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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Après sa décevante huitième place lors de l’épreuve de sprint, Martin Fourcade a remporté lundi l’épreuve de poursuite en biathlon, devenant l’un des rares triples champions olympiques en individuel.
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Martin Fourcade : « Rejoindre Jean-Claude Killy et Tony Estanguet, ça signifie beaucoup »

Après sa décevante huitième place lors de l’épreuve de sprint, Martin Fourcade a remporté lundi l’épreuve de poursuite en biathlon, devenant l’un des rares triples champions olympiques en individuel.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h03
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Une heure après sa victoire dans la poursuite olympique, lundi 12 février, Martin Fourcade est revenu sur son succès dans le stade de biathlon de Pyeongchang. Succès qui le hisse au niveau de Jean-Claude Killy, de Tony Estanguet ou encore de Marie-José Pérec, tous triples champions olympiques en individuel. Un palier que le sportif avait moins en tête que ses erreurs de la veille sur le pas de tir lors de l’épreuve de sprint…
En remportant votre premier titre olympique à Pyeongchang, après votre huitième place au sprint dimanche, avez-vous corrigé une anomalie ?
Martin Fourcade : On ne peut pas le dire comme ça. C’est sûr que le fait de ne pas être sur le podium après le début de saison et la préparation que j’avais faite, c’était une énorme déception. J’avais coché cette course plus que toutes les autres. Quand je pensais à mes objectifs, je ne pensais pas aux Jeux olympiques, je pensais au sprint olympique. J’avais travaillé sur le tir, sur le ski, pour être prêt, et je l’étais.
Dimanche soir, j’ai mis beaucoup de temps à tourner la page, même si je dois dire qu’elle est encore froissée. Je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce que j’avais fait de mal. Ce matin, j’ai vu une photo de mon tir couché du sprint sur les réseaux sociaux. J’ai vu que les fanions étaient bien plus inclinés que ce que j’avais réellement perçu. En voyant cette photo, j’ai vu que ce n’était en aucun cas de la malchance ni quelque chose de surnaturel, c’était à cause de moi. Je n’avais pas fait les bons réglages.
Et à partir de ce moment-là, ça a été beaucoup plus facile de transformer cette peine, cette désillusion, cette colère, en énergie positive. C’est très masochiste comme démarche. Mais cette photo m’a fait prendre conscience que j’avais fait une erreur qui, aussi minime soit-elle, m’avait coûté le titre olympique. J’étais le seul à blâmer.
Comment expliquer cette capacité de réaction dont vous faites preuve après chaque échec ?
Déjà, faire une mauvaise course, ça arrive, mais deux, au vu de mon niveau, c’est plus compliqué. Mais ce n’est pas tout : il y a beaucoup de colère. C’est pour cela que dimanche soir je n’étais pas satisfait en me couchant : je n’arrivais pas à trouver cette colère. II faut que je sois en colère contre moi pour réagir.
Vous aviez besoin de ce premier or pour vous débloquer…
Ce titre va rendre la suite beaucoup plus facile. Ce sont des Jeux déjà réussis. Mais je suis compétiteur, dès que j’enfilerai le prochain dossard ce sera pour essayer de refaire ce que j’ai fait aujourd’hui. Je ne vais pas faire de pari car on est sur un site délicat. On va essayer de profiter de ça pour faire gonfler le compteur et là, je pense aux copains. Car s’il n’y a qu’une médaille à aller chercher maintenant, c’est celle du relais.

   


Que représente le fait d’égaler Jean-Claude Killy avec trois médailles d’or olympiques en individuel ?
C’est une joie énorme. On ne réalise pas tout de suite, on est content de sa course, on sait qu’on est champion olympique, mais quand le premier journaliste m’a dit ça, un grand sourire s’est affiché sur mon visage. Rejoindre Jean-Claude Killy, Tony Estanguet, pour moi qui suis un amoureux de sport, ça signifie beaucoup. Mais ce sont des époques différentes. Je ne me bats pas contre eux.
Quelle est la différence avec votre premier titre olympique, sur cette même poursuite, aux Jeux de Sotchi, en 2014 ?
Il y a quatre ans, je jouais ma vie pour devenir champion olympique, aujourd’hui j’étais déjà champion olympique. La manière d’aborder les Jeux est totalement différente. En termes de joie, c’est différent. L’émotion n’est pas moins forte, mais il y a quatre ans, c’était le bouchon de champagne qui sautait.
« La médaille en relais devient mon objectif prioritaire »
Vous allez aborder la suite plus détendu…
Oui, ce sera beaucoup plus simple. Mais je ne veux pas tomber dans un excès de relâchement : il y a quatre ans, j’avais payé mes titres en tombant malade sur la fin des Jeux, ce sont des erreurs que je vais essayer de ne pas refaire. J’ai encore des ambitions à titre individuel, j’ai de grosses ambitions avec l’équipe. La médaille en relais devient mon objectif prioritaire devant l’individuelle et la mass start.
Les gens s’attendaient à ce que vous soyez champion olympique. Que devez-vous faire désormais pour surprendre les Français ?
C’est vrai que j’ai reçu beaucoup de messages hier soir de la part de mes proches, d’anonymes, d’anciens grands champions, et tout le monde me disait : « C’est bon, demain elle est pour toi ! » Comme d’habitude, je suis le seul à ne pas y croire, parce que je suis le seul qui réalise sur la piste à quel point c’est difficile. On a l’impression que le tir, c’est un sport de gros qui fume des clopes. Mais finalement c’est un sport qui coûte une énergie folle.
C’est toute la différence entre une statistique et une image médiatique d’une part, et entre la réalité du terrain d’autre part. Je ne sais pas ce qu’il faudrait que je fasse, mais j’ai fait ce qui me comblait et c’est le plus important.
Il y avait peu de monde dans les tribunes…
C’est une compétition qui se court à 21 heures par − 15 °C : je connais beaucoup de passionnés de biathlon qui n’auraient pas mis le nez dehors ! Ce n’est pas le public qu’on peut avoir parfois en Europe, mais c’est aussi la magie des Jeux olympiques : il y a quatre ans, le biathlon était le sport roi à Sotchi ; aujourd’hui, on est dans un pays attiré par les sports de glace et les disciplines acrobatiques. Et en Europe, je comprends que tout le monde n’ait pas les moyens ni la possibilité de se libérer pour venir voir deux courses olympiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.
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Pétrole de schiste : comment la production a été décuplée en dix ans aux Etats-Unis

L’exploitation du pétrole de schiste était marginale en 2007, mais cet hydrocarbure représente aujourd’hui la moitié de la production de pétrole aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h57
    |

                            Margot Desmas








                        


L’extraction de pétrole a atteint son plus haut niveau depuis quarante-sept ans en 2017 aux Etats-Unis grâce, notamment, à la remontée du cours boursier qui a profité à la plupart des exploitations américaines. Entre 2015 et 2016, le prix du baril avait chuté à cause d’une surproduction à l’échelle mondiale, ce qui a poussé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la Russie et l’Arabie saoudite à modérer leurs extractions.
Maintenant que les prix repartent à la hausse, les Etats-Unis en ont profité pour rapidement augmenter leur production. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime même que le pays pourrait dépasser l’Arabie saoudite en 2018, leader historique en termes de production. Des chiffres en partie dus à l’exploitation du pétrole de schiste qui prend de plus en plus de place dans le secteur pétrolier américain.
Le pétrole de schiste, qu’est-ce que c’est ?
Moins connu que le gaz du même nom, le pétrole de schiste est un hydrocarbure léger contenu dans des roches poreuses. Les gisements sont assez rares, mais se retrouvent de plus en plus convoités, surtout aux Etats-Unis en raison de leur abondance.

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Les Etats-Unis ont la plus grande réserve de pétrole de schiste




Source : Agence d'information sur l'énergie




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Le bassin permien, à l’ouest du Texas, est l’un des principaux gisements de la planète, certains spécialistes estiment même que les réserves pourraient être plus grandes qu’en Arabie saoudite. Entre janvier et février, la production de pétrole de schiste issue de nouveaux puits a augmenté de 251 000 barils par jour dans cette région, ce qui en fait la première du pays. Cet hydrocarbure dit « non conventionnel » se distingue par son mode d’extraction plus complexe que pour le pétrole classique.
Pourquoi l’exploiter ?
L’extraction du pétrole conventionnel a longtemps été suffisante aux Etats-Unis, mais depuis les années 2000, les réserves commencent à s’épuiser. Les compagnies pétrolières doivent maintenant creuser plus profondément pour avoir accès à l’or noir, là où se situe le pétrole de schiste. Pour l’extraire, il faut forer entre 3 000 à 5 000 mètres, soit environ trois fois plus que pour des hydrocarbures conventionnels. De l’eau et des additifs chimiques sont ensuite injectés à très haute pression dans la roche pour la fissurer et récupérer le pétrole, c’est la fracturation hydraulique.
Contrairement à l’extraction d’hydrocarbures traditionnels, l’exploitation de pétrole de schiste est peu coûteuse et les installations très rapides à mettre en place. Ces puits sont toutefois éphémères, chaque gisement contenant une quantité limitée d’hydrocarbures. Aux Etats-Unis, ces installations sont déjà nombreuses et une dizaine de nouvelles sont construites chaque semaine, selon les statistiques de la compagnie parapétrolière sise à Houston Baker Hughes, qui en comptabilisait 523 en décembre 2017, contre 316 en mai.


