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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Symbole de la privatisation de la guerre, cette société a été fondée en 1997 par l’ancien militaire Erik Prince. Cet ultraconservateur est revenu sur le devant de la scène avec l’affaire du Russiagate et a été entendu en novembre par une commission d’enquête.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.
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Charbon, le retour de flamme

Bête noire des ONG qui militent en faveur du climat, le charbon résiste. La consommation mondiale est même repartie à la hausse en 2017, essentiellement portée par la Chine et l’Inde.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h30
    |

Pierre-Olivier Rouaud







                        



                                


                            

A Safi, sur la côte ouest du Maroc, les techniciens du groupe Daewoo s’affairent pour la mise en service de la centrale à charbon Safiec. Porté par Engie, le japonais Mitsui et Nareva, une société de la famille royale, ce projet à 2,6 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) générera un quart de l’électricité du royaume. Elle ajoutera, en capacité de production, presque l’équivalent d’un réacteur nucléaire EPR à la capacité du Maroc. Etonnant, à première vue, pour un pays qui promet 52 % de capacité électrique en renouvelables d’ici à 2030… Mais pas question, pour le royaume, de prendre le risque d’un black-out, alors que la demande d’électricité bondit de 5 % par an.
A l’instar du Maroc, nombreux sont les pays à composer avec ce principe de réalité. Matarbari au Bangladesh, Kalselteng-2 en Indonésie, Kostolac en Serbie ou Medupi-4 en Afrique du Sud : ouvertures et projets de centrales à charbon fleurissent. Depuis 2014, la demande mondiale de charbon reculait, mais elle vient de repartir à la hausse. « L’année 2017 inverse – légèrement – la tendance, avec un regain d’environ 1 point, sous l’effet de la demande en Asie », confirme Carlos Fernandez Alvarez, analyste senior à l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
40 % de la production électrique
Tandis que les énergies renouvelables et le gaz sont en plein essor, le charbon reste un élément clé du mix énergétique du globe. Avec 5,4 milliards de tonnes normalisées, il couvre 27 % des besoins en énergie primaire ; et 40 % de la production électrique. C’est que « King Coal », qui pèse plus de 350 milliards d’euros au prix actuel des marchés mondiaux, n’a guère besoin qu’on lui fasse l’article : abondant – avec des réserves prouvées de cent cinquante ans –, facile à transporter, peu cher, il cumule les atouts.

De l’autre côté du miroir, le charbon est la bête noire des ONG qui militent en faveur du climat. Ses centrales, les plus vétustes du moins, cumulent tous les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’avocate, qui avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme, a succombé à une crise cardiaque à l’âge de 66 ans.
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Mort d’Asma Jahangir, militante pakistanaise des droits de l’homme

L’avocate, qui avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme, a succombé à une crise cardiaque à l’âge de 66 ans.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h48
   





                        



   


L’avocate et militante pakistanaise Asma Jahangir, qui avait dédié sa vie à la défense des droits humains et de la démocratie, est morte d’un arrêt cardiaque à l’âge de 66 ans, a annoncé sa famille dimanche 11 février . Elle avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme.
Le premier ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, a fait part de son « chagrin » et a salué les « immenses contributions » de Mme Jahangir, pour la défense de la justice. Sa compatriote Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix, qui l’avait rencontrée une semaine plus tôt à Oxford, a tweeté : « J’ai le cœur brisé que nous ayons perdu Asma Jahangir ».
Distinguée par la Légion d’honneur en 2014
Asma Jahangir avait reçu en 2014 les insignes d’officier de la Légion d’honneur, plus haute distinction française, pour « son courageux engagement pour la défense des droits humains, pour son appui continu en faveur de l’abolition de la peine de mort et pour sa contribution exceptionnelle au développement d’une culture universelle des droits de l’homme ». Elle s’était également vu attribuer le prix Right Livelihood, « Nobel alternatif », la même année.

        Lire notre article d’archive de 2005 consacré à Asma Jahangir :
         

          Une représentante de l'ONU juge la loi française "à double tranchant"


Fondatrice de la Commission pakistanaise des droits de l’homme, Mme Jehangir avait affronté menaces de mort, coups et passage en prison dans des affaires de défense des droits humains. Elle avait aussi remporté nombre de batailles au cours de sa carrière, obtenant la liberté pour des travailleurs forcés enchaînés par leur dette, et n’hésitait pas à critiquer ouvertement la puissante armée pakistanaise, y compris lorsqu’elle devint la première femme à présider le barreau pakistanais. Elle avait été arrêtée en 2007 sous le régime du général Pervez Musharraf, et avait affirmé en 2012 que sa vie était menacée par les redoutés services secrets du pays, l’ISI.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une campagne militaire a été lancée quelques jours après une attaque contre une mosquée dans le Nord-Sinaï qui avait fait plus de 300 morts.
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Compte rendu

Egypte : seize djihadistes tués dans un vaste coup de filet au Sinaï

Une campagne militaire a été lancée quelques jours après une attaque contre une mosquée dans le Nord-Sinaï qui avait fait plus de 300 morts.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-11T14:09:34+01:00"

        Le 11.02.2018 à 14h09






    
Opération militaire contre des djihadistes dans le Sinaï vendredi 9 février. 
Crédits : HANDOUT / REUTERS


Seize djihadistes ont été tués et 34 arrêtés depuis vendredi dans le nord et le centre de la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte, a annoncé dimanche 11 février l’armée dans le cadre d’une opération antidjihadiste.
Baptisée « Sinaï 2018 », cette campagne militaire mobilise l’aviation et la marine, dans et autour du Sinaï, région où la branche locale du groupe Etat islamique (EI) mène régulièrement des attaques meurtrières.
Soixante-six « repaires » détruits
Dans un communiqué, le porte-parole de l’armée a annoncé « l’élimination de 16 éléments takfiristes » (extrémistes) ainsi que l’arrestation de 34 autres. Soixante-six « repaires » de djihadistes, 11 véhicules et 31 motos ont été détruits, d’après la même source qui cite aussi la découverte et la destruction d’un laboratoire d’engins explosifs, d’un « centre d’information » contenant du matériel informatique et de communication, ou de six champs de cannabis et d’opium.

