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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le biréacteur, un Antonov An-148 de la compagnie Saratov, transportait 65 passagers et 6 membres d’équipage, selon les agences russes.
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Un avion de ligne russe, transportant 71 personnes, s’écrase près de Moscou

Le biréacteur, un Antonov An-148 de la compagnie Saratov, transportait 65 passagers et 6 membres d’équipage, selon les agences russes.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h28
   





                        



   


Un avion de ligne russe avec 71 personnes à bord s’est écrasé près de Moscou, dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport international Domodedovo.
L’appareil Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines avait décollé en direction d’Orsk, une ville de l’Oural. Il s’est écrasé dans le district Ramenski, à 70 kilomètres au sud-est de Moscou. Selon les agences russes, 65 passagers et 6 membres d’équipage se trouvaient à bord. La préfecture a précisé qu’il n’y avait aucun survivant. Un centre de crise a été ouvert à l’aéroport Domodedovo, le second aéroport de la capitale russe en nombre de passagers.
Les autorités russes n’ont pas évoqué l’hypothèse d’un acte terroriste. Plusieurs sources, citées par les agences de presse russes, font état d’une collision entre l’Antonov et un hélicoptère de la Poste russe juste après le décollage, une version toutefois démentie par la Poste. En outre, aucun débris d’hélicoptère n’aurait été trouvé sur place.

   


20 véhicules de secours
Selon les agences, des témoins ont vu l’appareil en flammes tomber près du village d’Argounovo, au sud-est de Moscou. Les 71 passagers et membres d’équipage « n’ont eu aucune chance » de survivre, a déclaré à l’agence de presse Interfax une source au sein du ministère des situations d’urgence. La carlingue de l’appareil « est disséminée sur environ un kilomètre », a précisé à Interfax un responsable du ministère russe des Situations d’urgence.
« Plus de 150 personnes et environ 20 véhicules de secours se sont rendus sur le lieu du crash », a précisé dans un communiqué le ministère des situations d’urgence. Alors que la neige est encore tombée dimanche sur Moscou et sa région, les médias russes rapportaient que les véhicules de secours n’étaient pas en mesure d’accéder au lieu du crash, forçant les secouristes à poursuivre à pied.
Les images diffusées par les télévisions russes montrent des débris de l’appareil, aux couleurs orange de Saratov Airlines, disséminées dans des champs enneigés. « A l’heure actuelle, les sauveteurs ont réussi à arriver sur le lieu du crash. Il y a beaucoup de corps et de fragments de corps », a déclaré une source à l’agence Interfax. Un responsable régional du ministère des situations d’urgence, Sergueï Polietykhine, cité par les agences de presse russes, a indiqué qu’« une boîte noire a été trouvée sur le site du crash ».
Cinq incidents depuis 2004
Le ministre russe des transports, Maxime Sokolov, est également sur place, ont annoncé les médias russes, ajoutant qu’une enquête avait été ouverte et que plusieurs causes pour le crash étaient envisagées. L’appareil a disparu des radars deux minutes après le décollage, a indiqué une source au sein de l’aéroport Domodedovo aux agences de presse russe.
« Le président Poutine a ordonné au gouvernement de créer une commission spéciale sur cette catastrophe aérienne », a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences russes. Le président « présente ses condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches dans cette catastrophe », a-t-il ajouté.
Avion biréacteur du constructeur ukrainien Antonov, l’An-148 a réalisé son premier vol en 2004. Ce court-courrier peut transporter jusqu’à 80 passagers sur une distance de 3 600 kilomètres. Depuis son exploitation l’avion a connu au moins cinq incidents impliquant le train d’atterrissage, le système électrique et le système de guidage.
Toutefois, la compagnie Saratov Airlines, qui exploite essentiellement des avions russes Antonov ou Yakovlev, n’avait jamais été impliquée dans un accident mortel depuis la fin de l’URSS en 1991.
Le dernier accident mortel d’un avion sur le territoire russe remonte à décembre 2016. Un avion de passagers de type Tupolev Tu-154 appartenant au ministère de la défense s’était écrasé peu après son décollage d’Adler, au sud du pays. Parmi les victimes figuraient plus de 60 membres des chœurs de l’Armée Rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La Pyrénéenne de 19 ans a remporté dimanche la finale du ski de bosses, apportant à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.
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JO d’hiver 2018 : Perrine Laffont, une « bosseuse » en or

La Pyrénéenne de 19 ans a remporté dimanche la finale du ski de bosses, apportant à la France sa première médaille des Jeux olympiques de Pyeongchang.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h45
    |

            Clément Martel (Pyeongchang (Corée du Sud), envoyé spécial)








                        



   


Elle n’a pas vingt ans, mais a déjà réalisé son rêve. « J’en ai rêvé tellement de fois, je me le suis imaginé tellement, je l’ai visualisé tellement de fois et j’ai souffert tellement de fois que c’est un sentiment incroyable. Ça y est ! » Sacrée championne olympique du ski de bosses dimanche 12 février au terme d’une finale haletante, Perrine Laffont restait sur son nuage sur lequel l’avait hissé un ultime « run » (descente) sans filets. C’est elle, la gamine du Mont d’Olmes, dans les Pyrénées ariégeoises, qui a apporté à la France sa première médaille. Et du plus beau des métaux.
Dans les rêves, les titres sont plus simples à décrocher que dans la réalité, souriait la championne au sortir de la piste. « C’était la course la plus dure de toute ma vie, elle a été dure à aller chercher cette médaille. » Lessivée, les traits marqués mais heureuse, la jeune femme pouvait se jeter dans les bras de son clan, venu des Pyrénées pousser sa « Pépette » (son surnom).

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Le ski, Perrine Laffont l’a découvert dès son plus jeune âge. « J’ai commencé tellement jeune que j’ai des photos où je suis à peine plus haute que les bosses. Et je skiais avec ma tétine accrochée à ma combinaison », confiait-elle à L’Equipe en amont de la compétition. Fille d’un instructeur de ski ayant décidé de monter un club de ski de bosses - présidé par sa femme - dans sa station des Pyrénées, la jeune femme a rapidement trouvé sa voie entre les sauts et les bosses.
Pas une journée sans penser à l’or olympique
Et rapidement impressionné son monde. Incapable de dominer ses larmes au sortir d’une finale ayant sacré sa pouline, son entraîneur, Ludovic Didier, se rappelle encore du talent de « la gamine » qui a rejoint l’équipe nationale de ski de bosses.
« Quand elle est rentrée dans l’équipe, elle était très jeune, et son coup d’éclat a été rapide, dès les jeux de Sotchi. Et ça n’a pas été simple de gérer les suites de cette compétition, souligne le coach heureux d’avoir mené un collectif au titre suprême, car quand à quinze piges, tu te retrouves en finale olympique, il faut gérer cette pression pour se remettre des objectifs. On a énormément travaillé avec elle ». 
Bosseuse, Perrine Laffont l’est bien davantage que le simple jeu de mot avec sa discipline. En larmes à Sotchi au terme de la finale l’ayant vue rétrograder de la 5e à la 14e place, la jeune femme n’a pas passé une journée depuis sans penser à son rêve d’or olympique. Quitte à « sacrifier sa jeunesse », au rythme des entraînements, déplacements et autres compétitions. Et cette finale olympique, elle l’avait préparé au maximum, ne lésinant pas sur l’entraînement là où certaines de ses concurrentes misaient sur leur fraîcheur. « On avait tout anticipé », livre Ludovic Didier, y compris « la montée en puissance progressive dans la finale. » Sixième du premier run, la Française a terminé 3e du second, avant la descente finale. Et le coach de saluer le travail de la préparatrice mentale de la jeune femme - qui l’accompagné à Sotchi-, et celui de tout l’encadrement.

PERRINE LAFFONT CHAMPIONNE OLYMPIQUE !!! La jeune femme de 20 ans remporte l'or après une épreuve forte en émotion.… https://t.co/VcBsIm7PE3— francetvsport (@France tv sport)


