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Notre-Dame-des-Landes : la ZAD en plein débat sur son avenir

Le rassemblement réussi des opposants au projet d’aéroport, samedi 10 février, s’est tenu sur fond de divergences fortes sur la stratégie à adopter face au gouvernement.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h09
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h18
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ont réussi leur pari. Après avoir obtenu son abandon, annoncé officiellement par le gouvernement le 17 janvier, les occupants de la ZAD, la zone à défendre, ont fait le plein, samedi 10 février, lors de leur rassemblement, « Enracinons l’avenir ».
Ils furent des milliers – de 30 000 à 40 000 personnes selon les organisateurs, venus de la France entière, 8 500 selon la préfecture –, dont de très nombreux jeunes et beaucoup de manifestants venant pour la première fois, à rejoindre la ferme de Bellevue, au cœur de la zone. Mais l’ambiance carnavalesque, les fanfares, chorales, fest-noz et concerts en tout genre, ou encore l’embrasement d’une maquette géante d’avion en bois, propre à réchauffer des participants transis par une bruine persistante et pénétrante, ne sauraient masquer les défis, et les difficultés, à venir pour les occupants de la ZAD.

Au-delà de l’immense satisfaction visible sur tous les visages, cette fête se voulait tournée vers le futur des terres agricoles et de la ZAD, menacé par l’arrivée du printemps, échéance à laquelle les occupants illégaux devront être partis « d’eux-mêmes », selon les termes d’Edouard Philippe, le premier ministre.
Il y a pour le mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, Coordination des opposants) deux problèmes majeurs à régler : la discussion avec les autorités sur le processus de légalisation ou d’intégration des nombreux projets agricoles déjà en cours sur la zone, et le règlement de divergences importantes entre les divers habitants du bocage.
« Franche engueulade »
Les tensions ont augmenté lors du nettoyage de la route départementale 281 – entravée par de nombreuses chicanes –, une exigence de la préfecture avant tout démarrage de discussions sur l’avenir de la ZAD, une condition aussi pour éviter l’intervention directe des...




                        

                        


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Engie : Jean-Pierre Clamadieu succédera à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration

Le patron du groupe chimique belge Solvay a été choisi par le gouvernement et les administrateurs. Jusqu’au dernier moment, la directrice générale, Isabelle Kocher, a essayé de décrocher le titre de PDG.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h40
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Le président de la République et les administrateurs d’Engie ont sifflé la fin de la partie. Ils sont tombés d’accord sur le nom de Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif du chimiste belge Solvay, pour succéder à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration du géant de l’énergie, dont l’Etat détient encore 24,1 % du capital.
M. Clamadieu pourra rester patron de Solvay. Cet industriel reconnu et engagé sur les dossiers du développement durable et du changement climatique sera proposé comme administrateur d’Engie, mardi 13 février, lors d’un conseil d’administration extraordinaire. Il sera élu président à l’issue de l’assemblée générale du 18 mai. Il aura pour mission de contrôler la bonne exécution du plan stratégique défini en 2015 par M. Mestrallet, alors PDG, et l’actuelle directrice générale, Isabelle Kocher.
Alors que l’Etat actionnaire prônait la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général, Mme Kocher s’est battue jusqu’au bout pour les cumuler et devenir ainsi la première femme PDG d’une entreprise du CAC 40. M. Clamadieu est, lui, un chaud partisan d’une dissociation des fonctions. Il l’a expérimentée chez Rhodia, puis chez Solvay. C’est à ses yeux le meilleur mode de gouvernance, et pas une forme de défiance vis-à-vis d’un directeur général.

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                Isabelle Kocher ne sera pas présidente d’Engie



Une solide réputation
Après douze ans dans le service public – notamment comme conseiller industriel au cabinet de la ministre du travail, Martine Aubry, entre 1991-1993 –, M. Clamadieu est entré chez Rhône-Poulenc. Devenu directeur général en pleine crise dix ans plus tard, il redresse Rhodia, l’ex-branche chimie du groupe au bord de la faillite, avant de mener à bien la fusion avec Solvay en 2011. Puis il recentre la séculaire maison belge sur la chimie à haute valeur ajoutée, notamment en déboursant 5 milliards d’euros en 2015 pour racheter l’américain Cytec, spécialiste des matériaux composites pour l’aéronautique.
Depuis une dizaine d’années, M. Clamadieu s’était ainsi forgé une solide réputation. Son nom avait été évoqué en 2011 pour remplacer Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, où il préférera laisser la place à son condisciple du corps des Mines, Luc Oursel, déjà bras droit d’« Atomic Anne ». Il est de nouveau cité en 2014 pour succéder au PDG d’EDF, Henri Proglio, où l’Etat lui préférera le patron de Thales, Jean-Bernard Lévy. De nombreuses sources indiquent qu’il fait partie, comme Fabrice Brégier, encore numéro deux d’Airbus, des chefs d’entreprise les plus appréciés par le président de la République.
Discret mais influent au sein des instances patronales, M. Clamadieu est devenu le « monsieur développement durable » du Medef et de l’Association française des entreprises privées, le puissant lobby des grands groupes tricolores. Une conversion, ou plutôt une conviction, qui remonte à ses années chez Rhodia, persuadé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre est « un objectif majeur pour tous les chefs d’entreprise ». Et qu’elle peut être source de croissance. C’est à lui que Laurence Parisot, alors présidente du Medef, confiera en 2007 la commission du développement durable. Elle lui permettra de s’investir dans le Grenelle de l’environnement lancé deux ans plus tard par le président de la République, Nicolas Sarkozy.

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                Engie vend son activité d’exploration-production d’hydrocarbures



Connaissance des arcanes politico-économiques belges
Actif dans la préparation de la COP21 de Paris, il a aussi été à la manœuvre, en décembre 2017, pour mettre en avant l’action des grands groupes en faveur du climat lors du One Planet Summit organisé par M. Macron à Paris. Plus de 90 entreprises, dont la quasi-totalité du CAC 40, s’étaient alors engagées à mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros pour rendre leurs activités climato-compatibles et « engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète ».
M. Clamadieu connaît bien « sa » directrice générale. Il rencontre Mme Kocher depuis des années sur les sujets d’énergie et de climat, mais aussi au conseil d’administration de l’assureur AXA, où ils siègent tous les deux. Et sans doute partagent-ils une conviction profonde tout en affichant un solide optimisme naturel : sans inflexion forte des activités humaines, la planète court à sa perte.
Le candidat retenu coche aussi une case supplémentaire : sa connaissance des arcanes politico-économiques belges. Elle lui sera utile. Les relations de Engie avec les autorités, mais aussi l’opinion, ont souvent été conflictuelles, notamment sur les prix de l’électricité pratiqués par Electrabel, l’« EDF belge ». Autre sujet connexe : les 7 réacteurs nucléaires exploités par cette société outre-Quievain. Des centrales en fin de vie appelées à fermer dans moins de dix ans. Mme Kocher ne veut pas développer l’énergie nucléaire, qu’elle ne juge plus pertinente sur le Vieux Continent. Le gouvernement français souhaite que le nouveau président d’Engie s’attelle sérieusement à ce dossier.



