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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.
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La France prépare la fermeture de ses dernières centrales à charbon

Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
    |

Pierre-Oliver Rouaud







                        



                                


                            

En confirmant, mi-décembre 2017, sa décision de fermer les centrales à charbon françaises « avant la fin du quinquennat », Emmanuel Macron ne changera pas la face climatique du pays : le charbon ne pèse que 1,4 % du mix électrique français. Il se répartit sur quatre sites : Cordemais (Loire-Atlantique) et Le Havre (Seine-Maritime) pour EDF, Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour le groupe allemand Uniper. « C’est du pur opportunisme politique. A Gardanne, 600 emplois directs et indirects sont en jeu, quand l’impact de ces centrales est dérisoire en comparaison de celui des transports », tempête Nicolas Casoni, secrétaire général CGT d’Uniper Gardanne, radicalement opposé à la fermeture.
Uniper ne contestera pas le principe, pas plus qu’EDF, « qui se conformera évidemment aux directives de l’Etat » concernant l’avenir de ces centrales, assure Denis Florenty, directeur de la production thermique d’EDF, qui apporte « tout son concours » à la mission interministérielle en cours. Celle-ci doit préfigurer ce « Fessenheim bis » qui concerne un millier de salariés sous statut IEG (industries électriques et gazières) et laisse une belle ardoise à EDF, qui venait de dépenser plus de 450 millions d’euros de mise aux normes. Le réseau devra par ailleurs intégrer le retrait de ces sites, qui fournissent 3 GW, surtout utilisés en pointe.
Luc Poyer, ‎président du directoire d’‎Uniper France, se dit « en attente d’un dialogue avec l’Etat pour gérer les conséquences en termes d’activité et d’emplois ». Mais les opérateurs ont déjà en partie anticipé. A Gardanne, Uniper a reconverti, en 2016, une des deux tranches en centrale biomasse de 160 MW. Mais des associations écologistes, émettant des craintes pour la ressource en bois, ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’exploitation par le tribunal administratif de Marseille en juin 2017.
Un programme de R&D sur un « charbon vert »
Uniper, qui a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.
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Charbon, le retour de flamme

Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h30
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

A Safi, sur la côte ouest du Maroc, les techniciens du groupe Daewoo s’affairent pour la mise en service de la centrale à charbon Safiec. Porté par Engie, le japonais Mitsui et Nareva, une société de la famille royale, ce projet à 2,6 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) générera un quart de l’électricité du royaume. Elle ajoutera, en capacité de production, presque l’équivalent d’un réacteur nucléaire EPR à la capacité du Maroc. Etonnant, à première vue, pour un pays qui promet 52 % de capacité électrique en renouvelables d’ici à 2030… Mais pas question, pour le royaume, de prendre le risque d’un black-out, alors que la demande d’électricité bondit de 5 % par an.
A l’instar du Maroc, nombreux sont les pays à composer avec ce principe de réalité. Matarbari au Bangladesh, Kalselteng-2 en Indonésie, Kostolac en Serbie ou Medupi-4 en Afrique du Sud : ouvertures et projets de centrales à charbon fleurissent. Depuis 2014, la demande mondiale de charbon reculait, mais elle vient de repartir à la hausse. « L’année 2017 inverse – légèrement – la tendance, avec un regain d’environ 1 point, sous l’effet de la demande en Asie », confirme Carlos Fernandez Alvarez, analyste senior à l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
40 % de la production électrique
Tandis que les énergies renouvelables et le gaz sont en plein essor, le charbon reste un élément clé du mix énergétique du globe. Avec 5,4 milliards de tonnes normalisées, il couvre 27 % des besoins en énergie primaire ; et 40 % de la production électrique. C’est que « King Coal », qui pèse plus de 350 milliards d’euros au prix actuel des marchés mondiaux, n’a guère besoin qu’on lui fasse l’article : abondant – avec des réserves prouvées de cent cinquante ans –, facile à transporter, peu cher, il cumule les atouts.

De l’autre côté du miroir, le charbon est la bête noire des ONG qui militent en faveur du climat. Ses centrales, les plus vétustes du moins, cumulent tous les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.
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La technologie appelée à la rescousse du charbon

Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

Bien que contesté, le terme « charbon propre » est celui consacré dans l’industrie pour les technologies qui améliorent le rendement et diminuent les émissions de CO2 par kWh d’électricité produit.
A cela s’ajoutent les traitements de fumée qui limitent les polluants (particules fines, mercure, gaz soufrés, oxyde d’azote…) ou encore la capture du CO2. En ce qui concerne les polluants, « les technologies actuelles permettent l’abattement à des niveaux comparables à ceux de centrales à gaz ; c’est le cas notamment au Japon », indique Carlos Fernandez Alvarez, de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Côté production, les développements visent à l’augmentation des conditions de température et de pression dans les générateurs de vapeur, à travers des technologies dites « supercritiques », en référence aux propriétés particulières du fluide (ni vapeur ni liquide) qui permettent de gagner en performance.
Dans la génération « ultra-supercritiques », le rendement peut dépasser 47 %, contre à peine plus de 30 % pour les technologies « sous-critiques », encore à l’œuvre dans des milliers de vieilles centrales dans le monde, notamment en Inde ou en Chine. Pékin ayant banni les « sous-critiques », le pays aura, à terme, un parc parmi les plus performants au monde – et pourra déployer ces technologies.
Capture et le stockage du CO2
Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC). Coûteuses en raison des matériaux ultrarésistants nécessaires à leur fonctionnement, les centrales AUSC ont des niveaux de CO2 qui se rapprochent de ceux des centrales à gaz. A cela s’ajoute l’apport du numérique, qui permettrait « d’améliorer de 27 % l’efficacité des centrales thermiques installées, dont celles à charbon, et de réduire les émissions de CO2 de 4,7 %. Cela n’a été entrepris que sur moins de 10 % des centrales »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Arthur Leroux, ingénieur Ensam-Lille, est le cofondateur d’Enogia, start-up marseillaise qui produit de l’électricité à partir de la chaleur.
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« On a créé une start-up pour produire de l’électricité de façon écologique »

Arthur Leroux, ingénieur Ensam-Lille, est le cofondateur d’Enogia, start-up marseillaise qui produit de l’électricité à partir de la chaleur.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h00
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



   


On peut très bien produire de l’électricité de manière écologique en utilisant des vieux procédés du XIXe siècle. C’est ce qu’ont montré Arthur Leroux et ses deux associés, comme lui ingénieurs, en dépoussiérant une technologie du siècle de la révolution industrielle appelée le ­ « cycle organique de Rankine ».
Grâce à elle, la start-up marseillaise Enogia, lancée par les trois diplômés de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers (Ensam) de Lille, en 2012, parvient à fabriquer des microcentrales qui transforment la chaleur en électricité. Des sources de chaleur variées peuvent ainsi être exploitées : la géothermie et la biomasse principalement, mais aussi la récupération de chaleur sur les processus industriels ou les moteurs à combustion… Depuis son lancement, la jeune pousse prospère. Son chiffre d’affaires avoisinera les 2,5 millions d’euros cette année, et elle emploie désormais une trentaine de salariés.
« Nous travaillons avec des entreprises comme Veolia ou Méthanergy pour l’exploitation des déchets, et nous visons désormais des entreprises de transport maritime ou routier, qui voient dans notre technologie un moyen intéressant de récupérer de l’électricité ; le marché est gigantesque », estime Arthur Leroux. Pour lancer sa société, le trentenaire a bénéficié du réseau d’investisseurs mis à disposition par l’Ensam. « C’est notamment grâce à cet appui qu’on a trouvé des business angels pour nous financer au départ, cela aurait été plus long et plus difficile sans cela », se félicite-t-il.

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                Les ingénieurs passent au vert




« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018), après Nancy (1er et 2 décembre) et Lille (19 et 20 janvier).

