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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.
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La France prépare la fermeture de ses dernières centrales à charbon

Emmanuel Macron a confirmé mi-décembre 2017 sa décision de fermer les centrales à charbon françaises avant la fin du quinquennat. EDF, qui exploite les unités de Cordemais et du Havre, et l’allemand Uniper (Gardanne et Saint-Avold), ont déjà en partie anticipé.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
    |

Pierre-Oliver Rouaud







                        



                                


                            

En confirmant, mi-décembre 2017, sa décision de fermer les centrales à charbon françaises « avant la fin du quinquennat », Emmanuel Macron ne changera pas la face climatique du pays : le charbon ne pèse que 1,4 % du mix électrique français. Il se répartit sur quatre sites : Cordemais (Loire-Atlantique) et Le Havre (Seine-Maritime) pour EDF, Saint-Avold (Moselle) et Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour le groupe allemand Uniper. « C’est du pur opportunisme politique. A Gardanne, 600 emplois directs et indirects sont en jeu, quand l’impact de ces centrales est dérisoire en comparaison de celui des transports », tempête Nicolas Casoni, secrétaire général CGT d’Uniper Gardanne, radicalement opposé à la fermeture.
Uniper ne contestera pas le principe, pas plus qu’EDF, « qui se conformera évidemment aux directives de l’Etat » concernant l’avenir de ces centrales, assure Denis Florenty, directeur de la production thermique d’EDF, qui apporte « tout son concours » à la mission interministérielle en cours. Celle-ci doit préfigurer ce « Fessenheim bis » qui concerne un millier de salariés sous statut IEG (industries électriques et gazières) et laisse une belle ardoise à EDF, qui venait de dépenser plus de 450 millions d’euros de mise aux normes. Le réseau devra par ailleurs intégrer le retrait de ces sites, qui fournissent 3 GW, surtout utilisés en pointe.
Luc Poyer, ‎président du directoire d’‎Uniper France, se dit « en attente d’un dialogue avec l’Etat pour gérer les conséquences en termes d’activité et d’emplois ». Mais les opérateurs ont déjà en partie anticipé. A Gardanne, Uniper a reconverti, en 2016, une des deux tranches en centrale biomasse de 160 MW. Mais des associations écologistes, émettant des craintes pour la ressource en bois, ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’exploitation par le tribunal administratif de Marseille en juin 2017.
Un programme de R&D sur un « charbon vert »
Uniper, qui a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.
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Charbon, le retour de flamme

Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h30
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

A Safi, sur la côte ouest du Maroc, les techniciens du groupe Daewoo s’affairent pour la mise en service de la centrale à charbon Safiec. Porté par Engie, le japonais Mitsui et Nareva, une société de la famille royale, ce projet à 2,6 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) générera un quart de l’électricité du royaume. Elle ajoutera, en capacité de production, presque l’équivalent d’un réacteur nucléaire EPR à la capacité du Maroc. Etonnant, à première vue, pour un pays qui promet 52 % de capacité électrique en renouvelables d’ici à 2030… Mais pas question, pour le royaume, de prendre le risque d’un black-out, alors que la demande d’électricité bondit de 5 % par an.
A l’instar du Maroc, nombreux sont les pays à composer avec ce principe de réalité. Matarbari au Bangladesh, Kalselteng-2 en Indonésie, Kostolac en Serbie ou Medupi-4 en Afrique du Sud : ouvertures et projets de centrales à charbon fleurissent. Depuis 2014, la demande mondiale de charbon reculait, mais elle vient de repartir à la hausse. « L’année 2017 inverse – légèrement – la tendance, avec un regain d’environ 1 point, sous l’effet de la demande en Asie », confirme Carlos Fernandez Alvarez, analyste senior à l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
40 % de la production électrique
Tandis que les énergies renouvelables et le gaz sont en plein essor, le charbon reste un élément clé du mix énergétique du globe. Avec 5,4 milliards de tonnes normalisées, il couvre 27 % des besoins en énergie primaire ; et 40 % de la production électrique. C’est que « King Coal », qui pèse plus de 350 milliards d’euros au prix actuel des marchés mondiaux, n’a guère besoin qu’on lui fasse l’article : abondant – avec des réserves prouvées de cent cinquante ans –, facile à transporter, peu cher, il cumule les atouts.

De l’autre côté du miroir, le charbon est la bête noire des ONG qui militent en faveur du climat. Ses centrales, les plus vétustes du moins, cumulent tous les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.
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La technologie appelée à la rescousse du charbon

Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC), des performances dopées par l’apport du numérique.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

Bien que contesté, le terme « charbon propre » est celui consacré dans l’industrie pour les technologies qui améliorent le rendement et diminuent les émissions de CO2 par kWh d’électricité produit.
A cela s’ajoutent les traitements de fumée qui limitent les polluants (particules fines, mercure, gaz soufrés, oxyde d’azote…) ou encore la capture du CO2. En ce qui concerne les polluants, « les technologies actuelles permettent l’abattement à des niveaux comparables à ceux de centrales à gaz ; c’est le cas notamment au Japon », indique Carlos Fernandez Alvarez, de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Côté production, les développements visent à l’augmentation des conditions de température et de pression dans les générateurs de vapeur, à travers des technologies dites « supercritiques », en référence aux propriétés particulières du fluide (ni vapeur ni liquide) qui permettent de gagner en performance.
Dans la génération « ultra-supercritiques », le rendement peut dépasser 47 %, contre à peine plus de 30 % pour les technologies « sous-critiques », encore à l’œuvre dans des milliers de vieilles centrales dans le monde, notamment en Inde ou en Chine. Pékin ayant banni les « sous-critiques », le pays aura, à terme, un parc parmi les plus performants au monde – et pourra déployer ces technologies.
Capture et le stockage du CO2
Avec les centrales « ultra-supercritiques », les émissions sont réduites de l’ordre d’un tiers, et plus encore avec la dernière génération, dite Advanced Ultra-Supercritical (AUSC). Coûteuses en raison des matériaux ultrarésistants nécessaires à leur fonctionnement, les centrales AUSC ont des niveaux de CO2 qui se rapprochent de ceux des centrales à gaz. A cela s’ajoute l’apport du numérique, qui permettrait « d’améliorer de 27 % l’efficacité des centrales thermiques installées, dont celles à charbon, et de réduire les émissions de CO2 de 4,7 %. Cela n’a été entrepris que sur moins de 10 % des centrales »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Gem Diamonds a extrait au Lesotho un caillou de 910 carats. Cependant, même si les gros diamants font toujours rêver, la demande des joailliers est moins forte.
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« Un diamant gros comme le Ritz »

