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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La Pyrénéenne de 19 ans a remporté dimanche la finale du ski de bosses, apportant à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.
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JO d’hiver 2018 : Perrine Laffont, une « bosseuse » en or

La Pyrénéenne de 19 ans a remporté dimanche la finale du ski de bosses, apportant à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h45
    |

            Clément Martel (Pyeongchang (Corée du Sud), envoyé spécial)








                        



   


Elle n’a pas vingt ans, mais a déjà réalisé son rêve. « J’en ai rêvé tellement de fois, je me le suis imaginé tellement, je l’ai visualisé tellement de fois et j’ai souffert tellement de fois que c’est un sentiment incroyable. Ça y est ! » Sacrée championne olympique du ski de bosses dimanche 12 février au terme d’une finale haletante, Perrine Laffont restait sur son nuage sur lequel l’avait hissé un ultime « run » (descente) sans filets. C’est elle, la gamine du Mont d’Olmes, dans les Pyrénées ariégeoises, qui a apporté à la France sa première médaille. Et du plus beau des métaux.
Dans les rêves, les titres sont plus simples à décrocher que dans la réalité, souriait la championne au sortir de la piste. « C’était la course la plus dure de toute ma vie, elle a été dure à aller chercher cette médaille. » Lessivée, les traits marqués mais heureuse, la jeune femme pouvait se jeter dans les bras de son clan, venu des Pyrénées pousser sa « Pépette » (son surnom).

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Le ski, Perrine Laffont l’a découvert dès son plus jeune âge. « J’ai commencé tellement jeune que j’ai des photos où je suis à peine plus haute que les bosses. Et je skiais avec ma tétine accrochée à ma combinaison », confiait-elle à L’Equipe en amont de la compétition. Fille d’un instructeur de ski ayant décidé de monter un club de ski de bosses - présidé par sa femme - dans sa station des Pyrénées, la jeune femme a rapidement trouvé sa voie entre les sauts et les bosses.
Pas une journée sans penser à l’or olympique
Et rapidement impressionné son monde. Incapable de dominer ses larmes au sortir d’une finale ayant sacré sa pouline, son entraîneur, Ludovic Didier, se rappelle encore du talent de « la gamine » qui a rejoint l’équipe nationale de ski de bosses.
« Quand elle est rentrée dans l’équipe, elle était très jeune, et son coup d’éclat a été rapide, dès les jeux de Sotchi. Et ça n’a pas été simple de gérer les suites de cette compétition, souligne le coach heureux d’avoir mené un collectif au titre suprême, car quand à quinze piges, tu te retrouves en finale olympique, il faut gérer cette pression pour se remettre des objectifs. On a énormément travaillé avec elle ». 
Bosseuse, Perrine Laffont l’est bien davantage que le simple jeu de mot avec sa discipline. En larmes à Sotchi au terme de la finale l’ayant vue rétrograder de la 5e à la 14e place, la jeune femme n’a pas passé une journée depuis sans penser à son rêve d’or olympique. Quitte à « sacrifier sa jeunesse », au rythme des entraînements, déplacements et autres compétitions. Et cette finale olympique, elle l’avait préparé au maximum, ne lésinant pas sur l’entraînement là où certaines de ses concurrentes misaient sur leur fraîcheur. « On avait tout anticipé », livre Ludovic Didier, y compris « la montée en puissance progressive dans la finale. » Sixième du premier run, la Française a terminé 3e du second, avant la descente finale. Et le coach de saluer le travail de la préparatrice mentale de la jeune femme - qui l’accompagné à Sotchi-, et celui de tout l’encadrement.

PERRINE LAFFONT CHAMPIONNE OLYMPIQUE !!! La jeune femme de 20 ans remporte l'or après une épreuve forte en émotion.… https://t.co/VcBsIm7PE3— francetvsport (@France tv sport)


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Ayant accumulé quatre années d’expérience par rapport à Sotchi, Perrine Laffont arrivait en Corée « avec plus de clés entre les mains pour aller chercher une médaille » , disait-elle au Monde en début de saison. Encore fallait-il ouvrir la serrure. D’un naturel stressé, la jeune femme s’est appuyé sur un entourage familier pour canaliser sa nervosité. Et le staff a tout fait pour aborder le rendez-vous olympique « comme n’importe quelle étape de Coupe du monde », relatait Fabien Bertrand, le directeur de l’équipe de France de ski acrobatique. Privée de smartphone - et de ses tentations - à l’heure d’aborder la finale, Perrine Laffont est restée dans sa bulle jusqu’au bout.
Relation fusionnelle avec son clan
Cette sérénité, Perrine Laffont l’a trouvée grâce à ses parents, Jean-Jacques et Dominique, qui non content de l’avoir mise sur des planche dès sa tendre enfance, se sont embarqués dans une rocambolesque odyssée pour aller l’encourager en Corée. Car la course de Perrine fut inversement proportionnelle aux déboires de sa famille, avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Bloqués à Paris en raison des chutes de neige - « un comble », s’étonnait le Pyrénéen Jean-Jacques Laffont avant la finale, le clan - car les grands parents étaient du voyage - avait dû prendre un vol imprévu, changer d’avion et enchaîner par trois heures de taxi à travers la Corée avant de débarquer juste avant l’épreuve de qualifications.
Auprès de Benjamin Cavet, son camarade de l’équipe de France, la jeune femme trouve un concurrent avec qui se tirer la bourre. « On s’aide mutuellement à se pousser vers le haut » développait-elle à l’automne, se félicitant des bons résultats d’une « team France soudée ». Bien qu’ayant raté son épreuve de qualifications vendredi (terminant 21e) et ayant une épreuve de rattrapage lundi, Benjamin Cavet n’a pas manqué une miette de la finale de sa camarade. « Ça s’enchaîne vraiment, c’est surprenant. Elles ont pas le temps de souffler », glissait-il entre les deux premiers runs de la finale, qui se sont suivis sans interruption.
A bout de souffle
Au point que Perrine a abordé le dernier des trois runs de la finale à bout de souffle. « Depuis qu’on est arrivés, on n’a pas arrêté. J’ai été à chaque entrainement. Je voulais arrêter mais mes coachs n’ont pas voulu, ils m’ont poussé jusqu’à cette médaille. » Dans cette discipline belle mais cruelle qu’est le ski de bosses, chaque descente rebat les cartes, et c’est à la fin du dernier run qu’on fait les comptes. Première de la deuxième manche de la finale, la Canadienne Andi Naude en a fait les frais ce dimanche. Ultime concurrente à s’élancer, une sortie de piste a eu raison de ses rêves de médaille. Et libéré le clan français.