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                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Un risque de verglas et de précipitations neigeuses va toucher le centre et l’est de la France. La vigilance devrait être levée dimanche grâce au redoux.
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Neige et verglas : huit départements en vigilance orange

Un risque de verglas et de précipitations neigeuses va toucher le centre et l’est de la France. La vigilance devrait être levée dimanche grâce au redoux.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 11h59
   





                        



   


Météo France a placé dimanche 11 février au matin un huitième département, le Rhône, en vigilance orange pour neige et verglas dans le centre et l’est de la France. La vigilance concerne le Cantal, la Côte-d’Or, la Loire, la Haute-Loire, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme, la Saône-et-Loire et désormais le Rhône, selon le bulletin de 6 heures du service de prévision.
C’est un « épisode de neige ou verglas non exceptionnel, nécessitant cependant une vigilance particulière du fait d’un risque de verglas pouvant rendre les conditions de circulation difficiles », a précisé Météo-France.

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                Neige et verglas : fin de l’alerte en Ile-de-France, le Nord et le Centre toujours menacés



« Jusqu’à présent, les précipitations sont essentiellement neigeuses mais des bruines verglaçantes sont possibles très ponctuellement », a-t-il ajouté.
Le redoux attendu – et qui touche déjà l’Ile-de-France où il fait 2 à 3 degrés – devrait permettre de sortir de la vigilance orange dans la matinée de dimanche, selon Météo France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Des dizaines de milliers de personnes ont convergé, samedi sur la ZAD, pour célébrer la victoire contre le projet d’aéroport.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Fête à Notre-Dame-des-Landes : des milliers de personnes venues « voir ce qui se passera après »

Des dizaines de milliers de personnes ont convergé, samedi sur la ZAD, pour célébrer la victoire contre le projet d’aéroport.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h33
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, Loire-Atlantique, envoyé spécial)








                        



   


Riff de guitares, violoncelle et contrebasse en folie sur un rythme endiablé de percussions et de marimbas (un xylophone africain), les sons de l’Orchestre tout puissant Marcel Duchamp ont, ce samedi 10 février au soir, vite fait tanguer les centaines de personnes massées devant la scène installée sous la magnifique charpente de la grange de Bellevue.
Sous une bruine persistante et pénétrante, et dans la boue générale – il s’agit bien ici d’une zone humide –, le groupe de musique survitaminé, avec la diversité de ses instruments africains, à corde, ou encore électriques, ses trombones… symbolisait bien la multiplicité des composantes de la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)
Ce samedi, la ZAD (la « zone à défendre ») avait donné rendez-vous à ses soutiens venus de toute la France, et même d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne ou encore de Belgique… pour fêter leur victoire avec l’abandon du projet d’aéroport, annoncé par le gouvernement le 17 janvier.
Triton gigantesque, fanfares, chorales, et maquette géante d’avion en bois brûlée – « le projet part en fumée » – dans la plus pure tradition carnavalesque, tout avait été prévu pour réussir l’événement. Pizzas bios, plats vegan, soupe poireaux-pommes de terre, pains d’épices, cidre, bière ou vin chaud, réchauffaient les participants. Et la nuit promettait d’être longue pour les manifestants, animée par des concerts, fest-noz ou techno, les plus fatigués tentant de retrouver leur véhicule dans l’obscurité.
De très nombreux jeunes
Dès le matin, ils étaient des milliers – de 30 000 à 40 000 personnes selon les organisateurs, 8 500 selon la préfecture – à parcourir les kilomètres reliant Saint-Jean-du-Tertre et le Gourbi, deux lieux-dits, à la ferme de Bellevue, au cœur de la ZAD.
Au-delà de ce classique écart de comptabilité, une chose est certaine, ce rendez-vous militant a drainé une foule considérable, digne des plus grands rassemblements que la ZAD a connus. En témoignaient les centaines de voitures parquées sur des kilomètres de routes et de chemins traversant le bocage, rappelant les plus grandes manifestations de soutien aux occupants de Notre-Dame-des-Landes. Le nombre de cars, venus de toute la France, était même supérieur à celui du 8 octobre 2016, lors d’une manifestation pour laquelle les organisateurs avaient annoncé plus de 40 000 personnes et la police 12 500.
Mais, plus que le nombre, un des faits marquants de cette journée fut sans doute le nombre de manifestants venant pour la première fois ici et la présence massive de jeunes. Cherchant à se réchauffer près d’un brasero, un verre de vin chaud à la main, Melody Perdrizet et Elena Lombart, deux jeunes filles venues de Paimpol, dans les Côtes-d’Armor, témoignent de leur découverte de la ZAD. « J’en entendais parler depuis longtemps et je voulais voir comment cela se passait concrètement, comprendre comment ils avaient pu gagner », explique la première, professeure de piano. « Et voir ce qui va se passer après », ajoute son amie, éducatrice à l’environnement et militante de Bretagne vivante.
Drapeau basque brandi haut, Thierry Michel et Nadège Martin ont fait, eux, le déplacement depuis Ixtassou, près d’Espelette (Pyrénées-Atlantiques). Cet artisan de 46 ans et cette propriétaire d’une chambre d’hôte de 38 ans sont engagés dans la lutte contre un projet de mine d’or – près de 13 000 hectares sur onze communes – dans le collectif Stop mines EH. « C’est la première fois que nous venons ici, mais nous suivons ce combat avec intérêt depuis longtemps. Ici nous comprenons l’importance de pouvoir unir des gens très différents avec un même objectif », raconte Thierry Michel.
« De nouveaux enjeux et combats »
Depuis près de dix ans, et l’intensification de la lutte contre l’aéroport, notamment avec l’occupation de la ZAD en 2009, Notre-Dame-des-Landes est devenu la référence de tous les opposants à de grands projets d’infrastructure jugés inutiles et imposés.
« La fin de cette lutte d’un demi-siècle contre l’aéroport laisse place à de nouveaux enjeux et combats, ici et ailleurs », devait déclarer le mouvement contre l’aéroport (Acipa, Adeca, Copain44, Naturalistes en lutte, habitant.e.s et occupant.e.s de la ZAD, Coordination des organisations opposantes), lors de prises de parole tout au long de la journée.
Et nombreux sont les représentants de ces combats qui ont pu témoigner : le projet de tunnel transalpin Lyon-Turin (présence d’opposants français et italiens), le Center Parcs de Roybon (Isère), la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère), la Ferme des 1 000 vaches dans la Somme, le parc d’attraction de Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine), la ligne à très haute tension de la Haute-Durance, le centre de loisirs et d’affaires d’Europacity et le pôle scientifique du plateau de Saclay, en région parisienne, les bassines niortaises (Deux-Sèvres)… sans oublier le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse). « Pour toutes ces luttes sœurs, nous sommes là, nous serons là ! », leur ont assuré les militants de Notre-Dame-des-Landes.
Quelques élus et responsables politiques avaient aussi fait le déplacement pour participer à la fête, tels José Bové, Yannick Jadot, Noël Mamère… « On ne va pas gâcher son plaisir, mais ne soyons pas dupe, le discours environnemental du gouvernement est celui d’un bonimenteur. On l’a encore vu à l’assemblée nationale avec ses propositions récentes de dérogations sur les réglementations environnementales, expliquait Loïc Prud’homme, le député (La France insoumise) de Gironde.
Contre le « capitalisme vert »
La fête donc pour célébrer une victoire historique dont peu de luttes sociales ou environnementales peuvent s’enorgueillir ces dernières années. Mais au-delà de l’immense satisfaction visible sur les visages, ce rassemblement baptisé « Enracinons l’avenir » se voulait tourné vers le futur des terres agricoles et de la ZAD, menacé par l’arrivée du printemps, échéance fixée par Edouard Philippe, le premier ministre, à laquelle les occupants illégaux devront être partis « d’eux-mêmes ».
Le chef du gouvernement avait aussi exigé le nettoyage de la route départementale 281, entravée par de nombreuses chicanes. Ce fut chose faite par les agriculteurs et une partie des zadistes. Non sans mal, une partie des occupants refusant de libérer la route ainsi que l’exigeait l’Etat. Des divergences sont d’ailleurs apparues lors de certaines prises de parole, tout comme dans l’organisation d’une « contre fête » samedi soir dans un autre lieu de la ZAD, par la fraction la plus hostile à tout dialogue avec le gouvernement.
« Aujourd’hui, le mouvement a dégagé collectivement la D281 pour rendre à ses usager.es/voisin.es la possibilité d’une utilisation partagée. (…) Les divers chantiers nécessaires à la remise en état de la route sont en cours. Ils vont durer encore plusieurs semaines », déclarait d’un commun accord le mouvement contre l’aéroport. Quand une partie des zadistes préférait rappeler l’apport dans cette lutte de ceux qui « portent l’autogestion, l’action directe, des modes de vie et des pratiques radicales ». Evoquant aussi bien les « conflits » que les « complicités » entre les composantes de la ZAD, la dizaine de personnes, masquées, qui ont pris la parole, ont martelé leur volonté de combattre « le système capitaliste, sa croissance, ses polices, ses frontières, ses armées, ses bulldozers… »
Et si la victoire est réelle contre le projet d’aéroport, cela ne suffit pas, disent-elles. « Maintenant que notre ennemi le plus clair et le plus commun a disparu, le capitalisme vert rêverait bien d’une zone éco-bio participative, d’une intégration tranquille mais en règle (…). C’est pour éviter cela que nous resterons en lutte. » Le débat est loin d’être terminé dans la ZAD.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Il aura fallu près de quinze ans de déclin de l’apiculture pour que l’exécutif européen se penche sur les méthodes d’évaluation des risques, déplore dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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« Toutes les procédures d’évaluation des risques des pesticides sur les abeilles sont, au minimum, très discutables »

