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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.
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La presse britannique s’interroge sur la portée et les conséquences du scandale Oxfam

Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h36
   





                        


Oxfam est dans la tourmente. Vendredi 9 février, un article du quotidien britannique The Times révélait que des employés de l’organisation humanitaire avaient eu recours à des jeunes prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme qui avait ravagé le pays en 2010.
L’affaire a fait la « une » d’une bonne partie de la presse britannique, lundi 12 février. D’autant que Penny Lawrence, directrice générale adjointe de l’organisation non gouvernementale, a annoncé avoir démissionné.

        Lire aussi :
         

                Scandale sexuel en Haïti : la directrice adjointe d’Oxfam démissionne



Les autorités britanniques ont rapidement réagi et la secrétaire d’Etat au développement international, Penny Mordaunt, devait s’entretenir lundi avec des responsables de l’ONG. Dans un entretien donné à la radio britannique, elle a estimé qu’Oxfam « avait échoué dans son positionnement de leader moral ». Mme Mordaunt a également déclaré qu’elle avait écrit aux autres organisations financées par son département pour les inciter à signaler tous problèmes similaires et a assuré que tous les cas seraient suivis de près.
Des agissements connus
Le Times ajoute, dans un article publié lundi 12 février, que l’organisation était au courant des agissements des deux travailleurs humanitaires qui seraient à l’origine du scandale.
Le journal raconte que, selon un document interne qu’il a pu consulter, les cadres d’Oxfam au Royaume-Uni s’inquiétaient du comportement, à l’égard des femmes, de Roland van Hauwermeiren, l’un des travailleurs humanitaires mis en cause. Mais selon le Times cela n’a pas empêché l’ONG de lui donner le poste de directeur à Haïti.
« Le rapport confidentiel des investigations menées à Haïti explique que “le processus de recrutement a identifié des faiblesses dans son management”. »
D’autres documents ayant fuité montrent également, selon le Times, que M. van Hauwermeiren a eu connaissance de plaintes contre la seconde personne mise en cause, de nationalité kényane, mais l’a autorisée à rester en poste.
« Un fléau actuel et futur »
Dans une tribune au quotidien numérique The Independent, de centre gauche, le travailleur humanitaire et avocat Andrew MacLeod estime que ces révélations « ne sont que la partie émergée de l’iceberg » : « Oxfam est loin d’être seule dans les accusations de harcèlement, de viols et de viols d’enfants. »
Selon M. MacLeod, l’aide humanitaire doit faire face au problème de la pédophilie dans ses rangs :
« L’ancien service national de renseignements criminels du Royaume-Uni, qui enregistrait et surveillait les activités des pédophiles, avait averti dès 1999 que l’ampleur du problème des pédophiles dans le monde de l’aide humanitaire était comparable à celle du tourisme sexuel. »
« Le problème n’est pas simplement un problème passé, mais un fléau actuel et futur qui pourrait menacer tout le milieu de l’aide au développement si on ne s’en occupe pas », énonce Andrew MacLeod, qui précise que Kofi Anan et Ban Ki-moon (deux anciens secrétaires généraux de l’ONU) avaient par le passé exprimé leurs regrets de ne pas avoir su mettre fin aux pratiques pédophiles.
« Plus important que l’affaire Weinstein »

   


Le Daily Mail, conservateur et populaire, expose également assez largement l’idée d’une « partie émergée de l’iceberg » en « une » de son édition de lundi. Le tabloïd The Sun va jusqu’à comparer le scandale Oxfam avec l’affaire Weinstein, titrant : « Le scandale sexuel d’Oxfam est plus important que les affirmations d’abus sexuels de Weinstein à Hollywood ».
Le journal affirme que « tout comme les abus sexuels à Hollywood n’étaient pas remarqués avant Harvey Weinstein, l’indignation à propos de Haïti expose les organisations caritatives à l’examen minutieux qu’elles méritent depuis longtemps ».
Dans son édition du 12 février le Guardian estime que la situation de l’ONG pourrait devenir très difficile avec ce scandale. Une source interne à l’organisation, citée par le journal, explique qu’Oxfam devait, avant même la révélation de l’affaire, faire face à un « contexte de financement représentant un défi ». « Et la perte du financement de la part de l’Etat, l’année dernière, 34 millions de livres, est une vraie inquiétude », ajoute le journaliste.

   


« Pas une raison pour couper les aides »
Le quotidien rebondit également sur la proposition du député conservateur Jacob Rees-Mogg, qui a présenté, jeudi 8 février, au premier ministre, une pétition signée par plus de 100 000 personnes demandant des coupes dans le budget de l’aide au développement du Royaume-Uni. Le Guardian insiste sur le fait que l’affaire Oxfam « n’est pas une raison pour couper les aides au développement ».
Le « danger » qui guette, selon le quotidien britannique, c’est la fin du soutien au développement international :
« A l’ère de Trump, du Brexit et de Rees-Moggery, la notion selon laquelle les nations prospères ont une responsabilité morale et pratique envers les plus pauvres n’est plus à la mode. La droite populiste tend la main pour détruire le département pour le développement international, en les caricaturant comme payeurs de proxénètes et en pervers. Ceux qui croient en l’obligation persistante de la Grande-Bretagne à aider les désespérés du monde se battent aujourd’hui pour continuer à exister. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.
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Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili expulsé vers la Pologne

L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h23
   





                        



   


Mikheïl Saakachvili a été expulsé vers la Pologne, lundi 12 février. « Cette personne se trouvait sur le territoire ukrainien illégalement, c’est pourquoi (…) elle a été renvoyée vers le pays depuis lequel elle était arrivée en violation de la loi ukrainienne », ont annoncé dans un communiqué les gardes-frontières. Le parti de l’ex-président géorgien avait auparavant annoncé son arrestation dans un restaurant du centre-ville de Kiev par des hommes en uniforme sans signe distinctif.
M. Saakachvili (2004-2013) avait été nommé gouverneur de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, en mai 2015 par le président Petro Porochenko, qui lui avait accordé dans le même temps la nationalité ukrainienne. Il faisait partie des quelques politiciens et techniciens étrangers nommés à des postes importants à la suite de la fuite, sous la pression de la rue, début 2014, du président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch.
Mais M. Saakachvili a démissionné dix-huit mois plus tard, accusant l’actuel président ukrainien de corruption et d’entrave aux réformes. Il a été déchu à l’été 2017 de sa nationalité ukrainienne.

        Lire l’entretien avec le ministre des finances ukrainien :
         

          « En Ukraine, le système résiste parce qu’il se sent menacé »



Rentré en force en Pologne en septembre
Le 10 septembre, M. Saakachvili avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais, débordant les gardes-frontières avec le soutien de plusieurs centaines de ses partisans. Il est accusé d’avoir voulu « prendre le pouvoir par la force » au cours de récentes manifestations qui, selon le parquet ukrainien, ont été financées par l’entourage de M. Ianoukovitch. Il est aussi soupçonné de liens avec une organisation criminelle, ce qu’il dément.