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Epuisée par une semaine intense, la jeune Ariégeoise a su utiliser sa fatigue pour canaliser sa nervosité : « ça m’a calmé. Je me suis dit “allez Pep, il reste un run, tu en as rêvé toute sa vie, n’aies pas de regrets”. » La « bosseuse » n’en aura pas. En revanche, elle aura besoin d’un peu de temps pour réaliser ce qui vient de lui arriver. Au point de laisser un peu d’eau franchir le barrage, après le podium. « J’ai dix-neuf ans, je ressemble à un enfant. Je ne réalise pas, je ne me sens pas prête pour ça. Mais je le veux. C’est complètement fou ». Comme un rêve qui devient réalité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Une femme et cinq hommes ont remporté un titre olympique ce 11 février. Le point sur les podiums de ce dimanche.
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JO d’hiver 2018 : les podiums de dimanche 11 février

Une femme et cinq hommes ont remporté un titre olympique ce 11 février. Le point sur les podiums de ce dimanche.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h33
   





                        



   


Perrine Laffont a remporté la première médaille française des JO de Pyeongchang (Corée du Sud), ce dimanche 11 février. La Française a remporté l’épreuve de ski de bosses devant la Canadienne Justine Dufour-Lapointe, et la Kazakh Yulia Galysheva. À 19 ans, il s’agit de son premier titre olympique pour sa deuxième participation.
Cinq autres athlètes ont été couronnés aujourd’hui.
Freestyle : ski de bosses dames
Or : Perrine Laffont (France)
Argent : Justine Dufour-Lapointe (Canada)
Bronze : Yulia Galysheva (Kazakhstan)
Biathlon : 10 km sprint messieurs
Or : Arnd Peiffer (Allemagne)
Argent : Michal Krcmar (République Tchèque)
Bronze : Dominik Windisch (Italie)
Luge : monoplace messieurs
Or : David Gleirscher (Autriche)
Argent : Chris Mazdzer (Etats-Unis)
Bronze : Johannes Ludwig (Allemagne)
Patinage de vitesse : 5 000 mètres messieurs
Or : Sven Kramer (Pays-Bas)
Argent : Ted-Jan Bloemen (Canada)
Bronze : Sverre Lunde Pedersen (Norvège)
Ski de fond : skiathlon messieurs
Or : Simen Hegstad Krueger (Norvège)
Argent : Martin Johnsrud Sundby (Norvège)
Bronze : Hans Christer Holund (Norvège)
Snowboard : slopestyle messieurs
Or : Redmond Gerard (Etats-Unis)
Argent : Max Parrot (Canada)

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Bronze : Mark McMorris (Canada)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La France avait pris l’avantage grâce à Mladenovic. L’issue de cette confrontation va donc se jouer lors du double décisif.
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Tennis : la Belgique revient à égalité avec la France après la défaite de Parmentier

La France avait pris l’avantage grâce à Mladenovic. L’issue de cette confrontation va donc se jouer lors du double décisif.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h50
   





                        



   


L’issue de la rencontre de Fed Cup France-Belgique va se jouer lors du double décisif... La Belgique a égalisé à 2 partout grâce à la nette victoire d’Alison Van Uytvanck devant Pauline Parmentier 6-1, 6-3, dimanche à Mouilleron-le-Captif (Vendée). Plus tôt, Kristina Mladenovic avait placé la France à un point des demi-finales en battant la N.1 belge Elise Mertens en deux sets (6-4, 6-4). Mais Parmentier n’avait pas les armes pour transformer l’essai.
La Nordiste a été complètement dépassée par Van Uytvanck (79e mondiale) préférée à Kirsten Flipkens (70e) pour ce troisième simple par la capitaine belge Dominique Monami. Après avoir offert deux points aux Bleues, Mladenovic va donc effectuer son retour sur le court lors d’un double décisif. Ce sera aux côtés d’Amandine Hesse (228e mondiale), l’une de ses proches amies, face à la paire Mertens-Flipkens.
Préférée à Parmentier par le capitaine Yannick Noah, Hesse n’a encore jamais disputé de match crucial en Fed Cup, seulement deux doubles sans enjeu l’an passé. Elle pourra s’appuyer sur l’expérience de Mladenovic, lauréate du titre à l’Open d’Australie en double dames en janvier. La 13e mondiale a jusqu’ici réalisé un sans-faute. Après avoir décroché le point de l’égalisation samedi, aux dépens de Flipkens (6-2, 6-4), elle a infligé à la N.1 belge Mertens, demi-finaliste de l’Open d’Australie, sa première défaite en Fed Cup (4 victoires en simple et 1 en double avant cela).
« Je peux battre n’importe qui »
Mertens avait des allures d’épouvantail après son excellent début de saison, marquée aussi par un titre à Hobart. Mais elle est tombée sur une très solide Mladenovic. « Quand je joue de la sorte, sans arrogance ce n’est pas top 20 (Mertens est 20e mondiale, NDLR). Je sais que je peux battre n’importe qui », a réagi l’intéressée, leader des Bleues en l’absence de Caroline Garcia (7e) qui a de nouveau fait l’impasse sur la compétition pour privilégier sa carrière individuelle.
Au vu du niveau affiché, mis à part peut-être au service, pas toujours régulier, il est difficile de croire que Mladenovic a pu concéder 15 défaites d’affilée en août et janvier... « Après la période difficile qu’elle a eue, sortir ce match-là, c’est très fort », a estimé Amélie Mauresmo. L’ex-N.1 mondiale et ancienne capitaine de l’équipe de France, qui a reçu un prix de la part de la Fédération internationale (ITF) a eu droit à des ’Amélie reviens’ et des applaudissements nourris avant l’affiche de ce duel France-Belgique.
Malgré quelques scories au service (5 doubles fautes), « Kiki » a su se montrer plus solide dans les échanges et compter sur un bon coup droit (15 coups gagnants contre 3). Après une première manche de bonne facture, elle a trouvé les ressources pour inverser le cours du second set lorsque Mertens menait 3-0.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le XV de France, à la recherche de sa première victoire depuis un an, se déplaçait ce dimanche à Murrayfield, lors de la 2e journée du Tournoi des six nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Perrine Laffont apporte à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.
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JO d’hiver 2018 : la Française Perrine Laffont championne olympique de ski de bosses

Perrine Laffont apporte à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h17
   





                        



   


Perrine Laffont, 19 ans, a offert à la France sa première médaille d’or des Jeux olympiques d’hiver 2018 – la première médaille tricolore tout court – en remportant dimanche l’épreuve des bosses en ski acrobatique, à Pyeongchang.
Laffont a parfaitement su gérer la pression pour sortir son meilleur ski lors de la manche finale, pour s’imposer devant la Canadienne Justine Dufour-Lapointe et la Kazakh Yulia Galysheva. « Ça va se jouer à peu » commentait son père en attendant la note de sa fille. Et ce fut le cas. Avec 78,65 points, Perrine Laffont s’impose de la plus courte des marges (78,56 pour sa dauphine).
Première médaille pour la France
Surdouée de la discipline, Laffont avait crevé l’écran lors des précédents JO, à Sotchi en 2014. A 15 ans en Russie, l’âge minimal pour participer aux JO, Laffont avait étonné en signant le cinquième temps des qualifications, à peine un mois après ses débuts en Coupe du monde. Avant de craquer et de passer à côté de la finale. Pas cette fois. Pas avec l’étiquette de médaillable en puissance que ses excellents résultats des derniers mois lui ont collée.
La Pyrénéenne apporte à la France son premier titre des Jeux de Pyeongchang.

