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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.
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La presse britannique s’interroge sur la portée et les conséquences du scandale Oxfam

Le « Times » a révélé que des salariés de l’ONG avaient eu recours à des prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti lors d’une mission d’aide après le séisme de 2010.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h36
   





                        


Oxfam est dans la tourmente. Vendredi 9 février, un article du quotidien britannique The Times révélait que des employés de l’organisation humanitaire avaient eu recours à des jeunes prostituées, parfois mineures, en 2011 à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme qui avait ravagé le pays en 2010.
L’affaire a fait la « une » d’une bonne partie de la presse britannique, lundi 12 février. D’autant que Penny Lawrence, directrice générale adjointe de l’organisation non gouvernementale, a annoncé avoir démissionné.

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                Scandale sexuel en Haïti : la directrice adjointe d’Oxfam démissionne



Les autorités britanniques ont rapidement réagi et la secrétaire d’Etat au développement international, Penny Mordaunt, devait s’entretenir lundi avec des responsables de l’ONG. Dans un entretien donné à la radio britannique, elle a estimé qu’Oxfam « avait échoué dans son positionnement de leader moral ». Mme Mordaunt a également déclaré qu’elle avait écrit aux autres organisations financées par son département pour les inciter à signaler tous problèmes similaires et a assuré que tous les cas seraient suivis de près.
Des agissements connus
Le Times ajoute, dans un article publié lundi 12 février, que l’organisation était au courant des agissements des deux travailleurs humanitaires qui seraient à l’origine du scandale.
Le journal raconte que, selon un document interne qu’il a pu consulter, les cadres d’Oxfam au Royaume-Uni s’inquiétaient du comportement, à l’égard des femmes, de Roland van Hauwermeiren, l’un des travailleurs humanitaires mis en cause. Mais selon le Times cela n’a pas empêché l’ONG de lui donner le poste de directeur à Haïti.
« Le rapport confidentiel des investigations menées à Haïti explique que “le processus de recrutement a identifié des faiblesses dans son management”. »
D’autres documents ayant fuité montrent également, selon le Times, que M. van Hauwermeiren a eu connaissance de plaintes contre la seconde personne mise en cause, de nationalité kényane, mais l’a autorisée à rester en poste.
« Un fléau actuel et futur »
Dans une tribune au quotidien numérique The Independent, de centre gauche, le travailleur humanitaire et avocat Andrew MacLeod estime que ces révélations « ne sont que la partie émergée de l’iceberg » : « Oxfam est loin d’être seule dans les accusations de harcèlement, de viols et de viols d’enfants. »
Selon M. MacLeod, l’aide humanitaire doit faire face au problème de la pédophilie dans ses rangs :
« L’ancien service national de renseignements criminels du Royaume-Uni, qui enregistrait et surveillait les activités des pédophiles, avait averti dès 1999 que l’ampleur du problème des pédophiles dans le monde de l’aide humanitaire était comparable à celle du tourisme sexuel. »
« Le problème n’est pas simplement un problème passé, mais un fléau actuel et futur qui pourrait menacer tout le milieu de l’aide au développement si on ne s’en occupe pas », énonce Andrew MacLeod, qui précise que Kofi Anan et Ban Ki-moon (deux anciens secrétaires généraux de l’ONU) avaient par le passé exprimé leurs regrets de ne pas avoir su mettre fin aux pratiques pédophiles.
« Plus important que l’affaire Weinstein »

   


Le Daily Mail, conservateur et populaire, expose également assez largement l’idée d’une « partie émergée de l’iceberg » en « une » de son édition de lundi. Le tabloïd The Sun va jusqu’à comparer le scandale Oxfam avec l’affaire Weinstein, titrant : « Le scandale sexuel d’Oxfam est plus important que les affirmations d’abus sexuels de Weinstein à Hollywood ».
Le journal affirme que « tout comme les abus sexuels à Hollywood n’étaient pas remarqués avant Harvey Weinstein, l’indignation à propos de Haïti expose les organisations caritatives à l’examen minutieux qu’elles méritent depuis longtemps ».
Dans son édition du 12 février le Guardian estime que la situation de l’ONG pourrait devenir très difficile avec ce scandale. Une source interne à l’organisation, citée par le journal, explique qu’Oxfam devait, avant même la révélation de l’affaire, faire face à un « contexte de financement représentant un défi ». « Et la perte du financement de la part de l’Etat, l’année dernière, 34 millions de livres, est une vraie inquiétude », ajoute le journaliste.

   


« Pas une raison pour couper les aides »
Le quotidien rebondit également sur la proposition du député conservateur Jacob Rees-Mogg, qui a présenté, jeudi 8 février, au premier ministre, une pétition signée par plus de 100 000 personnes demandant des coupes dans le budget de l’aide au développement du Royaume-Uni. Le Guardian insiste sur le fait que l’affaire Oxfam « n’est pas une raison pour couper les aides au développement ».
Le « danger » qui guette, selon le quotidien britannique, c’est la fin du soutien au développement international :
« A l’ère de Trump, du Brexit et de Rees-Moggery, la notion selon laquelle les nations prospères ont une responsabilité morale et pratique envers les plus pauvres n’est plus à la mode. La droite populiste tend la main pour détruire le département pour le développement international, en les caricaturant comme payeurs de proxénètes et en pervers. Ceux qui croient en l’obligation persistante de la Grande-Bretagne à aider les désespérés du monde se battent aujourd’hui pour continuer à exister. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La pollution de l’air et les risques d’explosion poussent les autorités à interdire la pratique dans de nombreuses villes.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.
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Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili expulsé vers la Pologne

L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h23
   





                        



   


Mikheïl Saakachvili a été expulsé vers la Pologne, lundi 12 février. « Cette personne se trouvait sur le territoire ukrainien illégalement, c’est pourquoi (…) elle a été renvoyée vers le pays depuis lequel elle était arrivée en violation de la loi ukrainienne », ont annoncé dans un communiqué les gardes-frontières. Le parti de l’ex-président géorgien avait auparavant annoncé son arrestation dans un restaurant du centre-ville de Kiev par des hommes en uniforme sans signe distinctif.
M. Saakachvili (2004-2013) avait été nommé gouverneur de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, en mai 2015 par le président Petro Porochenko, qui lui avait accordé dans le même temps la nationalité ukrainienne. Il faisait partie des quelques politiciens et techniciens étrangers nommés à des postes importants à la suite de la fuite, sous la pression de la rue, début 2014, du président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch.
Mais M. Saakachvili a démissionné dix-huit mois plus tard, accusant l’actuel président ukrainien de corruption et d’entrave aux réformes. Il a été déchu à l’été 2017 de sa nationalité ukrainienne.