                            


                        

                        


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NDDL : la Loire-Atlantique réclame la rétrocession des parcelles cédées à l’Etat

Le département avait acquis, depuis sa création en 1974, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, soit 895 hectares de terres.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h36
   





                        



   


Le conseil départemental de Loire-Atlantique, ancien propriétaire de 895 ha de parcelles à Notre-Dame-des-Landes, sur le site prévu pour accueillir le projet d’aéroport nantais, a officiellement demandé à l’Etat, lundi 12 février, leur rétrocession.
« Je sollicite au nom du département de Loire-Atlantique la rétrocession de l’ensemble des parcelles cédées [à l’Etat et au concessionnaire] », qui étaient « situées dans le périmètre de la déclaration d’utilité publique », écrit le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, dans un courrier adressé à la directrice régionale des finances publiques, en tant que gestionnaire du patrimoine de l’Etat. Les parcelles n’ayant « pas reçu l’affectation prévue », le département en demande la rétrocession à l’Etat, « en application de l’article L. 421-1 du code de l’expropriation », ajoute M. Grosvalet dans son courrier.
Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, le 17 janvier, l’abandon de la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mais c’est l’expiration vendredi dernier du décret qui déclarait ces travaux d’utilité publique qui a marqué la fin officielle de ce projet né dans les années 1960.

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Le périmètre de la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet d’aéroport comprenait 1 650 ha – 1 250 ha de terres agricoles et 400 ha de bois, forêts et routes –, qui ont été acquis soit à l’amiable, soit après expropriation. La DUP étant devenue caduque, les anciens propriétaires peuvent demander de récupérer leurs terrains, maisons et bâtiments d’exploitation.

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Le département de Loire-Atlantique avait acquis depuis 1974 et la création de la ZAD, la « zone d’aménagement différé » destinée au projet, 895 hectares de terres. Près de 43 ha de parcelles situées dans le périmètre de la DUP avaient été cédées au printemps 2012 à l’Etat pour réaliser la desserte routière de l’aéroport, et 852 ha au concessionnaire de l’Etat pour réaliser la plate-forme aéroportuaire, détaille le courrier de M. Grosvalet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ A l’est de Nairobi, l’une des plus grandes décharges d’Afrique continue de croître malgré le danger pour le million de Kényans habitant les bidonvilles alentour. Reportage.
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A Boulogne-sur-Mer, le désarroi des pêcheurs face aux chalutiers électriques néerlandais

Les fileyeurs connaissent depuis plusieurs années une baisse d’activité qui les met en péril.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h20
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



                                


                            

Il n’est pas tout à fait 7 heures, le quai Gambetta est plongé dans l’obscurité et seule une poignée de fileyeurs, ces bateaux de pêche posant des filets, sont amarrés au ponton. A Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le premier port de pêche français, un jour glacial se lève doucement en ce début de février. Les premiers pêcheurs rentrent au port.
Le Brise-Lame, un fileyeur d’une quinzaine de mètres, souffle une fumée de gazole blanche. Le moteur tourne encore, les caisses de poissons sont débarquées sur le quai. Le fruit de la pêche du jour est maigre : 60 kg de soles.

Mines fatiguées, une cigarette au bout des lèvres, deux matelots, Sébastien Feutry et Tony Magnier, finissent de nettoyer les dernières caisses qui s’entassent sur le pont du navire. « Ça fait trois ans que l’on voit une diminution », lâche, amer, Sébastien. Le matelot a le visage rond et les mains épaisses. Il a commencé à 14 ans. Aujourd’hui, il en a 41, dont cinq à bord du Brise-Lame.
Partir dans l’après-midi, poser et remonter les filets, revenir au petit matin, le quotidien d’un fileyeur. Mais depuis quelque temps, la routine s’est durcie. « Ces dernières années, le chiffre d’affaires de l’entreprise a été divisé par deux, assure de son côté Tony. Y a plus de soles, les morues ont disparu aussi. Apparemment, le poisson ne passe plus par chez nous. »

Les constatations sont tristement banales, et les fileyeurs de Boulogne ont un coupable tout trouvé : les chalutiers électriques néerlandais. Cette pêche consiste à laisser traîner sur le fond de la mer un chalut équipé de câbles électriques permettant de capturer plus facilement les poissons plats.
Cette pratique est autorisée depuis 2007 à titre expérimental en mer du Nord par l’Union européenne. Interdite en France, elle pourrait être bientôt totalement prohibée au sein de l’Union, le Parlement européen s’étant prononcé en majorité contre lors d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.
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Pétrole de schiste : comment la production a été décuplée en dix ans aux Etats-Unis

L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h57
    |

                            Margot Desmas








                        


L’extraction de pétrole a atteint son plus haut niveau depuis quarante-sept ans en 2017 aux Etats-Unis grâce, notamment, à la remontée du cours boursier qui a profité à la plupart des exploitations américaines. Entre 2015 et 2016, le prix du baril avait chuté à cause d’une surproduction à l’échelle mondiale, ce qui a poussé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Russie et l’Arabie saoudite à modérer leurs extractions.
Maintenant que les prix repartent à la hausse, les Etats-Unis en ont profité pour rapidement augmenter leur production. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime même que le pays pourrait dépasser l’Arabie saoudite en 2018, leader historique en termes de production. Des chiffres en partie dus à l’exploitation du pétrole de schiste qui prend de plus en plus de place dans le secteur pétrolier américain.
Le pétrole de schiste, qu’est-ce que c’est ?
Moins connu que le gaz du même nom, le pétrole de schiste est un hydrocarbure léger contenu dans des roches poreuses. Les gisements sont assez rares, mais se retrouvent de plus en plus convoités, surtout aux Etats-Unis en raison de leur abondance.

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Les Etats-Unis ont la plus grande réserve de pétrole de schiste




Source : Agence d'information sur l'énergie




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Le bassin permien, à l’ouest du Texas, est l’un des principaux gisements de la planète, certains spécialistes estiment même que les réserves pourraient être plus grandes qu’en Arabie saoudite. Entre janvier et février, la production de pétrole de schiste issue de nouveaux puits a augmenté de 251 000 barils par jour dans cette région, ce qui en fait la première du pays. Cet hydrocarbure dit « non conventionnel » se distingue par son mode d’extraction plus complexe que pour le pétrole classique.
Pourquoi l’exploiter ?
L’extraction du pétrole conventionnel a longtemps été suffisante aux Etats-Unis, mais depuis les années 2000, les réserves commencent à s’épuiser. Les compagnies pétrolières doivent maintenant creuser plus profondément pour avoir accès à l’or noir, là où se situe le pétrole de schiste. Pour l’extraire, il faut forer entre 3 000 à 5 000 mètres, soit environ trois fois plus que pour des hydrocarbures conventionnels. De l’eau et des additifs chimiques sont ensuite injectés à très haute pression dans la roche pour la fissurer et récupérer le pétrole, c’est la fracturation hydraulique.
Contrairement à l’extraction d’hydrocarbures traditionnels, l’exploitation de pétrole de schiste est peu coûteuse et les installations très rapides à mettre en place. Ces puits sont toutefois éphémères, chaque gisement contenant une quantité limitée d’hydrocarbures. Aux Etats-Unis, ces installations sont déjà nombreuses et une dizaine de nouvelles sont construites chaque semaine, selon les statistiques de la compagnie parapétrolière sise à Houston Baker Hughes, qui en comptabilisait 523 en décembre 2017, contre 316 en mai.