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Le pétrole de schiste représente près de la moitié de la production totale


Source : Agence d'information sur l'énergie



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Les investissements dans le secteur ont plus que doublé entre 2016 et 2017, selon l’AIE, et en 2017, le pétrole de schiste a représenté près de la moitié de la production totale de pétrole.
Quels sont les risques ?
En procédant à la fracturation hydraulique pour exploiter le pétrole de schiste, les compagnies pétrolières injectent une dizaine d’additifs chimiques dans les roches, ce qui contribue à polluer les sols. Théoriquement, les exploitants doivent récupérer l’eau injectée, mais, d’après une étude de l’AIE, ces fluides peuvent malgré tout contaminer durablement les nappes phréatiques. Les populations locales peuvent donc rencontrer des problèmes sanitaires à cause de la mauvaise qualité de l’eau, la biodiversité locale ainsi que les espèces animales dépendant des eaux de surface sont également menacées.
L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels influe également sur l’activité sismique. En fragilisant les roches situées dans le sous-sol, l’activité pétrolière modifie l’équilibre tectonique local. Des scientifiques de plusieurs universités américaines ont notamment estimé que cette technique d’extraction aurait pu contribuer à la survenue de plusieurs séismes ou glissements de terrain dans certains Etats.
Selon les prédictions de l’AIE, la production de pétrole de schiste devrait atteindre 11 millions de barils par jour d’ici à 2035, ce qui représenterait 66 % de la production totale de pétrole aux Etats-Unis. Une croissance qui sera soutenue en partie par la décision de Donald Trump de relancer l’exploitation de pétrole offshore. L’autorisation qui s’appliquera à partir de 2019 concernera la quasi-totalité des eaux côtières abritant 98 % des ressources encore inexploitées de pétrole et de gaz du domaine fédéral, dont une large part d’hydrocarbures non conventionnels.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/02/2018
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Européennes, municipales : Macron et LRM se préparent aux scrutins intermédiaires

Les cadres du parti présidentiel ont approché les centristes dans la perspective de l’élection au Parlement européen de mai 2019 et tentent de construire des réseaux locaux pour les municipales.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h08
    |

            Bastien Bonnefous et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            

Il marche sur l’eau… jusqu’à quand ? Pour Emmanuel Macron, qui a conquis l’Elysée au nez et à la barbe de tous les partis, en bouleversant les vieux schémas politiques français, les élections intermédiaires auront une valeur de test. Un retour au réel en somme, comme pour ses prédécesseurs.
Le résultat des législatives partielles qui se sont tenues dimanche 4 février dans le Val-d’Oise et le Territoire de Belfort ont envoyé un premier signal, inquiétant, à l’exécutif. Deux candidats Les Républicains (LR) l’ont emporté sur deux prétendants soutenus par la majorité, malgré l’appui pour la candidate La République en marche (LRM) du Val-d’Oise du premier ministre, Edouard Philippe, et du patron du parti, Christophe Castaner. « Macron n’échappe pas à toutes les lois de la vieille politique », analyse Chloé Morin, de la Fondation Jean-Jaurès, qui rappelle que les scrutins intermédiaires sont toujours délicats pour le pouvoir en place.
Au sommet de l’Etat, on s’est employé à relativiser le résultat de ces deux partielles, marquées par une très faible participation.
« Localement, c’est souvent le réseau des militants et des sympathisants qui compte le plus. C’est cela qui a joué dans ces départements historiquement ancrés à droite, estime un proche du chef de l’Etat, qui reconnaît néanmoins que ces deux élections mettent l’accent sur le fait que LRM est un mouvement qui a impérativement besoin de construire son ancrage local en vue des prochains scrutins. »
M. Macron le sait. Et si le président de la République dit se méfier des manœuvres d’appareils, ses équipes et lui préparent en réalité avec minutie les prochaines échéances, à commencer par les européennes. Le scrutin de mai 2019 sera en effet le premier grand test politique pour celui qui a gagné la présidentielle en portant un discours pro-européen plus fort que la plupart de ses concurrents.
Les manœuvres ont déjà commencé
Depuis son élection, il a tenté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Selon le « Times », des employés de l’organisation humanitaire ont engagé de jeunes prostituées à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme de 2010.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Scandale sexuel en Haïti : la directrice adjointe d’Oxfam démissionne

Selon le « Times », des employés de l’organisation humanitaire ont engagé de jeunes prostituées à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme de 2010.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 08h44
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h51
   





                        



   


La numéro deux d’Oxfam démissionne. Penny Lawrence, directrice générale adjointe de l’ONG, dans la tourmente en raison d’un scandale sexuel impliquant des responsables de l’organisation en Haïti, a démissionné lundi 12 février. Cette démission fait suite à des révélations du quotidien britannique Times, selon qui des employés de la confédération d’organisations humanitaires, dont le siège se trouve à Oxford, ont engagé de jeunes prostituées en 2011 à Haïti au cours d’une mission consécutive au séisme qui avait ravagé le pays en 2010.
Exprimant sa « tristesse » et sa « honte » de « la conduite d’employés au Tchad et à Haïti (…) incluant le recours à des prostituées », Penny Lawrence, qui était à l’époque directrice des programmes internationaux, a annoncé sa démission de ses fonctions dans un communiqué :
« Au cours des derniers jours, nous avons pris conscience que des questions avaient été soulevées au sujet du comportement du personnel [d’Oxfam] au Tchad et en Haïti, pour lesquelles nous n’avons pas réagi de manière adéquate. Il est maintenant clair que ces accusations — liées au comportement du directeur de pays, de membres de son équipe au Tchad et impliquant le recours à des prostituées — ont été soulevées avant qu’il ne s’installe en Haïti. En tant que directrice des programmes à l’époque, j’ai honte que cela soit arrivé sous ma direction et j’en prends l’entière responsabilité. »
Enquête interne, quatre licenciements
Selon le Times, des groupes de jeunes prostituées étaient invités dans des maisons et des hôtels payés par Oxfam. Une source citée par le quotidien dit avoir vu une vidéo d’une orgie avec des prostituées portant des tee-shirts d’Oxfam.
Le quotidien affirme, en outre, qu’Oxfam n’a pas prévenu d’autres organisations non gouvernementales du comportement des employés impliqués dans ce scandale ; ce qui leur a permis d’obtenir par la suite des missions auprès de personnes vulnérables dans d’autres zones de catastrophes naturelles. Ainsi, le Belge Roland van Hauwermeiren, 68 ans, contraint de démissionner, comme l’a confirmé Oxfam, de son poste de directeur pour Haïti de l’organisation après avoir admis avoir engagé des prostituées, est devenu chef de mission pour Action contre la faim (ACF) au Bangladesh de 2012 à 2014. ACF avait contacté Oxfam avant de recruter Roland van Hauwermeiren, mais l’ONG ne lui avait pas donné les raisons de sa démission, a déclaré Mathieu Fortoul, porte-parole d’ACF.
Oxfam a assuré avoir ouvert immédiatement, en 2011, une enquête interne. Quatre employés ont été licenciés et trois autres ont démissionné, dont Roland van Hauwermeiren, avant la fin de cette enquête.
« Allégations très graves »
La Commission caritative — institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires — a dit dans un communiqué avoir reçu un rapport d’Oxfam en août 2011. Ce rapport mentionnait des « comportements sexuels inappropriés, des faits d’intimidation, de harcèlement et d’intimidation du personnel », mais n’évoquait pas des « abus portant sur des bénéficiaires » de l’ONG ni de « potentiels crimes sexuels impliquant des mineurs ». « Notre approche aurait été différente si tous les détails mentionnés par la presse nous avaient été communiqués à ce moment-là », écrit la Commission, qui a demandé à Oxfam de fournir des informations supplémentaires « de toute urgence ».
Des informations jugées « vraiment choquantes » par Downing Street. « Nous voulons qu’Oxfam fournisse toutes les preuves qu’ils ont des événements à la commission caritative pour une enquête complète et urgente sur ces allégations très graves », a dit un porte-parole de la première ministre britannique.
Oxfam reçoit « moins de 10 % de son financement total » du département britannique chargé du développement international, a fait savoir samedi son PDG, espérant continuer à travailler avec le gouvernement. Pour la secrétaire d’Etat au développement international, Penny Mordaunt, Oxfam « a pris tout à fait la mauvaise décision » en omettant de transmettre en détail la nature des accusations visant ses employés aux autorités et à la Commission caritative. Mme Mordaunt doit s’entretenir lundi avec des responsables de l’ONG.


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Près de la moitié des ressources d'Oxfam dépend de financements publics
Ces chiffres représentent les ressources financières consolidées de l’ensemble de la confédération Oxfam, soit un total d'environ 1 milliard d'euros pour l'exercice allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016.

Source : Rapport annuel 2016



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Bruxelles menace de priver Oxfam de ses financements
La Commission européenne a sommé lundi les dirigeants d’Oxfam de « faire toute la lumière » sur l’implication de ses membres dans ce scandale et a menacé de couper les financements de l’organisation. Oxfam a bénéficié de 1,7 million d’euros de financements européens en 2011, date des faits reprochés, a rappelé la porte-parole.
Dans un communiqué diffusé dimanche, la nouvelle présidente du conseil d’administration d’Oxfam, Caroline Thomson, a annoncé un ensemble de mesures visant à renforcer la prévention et le traitement des affaires d’abus sexuels. « Nous avons honte de ce qui s’est passé. Nous présentons sans réserve nos excuses », a déclaré Mme Thomson.
La présidente du conseil d’administration a assuré qu’Oxfam avait fait de « grands progrès » depuis 2011 et qu’elle s’était engagée à en faire davantage encore, en particulier dans le recrutement du personnel. « Nous continuerons de nous attaquer aux problèmes culturels sous-jacents qui ont permis ce comportement », ajoute-t-elle. Oxfam a « maintenant une culture d’ouverture et de transparence, et nous tirons pleinement les leçons des événements de 2011 ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Cédric Villani a remis, lundi, un rapport proposant 21 mesures pour réformer l’enseignement des mathématiques. La méthode de Singapour et la pédagogie Montessori y sont citées en exemple.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Maths : les pédagogies alternatives préconisées par le rapport Villani

Cédric Villani a remis, lundi, un rapport proposant 21 mesures pour réformer l’enseignement des mathématiques. La méthode de Singapour et la pédagogie Montessori y sont citées en exemple.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h55
    |

                            Margot Desmas








                        