        Lire l’entretien avec le ministre des finances ukrainien :
         

          « En Ukraine, le système résiste parce qu’il se sent menacé »



Rentré en force en Pologne en septembre
Le 10 septembre, M. Saakachvili avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais, débordant les gardes-frontières avec le soutien de plusieurs centaines de ses partisans. Il est accusé d’avoir voulu « prendre le pouvoir par la force » au cours de récentes manifestations qui, selon le parquet ukrainien, ont été financées par l’entourage de M. Ianoukovitch. Il est aussi soupçonné de liens avec une organisation criminelle, ce qu’il dément.

        Lire aussi :
         

                Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili libéré



La cour d’appel de Kiev avait ordonné, le 26 janvier, son assignation provisoire à « résidence nocturne », à Kiev de 22 heures à 7 heures du matin, lui interdisant de quitter la capitale ukrainienne sans autorisation du parquet ou d’un tribunal. Cette assignation avait expiré mais n’avait pas été renouvelée.
Début janvier, il a été condamné par contumace, à Tbilissi (Géorgie), à trois ans de prison pour abus de pouvoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les relations entre Washington et Islamabad se sont détériorées, Donald Trump accusant le Pakistan de soutenir les talibans afghans et à leurs alliés pakistanais.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Le numéro deux des talibans pakistanais tué dans une attaque de drone

Les relations entre Washington et Islamabad se sont détériorées, Donald Trump accusant le Pakistan de soutenir les talibans afghans et à leurs alliés pakistanais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h19
   





                        



   


Khalid Mehsood, le numéro 2 des Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP ou talibans pakistanais) a été tué jeudi 8 février lors d’une attaque de drone, ont annoncé les insurgés lundi 12 février dans un communiqué. Les autorités américaines – qui sont les seules dans la région à utiliser des drones – n’ont pas commenté l’information.
Khalid Mehsood, alias « Sajna », est mort peu avant l’aube du 8 février lors d’une frappe au Nord-Waziristan, zone pakistanaise à la frontière avec l’Afghanistan, a annoncé le TTP dans un communiqué envoyé par e-mail.
Le chef des talibans pakistanais, le mollah Fazlullah, qui serait caché en Afghanistan, a désigné le mufti Noor Wali Wali, alias « Ghar Starga », comme son nouveau numéro deux.
Tensions entre les Etats-Unis et le Pakistan
Le nombre d’attaques menées par des drones américains dans les régions à la frontière pakistano-afghane a considérablement augmenté depuis l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier 2017, même s’il est encore loin du nombre atteint en 2010, sous Barack Obama.
Les relations entre Washington et Islamabad se sont détériorées, depuis un tweet de Donald Trump le 1er janvier sur les « mensonges et la tromperie » du Pakistan concernant son soutien présumé aux talibans afghans et à leurs alliés pakistanais. Les Etats-Unis ont suspendu en janvier pour 2 milliards de dollars d’aide à Islamabad.
Le Pakistan dément accorder refuge sur son territoire à des islamistes armés et accuse Washington de ne pas considérer à leur juste mesure les sacrifices consentis par les Pakistanais dans leur guerre contre les insurgés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’opposant cambodgien Sam Rainsy a déposé un recours en justice contre le réseau social pour démontrer que Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trente ans, utilise son compte pour asseoir son autorité.
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Le premier ministre du Cambodge accusé d’acheter des « j’aime » sur Facebook

L’opposant cambodgien Sam Rainsy a déposé un recours en justice contre le réseau social pour démontrer que Hun Sen, au pouvoir depuis plus de trente ans, utilise son compte pour asseoir son autorité.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h20
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h15
   





                        



   


A 65 ans, le premier ministre cambodgien, Hun Sen, est une star des réseaux sociaux. A la tête depuis trente-trois ans d’un pays de 15 millions d’habitants, il est l’un des hommes politiques les plus « likés » du monde, avec plus de 9 millions de « j’aime » sur sa page Facebook, ouverte en septembre 2015. A titre comparatif, il est certes loin derrière l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama (55 millions de « like »), mais bien devant le chef d’Etat français Emmanuel Macron, qui n’engrange « que » 2 millions de pouces levés.
Une popularité que l’ancien chef de l’opposition cambodgienne Sam Rainsy actuellement en exil – doté pour sa part de 4 millions et demi de « likes » – juge factice. Ce dernier a déposé, jeudi 8 février, un recours en justice devant un tribunal fédéral de San Francisco contre Facebook, rapport l’Agence France-Presse (AFP). Objectif : obliger le réseau social à produire des informations sur le compte de Hun Sen. Il entend ainsi démontrer que l’inamovible homme fort du Cambodge aurait acheté des millions de mentions « j’aime » pour ses publications, par des « fermes à clics », entreprises qui rémunèrent des internautes pour « aimer » des pages – pour asseoir son autorité en vue des élections législatives de juillet.
Un combat politique
« Ces dernières années, la plate-forme Facebook a été détournée et manipulée par le dictateur tyrannique du Cambodge, avec l’intention de conserver le pouvoir à tout prix », a déclaré dans un communiqué l’avocat de Sam Rainsy. Il a ajouté que cette « requête soulève des questions fondamentales sur la façon dont Facebook devrait appréhender les personnes qui enfreignent les droits de l’homme pour manipuler des élections ».
Un porte-parole de Facebook a refusé de s’exprimer sur ce recours. Il a précisé à l’AFP que le réseau social traitait avec beaucoup de sérieux les faux comptes et les activités non authentiques. En 2016, une analyse de l’entreprise SocialBakers, spécialisée dans les outils de mesure d’engagement sur les réseaux sociaux, révélait que la majorité des « j’aime » sur la page Facebook de Hun Sen émanait d’Inde, des Philippines ou même du Brésil. Cette même année, le porte-parole du parti au pouvoir démentait déjà : « Si nous avons de l’argent, nous construisons des routes, des ponts et des hôpitaux. Nous ne dépenserions pas de l’argent pour l’achat de “likes” sur Facebook. »
Au Cambodge, la plate-forme de Mark Zuckerberg est devenue un outil de communication primordial pour le pouvoir, notamment pour essayer de toucher la jeunesse. Celui que ses opposants surnomment « le premier ministre de Facebook » y met quotidiennement en scène sa vie professionnelle ou privée.
L’autoritaire premier ministre ne souffre plus d’aucune opposition politique depuis la dissolution en novembre de la principale formation d’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge, que dirigeait Sam Rainsy. Vivant en exil en France, ce dernier est quant à lui visé par des poursuites pénales au Cambodge. Il est accusé de diffamation pour avoir mis en doute la légitimité de ces fameuses mentions « j’aime » sur le compte de Hun Sen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Prix Nobel de la paix en 2011, l’ex-présidente du Liberia est récompensée pour avoir su poser « les fondations sur lesquelles son pays peut désormais se construire ».
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Compte rendu