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Perrine Laffont a décroché le titre olympique en ski de bosses aux Jeux Olympiques de PyeongChang. Fatiguée mais ég… https://t.co/bQ4J02NuIo— francetvsport (@France tv sport)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le Français, 5e en ski de fond, s’est rassuré sur sa force cinq jours après avoir pesté contre les soupçons de dopage visant l’équipe de France, qui ne le concernent pas, selon les informations du « Monde ».
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JO 2018 : Manificat, plus l’ombre d’un doute

Le Français, 5e en ski de fond, s’est rassuré sur sa force cinq jours après avoir pesté contre les soupçons de dopage visant l’équipe de France, qui ne le concernent pas, selon les informations du « Monde ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 17h03
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Pour un homme déçu, Maurice Manificat a un drôle de sourire. Sur une course rendue très difficile par le vent et un départ rapide, le fondeur français a terminé cinquième de l’épreuve du skiathlon, qui combine 15 kilomètres en style classique (skis parallèles) et style libre (pas de patineur). De quoi le mettre en confiance à cinq jours de son épreuve favorite, le 15 kilomètres libre.
Devant lui, un Athlète olympique de Russie et trois Norvégiens : Simen Krueger (or), Martin Sundby (argent) et Hans Holund (bronze). Le dernier triplé norvégien en ski de fond masculin, aux Jeux olympiques, remontait à 1992.
Dans l’histoire du sport, les dominations outrageuses de certains pays sont rarement de bons présages.
Une semaine avant ce triplé norvégien, le Sunday Times et ARD ont révélé l’ampleur du dopage dans le ski de fond des années 2000, dominé comme toujours par les Norvégiens. Disposant d’une base de données recensant les valeurs sanguines prélevées par la Fédération internationale de ski (FIS) entre 2001 et 2009 (soit 100 000 analyses représentant près de 2 000 spécialistes du ski de fond), les deux médias ont isolé les médaillés dans les grandes compétitions internationales de 2001 à 2017.

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Ils ont demandé à deux experts du dopage sanguin d’analyser les données, d’en dresser un passeport biologique et de recenser les profils indiquant un probable dopage. Leurs conclusions : derrière la Russie, dont le dopage d’Etat a depuis été attesté, la Norvège était le pays dont le plus grand nombre de médaillés était suspect.
Les valeurs stables de Manificat
La France n’était pas épargnée, loin de là : le Sunday Times estime que 18 athlètes tricolores présents dans la base, soit pas moins de 29 % d’entre eux, avaient au moins une valeur sanguine anormale.
Le Monde a eu accès à cette base de données. Maurice Manificat y figure, les premiers tests le concernant remontant aux championnats du monde espoirs en mars 2007. Sept contrôles, répartis de mars 2007 à février 2009, donnent une vision d’ensemble de l’évolution de ses valeurs.
Dans les trois paramètres recensés – hémoglobine, taux d’hématocrite et de réticulocytes jeunes globules rouges –, les valeurs de Maurice Manificat sont stables au fil des mois et cohérentes l’une avec l’autre, tout à fait dans les normes. Le Français ne figure pas parmi les 18 skieurs jugés suspects par le Sunday Times. Ces résultats n’écartent pas, évidemment, la possibilité d’un dopage ultérieur ou sous une autre forme.
Mais ils peuvent expliquer la colère de Maurice Manificat il y a cinq jours, lorsque la question de ces données sanguines suspectes a phagocyté la conférence de presse pré-JO des fondeurs français. « Je garde mon calme mais j’ai un peu envie de frapper tout le monde ! », avait-il lâché à une poignée de journalistes. « Ça nous fait vraiment chier, notre sport est très peu connu, si en plus on dit des choses fausses pour mettre la suspicion… »
Compte tenu des chiffres inquiétants contenus dans cette base de données, Maurice Manificat s’était cependant un peu avancé en ajoutant : « Il n’y a pas de dopage, il n’y a pas d’info ! »
« Je n’étais pas en confiance »
Malgré le froid piquant et la longueur de son passage en zone mixte face aux journalistes de télévision, « Momo », comme l’appelle le reste de l’équipe de France, avait donc un sourire plus large après sa cinquième place.
« On a loupé le coche au bon moment. Malgré tout je suis satisfait quand même, surtout de la fin de course. Dans la dernière bosse, qui sera décisive sur ces Jeux, j’ai pu “foutre les watts” et ça répondait bien. Maintenant je suis lancé, ça faisait une semaine qu’on ruminait sur le site olympique et on avait besoin de rentrer dedans. »
D’autant plus que le Haut-Savoyard, qui dispute ses troisièmes Jeux (médaillé de bronze en relais à Sotchi), doutait ces derniers jours d’être au niveau démontré depuis le début de la saison, lui qui pointe à la première place de la Coupe du monde sur les longues distances.
« Les deux derniers jours, je n’étais vraiment pas en sensations, pas en confiance. Je dormais mal, j’avais mal au dos le matin, les lits sont super durs. Ça fait du bien de sentir de bonnes choses. C’est de bon augure pour la suite. »
Ce sera vendredi 16 février, sur le 15 kilomètres libre, son épreuve favorite, puis le dimanche 18, sur le relais 4 x 10 kilomètres. Cet après-midi à Pyeongchang, les jeunes coéquipiers de Manificat, Clément Parisse (13e) et Jules Lapierre (15e), ont favorablement surpris. Jean-Marc Gaillard, convaincant en style classique, s’est, lui, relevé dans les derniers kilomètres (28e).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les grands favoris, dont Martin Fourcade, qui termine à la 8e place, et le Norvégien Boe, ont été à la peine lors de l’épreuve de sprint de biathlon.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le XV de France se déplace dimanche en Ecosse (16 heures) lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations. Une victoire est indispensable pour les hommes de Jacques Brunel.
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Tournoi des six nations : la France à la relance face à l’Ecosse

Le XV de France se déplace dimanche en Ecosse (16 heures) lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations. Une victoire est indispensable pour les hommes de Jacques Brunel.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 10h00
   





                        



   