Une année de plus, la France est dernière de la classe en mathématiques à l’échelle de l’Europe, selon le classement Timss. A l’international, les résultats ne sont guère plus encourageants : classé 36e, l’Hexagone se situe en deçà de la moyenne mondiale. Pour remédier à ce mauvais classement, le ministre de l’éducation a chargé le mathématicien et député de La République en marche, Cédric Villani, et l’inspecteur de l’éducation nationale Charles Torossian de proposer des solutions pour réformer l’enseignement des mathématiques en France.
Le rapport, remis lundi 12 février, fait état de vingt et une mesures pour améliorer le niveau des élèves français. Deux méthodes d’enseignements alternatifs sont notamment prises en exemple pour avoir fait leurs preuves à l’étranger.
La méthode de Singapour
Appliquée depuis 1980 dans l’Etat asiatique, la méthode de Singapour est fréquemment citée en raison des bons résultats des élèves singapouriens, dans le trio de tête des classements internationaux en mathématiques depuis plus de vingt ans. Cette méthode destinée aux élèves de primaire consiste à expliquer brièvement les notions étudiées puis à les mettre immédiatement en application pour inciter les élèves à résoudre des problèmes par eux-mêmes et mieux comprendre les démarches mathématiques. Concrètement, cet enseignement se fonde sur trois étapes chronologiques de l’apprentissage.
La modélisation incite les élèves, dans un premier temps, à dessiner des schémas pour chaque exercice auquel ils sont confrontés. Par exemple, pour résoudre une soustraction, les enfants vont représenter des barres avec, d’une part, les données connues dans l’énoncé et, d’autre part, la quantité inconnue qu’ils vont devoir déterminer. Représenter concrètement des notions abstraites serait un atout lors de la poursuite dans l’enseignement secondaire, notamment pour l’apprentissage de l’algèbre.L’approche concrète-imagée-abstraite consiste dans un deuxième temps à aborder chaque notion sous l’angle d’un problème concret permettant aux élèves de manipuler des objets tels que des bâtons ou des jetons pour le résoudre. Ces objets sont ensuite remplacés par des images qui les représentent. Enfin, lorsque les élèves se sont familiarisés avec ces images, ils passent à l’écriture de chiffres et de symboles. Cet aspect n’est pas exclusif à la méthode de Singapour, mais cette dernière en fait un usage systématique.La verbalisation, troisième et ultime étape de cette méthode pédagogique, appelle les élèves à mettre des mots sur les notions qu’ils ont acquises en expliquant les étapes qu’ils ont suivies pour résoudre un problème. L’enseignant s’appuie sur de nombreux exemples pour aider les élèves à assimiler la notion et à l’appliquer à différentes situations.
La méthode de Singapour se distingue par un enseignement plus approfondi mais comportant moins de notions abordées en une année scolaire. Malgré son succès, cette pédagogie comporte de nombreuses particularités qui la rendent difficilement transposable en France. A Singapour, les enseignants bénéficient notamment d’une formation continue de cent heures par an qui prend en compte les résultats de recherches en éducation.
Les professeurs français reçoivent, eux, une formation continue obligatoire de dix-huit heures par an, et un plan national prévoit de consacrer neuf heures supplémentaires à l’enseignement des mathématiques. Bien loin tout de même du socle de formation singapourien. La formation des enseignants français fait partie des aspects critiqués par le rapport Villani en raison de sa durée réduite et de son contenu ne répondant pas aux besoins de la profession. Le rapport préconise donc d’adapter la méthode de Singapour au modèle français en gardant les aspects les plus efficaces de cette pédagogie alternative, comme la modélisation des problèmes mathématiques.
La pédagogie Montessori
Déjà en usage dans les écoles du même nom, la méthode Montessori est une pédagogie active développée au début du XXe siècle, qui s’appuie sur une plus grande autonomie donnée à l’enfant. A l’origine, elle ne concerne pas uniquement les mathématiques mais tout le champ d’apprentissage des élèves jusqu’au lycée. Dans les faits, cette pédagogie se rapproche de la méthode de Singapour, mais elle s’en distingue par l’importance accordée au développement de l’enfant. Trois aspects la différencient de l’enseignement classique appliqué dans la majorité des écoles françaises.
Les élèves sont plongés dans un « environnement préparé » pour encourager leur autonomie. Ils y ont accès à un ensemble d’objets habituellement absents des salles de classe, comme des barres de bois ou des chiffres imprimés, lors de l’enseignement des mathématiques. Cet environnement évolue en fonction des « périodes sensibles » de l’enfant, six phases distinctes prenant en compte les activités stimulant les élèves en fonction de leur âge.Dans l’environnement Montessori, l’enfant est libre de choisir son activité et le temps qu’il souhaite y consacrer. Le matin et l’après-midi, deux heures et demie à trois heures sont consacrées aux activités en autonomie.De la même manière que pour la méthode de Singapour, la représentation imagée et la manipulation tiennent une importance primordiale. Les élèves peuvent visualiser les problèmes mathématiques à l’aide de représentations de boulier par exemple, avant de passer à l’assimilation abstraite des chiffres.
Le rapport Villani s’inspire de la pédagogie Montessori et préconise notamment de laisser une plus grande autonomie à l’enfant pour « redonner de l’intérêt et de l’attractivité à la discipline » et tenter d’effacer le désamour pour les mathématiques chez les jeunes enfants. L’enjeu est de cultiver le plaisir dans cette matière, tout en portant un autre regard sur l’erreur. Un défi pour les auteurs, qui proposent d’inscrire les mathématiques comme une « priorité nationale ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili expulsé vers la Pologne

L’ex-président géorgien, d’abord allié du président ukrainien Porochenko avant d’en devenir l’un des plus farouches adversaires, avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h23
   





                        



   


Mikheïl Saakachvili a été expulsé vers la Pologne, lundi 12 février. « Cette personne se trouvait sur le territoire ukrainien illégalement, c’est pourquoi (…) elle a été renvoyée vers le pays depuis lequel elle était arrivée en violation de la loi ukrainienne », ont annoncé dans un communiqué les gardes-frontières. Le parti de l’ex-président géorgien avait auparavant annoncé son arrestation dans un restaurant du centre-ville de Kiev par des hommes en uniforme sans signe distinctif.
M. Saakachvili (2004-2013) avait été nommé gouverneur de la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, en mai 2015 par le président Petro Porochenko, qui lui avait accordé dans le même temps la nationalité ukrainienne. Il faisait partie des quelques politiciens et techniciens étrangers nommés à des postes importants à la suite de la fuite, sous la pression de la rue, début 2014, du président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch.
Mais M. Saakachvili a démissionné dix-huit mois plus tard, accusant l’actuel président ukrainien de corruption et d’entrave aux réformes. Il a été déchu à l’été 2017 de sa nationalité ukrainienne.

        Lire l’entretien avec le ministre des finances ukrainien :
         

          « En Ukraine, le système résiste parce qu’il se sent menacé »



Rentré en force en Pologne en septembre
Le 10 septembre, M. Saakachvili avait pénétré de force en Ukraine à partir du territoire polonais, débordant les gardes-frontières avec le soutien de plusieurs centaines de ses partisans. Il est accusé d’avoir voulu « prendre le pouvoir par la force » au cours de récentes manifestations qui, selon le parquet ukrainien, ont été financées par l’entourage de M. Ianoukovitch. Il est aussi soupçonné de liens avec une organisation criminelle, ce qu’il dément.

        Lire aussi :
         

                Ukraine : l’opposant Mikheïl Saakachvili libéré



La cour d’appel de Kiev avait ordonné, le 26 janvier, son assignation provisoire à « résidence nocturne », à Kiev de 22 heures à 7 heures du matin, lui interdisant de quitter la capitale ukrainienne sans autorisation du parquet ou d’un tribunal. Cette assignation avait expiré mais n’avait pas été renouvelée.
Début janvier, il a été condamné par contumace, à Tbilissi (Géorgie), à trois ans de prison pour abus de pouvoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Les fileyeurs connaissent depuis plusieurs années une baisse d’activité qui les met en péril.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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A Boulogne-sur-Mer, le désarroi des pêcheurs face aux chalutiers électriques néerlandais

Les fileyeurs connaissent depuis plusieurs années une baisse d’activité qui les met en péril.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h20
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



                                


                            

Il n’est pas tout à fait 7 heures, le quai Gambetta est plongé dans l’obscurité et seule une poignée de fileyeurs, ces bateaux de pêche posant des filets, sont amarrés au ponton. A Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le premier port de pêche français, un jour glacial se lève doucement en ce début de février. Les premiers pêcheurs rentrent au port.
Le Brise-Lame, un fileyeur d’une quinzaine de mètres, souffle une fumée de gazole blanche. Le moteur tourne encore, les caisses de poissons sont débarquées sur le quai. Le fruit de la pêche du jour est maigre : 60 kg de soles.

Mines fatiguées, une cigarette au bout des lèvres, deux matelots, Sébastien Feutry et Tony Magnier, finissent de nettoyer les dernières caisses qui s’entassent sur le pont du navire. « Ça fait trois ans que l’on voit une diminution », lâche, amer, Sébastien. Le matelot a le visage rond et les mains épaisses. Il a commencé à 14 ans. Aujourd’hui, il en a 41, dont cinq à bord du Brise-Lame.
Partir dans l’après-midi, poser et remonter les filets, revenir au petit matin, le quotidien d’un fileyeur. Mais depuis quelque temps, la routine s’est durcie. « Ces dernières années, le chiffre d’affaires de l’entreprise a été divisé par deux, assure de son côté Tony. Y a plus de soles, les morues ont disparu aussi. Apparemment, le poisson ne passe plus par chez nous. »

Les constatations sont tristement banales, et les fileyeurs de Boulogne ont un coupable tout trouvé : les chalutiers électriques néerlandais. Cette pêche consiste à laisser traîner sur le fond de la mer un chalut équipé de câbles électriques permettant de capturer plus facilement les poissons plats.
Cette pratique est autorisée depuis 2007 à titre expérimental en mer du Nord par l’Union européenne. Interdite en France, elle pourrait être bientôt totalement prohibée au sein de l’Union, le Parlement européen s’étant prononcé en majorité contre lors d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Celui qui était aussi parolier du groupe Grateful Dead et rancher dans le Wyoming est l’auteur de la mythique « Déclaration d’indépendance du cyberespace »
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

John Perry Barlow, pionnier de la liberté d’Internet, est mort

Celui qui était aussi parolier du groupe Grateful Dead et rancher dans le Wyoming est l’auteur de la mythique « Déclaration d’indépendance du cyberespace »



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h04
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


John Perry Barlow, poète, rancher, auteur de chansons pour le groupe de rock Grateful Dead et cofondateur de l’Electronic Frontier Foundation, l’association de défense de la liberté d’expression sur Internet, est mort mercredi 7 février à l’âge de 70 ans à son domicile de San Francisco, en Californie. Il faisait partie de la première génération d’idéalistes de l’Internet, un monde qu’il voyait libre, gratuit et sans frontières.
John Perry Barlow était né le 3 octobre 1947 dans le comté de Sublette, dans l’Etat du Wyoming. Son père, Norman Barlow, était éleveur de bétail dans le ranch où sa famille s’était installée en 1907. Républicain, il était aussi membre du Sénat de l’Etat, et mormon de stricte obédience. Jusqu’en 6e, son fils n’a pas le droit de regarder la télévision.
Un essai visionnaire
John Perry Barlow s’est toujours distingué par son esprit libertaire. A l’âge de 15 ans, son indiscipline lui vaut d’être envoyé dans un internat privé dans le Colorado, un Etat de l’Ouest. Il y rencontre une autre forte tête, Bob Weir, un dyslexique avec qui il se noue d’amitié. Lorsque Bob Weir est expulsé de l’établissement, John Perry Barlow quitte l’école lui aussi.
On les retrouve à San Francisco, le haut lieu de la contestation de la jeunesse à la fin des années 1960. Ils logent au 710 Ashbury Street, la maison de Jerry Garcia, le chanteur vedette du groupe Grateful Dead. Bob Weir joue de la guitare. Il convainc John Perry Barlow, qui, entre-temps, s’est inscrit en religions comparées à l’université Wesleyenne, dans le Connecticut, de lui écrire des chansons. Puisant dans ses racines country, celui-ci signe quelques grands titres comme Cassidy. Et il présente au groupe Timothy Leary, le psychologue qui fait du prosélytisme pour le LSD.