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Ayant accumulé quatre années d’expérience par rapport à Sotchi, Perrine Laffont arrivait en Corée « avec plus de clés entre les mains pour aller chercher une médaille » , disait-elle au Monde en début de saison. Encore fallait-il ouvrir la serrure. D’un naturel stressé, la jeune femme s’est appuyé sur un entourage familier pour canaliser sa nervosité. Et le staff a tout fait pour aborder le rendez-vous olympique « comme n’importe quelle étape de Coupe du monde », relatait Fabien Bertrand, le directeur de l’équipe de France de ski acrobatique. Privée de smartphone - et de ses tentations - à l’heure d’aborder la finale, Perrine Laffont est restée dans sa bulle jusqu’au bout.
Relation fusionnelle avec son clan
Cette sérénité, Perrine Laffont l’a trouvée grâce à ses parents, Jean-Jacques et Dominique, qui non content de l’avoir mise sur des planche dès sa tendre enfance, se sont embarqués dans une rocambolesque odyssée pour aller l’encourager en Corée. Car la course de Perrine fut inversement proportionnelle aux déboires de sa famille, avec qui elle entretient une relation fusionnelle. Bloqués à Paris en raison des chutes de neige - « un comble », s’étonnait le Pyrénéen Jean-Jacques Laffont avant la finale, le clan - car les grands parents étaient du voyage - avait dû prendre un vol imprévu, changer d’avion et enchaîner par trois heures de taxi à travers la Corée avant de débarquer juste avant l’épreuve de qualifications.
Auprès de Benjamin Cavet, son camarade de l’équipe de France, la jeune femme trouve un concurrent avec qui se tirer la bourre. « On s’aide mutuellement à se pousser vers le haut » développait-elle à l’automne, se félicitant des bons résultats d’une « team France soudée ». Bien qu’ayant raté son épreuve de qualifications vendredi (terminant 21e) et ayant une épreuve de rattrapage lundi, Benjamin Cavet n’a pas manqué une miette de la finale de sa camarade. « Ça s’enchaîne vraiment, c’est surprenant. Elles ont pas le temps de souffler », glissait-il entre les deux premiers runs de la finale, qui se sont suivis sans interruption.
A bout de souffle
Au point que Perrine a abordé le dernier des trois runs de la finale à bout de souffle. « Depuis qu’on est arrivés, on n’a pas arrêté. J’ai été à chaque entrainement. Je voulais arrêter mais mes coachs n’ont pas voulu, ils m’ont poussé jusqu’à cette médaille. » Dans cette discipline belle mais cruelle qu’est le ski de bosses, chaque descente rebat les cartes, et c’est à la fin du dernier run qu’on fait les comptes. Première de la deuxième manche de la finale, la Canadienne Andi Naude en a fait les frais ce dimanche. Ultime concurrente à s’élancer, une sortie de piste a eu raison de ses rêves de médaille. Et libéré le clan français.

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Epuisée par une semaine intense, la jeune Ariégeoise a su utiliser sa fatigue pour canaliser sa nervosité : « ça m’a calmé. Je me suis dit “allez Pep, il reste un run, tu en as rêvé toute sa vie, n’aies pas de regrets”. » La « bosseuse » n’en aura pas. En revanche, elle aura besoin d’un peu de temps pour réaliser ce qui vient de lui arriver. Au point de laisser un peu d’eau franchir le barrage, après le podium. « J’ai dix-neuf ans, je ressemble à un enfant. Je ne réalise pas, je ne me sens pas prête pour ça. Mais je le veux. C’est complètement fou ». Comme un rêve qui devient réalité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Cet ancien militaire et fondateur de la société privée de sécurité Blackwater, jugée responsable d’exactions en Irak, n’est plus un paria. L’ultraconservateur a ses entrées à Washington et envisage de se lancer en politique.
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Erik Prince, un « chien de guerre » dans les arcanes de la Maison Blanche

Cet ancien militaire et fondateur de la société privée de sécurité Blackwater, jugée responsable d’exactions en Irak, n’est plus un paria. L’ultraconservateur a ses entrées à Washington et envisage de se lancer en politique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 18h15
    |

            Nicolas Bourcier (Washington, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Certains épisodes d’une vie ont l’apparence d’une incroyable répétition. Le 30 novembre 2017, la fine fleur du renseignement américain a les yeux rivés sur le Congrès, à Washington. Erik Prince, costume sombre et cravate rouge, cheveux ras, est convoqué par une commission d’enquête de la Chambre des représentants. Le fondateur de société militaire privée Blackwater et frère de la ministre de l’éducation Betsy DeVos est soupçonné d’avoir rencontré un financier russe aux Seychelles, neuf jours avant l’investiture du président Donald Trump, dans le but de créer un canal de communication discret entre le nouveau président des Etats-Unis et Vladimir Poutine. Cette rencontre, révélée en avril 2017 par le Washington Post, a encore un peu plus épaissi la ténébreuse affaire dite du Russiagate, l’enquête sur les interférences russes durant la présidentielle américaine.
Devant une vingtaine d’élus, Erik Prince apparaît droit dans ses bottes, raide dans ses commentaires, sûr de lui. Lui, le baroudeur, l’ex-commando du corps d’élite des Navy Seals, l’ancien patron de l’armée privée la plus puissante au monde, le généreux donateur du Parti républicain et conseiller officieux du président. Il arbore un léger sourire en coin, presque hautain, impatient. Devant les élus, il ne dira pas grand-chose. Erik Prince accusera l’administration Obama de l’avoir surveillé illégalement, sans donner ses sources, ni convaincre les congressistes.

Le rendez-vous aux Seychelles n’aurait, lui, duré qu’une demi-heure, peut-être même moins. Le temps d’une bière au bar d’un hôtel de luxe, « quatre étoiles ou plus », mais dont le nom lui échappe. Une discussion banale en somme, entre deux hommes d’affaires : « Je me souviens lui avoir dit que si Franklin Roosevelt a pu travailler avec Joseph Staline pour battre les nazis, alors Trump pourrait certainement travailler avec Poutine pour vaincre le fascisme islamique. Il semblait d’accord. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le XV de France, à la recherche de sa première victoire depuis un an, se déplaçait ce dimanche à Murrayfield, lors de la 2e journée du Tournoi des six nations.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Nos musiques préférées une fois adulte montrent qu’on garde toujours une petite partie de sa période collège en soi…
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On n’oublie jamais la musique de ses 14 ans

Nos musiques préférées une fois adulte montrent qu’on garde toujours une petite partie de sa période collège en soi…



Le Monde
 |    11.02.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 17h23
    |

                            Marie Slavicek








                        



   


Les Beatles ou les Rolling Stones ? Oasis ou Blur ? Kendji Girac ou Louane ? Que serait la musique sans les sempiternelles disputes qui déchirent les mélomanes ? À la suite d’une énième prise de bec – pour ou contre Born to Run, de Bruce Springsteen ? – le journaliste du New York Times Seth Stephens-Davidowitz a cherché à savoir pourquoi son frère et lui n’étaient jamais d’accord dès qu’ils parlaient de musique.
En particulier, Stephens-Davidowitz s’est demandé dans quelle mesure notre année de naissance influait sur nos goûts musicaux. Pour connaître la popularité d’une chanson auprès d’une personne en fonction de son âge et de son sexe, il a utilisé les données fournies par la plateforme de streaming musical Spotify. Résultat : même s’il existe des classiques sur lesquels tout le monde s’accorde, notre année de naissance a bel et bien son importance.
Quatorze ans, l’âge-clé
Par exemple, Creep de Radiohead est la 164e chanson la plus populaire chez les hommes de 38 ans, alors qu’elle n’est même pas dans le top 300 de ceux nés dix ans plus tôt ou dix ans plus tard. À noter que ces fans de Creep avaient environ 14 ans au moment de sa sortie, en 1993. Et c’est justement là que se trouverait la clé de l’énigme…
Le journaliste s’est penché sur les titres qui ont eu le plus de succès entre 1960 et 2000. Il a ensuite relevé l’âge qu’avaient leurs plus grands fans aujourd’hui lorsque ces chansons sont sorties.
Résultat : le cas de Creep est loin d’être une exception. Chez les hommes, les tubes sortis quand ils avaient en moyenne 14 ans (entre 13 et 16 ans) sont intrinsèquement liés à leurs goûts musicaux une fois adultes. Et chez les femmes ? En moyenne, leurs chansons préférées une fois adultes sont sorties lorsqu’elles avaient 13 ans (entre 11 et 14 ans).

   


Or, ces tranches d’âge correspondent peu ou prou à la puberté, qui arrive en général plus tôt chez les filles. Une nouvelle preuve, quasi scientifique donc, de l’importance de cette période dans la vie d’un être humain. D’une certaine façon, nos musiques préférées une fois adulte montrent qu’on garde toujours une petite partie de sa période collège en soi…
Et, grâce aux recherches de Stephens-Davidowitz, on devine ce que vous écouterez pour la Saint-Valentin selon votre âge : si vous avez 30 ans, on parie sur Crazy in Love de Beyoncé ; les amoureux de 45 ans choisiront sans doute When It’s Love, de Van Halen ; et ceux de 60 ans Let’s Get It On, de Marvin Gaye. Correct ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Tensions à la frontière israélo-syrienne, crash d’avion russe, vingt ans de réclusion pour la mère de Fiona… Retour sur les principales informations du week-end.
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Frappes israéliennes, Notre-Dame-des-Landes, procès Fiona… Les infos à retenir du week-end

Tensions à la frontière israélo-syrienne, crash d’avion russe, vingt ans de réclusion pour la mère de Fiona… Retour sur les principales informations du week-end.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 18h22
   





                        


Israël frappe en Syrie après le survol d’un drone attribué à l’Iran

   


La montée de tension dans la zone frontalière entre Israël et la Syrie s’est confirmée samedi 10 février. Après une opération israélienne en territoire syrien, une réplique de Damas a provoqué le crash d’un avion F16 de l’armée de l’air israélienne dans le nord de l’Etat hébreu, dans la région de Haïfa ; un incident gravissime pour l’armée.
Cette opération en territoire syrien avait été déclenchée en réponse à la détection d’un drone, attribué à l’Iran par l’armée, qui avait pénétré dans l’espace israélien. S’il ne s’agit pas du premier incident impliquant un drone, la nouveauté est l’ampleur de la réaction israélienne, la mise en cause de l’Iran et le ciblage du site de lancement.