Gem Diamonds a extrait au Lesotho un caillou de 910 carats. Cependant, même si les gros diamants font toujours rêver, la demande des joailliers est moins forte.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 11h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Un fabuleux caillou de 910 carats. Un diamant gros comme le Ritz, ou presque. Car rien n’égalera l’imagination galopante de Scott Fitzgerald, campant les protagonistes de sa nouvelle au pied d’une montagne entièrement constituée d’une seule et même pierre précieuse. Mais la découverte dévoilée par la société minière britannique Gem Diamonds le 15 janvier a secoué le petit monde de la joaillerie.
Sa masse de 910 carats, classe la pierre comme l’une des cinq plus grosses jamais extraites sur la planète. Le Cullinan et ses 3 106 carats, découvert en 1905 en Afrique du Sud n’est pas détrôné. Un soulagement pour la Couronne britannique qui en possède quelques belles fractions. Cette fois, le joyau vient du royaume du Lesotho où règne la pauvreté. Plus précisément de la mine de Letseng qui avait déjà livré, une semaine plus tôt, deux diamants de plus de 100 carats.
Quel sera le jackpot pour Gem Diamonds ? Certains avancent un prix de 40 millions de dollars (33 millions d’euros). Mais nul ne peut lire dans la boule de cristal. Tout dépendra de la qualité de la pierre et de la manière de la commercialiser. Le record d’enchères est détenu jusqu’à présent par le Pink Star qui s’est arraché pour 71 millions de dollars à Sotheby’s Hongkong en 2017. Un diamant rose gros comme une prune…

Concurrence des ersatz synthétiques
Mais si les gros cailloux suscitent toujours rêve et fantasme, la réalité est toute autre. Les clients sont de moins en moins enclins à choisir une belle pierre montée en bague ou en collier. Ils optent pour de petits brillants de moindre qualité. Une pierre dans la chaussure des diamantaires. Ils sont confrontés à une réduction du poids du diamant dans la joaillerie. D’où une stagnation des sommes déboursées dans le monde pour s’offrir cette pierre, estimées par De Beers à 80 milliards de dollars depuis 2014.
De Beers, la filiale du groupe minier Anglo American, s’est réjoui d’avoir extrait, en 2017, un montant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La surpuissance des GAFA pose un problème croissant, mais les réguler, voire les démanteler, devient de plus en plus complexe.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.
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IG Metall, allié improbable de la BCE

La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Chronique. C’est un drôle d’attelage mais qu’importe : la Banque centrale européenne (BCE) peut dire merci à IG Metall, le puissant syndicat de la métallurgie allemande. Après des mois de négociations tendues, le mastodonte vient d’obtenir une hausse de salaire de 4,3 % pour les employés du secteur. Une augmentation ayant valeur de « benchmark » pour des millions de salariés au sein de la première puissance économique européenne. A leur tour, les syndicats des services et des fonctionnaires se mettent en ordre de bataille, réclamant entre 6 % et 11 % d’augmentation…
Il fut un temps où la BCE suivait d’un œil suspicieux les revendications syndicales en matière de rémunérations. Trop nombreuses, trop élevées, celles-ci risquaient de déclencher une spirale inflationniste, en poussant les entreprises à augmenter leurs prix pour compenser la hausse des coûts salariaux. Une ligne rouge pour l’institution de Francfort, gardienne intransigeante de la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation fixé juste en dessous de 2 %.

A cette aune, le résultat obtenu par IG Metall pourrait sembler bien excessif. Etalée sur vingt-sept mois, la hausse devrait atteindre 3,7 % en 2018 et 4 % en 2019, selon les calculs du cabinet d’analyses Oxford Economics. Mais l’époque n’est plus la même : ce qui tracasse désormais la BCE n’est plus un trop-plein d’inflation… mais sa disparition.
Résumons. La croissance de la zone euro est robuste. Elle est même au plus haut depuis une décennie. Les usines tournent à plein régime. Le taux de chômage, lui, ne cesse de refluer. Sept millions de nouveaux « jobs » ont été créés depuis 2013. Certains pays, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, frôlent le plein-emploi.
Ici et là, en Europe, se profile une pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, et c’est le grand mystère de la reprise, les salaires frémissent à peine. Outre-Rhin, en 2017, ils n’ont augmenté que de 0,8 % en termes réels. Dans la zone euro,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.
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Laurent Burelle : « L’objectif, c’est que l’usine France fabrique plus de richesse »

Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Elise Barthet et 
Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