Ellen Johnson Sirleaf, lauréate du prix Mo Ibrahim 2017

Prix Nobel de la paix en 2011, l’ex-présidente du Liberia est récompensée pour avoir su poser « les fondations sur lesquelles son pays peut désormais se construire ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-12T12:48:29+01:00"

        Le 12.02.2018 à 12h48






    
L’ancienne présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, lors de la cérémonie d’investiture de George Weah, le 22 janvier 2018, à Monrovia.
Crédits : THIERRY GOUEGNON/REUTERS


L’ex-présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf s’est vu décerner, lundi 12 février, le prix Mo Ibrahim 2017. Ce dernier récompense une « gouvernance exceptionnelle » en Afrique, a annoncé la Fondation Mo Ibrahim, basée à Londres.
« Ellen Johnson Sirleaf a pris la tête du Liberia quand il était complètement détruit par la guerre civile et a mené un processus de réconciliation centré sur la construction d’une nation et ses institutions démocratiques », a commenté Salim Ahmed Salim, président du comité d’attribution du prix, cité dans un communiqué.

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                Au Liberia, le bilan plombé d’Ellen Johnson Sirleaf



« Durant ses deux mandats, elle a œuvré inlassablement au nom du peuple du Liberia. Un tel parcours n’est pas exempt de défauts et, aujourd’hui, le Liberia continue de faire face à de nombreux défis. Néanmoins, durant ses douze ans au pouvoir, Ellen Johnson Sirleaf a posé les fondations sur lesquelles le Liberia peut désormais se construire », a-t-il ajouté.
Première présidente élue d’Afrique
Investie en 2006, puis réélue en 2011 pour un second mandat de six ans, la Libérienne, économiste, ex-fonctionnaire internationale et ex-ministre des finances, était entrée dans l’Histoire en devenant la première présidente élue du Liberia et d’Afrique. Elle a obtenu le prix Nobel de la paix en 2011.
Ellen Johnson Sirleaf a cédé le pouvoir en janvier à l’ancienne vedette du football George Weah dans le cadre de la première transition démocratique au Liberia depuis 1944. Fondé par Mo Ibrahim, riche entrepreneur anglo-soudanais des télécommunications, le prix récompense un ancien chef d’Etat ou de gouvernement d’un pays d’Afrique subsaharienne, qui a quitté ses fonctions au cours des trois dernières années, pour son travail dans l’intérêt du public ou son action en faveur du développement durable.

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                Au Liberia, le nouveau président Weah comptable d’un beau moment démocratique



Ellen Johnson Sirleaf est la cinquième lauréate du prix Mo Ibrahim, richement doté, qui n’avait été plus été décerné depuis 2014 faute de candidat réunissant les qualités requises. Outre l’ex-présidente libérienne, seulement quatre anciens présidents africains ont été récompensés depuis 2007, quand le prix a été accordé pour la première fois : le Mozambicain Joaquim Chissano (2007), le Botswanais Festus Gontebanye Mogae (2008), le Cap-Verdien Pedro De Verona Rodrigues Pires (2011) et le Namibien Hifikepunye Pohamba (2014).
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, icône de la lutte contre l’apartheid, avait été fait lauréat honoraire du prix en 2007.
Les lauréats du prix Mo Ibrahim reçoivent 5 millions de dollars (4,07 millions d’euros), versés sur dix ans, puis une allocation à vie annuelle de 200 000 dollars.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.
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édition abonné


Merkel cherche à contenir les ambitions des quadras de la CDU

La chancelière allemande veut rester au pouvoir jusqu’en 2021.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h59
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Avec le pouvoir, Angela Merkel a toujours eu une relation très simple : « Le pouvoir n’est pas quelque chose de mal. Il faut avoir le courage de l’exercer. Celui qui n’aime pas ça n’est pas à sa place en politique », avait-elle déclaré en mai 2005, six mois avant son élection à la chancellerie. Treize ans plus tard, elle n’a pas changé d’avis. A la question de savoir si elle compte rester en fonctions jusqu’à la fin de la législature, en 2021, elle a répondu clairement, dimanche 11 février, sur le plateau de la ZDF : « Je me suis engagée auprès de la population pour quatre ans. » Et « je fais partie de ceux qui tiennent leurs promesses », a-t-elle ajouté.
Fermez le ban ! Voilà donc le message de Mme Merkel à ceux qui la pressent de passer la main. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti qu’elle préside depuis 2000, ces derniers cachent pourtant de moins en moins leur impatience. C’est le cas de Jens Spahn. Secrétaire d’Etat aux finances depuis 2015, cet homme de 37 ans aux ambitions assumées n’a jamais fait mystère de ses désaccords avec elle, en particulier sur la question des réfugiés. Mercredi, il avait refusé de s’exprimer sur le « contrat de coalition » signé par les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD).
De la part de cet habitué des micros et des caméras, ce silence fut mis sur le compte de l’amertume. A l’évidence, M. Spahn ne digérait pas de ne pas avoir été confirmé au gouvernement, contrairement à Peter Altmaier, annoncé à l’économie, et Ursula von der Leyen, maintenue à la défense, deux piliers de l’équipe sortante, proches de la chancelière et de la même génération qu’elle.
« Des gens très bien »
Après quatre jours de diète médiatique, M. Spahn a finalement décidé, dimanche, de sortir de sa réserve pour évoquer la succession de Mme Merkel. Détail qui ne doit rien au hasard, il l’a fait depuis Vienne, où il s’était affiché jeudi, à l’opéra, aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’Union européenne s’inquiète de l’enlèvement par Pékin d’un de ses ressortissants.
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L’éditeur suédois Gui Minhai réapparaît aux mains de la police chinoise

L’Union européenne s’inquiète de l’enlèvement par Pékin d’un de ses ressortissants.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h56
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



   


L’éditeur « disparu » Gui Minhai, ressortissant suédois, est réapparu, vendredi 9 février, en détention, dans la diffusion, par des médias chinois et de Hongkong, d’un entretien qu’il leur a accordé dans les locaux de la police de Ningbo, sa ville natale en Chine. Un Gui Minhai apparemment détendu y accuse la Suède d’avoir voulu le manipuler à des fins politiques. La presse chinoise annonce de son côté que M. Gui est désormais « soupçonné d’être impliqué dans des activités mettant en danger la sécurité nationale », une accusation grave susceptible de retarder toute aide consulaire.
Gui Minhai faisait partie des cinq libraires et éditeurs de Hongkong connus pour la publication d’ouvrages à sensation sur les dirigeants chinois, enlevés une première fois entre fin 2015 et début 2016 avant de réémerger en détention en Chine.

