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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.
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La France prépare la fermeture de ses dernières centrales à charbon

Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
    |

Pierre-Oliver Rouaud







                        



                                


                            

En confirmant, mi-décembre 2017, sa décision de fermer les centrales à charbon françaises « avant la fin du quinquennat », Emmanuel Macron ne changera pas la face climatique du pays : le charbon ne pèse que 1,4 % du mix électrique français. Il se répartit sur quatre sites : Cordemais (Loire-Atlantique) et Le Havre (Seine-Maritime) pour EDF, Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour le groupe allemand Uniper. « C’est du pur opportunisme politique. A Gardanne, 600 emplois directs et indirects sont en jeu, quand l’impact de ces centrales est dérisoire en comparaison de celui des transports », tempête Nicolas Casoni, secrétaire général CGT d’Uniper Gardanne, radicalement opposé à la fermeture.
Uniper ne contestera pas le principe, pas plus qu’EDF, « qui se conformera évidemment aux directives de l’Etat » concernant l’avenir de ces centrales, assure Denis Florenty, directeur de la production thermique d’EDF, qui apporte « tout son concours » à la mission interministérielle en cours. Celle-ci doit préfigurer ce « Fessenheim bis » qui concerne un millier de salariés sous statut IEG (industries électriques et gazières) et laisse une belle ardoise à EDF, qui venait de dépenser plus de 450 millions d’euros de mise aux normes. Le réseau devra par ailleurs intégrer le retrait de ces sites, qui fournissent 3 GW, surtout utilisés en pointe.
Luc Poyer, ‎président du directoire d’‎Uniper France, se dit « en attente d’un dialogue avec l’Etat pour gérer les conséquences en termes d’activité et d’emplois ». Mais les opérateurs ont déjà en partie anticipé. A Gardanne, Uniper a reconverti, en 2016, une des deux tranches en centrale biomasse de 160 MW. Mais des associations écologistes, émettant des craintes pour la ressource en bois, ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’exploitation par le tribunal administratif de Marseille en juin 2017.
Un programme de R&D sur un « charbon vert »
Uniper, qui a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire ».
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Gérard Collomb favorable à un service national universel « obligatoire »

Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h24
   





                        



   


« Oui, bien sûr. » Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé, dimanche 11 février, sa volonté que le service national universel, promesse de campagne d’Emmanuel Macron dont la forme n’est pas encore définie, soit « obligatoire ».
Interrogé lors de l’émission « Questions politiques », le ministre a dit : « Ce n’est plus le service d’un an qu’on connaissait par le passé, c’est quelques semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social. »

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                Le service national universel ne « réinventera pas le service militaire »



Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré au micro de France Inter que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire, mais ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils y apprendront et aussi pour ce qu’ils pourront donner aux autres ».
A l’origine, la promesse lancée en mars 2017 par le candidat Macron était de rétablir un « service national obligatoire et universel », d’une durée d’un mois et pour l’ensemble d’une même classe d’âge, « soit environ 600 000 jeunes par an ».
« En indiquant “pas obligatoire”, la ministre a voulu dire “pas punitif” : elle n’a pas remis en cause sa vocation universelle, c’est-à-dire ayant vocation à concerner tous les jeunes », a précisé vendredi l’entourage de Florence Parly.
La faisabilité de ce projet suscite des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d’euros par an par Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d’accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.
Le chef de l’État a chargé fin janvier un groupe de travail d’entamer « des travaux de préfiguration et rendre ses conclusions en avril » sur l’instauration de ce service.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le ministre de l’intérieur est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité accuse certains préfets de ne pas compter certaines catégories de sans-abri.
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Louis Gallois dénonce une « volonté politique de minorer le nombre de SDF »

Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité accuse certains préfets de ne pas compter certaines catégories de sans-abri.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h19
   





                        


« Des propos insupportables. » Louis Gallois a exprimé, dimanche 11 février, sa colère dans le Journal du dimanche, après les polémiques politiques sur le nombre de sans-domicile-fixe à Paris. L’ancien président de la SNCF ou d’EADS est désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations de lutte contre la pauvreté et gère les centres d’hébergement.
Il déplore les déclarations du secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qui assurait le 30 janvier que seuls une cinquantaine de SDF dormaient dehors en Ile-de-France, appuyé par le député de Paris Sylvain Maillard, qui a ensuite expliqué que la majorité des SDF restaient à la rue « par choix ». Deux affirmations qui vont à l’encontre de la réalité.

        Vérification :
         

          Non, « l’immense majorité des SDF » ne choisit pas de « dormir dans la rue »



Un comptage bénévole le 15 février
Selon Louis Gallois, le SAMU social de Paris estime que « 2 000 à 3 000 » personnes sont durablement à la rue. Une opération de comptage va être réalisée par des bénévoles le 15 février pour mieux cerner le profil de ces sans-abri. La dernière enquête nationale, réalisée par l’Insee, remonte à 2012. On comptait alors 143 000 SDF en France.
Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité s’inquiète d’une « volonté politique de minorer le nombre de SDF » pour atteindre la promesse d’Emmanuel Macron que plus personne ne vive dans la rue fin 2017. M. Gallois affirme que certains préfets excluent de leur décompte les célibataires, les personnes vivant sous des tentes ou certains étrangers – il cite notamment le Rhône, où « le préfet a demandé de ne pas compter un campement d’Albanais ».

        Enquête :
         

          Le comptage des SDF organisé par la Ville de Paris gêne la préfecture



Ces polémiques sur le décompte des personnes à la rue occultent, selon M. Gallois, de réels efforts du gouvernement pour augmenter le nombre de places d’hébergement, « passés de 131 300 (places pérennes et temporaires) en janvier 2017 à 145 800 cet hiver, sans compter le plan grand froid et ses mille places. Soit une hausse de 11 %. » Il appelle, en revanche, à pérenniser les 13 800 places ouvertes durant la période hivernale, à développer les logements sociaux et à délivrer davantage de titres de séjour aux migrants en France depuis plus de deux ans, pour qu’ils puissent se loger et quitter les centres d’hébergement et les campements.
« La rue n’est pas une situation choisie »
Dimanche après-midi, Julien Denormandie a vivement réagi aux accusations de Louis Gallois durant l’émission Le grand jury sur RTL, en partenariat avec Le Figaro et LCI. « Je refuse ce que dit Louis Gallois, comme quoi le gouvernement chercherait à minimiser les chiffres. Je refuse totalement une telle accusation », a-t-il répété.
Justifiant le chiffre de cinquante personnes qu’il avait initialement avancé, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a assuré :
« Je parle du nombre de personnes qui appellent le SAMU social de Paris en fin de journée et à qui on dit (...) “nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement” (...), le chiffre correspond précisément à cela », mais « ce chiffre évidemment, évidemment, ne correspond pas au nombre de personnes qui dorment dans la rue. »
Il a également rejeté les propos tenus par le député Sylvain Maillard, affirmant qu’il n’était « absolument pas en phase avec cela ». « Être dans la rue ce n’est pas une situation choisie, c’est une situation subie, la rue ça tue », a-t-il déclaré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La Russie est incapable de transformer en avancée politique ses indiscutables succès, à cause de l’intransigeance du dictateur syrien, analyse le spécialiste du Moyen-Orient.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le chef de l’Etat veut « avancer touche par touche », et consulter les représentants de toutes les religions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Emmanuel Macron se lance dans la réforme de l’islam de France