En 1972, alors que son père est victime d’une attaque cardiaque, le parolier diplômé de théologie change d’orientation. Il reprend le ranch familial du Wyoming, dont il s’occupera pendant dix-sept ans, tout en continuant à écrire pour le « Dead ». Le groupe est à l’avant-garde des pionniers de l’Internet : il encourage les fans à faire des enregistrements pirates dans les concerts et à les diffuser. Les membres communiquent par un bulletin électronique, appelé The Well, l’émanation du Whole Earth Catalogue, publication phare de la contre-culture de l’époque. Tout naturellement, John Perry Barlow se familiarise avec le numérique.
En 1990, John Perry Barlow fonde l’Electronic Frontier Foundation avec deux amis rencontrés par l’intermédiaire du Well : Mitch Kapor, aujourd’hui un mécène de la liberté de la presse, et John Gilmore, de Sun Microsystems. A l’époque, il s’agit de protéger l’Internet des convoitises des gouvernements, pas encore de défendre les usagers contre les géants des technologies. Quatre ans plus tard, John Perry Barlow signe dans le magazine Wired un essai visionnaire sur « l’économie des idées ». Il y fait l’apologie du tout gratuit : « La meilleure manière d’augmenter la demande pour votre produit, écrit-il, c’est de le faire circuler gratuitement. »
« Je viens du cyberespace, la nouvelle résidence de l’esprit »
Sur le plan politique, John Perry Barlow sera longtemps aligné sur les républicains. Il a soutenu Dick Cheney, un voisin du Wyoming, avant de prendre ses distances lorsque celui-ci est devenu le tout-puissant vice-président de George W. Bush. En 1996, ulcéré par l’intention de Bill Clinton de faire passer une loi sur la « décence dans les communications », il rédige, à Davos, en Suisse, une « Déclaration d’indépendance du cyberespace », dont le lyrisme en a fait l’un des textes fondateurs de l’Internet, toujours cité aujourd’hui, même si le techno-utopisme a nettement régressé. Il s’y adresse aux gouvernements. « Je viens du cyberespace, la nouvelle résidence de l’esprit (…) Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez pas de souveraineté là où nous nous rassemblons. »
Après cette déclaration de guerre contre la censure, John Perry Barlow devient un missionnaire du mouvement « cyberlibertarien », allant de débats en conférences. En 2013, il contribue au lancement de la fondation Freedom of the Press. Pour lui, Edward Snowden, l’informaticien qui a fait « tomber » le masque de la NSA, l’agence américaine d’espionnage, est un « héros ». En 2015, son cœur s’arrête de battre pendant huit minutes. John Perry Barlow survit à l’accident mais en sort diminué sur le plan physique. Avec lui disparaît l’une des principales figures de la génération qui a fait la passerelle entre la contre-culture des années 1960 et la Silicon Valley.

John Perry Barlow en cinq dates
3 octobre 1947 Naissance (comté de Sublette, Wyoming)
1990 Crée l’Electronic Frontier Foundation
1996 Rédige une « déclaration d’indépendance du cyberespace »
2013 Participe au lancement de la fondation Freedom of the press
7 février 2018 Mort à San Francisco





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doute de l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de la déclaration de fin de mandat établie fin 2016 de l’élu réunionnais.
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La justice saisie de la déclaration de patrimoine du député Thierry Robert

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique doute de l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de la déclaration de fin de mandat établie fin 2016 de l’élu réunionnais.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h16
   





                        



   


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a saisi la justice de la déclaration de patrimoine de fin de mandat du député de la Réunion Thierry Robert (MoDem). Dans un communiqué publié sur son site, lundi 12 février, la HATVP déclare avoir « jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ».
Cette autorité indépendante estime, « après instruction du dossier et recueil de ses observations », qu’il y a « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de cette déclaration » de fin de mandat établie fin 2016 « du fait de l’omission d’une partie substantielle du patrimoine » de l’élu réunionnais. Le parquet peut décider d’ouvrir une enquête judiciaire, comme il l’a fait pour d’autres cas, notamment de parlementaires signalés par la HATVP.
Le député réunionnais a été rappelé à l’ordre en novembre 2017 par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy (La République en marche) pour l’utilisation de son statut de député dans le cadre d’activités privées. Il s’était conformé aux recommandations de la déontologue, en retirant la publicité d’une de ses sociétés immobilières sur son compte Facebook où il s’affiche député.
Enquête en 2015
Thierry Robert, 40 ans, fait déjà l’objet d’une enquête ouverte par le parquet de Paris début juillet 2015, après un signalement de la HATVP sur une possible sous-évaluation de son patrimoine. L’élu, chef d’entreprise et industriel de profession, avait alors dénoncé des « erreurs d’appréciation » et « une dénonciation calomnieuse ».

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                La justice va se pencher sur les déclarations de patrimoine de deux députés



Lors de la précédente législature, la HATVP avait aussi alerté l’Assemblée nationale et la chancellerie sur la situation de M. Robert, dont les fonctions dans plusieurs sociétés immobilières auraient pu être incompatibles avec son mandat.
Le Conseil constitutionnel, saisi, avait décidé fin janvier 2016 que ce député pouvait continuer d’exercer en parallèle ses fonctions dans ces sociétés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.
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Seize mesures pour combattre le travail illégal

Le gouvernement a présenté, lundi, un nouvel arsenal répressif qui renforce les pouvoirs des préfets alors que le travail détaché a très fortement progressé en 2017.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 12h31
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Le gouvernement s’apprête à durcir les textes qui répriment le travail illégal. Lundi 12 février, seize mesures allant dans ce sens devaient être dévoilées par Muriel Pénicaud, la ministre du travail, afin de combattre un fléau synonyme de violation des droits du salarié, de concurrence déloyale entre les entreprises et de pertes de recettes pour la Sécurité sociale. Plusieurs de ces annonces ciblent les fraudes commises dans le cadre du détachement, une procédure qui permet aux employeurs établis dans un pays donné d’envoyer temporairement du personnel à l’étranger pour une prestation de services.
Le fait que cette orientation soit mise en avant n’est pas tout à fait le fruit du hasard. Le nombre de salariés détachés dans l’Hexagone n’a jamais été aussi élevé : un peu plus de 516 000 en 2017, soit une hausse de 46 % en un an. Cette progression impressionnante doit toutefois être interprétée avec prudence car elle s’est produite au moment où a été mise en place une nouvelle base de données, plus performante que la précédente, puisqu’elle enregistre davantage de déclarations de détachement.
Mais il reste que le phénomène atteint une ampleur significative et qu’il s’est souvent accompagné de multiples pratiques irrégulières – par exemple, les heures de travail non déclarées. D’où les controverses récurrentes autour de cette forme d’emploi, accusée de favoriser le dumping social.
Le plafond des amendes relevé
Pour résoudre le problème, la France agit, depuis plusieurs années, sur deux fronts. Au sein de l’Union européenne, tout d’abord, elle milite, avec d’autres Etats membres, pour une révision de la directive de 1996 relative au détachement. La réécriture de ce texte est engagée, grâce au compromis que les Vingt-Huit ont trouvé à l’automne 2017 : il prévoit – entre autres – de réduire la durée pendant laquelle un salarié est envoyé à l’étranger et d’instituer le principe « à travail égal, rémunération égale ».

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En interne, ensuite, de nombreuses dispositions ont été prises durant le quinquennat de François Hollande, l’une des plus emblématiques consistant à instaurer une carte d’identité professionnelle dans le bâtiment pour faciliter les contrôles dans un secteur très touché par les fraudes au détachement. « Ces dispositifs apparaissent néanmoins de portée limitée », a jugé la Cour des comptes, dans son dernier rapport annuel remis le 7 février.
C’est dans ce contexte que l’exécutif entend durcir la législation, notamment en relevant de 2 000 à 3 000 euros le plafond des amendes administratives infligées aux patrons lorsqu’ils se sont exonérés de certaines formalités (envoi d’une déclaration préalable de détachement, désignation d’un représentant en France…).
En outre, les services de l’Etat pourront désormais suspendre l’activité d’un prestataire étranger, qui s’était vu infliger des amendes qu’il n’a pas payées. Même chose dans l’hypothèse où l’entreprise s’est prévalue des règles de la directive européenne de 1996 alors qu’elle n’en avait pas droit – par exemple parce qu’elle emploie du personnel de façon continue et stable sur notre territoire.
Etendre les prérogatives du préfet
Les mesures présentées lundi cherchent à traiter plusieurs formes de travail illégal – la fraude au détachement n’en constituant qu’une parmi beaucoup d’autres, moins médiatisées. Ainsi, le gouvernement veut étendre les prérogatives du préfet. Ce dernier ne peut pas, à l’heure actuelle, fermer un établissement si l’infraction qui y a été commise est le fait d’un prestataire extérieur – par exemple une société d’intérim ou de gardiennage, coupable de divers manquements (absence de déclaration préalable à l’embauche, non-délivrance des bulletins de paye, dissimulation d’heures de travail pourtant effectuées…).
Il en va de même s’il s’agit d’une entreprise, présente dans des foires pour déployer une activité de commerce alimentaire.
« Le préfet est dépourvu de moyen d’action, il faut donc combler cette lacune », plaide-t-on au ministère du travail.
L’exécutif entend également manier l’arme du name and shame (« pointer du doigt et rendre honteux ») en rendant systématique la publication des condamnations pour travail illégal et fraude au détachement.
« Détection plus difficile »
Ce renforcement de l’arsenal législatif est annoncé alors même que les opérations de contrôle paraissent marquer le pas. En 2017, l’inspection du travail est intervenue 965 fois par mois en moyenne dans le cadre d’un plan de lutte contre la fraude au détachement, contre 1 330 en 2016, soit une baisse de 27 % – mais le nombre d’amendes administratives, lui, a plus que doublé.

