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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire est autorisé en France depuis 2011. Dans une tribune au « Monde », deux chercheurs en sociologie s’en inquiètent, alors que se tiennent les Etats généraux de la bioéthique.
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Le neurodroit, oublié du débat sur la bioéthique

Le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire est autorisé en France depuis 2011. Dans une tribune au « Monde », deux chercheurs en sociologie s’en inquiètent, alors que se tiennent les Etats généraux de la bioéthique.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h24
   





                        



                                


                            
Par Julien Larregue et William Wannyn
Tribune. La loi bioéthique de 2011 a fait de la France le premier pays du monde à autoriser dans un texte législatif le recours à l’imagerie cérébrale dans le domaine judiciaire. Depuis cette date, l’article 16-14 du code civil autorise un magistrat à mandater un expert en neurosciences afin qu’il évalue les risques de récidive, la véracité d’un témoignage ou le degré de responsabilité pénale d’un prévenu. Cette expertise peut prendre la forme d’une analyse de l’activité électrique et/ou hémodynamique de certaines zones cérébrales pendant que l’individu répond, par exemple, à un interrogatoire de police.
« Alors que les Etats généraux de la loi bioéthique ont débuté le 18 janvier, il est primordial d’ouvrir le débat public sur l’utilisation des neurosciences dans le domaine judiciaire »
Malgré ses répercussions potentielles, l’adoption de cet amendement proposé et défendu par Jean Leonetti est passée relativement inaperçue. Plus grave encore, elle s’est faite contre l’avis des chercheurs présents lors des auditions préparatoires qui s’y étaient unanimement opposés, craignant que cette législation ouvre la porte à des dérives sécuritaires. Alors que les Etats généraux de la loi bioéthique ont débuté le 18 janvier, il est primordial d’ouvrir le débat public sur l’utilisation des neurosciences dans le domaine judiciaire si l’on ne veut pas reconduire le rendez-vous manqué de 2011.

Comme la nomination récente du neuroscientifique Stanislas Dehaene à la tête du Conseil scientifique de l’éducation nationale, l’autorisation de l’expertise neuroscientifique dans le cadre judiciaire illustre bien les attentes sociales et politiques croissantes qui sont placées dans la recherche sur le cerveau. L’utilisation des neurosciences pour orienter les politiques publiques en France remonte à 2009, lorsque le Centre d’analyse stratégique, organe qui assiste le premier ministre dans la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité accuse certains préfets de ne pas compter certaines catégories de sans-abri.
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Louis Gallois dénonce une « volonté politique de minorer le nombre de SDF »

Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité accuse certains préfets de ne pas compter certaines catégories de sans-abri.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h19
   





                        


« Des propos insupportables. » Louis Gallois a exprimé, dimanche 11 février, sa colère dans le Journal du dimanche, après les polémiques politiques sur le nombre de sans-domicile-fixe à Paris. L’ancien président de la SNCF ou d’EADS est désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations de lutte contre la pauvreté et gère les centres d’hébergement.
Il déplore les déclarations du secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, qui assurait le 30 janvier que seuls une cinquantaine de SDF dormaient dehors en Ile-de-France, appuyé par le député de Paris Sylvain Maillard, qui a ensuite expliqué que la majorité des SDF restaient à la rue « par choix ». Deux affirmations qui vont à l’encontre de la réalité.

        Vérification :
         

          Non, « l’immense majorité des SDF » ne choisit pas de « dormir dans la rue »



Un comptage bénévole le 15 février
Selon Louis Gallois, le SAMU social de Paris estime que « 2 000 à 3 000 » personnes sont durablement à la rue. Une opération de comptage va être réalisée par des bénévoles le 15 février pour mieux cerner le profil de ces sans-abri. La dernière enquête nationale, réalisée par l’Insee, remonte à 2012. On comptait alors 143 000 SDF en France.
Le président de la Fédération des acteurs de la solidarité s’inquiète d’une « volonté politique de minorer le nombre de SDF » pour atteindre la promesse d’Emmanuel Macron que plus personne ne vive dans la rue fin 2017. M. Gallois affirme que certains préfets excluent de leur décompte les célibataires, les personnes vivant sous des tentes ou certains étrangers – il cite notamment le Rhône, où « le préfet a demandé de ne pas compter un campement d’Albanais ».

        Enquête :
         

          Le comptage des SDF organisé par la Ville de Paris gêne la préfecture



Ces polémiques sur le décompte des personnes à la rue occultent, selon M. Gallois, de réels efforts du gouvernement pour augmenter le nombre de places d’hébergement, « passés de 131 300 (places pérennes et temporaires) en janvier 2017 à 145 800 cet hiver, sans compter le plan grand froid et ses mille places. Soit une hausse de 11 %. » Il appelle, en revanche, à pérenniser les 13 800 places ouvertes durant la période hivernale, à développer les logements sociaux et à délivrer davantage de titres de séjour aux migrants en France depuis plus de deux ans, pour qu’ils puissent se loger et quitter les centres d’hébergement et les campements.
« La rue n’est pas une situation choisie »
Dimanche après-midi, Julien Denormandie a vivement réagi aux accusations de Louis Gallois durant l’émission Le grand jury sur RTL, en partenariat avec Le Figaro et LCI. « Je refuse ce que dit Louis Gallois, comme quoi le gouvernement chercherait à minimiser les chiffres. Je refuse totalement une telle accusation », a-t-il répété.
Justifiant le chiffre de cinquante personnes qu’il avait initialement avancé, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires a assuré :
« Je parle du nombre de personnes qui appellent le SAMU social de Paris en fin de journée et à qui on dit (...) “nous ne sommes pas en capacité de vous offrir un hébergement” (...), le chiffre correspond précisément à cela », mais « ce chiffre évidemment, évidemment, ne correspond pas au nombre de personnes qui dorment dans la rue. »
Il a également rejeté les propos tenus par le député Sylvain Maillard, affirmant qu’il n’était « absolument pas en phase avec cela ». « Être dans la rue ce n’est pas une situation choisie, c’est une situation subie, la rue ça tue », a-t-il déclaré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Trois suspects lyonnais devraient aussi être déférés à Toulouse. Une dizaine d’assassinats, sur fond de trafic de stupéfiants, ont eu lieu depuis 2011 dans ce quartier.
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Règlements de compte dans le quartier de La Reynerie à Toulouse : quatre mises en examen

Trois suspects lyonnais devraient aussi être déférés à Toulouse. Une dizaine d’assassinats, sur fond de trafic de stupéfiants, ont eu lieu depuis 2011 dans ce quartier.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 04h12
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 12h50
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Quatre Toulousains ont été mis en examen et placés en détention provisoire, samedi 10 février, pour « assassinat en bande organisée » et « meurtre avec préméditation ». Trois suspects lyonnais, interpellés mardi, devraient être déférés à Toulouse, également en vue d’une mise en examen. Le procureur de la République de Toulouse veut rester prudent sur ce « dossier très sensible » : une série d’une dizaine d’assassinats, sur fond de trafic de stupéfiants, qui empoisonnent depuis quelques années la vie du quartier populaire de La Reynerie.
La série a débuté en 2011, avec la mort de Samir Chorfi, 23 ans, criblé de neuf balles de Glock. « Simple différend de mariage », avaient défendu ses proches à l’époque. Dette de 10 000 euros sur fond de trafic de drogue, avaient rétorqué les enquêteurs.
Les assassinats, éventuellement liés à des trafics de drogue qui ont pignon sur rue – on parle de 500 000 euros mensuels de chiffre d’affaires dans certains « tripodes », ces barres de logement emblématiques du quartier –, ont connu un coup d’accélérateur en 2015. Le 31 août, Sofiane Boudra, 20 ans, est poignardé par deux hommes, qui s’enfuient. Abdelhakim Derqaoui, 32 ans, est quant à lui abattu de neuf balles de 9 mm, le 1er mars 2016. Le 23 avril 2017, Amine Bouanina se trouve dans un restaurant de kebabs, toujours à La Reynerie, quand il reçoit cinq balles dans le thorax. Il est âgé de 23 ans et la police s’oriente alors vers la thèse d’une erreur de cible.