Il aura fallu près de quinze ans de déclin de l’apiculture pour que l’exécutif européen se penche sur les méthodes d’évaluation des risques, déplore dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h39
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. L’information qui va suivre est si invraisemblable que le lecteur voudra sans doute en contrôler la véracité. Qu’il se rassure : il pourra remonter à sa source pour en vérifier l’exactitude. De quoi s’agit-il ? D’abeilles, de pesticides et de la manière dont les risques de ceux-ci sont évalués. Pour comprendre, il faut savoir qu’avant d’être autorisé, un produit phytosanitaire doit passer un certain nombre de tests réglementaires attestant de sa sûreté, pour la santé et l’environnement. Parmi ces tests s’en trouve un très intéressant, qui a par exemple permis de « montrer » que les fameux néonicotinoïdes (mais aussi beaucoup d’autres « phytos ») ne présentent pas de risques importants pour les abeilles.
C’est un peu comme si on évaluait le risque tabagique en faisant fumer à des cobayes une cigarette par an
Le test impose de placer une colonie devant une parcelle d’au plus 1 hectare, traitée avec l’insecticide. A grands traits, si rien de particulier n’est constaté sur la colonie, cela plaide en faveur de l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché.
Mais si vous avez la plus petite once de savoir apicole, vous savez que ces hyménoptères butinent jusqu’à 5 km, voire plus, autour de leur ruche, couvrant ainsi une surface de quelque 80 km2. En plaçant la colonie devant un champ de 1 hectare, le test réglementaire n’expose donc les insectes qu’à un dix-millième environ de leur exposition potentielle en situation réelle, dans un environnement de grandes cultures. Bref, c’est un peu comme si on évaluait le risque tabagique en faisant fumer à des cobayes une cigarette par an.

Tout cela est clairement détaillé, non par Greenpeace, ou quelque organisation malfaisante vouée à la destruction de l’agriculture moderne, mais par un groupe de scientifiques réunis par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), et qui a rendu son avis au printemps 2012 (le lecteur pourra consulter l’avis intitulé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.
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Neige et verglas : fin de l’alerte en Ile-de-France, le Nord et le Centre toujours menacés

Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h20
   





                        



   


La neige qui a balayé le nord et le centre de la France s’éloignait, samedi 10 février au matin, de l’Ile-de-France. Le Centre et l’Est de la France ont en revanche a nouveau été placé en alerte orange par Météo France samedi après-midi.
Fin de la vigilance orange au Nord, le Centre et l’Est en alerte
La vigilance orange qui touchait encore les huit départements franciliens en raison de la neige et du verglas a été levée à 10 heures par Météo France, qui annonce un « dégel de la couche de glace et de neige persistant au sol ». Les températures minimales de la nuit ont été souvent inférieures à - 5 °C en grande banlieue, mais elles devraient atteindre 3 à 5 °C en cours de journée.
L’« épisode neigeux » de vendredi est resté bien loin de celui de mardi-mercredi, qui avait provoqué de spectaculaires perturbations en Ile-de-France. Fermée depuis mardi, la tour Eiffel rouvrira dimanche matin à 9 h 30, selon son compte Twitter.
Sept départements du centre et de l’est de la France ont en revanche été placés en vigilance orange pour un « épisode de neige ou verglas non exceptionnel, nécessitant cependant une vigilance particulière du fait d’un risque de verglas pouvant rendre les conditions de circulation difficiles », selon Météo France.
Cette vigilance orange concerne le Cantal, la Côte-d’Or, la Loire, la Haute-Loire, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire. L’événement doit commencer dimanche matin à 3 heures et durer jusqu’à 10 heures.
Reprise du trafic poids lourds et RATP
Vendredi, le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris avaient de nouveau appelé les automobilistes à « ne pas utiliser leurs véhicules ».
Au sud-ouest de Paris, la route nationale 118, symbole de la pagaille de mardi soir, a été rouverte à la circulation samedi en début d’après-midi, a annoncé la Préfecture de police. La route nationale 1, qui relie la capitale à la frontière belge, a également été rouverte à la mi-journée.
Selon la RATP, le trafic était samedi à 6 h 30 « légèrement perturbé sur les bus » avec 15 % de lignes non desservies (40 sur 300) et « quasi normal sur le reste du réseau » parisien. Le RER C, fermé depuis le 24 janvier à cause de la crue de la Seine, a rouvert samedi, hormis à la station Saint-Michel.

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Les conditions météorologiques ont conduit à l’annulation d’un tiers des vols prévus vendredi au départ d’Orly, soit quelque 200 vols, mais le trafic devait reprendre normalement samedi.
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée vendredi à 18 heures. « Les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police. Ces interdictions à répétition depuis mardi ont suscité la colère des transporteurs routiers. Selon la FNTR, ces mesures ont causé aux entreprises de transports au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Des usines en arrêt technique
Certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique ces derniers jours. Enseignes de distribution et commerçants ont également été privés de livraisons et se sont parfois trouvés en rupture de stocks, avec un impact limité toutefois, les clients étant plus rares aussi. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises de la région dont l’activité a été perturbée.
La Poste a également prévenu que les envois de colis étaient « susceptibles d’être perturbés ». « Nous sommes notamment dans l’impossibilité d’assurer les livraisons dans toute l’Ile-de-France », a-t-elle fait savoir sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une fête et des questions sur l’avenir

Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 02h03
    |

            Rémi Barroux








                        



   


« Bonjour, Monsieur, la ZAD, c’est où ? » Perdus dans le centre du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), trois jeunes Toulousains, qui ont fait le déplacement en voiture, cherchent à rejoindre, vendredi 9 février, dans la nuit glacée, le lieu du rassemblement qui est organisé, le lendemain, par les opposants au projet d’aéroport et qui occupent la zone d’aménagement différée (ZAD), devenue au fil des années la zone à défendre.
Ils ont dormi dans la voiture en attendant que les deux cortèges se forment dès 10 heures à Saint-Jean-du-Tertre et au Gourbi, pour converger vers la ferme de Bellevue, au cœur de la ZAD. Comme les trois Toulousains, de nombreuses voitures, camping-cars et camionnettes ont cherché dans la nuit des endroits où se parquer. A 15 heures, samedi, la préfecture comptait 8 500 personnes sur le site, tandis que les organisateurs dénombraient entre 30 000 et 40 000 personnes.
Au point d’orgue de cette mobilisation, les manifestants, rassemblés dans un champ près de la ferme de Bellevue, ont assisté à l’immolation par le feu d’un avion en bois, effigie de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. D’autres maquettes représentant des « grands projets inutiles » ont subi le même sort, et un épouvantail surmonté d’une photo du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a également été mis à feu.