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Par ailleurs, près de 6 840 procès-verbaux pour travail illégal ont été dressés en 2016 par les services compétents (gendarmerie, Urssaf, police, douane, inspection du travail…). Un niveau nettement inférieur au point haut relevé en 2011 (9 564 PV enregistrés).
Plusieurs facteurs ont pesé. Le ministère du travail invoque, dans un rapport réalisé fin 2015, le caractère « de plus en plus complexe des affaires traitées qui rend leur détection plus difficile et leur instruction plus longue ». La question des moyens humains a sans doute joué un rôle, également : baisse des effectifs dans les services déconcentrés du ministère du travail, absence temporaire d’agents qui ont dû se former pour passer de la catégorie B à la catégorie A de la fonction publique…
Enfin, l’action contre les dérives liées au détachement était suivie au plus haut niveau de l’Etat à la fin du mandat de M. Hollande – la ministre du travail de l’époque, Myriam El Khomri, demandant des comptes très régulièrement aux préfets et à ses « troupes » sur le terrain. Une animation qui s’est un petit peu relâchée, depuis, Mme Pénicaud étant absorbée par l’élaboration de plusieurs réformes sociales. Mais la problématique continue d’être présentée comme prioritaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La deuxième journée du Tournoi des six nations n’a fait que confirmer la première et, d’ores et déjà, nous voilà fixés : la France et l’Italie ne le remporteront pas.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’entreprise qui a été cofondée par le Français Julien Coulon a été rachetée par l’éditeur de logiciel Citrix.
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Cedexis, le « Waze de l’Internet », passe sous pavillon américain

L’entreprise qui a été cofondée par le Français Julien Coulon a été rachetée par l’éditeur de logiciel Citrix.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 17h39
    |

            Vincent Fagot








                        


L’américain Citrix, fournisseur de solutions de virtualisation et de services cloud, a annoncé lundi 12 février le rachat du franco-américain Cedexis. Créé conjointement en 2009 par Julien Coulon à Cachan (Val-de-Marne) et Marty Kagan à Portland (Oregon), Cedexis aime à se définir comme un aiguilleur de l’Internet, ou un « Waze du Net » en référence à cet outil de guidage par GPS. La société conçoit en effet des solutions permettant de diriger les données sur les voies les moins encombrées des autoroutes de l’information. « La seule différence c’est que nous, on prend le volant », plaisante Julien Coulon. Comme Waze, la solution s’appuie sur l’analyse des données des utilisateurs pour effectuer en temps réel une cartographie du réseau et en faire profiter la communauté.
L’objectif est de réduire au maximum le temps de latence pour l’utilisateur… sachant que ce temps en question peut avoir un impact très direct sur les résultats des clients de Cedexis. Ainsi sur un site de e-commerce, 100 millisecondes perdues feraient chuter les ventes de 1 %. Pour un site de presse, un chargement trop lent d’une vidéo fait fuir l’internaute – et les revenus publicitaires qui peuvent y être associés.
Au fil des années, Cedexis a réussi à se constituer un joli portefeuille de clients dont des sites américains comme Twitter, Facebook, Pinterest, Slack ou Airbnb. La société affirme ainsi analyser quotidiennement les données d’un milliard d’utilisateurs.

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Neuf bureaux à travers le monde
Depuis sa création, la société a réussi à lever 33 millions de dollars (27 millions d’euros), dont 22 lors de son dernier tour de table en janvier 2016. Cette injection d’argent frais lui avait permis de poursuivre son expansion à l’international. Cedexis compte aujourd’hui 9 bureaux à travers le monde, et a accéléré son développement ces derniers mois en Asie, aidée en cela par l’arrivée à son capital de Ginko Ventures, le fonds du taïwanais Foxconn Technology. Pas encore rentable à ce jour – en raison notamment du coût élevé de la location de 116 data centers dans le monde – , Cedexis assure avoir tous les leviers à disposition pour être rapidement à l’équilibre. Elle affiche aujourd’hui une croissance globale de ses revenus de 40 %.
Citrix, qui était déjà entré en 2013 au capital du franco-américain et avait formulé une première offre d’achat dès 2013, n’a pas souhaité communiquer le montant de l’opération mais on estime qu’il devrait se situer dans une fourchette comprise entre 70 et 120 millions d’euros. Les prochains résultats de l’éditeur de logiciel américain – qui a clôturé l’année 2017 avec un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) –, devrait permettre d’y voir plus clair.
Julien Coulon assure de son côté avoir reçu plusieurs autres offres et n’avoir pas choisi la mieux-disante, privilégiant celle qui offrait les meilleures garanties pour les équipes de Cedexis.
Ce rachat pose une nouvelle fois la question de la capacité des pépites tricolores à résister aux sirènes ou à l’appétit de multinationales étrangères
A titre personnel, le cofondateur quitte la société, dont il était devenu au fil des levées de fonds un actionnaire de plus en plus minoritaire. Il a décidé de reprendre des études (MBA HEC) et de faire profiter d’autres entrepreneurs de son expérience. Il est également entré au conseil d’administration de Recommerce, leader français du marché des téléphones reconditionnés.
Le rachat de Cedexis – qui figurait dans la liste 2017 de TechTour des 50 potentielles licornes européennes – pose une nouvelle fois la question de la capacité des pépites tricolores – ou d’origine française – à résister aux sirènes ou à l’appétit de multinationales étrangères, prêtes à faire de gros chèques pour récupérer des technologies imaginées en France.
Fin juin 2017, Zenly, une application qui permet de localiser ses amis en temps réel, avait été absorbée par Snap, la maison mère de Snapchat, pour plus de 200 millions d’euros. Début janvier, c’est la plate-forme de création de bots Recast. AI qui était à son tour croquée par l’éditeur de logiciels SAP (montant non communiqué). Chez Bpifrance, une réflexion est en cours pour offrir d’autres options aux entrepreneurs français qui feraient l’objet d’offres hostiles – ce qui n’est pas le cas de Cedexis. Son directeur général, Nicolas Dufourcq, a ainsi plaidé pour la création d’un fonds de 3 milliards d’euros vers lequel pourraient se tourner lesdites sociétés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le procès en appel de l’ex-ministre du Budget, condamné à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale et blanchiment en 2016, s’est ouvert lundi à Paris.
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L’affaire Cahuzac en 15 dates

Le procès en appel de l’ex-ministre du Budget, condamné à trois ans de prison ferme pour fraude fiscale et blanchiment en 2016, s’est ouvert lundi à Paris.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 18h31
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Pendant quelques heures, le titre de ce film qui met en scène un superhéros noir a été remplacé par « La Planète des singes : suprématie ».
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« Black Panther » : comment un faux titre raciste s’est invité sur Google

Pendant quelques heures, le titre de ce film qui met en scène un superhéros noir a été remplacé par « La Planète des singes : suprématie ».



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 16h59
    |

            Morgane Tual








                        



   


Les internautes qui comptaient se rendre au cinéma le week-end des 10 et 11 février ont eu une mauvaise surprise. En cherchant le nom de certains cinémas dans Google, de mauvais titres de films sont parfois apparus sous des affiches, comme l’ont relevé des internautes sur les réseaux sociaux.
Le film américain Black Panther, qui met en scène un superhéros noir, a ainsi été renommé La Planète des singes : suprématie. Un autre film a, lui aussi, vu son titre modifié : Cinquante nuances plus claires est ainsi devenu Ça glisse au pays des merveilles.

Il y a comme un problème avec la recherche "Grand Rex" sur Google... #ShitstormIsComing https://t.co/B0kfwRvtVl— DocWan (@DocWan)