        Lire aussi :
         

                L’attaque contre la mosquée de Bir Al-Abed est la plus meurtrière de l’histoire récente de l’Egypte


Après un attentat, non revendiqué, contre une mosquée dans le nord du Sinaï qui avait fait plus de 300 morts le 24 novembre, le président Abdel Fattah Al-Sissi avait donné trois mois à son chef d’état-major et son ministre de l’intérieur pour rétablir la sécurité et la stabilité au Sinaï. Cette opération militaire survient à un mois et demi de la présidentielle


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le biréacteur, un Antonov An-148 de la compagnie Saratov, transportait 65 passagers et 6 membres d’équipage, selon les agences russes.
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Un avion de ligne russe, transportant 71 personnes, s’écrase près de Moscou

Le biréacteur, un Antonov An-148 de la compagnie Saratov, transportait 65 passagers et 6 membres d’équipage, selon les agences russes.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h28
   





                        



   


Un avion de ligne russe avec 71 personnes à bord s’est écrasé près de Moscou, dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport international Domodedovo.
L’appareil Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines avait décollé en direction d’Orsk, une ville de l’Oural. Il s’est écrasé dans le district Ramenski, à 70 kilomètres au sud-est de Moscou. Selon les agences russes, 65 passagers et 6 membres d’équipage se trouvaient à bord. La préfecture a précisé qu’il n’y avait aucun survivant. Un centre de crise a été ouvert à l’aéroport Domodedovo, le second aéroport de la capitale russe en nombre de passagers.
Les autorités russes n’ont pas évoqué l’hypothèse d’un acte terroriste. Plusieurs sources, citées par les agences de presse russes, font état d’une collision entre l’Antonov et un hélicoptère de la Poste russe juste après le décollage, une version toutefois démentie par la Poste. En outre, aucun débris d’hélicoptère n’aurait été trouvé sur place.

   


20 véhicules de secours
Selon les agences, des témoins ont vu l’appareil en flammes tomber près du village d’Argounovo, au sud-est de Moscou. Les 71 passagers et membres d’équipage « n’ont eu aucune chance » de survivre, a déclaré à l’agence de presse Interfax une source au sein du ministère des situations d’urgence. La carlingue de l’appareil « est disséminée sur environ un kilomètre », a précisé à Interfax un responsable du ministère russe des Situations d’urgence.
« Plus de 150 personnes et environ 20 véhicules de secours se sont rendus sur le lieu du crash », a précisé dans un communiqué le ministère des situations d’urgence. Alors que la neige est encore tombée dimanche sur Moscou et sa région, les médias russes rapportaient que les véhicules de secours n’étaient pas en mesure d’accéder au lieu du crash, forçant les secouristes à poursuivre à pied.
Les images diffusées par les télévisions russes montrent des débris de l’appareil, aux couleurs orange de Saratov Airlines, disséminées dans des champs enneigés. « A l’heure actuelle, les sauveteurs ont réussi à arriver sur le lieu du crash. Il y a beaucoup de corps et de fragments de corps », a déclaré une source à l’agence Interfax. Un responsable régional du ministère des situations d’urgence, Sergueï Polietykhine, cité par les agences de presse russes, a indiqué qu’« une boîte noire a été trouvée sur le site du crash ».
Cinq incidents depuis 2004
Le ministre russe des transports, Maxime Sokolov, est également sur place, ont annoncé les médias russes, ajoutant qu’une enquête avait été ouverte et que plusieurs causes pour le crash étaient envisagées. L’appareil a disparu des radars deux minutes après le décollage, a indiqué une source au sein de l’aéroport Domodedovo aux agences de presse russe.
« Le président Poutine a ordonné au gouvernement de créer une commission spéciale sur cette catastrophe aérienne », a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences russes. Le président « présente ses condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches dans cette catastrophe », a-t-il ajouté.
Avion biréacteur du constructeur ukrainien Antonov, l’An-148 a réalisé son premier vol en 2004. Ce court-courrier peut transporter jusqu’à 80 passagers sur une distance de 3 600 kilomètres. Depuis son exploitation l’avion a connu au moins cinq incidents impliquant le train d’atterrissage, le système électrique et le système de guidage.
Toutefois, la compagnie Saratov Airlines, qui exploite essentiellement des avions russes Antonov ou Yakovlev, n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’URSS en 1991.
Le dernier accident mortel d’un avion sur le territoire russe remonte à décembre 2016. Un avion de passagers de type Tupolev Tu-154 appartenant au ministère de la défense s’était écrasé peu après son décollage d’Adler, au sud du pays. Parmi les victimes figuraient plus de 60 membres des chœurs de l’Armée Rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ « Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu, dimanche, le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué.
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Les raids israéliens ont porté un « coup sévère » à l’Iran et la Syrie, selon Nétanyahou

« Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu, dimanche, le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 13h05
   





                        



   


« Nous avons infligé samedi un coup sévère aux forces iraniennes et syriennes. » C’est ce qu’a affirmé, dimanche 11 février, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, au lendemain d’une série de raids menés par l’aviation israélienne. « Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué. « C’est notre politique et cela restera notre politique », a-t-il ajouté.
La montée de tension dans la zone frontalière entre Israël et la Syrie a débuté samedi. Selon l’armée israélienne, un drone attribué à l’Iran a pénétré dans l’espace aérien israélien où il a été abattu. En représailles à cette « violation très sévère de la souveraineté israélienne », selon les mots du porte-parole de Tsahal, Jonathan Conricus, l’aviation israélienne a attaqué la base « iranienne » en Syrie d’où était parti le drone.

        Lire aussi :
         

                Israël frappe en Syrie après le survol d’un drone attribué à l’Iran



Un des appareils israéliens qui a participé à cette opération, un F16, a été touché par un missile tiré à partir de la Syrie et s’est écrasé en territoire israélien. Les deux pilotes, qui se sont éjectés, ont été hospitalisés. L’un se trouve dans un état grave. L’aviation israélienne a ensuite répliqué en lançant des raids contre une douzaine d’objectifs syriens et iraniens.
Il ne s’agit pas du premier incident impliquant un drone. Les opérations israéliennes sont régulières en Syrie. La nouveauté est l’ampleur de la réaction israélienne, la mise en cause de l’Iran, le ciblage du site de lancement et le déclenchement, dans la foulée, d’une série de bombardements supplémentaires près de Damas après le crash du F16.
« Israël veut la paix, mais nous continuerons à nous défendre avec détermination contre toute attaque et contre toute tentative de l’Iran de s’ancrer militairement en Syrie ou ailleurs », avait prévenu Benyamin Nétanyahou samedi soir dans un communiqué. « Nous sommes préparés à tous les scénarios et je ne conseillerais à personne de nous tester », avait-il déclaré le 6 février.
Samedi soir, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à Israël, se disant « vivement préoccupés par l’escalade de la violence à la frontière d’Israël ». Le département d’Etat a assuré dans un communiqué que le pays « sout[enait] fermement le droit souverain d’Israël à se défendre », dénonçant également « les activités nuisibles de l’Iran dans la région ».

