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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Pour Patrice Roussel, professeur de gestion, généraliser la participation sans en changer les règles et la mise en œuvre serait inefficace, explique-t-il dans une tribune au « Monde ».
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« Développer la participation dans les PME implique de mieux prendre en compte leurs conditions de fonctionnement »

Pour Patrice Roussel, professeur de gestion, généraliser la participation sans en changer les règles et la mise en œuvre serait inefficace, explique-t-il dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h08
    |

Patrice Roussel (Professeur de gestion des ressources humaines et directeur de TSM Research, CNRS, université Toulouse Capitole)







                        



                                


                            

Tribune. Le développement de la participation financière est un des éléments majeurs du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte). L’enjeu principal est d’y donner accès aux millions de salariés qui travaillent dans des PME de moins de cinquante salariés. Mais certaines pistes évoquées nous semblent inappropriées, faisant fi des véritables blocages.
Née d’une utopie portée par le général de Gaulle au lendemain de la Libération, la participation a été introduite par des textes de loi entre 1959 et 1967. L’objectif était de rapprocher les intérêts du patronat et du salariat en introduisant dans les rémunérations une part variable liée aux résultats de l’entreprise.
7 millions de bénéficiaires
A partir de cette idée, la France s’est dotée d’une palette d’outils supplémentaires, massivement utilisés dans les grandes entreprises, mais difficiles à appréhender pour les non-spécialistes : intéressement, plan d’épargne d’entreprise (PEE), plan d’épargne retraite collectif (Perco), fond commun de placement d’entreprise (FCPE)… Environ un tiers des salariés du privé, soit 7 millions de personnes sur un total de 19 millions, bénéficient aujourd’hui d’un ou plusieurs de ces dispositifs.

Le projet de loi Pacte se concentre sur la participation financière, premier élément du Meccano. Déjà obligatoire dans les entreprises de cinquante salariés et plus, la participation le deviendrait dès onze salariés, avec une fiscalité favorable afin de susciter l’adhésion. Les prélèvements sociaux sur les sommes distribuées seraient ainsi fixés à hauteur de seulement 8 % dans ces PME contre 20 % actuellement dans les entreprises de plus de cinquante salariés, à l’exception des coopératives ouvrières qui, étrangement, bénéficient en la matière d’un rabais fiscal.
Mais proposer ainsi un forfait social à 8 % incitera-t-il vraiment les petites entreprises à se lancer ? Il s’agit, selon nous, d’une fausse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’entreprise qui a été cofondée par le Français Julien Coulon a été rachetée par l’éditeur de logiciel Citrix.
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Cedexis, le « Waze de l’Internet », passe sous pavillon américain

L’entreprise qui a été cofondée par le Français Julien Coulon a été rachetée par l’éditeur de logiciel Citrix.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h39
    |

            Vincent Fagot








                        


L’américain Citrix, fournisseur de solutions de virtualisation et de services cloud, a annoncé lundi 12 février le rachat du franco-américain Cedexis. Créé conjointement en 2009 par Julien Coulon à Cachan (Val-de-Marne) et Marty Kagan à Portland (Oregon), Cedexis aime à se définir comme un aiguilleur de l’Internet, ou un « Waze du Net » en référence à cet outil de guidage par GPS. La société conçoit en effet des solutions permettant de diriger les données sur les voies les moins encombrées des autoroutes de l’information. « La seule différence c’est que nous, on prend le volant », plaisante Julien Coulon. Comme Waze, la solution s’appuie sur l’analyse des données des utilisateurs pour effectuer en temps réel une cartographie du réseau et en faire profiter la communauté.
L’objectif est de réduire au maximum le temps de latence pour l’utilisateur… sachant que ce temps en question peut avoir un impact très direct sur les résultats des clients de Cedexis. Ainsi sur un site de e-commerce, 100 millisecondes perdues feraient chuter les ventes de 1 %. Pour un site de presse, un chargement trop lent d’une vidéo fait fuir l’internaute – et les revenus publicitaires qui peuvent y être associés.
Au fil des années, Cedexis a réussi à se constituer un joli portefeuille de clients dont des sites américains comme Twitter, Facebook, Pinterest, Slack ou Airbnb. La société affirme ainsi analyser quotidiennement les données d’un milliard d’utilisateurs.

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                L’accès à de nombreux sites français perturbé par une attaque informatique



Neuf bureaux à travers le monde
Depuis sa création, la société a réussi à lever 33 millions de dollars (27 millions d’euros), dont 22 lors de son dernier tour de table en janvier 2016. Cette injection d’argent frais lui avait permis de poursuivre son expansion à l’international. Cedexis compte aujourd’hui 9 bureaux à travers le monde, et a accéléré son développement ces derniers mois en Asie, aidée en cela par l’arrivée à son capital de Ginko Ventures, le fonds du taïwanais Foxconn Technology. Pas encore rentable à ce jour – en raison notamment du coût élevé de la location de 116 data centers dans le monde – , Cedexis assure avoir tous les leviers à disposition pour être rapidement à l’équilibre. Elle affiche aujourd’hui une croissance globale de ses revenus de 40 %.
Citrix, qui était déjà entré en 2013 au capital du franco-américain et avait formulé une première offre d’achat dès 2013, n’a pas souhaité communiquer le montant de l’opération mais on estime qu’il devrait se situer dans une fourchette comprise entre 70 et 120 millions d’euros. Les prochains résultats de l’éditeur de logiciel américain – qui a clôturé l’année 2017 avec un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) –, devrait permettre d’y voir plus clair.
Julien Coulon assure de son côté avoir reçu plusieurs autres offres et n’avoir pas choisi la mieux-disante, privilégiant celle qui offrait les meilleures garanties pour les équipes de Cedexis.
Ce rachat pose une nouvelle fois la question de la capacité des pépites tricolores à résister aux sirènes ou à l’appétit de multinationales étrangères
A titre personnel, le cofondateur quitte la société, dont il était devenu au fil des levées de fonds un actionnaire de plus en plus minoritaire. Il a décidé de reprendre des études (MBA HEC) et de faire profiter d’autres entrepreneurs de son expérience. Il est également entré au conseil d’administration de Recommerce, leader français du marché des téléphones reconditionnés.
Le rachat de Cedexis – qui figurait dans la liste 2017 de TechTour des 50 potentielles licornes européennes – pose une nouvelle fois la question de la capacité des pépites tricolores – ou d’origine française – à résister aux sirènes ou à l’appétit de multinationales étrangères, prêtes à faire de gros chèques pour récupérer des technologies imaginées en France.
Fin juin 2017, Zenly, une application qui permet de localiser ses amis en temps réel, avait été absorbée par Snap, la maison mère de Snapchat, pour plus de 200 millions d’euros. Début janvier, c’est la plate-forme de création de bots Recast. AI qui était à son tour croquée par l’éditeur de logiciels SAP (montant non communiqué). Chez Bpifrance, une réflexion est en cours pour offrir d’autres options aux entrepreneurs français qui feraient l’objet d’offres hostiles – ce qui n’est pas le cas de Cedexis. Son directeur général, Nicolas Dufourcq, a ainsi plaidé pour la création d’un fonds de 3 milliards d’euros vers lequel pourraient se tourner lesdites sociétés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le projet de réforme évoque notamment une hausse de la rémunération des apprentis, une aide au passage du permis de conduire et la possibilité de commencer un contrat en cours d’année.
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Réforme de l’apprentissage : ce qui va changer pour les jeunes

Le projet de réforme évoque notamment une hausse de la rémunération des apprentis, une aide au passage du permis de conduire et la possibilité de commencer un contrat en cours d’année.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h20
   





                        



   


Le gouvernement a annoncé « vingt mesures concrètes pour transformer l’apprentissage en France », vendredi 9 février, dessinant les contours de la réforme de l’apprentissage souhaitée par l’exécutif. Elle sera précisée d’ici à la mi-avril, lorsque le projet de loi sur l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage sera présenté en conseil des ministres. Voici, parmi les différentes mesures envisagées, celles qui concerneront les apprentis eux-mêmes, avec, selon le gouvernement, un « nouveau statut, très attractif pour les jeunes ». La mise en application est attendue à la rentrée 2018 au plus tôt.

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                Apprentissage : les grands axes de la réforme