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Le pétrole de schiste représente près de la moitié de la production totale


Source : Agence d'information sur l'énergie



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Les investissements dans le secteur ont plus que doublé entre 2016 et 2017, selon l’AIE, et en 2017, le pétrole de schiste a représenté près de la moitié de la production totale de pétrole.
Quels sont les risques ?
En procédant à la fracturation hydraulique pour exploiter le pétrole de schiste, les compagnies pétrolières injectent une dizaine d’additifs chimiques dans les roches, ce qui contribue à polluer les sols. Théoriquement, les exploitants doivent récupérer l’eau injectée, mais, d’après une étude de l’AIE, ces fluides peuvent malgré tout contaminer durablement les nappes phréatiques. Les populations locales peuvent donc rencontrer des problèmes sanitaires à cause de la mauvaise qualité de l’eau, la biodiversité locale ainsi que les espèces animales dépendant des eaux de surface sont également menacées.
L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels influe également sur l’activité sismique. En fragilisant les roches situées dans le sous-sol, l’activité pétrolière modifie l’équilibre tectonique local. Des scientifiques de plusieurs universités américaines ont notamment estimé que cette technique d’extraction aurait pu contribuer à la survenue de plusieurs séismes ou glissements de terrain dans certains Etats.
Selon les prédictions de l’AIE, la production de pétrole de schiste devrait atteindre 11 millions de barils par jour d’ici à 2035, ce qui représenterait 66 % de la production totale de pétrole aux Etats-Unis. Une croissance qui sera soutenue en partie par la décision de Donald Trump de relancer l’exploitation de pétrole offshore. L’autorisation qui s’appliquera à partir de 2019 concernera la quasi-totalité des eaux côtières abritant 98 % des ressources encore inexploitées de pétrole et de gaz du domaine fédéral, dont une large part d’hydrocarbures non conventionnels.



                            


                        

                        


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A Fos-sur-Mer, la pollution industrielle contamine aussi les aliments

Une étude inédite révèle la présence importante de dioxines et de PCB dans la viande de taureau ou les moules. La mairie soutient le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 07h33
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 09h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Voisins d’une des plus grandes zones industrialo-portuaires (ZIP) d’Europe, les quelque 100 000 habitants du golfe de Fos savent depuis longtemps que l’air qu’ils respirent n’est pas le plus pur de France. Mais ils ne se doutent pas encore que la viande, les œufs et les moules qu’ils consomment localement sont aussi contaminés par la pollution.
C’est ce que révèle une étude que Le Monde a pu consulter et dont les résultats devaient être présentés, lundi 12 février au soir à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), par l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF). Ils constituent les derniers éléments d’un épais dossier que l’association, soutenue par la mairie de Fos-sur-Mer, a décidé, après quinze ans d’alertes, de transmettre à la justice avec le dépôt d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui.
Entre 2009 et 2015, l’ADPLGF a piloté une campagne d’analyses sur des produits alimentaires du pourtour du golfe de Fos, qui compte une vingtaine d’installations industrielles classées Seveso : raffinerie, sidérurgie, chimie, incinérateur d’ordures… Des prélèvements ont été réalisés sur sept produits certifiés AOC (taureau de Camargue, mouton de Crau, fromages de chèvre, œufs de poules élevées en plein air, moules de Carteau à Port-Saint-Louis-du-Rhône, huile d’olive et foin de Crau) et des poissons du golfe. Deux laboratoires spécialisés (Carso, à Lyon, et Wessling, en Isère) ont recherché dans les échantillons une cinquantaine de composés chimiques. Et l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions, implanté à Fos et dont le conseil scientifique compte des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’INRA, a interprété les résultats.
Bataille judiciaire
Les conclusions les plus inquiétantes concernent la viande de taureau et les œufs. Des concentrations très élevées en dioxines, polluants organiques persistants considérés comme cancérogènes, y ont été trouvées. Sur les huit essais pratiqués depuis 2009 sur les échantillons de viande bovine, deux valeurs (25 % des échantillons) dépassent le seuil réglementaire (4 TEQ – équivalent toxique international – pg/g de matière grasse) alors que, sur 318 essais analogues réalisés sur toute la France depuis 2009 dans le cadre du plan de contrôle national, seul un dépassement a été enregistré (0,3 %). Concernant les œufs, des dépassements sont constatés sur la moitié des quatre prélèvements réalisés, contre seulement quatre pour 204 essais (2 %) à l’échelle du pays.
La présence de dioxines a aussi été mise en évidence à des valeurs supérieures à la moyenne nationale pour les fromages de chèvre et les moules ; à des niveaux moindres pour les poissons mais en constante augmentation depuis les premières mesures en 2009.
Les analyses ont également révélé des teneurs importantes en PCB (polychlorobiphényles), des perturbateurs endocriniens toxiques pour le développement cérébral et classés cancérogènes probables, pour les moules et les poissons, et des teneurs supérieures aux maximales nationales pour les œufs et la viande bovine. Elles montrent enfin la présence importante de métaux lourds (plomb et cadmium) dans les produits de la mer.
« L’objectif de cette étude n’est pas de détruire les éleveurs de taureaux ou de moules, insiste Daniel Moutet, le président de l’ADPLGF. Ils sont des victimes, au même titre que tous ceux qui ont des cancers à Fos ou à Port-Saint-Louis. » Aussi, Daniel Moutet souhaite les associer à sa démarche judiciaire en leur proposant, comme à tous les habitants du golfe, de déposer, au civil cette fois, des requêtes individuelles pour troubles anormaux du voisinage. « Cette volonté d’agir est le résultat d’un ras-le-bol », résume Me Julie Andreu, du cabinet TTLA & associés, spécialisé dans les dossiers santé-environnement (amiante, AZF…), qui déposera plainte contre X auprès du parquet du Marseille dans les prochaines semaines.
« Etat de santé fragilisé »
« On en a marre, dit Daniel Moutet. Cela fait quinze ans que l’on alerte, que l’on envoie des courriers aux ministres de la santé ou de l’environnement et qu’ils bottent en touche tous les malades. » Les premiers combats de l’association remontent à 2002 avec le projet d’implantation par GDF d’un terminal méthanier sur la presqu’île du Cavaou et à 2003 avec celui de l’incinérateur d’ordures ménagères de Marseille Provence Métropole à Fos-sur-Mer.
« Depuis quinze ans, on réclame en vain une vraie étude épidémiologique pour savoir si, effectivement, comme tout le monde le dit, il y a plus de cancers ici. Il n’y a même pas de registre des cancers dans le département », déplore René Raimondi, maire de Fos-sur-Mer depuis 2004, prêt à soutenir la bataille judiciaire qui s’engage.
Les habitants de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône ont obtenu de premiers indices sérieux en janvier 2017. Une étude indépendante franco-américaine (Fos Epseal), financée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et conduite sur un échantillon de population limité, suggère que la prévalence des cancers, du diabète de type 1 et de l’asthme est supérieure aux moyennes françaises. Quant à l’étude d’imprégnation environnementale appelée de ses vœux par l’édile, c’est l’Institut écocitoyen qui s’y attelle. Les résultats, aussi attendus que craints, doivent être présentés en mai.
Sur la base d’une étude statistique rendue publique fin janvier, l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction régionale de l’environnement (Dreal) reconnaissent prudemment « des indices de risques à long terme supérieurs au seuil de vigilance pour les effets cancérigènes, liés à la présence de plusieurs polluants sur des zones délimitées […] à proximité de certaines sources industrielles ». Fin 2017, l’ARS devait publier les résultats de l’Observatoire des cancers du rein, de la vessie et des leucémies aiguës dans le département des Bouches-du-Rhône. Mis en place en 2012 après le constat d’un taux élevé d’hospitalisations pour leucémies aiguës autour de l’étang de Berre, l’observatoire doit permettre de décider de « la pertinence d’installer un registre des cancers ». La publication a été reportée à fin 2018. « Nous sommes conscients que c’est long mais la collecte des données sanitaires et leur consolidation au niveau du département prennent du temps, explique Muriel Andrieu-Semmel, de l’ARS, qui reconnaît un « état de santé fragilisé » sur le golfe de Fos.
D’importants dépassements de rejets de benzène
Du côté des industriels, « on vit comme une injustice qu’on dise que beaucoup de gens sont malades à cause des usines », témoigne Marc Bayard, le vice-président du Groupement maritime et industriel de Fos qui regroupe les industries de la ZIP. « Nous sommes tellement conscients du problème de la pollution que cela fait quarante ans que nous travaillons de tous les côtés pour réduire les impacts environnementaux, assure-t-il. En dix ans, les rejets des principaux polluants ont diminué de 50 à 70 %, et cela continue. »
Pourtant, la plus grosse installation de Fos, ArcelorMittal, qui emploie environ 3 600 personnes, enregistre d’importants dépassements de rejets de benzène (gaz cancérogène) depuis 2016. Un rapport d’inspection environnementale d’octobre 2017 que Le Monde a pu consulter relève ainsi « des concentrations en benzène anormalement élevées (jusqu’à 10 fois la valeur limite) » et « la persistance des dépassements des émissions observées au niveau de la cokerie en 2016 ».
Sur la base de ce rapport, qui pointe également des dépassements pour les composés organiques volatiles ou les oxydes d’azote, le préfet des Bouches-du-Rhône a pris un arrêt de mise en demeure le 12 décembre 2017. Il donne à ArcelorMittal, qui demandait des délais supplémentaires, entre six mois et un an pour se mettre en conformité.
« C’est scandaleux et symptomatique, réagit le maire de Fos-sur-Mer. A chaque fois, l’Etat réagit avec retard. » René Raimondi est un enfant du pays. « Souvent, on me demande s’il est dangereux d’habiter à Fos. C’est dur d’entendre ça et de ne pas savoir quoi répondre. Quand quelqu’un est mis en danger, l’Etat doit prendre ses responsabilités. Tchernobyl, plus personne n’y vit. Quand on a construit le barrage de Serre-Ponçon, on a fait déplacer les habitants avant de noyer les villages. Alors qu’on nous rassure ou qu’on nous évacue. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.
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La France prépare la fermeture de ses dernières centrales à charbon

Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 19h53
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Pierre-Oliver Rouaud







                        



                                


                            

En confirmant, mi-décembre 2017, sa décision de fermer les centrales à charbon françaises « avant la fin du quinquennat », Emmanuel Macron ne changera pas la face climatique du pays : le charbon ne pèse que 1,4 % du mix électrique français. Il se répartit sur quatre sites : Cordemais (Loire-Atlantique) et Le Havre (Seine-Maritime) pour EDF, Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour le groupe allemand Uniper. « C’est du pur opportunisme politique. A Gardanne, 600 emplois directs et indirects sont en jeu, quand l’impact de ces centrales est dérisoire en comparaison de celui des transports », tempête Nicolas Casoni, secrétaire général CGT d’Uniper Gardanne, radicalement opposé à la fermeture.
Uniper ne contestera pas le principe, pas plus qu’EDF, « qui se conformera évidemment aux directives de l’Etat » concernant l’avenir de ces centrales, assure Denis Florenty, directeur de la production thermique d’EDF, qui apporte « tout son concours » à la mission interministérielle en cours. Celle-ci doit préfigurer ce « Fessenheim bis » qui concerne un millier de salariés sous statut IEG (industries électriques et gazières) et laisse une belle ardoise à EDF, qui venait de dépenser plus de 450 millions d’euros de mise aux normes. Le réseau devra par ailleurs intégrer le retrait de ces sites, qui fournissent 3 GW, surtout utilisés en pointe.
Luc Poyer, ‎président du directoire d’‎Uniper France, se dit « en attente d’un dialogue avec l’Etat pour gérer les conséquences en termes d’activité et d’emplois ». Mais les opérateurs ont déjà en partie anticipé. A Gardanne, Uniper a reconverti, en 2016, une des deux tranches en centrale biomasse de 160 MW. Mais des associations écologistes, émettant des craintes pour la ressource en bois, ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’exploitation par le tribunal administratif de Marseille en juin 2017.
Un programme de R&D sur un « charbon vert »
Uniper, qui a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, « King Coal » résiste. La consommation mondiale est repartie à la hausse en 2017, portée par la Chine et l’Inde.
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Charbon, le retour de flamme

Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, « King Coal » résiste. La consommation mondiale est repartie à la hausse en 2017, portée par la Chine et l’Inde.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 06h39
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Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

A Safi, sur la côte ouest du Maroc, les techniciens du groupe Daewoo s’affairent pour la mise en service de la centrale à charbon Safiec. Porté par le groupe français Engie, le japonais Mitsui et Nareva, une société de la famille royale, ce projet à 2,6 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) générera un quart de l’électricité du royaume. Une fois en exploitation, elle ajoutera, en capacité de production, presque l’équivalent d’un réacteur nucléaire EPR à la capacité du Maroc. Etonnant, à première vue, pour un pays qui promet 52 % de capacité électrique en renouvelables d’ici à 2030… Mais pas question, pour le royaume, de prendre le risque d’un black-out, alors que la demande d’électricité bondit de 5 % par an.
Et à l’instar du Maroc, nombreux sont les pays à composer avec ce principe de réalité. Matarbari au Bangladesh, Kalselteng-2 en Indonésie, Kostolac en Serbie ou Medupi-4 en Afrique du Sud : ouvertures et projets de centrales à charbon fleurissent.
Depuis 2014, la demande mondiale de charbon reculait, mais elle vient de repartir à la hausse. « L’année 2017 inverse – légèrement – la tendance, avec un regain d’environ 1 point, sous l’effet de la demande en Asie », confirme Carlos Fernandez Alvarez, analyste senior à l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
40 % de la production électrique mondiale
Tandis que les énergies renouvelables et le gaz sont en plein essor, le charbon reste un élément clé du mix énergétique du globe. Avec 5,4 milliards de tonnes normalisées, il couvre 27 % des besoins en énergie primaire ; et 40 % de la production électrique.
C’est que « King Coal », qui pèse plus de 350 milliards d’euros au prix actuel des marchés mondiaux, n’a guère besoin qu’on lui fasse l’article : abondant – avec des réserves prouvées de cent cinquante ans –, facile à transporter, peu cher, il cumule les atouts.