Le chef de l’Etat veut « avancer touche par touche », et consulter les représentants de toutes les religions.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 02h18
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h18
   





                        



   


Le président de la République veut « poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France » au « premier semestre 2018 », assurant dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD), le 11 février, qu’il va « continuer à consulter beaucoup ». « Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c’est d’avancer touche par touche, a déclaré Emmanuel Macron à l’hebdomadaire. Je ne dévoilerai une proposition que quand le travail sera abouti. »

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                Pour un nouvel islam de France



« Je vois des intellectuels et des universitaires, comme Gilles Kepel, des représentants de toutes religions car je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, de l’histoire des catholiques et de celle des protestants », a détaillé M. Macron, citant « Youssef Seddik, comme d’autres intellectuels et toutes sortes d’acteurs, tels que l’Institut Montaigne, qui ont pris des initiatives sur cette question ».
Il estime qu’il y a un risque à « brandir des objets connotés » ou à « faire des raccourcis en plongeant tout le monde dans un même sac ». « Il y a une question qui est celle de l’organisation. Mais il y a une autre question, qui est celle du rapport entre l’islam et la République. »

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                Emmanuel Macron juge indispensable une « structuration de l’islam en France »



Réviser la loi de 1905
Dans l’article, la piste d’un « un nouveau concordat » est envisagée par certains, même si le chef de l’Etat n’y semble pas personnement favorable. La recherche d’une solution pour « retrouver ce qui est le cœur de la laîcité, la possiblité de pouvoir croire comme de ne pas croire » pourrait passer par une révision de la loi de 1905.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé que ces pistes de réflexion sont « insupportables, inadmissibles ». Invitée de l’émission « Le grand rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews », elle a suggéré d’imposer « l’arrêt total du financement étranger des mosquées ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans une tribune au « JDD », la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes regrette également une « médiatisation à l’extrême ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Hulot : Marlène Schiappa dénonce un article « irresponsable » d’« Ebdo »

Dans une tribune au « JDD », la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes regrette également une « médiatisation à l’extrême ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 00h49
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h33
   





                        


L’article du magazine Ebdo sur des accusations de violences sexuelles visant le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, est « irresponsable », a accusé la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche (JDD), le 11 février.
« Quand j’entends sur un plateau de télévision l’une des auteures dire solennellement qu’elle appelle les femmes victimes de viol, “par lui ou un autre”, à contacter la presse, je trouve cela abject », écrit Mme Schiappa dans les colonnes du JDD.
« Cet appel est irresponsable pour les hommes accusés, peut-être innocents mais condamnés a priori par des articles, et pire : c’est irresponsable pour les réelles victimes de viols [qui doivent ainsi] supporter la médiatisation à l’extrême, le déballage de leur vie intime dans les journaux. »

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La secrétaire d’Etat considère que « parler d’une agression sexuelle pour la première fois doit pouvoir se faire dans un cadre sécurisé, pour le bien de la victime, auprès de personnes formées ou empathiques qui n’ont aucun intérêt personnel à l’orienter vers tel ou tel point ». « De surcroît, comme je l’ai toujours dit, la justice se rend dans les tribunaux, pas dans les médias, ajoute-t-elle. Je ne sais pas quelle cause sert [le magazine Ebdo], mais ce n’est ni la crédibilité de la parole des femmes, ni la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. »
Rejet de toute instrumentalisation politique
La secrétaire d’Etat assure par ailleurs n’avoir pas été « contrainte au silence » ces derniers jours sur cette affaire, mais rappelle que le premier ministre, Edouard Philippe, a « parlé au nom de tout le gouvernement en étant très clair : le gouvernement fait confiance à Nicolas Hulot ».
« Contrairement à ce qui est sous-entendu, je ne m’exprime pas publiquement sur “tous” les sujets. (…) Vous ne m’avez par exemple pas entendue prononcer un seul mot sur les accusations de viol de responsables politiques socialistes. Pour une raison simple : je crois que le viol est une affaire trop grave pour être instrumentalisée politiquement », déclare Mme Schiappa.

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Ebdo a publié vendredi un article sur des accusations de violences sexuelles à l’encontre du ministre de la transition écologique et solidaire. L’auteure de la plainte pour viol contre M. Hulot, une petite-fille de François Mitterrand, a regretté sa médiatisation. Dès jeudi, avant la sortie en kiosque du magazine, le ministre s’était défendu de rumeurs « ignominieuses », et le chef du gouvernement l’avait assuré de son soutien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ A l’occasion d’une visite de deux jours à Abou Dhabi et à Dubaï, le premier ministre tente d’expliquer les réformes en cours et d’attirer de nouveaux investissements
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L’entreprise de séduction d’Edouard Philippe aux Emirats

A l’occasion d’une visite de deux jours à Abou Dhabi et à Dubaï, le premier ministre tente d’expliquer les réformes en cours et d’attirer de nouveaux investissements



Le Monde
 |    10.02.2018 à 21h23
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 02h04
    |

            Cédric Pietralunga (Abou Dhabi, Dubaï, envoyé spécial)








                        



   


L’allégorie était presque parfaite. En déplacement pour deux jours aux Emirats arabes unis, Edouard Philippe a atterri à Abou Dhabi, samedi 10 février, au milieu d’un très épais et inattendu brouillard, alors que le gouvernement est affaibli en France par l’affaire Nicolas Hulot et que le premier ministre est confronté à une chute inédite de sa popularité dans les sondages. « J’ai besoin de soleil », avait confié en privé l’hôte de Matignon au moment de s’envoler pour le Moyen-Orient.
Pour affronter les déboires, l’ancien maire du Havre a heureusement une méthode, éprouvée depuis le début du quinquennat : se mettre dans les pas d’Emmanuel Macron, surnommé « le président Teflon » par certains proches, tant les difficultés semblent glisser sur lui depuis son élection en mai 2017. Une méthode qui convient bien au tempérament de M. Philippe, qui ne cesse de répéter qu’il n’a d’autre ambition que de mettre en musique la partition écrite par le chef de l’Etat lors de la campagne présidentielle.