Hausse de la rémunération de 30 euros (net) par mois pour les apprentis âgés de 16 à 20 ans. « Par exemple, dit le document, un jeune de 18 ans préparant un bac professionnel en apprentissage gagnera 715 euros, au lieu de 685 euros aujourd’hui. »
Aide de 500 euros pour passer le permis de conduire accordée aux apprentis âgés d’au moins 18 ans. « En lien avec les régions, des partenariats seront recherchés avec les auto-écoles pour proposer des forfaits à prix réduits ».
Extension de l’âge limite à 30 ans : la possibilité d’être formé en contrat d’apprentissage sera « ouverte aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui » : « Les jeunes de plus de 26 ans seront payés au minimum au niveau du smic, comme pour le contrat de professionnalisation. »
Embauche rendue possible tout au long de l’année, « beaucoup moins contrainte par le rythme scolaire ». Aujourd’hui, c’est le cycle scolaire qui détermine la période d’embauche, cantonnée aux quatre derniers mois de l’année. « Demain, grâce au développement du contrôle continu en CAP, au développement des titres professionnels et à la prise en compte des acquis du jeune, les entreprises pourront embaucher des apprentis tout au long de l’année. »
Création de « prépas apprentissage » pour « tous les jeunes qui souhaitent s’orienter vers l’apprentissage, mais ne disposent pas des connaissances et des compétences requises ». Ces prépas seraient mises en place « en priorité » dans les CFA afin de « donner aux jeunes motivés par une formation en apprentissage les prérequis nécessaires, s’agissant notamment des savoirs de base et du savoir-être ».
Hausse du temps de travail des mineurs. Les apprentis âgés de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à quarante heures hebdomadaires « afin d’améliorer l’intégration de certains apprentis mineurs dans les secteurs où le travail se déroule habituellement sur un chantier, comme le bâtiment ou les travaux publics par exemple », dit le texte, alors que jusqu’à maintenant ce n’était possible que pour les majeurs. Les heures au-delà de trente-cinq heures seront payées en heures supplémentaires et les compensations seront négociées par accord de branche. Dans la boulangerie et la pâtisserie, la réglementation des horaires de travail « sera également assouplie afin de permettre aux jeunes de bénéficier d’une formation complète ».
Ruptures de contrats facilitées : « Au-delà de quarante-cinq jours en entreprise, la rupture du contrat d’apprentissage nécessite aujourd’hui un commun accord de l’employeur et de l’apprenti ou exige une procédure lourde et longue devant les prud’hommes », selon le gouvernement. Son projet entend mettre fin à cette deuxième option. Ainsi, le contrat d’apprentissage pourra-t-il toujours être rompu d’un commun accord, mais aussi pour « faute grave ou inaptitude », « en cas de force majeure ou d’exclusion définitive du CFA ». Dans ces cas, « des dispositifs de médiation préalable à la rupture » — qui remplaceront les prud’hommes — seront mis en place. D’autre part, « un nouveau droit à la rupture du contrat sera créé pour l’apprenti », lequel sera « encadré et conditionné à un entretien préalable obligatoire avec l’employeur, après intervention d’un médiateur ».
Année conservée en cas de rupture : les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année « ne perdront plus leur année », dit le texte. En cas d’interruption de leur contrat en cours d’année, les jeunes « auront le droit de prolonger pendant six mois leur formation au sein du CFA (sauf en cas d’exclusion du CFA), qui recevra un financement dédié à cet effet », précise le document.
Davantage d’apprentis en Erasmus. « Aujourd’hui, moins de 7 000 apprentis effectuent deux à trois semaines de formation dans un autre pays européen. Demain, la législation sera adaptée pour permettre à plus de 15 000 jeunes en apprentissage de suivre, chaque année, un semestre de formation en Europe, intégré à leur cursus. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion de nos conférences« O21/S’orienter au 21e siècle » à Nantes, les 16 et 17 février, plongée dans la profusion des dispositifs en faveur des jeunes entreprises innovantes de cette ville labellisée « French Tech ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

O21. Nantes, au bonheur des start-up

A l’occasion de nos conférences« O21/S’orienter au 21e siècle » à Nantes, les 16 et 17 février, plongée dans la profusion des dispositifs en faveur des jeunes entreprises innovantes de cette ville labellisée « French Tech ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h05
    |

                            Marie Louis








                        



   


« Don’t complain. Build » (« Ne te plains pas. Construis »). Dans cet espace soigneusement décoré, où ce slogan s’étale sur le mur tandis que des tables de ping-pong font office de bureaux, tout est fait pour rendre la vie du travailleur nomade plus confortable. Bienvenue au « Dojo », l’un des nombreux espaces de coworking nantais, où officie Damien Dumont. Ce trentenaire a quitté Paris et son métier de gestionnaire de patrimoine pour devenir responsable opérationnel du programme « Maia Mater », dispositif d’amorçage de start-up financé par les collectivités de Nantes et Saint-Nazaire.

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          Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Nantes, les 16 et 17 février



Destiné prioritairement aux étudiants, il consiste en un programme intensif de quatre mois pour transformer une idée en modèle valorisable sur le marché. Dans ce « camp d’entraînement » entièrement gratuit, les étudiants sont nourris et logés à deux pas du centre-ville où ils bénéficient de séances de coaching, de mentorat mais aussi de détente (méditation, films…). « L’objectif, c’est de leur faire oublier les soucis du quotidien pour être dans les meilleures conditions pour innover », poursuit celui qui accueillera la prochaine promotion de Maia Mater du 22 mai au 22 septembre 2018.
Que sont devenus ceux de l’an dernier ? Sur la quinzaine de projets présentés, les huit restés en lice bénéficieront d’un mois d’accompagnement supplémentaire à Saint-Nazaire, en juillet prochain.
« Ici, ce n’est pas la course à la gloire, prévient Damien Dumont. Si le projet ne prend pas, il meurt. Réussir demande un énorme investissement personnel et une grande capacité à se remettre en cause. » 
Pas donnée à tout le monde, la création d’une start-up ? Devant la prolifération de dispositifs d’accompagnement à Nantes depuis deux ans, on pourrait être tenté de penser le contraire. « Il fait bon être entrepreneur dans cette ville, confirme Raphaël Suire, professeur en économie numérique à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de l’université de Nantes. On trouve aujourd’hui une liste assez longue d’accélérateurs qui leur tendent les bras. Certains sont nés sur le territoire, d’autres sont venus de l’extérieur par effet de contagion. Cela entretient l’idée qu’à 25 ans, si on n’a pas créé de start-up, on a raté sa vie. Mais cet emballement ne risque-t-il pas de s’essouffler ? »
40 dispositifs d’accompagnement
Depuis sa labellisation comme « métropole French Tech » en 2014, les chiffres de l’écosystème numérique nantais sont plutôt flatteurs, avec 1 200 nouveaux emplois créés chaque année dans le secteur (22 000 au total) et des levées de fonds exponentielles pour les start-up (7 millions en 2014, contre 95 millions en 2017). Depuis cinq ans, pas moins de 40 nouveaux dispositifs d’accompagnement ont été recensés sur le territoire.
Outre les incubateurs des grandes écoles (IMT Atlantique, Alliance) ou l’incubateur régional d’Atlanpole et ses accélérateurs thématiques (Creative Factory, par exemple), de plus en plus d’acteurs se positionnent sur ce marché, d’ADN Booster à Village By CA ou Novapuls, le plus récent. « Il va falloir amener plus de lisibilité dans l’offre d’accompagnement, reconnaît Adrien Poggetti, délégué général de La Cantine numérique, association de référence de la Nantes Tech. D’autant qu’il existe, en plus, un grand nombre de consultants indépendants… »
Difficile, pour l’heure, de savoir si le marché va se consolider ou si tous les acteurs vont voir leur modèle économique fonctionner. Le réseau 1kubator, qui prévoit de se déployer dans dix villes en France, a fait le choix de prendre des parts dans les jeunes pousses (10 %). Son antenne nantaise, où il fait bon travailler, a ouvert en avril 2017 et suit une douzaine de projets sur dix mois.
« Changement sociétal profond »
« Si elle ferme, l’argent investi est perdu, résume sa directrice, Sandrine Charpentier. Certaines vont mourir, d’autres se muer en entreprise classique et quelques-unes seront des pépites qui vont rapidement industrialiser leur concept. » D’où une sélection drastique pour déceler ces sociétés « scalables » (susceptibles, littéralement, de « changer d’échelle » rapidement). Nantes compte aujourd’hui 250 start-up, et, sur la soixantaine qui se créent chaque année, seules de 10 % à 15 % sont viables.
Niché en hauteur dans le centre-ville, où trottinettes et canapés trônent dans les couloirs, le Startup Palace a pris une autre option. Il mise sur des prestations payantes assurées par une trentaine de spécialistes, allant de l’hébergement à l’accompagnement économique, technologique, financier… « C’est un choix initial de ne pas prendre de parts dans les start-up que nous accompagnons afin d’éviter les conflits d’intérêts », explique Antoine Dumont, délégué général de cette structure privée fondée en 2015, qui prévoit de déménager dans des locaux trois fois plus grands courant 2019.
Signe que l’essoufflement n’est pas pour demain ? « Nous sommes dans un changement sociétal profond où devenir salarié d’une boîte du CAC 40 ne fait plus rêver les jeunes diplômés, observe-t-il. La tendance à créer son propre business ne peut que se renforcer. D’autant que nous sommes dans une ville ouverte et bienveillante aux créateurs… »
« L’esprit nantais »
Celui qui a quitté San Francisco pour suivre sa femme à Nantes ne dira pas le contraire. Robert Spiro, 33 ans, entrepreneur à succès de la Silicon Valley – sa première entreprise, Aardvark, a été rachetée 50 millions d’euros par Google et sa seconde, Good Eggs, affiche 200 salariés – ne cesse de vanter « l’esprit nantais ». Il a lancé, avec nombre d’acteurs phares du numérique local (iAdvize, Lengow…), l’accélérateur Imagination Machine. « Il s’agit de faire venir des porteurs de projets de tous les pays à Nantes et d’inciter les start-up locales à se déployer à l’international », précise-t-il.
Ces derniers peuvent venir avec leur propre projet ou mettre en œuvre une idée issue du « studio », dont beaucoup proviennent de Rob Spiro lui-même. A l’image de la start-up Vite mon marché, inspirée par Good Eggs. « La livraison de produits locaux sera assurée en vingt minutes », s’enthousiasme celui qui cherche à soutenir des projets « porteurs de sens ». Un enjeu fort aux yeux d’Adrien Poggetti, qui souhaiterait que la « tech » prenne vraiment le tournant de l’utilité sociale.
Miser sur la « deep tech »
D’autres défis attendent l’écosystème numérique nantais. Le manque de financements à l’amorçage des projets peut ainsi faire perdre un temps précieux aux entrepreneurs. Pour Raphaël Suire, il faudrait davantage soutenir des projets technologiques à haute valeur ajoutée (la « deep tech ») plutôt que des services numériques très concurrentiels. « Créer une énième plate-forme de géolocalisation ne suffit pas », prévient-il, conviant les entrepreneurs à se tourner davantage vers l’intelligence artificielle, la réalité augmentée ou la blockchain (stockage et transmission de données sans organe de contrôle).
« Il ne faudrait pas que le terme start-up soit l’arbre qui cache la forêt de la création d’entreprises, notamment dans le champ industriel, ajoute Samuel Bachelot, conseiller innovation chez Atlanpole. Ces projets-là prennent un peu plus de temps à éclore, mais ils peuvent avoir un impact très fort sur le territoire. »
« L’objectif, ce n’est pas d’avoir des incubateurs mais des start-up qui créent des innovations et des emplois » Rob Spiro, cofondateur de l’accélérateur Imagine Machine.
Même Rob Spiro appelle à davantage de mesure autour de l’accompagnement des start-up. « L’objectif, ce n’est pas d’avoir des incubateurs mais des start-up qui créent des innovations et des emplois. Imagination Machine n’est qu’un préambule à de vraies histoires. » Comme le rappelle une note de l’Agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran) consacrée à l’accélération du phénomène start-up, ces dernières ne représentent qu’une part mineure de la création d’entreprise et de l’emploi dans la métropole nantaise (respectivement +1 % et +0,7 % en 2016).