        Lire l’entretien :
         

          « Nous assistons à un cycle d’action-réaction » entre l’Iran, Israël et la Syrie


De son côté, l’Iran a balayé les accusations : « Les allégations à propos du survol d’un drone iranien sont trop ridicules », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Bahram Ghassemi. « Pour couvrir leurs crimes dans la région, les dirigeants israéliens recourent à des mensonges contre les autres pays » a assuré le ministre, en affirmant que « l’Iran n’a pas de présence militaire en Syrie et a envoyé uniquement des conseillers militaires en Syrie à la demande du gouvernement syrien ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Des dizaines de membres de l’élite saoudienne avaient été enfermés dans cet hôtel situé dans la capitale, Riyad, à l’occasion d’une purge anticorruption.
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Arabie saoudite : le Ritz-Carlton rouvre ses portes après sa transformation en prison pour VIP

Des dizaines de membres de l’élite saoudienne avaient été enfermés dans cet hôtel situé dans la capitale, Riyad, à l’occasion d’une purge anticorruption.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 11h49
   





                        


L’hôtel Ritz-Carlton de Riyad, la capitale saoudienne, a rouvert ses portes dimanche 11 février, plus de trois mois après avoir été converti en une prison dorée pour des membres de l’élite économique et politique du royaume pris dans une vaste campagne anticorruption.

        Lire aussi :
         

                Arabie saoudite : les mystères de la purge du Ritz-Carlton



Les portes de cet hôtel de luxe, où a séjourné Donald Trump au cours de sa visite d’Etat l’an dernier, étaient restées fermées et gardées par des unités de la garde royale tout le temps que des dizaines de princes, d’anciens ministres et de magnats des affaires avaient été interrogés à l’intérieur.
Les détenus ont été évacués de l’hôtel voici quinze jours, libérés pour la plupart d’entre eux après avoir conclu un accord avec les autorités ou après avoir été blanchis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La Russie est incapable de transformer en avancée politique ses indiscutables succès, à cause de l’intransigeance du dictateur syrien, analyse le spécialiste du Moyen-Orient.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Pour contenir la foule lors du lancement du Carnaval, la ville a imposé un quota de 20 000 visiteurs en ce lieu emblématique. Une première dans la gestion du tourisme de masse qui étouffe la Sérénissime.
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Venise expérimente le « numerus clausus » sur la place Saint-Marc

Pour contenir la foule lors du lancement du Carnaval, la ville a imposé un quota de 20 000 visiteurs en ce lieu emblématique. Une première dans la gestion du tourisme de masse qui étouffe la Sérénissime.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h33
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Sept cents personnes supplémentaires pour assurer le maintien de l’ordre aux abords de la place Saint-Marc, des militaires sur les toits, des communiqués martiaux dans les jours précédant l’événement… l’affaire avait été préparée comme une opération militaire. Et finalement, à la surprise générale, les choses se sont passées comme à la parade.
Dimanche 4 février à 11 heures du matin, Elisa Constantini, 19 ans, désignée l’an passé parmi douze jeunes Vénitiennes comme la « Marie » du carnaval 2017, s’est élancée dans le vide depuis le campanile de la basilique, attachée à un filin. Comme la lumière était plutôt claire, elle a pu discerner au loin, vers le Nord, les maisons colorées de l’île de Burano, où elle a grandi. Puis, sous un tonnerre d’acclamations, elle s’est posée doucement sur la scène installée au beau milieu de la place. Les dix jours de festivités pouvaient commencer.
Rien à signaler, donc, de ce côté-là. Le « vol de l’ange », premier temps fort du Carnaval de Venise, s’est déroulé sans accroc. Mais si les organisateurs ont poussé un soupir de soulagement, à la mi-journée, c’est pour une autre raison.
Une expérience inédite
En effet, comme chaque année, l’ouverture du Carnaval a été l’occasion d’un déferlement de touristes venus du monde entier. Mais cette fois, pour contenir la foule, les organisateurs ont tenté une expérience inédite : l’instauration d’un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place. Et si le déploiement des forces de l’ordre, d’une ampleur inédite, était avant tout destiné à prévenir le risque d’attentats, elle visait aussi à faire respecter cette mesure.
Pour rendre plus difficile l’arrivée à temps des touristes n’ayant pas dormi sur place, le « vol de l’ange » a été avancé de quelques heures, tandis qu’à tous les points d’entrée de la place, dès le petit matin, des stewards munis de tablettes comptaient en temps réel l’affluence, et stoppaient les entrées une fois atteint le chiffre fatidique.
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La gestion catastrophique par la Maison Blanche du cas d’un collaborateur accusé de violences conjugales illustre la fragilité de ceux supposés encadrer le président américain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/02/2018
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Président Trump, an II : l’embardée du général Kelly

La gestion catastrophique par la Maison Blanche du cas d’un collaborateur accusé de violences conjugales illustre la fragilité de ceux supposés encadrer le président américain.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 11h26
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
On ne peut plus compter sur personne. Pas même sur un général quatre étoiles à la retraite, tout en angles, camouflé sous un costume de ville. Propulsé en juillet 2017 secrétaire général de la présidence américaine, John Kelly, pur produit de la caste des marines, avait pour mission de transformer une pétaudière en Maison Blanche de compétition. Chicanes à l’entrée du bureau Ovale pour stopper le ballet des intrigants. Réquisition des téléphones portables du petit personnel pour éviter les « fuites ». Pas le sergent Hartman, mais presque.
Sauf que pas du tout. Pendant qu’à Wall Street l’indice Dow Jones perdait en une semaine 10 % de sa valeur et que le Congrès adoptait dans la douleur un budget astronomique, la Maison Blanche de John Kelly a passé une bonne partie de son temps à réciter à l’envers le bréviaire de la gestion de crise à propos de la démission d’un de ses bras droits.
Acte I : défense sans états d’âme de Rob Porter, accusé de violences physiques et psychologiques contre ses deux premières épouses, ce qu’il nie. Acte II : rétropédalage brutal après la diffusion d’une photo du visage tuméfié de la première femme à l’époque des faits. Acte III : tentative de réécriture de l’histoire pour gommer l’embardée initiale.
La révélation de la liaison de Rob Porter avec la directrice de la communication de la Maison Blanche, Hope Hicks, manifestement impliquée dans la première réaction, n’a rien arrangé. Enfin, vendredi, un second conseiller, David Sorensen, chargé de la rédaction de discours, a également démissionné pour des faits similaires.
Discours à géométrie variable
Il est vite apparu que le secrétaire général ne pouvait rien ignorer de son adjoint. Pour la bonne raison que ce dernier n’avait pu obtenir les accréditations de sécurité requises lors de sa nomination, manifestement du fait de ces antécédents dont la police fédérale (FBI) avait retrouvé la trace. Rob Porter avait dû se contenter d’un blanc-seing provisoire....