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                Emmanuel Macron et le grand ami émirati



Comme le président de la République, qui s’était rendu dans les Emirats les 8 et 9 novembre derniers, Edouard Philippe a donc profité de sa première journée pour visiter le Louvre d’Abou Dhabi, premier musée universel du monde arabe, inauguré par M. Macron lors de sa venue à l’automne 2017. Comme le chef de l’Etat, le premier ministre s’est aussi rendu sur la base d’Al-Dhafra, où sont stationnés quelque 200 militaires français et d’où décollent des Rafale pour mener des opérations en Syrie ou en Irak, afin de rendre hommage à leur « engagement ».
Comme M. Macron, Edouard Philippe s’est surtout attaché à poursuivre le travail de persuasion engagé en janvier, d’abord au sommet « Choose France » à Versailles puis au Forum économique mondial de Davos, afin de convaincre les investisseurs internationaux de venir en France. « C’est important d’expliquer ce que nous faisons, en France mais aussi chez nos partenaires », a expliqué le premier ministre après une rencontre avec Mohammed Ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dhabi et véritable homme fort de l’émirat. L’entretien entre les deux hommes a duré près de deux heures, un temps inhabituellement long et dans lequel l’entourage d’Edouard Philippe voulait voir de bons augures pour la suite.
Aucun contrat divulgué
Pour autant, aucun nouveau contrat ni projet d’investissement n’a été divulgué. Mi-janvier, la compagnie aérienne nationale Emirates avait passé commande de 20 nouveaux Airbus A380, redonnant de l’air à un programme européen mal en point. Mais l’option sur 16 autres appareils annoncée ce jour-là n’a pas été levée à l’occasion de la venue de M. Philippe. De la même façon, aucune nouvelle avancée quand à une éventuelle commande de 60 avions de combat Rafale, attendue depuis plusieurs années, n’a été constatée. « Ce sont des discussions au long cours, qui prennent du temps », justifie-t-on à Matignon.
« Ce que j’ai senti, c’est [un] intérêt soutenu à ce que nous faisions et aux perspectives qui s’offraient en France », s’est pour autant réjoui Edouard Philippe, évoquant notamment des projets dans l’intelligence artificielle ou la recherche médicale. Jusqu’ici, les émiratis ont essentiellement investi dans l’immobilier en France. Ce n’est qu’avec le lancement en 2014 de deux fonds d’un total de 300 millions d’euros, en partenariat avec la Caisse des dépôts, que le riche pays pétrolier a commencé à diversifier ses achats, prenant des participations dans Arc International, le cours Florent ou les maisons de retraite DomusVi.

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Lors de la visite d’Emmanuel Macron en novembre, la création d’un nouveau fonds, doté cette fois d’un milliard d’euros, a été envisagée entre Bpifrance et Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, qui gère à lui seul quelque 135 milliards de dollars issus principalement de la rente pétrolière. Celui-ci devrait surtout investir dans les startups tricolores spécialisées dans les biotechs, les énergies vertes, la télémédecine... « L’idée est de guider les émiratis pour qu’ils investissent moins dans la pierre et davantage dans l’économie réelle », explique-t-on à Matignon. Lors de son séjour aux Emirats, M. Philippe a rencontré les dirigeants de Mubadala et de Adia, l’autre fonds souverain du pays.
« Changement de perception »
« Il faut faire en sorte que notre pays soit plus attractif auprès des investisseurs étrangers, et il y a du travail », a insisté Edouard Philippe samedi soir devant plusieurs centaines de membres de la communauté française de Dubaï, qu’il avait réunis sur le « Tonnerre », un bâtiment de classe Mistral qui faisait escale dans la cité. « Depuis huit mois, la perception de notre pays a changé. Il faut utiliser ce changement de perception (...) pour accélérer encore », a ajouté le chef de gouvernement, qui était accompagné de Florence Parly, la ministre de la défense, et qui s’exprimait devant quelques chefs d’entreprises français, comme Jean Lemierre, le président de BNP Paribas, ou Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales.
Edouard Philippe devait poursuivre son entreprise de séduction, dimanche 11 février, à l’occasion du « World government Summit » de Dubaï, sorte de Davos du Moyen-Orient, où il devait prononcer un discours vantant le « France is back ». Il devait également s’entretenir à cette occasion avec le premier ministre indien Narendra Modi, l’autre invité vedette du sommet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.
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Laurent Burelle : « L’objectif, c’est que l’usine France fabrique plus de richesse »

Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Elise Barthet et 
Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

C’est une première. L’Association française des entreprises privées (AFEP) organise, samedi 10 février, dans les locaux du Conseil économique social et environnemental (CESE), à Paris, un « speed dating » géant entre quarante PDG de grands groupes et quatre cents patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Créée en 1982 à l’initiative d’Ambroise Roux, PDG démissionnaire de la puissante Compagnie générale d’électricité (CGE), qui s’opposait alors farouchement aux nationalisations décidées par la gauche, l’AFEP ne comptait, au départ, que trente-huit adhérents. Elle n’a, depuis, cessé de grossir et héberge désormais les cent plus grandes sociétés françaises et vingt groupes étrangers installés dans l’Hexagone. Son objectif : défendre leurs intérêts auprès de l’Etat et des instances européennes.
Elu à la tête de l’organisation en juin 2017 en remplacement de Pierre Pringuet (Pernod Ricard), Laurent Burelle, 68 ans, PDG de l’équipementier automobile Plastic Omnium, veut créer « un élan de solidarité » entre patrons.
Dans un entretien au Monde, il plaide pour une réforme profonde de la formation professionnelle et demande au gouvernement une véritable baisse des dépenses publiques. Il met aussi en garde contre une offensive des géants américains, dopés par la réforme fiscale du président Donald Trump, qui pourraient lancer des offres publiques d’achat (OPA) sur les sociétés françaises et européennes.
En quoi des PDG de grands groupes, qui ont, par définition, une vision globale de leur entreprise, peuvent-ils être utiles à des patrons de PME ou d’ETI ?
Vous savez, nous sommes tous des ingénieurs. On a tous commencé un jour dans l’atelier, été directeur d’usine, directeur de pays, directeur de région… Il y en a même qui ont vendu de la salade ! Il s’agit de donner de notre temps, gratuitement. Nous avons, dans les grandes entreprises, des services...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », le parti indépendantiste appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».
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Corsica libera dénonce les discours « haineux » de Macron

Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », le parti indépendantiste appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 03h04
   





                        



   


Le parti indépendantiste Corsica libera – dont le chef de file, Jean-Guy Talamoni, est président de l’assemblée de Corse – a dénoncé, samedi 10 février à Bastia, les discours « haineux, provocateurs et méprisants » du président de la République Emmanuel Macron cette semaine en Corse.
Dans un communiqué, Corsica libera a notamment dénoncé « l’amalgame offensant » visant à mettre les assassins du préfet Claude Erignac « au même plan que des terroristes islamistes ». Mardi, à Ajaccio, M. Macron avait souligné, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort du haut fonctionnaire, « la lâcheté » de ses assassins, coupables « d’un de ces actes de terrorisme » dont la France a eu « récemment à subir la barbarie ».

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                Macron et la Corse, le pari de la fermeté



Face à « l’attitude négationniste de la question corse » manifestée, selon Corsica libera, par le chef de l’Etat, « la seule voie permettant de tourner définitivement la page d’un conflit politique vieux de plus de quarante ans est de reconnaître sa dimension éminemment politique ».
« Et ceci passe en premier lieu par la mise en œuvre du rapprochement sans exclusive pour les prisonniers », y compris les trois membres du commando qui a assassiné le préfet Erignac, « puis par leur amnistie », insiste le parti indépendantiste. Si l’amnistie a été écartée par le président de la République, il a laissé la porte ouverte à un rapprochement des détenus corses dans l’Hexagone, sans préciser l’étendue de cette mesure.

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Réserver le foncier corse aux habitants de l’île
Concernant le statut de résident, défendu par les nationalistes pour réserver le foncier corse aux habitants de l’île depuis au moins cinq ans, Corsica libera a nié que celui-ci soit « une impasse juridique », comme l’a affirmé M. Macron mercredi. « Ce statut existe en Europe, à Bruxelles, aux îles Aland [Finlande], au Danemark, à Jersey [Royaume-Uni] et à Malte », dit Corsica libera.
Refusant le « discours néocolonial » du chef de l’Etat, « sa mauvaise foi, son mépris et sa condescendance », Corsica libera a appelé « l’ensemble du peuple corse à rester mobilisé » et à soutenir ses élus, notamment pour obtenir l’inscription de la Corse dans l’article 74 de la Constitution. Selon le parti indépendantiste, c’est le seul moyen pour que l’île « obtienne un statut lui permettant de disposer du pouvoir législatif », comme en Polynésie française, mentionnée dans cet article.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.
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L’émergence, encore timide, des accords mondiaux d’entreprise

En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h33
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Objet juridique non identifié, l’accord mondial d’entreprise (AME) est un accord hors catégorie, atypique, conclu en marge des ordres juridiques nationaux, qui permet de construire des relations professionnelles transnationales. Dans le cadre d’un colloque organisé, mercredi 7 février à Paris, par l’Organisation internationale du travail (OIT), Marie-Ange Moreau, professeure émérite à l’université Lyon-II, a présenté une étude sur la spécificité de ces accords qui constituent « la pierre angulaire d’un dialogue social mondialisé en émergence ». « Ces accords sont sans doute aujourd’hui l’une des manifestations les plus abouties du dialogue social transnational, a souligné Cyril Cosme, directeur du bureau de l’OIT pour la France, contribuant à renforcer le dialogue social dans les différents pays couverts par leur champ d’application. » 
Le nombre d’accords mondiaux en 2016 signés par un groupe transnational s’élevait à 317, 140 d’entre eux intégrant les filiales hors de l’Union européenne. Conclus à durée déterminée, ils concernent d’abord la métallurgie, la construction, l’alimentation et l’agriculture, les assurances et l’énergie. Négociés avec des fédérations syndicales internationales (FSI), pour la plupart affiliées à la Confédération syndicale internationale (CSI), créée en 2006, ces AME se sont développés dans les années 2000, après le premier accord signé par Danone en 1988.
« Recherche de légitimité »
Durant une première phase, ils ont intégré les principes de la Déclaration de l’OIT de 1998 sur les droits fondamentaux des travailleurs : interdiction du travail des enfants, du travail forcé et des discriminations, respect de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Déclinaisons à l’origine de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), ils se sont ensuite diversifiés : santé et sécurité, emploi et restructurations, formation, égalité des chances et diversité, gestion des carrières, droit syndical.
« L’accord,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que « toute une doctrine reste à élaborer au sein de LR pour séduire l’électorat frontiste sans perdre les autres ».
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Le dilemme de la droite : singer le Front national ou se réinventer

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que « toute une doctrine reste à élaborer au sein de LR pour séduire l’électorat frontiste sans perdre les autres ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h56
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Singer le Front national mais jusqu’où ? Si Laurent Wauquiez ne cache pas sa volonté de récupérer les électeurs du parti d’extrême droite au moment où Marine Le Pen éprouve les plus grandes difficultés à se remettre en selle, toute une doctrine reste à élaborer pour les séduire sans perdre tous les autres.
Sur le plan régalien, le discours est désormais très proche de celui de l’extrême droite qu’il s’agisse de valoriser « l’amour charnel » de la France, de pointer l’immigration comme grande cause du délitement, d’appeler au durcissement sécuritaire ou de proclamer la lutte implacable contre l’islamisme radical.
Sur le plan économique et social, les thèmes mis en avant sont également voisins. Le positionnement de LR consiste à prendre la défense du petit face au gros en apparaissant comme le meilleur défenseur de toutes les catégories qui auraient à souffrir des décisions d’Emmanuel Macron et de son gouvernement : les retraités victimes de la hausse de la CSG, les classes moyennes non concernées par la quasi suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’électorat populaire cible supposée de la nouvelle limitation de vitesse sur les routes nationales, de la hausse du prix du tabac ou du relèvement des taxes sur le diesel.
Muter en un « grand mouvement populaire »
Ces dernières semaines, Laurent Wauquiez a été le défenseur du pouvoir d’achat le plus virulent, détrônant à la fois la gauche et le FN sur ce terrain de lutte où d’ordinaire la droite ne brille pas. Le paradoxe est que fondamentalement son discours ne diffère guère de celui d’Emmanuel Macron.
Le président de LR veut simplement aller plus vite et plus fort dans la revalorisation du travail, les économies budgétaires (sans préciser lesquelles), la participation et l’intéressement, la défiscalisation des heures supplémentaires, la protection de l’outil de production. Sans remettre en cause fondamentalement la doxa libérale qui s’est peu à peu imposée à la droite.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’élu du Lot âgé de 31 ans symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant.
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Aurélien Pradié, un jeune député LR dans la ligne de Laurent Wauquiez