Passé contre l’Irlande à un souffle d’une victoire recherchée depuis un an, le XV de France se déplace dimanche 11 février (16 heures) en Ecosse, lors de la 2e journée du Tournoi des six nations, pour mettre fin à cette série noire, avec à sa tête le revenant Lionel Beauxis.
Et si, et si… « si ce drop ne passe pas, ce ne sont pas les mêmes commentaires », lâche le pilier droit Rabah Slimani. Mais Jonathan Sexton a trouvé la mire samedi dernier, dans les derniers instants au Stade de France, pour priver les Bleus (13-15) d’un succès qui les fuit depuis le 18 mars 2017 (20-18 contre le pays de Galles).
« Un match capital »
D’autant que ce drop, qui a étiré la série d’insuccès (six défaites et un nul lors des sept derniers test-matchs) pour la première sortie de Jacques Brunel, a obscurci d’emblée l’horizon tricolore dans ce Tournoi.
Que le nouveau sélectionneur s’était fixé pour objectif, lors de sa prise de fonctions le 27 décembre, en remplacement de Guy Novès, de gagner. Un but devenu inatteignable à moins de remporter toutes les rencontres.
A commencer, donc, par celle de dimanche à Edimbourg, face à des Ecossais également revanchards après avoir été laminés en ouverture au pays de Galles (7-34). « C’est un match capital. Si on perd là-bas, le Tournoi sera relativement fini. On espère gagner, on ne va pas se le cacher, repartir avec la victoire », déclare Lauret.
Le retour de Beauxis
Une défaite au-delà du mur d’Hadrien placerait également Lauret et ses coéquipiers sous haute pression avant de retrouver l’Italie à Marseille (23 février). Où l’objectif serait, avant tout, d’éviter une première Cuillère de bois depuis 1957. Relégués au dixième rang mondial, une première depuis la création du classement, il y a quinze ans, ils n’en sont évidemment pas là. Et peuvent, pour briser leur spirale infernale, capitaliser sur l’état d’esprit irréprochable et la défense de fer affichés face au XV du Trèfle.
A Murrayfield, les inspirations de Beauxis pourraient permettre aux Bleus, pourvu qu’ils aient plus le ballon et jouent davantage dans l’avancée face à des Ecossais moins puissants que les Irlandais, de trouver la faille autrement que par un exploit personnel de Teddy Thomas, auteur du seul essai samedi dernier. Surtout, le jeu au pied précis et long de l’ouvreur béarnais pourrait être précieux pour faire reculer les Ecossais et soulager le XV de France de leur pression. Comme de celle qui pèse sur leurs épaules après quasi un an sans victoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Notre sélection d’instantanés de la journée du 11 février aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les quatre skieurs français en lice pour le skiathlon ont fait une belle course, mais ce sont les Norvégiens qui ont pris les trois médailles.
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JO d’hiver 2018, le récap de la nuit : pas de médailles en skiathlon et un ado américain en or

Les quatre skieurs français en lice pour le skiathlon ont fait une belle course, mais ce sont les Norvégiens qui ont pris les trois médailles.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 07h06
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 11h40
   





                        


En attendant Martin Fourcade au biathlon (vers 12 h 40), la finale du patinage de vitesse avec Alexis Contin (8 heures) et celle du ski à bosses avec Perrine Laffont et peut-être Camille Cabrol, on vous raconte ce qu’il s’est passé pendant la nuit à Pyeongchang.

        Jeux olympiques d’hiver en direct :
         

          les épreuves du 11 février



Une belle course, mais pas de médaille en skiathlon

   


Les quatre skieurs français en lice pour le skiathlon – 15 kilomètres de style classique avec les skis parallèles et 15 kilomètres de style libre – ont fait une belle course, presque toujours dans un groupe de tête dominé par les Norvégiens. Mais, en fin de compte, il n’y a pas de récompense, peu importe la couleur.
Maurice Manificat finit 5e, Clément Parisse (13e), Jules Lapierre (15e) et Jean-Marc Lapierre, qui a relâché sur la fin, 28e. Devant, c’est un triplé norvégien, avec Simen Hegstad Krueger, Martin Johnsrud Sundby et Hans Christer Holund. Krueger avait pourtant chuté 150 mètres après le début de la course, tout comme le Russe Spitsov. Lui aussi s’en est bien remis, terminant 4e.

Au bout du suspense, le Norvégien Simen Hegstad Krueger remporte ce skiathlon. Manificat termine 5e.… https://t.co/cNrjMbhi5S— francetvsport (@France tv sport)


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« C’est dommage, a réagi Maurice Manificat, je cours pour une médaille, mais malgré tout, avec les conditions extrêmes de la course, il faut se satisfaire de ça, ça lance bien les Jeux ». Après avoir signé sa meilleure performance olympique en skiathlon, le Français sera très certainement bien placé pour sa spécialité, le 15 km
Le vent aura eu raison de l’épreuve reine

   


La nuit a commencé avec une mauvaise nouvelle. La descente messieurs, qui devait se dérouler dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 février, a été reportée et aura finalement lieu le jeudi 15 février à 11 heures du matin, heure locale (3 heures à Paris). Le Super G messieurs est décalé à la même heure, le vendredi 16 février.
Le report de la descente était attendu depuis la veille, avec des vents qui soufflaient à plus de 70 km/h. Le Norvégien Kjetil Jansrud, un des favoris, a applaudi cette décision, écrivant qu’il était « impératif que les conditions soient favorables ». « On est habitué à ça, nous les descendeurs, donc faut pas perdre d’énergie », a réagi le Français Brice Roger.
L’attribution des dossards, et donc l’ordre de départ, restera le même : parmi les favoris, l’Autrichien Reichelt sera n° 1, l’Autrichien Mayer sera le n° 3, les Norvégiens Svindal et Jansrud, les n° 9 et 17 et le Suisse Feuz, le n° 7. Chez les Français, Brice Roger, quatrième du dernier entraînement, aura le n° 6, Johan Clarey, le n° 12, Adrien Théaux, le n° 19 et Maxime Muzaton, le n° 25.
Les qualifications du slopestyle dames ont également été reportées à cause de la météo. Pour des raisons d’organisations, chaque sportive en lice sera automatiquement qualifiée pour la finale.
Red Gerard, un ado en or

   


A 17 ans, Redmond « Red » Gerard a remporté l’épreuve de snowboard slopestyle, devenant le plus jeune Américain à être sacré en snowboard. C’est aussi la première médaille d’or américaine de ces JO.
Pourtant, Gerard était très mal parti, finissant dans le bas du classement après les deux premières manches. Mais il a réalisé un « run » incroyable lors de la dernière, où il a réussi à placer un triple cork (une triple rotation désaxée), qui a contribué à son score de 87,16 points. Comme la meilleure note des trois manche est retenue, il a décroché l’or. « J’hallucine complètement. Je n’arrive pas à croire que tout ait marché », a déclaré le jeune champion visiblement un peu dépassé par les événements.

Après avoir chuté dans les deux premiers run de la finale, Redmond Gerard sort un triple cork de folie dans le dern… https://t.co/Dhh6a3rLBW— francetvsport (@France tv sport)


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Le slopestyle, qui en est à sa deuxième apparition, reste dans l’escarcelle américaine après la victoire, il y a quatre ans, de Sage Kotsenburg.
Deux Canadiens se partagent le reste du podium. En argent, Max Parrot, qui a inquiété le vainqueur du jour jusqu’au bout et en bronze, Mark McMorris, qui était déjà à cette place en 2014 à Sotchi. Une bonne performance pour le sportif qui s’était gravement blessé (une dizaine de fractures à la mâchoire, au bassin et aux côtes) il y a moins d’un an, lors d’une descente hors piste.
Ces mêmes coureurs disputeront l’épreuve de snowboard Big Air, une nouvelle discipline olympique qui se juge sur un seul et unique saut.
La France éliminée du patinage artistique par équipes

   


Sans le couple Papadakis-Cizeron, qui a fait l’impasse pour se préserver pour l’épreuve individuelle de danse sur glace, la France n’avait que très peu de chances de tenir tête au Canada, aux Etats-Unis ou aux athlètes russes. Elle ne s’est pas qualifiée pour la deuxième moitié de l’épreuve.
Après le programme court des hommes et le programme court en couple, c’était au tour de la danse sur glace (programme court) et du programme court pour dames.
Dans le premier, Marie-Jade Lauriault et Romain Le Gac ont terminé 6es et dans le second, Maé-Bérénice Meité s’est classée 9e après une chute.