C’est une première. L’Association française des entreprises privées (AFEP) organise, samedi 10 février, dans les locaux du Conseil économique social et environnemental (CESE), à Paris, un « speed dating » géant entre quarante PDG de grands groupes et quatre cents patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Créée en 1982 à l’initiative d’Ambroise Roux, PDG démissionnaire de la puissante Compagnie générale d’électricité (CGE), qui s’opposait alors farouchement aux nationalisations décidées par la gauche, l’AFEP ne comptait, au départ, que trente-huit adhérents. Elle n’a, depuis, cessé de grossir et héberge désormais les cent plus grandes sociétés françaises et vingt groupes étrangers installés dans l’Hexagone. Son objectif : défendre leurs intérêts auprès de l’Etat et des instances européennes.
Elu à la tête de l’organisation en juin 2017 en remplacement de Pierre Pringuet (Pernod Ricard), Laurent Burelle, 68 ans, PDG de l’équipementier automobile Plastic Omnium, veut créer « un élan de solidarité » entre patrons.
Dans un entretien au Monde, il plaide pour une réforme profonde de la formation professionnelle et demande au gouvernement une véritable baisse des dépenses publiques. Il met aussi en garde contre une offensive des géants américains, dopés par la réforme fiscale du président Donald Trump, qui pourraient lancer des offres publiques d’achat (OPA) sur les sociétés françaises et européennes.
En quoi des PDG de grands groupes, qui ont, par définition, une vision globale de leur entreprise, peuvent-ils être utiles à des patrons de PME ou d’ETI ?
Vous savez, nous sommes tous des ingénieurs. On a tous commencé un jour dans l’atelier, été directeur d’usine, directeur de pays, directeur de région… Il y en a même qui ont vendu de la salade ! Il s’agit de donner de notre temps, gratuitement. Nous avons, dans les grandes entreprises, des services...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’intersyndicale, représentant tous les personnels, réclame 6 % d’augmentation salariale.
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Dix syndicats d’Air France appellent à une journée de grève unitaire le 22  février

L’intersyndicale, représentant tous les personnels, réclame 6 % d’augmentation salariale.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 12h55
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            
Une fois de plus, Air France est entrée dans une période de fortes turbulences. Dix organisations syndicales, représentant toutes les catégories de personnels, ont appelé, vendredi 9 février, à une journée de grève jeudi 22 février. Pour les syndicats, cette journée d’action unitaire est « une grande première », se félicite Sandrine Techer, secrétaire de section du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC). « Une grève unitaire chez Air France, il n’y en a pas eu depuis des décennies. Je n’en ai pas connu », renchérit Philippe Evain, président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
En pratique, c’est la modestie des augmentations salariales consenties par la direction à l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui a provoqué la grogne des syndicats. La direction d’Air France a fait ratifier une augmentation de 1 % par deux syndicats représentatifs mais minoritaires, la CFE-CGC et la CFDT. Une « aumône (…) bien en deçà des attentes des salariés » car « elle ne pourra compenser l’augmentation du coût de la vie et rattraper les salaires bloqués depuis 2011 », dénoncent les dix organisations regroupées en intersyndicale. Ces dernières, qui représentent 52 % des voix, « ont fait jouer leur droit d’opposition pour faire annuler cet accord », indique M. Evain.
Les syndicats réclament une hausse des rémunérations de 6 %. Un minimum pour contrebalancer, selon eux, « la perte de pouvoir d’achat » de tous les personnels, déplore le patron du syndicat des pilotes. Les représentants des salariés critiquent d’autant plus vivement la direction d’Air France qu’elle devrait annoncer dans quelques jours des bénéfices records. Pour Sandrine Techer, « les NAO ont été une mascarade ». La direction « s’est moquée de nous », fustige Philippe Evain. Elle ne peut pas bloquer les salaires « ad vitam aeternam », ajoute-t-il.
Fermeté de la direction
Une...




                        

                        


<article-nb="2018/02/11/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.
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L’émergence, encore timide, des accords mondiaux d’entreprise

En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h33
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Objet juridique non identifié, l’accord mondial d’entreprise (AME) est un accord hors catégorie, atypique, conclu en marge des ordres juridiques nationaux, qui permet de construire des relations professionnelles transnationales. Dans le cadre d’un colloque organisé, mercredi 7 février à Paris, par l’Organisation internationale du travail (OIT), Marie-Ange Moreau, professeure émérite à l’université Lyon-II, a présenté une étude sur la spécificité de ces accords qui constituent « la pierre angulaire d’un dialogue social mondialisé en émergence ». « Ces accords sont sans doute aujourd’hui l’une des manifestations les plus abouties du dialogue social transnational, a souligné Cyril Cosme, directeur du bureau de l’OIT pour la France, contribuant à renforcer le dialogue social dans les différents pays couverts par leur champ d’application. » 
Le nombre d’accords mondiaux en 2016 signés par un groupe transnational s’élevait à 317, 140 d’entre eux intégrant les filiales hors de l’Union européenne. Conclus à durée déterminée, ils concernent d’abord la métallurgie, la construction, l’alimentation et l’agriculture, les assurances et l’énergie. Négociés avec des fédérations syndicales internationales (FSI), pour la plupart affiliées à la Confédération syndicale internationale (CSI), créée en 2006, ces AME se sont développés dans les années 2000, après le premier accord signé par Danone en 1988.
« Recherche de légitimité »
Durant une première phase, ils ont intégré les principes de la Déclaration de l’OIT de 1998 sur les droits fondamentaux des travailleurs : interdiction du travail des enfants, du travail forcé et des discriminations, respect de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Déclinaisons à l’origine de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), ils se sont ensuite diversifiés : santé et sécurité, emploi et restructurations, formation, égalité des chances et diversité, gestion des carrières, droit syndical.
« L’accord,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.
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Qui se cache derrière les producteurs de cannabis au Canada ?

Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 16h09
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        


Le lucratif marché du cannabis au Canada suscite de nouvelles vocations. Dans un pays où, en 2017, 4,9 millions de personnes auraient dépensé environ 5,7 milliards de dollars canadiens (3,8 milliards d’euros) en cannabis, d’anciens politiques y ont vu l’opportunité d’une nouvelle carrière.