L’élu du Lot âgé de 31 ans symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h24
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Ce n’est pas tous les jours qu’un député de droite a l’honneur d’un portrait en pleine page dans L’Humanité. Encore moins en étant décrit de manière plaisante comme un « nouveau hussard » en « une » du quotidien communiste. Aurélien Pradié, député Les Républicains (LR) du Lot, n’a donc pas boudé son plaisir au moment de relayer l’article sur son compte Twitter, le 11 janvier. « L’histoire raconte que le jeune Chirac vendait L’Humanité sur les marchés. Alors, forcément, ce portrait dans L’Huma… », a-t-il commenté avec ravissement.
Cette relative bienveillance, le jeune élu de 31 ans l’a obtenue parce qu’il symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant. Il y a encore quelques mois, le parti défendait le programme de rigueur de son candidat François Fillon lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.
Aujourd’hui, nombreux sont les responsables de LR à regretter ce projet qui ne promettait, disent-ils, que « de la sueur, du sang et des larmes ».
« S’il avait fallu arriver à l’Assemblée nationale avec un discours ultralibéral, j’aurais été mal à l’aise, reconnaît Aurélien Pradié. Nous ne sommes pas dépositaires du CAC 40 et de ceux qui vont à la messe le dimanche. »
Devenu conseiller général à 21 ans, en 2008, après avait battu son instituteur, l’ambitieux apparatchik a vite été repéré au sein du parti, puisque Nicolas Sarkozy l’a invité à sa table, à l’Elysée, avec un autre jeune conseiller général, également élu cette année-là, dans les Hauts-de-Seine… Un certain Jean Sarkozy. « C’était un peu surréaliste, j’avais l’impression d’être à un dîner de famille », raconte le député.
Forcer le trait
Fils d’un négociant en fruits dont l’entreprise a fait faillite, Aurélien Pradié dit avoir connu dans sa jeunesse aussi bien le confort que les fins de mois difficiles. « J’ai vu les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Deux des quatre prétendants au poste de premier secrétaire émettent des réserves alors que plusieurs chaînes de télévisions souhaitent les rassembler.
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Au PS, la question du débat avant le congrès divise les candidats

Deux des quatre prétendants au poste de premier secrétaire émettent des réserves alors que plusieurs chaînes de télévisions souhaitent les rassembler.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h18
    |

            Abel Mestre








                        


C’est encore un sujet sur lequel les socialistes ne tombent pas d’accord : faut-il, ou non, organiser un débat en vue de leur 78e congrès, qui doit désigner le prochain premier secrétaire ? Plusieurs chaînes de télévision, notamment BFM-TV, et des stations de radio souhaitent rassembler les quatre candidats à la tête du Parti socialiste (Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, Emmanuel Maurel et Olivier Faure) avant le vote des militants sur les textes d’orientation, le 15 mars. Mais aucun accord n’est pour l’instant trouvé.
Une réunion entre Rachid Temal, coordinateur du PS, et les quatre prétendants doit se tenir lundi 12 février. Elle abordera, entre autres choses, cette question pour tenter de dégager une position commune. Stéphane Le Foll et Luc Carvounas sont partisans d’un débat. Pour l’ancien ministre de l’agriculture, cela peut être l’occasion de montrer « qu[’il] incarne le PS ». Et de faire de sa faiblesse − son côté clivant − une force face à Olivier Faure, au tempérament plus discret.
Pour Luc Carvounas, ce débat peut lui permettre de rattraper son retard sur ses concurrents. Plutôt à l’aise sur les plateaux, amateur de « punchlines », le député du Val-de-Marne assure être favorable « à plusieurs débats télé et radio, sur le service public et les chaînes privées ».
« Un risque de laver son linge sale en famille »
Olivier Faure et Emmanuel Maurel, eux, s’ils ne se disent pas opposés à un débat, émettent néanmoins plusieurs réserves. « On n’est jamais fermés au débat, mais il faut faire attention à la forme que cela va prendre, avertit l’entourage de M. Faure. Il y a un risque de laver son linge sale en famille. » Ils savent que leur candidat, présenté par beaucoup comme favori, a plus à perdre dans une joute face à ses concurrents.

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                Congrès du PS : la tension monte entre les candidats



Dans l’entourage d’Emmanuel Maurel, on ne dit pas autre chose : « Il ne faut pas que cela fasse la primaire du pauvre. On a une préférence pour un format radio plutôt que sur BFM-TV. On veut pouvoir parler du fond, des idées. » Le candidat de l’aile gauche préfère rester loin des caméras. Plutôt dans l’ombre jusqu’à présent, il évite d’être dans les polémiques et d’échanger des coups par médias interposés. Une posture utile pour convaincre les militants qu’il est le candidat des « idées », qu’il veut rassembler « la famille socialiste » et parler à « toute la gauche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.
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La chambre régionale des comptes torpille la gestion des piscines à Marseille

Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 09h37
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        