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (1er- 2 décembre) et Lille (19 - 20 janvier), rendez-vous à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), avant Bordeaux ( vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer à Cenon) et Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour participer à O21 Nantes ! Et les inscriptions sont ouvertes pour O21 Bordeaux (Cenon) et les présinscriptions possibles pour O21 Paris.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pendant quelques heures, le titre de ce film qui met en scène un superhéros noir a été remplacé par « La Planète des singes : suprématie ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

« Black Panther » : comment un faux titre raciste s’est invité sur Google

Pendant quelques heures, le titre de ce film qui met en scène un superhéros noir a été remplacé par « La Planète des singes : suprématie ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h59
    |

            Morgane Tual








                        



   


Les internautes qui comptaient se rendre au cinéma le week-end des 10 et 11 février ont eu une mauvaise surprise. En cherchant le nom de certains cinémas dans Google, de mauvais titres de films sont parfois apparus sous des affiches, comme l’ont relevé des internautes sur les réseaux sociaux.
Le film américain Black Panther, qui met en scène un superhéros noir, a ainsi été renommé La Planète des singes : suprématie. Un autre film a, lui aussi, vu son titre modifié : Cinquante nuances plus claires est ainsi devenu Ça glisse au pays des merveilles.

Il y a comme un problème avec la recherche "Grand Rex" sur Google... #ShitstormIsComing https://t.co/B0kfwRvtVl— DocWan (@DocWan)


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Le film Black Panther a aussi fait l’objet, en parallèle, d’un autre détournement raciste, ont relevé plusieurs internautes. Sur le site Sens critique, qui permet aux internautes de partager leur avis sur des œuvres, le titre du film était accompagné, en plus petit, d’un deuxième titre en lieu et place du titre original qui s’affiche d’ordinaire : Les Dix Petits Nègres.
Google évoque un problème technique
Comment ces détournements racistes ont-ils pu apparaître sur ces plates-formes ? Plusieurs internautes ont demandé des comptes au site AlloCiné, vers lesquels les liens de Google renvoyaient. « Ce problème est totalement indépendant de notre volonté, a affirmé, samedi 10 janvier, le site sur Twitter. C’est la reprise du contenu d’AlloCiné par Google qui pose problème. Nos équipes travaillent actuellement sur le sujet pour en couper l’accès. »
AlloCiné a également assuré que, sur son site, les titres et affiches étaient corrects. « Google reprend le mauvais titre de façon aléatoire. » Ce qu’a confirmé Google sur Twitter, évoquant « une erreur », corrigée depuis. Celle-ci serait d’ordre technique, explique-t-on chez Google France, évoquant un problème d’association entre titres et affiches, qui se sont retrouvés mélangés.
L’entreprise note d’ailleurs, comme des internautes l’ont aussi remarqué, que le titre La Planète des singes : suprématie s’est également retrouvé sous d’autres affiches, comme celle de The Passenger. D’autres films ont aussi vu leur titre modifié comme Le Voyage de Ricky, devenu Power Rangers.
L’entreprise se défend donc de tout Google bombing. Cette pratique consiste à manipuler les résultats du moteur de recherche afin qu’un site apparaisse en premier sur une requête. Cela peut, par exemple, fonctionner si un nombre considérable de liens, associés à un mot-clé particulier, pointent vers le site en question. L’un des plus fameux avait associé en 2006 les mots-clés miserable failure (« misérable échec ») à une page sur le président américain d’alors, George W. Bush.
« Black Panther » visé par des suprémacistes blancs
Un certain nombre d’internautes ont craint ce week-end une attaque coordonnée contre le film Black Panther. D’autant que Google n’a pas été le seul concerné, puisque le site Senscritique.com affichait également un second titre problématique. Son cofondateur, Guillaume Boutin, a expliqué au Monde qu’il s’agissait d’un « acte malveillant » d’un membre du site, qui a modifié, dans la nuit de samedi à dimanche, un champ de la fiche du film pour le remplacer par Les Dix Petits Nègres. Le problème a été réglé dimanche matin, et le compte de l’auteur de cette modification suspendu, affirme M. Boutin.
La fiche Wikipédia française de Black Panther a, elle aussi, été vandalisée la même nuit : le titre québécois a été, là encore, remplacé par Les Dix Petits Nègres. La modification est restée en place une vingtaine de minutes avant d’être révoquée par un autre utilisateur de l’encyclopédie.
Aux Etats-Unis, le film Black Panther, adaptation du comics éponyme qui fut le premier à mettre en scène un superhéros noir, a déjà été la cible d’un groupe d’internautes liés à la mouvance nationaliste et suprémaciste. Celui-ci avait annoncé, sur Facebook, son intention de faire baisser la note du film sur Rotten Tomatoes, un site américain de référence sur le cinéma, en l’inondant de commentaires négatifs. Rotten Tomatoes avait répondu au Hollywood Reporter qu’il ne tolérerait pas ce type d’agissements. De son côté, Facebook avait désactivé le groupe en question.



                            


                        

                        


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Engie : Jean-Pierre Clamadieu succédera à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration

Le patron du groupe chimique belge Solvay a été choisi par le gouvernement et les administrateurs. Jusqu’au dernier moment, la directrice générale, Isabelle Kocher, a essayé de décrocher le titre de PDG.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h40
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Le président de la République et les administrateurs d’Engie ont sifflé la fin de la partie. Ils sont tombés d’accord sur le nom de Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif du chimiste belge Solvay, pour succéder à Gérard Mestrallet à la présidence du conseil d’administration du géant de l’énergie, dont l’Etat détient encore 24,1 % du capital.
M. Clamadieu pourra rester patron de Solvay. Cet industriel reconnu et engagé sur les dossiers du développement durable et du changement climatique sera proposé comme administrateur d’Engie, mardi 13 février, lors d’un conseil d’administration extraordinaire. Il sera élu président à l’issue de l’assemblée générale du 18 mai. Il aura pour mission de contrôler la bonne exécution du plan stratégique défini en 2015 par M. Mestrallet, alors PDG, et l’actuelle directrice générale, Isabelle Kocher.
Alors que l’Etat actionnaire prônait la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général, Mme Kocher s’est battue jusqu’au bout pour les cumuler et devenir ainsi la première femme PDG d’une entreprise du CAC 40. M. Clamadieu est, lui, un chaud partisan d’une dissociation des fonctions. Il l’a expérimentée chez Rhodia, puis chez Solvay. C’est à ses yeux le meilleur mode de gouvernance, et pas une forme de défiance vis-à-vis d’un directeur général.

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Une solide réputation
Après douze ans dans le service public – notamment comme conseiller industriel au cabinet de la ministre du travail, Martine Aubry, entre 1991-1993 –, M. Clamadieu est entré chez Rhône-Poulenc. Devenu directeur général en pleine crise dix ans plus tard, il redresse Rhodia, l’ex-branche chimie du groupe au bord de la faillite, avant de mener à bien la fusion avec Solvay en 2011. Puis il recentre la séculaire maison belge sur la chimie à haute valeur ajoutée, notamment en déboursant 5 milliards d’euros en 2015 pour racheter l’américain Cytec, spécialiste des matériaux composites pour l’aéronautique.
Depuis une dizaine d’années, M. Clamadieu s’était ainsi forgé une solide réputation. Son nom avait été évoqué en 2011 pour remplacer Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, où il préférera laisser la place à son condisciple du corps des Mines, Luc Oursel, déjà bras droit d’« Atomic Anne ». Il est de nouveau cité en 2014 pour succéder au PDG d’EDF, Henri Proglio, où l’Etat lui préférera le patron de Thales, Jean-Bernard Lévy. De nombreuses sources indiquent qu’il fait partie, comme Fabrice Brégier, encore numéro deux d’Airbus, des chefs d’entreprise les plus appréciés par le président de la République.
Discret mais influent au sein des instances patronales, M. Clamadieu est devenu le « monsieur développement durable » du Medef et de l’Association française des entreprises privées, le puissant lobby des grands groupes tricolores. Une conversion, ou plutôt une conviction, qui remonte à ses années chez Rhodia, persuadé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre est « un objectif majeur pour tous les chefs d’entreprise ». Et qu’elle peut être source de croissance. C’est à lui que Laurence Parisot, alors présidente du Medef, confiera en 2007 la commission du développement durable. Elle lui permettra de s’investir dans le Grenelle de l’environnement lancé deux ans plus tard par le président de la République, Nicolas Sarkozy.