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Tueur au « niqab »
L’une des dernières exécutions en date, la plus « originale », est celle de Djamel Tahri, 27 ans. Le 3 juillet 2017 en début de soirée, et en plein cœur du quartier de La Reynerie, il s’effondre sous les balles d’une kalachnikov extraite d’une poussette, brandie par un homme vêtu d’un niqab. Celui-ci s’enfuit avec son faux mari habillé en djellaba sur un scooter. Trente balles ont été tirées, faisant six blessés parmi les passants, dont l’un est encore paralysé aujourd’hui. Djamel Tahri, officiellement serveur dans une pizzeria, est le cadet d’une fratrie accusée d’avoir la mainmise sur tout le trafic de son bâtiment.
Le 6 août à minuit, et à quelques rues de là, Redouane Bouzegou, 29 ans, est abattu par quatre individus encagoulés munis eux aussi d’une kalachnikov. Son frère cadet, Yassir, 27 ans, et un autre homme sont blessés. Yassir Bouzegou a été déjà condamné à de la prison ferme pour divers vols aggravés et il est soupçonné d’être mêlé à plusieurs autres tueries récentes.
Parmi les suspects mis en examen, figure W., 25 ans. Il avait été acquitté le 2 février 2015 par la cour d’assises de Toulouse pour une tentative d’assassinat en 2012, dans le quartier voisin de Bagatelle. Son frère fait partie des victimes de cette série de règlements de compte, et il connaît très bien la famille Tarhi, des voisins et rivaux sur le marché des stups. Les enquêteurs le soupçonnent d’être le tueur au « niqab ».
« On nous explique que son frère aurait été abattu par Djamel Tahri pour une histoire de cœur et de jalousie, et que par la suite se serait enclenchée une espèce de logique de vengeances folles, commentait dans la soirée de vendredi son avocat, Pierre Le Bonjour. Cela semble ridicule, il n’y a aucun mobile. Surtout, la police n’a trouvé ni armes, ni stupéfiants, ni argent lors des perquisitions. »
Les effectifs de police vont augmenter
L’instruction sera longue pour démêler les rivalités entre ces familles, et leurs motifs réels. Après la mort de Djamel Tahri et de Redouane Bouzegou, le trafic a repris de plus belle dans le quartier.
Ces arrestations interviennent alors que le gouvernement a annoncé jeudi 8 février l’éligibilité du Grand Mirail (plus de 30 000 habitants, dans lequel se trouve La Reynerie) à la future présence de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Un renfort de choix pour les effectifs actuels et pour la police municipale, dont les effectifs vont doubler d’ici à 2020 – de 150 à 300 policiers municipaux, dont certains motorisés. Celle-ci a pris en charge la gestion de la fourrière et a récupéré le visionnage des caméras de vidéosurveillance.

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                La « police de sécurité du quotidien » dans les pas de l’ancienne « police de proximité » ?



Pour le maire (Les Républicains) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, « dès septembre, mairie et préfecture vont pouvoir travailler avec plus de cohérence. Au Mirail, les choses évoluent très mal depuis trois ans, nous sommes dans une situation d’urgence ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le chef de l’Etat veut « avancer touche par touche », et consulter les représentants de toutes les religions.
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Emmanuel Macron se lance dans la réforme de l’islam de France

Le chef de l’Etat veut « avancer touche par touche », et consulter les représentants de toutes les religions.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 02h18
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h18
   





                        



   


Le président de la République veut « poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France » au « premier semestre 2018 », assurant dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD), le 11 février, qu’il va « continuer à consulter beaucoup ». « Ma méthode pour progresser sur ce sujet, c’est d’avancer touche par touche, a déclaré Emmanuel Macron à l’hebdomadaire. Je ne dévoilerai une proposition que quand le travail sera abouti. »

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« Je vois des intellectuels et des universitaires, comme Gilles Kepel, des représentants de toutes religions car je considère que nous devons nous inspirer fortement de notre histoire, de l’histoire des catholiques et de celle des protestants », a détaillé M. Macron, citant « Youssef Seddik, comme d’autres intellectuels et toutes sortes d’acteurs, tels que l’Institut Montaigne, qui ont pris des initiatives sur cette question ».
Il estime qu’il y a un risque à « brandir des objets connotés » ou à « faire des raccourcis en plongeant tout le monde dans un même sac ». « Il y a une question qui est celle de l’organisation. Mais il y a une autre question, qui est celle du rapport entre l’islam et la République. »

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Réviser la loi de 1905
Dans l’article, la piste d’un « un nouveau concordat » est envisagée par certains, même si le chef de l’Etat n’y semble pas personnement favorable. La recherche d’une solution pour « retrouver ce qui est le cœur de la laîcité, la possiblité de pouvoir croire comme de ne pas croire » pourrait passer par une révision de la loi de 1905.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé que ces pistes de réflexion sont « insupportables, inadmissibles ». Invitée de l’émission « Le grand rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews », elle a suggéré d’imposer « l’arrêt total du financement étranger des mosquées ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans une tribune au « JDD », la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes regrette également une « médiatisation à l’extrême ».
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Hulot : Marlène Schiappa dénonce un article « irresponsable » d’« Ebdo »

Dans une tribune au « JDD », la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes regrette également une « médiatisation à l’extrême ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 00h49
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h33
   





                        


L’article du magazine Ebdo sur des accusations de violences sexuelles visant le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, est « irresponsable », a accusé la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche (JDD), le 11 février.
« Quand j’entends sur un plateau de télévision l’une des auteures dire solennellement qu’elle appelle les femmes victimes de viol, “par lui ou un autre”, à contacter la presse, je trouve cela abject », écrit Mme Schiappa dans les colonnes du JDD.
« Cet appel est irresponsable pour les hommes accusés, peut-être innocents mais condamnés a priori par des articles, et pire : c’est irresponsable pour les réelles victimes de viols [qui doivent ainsi] supporter la médiatisation à l’extrême, le déballage de leur vie intime dans les journaux. »

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La secrétaire d’Etat considère que « parler d’une agression sexuelle pour la première fois doit pouvoir se faire dans un cadre sécurisé, pour le bien de la victime, auprès de personnes formées ou empathiques qui n’ont aucun intérêt personnel à l’orienter vers tel ou tel point ». « De surcroît, comme je l’ai toujours dit, la justice se rend dans les tribunaux, pas dans les médias, ajoute-t-elle. Je ne sais pas quelle cause sert [le magazine Ebdo], mais ce n’est ni la crédibilité de la parole des femmes, ni la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. »
Rejet de toute instrumentalisation politique
La secrétaire d’Etat assure par ailleurs n’avoir pas été « contrainte au silence » ces derniers jours sur cette affaire, mais rappelle que le premier ministre, Edouard Philippe, a « parlé au nom de tout le gouvernement en étant très clair : le gouvernement fait confiance à Nicolas Hulot ».
« Contrairement à ce qui est sous-entendu, je ne m’exprime pas publiquement sur “tous” les sujets. (…) Vous ne m’avez par exemple pas entendue prononcer un seul mot sur les accusations de viol de responsables politiques socialistes. Pour une raison simple : je crois que le viol est une affaire trop grave pour être instrumentalisée politiquement », déclare Mme Schiappa.

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Ebdo a publié vendredi un article sur des accusations de violences sexuelles à l’encontre du ministre de la transition écologique et solidaire. L’auteure de la plainte pour viol contre M. Hulot, une petite-fille de François Mitterrand, a regretté sa médiatisation. Dès jeudi, avant la sortie en kiosque du magazine, le ministre s’était défendu de rumeurs « ignominieuses », et le chef du gouvernement l’avait assuré de son soutien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dans un jugement daté du 7 février, le tribunal administratif de Nantes estimait que cette subvention était « entachée d’illégalité ».
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Nantes : la mairie fait appel après l’annulation d’une subvention à un centre LGBT

Dans un jugement daté du 7 février, le tribunal administratif de Nantes estimait que cette subvention était « entachée d’illégalité ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h53
   





                        



   


La mairie de Nantes va faire appel d’une décision de justice annulant une subvention de 22 000 euros versée à une association LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre). Dans un jugement daté du 7 février, le tribunal administratif de Nantes estimait que cette subvention, attribuée en février 2016, était « entachée d’illégalité ».
« L’attribution de la subvention litigieuse par la ville de Nantes ne peut être regardée comme exempte de tout motif politique », estimait en effet le tribunal. A l’appui de sa décision, le juge rappelait « les prises de position publiques adoptées ou relayées par l’association Centre LGBT de Nantes, notamment en faveur de la GPA (gestation pour autrui, ndlr), contraire à l’ordre public français et pénalement réprimée ».

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                Homophobie et transphobie : les discriminations des LGBT au travail en 4 graphes



Le tribunal a enjoint la mairie de Nantes de recouvrer la somme en question « dans un délai de deux mois ».
« Au-delà du motif invoqué, c’est l’ensemble des actions du Centre LGBT (NOSIG) qui se retrouvent mises en cause », estime la ville de Nantes, dans un communiqué. « Cette décision interroge par ailleurs les principes de liberté d’association et de liberté d’expression. C’est à ce titre que la Ville de Nantes soutient et continuera à soutenir le Centre LGBT », ajoute-t-elle.
Une nouvelle subvention de 22 000 euros a été votée vendredi en faveur du Centre LGBT par le conseil municipal de Nantes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.
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Procès Fiona : la mère et le beau-père condamnés en appel à vingt ans de prison

En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Vingt ans de réclusion criminelle : la sentence est tombée dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 février, pour Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, condamnés en appel par la cour d’assises de la Haute-Loire pour la mort de Fiona en 2013. Sa mère avait d’abord signalé la disparition de la fillette de 5 ans, avant d’avouer quatre mois plus tard que la petite avait été battue à mort et enterrée.
« Les mensonges, les contradictions, les silences, les incohérences, la variabilité n’ont pas permis d’appréhender le contexte exact du décès. Pour autant, le positionnement [des accusés] ne suffit pas à créer un doute raisonnable (…) Si ce n’est menti, ils n’ont pas tout dit », a déclaré le président de la cour, en lisant les motivations de l’arrêt rendu. La justice, qui a reconnu cette fois que Fiona a été victime de « maltraitance », a également prononcé un « retrait total de l’autorité parentale » de Cécile Bourgeon sur ses deux autres enfants.