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Mais tous ces soutiens de la lutte contre le projet d’aéroport ne sont pas venus, cette fois, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises ces cinq dernières années, pour défendre physiquement la zone et ses occupants — agriculteurs, militants écologistes, altermondialistes, anticapitalistes, etc.
Car ce projet de nouvelle infrastructure aéroportuaire, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ancien d’une cinquantaine d’années, a été officiellement abandonné. Et la déclaration d’utilité publique, qui remonte à 2008, est tombée le 9 février, dix ans après sa promulgation. « J’ai pris la décision d’arrêter ce projet car les conditions n’étaient pas réunies (…), mon objectif était de sortir d’une situation de blocage et d’indécision dont personne ne savait comment sortir », déclarait, le 17 janvier, le premier ministre, Edouard Philippe. Il laissait également jusqu’au printemps, soit la fin du mois de mars, aux occupants illégaux pour « partir d’eux-mêmes ».
Poser des jalons
Alors, ce 10 février n’est pas tant une fête pour la victoire des agriculteurs, des zadistes et de leurs nombreux soutiens — plusieurs milliers de participants sont attendus à Notre-Dame-des-Landes — qu’un rendez-vous pour poser des jalons pour le futur de la ZAD. Et la coordination du mouvement (Habitant·e·s de la ZAD, Acipa, Copain, Naturalistes en lutte) a intitulé l’événement « Enracinons l’avenir ». L’appel a été lancé pour de nouvelles plantations d’arbres.
Le rendez-vous est aussi politique, avec la présence de nombreuses délégations de partis et d’organisations qui soutiennent depuis des années ce combat, des délégations de mouvements qui luttent contre d’autres projets d’infrastructure, comme le tunnel transalpin de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), le centre Europacity au nord de Paris, etc. C’est aussi une fête avec de nombreuses participations musicales, rock, electro et un fest-noz qui devrait se terminer tard dans la nuit de samedi à dimanche.

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Les forces de l’ordre présentes ces derniers jours sur la RD 281, qui est en train d’être nettoyée, après avoir été débarrassée par les occupants eux-mêmes des nombreuses chicanes et barricades qui l’encombraient, ne sont pas stationnées à proximité.
La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a pris des arrêtés interdisant le transport de matières dangereuses et, explique-t-elle, les gendarmes sont présents « pour assurer la fluidité de la circulation ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La teneur en produits nocifs ou addictifs des cigarettes pourrait être deux à dix fois supérieure à ce que les paquets annoncent. En cause, les filtres des cigarettes et l’appareil employé pour faire les tests.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Des arrêtés préfectoraux ont été notamment signés pour réduire la vitesse maximale autorisée sur les grands axes.
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Pollution aux particules fines PM10 : des dispositions prises dans le Grand-Est

Des arrêtés préfectoraux ont été notamment signés pour réduire la vitesse maximale autorisée sur les grands axes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h27
   





                        


Après la Moselle, les Vosges, la Meurthe-et-Moselle et les deux départements alsaciens, le Doubs et le Territoire de Belfort ont déclenché vendredi 9 février la procédure d’alerte en raison d’un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines PM10, selon ATMO Grand-Est, association chargée de la surveillance de la qualité de l’air.
« Cet épisode de pollution de type “combustion” se caractérise par une concentration en particules PM10 majoritairement d’origine carbonée, issues de la combustion de chauffage et/ou de moteurs de véhicules, [dont] la dispersion est défavorisée par des conditions météorologiques stables », a expliqué l’association.
Les arrêtés préfectoraux pris prévoient d’abaisser de 20 km/h la vitesse maximale autorisée sur « les axes autoroutiers et chaussées à voies séparées (…) sans descendre en dessous de 70 km/h pour toutes les catégories d’usagers ». L’ATMO Bourgogne-Franche-Comté, qui a constaté le même phénomène, a réduit de 20 km/h la vitesse maximale autorisée sur la section de l’autoroute A 36 pour la journée de samedi.

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Vérification des dispositifs de filtration
Dans le Grand-Est, le brûlage à l’air libre des déchets verts, des résidus agricoles ou des déchets forestiers et l’emploi de feux d’artifice sont par ailleurs interdits.
« Les exploitants des installations classées soumises à autorisation » sont invités à s’assurer « du bon fonctionnement des dispositifs de filtration » et « les travaux générateurs de poussière sur les chantiers ne peuvent être réalisés que si un arrosage permettant l’abattage des poussières est mis simultanément en œuvre », a annoncé la préfecture de Moselle. Des dispositions similaires ont été prises dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et les Vosges.
Les niveaux de concentration en particules devraient décroître dès samedi ou dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.
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édition abonné


Les pétroliers renouent avec les mégaprofits mais restent prudents

Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h58
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Dix-neuf milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) de profit pour Exxon, 13 milliards de dollars pour Shell, 8,6 milliards pour Total : le temps des vaches maigres est terminé pour les géants du pétrole. Après trois années difficiles, les « majors » du secteur peuvent souffler et affichent leur volonté de récompenser leurs actionnaires.

Total a ainsi annoncé, jeudi 8 février, sa décision d’augmenter de 10 % les dividendes pendant les trois prochaines années. Le groupe français a également fait part de son intention de réaliser jusqu’à 5 milliards de dollars de rachat d’actions sur la période 2018-2020 pour « partager avec les actionnaires les bénéfices de la hausse des cours ». D’autres compagnies, comme le norvégien Statoil ou l’américain Chevron se sont aussi déclarés désireux de récompenser leurs actionnaires.
« 2017 fut l’une des meilleures années de l’histoire récente de BP », a même résumé Bob Dudley, le directeur général, alors que le groupe britannique continue de verser chaque année plusieurs milliards de dollars pour compenser la catastrophe Deepwater Horizon en 2010.
« Un plaisir pour leurs actionnaires »
Mais, derrière ces cadeaux à des actionnaires impatients après trois années de résultats en demi-teinte, se cache une vraie réserve de la part des « majors ». « C’est vrai, c’est un soulagement pour les entreprises du secteur et un plaisir pour leurs actionnaires », explique Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie de l’Institut français des relations internationales, « mais les incertitudes subsistent et tout le monde fait preuve de prudence ».
Et pour cause : le retour au profit chez les grands groupes pétroliers est d’abord dû à la remontée du prix du baril. En 2017, les cours du pétrole se sont établis à 54 dollars le baril en moyenne contre 44 dollars en 2016. Depuis début janvier, les cours évoluent entre 65 et 70 dollars.
L’équation est assez...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».
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EDF condamné pour sa gestion des déchets radioactifs à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse

Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h06
   





                        



   


Le sac avait été trouvé le 6 novembre 2015, dans une benne à ordures qui s’apprêtait à quitter le site de Cruas-Meysse (Ardèche). A l’intérieur, « [des] combinaisons papier et [des] surbottes qui avaient été portées par des personnes travaillant en zone nucléaire, alors que ces déchets contaminés doivent absolument être séparés des déchets conventionnels pour éviter toute contamination », rappelle le Réseau Sortir du nucléaire. Ce dernier avait alors initié une action en justice.
Trois ans plus tard, EDF et le directeur de la centrale nucléaire ardéchoise ont été condamnés vendredi 9 février par le tribunal de police de Privas pour sa mauvaise gestion des déchets nucléaires. Le groupe énergétique français a ainsi été condamné à six amendes de 1 000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis.