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Le crash d’un avion de ligne russe fait 71 morts près de Moscou

   


Un avion de ligne russe s’est écrasé près de Moscou, dimanche 11 février, peu après avoir décollé de l’aéroport international Domodedovo. L’appareil Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines avait décollé en direction d’Orsk, une ville de l’Oural, et s’est écrasé dans le district Ramenski de la région de Moscou. Les 71 personnes qui se trouvaient à son bord sont décédées.
Les circonstances de l’accident sont toutefois inconnues. Les autorités russes n’ont pas évoqué l’hypothèse d’un acte terroriste. Depuis son exploitation, l’avion avait connu au moins cinq incidents impliquant le train d’atterrissage, le système électrique et le système de guidage.

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Procès Fiona : la mère et le beau-père condamnés en appel à vingt ans de prison

   


Vingt ans de réclusion criminelle : la sentence est tombée dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 février, pour Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, condamnés en appel par la cour d’assises de la Haute-Loire pour la mort de la petite Fiona en 2013. M. Makhlouf avait déjà été condamné à vingt ans de réclusion en 2016, mais la mère de la fillette avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement.
Cette fois, la justice a reconnu que Fiona a été victime de « maltraitance », et a également prononcé un « retrait total de l’autorité parentale » de Cécile Bourgeon sur ses deux autres enfants. Ses avocats ont annoncé qu’ils formeraient un pourvoi en cassation.

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À Notre-Dame-des-Landes, des milliers de personnes célèbrent l’abandon de l’aéroport 

   


Ils étaient entre 30 000 et 40 000 selon les organisateurs, 8 500 selon la préfecture. Samedi 10 février, la ZAD (la « zone à défendre ») avait donné rendez-vous à ses soutiens venus de toute la France, mais aussi de l’étranger, pour fêter leur victoire, à savoir l’abandon du projet d’aéroport, annoncé par le gouvernement le 17 janvier.
Au-delà de l’aspect festif, les manifestants s’étaient aussi rassemblés pour discuter des « nouveaux enjeux et combats », parmi lesquels le projet de tunnel transalpin Lyon-Turin (présence d’opposants français et italiens), la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère), la Ferme des 1 000 vaches dans la Somme, ou encore le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse).

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JO d’hiver : la Française Perrine Laffont championne olympique de ski de bosses

   


Perrine Laffont, 19 ans, a offert à la France sa première médaille d’or des Jeux olympiques d’hiver 2018 – la première médaille tricolore tout court – en remportant, dimanche 11 février, l’épreuve des bosses en ski acrobatique, à Pyeongchang. Avec 78,65 points, Perrine Laffont s’est imposée de la plus courte des marges (78,56 pour sa dauphine).
En revanche, Martin Fourcade, très attendu sur l’épreuve de sprint du biathlon dimanche, n’a terminé qu’en huitième position. L’or reste à sa portée en poursuite, lundi.

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Le week-end sportif
Rugby. La France s’est inclinée face à l’Écosse 26 à 32, subissant sa deuxième défaite dans le Tournoi des six nations.
Ligue 1. L’AS Monaco a profité du faux pas de l’OM à Saint-Etienne pour reprendre la deuxième place derrière les intouchables Parisiens, victorieux à Toulouse grâce à un but de Neymar.
Fed Cup. La France avait pris l’avantage face à la Belgique mais Alison Van Uytvanck a ramené les deux équipes à égalité. L’issue de cette confrontation va donc se jouer lors du double décisif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président du  CRAN explique souhaiter changer la thématique du bal de la « Nuit des Noirs », pour rompre avec le passé colonial et le racisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/02/2018
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Louis-Georges Tin : « Le blackface est l’envers grimaçant de l’esclavage »

Dans une tribune au « Monde », le président du  CRAN explique souhaiter changer la thématique du bal de la « Nuit des Noirs », pour rompre avec le passé colonial et le racisme.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 14h59
    |

                            Louis-Georges Tin (Président du Conseil représentatif des associations noires de France)








                        



                                


                            
[Le carnaval de Dunkerque (du 6 janvier au 8 avril) est accusé par des associations antiracistes de promouvoir le blackface – pratique originaire d’Europe puis ­amplifiée aux Etats-Unis, qui consiste à se maquiller et incarner des caricatures stéréotypées de personnes noires –, à l’occasion du 50e anniversaire de la « Nuit des Noirs ». Ce bal, prévu le 10 mars, attire, depuis cinquante ans, des milliers de personnes. En décembre 2017, le footballeur français Antoine Griezmann avait déjà provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux et dans les opinions en publiant une photo où il apparaissait grimé en noir, hommage, selon lui, aux basketteurs des Harlem Globetrotters, dont il est fan. Il avait aussitôt présenté ses excuses pour ce geste « maladroit » et « blessant ».]

Tribune. Le 10 mars, au cours du carnaval de Dunkerque (Nord), les festivaliers entendent organiser une « Nuit des Noirs ». L’affiche est partout dans la ville : les fameux « Noirs » sont en fait des Blancs totalement grimés, bouche écarlate, os dans le nez ou dans les cheveux, pagnes de paille. Cette soirée est censée se tenir dans une salle cogérée par la ville, et aimablement prêtée par le maire, Patrice Vergriete, qui soutient sans complexe cet événement douteux.
Cette soirée s’inscrit dans la tradition ancienne du blackface, c’est-à-dire des déguisements raciaux. On se souvient bien sûr de la photo publiée le 17 décembre sur Twitter par le footballeur Antoine Griezmann, et ensuite retirée. Mais depuis quelques mois, plus de quinze affaires de ce genre ont défrayé la chronique. On se souvient, par exemple, de l’opéra de Lyon qui avait programmé un spectacle de Ravel, tout à fait vulgaire, avec du blackface.

Evoquons aussi le photographe Philippe Savoir, qui affirmait sans vergogne, en janvier dans Stupéfiant, sur France 2, qu’il ne fait pas de blackface, alors que son portfolio en ligne s’intitule...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Malgré un excellent ski, le Français n’a fini que huitième du sprint du biathlon, la faute à une mauvaise analyse du vent sur son premier tir. L’or reste à sa portée en poursuite, lundi.
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JO 2018 : vent mauvais pour Martin Fourcade

Malgré un excellent ski, le Français n’a fini que huitième du sprint du biathlon, la faute à une mauvaise analyse du vent sur son premier tir. L’or reste à sa portée en poursuite, lundi.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h38
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


« Trois cordons ! Cordon basse droite. Si y’en a une qui tombe il est champion olympique. » Lionel Laurent, ancien entraîneur de l’équipe de France féminine de biathlon, reconverti attaché de presse des biathlètes français, est vert. « Cordon », en biathlon, ça veut dire à la frontière de la cible. Avec un peu de chance, la cible tombe. Mais pas toujours.
Dimanche 11 février, dans le congélateur d’Alpensia (moins 11 degrés), où se déroulent les épreuves de ski nordique des Jeux olympiques de Pyeongchang, Martin Fourcade a sorti trois balles sur son tir couché du sprint : un 2/5, du jamais vu pour lui depuis janvier 2017. Lui qui a fait du tir une science presque exacte, à 91 % de réussite cette saison.

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                JO d’hiver 2018 : Martin Fourcade, maître du jeu



A l’arrivée, parce qu’il avait fait tomber rapidement ses cinq cibles au debout et pétrolé à skis (meilleur temps final), le Catalan était tout de même huitième. Il fusait tellement, sur cette piste exigeante de Pyeongchang, qu’on a bien cru, dans la dernière boucle à skis, qu’il referait une partie de ses 24 secondes de retard pour décrocher un podium.
« La course de ma carrière que j’ai le mieux préparée »
Mais au moment où il finissait face aux journalistes son passage en zone mixte, aussi rapide qu’à skis,, force était de constater que trois autres étaient sur le podium, là où Martin Fourcade était toujours monté depuis près d’un an. Tout en haut, l’Allemand Arnd Pfeiffer, dont le palmarès (champion du monde du sprint en 2011, six victoires dans la spécialité en Coupe du monde) rappelle que le vent, plus faible que la veille, n’a pas transformé la compétition en loterie.
« Aujourd’hui, potentiellement, j’étais peut-être le meilleur athlète, mais au final il y en a trois qui montent sur le podium et moi je les regarde en vous parlant… Voilà, c’est le jeu ! », disait Martin Fourcade avant de partir préparer une poursuite dont il demeure, au vu de sa performance du jour, le favori.
« J’avais super bien abordé cette course, en chassant les pensées parasites, le stress, forcément un peu présent. C’est assez dur pour moi de comprendre car c’est la course de ma carrière que j’ai le mieux préparée, la grande course que j’ai le mieux gérée d’un point de vue émotionnel. »
Et pourtant. « J’étais prêt et ça ne bascule pas de mon côté. Pourquoi ? Peut-être que Franck vous le dira mieux que moi. Moi, à chaud, je ne comprends pas. »
« Il faut être très intelligent pendant le tir »
Alors on est allé voir Franck, pour comprendre. Une heure après l’échec, Franck Badiou pose pour des photos et tire sur une clope, « parce que là, j’en ai besoin ». Sur le pas de tir, ce soir, ses hommes ont arrosé : quatre au départ, douze fautes.
On se dit que le vent a été tournant, illisible comme la veille, voire défavorable aux Français. Pas du tout : « Faut pas en faire toute une montagne, on était plutôt bien, le vent était assez souvent dans le même sens, en tout cas pour les Français. Plus ou moins fort mais dans le même sens. Ils sont partis avec un schéma plutôt clair… Mais peut-être trop prudent. »

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                JO 2018 : Martin Fourcade, à la poursuite du record



Une prudence rassurante pour une première épreuve olympique, mais pas forcément efficace. Martin Fourcade, explique son entraîneur de tir (depuis 2016), a ainsi refusé de sortir des réglages préétablis.
Arrivés sur le pas de tir, les biathlètes regardent les fanions indiquant le sens et la force du vent et adaptent éventuellement leurs réglages faits dix minutes avant le départ. Ils ajustent la visée en « cliquant » (du nom du bruit de la molette que l’on tourne pour compenser la déviation des balles due au vent), ou « contre-visent » en bougeant légèrement leur arme. « Le vent est assez capricieux, il faut vraiment être très intelligent pendant le tir », résumait Quentin Fillon-Maillet (48e), se reprochant une mauvaise analyse des conditions météorologiques.