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                Frénésie sur le marché du cannabis au Canada



Chuck Rifici, ancien trésorier du Parti libéral canadien (PLC) lors de l’élection de Justin Trudeau, est président de Cannabis Wheaton Income Corp. Il fut l’un des fondateurs du plus gros producteur canadien et mondial, Canopy Growth. Ce dernier est présidé par Mark Zekulin, un ancien conseiller du ministre libéral des finances de l’Ontario. Citons aussi Herb Dhaliwal, ancien ministre du gouvernement de Jean Chrétien, aujourd’hui président de National Green BioMed, un producteur de Colombie-Britannique, ou bien encore l’ancien directeur national du PLC, Adam Miron, directeur d’Hydropothecary.
Anciens policiers
D’anciens hauts fonctionnaires de Santé Canada, l’organisme fédéral qui accorde les permis de production, travaillent aussi pour l’industrie du cannabis. L’ancien chercheur Thomas Shipley, par exemple, est directeur au contrôle de la qualité chez Canopy. A Hydropothecary, le service à la clientèle est géré par Max Cyr, qui supervisait le dossier cannabis à Santé Canada. D’autres, comme Brian Wagner et Ivan Vrana, sont consultants pour cette industrie, après avoir participé à l’encadrement de la marijuana…
Pour assurer la sécurité de leurs installations, plusieurs producteurs ont embauché d’anciens policiers. Tels l’ancien grand patron de la gendarmerie royale du Canada, Norman Inkster, directeur chez Mettrum, et Timothy Humberstone, un ancien de la lutte antidrogue devenu le directeur d’ABcann.

        Lire aussi :
         

                Au Canada, la légalisation du cannabis, un casse-tête pour les économistes



Certains investissements font mauvais genre. Selon Le Journal de Montréal, au moins 165 millions de dollars canadiens en provenance de paradis fiscaux ont été investis dans des firmes de production du cannabis. Ces deux dernières années, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada ont bénéficié d’un financement offshore.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Florent Menegaux, numéro deux du groupe de pneumatiques, sera nommé cogérant en mai  2018 et succédera à l’actuel président en mai  2019.
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Michelin organise la succession de Jean-Dominique Senard

Florent Menegaux, numéro deux du groupe de pneumatiques, sera nommé cogérant en mai  2018 et succédera à l’actuel président en mai  2019.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h10
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant)








                        



                                


                            

Dans les couloirs de l’austère immeuble de Clermont-Ferrand qui sert de QG au numéro deux mondial du pneumatique, Florent Menegaux a une réputation d’homme pressé. « Il est toujours entre deux avions, commente une employée. A force de sillonner le monde, il connaît le groupe comme sa poche. » C’est lui qui a été désigné, vendredi 9 février, pour prendre la direction de Michelin quand son actuel président, Jean-Dominique Senard, prendra sa retraite, en mai 2019. Une consécration pour ce diplômé en économie et en gestion de Paris-Dauphine, entré dans l’entreprise il y a vingt ans. Présenté comme le numéro deux du groupe depuis plusieurs années, M. Menegaux aura un double défi à relever : faire prendre à Michelin le virage du numérique et du pneu 2.0 et mettre un terme à l’érosion de parts de marché de Bibendum.
M. Menegaux devra donc patienter encore quinze mois : il sera nommé cogérant lors de l’assemblée générale de mai 2018 mais il ne deviendra président de la gérance qu’en mai 2019, date à laquelle le mandat de M. Senard se terminera. « J’avais la volonté d’organiser ma succession en prenant le temps, de façon calme et sereine, commente pour Le Monde Jean-Dominique Senard qui aura 65 ans le 7 mars. Je ne voulais pas que cela se fasse de manière chaotique. Avec Florent, c’est ensemble que nous avons construit la stratégie du groupe. Il y aura une totale continuité. »
C’est donc une longue période de transition qui s’annonce. Cela tient au statut juridique de la société en commandite par actions de Michelin et aux procédures de gouvernance propres à l’entreprise. Les règles de la cohabitation qui débute sont claires. « Je suis le patron du groupe jusqu’en 2019 et j’assumerai totalement cette fonction », rappelle M. Senard. Preuve que le passage de relais n’est pas encore effectif, Florent Menegaux, que Michelin dit ne pas vouloir « exposer », n’a pas répondu aux sollicitations de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La semaine qui vient de s’écouler sonne le grand retour de la volatilité qui avait disparu des marchés. Le contexte idéal de 2017 cède la place à une situation plus complexe.
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La Bourse ne sera plus un long fleuve tranquille

La semaine qui vient de s’écouler sonne le grand retour de la volatilité qui avait disparu des marchés. Le contexte idéal de 2017 cède la place à une situation plus complexe.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h47
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. Les Bourses ont vécu une semaine agitée comme on n’en avait plus connu depuis longtemps. Si le recul des marchés américains avait commencé dès le vendredi 2 février (– 2,1 % pour le S&P 500), c’est lundi 5 qu’il fut le plus sévère pour l’indice, avec une chute de 4,1 % sur la séance. Sa pire performance journalière depuis le 18 août 2011. Ce 5 février fait désormais partie des 43 séances ayant enregistré une baisse du S&P 500 supérieure à 4 % depuis 1950. Mais l’amplitude de la baisse reste finalement assez éloignée de la séance catastrophique du 19 octobre 1987 (– 20,5 %) ou des sept journées de 2008 où l’indice avait plongé de plus de 6 %.
Un élément passé inaperçu est d’ailleurs intéressant à noter. Si la tendance baissière s’est poursuivie mercredi et, surtout, jeudi, elle a été interrompue le mardi 6 février par un rebond de l’indice américain de 1,7 %.
Une telle progression quotidienne, certes, ne semble guère impressionnante. Mais il convient de rappeler que jamais le S&P n’a enregistré un tel score en 2017 : sur 144 séances haussières au cours de l’année, seules quatre ont excédé 1 %, la progression la plus forte (1,37 %) intervenant le 1er mars.