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Connaissance des arcanes politico-économiques belges
Actif dans la préparation de la COP21 de Paris, il a aussi été à la manœuvre, en décembre 2017, pour mettre en avant l’action des grands groupes en faveur du climat lors du One Planet Summit organisé par M. Macron à Paris. Plus de 90 entreprises, dont la quasi-totalité du CAC 40, s’étaient alors engagées à mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros pour rendre leurs activités climato-compatibles et « engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète ».
M. Clamadieu connaît bien « sa » directrice générale. Il rencontre Mme Kocher depuis des années sur les sujets d’énergie et de climat, mais aussi au conseil d’administration de l’assureur AXA, où ils siègent tous les deux. Et sans doute partagent-ils une conviction profonde tout en affichant un solide optimisme naturel : sans inflexion forte des activités humaines, la planète court à sa perte.
Le candidat retenu coche aussi une case supplémentaire : sa connaissance des arcanes politico-économiques belges. Elle lui sera utile. Les relations de Engie avec les autorités, mais aussi l’opinion, ont souvent été conflictuelles, notamment sur les prix de l’électricité pratiqués par Electrabel, l’« EDF belge ». Autre sujet connexe : les 7 réacteurs nucléaires exploités par cette société outre-Quievain. Des centrales en fin de vie appelées à fermer dans moins de dix ans. Mme Kocher ne veut pas développer l’énergie nucléaire, qu’elle ne juge plus pertinente sur le Vieux Continent. Le gouvernement français souhaite que le nouveau président d’Engie s’attelle sérieusement à ce dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Selon les informations de « Mediapart », le parquet de Nanterre a demandé le 30 janvier le renvoi devant le tribunal correctionnel de La Poste pour « prêt de main-d’œuvre illicite et de marchandage ».
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Livraison de colis : La Poste mise en cause pour son « recours extrême à la sous-traitance »

Selon les informations de « Mediapart », le parquet de Nanterre a demandé le 30 janvier le renvoi devant le tribunal correctionnel de La Poste pour « prêt de main-d’œuvre illicite et de marchandage ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h23
   





                        



   


L’e-commerce décolle et avec lui le nombre de colis expédiés : en 2016, 356 millions ont été distribués en France en 2016 par les opérateurs autorisés, dont La Poste. Un business en pleine expansion qui pourrait être à l’origine de multiples infractions au droit du travail pour l’entreprise à capitaux publics, selon le parquet de Nanterre, cité lundi 12 février par le site Mediapart.
Dans son réquisitoire rendu le 30 janvier, le parquet a ainsi estimé que l’utilisation intensive de la sous-traitance par La Poste relevait d’un « prêt de main-d’œuvre illicite et de marchandage », deux infractions qui permettraient de réduire les coûts.
Le prêt de main-d’œuvre illicite est caractérisé lorsque l’entreprise emploie un sous-traitant pour un travail qui aurait pu être effectué par un salarié classique (en CDI ou même en CDD) ;  Le marchandage est défini par le code du travail comme « toute opération à but lucratif de fourniture de main-d’œuvre qui a pour effet de causer un préjudice au salarié qu’elle concerne ou d’éluder l’application de dispositions légales ou de stipulations d’une convention ou d’un accord collectif de travail ». Concrètement, le parquet reproche à la Poste d’avoir employé des sous-traitants proposant des avantages sociaux moins intéressants que ceux proposés par La Poste (moindre rémunération, charges de travail plus importantes, absence de formation, etc.).
Une organisation du travail également dénoncée par le syndicat SUD et la CGT, qui ont porté plainte au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris en octobre 2017 sur la base de ces deux mêmes infractions. Ils s’appuient notamment sur un procès-verbal d’infraction établi en février 2013 par l’inspection du travail après le contrôle d’agences en Ile-de-France.

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La noyade d’un livreur à l’origine du procès
L’enquête à l’origine du réquisitoire du parquet du 30 janvier ne découle toutefois pas directement de ces plaintes. Elle a été lancée à la suite de la mort accidentelle d’un livreur non déclaré, Seydou Bagaga, le 8 décembre 2012.
Ce dernier s’est noyé en tentant de récupérer un colis tombé dans la Seine alors qu’il faisait une tournée dans les péniches amarrées sur le fleuve. Il avait démarré son travail à l’agence d’Issy-les-Moulineaux la veille, sans être déclaré à l’Urssaf par son employeur, DNC Transport, sous prétexte qu’il effectuait une formation.
Dans cette agence de région parisienne, 80 % des livraisons de colis étaient sous-traitées à DNC Transport et à quatre autres entreprises. Seuls 6 postiers subsistaient, contre 27 salariés sous-traitants actifs, selon Mediapart.
L’usage important des sous-traitants est loin d’être rare en Ile-de-France. Au point que le parquet a demandé un non-lieu partiel pour le dirigeant de DNC Transport, concernant le chef d’homicide involontaire de Seydou Bagaga, se concentrant davantage sur les accusations de main-d’œuvre illicite et de marchandage concernant le directeur de l’agence d’Issy-les-Moulineaux et La Poste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La brutale correction que viennent de subir les marchés depuis une semaine ne constitue qu’un retour à la rationalité, même s’il en coûte aux investisseurs, juge dans sa chronique pour « Le Monde » Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac.
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Comprendre la correction des marchés

La brutale correction que viennent de subir les marchés depuis une semaine ne constitue qu’un retour à la rationalité, même s’il en coûte aux investisseurs, juge dans sa chronique pour « Le Monde » Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h11
    |

Didier Saint-Georges (Membre du comité d’investissement de Carmignac)







                        



   


Chronique. Revenons quelques années en arrière. Après la grande crise financière de 2008, tous les gouvernements des pays développés se déclarèrent incapables de remettre leurs économies sur les rails, paralysés qu’ils étaient par leur niveau d’endettement excessif. Le destin des économies était donc remis dans les mains des banques centrales. Celles-ci utilisèrent toute leur puissance pour s’acquitter de leur tâche, en utilisant le seul ressort à la disposition d’une banque centrale pour soutenir l’activité économique : fournir des liquidités au système économique.

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Après que les taux d’intérêt directeurs furent ramenés à zéro (et même en dessous de zéro !), les banques centrales s’engagèrent ensuite sur la voie audacieuse d’opérations non conventionnelles, dont des achats massifs d’actifs financiers auprès du marché. Ces opérations apportèrent bien des quantités de liquidités sans précédent au système économique, faisant fortement baisser les taux d’intérêt à coups d’achats d’obligations systématiques et massifs. Cette baisse des rendements poussa les investisseurs à rechercher des rémunérations plus attrayantes, en se portant à l’achat sur les marchés de crédit et d’actions.
Ce n’était pas la performance de l’économie réelle qui motivait les investisseurs en actions mais la promesse par les banques centrales que l’apport de liquidité constant continuerait de soutenir le prix de tous les actifs financiers
Cette dynamique d’ensemble emporta marchés obligataires et d’actions dans un même mouvement haussier d’ampleur historique, par lequel l’indice actions européen Eurostoxx 600, par exemple, s’apprécia de plus de 40 % de 2013 à 2017, tandis que le taux d’intérêt des emprunts d’Etat allemands était divisé par quatre, baissant de 2 % à 0,5 % sur la période. Peu importait pendant ce temps que la croissance économique réelle restât atone. Ce n’était pas la performance de l’économie réelle, bien médiocre, qui motivait les investisseurs en actions, mais la promesse par les banques centrales que l’apport de liquidité constant continuerait de soutenir le prix de tous les actifs financiers.
Paradoxalement, tant que l’impact de ces politiques monétaires sur l’économie réelle demeurait insuffisant, la continuité du soutien des banques centrales était assurée. Les marchés pouvaient donc continuer de monter.
Dès lors, la question qu’il était légitime de se poser était de savoir quelle forme prendrait l’issue de cette période exceptionnelle. En cas d’échec ultime de ces politiques monétaires, c’est-à-dire en cas de rechute de l’inflation et de la croissance, les marchés risquaient de connaître une crise de confiance considérable. Cet échec a été évité.

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L’autre issue envisageable était celle d’un succès. Mais dans ce cas, la reprise de la croissance et de l’inflation justifierait la fin des mesures exceptionnelles de soutien monétaire, et entraînerait une remontée des taux d’intérêt vers des niveaux « normaux », les valorisations des marchés d’actions en subissant les conséquences. C’est ce qui se passe aujourd’hui.
Il faut comprendre que la hausse des marchés ces dernières années s’est effectuée sur une ligne de crête entre ces deux écueils. Ainsi la Banque centrale américaine (Fed) a pu cesser ses achats d’obligations en octobre 2014 sans que les marchés ni obligataires ni d’actions ne s’en émeuvent durablement. Car pendant cette période, croissance et inflation n’étaient ni trop fortes ni trop faibles. De plus, la Banque centrale européenne commençait son propre programme d’achats d’actifs peu après (2015).
Croissance économique
Lors de la frayeur que le vote britannique en faveur du Brexit provoqua sur les marchés en juin 2016, les banques centrales purent immédiatement apaiser les investisseurs en les assurant de leur soutien si nécessaire. En 2017 culmina dans le meilleur des mondes car la croissance économique commença enfin de repartir (ce qui renforça les marchés d’actions), mais sans que l’inflation n’accélère (ce qui permit aux banques centrales de tempérer leur appétit de normalisation monétaire).
Les investisseurs doivent comprendre que les moteurs de performances auxquels ils s’étaient habitués s’inversent
Aujourd’hui, le scénario de sortie « par le haut » des longues années de soutien monétaire se précise. Et toutes les grandes banques centrales s’apprêtent donc à réduire voire à inverser leurs interventions. C’est une bonne nouvelle pour l’économie. Mais les investisseurs doivent comprendre que les moteurs de performances auxquels ils s’étaient habitués s’inversent. La baisse continue des taux d’intérêt n’a plus lieu d’être, et ces derniers doivent retrouver un niveau normal, que la distorsion opérée par l’intervention des banques centrales avait amenés à des extrêmes, déconnectés de la réalité économique.
Versant de l’huile sur le feu, la réforme fiscale de l’administration Trump creuse le déficit budgétaire américain, augmentant les besoins de financement du Trésor, au moment même où la Fed entreprend de se désengager. Les taux d’intérêts sont donc doublement sous tension. En Europe, il est patent que les rendements de la dette souveraine allemande, même après leur remontée à 0,75 % ces derniers jours, ne correspondent toujours pas à leur niveau « normal ».
Réalité des prix
Les marchés doivent désormais revenir à la réalité des prix, et il est compréhensible que le réveil d’un long rêve doré constitue un ajustement douloureux. Quand le prix des actions et des obligations, après une période d’instabilité, se sera ajusté à la nouvelle réalité, alors il conviendra de s’assurer que l’économie va toujours aussi bien, et peut devenir le nouveau moteur des marchés actions, à partir de valorisations assainies. Il y aurait dans ce cas des niveaux d’entrée sur les marchés d’actions à ne pas manquer.