La Française Maé-Bérénice Meité a chuté lors du programme court dames de la compétition par équipes.… https://t.co/xuXQxofKKW— francetvsport (@France tv sport)


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Le programme court dames a été dominé, et le mot est faible, par la double championne du monde en titre, Evgenia Medvedeva. Avec 81,06 points, elle réalise un record du monde. En programme libre couples, les Canada a devancé l’Italie et les Russes.
La Russie est remontée à la 2e place (39 points) du classement, derrière le Canada (45), mais devant les Etats-Unis (36), l’Italie (35) et le Japon (32), tous qualifiés.

Revivez l'épreuve par équipes en patinage artistique ! Au programme : la danse sur glace, le programme court indivi… https://t.co/Zj7yG3S4Bn— francetvsport (@France tv sport)


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Et en curling…
La Suisse a rejoint le Canada et les Athlètes olympiques russes en demi-finale après les matchs du jour. Pour connaître le dernier qualifié, il faudra attendre le match entre la Norvège et la Chine.

Le Canada termine largement premier de la phase préliminaire de curling en doubles mixtes ! #PyeongChang2018… https://t.co/bHqsXBYCeL— francetvsport (@France tv sport)


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JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
- Comment suivre les compétitions sur LeMonde.fr et ailleurs
- Le programme complet des épreuves
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ A Pyeongchang, l’icône du biathlon mondial compte bien s’élever au rang de Français le plus titré aux Jeux olympique. Portrait d’un perfectionniste qui maîtrise, depuis ses 17 ans, son parcours prodigieux.
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JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade, maître du jeu

A Pyeongchang, l’icône du biathlon mondial compte bien s’élever au rang de Français le plus titré aux Jeux olympique. Portrait d’un perfectionniste qui maîtrise, depuis ses 17 ans, son parcours prodigieux.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h35
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

De l’espoir pour le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer : on a trouvé un jeune Français ayant eu sa révélation professionnelle dans la cour du lycée. Le miracle s’est produit à Font-Romeu (Pyrénées-Orientales), la ­fabrique à globules rouges du sport ­français, à 1 800 mètres d’altitude.
Deux prota­gonistes : le premier, Martin Fourcade, ­aspire aujourd’hui au statut de Français le plus titré aux Jeux olympiques (JO). Le deuxième, Denis Boissière, est de l’indispensable piétaille du système sportif ­national : les conseillers techniques régionaux, qui colmatent les fuites d’un édifice qui se craquelle et passent les licenciés au tamis pour retenir les pépites.
« C’est juste normal : tout le monde l’aurait fait à ma place. Ce n’est pas un ­exploit. » Denis Boissière ne joue pas les faux modestes. Il dit juste qu’on l’avait prévenu que le biathlon français perdait un talent, et qu’aller voir Martin Fourcade à la récré pour le convaincre de rechausser les skis était la moindre des choses. « Il n’a pas été très dur à convaincre. »
Ce ne fut rien ? Martin Fourcade dit pourtant de cette discussion qu’elle a « changé [sa] vie ». Il avait alors 17 ans et une carabine prenant la poussière. Le petit monde du biathlon français – 1 000 licenciés, capitale : Prémanon (Jura) – sait ce qu’il doit à Denis Boissière : des audiences à sept chiffres pour des manches de Coupe du monde et quatre médailles olympiques pour Fourcade, en attendant mieux.
« Avec Martin, le tir est quasiment une science exacte »
S’il était moins accaparé par la gestion du meilleur comité de France, celui du Dauphiné, Thierry Dusserre aurait consacré un autel à son collègue pour avoir rattrapé « une catastrophe » : « T’as une perle dans les mains et tu la perds… Je me suis dit que j’étais un imbécile, que j’avais été trop exigeant. » Après six mois entre ses mains de formateur, Martin Fourcade était retourné...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Avec 51 épreuves ouvertes aux femmes, le CIO propose autant d’épreuves féminines que masculines. Pourtant, en nombre d’athlètes, la parité n’est pas encore atteinte malgré les efforts du comité.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le vent aura eu raison de l’épreuve reine du ski alpin, qui devait avoir lieu le 11 février.
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Jo d’hiver 2018 : l’épreuve de descente messieurs reportée au 15 février

Le vent aura eu raison de l’épreuve reine du ski alpin, qui devait avoir lieu le 11 février.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 04h14
   





                        



   


Le vent aura eu raison de l’épreuve reine du ski alpin. La descente messieurs, qui devait se dérouler dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 février, a été reportée et aura finalement lieu le jeudi 15 février à 11 heures du matin, heure locale (3 heures à Paris). Le Super G messieurs est décalé à la même heure, le vendredi 16 février.
Le report de la descente était attendu depuis la veille, avec des vents qui soufflaient à plus de 70 km/h. Le Norvégien Kjetil Jansrud, un des favoris, a applaudi cette décision, écrivant qu’il était « impératif que les conditions soient favorables ».

        Jeux olympiques d’hiver 2018 :
         

          les épreuves de la nuit en direct



Chez les Français, on a accueilli cette décision avec calme, à l’image de Brice Roger. « « On est habitué à ça nous les descendeurs donc faut pas perdre d’énergie », a-t-il dit dans un message diffusée par la Fédération française de ski, décrivant comment les descendeurs allaient occuper le temps :
« On va jouer aux cartes, on va faire un peu de sport et la journée va passer rapidement. Faudra ressortir un petit peu, faire du super G, et puis sortir, ne pas rester à l’hôtel »
L’attribution des dossards, et donc l’ordre de départ, restera le même : parmi les favoris, l’Autrichien Reichelt sera n°1, l’Autrichien Mayer sera le n°3, les Norvégiens Svindal et Jansrud les n°9 et 17 et le Suisse Feuz le n°7. Chez les Français, Brice Roger, quatrième du dernier entraînement, aura le n°6, Johan Clarey le n°12, Adrien Théaux le n° 19 et Maxime Muzaton le n°25. Les descendeurs français n’ont pas gagné depuis 2006 aux Jeux de Turin, avec Antoine Dénériaz.

JO d’hiver 2018 : le programme, les médailles et toute notre couverture
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Skiathlon, snowboard et patinage artistique.
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<article-nb="2018/02/11/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Nuit blanche à Pyeongchang, épisode 2. Martin Fourcade et Perrine Laffont promettent une soirée dorée pour la France, tandis que la descente messieurs est menacée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

JO d’hiver 2018 : descente en suspens, Fourcade et Laffont pour les premières médailles françaises

Nuit blanche à Pyeongchang, épisode 2. Martin Fourcade et Perrine Laffont promettent une soirée dorée pour la France, tandis que la descente messieurs est menacée.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 00h49
    |

            Clément Guillou et 
Clément Martel








                        


Chaque jour, « Pyeongchang, comme ça se prononce », vous accompagne à la découverte du savoureux menu olympique. Et le traduit de l’heure de Corée à celle de Paris.
Demandez le programme (à suivre en direct sur LeMonde.fr)
Après une ouverture en fanfare (si tant est que l’hymne suédois, premier à résonner, puisse être associé à une fanfare), on passe la seconde. Pour entamer en glissant votre nuit blanche, on débute par un intrigant Canada-Corée du Sud en curling mixte (1 H 05, toutes les heures sont celles de Paris), avec un roi historique de la discipline et l’hôte de la compétition. La descente, chez les messieurs, a été reportée comme prévue en raison de vents trop puissants.
A 8 heures, c’est sur l’ovale de Gangneung qu’on vous conseille de jeter un œil, afin de voir l’entrée en lice du patineur de vitesse Alexis Contin sur 5 000 mètres. A partir de 10 heures, profitez de la suite du patinage artistique par équipe (et notamment l’épreuve de danse sur glace), où la France est éliminée.