Le rapport est féroce et tombe particulièrement mal. Lundi 12 février, Marseille comptait célébrer le bilan de son année Capitale européenne du sport 2017 lors du conseil municipal de rentrée. Elle devra d’abord digérer l’étude de la chambre régionale des comptes (CRC) sur ses installations sportives et plus particulièrement son « offre piscines ».
Ce rapport d’observations définitives, bouclé en septembre 2017, fustige la politique menée en la matière par l’administration de Jean-Claude Gaudin, maire (Les Républicains) depuis 1995. La CRC y pointe une « offre existante qui s’est considérablement dégradée » depuis 2008, l’absence totale de réalisation de nouveaux équipements et le naufrage d’un plan de mise à niveau validé en 2010, pour lequel « moins de 5 % des dépenses prévues » étaient réellement engagées fin 2015.
La chambre souligne le coût d’exploitation des bassins marseillais, « près de trois fois » plus élevé que la moyenne nationale. Celle-ci juge l’effectif des personnels affectés à l’accueil « surdimensionné », s’interrogeant sur « la réalité de l’activité des agents lorsque les piscines sont fermées » en période estivale. Remarque troublante alors que le Parquet national financier enquête à Marseille sur le fonctionnement de certains services municipaux.
Aggravation des disparités géographiques
Critiquée pour son manque de piscines municipales, ses horaires d’ouverture au public faméliques et la vétusté de ses bassins, dont l’âge moyen dépasse les 42 ans, la municipalité Gaudin avait officiellement fait de ce dossier une priorité en décembre 2008. La ville ne disposait alors que de 9 m2 de bassin couvert pour 1 000 habitants. Loin des 30 m2 préconisés par le ministère des sports pour « satisfaire les besoins prioritaires de la population ».
L’adjoint aux sports, Richard Miron, avait alors présenté un « schéma directeur » ambitieux, estimé à 199 millions d’euros, prévoyant une offre de « 18 piscines opérationnelles », dont quatre nouveaux centres nautiques, « un maillage territorial plus conséquent ». Le tout à l’horizon 2015. Le plan devait presque doubler la surface de bassins, offrir à l’éducation nationale les créneaux nécessaires à la pratique de la natation. Et surtout faire taire les reproches.
Huit ans plus tard, le bilan de la CRC est sévère. Fin 2017, écrit la chambre, Marseille ne compte « que 15 piscines opérationnelles, dont quatorze fonctionnent toute l’année ». La chambre souligne qu’aucun des nouveaux équipements prévus n’a vu le jour, que des démolitions de piscines jugées obsolètes ont été annulées, et qu’au rythme des dépenses engagées – qu’elle estime à 8,6 % du total fin 2017 –, « il faudrait [à la ville de Marseille] une cinquantaine d’années pour réaliser l’objectif fixé en 2008 ».
Les magistrats s’inquiètent de l’aggravation des disparités géographiques, estimant que les quartiers nord, fortement peuplés, ne bénéficient que de 4,3 m2 de bassin pour 1 000 habitants, contre 7,5 m2 dans le sud et 8 m2 au centre et à l’est. Un dernier chiffre équivalant à la moyenne parisienne, mais loin de Nice (11 m2) ou Lyon (17 m2).
Choix financiers
Le rapport s’alarme enfin du choix de la municipalité de confier en délégation de service public « la conception, la réalisation, la gestion, l’exploitation et la maintenance » de deux nouveaux centres nautiques sur le périmètre d’Euroméditerranée (2e arrondissement) et de Luminy (9e). « Le coût global du projet s’élève a minima à 62,50 millions d’euros, soit l’équivalent du prix de 7 à 8 centres aquatiques standards », calculent les magistrats, qui estiment que les deux projets « ne paraissent pas viables économiquement ».
Dans sa réponse à la CRC, la municipalité reconnaît que son « schéma directeur ambitieux n’a pas pu se dérouler comme prévu ». « Des améliorations conséquentes ont été ou vont être apportées de manière à accroître l’offre aquatique », se défend-elle, évoquant l’ouverture d’une piscine jusqu’à 21 h 30 un soir par semaine, ou celles, très récentes, de quatre sites le dimanche matin, de 9 heures à 14 heures. Selon la ville, la « mise en œuvre du projet de Capitale européenne de la culture 2013 », puis la baisse de la dotation de l’Etat (« – 145,8 millions d’euros de 2014 à 2017 ») et le coût des temps d’aménagements périscolaires l’ont contrainte à des choix financiers. 
Quant au dimensionnement de l’effectif des agents d’accueil, la municipalité le défend par « la réalité des caractéristiques bio-psycho-sociales et démographiques du personnel (âge, contre-indications médicales, contraintes liées au travail isolé…), qui se traduit par un absentéisme élevé (de 27 % à 50 % selon les mois) ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.
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Thomas Piketty : « Parcoursup : peut mieux faire »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h02
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Chaque société a besoin d’un grand récit pour justifier ses inégalités. Dans les sociétés contemporaines, il s’agit du récit méritocratique : l’inégalité moderne est juste, car elle découle d’un processus librement choisi où chacun a les mêmes chances. Le problème est qu’il existe un gouffre béant entre les proclamations méritocratiques officielles et la réalité.
Aux Etats-Unis, les chances d’accès à l’enseignement supérieur sont presque entièrement déterminées par le revenu des parents : elles sont d’à peine 20 % pour les 10 % les plus pauvres, et dépassent 90 % pour les 10 % les plus riches. Encore faut-il préciser qu’il ne s’agit pas du tout du même enseignement supérieur dans les deux cas. Il est possible que les choses soient un peu moins extrêmes en France. Mais en vérité on ne sait pas très bien, car il est impossible d’accéder aux mêmes données.
« Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système »
Dans un tel contexte, la réforme française du système d’affectation des étudiants, avec le passage de la plateforme APB à Parcoursup, est potentiellement pleine de promesses. Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système. Précisons d’emblée que la prise en compte des notes, des séries et du dossier scolaire dans les admissions universitaires (principale nouveauté de Parcoursup) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi.
A partir du moment où les notes sont prises en compte depuis toujours pour les admissions en classes préparatoires (dans le cadre d’APB comme de Parcoursup), ce que personne ne semble remettre en cause, on voit mal pourquoi elles ne joueraient aucun rôle pour les universités. Certes, les notes ne sont pas toujours justes, et le système de notation lui-même doit être repensé. Mais elles contiennent tout de même un peu d’information utile, a priori davantage que le tirage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Macron en Corse, les JO, la neige, la bourse : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h38
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le voyage du président de la République en Corse, le lancement de la quinzaine olympique en Corée du Sud, les chutes de neige qui ont paralysé l’Ile-de-France, les bourses mondiales en forte baisse : retour sur les principales actualités des derniers jours.

   


La neige paralyse le nord de la France
Mardi, un important épisode neigeux est passé sur nord de la France. Jusqu’à 20 centimètres de neige sont tombés, selon les relevés de Météo France. Les conditions climatiques, qui ont fortement perturbé les transports – jusqu’à établir, mardi soir, un record avec 739 kilomètres de bouchons sur les routes de la région parisienne – ont poussé les pouvoirs publics à annoncer 1 000 places supplémentaires pour les sans-abri.

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                La neige et le droit : les réponses à vos questions



Alors que l’appel à la vigilance a été maintenu par Météo France, les conditions météorologiques ont même eu raison d’une grève prévue de longue date à la SNCF : initialement prévues jeudi, la CGT a annoncé son report, précisant qu’« un nouveau rendez-vous national sera proposé dans les jours à venir ».
De nouvelles chutes de neige étaient attendues vendredi soir. La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne vingt-sept départements. Trois à sept centimètres de neige étaient prévus.

