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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doute de l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de la déclaration de fin de mandat établie fin 2016 de l’élu réunionnais.
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La justice saisie de la déclaration de patrimoine du député Thierry Robert

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doute de l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de la déclaration de fin de mandat établie fin 2016 de l’élu réunionnais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h16
   





                        



   


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat du député de la Réunion Thierry Robert (MoDem). Dans un communiqué publié sur son site, lundi 12 février, la HATVP déclare avoir « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ».
Cette autorité indépendante estime, « après instruction du dossier et recueil de ses observations », qu’il y a « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration » de fin de mandat établie fin 2016 « du fait de l’omission d’une partie substantielle du patrimoine » de l’élu réunionnais. Le parquet peut décider d’ouvrir une enquête judiciaire, comme il l’a fait pour d’autres cas, notamment de parlementaires signalés par la HATVP.
Le député réunionnais a été rappelé à l’ordre en novembre 2017 par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy (La République en marche) pour l’utilisation de son statut de député dans le cadre d’activités privées. Il s’était conformé aux recommandations de la déontologue, en retirant la publicité d’une de ses sociétés immobilières sur son compte Facebook où il s’affiche député.
Enquête en 2015
Thierry Robert, 40 ans, fait déjà l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Paris début juillet 2015, après un signalement de la HATVP sur une possible sous-évaluation de son patrimoine. L’élu, chef d’entreprise et industriel de profession, avait alors dénoncé des « erreurs d’appréciation » et « une dénonciation calomnieuse ».

        Lire aussi :
         

                La justice va se pencher sur les déclarations de patrimoine de deux députés



Lors de la précédente législature, la HATVP avait aussi alerté l’Assemblée nationale et la chancellerie sur la situation de M. Robert, dont les fonctions dans plusieurs sociétés immobilières auraient pu être incompatibles avec son mandat.
Le Conseil constitutionnel, saisi, avait décidé fin janvier 2016 que ce député pouvait continuer d’exercer en parallèle ses fonctions dans ces sociétés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Pour Patrice Roussel, professeur de gestion, généraliser la participation sans en changer les règles et la mise en œuvre serait inefficace, explique-t-il dans une tribune au « Monde ».
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« Développer la participation dans les PME implique de mieux prendre en compte leurs conditions de fonctionnement »

Pour Patrice Roussel, professeur de gestion, généraliser la participation sans en changer les règles et la mise en œuvre serait inefficace, explique-t-il dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h08
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12.02.2018 à 18h08
    |

Patrice Roussel (Professeur de gestion des ressources humaines et directeur de TSM Research, CNRS, université Toulouse Capitole)







                        



                                


                            

Tribune. Le développement de la participation financière est un des éléments majeurs du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte). L’enjeu principal est d’y donner accès aux millions de salariés qui travaillent dans des PME de moins de cinquante salariés. Mais certaines pistes évoquées nous semblent inappropriées, faisant fi des véritables blocages.
Née d’une utopie portée par le général de Gaulle au lendemain de la Libération, la participation a été introduite par des textes de loi entre 1959 et 1967. L’objectif était de rapprocher les intérêts du patronat et du salariat en introduisant dans les rémunérations une part variable liée aux résultats de l’entreprise.
7 millions de bénéficiaires
A partir de cette idée, la France s’est dotée d’une palette d’outils supplémentaires, massivement utilisés dans les grandes entreprises, mais difficiles à appréhender pour les non-spécialistes : intéressement, plan d’épargne d’entreprise (PEE), plan d’épargne retraite collectif (Perco), fond commun de placement d’entreprise (FCPE)… Environ un tiers des salariés du privé, soit 7 millions de personnes sur un total de 19 millions, bénéficient aujourd’hui d’un ou plusieurs de ces dispositifs.

Le projet de loi Pacte se concentre sur la participation financière, premier élément du Meccano. Déjà obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus, la participation le deviendrait dès onze salariés, avec une fiscalité favorable afin de susciter l’adhésion. Les prélèvements sociaux sur les sommes distribuées seraient ainsi fixés à hauteur de seulement 8 % dans ces PME contre 20 % actuellement dans les entreprises de plus de cinquante salariés, à l’exception des coopératives ouvrières qui, étrangement, bénéficient en la matière d’un rabais fiscal.
Mais proposer ainsi un forfait social à 8 % incitera-t-il vraiment les petites entreprises à se lancer ? Il s’agit, selon nous, d’une fausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le député Richard Ramos a montré sur France 5, dimanche, une prétendue liste de produits « toxiques », qui est en réalité un faux document démenti de longue date. Explications.
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Un député MoDem relaie un document falsifié sur « des produits dangereux » dans l’alimentation

Le député Richard Ramos a montré sur France 5, dimanche, une prétendue liste de produits « toxiques », qui est en réalité un faux document démenti de longue date. Explications.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h11
    |

                            Les Décodeurs








                        


« On marche sur la tête. » Le député MoDem de la sixième circonscription du Loiret, Richard Ramos, a dénoncé sur France 5, dimanche 11 février, la présence d’additifs « toxiques » dans de nombreux produits de grande distribution. Problème : la liste brandie en direct par l’élu de la majorité était en réalité un document mensonger qui circule depuis des dizaines d’années et qui a été démenti de longue date. Explications.
CE QU’IL A DIT
Le site BuzzFeed France a publié une vidéo de l’intervention de M. Ramos :

« Je vous ai sorti une liste qui a été publiée par l’hôpital de Villejuif […] sur les produits cancérigènes et dangereux, a déclaré le député. Le pire de tous, c’est le E330. […] Il est en rouge partout. » Critique culinaire sur France 3 Centre-Val de Loire avant de siéger à l’Assemblée nationale, M. Ramos a ensuite montré une salade vendue dans un supermarché :
« On met un petit logo français pour rassurer […] et derrière je regarde, il y a du E330. C’est légal, hein. Mais je me dis [qu’on] marche sur la tête, on devient fou […]. C’est toxique. »
POURQUOI C’EST FAUX
Cette démonstration du député est en réalité complètement erronée. Tout d’abord, la prétendue liste de produits « dangereux » sur laquelle il s’est appuyé n’émane pas de l’hôpital de Villejuif (ce dernier l’a démenti de longue date). Ce document anonyme circule depuis les années 1970 et a connu plusieurs vies depuis, notamment sur les réseaux sociaux, comme le notait le magazine 60 Millions de consommateurs en 2011. Différentes versions circulent, comme celle-ci :