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Le film Black Panther a aussi fait l’objet, en parallèle, d’un autre détournement raciste, ont relevé plusieurs internautes. Sur le site Sens critique, qui permet aux internautes de partager leur avis sur des œuvres, le titre du film était accompagné, en plus petit, d’un deuxième titre en lieu et place du titre original qui s’affiche d’ordinaire : Les Dix Petits Nègres.
Google évoque un problème technique
Comment ces détournements racistes ont-ils pu apparaître sur ces plates-formes ? Plusieurs internautes ont demandé des comptes au site AlloCiné, vers lesquels les liens de Google renvoyaient. « Ce problème est totalement indépendant de notre volonté, a affirmé, samedi 10 janvier, le site sur Twitter. C’est la reprise du contenu d’AlloCiné par Google qui pose problème. Nos équipes travaillent actuellement sur le sujet pour en couper l’accès. »
AlloCiné a également assuré que, sur son site, les titres et affiches étaient corrects. « Google reprend le mauvais titre de façon aléatoire. » Ce qu’a confirmé Google sur Twitter, évoquant « une erreur », corrigée depuis. Celle-ci serait d’ordre technique, explique-t-on chez Google France, évoquant un problème d’association entre titres et affiches, qui se sont retrouvés mélangés.
L’entreprise note d’ailleurs, comme des internautes l’ont aussi remarqué, que le titre La Planète des singes : suprématie s’est également retrouvé sous d’autres affiches, comme celle de The Passenger. D’autres films ont aussi vu leur titre modifié comme Le Voyage de Ricky, devenu Power Rangers.
L’entreprise se défend donc de tout Google bombing. Cette pratique consiste à manipuler les résultats du moteur de recherche afin qu’un site apparaisse en premier sur une requête. Cela peut, par exemple, fonctionner si un nombre considérable de liens, associés à un mot-clé particulier, pointent vers le site en question. L’un des plus fameux avait associé en 2006 les mots-clés miserable failure (« misérable échec ») à une page sur le président américain d’alors, George W. Bush.
« Black Panther » visé par des suprémacistes blancs
Un certain nombre d’internautes ont craint ce week-end une attaque coordonnée contre le film Black Panther. D’autant que Google n’a pas été le seul concerné, puisque le site Senscritique.com affichait également un second titre problématique. Son cofondateur, Guillaume Boutin, a expliqué au Monde qu’il s’agissait d’un « acte malveillant » d’un membre du site, qui a modifié, dans la nuit de samedi à dimanche, un champ de la fiche du film pour le remplacer par Les Dix Petits Nègres. Le problème a été réglé dimanche matin, et le compte de l’auteur de cette modification suspendu, affirme M. Boutin.
La fiche Wikipédia française de Black Panther a, elle aussi, été vandalisée la même nuit : le titre québécois a été, là encore, remplacé par Les Dix Petits Nègres. La modification est restée en place une vingtaine de minutes avant d’être révoquée par un autre utilisateur de l’encyclopédie.
Aux Etats-Unis, le film Black Panther, adaptation du comics éponyme qui fut le premier à mettre en scène un superhéros noir, a déjà été la cible d’un groupe d’internautes liés à la mouvance nationaliste et suprémaciste. Celui-ci avait annoncé, sur Facebook, son intention de faire baisser la note du film sur Rotten Tomatoes, un site américain de référence sur le cinéma, en l’inondant de commentaires négatifs. Rotten Tomatoes avait répondu au Hollywood Reporter qu’il ne tolérerait pas ce type d’agissements. De son côté, Facebook avait désactivé le groupe en question.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Après dix-sept ans de bons et loyaux services, M. Schmidt abandonne toute fonction opérationnelle chez Google. Nommé en 2001 PDG de ce qui était alors une start-up, il en a fait un groupe, en laissant la bride sur le cou à ses deux cofondateurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Eric Schmidt, l’homme qui a fait grandir Google

Après dix-sept ans de bons et loyaux services, M. Schmidt abandonne toute fonction opérationnelle chez Google. Nommé en 2001 PDG de ce qui était alors une start-up, il en a fait un groupe, en laissant la bride sur le cou à ses deux cofondateurs.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h26
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Chez Google, il était « l’adulte dans la pièce », chargé d’encadrer et de superviser les deux cofondateurs. A 62 ans, et après dix-sept ans à la direction du géant du Web, Eric Schmidt a abandonné, fin janvier, tout rôle opérationnel. « Le temps est venu », se contente-t-il d’expliquer dans son message d’adieu, précisant qu’il souhaite se consacrer à d’autres projets, notamment philanthropiques.

Recruté comme PDG en 2001, M. Schmidt a occupé cette fonction pendant une décennie. Depuis 2011, il n’avait conservé que le poste de président exécutif du conseil d’administration de Google. Puis d’Alphabet, la société chapeau regroupant depuis 2015 le moteur de recherche et ses filiales. « Il a participé à la création d’un mastodonte valorisé 750 milliards de dollars [610 milliards d’euros] en Bourse et dont le poids est si important que les régulateurs pensent qu’il doit être limité », souligne Steven Levy, journaliste chez Wired et auteur du livre In The Plex : How Google Thinks, Works, and Shapes Our Lives (Simon & Schuster, 2011, non traduit).
En 2001, Google n’est en effet qu’une jeune start-up prometteuse fondée trois ans plus tôt par Larry Page et Sergey Brin, alors étudiants à l’université de Stanford. La bulle Internet vient juste d’éclater, entraînant avec elle de nombreuses dot-com (entreprises .com). La star de l’époque s’appelle encore Yahoo! Google, qui emploie environ 200 personnes, vient tout juste de concevoir AdWords, le système d’enchères de mots-clés qui fera par la suite sa fortune. Son chiffre d’affaires ne se compte ainsi qu’en dizaines de millions de dollars.
Une autre génération de dirigeants de la Silicon Valley
Deux ans plus tôt, MM. Page et Brin avaient promis à l’un de leurs investisseurs de recruter un patron expérimenté pour permettre à Google de franchir un palier. Longtemps, les deux jeunes hommes sont pourtant réticents. Sous la pression, ils acceptent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté la demande déposée par des avocats de toute la France de faire démonter ces « cages » au nom de la présomption d’innocence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Box vitrés dans les tribunaux : la demande des avocats déclarée irrecevable

Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté la demande déposée par des avocats de toute la France de faire démonter ces « cages » au nom de la présomption d’innocence.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h49
   





                        



Ils veulent faire démonter les box vitrés, de plus en plus nombreux dans les tribunaux, au nom de la présomption d’innocence : la demande déposée par des avocats de toute la France a été déclarée irrecevable, lundi 12 février, par le tribunal de grande instance de Paris.
Le Syndicat des avocats de France (SAF) avait assigné pour « faute lourde » la ministre de la justice et l’agent judiciaire de l’Etat, une demande à laquelle se sont joints les principales organisations et syndicats de la profession, ainsi qu’une vingtaine de barreaux à travers la France.
Venus de Toulouse, Strasbourg, Nanterre ou Paris, des avocats, dont le pénaliste Henri Leclerc, s’étaient relayés pendant quatre heures le 15 janvier devant la première chambre civile pour dénoncer une atteinte à la présomption d’innocence, aux droits de la défense et à la dignité humaine. En retour, l’avocat de la chancellerie avait avancé que le tribunal était incompétent, arguant que seule la justice administrative, et donc le tribunal administratif, pouvait trancher ce litige.

        Lire :
         

          Les box vitrés des tribunaux en procès à Paris



Dans sa décision lundi, le tribunal n’a pas suivi ces arguments et s’est déclaré compétent. En revanche, il a déclaré les demandes des avocats irrecevables, estimant que seuls les « usagers du service public de la justice » pouvaient le cas échéant faire condamner l’Etat pour « faute lourde ». Les avocats, en tant qu’« auxiliaires de justice », ne peuvent donc faire une telle demande, dit en substance le tribunal.
Les avocats contactés par l’Agence France-Presse se sont dits « surpris » par le jugement. « Le tribunal dit bien que ce qui est en toile de fond, c’est la dignité, la présomption d’innocence, mais surtout l’exercice des droits de la défense : s’il y a quelqu’un de recevable, c’est directement les avocats ! », a ainsi estimé le vice-bâtonnier de Paris, Basile Ader, qui a déclaré que le barreau avait décidé de faire appel.
Généralisation de ces dispositifs
Depuis plusieurs décennies, des box plus ou moins vitrés ont été installés dans des juridictions françaises. Mais un arrêté datant d’août 2016 a acté une généralisation de ces dispositifs, dans le but déclaré d’éviter évasions et violences lors des audiences. Selon les propres chiffres du ministère de la justice, il y n’a eu pourtant, en 2016, que 88 incidents d’audience pour 700 000 procès, chiffre qui inclue les incidents extérieurs à la salle d’audience.
Ainsi, une vingtaine de box ont notamment été construits depuis l’été 2017 en région parisienne : des cubes vitrés, au plafond grillagé, sans porte donnant sur la salle mais comportant des fentes et des micros pour permettre au justiciable d’être entendu.
Depuis l’automne, des avocats et magistrats ont exprimé leur opposition à ces constructions, poussant la garde des sceaux, le 22 décembre, à geler l’installation de nouveaux box et à demander un état des lieux des équipements déjà installés.
En dehors du TGI de Paris, d’autres procédures sont en cours à Versailles, Nanterre et auprès du Conseil d’État. Le défenseur des droits et la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté ont aussi été saisis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La classe africaine (21). Pour le chercheur Maxime Compaoré, les langues nationales et la culture ne sont pas suffisamment pris en compte pour aider à apprendre.
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Entretien

Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »

La classe africaine (21). Pour le chercheur Maxime Compaoré, les langues nationales et la culture ne sont pas suffisamment pris en compte pour aider à apprendre.

Propos recueillis par                Rodrigue Arnaud Tagnan (contributeur Le Monde Afrique, Ouagadougou)



LE MONDE
              datetime="2018-02-12T09:01:08+01:00"

        Le 12.02.2018 à 09h01

     •
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        Mis à jour le 12.02.2018 à 09h10






    
Classe de CP1 du village de Békouré, au Burkina Faso.
Crédits : Sophie Garcia/hanslucas.com


Maître de recherches au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), le professeur Maxime Compaoré dirige l’Atelier de recherche sur l’éducation au Burkina Faso (AREB). Il porte un regard critique sur la qualité de l’offre éducative au « pays des hommes intègres ».

        Découvrez notre série
         

          La classe africaine



L’AREB vient de publier un ouvrage collectif sur l’évolution du système éducatif burkinabé de 1960 à nos jours. Que peut-on en retenir ?
Maxime Compaoré Cette évolution peut être appréciée sous divers angles. Si l’on considère le taux brut de scolarisation, le bilan est positif. Alors qu’au début des indépendances, on tournait autour de 6 %, les derniers chiffres du ministère de l’éducation nationale, qui datent de 2016, parlent de 86 %. Ce fort taux de scolarisation est à mettre au compte du Plan décennal de l’éducation de base [adopté en 2000 sous le régime de Blaise Compaoré].
Cependant, ces chiffres révèlent aussi des disparités entre les zones urbaines, où l’on frôle les 100 %, et certaines zones rurales, qui peinent à dépasser les 50 %. Le second constat, c’est que cette évolution a été tributaire des différents régimes qui se sont succédé et des programmes de développement des bailleurs de fonds.

    

Crédits : Infographie "Le Monde"


En un demi-siècle, l’école burkinabée a-t-elle évolué ?
Elle garde sa coloration néocoloniale. On y retrouve les concepts pédagogiques occidentaux, centrés sur l’appropriation personnelle des connaissances par l’enfant. Des efforts ont été faits pour adapter cette école aux besoins réels des populations, mais sans succès. Les savoirs locaux sont généralement ignorés dans les écoles classiques. A partir de 1979, des réformes ont été conçues et expérimentées dans ce sens. Malheureusement, aucune n’a abouti.