        Lire aussi :
         

                Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili libéré



La cour d’appel de Kiev avait ordonné, le 26 janvier, son assignation provisoire à « résidence nocturne », à Kiev de 22 heures à 7 heures du matin, lui interdisant de quitter la capitale ukrainienne sans autorisation du parquet ou d’un tribunal. Cette assignation avait expiré mais n’avait pas été renouvelée.
Début janvier, il a été condamné par contumace, à Tbilissi (Géorgie), à trois ans de prison pour abus de pouvoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.
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Merkel cherche à contenir les ambitions des quadras de la CDU

La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h59
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Avec le pouvoir, Angela Merkel a toujours eu une relation très simple : « Le pouvoir n’est pas quelque chose de mal. Il faut avoir le courage de l’exercer. Celui qui n’aime pas ça n’est pas à sa place en politique », avait-elle déclaré en mai 2005, six mois avant son élection à la chancellerie. Treize ans plus tard, elle n’a pas changé d’avis. A la question de savoir si elle compte rester en fonctions jusqu’à la fin de la législature, en 2021, elle a répondu clairement, dimanche 11 février, sur le plateau de la ZDF : « Je me suis engagée auprès de la population pour quatre ans. » Et « je fais partie de ceux qui tiennent leurs promesses », a-t-elle ajouté.
Fermez le ban ! Voilà donc le message de Mme Merkel à ceux qui la pressent de passer la main. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti qu’elle préside depuis 2000, ces derniers cachent pourtant de moins en moins leur impatience. C’est le cas de Jens Spahn. Secrétaire d’Etat aux finances depuis 2015, cet homme de 37 ans aux ambitions assumées n’a jamais fait mystère de ses désaccords avec elle, en particulier sur la question des réfugiés. Mercredi, il avait refusé de s’exprimer sur le « contrat de coalition » signé par les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD).
De la part de cet habitué des micros et des caméras, ce silence fut mis sur le compte de l’amertume. A l’évidence, M. Spahn ne digérait pas de ne pas avoir été confirmé au gouvernement, contrairement à Peter Altmaier, annoncé à l’économie, et Ursula von der Leyen, maintenue à la défense, deux piliers de l’équipe sortante, proches de la chancelière et de la même génération qu’elle.
« Des gens très bien »
Après quatre jours de diète médiatique, M. Spahn a finalement décidé, dimanche, de sortir de sa réserve pour évoquer la succession de Mme Merkel. Détail qui ne doit rien au hasard, il l’a fait depuis Vienne, où il s’était affiché jeudi, à l’opéra, aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.
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Pieyre-Alexandre Anglade, le « M. Europe » de la Macronie

Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h21
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Il est considéré comme le « M. Europe » de la Macronie. A 31 ans, Pieyre-Alexandre Anglade a la lourde charge de préparer les élections européennes, prévue en mai 2019, pour le compte du parti présidentiel. « Ma mission, c’est de faire atterrir En marche ! en Europe », résume le député La République en marche (LRM) des Français de l’étranger, qui vit à Bruxelles en tant que représentant des Français du Benelux.
Avec une mission précise : tisser des liens avec des partis politiques européens pour voir comment le mouvement d’Emmanuel Macron, qui n’a que vingt-deux mois d’existence, pourra s’insérer dans le jeu des partis à Strasbourg et à Bruxelles, une fois l’élection passée. Un rôle essentiel car, du fait de sa jeunesse, LRM n’a pas de filiation avec un groupe du Parlement européen – contrairement au Parti socialiste, qui siège dans l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), et aux Républicains, regroupés au sein du Parti populaire européen.

Deux scénarios sont sur la table, selon M. Anglade : « Soit créer un nouveau groupe parlementaire européen ; soit s’insérer dans un groupe existant, qui sera remodelé. » Autrement dit : soit fonder une sorte de LRM européen, soit rejoindre le groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe pour l’élargir. Sachant que ce dernier groupe, où siègent l’UDI, le MoDem, les Espagnols de Ciudadanos ou les Britanniques du LibDem, compte 68 députés sur 751 au Parlement européen. Si l’option n’est pas choisie, l’objectif est le même : fédérer dans un seul et même groupe des élus pro-européens de divers horizons, qu’ils soient issus de la société civile, de la gauche ou de la droite.
Rôle sur mesure
« La recomposition politique n’est pas terminée. Le bois travaille encore. Et particulièrement sur l’Europe, car les partis traditionnels comme le PS et LR sont complètement éclatés sur ce sujet », souligne M. Anglade. La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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« Sur l’Europe, comment ne pas décevoir ? »

Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h36
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Il comptait tant sur elle, Angela Merkel, pour changer l’Europe de concert. Mais la chancelière allemande n’est plus que l’ombre d’elle-même et Emmanuel Macron en est réduit à cette interrogation. Comment ne pas décevoir ? Comment ne pas prendre en boomerang l’espoir suscité par le discours de la Sorbonne qui donne aujourd’hui tant d’aura à la France mais qui risque de retomber comme un soufflet ?
Pour Macron l’Européen, l’enjeu des élections de 2019 est d’abord pratique : le président français doit délivrer, d’ici un an, des signaux tangibles aux électeurs prouvant que l’Union européenne est bel et bien en train de changer. Faute de quoi les eurosceptiques redresseront la tête. Or, tout reste extraordinairement compliqué sur la scène européenne, minée par la montée des populismes et l’affaiblissement politique de l’Allemagne.
Méprise historique
Depuis qu’il est élu, le président français peut se targuer d’avoir fait bouger le curseur sur les travailleurs détachés et d’avoir un peu limité les dégâts sur le dossier du glyphosate. Des avancées ont été obtenues en matière de défense, sujet majeur, mais pour le reste… Le moteur franco-allemand, décrit par tous les présidents français, comme la clé de voûte des avancées européennes, est au point mort. Non par mauvaise entente avec la chancelière, bien au contraire, mais par spectaculaire affaiblissement de cette dernière, contestée jusque dans son propre camp.

Une sorte de méprise historique car, pour faire bouger l’Europe, Emmanuel Macron a tout misé sur un rééquilibrage de la relation entre Paris et Berlin. Il s’est montré déterminé à réformer à et à tenir les déficits dans des limites acceptables – enfin ! – pour que l’Allemagne reprenne confiance en son partenaire et accepte l’idée d’un budget de la zone euro, première phase d’une intégration plus poussée.
Mais voila que Berlin reste sans voix à cause de cette crise politique qui mine le pays depuis plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.
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Ce que l’on sait du crash d’un avion près de Moscou

L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h08
   





                        



   


L’essentiel
Un Antonov de la compagnie Saratov Airlines s’est écrasé près de Moscou dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport moscovite de Domodedovo.Une enquête a été ouverte pour déterminer les origines de l’accident. Une boîte noire a été retrouvée.La liste des victimes publiée par les autorités comprend deux étrangers, un Suisse et un Azerbaïdjanais, et trois enfants, le plus jeune ayant 5 ans.
Le chiffre
71
C’est le nombre de personnes – 65 passagers et 6 membres d’équipage – qui se trouvaient à bord lors du crash dimanche. L’état des restes des corps est tel qu’il « faudra une expertise génétique » pour procéder à l’identification des victimes, a expliqué le ministre des transports russe, Maxime Sokolov, précisant qu’une telle procédure pourrait « prendre deux à trois mois ».
Les conditions de l’accident
L’appareil devait relier Moscou à Orsk, une ville de l’Oural proche de la frontière avec le Kazakhstan. Il a disparu des écrans radar à 14 h 28, heure locale (12 h 28, heure française) quatre minutes après son décollage de l’aéroport de Moscou-Domodedovo. Tout lien avec l’équipage a également été perdu.
Il s’est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de la capitale russe, près du village de Stepanovskoïe. La majorité des passagers de l’avion étaient originaires de la région d’Orenbourg, dont Orsk est la deuxième ville la plus importante.
Le point sur l’enquête
Une enquête a été formellement ouverte pour identifier d’éventuelles violations des règles de sécurité, a annoncé le comité d’enquête russe. Cet organisme a prévenu pendant la nuit que les constatations sur le site ne se limiteraient pas à une seule journée, « étant donné l’étendue du territoire à examiner ». Une boîte noire a pu être retrouvée dimanche.
Ses agents ont interrogé dès dimanche des employés de la compagnie Saratov Airlines, les employés de l’aéroport ayant préparé l’appareil au décollage et des contrôleurs aériens. Aucun problème technique n’avait été identifié avant le départ, selon le comité d’enquête, qui assure :
« Toutes les versions possibles de la catastrophe sont étudiées, notamment les conditions climatiques, le facteur humain ou l’état technique de l’avion. »
L’Antonov-148 avait été mis en service en 2010, a précisé Saratov Airlines dans un communiqué. Sise à Saratov (Volga), la compagnie n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’URSS, en 1991. Elle dessert surtout des villes de province en Russie ainsi que les capitales du Caucase.
La photo