Plus-values conséquentes
Plutôt que de parler de krach boursier, c’est surtout à un retour de la volatilité boursière auquel on assiste. La violence de la correction peut surprendre : après tout, elle a été déclenchée par un rebond de l’inflation salariale aux Etats-Unis, ce rebond que la Banque centrale américaine attendait dès 2017 et qu’elle s’inquiétait de ne pas voir venir.
Pourquoi craindre maintenant ce qui ressemble à un simple retour à la normale, à savoir qu’un taux de chômage faible – c’est le cas des Etats-Unis – est source de pressions inflationnistes sur les salaires ? Tout d’abord, il faut relativiser la baisse récente des actions américaines : en quelques jours, le S&P 500 a certes effacé trois mois de hausse mais reste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le président républicain entend bâtir une « barrière physique » à la frontière avec le Mexique. Pour l’heure, elle se résume à huit monolithes, symboles de la division entre pro- et anti-immigration.
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Aux avant-postes du « mur » trumpien

Le président républicain entend bâtir une « barrière physique » à la frontière avec le Mexique. Pour l’heure, elle se résume à huit monolithes, symboles de la division entre pro- et anti-immigration.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 06h32
    |

            Corine Lesnes (San Diego (Etats-Unis et Tijuana (Mexique), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Série « L’Amérique citadelle » 5/5. Le « grand et beau mur » promis par Donald Trump à ses concitoyens tient pour l’instant en huit panneaux géants installés à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, au sud de San Diego, en Californie. Huit monolithes de neuf mètres de haut et autant de large, postes avancés de la forteresse America First prônée par le président républicain.

Du côté américain, il est impossible d’approcher. Les prototypes sont situés sur un terrain appartenant au gouvernement. La Border Police (police des frontières) a suspendu ses visites guidées, dans l’attente de celle de Donald Trump. Le président a promis de se déplacer pour inspecter lui-même les éléments précurseurs de « l’imposante barrière physique » qu’il espère laisser au pays. Mais sa venue, plusieurs fois annoncée, n’est toujours pas confirmée.
Du côté mexicain, il faut franchir la frontière au poste d’Otay Mesa, à 20 km à l’est de Tijuana, puis prendre le boulevard Garita et la calle 12. On traverse les maquiladoras, ces vastes ateliers d’assemblage menacés par la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entré en vigueur en 1994. Près de 700 multinationales, dont Sony, Samsung et General Motors, y sont installées. Les pièces arrivent d’Asie, débarquent au port de Los Angeles, traversent la frontière en duty free (sans taxe) et sont montées à Tijuana. Les produits finis sont réexportés vers les Etats-Unis.
Des projets pilotes
Depuis vingt ans, les soutiers de la mondialisation viennent s’entasser pour des salaires de misère (deux dollars par heure, soit cinq fois moins qu’aux Etats-Unis) dans ce faubourg poussiéreux de Las Torres, traversé par les semi-remorques rutilants, les poules et les chiens errants. Beaucoup ont fait le mur, et les narcotrafiquants ont construit des tunnels à la faveur de la prolifération des maquiladoras. Depuis 2006, une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, 93,5 millions d’hectolitres ont été vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2016.
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En Allemagne, la bière n’est plus à la fête

Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, 93,5 millions d’hectolitres ont été vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2016.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h15
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Ce n’est pas forcément la première réflexion que l’on se fait quand on est en Allemagne. C’est pourtant la réalité : l’industrie de la bière vit des temps difficiles. Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (Destatis) sont formels : 93,5 millions d’hectolitres vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à l’année précédente. Le calcul n’a pas tardé à être fait : depuis 1993, on n’y a jamais vendu aussi peu de bière.
Evidemment, une telle information n’est pas passée inaperçue. « Les Allemands perdent le goût de la bière », titrait le quotidien économique Handelsblatt, le 1er février. « La soif de bière à son plus bas historique en Allemagne », s’inquiétait le WAZ, le grand quotidien de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui dispute à la Bavière le titre de premier Land producteur de bière du pays.
A vrai dire, ce n’est pas le fait que les Allemands boivent de moins en moins de bière qui inquiète le plus le secteur. La tendance ne date pas d’hier : en 2000, la consommation de bière en Allemagne était de 126 litres par an et par habitant. Elle est aujourd’hui de moins de 105 litres. Seulement voilà : pour compenser ce progressif assèchement des gosiers de leurs compatriotes, les brasseurs allemands avaient réussi à arroser de plus en plus les marchés étrangers. Or, sur ce front-là, les choses se gâtent aussi : les exportations de bière allemande hors Union européenne ont reculé de 4,1 % en 2017. Principale explication avancée : « Une certaine saturation du marché chinois », analyse le Handelsblatt. Pour rappel : la Chine a quasiment triplé sa production de bière depuis 2000.
Six mille marques
Pour se donner du baume au cœur, les brasseurs allemands comptent sur la prochaine Coupe du monde de football, qui aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet. Selon les pronostics de Veltins, l’une des marques les plus populaires en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Sur le marché des autographes, les prix des correspondances varient selon le prestige de l’auteur et l’intensité amoureuse.
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Les lettres d’amour ont plus qu’une valeur sentimentale

Sur le marché des autographes, les prix des correspondances varient selon le prestige de l’auteur et l’intensité amoureuse.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 11h24
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Il n’y a pas que dans les librairies que la correspondance amoureuse – comme en ­témoigne le récent succès d’édition de Gallimard avec les échanges entre Albert Camus et Maria Casarès publiée, rencontre du succès. La lettre d’amour est aussi plébiscitée sur le marché des autographes. Ainsi, en décembre 2017, l’enchère a atteint la somme de 280 000 euros pour une lettre enflammée de Napoléon à Joséphine, lors de la première vente du fonds de manuscrits et autographes d’Aristophil à Drouot et qui a pourtant démarré très timidement.