De l’autre côté du miroir, le charbon est la bête noire des organisations non...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.
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La technologie appelée à la rescousse du charbon

Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.



Le Monde
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11.02.2018 à 19h55
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Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

Bien que contesté, le terme « charbon propre » est celui consacré dans l’industrie pour les technologies qui améliorent le rendement et diminuent les émissions de CO2 par kWh d’électricité produit.
A cela s’ajoutent les traitements de fumée qui limitent les polluants (particules fines, mercure, gaz soufrés, oxyde d’azote…) ou encore la capture du CO2. En ce qui concerne les polluants, « les technologies actuelles permettent l’abattement à des niveaux comparables à ceux de centrales à gaz ; c’est le cas notamment au Japon », indique Carlos Fernandez Alvarez, de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Côté production, les développements visent à l’augmentation des conditions de température et de pression dans les générateurs de vapeur, à travers des technologies dites « supercritiques », en référence aux propriétés particulières du fluide (ni vapeur ni liquide) qui permettent de gagner en performance.
Dans la génération « ultra-supercritiques », le rendement peut dépasser 47 %, contre à peine plus de 30 % pour les technologies « sous-critiques », encore à l’œuvre dans des milliers de vieilles centrales dans le monde, notamment en Inde ou en Chine. Pékin ayant banni les « sous-critiques », le pays aura, à terme, un parc parmi les plus performants au monde – et pourra déployer ces technologies.
Capture et le stockage du CO2
Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC). Coûteuses en raison des matériaux ultrarésistants nécessaires à leur fonctionnement, les centrales AUSC ont des niveaux de CO2 qui se rapprochent de ceux des centrales à gaz. A cela s’ajoute l’apport du numérique, qui permettrait « d’améliorer de 27 % l’efficacité des centrales thermiques installées, dont celles à charbon, et de réduire les émissions de CO2 de 4,7 %. Cela n’a été entrepris que sur moins de 10 % des centrales »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Arthur Leroux, ingénieur Ensam-Lille, est le cofondateur d’Enogia, start-up marseillaise qui produit de l’électricité à partir de la chaleur.
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« On a créé une start-up pour produire de l’électricité de façon écologique »

Arthur Leroux, ingénieur Ensam-Lille, est le cofondateur d’Enogia, start-up marseillaise qui produit de l’électricité à partir de la chaleur.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h00
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



   


On peut très bien produire de l’électricité de manière écologique en utilisant des vieux procédés du XIXe siècle. C’est ce qu’ont montré Arthur Leroux et ses deux associés, comme lui ingénieurs, en dépoussiérant une technologie du siècle de la révolution industrielle appelée le ­ « cycle organique de Rankine ».
Grâce à elle, la start-up marseillaise Enogia, lancée par les trois diplômés de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers (Ensam) de Lille, en 2012, parvient à fabriquer des microcentrales qui transforment la chaleur en électricité. Des sources de chaleur variées peuvent ainsi être exploitées : la géothermie et la biomasse principalement, mais aussi la récupération de chaleur sur les processus industriels ou les moteurs à combustion… Depuis son lancement, la jeune pousse prospère. Son chiffre d’affaires avoisinera les 2,5 millions d’euros cette année, et elle emploie désormais une trentaine de salariés.
« Nous travaillons avec des entreprises comme Veolia ou Méthanergy pour l’exploitation des déchets, et nous visons désormais des entreprises de transport maritime ou routier, qui voient dans notre technologie un moyen intéressant de récupérer de l’électricité ; le marché est gigantesque », estime Arthur Leroux. Pour lancer sa société, le trentenaire a bénéficié du réseau d’investisseurs mis à disposition par l’Ensam. « C’est notamment grâce à cet appui qu’on a trouvé des business angels pour nous financer au départ, cela aurait été plus long et plus difficile sans cela », se félicite-t-il.

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                Les ingénieurs passent au vert




« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018), après Nancy (1er et 2 décembre) et Lille (19 et 20 janvier).

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                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un risque de verglas et de précipitations neigeuses va toucher le centre et l’est de la France. La vigilance devrait être levée dimanche grâce au redoux.
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Neige et verglas : huit départements en vigilance orange

Un risque de verglas et de précipitations neigeuses va toucher le centre et l’est de la France. La vigilance devrait être levée dimanche grâce au redoux.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 11h59
   





                        



   


Météo France a placé dimanche 11 février au matin un huitième département, le Rhône, en vigilance orange pour neige et verglas dans le centre et l’est de la France. La vigilance concerne le Cantal, la Côte-d’Or, la Loire, la Haute-Loire, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme, la Saône-et-Loire et désormais le Rhône, selon le bulletin de 6 heures du service de prévision.
C’est un « épisode de neige ou verglas non exceptionnel, nécessitant cependant une vigilance particulière du fait d’un risque de verglas pouvant rendre les conditions de circulation difficiles », a précisé Météo-France.

        Lire aussi :
         

                Neige et verglas : fin de l’alerte en Ile-de-France, le Nord et le Centre toujours menacés



« Jusqu’à présent, les précipitations sont essentiellement neigeuses mais des bruines verglaçantes sont possibles très ponctuellement », a-t-il ajouté.
Le redoux attendu – et qui touche déjà l’Ile-de-France où il fait 2 à 3 degrés – devrait permettre de sortir de la vigilance orange dans la matinée de dimanche, selon Météo France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont convergé, samedi sur la ZAD, pour célébrer la victoire contre le projet d’aéroport.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Fête à Notre-Dame-des-Landes : des milliers de personnes venues « voir ce qui se passera après »

Des dizaines de milliers de personnes ont convergé, samedi sur la ZAD, pour célébrer la victoire contre le projet d’aéroport.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h33
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, Loire-Atlantique, envoyé spécial)








                        



   