   


Sur le site du crash, les opérations de recherches ont mobilisé toute la nuit plusieurs centaines de personnes. Elles sont rendues difficiles par une importante couche de neige, qui contraint les secours à utiliser motoneiges et déneigeuses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Rakhmat Akilov, d’origine ouzbèke, avait tué cinq personnes en avril 2017 à Stockholm.
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Un « soldat » de l’EI jugé en Suède pour une attaque au camion-bélier

Rakhmat Akilov, d’origine ouzbèke, avait tué cinq personnes en avril 2017 à Stockholm.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h20
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Loup solitaire ou maillon d’une chaîne qui, malgré les défaites de l’organisation Etat islamique sur le terrain, parviendrait encore à commanditer des actes terroristes en Europe, par le bais d’une machine de propagande bien huilée et difficile à combattre ? Mardi 13 février s’ouvre à Stockholm le procès de Rakhmat Akilov, 40 ans, auteur de l’attaque au camion-bélier qui a fait cinq morts et une dizaine de blessés, au cœur de la capitale suédoise, le 7 avril 2017. Il devrait durer jusqu’au 9 mai.
Mais, d’ores et déjà, l’enquête préliminaire a établi que si ce Tadjik, ressortissant d’Ouzbékistan a agi seul, il a été en contact avec plusieurs individus se réclamant de l’EI, au terme de son processus de radicalisation, qui aurait débuté lors d’un séjour en Turquie en 2014. En Suède depuis quelques mois, il y rejoint sa femme, dont il est depuis séparé. Il affirme aussi avoir tenté de passer en Syrie, avant de renoncer, et de revenir en Suède, où il travaille sur divers chantiers.

        Lire aussi :
         

                L’auteur de l’attentat de Stockholm dit avoir agi sur ordre de l’EI



Débouté du droit d’asile, les autorités lui avaient donné jusqu’au 1er janvier pour quitter le territoire. Pendant trois mois, il vit dans la clandestinité, dormant, assure-t-il aux enquêteurs, dans des bois, au sud-est de la capitale. Jusqu’au vendredi 7 avril, quand il se rend dans le centre de Stockholm et vole le camion d’un brasseur, qu’il lance à toute allure dans la rue piétonne Drottninggatan, avant de s’encastrer dans la vitrine d’un grand magasin. Il est arrêté quelques heures plus tard, au nord de la ville, la jambe brûlée par la bombe artisanale qu’il a tenté, en vain, de faire exploser.
L’attentat n’est pas revendiqué par l’organisation Etat islamique, faisant croire d’abord à la thèse du loup solitaire. Mais l’enquête démontre rapidement le contraire. Les services de renseignement suédois (Säpo) confirment, par ailleurs, que le nom du terroriste présumé est apparu sur leurs radars en août 2016. Ils auraient été contactés par des services étrangers. Faute d’éléments tangibles, ils ont refermé le dossier en janvier 2017.
« Ecraser des infidèles »
Selon l’enquête, c’est à la même époque qu’Akilov entre en relation avec plusieurs individus, revendiquant leur appartenance à l’organisation Etat islamique. Ils communiquent avec les applications Zello et Telegram, avant, pendant et après l’attaque. Le chercheur Michael Krona, spécialiste de la propagande islamiste à l’université de Malmö, a étudié le contenu des échanges : « Ce qui est intéressant, c’est l’intensité des contacts et le sentiment d’identification idéologique qu’ils ont suscité, le poussant à commettre un attentat au nom de l’organisation, tellement sa volonté de lui appartenir était forte. »
Avec l’aide d’un journaliste basé à Prague et spécialiste de l’Ouzbékistan, plusieurs médias suédois ont remonté la piste des contacts d’Akilov, les identifiant grâce aux alias trouvés dans le téléphone du terroriste présumé, identiques à ceux de plusieurs leaders tadjiks de l’EI. Parmi eux : Arsen Mukhazhirov, 30 ans, né au Daghestan, qui figure sur la liste des personnes les plus recherchées par Interpol. Le présentant comme son « conseiller », Akilov lui demande s’il peut « écraser des infidèles », une semaine avant l’attaque. « Bien sûr que tu peux », répond Mukhazhirov, usant du pseudonyme « Abu Fotima ».

        Lire aussi :
         

                L’Ouzbékistan, foyer de radicalisme islamiste en Asie centrale



« Plutôt que d’une cellule bien organisée, il s’agit d’un réseau assez lâche, qui n’a pas de liens très étroits avec la direction de l’EI, ce qui explique que l’organisation n’ait pas revendiqué l’attentat », explique Michael Krona. Sa capacité à mobiliser et à frapper le cœur de Stockholm montre cependant, remarque-t-il, que « la menace terroriste en Europe ne s’est pas atténuée avec le recul de l’EI sur le terrain, mais qu’elle s’intensifie au contraire, nourrie par le désir de vengeance ».
Akilov encourt la prison à vie. Aux enquêteurs, il a dit vouloir punir la Suède pour son « engagement aux côtés de l’OTAN » en Syrie et en Irak – et la participation d’« Ikea », qui aurait, selon sa théorie, financé les campagnes militaires contre l’EI, à hauteur de « 8 milliards de couronnes » (800 millions d’euros).



                            


                        

                        


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Scandale sexuel en Haïti : la directrice adjointe d’Oxfam démissionne

Selon le « Times », des employés de l’organisation humanitaire ont engagé de jeunes prostituées à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme de 2010.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h51
   





                        



   