   


En plus d’être attribué à tort aux autorités sanitaires, ce tract est mensonger. Il prétend recenser 187 additifs alimentaires qui seraient, selon les cas, « inoffensifs », « suspects (en cours d’étude) » et « toxiques-cancérigènes », mais ne livre aucun élément pour étayer ces allégations.
L’exemple de l’E330, présenté par le document comme étant le plus dangereux et cité par le député Richard Ramos, est emblématique : il s’agit simplement d’acide citrique, qui est présent naturellement dans de nombreux fruits et légumes, notamment le citron. L’E330 est largement utilisé dans les produits alimentaires comme acidifiant ou pour son goût et n’a en lui-même rien de dangereux.
Cet épisode montre une nouvelle fois à quel point les fausses informations peuvent polluer le débat public en accréditant, sur la durée, des affirmations mensongères.
Contacté, Richard Ramos n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans un rapport paru lundi, la Cour des comptes regrette le manque d’encadrement du recrutement et des rémunérations au sein des autorités indépendantes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Gestion salariale : le manque d’« autocontrôle exigeant » des autorités indépendantes

Dans un rapport paru lundi, la Cour des comptes regrette le manque d’encadrement du recrutement et des rémunérations au sein des autorités indépendantes.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h48
   





                        


Les autorités administratives et publiques indépendantes, telles que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) ou encore l’Autorité de la concurrence, devraient mieux maîtriser leurs effectifs et leurs politiques de rémunération, estime la Cour des comptes dans un rapport publié lundi 12 février.
Chargées de préserver certaines libertés (pour la CNIL, le Défenseur des droits ou la Commission d’accès aux documents administratifs,CADA) ou de réglementer certains secteurs économiques (pour l’Autorité de la concurrence), leurs statuts garantissent leur indépendance et elles disposent d’une large autonomie de gestion. « Le corollaire de cette liberté devrait être un autocontrôle exigeant ; celui-ci n’est pourtant pas toujours observé », écrit la Cour dans son rapport.
Recours à des contractuels
« Bénéficiant d’un cadre juridique dérogatoire du droit commun, les autorités administratives indépendantes tendent à recourir de façon prépondérante à des agents contractuels, y compris lorsqu’elles recrutent des fonctionnaires qui sont souvent détachés sur contrat », observe la haute juridiction financière.
Cet usage immodéré de contractuels est d’autant plus problématique qu’il permet à certaines autorités d’embaucher sous contrat des fonctionnaires détachés, « [ce qui permet aux autorités d’accorder à ces derniers] des gains de rémunération substantiels par rapport à leur situation antérieure », déplore la Cour.
Dans l’ensemble, le personnel de ces autorités bénéficie donc d’une « rémunération attractive, plus avantageuse, et donc plus onéreuse, que celle des autres services de l’Etat ».
Rémunérations importantes
Autre regret de la Cour, le manque de transparence de certaines rémunérations, qui rend d’autant plus difficile les contrôles : « Rares sont les autorités où les rémunérations des personnels font l’objet d’une présentation aux organes délibérants. »
D’autant que les « mécanismes de modulation liée à la performance individuelle » sont quasi absents, tout comme les mécanismes de contrôle du temps de travail. Et de citer en exemple la situation de la CNIL :
« La durée effective du travail y est en moyenne inférieure à la durée légale sur la base d’une décision juridiquement fragile. [...] La gestion des jours d’ARTT (aménagement et réduction du temps de travail) se confond avec celle des congés légaux. »
Augmentation du périmètre de certaines autorités
Au total, ces autorités employaient 3 096 personnes en 2016. Le projet de loi de finances pour 2018 a inscrit une prévision de 3 320 emplois, un chiffre en hausse de 7,2 % par rapport à 2016.
Si les situations sont diverses, l’évolution des effectifs de ces organismes tient à celle des missions qui leur sont dévolues, plusieurs d’entre eux ayant connu une extension de leur champ d’intervention, souligne l’institution de la rue Cambon, qui a passé en revue la période 2011-2016 :
Pendant cette période, la Commission nationale de l’informatique et des libertés s’est vu confier de nouvelles missions : le contrôle des dispositifs de vidéoprotection, les contrôles en ligne pour constater des manquements à la loi, l’application du règlement européen relatif à la protection des données, etc. ;

        Lire :
         

          Après quarante ans d’existence, la CNIL face à de nouveaux défis



Née en 2013 de l’affaire Cahuzac, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) s’occupe aujourd’hui, en sus de sa mission originelle de la vérification du patrimoine et des intérêts des élus, du contrôle du répertoire des représentants d’intérêts ;  De même pour l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et pour la Commission de régulation de l’énergie (CRE), deux autorités exerçant « dans des domaines de régulation aux enjeux financiers très importants » et dont les missions n’ont cessé de s’élargir du fait de la « réglementation communautaire et le droit européen », analyse la Cour des comptes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Analyse. Il y a fort à parier que les grands corps perpétueront l’entretien d’« une forme d’aristocratie de la fonction publique », selon l’expression du politologue Luc Rouban, explique la journaliste du « Monde », Soazig Le Nevé.
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La fin des « castes administratives » n’est pas pour demain

Analyse. Il y a fort à parier que les grands corps perpétueront l’entretien d’« une forme d’aristocratie de la fonction publique », selon l’expression du politologue Luc Rouban, explique la journaliste du « Monde », Soazig Le Nevé.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h45
    |

                            Soazig Le Nevé (Service Campus)








                        



                                


                            