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                L’éditeur Gui Minhai à nouveau arrêté par les autorités chinoises



M. Gui avait, lui, refait surface à la télévision officielle chinoise pour s’accuser d’un accident de la route à Ningbo, en 2003, dont il avait fui les responsabilités légales. Il fut officiellement relâché dans cette ville, où réside sa mère, le 17 octobre 2017, après deux ans de détention. Mais sa fille, Angela Gui, qui anime une campagne de soutien depuis Londres, a vite émis des doutes sur la réalité de sa libération. M. Gui présenterait en outre les symptômes d’une maladie dégénérative nécessitant des examens.
Le 20 janvier, sa « récupération » par des agents chinois alors qu’il se rendait à Pékin en compagnie de deux diplomates suédois avait choqué. L’affaire est alors devenue un point de ralliement pour les gouvernements européens. M. Gui fut débarqué de force du train à grande vitesse reliant Shanghaï à Pékin en gare de Jinan par une dizaine d’hommes en civil. Le gouvernement suédois avait d’abord convoqué l’ambassadeur de Chine à Stockholm.

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Le 24 janvier, l’Union européenne avait exprimé son soutien entier à la Suède. Stockholm, critiqué par son opinion publique pour sa passivité, avait fini par condamner « l’intervention brutale » des autorités chinoises. Puis, le 6 février, l’ambassadeur allemand en Chine s’indignait à son tour de la « manière sans précédent dont un citoyen européen avait été traité », car ces « violations des lois internationales (…) pourraient toucher d’autres citoyens européens dans l’avenir ».
« Le pion de la Suède »
La conférence de presse du 9 février est manifestement une réponse à la mobilisation européenne – sans bien sûr convaincre. Une porte-parole du ministère des affaires étrangères suédois a expliqué le lendemain qu’elle continuerait à exiger que « [son] citoyen puisse avoir accès au personnel consulaire et médical suédois ».
Les ONG de défense des droits de l’homme rappellent le recours fréquent par la Chine à ces mises en scène télévisées : « L’exercice montre à la fois le ridicule de la situation et combien le gouvernement chinois réagit aux pressions internationales : M. Gui arrive devant les journalistes entre deux policiers. Aucun journaliste occidental n’a été convié. Ensuite, il parlerait “librement” mais n’a accès ni à un avocat ni aux diplomates suédois », explique Patrick Poon, d’Amnesty International à Hongkong.
M. Gui « n’était évidemment pas libre, et sous des pressions intenses », estime une source au South China Morning Post, grand quotidien de Hongkong dont les journalistes ont été conviés à Ningbo. M. Gui leur a expliqué qu’après deux ans de détention, son affaire de « commerce illégal » – une référence à la diffusion en Chine des livres de sa maison d’édition – n’était « pas encore conclue » et qu’il ne pouvait quitter la Chine.
Mais que les diplomates suédois n’avaient cessé de l’inciter à le faire, prétextant son état de santé. Or, les médecins chinois, a-t-il précisé, l’attribuent à un problème cervical et non à la maladie de Charcot. « Je suis devenu le pion de la Suède. Sous leur instigation, j’ai donc de nouveau enfreint la loi. Je ne leur ferai plus jamais confiance », poursuit-il. M. Gui affirme ensuite vouloir « vivre en Chine ».
Selon plusieurs sources, la Chine souhaitait punir davantage M. Gui, ou comptait sur lui pour coopérer au sujet de ses activités à Hongkong, mais manquait d’arguments légaux pour le faire en raison de son statut de ressortissant étranger. Elle avait donc obtenu de M. Gui, possiblement en faisant pression sur sa famille, qu’il ne quitte pas le pays et informe la police de ses déplacements – sans vraie justification légale.

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          L’implacable emprise de Pékin sur Hongkong


La presse officielle chinoise est passée à l’offensive contre Stockholm. Le Global Times, principal vecteur de la propagande vis-à-vis de l’étranger, éreinte la Suède, un « pays relativement petit », qui se serait lancée dans une aventure périlleuse « digne de Hollywood ». « Son rôle de “force spéciale” des droits de l’homme occidentaux est présomptueux », prévient le quotidien nationaliste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.
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Pieyre-Alexandre Anglade, le « M. Europe » de la Macronie

Le député LRM des Français de l’étranger est chargé de nouer des contacts avec d’autres partis européens.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h21
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Il est considéré comme le « M. Europe » de la Macronie. A 31 ans, Pieyre-Alexandre Anglade a la lourde charge de préparer les élections européennes, prévue en mai 2019, pour le compte du parti présidentiel. « Ma mission, c’est de faire atterrir En marche ! en Europe », résume le député La République en marche (LRM) des Français de l’étranger, qui vit à Bruxelles en tant que représentant des Français du Benelux.
Avec une mission précise : tisser des liens avec des partis politiques européens pour voir comment le mouvement d’Emmanuel Macron, qui n’a que vingt-deux mois d’existence, pourra s’insérer dans le jeu des partis à Strasbourg et à Bruxelles, une fois l’élection passée. Un rôle essentiel car, du fait de sa jeunesse, LRM n’a pas de filiation avec un groupe du Parlement européen – contrairement au Parti socialiste, qui siège dans l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), et aux Républicains, regroupés au sein du Parti populaire européen.

Deux scénarios sont sur la table, selon M. Anglade : « Soit créer un nouveau groupe parlementaire européen ; soit s’insérer dans un groupe existant, qui sera remodelé. » Autrement dit : soit fonder une sorte de LRM européen, soit rejoindre le groupe centriste de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe pour l’élargir. Sachant que ce dernier groupe, où siègent l’UDI, le MoDem, les Espagnols de Ciudadanos ou les Britanniques du LibDem, compte 68 députés sur 751 au Parlement européen. Si l’option n’est pas choisie, l’objectif est le même : fédérer dans un seul et même groupe des élus pro-européens de divers horizons, qu’ils soient issus de la société civile, de la gauche ou de la droite.
Rôle sur mesure
« La recomposition politique n’est pas terminée. Le bois travaille encore. Et particulièrement sur l’Europe, car les partis traditionnels comme le PS et LR sont complètement éclatés sur ce sujet », souligne M. Anglade. La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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« Sur l’Europe, comment ne pas décevoir ? »

Emmanuel Macron, qui avait misé sur le rééquilibrage des relations entre Paris et Berlin pour faire bouger l’Europe, se retrouve bloqué par l’affaiblissement d’Angela Merkel écrit Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h36
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Il comptait tant sur elle, Angela Merkel, pour changer l’Europe de concert. Mais la chancelière allemande n’est plus que l’ombre d’elle-même et Emmanuel Macron en est réduit à cette interrogation. Comment ne pas décevoir ? Comment ne pas prendre en boomerang l’espoir suscité par le discours de la Sorbonne qui donne aujourd’hui tant d’aura à la France mais qui risque de retomber comme un soufflet ?
Pour Macron l’Européen, l’enjeu des élections de 2019 est d’abord pratique : le président français doit délivrer, d’ici un an, des signaux tangibles aux électeurs prouvant que l’Union européenne est bel et bien en train de changer. Faute de quoi les eurosceptiques redresseront la tête. Or, tout reste extraordinairement compliqué sur la scène européenne, minée par la montée des populismes et l’affaiblissement politique de l’Allemagne.
Méprise historique
Depuis qu’il est élu, le président français peut se targuer d’avoir fait bouger le curseur sur les travailleurs détachés et d’avoir un peu limité les dégâts sur le dossier du glyphosate. Des avancées ont été obtenues en matière de défense, sujet majeur, mais pour le reste… Le moteur franco-allemand, décrit par tous les présidents français, comme la clé de voûte des avancées européennes, est au point mort. Non par mauvaise entente avec la chancelière, bien au contraire, mais par spectaculaire affaiblissement de cette dernière, contestée jusque dans son propre camp.