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« Je ne suis naturellement pas surpris par cette décision au regard des graves événements qui ont émaillé cette audience et qui avaient justifié, lundi, que nous sollicitions le renvoi – demandé en vain pour une curieuse histoire d’apéritif pris par le président de la cour – », a réagi l’un des avocats de Cécile Bourgeon, Renaud Portejoie. Avant d’annoncer qu’il allait former « un pourvoi en cassation dès lundi ». « Il y aura donc un troisième procès », a-t-il assuré. Ou plutôt un quatrième : le premier procès en appel avait avorté, en octobre 2017, à la suite d’une querelle entre avocats.
L’apaisement du père de Fiona
« Elle a la peine qu’elle mérite. C’est un soulagement pour moi et c’est juste pour Fiona », a réagi le père de la fillette, Nicolas Chafoulais, à l’annonce du verdict.
La cour a suivi le raisonnement de l’avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile, qui avait estimé que l’ancien couple « tortionnaire » avait agi de concert dans la mort de la fillette, victime d’une « violence continue » pendant « les jours et les heures précédant sa mort ». Mais elle est allée en deçà des trente ans requis.
« Ces violences ont été activées par les deux, par la répétition dans le temps et par la localisation [des coups] sur la tempe gauche de Fiona (…) Il y a eu un coup, deux coups, un troisième coup », avait-il tonné en tapant du pied sur le sol pour simuler les « traumatismes crâniens et abdominaux » « répétés » subis par l’enfant de 5 ans. « Cette réunion des coups a pu entraîner [sa] mort. »
En première instance, en 2016 à Riom (Puy-de-Dôme), Berkane Makhlouf avait été condamné à vingt ans de réclusion pour avoir porté des coups mortels à Fiona. Sa parole avait alors été jugée « trop tardive et variable » par rapport aux déclarations de la mère de la fillette, qui avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement.
Juger à partir d’hypothèses
Mais, pour la défense de Mme Bourgeon, « sur le terrain de la preuve, il n’y a pas de mise en examen [de Cécile Bourgeon] s’il n’y a pas l’accusation de Berkane Makhlouf », qui a affirmé que la mère aurait porté des coups à la fillette. « Est-ce que vous pouvez la condamner sur la seule base d’accusations tardives et réactionnelles ? », avait notamment lancé aux jurés l’avocat Renaud Portejoie.
« Il faut les coups et il faut la certitude que ce sont ses coups, les siens qui ont entraîné la mort de Fiona. Vous n’avez aucune certitude là-dessus. Vous n’avez pas une seule personne qui vient dire que Cécile Bourgeon portait des coups à sa fille », avait asséné son autre conseil, Gilles-Jean Portejoie.
Au terme de deux semaines d’audience, les jurés ont délibéré en se contentant d’hypothèses, en l’absence du corps, jamais retrouvé. D’autant que les débats n’ont pas permis de démêler le vrai du faux dans les dires des deux accusés, restés insaisissables et murés dans leurs dénégations, faisant fi de leurs contradictions lors de débats mal cadrés. Au fil des vingt-six jours d’audiences cumulés depuis le premier procès, les deux accusés se sont tour à tour reproché des accès de violence antérieurs à la mort de Fiona.
Pour l’un des avocats du père de Fiona, Jean-François Canis, « ce dont on est sûr, c’est qu’avant de mourir, cette petite fille a vécu l’enfer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La productrice Jill Messick, bipolaire et dépressive, a mis fin à ses jours jeudi à Los Angeles.
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Suicide de l’ex-manager de Rose McGowan, « victime collatérale » de l’affaire Weinstein selon sa famille

La productrice Jill Messick, bipolaire et dépressive, a mis fin à ses jours jeudi à Los Angeles.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h47
   





                        



   


Jill Messick, productrice des films Frida et Baby Mama, et ancienne manager de l’actrice Rose McGowan, s’est suicidée, mercredi 7 février à Los Angeles (Etats-Unis), selon sa famille. Dans un communiqué, ses proches ont expliqué que cette femme de 50 ans, mère de deux enfants, qui souffrait depuis des années de troubles bipolaires et de dépression, avait été très affectée de voir son nom apparaître dans la presse à l’occasion de l’affaire Weistein. « Elle est devenue la victime collatérale d’une histoire déjà horrible », a estimé sa famille dans une déclaration rendue publique jeudi.
En octobre 2017, l’actrice Rose McGowan a accusé le producteur Harvey Weinstein de l’avoir violée lors du festival Sundance en 1997 et a regretté le manque de soutien de sa manager de l’époque, Jill Messick. Le 30 janvier dernier, l’avocat de M. Weinstein a utilisé un e-mail de Mme Messick, dans lequel la productrice semblait dire que Rose McGowan était consentante lorsqu’elle avait été agressée sexuellement par son client. La famille met en cause ce message et son exploitation médiatique :
« Jill a été la victime de cette nouvelle culture du partage illimité de l’information et de la volonté d’accepter toute déclaration comme des faits. La vitesse à laquelle l’information se répand a permis de véhiculer des contrevérités (...) qu’elle n’a pas eu la volonté de combattre. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ A l’occasion de nos conférences O21/S’orienter au 21e siècle à Nantes, les 16 et 17 février, zoom sur la coopération étroite entre université et grandes écoles, en lien avec les entreprises et les autorités locales.
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O21. Le « jeu à la nantaise » redessine l’enseignement supérieur

A l’occasion de nos conférences O21/S’orienter au 21e siècle à Nantes, les 16 et 17 février, zoom sur la coopération étroite entre université et grandes écoles, en lien avec les entreprises et les autorités locales.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h30
    |

                            Marie Louis








                        



   


Le point commun entre une maison réalisée grâce à une imprimante 3D, le développement d’une chaussure connectée ou une proposition de réaménagement des urgences ? Tous ces projets sont le fruit d’une étroite coopération entre établissements d’enseignement supérieur et de recherche (université, grandes écoles), entreprises et institutions locales nantaises. Ici, cette propension à travailler ensemble est souvent résumée par une expression, qui revient sur toutes les lèvres des décideurs politiques et économiques : « Le jeu à la nantaise ».

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                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Nantes, les 16 et 17 février