La numéro deux d’Oxfam démissionne. Penny Lawrence, directrice générale adjointe de l’ONG, dans la tourmente en raison d’un scandale sexuel impliquant des responsables de l’organisation en Haïti, a démissionné lundi 12 février. Cette démission fait suite à des révélations du quotidien britannique Times, selon qui des employés de la confédération d’organisations humanitaires, dont le siège se trouve à Oxford, ont engagé de jeunes prostituées en 2011 à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme qui avait ravagé le pays en 2010.
Exprimant sa « tristesse » et sa « honte » de « la conduite d’employés au Tchad et à Haïti (…) incluant le recours à des prostituées », Penny Lawrence, qui était à l’époque directrice des programmes internationaux, a annoncé sa démission de ses fonctions dans un communiqué :
« Au cours des derniers jours, nous avons pris conscience que des questions avaient été soulevées au sujet du comportement du personnel [d’Oxfam] au Tchad et en Haïti, pour lesquelles nous n’avons pas réagi de manière adéquate. Il est maintenant clair que ces accusations — liées au comportement du directeur de pays, de membres de son équipe au Tchad et impliquant le recours à des prostituées — ont été soulevées avant qu’il ne s’installe en Haïti. En tant que directrice des programmes à l’époque, j’ai honte que cela soit arrivé sous ma direction et j’en prends l’entière responsabilité. »
Enquête interne, quatre licenciements
Selon le Times, des groupes de jeunes prostituées étaient invités dans des maisons et des hôtels payés par Oxfam. Une source citée par le quotidien dit avoir vu une vidéo d’une orgie avec des prostituées portant des tee-shirts d’Oxfam.
Le quotidien affirme, en outre, qu’Oxfam n’a pas prévenu d’autres organisations non gouvernementales du comportement des employés impliqués dans ce scandale ; ce qui leur a permis d’obtenir par la suite des missions auprès de personnes vulnérables dans d’autres zones de catastrophes naturelles. Ainsi, le Belge Roland van Hauwermeiren, 68 ans, contraint de démissionner, comme l’a confirmé Oxfam, de son poste de directeur pour Haïti de l’organisation après avoir admis avoir engagé des prostituées, est devenu chef de mission pour Action contre la faim (ACF) au Bangladesh de 2012 à 2014. ACF avait contacté Oxfam avant de recruter Roland van Hauwermeiren, mais l’ONG ne lui avait pas donné les raisons de sa démission, a déclaré Mathieu Fortoul, porte-parole d’ACF.
Oxfam a assuré avoir ouvert immédiatement, en 2011, une enquête interne. Quatre employés ont été licenciés et trois autres ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren, avant la fin de cette enquête.
« Allégations très graves »
La Commission caritative — institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires — a dit dans un communiqué avoir reçu un rapport d’Oxfam en août 2011. Ce rapport mentionnait des « comportements sexuels inappropriés, des faits d’intimidation, de harcèlement et d’intimidation du personnel », mais n’évoquait pas des « abus portant sur des bénéficiaires » de l’ONG ni de « potentiels crimes sexuels impliquant des mineurs ». « Notre approche aurait été différente si tous les détails mentionnés par la presse nous avaient été communiqués à ce moment-là », écrit la Commission, qui a demandé à Oxfam de fournir des informations supplémentaires « de toute urgence ».
Des informations jugées « vraiment choquantes » par Downing Street. « Nous voulons qu’Oxfam fournisse toutes les preuves qu’ils ont des événements à la commission caritative pour une enquête complète et urgente sur ces allégations très graves », a dit un porte-parole de la première ministre britannique.
Oxfam reçoit « moins de 10 % de son financement total » du département britannique chargé du développement international, a fait savoir samedi son PDG, espérant continuer à travailler avec le gouvernement. Pour la secrétaire d’Etat au développement international, Penny Mordaunt, Oxfam « a pris tout à fait la mauvaise décision » en omettant de transmettre en détail la nature des accusations visant ses employés aux autorités et à la Commission caritative. Mme Mordaunt doit s’entretenir lundi avec des responsables de l’ONG.


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Près de la moitié des ressources d'Oxfam dépend de financements publics
Ces chiffres représentent les ressources financières consolidées de l’ensemble de la confédération Oxfam, soit un total d'environ 1 milliard d'euros pour l'exercice allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016.

Source : Rapport annuel 2016



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Bruxelles menace de priver Oxfam de ses financements
La Commission européenne a sommé lundi les dirigeants d’Oxfam de « faire toute la lumière » sur l’implication de ses membres dans ce scandale et a menacé de couper les financements de l’organisation. Oxfam a bénéficié de 1,7 million d’euros de financements européens en 2011, date des faits reprochés, a rappelé la porte-parole.
Dans un communiqué diffusé dimanche, la nouvelle présidente du conseil d’administration d’Oxfam, Caroline Thomson, a annoncé un ensemble de mesures visant à renforcer la prévention et le traitement des affaires d’abus sexuels. « Nous avons honte de ce qui s’est passé. Nous présentons sans réserve nos excuses », a déclaré Mme Thomson.
La présidente du conseil d’administration a assuré qu’Oxfam avait fait de « grands progrès » depuis 2011 et qu’elle s’était engagée à en faire davantage encore, en particulier dans le recrutement du personnel. « Nous continuerons de nous attaquer aux problèmes culturels sous-jacents qui ont permis ce comportement », ajoute-t-elle. Oxfam a « maintenant une culture d’ouverture et de transparence, et nous tirons pleinement les leçons des événements de 2011 ».



                            


                        

                        


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édition abonné


Arts : Staline de retour à Berlin

Dans l’ancienne prison centrale de la Stasi, une exposition captivante évoque les relations du successeur de Lénine avec les Allemands.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 07h53
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Juillet 1951. Un avion en provenance d’URSS atterrit à Berlin-Est. A son bord, une statue en bronze de Staline, haute de près de 5 mètres. Quelques jours plus tard, les principaux dirigeants de la jeune République démocratique allemande (RDA) assistent à son installation sur l’avenue la plus monumentale de la ville, la bien nommée Stalinallee. Elle y trônera pendant dix ans, jusqu’à cette nuit de novembre 1961 où les autorités est-allemandes la feront retirer, afin de se conformer à la politique de « déstalinisation » désormais prônée par Moscou.
Cette statue est de retour à Berlin. Pas tout à fait elle, pour être exact, mais une copie, qui a été retrouvée dans une discothèque en Mongolie. Le 23 janvier, celle-ci a fait une courte halte à l’endroit où se trouvait l’original, sur l’ex-Stalinallee rebaptisée depuis Karl-Marx-Allee, avant d’être convoyée à quelques kilomètres de là, dans la cour de l’ancienne prison centrale de la Stasi, la police politique de RDA. Couchée, elle accueille le visiteur à l’entrée de l’exposition « Der Rote Gott, Stalin und die Deutschen » (« le dieu rouge, Staline et les Allemands ») que l’on peut y voir jusqu’au 30 juin.
Celle-ci est captivante, et ce pour trois raisons. La première est liée à la chronologie du parcours, qui commence dès les années 1920. En remontant à cette période, on comprend mieux comment le successeur de Lénine à la tête de l’URSS a pu s’imposer, après la seconde guerre mondiale, comme le père tutélaire de la nouvelle RDA.
D’un démon à un dieu
Après avoir fait l’objet d’un premier culte au sein du jeune Parti communiste allemand sous la République de Weimar, il fut certes littéralement diabolisé par les nazis. Mais, rétrospectivement, on ne peut s’empêcher de penser que cette diabolisation, une fois le IIIe Reich vaincu, a bénéficié à Staline : érigé en démon à l’époque où Hitler était désigné comme un dieu, il a logiquement pris sa place quand ce dernier a été détrôné.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’intellectuel Mehmet Altan est mis en cause pour un passage à la télévision la veille de la tentative de putsch de 2016. La dernière phase de son procès s’ouvre ce lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/02/2018
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En Turquie, perpétuité requise pour un « message subliminal de coup d’Etat »

L’intellectuel Mehmet Altan est mis en cause pour un passage à la télévision la veille de la tentative de putsch de 2016. La dernière phase de son procès s’ouvre ce lundi.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 00h14
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 09h24
    |

            Nicolas Bourcier








                        



   


Comment une figure éminente de la communauté des experts de la politique et de l’économie turque, Mehmet Altan, se retrouve-t-elle jugée ce lundi 12 février pour une « tentative de renversement du gouvernement par un coup d’Etat » ?
Ecrivain, essayiste, journaliste, homme de télévision et professeur d’université, il anime depuis une vingtaine d’années le débat d’idées du pays avec un mélange d’autorité et de courtoisie. Celui qui aime se décrire comme « marxiste-libéral » n’a eu de cesse de cultiver l’éclectisme par fidélité à cette famille intellectuelle ultra-minoritaire qu’il s’est choisie.
Démocrate convaincu, farouche partisan d’une intégration de la Turquie dans l’Union européenne (UE), il était même allé jusqu’à soutenir, comme nombre de personnalités de gauche, le président Recep Tayyip Erdogan dans sa lutte contre l’establishment militaire, avant de prendre ses distances.