                        

                        


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Turquie : le parti prokurde HDP sur le fil du rasoir

Affaibli par les purges et par la répression, le Parti de la démocratie des peuples tient son congrès à Ankara dimanche 11 février.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 03h00
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            
Deuxième parti d’opposition en Turquie, le Parti de la démocratie des peuples (HDP, prokurde) tient son congrès à Ankara, dimanche 11 février.
Ses rangs sont dégarnis. Le congrès se tiendra notamment en l’absence des deux coprésidents du parti, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, incarcérés depuis l’automne 2016. L’un et l’autre risquent de lourdes peines de prison pour leur soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), redevenu la bête noire d’Ankara, une fois les pourparlers de paix rompus en 2015.
Nouveau coup dur pour le HDP, à trois jours de son congrès, le parquet d’Ankara a ordonné, vendredi 9 février, l’arrestation de dix-sept de ses membres, dont Serpil Kemalbay, l’une des vice-présidentes. Ils risquent d’être jugés pour avoir lu une déclaration critique envers l’intervention militaire turque dans le canton d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.
Censée déloger les milices kurdes YPG affiliées au PKK et déclarées « terroristes » par Ankara, l’offensive galvanise l’ensemble de la classe politique. Ultranationalistes, Eurasiens, kémalistes font bloc derrière le président, Recep Tayyip Erdogan, et son Parti de la Justice et du Développement (AKP, islamo-conservateur), tant ils sont convaincus que l’émergence d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie serait fatale à l’intégrité du pays.
Seul le HDP est contre la guerre, et tente de le faire savoir, ce qui est un crime de lèse-majesté dans la Turquie d’Erdogan façonnée par le slogan « Un seul peuple, une seule nation, un seul drapeau » et, surtout, un seul homme, selon la nouvelle Constitution taillée à la mesure de ses ambitions.
Une existence menacée
Le HDP est légal, il lui reste encore cinquante-deux députés au Parlement (sept ont été destitués) ainsi que de nombreux partisans dans les régions kurdes du sud-est du pays, mais son existence est menacée. Ses structures sont minées par la répression qui s’est abattue sur ses militants, ses cadres,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Skiathlon, snowboard et patinage artistique.
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L’entreprise de séduction d’Edouard Philippe aux Emirats

A l’occasion d’une visite de deux jours à Abou Dhabi et à Dubaï, le premier ministre tente d’expliquer les réformes en cours et d’attirer de nouveaux investissements



Le Monde
 |    10.02.2018 à 21h23
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 02h04
    |

            Cédric Pietralunga (Abou Dhabi, Dubaï, envoyé spécial)








                        



   


L’allégorie était presque parfaite. En déplacement pour deux jours aux Emirats arabes unis, Edouard Philippe a atterri à Abou Dhabi, samedi 10 février, au milieu d’un très épais et inattendu brouillard, alors que le gouvernement est affaibli en France par l’affaire Nicolas Hulot et que le premier ministre est confronté à une chute inédite de sa popularité dans les sondages. « J’ai besoin de soleil », avait confié en privé l’hôte de Matignon au moment de s’envoler pour le Moyen-Orient.
Pour affronter les déboires, l’ancien maire du Havre a heureusement une méthode, éprouvée depuis le début du quinquennat : se mettre dans les pas d’Emmanuel Macron, surnommé « le président Teflon » par certains proches, tant les difficultés semblent glisser sur lui depuis son élection en mai 2017. Une méthode qui convient bien au tempérament de M. Philippe, qui ne cesse de répéter qu’il n’a d’autre ambition que de mettre en musique la partition écrite par le chef de l’Etat lors de la campagne présidentielle.

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Comme le président de la République, qui s’était rendu dans les Emirats les 8 et 9 novembre derniers, Edouard Philippe a donc profité de sa première journée pour visiter le Louvre d’Abou Dhabi, premier musée universel du monde arabe, inauguré par M. Macron lors de sa venue à l’automne 2017. Comme le chef de l’Etat, le premier ministre s’est aussi rendu sur la base d’Al-Dhafra, où sont stationnés quelque 200 militaires français et d’où décollent des Rafale pour mener des opérations en Syrie ou en Irak, afin de rendre hommage à leur « engagement ».
Comme M. Macron, Edouard Philippe s’est surtout attaché à poursuivre le travail de persuasion engagé en janvier, d’abord au sommet « Choose France » à Versailles puis au Forum économique mondial de Davos, afin de convaincre les investisseurs internationaux de venir en France. « C’est important d’expliquer ce que nous faisons, en France mais aussi chez nos partenaires », a expliqué le premier ministre après une rencontre avec Mohammed Ben Zayed, le prince héritier d’Abou Dhabi et véritable homme fort de l’émirat. L’entretien entre les deux hommes a duré près de deux heures, un temps inhabituellement long et dans lequel l’entourage d’Edouard Philippe voulait voir de bons augures pour la suite.
Aucun contrat divulgué
Pour autant, aucun nouveau contrat ni projet d’investissement n’a été divulgué. Mi-janvier, la compagnie aérienne nationale Emirates avait passé commande de 20 nouveaux Airbus A380, redonnant de l’air à un programme européen mal en point. Mais l’option sur 16 autres appareils annoncée ce jour-là n’a pas été levée à l’occasion de la venue de M. Philippe. De la même façon, aucune nouvelle avancée quand à une éventuelle commande de 60 avions de combat Rafale, attendue depuis plusieurs années, n’a été constatée. « Ce sont des discussions au long cours, qui prennent du temps », justifie-t-on à Matignon.
« Ce que j’ai senti, c’est [un] intérêt soutenu à ce que nous faisions et aux perspectives qui s’offraient en France », s’est pour autant réjoui Edouard Philippe, évoquant notamment des projets dans l’intelligence artificielle ou la recherche médicale. Jusqu’ici, les émiratis ont essentiellement investi dans l’immobilier en France. Ce n’est qu’avec le lancement en 2014 de deux fonds d’un total de 300 millions d’euros, en partenariat avec la Caisse des dépôts, que le riche pays pétrolier a commencé à diversifier ses achats, prenant des participations dans Arc International, le cours Florent ou les maisons de retraite DomusVi.