Une sorte de méprise historique car, pour faire bouger l’Europe, Emmanuel Macron a tout misé sur un rééquilibrage de la relation entre Paris et Berlin. Il s’est montré déterminé à réformer à et à tenir les déficits dans des limites acceptables – enfin ! – pour que l’Allemagne reprenne confiance en son partenaire et accepte l’idée d’un budget de la zone euro, première phase d’une intégration plus poussée.
Mais voila que Berlin reste sans voix à cause de cette crise politique qui mine le pays depuis plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Après une pause de deux ans, les départs sont repartis à la hausse. Depuis le début de l’année, les autorités tunisiennes ont interpellé 340 personnes.
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Compte rendu

En Tunisie, 50 adolescents candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés

Après une pause de deux ans, les départs sont repartis à la hausse. Depuis le début de l’année, les autorités tunisiennes ont interpellé 340 personnes.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-12T11:13:12+01:00"

        Le 12.02.2018 à 11h13






    
Un groupe de Tunisiens sur une embarcation de fortune récupérés par les gardes-côtes du pays près de Bizete, le 12 octobre 2017.
Crédits : Zoubeir Souissi / REUTERS


Cinquante adolescents candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés, samedi soir, par la police tunisienne près du port de La Goulette à Tunis, a indiqué, dimanche 11 février, le ministère de l’intérieur.
Agés de 13 à 17 ans, ces jeunes originaires des régions de Bizerte, Jendouba (nord-ouest), Kairouan (centre-est) ou encore Tunis avaient prévu de se faufiler dans l’un des navires marchands amarrés au port afin de rejoindre l’Europe clandestinement, selon un communiqué du ministère.

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Ils ont été interpellés alors qu’ils déambulaient aux alentours du port, et la police les remettra à leurs parents, a précisé le porte-parole du ministère, Khalifa Chibani.
Il n’est pas rare que des candidats à l’exil tentent d’embarquer secrètement dans des navires, mais cette tentative concernait des migrants particulièrement nombreux et jeunes.
« Prendre le large »
L’émigration clandestine depuis la Tunisie a crû lentement mais sûrement ces deux dernières années, avec un pic à l’automne 2017, mis en évidence par l’augmentation des arrestations.
Depuis le début de l’année, les autorités tunisiennes ont annoncé l’interpellation de plus de 340 candidats à l’émigration, selon un décompte de Matt Herbert, chercheur au sein de l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational, une ONG suisse analysant notamment les migrations clandestines.

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Ces chiffres sont « beaucoup plus élevés que les années précédentes », souligne-t-il. Selon lui, 763 migrants se présentant comme Tunisiens ont été arrêtés en Italie depuis le 1er janvier, soit quasiment autant que pour toute l’année 2015.
« Après le pic de septembre-octobre », les départs ont baissé fin 2017, mais « depuis janvier cette pause a pris fin, et beaucoup de gens prennent le large » à défaut de perspectives d’emploi satisfaisantes, choisissant de partir « tant qu’ils ont encore des réserves financières » pour le faire, explique le chercheur.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le groupe financier chinois Ant Financial va porter sa valeur globale à 100 milliards de dollars et envisage son entrée en Bourse. A la manœuvre, Jack Ma, patron d’Alibaba, et les autorités de Pékin, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».
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Ant Financial, une fourmi géante de 100 milliards de dollars

Le groupe financier chinois Ant Financial va porter sa valeur globale à 100 milliards de dollars et envisage son entrée en Bourse. A la manœuvre, Jack Ma, patron d’Alibaba, et les autorités de Pékin, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h12
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. « Une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas », chantonnent tous les enfants de France grâce au poète Robert Desnos. Mais une fourmi de 100 milliards, qui ne parle pas « français, latin et javanais », mais chinois, cela existe bien. Elle s’appelle Ant Financial (« fourmi financière », en français) et est aujourd’hui la plus grosse start-up non cotée au monde.
Selon le Financial Times de ce lundi 12 février, confirmant une information de l’agence Reuters, la société s’apprête à solliciter auprès des investisseurs près de 5 milliards de dollars (4 milliards d’euros), ce qui porterait sa valeur globale autour de 100 milliards de dollars. Bien plus que la valorisation de l’américain Uber, la plus grosse « licorne » du bestiaire du high-tech mondial.
Chiffre d’affaires en progression de 57 %
Il faut dire que cette belle fourmi bleue (le logo de la firme) a un papa très costaud. Elle est née en 2004 dans le giron d’Alibaba, le colosse chinois du commerce en ligne, pour développer un moyen de paiement sur téléphone mobile baptisé « Alipay ».
Plus de 450 millions de Chinois utilisent ses services régulièrement, et le nombre de transactions explose. Alibaba a annoncé récemment une progression de 57 % du chiffre d’affaires de son dernier trimestre fiscal. Et selon la firme iResearch, le montant total des transactions sur mobile en Chine pourrait atteindre, en 2018, la somme vertigineuse de 25 000 milliards de dollars. Une porte d’entrée en or pour s’installer sur le marché bien plus lucratif du crédit et de la vente de produits financiers.