        Lire aussi :
         

                Les intellectuels turcs dans le collimateur du pouvoir



Mehmet Altan a été arrêté le 10 septembre 2016, deux mois après la tentative de coup d’Etat avortée de juillet. Depuis le putsch et l’instauration de l’Etat d’urgence qui s’ensuivirent, près de 50 000 personnes ont été interpellées et emprisonnées en Turquie.
Lui était dans son appartement de la rive asiatique d’Istanbul lorsque la police est arrivée. Elle a fouillé les lieux, pris quelques documents et remis les affaires en place avant de l’emmener. Sa femme Ümit et leur fils venaient de partir quelques jours en vacances ; lui, avait préféré rester.
Il est accusé de « terrorisme » et de « tentative de renversement du gouvernement par un coup d’Etat ». Trois peines de prison à perpétuité ont été requises contre lui. La raison de ce courroux ? Mehmet Altan aurait assisté le Hizmet, ce mouvement initié par le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, que le pouvoir turc considère comme le cerveau de la tentative de renversement du 15 juillet 2016, en faisant passer « un message subliminal de coup d’Etat » lors d’un débat télévisé diffusé la veille du putsch.

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Une « machination judiciaire »
Par deux fois, à la mi-juin et en septembre 2017, Mehmet Altan a tenté, devant le juge chargé du dossier, de dénoncer avec ses mots et sa faconde l’aspect kafkaïen de sa détention. Il a argumenté, rappelé patiemment les étapes de son parcours professionnel et ses prises de position en faveur de la laïcité et contre l’autoritarisme. Il a évoqué aussi le contexte de tensions dans lequel est plongé le pays et il a repris, une à une, les phrases prononcées ce soir-là, lors de cette émission hebdomadaire à laquelle il était régulièrement invité.
Sans fard, il a dénoncé une « machination judiciaire basée non pas sur l’application de la loi mais sur des appréciations subjectives ». Il a souligné comment les chefs d’inculpation se sont légèrement amenuisés au fil de la procédure alors que sa période de détention s’est allongée et que « la sanction qu’on entend [lui] infliger est plus sévère ».
Il a pointé les contradictions d’un acte d’accusation de 247 pages « purement et simplement recopiées sur un autre dossier et dont deux pages seulement [le] concernent ». Souligné encore le caractère abscons du qualificatif de « bras médiatique de la tentative de putsch » qui lui a été attribué par le parquet. « J’analyse les coups d’Etat en Turquie depuis plus de trente ans, j’ai écrit des livres sur ce sujet et c’est en tant que tel que j’ai lancé des mises en garde lors de l’émission de télévision. » Des mises en garde visant les dérives autoritaires d’un gouvernement, les dysfonctionnements d’un Etat et les risques afférents.
« Je n’ai rien à cacher, rien à craindre, a-t-il dit. Si je suis jugé et menacé de trois peines de perpétuité aggravées, c’est parce que je n’ai pas peur ; parce que je ne me laisse pas intimider, parce que je combats les idées toutes faites, parce que je ne suis pas une plume à vendre, parce que je n’ai jamais faibli dans mon combat pour la liberté, la démocratie et le droit. » Et d’ajouter : « Chaque pas qui nous éloigne de la démocratie et de l’Etat de droit ne fera qu’aggraver l’agitation et les dangers qui menacent la Turquie. »
Recours déposé à la CEDH
Deux autres invités de l’émission de télévision du 14 juillet 2016 ont été également arrêtés. Son frère Ahmet Altan, figure incontournable du journalisme en Turquie, ancien rédacteur en chef du quotidien Taraf qui fait partie des 160 organes de presse fermés depuis le coup d’Etat raté, et Nazli Ilicak, une journaliste politique conservatrice et ancienne députée du Parti de la justice et du développement (AKP), dirigé par Recep Tayyip Erdogan. Ils risquent une peine identique.
Par décret, le 29 octobre 2016, Mehmet Altan a été congédié de l’Université d’Istanbul, perdant ainsi ses droits liés à son statut de professeur. Plus de retraite, plus de couverture sociale. Le 11 janvier, il a fêté son 65e anniversaire derrière les barreaux.
Hasard du calendrier, ce jour-là, la Cour constitutionnelle turque (AYM) a annoncé que sa détention était une « violation de droit ». Lui-même et sa famille croient alors à une libération imminente. Mais la cour d’assises qui suit l’affaire refuse l’injonction de la Haute Cour, entraînant le maintien de son incarcération. Une première de mémoire de juristes turcs. Le 5 février, la même Cour constitutionnelle a finalement entériné le rejet de la demande de libération. Un recours a été déposé à la Cour européenne des droits de l’homme.
Cette troisième et dernière phase du procès durera cinq jours. Les deux frères assisteront à leur procès à distance, par visioconférence depuis une salle équipée de leur prison. Ergin Cinmen, l’avocat qui coordonne leur défense, a laissé entendre qu’il n’était pas très optimiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les opérations de forage lancées par la République de Chypre dans ses eaux provoquent la colère d’Ankara, dont les troupes occupent la partie nord de l’île.
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Tensions entre Chypre et la Turquie au sujet de l’exploration gazière

Les opérations de forage lancées par la République de Chypre dans ses eaux provoquent la colère d’Ankara, dont les troupes occupent la partie nord de l’île.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 21h55
   





                        


L’incident pourrait encore compliquer la résolution du problème chypriote. Chypre a estimé, dimanche 11 février, que la Turquie, qui occupe la partie nord de l’île, avait violé « le droit international » en bloquant un navire italien parti explorer du gaz dans les eaux de l’île méditerranéenne.
Le grand groupe italien de l’énergie ENI a indiqué à l’agence de presse chypriote que des navires de la marine turque avaient donné l’ordre à l’un de ses bateaux de s’arrêter en raison « d’activités militaires » dans ce secteur. Il faisait route vers le bloc 3 de la Zone économique exclusive (ZEE) de Chypre, à l’est de l’île divisée, en vue de commencer l’exploration de cette zone.
Les explorations gazières menées dans la ZEE de Chypre, membre de l’Union européenne et qui n’exerce son autorité que sur les deux tiers sud du pays, ont déclenché des tensions avec Ankara qui réclame leur suspension dans l’attente d’une solution à la division de l’île.

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La partition de l’île de Chypre date de 1974, lorsque les troupes turques ont envahi le tiers nord de l’île en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher l’île à la Grèce. Alors que les différentes tentatives de réunification ont échoué, le président chypriote, Nicos Anastasiades, réélu le 4 février pour un second mandat, s’est engagé à mettre fin à la division de l’île.
« Obstacle majeur »
« Nous restons calmes dans le but d’éviter toute crise et prenons toutes les mesures diplomatiques nécessaires afin que la souveraineté de la République de Chypre soit respectée », a-t-il soutenu dimanche. « Nous essayons d’éviter tout ce qui pourrait aggraver la situation, sans ignorer le fait que les actions de la Turquie sont une violation du droit international », a-t-il ajouté.
Chypre, qui a lancé des opérations de forage il y a plus de sept ans au large de ses côtes, a annoncé jeudi la découverte d’importantes réserves de gaz au bloc 6, au sud-ouest du bloc 3, par le groupe ENI et le français Total. L’an dernier, ExxonMobil et Qatar Petroleum ont signé un contrat de licence avec Nicosie pour explorer le bloc 10, situé près du champ gazier égyptien « Zohr », où d’immenses réserves de gaz ont été découvertes.