    À demain! Une publication partagée par  Martin Fourcade (@martinfourcade) le 10 Févr. 2018 à 5 :51 PST 

Si vous avez encore de la place avant d’attaquer le plat de résistance, allez voir du côté de la luge (c’est à 10 H 50), mais gardez-en pour la suite. Car elle est royale. Il aura délaissé son drapeau tricolore pour une carabine et des skis mais sur 10 km, Martin Fourcade aura à cœur d’ouvrir le compteur de médailles françaises (12 H 15). Et pour conclure la journée, ne manquez pas la finale de ski de bosses (14 H 10), avec la grande chance de Perrine Laffont (voir ci-dessous).

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves



La future fête à la médaille
La « fête à la médaille », version CNOSF de la « fête à neuneu », consiste à célébrer la médaille tricolore du jour avec flonflons et Marseillaise. « Pyeongchang, comme ça se prononce » vous dévoile l’identité du héros de demain, au risque d’être chat noir.
Notre future médaillée d’hier : Justine Braisaz, 9è au sprint du biathlon. Pas si mal !
Plutôt que de vous raconter une fois de plus la vie et l’œuvre de Martin Fourcade, « Pyeongchang comme ça se prononce » préfère vous parler de Perrine Laffont, à la fois par sympathie pyrénéenne de l’auteur et parce que ses chances de titre sont réelles. Première vendredi des qualifications, la skieuse de bosses arrive en finale (à 14h10) avec le plein de confiance.
Au terme d’une descente fort propre, la skieuse acrobatique disait « en avoir sous la semelle », notamment sur les sauts, et être « surprise d’avoir terminée première ». Malgré un « run » déjà extrêmement rapide, Perrine Laffont sait qu’elle peut « encore accélérer, lâcher les chevaux. Et j’ai encore de la marge. » Ayant bénéficié d’une journée de repos après un programme chargé pour apprivoiser la piste, la jeune femme vise clairement l’or.

   


Et puis à la différence des qualifications, elle est sure, cette fois, d’avoir sa famille avec elle. En raison des intempéries parisiennes, le clan Laffont (mère, père et les grands-parents) a été bloqués une nuit à Paris et ont bien failli rater la première course de leur protégée. Mais ni un changement de vol, ni l’arrêt à Tokyo, ni la perte de leurs bagages n’ont empêché la famille de Perrine Laffont d’assister à la performance de leur fille, au prix d’un taxi depuis l’aéroport d’Incheon (comptez trois bonnes heures de route). « On est là », rassurait la mère à sa fille tombée dans ses bras une fois sortie des pistes. Et ils seront de retour dimanche.
Confiant en la réussite de sa protégée, Fabien Bertrand, le directeur de l’équipe de France de ski acrobatique, se permettait même de tempérer les ardeurs de sa jeune championne. « J’aurais presque préféré qu’elle ne soit pas première, pour qu’elle en veuille encore plus » assène-t-il, avant de se reprendre. « Non, je sais qu’elle va vouloir aller chercher sa médaille ». A « Pyeongchang, comme ça se prononce », on partage la même conviction.
L’histoire à suivre
Et si les Jeux avaient été hackés au soir de la cérémonie d’ouverture ? La rumeur se répand dans les vallées du comté de Pyeongchang, d’autant plus facilement que les organisateurs ont annoncé samedi avoir ouvert une enquête. Objectif : dénicher la cause de « graves problèmes technologiques rencontrés dans certains espaces officiels au soir de la cérémonie ».
Les organisateurs « refusent de spéculer » mais les perturbations du réseau, débutées quelques heures avant l’ouverture des JO sur plusieurs sites, et qui se continuaient pour certains samedi, ne manquent pas d’étonner. Des médias sud-coréens affirmaient dans la journée qu’il s’agissait bel et bien d’une cyber-attaque.
Un groupe d’experts en cyber-sécurité du ministère de la Défense, et des représentants de quatre autres ministères ont été chargés d’enquêter sur ces coupures qui n’ont toutefois pas perturbé la cérémonie d’ouverture.
Toutefois, le comité d’organisation a été contraint de couper certains de ses serveurs et le site officiel des Jeux est resté inaccessible une douzaine d’heures, empêchant certains spectateurs d’imprimer leurs billets pour les épreuves.
Les experts en sécurité informatique de « Pyeongchang, comme ça se prononce » n’ont, à ce jour, pas récolté d’information à même de faire avancer l’enquête, qui se poursuivra donc dimanche.
Chic Corée(s)
Une équipe de hockey féminin reine du jour alors qu’elle a perdu 8-0 et un premier titre olympique dès le premier jour de compétition : n’est-ce pas formidable d’être le pays organisateur ?

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : une rencontre à la « gloire » de la Corée unifiée



Président du CIO, président sud-coréen, chef de l’Etat nord-coréen (aux fonctions honorifiques) : le centre de hockey de Gwandong, il y a un mois, ne s’attendait sans doute pas à recevoir autant d’égards pour une banale rencontre de premier tour du tournoi olympique. Le combat sur glace a tourné au sommet diplomatique, tout le monde ayant quelque chose à gagner à afficher cette unité des deux Corées.
Et qu’importe que les Corées aient perdu 8-0 face aux Suisses, jamais loin lorsqu’il faut mettre en scène un réchauffement diplomatique : en effet, quelques minutes avant le coup d’envoi, le patineur de vitesse Lim Hyo-jun avait remporté le premier or olympique de la Corée du Sud, sur 1500 mètres en short-track.

   


L’ancien nageur, dont la carrière fut jalonnée de blessures, a devancé le favori néerlandais Sinjie Knegt et d’autres patineurs coréens plus expérimentés et établis.
De quoi faire hurler le Palais des Glaces de Gangneung, qui promet d’être l’un des sites les plus animés de ces Jeux.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le biathlète français, qui entre en lice ce dimanche, pourrait égaler le record des sportifs français les plus titrés de l’histoire aux Jeux olympiques.
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JO 2018 : Martin Fourcade, à la poursuite du record

Le biathlète français, qui entre en lice ce dimanche, pourrait égaler le record des sportifs français les plus titrés de l’histoire aux Jeux olympiques.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 00h50
    |

            Clément Guillou








                        



   


Les amateurs d’escrime vont être contents : à Pyeongchang, on risque de reparler de Lucien Gaudin et Christian d’Oriola. Les deux fleurettistes, chacun quadruple champion olympique (respectivement en 1924 puis en 1928 et en 1948 puis 1956), sont les sportifs français les plus titrés de l’histoire aux Jeux olympiques.