Riff de guitares, violoncelle et contrebasse en folie sur un rythme endiablé de percussions et de marimbas (un xylophone africain), les sons de l’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp ont, ce samedi 10 février au soir, vite fait tanguer les centaines de personnes massées devant la scène installée sous la magnifique charpente de la grange de Bellevue.
Sous une bruine persistante et pénétrante, et dans la boue générale – il s’agit bien ici d’une zone humide –, le groupe de musique survitaminé, avec la diversité de ses instruments africains, à corde, ou encore électriques, ses trombones… symbolisait bien la multiplicité des composantes de la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)
Ce samedi, la ZAD (la « zone à défendre ») avait donné rendez-vous à ses soutiens venus de toute la France, et même d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne ou encore de Belgique… pour fêter leur victoire avec l’abandon du projet d’aéroport, annoncé par le gouvernement le 17 janvier.
Triton gigantesque, fanfares, chorales, et maquette géante d’avion en bois brûlée – « le projet part en fumée » – dans la plus pure tradition carnavalesque, tout avait été prévu pour réussir l’événement. Pizzas bios, plats vegan, soupe poireaux-pommes de terre, pains d’épices, cidre, bière ou vin chaud, réchauffaient les participants. Et la nuit promettait d’être longue pour les manifestants, animée par des concerts, fest-noz ou techno, les plus fatigués tentant de retrouver leur véhicule dans l’obscurité.
De très nombreux jeunes
Dès le matin, ils étaient des milliers – de 30 000 à 40 000 personnes selon les organisateurs, 8 500 selon la préfecture – à parcourir les kilomètres reliant Saint-Jean-du-Tertre et le Gourbi, deux lieux-dits, à la ferme de Bellevue, au cœur de la ZAD.
Au-delà de ce classique écart de comptabilité, une chose est certaine, ce rendez-vous militant a drainé une foule considérable, digne des plus grands rassemblements que la ZAD a connus. En témoignaient les centaines de voitures parquées sur des kilomètres de routes et de chemins traversant le bocage, rappelant les plus grandes manifestations de soutien aux occupants de Notre-Dame-des-Landes. Le nombre de cars, venus de toute la France, était même supérieur à celui du 8 octobre 2016, lors d’une manifestation pour laquelle les organisateurs avaient annoncé plus de 40 000 personnes et la police 12 500.
Mais, plus que le nombre, un des faits marquants de cette journée fut sans doute le nombre de manifestants venant pour la première fois ici et la présence massive de jeunes. Cherchant à se réchauffer près d’un brasero, un verre de vin chaud à la main, Melody Perdrizet et Elena Lombart, deux jeunes filles venues de Paimpol, dans les Côtes-d’Armor, témoignent de leur découverte de la ZAD. « J’en entendais parler depuis longtemps et je voulais voir comment cela se passait concrètement, comprendre comment ils avaient pu gagner », explique la première, professeure de piano. « Et voir ce qui va se passer après », ajoute son amie, éducatrice à l’environnement et militante de Bretagne vivante.
Drapeau basque brandi haut, Thierry Michel et Nadège Martin ont fait, eux, le déplacement depuis Ixtassou, près d’Espelette (Pyrénées-Atlantiques). Cet artisan de 46 ans et cette propriétaire d’une chambre d’hôte de 38 ans sont engagés dans la lutte contre un projet de mine d’or – près de 13 000 hectares sur onze communes – dans le collectif Stop mines EH. « C’est la première fois que nous venons ici, mais nous suivons ce combat avec intérêt depuis longtemps. Ici nous comprenons l’importance de pouvoir unir des gens très différents avec un même objectif », raconte Thierry Michel.
« De nouveaux enjeux et combats »
Depuis près de dix ans, et l’intensification de la lutte contre l’aéroport, notamment avec l’occupation de la ZAD en 2009, Notre-Dame-des-Landes est devenu la référence de tous les opposants à de grands projets d’infrastructure jugés inutiles et imposés.
« La fin de cette lutte d’un demi-siècle contre l’aéroport laisse place à de nouveaux enjeux et combats, ici et ailleurs », devait déclarer le mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, habitant.e.s et occupant.e.s de la ZAD, Coordination des organisations opposantes), lors de prises de parole tout au long de la journée.
Et nombreux sont les représentants de ces combats qui ont pu témoigner : le projet de tunnel transalpin Lyon-Turin (présence d’opposants français et italiens), le Center Parcs de Roybon (Isère), la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère), la Ferme des 1 000 vaches dans la Somme, le parc d’attraction de Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine), la ligne à très haute tension de la Haute-Durance, le centre de loisirs et d’affaires d’Europacity et le pôle scientifique du plateau de Saclay, en région parisienne, les bassines niortaises (Deux-Sèvres)… sans oublier le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse). « Pour toutes ces luttes sœurs, nous sommes là, nous serons là ! », leur ont assuré les militants de Notre-Dame-des-Landes.
Quelques élus et responsables politiques avaient aussi fait le déplacement pour participer à la fête, tels José Bové, Yannick Jadot, Noël Mamère… « On ne va pas gâcher son plaisir, mais ne soyons pas dupe, le discours environnemental du gouvernement est celui d’un bonimenteur. On l’a encore vu à l’assemblée nationale avec ses propositions récentes de dérogations sur les réglementations environnementales, expliquait Loïc Prud’homme, le député (La France insoumise) de Gironde.
Contre le « capitalisme vert »
La fête donc pour célébrer une victoire historique dont peu de luttes sociales ou environnementales peuvent s’enorgueillir ces dernières années. Mais au-delà de l’immense satisfaction visible sur les visages, ce rassemblement baptisé « Enracinons l’avenir » se voulait tourné vers le futur des terres agricoles et de la ZAD, menacé par l’arrivée du printemps, échéance fixée par Edouard Philippe, le premier ministre, à laquelle les occupants illégaux devront être partis « d’eux-mêmes ».
Le chef du gouvernement avait aussi exigé le nettoyage de la route départementale 281, entravée par de nombreuses chicanes. Ce fut chose faite par les agriculteurs et une partie des zadistes. Non sans mal, une partie des occupants refusant de libérer la route ainsi que l’exigeait l’Etat. Des divergences sont d’ailleurs apparues lors de certaines prises de parole, tout comme dans l’organisation d’une « contre fête » samedi soir dans un autre lieu de la ZAD, par la fraction la plus hostile à tout dialogue avec le gouvernement.
« Aujourd’hui, le mouvement a dégagé collectivement la D281 pour rendre à ses usager.es/voisin.es la possibilité d’une utilisation partagée. (…) Les divers chantiers nécessaires à la remise en état de la route sont en cours. Ils vont durer encore plusieurs semaines », déclarait d’un commun accord le mouvement contre l’aéroport. Quand une partie des zadistes préférait rappeler l’apport dans cette lutte de ceux qui « portent l’autogestion, l’action directe, des modes de vie et des pratiques radicales ». Evoquant aussi bien les « conflits » que les « complicités » entre les composantes de la ZAD, la dizaine de personnes, masquées, qui ont pris la parole, ont martelé leur volonté de combattre « le système capitaliste, sa croissance, ses polices, ses frontières, ses armées, ses bulldozers… »
Et si la victoire est réelle contre le projet d’aéroport, cela ne suffit pas, disent-elles. « Maintenant que notre ennemi le plus clair et le plus commun a disparu, le capitalisme vert rêverait bien d’une zone éco-bio participative, d’une intégration tranquille mais en règle (…). C’est pour éviter cela que nous resterons en lutte. » Le débat est loin d’être terminé dans la ZAD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Il aura fallu près de quinze ans de déclin de l’apiculture pour que l’exécutif européen se penche sur les méthodes d’évaluation des risques, déplore dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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« Toutes les procédures d’évaluation des risques des pesticides sur les abeilles sont, au minimum, très discutables »

Il aura fallu près de quinze ans de déclin de l’apiculture pour que l’exécutif européen se penche sur les méthodes d’évaluation des risques, déplore dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h39
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. L’information qui va suivre est si invraisemblable que le lecteur voudra sans doute en contrôler la véracité. Qu’il se rassure : il pourra remonter à sa source pour en vérifier l’exactitude. De quoi s’agit-il ? D’abeilles, de pesticides et de la manière dont les risques de ceux-ci sont évalués. Pour comprendre, il faut savoir qu’avant d’être autorisé, un produit phytosanitaire doit passer un certain nombre de tests réglementaires attestant de sa sûreté, pour la santé et l’environnement. Parmi ces tests s’en trouve un très intéressant, qui a par exemple permis de « montrer » que les fameux néonicotinoïdes (mais aussi beaucoup d’autres « phytos ») ne présentent pas de risques importants pour les abeilles.
C’est un peu comme si on évaluait le risque tabagique en faisant fumer à des cobayes une cigarette par an
Le test impose de placer une colonie devant une parcelle d’au plus 1 hectare, traitée avec l’insecticide. A grands traits, si rien de particulier n’est constaté sur la colonie, cela plaide en faveur de l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché.
Mais si vous avez la plus petite once de savoir apicole, vous savez que ces hyménoptères butinent jusqu’à 5 km, voire plus, autour de leur ruche, couvrant ainsi une surface de quelque 80 km2. En plaçant la colonie devant un champ de 1 hectare, le test réglementaire n’expose donc les insectes qu’à un dix-millième environ de leur exposition potentielle en situation réelle, dans un environnement de grandes cultures. Bref, c’est un peu comme si on évaluait le risque tabagique en faisant fumer à des cobayes une cigarette par an.