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De son côté, le ministère turc des affaires étrangères a fustigé dans un communiqué les activités « unilatérales » de la République de Chypre « au mépris des droits inaliénables des Chypriotes-turcs, copropriétaires de l’île, sur les ressources naturelles » de Chypre. « Cette attitude non constructive des Chypriotes-grecs représente aussi un obstacle majeur à la résolution du problème chypriote », a poursuivi le ministère, en référence à la division de l’île.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les enquêteurs russes cherchent à déterminer la cause de l’accident de l’appareil Antonov An-148, qui a coûté la vie dimanche à ses 65 passagers et six membres d’équipage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/02/2018
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Près de Moscou, un avion de ligne russe s’écrase avec 71 personnes

Les enquêteurs russes cherchent à déterminer la cause de l’accident de l’appareil Antonov An-148, qui a coûté la vie dimanche à ses 65 passagers et six membres d’équipage.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 09h58
   





                        



   


Un avion de ligne russe s’est écrasé dans le district Ramenski, à 70 kilomètres au sud-est de Moscou, dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport international Domodedovo. L’appareil a disparu des écrans radar à 14 h 28 locales (12 h 28 à Paris), quatre minutes après son décollage en direction d’Orsk, une ville de l’Oural.
Selon les agences russes, 65 passagers et six membres d’équipage se trouvaient à bord de l’appareil Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines. La préfecture a précisé qu’il n’y avait aucun survivant. Un centre de crise a été ouvert à l’aéroport Domodedovo, le second aéroport de la capitale russe en nombre de passagers.
Une enquête a été ouverte pour identifier d’éventuelles violations aux règles de sécurité, a annoncé le comité d’enquête russe. « Toutes les versions possibles de la catastrophe sont étudiées, notamment les conditions climatiques, le facteur humain ou l’état technique de l’avion », a-t-il assuré. Un responsable régional du ministère des situations d’urgence, Sergueï Polietykhine, cité par les agences de presse russes, a fait savoir qu’« une boîte noire a été trouvée sur le site du crash ». 
Les autorités n’ont pas évoqué l’hypothèse d’un acte terroriste. Plusieurs sources, citées par les agences de presse russes, font état d’une collision entre l’Antonov et un hélicoptère de la Poste russe juste après le décollage, une version toutefois démentie par la Poste. En outre, aucun débris d’hélicoptère n’aurait été trouvé sur place.
Vingt véhicules de secours
Selon les agences, des témoins ont vu l’appareil en flammes tomber près du village d’Argounovo, au sud-est de Moscou. Les 71 passagers et membres d’équipage « n’ont eu aucune chance » de survivre, a déclaré à l’agence de presse Interfax une source au sein du ministère des situations d’urgence.
« Plus de 400 personnes et environ 70 véhicules de secours sont sur le lieu du crash », a fait savoir dimanche soir le ministère des situations d’urgence, ajoutant que les recherches allaient se poursuivre toute la nuit grâce à de puissants projecteurs. Les télévisions russes ont montré des débris de l’appareil apparemment pulvérisé, aux couleurs orange de Saratov Airlines, disséminés dans des champs enneigés.
L’état des restes des corps est tel qu’il « faudra une expertise génétique » pour procéder à l’identification des victimes, a indiqué le ministre russe des transports, Maxime Sokolov, précisant qu’une telle procédure pourrait « prendre deux à trois mois ».

   


Cinq incidents depuis 2004
« Le président Poutine a ordonné au gouvernement de créer une commission spéciale sur cette catastrophe aérienne », a rapporté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le président « présente ses condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches », a-t-il ajouté.
Avion biréacteur du constructeur ukrainien Antonov, l’An-148 a réalisé son premier vol en 2004. Ce court-courrier peut transporter jusqu’à 80 passagers sur une distance de 3 600 kilomètres.
Depuis son exploitation l’avion a connu au moins cinq incidents impliquant le train d’atterrissage, le système électrique et le système de guidage. Toutefois, la compagnie Saratov Airlines, fondée en 1931, qui exploite essentiellement des avions russes Antonov ou Yakovlev, n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’Union soviétique en 1991.
Le dernier accident mortel d’un avion sur le territoire russe remonte à décembre 2016. Un avion de passagers de type Tupolev Tu-154 appartenant au ministère de la défense s’était écrasé peu après son décollage d’Adler, au sud du pays. Parmi les victimes figuraient plus de soixante membres des chœurs de l’Armée Rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Pour contenir la foule lors du lancement du Carnaval, la ville a imposé un quota de 20 000 visiteurs en ce lieu emblématique. Une première dans la gestion du tourisme de masse qui étouffe la Sérénissime.
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Venise expérimente le « numerus clausus » sur la place Saint-Marc

Pour contenir la foule lors du lancement du Carnaval, la ville a imposé un quota de 20 000 visiteurs en ce lieu emblématique. Une première dans la gestion du tourisme de masse qui étouffe la Sérénissime.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h33
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Sept cents personnes supplémentaires pour assurer le maintien de l’ordre aux abords de la place Saint-Marc, des militaires sur les toits, des communiqués martiaux dans les jours précédant l’événement… l’affaire avait été préparée comme une opération militaire. Et finalement, à la surprise générale, les choses se sont passées comme à la parade.
Dimanche 4 février à 11 heures du matin, Elisa Constantini, 19 ans, désignée l’an passé parmi douze jeunes Vénitiennes comme la « Marie » du carnaval 2017, s’est élancée dans le vide depuis le campanile de la basilique, attachée à un filin. Comme la lumière était plutôt claire, elle a pu discerner au loin, vers le Nord, les maisons colorées de l’île de Burano, où elle a grandi. Puis, sous un tonnerre d’acclamations, elle s’est posée doucement sur la scène installée au beau milieu de la place. Les dix jours de festivités pouvaient commencer.
Rien à signaler, donc, de ce côté-là. Le « vol de l’ange », premier temps fort du Carnaval de Venise, s’est déroulé sans accroc. Mais si les organisateurs ont poussé un soupir de soulagement, à la mi-journée, c’est pour une autre raison.
Une expérience inédite
En effet, comme chaque année, l’ouverture du Carnaval a été l’occasion d’un déferlement de touristes venus du monde entier. Mais cette fois, pour contenir la foule, les organisateurs ont tenté une expérience inédite : l’instauration d’un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place. Et si le déploiement des forces de l’ordre, d’une ampleur inédite, était avant tout destiné à prévenir le risque d’attentats, elle visait aussi à faire respecter cette mesure.
Pour rendre plus difficile l’arrivée à temps des touristes n’ayant pas dormi sur place, le « vol de l’ange » a été avancé de quelques heures, tandis qu’à tous les points d’entrée de la place, dès le petit matin, des stewards munis de tablettes comptaient en temps réel l’affluence, et stoppaient les entrées une fois atteint le chiffre fatidique.
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Sven Mary a affirmé samedi avoir reçu une quarantaine de messages haineux via les réseaux sociaux.
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L’avocat belge de Salah Abdeslam et ses enfants menacés de mort

Sven Mary a affirmé samedi avoir reçu une quarantaine de messages haineux via les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 18h39
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


À l’issue de sa plaidoirie au procès de Salah Abdeslam devant le tribunal correctionnel de Bruxelles (Belgique), jeudi 8 février, l’avocat Sven Mary a été assailli de messages haineux sur les réseaux sociaux. « Une quarantaine », affirme-t-il, dont certains souhaitaient sa mort et celle de ses enfants. « Ils devraient exploser », affirmait l’un des auteurs de ces messages, selon Me Mary.
L’avocat avait réclamé du tribunal qu’il déclare les poursuites contre son client irrecevables en raison d’une erreur administrative. Selon Me Mary, le fait qu’un juge néerlandophone a été saisi au départ alors que toute la procédure s’est ensuite déroulée en français doit entraîner la nullité de celle-ci.
Les juristes belges sont partagés, le ministre de la justice, Koen Geens, refuse de se prononcer, indiquant seulement que c’est au tribunal qu’il appartient de trancher. La suite du procès est fixée à la fin mars.