Analyse. C’était au temps de la campagne présidentielle, au printemps 2017. Emmanuel Macron promettait de « mettre fin au système des grands corps en les rapprochant de corps existants et exerçant des fonctions similaires ». Cette réforme allait sonner le glas du classement de sortie de l’ENA qui donne à quinze élèves un accès direct à l’Inspection générale des finances, au Conseil d’Etat et à la Cour des comptes, précisait-il en avril 2017 dans un entretien à Acteurs publics. Un classement qui, depuis 1945, détermine la carrière des meilleurs d’une promotion, ceux qui forment « la botte », avant même qu’ils aient fait leurs preuves sur le terrain. L’ordre du jour du candidat était alors au décloisonnement, à la mobilité et à l’adaptation de l’administration aux besoins des Français.
Moins d’un an plus tard, la montagne a accouché d’une souris. Il n’est plus question de supprimer les « grands corps », l’expression n’a même jamais plus été prononcée depuis l’accession d’Emmanuel Macron à l’Elysée. Le classement de sortie est lui aussi indemne. Il y a donc fort à parier que les grands corps perpétueront l’entretien d’« une forme d’aristocratie de la fonction publique », selon l’expression du politologue Luc Rouban, au sein de laquelle un administrateur civil en poste à l’éducation nationale a peu de chances de rejoindre la direction du Trésor.
La fin des « castes administratives », comme les nommait le candidat Macron, n’est donc plus à l’agenda. Est-ce vraiment surprenant ? Quand il était à la tête de l’Etat, Nicolas Sarkozy – qui n’est pas énarque – avait mis du cœur à l’ouvrage pour renverser la citadelle. Il souhaitait la création de listes d’aptitude afin de mieux concilier la demande des administrations et les attentes des fonctionnaires, et qu’une commission valide ou non les recrutements. Mais le texte de loi puis le décret envisagés n’avaient pas résisté aux filtres successifs de Matignon,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le département avait acquis, depuis sa création en 1974, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, soit 895 hectares de terres.
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NDDL : la Loire-Atlantique réclame la rétrocession des parcelles cédées à l’Etat

Le département avait acquis, depuis sa création en 1974, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, soit 895 hectares de terres.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h36
   





                        



   


Le conseil départemental de Loire-Atlantique, ancien propriétaire de 895 ha de parcelles à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour accueillir le projet d’aéroport nantais, a officiellement demandé à l’Etat, lundi 12 février, leur rétrocession.
« Je sollicite au nom du département de Loire-Atlantique la rétrocession de l’ensemble des parcelles cédées [à l’Etat et au concessionnaire] », qui étaient « situées dans le périmètre de la déclaration d’utilité publique », écrit le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, dans un courrier adressé à la directrice régionale des finances publiques, en tant que gestionnaire du patrimoine de l’Etat. Les parcelles n’ayant « pas reçu l’affectation prévue », le département en demande la rétrocession à l’Etat, « en application de l’article L. 421-1 du code de l’expropriation », ajoute M. Grosvalet dans son courrier.
Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, le 17 janvier, l’abandon de la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais c’est l’expiration vendredi dernier du décret qui déclarait ces travaux d’utilité publique qui a marqué la fin officielle de ce projet né dans les années 1960.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



Le périmètre de la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’aéroport comprenait 1 650 ha – 1 250 ha de terres agricoles et 400 ha de bois, forêts et routes –, qui ont été acquis soit à l’amiable, soit après expropriation. La DUP étant devenue caduque, les anciens propriétaires peuvent demander de récupérer leurs terrains, maisons et bâtiments d’exploitation.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : cinquante ans de batailles


Le département de Loire-Atlantique avait acquis depuis 1974 et la création de la ZAD, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, 895 hectares de terres. Près de 43 ha de parcelles situées dans le périmètre de la DUP avaient été cédées au printemps 2012 à l’Etat pour réaliser la desserte routière de l’aéroport, et 852 ha au concessionnaire de l’Etat pour réaliser la plate-forme aéroportuaire, détaille le courrier de M. Grosvalet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Livres. Trois libéraux, Baverez, Minc et Cohen-Tanugi, s’inquiètent d’un horizon lourd de dangers pour la démocratie occidentale et signent une série d’essais à la tonalité pessimiste.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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L’avenir mal assuré de la démocratie libérale

Livres. Trois libéraux, Baverez, Minc et Cohen-Tanugi, s’inquiètent d’un horizon lourd de dangers pour la démocratie occidentale et signent une série d’essais à la tonalité pessimiste.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h43
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            
Livres. La famille libérale française n’a pas le moral. On prend cette tribu au sens large : du centre-droit au centre-gauche, du social-libéralisme à la social-démocratie. Les disciples de Mirabeau, Tocqueville, Aron, Furet et autres devraient savourer un moment assez rare dans l’histoire du pays : l’un des leurs, Emmanuel Macron, est à l’Elysée. Mais nos essayistes libéraux s’inquiètent.
Ils pointent un horizon lourd de dangers pour la démocratie occidentale. Ils signent une série de livres à la tonalité pessimiste. On ne s’en étonnera pas chez Nicolas Baverez, qui signe Violence et Passions, défendre la liberté à l’âge de l’histoire universelle (L’Observatoire, 128 p., 15 €). Le chroniqueur du Figaro et du Point vit son activité, non sans quelque raison, comme celle d’un météorologue chargé d’annoncer les tempêtes à venir, pas le beau temps. C’est plus rare chez Alain Minc (auquel on doit Une humble cavalcade dans le monde de demain, Grasset, 186 p., 17 €), qui – après avoir salué dans ses derniers livres l’exemplarité de la démocratie allemande, l’exceptionnalité, positive, de l’Union européenne et rendu un bel hommage à Mirabeau – est à son tour gagné par une perplexité inquiète devant ce que l’avenir nous réserve.
Enfin, face aux pathologies contemporaines, on a connu Laurent Cohen-Tanugi (Résistances, la démocratie à l’épreuve, L’Observatoire, 18 p., 15 €) habituellement plus confiant dans la capacité de l’Europe sinon à y trouver remède, du moins à en protéger ses ressortissants. On conclura ce tour de rayon en signalant encore, dans l’excellente revue Charles, le passionnant portrait de notre confrère François Lenglet, humaniste féru de macroéconomie, qui annonce : « C’est la fin du libéralisme » (économique, ce qui est déjà beaucoup !). 
Une scène internationale chaotique
Evidemment, les temps sont durs si on les confronte aux illusions de l’après-guerre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Plusieurs syndicats d’agents et d’avocats ont déposé un préavis de grève pour mardi afin de dénoncer le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté le 21 février en conseil des ministres.
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Préavis de grève à la Cour nationale du droit d’asile contre le projet de loi immigration

Plusieurs syndicats d’agents et d’avocats ont déposé un préavis de grève pour mardi afin de dénoncer le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté le 21 février en conseil des ministres.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h42
   





                        


Ils dénoncent un projet de loi « inique ». Plusieurs syndicats d’agents et d’avocats intervenant à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont déposé un préavis de grève pour mardi 13 février afin de dénoncer le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté le 21 février en conseil des ministres.