On revient de loin. Voilà vingt-trois ans, la collectionneuse suisse Anne-Marie Springer peinait à convaincre de l’importance de ces correspondances privées. « Ce n’était pas un sujet recherché, raconte-t-elle. On trouvait ça banal, peu intéressant par rapport à un document officiel. Mais pour moi, c’était un joli moyen de transmettre l’idée d’une certaine époque à ma fille. Aujourd’hui, on n’écrit plus ce genre de textes, on fonctionne par SMS ou mail. »
Aujourd’hui, elle a collecté quelque 2 000 lettres permettant de toucher de près à l’intimité des grands noms de l’Histoire et des lettres. « C’est très intéressant sur le plan sociologique et psychologique, poursuit-elle. Par exemple, en lisant les lettres d’Edith Piaf à ses différents amants, on découvre qu’elle était amoureuse de l’amour plus que d’un homme en particulier, qu’elle avait foi en Dieu et en l’humanité. »
Des héritiers réticents à dévoiler des secrets
Aujourd’hui encore, il n’est pas facile de trouver des lettres d’amour. « Parfois elles ont été brûlées, ou les héritiers ne veulent pas dévoiler les secrets autour de l’amour », remarque Anne Heilbronn, spécialiste chez Sotheby’s. En conflit avec la fille de Simone de Beauvoir, le cinéaste Claude Lanzmann a vendu les lettres de son amante à l’université Yale, aux Etats-Unis, par l’intermédiaire de Christie’s.
« Une belle lettre d’un personnage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Thomas Piketty : « Parcoursup : peut mieux faire »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h02
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Chaque société a besoin d’un grand récit pour justifier ses inégalités. Dans les sociétés contemporaines, il s’agit du récit méritocratique : l’inégalité moderne est juste, car elle découle d’un processus librement choisi où chacun a les mêmes chances. Le problème est qu’il existe un gouffre béant entre les proclamations méritocratiques officielles et la réalité.
Aux Etats-Unis, les chances d’accès à l’enseignement supérieur sont presque entièrement déterminées par le revenu des parents : elles sont d’à peine 20 % pour les 10 % les plus pauvres, et dépassent 90 % pour les 10 % les plus riches. Encore faut-il préciser qu’il ne s’agit pas du tout du même enseignement supérieur dans les deux cas. Il est possible que les choses soient un peu moins extrêmes en France. Mais en vérité on ne sait pas très bien, car il est impossible d’accéder aux mêmes données.
« Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système »
Dans un tel contexte, la réforme française du système d’affectation des étudiants, avec le passage de la plateforme APB à Parcoursup, est potentiellement pleine de promesses. Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système. Précisons d’emblée que la prise en compte des notes, des séries et du dossier scolaire dans les admissions universitaires (principale nouveauté de Parcoursup) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi.
A partir du moment où les notes sont prises en compte depuis toujours pour les admissions en classes préparatoires (dans le cadre d’APB comme de Parcoursup), ce que personne ne semble remettre en cause, on voit mal pourquoi elles ne joueraient aucun rôle pour les universités. Certes, les notes ne sont pas toujours justes, et le système de notation lui-même doit être repensé. Mais elles contiennent tout de même un peu d’information utile, a priori davantage que le tirage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le procès s’est abruptement terminé vendredi après l’annonce que la société de VTC indemnisera la filiale de Google à concurrence de 245 millions de dollars.
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Waymo et Uber règlent à l’amiable leur différend sur la voiture autonome

Le procès s’est abruptement terminé vendredi après l’annonce que la société de VTC indemnisera la filiale de Google à concurrence de 245 millions de dollars.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 03h26
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 12h21
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        


Au cinquième jour d’audience, le procès intenté par Waymo, la filiale voitures autonomes de Google, contre son concurrent Uber pour vol de secrets industriels a tourné court, vendredi 9 février. La presse commençait à s’installer dans la salle du tribunal fédéral de San Francisco (Californie), à 7 h 30 du matin, quand la compagnie de VTC a fait savoir qu’un règlement amiable avait été trouvé avec Waymo. Le juge a dissous le procès et a renvoyé les dix jurés chez eux, mettant fin à la bataille judiciaire de l’année dans la Silicon Valley.
Selon les termes officieux du règlement, Uber s’est engagé à garantir que la technologie développée par Waymo pour ses voitures autonomes ne serait pas intégrée dans ses logiciels et équipements. La compagnie a aussi — surtout — accepté de céder 0,34 % de son capital à la filiale de Google Alphabet, sur une valorisation de 72 milliards de dollars (59 milliards d’euros), soit une somme d’environ 245 millions de dollars ; un montant très inférieur à la compensation de près de 2 milliards de dollars que réclamait Waymo.

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La filiale de Google avait porté plainte en février 2017, accusant Uber d’avoir recruté l’ingénieur vedette de son programme de véhicules sans chauffeur, Anthony Levandowski, pour bénéficier de huit secrets industriels portant sur la technologie Lidar — le système de détection par laser qui permet aux véhicules autonomes d’éviter les obstacles.
14 107 fichiers téléchargés
Selon l’enquête, l’ingénieur a téléchargé quelque 14 000 documents en décembre 2015, quelques jours avant son départ de Waymo, alors qu’il était déjà en pourparlers avec le PDG d’Uber, Travis Kalanick. Le 15 janvier 2016, il a fondé la start-up Otto, spécialisée dans les camions autonomes, qui a été rachetée en août de la même année par Uber pour 680 millions de dollars.