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Eventuelles plaintes
La 90e chambre du tribunal de Bruxelles était appelée à juger, depuis lundi 5 février, Salah Abdeslam pour sa participation à une fusillade, en mars 2016, rue du Dries, à Forest, dans la Région de Bruxelles-Capitale. Une équipe de policiers belges et français effectuant des vérifications de routine avait été accueillie à coups de kalachnikov dans ce qui était en fait une planque occupée par Abdeslam, en fuite depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, et deux de ses complices.
Le jeune terroriste était parvenu à s’enfuir avec le Tunisien Sofien Ayari, tandis que le troisième occupant, l’Algérien Mohameb Belkaïd, était finalement abattu par les forces spéciales de la police fédérale belge. Trois membres de celles-ci furent blessés, dont le chef d’équipe, atteint à la tête et lourdement handicapé depuis.
Me Mary s’était aussi employé à démontrer que les faits ne s’étaient pas déroulés dans un contexte terroriste et que son client n’avait pas fait usage des armes entreposées dans la cache de la rue du Dries.
Sa défense très offensive lui a rapidement valu des injures qui, explique-t-il, « glissent sur [son] dos large ». « Je me suis habitué aux courriels d’injure, parfois assortis de menaces directes. Mais certains atteignent désormais un niveau plus élevé ».
L’avocat affirme avoir invité les auteurs à venir lui parler directement. Aucun ne lui aurait répondu. Il réfléchit à déposer éventuellement des plaintes contre des personnes qui lui ont écrit pour le menacer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.
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Italie : des milliers de manifestants antifascistes à Macerata

Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 06h33
   





                        



   


Des milliers de personnes ont défilé contre le fascisme, samedi 10 février, à Macerata, une semaine après la fusillade raciste qui a fait six blessés dans cette ville du centre de l’Italie.

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Les manifestants, venus parfois de loin, ont commencé à défiler dans le calme à l’appel d’associations antifascistes, d’ONG, de syndicats mais aussi de quelques formations politiques de gauche. La préfecture a estimé leur nombre à 10 000, tandis que les organisateurs ont avancé le chiffre de 30 000 personnes.
Beaucoup agitaient des drapeaux de leur mouvement, en chantant Bella ciao et d’autres classiques de l’antifascisme, mais certains avaient apporté des drapeaux italiens. « S’il y a des chômeurs, c’est la faute du gouvernement, pas des migrants », ont scandé les manifestants.
Crainte de débordements
A Macerata, le maire, Romano Carancini (centre gauche), avait pourtant demandé l’annulation de tous les rassemblements pour laisser la ville souffler. Mais la préfecture a donné son autorisation, vendredi soir, pour celui de samedi, à condition que le cortège longe les murs de la ville, sans pénétrer dans le centre historique.
Par crainte de débordements, les écoles sont restées fermées, la messe du samedi soir a été annulée et la plupart des commerces ont fermé à la mi-journée. Le dispositif policier était discret, même si un hélicoptère survolait la ville.
Jeudi soir, des heurts avaient éclaté quand plusieurs dizaines de militants du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova avaient manifesté contre l’immigration et adressé le salut fasciste à la police.
D’autres rassemblements, de moindre ampleur, ont eu lieu samedi à travers le pays, comme à Milan, où une manifestante a brandi une pancarte implorant : « Etrangers, ne nous laissez pas seuls avec les fascistes ». A Piacenza (Emilie-Romagne), de échauffourées ont éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants antifascistes et les forces de l’ordre.

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Affaire « close »
Il y a une semaine, Luca Traini, un jeune homme au crâne rasé et aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à Macerata, faisant six blessés.
Il a déclaré avoir agi pour venger la mort de Pamela Matropietro, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé découpé en morceaux, après l’annonce de l’arrestation d’un dealer nigérian soupçonné d’être impliqué dans ce crime.
Deux autres Nigérians ont été arrêtés depuis, et le procureur a annoncé, samedi, devant des médias que l’enquête était « close » et qu’il s’agissait probablement d’un homicide volontaire, alors que la thèse d’une overdose avait été évoquée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.
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IG Metall, allié improbable de la BCE

La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Chronique. C’est un drôle d’attelage mais qu’importe : la Banque centrale européenne (BCE) peut dire merci à IG Metall, le puissant syndicat de la métallurgie allemande. Après des mois de négociations tendues, le mastodonte vient d’obtenir une hausse de salaire de 4,3 % pour les employés du secteur. Une augmentation ayant valeur de « benchmark » pour des millions de salariés au sein de la première puissance économique européenne. A leur tour, les syndicats des services et des fonctionnaires se mettent en ordre de bataille, réclamant entre 6 % et 11 % d’augmentation…
Il fut un temps où la BCE suivait d’un œil suspicieux les revendications syndicales en matière de rémunérations. Trop nombreuses, trop élevées, celles-ci risquaient de déclencher une spirale inflationniste, en poussant les entreprises à augmenter leurs prix pour compenser la hausse des coûts salariaux. Une ligne rouge pour l’institution de Francfort, gardienne intransigeante de la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation fixé juste en dessous de 2 %.

A cette aune, le résultat obtenu par IG Metall pourrait sembler bien excessif. Etalée sur vingt-sept mois, la hausse devrait atteindre 3,7 % en 2018 et 4 % en 2019, selon les calculs du cabinet d’analyses Oxford Economics. Mais l’époque n’est plus la même : ce qui tracasse désormais la BCE n’est plus un trop-plein d’inflation… mais sa disparition.
Résumons. La croissance de la zone euro est robuste. Elle est même au plus haut depuis une décennie. Les usines tournent à plein régime. Le taux de chômage, lui, ne cesse de refluer. Sept millions de nouveaux « jobs » ont été créés depuis 2013. Certains pays, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, frôlent le plein-emploi.
Ici et là, en Europe, se profile une pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, et c’est le grand mystère de la reprise, les salaires frémissent à peine. Outre-Rhin, en 2017, ils n’ont augmenté que de 0,8 % en termes réels. Dans la zone euro,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Pour la nouvelle génération sociale-démocrate, gouverner avec Angela Merkel sera contre-productif.
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En Allemagne, les jeunes du SPD ne croient pas à la coalition

Pour la nouvelle génération sociale-démocrate, gouverner avec Angela Merkel sera contre-productif.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h58
    |

            Thomas Wieder (Leipzig (Saxe), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Au dernier moment, elle a hésité à venir, « exaspérée par ce qui se passe en ce moment ». A 35 ans, dont « une dizaine » au Parti social-démocrate (SPD) allemand, Eva a bien sûr suivi de près l’actualité politique des deux derniers jours. Au début, tout se déroulait plutôt bien. En prenant connaissance, mercredi 7 février, du contenu du « contrat de coalition » négocié entre le SPD et les conservateurs de la CDU-CSU, elle s’est dit que « ça allait », qu’il y avait même « plutôt des bonnes choses dedans », notamment sur l’Europe, tout en regrettant « le vide total sur les sujets liés à l’environnement ».
Mais la situation s’est vite gâtée. Rapidement, elle a constaté qu’« il n’était plus question que de petites histoires de personnes ». Alors, vendredi 9 février, quand elle a appris que Martin Schulz, deux jours après avoir annoncé sa nomination aux affaires étrangères, renonçait finalement à entrer au gouvernement, elle a d’abord songé à rester chez elle. « Aucune envie d’entendre parler de ça », dit-elle.
Pourquoi est-elle venue, alors ? Pourquoi a-t-elle traversé Leipzig (Saxe), par un froid glacial, pour assister à un débat sur la « grande coalition », sur laquelle les 463 723 adhérents du SPD seront invités à voter pour ou contre, entre le 20 février et le 2 mars ? D’abord et surtout « pour se faire un avis », car même si elle « penche plutôt pour le oui », elle n’en est pas non plus « sûre à cent pour cent ».
« Se refaire une santé »
Et puis il y a l’affiche, reconnaît-elle aussi. Comprenez la présence de Kevin Kühnert, le chef de file des « Jusos », les jeunes socialistes, 28 ans, qui a acquis une notoriété nationale depuis quelques semaines en s’installant dans le rôle d’opposant principal à l’entrée du SPD au gouvernement. Alors, quand elle a su que c’était à Leipzig que le jeune homme entamait son « NoGroKo tour », sa tournée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Les ex-otages de deux Britanniques capturés en Syrie espèrent assister à leur procès.
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Les victimes des « Beatles » djihadistes demandent leur transfert