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Lors de la visite d’Emmanuel Macron en novembre, la création d’un nouveau fonds, doté cette fois d’un milliard d’euros, a été envisagée entre Bpifrance et Mubadala, le fonds souverain d’Abu Dhabi, qui gère à lui seul quelque 135 milliards de dollars issus principalement de la rente pétrolière. Celui-ci devrait surtout investir dans les startups tricolores spécialisées dans les biotechs, les énergies vertes, la télémédecine... « L’idée est de guider les émiratis pour qu’ils investissent moins dans la pierre et davantage dans l’économie réelle », explique-t-on à Matignon. Lors de son séjour aux Emirats, M. Philippe a rencontré les dirigeants de Mubadala et de Adia, l’autre fonds souverain du pays.
« Changement de perception »
« Il faut faire en sorte que notre pays soit plus attractif auprès des investisseurs étrangers, et il y a du travail », a insisté Edouard Philippe samedi soir devant plusieurs centaines de membres de la communauté française de Dubaï, qu’il avait réunis sur le « Tonnerre », un bâtiment de classe Mistral qui faisait escale dans la cité. « Depuis huit mois, la perception de notre pays a changé. Il faut utiliser ce changement de perception (...) pour accélérer encore », a ajouté le chef de gouvernement, qui était accompagné de Florence Parly, la ministre de la défense, et qui s’exprimait devant quelques chefs d’entreprises français, comme Jean Lemierre, le président de BNP Paribas, ou Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales.
Edouard Philippe devait poursuivre son entreprise de séduction, dimanche 11 février, à l’occasion du « World government Summit » de Dubaï, sorte de Davos du Moyen-Orient, où il devait prononcer un discours vantant le « France is back ». Il devait également s’entretenir à cette occasion avec le premier ministre indien Narendra Modi, l’autre invité vedette du sommet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Deux anciens employés de la Maison Blanche, Rob Porter et David Sorensen, ont quitté leur poste cette semaine des suites de ces accusations, qu’ils ont fermement niées.
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Donald Trump fustige les « fausses accusations » de violences conjugales à la Maison Blanche

Deux anciens employés de la Maison Blanche, Rob Porter et David Sorensen, ont quitté leur poste cette semaine des suites de ces accusations, qu’ils ont fermement niées.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 18h35
   





                        



   


La polémique éclabousse l’entourage proche du président américain. Après la démission de deux employés de la Maison Blanche, accusés de violences conjugales par leurs ex-femmes, Donald Trump a dénoncé, samedi 10 février, les « fausses accusations » qui « détruisent des vies ». 
« Des gens voient leur vie détruite et brisées par de simples accusations. Certaines sont vraies et certaines sont fausses. Certaines sont vieilles et certaines sont récentes. Quelqu’un qui est faussement accusé ne peut pas s’en remettre, sa vie et sa carrière sont finies. Il n’existe donc plus de procédures équitables ? », a tweeté le président américain.
Ce message de soutien semble adressé à deux anciens employés de la Maison Blanche, Rob Porter et David Sorensen, qui ont quitté leur poste cette semaine après des accusations de violences conjugales, non sans avoir nié les faits qui leur sont reprochés.

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« Moment difficile »
Rob Porter, le secrétaire du personnel de la Maison Blanche, est accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et d’abus psychologiques. L’une d’entre elles, témoignant sur la chaîne CNN vendredi, a expliqué avoir vécu dans la « terreur permanente » pendant sa relation avec M. Porter. Ce dernier a démissionné mercredi.
David Sorensen, chargé de la rédaction des discours, a pour sa part quitté le pouvoir exécutif vendredi. Son ancienne épouse a témoigné dans la presse avoir subi des violences physiques de sa part.
Interrogé vendredi sur le départ de Rob Porter, Donald Trump avait affirmé avoir été « surpris » en apprenant la situation.
« Mais nous lui souhaitons le meilleur. (…) C’est évidemment un moment difficile pour lui. Il a fait du très bon travail pendant qu’il était à la Maison Blanche. »
Le milliardaire républicain avait également rappelé que son ancien conseiller « dit qu’il est innocent, et je pense qu’il faut s’en souvenir ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.
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Italie : des milliers de manifestants antifascistes à Macerata

Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 06h33
   





                        



   


Des milliers de personnes ont défilé contre le fascisme, samedi 10 février, à Macerata, une semaine après la fusillade raciste qui a fait six blessés dans cette ville du centre de l’Italie.

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Les manifestants, venus parfois de loin, ont commencé à défiler dans le calme à l’appel d’associations antifascistes, d’ONG, de syndicats mais aussi de quelques formations politiques de gauche. La préfecture a estimé leur nombre à 10 000, tandis que les organisateurs ont avancé le chiffre de 30 000 personnes.
Beaucoup agitaient des drapeaux de leur mouvement, en chantant Bella ciao et d’autres classiques de l’antifascisme, mais certains avaient apporté des drapeaux italiens. « S’il y a des chômeurs, c’est la faute du gouvernement, pas des migrants », ont scandé les manifestants.
Crainte de débordements
A Macerata, le maire, Romano Carancini (centre gauche), avait pourtant demandé l’annulation de tous les rassemblements pour laisser la ville souffler. Mais la préfecture a donné son autorisation, vendredi soir, pour celui de samedi, à condition que le cortège longe les murs de la ville, sans pénétrer dans le centre historique.
Par crainte de débordements, les écoles sont restées fermées, la messe du samedi soir a été annulée et la plupart des commerces ont fermé à la mi-journée. Le dispositif policier était discret, même si un hélicoptère survolait la ville.
Jeudi soir, des heurts avaient éclaté quand plusieurs dizaines de militants du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova avaient manifesté contre l’immigration et adressé le salut fasciste à la police.
D’autres rassemblements, de moindre ampleur, ont eu lieu samedi à travers le pays, comme à Milan, où une manifestante a brandi une pancarte implorant : « Etrangers, ne nous laissez pas seuls avec les fascistes ». A Piacenza (Emilie-Romagne), de échauffourées ont éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants antifascistes et les forces de l’ordre.