   


« Il a eu sous les yeux tous les indices »
Pour Franck Badiou, les réglages étaient les bons. Mais méritaient d’être adaptés sur ce premier tir fatal à Martin Fourcade : « Vraisemblablement, pour lui, l’inclinaison du fanion devait ressembler à ce qu’il avait vu aux réglages. Sauf que ce fanion fluctuait. Ce n’était pas franc. Il insiste un peu là-dessus et les trois balles qu’il met dehors, c’est un vent un peu plus fort qui les a sorties. Il y a un manque de réussite. »
« Je pense sincèrement que pendant la course ça n’a pas été pire (que lorsque les réglages ont été faits). Martin est arrivé sur une situation qui était visuellement acceptable. (…) Il a eu sous les yeux tous les indices, il a pu les évaluer, et je pense sincèrement qu’il s’est dit : ça rentre dans ma fourchette, je le tente. (…) Il y a forcément l’effet JO, qui fait que l’on est peut-être trop prudent. C’est peut-être l’emprise de l’événement qui fait qu’on reste dans des garanties tout risque alors qu’à ce moment là, ca ne suffit pas. »
Après la course, Martin Fourcade était décrit par tout son entourage comme écœuré du scénario, déjà défavorable sur ses précédents sprints olympiques (35e à Vancouver, 6e à Sotchi). « Il est mortifié », selon Badiou.
A Sotchi, Fourcade avait survolé la poursuite. Ses adversaires peuvent craindre le même scénario demain (13 heures, heure française) : avec 22 secondes de retard au départ et alors que son rival Johannes Boe est relégué à une minute et 12 secondes (4 fautes), le Français fait figure de favori. Et le vent est annoncé moins fort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Deux témoignages d’un couple contredisent la version du déroulé de la soirée présentée par l’accusation.
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Affaire Maëlys : des témoignages contradictoires et des zones d’ombre

Deux témoignages d’un couple contredisent la version du déroulé de la soirée présentée par l’accusation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h21
    |

            Henri Seckel








                        


Qu’est-il arrivé à Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017 ? Les parents de l’enfant disparue et l’opinion publique ont déjà forgé leur conviction, à savoir celle livrée le 30 novembre en conférence de presse par le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.
Puisque l’Audi A3 de Nordahl Lelandais est filmée par une caméra de surveillance de Pont-de-Beauvoisin (Isère) à 2 h 47 en provenance de la salle des fêtes et en direction de son domicile, et à 3 h 24 dans l’autre sens ; puisqu’à l’aller, on voit une forme floue et blanche – comme la robe que portait Maëlys – sur le siège passager, et que celle-ci a disparu au retour ; puisque le suspect a activé le mode avion de son téléphone portable une minute avant le premier passage et l’a désactivé une minute après le second, alors c’est entendu : Nordahl Lelandais a embarqué l’enfant de 9 ans, rendu la localisation de son téléphone impossible, et s’est absenté de la soirée de 2 h 46 à 3 h 25.
« Pour nous, dit le procureur, c’est la période où l’homicide a eu lieu. » La lecture du dossier de l’enquête, que Le Monde a pu consulter, soulève toutefois un doute : deux témoins affirment avoir vu Maëlys à la salle des fêtes pendant ce créneau horaire. Il s’agit d’un cousin de la mère de Maëlys, Christopher D., et de sa compagne, Delphine G., âgés de 30 et 29 ans, et parents d’une petite Léa (le prénom a été modifié).
Christopher D. affirme, lors de son audition du 29 août :
« Vers 3 h 05, nous sommes allés dire au revoir à la mariée, qui était à l’entrée de la salle. Le marié était dans la salle, vers la piste de danse. En repartant pour sortir vers 3 h 10-3 h 15, j’ai croisé la petite Maëlys, qui m’a dit : “Au revoir, le papa de Léa.” Elle était à l’intérieur. »
« Etes- vous sûr de ces horaires ? », lui demande-t-on lors de sa seconde audition, le 27 septembre. Il en est sûr, car avant d’aller dire au revoir aux mariés et de croiser Maëlys, un invité lui a dit « qu’il allait être bientôt 3 heures » ; il est ensuite resté « une dizaine de minutes maximum » dans la salle pour dire au revoir ; et le temps de faire le trajet de la salle à son domicile – « entre dix et quinze minutes » –, de se déshabiller et d’entrer dans sa chambre, son radioréveil indiquait 3 h 35.
Entendu une troisième fois le 22 octobre, Christopher D. donne toutefois un horaire différent. Il dit avoir vu Maëlys lorsqu’il a salué les mariés « entre 2 h 45 et 3 heures. Je donne une fourchette car je n’ai pas regardé l’heure. » Il continue d’affirmer être parti à « 3 h 10 ou 3 h 20 ».
« Au revoir, le papa de Léa »
Plus troublant est le témoignage de Delphine G. qui raconte, lors de sa première audition le 29 août : « Nous avons dit au revoir à Maëlys dans la salle ; il était 3 h 15-3 h 20. Elle ne m’a pas parlé. Elle a dit à mon copain : “Au revoir, le papa de Léa.” » A sa seconde audition, le 25 septembre, on lui demande : « Etes-vous sûre de cet horaire ? » Elle répond :
« Oui, je me suis référée à l’horloge de mon domicile en rentrant. Je me souviens qu’elle indiquait 3 h 35. Sachant que cette horloge avance de cinq minutes, il était donc 3 h 30. Je pense que le trajet entre la salle des fêtes et mon domicile se fait en une dizaine de minutes. » Soit un départ autour de 3 h 20.
Question : « Vous souvenez-vous avoir regardé votre montre ou votre téléphone à votre départ de la salle ? » Réponse : « La dernière fois où j’ai consulté mon téléphone, il affichait 3 heures du matin. Le temps de dire au revoir aux mariés, nous sommes restés un peu dehors, de l’ordre d’un quart d’heure environ. »
« Ainsi, écrivent les enquêteurs, Delphine G. précise avoir regardé son téléphone, lequel indiquait 3 heures soit, selon ses dires, juste avant qu’elle et son mari ne disent au revoir aux mariés et à Maëlys. » Comment, alors, Maëlys pourrait-elle s’être trouvée dans la voiture de son ravisseur à 2 h 47 ? Me Alain Jakubowicz, l’avocat du suspect, ne s’est pas privé de formuler cette énigme lors de ses rares sorties médiatiques. Le procureur de Grenoble se dit « très réservé sur les témoignages quand il s’agit de déterminer un horaire sur ce qu’on a fait lors d’un événement festif ». Mais celui de Delphine G. est un véritable point d’interrogation.
Réponse doublement étrange
Le dossier en comporte de nombreux autres au sujet de l’activité de Nordahl Lelandais, qui a parfois bien du mal à s’expliquer. Les enquêteurs identifient sa voiture sur les images de vidéosurveillance ? « C’est une Audi A3, oui, mais ce n’est pas moi. Ce n’est pas ma voiture », rétorque-t-il. Pourquoi activer le mode avion de 2 h 46 à 3 h 25 ? « Pour l’économie de la batterie », explique-t-il lors de sa dernière audition. Réponse doublement étrange car sa batterie affiche alors 68 %, et lors d’une audition précédente, il n’avait pas dit l’avoir activé. « Je n’ai pas d’explication pourquoi je l’ai pas dit à ce moment-là. »
Sur d’autres points, ses explications, pas toujours convaincantes, ne sont pas complètement dénuées de crédibilité pour autant. Pourquoi quitte-t-il la salle quelques minutes avant l’arrivée des gendarmes ? « La cocaïne que j’avais sur moi [et qu’il a consommée avec d’autres convives]. » Pourquoi donne-t-il, lors de sa première audition, un seul de ses deux numéros, mais pas celui qu’il utilisait le soir de la fête ? « La ligne de ce téléphone doit s’arrêter le 7 septembre, j’ai demandé la résiliation pour des fréquents problèmes de réseau. Comme j’utilise les deux lignes, j’ai donné [l’autre]. »
Au lendemain des faits, on le voit récurer sa voiture dans une station-service pendant plus de deux heures ? « J’ai un ami qui doit me la racheter, mais pour me taquiner, il me disait : “il y a ceci, il y a cela”. Je l’ai nettoyée de manière excessive pour qu’elle soit nickel. » L’acquéreur, Boris N., confirme : « Ça doit faire un an que je lui dis que je vais lui acheter sa voiture. Vendredi [veille du mariage], on s’est retrouvés pour en parler. Je lui ai dit que je voulais le faire dans la semaine. »
ADN de transfert
Autre élément supposé à charge, diverses blessures superficielles au niveau de l’épaule, du genou ou du mollet du suspect, qui invoque « le jardinage ». Plusieurs proches confirment. Et pour le médecin légiste, « les caractères techniques macroscopiques de ces blessures ne sont pas évocateurs de lésions résultant de griffures ». Ce qui exclut l’hypothèse d’une lutte.