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« Le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif poursuit et renforce une logique productiviste » et « porte durement atteinte tant aux droits des demandeurs d’asile qu’aux conditions de travail des 434 agents de la CNDA », affirment l’UNSA, FO et la CGT.
La CNDA est chargée de juger les recours formés par les demandeurs d’asile déboutés par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

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« Réduire les droits des réfugiés »
En parallèle, les avocats intervenant à la CNDA à travers l’association Elena, un réseau d’avocats pour le droit d’asile, ont lancé un mouvement de grève des audiences pour mardi aussi, afin de dénoncer un projet de loi « qui n’a pour objectif que de réduire les droits des réfugiés et, notamment, leurs droits à une défense digne ».
Les avocats estiment :
« Chacun sait que la diminution du délai pour déposer sa demande, la réduction du délai pour exercer son droit à recours, l’absence de caractère suspensif de la plupart des recours, la multiplication des décisions rendues par ordonnance et le recours à la visioconférence sont autant d’atteintes aux droits des justiciables les plus vulnérables et aux droits de la défense. »
« La grève devrait être suivie à 100 % », a affirmé Sylvain Saligari, avocat membre d’Elena. Les syndicats de la Cour nationale du droit d’asile appellent aussi à une « déprécarisation » des agents contractuels et « une diminution de la charge de travail ».

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                Tensions et « cas de conscience » chez les députés LRM concernant une proposition de loi sur l’asile



Le projet de loi, qui fait des vagues jusque dans la majorité, prévoit également un doublement augmentation de la durée maximale de la rétention administrative, de quarante-cinq à quatre-vingt-dix jours, avec prolongation à cent trente-cinq si la personne fait obstacle à son éloignement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le gouvernement a annoncé le maintien, sous un autre nom, du « hors quota », la part de la taxe d’apprentissage que les entreprises affectent librement aux formations supérieures de leur choix.
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Apprentissage : le financement des grandes écoles préservé par la réforme

Le gouvernement a annoncé le maintien, sous un autre nom, du « hors quota », la part de la taxe d’apprentissage que les entreprises affectent librement aux formations supérieures de leur choix.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h16
   





                        



   


Les décisions gouvernementales sur la réforme de l’apprentissage, présentées vendredi 9 février, ne diminueront pas les ressources des grandes écoles. Ces dernières s’étaient à plusieurs reprises inquiétées que soit supprimée la part dite « libre » de la taxe d’apprentissage. Aujourd’hui, les entreprises attribuent librement une part de leurs versements aux formations supérieures de leur choix, indépendamment des actions qu’elles mènent ou non en faveur de l’apprentissage. Ce « barème » ou « hors quota » finance notamment entre 5 % et 20 % du budget des grandes écoles.

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                La réforme de l’apprentissage inquiète les grandes écoles



Le document gouvernemental sur la « Transformation de l’apprentissage » annonce officiellement le « maintien » de ce financement, sous un autre nom : « Pour plus de lisibilité, le « barème » (ou « hors quota »), renommé la « contribution au développement des formations professionnalisantes », est préservé et librement affecté par les entreprises », peut-on y lire.
La Conférence des grandes écoles (CGE) et la Conférence des directeurs d’écoles d’ingénieurs (Cdefi) semblent ainsi avoir été entendues. « Pour plus de clarté, la CGE et la Cdefi proposent que le hors quota puisse être distingué du dispositif d’apprentissage stricto sensu et qu’une nouvelle dénomination lui soit attribuée, telle que “contribution des entreprises au financement de l’enseignement supérieur” », plaidaient-elles dans un communiqué commun à la fin de janvier.

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Le gouvernement défend, dans sa réforme, le principe de cette contribution : « Outre l’importante contribution financière que représente cette taxe, elle permet, bien au-delà, d’encourager les échanges et le dialogue constant entre les établissements de formation et les futurs employeurs, garantissant ainsi la pertinence des formations proposées », souligne son projet. Reste à connaître les modalités précises d’application des mesures annoncées par le gouvernement, qui doivent faire l’objet d’un projet de loi au printemps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.
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Seize mesures pour combattre le travail illégal

Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h31
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Le gouvernement s’apprête à durcir les textes qui répriment le travail illégal. Lundi 12 février, seize mesures allant dans ce sens devaient être dévoilées par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, afin de combattre un fléau synonyme de violation des droits du salarié, de concurrence déloyale entre les entreprises et de pertes de recettes pour la Sécurité sociale. Plusieurs de ces annonces ciblent les fraudes commises dans le cadre du détachement, une procédure qui permet aux employeurs établis dans un pays donné d’envoyer temporairement du personnel à l’étranger pour une prestation de services.
Le fait que cette orientation soit mise en avant n’est pas tout à fait le fruit du hasard. Le nombre de salariés détachés dans l’Hexagone n’a jamais été aussi élevé : un peu plus de 516 000 en 2017, soit une hausse de 46 % en un an. Cette progression impressionnante doit toutefois être interprétée avec prudence car elle s’est produite au moment où a été mise en place une nouvelle base de données, plus performante que la précédente, puisqu’elle enregistre davantage de déclarations de détachement.
Mais il reste que le phénomène atteint une ampleur significative et qu’il s’est souvent accompagné de multiples pratiques irrégulières – par exemple, les heures de travail non déclarées. D’où les controverses récurrentes autour de cette forme d’emploi, accusée de favoriser le dumping social.
Le plafond des amendes relevé
Pour résoudre le problème, la France agit, depuis plusieurs années, sur deux fronts. Au sein de l’Union européenne, tout d’abord, elle milite, avec d’autres Etats membres, pour une révision de la directive de 1996 relative au détachement. La réécriture de ce texte est engagée, grâce au compromis que les Vingt-Huit ont trouvé à l’automne 2017 : il prévoit – entre autres – de réduire la durée pendant laquelle un salarié est envoyé à l’étranger et d’instituer le principe « à travail égal, rémunération égale ».