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Affaire « close »
Il y a une semaine, Luca Traini, un jeune homme au crâne rasé et aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à Macerata, faisant six blessés.
Il a déclaré avoir agi pour venger la mort de Pamela Matropietro, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé découpé en morceaux, après l’annonce de l’arrestation d’un dealer nigérian soupçonné d’être impliqué dans ce crime.
Deux autres Nigérians ont été arrêtés depuis, et le procureur a annoncé, samedi, devant des médias que l’enquête était « close » et qu’il s’agissait probablement d’un homicide volontaire, alors que la thèse d’une overdose avait été évoquée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le président Erdogan a notamment évoqué une attaque contre un hélicoptère, qui a fait deux morts, tandis que neuf autres sont décédés dans divers incidents.
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La Turquie subit ses plus lourdes pertes depuis le début de l’offensive contre les Kurdes en Syrie

Le président Erdogan a notamment évoqué une attaque contre un hélicoptère, qui a fait deux morts, tandis que neuf autres sont décédés dans divers incidents.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 22h05
   





                        


Onze militaires turcs ont été tués samedi 10 février dans plusieurs incidents lors d’une offensive contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie. Il s’agit du plus lourd bilan pour l’armée turque depuis le début de son offensive, le 20 janvier.
« Un de nos hélicoptères a été abattu il y a peu », a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un discours télévisé à Istanbul samedi. Il n’a pas précisé qui avait abattu l’appareil, mais il a insisté sur le fait que les auteurs des tirs allaient en « payer le prix ».
Selon le premier ministre turc, Binali Yildirim, deux militaires sont morts dans la chute de l’hélicoptère, tandis que l’armée a annoncé que neuf autres avaient perdu la vie dans l’opération contre la milice kurde, lors d’incidents distincts. Onze soldats ont aussi été blessés.

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Versions divergentes
Les versions divergent toutefois au sommet de l’Etat turc quand au crash d’hélicoptère, qui a provoqué la colère du chef d’Etat turc. Le premier ministre, qui a pris la parole peu après l’intervention de M. Erdogan, n’a pas été aussi catégorique que le président quant aux circonstances. M. Yildrim s’est contenté de dire que l’appareil s’était écrasé. « Nous ne disposons pas d’éléments démontrant que cela résulte d’une intervention extérieure », a-t-il dit à la télévision.
De même, les militaires turcs ont annoncé dans un communiqué qu’un hélicoptère s’était écrasé à 13 heures (11 heures, heure de Paris), tuant deux des leurs, mais n’ont pas fourni d’explications, indiquant seulement qu’une enquête technique avait débuté.
Le lieu où l’appareil est tombé n’est pas non plus clairement établi. L’agence de presse Anatolie a dit que l’hélicoptère avait été abattu dans la région frontalière de Hatay, dans le sud de la Turquie. Un porte-parole des Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis, Mustefa Bali, a écrit sur Twitter que l’appareil aurait été abattu dans le secteur de Rajo, dans la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, proche de la frontière avec la Turquie.
Lutte contre les forces kurdes
Le 20 janvier, la Turquie et ses alliés au sein des rebelles syriens ont lancé l’opération « Rameau d’olivier » contre les Unités de protection du peuple (YPG), une force paramilitaire kurde, alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Ankara considère les YPG comme une émanation « terroriste » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection armée depuis trois décennies contre le pouvoir central turc.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.
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IG Metall, allié improbable de la BCE

La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Chronique. C’est un drôle d’attelage mais qu’importe : la Banque centrale européenne (BCE) peut dire merci à IG Metall, le puissant syndicat de la métallurgie allemande. Après des mois de négociations tendues, le mastodonte vient d’obtenir une hausse de salaire de 4,3 % pour les employés du secteur. Une augmentation ayant valeur de « benchmark » pour des millions de salariés au sein de la première puissance économique européenne. A leur tour, les syndicats des services et des fonctionnaires se mettent en ordre de bataille, réclamant entre 6 % et 11 % d’augmentation…
Il fut un temps où la BCE suivait d’un œil suspicieux les revendications syndicales en matière de rémunérations. Trop nombreuses, trop élevées, celles-ci risquaient de déclencher une spirale inflationniste, en poussant les entreprises à augmenter leurs prix pour compenser la hausse des coûts salariaux. Une ligne rouge pour l’institution de Francfort, gardienne intransigeante de la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation fixé juste en dessous de 2 %.

A cette aune, le résultat obtenu par IG Metall pourrait sembler bien excessif. Etalée sur vingt-sept mois, la hausse devrait atteindre 3,7 % en 2018 et 4 % en 2019, selon les calculs du cabinet d’analyses Oxford Economics. Mais l’époque n’est plus la même : ce qui tracasse désormais la BCE n’est plus un trop-plein d’inflation… mais sa disparition.
Résumons. La croissance de la zone euro est robuste. Elle est même au plus haut depuis une décennie. Les usines tournent à plein régime. Le taux de chômage, lui, ne cesse de refluer. Sept millions de nouveaux « jobs » ont été créés depuis 2013. Certains pays, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, frôlent le plein-emploi.
Ici et là, en Europe, se profile une pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, et c’est le grand mystère de la reprise, les salaires frémissent à peine. Outre-Rhin, en 2017, ils n’ont augmenté que de 0,8 % en termes réels. Dans la zone euro,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Ofer Zalzberg, analyste principal à l’International Crisis Group, examine l’escalade militaire dans le sud-ouest de la Syrie, qui s’est traduite, samedi, par des frappes israéliennes autour de Damas.
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« Nous assistons à un cycle d’action-réaction » entre l’Iran, Israël et la Syrie

Ofer Zalzberg, analyste principal à l’International Crisis Group, examine l’escalade militaire dans le sud-ouest de la Syrie, qui s’est traduite, samedi, par des frappes israéliennes autour de Damas.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 14h59
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