Ces perspectives poussent les dirigeants d’Ant Financial à envisager désormais une entrée en Bourse, en Chine continentale, mais aussi à Hongkong ou à New York. D’où l’agitation financière autour de l’entreprise. D’autant que sa structure complexe illustre à la fois l’influence de Pékin sur ce type de grandes manœuvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.
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Ce que l’on sait du crash d’un avion près de Moscou

L’avion de ligne Antonov An-148, qui s’est écrasé dimanche en Russie, a causé la mort des 71 personnes présentes à son bord.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h08
   





                        



   


L’essentiel
Un Antonov de la compagnie Saratov Airlines s’est écrasé près de Moscou dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport moscovite de Domodedovo.Une enquête a été ouverte pour déterminer les origines de l’accident. Une boîte noire a été retrouvée.La liste des victimes publiée par les autorités comprend deux étrangers, un Suisse et un Azerbaïdjanais, et trois enfants, le plus jeune ayant 5 ans.
Le chiffre
71
C’est le nombre de personnes – 65 passagers et 6 membres d’équipage – qui se trouvaient à bord lors du crash dimanche. L’état des restes des corps est tel qu’il « faudra une expertise génétique » pour procéder à l’identification des victimes, a expliqué le ministre des transports russe, Maxime Sokolov, précisant qu’une telle procédure pourrait « prendre deux à trois mois ».
Les conditions de l’accident
L’appareil devait relier Moscou à Orsk, une ville de l’Oural proche de la frontière avec le Kazakhstan. Il a disparu des écrans radar à 14 h 28, heure locale (12 h 28, heure française) quatre minutes après son décollage de l’aéroport de Moscou-Domodedovo. Tout lien avec l’équipage a également été perdu.
Il s’est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de la capitale russe, près du village de Stepanovskoïe. La majorité des passagers de l’avion étaient originaires de la région d’Orenbourg, dont Orsk est la deuxième ville la plus importante.
Le point sur l’enquête
Une enquête a été formellement ouverte pour identifier d’éventuelles violations des règles de sécurité, a annoncé le comité d’enquête russe. Cet organisme a prévenu pendant la nuit que les constatations sur le site ne se limiteraient pas à une seule journée, « étant donné l’étendue du territoire à examiner ». Une boîte noire a pu être retrouvée dimanche.
Ses agents ont interrogé dès dimanche des employés de la compagnie Saratov Airlines, les employés de l’aéroport ayant préparé l’appareil au décollage et des contrôleurs aériens. Aucun problème technique n’avait été identifié avant le départ, selon le comité d’enquête, qui assure :
« Toutes les versions possibles de la catastrophe sont étudiées, notamment les conditions climatiques, le facteur humain ou l’état technique de l’avion. »
L’Antonov-148 avait été mis en service en 2010, a précisé Saratov Airlines dans un communiqué. Sise à Saratov (Volga), la compagnie n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’URSS, en 1991. Elle dessert surtout des villes de province en Russie ainsi que les capitales du Caucase.
La photo

   


Sur le site du crash, les opérations de recherches ont mobilisé toute la nuit plusieurs centaines de personnes. Elles sont rendues difficiles par une importante couche de neige, qui contraint les secours à utiliser motoneiges et déneigeuses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le chef du gouvernement Soumeylou Boubeye Maïga assure que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra bien le 29 juillet.
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Compte rendu

Au Mali, le premier ministre promet de sécuriser le centre du pays

Le chef du gouvernement Soumeylou Boubeye Maïga assure que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendra bien le 29 juillet.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-12T10:53:38+01:00"

        Le 12.02.2018 à 10h53

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-02-12T11:19:18+01:00"

        Mis à jour le 12.02.2018 à 11h19






    
Des soldats de l’armée malienne en patrouille dans le centre du pays, le 1er novembre 2017.
Crédits : DAPHNE BENOIT / AFP


Le premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga, en visite dimanche 11 février dans le centre du Mali, a promis tous les moyens nécessaires pour la sécurisation de cette région et assuré que le premier tour de l’élection présidentielle se tiendrait le 29 juillet.
Le chef du gouvernement, qui effectuait sa première visite à l’intérieur du pays depuis sa nomination le 30 décembre 2017, avait annoncé en janvier le lancement d’une « vaste opération », sans autre indication, pour sécuriser le centre du territoire national, où les groupes djihadistes sont particulièrement actifs. « Les opérations de sécurisation du centre ont commencé, elles vont se poursuivre. Nous mettrons les moyens qu’il faut », a assuré M. Maïga lors d’une rencontre à Mopti, chef-lieu de la région, avec des cadres régionaux.

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« Dès la semaine prochaine, en urgence, plus d’un demi-milliard de francs CFA [plus de 760 000 euros] seront mobilisés pour soutenir les actions de l’armée », a-t-il annoncé, affirmant que « dès la semaine prochaine, du nouveau matériel sera mis à la disposition de l’armée dans le centre ». Le déploiement de l’administration dans les zones de cette région dont elle est absente se traduira la semaine prochaine notamment par la nomination de sous-préfets, a ajouté le premier ministre.
Mobilisation de plus de 4 000 militaires
Le gouvernement a adopté en 2017 un plan de sécurisation intégrée des régions du centre du pays. Il prévoit à terme la mobilisation de plus de 4 000 militaires pour assurer la sécurité dans la région de Mopti, a indiqué à l’AFP un responsable militaire local sous le couvert de l’anonymat. M. Maïga a par ailleurs précisé la date du tour de la présidentielle, le dimanche 29 juillet, soulignant que « s’il n’y a pas d’élection, personne n’aura de base juridique pour gouverner ».
Il a également évoqué « le dialogue national et la politique de main tendue du gouvernement », après l’annonce par le président, Ibrahim Boubacar Keïta, dans son message de fin d’année, d’un « projet de loi sur l’entente nationale » exemptant de poursuites tous ceux « qui n’ont pas de sang sur les mains ». « Dans le cadre de ce dialogue, nous allons procéder à la libération de ceux qui sont libérables », a déclaré le premier ministre, sans fournir de détails.
Malaise au sein de l’armée
Il s’est ensuite rendu à l’hôpital de la ville, où ont été admis des blessés de l’explosion d’une mine, vendredi 9 février, près de Konna, au nord-est de Mopti, qui a fait cinq morts, dont trois femmes, et une quinzaine de blessés, selon un dernier bilan local. M. Maïga a également rendu visite aux troupes maliennes sur place, qu’il a encouragées dans leur mission.
Le malaise au sein de l’armée dans le centre du Mali s’est manifesté en janvier par la désertion de trente-six gendarmes, qui se sont dirigés vers Bamako, où ils ont été mis aux arrêts, et l’arrestation d’un sergent pour avoir publié une vidéo dans laquelle il critiquait la hiérarchie militaire et la gouvernance du pays.

