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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.
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Laurent Burelle : « L’objectif, c’est que l’usine France fabrique plus de richesse »

Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Elise Barthet et 
Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

C’est une première. L’Association française des entreprises privées (AFEP) organise, samedi 10 février, dans les locaux du Conseil économique social et environnemental (CESE), à Paris, un « speed dating » géant entre quarante PDG de grands groupes et quatre cents patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Créée en 1982 à l’initiative d’Ambroise Roux, PDG démissionnaire de la puissante Compagnie générale d’électricité (CGE), qui s’opposait alors farouchement aux nationalisations décidées par la gauche, l’AFEP ne comptait, au départ, que trente-huit adhérents. Elle n’a, depuis, cessé de grossir et héberge désormais les cent plus grandes sociétés françaises et vingt groupes étrangers installés dans l’Hexagone. Son objectif : défendre leurs intérêts auprès de l’Etat et des instances européennes.
Elu à la tête de l’organisation en juin 2017 en remplacement de Pierre Pringuet (Pernod Ricard), Laurent Burelle, 68 ans, PDG de l’équipementier automobile Plastic Omnium, veut créer « un élan de solidarité » entre patrons.
Dans un entretien au Monde, il plaide pour une réforme profonde de la formation professionnelle et demande au gouvernement une véritable baisse des dépenses publiques. Il met aussi en garde contre une offensive des géants américains, dopés par la réforme fiscale du président Donald Trump, qui pourraient lancer des offres publiques d’achat (OPA) sur les sociétés françaises et européennes.
En quoi des PDG de grands groupes, qui ont, par définition, une vision globale de leur entreprise, peuvent-ils être utiles à des patrons de PME ou d’ETI ?
Vous savez, nous sommes tous des ingénieurs. On a tous commencé un jour dans l’atelier, été directeur d’usine, directeur de pays, directeur de région… Il y en a même qui ont vendu de la salade ! Il s’agit de donner de notre temps, gratuitement. Nous avons, dans les grandes entreprises, des services...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », le parti indépendantiste appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».
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Corse : un parti indépendantiste dénonce les discours « haineux et méprisants » de Macron

Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », Corsica Libera appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 16h25
   





                        



   


Le parti indépendantiste Corsica Libera, présidé par Jean-Guy Talamoni, a dénoncé samedi 10 février à Bastia les discours « haineux, provocateurs et méprisants » d’Emmanuel Macron cette semaine en Corse.
Dans un communiqué, Corsica Libera a notamment dénoncé « l’amalgame offensant » visant à mettre les assassins du préfet Erignac « au même plan que des terroristes islamistes ». Mardi, à Ajaccio, Emmanuel Macron avait souligné, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort du préfet, « la lâcheté » de ses assassins, coupables « d’un de ces actes de terrorisme » dont la France a eu « récemment à subir la barbarie ».

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                Macron et la Corse, le pari de la fermeté



Face à « l’attitude négationniste de la question corse » manifestée, selon Corsica Libera, par le chef de l’Etat, « la seule voie permettant de tourner définitivement la page d’un conflit politique vieux de plus de quarante ans est de reconnaître sa dimension éminemment politique ».
« Et ceci passe en premier lieu par la mise en œuvre du rapprochement sans exclusive pour les prisonniers », y compris les trois membres du commando qui a assassiné le préfet Erignac, « puis par leur amnistie », insiste le parti indépendantiste. Si l’amnistie a été écartée par le président de la République, il a laissé la porte ouverte à un rapprochement des détenus corses dans l’Hexagone, sans préciser l’étendue de cette mesure.

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Réserver le foncier corse aux habitants de l’île
Concernant le statut de résident, défendu par les nationalistes pour réserver le foncier corse aux habitants de l’île depuis au moins cinq ans, Corsica Libera a nié que celui-ci soit « une impasse juridique », comme l’a affirmé M. Macron mercredi. « Ce statut existe en Europe, à Bruxelles, aux îles Aland [Finlande], au Danemark, à Jersey [Royaume-Uni] et à Malte », dit Corsica Libera.
Refusant le « discours néocolonial » du chef de l’Etat, « sa mauvaise foi, son mépris et sa condescendance », Corsica Libera a appelé « l’ensemble du peuple corse à rester mobilisé » et à soutenir ses élus, notamment pour obtenir l’inscription de la Corse dans l’article 74 de la Constitution. Selon le parti indépendantiste, c’est le seul moyen pour que l’île « obtienne un statut lui permettant de disposer du pouvoir législatif », comme en Polynésie française, mentionnée dans cet article.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.
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L’émergence, encore timide, des accords mondiaux d’entreprise