Issue de l’univers du football, elle rappelle la période faste du FC Nantes, durant laquelle l’équipe se connaissait si bien qu’elle jouait avec une grande fluidité et où la capacité du collectif à coopérer permettait de renverser des montagnes. « Cette ouverture est ancrée dans l’esprit de la ville, affirme Johanna Rolland, maire de Nantes. D’abord dans sa géographie, celle d’un port tourné vers le large, mais aussi dans son histoire, avec une tradition chrétienne et mutualiste, mêlée à un fort syndicalisme. »
Dans l’enseignement supérieur, les rapprochements s’intensifient, que ce soit à travers des doubles diplômes, des réflexions pédagogiques partagées, des projets étudiants ou des programmes nationaux. Financé pour trois ans dans le cadre des investissements d’avenir, « Disrupt Campus Nantes » est de ceux-là. Réunissant l’université, l’école d’ingénieurs Centrale Nantes et l’Ecole de design Nantes Atlantique, il fait travailler des équipes pluridisciplinaires d’étudiants et de salariés (groupe Eram, Weenat) sur la transition numérique, épaulés par des enseignants, des chercheurs et des experts du secteur.
Université relativement récente
« Notre politique d’ouverture tous azimuts s’explique par notre matière, le design, qui est très transversale. Mais nous sommes aussi sur un territoire favorable », explique Frédéric Degouzon, directeur de la stratégie de l’école de design, qui fête ses 30 ans cette année. Membre associé de l’université de Nantes, l’établissement noue aussi des partenariats avec de grandes écoles (Institut mines-télécom (IMT) Atlantique, Ecole supérieure du bois, école vétérinaire…).
La jeunesse de l’enseignement supérieur local – l’université de Nantes célèbre ses 50 ans – est, à ce titre, présentée comme un atout. « Les baronnies locales n’ont pas eu le temps de s’installer et cela donne à tous une dimension pionnière », salue-t-il, quand Johanna Rolland se félicite de pouvoir réunir autour d’une même table le président de l’université, Olivier Laboux, et la directrice de l’IMT Atlantique, Anne Beauval. « Ailleurs, ce n’est pas si courant », glisse-t-elle.
Entre grandes écoles aussi, l’hybridation des compétences avance. Depuis 2014, Centrale Nantes et l’école de management Audencia Nantes ont fondé une association commune, l’Alliance, à laquelle s’est jointe l’Ecole nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Nantes. Elle se concrétise par des doubles et bientôt triples diplômes en fin de cursus, un incubateur commun ou encore un groupe de réflexion sur l’innovation pédagogique qui travaille, par exemple, sur les postures corporelles des enseignants.
Incarnation physique
Après avoir réuni les étudiants en fin de cursus des trois écoles pour travailler sur la ville de demain avec entreprises et institutions locales, l’Alliance va rassembler en mars prochain les mille nouveaux élèves de chaque école pendant trois jours pour croiser leurs univers. « Les étudiants adorent découvrir des cultures professionnelles très différentes, constate Valérie Claude-Gaudillat, membre du comité de pilotage de l’Alliance et directrice de l’innovation à Audencia. Pour les équipes, c’est un sacré challenge en matière d’organisation. Mais on arrive à dépasser ces contraintes… »
« Les étudiants adorent découvrir des cultures professionnelles très différentes ». Valérie Claude-Gaudillat, membre du comité de pilotage de l’Alliance et directrice de l’innovation à Audencia. 
Le jeu à la nantaise s’incarne aussi dans des lieux physiques, à l’image du Mediacampus, inauguré en septembre sur l’île de Nantes. Ce bâtiment aux lignes futuristes constitue l’une des briques du futur quartier de la création, morceau de ville en pleine construction en lieu et place des anciens chantiers navals. Il réunit en son sein une école de communication (Audencia SciencesCom), des médias ou entreprises (comme Télénantes) et des associations professionnelles.
« Dans un monde où les échanges sont toujours plus virtuels, on a besoin de lieux physiques pour se retrouver et brasser les publics, note Estelle Prusker, “Mediacampus manager”. On voit bien que les silos sont en train d’éclater au plan professionnel. Les formations hybrides doivent se multiplier sans que chaque école soit contrainte d’abandonner ses fondamentaux. »
Privilégier l’intérêt du territoire
Le pôle numérique interdisciplinaire de l’université est d’ailleurs attendu sur l’île de Nantes à la rentrée 2018 et l’école de design, en 2022. De quoi compléter la mosaïque de ce quartier qui réunit déjà l’ENSA, l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts et d’autres formations créatives, sans compter les professionnels du secteur. Si favoriser les croisements en misant sur la situation géographique des établissements n’est pas neuf, ce futur campus d’environ 10 000 étudiants « sera quasiment unique en cœur de ville », précise Francky Trichet, à la fois vice-président de l’université en charge du numérique et adjoint au maire de Nantes. Un lieu vivant, non clos, à l’image de la bibliothèque de l’école des beaux-arts, déjà ouverte au public le week-end.
Reste à savoir jusqu’où la coopération peut opérer. Si la bannière « université de Nantes » est bien identifiée à l’international, peut-on imaginer voir les grandes écoles réunies sous ce label pour renforcer leur lisibilité ? Les difficultés récentes de Centrale Nantes et de l’université à trouver un terrain d’entente pour leur rapprochement, dans le cadre du projet multipartenarial I-site NEXT, favorisant le rayonnement de la recherche et de la formation dans deux secteurs clés (la santé et l’industrie du futur), démontre que les choses ne sont pas aussi simples.
« L’intérêt du territoire doit primer sur les historiques de chaque établissement, enjoint Francky Trichet. Sinon, nous serons tous perdants. Mais je nous crois capables, à Nantes, de faire office de prototype des changements de paradigme à l’œuvre dans l’enseignement supérieur français. »

Quand chercheurs et entreprises travaillent ensemble
L’université de Nantes possède depuis plus de dix ans une filiale privée pour renforcer les liens entre monde de la recherche et entreprises. La société Capacités (dont la chambre de commerce et d’industrie est actionnaire minoritaire) propose aux entreprises de toutes tailles des prestations de recherche et développement dans neuf grands domaines (génie civil, santé, sciences humaines…). Son originalité : les chercheurs de Capacités continuent à être hébergés à l’université de Nantes (contre un loyer) « pour ne pas être coupés des laboratoires de recherche et entretenir l’innovation », précise Benoît Furet, professeur à l’université de Nantes, responsable de la cellule Robotique et procédés de Capacités. La société emploie 75 salariés et a réalisé 8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017.



Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle »
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates : après Nancy (1er- 2 décembre) et Lille (19 - 20 janvier), rendez-vous à Nantes (vendredi 16 et samedi 17 février 2018, à la Cité des congrès), avant Bordeaux ( vendredi 2 et samedi 3 mars 2018, au Rocher de Palmer à Cenon) et Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour participer à O21 Nantes ! Et les inscriptions sont ouvertes pour O21 Bordeaux (Cenon) et les présinscriptions possibles pour O21 Paris.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Alors que la polémique sur le nombre de personnes à la rue dans la capitale fait rage, 1 500 bénévoles assistés de professionnels sont chargés de l’établir, jeudi 15 février.
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édition abonné


Le comptage des SDF organisé par la Ville de Paris gêne la préfecture

Alors que la polémique sur le nombre de personnes à la rue dans la capitale fait rage, 1 500 bénévoles assistés de professionnels sont chargés de l’établir, jeudi 15 février.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h28
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
La Ville de Paris met fin aux derniers préparatifs de la Nuit de la solidarité, qui aura lieu jeudi 15 février. L’objectif : compter les sans-abri qui dorment dans les rues avec l’aide de volontaires. L’initiative, dirigée par la très expérimentée Dominique Versini, l’adjointe chargée des solidarités et de la lutte contre l’exclusion et cofondatrice du Samusocial, s’inspire de celle menée chaque année à New York et récemment à Athènes. Londres, Bruxelles et Barcelone se livrent aussi régulièrement à cet exercice.
La démarche parisienne, inédite en France, déplaît à l’Etat, qui a la compétence de l’hébergement d’urgence. « On sent une petite angoisse dans les services de l’Etat sur ce comptage », note Mme Versini. Le préfet d’Ile-de-France, qui était représenté lors des réunions préparatoires et faisait partie du comité scientifique avec des personnes qualifiées comme des sociologues, vient soudainement de retirer sa participation. « La démarche est utile et innovante, concède Patrick Vieillescazes, chef de cabinet du préfet, mais le calendrier nous paraît précipité au moment où nos équipes sont absorbées par le plan hivernal. »

La polémique sur le nombre de personnes à la rue à Paris fait rage après les déclarations de Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires qui, le 30 janvier, a affirmé, au micro de France Inter, que « c’est à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France [qui dorment dehors], pour être très précis ». Le chiffre est issu des refus du 115. Il est manifestement sous-estimé, car il ne tient pas compte de tous ceux qui, découragés, renoncent à appeler ce numéro.
1 500 bénévoles pour quadriller 350 quartiers
Lundi 5 février, le député (La République en marche) de Paris Sylvain Maillard a pour sa part déclaré à RFI que « certains [SDF] souhaitent rester seuls dans la rue, c’est leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Deux témoignages d’un couple contredisent la version du déroulé de la soirée présentée par l’accusation.
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Affaire Maëlys : des témoignages contradictoires et des zones d’ombre

Deux témoignages d’un couple contredisent la version du déroulé de la soirée présentée par l’accusation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h21
    |

            Henri Seckel








                        