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                Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?



Reste l’ADN de Maëlys retrouvé dans sa voiture, sur le bouton d’allumage des phares. Nordahl Lelandais suppose qu’il s’agit d’un ADN de transfert, qui a pu se retrouver sur sa main à lui à la suite de deux épisodes : Maëlys, dit-il, a touché son téléphone lorsqu’il lui a montré des photos de ses chiens ; puis elle et un petit garçon, assure-t-il, ont passé quelques secondes dans sa voiture pour vérifier que les chiens en question n’y étaient pas, et il les a aidés à en descendre.
Deux épisodes qu’il n’a pas racontés d’emblée lors de ses auditions, au fil desquelles son discours semble parfois s’adapter à l’évolution de l’instruction. Ces variations ne sont pas des preuves, mais laissent perplexes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le premier jour du carnaval, les organisateurs ont instauré un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place Saint-Marc. Une première dans la gestion du tourisme de masse.
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Venise canalise la foule du carnaval


                      Le premier jour du carnaval, les organisateurs ont instauré un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place Saint-Marc. Une première dans la gestion du tourisme de masse.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 17h02
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








   


Sept cents personnes supplémentaires pour assurer le maintien de l’ordre aux abords de la place Saint-Marc, des militaires sur les toits, des communiqués martiaux dans les jours précédant l’événement… L’affaire avait été préparée comme une opération militaire. Et finalement, à la surprise générale, les choses se sont passées comme à la parade.
Dimanche 4 février, à 11 heures du matin, Elisa Constantini, 19 ans, désignée en 2017 parmi douze jeunes Vénitiennes comme la « Marie » du carnaval 2017, s’est élancée dans le vide depuis le campanile de la basilique, attachée à un filin. La lumière étant plutôt claire, la jeune femme a pu discerner au loin, vers le nord, les maisons colorées de l’île de Burano, où elle a grandi. Puis, sous un tonnerre d’acclamations, elle s’est posée doucement sur la scène installée au beau milieu de la place Saint-Marc. Les dix jours de festivités pouvaient commencer. Le « vol de l’Ange », premier temps fort du carnaval de Venise, s’est déroulé sans accroc. Mais si les organisateurs ont poussé un soupir de soulagement, à la mi-journée, c’est pour une tout autre raison.

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En effet, comme chaque année, l’ouverture du carnaval a été l’occasion d’un déferlement de touristes venus du monde entier. Mais cette fois, pour contenir la foule, les organisateurs ont tenté une expérience inédite : l’instauration d’un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place. Et si la démonstration des forces de l’ordre, d’une ampleur inédite, était avant tout destinée à prévenir le risque d’attentats, elle visait aussi à faire respecter cette mesure. Pour rendre plus difficile l’arrivée à temps des touristes n’ayant pas dormi sur place, le « vol de l’Ange » a été avancé de quelques heures, tandis qu’à tous les points d’entrée de la place, dès le petit matin, des stewards munis de tablettes ont été postés pour calculer en temps réel l’affluence, et stopper les entrées une fois atteint le chiffre fatidique.
30 millions de visiteurs en 2017
Une expérience similaire avait été tentée une semaine plus tôt le long du canal de Canareggio, théâtre d’un défilé qui marque traditionnellement l’ouverture du « vrai » carnaval, celui des Vénitiens. Elle avait fait craindre le pire, tournant très vite au fiasco. Mais il est bien plus facile de contrôler le trafic sur une place close que le long d’un canal, de même qu’on canalise plus aisément le trafic d’une foule perdue dans la ville que celui d’habitants qui en connaissent tous les secrets…

   


Avec près de 30 millions de visiteurs en 2017, Venise est soumise à une pression grandissante. La circulation embouteille complètement les rues et nourrit la colère des résidents. La situation va s’empirant, au point de pousser nombre d’habitants à quitter un centre historique congestionné et hors de prix pour rejoindre les quartiers situés sur la terre ferme. Mais comment réguler le tourisme de masse alors qu’il est devenu la principale ressource de la ville ? L’équation est presque insoluble. Ces derniers mois, plusieurs pistes ont été ébauchées par la mairie : instaurer un système de réservation pour accéder aux lieux les plus courus du centre-ville, limiter les accès aux gares terrestres et maritimes, créer un nouveau parcours pour les navires de croisière… Le « numerus clausus » instauré dimanche en est la première expérimentation concrète.

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Cela n’a pas, du reste, empêché l’afflux de visiteurs. Selon les estimations de la Commune de Venise, plus de 120 000 personnes sont arrivées en ville pour la seule journée du 4 février. Un chiffre à ajouter aux dizaines de milliers de touristes déjà sur place, et à mettre en rapport avec la population de la ville : en 2017, le nombre de résidents est passé sous la barre des 54 000.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’avocate, qui avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme, a succombé à une crise cardiaque à l’âge de 66 ans.
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Mort d’Asma Jahangir, militante pakistanaise des droits de l’homme

L’avocate, qui avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme, a succombé à une crise cardiaque à l’âge de 66 ans.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h48
   





                        



   


L’avocate et militante pakistanaise Asma Jahangir, qui avait dédié sa vie à la défense des droits humains et de la démocratie, est morte d’un arrêt cardiaque à l’âge de 66 ans, a annoncé sa famille dimanche 11 février . Elle avait été rapporteur spécial des Nations unies pour le Conseil des droits de l’homme.
Le premier ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, a fait part de son « chagrin » et a salué les « immenses contributions » de Mme Jahangir, pour la défense de la justice. Sa compatriote Malala Yousafzai, lauréate du prix Nobel de la paix, qui l’avait rencontrée une semaine plus tôt à Oxford, a tweeté : « J’ai le cœur brisé que nous ayons perdu Asma Jahangir ».
Distinguée par la Légion d’honneur en 2014
Asma Jahangir avait reçu en 2014 les insignes d’officier de la Légion d’honneur, plus haute distinction française, pour « son courageux engagement pour la défense des droits humains, pour son appui continu en faveur de l’abolition de la peine de mort et pour sa contribution exceptionnelle au développement d’une culture universelle des droits de l’homme ». Elle s’était également vu attribuer le prix Right Livelihood, « Nobel alternatif », la même année.

        Lire notre article d’archive de 2005 consacré à Asma Jahangir :
         

          Une représentante de l'ONU juge la loi française "à double tranchant"


Fondatrice de la Commission pakistanaise des droits de l’homme, Mme Jehangir avait affronté menaces de mort, coups et passage en prison dans des affaires de défense des droits humains. Elle avait aussi remporté nombre de batailles au cours de sa carrière, obtenant la liberté pour des travailleurs forcés enchaînés par leur dette, et n’hésitait pas à critiquer ouvertement la puissante armée pakistanaise, y compris lorsqu’elle devint la première femme à présider le barreau pakistanais. Elle avait été arrêtée en 2007 sous le régime du général Pervez Musharraf, et avait affirmé en 2012 que sa vie était menacée par les redoutés services secrets du pays, l’ISI.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Pour « La Matinale du Monde », l’écrivain, Goncourt en 2013, explique qu’il n’a plus douté après la rencontre avec sa seconde femme, Pascaline.
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Pierre Lemaitre : « Je suis né à 50 ans »

Pour « La Matinale du Monde », l’écrivain, Goncourt en 2013, explique qu’il n’a plus douté après la rencontre avec sa seconde femme, Pascaline.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 15h46
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

En 2013, Pierre Lemaitre recevait le prix Goncourt pour Au revoir là-haut (Albin Michel). Le premier volet d’une trilogie dont il vient de publier la suite. Avec Couleurs de l’incendie, l’écrivain poursuit son exploration de l’entre-deux-guerres.
Je ne serais pas arrivé là si…
Si je n’avais pas rencontré Pascaline, en 2000. Grâce à elle, je suis né à 50 ans. J’ai l’impression d’avoir pris un retard à la naissance et toute ma vie d’avoir couru après. Cette femme a changé ma vie. Tous mes romans lui sont dédiés.
Est-ce la première personne qui ait cru en vous en tant que romancier ?
Oui. Il y a une phrase de Barbey d’Aurevilly (1808-1889), qui dit citer Mahomet, que j’aime beaucoup : « J’ai aimé des femmes plus jeunes et plus belles mais personne comme elle car elle croyait en moi alors que personne n’y croyait. » Je ne pourrais pas le dire mieux.
Comment l’avez-vous rencontrée ?
J’enseignais la littérature à des bibliothécaires. Elle participait à l’un de mes séminaires. A cette époque, j’étais marié avec une femme que j’aimais. Mais Pascaline a créé un raz de marée dans ma vie. Deux ou trois ans plus tard, j’ai divorcé et nous nous sommes mariés.
Et elle a découvert un de vos manuscrits…
Non. Elle savait que j’écrivais, je lui en parlais, mais je refusais de lui donner à lire parce que j’étais un homme très facilement envahi par le doute. Grande lectrice et experte en tant que bibliothécaire, je craignais que son jugement soit sans appel. Et puis, in fine, en 2005, je lui donne un texte. Elle le lit et dit sans forfanterie : « Il faut le terminer parce que ce livre va être publié. » C’était mon polar intitulé Travail soigné. Je me croyais malchanceux, elle m’a dit que j’étais talentueux. Ça change tout !
Quelle a été votre réaction lorsque Pascaline vous a prédit que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Avec 51 épreuves ouvertes aux femmes, le CIO propose autant d’épreuves féminines que masculines. Pourtant, en nombre d’athlètes, la parité n’est pas encore atteinte malgré les efforts du comité.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Une campagne militaire a été lancée quelques jours après une attaque contre une mosquée dans le Nord-Sinaï qui avait fait plus de 300 morts.
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Compte rendu