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C’est ce qui s’était produit, par exemple, après la forte correction de marché d’octobre 1987. En cas de ralentissement économique en revanche, les banques centrales n’auraient d’autre choix que de se précipiter de nouveau au chevet des marchés. Cela rassurerait certainement dans un premier temps, mais constituerait un constat d’échec cuisant. C’est là que réside le véritable risque : que l’économie s’avère trop fragile encore pour encaisser ce regain de stress financier, et que les signaux de croissance et d’inflation s’inversent de nouveau. Réponse dans quelques mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La France compterait aujourd’hui une quarantaine de monnaies locales, destinées à encourager les circuits courts et à dynamiser les économies locales, mais pas seulement.
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Les monnaies locales en cinq questions

La France compterait aujourd’hui une quarantaine de monnaies locales, destinées à encourager les circuits courts et à dynamiser les économies locales, mais pas seulement.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h19
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


L’abeille, la bou’sol, la soNantes, le sol violette, l’eusko… ce sont les noms de monnaies qui font partie du quotidien de milliers d’habitants dans plusieurs territoires français. Encore méconnues, les monnaies locales se sont développées en France à partir de 2010 et ont été encouragées par une loi de 2014 les reconnaissant comme moyen de paiement légal.
De la relance de l’économie locale à la critique du système capitaliste, le concept séduit de plus en plus : elles seraient aujourd’hui une quarantaine à circuler dans l’Hexagone, et autant seraient en projet.
Qu’est-ce qu’une monnaie locale ?
C’est une monnaie complémentaire à l’euro, ou à autre monnaie nationale. Moyen de paiement, elle ne peut être utilisée que sur un territoire géographique restreint (une commune ou une communauté de communes, voire une région), et seulement pour des activités précises (le bitcoin par exemple n’en est pas une). Contrairement à une monnaie nationale, elle n’est pas gérée par une banque centrale mais par une association.
La France est le premier pays à avoir reconnu ces monnaies légalement comme moyen de paiement par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce texte reconnaît les monnaies locales complémentaires comme moyen de paiement, dès lors qu’elles sont à l’initiative de structures relevant de l’ESS. Ces monnaies locales servent ainsi des projets qui s’inscrivent dans le respect de l’environnement, l’équité, la lutte contre l’exclusion, ou encore le commerce équitable.
Qui peut utiliser une monnaie locale ?
Tout le monde, particuliers comme professionnels. La seule condition est d’adhérer à l’association gérant la monnaie locale moyennant une cotisation, en acceptant sa « charte éthique ».
Certaines collectivités locales souhaitent également pouvoir percevoir des recettes ou effectuer des dépenses en monnaies locales : c’est le projet de la région Normandie, et la volonté de la mairie de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Mais cette étape est loin d’être évidente. A Bayonne, le préfet du département a attaqué la mairie en justice, arguant qu’une collectivité n’a pas le droit de payer des dépenses en monnaies locales. Le tribunal administratif n’a pas encore rendu de décision.
Mais d’autres pays connaissent déjà ce fonctionnement. C’est le cas à Bristol, au Royaume-Uni, où la Bristol pound (équivalent en circulation à 620 000 livres sterling) est accepté par la mairie pour le paiement des taxes locales.
Comment fonctionnent ces monnaies ?
Presque comme les monnaies classiques, si ce n’est que, contrairement à ces dernières, les monnaies locales ne conservent pas leur valeur. La plupart d’entre elles, conservées trop longtemps, perdent, par exemple, 2 % de leur valeur tous les trimestres, incitant les utilisateurs à dépenser rapidement leurs billets. On parle de « monnaies fondantes ».
Autre différence, elles n’existent souvent que sous forme de billets. Seules quelques expériences, comme au Pays basque, à Valence ou à Nantes, ont choisi la forme numérique.
Pour le taux de change, rien de compliqué : une unité de monnaie locale ne peut valoir qu’un euro. Pour s’en procurer, il suffit d’échanger, auprès de l’association ou d’un « bureau de change » (souvent des commerçants), un certain montant en euros contre le même montant en monnaie locale. La reconversion en euros est possible, parfois seulement pour les professionnels, mais toujours moyennant une commission allant jusqu’à 5 %.
Les euros récoltés par l’association alimentent un « fonds de réserve » qui doit permettre à chaque participant de récupérer ses euros si jamais l’expérience de la monnaie locale échouait. L’argent récolté peut aussi servir à financer des associations sur le territoire.

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A quoi servent les monnaies locales ?
Leur principale vocation est de favoriser le commerce et la production locale, et de relocaliser l’activité économique. Les monnaies locales perdant de leur valeur, les utilisateurs sont incités à les utiliser rapidement, et la rapidité des transactions dynamise théoriquement les territoires. Pour veiller à ce que l’argent encourage l’économie locale, les chaînes de magasins présentes partout en France sont exclues des dispositifs.
Les monnaies locales incarnent aussi un projet d’alternative au système du capitalisme financier, dans lequel la spéculation représenterait 95 % des flux financiers quotidiens dans le monde. L’idée d’une monnaie locale est d’ailleurs née dans les années 1930, après la crise de 1929. En France, elles se sont développées à partir de 2010, après la crise économique.
Elles sont explicitement conçues pour empêcher l’épargne et la spéculation, puisque leur cours ne varie pas, et qu’elles perdent de la valeur en les conservant.
Ont-elles un impact économique ?
Certaines monnaies connaissent de véritables succès. En Suisse, le WIR, monnaie pour les professionnels créée en 1934, est utilisé par plus de 60 000 entreprises. En Bavière (Allemagne), le chiemgauer est la première monnaie locale européenne et a permis plus de 7 millions d’euros de transactions en 2013, dix ans après sa création.
Selon le Conseil économique social et environnemental, si les monnaies favorisent les circuits courts, elles encouragent aussi l’activité économique et contribuent à la préservation de l’environnement. Au Brésil, où des centaines de monnaies locales ont été créées depuis 2002, l’activité économique locale a été relancée, ce qui a permis de redynamiser certains quartiers des favelas.

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Mais, selon Jérôme Blanc, économiste spécialiste des monnaies locales, dans plusieurs des pays qui les ont expérimentées depuis plusieurs décennies, la plupart des monnaies locales ont disparu ou se sont essoufflées.
En France, leur développement est récent et aucune évaluation n’en a été réalisée. La plus grande réussite est l’eusko, au Pays basque, avec plus de 750 000 unités en circulation. Mais toutes les autres peinent à atteindre 100 000 unités.
Selon M. Blanc, « leur développement n’est pas quantitativement significatif ». En revanche, elles sont une « réussite indéniable » dans le sens où elles « permettent aux personnes de mettre en place une éducation citoyenne et de faire évoluer leur manière de concevoir la monnaie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La contestation par Laura Smet et son frère David Hallyday du testament de leur père, Johnny Hallyday, qui laisse la totalité de son patrimoine à sa dernière épouse, s’appuie sur des règles particulières, en France, en matière de succession.
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Quelles sont les règles de l’héritage en France ?

La contestation par Laura Smet et son frère David Hallyday du testament de leur père, Johnny Hallyday, qui laisse la totalité de son patrimoine à sa dernière épouse, s’appuie sur des règles particulières, en France, en matière de succession.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h29
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        


La fille de Johnny Hallyday, Laura Smet, ainsi que son frère David Hallyday, contestent le testament de leur père car il laisse la totalité de son patrimoine à sa dernière épouse. Une contestation qui s’appuie sur des règles particulières en matière de succession en France.
Lorsqu’une personne meurt, ses biens sont répartis entre son conjoint survivant et ses enfants :
Si tous les enfants sont communs au couple, le survivant a le droit au quart de la succession en pleine propriété ou à la totalité en usufruit ; les enfants recevant les trois quarts en pleine propriété ou la totalité en nue-propriété. Le partage est effectué entre eux à parts égales ;  Lorsque des enfants sont nés d’une ou de plusieurs unions précédentes, le conjoint survivant reçoit le quart en pleine propriété, sans possibilité d’option. Les enfants se partagent les trois quarts restant par parts égales. Tous les enfants ont les mêmes droits, qu’ils soient nés de la dernière union de leur père ou mère décédé ou d’une union précédente, que ce soient des enfants biologiques ou adoptés.
La réserve héréditaire
Mais il est possible d’aménager ces règles pour favoriser son conjoint survivant, ses enfants ou certains d’entre eux. Même si tout n’est pas permis pour autant, une part de la succession devant obligatoirement revenir aux enfants, c’est ce qu’on appelle la réserve héréditaire. A hauteur de cette part, il n’est pas possible de les déshériter.
La réserve dépend du nombre d’enfants : elle est égale à la moitié de votre succession, si vous avez un enfant. Aux deux tiers de votre succession – soit un tiers pour chacun de vos enfants – si vous en avez deux. Et aux trois quarts si vous avez trois enfants ou plus.
Cela signifie que vous pouvez léguer l’autre part appelée « quotité disponible » – la moitié, le tiers ou le quart restant selon votre situation – à qui vous le souhaitez : une personne extérieure à votre succession ou encore un enfant que vous souhaitez favoriser par rapport aux autres.
Par exemple, si vous avez deux enfants, il est parfaitement possible de prévoir que l’un héritera du tiers de votre succession tandis que l’autre recevra les deux tiers. Mais vous ne pouvez pas prévoir que la totalité de votre succession ira à un seul de vos enfants.
Protéger son conjoint
Lorsqu’il s’agit de protéger son conjoint au sens strict du terme – c’est-à-dire la personne avec laquelle on est marié – on peut empiéter sur la réserve des enfants pour lui laisser davantage par le biais d’un testament ou d’une donation au dernier vivant. Cette part appelée « quotité disponible spéciale entre époux » peut porter sur la totalité de la succession en usufruit, le quart en pleine propriété et les trois quarts en usufruit ou la quotité ordinaire en pleine propriété. Mais si le défunt a des enfants nés d’une autre union, la part de la succession qui reviendra en pleine propriété au survivant échappera définitivement à ces enfants.

        Lire aussi :
         

                Peut-on déshériter ses petits-enfants ?