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Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l’application accumule les retards. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne le Burkina Faso et le Niger voisins.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Marcelo Crivella, le maire évangélique de la ville, est vilipendé pour son puritanisme moral.
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Le carnaval de Rio retrouve sa verve politique

Marcelo Crivella, le maire évangélique de la ville, est vilipendé pour son puritanisme moral.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h46
    |

            Claire Gatinois (Rio de Janeiro, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il était plus de 4 heures du matin, quand, dans la nuit chaude de Rio de Janeiro, les chars se sont élancés dans la large allée du Sambodrome, dans une explosion de couleurs et de corps à demi-nus. Nous sommes dimanche 11 février, premier jour des prestigieux défilés du carnaval, célébration de l’irrévérence et de la frivolité. La foule est enfiévrée. Et hilare, quand elle découvre sur l’un des chars de l’école de samba Mangueira, pilier du carnaval carioca, un Christ rédempteur affichant : « Regarde-nous, le maire ne sait pas ce qu’il fait. » Ou encore : « M. le Maire, le péché, c’est de ne pas s’amuser pendant le carnaval. » Un message explicite adressé à Marcelo Crivella, le maire évangélique de Rio de Janeiro.
La première salve est accompagnée d’une seconde lorsqu’un clown, langue pendue, déroule une banderole comme on déplierait un bras d’honneur où est écrit : « Laisse le peuple s’amuser. » Un affront en mondovision infligé à l’édile. Une véritable ­humiliation pour l’évêque de l’Eglise universelle du royaume de Dieu, élu en 2016, qui fuit les festivités « diaboliques » réprouvées par son Eglise.
« Morale, famille et religion »
« Le carnaval n’est pas un péché ! Crivella n’a rien compris à la culture carioca. En tant que citoyen, il peut avoir la religion qu’il veut. Mais en tant que maire, il ne peut mêler ses croyances à la politique. Il veut imprimer à Rio son programme “morale, famille et religion”, comme son Eglise entend le faire dans tout le pays », s’emporte Leandro Vieira, directeur artistique de Mangueira, « cerveau » des attaques « carnavalesques » adressées à M. Crivella.
L’artiste, figure respectée du monde du carnaval, n’est pas le seul à avoir déclaré la guerre au maire de Rio. M. Crivella, « candidat au concours du pire maire de toute l’histoire de Rio », selon l’écrivain et chroniqueur Ruy Castro, s’est attiré les foudres des défenseurs de l’art...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le chantier irakien, dont le coût est estimé à 100 milliards de dollars, sera au cœur d’une conférence qui se tient du 12 au 14 février à Koweït. 70 pays et plus de 2 400 entreprises sont attendus.
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L’Irak en quête de financements pour sa reconstruction

Le chantier irakien, dont le coût est estimé à 100 milliards de dollars, sera au cœur d’une conférence qui se tient du 12 au 14 février à Koweït. 70 pays et plus de 2 400 entreprises sont attendus.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h42
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

De Mossoul à Bassora, la conférence sur la reconstruction de l’Irak, qui se tient du 12 au 14 février à Koweït, suscite beaucoup d’espoirs. La guerre pour reconquérir un tiers du territoire, tombé aux mains de l’organisation Etat islamique (EI) en juin 2014, achevée en décembre, a laissé le pays exsangue.
Fin janvier, le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a estimé le coût du chantier de la reconstruction à 100 milliards de dollars, soit la moitié du PIB irakien. Si 70 pays et plus de 2 400 entreprises sont attendus à cette conférence, les annonces devraient rester loin de cet objectif. « Ils auront peut-être 10 milliards de dollars. Ce serait bien d’atteindre un seuil de 15-20 milliards de dollars », estime Lise Grande, représentante de la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak.

Un « défi »
Depuis l’annonce de la tenue de la conférence en décembre, les ambitions ont été revues à la baisse. « Le premier ministre Abadi a dit qu’il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Il veut un lancement dynamique pour mettre en place une ingénierie pour la reconstruction », note un diplomate occidental. L’accent a été mis non pas sur les donations, qui devraient être peu nombreuses, mais sur des projets d’investissement.
« Nous voulons développer des partenariats public-privé forts dans les 157 projets proposés par l’Irak, la moitié dans les infrastructures et le reste dans la reconstruction. On peut aussi imaginer qu’il y ait des donations sous des formes variées : des prêts, des garanties multilatérales, de petits dons pour des projets pilotes », indique Saroj Kumar Jha, directeur Moyen-Orient pour la Banque mondiale.
« Le défi va être le suivi et la conclusion des contrats. Il faut des mécanismes pour ramener la confiance et des réformes pour faciliter l’environnement des affaires et assurer la transparence », poursuit M. Kumar Jha. L’Irak, qui figure au dixième rang des pays...




                        

                        


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JO d’hiver 2018 : ballet diplomatico-sportif autour de l’équipe unifiée de Corée

Le premier match de l’équipe coréenne unifiée de hockey a pris des airs de sommet international.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h42
    |

            Clément Martel (Pyeongchang (Corée du Sud), envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est une image à laquelle les spectateurs des Jeux de Pyeongchang commencent à s’accoutumer. Côte à côte, Kim Yo-jong, sœur cadette et confidente du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le chef de l’Etat nord-coréen – aux fonctions honorifiques – Kim Yong-nam, le président sud-coréen Moon Jae-in et le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach.
Comme lors de la cérémonie d’ouverture des 23es Jeux olympiques d’hiver, des dignitaires nord-coréens ont assisté, samedi 10 février, au premier match de l’équipe féminine unifiée de Corée de hockey sur glace, face à la Suisse. Devant eux, quelques-unes des 230 pom-pom girls envoyées au sud du 38e parallèle par le régime de Pyongyang ont animé la rencontre, volant parfois la vedette aux joueuses.

Uniformément vêtues de rouge et brandissant tantôt des drapeaux de la Corée unifiée (une péninsule d’azur sur fond blanc), tantôt ceux de leur propre pays – interdits au Sud, mais toléré le temps des Jeux –, les jeunes femmes, encadrées par des chaperons guère engageants, ont fait entendre leurs voix aux quatre coins du centre de hockey de Kwandong, dans la ville de Gangneung.
Favorable à la reprise des négociations avec son voisin du Nord, le président Moon Jae-in avait annoncé la couleur : il voulait profiter de « ses » Jeux olympiques pour sortir de la crise actuelle. Quitte à ce que la Corée du Nord devienne le principal sujet de conversation des Jeux ? La tribune de presse de cette rencontre Suisse-Corée, anodine sur le plan sportif, débordait de journalistes du monde entier. Sans y être physiquement présent, Kim Jong-un semble bien être devenu le maître du début des Jeux.