Tout cela est clairement détaillé, non par Greenpeace, ou quelque organisation malfaisante vouée à la destruction de l’agriculture moderne, mais par un groupe de scientifiques réunis par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), et qui a rendu son avis au printemps 2012 (le lecteur pourra consulter l’avis intitulé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.
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Neige et verglas : fin de l’alerte en Ile-de-France, le Nord et le Centre toujours menacés

Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h20
   





                        



   


La neige qui a balayé le nord et le centre de la France s’éloignait, samedi 10 février au matin, de l’Ile-de-France. Le Centre et l’Est de la France ont en revanche a nouveau été placé en alerte orange par Météo France samedi après-midi.
Fin de la vigilance orange au Nord, le Centre et l’Est en alerte
La vigilance orange qui touchait encore les huit départements franciliens en raison de la neige et du verglas a été levée à 10 heures par Météo France, qui annonce un « dégel de la couche de glace et de neige persistant au sol ». Les températures minimales de la nuit ont été souvent inférieures à - 5 °C en grande banlieue, mais elles devraient atteindre 3 à 5 °C en cours de journée.
L’« épisode neigeux » de vendredi est resté bien loin de celui de mardi-mercredi, qui avait provoqué de spectaculaires perturbations en Ile-de-France. Fermée depuis mardi, la tour Eiffel rouvrira dimanche matin à 9 h 30, selon son compte Twitter.
Sept départements du centre et de l’est de la France ont en revanche été placés en vigilance orange pour un « épisode de neige ou verglas non exceptionnel, nécessitant cependant une vigilance particulière du fait d’un risque de verglas pouvant rendre les conditions de circulation difficiles », selon Météo France.
Cette vigilance orange concerne le Cantal, la Côte-d’Or, la Loire, la Haute-Loire, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire. L’événement doit commencer dimanche matin à 3 heures et durer jusqu’à 10 heures.
Reprise du trafic poids lourds et RATP
Vendredi, le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris avaient de nouveau appelé les automobilistes à « ne pas utiliser leurs véhicules ».
Au sud-ouest de Paris, la route nationale 118, symbole de la pagaille de mardi soir, a été rouverte à la circulation samedi en début d’après-midi, a annoncé la Préfecture de police. La route nationale 1, qui relie la capitale à la frontière belge, a également été rouverte à la mi-journée.
Selon la RATP, le trafic était samedi à 6 h 30 « légèrement perturbé sur les bus » avec 15 % de lignes non desservies (40 sur 300) et « quasi normal sur le reste du réseau » parisien. Le RER C, fermé depuis le 24 janvier à cause de la crue de la Seine, a rouvert samedi, hormis à la station Saint-Michel.

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                Déneigement : pourquoi comparer l’Ile-de-France et le Québec n’a pas de sens



Les conditions météorologiques ont conduit à l’annulation d’un tiers des vols prévus vendredi au départ d’Orly, soit quelque 200 vols, mais le trafic devait reprendre normalement samedi.
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée vendredi à 18 heures. « Les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police. Ces interdictions à répétition depuis mardi ont suscité la colère des transporteurs routiers. Selon la FNTR, ces mesures ont causé aux entreprises de transports au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Des usines en arrêt technique
Certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique ces derniers jours. Enseignes de distribution et commerçants ont également été privés de livraisons et se sont parfois trouvés en rupture de stocks, avec un impact limité toutefois, les clients étant plus rares aussi. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises de la région dont l’activité a été perturbée.
La Poste a également prévenu que les envois de colis étaient « susceptibles d’être perturbés ». « Nous sommes notamment dans l’impossibilité d’assurer les livraisons dans toute l’Ile-de-France », a-t-elle fait savoir sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une fête et des questions sur l’avenir

Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 02h03
    |

            Rémi Barroux








                        



   


« Bonjour, Monsieur, la ZAD, c’est où ? » Perdus dans le centre du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), trois jeunes Toulousains, qui ont fait le déplacement en voiture, cherchent à rejoindre, vendredi 9 février, dans la nuit glacée, le lieu du rassemblement qui est organisé, le lendemain, par les opposants au projet d’aéroport et qui occupent la zone d’aménagement différée (ZAD), devenue au fil des années la zone à défendre.
Ils ont dormi dans la voiture en attendant que les deux cortèges se forment dès 10 heures à Saint-Jean-du-Tertre et au Gourbi, pour converger vers la ferme de Bellevue, au cœur de la ZAD. Comme les trois Toulousains, de nombreuses voitures, camping-cars et camionnettes ont cherché dans la nuit des endroits où se parquer. A 15 heures, samedi, la préfecture comptait 8 500 personnes sur le site, tandis que les organisateurs dénombraient entre 30 000 et 40 000 personnes.
Au point d’orgue de cette mobilisation, les manifestants, rassemblés dans un champ près de la ferme de Bellevue, ont assisté à l’immolation par le feu d’un avion en bois, effigie de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. D’autres maquettes représentant des « grands projets inutiles » ont subi le même sort, et un épouvantail surmonté d’une photo du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a également été mis à feu.

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                Notre-Dame-des-Landes : le devenir des terres, autre source de conflits



Mais tous ces soutiens de la lutte contre le projet d’aéroport ne sont pas venus, cette fois, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises ces cinq dernières années, pour défendre physiquement la zone et ses occupants — agriculteurs, militants écologistes, altermondialistes, anticapitalistes, etc.
Car ce projet de nouvelle infrastructure aéroportuaire, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ancien d’une cinquantaine d’années, a été officiellement abandonné. Et la déclaration d’utilité publique, qui remonte à 2008, est tombée le 9 février, dix ans après sa promulgation. « J’ai pris la décision d’arrêter ce projet car les conditions n’étaient pas réunies (…), mon objectif était de sortir d’une situation de blocage et d’indécision dont personne ne savait comment sortir », déclarait, le 17 janvier, le premier ministre, Edouard Philippe. Il laissait également jusqu’au printemps, soit la fin du mois de mars, aux occupants illégaux pour « partir d’eux-mêmes ».
Poser des jalons
Alors, ce 10 février n’est pas tant une fête pour la victoire des agriculteurs, des zadistes et de leurs nombreux soutiens — plusieurs milliers de participants sont attendus à Notre-Dame-des-Landes — qu’un rendez-vous pour poser des jalons pour le futur de la ZAD. Et la coordination du mouvement (Habitant·e·s de la ZAD, Acipa, Copain, Naturalistes en lutte) a intitulé l’événement « Enracinons l’avenir ». L’appel a été lancé pour de nouvelles plantations d’arbres.
Le rendez-vous est aussi politique, avec la présence de nombreuses délégations de partis et d’organisations qui soutiennent depuis des années ce combat, des délégations de mouvements qui luttent contre d’autres projets d’infrastructure, comme le tunnel transalpin de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), le centre Europacity au nord de Paris, etc. C’est aussi une fête avec de nombreuses participations musicales, rock, electro et un fest-noz qui devrait se terminer tard dans la nuit de samedi à dimanche.