        Episode 19
         

          Dans la classe de Maxime Sou, le super-prof du Burkina Faso



Pourquoi ?
A chaque changement de régime, les réformes lancées par les prédécesseurs ont été remises en cause. En 1976 [sous la présidence du général Lamizana], l’Etat avait conclu que l’école « est improductive et culturellement aliénante parce qu’elle enseigne des valeurs étrangères dans une langue étrangère ». Une réforme avait été mise en place trois ans plus tard pour démocratiser l’école et favoriser le développement d’une culture authentique en généralisant l’utilisation des langues nationales comme langues d’enseignement. Elle a été interrompue en 1984 par le régime révolutionnaire de Thomas Sankara, pour des raisons idéologiques.
En outre, l’opinion publique a souvent été hostile à certaines grandes orientations qui n’avaient pas été bien comprises. Les milieux intellectuels s’étaient ainsi opposés à l’utilisation des langues locales, considérant qu’il s’agissait d’une école au rabais. Sous la révolution de Thomas Sankara, la même difficulté s’était posée avec la réforme sur la ruralité de l’école.



En quoi l’utilisation des langues et des savoirs locaux est-elle importante dans l’éducation ?
Les langues locales permettent de sauvegarder l’identité culturelle de l’enfant et favorisent son développement psychomoteur, affectif et cognitif. En clair, elles facilitent l’acquisition du savoir. Pour les savoirs locaux, il faut arriver à les circonscrire et à définir de façon consensuelle quel rôle leur octroyer. On peut par exemple vulgariser l’usage du conte communautaire dans l’apprentissage. Si l’on consent que nous sommes une population essentiellement agricole, une école qui ne prend pas en compte cette dimension n’est pas conforme aux attentes de la population. Nous devons accepter de puiser dans le milieu local ce qui peut faciliter certaines acquisitions.

        Episode 20
         

          Au Burkina, apprendre à lire sous une paillote, sans murs ni électricité



Depuis les années 2000, l’alphabétisation de masse a été privilégiée au détriment d’un enseignement de qualité. Comment rendre le système plus performant ?
La massification ne favorise pas l’atteinte des résultats escomptés, car les taux d’achèvement sont bas au fur et à mesure que l’on remonte les cycles d’étude. Les enseignants dénoncent la lourdeur des programmes et l’inadaptation des manuels scolaires. Cependant, quelques initiatives ont été entreprises pour corriger ces faiblesses, comme la pédagogie des grands groupes, qui consiste à faire passer progressivement les élèves de l’apprentissage individuel à l’apprentissage collaboratif, pour travailler en interaction avec leurs camarades.
Pour être qualitative, l’offre scolaire doit accorder une attention particulière à la formation des enseignants. On doit mettre l’accent sur la pratique et revoir à la hausse le niveau de recrutement des enseignants du primaire : passer par exemple du brevet d’études au baccalauréat. Cela entraînera une revalorisation du statut des enseignants, ce qui permettra d’attirer davantage ceux qui ont la vocation.



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Sommaire de notre série La classe africaine

        Episode 22
         

          Au Bénin, la scolarisation des filles reste un combat



        Episode 21
         

          Au Burkina, « l’école garde sa coloration néocoloniale, les savoirs locaux sont ignorés »



        Episode 20
         

          Au Burkina, apprendre à lire sous une paillote, sans murs ni électricité



        Episode 19
         

          Dans la classe de Maxime Sou, le super-prof du Burkina Faso



        Episode 18
         

          Lacina, 30 ans, sept ans à l’université de Ouagadougou et toujours aucun diplôme



        Episode 17
         

          Au Burkina, Maxime Sou, l’enseignant qui a 100 élèves par classe et 100 % de réussite aux examens



        Episode 16
         

          Les filles, éternelles oubliées de l’éducation au Niger



        Episode 15
         

          Au Niger, la formation agricole comme alternative à l’école



        Episode 14
         

          Face à la déscolarisation, le Niger mise sur l’enseignement en langues locales



        Episode 13
         

          Au Nigeria, les écoles coraniques se mettent aux maths et à l’anglais



        Episode 12
         

          A l’université panafricaine de Yaoundé, on rêve de changer le continent



        Episode 11
         

          Au Cameroun, « je mène une véritable bataille pour payer la scolarité de mes enfants »



        Episode 10
         

          L’Université de Juba, une école de la survie au Soudan du Sud



        Episode 9
         

          Au Soudan du Sud, « plutôt que de se battre, il faut tout faire pour continuer notre éducation »



        Episode 8
         

          En Ouganda, l’école secondaire universelle en examen



        Episode 7
         

          En Ouganda, « c’est un très gros atout de pouvoir s’exprimer en mandarin » pour travailler



        Episode 6
         

          A l’école des « codeurs » kényans



        Episode 5
         

          Des universités kényanes prestigieuses mais déconnectées du marché de l’emploi



        Episode 4
         

          Le pari financier raté des écoles Bridge en Afrique



        Episode 3
         

          Au Kenya et en Ouganda, les écoles bon marché Bridge dans la tourmente



        Episode 2
         

          L’Ethiopie mise sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour s’industrialiser



        Premier épisode
         

          Enseignement supérieur : en Ethiopie, la quantité prime sur la qualité



        Présentation de notre série
         

          La classe africaine


De l’Ethiopie au Sénégal, douze pays ont été parcourus pour raconter les progrès et les besoins de l’éducation sur le continent.



























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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Lorsqu’il s’agit de reconnaître le genre d’un homme blanc, des logiciels affichent un taux de réussite de 99 %. La tâche se complique lorsque la peau d’une personne est plus foncée, ou s’il s’agit d’une femme.
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Une étude démontre les biais de la reconnaissance faciale, plus efficace sur les hommes blancs

Lorsqu’il s’agit de reconnaître le genre d’un homme blanc, des logiciels affichent un taux de réussite de 99 %. La tâche se complique lorsque la peau d’une personne est plus foncée, ou s’il s’agit d’une femme.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 14h52
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


Les logiciels de reconnaissance faciale sont efficaces pour déterminer le genre d’une personne… à condition d’être un homme et d’avoir la peau blanche, à en croire une étude publiée jeudi 8 février sur le site du MIT Media Lab.
A l’origine de cette étude, la chercheuse Joy Buolamwini du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). Fondatrice de l’Algorithmic Justice League, un collectif qui dénonce les biais des algorithmes, elle avait donné une conférence TED (Technology, Entertainment and Design) en mars dernier. Elle y expliquait que les logiciels de reconnaissance faciale identifiaient beaucoup plus facilement ses amis blancs que son propre visage de femme noire.
A l’époque, Joy Buolamwini croyait que le problème allait rapidement être résolu. Quelques années plus tard, elle démontre pourtant que les logiciels sont toujours moins efficaces avec les peaux foncées, mais aussi avec les femmes.
C’est en confrontant les logiciels de trois entreprises (IBM, Microsoft et Face ++) à 1 270 portraits officiels de personnalités politiques que la chercheuse a confirmé ce biais. Dans sa sélection de clichés, elle avait inclus les visages de Rwandais, Sénégalais, de Sud-Africains, de Finlandais, d’Islandais et de Suédois. Elle a mis au défi ces programmes d’intelligence artificielle de déterminer leur genre. Les résultats se sont révélés globalement satisfaisants : 93,7 % de taux de réussite pour Microsoft, 90 % pour Face ++, et 87,9 % pour IBM. Mais derrière ce chiffre, note la chercheuse, se cachent des disparités « notables ».

Des résultats variables selon la couleur de peau
Ainsi, les trois entreprises ont affiché de meilleurs résultats avec les sujets masculins qu’avec les sujets féminins. Face ++, par exemple, a vu juste pour 99,3 % des hommes, mais seulement 78,7 % des femmes.
Les résultats varient également selon la couleur de peau. Pour les personnes à peau claire, le genre trouvé par l’intelligence artificielle est le bon dans au moins 95 % des cas. Pour celles à peau foncée, ce taux est bien moins élevé. Il atteint 77,6 % avec le logiciel développé par IBM.
L’étude révèle que 93,6 % des erreurs faites par Microsoft concernaient ses sujets à la peau foncée, et 95,9 % de celles de Face ++ concernaient des femmes.
Selon Joy Buolamwini, cela s’expliquerait par les bases de données d’images sur lesquelles s’appuient les entreprises pour « entraîner » leurs programmes d’intelligence artificielle. « Les hommes à la peau claire y sont surreprésentés, et aussi les personnes à la peau claire de manière générale », regrette-t-elle.
Un problème pris « très au sérieux »
L’aspect discriminant des logiciels de reconnaissance faciale avait déjà été dénoncé par le passé. En 2015 par exemple, Google avait dû présenter ses excuses après que l’une de ses applications, Google Photos, a confondu des personnes noires avec des gorilles.
En réaction à cette nouvelle étude, Microsoft a publié un communiqué, dans lequel elle assure prendre le problème « très au sérieux ». « Nous avons déjà franchi quelques étapes pour améliorer la fiabilité de notre technologie […] et nous continuons à investir dans la recherche pour identifier, comprendre et supprimer les biais. »
IBM s’est dit également « engagé à proposer des services qui soient non biaisés […] et transparents ». L’entreprise a affirmé travailler sur plusieurs projets, comme l’élargissement de sa base de données. « Nous sommes en train d’en créer [une] avec un million de portraits », a expliqué IBM, qui dit trouver ces clichés sur la plate-forme FlickR. « Nous avons l’intention de rendre nos données publiques », promet l’entreprise. De son côté, Face ++ n’a pas encore réagi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’actrice a découvert les dispositions testamentaires de son père, qui confieraient « l’ensemble de son patrimoine et de ses droits d’artiste » à sa seule épouse Laeticia.
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Johnny Hallyday : Laura Smet et David Hallyday veulent contester son testament devant la justice

L’actrice a découvert les dispositions testamentaires de son père, qui confieraient « l’ensemble de son patrimoine et de ses droits d’artiste » à sa seule épouse Laeticia.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 15h30
   





                        



   


L’actrice Laura Smet et son demi-frère David Hallyday ont fait savoir, lundi 12 février, qu’ils contestaient le testament de leur père, Johnny Hallyday, qui laisse la totalité du patrimoine et des droits du rocker mort le 6 décembre 2017 à sa dernière épouse. Selon un communiqué des avocats de l’actrice, Emmanuel Ravanas, Pierre-Olivier Sur et Hervé Temime :
« Laura Smet a découvert avec stupéfaction et douleur le testament de son père Johnny Hallyday, aux termes duquel l’ensemble de son patrimoine et l’ensemble de ses droits d’artiste seraient exclusivement transmis à sa seule épouse Laeticia par l’effet de la loi californienne. »
« Ces dispositions contreviennent au droit français »
Selon les avocats, les dispositions testamentaires « contreviennent manifestement aux exigences du droit français ». Si le testament n’est pas contesté, Laura Smet n’aura rien, « ni bien matériel, ni prérogative sur son œuvre artistique, ni souvenir, pas une guitare, pas une moto et pas même la pochette signée de la chanson “Laura” qui lui est dédiée », précisent-ils.
Ce testament prévoit aussi qu’en cas de mort de Laeticia Hallyday, l’ensemble des biens et des droits du rocker, né Jean-Philippe Smet, seraient exclusivement transmis à ses deux filles Jade et Joy à parts égales. Pour les avocats, « ces dispositions extravagantes contreviennent manifestement aux exigences du droit français ».