Qu’est-il arrivé à Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017 ? Les parents de l’enfant disparue et l’opinion publique ont déjà forgé leur conviction, à savoir celle livrée le 30 novembre en conférence de presse par le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.
Puisque l’Audi A3 de Nordahl Lelandais est filmée par une caméra de surveillance de Pont-de-Beauvoisin (Isère) à 2 h 47 en provenance de la salle des fêtes et en direction de son domicile, et à 3 h 24 dans l’autre sens ; puisqu’à l’aller, on voit une forme floue et blanche – comme la robe que portait Maëlys – sur le siège passager, et que celle-ci a disparu au retour ; puisque le suspect a activé le mode avion de son téléphone portable une minute avant le premier passage et l’a désactivé une minute après le second, alors c’est entendu : Nordahl Lelandais a embarqué l’enfant de 9 ans, rendu la localisation de son téléphone impossible, et s’est absenté de la soirée de 2 h 46 à 3 h 25.
« Pour nous, dit le procureur, c’est la période où l’homicide a eu lieu. » La lecture du dossier de l’enquête, que Le Monde a pu consulter, soulève toutefois un doute : deux témoins affirment avoir vu Maëlys à la salle des fêtes pendant ce créneau horaire. Il s’agit d’un cousin de la mère de Maëlys, Christopher D., et de sa compagne, Delphine G., âgés de 30 et 29 ans, et parents d’une petite Léa (le prénom a été modifié).
Christopher D. affirme, lors de son audition du 29 août :
« Vers 3 h 05, nous sommes allés dire au revoir à la mariée, qui était à l’entrée de la salle. Le marié était dans la salle, vers la piste de danse. En repartant pour sortir vers 3 h 10-3 h 15, j’ai croisé la petite Maëlys, qui m’a dit : “Au revoir, le papa de Léa.” Elle était à l’intérieur. »
« Etes- vous sûr de ces horaires ? », lui demande-t-on lors de sa seconde audition, le 27 septembre. Il en est sûr, car avant d’aller dire au revoir aux mariés et de croiser Maëlys, un invité lui a dit « qu’il allait être bientôt 3 heures » ; il est ensuite resté « une dizaine de minutes maximum » dans la salle pour dire au revoir ; et le temps de faire le trajet de la salle à son domicile – « entre dix et quinze minutes » –, de se déshabiller et d’entrer dans sa chambre, son radioréveil indiquait 3 h 35.
Entendu une troisième fois le 22 octobre, Christopher D. donne toutefois un horaire différent. Il dit avoir vu Maëlys lorsqu’il a salué les mariés « entre 2 h 45 et 3 heures. Je donne une fourchette car je n’ai pas regardé l’heure. » Il continue d’affirmer être parti à « 3 h 10 ou 3 h 20 ».
« Au revoir, le papa de Léa »
Plus troublant est le témoignage de Delphine G. qui raconte, lors de sa première audition le 29 août : « Nous avons dit au revoir à Maëlys dans la salle ; il était 3 h 15-3 h 20. Elle ne m’a pas parlé. Elle a dit à mon copain : “Au revoir, le papa de Léa.” » A sa seconde audition, le 25 septembre, on lui demande : « Etes-vous sûre de cet horaire ? » Elle répond :
« Oui, je me suis référée à l’horloge de mon domicile en rentrant. Je me souviens qu’elle indiquait 3 h 35. Sachant que cette horloge avance de cinq minutes, il était donc 3 h 30. Je pense que le trajet entre la salle des fêtes et mon domicile se fait en une dizaine de minutes. » Soit un départ autour de 3 h 20.
Question : « Vous souvenez-vous avoir regardé votre montre ou votre téléphone à votre départ de la salle ? » Réponse : « La dernière fois où j’ai consulté mon téléphone, il affichait 3 heures du matin. Le temps de dire au revoir aux mariés, nous sommes restés un peu dehors, de l’ordre d’un quart d’heure environ. »
« Ainsi, écrivent les enquêteurs, Delphine G. précise avoir regardé son téléphone, lequel indiquait 3 heures soit, selon ses dires, juste avant qu’elle et son mari ne disent au revoir aux mariés et à Maëlys. » Comment, alors, Maëlys pourrait-elle s’être trouvée dans la voiture de son ravisseur à 2 h 47 ? Me Alain Jakubowicz, l’avocat du suspect, ne s’est pas privé de formuler cette énigme lors de ses rares sorties médiatiques. Le procureur de Grenoble se dit « très réservé sur les témoignages quand il s’agit de déterminer un horaire sur ce qu’on a fait lors d’un événement festif ». Mais celui de Delphine G. est un véritable point d’interrogation.
Réponse doublement étrange
Le dossier en comporte de nombreux autres au sujet de l’activité de Nordahl Lelandais, qui a parfois bien du mal à s’expliquer. Les enquêteurs identifient sa voiture sur les images de vidéosurveillance ? « C’est une Audi A3, oui, mais ce n’est pas moi. Ce n’est pas ma voiture », rétorque-t-il. Pourquoi activer le mode avion de 2 h 46 à 3 h 25 ? « Pour l’économie de la batterie », explique-t-il lors de sa dernière audition. Réponse doublement étrange car sa batterie affiche alors 68 %, et lors d’une audition précédente, il n’avait pas dit l’avoir activé. « Je n’ai pas d’explication pourquoi je l’ai pas dit à ce moment-là. »
Sur d’autres points, ses explications, pas toujours convaincantes, ne sont pas complètement dénuées de crédibilité pour autant. Pourquoi quitte-t-il la salle quelques minutes avant l’arrivée des gendarmes ? « La cocaïne que j’avais sur moi [et qu’il a consommée avec d’autres convives]. » Pourquoi donne-t-il, lors de sa première audition, un seul de ses deux numéros, mais pas celui qu’il utilisait le soir de la fête ? « La ligne de ce téléphone doit s’arrêter le 7 septembre, j’ai demandé la résiliation pour des fréquents problèmes de réseau. Comme j’utilise les deux lignes, j’ai donné [l’autre]. »
Au lendemain des faits, on le voit récurer sa voiture dans une station-service pendant plus de deux heures ? « J’ai un ami qui doit me la racheter, mais pour me taquiner, il me disait : “il y a ceci, il y a cela”. Je l’ai nettoyée de manière excessive pour qu’elle soit nickel. » L’acquéreur, Boris N., confirme : « Ça doit faire un an que je lui dis que je vais lui acheter sa voiture. Vendredi [veille du mariage], on s’est retrouvés pour en parler. Je lui ai dit que je voulais le faire dans la semaine. »
ADN de transfert
Autre élément supposé à charge, diverses blessures superficielles au niveau de l’épaule, du genou ou du mollet du suspect, qui invoque « le jardinage ». Plusieurs proches confirment. Et pour le médecin légiste, « les caractères techniques macroscopiques de ces blessures ne sont pas évocateurs de lésions résultant de griffures ». Ce qui exclut l’hypothèse d’une lutte.

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Reste l’ADN de Maëlys retrouvé dans sa voiture, sur le bouton d’allumage des phares. Nordahl Lelandais suppose qu’il s’agit d’un ADN de transfert, qui a pu se retrouver sur sa main à lui à la suite de deux épisodes : Maëlys, dit-il, a touché son téléphone lorsqu’il lui a montré des photos de ses chiens ; puis elle et un petit garçon, assure-t-il, ont passé quelques secondes dans sa voiture pour vérifier que les chiens en question n’y étaient pas, et il les a aidés à en descendre.
Deux épisodes qu’il n’a pas racontés d’emblée lors de ses auditions, au fil desquelles son discours semble parfois s’adapter à l’évolution de l’instruction. Ces variations ne sont pas des preuves, mais laissent perplexes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Mis en examen à l’automne 2017 pour le meurtre de Maëlys, « Nono le Barjo » a été décrit par ceux qui l’ont croisé comme « instable » et « serviable ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?

Mis en examen à l’automne 2017 pour le meurtre de Maëlys, « Nono le Barjo » a été décrit par ceux qui l’ont croisé comme « instable » et « serviable ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 14h07
    |

            Henri Seckel








                        



                                


                            

Deux jours avant son mariage, le 24 août 2017, Eddy G. reçoit un appel d’un numéro inconnu. Il ne décroche pas. Quelques secondes, puis ce texto : « Réponds tapette, c’est Nono. » Eddy rappelle. Nordahl Lelandais, qu’il connaît depuis plus de quinze ans mais qu’il avait perdu de vue, a appris qu’il se mariait à Pont-de-Beauvoisin (Isère), à 3 km de chez lui. « Il me félicite, et je lui dis qu’il peut passer à l’apéritif, que cela nous ferait plaisir », a-t-il raconté aux enquêteurs, selon le dossier que Le Monde a pu consulter.
Le jour J, l’invité de dernière minute arrive à la salle polyvalente avec un ensemble short, tee-shirt, baskets qui jure un peu au milieu des costumes, et reste jusqu’à l’heure du dîner. « Il est venu me voir et m’a demandé s’il pouvait revenir, poursuit Eddy. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de souci. Qu’il pouvait revenir vers minuit, 1 heure, pour le gâteau. »
Voilà comment Nordahl Lelandais s’est retrouvé à la soirée du mariage au cours de laquelle Maëlys, 9 ans, a disparu. Une semaine plus tard, le 3 septembre, il était incarcéré.
Il est aujourd’hui mis en examen pour « meurtre » dans l’affaire Maëlys – qui reste introuvable. Il a également été mis en examen le 18 décembre 2017 pour « assassinat », celui d’Arthur Noyer, un militaire de 24 ans dont le crâne a été retrouvé près de Chambéry. Des vérifications sont en cours sur son éventuelle implication dans une quinzaine d’autres disparitions survenues depuis 2010.