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Au-delà des coïncidences du calendrier, Waymo n’a pas pu apporter la preuve formelle que son concurrent avait profité de sa technologie. Aucune trace des 14 107 fichiers téléchargés par M. Levandowski n’a été retrouvée sur les serveurs de la société de VTC. Les experts recrutés par les deux parties ont témoigné que l’ingénieur avait transféré — pendant huit heures — ces fichiers sur cinq disques, conservés chez lui, avant d’effacer la mémoire de son ordinateur portable. Devant les enquêteurs, M. Levandowski a affirmé avoir détruit les cinq disques, après que M. Kalanick lui eut fait savoir qu’il n’en voulait pas à Uber et que l’ingénieur « savait ce qu’il devait en faire ».
Anthony Levandowski, 37 ans, considéré comme un prodige de la robotique, n’était pas présent à l’audience. Les deux parties l’ont chargé tout à loisir. Visé par une procédure séparée, il invoque depuis le début de l’affaire le cinquième amendement de la Constitution, qui lui donne le droit de rester silencieux plutôt que de faire des déclarations qui l’incrimineraient. Ce refus de coopérer avec l’enquête lui a valu d’être licencié par Uber en mai 2017. Il devait être appelé à la barre lundi 12 février.
Deux hommes « prêts à tout »
Travis Kalanick, 41 ans, le PDG déchu d’Uber, a été entendu deux jours de suite. Alors que les avocats de Waymo espéraient le voir sortir de ses gonds, compte tenu de sa réputation d’agressivité, il a conservé son calme. Manifestement mûri depuis qu’il a été évincé par son propre conseil d’administration, en juin 2017, accompagné de son père à l’audience, l’ancien golden boy de la Silicon Valley a assuré que, s’il était effectivement obsédé par l’avance de Google dans la voiture autonome, il n’avait en aucun cas recruté l’ingénieur pour rattraper le retard en mettant la main sur la technologie des rivaux.

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L’avocat de Waymo, Charles Verhoeven, l’a accusé du contraire, mettant en avant une multitude de textos partagés par deux hommes « prêts à tout », a-t-il assuré, y compris à « tricher », pour prendre le dessus. Dans l’un de ces messages, datant de mars 2016, l’ingénieur écrit : « C’est comme une course et nous devons gagner. Etre deuxième, c’est perdre. » Un autre SMS contient un lien vers un clip du film Wall Street, où le financier sans scrupule Gordon Gekko, alias Michael Douglas, profère sa célèbre tirade, « l’appât du gain a du bon »… L’ingénieur ajoute un conseil : « Voilà le discours que vous devez tenir. » L’extrait a été présenté au jury malgré les objections des avocats d’Uber.
Travis Kalanick a éludé les attaques. L’ex-PDG fait toujours partie du conseil d’administration de la compagnie qu’il a fondée en 2009. Il a touché 1,4 milliard de dollars lors de la vente d’un tiers de ses parts au conglomérat japonais SoftBank à la fin de décembre 2017.
Normalisation
A l’audience, Travis Kalanick a également détaillé la détérioration de ses relations avec le « grand frère » Larry Page, l’un des fondateurs de Google, passionné lui aussi de voitures autonomes, qui avait investi 258 millions de dollars dans Uber dès l’été 2013. Larry Page était même venu le chercher un jour dans sa Google Car sans chauffeur, a raconté M. Kalanick, ce qu’il avait trouvé « vraiment cool ». La cordialité n’a pas survécu au recrutement par Uber d’une quarantaine de chercheurs en robotique de l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie) au début de 2015, vécu par M. Page comme un « vol de propriété intellectuelle » et une trahison.

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Le nouveau PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, chargé depuis six mois de pacifier la compagnie, s’est félicité d’un accord qui lui permet de déblayer la voie dans la perspective de son objectif d’introduction en Bourse en 2019. Une nouvelle fois, il a exprimé ses « regrets » pour les agissements de son prédécesseur. « Même si nous pensons qu’aucun secret industriel n’a été dérobé à Waymo, nous prenons des mesures pour lui garantir que notre technologie Lidar n’est que le reflet de notre travail, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Nous sommes d’accord pour estimer que l’acquisition d’Otto par Uber aurait pu — et dû — être gérée différemment. » 
En n’imposant pas de pénalité en liquidités, l’accord ne met pas totalement en péril le programme de voitures autonomes développé par Uber. La société est de toute façon distancée dans ce domaine par Waymo et par General Motors. A la surprise de la Silicon Valley, Waymo est maintenant investi, même si ce n’est qu’à hauteur de 0,34 %, dans la poursuite des activités de la société de VTC. Finalement, les deux compagnies se sont rapprochées à la faveur du procès, analyse le site The Verge, « comme un couple marié qui a failli divorcer ».



                            


                        

                        


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Une amende de 81,25 millions d’euros pour Airbus dans le dossier Eurofighter en Allemagne

L’avionneur européen reste dans le collimateur de la justice autrichienne, dans cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 20h54
   





                        



   


L’avionneur européen Airbus s’est vu infliger, vendredi 9 février, une amende de 81,25 millions d’euros en Allemagne dans le dossier Eurofighter en Allemagne. Une somme qui permet toutefois au groupe européen de clore le volet allemand de cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.
« Les enquêtes à grande échelle, en étroite collaboration avec les autorités autrichiennes (...) n’ont apporté aucune preuve de paiement de pots de vin », a indiqué le parquet allemand dans un communiqué. Le ministère public estime toutefois qu’Airbus a failli à son devoir de surveillance en autorisant l’ancienne direction à procéder à des paiements de plusieurs millions d’euros liés au contrat et ce « à des fins non clarifiées ».
Poursuites en Autriche
Si la partie allemande de cette affaire est désormais close, l’avionneur reste cependant dans le collimateur de la justice autrichienne. Les investigations « continuent indépendamment » de la décision en Allemagne, a d’ailleurs indiqué vendredi un porte-parole du parquet de Vienne.
Le gouvernement autrichien a porté plainte contre Airbus l’an passé, réclamant 1,1 milliard d’euros de dommages et intérêts pour fraude délibérée autour de ce contrat. Le PDG de l’avionneur, Tom Enders, qui ne sollicitera pas un renouvellement de son mandat en 2019, est visé dans cette affaire. A l’époque des faits, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

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Le groupe européen est également sous le coup de plusieurs enquêtes, notamment du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des soupçons de corruption lors de transactions, pour des faits qu’Airbus avait lui-même dénoncés en 2016. En janvier, il s’était vu infliger une amende de 104 millions d’euros dans le cadre d’une procédure arbitrale pour un litige remontant à 1992 et concernant la vente de missiles à Taïwan par le groupe Matra, acquis par la suite par l’avionneur.