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En interne, ensuite, de nombreuses dispositions ont été prises durant le quinquennat de François Hollande, l’une des plus emblématiques consistant à instaurer une carte d’identité professionnelle dans le bâtiment pour faciliter les contrôles dans un secteur très touché par les fraudes au détachement. « Ces dispositifs apparaissent néanmoins de portée limitée », a jugé la Cour des comptes, dans son dernier rapport annuel remis le 7 février.
C’est dans ce contexte que l’exécutif entend durcir la législation, notamment en relevant de 2 000 à 3 000 euros le plafond des amendes administratives infligées aux patrons lorsqu’ils se sont exonérés de certaines formalités (envoi d’une déclaration préalable de détachement, désignation d’un représentant en France…).
En outre, les services de l’Etat pourront désormais suspendre l’activité d’un prestataire étranger, qui s’était vu infliger des amendes qu’il n’a pas payées. Même chose dans l’hypothèse où l’entreprise s’est prévalue des règles de la directive européenne de 1996 alors qu’elle n’en avait pas droit – par exemple parce qu’elle emploie du personnel de façon continue et stable sur notre territoire.
Etendre les prérogatives du préfet
Les mesures présentées lundi cherchent à traiter plusieurs formes de travail illégal – la fraude au détachement n’en constituant qu’une parmi beaucoup d’autres, moins médiatisées. Ainsi, le gouvernement veut étendre les prérogatives du préfet. Ce dernier ne peut pas, à l’heure actuelle, fermer un établissement si l’infraction qui y a été commise est le fait d’un prestataire extérieur – par exemple une société d’intérim ou de gardiennage, coupable de divers manquements (absence de déclaration préalable à l’embauche, non-délivrance des bulletins de paye, dissimulation d’heures de travail pourtant effectuées…).
Il en va de même s’il s’agit d’une entreprise, présente dans des foires pour déployer une activité de commerce alimentaire.
« Le préfet est dépourvu de moyen d’action, il faut donc combler cette lacune », plaide-t-on au ministère du travail.
L’exécutif entend également manier l’arme du name and shame (« pointer du doigt et rendre honteux ») en rendant systématique la publication des condamnations pour travail illégal et fraude au détachement.
« Détection plus difficile »
Ce renforcement de l’arsenal législatif est annoncé alors même que les opérations de contrôle paraissent marquer le pas. En 2017, l’inspection du travail est intervenue 965 fois par mois en moyenne dans le cadre d’un plan de lutte contre la fraude au détachement, contre 1 330 en 2016, soit une baisse de 27 % – mais le nombre d’amendes administratives, lui, a plus que doublé.

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                Travailleurs détachés : les chiffres s’emballent en France



Par ailleurs, près de 6 840 procès-verbaux pour travail illégal ont été dressés en 2016 par les services compétents (gendarmerie, Urssaf, police, douane, inspection du travail…). Un niveau nettement inférieur au point haut relevé en 2011 (9 564 PV enregistrés).
Plusieurs facteurs ont pesé. Le ministère du travail invoque, dans un rapport réalisé fin 2015, le caractère « de plus en plus complexe des affaires traitées qui rend leur détection plus difficile et leur instruction plus longue ». La question des moyens humains a sans doute joué un rôle, également : baisse des effectifs dans les services déconcentrés du ministère du travail, absence temporaire d’agents qui ont dû se former pour passer de la catégorie B à la catégorie A de la fonction publique…
Enfin, l’action contre les dérives liées au détachement était suivie au plus haut niveau de l’Etat à la fin du mandat de M. Hollande – la ministre du travail de l’époque, Myriam El Khomri, demandant des comptes très régulièrement aux préfets et à ses « troupes » sur le terrain. Une animation qui s’est un petit peu relâchée, depuis, Mme Pénicaud étant absorbée par l’élaboration de plusieurs réformes sociales. Mais la problématique continue d’être présentée comme prioritaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les macronistes parisiens s’organisent pour défier la maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo.
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A Paris, La République en marche engage la bataille pour les municipales de 2020

Les macronistes parisiens s’organisent pour défier la maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 12h32
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Emmanuel Macron prépare bel et bien la bataille de Paris. Reste à savoir avec qui et comment La République en marche (LRM) partira à la conquête de la capitale lors des élections municipales en 2020. Ces dernières semaines, un scénario baroque circulait. Certains conseillers ministériels et parlementaires macronistes parisiens échafaudaient l’idée d’une alliance avec Anne Hidalgo.
Epargner la maire socialiste en lui laissant les clés de l’Hôtel de Ville pourrait, en retour, expliquaient-ils, l’inciter à ne pas se porter candidate à la présidentielle en 2022 face au chef de l’Etat. Un tel accord aurait même pu se voir justifié par la ligne énoncée par Christophe Castaner, le 4 février, lors du Grand-Jury RTL-Le Figaro-LCI. LRM « n’a pas vocation » à présenter des candidats à toutes les mairies de France rappelait son délégué général. « Si un maire a bien fait son boulot, je suis prêt à le soutenir. Ça peut être le cas d’Anne Hidalgo mais ça peut aussi ne pas être le cas », précisait-il.
L’hypothèse d’une telle alliance a fait long feu.
« Elle n’a même jamais existé en interne à LRM, s’indigne Stanislas Guerini, député LRM de la 3e circonscription de Paris. Emmanuel Macron nous a toujours expliqué qu’il ne fallait jamais intégrer les contraintes de l’adversaire dans nos stratégies de conquête politique. » 
Pour couper court à un tel scénario, ce membre du premier cercle macroniste s’est fendu, fin janvier, d’une violente diatribe contre le bilan de la maire de Paris. « L’idée d’un accord avec Hidalgo a bien existé mais il a fait long feu depuis septembre parce qu’Hidalgo est trop affaiblie », reconnaît Jérôme Dubus, conseiller (LRM) de Paris.
L’exécutif parisien ironise
Au sein des militants et des élus LRM de la capitale, personne n’envisage de partir aux municipales sans une tête d’affiche du parti macroniste. Pour autant, les dirigeants parisiens se montrent peu pressés de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’ancien ministre, jugé en appel ce lundi, avait longtemps nié les accusations dont il faisait l’objet en 2012. Notamment au milieu de l’hémicycle, face aux députés.
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<article-nb="2018/02/12/19-13">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le message a été posté sur un compte Facebook habituellement utilisé par Charles Pieri, ancien responsable du FLNC.
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Enquête ouverte sur des injures visant Mme Erignac