Le suspect de 34 ans dort à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) – sa demande de remise en liberté a été rejetée en appel vendredi 9 février – et il ne lâche rien aux enquêteurs qui tentent de percer le mystère du détenu n° 17785.
Une enfance normale et un tabou
Nordahl Guillaume Richard Lelandais est né le 18 février 1983 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dix-huit mois après son frère Sven,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.
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Le désarroi des parents face à la consommation excessive de cannabis

Plus de 7 % des jeunes de 17 ans présenteraient un risque élevé d’usage problématique, soit environ 60 000 adolescents de cet âge.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 06h55
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Que faire lorsqu’un adolescent se met à avoir une consommation excessive de cannabis ? Cette question, des milliers de parents se la posent chaque année en France, avec souvent le sentiment d’être bien démunis et bien seuls pour y répondre.
Aucune famille ne semble a priori immunisée contre une telle situation. Médecin à Bordeaux (Gironde), Stéphanie, qui préfère garder l’anonymat, et son mari, dentiste, n’avaient par exemple jamais pensé que l’un de leurs enfants puisse un jour être concerné par une telle addiction. Lorsqu’un soir celui-ci, alors en classe de troisième, rentre en stop parce qu’il s’est endormi dans le bus de retour du collège, « défoncé » après avoir fumé du cannabis, ils tombent des nues. A cette époque pourtant, avec une consommation quasi-quotidienne, ses résultats scolaires plongent.
Phénomène loin d’être marginal
Fin de l’argent de poche, interdiction de sortie… Stéphanie et son mari multiplient les sanctions mais rien n’y fait. Au domicile familial, les positions se figent, « c’était la guerre », dit la mère de famille. C’est finalement le recours à CAAN’abus, une consultation jeune consommateur (CJC) conseillée par la ligne d’appel gratuite et anonyme Drogue info service, qui permet de faire retomber la tension. « La psychologue nous a aidés à lâcher prise, raconte Stéphanie. On le flique moins. On est moins sur lui, ça ne se termine plus en pugilat, à le plaquer au sol… »
Le phénomène est loin d’être marginal. Selon les chiffres publiés mardi 6 février par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 7,4 % des jeunes de 17 ans, soit environ 60 000 adolescents d’uniquement cet âge, seraient susceptibles de présenter en 2017 un « risque élevé d’usage problématique » de cannabis. Une population qui représentait un quart (24,9 %) des jeunes ayant fumé au moins une fois dans l’année écoulée, en hausse de 3 points par rapport à 2014 (21,9 %).
Ces...




                        

                        


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« L’enseignement des mathématiques ne doit pas avoir vocation à former une élite »

Le directeur de recherche Etienne Ghys regrette que les maths souffrent d’un « déficit d’image ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h32
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Sans contester le manque d’appétence des élèves français pour les mathématiques, Etienne Ghys, directeur de recherche (CNRS) à l’Ecole normale supérieure de Lyon, plaide pour que l’on fasse confiance aux enseignants pour y remédier. Il partage certaines des pistes identifiées par la mission « Villani-Torossian » pour redonner de l’élan à l’enseignement de cette discipline perçue comme élitiste en France, ce qu’il explique regretter.
L’enseignement des mathématiques et, plus généralement, des sciences en France est pointé du doigt, enquête après enquête. Ce tableau vous semble-t-il fondé ?
Ce qui m’impressionne toujours dans ces enquêtes, qu’elles soient nationales ou internationales, c’est qu’elles essaient de nous convaincre qu’il existe une justesse universelle ; qu’on devrait enseigner les mathématiques de la même manière à New York, à Singapour ou à Paris. Or, s’il est vrai qu’on obtient bien, partout, le même résultat quand on multiplie « 3 × 12 », ou qu’un théorème se vérifie quel que soit le lieu, je ne vois pas de raisons objectives d’enseigner les mathématiques de la même manière partout.

La recherche en mathématiques se pratique différemment d’un lieu à un autre. Quand j’étais étudiant, durant la guerre froide, je peux vous assurer qu’on n’attaquait pas les mathématiques à l’Est comme on le faisait à l’Ouest. Les mathématiques soviétiques étaient imprégnées de physique, ce qui n’était pas du tout le cas des mathématiques françaises influencées, dans les années 1960-1970, par le groupe Bourbaki. Les mathématiques ont une histoire ; les choix que l’on fait, les styles d’approches sont marqués par une culture locale.
Le discours décliniste se diffuse pourtant dans la société. Comparativement aux autres pays, la France a-t-elle décroché ?
Je le répète : il est utile de prendre un peu de distance par rapport aux enquêtes internationales. Les comparaisons nous amènent parfois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.
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La chambre régionale des comptes torpille la gestion des piscines à Marseille

Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 09h37
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        


Le rapport est féroce et tombe particulièrement mal. Lundi 12 février, Marseille comptait célébrer le bilan de son année Capitale européenne du sport 2017 lors du conseil municipal de rentrée. Elle devra d’abord digérer l’étude de la chambre régionale des comptes (CRC) sur ses installations sportives et plus particulièrement son « offre piscines ».
Ce rapport d’observations définitives, bouclé en septembre 2017, fustige la politique menée en la matière par l’administration de Jean-Claude Gaudin, maire (Les Républicains) depuis 1995. La CRC y pointe une « offre existante qui s’est considérablement dégradée » depuis 2008, l’absence totale de réalisation de nouveaux équipements et le naufrage d’un plan de mise à niveau validé en 2010, pour lequel « moins de 5 % des dépenses prévues » étaient réellement engagées fin 2015.
La chambre souligne le coût d’exploitation des bassins marseillais, « près de trois fois » plus élevé que la moyenne nationale. Celle-ci juge l’effectif des personnels affectés à l’accueil « surdimensionné », s’interrogeant sur « la réalité de l’activité des agents lorsque les piscines sont fermées » en période estivale. Remarque troublante alors que le Parquet national financier enquête à Marseille sur le fonctionnement de certains services municipaux.
Aggravation des disparités géographiques
Critiquée pour son manque de piscines municipales, ses horaires d’ouverture au public faméliques et la vétusté de ses bassins, dont l’âge moyen dépasse les 42 ans, la municipalité Gaudin avait officiellement fait de ce dossier une priorité en décembre 2008. La ville ne disposait alors que de 9 m2 de bassin couvert pour 1 000 habitants. Loin des 30 m2 préconisés par le ministère des sports pour « satisfaire les besoins prioritaires de la population ».
L’adjoint aux sports, Richard Miron, avait alors présenté un « schéma directeur » ambitieux, estimé à 199 millions d’euros, prévoyant une offre de « 18 piscines opérationnelles », dont quatre nouveaux centres nautiques, « un maillage territorial plus conséquent ». Le tout à l’horizon 2015. Le plan devait presque doubler la surface de bassins, offrir à l’éducation nationale les créneaux nécessaires à la pratique de la natation. Et surtout faire taire les reproches.
Huit ans plus tard, le bilan de la CRC est sévère. Fin 2017, écrit la chambre, Marseille ne compte « que 15 piscines opérationnelles, dont quatorze fonctionnent toute l’année ». La chambre souligne qu’aucun des nouveaux équipements prévus n’a vu le jour, que des démolitions de piscines jugées obsolètes ont été annulées, et qu’au rythme des dépenses engagées – qu’elle estime à 8,6 % du total fin 2017 –, « il faudrait [à la ville de Marseille] une cinquantaine d’années pour réaliser l’objectif fixé en 2008 ».
Les magistrats s’inquiètent de l’aggravation des disparités géographiques, estimant que les quartiers nord, fortement peuplés, ne bénéficient que de 4,3 m2 de bassin pour 1 000 habitants, contre 7,5 m2 dans le sud et 8 m2 au centre et à l’est. Un dernier chiffre équivalant à la moyenne parisienne, mais loin de Nice (11 m2) ou Lyon (17 m2).
Choix financiers
Le rapport s’alarme enfin du choix de la municipalité de confier en délégation de service public « la conception, la réalisation, la gestion, l’exploitation et la maintenance » de deux nouveaux centres nautiques sur le périmètre d’Euroméditerranée (2e arrondissement) et de Luminy (9e). « Le coût global du projet s’élève a minima à 62,50 millions d’euros, soit l’équivalent du prix de 7 à 8 centres aquatiques standards », calculent les magistrats, qui estiment que les deux projets « ne paraissent pas viables économiquement ».
Dans sa réponse à la CRC, la municipalité reconnaît que son « schéma directeur ambitieux n’a pas pu se dérouler comme prévu ». « Des améliorations conséquentes ont été ou vont être apportées de manière à accroître l’offre aquatique », se défend-elle, évoquant l’ouverture d’une piscine jusqu’à 21 h 30 un soir par semaine, ou celles, très récentes, de quatre sites le dimanche matin, de 9 heures à 14 heures. Selon la ville, la « mise en œuvre du projet de Capitale européenne de la culture 2013 », puis la baisse de la dotation de l’Etat (« – 145,8 millions d’euros de 2014 à 2017 ») et le coût des temps d’aménagements périscolaires l’ont contrainte à des choix financiers. 
Quant au dimensionnement de l’effectif des agents d’accueil, la municipalité le défend par « la réalité des caractéristiques bio-psycho-sociales et démographiques du personnel (âge, contre-indications médicales, contraintes liées au travail isolé…), qui se traduit par un absentéisme élevé (de 27 % à 50 % selon les mois) ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Thomas Piketty : « Parcoursup : peut mieux faire »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 07h02
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Chaque société a besoin d’un grand récit pour justifier ses inégalités. Dans les sociétés contemporaines, il s’agit du récit méritocratique : l’inégalité moderne est juste, car elle découle d’un processus librement choisi où chacun a les mêmes chances. Le problème est qu’il existe un gouffre béant entre les proclamations méritocratiques officielles et la réalité.
Aux Etats-Unis, les chances d’accès à l’enseignement supérieur sont presque entièrement déterminées par le revenu des parents : elles sont d’à peine 20 % pour les 10 % les plus pauvres, et dépassent 90 % pour les 10 % les plus riches. Encore faut-il préciser qu’il ne s’agit pas du tout du même enseignement supérieur dans les deux cas. Il est possible que les choses soient un peu moins extrêmes en France. Mais en vérité on ne sait pas très bien, car il est impossible d’accéder aux mêmes données.
« Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système »
Dans un tel contexte, la réforme française du système d’affectation des étudiants, avec le passage de la plateforme APB à Parcoursup, est potentiellement pleine de promesses. Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système. Précisons d’emblée que la prise en compte des notes, des séries et du dossier scolaire dans les admissions universitaires (principale nouveauté de Parcoursup) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi.
A partir du moment où les notes sont prises en compte depuis toujours pour les admissions en classes préparatoires (dans le cadre d’APB comme de Parcoursup), ce que personne ne semble remettre en cause, on voit mal pourquoi elles ne joueraient aucun rôle pour les universités. Certes, les notes ne sont pas toujours justes, et le système de notation lui-même doit être repensé. Mais elles contiennent tout de même un peu d’information utile, a priori davantage que le tirage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Macron en Corse, les JO, la neige, la bourse : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h38
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le voyage du président de la République en Corse, le lancement de la quinzaine olympique en Corée du Sud, les chutes de neige qui ont paralysé l’Ile-de-France, les bourses mondiales en forte baisse : retour sur les principales actualités des derniers jours.