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« Dysfonctionnements récurrents »
Le Réseau Sortir du nucléaire a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas », citant « une série d’événements concernant la maîtrise de la réaction nucléaire », ou encore un « risque important » concernant les « capacités de refroidissement du réacteur en cas d’accident ». 

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Une crainte partagée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un rapport daté du 1er décembre 2015. « Différentes barrières techniques et organisationnelles (…) ont été défaillantes », pouvait-on lire dans ce document. EDF « ne fait pas de commentaire à ce stade », a pour sa part indiqué un porte-parole de l’électricien.
Des militants de Greenpeace s’étaient introduits en novembre dans cette centrale nucléaire pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où sont entreposés les combustibles usagés. Leur action faisait suite à une autre intrusion de l’organisation sur le site en 2011.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire tente de positionner en vitrine du développement urbain durable.
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Des mines à la « smart city » : comment un territoire lorrain se reconvertit

Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire tente de positionner en vitrine du développement urbain durable.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h38
    |

            Jessica Gourdon (Moselle, Meurthe-et-Moselle, envoyée spéciale)








                        



   


Peut-on lutter contre beaucoup plus fort que soi ? C’est à cette question que tente de répondre le territoire du Pays Haut Val d’Alzette, qui rassemble huit communes à la frontière du Luxembourg, comme Audun-le-Tiche et Boulange, en Moselle, ou Villerupt, en Meurthe-et-Moselle. Elles ont connu leur heure de gloire dans les années 1950 et 1960, quand les mines de fer tournaient à plein régime et que l’immense complexe sidérurgique de Micheville employait 6 000 personnes pour fabriquer des rails et des pièces en acier. L’usine a fermé ses portes en 1986.
Après des années de crise et d’exode, le Val d’Alzette a vu son destin basculer grâce à une naissance inattendue : Belval, située à quelques minutes de voiture, côté Luxembourg. Une cité nouvelle, construite sur une ancienne friche industrielle, qui a connu, en dix ans, un essor spectaculaire, grâce à un investissement d’1,2 milliard d’euros du Grand-Duché.
Ici, des tours rutilantes abritent des banques, des sociétés informatiques, des centres de recherche. Un hôpital est en construction. Les restaurants font le plein à midi. Une nouvelle université va accueillir à la rentrée 7 000 étudiants de master et doctorat. L’usine désaffectée, intégrée à la ville, abrite une médiathèque de 19 000 m2.
Banlieue dortoir
Aujourd’hui, les deux tiers des actifs du Val d’Alzette travaillent côté luxembourgeois. Ces employés et cadres du tertiaire se sont mêlés à la population ouvrière et agricole vieillissante, et ont permis aux huit communes d’enrayer leur déclin démographique.
Mais ces néo-ruraux n’ont pas fait venir les entreprises. Car tel est le drame de ce territoire frontalier de 30 000 habitants : se faire aspirer ses ressources par un Luxembourg plus puissant et attractif fiscalement. D’un côté de la frontière : les emplois, le savoir. De l’autre : les cités ouvrières délabrées, les lotissements et les collectivités locales démunies. Alain Casoni, le maire de Villerupt, s’en désole : « La dynamique de métropolisation du Luxembourg aspire nos recettes, nos nouveaux habitants paient leurs impôts là-bas. Mais c’est à nous de payer les charges : les crèches, les équipements, les services, sans moyens. Belval, c’est une chance pour le territoire. Mais c’est aussi ce qui nous assèche. »

   


Dans ces conditions, le destin du Val d’Alzette semblait tracé : grâce à son foncier moins cher, ces villes allaient devenir une banlieue dortoir de Belval. Mais un jour de 2009, coup de théâtre : une opération d’intérêt national est annoncée par Nicolas Sarkozy, suivie, en 2012, de la création d’un établissement public d’aménagement (EPA).
Objectif ? Rééquilibrer le développement économique des deux côtés de la frontière, en faisant du territoire une « vitrine d’un périurbain durable », explique Jean-Christophe Courtin, son directeur. Et permettre la construction de 8 300 logements « écologiques » sur les friches industrielles, afin d’absorber la croissance luxembourgeoise.
Ecoquartier et bâtiments à énergie positive
En ce mois de février, les grues et les camions tournent à plein régime sur l’ancienne friche d’Arcelor. Mené par Linkcity, un premier écoquartier de 300 logements va mêler des bâtiments en bois à énergie positive, espaces verts, une résidence étudiante, des équipements partagés (salle de sport, panneaux solaires…). Le long des rues toutes neuves, les poubelles connectées sont déjà en place, et l’éclairage sera « intelligent » : il s’adaptera à la fréquentation de la rue. L’ambition est d’en faire un quartier dense, qui n’empiète pas sur les terres agricoles. Et aussi la vitrine d’un nouveau bois high-tech appelé Panobloc. Un pôle culturel avec salles de cinéma et de spectacle sortira bientôt de terre, ainsi que d’autres écoquartiers.
Pour accompagner ce développement, la communauté de communes est en train de créer une « plate-forme smart city » pour agréger des données produites sur tout le territoire par ses composantes (citoyens, entreprises, équipements). Objectif : aider la collectivité dans ses décisions, et attirer des entreprises ou des start-up afin qu’elles proposent de nouveaux services aux habitants. Le tout avec une « gouvernance publique de la donnée » encore à inventer, reconnaît Julien Vian, le directeur général des services (DGS) de cette collectivité.

   


Territoire pionnier du biogaz
Mais c’est sur le volet énergétique que le Val d’Alzette se veut le plus novateur. Un système de chauffage utilisant la géothermie est à l’étude à Boulange. L’idée : profiter de l’eau qui stagne dans les couloirs des mines à une température de 13 °C, et en récupérer les calories pour alimenter un réseau de chaleur.
Dans la déchetterie, un projet pilote, attentivement regardé par les « majors » de l’énergie, va convertir des déchets verts en électricité et en chaleur, grâce à une petite éolienne. Cette chaleur servira à chauffer une serre de 1 000 m2 pour produire des légumes bio à destination des cantines.
Cette installation permettra aussi d’alimenter un système qui convertira l’électricité éolienne en hydrogène, puis en biométhane, grâce à l’ajout de dioxyde de carbone récupéré dans un méthanisateur de déchets agricoles. Ce biogaz « maison » servira à faire tourner cinq camions de la collectivité. Ce procédé, baptisé « power to gas », est embryonnaire en France, mais il est promis, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), à un bel avenir. Il veut résoudre l’un des défis principaux de l’énergie éolienne : le stockage et l’utilisation de l’électricité produite lorsqu’il n’y a pas de besoins directs, pendant la nuit par exemple.