La seule façon de contourner ces règles, si l’on veut avantager un enfant par rapport aux autres ou son conjoint survivant, est de le désigner bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie. En principe, on ne tiendra pas compte des capitaux qui lui seront versés par l’assureur pour évaluer l’étendue de la succession et déterminer la part devant revenir à chacun. Sauf dans un cas : si les enfants lésés parviennent à prouver que les sommes versées sur le contrat d’assurance-vie étaient manifestement disproportionnées par rapport à la fortune du défunt, ils pourront demander en justice à ce qu’elles soient réintégrées à sa succession.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’opposant cambodgien Sam Rainsy a déposé un recours en justice contre le réseau social pour démontrer que Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trente ans, utilise son compte pour asseoir son autorité.
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Le premier ministre du Cambodge accusé d’acheter des « j’aime » sur Facebook

L’opposant cambodgien Sam Rainsy a déposé un recours en justice contre le réseau social pour démontrer que Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trente ans, utilise son compte pour asseoir son autorité.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h20
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h15
   





                        



   


A 65 ans, le premier ministre cambodgien, Hun Sen, est une star des réseaux sociaux. A la tête depuis trente-trois ans d’un pays de 15 millions d’habitants, il est l’un des hommes politiques les plus « likés » du monde, avec plus de 9 millions de « j’aime » sur sa page Facebook, ouverte en septembre 2015. A titre comparatif, il est certes loin derrière l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama (55 millions de « like »), mais bien devant le chef d’Etat français Emmanuel Macron, qui n’engrange « que » 2 millions de pouces levés.
Une popularité que l’ancien chef de l’opposition cambodgienne Sam Rainsy actuellement en exil – doté pour sa part de 4 millions et demi de « likes » – juge factice. Ce dernier a déposé, jeudi 8 février, un recours en justice devant un tribunal fédéral de San Francisco contre Facebook, rapport l’Agence France-Presse (AFP). Objectif : obliger le réseau social à produire des informations sur le compte de Hun Sen. Il entend ainsi démontrer que l’inamovible homme fort du Cambodge aurait acheté des millions de mentions « j’aime » pour ses publications, par des « fermes à clics », entreprises qui rémunèrent des internautes pour « aimer » des pages – pour asseoir son autorité en vue des élections législatives de juillet.
Un combat politique
« Ces dernières années, la plate-forme Facebook a été détournée et manipulée par le dictateur tyrannique du Cambodge, avec l’intention de conserver le pouvoir à tout prix », a déclaré dans un communiqué l’avocat de Sam Rainsy. Il a ajouté que cette « requête soulève des questions fondamentales sur la façon dont Facebook devrait appréhender les personnes qui enfreignent les droits de l’homme pour manipuler des élections ».
Un porte-parole de Facebook a refusé de s’exprimer sur ce recours. Il a précisé à l’AFP que le réseau social traitait avec beaucoup de sérieux les faux comptes et les activités non authentiques. En 2016, une analyse de l’entreprise SocialBakers, spécialisée dans les outils de mesure d’engagement sur les réseaux sociaux, révélait que la majorité des « j’aime » sur la page Facebook de Hun Sen émanait d’Inde, des Philippines ou même du Brésil. Cette même année, le porte-parole du parti au pouvoir démentait déjà : « Si nous avons de l’argent, nous construisons des routes, des ponts et des hôpitaux. Nous ne dépenserions pas de l’argent pour l’achat de “likes” sur Facebook. »
Au Cambodge, la plate-forme de Mark Zuckerberg est devenue un outil de communication primordial pour le pouvoir, notamment pour essayer de toucher la jeunesse. Celui que ses opposants surnomment « le premier ministre de Facebook » y met quotidiennement en scène sa vie professionnelle ou privée.
L’autoritaire premier ministre ne souffre plus d’aucune opposition politique depuis la dissolution en novembre de la principale formation d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge, que dirigeait Sam Rainsy. Vivant en exil en France, ce dernier est quant à lui visé par des poursuites pénales au Cambodge. Il est accusé de diffamation pour avoir mis en doute la légitimité de ces fameuses mentions « j’aime » sur le compte de Hun Sen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les fileyeurs connaissent depuis plusieurs années une baisse d’activité qui les met en péril.
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A Boulogne-sur-Mer, le désarroi des pêcheurs face aux chalutiers électriques néerlandais

Les fileyeurs connaissent depuis plusieurs années une baisse d’activité qui les met en péril.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h20
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



                                


                            

Il n’est pas tout à fait 7 heures, le quai Gambetta est plongé dans l’obscurité et seule une poignée de fileyeurs, ces bateaux de pêche posant des filets, sont amarrés au ponton. A Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le premier port de pêche français, un jour glacial se lève doucement en ce début de février. Les premiers pêcheurs rentrent au port.
Le Brise-Lame, un fileyeur d’une quinzaine de mètres, souffle une fumée de gazole blanche. Le moteur tourne encore, les caisses de poissons sont débarquées sur le quai. Le fruit de la pêche du jour est maigre : 60 kg de soles.

Mines fatiguées, une cigarette au bout des lèvres, deux matelots, Sébastien Feutry et Tony Magnier, finissent de nettoyer les dernières caisses qui s’entassent sur le pont du navire. « Ça fait trois ans que l’on voit une diminution », lâche, amer, Sébastien. Le matelot a le visage rond et les mains épaisses. Il a commencé à 14 ans. Aujourd’hui, il en a 41, dont cinq à bord du Brise-Lame.
Partir dans l’après-midi, poser et remonter les filets, revenir au petit matin, le quotidien d’un fileyeur. Mais depuis quelque temps, la routine s’est durcie. « Ces dernières années, le chiffre d’affaires de l’entreprise a été divisé par deux, assure de son côté Tony. Y a plus de soles, les morues ont disparu aussi. Apparemment, le poisson ne passe plus par chez nous. »

Les constatations sont tristement banales, et les fileyeurs de Boulogne ont un coupable tout trouvé : les chalutiers électriques néerlandais. Cette pêche consiste à laisser traîner sur le fond de la mer un chalut équipé de câbles électriques permettant de capturer plus facilement les poissons plats.
Cette pratique est autorisée depuis 2007 à titre expérimental en mer du Nord par l’Union européenne. Interdite en France, elle pourrait être bientôt totalement prohibée au sein de l’Union, le Parlement européen s’étant prononcé en majorité contre lors d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.
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Seize mesures pour combattre le travail illégal

Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h31
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Le gouvernement s’apprête à durcir les textes qui répriment le travail illégal. Lundi 12 février, seize mesures allant dans ce sens devaient être dévoilées par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, afin de combattre un fléau synonyme de violation des droits du salarié, de concurrence déloyale entre les entreprises et de pertes de recettes pour la Sécurité sociale. Plusieurs de ces annonces ciblent les fraudes commises dans le cadre du détachement, une procédure qui permet aux employeurs établis dans un pays donné d’envoyer temporairement du personnel à l’étranger pour une prestation de services.
Le fait que cette orientation soit mise en avant n’est pas tout à fait le fruit du hasard. Le nombre de salariés détachés dans l’Hexagone n’a jamais été aussi élevé : un peu plus de 516 000 en 2017, soit une hausse de 46 % en un an. Cette progression impressionnante doit toutefois être interprétée avec prudence car elle s’est produite au moment où a été mise en place une nouvelle base de données, plus performante que la précédente, puisqu’elle enregistre davantage de déclarations de détachement.
Mais il reste que le phénomène atteint une ampleur significative et qu’il s’est souvent accompagné de multiples pratiques irrégulières – par exemple, les heures de travail non déclarées. D’où les controverses récurrentes autour de cette forme d’emploi, accusée de favoriser le dumping social.
Le plafond des amendes relevé
Pour résoudre le problème, la France agit, depuis plusieurs années, sur deux fronts. Au sein de l’Union européenne, tout d’abord, elle milite, avec d’autres Etats membres, pour une révision de la directive de 1996 relative au détachement. La réécriture de ce texte est engagée, grâce au compromis que les Vingt-Huit ont trouvé à l’automne 2017 : il prévoit – entre autres – de réduire la durée pendant laquelle un salarié est envoyé à l’étranger et d’instituer le principe « à travail égal, rémunération égale ».

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                Travail détaché : la Cour de justice de l’Union européenne fait « tomber un dogme »



En interne, ensuite, de nombreuses dispositions ont été prises durant le quinquennat de François Hollande, l’une des plus emblématiques consistant à instaurer une carte d’identité professionnelle dans le bâtiment pour faciliter les contrôles dans un secteur très touché par les fraudes au détachement. « Ces dispositifs apparaissent néanmoins de portée limitée », a jugé la Cour des comptes, dans son dernier rapport annuel remis le 7 février.
C’est dans ce contexte que l’exécutif entend durcir la législation, notamment en relevant de 2 000 à 3 000 euros le plafond des amendes administratives infligées aux patrons lorsqu’ils se sont exonérés de certaines formalités (envoi d’une déclaration préalable de détachement, désignation d’un représentant en France…).
En outre, les services de l’Etat pourront désormais suspendre l’activité d’un prestataire étranger, qui s’était vu infliger des amendes qu’il n’a pas payées. Même chose dans l’hypothèse où l’entreprise s’est prévalue des règles de la directive européenne de 1996 alors qu’elle n’en avait pas droit – par exemple parce qu’elle emploie du personnel de façon continue et stable sur notre territoire.
Etendre les prérogatives du préfet
Les mesures présentées lundi cherchent à traiter plusieurs formes de travail illégal – la fraude au détachement n’en constituant qu’une parmi beaucoup d’autres, moins médiatisées. Ainsi, le gouvernement veut étendre les prérogatives du préfet. Ce dernier ne peut pas, à l’heure actuelle, fermer un établissement si l’infraction qui y a été commise est le fait d’un prestataire extérieur – par exemple une société d’intérim ou de gardiennage, coupable de divers manquements (absence de déclaration préalable à l’embauche, non-délivrance des bulletins de paye, dissimulation d’heures de travail pourtant effectuées…).
Il en va de même s’il s’agit d’une entreprise, présente dans des foires pour déployer une activité de commerce alimentaire.
« Le préfet est dépourvu de moyen d’action, il faut donc combler cette lacune », plaide-t-on au ministère du travail.
L’exécutif entend également manier l’arme du name and shame (« pointer du doigt et rendre honteux ») en rendant systématique la publication des condamnations pour travail illégal et fraude au détachement.
« Détection plus difficile »
Ce renforcement de l’arsenal législatif est annoncé alors même que les opérations de contrôle paraissent marquer le pas. En 2017, l’inspection du travail est intervenue 965 fois par mois en moyenne dans le cadre d’un plan de lutte contre la fraude au détachement, contre 1 330 en 2016, soit une baisse de 27 % – mais le nombre d’amendes administratives, lui, a plus que doublé.