Egypte : seize djihadistes tués dans un vaste coup de filet au Sinaï

Une campagne militaire a été lancée quelques jours après une attaque contre une mosquée dans le Nord-Sinaï qui avait fait plus de 300 morts.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-11T14:09:34+01:00"

        Le 11.02.2018 à 14h09






    
Opération militaire contre des djihadistes dans le Sinaï vendredi 9 février. 
Crédits : HANDOUT / REUTERS


Seize djihadistes ont été tués et 34 arrêtés depuis vendredi dans le nord et le centre de la péninsule du Sinaï, dans l’est de l’Egypte, a annoncé dimanche 11 février l’armée dans le cadre d’une opération antidjihadiste.
Baptisée « Sinaï 2018 », cette campagne militaire mobilise l’aviation et la marine, dans et autour du Sinaï, région où la branche locale du groupe Etat islamique (EI) mène régulièrement des attaques meurtrières.
Soixante-six « repaires » détruits
Dans un communiqué, le porte-parole de l’armée a annoncé « l’élimination de 16 éléments takfiristes » (extrémistes) ainsi que l’arrestation de 34 autres. Soixante-six « repaires » de djihadistes, 11 véhicules et 31 motos ont été détruits, d’après la même source qui cite aussi la découverte et la destruction d’un laboratoire d’engins explosifs, d’un « centre d’information » contenant du matériel informatique et de communication, ou de six champs de cannabis et d’opium.

        Lire aussi :
         

                L’attaque contre la mosquée de Bir Al-Abed est la plus meurtrière de l’histoire récente de l’Egypte


Après un attentat, non revendiqué, contre une mosquée dans le nord du Sinaï qui avait fait plus de 300 morts le 24 novembre, le président Abdel Fattah Al-Sissi avait donné trois mois à son chef d’état-major et son ministre de l’intérieur pour rétablir la sécurité et la stabilité au Sinaï. Cette opération militaire survient à un mois et demi de la présidentielle


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Pour casser la routine d’une vie de couple sans sexe (ou si peu), la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette a quelques idées.
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Désir sexuel, sortir de l’hibernation


                      Pour casser la routine d’une vie de couple sans sexe (ou si peu), la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette a quelques idées.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 14h40
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Blue Monday + 1 mois, dépression hivernale, il a plu, il a neigé, le comble du romantisme consiste à faire glisser sensuellement l’emballage plastique du plat micro-ondable, la libido se fait plus rare que les apparitions de Xavier Dupont de Ligonnès. Vous n’avez plus envie. Parce que ce ralentissement est considéré comme incontournable, vous pourriez même ne pas essayer. Mais parce que la Saint-Valentin arrive dans trois jours… vous êtes censé(e) faire un effort.
Se servir du calendrier pour mettre son désir sous pression ? Et pourquoi pas ? C’est toujours mieux que de baisser les bras. Et quitte à prendre l’initiative d’un réchauffement sexuel, autant ne pas attendre que ça vienne d’ailleurs – c’est-à-dire de votre partenaire, renvoyé d’office au rôle de mendiant, de psy ou de coach (ou de chippendale, soyons optimistes).
Première précision : prendre sur soi n’équivaut pas à se culpabiliser pour tout et n’importe quoi, mais à appliquer sa capacité d’action là où elle est nécessaire. Si votre partenaire ne fait aucun effort, ou semble prendre un malin plaisir à laisser traîner ses tasses de café, il est parfaitement légitime que la libido trinque – seulement, ce n’est pas en faisant de la rétention sexuelle que vous résoudrez le moindre problème domestique, sinon vous pensez bien que la question palestinienne serait réglée.
Vous n’êtes pas responsable non plus du décroissement statistique du désir : les femmes notamment commenceraient à se lasser après à peine une année de couple – une tendance à ne pas confondre avec une fatalité (car les couples qui ne croient pas aux statistiques s’en tirent mieux).
Equations assassines
Deuxièmement, parce que personne ne devrait faire l’amour sous pression des pairs ou d’une chronique dominicale (fût-elle signée d’une main aussi délicieuse que la mienne), rien ne vous oblige à maintenir une façade d’activité sexuelle. Parfois, les éléments sont contre vous : dépression, médication, bébé à bord… les raisons d’un désintérêt passager sont multiples.
C’est quand la négligence s’installe qu’il faut se demander, au moins, si elle est partagée. Car pour peu que les deux partenaires soient d’accord, la sexualité se range facilement au rayon « oubli » du congélateur, entre deux restes de Noël 2004. Une parfaite symétrie de l’indifférence est cependant rare, et la répétition du rejet se révèle, sans surprise, extrêmement difficile à avaler – surtout quand on se désinvestit aussi des baisers ou de la tendresse. Notre propension à la procrastination sexuelle a beau être sans limite, le conjoint délaissé sera tenté de se lancer dans des équations assassines : la télévision, les romans, le travail, et même les insomnies, passent avant les relations sexuelles – traduction : « passent avant moi ».
Si vous décidez de vous extraire de votre apathie sexuelle, le plus gros mythe à bousculer est celui qui veut que le désir préexiste à toute interaction sexuelle (1. j’ai envie, 2. je soulage cette envie auprès de mon partenaire) – alors même que l’expérience commune démontre l’existence de petits arrangements redoutablement pratiques (1. j’ai envie de relire les Evangiles, 2. je vais quand même tenter d’honorer mon devoir conjugal, 3. ah tiens, la sexualité est une jolie chose, 4. Dieu est amour).
Vous l’avez lu mille fois : l’appétit vient en mangeant, l’énergie vient en remuant, le désir vient en touchant, caressant, activant ses nerfs et neurones. Mettre la charrue avant les bœufs constitue ici l’option réaliste. L’enclenchement de la mécanique peut prendre la forme d’une conversation, d’une caresse ou d’une masturbation.
Ne pas associer sexualité et corvée
Dans un accès de volontarisme, vous réexaminerez vos priorités : comment se fait-il que le sexe passe systématiquement après tout le reste, et demande une logistique plus complexe que l’organisation d’un G20 ? La fréquence sexuelle peut constituer une résolution de Nouvel An, ou s’inscrire au planning. Qu’est-ce que vous risquez ? Au pire, quelques minutes de votre temps en échange d’une conscience apaisée. Ça n’est pas un mauvais calcul. Ne répète-t-on pas constamment que le couple demande du travail ? Eh bien, la sexualité aussi.
Délaissons pourtant les caricatures : nous ne sommes pas au bagne. Veillons donc à ne pas associer sexualité et corvée, et simplifions-nous la tâche. Côté paresse, êtes-vous plutôt du matin, du soir ? Est-ce qu’un bon dîner vous assomme ou vous met en bouche ? Un dernier verre, ou l’addition ? Allez au plus simple – sauf si vous êtes de nature laborieuse, auquel cas ça change tout et je cherche un homme de ménage.
Cherchez la distance nécessaire au désir. Planifiez des activités nouvelles. Tentez d’érotiser l’espace du quotidien (une nouvelle guirlande, ou un nouveau caleçon). Quant aux plus riches, ils s’offriront un nouveau départ érotique en partant trois semaines à Tromsø. C’est de la triche. Mais ça peut très bien fonctionner.
Puisque nous entrons au lit, quid des pratiques ennuyeuses ? Impossible, sauf mauvaise foi affichée, de tout remettre sur le dos du conjoint : la routine se construit à deux. Mais plutôt que de battre votre coulpe (pratique absolument pas ennuyeuse quand elle s’effectue en donjon), commencez par vous écrire un mot d’excuse : plus on désinvestit la sexualité en se plaçant dans une position de passivité, moins on apprécie le rapport, et plus on persiste à se désinvestir (selon la fameuse règle, jamais établie par personne, qui voudrait qu’on puisse obtenir de meilleurs résultats en répétant les mêmes erreurs, ou en sautant du navire).
Communiquer
De minuscules variations suffisent. Inutile d’attraper la migraine, de réinventer la roue ou d’aller en orgie (on y mange généralement très mal) : changez un détail, n’importe lequel, n’importe comment, vous aurez déjà accompli le plus important.
Parce qu’aucune recette unique ne fonctionne pour tout le monde, les cérébraux délaisseront les boxers en satin et le Kamasutra pour explorer la spécificité de leurs fantasmes ou curiosités du moment. Remotiver son répertoire peut passer par de la rêverie ou des références culturelles (les éditions La Musardine viennent de sortir un Petit éloge de la jouissance féminine, par Adeline Fleury, qui réveillerait un mort).
Si vous n’avez pas d’idées, votre conjoint pourrait-il/elle vous guider ? Etes-vous prêts à livrer en retour vos secrets personnels ? Difficile d’avoir une bonne relation avec sa sexualité si on passe son temps à taire ses désirs les plus intimes : en l’absence d’une bonne communication, toutes les « solutions » sexuelles restent à l’état d’ersatz. Bienfait ou damnation, je vous laisse juges : la sexualité ment mal, surtout au long terme. La sexualité se ferait atomiser au premier round d’un tournoi de poker.
Acceptez enfin l’échec, la foirade, la déconnexion, la frustration, l’anxiété, et même une certaine exaspération – toutes ces émotions qui font partie du jeu. Est-ce si important de « réussir » ? Quelles idées fourrons-nous dans cette expression ? Si nous avions à choisir, désirerions-nous plutôt la réouverture de la communication charnelle, ou un bête orgasme ?
Si vous avez lu cette chronique jusqu’ici, c’est certainement parce que vous cherchez un espace d’indulgence envers vous-même autant qu’envers votre partenaire – un espace de bienveillance, sans mesquineries. La sexualité peut remplir cet office. Si vous essayez vraiment de (vous) faire plaisir, et sauf si un dictateur fait sauter votre commune demain matin, normalement, vous réussirez. Joyeuse Saint-Valentin.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La Russie est incapable de transformer en avancée politique ses indiscutables succès, à cause de l’intransigeance du dictateur syrien, analyse le spécialiste du Moyen-Orient.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire ».
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Gérard Collomb favorable à un service national universel « obligatoire »

Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 14h24
   





                        



   


« Oui, bien sûr. » Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a réaffirmé, dimanche 11 février, sa volonté que le service national universel, promesse de campagne d’Emmanuel Macron dont la forme n’est pas encore définie, soit « obligatoire ».
Interrogé lors de l’émission « Questions politiques », le ministre a dit : « Ce n’est plus le service d’un an qu’on connaissait par le passé, c’est quelques semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social. »

        Lire aussi :
         

                Le service national universel ne « réinventera pas le service militaire »



Vendredi, la ministre des armées, Florence Parly, avait déclaré au micro de France Inter que « ce sera un service qui probablement n’aura pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire, mais ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils y apprendront et aussi pour ce qu’ils pourront donner aux autres ».
A l’origine, la promesse lancée en mars 2017 par le candidat Macron était de rétablir un « service national obligatoire et universel », d’une durée d’un mois et pour l’ensemble d’une même classe d’âge, « soit environ 600 000 jeunes par an ».
« En indiquant “pas obligatoire”, la ministre a voulu dire “pas punitif” : elle n’a pas remis en cause sa vocation universelle, c’est-à-dire ayant vocation à concerner tous les jeunes », a précisé vendredi l’entourage de Florence Parly.
La faisabilité de ce projet suscite des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d’euros par an par Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d’accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.
Le chef de l’État a chargé fin janvier un groupe de travail d’entamer « des travaux de préfiguration et rendre ses conclusions en avril » sur l’instauration de ce service.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.
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Procès Fiona : la mère et le beau-père condamnés en appel à vingt ans de prison

En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 16h45
   





                        



   


Vingt ans de réclusion criminelle : la sentence est tombée dans la nuit de samedi 10 à dimanche 11 février, pour Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, condamnés en appel par la cour d’assises de la Haute-Loire pour la mort de Fiona en 2013. Sa mère avait d’abord signalé la disparition de la fillette de 5 ans, avant d’avouer quatre mois plus tard que la petite avait été battue à mort et enterrée.
« Les mensonges, les contradictions, les silences, les incohérences, la variabilité n’ont pas permis d’appréhender le contexte exact du décès. Pour autant, le positionnement [des accusés] ne suffit pas à créer un doute raisonnable (…) Si ce n’est menti, ils n’ont pas tout dit », a déclaré le président de la cour, en lisant les motivations de l’arrêt rendu. La justice, qui a reconnu cette fois que Fiona a été victime de « maltraitance », a également prononcé un « retrait total de l’autorité parentale » de Cécile Bourgeon sur ses deux autres enfants.

        Lire aussi :
         

                La colère de la « France de Fiona » aux assises du Puy-de-Dôme



« Je ne suis naturellement pas surpris par cette décision au regard des graves événements qui ont émaillé cette audience et qui avaient justifié, lundi, que nous sollicitions le renvoi – demandé en vain pour une curieuse histoire d’apéritif pris par le président de la cour – », a réagi l’un des avocats de Cécile Bourgeon, Renaud Portejoie. Avant d’annoncer qu’il allait former « un pourvoi en cassation dès lundi ». « Il y aura donc un troisième procès », a-t-il assuré. Ou plutôt un quatrième : le premier procès en appel avait avorté, en octobre 2017, à la suite d’une querelle entre avocats.
L’apaisement du père de Fiona
« Elle a la peine qu’elle mérite. C’est un soulagement pour moi et c’est juste pour Fiona », a réagi le père de la fillette, Nicolas Chafoulais, à l’annonce du verdict.
La cour a suivi le raisonnement de l’avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile, qui avait estimé que l’ancien couple « tortionnaire » avait agi de concert dans la mort de la fillette, victime d’une « violence continue » pendant « les jours et les heures précédant sa mort ». Mais elle est allée en deçà des trente ans requis.
« Ces violences ont été activées par les deux, par la répétition dans le temps et par la localisation [des coups] sur la tempe gauche de Fiona (…) Il y a eu un coup, deux coups, un troisième coup », avait-il tonné en tapant du pied sur le sol pour simuler les « traumatismes crâniens et abdominaux » « répétés » subis par l’enfant de 5 ans. « Cette réunion des coups a pu entraîner [sa] mort. »
En première instance, en 2016 à Riom (Puy-de-Dôme), Berkane Makhlouf avait été condamné à vingt ans de réclusion pour avoir porté des coups mortels à Fiona. Sa parole avait alors été jugée « trop tardive et variable » par rapport aux déclarations de la mère de la fillette, qui avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement.
Juger à partir d’hypothèses
Mais, pour la défense de Mme Bourgeon, « sur le terrain de la preuve, il n’y a pas de mise en examen [de Cécile Bourgeon] s’il n’y a pas l’accusation de Berkane Makhlouf », qui a affirmé que la mère aurait porté des coups à la fillette. « Est-ce que vous pouvez la condamner sur la seule base d’accusations tardives et réactionnelles ? », avait notamment lancé aux jurés l’avocat Renaud Portejoie.
« Il faut les coups et il faut la certitude que ce sont ses coups, les siens qui ont entraîné la mort de Fiona. Vous n’avez aucune certitude là-dessus. Vous n’avez pas une seule personne qui vient dire que Cécile Bourgeon portait des coups à sa fille », avait asséné son autre conseil, Gilles-Jean Portejoie.
Au terme de deux semaines d’audience, les jurés ont délibéré en se contentant d’hypothèses, en l’absence du corps, jamais retrouvé. D’autant que les débats n’ont pas permis de démêler le vrai du faux dans les dires des deux accusés, restés insaisissables et murés dans leurs dénégations, faisant fi de leurs contradictions lors de débats mal cadrés. Au fil des vingt-six jours d’audiences cumulés depuis le premier procès, les deux accusés se sont tour à tour reproché des accès de violence antérieurs à la mort de Fiona.
Pour l’un des avocats du père de Fiona, Jean-François Canis, « ce dont on est sûr, c’est qu’avant de mourir, cette petite fille a vécu l’enfer ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au «Monde », l’écrivaine Tristane Banon - reconnue en 2011 victime d’agression sexuelle par le parquet de Paris, ne veut pas d’une « guerre des sexes, mais d’une paix des corps ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Tristane Banon : « Les femmes ne sont pas des victimes, mais elles sont lassées »

Dans une tribune au «Monde », l’écrivaine Tristane Banon - reconnue en 2011 victime d’agression sexuelle par le parquet de Paris, ne veut pas d’une « guerre des sexes, mais d’une paix des corps ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 09h46
    |

Tristane Banon (écrivaine)







                        



                                


                            

Tribune. Pendant des jours, des semaines, on m’a demandé de parler de la révolution féministe que nous vivons. Pendant des jours, des semaines, je ne l’ai pas fait. Silencieuse, encore, sale arrière-goût du passé. J’avais une vie à vivre, j’avais payé ma part de ce combat-là. Pendant des jours, des semaines, j’ai pensé ça. J’avais une fille à élever, des défis à relever, des combats du quotidien à mener, comme chacun d’entre nous.
Une fille à élever… voilà la seule raison pour finalement parler complètement aujourd’hui. Parce que les enjeux de la période actuelle ne peuvent faire l’objet d’une question posée rapidement par un journaliste soucieux d’avoir une opinion de plus sur tout ça en une minute et quarante-deux secondes, en bout de course d’une interview littéraire.
Faire ensemble le monde de demain
Je lis la presse et je ne m’y reconnais pas, ou si rarement. Je lis la presse et je comprends que l’on veut me faire choisir entre des féministes prétendument de mon temps, pour lesquelles l’homme est un prédateur en puissance et l’écriture inclusive un moyen de lutter contre ça ; et d’anciennes féministes, à qui je rends hommage pour leurs combats si importants, pour cette pilule et pour ce droit de vote, pour cette autonomie de la femme qu’elles confondent parfois avec le devoir qu’elle a à gérer seule le désir de l’homme et ses déviances.