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                Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »



Les forces de l’ordre présentes ces derniers jours sur la RD 281, qui est en train d’être nettoyée, après avoir été débarrassée par les occupants eux-mêmes des nombreuses chicanes et barricades qui l’encombraient, ne sont pas stationnées à proximité.
La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a pris des arrêtés interdisant le transport de matières dangereuses et, explique-t-elle, les gendarmes sont présents « pour assurer la fluidité de la circulation ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La teneur en produits nocifs ou addictifs des cigarettes pourrait être deux à dix fois supérieure à ce que les paquets annoncent. En cause, les filtres des cigarettes et l’appareil employé pour faire les tests.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des arrêtés préfectoraux ont été notamment signés pour réduire la vitesse maximale autorisée sur les grands axes.
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Pollution aux particules fines PM10 : des dispositions prises dans le Grand-Est

Des arrêtés préfectoraux ont été notamment signés pour réduire la vitesse maximale autorisée sur les grands axes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h27
   





                        


Après la Moselle, les Vosges, la Meurthe-et-Moselle et les deux départements alsaciens, le Doubs et le Territoire de Belfort ont déclenché vendredi 9 février la procédure d’alerte en raison d’un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines PM10, selon ATMO Grand-Est, association chargée de la surveillance de la qualité de l’air.
« Cet épisode de pollution de type “combustion” se caractérise par une concentration en particules PM10 majoritairement d’origine carbonée, issues de la combustion de chauffage et/ou de moteurs de véhicules, [dont] la dispersion est défavorisée par des conditions météorologiques stables », a expliqué l’association.
Les arrêtés préfectoraux pris prévoient d’abaisser de 20 km/h la vitesse maximale autorisée sur « les axes autoroutiers et chaussées à voies séparées (…) sans descendre en dessous de 70 km/h pour toutes les catégories d’usagers ». L’ATMO Bourgogne-Franche-Comté, qui a constaté le même phénomène, a réduit de 20 km/h la vitesse maximale autorisée sur la section de l’autoroute A 36 pour la journée de samedi.

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                Pollution : la France va mesurer les pesticides dans l’air sur tout le territoire à partir de 2018



Vérification des dispositifs de filtration
Dans le Grand-Est, le brûlage à l’air libre des déchets verts, des résidus agricoles ou des déchets forestiers et l’emploi de feux d’artifice sont par ailleurs interdits.
« Les exploitants des installations classées soumises à autorisation » sont invités à s’assurer « du bon fonctionnement des dispositifs de filtration » et « les travaux générateurs de poussière sur les chantiers ne peuvent être réalisés que si un arrosage permettant l’abattage des poussières est mis simultanément en œuvre », a annoncé la préfecture de Moselle. Des dispositions similaires ont été prises dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et les Vosges.
Les niveaux de concentration en particules devraient décroître dès samedi ou dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.
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Les pétroliers renouent avec les mégaprofits mais restent prudents

Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h58
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Dix-neuf milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) de profit pour Exxon, 13 milliards de dollars pour Shell, 8,6 milliards pour Total : le temps des vaches maigres est terminé pour les géants du pétrole. Après trois années difficiles, les « majors » du secteur peuvent souffler et affichent leur volonté de récompenser leurs actionnaires.

Total a ainsi annoncé, jeudi 8 février, sa décision d’augmenter de 10 % les dividendes pendant les trois prochaines années. Le groupe français a également fait part de son intention de réaliser jusqu’à 5 milliards de dollars de rachat d’actions sur la période 2018-2020 pour « partager avec les actionnaires les bénéfices de la hausse des cours ». D’autres compagnies, comme le norvégien Statoil ou l’américain Chevron se sont aussi déclarés désireux de récompenser leurs actionnaires.
« 2017 fut l’une des meilleures années de l’histoire récente de BP », a même résumé Bob Dudley, le directeur général, alors que le groupe britannique continue de verser chaque année plusieurs milliards de dollars pour compenser la catastrophe Deepwater Horizon en 2010.
« Un plaisir pour leurs actionnaires »
Mais, derrière ces cadeaux à des actionnaires impatients après trois années de résultats en demi-teinte, se cache une vraie réserve de la part des « majors ». « C’est vrai, c’est un soulagement pour les entreprises du secteur et un plaisir pour leurs actionnaires », explique Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie de l’Institut français des relations internationales, « mais les incertitudes subsistent et tout le monde fait preuve de prudence ».
Et pour cause : le retour au profit chez les grands groupes pétroliers est d’abord dû à la remontée du prix du baril. En 2017, les cours du pétrole se sont établis à 54 dollars le baril en moyenne contre 44 dollars en 2016. Depuis début janvier, les cours évoluent entre 65 et 70 dollars.
L’équation est assez...




                        

                        


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EDF condamné pour sa gestion des déchets radioactifs à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse

Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h06
   





                        



   


Le sac avait été trouvé le 6 novembre 2015, dans une benne à ordures qui s’apprêtait à quitter le site de Cruas-Meysse (Ardèche). A l’intérieur, « [des] combinaisons papier et [des] surbottes qui avaient été portées par des personnes travaillant en zone nucléaire, alors que ces déchets contaminés doivent absolument être séparés des déchets conventionnels pour éviter toute contamination », rappelle le Réseau Sortir du nucléaire. Ce dernier avait alors initié une action en justice.
Trois ans plus tard, EDF et le directeur de la centrale nucléaire ardéchoise ont été condamnés vendredi 9 février par le tribunal de police de Privas pour sa mauvaise gestion des déchets nucléaires. Le groupe énergétique français a ainsi été condamné à six amendes de 1 000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis.

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« Dysfonctionnements récurrents »
Le Réseau Sortir du nucléaire a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas », citant « une série d’événements concernant la maîtrise de la réaction nucléaire », ou encore un « risque important » concernant les « capacités de refroidissement du réacteur en cas d’accident ». 

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Une crainte partagée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un rapport daté du 1er décembre 2015. « Différentes barrières techniques et organisationnelles (…) ont été défaillantes », pouvait-on lire dans ce document. EDF « ne fait pas de commentaire à ce stade », a pour sa part indiqué un porte-parole de l’électricien.
Des militants de Greenpeace s’étaient introduits en novembre dans cette centrale nucléaire pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où sont entreposés les combustibles usagés. Leur action faisait suite à une autre intrusion de l’organisation sur le site en 2011.



                            


                        

                        