Les ex-otages de deux Britanniques capturés en Syrie espèrent assister à leur procès.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h09
    |

            Madjid Zerrouky et 
Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, l’affaire était presque entendue : aucun des principaux pays européens ne souhaite faire juger ses djihadistes partis en Syrie ou en Irak par sa propre justice. Ils n’en veulent pas et préfèrent s’en remettre aux « autorités locales » : l’Etat irakien ou les Kurdes syriens. La donne pourrait-elle changer avec l’annonce de la capture en Syrie d’Alexanda Amon Kotey et El Chafee El-Cheikh, deux djihadistes britanniques membres d’une « cellule d’exécution » d’otages de l’organisation Etat islamique (EI) ? Leur arrestation suscite l’espoir de victimes et de leurs proches qui souhaitent assister à un procès en bonne et due forme.
Alexanda Amon Kotey et El Chafee El-Cheikh faisaient partie d’un quatuor surnommé par leurs otages « les Beatles » en raison de leur accent britannique prononcé. Les Etats-Unis estiment que cette cellule a assassiné 27 personnes, dont les Britanniques David Haines et Alan Henning, les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, le travailleur humanitaire américain Peter Kassig et le journaliste japonais Kenji Goto.
Les deux djihadistes arrêtés étaient les derniers membres supposés en vie et en fuite du quatuor. Surnommé « Jihadi John », Mohammed Emwazi, le bourreau anglophone qui apparaissait dans des vidéos de l’EI en 2014 et 2015, a été tué en novembre 2015 lors d’un bombardement à Rakka. Le dernier membre du groupe, Aine Davis, est détenu en Turquie.

« Je veux qu’ils aient un procès propre, incontestable (...), qui rende justice à leurs victimes. Dans le cas contraire, ce serait une faute morale, juridique et de sécurité », insiste une de leurs victimes, l’ancien otage français Nicolas Hénin. Aujourd’hui président d’Action résilience, un institut de recherche et de conseil sur la lutte contre la radicalisation et le terrorisme, M. Hénin s’inquiète de la possibilité qu’ils soient jugés sur place : « Il y a dans cette région un historique d’évasions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Anh Nhu Nguyen, 53 ans, avait prétendu avoir perdu sa femme et son fils dans ce drame qui a fait 71 morts le 14 juin 2017 à Londres.
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Au Royaume-Uni, une fausse victime de l’incendie de la tour Grenfell condamnée à de la prison ferme

Anh Nhu Nguyen, 53 ans, avait prétendu avoir perdu sa femme et son fils dans ce drame qui a fait 71 morts le 14 juin 2017 à Londres.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 21h38
   





                        



   


Il avait prétendu avoir perdu sa femme et son fils dans l’incendie de la tour Grenfell, qui a fait 71 morts le 14 juin 2017 à Londres. Il n’en était rien. Anh Nhu Nguyen, 53 ans, a été condamné vendredi 9 février à une peine de vingt-et-un mois de prison.
Aux enquêteurs, l’homme avait raconté en détail comment il avait perdu de vue sa famille dans une cage d’escalier enfumée alors qu’ils s’enfuyaient. Il avait aussi prétendu avoir perdu tout ce qu’il possédait dans l’incendie et avait bénéficié d’un hébergement d’urgence. Il avait également touché plus de 10 000 livres d’indemnisation.
Dix-sept alias
Mais les enquêteurs, qui avaient remarqué des incohérences dans son récit, ont établi qu’il n’habitait pas dans la tour, n’avait jamais été hospitalisé après l’incendie et n’avait ni femme ni enfant.
Anh Nhu Nguyen avait plaidé coupable de fraude et de fausse déclaration en vue d’obtenir un passeport. Né au Vietnam, il utilisait jusqu’à dix-sept alias et avait déjà été condamné pour 56 infractions, dont des vols.
« Vous saviez très bien ce que vous faisiez »
Son avocate, Keima Payton, a souligné le quotient intellectuel (QI) « étonnamment bas » de son client, selon un rapport établi par un psychologue. Selon ce rapport, l’homme souffre aussi d’un « syndrome de stress post-traumatique à long terme non traité », de dépression et d’une faible empathie. 
« Malgré votre faible QI, vous saviez très bien ce que vous faisiez », lui a lancé la juge lors du procès. « Non seulement Nguyen a pris de l’argent, un hébergement et des vêtements destinés à de véritables victimes mais il a pris le temps et les ressources de la police au détriment de ceux qui en avaient le plus besoin », a commenté le surintendant Matt Bonner, de Scotland Yard, dans un communiqué diffusé après la décision de justice. Il a prévenu que la police « enquêtera sur toute personne suspectée de profiter frauduleusement de l’incendie tragique de la tour Grenfell ».
Une représentante du conseil de Kensington et Chelsea, où se trouve la tour, a indiqué avoir rapporté « plusieurs cas de fraude » à la police et attendre « le résultat d’un certain nombre d’enquêtes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’avionneur européen reste dans le collimateur de la justice autrichienne, dans cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.
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Une amende de 81,25 millions d’euros pour Airbus dans le dossier Eurofighter en Allemagne

L’avionneur européen reste dans le collimateur de la justice autrichienne, dans cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 20h54
   





                        



   


L’avionneur européen Airbus s’est vu infliger, vendredi 9 février, une amende de 81,25 millions d’euros en Allemagne dans le dossier Eurofighter en Allemagne. Une somme qui permet toutefois au groupe européen de clore le volet allemand de cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.
« Les enquêtes à grande échelle, en étroite collaboration avec les autorités autrichiennes (...) n’ont apporté aucune preuve de paiement de pots de vin », a indiqué le parquet allemand dans un communiqué. Le ministère public estime toutefois qu’Airbus a failli à son devoir de surveillance en autorisant l’ancienne direction à procéder à des paiements de plusieurs millions d’euros liés au contrat et ce « à des fins non clarifiées ».
Poursuites en Autriche
Si la partie allemande de cette affaire est désormais close, l’avionneur reste cependant dans le collimateur de la justice autrichienne. Les investigations « continuent indépendamment » de la décision en Allemagne, a d’ailleurs indiqué vendredi un porte-parole du parquet de Vienne.
Le gouvernement autrichien a porté plainte contre Airbus l’an passé, réclamant 1,1 milliard d’euros de dommages et intérêts pour fraude délibérée autour de ce contrat. Le PDG de l’avionneur, Tom Enders, qui ne sollicitera pas un renouvellement de son mandat en 2019, est visé dans cette affaire. A l’époque des faits, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

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Le groupe européen est également sous le coup de plusieurs enquêtes, notamment du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des soupçons de corruption lors de transactions, pour des faits qu’Airbus avait lui-même dénoncés en 2016. En janvier, il s’était vu infliger une amende de 104 millions d’euros dans le cadre d’une procédure arbitrale pour un litige remontant à 1992 et concernant la vente de missiles à Taïwan par le groupe Matra, acquis par la suite par l’avionneur.



                            


                        

                        