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« On veut être une vitrine pour ces technologies. Montrer que la production décentralisée d’énergie, c’est l’avenir pour les collectivités locales, et une source de revenus pour les agriculteurs, explique Julien Vian, qui regrette les délais pour obtenir des financements. Sur le biogaz, la France est en retard par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas. »

   


Tous ces dispositifs visent à faire de cette dynamique de « vitrine » une source de développement du territoire. Tout en évitant que se crée une fracture entre ces nouveaux quartiers et le reste des villes, à la population pauvre et vieillissante. A quelques centaines de mètres, les étroites maisons ouvrières de Villerupt offrent un contraste saisissant. C’est pour cela que l’établissement public s’est lancé dans une opération d’acquisition ces maisons, souvent habitées par des veuves d’ouvriers. Objectif : les remettre aux normes, les isoler, casser des murs… 

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« Mais pour que tout cela marche, le défi sera de faire exister le lien social, de nourrir la vie associative », remarque Claudine Guidat, une chercheuse de l’université de Nancy qui étudie ce projet. De redonner à ce territoire, jadis marqué par sa culture ouvrière et sa forte immigration italienne, une âme. Pour cela, le Val d’Alzette peut s’appuyer sur un ovni culturel : le festival du film italien de Villerupt, créé il y a quarante ans. Chaque année en octobre, dans ce coin perdu à cheval entre la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, 40 000 personnes viennent assister à des projections et célébrer ce puissant héritage. Aujourd’hui, les festivaliers trouvent difficilement à se loger ou se restaurer.
« Mais tout ce travail de développement restera insuffisant si on n’arrive pas à un accord avec le Luxembourg sur la rétrocession fiscale, comme il en existe avec d’autres pays frontaliers », insiste l’élu Alain Casoni. Le PIB par habitant du Luxembourg est quatre fois plus élevé que celui du Grand Est. Une infirmière y démarre à 3 500 euros nets, deux fois plus qu’ici. Nos apprentis s’en vont de l’autre côté de la frontière. Comment faire dans ces conditions ? » M. Casoni vient de cosigner avec plusieurs élus du Grand Est une lettre au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et au ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, demandant au gouvernement d’agir. Et de donner vraiment les moyens à ce territoire d’entrer dans une logique de développement durable.

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La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde à Nancy, mardi 13 février de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.
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Rénovation énergétique : « L’enjeu climatique impose des mesures plus ambitieuses »

Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h03
    |

            Claire Legros








                        



   


C’est l’une des priorités pour réduire la facture énergétique des villes et lutter contre la précarité. Comment accélérer la rénovation énergétique des logements anciens ? Alors que selon la Fondation Abbé Pierre, un ménage sur cinq (soit 12,2 millions d’individus) est dans une situation de précarité énergétique, le gouvernement a annoncé un plan de 14 milliards d’euros sur cinq ans et lancé une consultation publique sur ce sujet, avant de rendre sa feuille de route définitive.
Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique et l’un des porte-parole de l’association NégaWatt, des mesures plus ambitieuses sont indispensables pour répondre aux défis climatique et économique.
Le plan présenté par le gouvernement en novembre vous paraît-il adapté aux enjeux ?
Pour le moment, la première version de ce plan affiche une volonté politique, mais sans y associer les mesures concrètes indispensables à sa réalisation. On évoque 500 000 rénovations par an, contre 130 000 actuellement, mais à fonds constants voire plus faibles qu’aujourd’hui. Avec quels moyens ? Quels artisans ? Nous sommes aussi inquiets de constater le flou qui règne sur le financement du repérage et de l’accompagnement des ménages les plus fragiles. Une version définitive du plan est en chantier, dont nous espérons qu’elle tiendra compte des propositions faites dans le cadre de la consultation qui s’achève, et sera plus ambitieuse si nous voulons répondre au défi colossal qui nous attend dans les prochaines années.
La loi de transition énergétique prévoit de diviser la consommation d’énergie par deux en France avant 2050. Comment faire pour accélérer la rénovation des bâtiments anciens ?
Nous sommes à un tournant. L’enjeu climatique impose des mesures ambitieuses. Pour tenir le délai inscrit dans la loi, il est indispensable de rénover 650 000 logements par an. Mais pas dans n’importe quelles conditions. Accélérer ne sert à rien si les rénovations ne sont pas complètes, du sol au plafond. On sait aujourd’hui que rénover par morceaux, les fenêtres d’un côté, l’isolation de la toiture de l’autre, cela revient plus cher au final, et c’est inefficace du point de vue écologique. Pour réduire notre consommation d’énergie, une rénovation globale, permettant d’atteindre le niveau BBC qui s’applique au neuf, est indispensable. Ce sont de nouvelles techniques, de nouveaux métiers qui représentent un vivier d’emplois mais nécessitent un apprentissage et de la collégialité. On ne peut pas se passer d’une montée en formation des professionnels du bâtiment.

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Les ménages les plus fragiles sont aussi ceux qui souffrent le plus de précarité énergétique. Comment les aider ?
Nicolas Hulot a annoncé vouloir éradiquer les logements les moins isolés, c’est une avancée. Ces passoires thermiques sont souvent habitées par les plus pauvres, locataires ou propriétaires. Nous demandons que ces rénovations soient globales là aussi. Aujourd’hui le chèque énergie, dont le montant moyen (150 euros/an) est très largement insuffisant par rapport aux besoins, estimés à 1 800 euros/an, permet d’aider ces ménages à payer leur chauffage. Mais une telle mesure n’est pas durable, il faut recommencer chaque mois. Pour financer des travaux à long terme, des mécanismes de financement ont été créés, mais aujourd’hui ils ne sont pas déployés.
L’UFC-Que choisir dénonce une recrudescence des arnaques à la rénovation énergétique. Cette enquête vous surprend-elle ?
La multiplication de ces escroqueries n’est pas étonnante. Il existe en France un déficit d’accompagnement des ménages qui entreprennent l’isolation de leur logement. Depuis le début des années 2000, le dispositif de conseil « Info Energie » a été créé en ce sens et il fonctionne dans de nombreuses régions. Mais il compte 500 salariés pour l’ensemble du territoire, quand il en faudrait le triple. Il manque aussi un dispositif d’évaluation du résultat final, comme il en existe en Allemagne : des experts techniques en bâtiment viennent chez les particuliers établir un diagnostic, ils font des préconisations et surtout ils reviennent après les travaux pour vérifier que le travail a été réalisé correctement. Ces méthodes d’accompagnement ont prouvé leur efficacité. Elles relèvent du service public, comme le prévoit la loi de transition énergétique, et pourraient être financées en France par une partie de la contribution énergie, la taxe carbone prélevée sur la consommation d’énergie fossile.

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Vous proposez de simplifier les dispositifs d’aides à la rénovation. Comment ?
Il existe aujourd’hui jusqu’à une quinzaine de dispositifs de financement pour une seule opération, un mille-feuille administratif, souvent modifié, où même les professionnels ont du mal à se retrouver. Les ménages doivent remplir une multitude de paperasse pour demander ces aides, cela décourage les meilleures volontés et coûte cher en frais d’administration. Dans une logique de service public, il serait souhaitable de créer une offre unique de financement qui s’adapterait à la situation de chaque foyer. Nous insistons pour que ces aides ne concernent sauf exception que la rénovation complète.
Vous préconisez aussi un système non plus d’incitation, mais d’obligation. Une telle mesure est-elle réaliste compte tenu du coût pour les ménages ?
Notre proposition est double : d’un côté, rendre les travaux de rénovation énergétique obligatoires lors de la vente d’un bâtiment. De l’autre, rattacher le prêt consenti non plus au propriétaire mais à « la pierre », c’est-à-dire au logement lui-même. En cas de changement de propriétaire, le nouvel arrivant achète l’emprunt en même temps que le logement. Ce système a été mis en place en Grande-Bretagne pour les ménages à faibles revenus. Il permet d’étaler les prêts sur une longue durée et de rembourser l’emprunt avec l’argent économisé chaque mois sur la consommation d’énergie.

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La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde organisée à Nancy, mardi 13 février, de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Ce métal radioactif existe à l’état de traces dans les feuilles de tabac.
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Les cigarettiers ont tu pendant des années la présence de polonium 210

Ce métal radioactif existe à l’état de traces dans les feuilles de tabac.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h23
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Quelques milligrammes de goudron et de nicotine… Pour de nombreux fumeurs, l’essentiel de la nocivité de la cigarette provient de ces deux constituants de la fumée, les seuls à avoir fait l’objet de mentions sur les paquets – en France, ces indications n’ont été supprimées qu’en mai 2016 avec l’entrée en vigueur du paquet neutre, le législateur ayant souhaité ne pas donner d’avantage commercial à des marques mettant en avant des taux plus faibles.
Et pour cause : en réalité, la composition de la fumée du tabac est un vaste maquis de substances dangereuses et/ou cancérogènes – méthane, isoprène, phénols, formaldéhyde, arsenic, nitrosamines, cadmium… –, dont il est difficile de dire lesquelles pèsent le plus lourd dans les dégâts sanitaires de la cigarette. La plus inattendue d’entre elles est peut-être le polonium 210, un métal radioactif présent à l’état de traces dans les feuilles de tabac et sur lequel les cigarettiers ont été, de nombreuses années durant, très discrets.

