une capacité d’emport deux fois supérieure aux lanceurs actuels, ses prix ont été multipliés par quatre, avec un coût de lancement estimé à 270 millions de dollars (les 90 millions de dollars affichés par SpaceX sont valables pour une charge utile d’environ 8 tonnes, sur les 22 tonnes que le lanceur est capable d’envoyer en orbite géostationnaire).
Comme toutes les offres à moindre coût, SpaceX a une ombre à son tableau : la fiabilité. La société d’Elon Musk compte 46 lancements réussis sur 48, alors qu’Arianespace en est à son 83e succès d’affilée pour son lanceur Ariane 5 (bien que le dernier en date ait provoqué quelques frayeurs). L’écart n’est pas insurmontable pour l’entreprise américaine, mais sa réputation reste entachée par quelques échecs retentissants. Une Falcon 9 avait notamment explosé en 2016 lors d’un test moteur deux jours avant le lancement, détruisant son pas de tir et un satellite à 200 millions de dollars.
Un incident qui n’a pas empêché SpaceX de devancer le géant européen — qui a lui-même connu en janvier des difficultés pour mettre en orbite deux satellites — en nombre de lancements. En sept ans, la société d’Elon Musk a multiplié son activité par vingt.
La « Falcon 9 » devient le lanceur le plus utilisé en 2017
L’autre atout concurrentiel de SpaceX réside dans la fréquence de lancement de ses Falcon 9. En 2017, SpaceX a procédé à dix-huit tirs, dépassant Arianespace et ses onze lancements (six Ariane 5, trois fusées Vega et deux Soyouz). Dans un marché en pleine expansion, où le nombre de pays clients croît chaque année, la capacité de répondre à la demande apparaît comme un élément clé de la stratégie de l’entreprise californienne.


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La Falcon 9 devient le lanceur le plus utilisé en 2017
Nombre de lancements annuels par fusée.

Source : Space Launch Report



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Dans cette optique, la société d’Elon Musk a annoncé en novembre 2017 vouloir augmenter la cadence de lancement de 50 % en 2018, fixant un objectif de 30 à 40 lancements par an, soit le triple (voire le quadruple) de la fréquence de production actuelle d’Arianespace.
Le rôle de la Falcon Heavy reste à ce jour quelque peu incertain, tant ses capacités de lancement sont surdimensionnées par rapport au marché actuel. Elon Musk a finalement annoncé le 5 février, la veille du lancement, que la fusée ne tiendra aucun rôle dans le programme habité de la société, celle-ci préférant se concentrer sur le développement de son Big Falcon Rocket, un futur lanceur réutilisable dont la capacité sera de trois fois supérieure à celle de la Falcon Heavy. Le lanceur lourd pourrait toutefois trouver une utilité dans le déploiement d’une constellation de 4 000 satellites que SpaceX prévoit de lancer afin d’améliorer la couverture Internet dans les endroits les moins connectés du globe.
Mise à jour du 9 février 2018 à 9h28 : correction d’un passage relatif au programme habité de SpaceX, dans lequel la Falcon Heavy n’aura finalement aucun rôle, selon une annonce d’Elon Musk. Ajouts de précisions concernant le prix de cette dernière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ De nombreux végétaux maîtrisent les lois géométriques de la « divine proportion ». Mais quels sont les processus biologiques qui sous-tendent ce talent végétal ?
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Les plantes, des mathématiciennes qui s’ignorent

De nombreux végétaux maîtrisent les lois géométriques de la « divine proportion ». Mais quels sont les processus biologiques qui sous-tendent ce talent végétal ?