La matinée de samedi 10 février a été marquée par la plus sérieuse escalade militaire entre Israël et la Syrie depuis des années. A l’origine : un drone attribué par l’armée israélienne à l’Iran, qui avait pénétré dans l’espace aérien israélien. Tsahal a aussitôt lancé un raid pour détruire son site de lancement, au cours duquel un avion F16 a été touché et s’est écrasé en Israël. Le pilote est grièvement blessé.
Cet incident a entraîné une réplique massive des forces israéliennes, qui ont visé douze sites, syriens et iraniens autour de Damas (Syrie). Deux jours avant cette escalade, l’organisation International Crisis Group avait publié un rapport très documenté sur le risque d’un nouveau front en Syrie, impliquant Israël. L’un de ses auteurs, Ofer Zalzberg, analyse les ressorts de la détérioration sur le terrain.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël répond militairement après qu’un drone a pénétré dans son espace aérien. Mais, ce matin, l’armée israélienne a agi avec une rapidité et une ampleur sans précédent. Cela signifie-t-il que les acteurs testent leurs lignes rouges respectives ?
Ofer Zalzberg : Effectivement, un incident impliquant un drone syrien n’est pas une chose nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est un drone iranien pénétrant dans l’espace aérien israélien. Pour les officiels israéliens, il s’agit d’une violation par l’Iran de l’espace israélien — l’appareil a été détruit 30 km au sud de la clôture entre Israël et la Syrie — et d’une indication claire de la collecte de renseignements par l’Iran sur Israël afin de se préparer à un conflit armé.
Nous assistons à un cycle d’action-réaction, dans lequel les parties font preuve d’une prise de risque supérieure à celles dans le passé récent : l’Iran, afin d’accroître ses capacités de renseignement sur Israël ; Israël, afin de tracer les lignes rouges qui protègent son espace aérien ; et enfin la Syrie, afin de protéger son espace aérien de frappes israéliennes.
Même si personne ne semble désireux, dans l’immédiat, de déclencher une nouvelle guerre, qui pourrait se transformer en conflit régional, pourquoi la tension monte-t-elle depuis le début de l’année ?
Tandis que les combats progressent, [le chef de l’Etat syrien, Bachar Al-] Assad et ses alliés ont repris de plus en plus de territoires et se sentent maintenant confortés. Dès lors, ils peuvent enfin réorienter des ressources et prendre des risques pour compromettre les opérations aériennes israéliennes en Syrie. Cette attitude nouvelle peut avoir un impact sur la capacité d’Israël à frapper les convois d’armement du Hezbollah allant de Syrie vers le Liban, transportant notamment des missiles de haute précision qui peuvent causer des dégâts majeurs à Israël dans une guerre future avec le Hezbollah.
A quelle conclusion avez-vous abouti dans votre rapport, publié le 8 février, dans lequel vous mettiez en garde contre une escalade possible en Syrie ?
La Russie, qui est un soutien important du régime d’Assad, est la seule puissance en Syrie en mesure de faciliter la conclusion de deux nouvelles séries d’arrangements, destinées à réduire le risque d’une confrontation plus large. Cela doit être fait dans deux domaines. Dans le sud-ouest de la Syrie, la Russie doit négocier des arrangements pour conforter l’accord de désescalade, éloignant les forces soutenues par l’Iran de la ligne de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël. Et elle doit chercher à négocier un modus vivendi entre Israël et l’Iran en Syrie, dans lequel l’Iran renoncerait à construire des ateliers de fabrication de missiles à haute précision et des infrastructures militaires, tandis qu’Israël accepterait la présence de forces étrangères dans le reste de la Syrie, en attendant la conclusion d’un accord sur l’avenir du pays. En l’absence de tels arrangements, les risques d’une escalade entre Israël, l’Iran et le Hezbollah seront bien plus élevés. Les événements de la nuit dernière en sont l’illustration.
Comme vous le notez dans votre rapport, ces derniers mois ont été marqués par des contacts intensifiés entre Israël et la Russie. Sont-ils productifs ? Israël peut-il vraiment compter sur Moscou pour juguler les plans iraniens ?
La coordination entre Israël et la Russie existe dans la mesure où Israël est, dans les faits, autorisé à frapper des cibles du Hezbollah et de l’Iran en Syrie. Les Syriens sont parfaitement au courant du fait que la Russie aurait pu utiliser ses technologies antimissiles avancées pour empêcher les frappes israéliennes, mais elle ne l’a pas fait. Mais en même temps, les Israéliens savent bien, à la lumière des incidents de la nuit dernière, que la Russie a permis au drone de traverser la Syrie et d’entrer dans l’espace aérien israélien.
Dès lors, nous voyons que la Russie fait de son mieux pour ne pas se retrouver prise au milieu du conflit entre l’Iran et Israël et pour maintenir des relations correctes avec les deux parties. On comprend bien que cela va être de plus en plus difficile. Si Moscou veut préserver des relations de coopération avec les deux parties, il est de son intérêt de parvenir à de tels arrangements. Dans leur cadre, il lui sera plus facile de protéger ses alliés à Damas. Dans le contexte d’un large conflit avec l’Iran et le Hezbollah en Syrie, Israël pourrait procéder à des frappes incapacitantes contre l’armée syrienne.
Quelles seraient les conséquences si les milices chiites soutenues par l’Iran intégraient l’armée syrienne ?
La première conséquence serait qu’il y aurait des forces armées fidèles à Téhéran au sein de l’armée syrienne. Cela rendrait bien plus improbable la possibilité pour Israël et la Syrie de revenir à la situation antérieure à 2011, quand leurs frontières étaient, de facto, les plus calmes de toutes celles qu’a Israël. Pour dire les choses simplement, il sera plus difficile de stabiliser la dynamique entre Israël et la Syrie, même si toutes les forces iraniennes et celles du Hezbollah quittent le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Analyse. Le royaume – qui ressent la pression des organisations humanitaires et de ses alliés occidentaux – se dit prêt à demeurer au Yémen aussi longtemps que nécessaire, convaincu que les houthistes ne cesseront jamais de lui mener la guerre avec l’aide de l’Iran, explique le journaliste du « Monde », Louis Imbert.
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Riyad désespère de mettre fin à sa guerre au Yémen

Analyse. Le royaume – qui ressent la pression des organisations humanitaires et de ses alliés occidentaux – se dit prêt à demeurer au Yémen aussi longtemps que nécessaire, convaincu que les houthistes ne cesseront jamais de lui mener la guerre avec l’aide de l’Iran, explique le journaliste du « Monde », Louis Imbert.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h12
    |

            Louis Imbert (Service International)








                        



                                


                            

Analyse. Une affaire intérieure yéménite. C’est ainsi que des officiels saoudiens qualifiaient, fin janvier à Riyad, les heurts qui approchaient à grand pas à Aden, la principale cité portuaire du sud du Yémen. Le royaume saoudien ne paraissait pas troublé par la contestation qui montait alors contre son allié, le gouvernement yéménite d’Abd Rabbo Mansour Hadi, et qui a dégénéré en combats ouverts dans la ville les 29 et 30 janvier, faisant au moins 38 morts.
Riyad a d’excellentes raisons de rechigner à mettre le doigt dans cette affaire. Elle oppose deux de ses alliés yéménites, qui l’assurent de leur attachement indéfectible tout en s’étranglant l’un l’autre.