Pourtant, l’information est connue de longue date, comme le rappelle l’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford, Etats-Unis) dans Golden Holocaust. La conspiration des industriels du tabac (Equateurs, 2014), l’ouvrage de référence qu’il a consacré aux stratégies de dissimulation et d’instrumentalisation de la science de l’industrie du tabac. Dès le début des années 1950, des chercheurs indépendants suspectent la présence de radioéléments dans le tabac blond. En 1964, deux scientifiques de l’institut de santé publique de Harvard identifient formellement le polononium dans la fumée de cigarette et publient leurs travaux.
Bains acides
L’affaire prend alors de l’ampleur, plusieurs biologistes se demandant si la présence de polonium radioactif dans les poumons n’est pas l’une des causes de la cancérogénicité du tabac. « Publiquement, l’industrie rejetait tout danger de ce genre, le qualifiant simplement de “tactique de peur”...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».
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Tabac : les cigarettiers accusés de tricher sur la teneur en goudron et nicotine

Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 08h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Faudra-t-il parler de « tobaccogate », comme il y eut un « dieselgate » ? La plainte pénale déposée début février devant le procureur de la République par le Comité national contre le tabagisme (CNCT), accusant les filiales françaises de quatre cigarettiers (British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brand) de « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », ne peut en tout cas qu’évoquer le scandale récent des moteurs diesel truqués – pourvus de logiciels abaissant artificiellement les émissions polluantes pendant les tests réglementaires.
S’agissant du tabac, il ne s’agit pas de logiciels truqueurs et d’oxydes d’azote, mais de micro-perforations des filtres, de goudron et de nicotine. Le résultat est le même : les taux officiels de ces substances, affichés ou mesurés par le régulateur, sont largement inférieurs à la réalité. Selon la plainte du CNCT, que Le Monde a pu consulter, « la teneur réelle en goudron et nicotine serait, selon les sources, entre deux et dix fois supérieure [à celle indiquée] pour le goudron et cinq fois supérieure pour la nicotine » — des chiffres qui proviennent de la littérature scientifique ou des fabricants de cigarette eux-mêmes.
Pour comprendre, il faut savoir que les filtres de la quasi-totalité des cigarettes actuellement sur le marché sont percés de nombreux micro-orifices imperceptibles à l’œil nu, qui « ventilent » la fumée inhalée. Ce dispositif induit une « dilution » de la fumée transitant par le filtre, mais cette dilution intervient principalement lorsque la fumée est extraite au moyen d’une machine à fumer réglementaire, utilisée pour mesurer les taux de goudron, de nicotine ou encore de monoxyde de carbone dans les produits de combustion du tabac. Au contraire, lors du fumage de la cigarette par un humain, et non par la machine réglementaire, l’emprise des lèvres et des doigts sur le filtre obture la plus grande part des micro-perforations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les promoteurs de l’immense complexe de loisirs et de commerce au Nord de Paris présentent vendredi le résultat de leur concours d’architecture.
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Urbanisme : EuropaCity revoit sa copie pour améliorer son image

Les promoteurs de l’immense complexe de loisirs et de commerce au Nord de Paris présentent vendredi le résultat de leur concours d’architecture.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h46
    |

            Grégoire Allix et 
Rémi Barroux








                        



                                


                            
Tout tenter pour se défaire de l’image de mégacentre commercial qui colle à la peau du projet : les promoteurs d’EuropaCity, ce complexe de 80 hectares de loisirs, d’hôtels et de commerces dans le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), devaient présenter, vendredi 9 février, les nouveaux habits d’architecture et d’urbanisme censés rendre cet investissement plus lisible et plus acceptable. « Le plan est désormais ouvert sur l’extérieur, plus urbain, comme un véritable quartier avec ses rues, ses places, une diversité d’architectures », estime Benoît Chang, le directeur général d’Alliages et Territoires, la société qui porte le projet.
Attendu au tournant par des opposants très actifs, fragilisé par l’incertitude qui pèse sur la ligne 17 du métro du Grand Paris, condition de sa réalisation, EuropaCity entre dans une année charnière. Ses investisseurs – le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda –, qui prévoient d’y dépenser la bagatelle de 3,1 milliards d’euros, doivent décider, dans les semaines qui viennent, leur stratégie face au report annoncé du Grand Paris Express.
Le métro devait à l’origine desservir le Triangle de Gonesse en 2024, permettant l’ouverture d’EuropaCity l’année des Jeux olympiques (JO). Un calendrier probablement repoussé à 2026 ou à 2027. Inutile, donc, pour Alliages et territoires de démarrer le chantier en 2020 comme prévu…

« Le problème, c’est moins les deux ou trois ans de portage financier supplémentaires que l’incertitude permanente : qu’est-ce qui nous garantit que cet arbitrage ne sera pas de nouveau remis en cause dans deux ans ? L’expérience du [projet d’aéroport] de Notre-Dame-des-Landes [Loire-Atlantique] nous donne à réfléchir… », explique Benoît Chang.
Promesse de 10 000 emplois
Si les actionnaires ne changent pas de cap, la société doit déposer, d’ici à la fin de l’année, la demande de permis de construire auprès de la ville de Gonesse – le maire, Jean-Pierre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.
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Météo : les chutes de neige « progressent vers l’est en faiblissant »

La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 02h26
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 21h23
   





                        



   


La vague de neige qui a traversé une large moitié nord-ouest de la France allait faiblissant dans la soirée du vendredi 9 février, balayant encore le Nord et le Centre.
Météo France annonçait « jusqu’à 3 à 7 cm de neige fraîche » attendus au cours de la journée dans les départements placés en vigilance orange neige et verglas, dont le nombre a été ramené de 27 à 10 (les huit d’Ile-de-France, l’Aisne et le Nord). Les chutes de neige s’étendaient de la Champagne à la Bourgogne et au Massif central, selon Météo France, qui soulignait qu’elles « continuaient leur progression vers l’est en faiblissant ».
Une nouvelle nuit très froide est aussi annoncée, avec des températures pouvant localement frôler − 10 °C.

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Le point sur les transports
Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Transports scolaires. La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera aussi suspendu dans l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne. Jeudi, les mises en garde relatives au verglas ont été plutôt suivies.
Circulation difficile. Un pic exceptionnel de 175 kilomètres de bouchons a été brièvement atteint à 13 heures, mais à 19 heures seulement une vingtaine de kilomètres était recensée par le site officiel Sytadin (contre 325 km en moyenne à la même heure).
RN 118. Emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes avaient été bloqués par la neige mardi soir, la nationale 118 est restée fermée vendredi. Elle rouvrira en deux temps samedi : à 6 heures sur son tronçon nord (pont de Sèvres-A86) et à 16 heures sur son tronçon sud (A86-Les Ulis), selon la préfecture de police de Paris.
TGV. La SNCF a annoncé un trafic normal sur l’ensemble des axes TGV et un retour progressif à la normale pour le Transilien. Mais le trafic pourrait évoluer en fonction des conditions météorologiques.
Transports publics. Le trafic de bus a été perturbé en début d’après-midi, la RATP faisant « rentrer ses lignes de bus au cas par cas en fonction des conditions de circulation ». La situation restait toutefois normale dans le métro et le RER.
Perturbations dans les airs. Un tiers des vols prévus au départ de l’aéroport d’Orly, soit environ 200 vols, ont été annulés en raison du nouvel épisode neigeux, selon une source aéroportuaire.
Monuments parisiens. La tour Eiffel restera fermée aux visiteurs vendredi et samedi, tout comme le jardin des Tuileries.