        Jeux olympiques d’hiver 2018 :
         

          les épreuves en direct



Leur position est clairement menacée par Martin Fourcade, déjà nanti de deux titres olympiques obtenus à Sotchi en 2014, qui s’ajoutent à deux médailles d’argent. Avec une médaille d’or, il rejoindrait quelques légendes du sport français déjà titrées trois fois en individuel, comme Jean-Claude Killy (ski alpin), Marie-José Pérec (athlétisme) ou Tony Estanguet (canoë monoplace).
Dans un premier temps, Martin Fourcade s’attachera à les égaler, si possible dès la première épreuve, le sprint (11 février) : « Je vais avant tout essayer d’en chercher une. Ça peut paraître petit joueur, mais j’ai abordé mes premiers championnats du monde juniors en voulant être le roi, et je suis reparti sans médaille. Depuis ce jour-là, j’ai gardé en moi ce truc : “Vas-y humblement”. » Le Français dit ne pas voir au-delà : « Je ne suis pas dans la course aux records parce que je sais qu’ils tomberont un jour. Ce n’est pas ce qui me fait rêver. »
Le niveau d’adversité haussé d’un cran
En Coupe du monde, Martin Fourcade n’est plus tombé du podium depuis dix-sept courses individuelles, du jamais-vu dans l’histoire de ce sport jusqu’alors imprévisible. Sa régularité au tir est telle (91 % de réussite) que, ajoutée à sa rapidité à ski (la deuxième du circuit derrière le Norvégien Johannes Boe), une place dans les trois premiers lui semble toujours promise. Aux championnats du monde 2016 et 2017, Martin Fourcade a remporté sept médailles sur huit possibles en individuel, dont quatre titres. Cette saison, il a multiplié ses passages derrière la carabine, accélérant la cadence, notamment au tir couché.
« Il sera certainement moins tendu qu’avant les JO de Sotchi, car il est déjà double champion olympique » Stéphane Bouthiaux, entraîneur
Dès lors, c’est un euphémisme que de dire que la confiance est dans son camp, même si la stabilité nouvelle de Johannes Boe a haussé d’un cran le niveau d’adversité. « Pour le moment, il est serein, confiant, très bien équipé. Il peut approcher cet événement avec beaucoup de sécurité », disait son entraîneur, Stéphane Bouthiaux, à une semaine du départ pour Pyeongchang. Tout en gardant à l’esprit que, dans la dernière ligne droite, il deviendrait plus difficile à vivre. Dans son autobiographie, Martin Fourcade confie un début de crise de panique la veille de la première épreuve de ­Sotchi, sous l’effet de la pression.
« Comme c’est quelqu’un qui n’est jamais dévoré par les excès de confiance, il se met dans une position de doute systématique, c’est là qu’il va chercher sa force, décrypte Stéphane Bouthiaux. Et quand on doute, on n’est pas les plus heureux ni les plus agréables. Pour autant, il sera certainement moins tendu qu’avant les JO de Sotchi, car il est déjà double champion olympique. »
Le circuit exigeant de Pyeongchang, sur lequel il avait remporté la poursuite et le relais masculin l’an passé en Coupe du monde, lui plaît, avec ses trois ascensions qui favorisent les bons skieurs.

   


Des comptes à régler en relais
Des quatre épreuves olympiques, c’est sans doute sur la mass start, un départ en ligne, que Martin Fourcade a le plus de certitudes. Mais c’est en relais, masculin et mixte, qu’il a des comptes à régler. Jusqu’à présent, ils ne lui ont jamais réussi, avec une sixième place pour meilleur résultat.
Fourcade, toutefois, a deux problèmes. Eole et Boe. Les vents forts font craindre à l’entourage du Français des courses ouvertes au hasard, et le hasard n’est jamais bon lorsqu’on a tout fait pour anéantir l’incertitude dans son sport. Quant au Norvégien, il a remis en cause la suprématie du Français en s’imposant huit fois cette année, contre six à Fourcade. Si les courses ne tournent pas à la loterie en raison des conditions météorologiques, l’affrontement entre les deux hommes, qui se prolongera toute la quinzaine, promet d’être un grand duel des Jeux sud-coréens.
« Boe et Fourcade, ce sont deux diamants qui arrivent au sommet de leur sport, ils ne peuvent pas être mieux faits pour le biathlon, commente ­Siegfried Mazet, entraîneur au tir du Norvégien, après l’avoir été pour le Français. Ils ont la taille idéale, le poids idéal, le moteur, la tête. »
Le facteur mental, justement, devrait jouer à l’avantage du Français, plus expérimenté. Mais Fourcade a le désavantage de porter, après le drapeau tricolore, les espoirs d’une nation dont il est la chance la plus sûre de titres olympiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le premier match de l’équipe des Corées unifiées en hockey s’est déroulé devant un public de Pyeongchang conquis, en dépit de la défaite.
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JO d’hiver 2018 : une rencontre à la « gloire » de la Corée unifiée

Le premier match de l’équipe des Corées unifiées en hockey s’est déroulé devant un public de Pyeongchang conquis, en dépit de la défaite.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 19h13
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h17
    |

            Clément Martel (Pyeongchang (Corée du Sud, envoyé spécial)








                        



   


Pas de miracle sur la glace. S’il avait fallu aborder la rencontre Suisse-Corée, en hockey, comme s’il s’était agi d’un match ordinaire, le compte rendu eut été sommaire. Face à des Coréennes manquant de repères, les Suissesses se sont imposées en patronnes (8-0), ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Solides sur leurs patins, rugueuses crosse en main, les joueuses helvètes ont fait respecter la hiérarchie voulant que les Alpes sont bien plus hautes que leurs homonymes coréennes.
Mais l’essentiel était ailleurs.
S’il s’était agi d’une rencontre ordinaire, elle n’aurait probablement pas eu droit aux honneurs du président du Comité international olympique (CIO), et définitivement pas à ceux de la sœur cadette de Kim Jong-un. Mais ces Jeux olympiques de Pyeongchang ont été pensés comme ceux de la paix, et aucun symbole n’est de trop pour tenter de le démontrer.

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                Une série de gestes symboliques pour la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2018



Un jour après la cérémonie d’ouverture, et ses multiples gestes symboliques, les spectateurs du centre hockey de Kwandong, à Gangneung, ont assisté à un moment historique. Pour la première fois depuis leur séparation, une équipe de Corées unies s’est présentée sur la glace. Si face à la Suisse, les joueuses de Sarah Murray ont tenu dix minutes avant d’encaisser un premier but, enclenchant le rouleau compresseur suisse, le spectacle s’est rapidement déplacé dans les tribunes.
Les cheerleaders nord-coréennes assurent le spectacle
Déjà présente à la cérémonie d’ouverture, la sœur cadette de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, a assisté à la rencontre aux côtés de Thomas Bach, du chef de l’Etat nord-coréen, aux fonctions honorifiques, Kim Yong-nam, et du président coréen, Moon Jae-in. Mais cette tribune illustre a rapidement été éclipsée par la troupe des 230 cheerleaders nord-coréennes ayant accompagné la délégation du pays. Toutes de rouge vêtues, brandissant des drapeaux de la Corée unifiée (une péninsule d’azur sur fond blanc), et encadrées par des chaperons guère engageants, les jeunes femmes ont fait entendre leur voix aux quatre coins de la salle où elles étaient réparties.