Vestige de la guerre froide, à l’écart du « concert des nations », la Corée du Nord « dispose de très peu d’outils pour envoyer des signaux au monde : l’envoi de missiles et de signaux olympiques », rappelait Patrick Clastres, historien du sport et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Ils s’opposent au projet de loi migration qui veut pénaliser le travail sous une autre identité, et réclament d’être régularisés.
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Une centaine de travailleurs sans papiers en grève en Ile-de-France

Ils s’opposent au projet de loi migration qui veut pénaliser le travail sous une autre identité, et réclament d’être régularisés.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 10h40
    |

            Maryline Baumard








                        



   


Abdoulaye sort le reçu des 624 euros qu’il vient d’envoyer à sa famille au Sénégal. « Je ne sais pas du tout quand je pourrai faire le prochain envoi », commente-t-il, après avoir précisé qu’« au pays la famille est d’accord pour la grève ». La décision n’a pas été facile à prendre pour ce travailleur immigré de 31 ans qui fait vivre épouse, enfants et parents en Afrique. Mais, après cinq ans de vie sans papiers en France, il refuse d’être davantage exploité, évoquant « les mois à 700 ou 800 euros alors que je travaille tous les jours, qu’on ne me paie qu’une partie des heures et que je dois me taire, parce que le patron sait que je travaille sous une autre identité ».
L’histoire d’Abdoulaye ressemble à celle de la centaine de Subsahariens présents dimanche 11 février au soir au siège de la CGT. Là, les grévistes de six entreprises d’Ile-de-France préparaient les piquets de grève qui se sont mis en place lundi au matin, remplissaient les caisses de solidarité avec l’argent collecté, euro après euro. « On part en grève pour être régularisés, puisqu’on travaille depuis des années ici, et qu’on gagne moins que ceux qui ont des papiers, en faisant des travaux plus durs. Mais on arrête aussi le travail à cause du projet de loi qui va rendre encore plus difficile de signer un contrat sous une autre identité, ce qu’on fait tous ici », explique ­Robert,salarié de GLS à Roissy.

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« On est cassé au bout de quelques mois »
Les sans-papiers se font souvent prêter un passeport et un numéro de Sécurité sociale pour signer un contrat. Pour éviter les ennuis, les entreprises les font en général embaucher par des sociétés d’intérim, qui servent d’écran. Mais le projet de loi asile et immigration, qui sera présenté en conseil des ministres le 21 février, annonce dans son article 16-II que le salarié risquera cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, puisqu’il tombera sous le coup de l’article 441-8 du code pénal.
Le texte qui est à l’étude au ­Conseil d’Etat espère ainsi « renforcer l’effectivité et la crédibilité de la lutte contre l’immigration irrégulière ». « En fait, on veut se débarrasser de nous, commente Abdoulaye, mais c’est illusoire et aucune personne qui a des papiers ne tiendrait deux mois à porter des frigos, des roues de tracteurs… On est cassé au bout de quelques mois de manutention, mais on reste », insiste-t-il à l’unisson avec Lossemy, un camarade de travail ivoirien.
Alors qu’Abdoulaye et Lossemy devaient rejoindre le piquet de grève à 5 heures à Roissy, cinq autres entreprises devaient elles aussi être concernées, à Paris, dans le Val-de-Marne et dans l’Essonne. « Ce mouvement concerne pour l’heure une centaine de salariés de six entreprises très représentatives des secteurs dans lesquels travaillent les plus précaires : le bâtiment, avec Défi Technology ; la cuisine avec Event Thaï ; les déchets avec STLG et Sepur, la logistique et le transport avec Chronopost et GLS », observe Marilyne Poulain, du collectif migrants de la CGT.
Ce système de régularisation (par le travail) qui ne dit pas son nom permet de donner des titres de séjour à quelque 6 000 personnes tous les ans. Il fonctionne plus ou moins selon les départements et les entreprises. « Les patrons peuvent signer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Et même un certificat de concordance qui reconnaît la véritable identité de la personne travaillant sous un nom d’emprunt », rappelleRaymond Chauveau, qui a mené la grève des sans-papiers de 2008.
Situation disparate
Reste que les salariés en grève travaillent dans des entreprises qui acceptent peu ou pas du tout de régularisation. De plus, le système s’est enrayé dans certains départements depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les préfets étant davantage incités à renvoyer qu’à régulariser. « En Seine-Saint-Denis, par exemple, la préfecture a mis en place un système de prise de rendez-vous qui dissuade de déposer des demandes de régularisation », regrette Jean-Albert Guidou, du collectif migrants de la CGT. Face à cette situation disparate, le syndicat demande l’ouverture de négociations avec le ministère de l’intérieur, pour la centaine de grévistes, et non avec les préfectures, et demande la suppression de l’article 16 de la loi migration.

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Dans la salle dimanche soir, la centaine de visages jeunes, à la peau foncée, restaient graves face aux explications des syndicalistes. Bonnets, vêtements sombres, tous écoutaient les explications, applaudissant à l’idée de faire partie d’un collectif pour ne plus galérer seul. Le plus applaudi aura été l’Adama de la grève de 2008 qui milite à la CGT et était venu raconter que « la lutte paye si on la mène à terme ». Mardi 13 février, le secrétaire général, Philippe Martinez, tiendra une conférence de presse afin de montrer que la Confédération porte haut ce sujet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La mort de Kavous Seyed Emami, un sociologue irano-canadien, à la prison d’Evin s’ajoute à plusieurs cas répertoriés récemment.
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Le suicide suspect d’un militant écologiste emprisonné en Iran

La mort de Kavous Seyed Emami, un sociologue irano-canadien, à la prison d’Evin s’ajoute à plusieurs cas répertoriés récemment.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 10h31
    |

                            service international








                        



                                


                            

Un sociologue et universitaire irano-canadien, Kavous Seyed Emami, est mort en prison à Téhéran, a annoncé son fils Ramin, samedi 10 février. L’homme de 64 ans, aussi à la tête de la Fondation persane du patrimoine de la faune, l’une des plus importantes organisations non gouvernementales pour la protection des espèces menacées, avait été arrêté le 24 janvier et détenu à la prison d’Evin, dans le nord de Téhéran. « Les autorités ont convoqué ma mère, vendredi 9 février, pour lui annoncer la mort de son mari. Elles lui ont dit qu’il s’était suicidé, a ainsi rapporté Ramin Seyed Emami sur sa page Instagram. Je n’y crois pas, nous n’y croyons pas. »
Quelques heures plus tôt, le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, avait annoncé l’arrestation de « quelques militants environnementaux » qui « récoltant des informations classifiées dans les domaines stratégiques (…) menaient des activités d’espionnage ». Dimanche, en marge d’une manifestation officielle à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique en 1979, Abbas Jafari Dolatabadi a confirmé le suicide du sociologue et le fait qu’il a été l’un des militants arrêtés pour espionnage. « Cet homme, sachant qu’il existait beaucoup de révélations contre lui, et lui-même ayant fait des aveux, s’est malheureusement suicidé en prison », a-t-il déclaré.
Accusations d’« espionnage »
Nombreux sont ceux qui remettent en question la version officielle, notamment certains étudiants de Kavous Seyed Emami, également enseignant à l’université de l’Imam Sadegh à Téhéran, où sont formés les hauts cadres de la République islamique. Dans un communiqué, l’Association iranienne de sociologie, à laquelle appartenait Kavous Seyed Emami, a émis des doutes sur « les informations relayées » sur sa mort et réclamé des « explications de la part des autorités ».
Durant la journée de dimanche, la nouvelle d’une autre arrestation, parmi...




                        

                        