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Transporteurs routiers indignés
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, rétablie tôt vendredi matin et qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée à 18 heures « et les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police.
Ces interdictions à répétition suscitent la colère des chauffeurs. La déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), Florence Berthelot, a dénoncé un « manque de coordination » et une « publication trop tardive » des décisions d’interdiction de circulation. Selon elle, l’impact économique est d’au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Conséquence de ces restrictions : certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique. Enseignes de distribution et commerçants ont aussi été privés de livraisons et se sont trouvés en rupture de stock, a signalé la chambre de commerce et d’industrie francilienne. L’impact a toutefois été limité, les clients ayant été plus rares. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises dont l’activité a été perturbée par les récentes crues et par les chutes de neige.
Côté accidents, « il y a eu une augmentation des appels reçus (au 15) et identifiés pour des motifs traumatologiques, pour tout ce qui est accidents liés au verglas », selon l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. L’organisme a aussi noté « une activité [aux urgences] un peu plus soutenue que d’habitude », « mais tout est sous contrôle », a-t-il dit.
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            data-slide-description="A Paris, à la station Château-de-Vincennes."
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            data-slide-description="Boulevard Richard-Lenoir, à Paris."
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            data-slide-description="Sans titre"
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            data-slide-description="Boulevard Arago, à Paris."
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            data-slide-description="A Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)."
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            data-slide-description="Gif-sur-Yvette (Essonne), le 7 février, vers 8 h 30."
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            data-slide-description="Plaisir (Yvelines), mercredi, vers 9 heures."
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            data-slide-description="Sur le canal de l'Ourcq à Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la cour intérieure du Ritz à Paris, dans la soirée du 6 février."
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            data-slide-description="Le port de la Tournelle sous l'eau et la neige, à Paris, le 7 février au matin."
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            data-slide-description="En forêt de Fontainebleau, près de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne)."
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            data-slide-description="A Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 7 février."
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            data-slide-description="L'Arsenal, à Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), le 6 février."
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            data-slide-description="Vue sur les pistes d’Orly."
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            data-slide-description="Le 6 février au Château de Vincennes."
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            data-slide-description="A Yerres, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, rue d’Alésia, le 6 février."
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            data-slide-description="A Montmartre le 7 février."
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            data-slide-description="Sur l’île de la Jatte, le 6 février."
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            data-slide-description="Au parc Meissonnier à Poissy, le 7 février."
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            data-slide-description="Sur les quais de la Seine dans le 16e arrondissement de Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Feucherolles, dans les Yvellines le 7 février."
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A Paris, à la station Château-de-Vincennes.

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#JeDonneMonIvoire : une opération pour sensibiliser à la protection des éléphants

Le Fonds international pour la protection des animaux propose aux Français de lui remettre leurs défenses, bijoux ou sculptures en ivoire qui seront ensuite détruits au printemps.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 20h02
    |

            Audrey Garric








                        



   


Permettre aux citoyens de participer à la protection des éléphants. Tel est l’objectif de l’opération #JeDonneMonIvoire, lancée jeudi 8 février en France par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), une ONG engagée contre le trafic d’espèces sauvages. Celle-ci espère récupérer un maximum de défenses brutes ou gravées, de bijoux, statues, sculptures, qui seront ensuite détruits au printemps : broyés puis incinérés dans deux centres de tri à Reims et à Cannes.
Une telle démarche avait déjà été réalisée en 2015 dans l’Hexagone ; 257 objets avaient alors été cédés à IFAW et détruits. Au Royaume-Uni, l’association a mené des actions similaires, dont la dernière s’est soldée à la mi-janvier par la restitution de 500 objets pour un poids total de 150 kg. « Depuis la quasi-interdiction de ce commerce en France, nous avons des demandes, plusieurs fois par semaine, de détenteurs d’ivoire qui veulent s’en séparer mais ne savent pas comment procéder », explique Céline Sissler-Bienvenu, la directrice France et Afrique francophone de l’IFAW.
La France, en avance sur l’Europe, a adopté un arrêté, le 16 août 2016, interdisant la vente d’ivoire brut et restreignant celle d’ivoire travaillé – seules certaines pièces datant d’entre 1947 et 1975 peuvent être vendues, en fonction du pourcentage et du poids d’ivoire qu’elles contiennent. « Malgré ces avancées cruciales, une quantité non négligeable d’ivoire travaillé peut encore être commercialisée grâce à ce système dérogatoire », remarque-t-elle.
Blanchiment d’ivoire illégal
« Le commerce légal permet de blanchir l’ivoire illégal, il alimente le braconnage, rappelle l’experte. Distinguer les deux est très difficile puisqu’il faut faire des analyses au carbone 14. On s’en remet alors aux documents qui accompagnent les objets et qui sont souvent falsifiés. »
Lors d’opérations de destruction de vastes quantités d’ivoire, comme en 2014 devant la tour Eiffel, des critiques s’étaient pourtant élevées, dénonçant la destruction d’un patrimoine ou une « double mort » pour les éléphants. « Nous refusons d’accorder toute valeur marchande, artistique ou culturelle à l’ivoire, revendique l’IFAW. Il n’est utile qu’aux éléphants. » « Dans l’histoire, posséder de l’ivoire était vu comme un symbole de richesse, mais ce symbole cache une réalité bien sordide : celle d’un éléphant mort qui a cruellement été empoisonné ou abattu pour ses défenses », confirme Philip Mansbridge, directeur d’IFAW au Royaume-Uni.

   


Dramatique déclin des éléphants
Or les populations d’éléphants continuent de décliner dramatiquement : en Afrique, leurs effectifs ont chuté de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus. Ils connaissent un taux de mortalité (8 % par an) supérieur à celui de leur natalité. En cause dans cette hécatombe : la destruction et la fragmentation de leurs habitats naturels devant l’extension des villages et des activités agricoles. Mais le principal péril réside dans le braconnage. Chaque année, 20 000 pachydermes sont tués sur le continent pour leurs défenses. Ces dernières servent à fabriquer des bijoux ou des objets d’art, essentiellement destinés aux classes moyennes émergentes d’Asie.
Le commerce international de l’ivoire est pourtant banni depuis 1989, mais ce dernier reste en vente, sous certaines conditions, dans de nombreux Etats, y compris en Europe, plate-forme de transit entre l’Afrique et l’Asie. « Avec le développement d’Internet, le commerce illicite de l’ivoire a triplé depuis 1998, déplore Céline Sissler-Bienvenu. La demande s’est mondialisée, elle s’est répandue en Chine mais aussi en Europe. »
Vers la fermeture du marché européen ?
En septembre 2016, le Parlement européen a adopté deux résolutions appelant à fermer les marchés intérieurs de l’ivoire et à cesser de participer à son commerce international. Additionnées à des demandes croissantes d’une partie de la population, elles ont conduit la Commission à lancer une consultation publique, entre septembre et décembre, sur la possibilité de fermer son marché intérieur. Celle-ci rendra son avis en juin, après avoir étudié les 80 000 commentaires reçus.

        Lire aussi :
         

                Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire


En Asie, le plus grand marché du monde, la Chine en a interdit totalement le commerce sur son territoire depuis le 1er janvier, conduisant à la fermeture de toutes les usines et tous les points de vente. Début février, Hongkong a suivi le même exemple, en votant un plan en trois étapes pour mettre fin à son commerce d’ici à la fin 2021. « Ces annonces sont encourageantes car elles limitent le nombre de consommateurs potentiels, juge Céline Sissler-Bienvenu. Mais il faut voir comment ces pays vont faire respecter les interdictions. » D’autant que la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



                            


                        

                        