Le message a été posté sur un compte Facebook habituellement utilisé par Charles Pieri, ancien responsable du FLNC.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h23
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Le procureur de la République d’Ajaccio, Eric Bouillard, a ouvert jeudi 8 février une enquête contre X pour « injures publiques par voie de communication en raison du sexe et de l’origine nationale » confiée à la section de recherche de la gendarmerie, à la suite d’un message injurieux posté dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 février sur Facebook. Celui-ci visait Dominique Erignac, la veuve du préfet Claude Erignac, assassiné par un commando indépendantiste le 6 février 1998, présente mardi au côté d’Emmanuel Macron lors de l’hommage au préfet.

Le texte publié sur le compte Di L’Altu Pianu puis retiré depuis par le réseau social à la suite du signalement effectué par le procureur dit : « Il faut respecter la douleur et, en ce jour, celle de Mme Erignac. Elle est le symbole de la femme française. Ces courageuses femmes françaises qui, de 1940 à 1944, réussirent à faire 400 000 petits bâtards aux valeureux soldats du 3ème reich. 400 000 bâtards, cela peut vous sembler léger, sur 10 000 000 de femmes fécondables mais songez à toutes celles qui n’eurent pas la chance de tomber enceinte. Ou alors à toutes celles qui ont joué de l’aiguille à tricoter. En un mot comme en dix, il y eut en ces temps-là pas moins de 4 000 000 de bonnes petites salope françaises. Ach so… »
Retour remarqué
Or, ce compte Facebook n’est autre que celui sur lequel a l’habitude de communiquer Charles Pieri, dont le visage apparaît dans l’avatar. « Plusieurs sources nous indiquent que Charles Pieri pourrait être le titulaire du compte, indique le procureur. Néanmoins, nous attendons une confirmation de la part de la direction de Facebook. »
Charles Pieri, ancien responsable du FLNC, condamné en 2006 pour extorsion de fonds puis, de nouveau, en 2013 pour détention d’armes illégale, membre depuis sa création de Corsica Libera, la formation dirigée par Jean-Guy Talamoni, a effectué depuis plusieurs mois un retour remarqué sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.
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Pieyre-Alexandre Anglade, le « M. Europe » de la Macronie

Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h21
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Il est considéré comme le « M. Europe » de la Macronie. A 31 ans, Pieyre-Alexandre Anglade a la lourde charge de préparer les élections européennes, prévue en mai 2019, pour le compte du parti présidentiel. « Ma mission, c’est de faire atterrir En marche ! en Europe », résume le député La République en marche (LRM) des Français de l’étranger, qui vit à Bruxelles en tant que représentant des Français du Benelux.
Avec une mission précise : tisser des liens avec des partis politiques européens pour voir comment le mouvement d’Emmanuel Macron, qui n’a que vingt-deux mois d’existence, pourra s’insérer dans le jeu des partis à Strasbourg et à Bruxelles, une fois l’élection passée. Un rôle essentiel car, du fait de sa jeunesse, LRM n’a pas de filiation avec un groupe du Parlement européen – contrairement au Parti socialiste, qui siège dans l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), et aux Républicains, regroupés au sein du Parti populaire européen.

Deux scénarios sont sur la table, selon M. Anglade : « Soit créer un nouveau groupe parlementaire européen ; soit s’insérer dans un groupe existant, qui sera remodelé. » Autrement dit : soit fonder une sorte de LRM européen, soit rejoindre le groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe pour l’élargir. Sachant que ce dernier groupe, où siègent l’UDI, le MoDem, les Espagnols de Ciudadanos ou les Britanniques du LibDem, compte 68 députés sur 751 au Parlement européen. Si l’option n’est pas choisie, l’objectif est le même : fédérer dans un seul et même groupe des élus pro-européens de divers horizons, qu’ils soient issus de la société civile, de la gauche ou de la droite.
Rôle sur mesure
« La recomposition politique n’est pas terminée. Le bois travaille encore. Et particulièrement sur l’Europe, car les partis traditionnels comme le PS et LR sont complètement éclatés sur ce sujet », souligne M. Anglade. La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Plusieurs fronts sont ouverts pour voir assouplie la règle de 25 % de HLM dans les communes urbaines d’ici à 2025.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
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Logements sociaux : le gouvernement relâche la pression sur les communes

Plusieurs fronts sont ouverts pour voir assouplie la règle de 25 % de HLM dans les communes urbaines d’ici à 2025.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h22
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Voilà rouvert le débat sur la sensible question des quotas de logements sociaux dont les communes urbaines doivent se doter d’ici à 2025, soit 25 % de leur parc de résidences principales. La loi de solidarité et de renouvellement urbains (SRU) a beau avoir 17 ans, son article 55 qui instaure ces quotas fait toujours polémique pour certains maires qui refusent de s’y plier. La conférence de consensus, exercice de concertation sur la future loi logement qui s’est achevé jeudi 8 février, a ravivé les contestations de la part des opposants de toujours, pour la plupart des élus de communes aisées, souvent de droite, qu’Emmanuel Macron semble avoir entendus.
« Le gouvernement reste attaché au maintien d’objectifs très ambitieux de logements sociaux et de rééquilibrage géographique dans les territoires en tension, a déclaré Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, à l’issue de cette conférence menée à la demande du Sénat. Mais un besoin d’adaptation aux contraintes des territoires a été à juste titre souligné par plusieurs intervenants. »