        Lire aussi :
         

                Travailleurs détachés : les chiffres s’emballent en France



Par ailleurs, près de 6 840 procès-verbaux pour travail illégal ont été dressés en 2016 par les services compétents (gendarmerie, Urssaf, police, douane, inspection du travail…). Un niveau nettement inférieur au point haut relevé en 2011 (9 564 PV enregistrés).
Plusieurs facteurs ont pesé. Le ministère du travail invoque, dans un rapport réalisé fin 2015, le caractère « de plus en plus complexe des affaires traitées qui rend leur détection plus difficile et leur instruction plus longue ». La question des moyens humains a sans doute joué un rôle, également : baisse des effectifs dans les services déconcentrés du ministère du travail, absence temporaire d’agents qui ont dû se former pour passer de la catégorie B à la catégorie A de la fonction publique…
Enfin, l’action contre les dérives liées au détachement était suivie au plus haut niveau de l’Etat à la fin du mandat de M. Hollande – la ministre du travail de l’époque, Myriam El Khomri, demandant des comptes très régulièrement aux préfets et à ses « troupes » sur le terrain. Une animation qui s’est un petit peu relâchée, depuis, Mme Pénicaud étant absorbée par l’élaboration de plusieurs réformes sociales. Mais la problématique continue d’être présentée comme prioritaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La Malaisienne de 57 ans veut faire du programme des Nations unies pour les établissements humains « un centre d’excellence sur les bonnes pratiques urbaines, avec de la recherche et développement, de la formation ».
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La nouvelle directrice d’ONU-Habitat, Maimunah Mohd Sharif, porte-voix des « villes inclusives »

La Malaisienne de 57 ans veut faire du programme des Nations unies pour les établissements humains « un centre d’excellence sur les bonnes pratiques urbaines, avec de la recherche et développement, de la formation ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h20
    |

            Grégoire Allix (Kuala Lumpur, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Visage encadré par un large foulard, regard décidé derrière de grosses lunettes et sourire prudent, la nouvelle directrice de l’ONU-Habitat a imposé sa voix forte et sa petite silhouette au Forum urbain mondial, du 7 au 13 février, à Kuala Lumpur.
La Malaisienne Maimunah Mohd Sharif avait l’avantage de jouer à domicile. Mais chacun attendait de voir comment elle allait prendre ses marques, quelques semaines seulement après sa désignation par les Nations unies pour succéder à l’Espagnol Joan Clos, ancien maire de Barcelone, qui a fortement façonné l’agence de l’ONU sur les villes depuis 2010. Son profil ne pouvait pas être plus opposé : une femme musulmane, issue d’un pays en développement.
« Je n’ai pris mes fonctions qu’il y a trois semaines… il faut me laisser du temps », plaide-t-elle. A 57 ans, Maimunah Mohd Sharif est pourtant une fausse débutante. Diplômée en urbanisme en Grande-Bretagne et en Malaisie, cette spécialiste du développement durable et des questions de patrimoine a fait l’essentiel de sa carrière comme urbaniste pour le conseil municipal de l’île-cité de Penang, dont elle est devenue maire en 2011 - elle vient de quitter son mandat pour rejoindre l’ONU.
« Je dois passer de la parole aux actes »

A ce titre, elle était une des voix qui militaient auprès d’ONU-Habitat pour que les villes soient davantage associées au processus de discussion sur l’urbanisation du monde, aux côtés des gouvernements nationaux. « Je suis de l’autre côté maintenant, et je sais que je dois passer de la parole aux actes, assure-t-elle. Je veux travailler avec les gouvernements locaux, et que les maires disposent de tous les outils pour mettre en œuvre le Nouvel agenda urbain. »

Ce texte de 23 pages et 175 alinéas est la feuille de route adoptée par la communauté internationale en 2016, sous l’égide d’ONU-Habitat, pour tenter d’éviter que l’urbanisation massive de la planète – et en particulier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La « VR » a fait son entrée à la Grande Galerie de l’évolution et au Musée d’Orsay. Un pari souvent coûteux.
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Les musées s’ouvrent à la réalité virtuelle

La « VR » a fait son entrée à la Grande Galerie de l’évolution et au Musée d’Orsay. Un pari souvent coûteux.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h57
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Coincé derrière un stand de jeu de tir en réalité virtuelle, Cyril Roguet, directeur des galeries au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, est obligé de hausser la voix pour se faire entendre à côté de ses bruyants voisins. Mais pour défendre l’usage de la réalité virtuelle (VR en anglais) dans les musées, il est prêt à malmener ses cordes vocales. Exposant au salon Virtuality, qui s’est tenu à Paris du 8 au 10 février, où l’on découvre surtout des applications à destination des professionnels ou des amateurs de jeu vidéo –, il est venu présenter les dernières réalisations de son établissement en la matière.

Depuis le 23 décembre 2017, le musée du Jardin des plantes a installé au troisième étage de la Grande Galerie de l’Evolution un cabinet de réalité virtuelle. Cinq stations à disposition du public pour un « voyage au cœur de l’évolution ». Moyennant 5 euros et une réservation préalable, le visiteur équipé d’un casque HTC peut explorer la galaxie complexe de « l’arbre du vivant » et remonter la généalogie de plus de 450 espèces, 3,5 milliards d’années en arrière. Durant les quinze minutes que dure l’expérience, le spectateur croisera des animaux de toutes les époques, modélisés en 3D à la taille réelle. Depuis son ouverture, l’animation connaît un vif succès. Elle a affiché complet tout au long des vacances de fin d’année. « L’idée c’est d’émerveiller pour instruire », explique Cyril Roguet, qui ajoute que l’expérience ne se substitue pas à la visite du musée : « C’est conçu comme un complément au parcours muséographique, mais porteur du même message en faveur de la conservation de la biodiversité. »
Le Muséum n’est ni le premier ni le seul musée de France à faire usage de la réalité virtuelle dans ses murs mais, à mesure que la technique se démocratise, les projets se multiplient, de plus en plus ambitieux. « La réalité virtuelle peut apporter beaucoup de choses pour explorer les œuvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Pétrole de schiste : comment la production a été décuplée en dix ans aux Etats-Unis

L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h57
    |

                            Margot Desmas








                        


L’extraction de pétrole a atteint son plus haut niveau depuis quarante-sept ans en 2017 aux Etats-Unis grâce, notamment, à la remontée du cours boursier qui a profité à la plupart des exploitations américaines. Entre 2015 et 2016, le prix du baril avait chuté à cause d’une surproduction à l’échelle mondiale, ce qui a poussé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Russie et l’Arabie saoudite à modérer leurs extractions.
Maintenant que les prix repartent à la hausse, les Etats-Unis en ont profité pour rapidement augmenter leur production. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime même que le pays pourrait dépasser l’Arabie saoudite en 2018, leader historique en termes de production. Des chiffres en partie dus à l’exploitation du pétrole de schiste qui prend de plus en plus de place dans le secteur pétrolier américain.
Le pétrole de schiste, qu’est-ce que c’est ?
Moins connu que le gaz du même nom, le pétrole de schiste est un hydrocarbure léger contenu dans des roches poreuses. Les gisements sont assez rares, mais se retrouvent de plus en plus convoités, surtout aux Etats-Unis en raison de leur abondance.

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Les Etats-Unis ont la plus grande réserve de pétrole de schiste




Source : Agence d'information sur l'énergie




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Le bassin permien, à l’ouest du Texas, est l’un des principaux gisements de la planète, certains spécialistes estiment même que les réserves pourraient être plus grandes qu’en Arabie saoudite. Entre janvier et février, la production de pétrole de schiste issue de nouveaux puits a augmenté de 251 000 barils par jour dans cette région, ce qui en fait la première du pays. Cet hydrocarbure dit « non conventionnel » se distingue par son mode d’extraction plus complexe que pour le pétrole classique.
Pourquoi l’exploiter ?
L’extraction du pétrole conventionnel a longtemps été suffisante aux Etats-Unis, mais depuis les années 2000, les réserves commencent à s’épuiser. Les compagnies pétrolières doivent maintenant creuser plus profondément pour avoir accès à l’or noir, là où se situe le pétrole de schiste. Pour l’extraire, il faut forer entre 3 000 à 5 000 mètres, soit environ trois fois plus que pour des hydrocarbures conventionnels. De l’eau et des additifs chimiques sont ensuite injectés à très haute pression dans la roche pour la fissurer et récupérer le pétrole, c’est la fracturation hydraulique.
Contrairement à l’extraction d’hydrocarbures traditionnels, l’exploitation de pétrole de schiste est peu coûteuse et les installations très rapides à mettre en place. Ces puits sont toutefois éphémères, chaque gisement contenant une quantité limitée d’hydrocarbures. Aux Etats-Unis, ces installations sont déjà nombreuses et une dizaine de nouvelles sont construites chaque semaine, selon les statistiques de la compagnie parapétrolière sise à Houston Baker Hughes, qui en comptabilisait 523 en décembre 2017, contre 316 en mai.