D’un côté, les maigres forces du gouvernement yéménite, incapable d’assurer ses fonctions régaliennes et dont le président est en exil à Riyad ; de l’autre, un mouvement séparatiste du sud du Yémen divisé, contesté, confus, mais qui jouit d’un réel soutien populaire. Ce mouvement « sudiste » s’est imposé depuis trois ans comme le meilleur garant de la sécurité d’Aden. Il rêve à haute voix d’indépendance. Sans surprise, il a montré sa supériorité dans les rues de la ville.
Une coalition de pays arabes sunnites
L’Arabie saoudite s’est engagée militairement au Yémen en mars 2015. Elle lutte, à la tête d’une coalition de pays arabes sunnites, contre la rébellion chiite houthiste, issue du nord du pays, qui s’est emparée de la capitale, Sanaa, en septembre 2014, et qui contrôle aujourd’hui les zones les plus peuplées du pays, dans sa moitié nord. Les provinces de la bande côtière du sud sont « libérées », selon la terminologie saoudienne : les houthistes en ont été pour l’essentiel chassés. La « légitimité » du gouvernement yéménite y est préservée, et Aden en est la « capitale temporaire ». Que le Sud vive donc, qu’il règle en famille ses divisions internes et s’apaise : c’est ainsi que Riyad voit les choses.
Le président Hadi, haï par les séparatistes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Editorial. Eclipsant la compétition sportive, le dictateur nord-coréen, Kim Jong-un, a fait de l’affirmation de son pouvoir le véritable enjeu des Jeux olympiques, ouverts vendredi en Corée du Sud.
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Les JO de la Corée du Nord

Editorial. Eclipsant la compétition sportive, le dictateur nord-coréen, Kim Jong-un, a fait de l’affirmation de son pouvoir le véritable enjeu des Jeux olympiques, ouverts vendredi en Corée du Sud.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 06h39
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Ils se déroulent au sud du 38e parallèle, mais les Jeux olympiques (JO) d’hiver, qui se sont ouverts vendredi 9 février à Pyeongchang, s’annoncent comme les Jeux du Nord. Eclipsant la compétition sportive, le régime du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a réussi ces dernières semaines à dominer la scène médiatique et diplomatique autour des préparatifs.
Dans le mois qui a suivi l’annonce de la partici­pation de vingt-deux athlètes nord-coréens, le dictateur de Pyongyang a imposé son tempo aux discussions sur les équipes conjointes et le cérémonial ; il a fait de l’affirmation de son pouvoir, au-delà du sport, le véritable enjeu de ces JO.
Depuis son élection, en mai 2017, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a tout fait pour que ces JO soient ceux de la paix et du rapprochement avec le frère ennemi du Nord, dans l’espoir de favoriser la dénucléarisation. De cette première journée, pourtant, ce n’est pas le visage de cet hôte accueillant que l’on retiendra, mais celui d’une jeune femme que le monde découvrait sans le filtre de l’imagerie officielle de Pyongyang : Kim Yo-jong, la sœur cadette de Kim Jong-un.
Une invitation
Première personnalité de la dynastie Kim à la tête du régime à se rendre dans la partie sud de la péninsule depuis la fin de la guerre de Corée, Kim ­Yo-jong a volé la vedette aux dirigeants de Séoul. C’est elle qui, samedi, a transmis au président Moon une invitation à se rendre en Corée du Nord « dès que possible ».

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Pyongyang a, certes, fait quelques pas en direction de Séoul, à commencer par le renoncement, depuis le 28 novembre 2017, à tout essai balistique. En retour, M. Moon a demandé aux Etats-Unis de repousser les manœuvres militaires que Washington devait organiser avec le Sud, ce qu’ils ont fini par accepter, malgré leurs réticences. Désireux de célébrer ces Jeux de la paix avec la Corée du Nord, M. Moon a également dû demander aux Nations unies (ONU) de faire une exception pour que des personnalités nord-coréennes sous le coup de sanctions puissent venir au Sud.

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Le régime de Kim Jong-un ne s’est pourtant pas privé de placer la Corée du Sud en porte-à-faux avec son grand allié américain. A vrai dire, la rhétorique et les tweets provocateurs du président Donald Trump – il s’est vanté d’avoir « un plus gros bouton nucléaire » que Kim Jong-un –, lui ont facilité la tâche.
Le piège de l’offensive de charme de Pyongyang
Dans la même veine, le rejet par l’entourage de M. Trump de la nomination de Victor Cha comme ambassadeur américain à Séoul, poste vacant depuis un an, n’a pas contribué à mettre de l’huile dans les rouages. Ancien conseiller de George W. Bush, M. Cha ne passe pourtant pas pour une ­colombe, mais il a commis le sacrilège de critiquer l’idée de frappes préventives ­contre la Corée du Nord.
Le vice-président américain, Mike Pence, qui dirige la délégation des Etats-Unis aux JO, est visiblement déterminé à ne pas tomber dans le piège de l’offensive de charme de Pyongyang. Il a donc refusé de serrer la main du chef de l’Etat nord-coréen aux fonctions honorifiques, Kim Yong-nam, qui accompagnait la sœur du dictateur à l’ouverture des JO, et il s’est éclipsé au bout de quelques minutes de la réception organisée en marge de la cérémonie.
Vue de Washington, une telle intimité avec des hauts personnages du régime dictatorial nord-coréen reviendrait à cautionner la réalité de la puissance nucléaire fraîchement acquise par Pyongyang, en dépit de tous les avertissements de la communauté internationale. Une réalité qui reste inacceptable.



                            


                        

                        