Si le principe d’airain d’une participation de toutes les communes à l’effort de mixité sociale ne semble pas remis en cause, ses modalités d’application pourraient s’adoucir, engageant un détricotage en bonne et due forme.
Repousser l’échéance
Un premier accroc est apparu au détour d’un décret, daté du 28 décembre 2017, qui exemptait discrètement 274 communes en les sortant des périmètres urbains concernés par la loi. Pour 53 d’entre elles, totalisant 200 000 habitants, la commission nationale de l’application de l’article 55 avait, quelques semaines plus tôt et au vu de la forte demande de logements sociaux dans les agglomérations auxquelles elles sont rattachées, émis un avis défavorable à cette exemption.
Les communes de Cambo-les-Bains (6 700 habitants, Pyrénées-Atlantiques), Brignoles (17 000 habitants, Var), Pézenas (8 500 habitants, Hérault), Carnoux-en-Provence (6 700 habitants,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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« Sur l’Europe, comment ne pas décevoir ? »

Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h36
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Il comptait tant sur elle, Angela Merkel, pour changer l’Europe de concert. Mais la chancelière allemande n’est plus que l’ombre d’elle-même et Emmanuel Macron en est réduit à cette interrogation. Comment ne pas décevoir ? Comment ne pas prendre en boomerang l’espoir suscité par le discours de la Sorbonne qui donne aujourd’hui tant d’aura à la France mais qui risque de retomber comme un soufflet ?
Pour Macron l’Européen, l’enjeu des élections de 2019 est d’abord pratique : le président français doit délivrer, d’ici un an, des signaux tangibles aux électeurs prouvant que l’Union européenne est bel et bien en train de changer. Faute de quoi les eurosceptiques redresseront la tête. Or, tout reste extraordinairement compliqué sur la scène européenne, minée par la montée des populismes et l’affaiblissement politique de l’Allemagne.
Méprise historique
Depuis qu’il est élu, le président français peut se targuer d’avoir fait bouger le curseur sur les travailleurs détachés et d’avoir un peu limité les dégâts sur le dossier du glyphosate. Des avancées ont été obtenues en matière de défense, sujet majeur, mais pour le reste… Le moteur franco-allemand, décrit par tous les présidents français, comme la clé de voûte des avancées européennes, est au point mort. Non par mauvaise entente avec la chancelière, bien au contraire, mais par spectaculaire affaiblissement de cette dernière, contestée jusque dans son propre camp.

Une sorte de méprise historique car, pour faire bouger l’Europe, Emmanuel Macron a tout misé sur un rééquilibrage de la relation entre Paris et Berlin. Il s’est montré déterminé à réformer à et à tenir les déficits dans des limites acceptables – enfin ! – pour que l’Allemagne reprenne confiance en son partenaire et accepte l’idée d’un budget de la zone euro, première phase d’une intégration plus poussée.
Mais voila que Berlin reste sans voix à cause de cette crise politique qui mine le pays depuis plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Reconnaître la singularité de la collectivité territoriale n’est pas aisé.
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Statut spécifique de la Corse : les constitutionnalistes partagés

Reconnaître la singularité de la collectivité territoriale n’est pas aisé.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h10
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

« Reconnaître la singularité de la Corse dans la Constitution en raison de sa géographie, de ses spécificités, j’y suis prêt, a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours prononcé à Bastia le 7 février. Aussi, afin de déterminer le contenu exact de cet article ou de ses dispositions, je souhaite que soit défini ce qui doit précisément relever de la compétence de l’Etat ou de la collectivité territoriale, mais que nous rentrions surtout dans le détail de ce qu’il y aurait derrière une telle modification. » Pour le chef de l’Etat, les discussions qui vont s’engager au cours du mois de février devraient déboucher sur de nouvelles dispositions spécifiques à la Corse, intégrées dans le projet de loi constitutionnelle qui sera soumis au Parlement au printemps.
Seule ouverture concédée aux dirigeants nationalistes de la Collectivité de Corse, que recouvre la reconnaissance de la spécificité de la Corse ? Comment et à quel endroit de la Constitution pourrait-elle figurer ? Quelles possibilités cela ouvre-t-il au-delà d’une simple mention symbolique ? Les constitutionnalistes interrogés par Le Monde sont loin de s’accorder sur les réponses à ces questions.
Aussi apparaît-il nécessaire, tout d’abord, de clarifier ce que dit la Constitution dans sa rédaction actuelle. Notamment depuis la révision constitutionnelle de 2003, qui a considérablement modifié le titre XII consacré aux collectivités territoriales incluant les articles 72, 73 et 74. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, la Constitution ne dit pas que « la République est une et indivisible ». Cette notion, qui figurait dans la Loi fondamentale de 1848 a disparu depuis. Depuis 2003, en revanche, il est spécifié que « son organisation est décentralisée ».

« Droit à la différenciation »
L’article 72 énumère les différentes catégories de collectivités territoriales : communes, départements, régions, collectivités à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris de 2008 à 2010 estime que le rôle du président est de préserver l’ampleur du projet et d’empêcher, avec les élus locaux, sa dérive technocratique.
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Christian Blanc : « Emmanuel Macron doit s’impliquer dans le Grand Paris »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien secrétaire d’Etat chargé du Grand Paris de 2008 à 2010 estime que le rôle du président est de préserver l’ampleur du projet et d’empêcher, avec les élus locaux, sa dérive technocratique.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 09h01
    |

Christian Blanc (secrétaire d'Etat chargé du Grand Paris de 2008 à 2010)







                        



                                