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Le pétrole de schiste représente près de la moitié de la production totale


Source : Agence d'information sur l'énergie



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Les investissements dans le secteur ont plus que doublé entre 2016 et 2017, selon l’AIE, et en 2017, le pétrole de schiste a représenté près de la moitié de la production totale de pétrole.
Quels sont les risques ?
En procédant à la fracturation hydraulique pour exploiter le pétrole de schiste, les compagnies pétrolières injectent une dizaine d’additifs chimiques dans les roches, ce qui contribue à polluer les sols. Théoriquement, les exploitants doivent récupérer l’eau injectée, mais, d’après une étude de l’AIE, ces fluides peuvent malgré tout contaminer durablement les nappes phréatiques. Les populations locales peuvent donc rencontrer des problèmes sanitaires à cause de la mauvaise qualité de l’eau, la biodiversité locale ainsi que les espèces animales dépendant des eaux de surface sont également menacées.
L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels influe également sur l’activité sismique. En fragilisant les roches situées dans le sous-sol, l’activité pétrolière modifie l’équilibre tectonique local. Des scientifiques de plusieurs universités américaines ont notamment estimé que cette technique d’extraction aurait pu contribuer à la survenue de plusieurs séismes ou glissements de terrain dans certains Etats.
Selon les prédictions de l’AIE, la production de pétrole de schiste devrait atteindre 11 millions de barils par jour d’ici à 2035, ce qui représenterait 66 % de la production totale de pétrole aux Etats-Unis. Une croissance qui sera soutenue en partie par la décision de Donald Trump de relancer l’exploitation de pétrole offshore. L’autorisation qui s’appliquera à partir de 2019 concernera la quasi-totalité des eaux côtières abritant 98 % des ressources encore inexploitées de pétrole et de gaz du domaine fédéral, dont une large part d’hydrocarbures non conventionnels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Plusieurs assureurs offrent des montres Apple Watch ou des bracelets connectés Fitbit à leurs clients aux Etats-Unis. En échange, ces derniers acceptent de partager leurs données personnelles ou de faire du sport.
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L’assureur américain Aetna prévoit d’offrir 500 000 Apple Watch

Plusieurs assureurs offrent des montres Apple Watch ou des bracelets connectés Fitbit à leurs clients aux Etats-Unis. En échange, ces derniers acceptent de partager leurs données personnelles ou de faire du sport.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h43
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        


Source d’économies ou simple argument marketing ? Aux Etats-Unis, plusieurs assureurs offrent des montres Apple Watch ou des bracelets connectés Fitbit à leurs clients. En échange, ces derniers acceptent de partager leurs données personnelles ou de faire du sport. Objectif : les encourager à mener une vie saine pouvant limiter les problèmes de santé et donc réduire les dépenses des assureurs.

        Lire aussi :
         

                Auto, maison, santé : les assureurs font entrer les objets connectés dans les foyers



Ces programmes restent limités. Mais Aetna, l’un des plus importants assureurs santé américains avec 23 millions de clients, devrait rapidement les démocratiser. Après avoir mené une phase d’expérimentation auprès de ses 50 000 employés, il prévoit en effet de distribuer 500 000 Apple Watch cette année.
Des applications spécifiques
L’assureur, qui propose déjà de rembourser une partie des inscriptions à un club de gym ou à un programme pour perdre du poids, s’est associé avec Apple pour concevoir des applications spécifiques. Elles permettront notamment de recevoir un rappel pour ne pas oublier de prendre des médicaments.
A plus long terme, Aetna indique vouloir aussi s’attaquer à ses principales sources de coûts, en renforçant la détection. Selon une étude publiée mercredi 7 février par la société Cardiogram et l’université de San Francisco, la montre d’Apple permettrait, par exemple, de détecter 85 % des cas de diabète.
L’assureur United Healthcare, autre poids lourd américain du secteur, ajoute un élément supplémentaire : des récompenses financières. Une partie de ses assurés peuvent ainsi recevoir jusqu’à 4 dollars par jour sur un compte permettant de payer leurs frais médicaux. Bracelet Fitbit offert au poignet, ils doivent pour cela remplir trois objectifs quotidiens, comme effectuer, six fois par jour, 500 pas en moins de sept minutes. Sur l’ensemble de l’année, leur cagnotte peut atteindre près de 1 500 dollars (1 200 euros).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Après dix-sept ans de bons et loyaux services, M. Schmidt abandonne toute fonction opérationnelle chez Google. Nommé en 2001 PDG de ce qui était alors une start-up, il en a fait un groupe, en laissant la bride sur le cou à ses deux cofondateurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Eric Schmidt, l’homme qui a fait grandir Google

Après dix-sept ans de bons et loyaux services, M. Schmidt abandonne toute fonction opérationnelle chez Google. Nommé en 2001 PDG de ce qui était alors une start-up, il en a fait un groupe, en laissant la bride sur le cou à ses deux cofondateurs.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h26
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Chez Google, il était « l’adulte dans la pièce », chargé d’encadrer et de superviser les deux cofondateurs. A 62 ans, et après dix-sept ans à la direction du géant du Web, Eric Schmidt a abandonné, fin janvier, tout rôle opérationnel. « Le temps est venu », se contente-t-il d’expliquer dans son message d’adieu, précisant qu’il souhaite se consacrer à d’autres projets, notamment philanthropiques.

Recruté comme PDG en 2001, M. Schmidt a occupé cette fonction pendant une décennie. Depuis 2011, il n’avait conservé que le poste de président exécutif du conseil d’administration de Google. Puis d’Alphabet, la société chapeau regroupant depuis 2015 le moteur de recherche et ses filiales. « Il a participé à la création d’un mastodonte valorisé 750 milliards de dollars [610 milliards d’euros] en Bourse et dont le poids est si important que les régulateurs pensent qu’il doit être limité », souligne Steven Levy, journaliste chez Wired et auteur du livre In The Plex : How Google Thinks, Works, and Shapes Our Lives (Simon & Schuster, 2011, non traduit).
En 2001, Google n’est en effet qu’une jeune start-up prometteuse fondée trois ans plus tôt par Larry Page et Sergey Brin, alors étudiants à l’université de Stanford. La bulle Internet vient juste d’éclater, entraînant avec elle de nombreuses dot-com (entreprises .com). La star de l’époque s’appelle encore Yahoo! Google, qui emploie environ 200 personnes, vient tout juste de concevoir AdWords, le système d’enchères de mots-clés qui fera par la suite sa fortune. Son chiffre d’affaires ne se compte ainsi qu’en dizaines de millions de dollars.
Une autre génération de dirigeants de la Silicon Valley
Deux ans plus tôt, MM. Page et Brin avaient promis à l’un de leurs investisseurs de recruter un patron expérimenté pour permettre à Google de franchir un palier. Longtemps, les deux jeunes hommes sont pourtant réticents. Sous la pression, ils acceptent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le groupe financier chinois Ant Financial va porter sa valeur globale à 100 milliards de dollars et envisage son entrée en Bourse. A la manœuvre, Jack Ma, patron d’Alibaba, et les autorités de Pékin, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Ant Financial, une fourmi géante de 100 milliards de dollars

Le groupe financier chinois Ant Financial va porter sa valeur globale à 100 milliards de dollars et envisage son entrée en Bourse. A la manœuvre, Jack Ma, patron d’Alibaba, et les autorités de Pékin, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h12
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. « Une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas », chantonnent tous les enfants de France grâce au poète Robert Desnos. Mais une fourmi de 100 milliards, qui ne parle pas « français, latin et javanais », mais chinois, cela existe bien. Elle s’appelle Ant Financial (« fourmi financière », en français) et est aujourd’hui la plus grosse start-up non cotée au monde.
Selon le Financial Times de ce lundi 12 février, confirmant une information de l’agence Reuters, la société s’apprête à solliciter auprès des investisseurs près de 5 milliards de dollars (4 milliards d’euros), ce qui porterait sa valeur globale autour de 100 milliards de dollars. Bien plus que la valorisation de l’américain Uber, la plus grosse « licorne » du bestiaire du high-tech mondial.
Chiffre d’affaires en progression de 57 %
Il faut dire que cette belle fourmi bleue (le logo de la firme) a un papa très costaud. Elle est née en 2004 dans le giron d’Alibaba, le colosse chinois du commerce en ligne, pour développer un moyen de paiement sur téléphone mobile baptisé « Alipay ».
Plus de 450 millions de Chinois utilisent ses services régulièrement, et le nombre de transactions explose. Alibaba a annoncé récemment une progression de 57 % du chiffre d’affaires de son dernier trimestre fiscal. Et selon la firme iResearch, le montant total des transactions sur mobile en Chine pourrait atteindre, en 2018, la somme vertigineuse de 25 000 milliards de dollars. Une porte d’entrée en or pour s’installer sur le marché bien plus lucratif du crédit et de la vente de produits financiers.

Ces perspectives poussent les dirigeants d’Ant Financial à envisager désormais une entrée en Bourse, en Chine continentale, mais aussi à Hongkong ou à New York. D’où l’agitation financière autour de l’entreprise. D’autant que sa structure complexe illustre à la fois l’influence de Pékin sur ce type de grandes manœuvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ En l’état, le texte de la Commission européenne protégeant la vie privée en ligne compliquerait le développement de l’Internet des objets.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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L’industrie française des objets connectés s’inquiète du futur règlement européen

En l’état, le texte de la Commission européenne protégeant la vie privée en ligne compliquerait le développement de l’Internet des objets.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 10h40
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

La Commission européenne va-t-elle tuer dans l’œuf l’industrie de l’Internet des objets sur laquelle la France compte tant pour rattraper son retard dans le numérique ? C’est la crainte des éditeurs de logiciels et de services représentés par Tech In France. En ligne de mire, ­l’ePrivacy, ce règlement européen censé protéger la vie privée des internautes, en cours d’élaboration à Bruxelles et qui pourrait être adopté début 2019.

Selon l’association, s’il est adopté en l’état, le nouveau texte obligera les industriels à requérir de manière systématique le consentement de l’internaute qui utilisera un appareil connecté. Or, « dans la très grande majorité des cas, ces données n’ont aucun rapport avec la vie privée et sont anonymisées », assure Loïc Rivière, délégué général de Tech In France.
Concrètement, selon une étude réalisée par Tech In France publiée le 12 février, les demandes de consentement vont exploser, jusqu’à nuire à l’utilisation des objets connectés. Ainsi, dans sa voiture intelligente, l’automobiliste devra par exemple multiplier les clics d’approbation sur son tableau de bord, lorsque son véhicule entrera sur une route munie de capteurs, puis pénétrera dans un parking connecté ou traversera une zone où les données sont recueillies afin d’optimiser la circulation.
Des bâtons dans les roues
Autre secteur concerné, l’agriculture qui se numérise à toute allure. Aujourd’hui, les fermes sont équipées de capteurs qui surveillent la santé des cultures, la météo et la qualité des sols. Des start-up exploitent les données pour aider les agriculteurs à résoudre leurs problèmes d’exploitation, économiser de l’énergie et optimiser l’application d’herbicides ou de pesticides. Les vaches commencent à porter un collier connecté, qui mesure le mouvement des muscles de leur cou et indique si elles sont moins nourries et donc susceptibles de tomber malades.
Dans cette chaîne, une multitude de nouveaux prestataires recueille...




                        

                        