Les 343 ont fait le monde d’aujourd’hui, qu’elles nous laissent désormais, femmes et hommes d’aujourd’hui, faire, ensemble, le monde de demain, celui de nos enfants à tous, celui de ma fille. Parce que ce nouveau combat nous concerne tous, femmes et hommes, que le monde change et que l’on n’a jamais vu un monde faire sa révolution à la force d’un seul sexe. Les femmes sont aujourd’hui 52 % sur Terre, un peu plus que les hommes, il va falloir faire avec, ou plutôt ne plus faire sans.
Des centaines d’années que la femme la perd
Comme souvent lors des révolutions, des gens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ « Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu, dimanche, le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué.
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Les raids israéliens ont porté un « coup sévère » à l’Iran et la Syrie, selon Nétanyahou

« Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu, dimanche, le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué.



Le Monde
 |    11.02.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 13h05
   





                        



   


« Nous avons infligé samedi un coup sévère aux forces iraniennes et syriennes. » C’est ce qu’a affirmé, dimanche 11 février, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, au lendemain d’une série de raids menés par l’aviation israélienne. « Nous continuerons à frapper tous ceux qui tentent de nous attaquer », a prévenu le chef de l’Etat hébreu dans un communiqué. « C’est notre politique et cela restera notre politique », a-t-il ajouté.
La montée de tension dans la zone frontalière entre Israël et la Syrie a débuté samedi. Selon l’armée israélienne, un drone attribué à l’Iran a pénétré dans l’espace aérien israélien où il a été abattu. En représailles à cette « violation très sévère de la souveraineté israélienne », selon les mots du porte-parole de Tsahal, Jonathan Conricus, l’aviation israélienne a attaqué la base « iranienne » en Syrie d’où était parti le drone.

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Un des appareils israéliens qui a participé à cette opération, un F16, a été touché par un missile tiré à partir de la Syrie et s’est écrasé en territoire israélien. Les deux pilotes, qui se sont éjectés, ont été hospitalisés. L’un se trouve dans un état grave. L’aviation israélienne a ensuite répliqué en lançant des raids contre une douzaine d’objectifs syriens et iraniens.
Il ne s’agit pas du premier incident impliquant un drone. Les opérations israéliennes sont régulières en Syrie. La nouveauté est l’ampleur de la réaction israélienne, la mise en cause de l’Iran, le ciblage du site de lancement et le déclenchement, dans la foulée, d’une série de bombardements supplémentaires près de Damas après le crash du F16.
« Israël veut la paix, mais nous continuerons à nous défendre avec détermination contre toute attaque et contre toute tentative de l’Iran de s’ancrer militairement en Syrie ou ailleurs », avait prévenu Benyamin Nétanyahou samedi soir dans un communiqué. « Nous sommes préparés à tous les scénarios et je ne conseillerais à personne de nous tester », avait-il déclaré le 6 février.
Samedi soir, les Etats-Unis ont apporté leur soutien à Israël, se disant « vivement préoccupés par l’escalade de la violence à la frontière d’Israël ». Le département d’Etat a assuré dans un communiqué que le pays « sout[enait] fermement le droit souverain d’Israël à se défendre », dénonçant également « les activités nuisibles de l’Iran dans la région ».

        Lire l’entretien :
         

          « Nous assistons à un cycle d’action-réaction » entre l’Iran, Israël et la Syrie


De son côté, l’Iran a balayé les accusations : « Les allégations à propos du survol d’un drone iranien sont trop ridicules », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Bahram Ghassemi. « Pour couvrir leurs crimes dans la région, les dirigeants israéliens recourent à des mensonges contre les autres pays » a assuré le ministre, en affirmant que « l’Iran n’a pas de présence militaire en Syrie et a envoyé uniquement des conseillers militaires en Syrie à la demande du gouvernement syrien ».



                            


                        

                        


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JO 2018 : Manificat, plus l’ombre d’un doute

Le Français, 5e en ski de fond, s’est rassuré sur sa force cinq jours après avoir pesté contre les soupçons de dopage visant l’équipe de France, qui ne le concernent pas, selon les informations du « Monde ».



Le Monde
 |    11.02.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
11.02.2018 à 17h03
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Pyeongchang, Corée du Sud)








                        



   


Pour un homme déçu, Maurice Manificat a un drôle de sourire. Sur une course rendue très difficile par le vent et un départ rapide, le fondeur français a terminé cinquième de l’épreuve du skiathlon, qui combine 15 kilomètres en style classique (skis parallèles) et style libre (pas de patineur). De quoi le mettre en confiance à cinq jours de son épreuve favorite, le 15 kilomètres libre.
Devant lui, un Athlète olympique de Russie et trois Norvégiens : Simen Krueger (or), Martin Sundby (argent) et Hans Holund (bronze). Le dernier triplé norvégien en ski de fond masculin, aux Jeux olympiques, remontait à 1992.
Dans l’histoire du sport, les dominations outrageuses de certains pays sont rarement de bons présages.
Une semaine avant ce triplé norvégien, le Sunday Times et ARD ont révélé l’ampleur du dopage dans le ski de fond des années 2000, dominé comme toujours par les Norvégiens. Disposant d’une base de données recensant les valeurs sanguines prélevées par la Fédération internationale de ski (FIS) entre 2001 et 2009 (soit 100 000 analyses représentant près de 2 000 spécialistes du ski de fond), les deux médias ont isolé les médaillés dans les grandes compétitions internationales de 2001 à 2017.

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Ils ont demandé à deux experts du dopage sanguin d’analyser les données, d’en dresser un passeport biologique et de recenser les profils indiquant un probable dopage. Leurs conclusions : derrière la Russie, dont le dopage d’Etat a depuis été attesté, la Norvège était le pays dont le plus grand nombre de médaillés était suspect.
Les valeurs stables de Manificat
La France n’était pas épargnée, loin de là : le Sunday Times estime que 18 athlètes tricolores présents dans la base, soit pas moins de 29 % d’entre eux, avaient au moins une valeur sanguine anormale.
Le Monde a eu accès à cette base de données. Maurice Manificat y figure, les premiers tests le concernant remontant aux championnats du monde espoirs en mars 2007. Sept contrôles, répartis de mars 2007 à février 2009, donnent une vision d’ensemble de l’évolution de ses valeurs.
Dans les trois paramètres recensés – hémoglobine, taux d’hématocrite et de réticulocytes jeunes globules rouges –, les valeurs de Maurice Manificat sont stables au fil des mois et cohérentes l’une avec l’autre, tout à fait dans les normes. Le Français ne figure pas parmi les 18 skieurs jugés suspects par le Sunday Times. Ces résultats n’écartent pas, évidemment, la possibilité d’un dopage ultérieur ou sous une autre forme.
Mais ils peuvent expliquer la colère de Maurice Manificat il y a cinq jours, lorsque la question de ces données sanguines suspectes a phagocyté la conférence de presse pré-JO des fondeurs français. « Je garde mon calme mais j’ai un peu envie de frapper tout le monde ! », avait-il lâché à une poignée de journalistes. « Ça nous fait vraiment chier, notre sport est très peu connu, si en plus on dit des choses fausses pour mettre la suspicion… »
Compte tenu des chiffres inquiétants contenus dans cette base de données, Maurice Manificat s’était cependant un peu avancé en ajoutant : « Il n’y a pas de dopage, il n’y a pas d’info ! »
« Je n’étais pas en confiance »
Malgré le froid piquant et la longueur de son passage en zone mixte face aux journalistes de télévision, « Momo », comme l’appelle le reste de l’équipe de France, avait donc un sourire plus large après sa cinquième place.
« On a loupé le coche au bon moment. Malgré tout je suis satisfait quand même, surtout de la fin de course. Dans la dernière bosse, qui sera décisive sur ces Jeux, j’ai pu “foutre les watts” et ça répondait bien. Maintenant je suis lancé, ça faisait une semaine qu’on ruminait sur le site olympique et on avait besoin de rentrer dedans. »
D’autant plus que le Haut-Savoyard, qui dispute ses troisièmes Jeux (médaillé de bronze en relais à Sotchi), doutait ces derniers jours d’être au niveau démontré depuis le début de la saison, lui qui pointe à la première place de la Coupe du monde sur les longues distances.
« Les deux derniers jours, je n’étais vraiment pas en sensations, pas en confiance. Je dormais mal, j’avais mal au dos le matin, les lits sont super durs. Ça fait du bien de sentir de bonnes choses. C’est de bon augure pour la suite. »
Ce sera vendredi 16 février, sur le 15 kilomètres libre, son épreuve favorite, puis le dimanche 18, sur le relais 4 x 10 kilomètres. Cet après-midi à Pyeongchang, les jeunes coéquipiers de Manificat, Clément Parisse (13e) et Jules Lapierre (15e), ont favorablement surpris. Jean-Marc Gaillard, convaincant en style classique, s’est, lui, relevé dans les derniers kilomètres (28e).



                            


                        

                        