                            
Tribune. Les enjeux du Grand Paris sont considérables. Ce n’est pas un projet parisien mais un projet pour l’ensemble des Français. Notre histoire nous a transmis la chance de pouvoir accéder dans ce petit groupe de villes-monde aux côtés de New York, Londres, Tokyo et Shanghai, lesquelles jouent un rôle de « hub » à l’intérieur de leur territoire national mais aussi à l’extérieur. Le Grand Paris du XXIe siècle est un instrument majeur, à rayonnement mondial, dans un contexte d’accélération permanente de nos échanges, qui permet aussi de pérenniser la présence de nos valeurs universelles.
Le Grand Paris a le privilège de concentrer une masse critique d’activités de création, d’innovation, de financement et de diffusion, soit 30 % de l’économie française
Je constate qu’en moins de dix ans, l’appellation Grand Paris est devenue d’usage quotidien, alors que le terme de « banlieue » disparaît du langage. Nous effaçons ce qui est « au ban », de l’autre côté du périphérique, et l’on doit s’en réjouir. Dans la vision fondatrice, le Grand Paris est un territoire, celui de l’agglomération urbaine parisienne, avec les portes que sont Roissy CDG et Orly, la vallée de la Seine et l’ensemble des gares internationales de TGV qui desservent la ville.
C’est une population supérieure à la somme des treize autres métropoles urbaines françaises créées en 2014. Elle constitue la première agglomération d’Europe avec  10,5 millions d’habitants, devant le Grand Londres. Mais c’est aussi une attractivité. Le Grand Paris a le privilège de concentrer une masse critique d’activités de création, d’innovation, de financement et de diffusion, soit 30 % de l’économie française, lui permettant d’être un hub mondial de l’économie et de la culture.
Transports banlieue-banlieue
Lors de la création du Grand Paris, on comptait 3,5 millions de trajets par jour dans Paris intramuros avec 60 % des capacités d’utilisation du métro, alors que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans « Des intrus  en politique », plus d’une trentaine de responsables témoignent du climat qui prévaut au sein d’un univers encore très masculin.
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Mathilde Larrère et Aude Lorriaux : « Notre livre raconte deux siècles de sexisme en politique »

Dans « Des intrus  en politique », plus d’une trentaine de responsables témoignent du climat qui prévaut au sein d’un univers encore très masculin.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h45
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Historienne spécialiste des mouvements révolutionnaires, Mathilde Larrère est maîtresse de conférences à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, chroniqueuse sur les sites Arrêt sur images et Mediapart. Journaliste, Aude Lorriaux est spécialiste de l’étude des discriminations et du féminisme. Toutes deux viennent de publier Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances (Editions du Détour, 224 pages, 19,50 euros).

Quand et comment avez-vous mené votre enquête ? Les femmes politiques que vous avez interrogées ont-elles facilement accepté de témoigner ?
Mathilde Larrère. Nous avons commencé en novembre 2016. La plupart des entretiens ont eu lieu entre janvier et juillet 2017, pendant les campagnes présidentielle et législatives. Les principales difficultés auxquelles nous avons été confrontées étaient, de ce fait, des contraintes d’agenda. Il est important de souligner que toutes ces paroles ont été recueillies avant la vague #metoo. On a perçu chez nos interlocutrices à la fois un désir de s’exprimer et une retenue.
Aude Lorriaux. Nos parcours respectifs nous ont aidées. Les personnes que nous avons rencontrées se sont senties en confiance. Certaines responsables politiques ont certes refusé de nous répondre. On peut supposer, notamment s’agissant de femmes non blanches ou « racialisées » (celles qui sont réduites à une « race » par le regard d’autrui), qu’elles ne voulaient pas être « enfermées » dans cette identité. D’autres ont évoqué spontanément devant nous des cas d’agressions sexuelles, dont elles avaient été elles-mêmes victimes ou dont elles avaient eu connaissance, mais sans vouloir que nous rapportions ces faits. Peut-être qu’aujourd’hui elles auraient accepté de témoigner publiquement.
Vous soulignez dans votre ouvrage que les comportements sexistes qui y sont décrits sont ancrés de longue date dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les cadres du parti présidentiel ont approché les centristes dans la perspective de l’élection au Parlement européen de mai 2019 et tentent de construire des réseaux locaux pour les municipales.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/02/2018
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Européennes, municipales : Macron et LRM se préparent aux scrutins intermédiaires

Les cadres du parti présidentiel ont approché les centristes dans la perspective de l’élection au Parlement européen de mai 2019 et tentent de construire des réseaux locaux pour les municipales.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h08
    |

            Bastien Bonnefous et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Il marche sur l’eau… jusqu’à quand ? Pour Emmanuel Macron, qui a conquis l’Elysée au nez et à la barbe de tous les partis, en bouleversant les vieux schémas politiques français, les élections intermédiaires auront une valeur de test. Un retour au réel en somme, comme pour ses prédécesseurs.
Le résultat des législatives partielles qui se sont tenues dimanche 4 février dans le Val-d’Oise et le Territoire de Belfort ont envoyé un premier signal, inquiétant, à l’exécutif. Deux candidats Les Républicains (LR) l’ont emporté sur deux prétendants soutenus par la majorité, malgré l’appui pour la candidate La République en marche (LRM) du Val-d’Oise du premier ministre, Edouard Philippe, et du patron du parti, Christophe Castaner. « Macron n’échappe pas à toutes les lois de la vieille politique », analyse Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, qui rappelle que les scrutins intermédiaires sont toujours délicats pour le pouvoir en place.
Au sommet de l’Etat, on s’est employé à relativiser le résultat de ces deux partielles, marquées par une très faible participation.
« Localement, c’est souvent le réseau des militants et des sympathisants qui compte le plus. C’est cela qui a joué dans ces départements historiquement ancrés à droite, estime un proche du chef de l’Etat, qui reconnaît néanmoins que ces deux élections mettent l’accent sur le fait que LRM est un mouvement qui a impérativement besoin de construire son ancrage local en vue des prochains scrutins. »
M. Macron le sait. Et si le président de la République dit se méfier des manœuvres d’appareils, ses équipes et lui préparent en réalité avec minutie les prochaines échéances, à commencer par les européennes. Le scrutin de mai 2019 sera en effet le premier grand test politique pour celui qui a gagné la présidentielle en portant un discours pro-européen plus fort que la plupart de ses concurrents.
Les manœuvres ont déjà commencé
Depuis son élection, il a tenté...




                        

                        