        Lire nos explications :
         

          Quelles sont les règles de l’héritage en France ?



Laura Smet leur a demandé de défendre ses intérêts et de « mener toutes les actions de droit permettant la sauvegarde de l’œuvre de son père », conclut le communiqué. « Elle veut tout simplement que ses droits soient garantis. Ça s’appelle aussi des droits naturels », a dit Me Sur. « Le droit naturel est un droit au-dessus du droit. Quand on est un enfant, on a le droit de recevoir quelque chose de son père, et je ne parle pas que d’argent mais aussi de droits moraux. » Personne n’était dans l’immédiat joignable dans l’entourage de Laeticia Hallyday pour réagir à ces informations.
« Je t’entends, papa, et moi, j’ai choisi de me battre »
« J’ai appris, il y a quelques jours, que tu aurais rédigé un testament nous déshéritant totalement David et moi », écrit Laura Smet dans une lettre adressée post mortem à son père et que ses avocats ont transmis à l’Agence France-Presse. « Il y a encore quelques semaines, tu me disais à table : “Alors, quand est-ce que vous faites un enfant ?”. Mais que vais-je pouvoir lui transmettre de toi, toi que j’admire tant ? », poursuit-elle.
« Je t’entends, papa, et moi, j’ai choisi de me battre. J’aurais préféré que tout cela reste en famille, malheureusement, dans notre famille c’est comme ça... », ajoute Laura Smet, en concluant sa lettre sur ces mots : « Je suis si fière d’être ta fille. Je t’aime, papa. »
Johnny Hallyday est mort à 74 ans le 6 décembre 2017 des suites d’un cancer. Marié pendant vingt et un ans à Laeticia, il a eu quatre enfants : David, l’aîné qu’il a eu avec Sylvie Vartan, Laura Smet, née de son union avec Nathalie Baye, et Jade et Joy, adoptées pendant son dernier mariage.

La lettre de Laura #SMET adressée post mortem à son père Johnny #Hallyday (document #AFP) https://t.co/vgux0VUyLV— JFGuyot (@Jean-François Guyot)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Dans « Des intrus  en politique », plus d’une trentaine de responsables témoignent du climat qui prévaut au sein d’un univers encore très masculin.
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Mathilde Larrère et Aude Lorriaux : « Notre livre raconte deux siècles de sexisme en politique »

Dans « Des intrus  en politique », plus d’une trentaine de responsables témoignent du climat qui prévaut au sein d’un univers encore très masculin.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 11h45
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Historienne spécialiste des mouvements révolutionnaires, Mathilde Larrère est maîtresse de conférences à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, chroniqueuse sur les sites Arrêt sur images et Mediapart. Journaliste, Aude Lorriaux est spécialiste de l’étude des discriminations et du féminisme. Toutes deux viennent de publier Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances (Editions du Détour, 224 pages, 19,50 euros).

Quand et comment avez-vous mené votre enquête ? Les femmes politiques que vous avez interrogées ont-elles facilement accepté de témoigner ?
Mathilde Larrère. Nous avons commencé en novembre 2016. La plupart des entretiens ont eu lieu entre janvier et juillet 2017, pendant les campagnes présidentielle et législatives. Les principales difficultés auxquelles nous avons été confrontées étaient, de ce fait, des contraintes d’agenda. Il est important de souligner que toutes ces paroles ont été recueillies avant la vague #metoo. On a perçu chez nos interlocutrices à la fois un désir de s’exprimer et une retenue.
Aude Lorriaux. Nos parcours respectifs nous ont aidées. Les personnes que nous avons rencontrées se sont senties en confiance. Certaines responsables politiques ont certes refusé de nous répondre. On peut supposer, notamment s’agissant de femmes non blanches ou « racialisées » (celles qui sont réduites à une « race » par le regard d’autrui), qu’elles ne voulaient pas être « enfermées » dans cette identité. D’autres ont évoqué spontanément devant nous des cas d’agressions sexuelles, dont elles avaient été elles-mêmes victimes ou dont elles avaient eu connaissance, mais sans vouloir que nous rapportions ces faits. Peut-être qu’aujourd’hui elles auraient accepté de témoigner publiquement.
Vous soulignez dans votre ouvrage que les comportements sexistes qui y sont décrits sont ancrés de longue date dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le projet de réforme évoque notamment une hausse de la rémunération des apprentis, une aide au passage du permis de conduire et la possibilité de commencer un contrat en cours d’année.
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Réforme de l’apprentissage : ce qui va changer pour les jeunes

Le projet de réforme évoque notamment une hausse de la rémunération des apprentis, une aide au passage du permis de conduire et la possibilité de commencer un contrat en cours d’année.



Le Monde
 |    12.02.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
12.02.2018 à 17h20
   





                        



   


Le gouvernement a annoncé « vingt mesures concrètes pour transformer l’apprentissage en France », vendredi 9 février, dessinant les contours de la réforme de l’apprentissage souhaitée par l’exécutif. Elle sera précisée d’ici à la mi-avril, lorsque le projet de loi sur l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage sera présenté en conseil des ministres. Voici, parmi les différentes mesures envisagées, celles qui concerneront les apprentis eux-mêmes, avec, selon le gouvernement, un « nouveau statut, très attractif pour les jeunes ». La mise en application est attendue à la rentrée 2018 au plus tôt.

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                Apprentissage : les grands axes de la réforme



Hausse de la rémunération de 30 euros (net) par mois pour les apprentis âgés de 16 à 20 ans. « Par exemple, dit le document, un jeune de 18 ans préparant un bac professionnel en apprentissage gagnera 715 euros, au lieu de 685 euros aujourd’hui. »
Aide de 500 euros pour passer le permis de conduire accordée aux apprentis âgés d’au moins 18 ans. « En lien avec les régions, des partenariats seront recherchés avec les auto-écoles pour proposer des forfaits à prix réduits ».
Extension de l’âge limite à 30 ans : la possibilité d’être formé en contrat d’apprentissage sera « ouverte aux jeunes jusqu’à 30 ans, au lieu de 26 ans aujourd’hui » : « Les jeunes de plus de 26 ans seront payés au minimum au niveau du smic, comme pour le contrat de professionnalisation. »
Embauche rendue possible tout au long de l’année, « beaucoup moins contrainte par le rythme scolaire ». Aujourd’hui, c’est le cycle scolaire qui détermine la période d’embauche, cantonnée aux quatre derniers mois de l’année. « Demain, grâce au développement du contrôle continu en CAP, au développement des titres professionnels et à la prise en compte des acquis du jeune, les entreprises pourront embaucher des apprentis tout au long de l’année. »
Création de « prépas apprentissage » pour « tous les jeunes qui souhaitent s’orienter vers l’apprentissage, mais ne disposent pas des connaissances et des compétences requises ». Ces prépas seraient mises en place « en priorité » dans les CFA afin de « donner aux jeunes motivés par une formation en apprentissage les prérequis nécessaires, s’agissant notamment des savoirs de base et du savoir-être ».
Hausse du temps de travail des mineurs. Les apprentis âgés de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à quarante heures hebdomadaires « afin d’améliorer l’intégration de certains apprentis mineurs dans les secteurs où le travail se déroule habituellement sur un chantier, comme le bâtiment ou les travaux publics par exemple », dit le texte, alors que jusqu’à maintenant ce n’était possible que pour les majeurs. Les heures au-delà de trente-cinq heures seront payées en heures supplémentaires et les compensations seront négociées par accord de branche. Dans la boulangerie et la pâtisserie, la réglementation des horaires de travail « sera également assouplie afin de permettre aux jeunes de bénéficier d’une formation complète ».
Ruptures de contrats facilitées : « Au-delà de quarante-cinq jours en entreprise, la rupture du contrat d’apprentissage nécessite aujourd’hui un commun accord de l’employeur et de l’apprenti ou exige une procédure lourde et longue devant les prud’hommes », selon le gouvernement. Son projet entend mettre fin à cette deuxième option. Ainsi, le contrat d’apprentissage pourra-t-il toujours être rompu d’un commun accord, mais aussi pour « faute grave ou inaptitude », « en cas de force majeure ou d’exclusion définitive du CFA ». Dans ces cas, « des dispositifs de médiation préalable à la rupture » — qui remplaceront les prud’hommes — seront mis en place. D’autre part, « un nouveau droit à la rupture du contrat sera créé pour l’apprenti », lequel sera « encadré et conditionné à un entretien préalable obligatoire avec l’employeur, après intervention d’un médiateur ».
Année conservée en cas de rupture : les apprentis dont le contrat de travail est interrompu en cours d’année « ne perdront plus leur année », dit le texte. En cas d’interruption de leur contrat en cours d’année, les jeunes « auront le droit de prolonger pendant six mois leur formation au sein du CFA (sauf en cas d’exclusion du CFA), qui recevra un financement dédié à cet effet », précise le document.
Davantage d’apprentis en Erasmus. « Aujourd’hui, moins de 7 000 apprentis effectuent deux à trois semaines de formation dans un autre pays européen. Demain, la législation sera adaptée pour permettre à plus de 15 000 jeunes en apprentissage de suivre, chaque année, un semestre de formation en Europe, intégré à leur cursus. »



                            


                        

                        