                            


                        

                        


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Contre le déclassement de zones défavorisées, des agriculteurs en colère bloquent routes et autoroutes

Dans plusieurs régions françaises, les exploitants dénoncent la fin du système qui leur permettait de percevoir des aides européennes compensatoires.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 20h33
   





                        



   


« A situation désespérée, action désespérée », se sont-ils justifiés. Dans plusieurs régions de France, les agriculteurs se sont mobilisés, vendredi 9 février. Ils dénoncent le déclassement de territoires jusqu’ici considérés comme des zones défavorisées – ce qui leur garantissait de percevoir des aides européennes compensatoires.
Dans le centre de la France, les manifestants ont bloqué les autoroutes A10 en direction de Paris près de Tours, et A71 près de Vierzon (Cher). A l’appel de l’Union départementale des exploitants agricoles (UDSEA) de l’Indre-et-Loire et des Jeunes Agriculteurs, au moins une vingtaine de tracteurs et près d’une centaine d’éleveurs bloquaient vendredi après-midi le péage de Monnaie, sur l’A10 au nord de Tours, en direction de Paris. Le blocage, qui a duré de 16 h 30 à 19 heures, a provoqué plusieurs kilomètres de bouchon, selon Vinci Autoroutes.

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« Rester vigilants et mobilisés »
Plus au sud, les agriculteurs aveyronnais et audois ont également installé vendredi matin des barrages sur les voies de circulation de leur département. En appelant à manifester, la FDSEA de l’Aude a souligné que les exploitations audoises étaient « complètement exclues » de la carte des zones défavorisées qui donnent droit à des aides européennes.
De son côté, le gouvernement affirme que cette réforme va bénéficier à environ 13 % d’agriculteurs supplémentaires. « Dans l’hypothèse de travail présentée et avec le ciblage actuel de l’aide, ce sont près de 60 000 agriculteurs qui pourraient bénéficier de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) au 1er janvier 2019, contre environ 52 500 aujourd’hui », a détaillé dans un communiqué le ministère de l’agriculture.
3 555 communes supplémentaires
Les exploitants qui pourraient être amenés à sortir du nouveau zonage « bénéficieraient de mesures d’accompagnement destinées à les aider à faire face à leur nouvelle situation », a assuré le ministère. Pour ce qui est des communes perdant l’éligibilité « mais situées dans une zone, par ailleurs, entièrement classée », le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, compte demander auprès de la Commission européenne la « prise en compte d’un critère de continuité territoriale » pour les faire « réintégrer ».
Les deux principaux syndicats agricoles, la FNSEA et la Coordination rurale, ont regretté dans deux communiqués distincts vendredi que de nombreuses zones intermédiaires ne figurent toujours pas sur la carte présentée par M. Travert.
En tout, 3 555 communes supplémentaires intégreront la nouvelle carte qui doit remplacer à partir du 1er janvier 2019 la carte actuelle, datant de 1976, et qui compte 10 429 communes. La présentation de la carte définitive de ces zones est prévue le 15 février par la commission nationale travaillant sur le dossier, sous l’autorité du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert.



                            


                        

                        


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Les pétroliers renouent avec les mégaprofits mais restent prudents

Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h58
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Dix-neuf milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) de profit pour Exxon, 13 milliards de dollars pour Shell, 8,6 milliards pour Total : le temps des vaches maigres est terminé pour les géants du pétrole. Après trois années difficiles, les « majors » du secteur peuvent souffler et affichent leur volonté de récompenser leurs actionnaires.

Total a ainsi annoncé, jeudi 8 février, sa décision d’augmenter de 10 % les dividendes pendant les trois prochaines années. Le groupe français a également fait part de son intention de réaliser jusqu’à 5 milliards de dollars de rachat d’actions sur la période 2018-2020 pour « partager avec les actionnaires les bénéfices de la hausse des cours ». D’autres compagnies, comme le norvégien Statoil ou l’américain Chevron se sont aussi déclarés désireux de récompenser leurs actionnaires.
« 2017 fut l’une des meilleures années de l’histoire récente de BP », a même résumé Bob Dudley, le directeur général, alors que le groupe britannique continue de verser chaque année plusieurs milliards de dollars pour compenser la catastrophe Deepwater Horizon en 2010.
« Un plaisir pour leurs actionnaires »
Mais, derrière ces cadeaux à des actionnaires impatients après trois années de résultats en demi-teinte, se cache une vraie réserve de la part des « majors ». « C’est vrai, c’est un soulagement pour les entreprises du secteur et un plaisir pour leurs actionnaires », explique Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie de l’Institut français des relations internationales, « mais les incertitudes subsistent et tout le monde fait preuve de prudence ».
Et pour cause : le retour au profit chez les grands groupes pétroliers est d’abord dû à la remontée du prix du baril. En 2017, les cours du pétrole se sont établis à 54 dollars le baril en moyenne contre 44 dollars en 2016. Depuis début janvier, les cours évoluent entre 65 et 70 dollars.
L’équation est assez...




                        

                        