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                Déneigement : pourquoi comparer l’Ile-de-France et le Québec n’a pas de sens



Visite d’Emmanuel Macron en Corse
Mardi, lors de son premier déplacement officiel sur l’île, le président de la République a rendu hommage au préfet Erignac. L’assassinat du haut fonctionnaire « ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas », a déclaré le président de la République à Ajaccio, lors d’une cérémonie d’hommage, vingt ans jour pour jour après l’assassinat, en présence de la veuve du préfet ainsi que du dirigeant autonomiste de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui fut l’un des avocats d’Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac. Quelques jours plus tôt, plusieurs milliers de personnes ont défilé à l’appel des nationalistes corses pour forcer le chef de l’Etat à ouvrir le dialogue sur l’autonomie de l’île.
Emmanuel Macron a prononcé un discours très attendu par les nationalistes corses, mercredi. Il s’est dit favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution : l’inscription sera étudiée au printemps. En revanche, il a annoncé qu’il était opposé au statut de résident corse et à la co-officialité de la langue corse, des revendications importantes des élus nationalistes. Après le discours, les nationalistes corses ont dénoncé « une occasion manquée ».

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                Emmanuel Macron met les dirigeants corses au pied du mur



Ouverture des XXIIIe Jeux olympiques d’hiver
Les XXIIIe Jeux olympiques d’hiver – et les jeux paralympiques – de Pyeongchang ont été officiellement lancés vendredi pour deux semaines en Corée du Sud. Les 2 925 athlètes, venant de 92 nations, vont s’affronter dans 102 épreuves de ski, patinage ou bobsleigh.
La participation d’athlètes nord-coréens à ces olympiades soulève le timide espoir d’un dialogue durable entre les deux Corées, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est. Au-delà de cet enjeu diplomatique, les ambitions du CIO se heurtent à la difficile internationalisation des disciplines (neige oblige), à l’absence de têtes d’affiche et à la répétition des scandales – de dopage, notamment, mais aussi de malversations financières.
En France, compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit. Mais une couverture en direct sera néanmoins disponible sur lemonde.fr, tandis que vous pourrez trouver le programme ici, ainsi qu’un blog pour suivre les coulisses des JO, « Pyeongchang, comme ça se prononce ».

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          Comment suivre la compétition sur lemonde.fr et ailleurs



Les bourses mondiales dévissent
L’indice de référence américain a perdu lundi 4,6 % à l’issue d’une nouvelle séance chaotique : le vendredi de la semaine précédente, le Dow Jones avait déjà perdu 2,5 % en fin de séance. Jusqu’alors, les opérateurs boursiers préféraient parler de volatilité. Mais jeudi 8 février, l’indice boursier américain a perdu plus de 1 000 points (soit un recul de 4,15 %). En tout, le Dow Jones a connu une « correction » de plus de 10 % : l’euphorie sur la place new-yorkaise est brisée. Dans son sillage baissier, ce sont toutes les places financières mondiales qui chutent.

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                Bourse : que faire de son portefeuille dans des marchés chahutés



Malgré la bonne santé des économies américaine et européenne, la hausse des salaires, annoncée en fin de semaine dernière aux Etats-Unis, a suscité un retour des craintes inflationnistes du côté des opérateurs financiers. La hausse des salaires s’accompagne notamment d’une hausse des taux directeurs des différentes banques centrales, FED en tête. Depuis 2016, le taux d’emprunt à la banque centrale a grimpé d’un point à 1,25 %, et il semble acquis aux opérateurs que « l’argent facile » ne soit plus à l’ordre du jour : la FED pourrait continuer à faire grimper son taux directeur, ce qui affole les marchés.
Le procès de Salah Abdeslam
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos qui frappèrent Paris le 13 novembre 2015, n’est pas sorti pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016. Il a refusé de répondre aux questions « au nom d’Allah ». Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à son encontre par la procureure, Kathleen Grosjean. C’est le maximum prévu par la justice belge.
Le lendemain, l’accusé a fait savoir qu’il ne souhaitait pas comparaître jeudi, selon le président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles. Le procès s’est poursuivi néanmoins, avec les plaidoiries de la défense jeudi.

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                Cinq questions sur le procès à Bruxelles de Salah Abdeslam



Et aussi
Suicides : Selon l’Observatoire national du suicide, en 2014, 8 885 morts par suicide ont été officiellement enregistrées en France métropolitaine, un chiffre en baisse tendancielle depuis 1985.Syrie : L’Organisation des nations unies a réclamé, mardi 6 février, une « cessation immédiate des hostilités » en Syrie, pour au moins un mois. La Russie s’y est opposée au Conseil de sécurité. Par ailleurs, l’armée syrienne a fait plus de 220 morts en quatre jours de raids sur un fief rebelle dans la Ghouta. Plus à l’Est, les forces américaines ont repoussé une offensive des troupes pro-Assad.SpaceX : Le lanceur Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde, a réussi son décollage inaugural. Il a été développé par SpaceX, dirigée par Elon Musk, qui a réussi à se faire une place dans l’aérospatiale.Allemagne : Un accord de coalition a été trouvé entre les deux principaux partis allemands. Les sociaux-démocrates devraient obtenir le portefeuille des finances. Les adhérents du SPD doivent encore l’approuver.Cour des comptes : Le rapport public annuel de la Cour des comptes met en lumière des cas de mauvaise gestion des deniers publics (les contrats aidés, les contrats Linky, la politique vaccinale ou le coût de sortie des emprunts à risque…)Jawad Bendaoud : Le procès du « logeur des terroristes du 13 novembre » s’est tenu à Paris. Quatre ans de prison ont été requis par le procureur. Le tribunal rendra sa décision le 14 février.Nicolas Hulot : Le ministre de la transition écologique dément des rumeurs d’agression et harcèlement sexuels. Il a reconnu jeudi l’existence d’une plainte, en 2008, classée sans suite. Il a assuré ne pas « avoir pensé » à démissionner.Budget des armées : La loi de programmation militaire prévoit près de 300 milliards d’euros pour la défense d’ici à 2025 pour tenir le cap des 2 % du PIB consacrés aux armées.Police : M. Collomb a annoncé les grandes lignes de la future police de sécurité du quotidien. Il espère que sa réforme « infusera » tout au long du quinquennat.Shutdown : L’administration Trump a été confrontée à un nouveau « shutdown », le second en trois semaines. Il n’aura duré que six heures, les deux chambres ayant approuvé dans la nuit un compromis budgétaire.« Tobaccogate » : Les cigarettiers sont accusés par le Comité national contre le tabagisme de tricher sur la teneur en goudron et en nicotine. Une plainte a été déposée début février.
Disparitions
Mort de Margot Duhalde, la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la seconde guerre mondiale. Elle a pris son envol à l’âge de 97 ans.Le cinéaste Mathieu Riboulet est décédé à l’âge de 57 ans. Romancier de la sensibilité mystique, il a notamment écrit Les Ames inachevées en 2004.André Baudry est mort à 95 ans. Grand défenseur de la dignité des homosexuels, le philosophe français fonda la revue Arcadie afin de lutter contre les discriminations et l’isolement des gays.Henriette Bichonnier, journaliste, éditrice et écrivaine, est morte à 74 ans. Elle était notamment l’auteure du livre jeunesse Le Monstre poilu.Le résistant Isaac Sidney Chouraqui, cofondateur du Mémorial du camp des Milles, ancien de la 2e DB est mort à l’âge de 103 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité
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Vingt et une pistes pour une « nouvelle politique » de l’enseignement des maths

Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h59
    |

            Luc Cédelle et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            
L’enseignement des mathématiques, matière dans laquelle les élèves français sont à la peine, peut-il trouver un nouvel élan qui rétablirait le niveau de la France dans les enquêtes internationales ? C’est possible, à la condition d’un « changement systémique » passant par une « mobilisation rapide, coordonnée, durable » de « toute la chaîne éducative », répondent Cédric Villani et Charles Torossian dans leur rapport avançant « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ».
Missionnés par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour déterminer, notamment, les « pratiques les plus concluantes » et « repenser la place du calcul à tous les niveaux de la scolarité », le mathématicien, député (La République en marche) de l’Essonne, et l’inspecteur général de l’éducation nationale doivent présenter leur rapport lundi 12 février.
Le texte, que Le Monde a pu consulter dans sa dernière version communiquée aux membres de la mission constituée d’une vingtaine de personnalités qualifiées, avant relecture ministérielle, détaille les voies d’une « nouvelle politique de l’enseignement des mathématiques », hissée à la hauteur d’une « priorité nationale ». 
L’état des lieux
Une « fraction croissante » des élèves est décrite comme « se situant aux niveaux les plus faibles des échelles de performance ». Le corps enseignant est, lui, traversé, par « un grand désarroi à tous les niveaux ». Un chiffre l’illustre : un tiers des professeurs des écoles déclare ne pas aimer enseigner les maths. Au rappel des mauvais résultats de la France dans toutes les enquêtes s’ajoute le constat d’une discipline assignée à un rôle de sélection au point de rendre son image « préoccupante ». Les mathématiques devraient donc être ramenées « à leur juste proportion » en même temps que « remises en valeur ».
Priorité au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour rattraper Olivier Faure, donné favori, Stéphane Le Foll et ses soutiens ne retiennent plus leurs coups.
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Congrès du PS : la tension monte entre les candidats

Pour rattraper Olivier Faure, donné favori, Stéphane Le Foll et ses soutiens ne retiennent plus leurs coups.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 23h04
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Un congrès du Parti socialiste ressemble à une course cycliste. L’élément essentiel est de savoir quand lancer son échappée, ni trop tôt pour ne pas s’user prématurément, ni trop tard pour pouvoir distancer ses principaux concurrents. A ce petit jeu, les quatre prétendants à la direction du PS (Olivier Faure, Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, tous trois issus de la majorité sortante, et Emmanuel Maurel, qui représente l’aile gauche) commencent à s’observer pour savoir quand placer leur accélération.
Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, semble être le mieux parti. Il rassemble largement autour de lui, depuis les libéraux jusqu’à Martine Aubry. Présenté comme le favori, il veut être le point de rencontre des différents courants d’un parti en pleine crise d’identité. Sauf qu’il devient, pour ses poursuivants, l’homme à battre, avant le congrès du 15 mars.

Il en va ainsi de Stéphane Le Foll et de ses amis qui ne mâchent plus leurs mots à son égard. Ils critiquent notamment son aspect consensuel.
« On est dans un grand rassemblement où on va avoir très vite des problèmes de cohérence, entre des gens qui étaient des soutiens de Manuel Valls, d’autres qui étaient des soutiens de Martine Aubry, voire certains qui pouvaient être frondeurs. C’est bien de rassembler, mais sur quelle ligne ? », a ainsi déclaré l’ancien ministre de l’agriculture au cours d’une conférence de presse.
Et d’ajouter que M. Faure représente « le renouvellement mais du statu quo. (…) On ne cherche pas à clarifier ce qu’on pense, on se rassemble d’abord ».
Nécessité d’une « voix forte »
Pour M. Le Foll et ses soutiens, il ne faut pas chercher une nouvelle synthèse, mais une « majorité clairement identifiée et une minorité qui doit être respectée ». « Notre tâche majeure est de redresser le parti et de préparer les élections municipales. Il faut un premier secrétaire avec une voix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».
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Laurent Wauquiez détourne la droite du libéralisme

Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h34
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Comme dans toute famille politique, il existe à droite des phrases totems, que se passent de main en main les générations et qui sont censées résumer une philosophie en quelques mots. Un jour de 1966, Georges Pompidou aurait ainsi déclaré : « Arrêtez d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays. » Depuis qu’elle a été exhumée, cette injonction de l’ancien président de la République a été reprise par tous ceux ou presque qui veulent apporter la caution du grand homme à un discours libéral ou à des vœux de flexibilité pour l’économie française.
« Que l’Etat arrête de nous emmerder ! Laissez-nous travailler ! Faites-nous confiance ! Libérez-nous des normes inutiles, des charges exorbitantes, des impôts confiscatoires, des réglementations absurdes ! », tonnait, par exemple, François Fillon, dans un discours d’août 2016, alors qu’il menait campagne pour devenir candidat du parti Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle.
Mais aujourd’hui, c’est la phrase totem d’une autre famille politique qui se fait entendre à droite, en plus de celle de Pompidou : « Nos vies valent mieux et plus que leurs profits. » Elle est l’œuvre de Guillaume Peltier, deuxième vice-président des Républicains, qui reprend quasi au mot près le slogan porté par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en 2007 : « Nos vies valent plus que leurs profits. » Difficile de connaître plus grand écart en si peu de temps.
Un virage en direction du protectionnisme
Moins d’un an après la présidentielle de 2017, Les Républicains déblaient le champ de ruines du fillonisme pendant qu’Emmanuel Macron préempte le créneau libéral. De quel espace disposent Les Républicains, alors que 68 % des électeurs de François Fillon lors du scrutin présidentiel disent désormais approuver l’action du président de la République, selon le tableau de bord IFOP pour Paris Match et Sud Radio de février ?
Laurent Wauquiez,...




                        

                        