   


Et alors qu’une question taraudait les observateurs quant à la réponse du public sud-coréen à cet outil de propagande venu du nord du 38° parallèle, les 3 601 spectacteurs ont repris de bon cœur les chants à la gloire de « l’unité ». Tout comme un peu plus tard, lors d’une pause entre deux tiers-temps, ils se sont enthousiasmés pour les tubes du célèbre groupe de k-pop BTS, venu célébrer ce moment. Comme un peu plus tôt dans la Ice Arena de Gangneung, qui a vu le premier titre olympique d’un de leurs compatriotes à « leurs » JO (en short-track, sur 1 500 mètres), le public coréen s’est montré enthousiaste, soutenant son équipe jusqu’au bout en dépit de l’aggravation régulière de la marque.
A la fin de la partie, les deux joueuses de l’équipe unifiée ayant gravi vendredi main dans la main l’escalier vers la vasque olympique, Park Jong-ah (pour la Corée du Sud) et Jong Su-hyon (pour celle du Nord) ont répété leur joie d’avoir disputé cette rencontre. Lors d’une conférence de presse millimétrée (où la presse s’était vu signifier en amont que les athlètes et l’organisation se réservaient le droit de ne pas répondre à certaines questions « inadéquates »), les deux femmes ont salué « l’esprit d’équipe » d’un effectif composé au débotté. En se gardant bien de se hasarder sur un terrain politique, quitte à rappeler leur qualité « d’athlètes ».

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                Jeux olympiques : Corée du Nord et Corée du Sud, « lost in translation »



Reconnaissant la supériorité de la Suisse, la ressortissante nord-coréene a martelé que l’équipe « ne voulait pas perdre mentalement, et souhaitait se battre comme une seule équipe dans un seul objectif. » Félicitée avec ses partenaires à la fin de la rencontre par les occupants de la tribune d’honneur, Park Jong-ah a reconnu « du stress à l’idée de disputer cette rencontre attendue par le monde entier », mais aussi sa « joie de pouvoir être une inspiration » pour la jeunesse coréenne.
Sur la glace, l’espoir aura duré huit minutes, avant que les Suissesses ne le réduisent en miettes. Mais à voir la communion de l’équipe avec le public de la salle, et à entendre les commentaires des spectateurs, dont bon nombre arboraient le drapeau de l’unité, au sortir du match, l’espoir pourrait avoir, in fine, remporté la partie. Et quand bien même, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la mise en coupe réglée des JO par Kim Jong-un. La preuve, même la Nord-Coréenne Jong Su-hyon s’est départie de sa réserve dans une envolée finale, espérant que « en tant qu’équipe unifiée, nous excellerons. Pas seulement en sport, mais dans d’autres domaines aussi ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’ASM profite du faux pas de l’OM à Saint-Etienne pour reprendre la place de dauphin derrière les intouchables Parisiens, victorieux à Toulouse grâce à un but de Neymar.
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Ligue 1 : Monaco reprend la deuxième place, le PSG s’impose avant Madrid

L’ASM profite du faux pas de l’OM à Saint-Etienne pour reprendre la place de dauphin derrière les intouchables Parisiens, victorieux à Toulouse grâce à un but de Neymar.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 23h22
   





                        


Après le nul de Marseille à Saint-Etienne vendredi, en ouverture de la 25e journée de Ligue 1, Monaco s’est imposé facilement sur la pelouse d’Angers, ce samedi 10 février. Le Paris Saint-Germain, avant son affrontement face au Real Madrid, a de son côté assuré une petite victoire à Toulouse.
Toulouse - PSG : 0-1

   


Service minimum. Le PSG a signé une petite victoire à Toulouse 1-0 grâce à un but de Neymar, dans un match long à se décider alors que se profile le choc à Madrid face au Real, mercredi en 8e de finale aller de Ligue des champions.
Il a fallu patienter jusqu’à la 68e minute pour voir « Ney » inscrire son 19e but en championnat cette saison. Le Brésilien permet aux Parisiens d’éviter un nul qui aurait fait désordre face au 12e budget de L1.
Angers - Monaco : 0-4

   


Monaco, avec un doublé de Stevan Jovetic et un Adama Diakhaby intenable en première période, a repris à l’Olympique de Marseille la place de dauphin du Paris SG en allant l’emporter sans trembler à Angers (0-4).
Le club de la Principauté a profité du nul concédé par l’OM à Saint-Étienne (2-2) vendredi pour passer 2e avec 53 points contre 52, mais toujours aussi loin du PSG (65). Pour Angers, cette défaite ne change pour le moment rien à son classement, 16e avec 25 points, mais Lille, 18e avec le même total et Troyes, 19e avec 24 unités, jouent dimanche.
Bordeaux - Amiens : 3-2

   


Bordeaux, parti pour remporter une victoire confortable, s’est fait peur devant Amiens, vaincu méritant (3-2), mais enchaîne un quatrième succès de rang qui le replace dans la course à la 5e place.
Mais qui arrêtera la bande de Gustavo Poyet ? Depuis qu’il a débarqué au Haillan, le technicien uruguayen ne finit plus de gagner et même dans les moments compliqués, comme en fin de partie samedi, ses joueurs ont conservé suffisamment de lucidité pour ne pas craquer. Mais il faudra corriger le tir la semaine prochaine à Marseille.
Dijon - Nice : 3-2 

   


Nice a du caractère, mais ça n’a pas suffi. Mené 1 à 0 à Dijon, l’OGCN a mis 7 minutes seulement à revenir au score puis à passer devant par Pierre Lees-Melou et Alassane Plea. Mais Dijon a arraché la victoire (3-2) dans un final fou. Et selon beIN Sports, Mario Balotelli s’est plaint d’avoir été victime de cris racistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le troisième simple dimanche entre les deux meilleures joueuses de chaque sélection, Mladenovic et Mertens, s’annonce crucial.
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Tennis : Mladenovic permet à la France d’égaliser face à la Belgique

Le troisième simple dimanche entre les deux meilleures joueuses de chaque sélection, Mladenovic et Mertens, s’annonce crucial.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h19
   





                        



   


Kristina Mladenovic, 13e mondiale, a permis à la France de revenir à un point partout face à la Belgique au premier tour de la Fed Cup grâce à son succès devant Kirsten Flipkens (70e) 6-2, 6-4, samedi à Mouilleron-le-Captif.
Plus tôt dans la journée, la n°1 belge Elise Mertens (20e mondiale) avait apporté le premier point à son équipe en dominant Pauline Parmentier (91e) en deux petits sets (6-2, 6-1).
Le troisième simple dimanche (13 heures) entre les deux meilleures joueuses de chaque sélection, Mladenovic et Mertens, s’annonce crucial. Le vainqueur mettra son pays à un point de la qualification pour les demi-finales, avant le dernier simple et l’éventuel double décisif.



                            


                        

                        