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 00h41
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            
Comment les plantes construisent-elles des organes sophistiqués comme les feuilles ou les fleurs ? Comment parviennent-elles, par exemple, à distribuer les feuilles autour d’une tige, en produisant des formes fractales quasi parfaites ? C’est simple : elles font des maths ! Vision anthropomorphique, certes. Mais les botanistes restent fascinés par ce talent végétal.
Depuis plus de vingt ans, le laboratoire Reproduction et développement des plantes (CNRS, ENS, INRA, Inria, université Lyon-I) traque ces secrets des plantes. En ­décembre 2017, il ouvrait ses portes à la presse. « Comment les plantes font des maths ? Je n’ai pas la réponse complète, reconnaît Teva Vernoux, son directeur. Mais nous disposons d’éléments précis, tirés de l’expérimentation et de la modélisation. »
Examinons une pomme de pin. Ses écailles forment des spirales centrifuges, dans le sens des aiguilles d’une montre et en sens inverse. Selon les espèces, ce nombre de spirales est de cinq dans un sens et huit dans l’autre, ou de huit et treize.
Autre exemple : dans les capitules de tournesol, on compte vingt-et-une spirales dans un sens et trente-quatre dans l’autre. Le botaniste allemand Alexander Braun découvrit, au XIXe siècle, que ces nombres sont toujours deux termes consécutifs de la « suite de Fibonacci » ; ses deux premiers sont 0 et 1 ; puis chaque terme successif est la somme des deux précédents. On obtient ainsi : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89…
Angle d’or
Cette suite recèle de nombreuses propriétés mathématiques. Ainsi, la spirale reliant les écailles de pomme de pin est logarithmique ; son esthétique évoque celle des ­galaxies ou de certains coquillages. Dans ces structures, l’angle qui sépare deux organes successifs est constant : il converge vers « l’angle d’or » – soit environ 1370 30’.
Or, cet angle correspond au ratio de deux termes successifs de la suite de Fibonacci, appliqué à un cercle. C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ « Cheddar Man », qui avait la peau noire, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus, faisait partie d’une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré du Moyen-Orient au nord de l’Europe après la dernière ère glaciaire.
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L’étonnant portrait de « Cheddar Man », l’un des ancêtres des Britanniques

« Cheddar Man », qui avait la peau noire, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus, faisait partie d’une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré du Moyen-Orient au nord de l’Europe après la dernière ère glaciaire.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h39
   





                        



Le premier homme britannique connu de notre ère, qui vécut il y a environ 10 000 ans, révèle des caractéristiques inattendues, selon son portrait dévoilé par une équipe de chercheurs du Muséum d’histoire naturelle de Londres (Natural History Museum).
Connu sous le nom de « Cheddar Man », du nom des gorges dans lesquelles son squelette a été retrouvé, dans le sud-ouest de l’Angleterre, cet homme avait la peau noire, les cheveux noirs bouclés et les yeux bleus.
« Une reconstitution du visage de “Cheddar Man”, réalisée il y a seulement quelques années, le montrait avec les cheveux noirs, mais avec la peau plus claire et les yeux marron », reconnaît Chris Stringer, directeur des recherches au Muséum d’histoire naturelle de Londres. « Il est très surprenant de voir qu’un Britannique, il y a 10 000 ans, pouvait avoir la peau très sombre et des yeux très bleus », explique-t-il.
Ces découvertes ont été rendues possibles par la combinaison de deux facteurs : la qualité de l’ADN prélevé, particulièrement bien conservé pour un squelette aussi ancien, et les nouvelles techniques de séquençage du génome mises au point ces dernières années.
« C’est très inhabituel d’obtenir un ADN d’aussi bonne qualité », a relevé la chercheuse Selina Brace, qui a percé un trou dans l’os temporal du squelette pour en tirer une poudre et en extraire le matériel génétique. « Le squelette a été découvert dans une grotte. Les conditions y sont constantes, l’air est frais et sec, ce qui a permis d’éviter que l’ADN ne se dégrade. »
Grâce aux informations obtenues, et à partir d’un scanner complet du crâne du squelette, deux modélistes néerlandais ont réalisé un portrait en trois dimensions, pour tenter de figurer à quoi ressemblait l’ancêtre des Britanniques.
« Cheddar Man » faisait partie d’une population de chasseurs-cueilleurs qui a migré du Moyen-Orient au nord de l’Europe après la fin de la dernière ère glaciaire. Aujourd’hui, environ 10 % de la population britannique blanche présente une ascendance liée à ces chasseurs-cueilleurs.
Son squelette est exposé au Muséum d’histoire naturelle de Londres. « Bien sûr, nous savons qu’il y a eu des habitants ici depuis au moins un million d’années, rappelle Chris Stringer. Mais depuis la dernière ère glaciaire, il est le premier homme connu de cette période d’occupation constante de la Grande-Bretagne. »
Pour expliquer l’évolution de la couleur de peau de la population vers des teintes plus claires, le chercheur associe deux éléments. « Nous savons que la couleur de peau plus claire est apparue au cours de ces 10 000 dernières années, avec l’invention de l’agriculture » et la modification des régimes alimentaires, plus pauvres en vitamine D, explique-t-il.
« Nous ne suggérons pas que “Cheddar Man” a évolué pour développer une peau plus claire, mais il y a eu des vagues de peuplement de personnes maîtrisant l’agriculture, et elles ont apporté avec elles le gêne d’une couleur de peau plus claire. »




                            


                        

                        