   


La neige paralyse le nord de la France
Mardi, un important épisode neigeux est passé sur nord de la France. Jusqu’à 20 centimètres de neige sont tombés, selon les relevés de Météo France. Les conditions climatiques, qui ont fortement perturbé les transports – jusqu’à établir, mardi soir, un record avec 739 kilomètres de bouchons sur les routes de la région parisienne – ont poussé les pouvoirs publics à annoncer 1 000 places supplémentaires pour les sans-abri.

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                La neige et le droit : les réponses à vos questions



Alors que l’appel à la vigilance a été maintenu par Météo France, les conditions météorologiques ont même eu raison d’une grève prévue de longue date à la SNCF : initialement prévues jeudi, la CGT a annoncé son report, précisant qu’« un nouveau rendez-vous national sera proposé dans les jours à venir ».
De nouvelles chutes de neige étaient attendues vendredi soir. La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne vingt-sept départements. Trois à sept centimètres de neige étaient prévus.

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                Déneigement : pourquoi comparer l’Ile-de-France et le Québec n’a pas de sens



Visite d’Emmanuel Macron en Corse
Mardi, lors de son premier déplacement officiel sur l’île, le président de la République a rendu hommage au préfet Erignac. L’assassinat du haut fonctionnaire « ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas », a déclaré le président de la République à Ajaccio, lors d’une cérémonie d’hommage, vingt ans jour pour jour après l’assassinat, en présence de la veuve du préfet ainsi que du dirigeant autonomiste de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui fut l’un des avocats d’Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac. Quelques jours plus tôt, plusieurs milliers de personnes ont défilé à l’appel des nationalistes corses pour forcer le chef de l’Etat à ouvrir le dialogue sur l’autonomie de l’île.
Emmanuel Macron a prononcé un discours très attendu par les nationalistes corses, mercredi. Il s’est dit favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution : l’inscription sera étudiée au printemps. En revanche, il a annoncé qu’il était opposé au statut de résident corse et à la co-officialité de la langue corse, des revendications importantes des élus nationalistes. Après le discours, les nationalistes corses ont dénoncé « une occasion manquée ».

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                Emmanuel Macron met les dirigeants corses au pied du mur



Ouverture des XXIIIe Jeux olympiques d’hiver
Les XXIIIe Jeux olympiques d’hiver – et les jeux paralympiques – de Pyeongchang ont été officiellement lancés vendredi pour deux semaines en Corée du Sud. Les 2 925 athlètes, venant de 92 nations, vont s’affronter dans 102 épreuves de ski, patinage ou bobsleigh.
La participation d’athlètes nord-coréens à ces olympiades soulève le timide espoir d’un dialogue durable entre les deux Corées, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est. Au-delà de cet enjeu diplomatique, les ambitions du CIO se heurtent à la difficile internationalisation des disciplines (neige oblige), à l’absence de têtes d’affiche et à la répétition des scandales – de dopage, notamment, mais aussi de malversations financières.
En France, compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit. Mais une couverture en direct sera néanmoins disponible sur lemonde.fr, tandis que vous pourrez trouver le programme ici, ainsi qu’un blog pour suivre les coulisses des JO, « Pyeongchang, comme ça se prononce ».

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          Comment suivre la compétition sur lemonde.fr et ailleurs



Les bourses mondiales dévissent
L’indice de référence américain a perdu lundi 4,6 % à l’issue d’une nouvelle séance chaotique : le vendredi de la semaine précédente, le Dow Jones avait déjà perdu 2,5 % en fin de séance. Jusqu’alors, les opérateurs boursiers préféraient parler de volatilité. Mais jeudi 8 février, l’indice boursier américain a perdu plus de 1 000 points (soit un recul de 4,15 %). En tout, le Dow Jones a connu une « correction » de plus de 10 % : l’euphorie sur la place new-yorkaise est brisée. Dans son sillage baissier, ce sont toutes les places financières mondiales qui chutent.

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                Bourse : que faire de son portefeuille dans des marchés chahutés



Malgré la bonne santé des économies américaine et européenne, la hausse des salaires, annoncée en fin de semaine dernière aux Etats-Unis, a suscité un retour des craintes inflationnistes du côté des opérateurs financiers. La hausse des salaires s’accompagne notamment d’une hausse des taux directeurs des différentes banques centrales, FED en tête. Depuis 2016, le taux d’emprunt à la banque centrale a grimpé d’un point à 1,25 %, et il semble acquis aux opérateurs que « l’argent facile » ne soit plus à l’ordre du jour : la FED pourrait continuer à faire grimper son taux directeur, ce qui affole les marchés.
Le procès de Salah Abdeslam
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos qui frappèrent Paris le 13 novembre 2015, n’est pas sorti pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016. Il a refusé de répondre aux questions « au nom d’Allah ». Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à son encontre par la procureure, Kathleen Grosjean. C’est le maximum prévu par la justice belge.
Le lendemain, l’accusé a fait savoir qu’il ne souhaitait pas comparaître jeudi, selon le président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles. Le procès s’est poursuivi néanmoins, avec les plaidoiries de la défense jeudi.

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                Cinq questions sur le procès à Bruxelles de Salah Abdeslam



Et aussi
Suicides : Selon l’Observatoire national du suicide, en 2014, 8 885 morts par suicide ont été officiellement enregistrées en France métropolitaine, un chiffre en baisse tendancielle depuis 1985.Syrie : L’Organisation des nations unies a réclamé, mardi 6 février, une « cessation immédiate des hostilités » en Syrie, pour au moins un mois. La Russie s’y est opposée au Conseil de sécurité. Par ailleurs, l’armée syrienne a fait plus de 220 morts en quatre jours de raids sur un fief rebelle dans la Ghouta. Plus à l’Est, les forces américaines ont repoussé une offensive des troupes pro-Assad.SpaceX : Le lanceur Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde, a réussi son décollage inaugural. Il a été développé par SpaceX, dirigée par Elon Musk, qui a réussi à se faire une place dans l’aérospatiale.Allemagne : Un accord de coalition a été trouvé entre les deux principaux partis allemands. Les sociaux-démocrates devraient obtenir le portefeuille des finances. Les adhérents du SPD doivent encore l’approuver.Cour des comptes : Le rapport public annuel de la Cour des comptes met en lumière des cas de mauvaise gestion des deniers publics (les contrats aidés, les contrats Linky, la politique vaccinale ou le coût de sortie des emprunts à risque…)Jawad Bendaoud : Le procès du « logeur des terroristes du 13 novembre » s’est tenu à Paris. Quatre ans de prison ont été requis par le procureur. Le tribunal rendra sa décision le 14 février.Nicolas Hulot : Le ministre de la transition écologique dément des rumeurs d’agression et harcèlement sexuels. Il a reconnu jeudi l’existence d’une plainte, en 2008, classée sans suite. Il a assuré ne pas « avoir pensé » à démissionner.Budget des armées : La loi de programmation militaire prévoit près de 300 milliards d’euros pour la défense d’ici à 2025 pour tenir le cap des 2 % du PIB consacrés aux armées.Police : M. Collomb a annoncé les grandes lignes de la future police de sécurité du quotidien. Il espère que sa réforme « infusera » tout au long du quinquennat.Shutdown : L’administration Trump a été confrontée à un nouveau « shutdown », le second en trois semaines. Il n’aura duré que six heures, les deux chambres ayant approuvé dans la nuit un compromis budgétaire.« Tobaccogate » : Les cigarettiers sont accusés par le Comité national contre le tabagisme de tricher sur la teneur en goudron et en nicotine. Une plainte a été déposée début février.
Disparitions
Mort de Margot Duhalde, la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la seconde guerre mondiale. Elle a pris son envol à l’âge de 97 ans.Le cinéaste Mathieu Riboulet est décédé à l’âge de 57 ans. Romancier de la sensibilité mystique, il a notamment écrit Les Ames inachevées en 2004.André Baudry est mort à 95 ans. Grand défenseur de la dignité des homosexuels, le philosophe français fonda la revue Arcadie afin de lutter contre les discriminations et l’isolement des gays.Henriette Bichonnier, journaliste, éditrice et écrivaine, est morte à 74 ans. Elle était notamment l’auteure du livre jeunesse Le Monstre poilu.Le résistant Isaac Sidney Chouraqui, cofondateur du Mémorial du camp des Milles, ancien de la 2e DB est mort à l’âge de 103 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité
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Vingt et une pistes pour une « nouvelle politique » de l’enseignement des maths

Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h59
    |

            Luc Cédelle et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            
L’enseignement des mathématiques, matière dans laquelle les élèves français sont à la peine, peut-il trouver un nouvel élan qui rétablirait le niveau de la France dans les enquêtes internationales ? C’est possible, à la condition d’un « changement systémique » passant par une « mobilisation rapide, coordonnée, durable » de « toute la chaîne éducative », répondent Cédric Villani et Charles Torossian dans leur rapport avançant « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ».
Missionnés par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour déterminer, notamment, les « pratiques les plus concluantes » et « repenser la place du calcul à tous les niveaux de la scolarité », le mathématicien, député (La République en marche) de l’Essonne, et l’inspecteur général de l’éducation nationale doivent présenter leur rapport lundi 12 février.
Le texte, que Le Monde a pu consulter dans sa dernière version communiquée aux membres de la mission constituée d’une vingtaine de personnalités qualifiées, avant relecture ministérielle, détaille les voies d’une « nouvelle politique de l’enseignement des mathématiques », hissée à la hauteur d’une « priorité nationale ». 
L’état des lieux
Une « fraction croissante » des élèves est décrite comme « se situant aux niveaux les plus faibles des échelles de performance ». Le corps enseignant est, lui, traversé, par « un grand désarroi à tous les niveaux ». Un chiffre l’illustre : un tiers des professeurs des écoles déclare ne pas aimer enseigner les maths. Au rappel des mauvais résultats de la France dans toutes les enquêtes s’ajoute le constat d’une discipline assignée à un rôle de sélection au point de rendre son image « préoccupante ». Les mathématiques devraient donc être ramenées « à leur juste proportion » en même temps que « remises en valeur ».
Priorité au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président du  CRAN explique souhaiter changer la thématique du bal de la « Nuit des Noirs », pour rompre avec le passé colonial et le racisme.
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Louis-Georges Tin : « Le blackface est l’envers grimaçant de l’esclavage »

Dans une tribune au « Monde », le président du  CRAN explique souhaiter changer la thématique du bal de la « Nuit des Noirs », pour rompre avec le passé colonial et le racisme.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 14h59
    |

                            Louis-Georges Tin (Président du Conseil représentatif des associations noires de France)








                        



                                


                            
[Le carnaval de Dunkerque (du 6 janvier au 8 avril) est accusé par des associations antiracistes de promouvoir le blackface – pratique originaire d’Europe puis ­amplifiée aux Etats-Unis, qui consiste à se maquiller et incarner des caricatures stéréotypées de personnes noires –, à l’occasion du 50e anniversaire de la « Nuit des Noirs ». Ce bal, prévu le 10 mars, attire, depuis cinquante ans, des milliers de personnes. En décembre 2017, le footballeur français Antoine Griezmann avait déjà provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux et dans les opinions en publiant une photo où il apparaissait grimé en noir, hommage, selon lui, aux basketteurs des Harlem Globetrotters, dont il est fan. Il avait aussitôt présenté ses excuses pour ce geste « maladroit » et « blessant ».]

Tribune. Le 10 mars, au cours du carnaval de Dunkerque (Nord), les festivaliers entendent organiser une « Nuit des Noirs ». L’affiche est partout dans la ville : les fameux « Noirs » sont en fait des Blancs totalement grimés, bouche écarlate, os dans le nez ou dans les cheveux, pagnes de paille. Cette soirée est censée se tenir dans une salle cogérée par la ville, et aimablement prêtée par le maire, Patrice Vergriete, qui soutient sans complexe cet événement douteux.
Cette soirée s’inscrit dans la tradition ancienne du blackface, c’est-à-dire des déguisements raciaux. On se souvient bien sûr de la photo publiée le 17 décembre sur Twitter par le footballeur Antoine Griezmann, et ensuite retirée. Mais depuis quelques mois, plus de quinze affaires de ce genre ont défrayé la chronique. On se souvient, par exemple, de l’opéra de Lyon qui avait programmé un spectacle de Ravel, tout à fait vulgaire, avec du blackface.

Evoquons aussi le photographe Philippe Savoir, qui affirmait sans vergogne, en janvier dans Stupéfiant, sur France 2, qu’il ne fait pas de blackface, alors que son portfolio en ligne s’intitule...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au «Monde », l’écrivaine Tristane Banon - reconnue en 2011 victime d’agression sexuelle par le parquet de Paris, ne veut pas d’une « guerre des sexes, mais d’une paix des corps ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Tristane Banon : « Les femmes ne sont pas des victimes, mais elles sont lassées »

Dans une tribune au «Monde », l’écrivaine Tristane Banon - reconnue en 2011 victime d’agression sexuelle par le parquet de Paris, ne veut pas d’une « guerre des sexes, mais d’une paix des corps ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 09h46
    |

Tristane Banon (écrivaine)







                        



                                


                            

Tribune. Pendant des jours, des semaines, on m’a demandé de parler de la révolution féministe que nous vivons. Pendant des jours, des semaines, je ne l’ai pas fait. Silencieuse, encore, sale arrière-goût du passé. J’avais une vie à vivre, j’avais payé ma part de ce combat-là. Pendant des jours, des semaines, j’ai pensé ça. J’avais une fille à élever, des défis à relever, des combats du quotidien à mener, comme chacun d’entre nous.
Une fille à élever… voilà la seule raison pour finalement parler complètement aujourd’hui. Parce que les enjeux de la période actuelle ne peuvent faire l’objet d’une question posée rapidement par un journaliste soucieux d’avoir une opinion de plus sur tout ça en une minute et quarante-deux secondes, en bout de course d’une interview littéraire.
Faire ensemble le monde de demain
Je lis la presse et je ne m’y reconnais pas, ou si rarement. Je lis la presse et je comprends que l’on veut me faire choisir entre des féministes prétendument de mon temps, pour lesquelles l’homme est un prédateur en puissance et l’écriture inclusive un moyen de lutter contre ça ; et d’anciennes féministes, à qui je rends hommage pour leurs combats si importants, pour cette pilule et pour ce droit de vote, pour cette autonomie de la femme qu’elles confondent parfois avec le devoir qu’elle a à gérer seule le désir de l’homme et ses déviances.

Les 343 ont fait le monde d’aujourd’hui, qu’elles nous laissent désormais, femmes et hommes d’aujourd’hui, faire, ensemble, le monde de demain, celui de nos enfants à tous, celui de ma fille. Parce que ce nouveau combat nous concerne tous, femmes et hommes, que le monde change et que l’on n’a jamais vu un monde faire sa révolution à la force d’un seul sexe. Les femmes sont aujourd’hui 52 % sur Terre, un peu plus que les hommes, il va falloir faire avec, ou plutôt ne plus faire sans.
Des centaines d’années que la femme la perd
Comme souvent lors des révolutions, des gens...




                        

                        