En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h33
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Objet juridique non identifié, l’accord mondial d’entreprise (AME) est un accord hors catégorie, atypique, conclu en marge des ordres juridiques nationaux, qui permet de construire des relations professionnelles transnationales. Dans le cadre d’un colloque organisé, mercredi 7 février à Paris, par l’Organisation internationale du travail (OIT), Marie-Ange Moreau, professeure émérite à l’université Lyon-II, a présenté une étude sur la spécificité de ces accords qui constituent « la pierre angulaire d’un dialogue social mondialisé en émergence ». « Ces accords sont sans doute aujourd’hui l’une des manifestations les plus abouties du dialogue social transnational, a souligné Cyril Cosme, directeur du bureau de l’OIT pour la France, contribuant à renforcer le dialogue social dans les différents pays couverts par leur champ d’application. » 
Le nombre d’accords mondiaux en 2016 signés par un groupe transnational s’élevait à 317, 140 d’entre eux intégrant les filiales hors de l’Union européenne. Conclus à durée déterminée, ils concernent d’abord la métallurgie, la construction, l’alimentation et l’agriculture, les assurances et l’énergie. Négociés avec des fédérations syndicales internationales (FSI), pour la plupart affiliées à la Confédération syndicale internationale (CSI), créée en 2006, ces AME se sont développés dans les années 2000, après le premier accord signé par Danone en 1988.
« Recherche de légitimité »
Durant une première phase, ils ont intégré les principes de la Déclaration de l’OIT de 1998 sur les droits fondamentaux des travailleurs : interdiction du travail des enfants, du travail forcé et des discriminations, respect de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Déclinaisons à l’origine de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), ils se sont ensuite diversifiés : santé et sécurité, emploi et restructurations, formation, égalité des chances et diversité, gestion des carrières, droit syndical.
« L’accord,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que « toute une doctrine reste à élaborer au sein de LR pour séduire l’électorat frontiste sans perdre les autres ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Le dilemme de la droite : singer le Front national ou se réinventer

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que « toute une doctrine reste à élaborer au sein de LR pour séduire l’électorat frontiste sans perdre les autres ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h56
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Singer le Front national mais jusqu’où ? Si Laurent Wauquiez ne cache pas sa volonté de récupérer les électeurs du parti d’extrême droite au moment où Marine Le Pen éprouve les plus grandes difficultés à se remettre en selle, toute une doctrine reste à élaborer pour les séduire sans perdre tous les autres.
Sur le plan régalien, le discours est désormais très proche de celui de l’extrême droite qu’il s’agisse de valoriser « l’amour charnel » de la France, de pointer l’immigration comme grande cause du délitement, d’appeler au durcissement sécuritaire ou de proclamer la lutte implacable contre l’islamisme radical.
Sur le plan économique et social, les thèmes mis en avant sont également voisins. Le positionnement de LR consiste à prendre la défense du petit face au gros en apparaissant comme le meilleur défenseur de toutes les catégories qui auraient à souffrir des décisions d’Emmanuel Macron et de son gouvernement : les retraités victimes de la hausse de la CSG, les classes moyennes non concernées par la quasi suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’électorat populaire cible supposée de la nouvelle limitation de vitesse sur les routes nationales, de la hausse du prix du tabac ou du relèvement des taxes sur le diesel.
Muter en un « grand mouvement populaire »
Ces dernières semaines, Laurent Wauquiez a été le défenseur du pouvoir d’achat le plus virulent, détrônant à la fois la gauche et le FN sur ce terrain de lutte où d’ordinaire la droite ne brille pas. Le paradoxe est que fondamentalement son discours ne diffère guère de celui d’Emmanuel Macron.
Le président de LR veut simplement aller plus vite et plus fort dans la revalorisation du travail, les économies budgétaires (sans préciser lesquelles), la participation et l’intéressement, la défiscalisation des heures supplémentaires, la protection de l’outil de production. Sans remettre en cause fondamentalement la doxa libérale qui s’est peu à peu imposée à la droite.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’élu du Lot âgé de 31 ans symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant.
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Aurélien Pradié, un jeune député LR dans la ligne de Laurent Wauquiez

L’élu du Lot âgé de 31 ans symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h24
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Ce n’est pas tous les jours qu’un député de droite a l’honneur d’un portrait en pleine page dans L’Humanité. Encore moins en étant décrit de manière plaisante comme un « nouveau hussard » en « une » du quotidien communiste. Aurélien Pradié, député Les Républicains (LR) du Lot, n’a donc pas boudé son plaisir au moment de relayer l’article sur son compte Twitter, le 11 janvier. « L’histoire raconte que le jeune Chirac vendait L’Humanité sur les marchés. Alors, forcément, ce portrait dans L’Huma… », a-t-il commenté avec ravissement.
Cette relative bienveillance, le jeune élu de 31 ans l’a obtenue parce qu’il symbolise cette nouvelle génération qui, à droite, met sous l’éteignoir un discours libéral longtemps dominant. Il y a encore quelques mois, le parti défendait le programme de rigueur de son candidat François Fillon lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017.
Aujourd’hui, nombreux sont les responsables de LR à regretter ce projet qui ne promettait, disent-ils, que « de la sueur, du sang et des larmes ».
« S’il avait fallu arriver à l’Assemblée nationale avec un discours ultralibéral, j’aurais été mal à l’aise, reconnaît Aurélien Pradié. Nous ne sommes pas dépositaires du CAC 40 et de ceux qui vont à la messe le dimanche. »
Devenu conseiller général à 21 ans, en 2008, après avait battu son instituteur, l’ambitieux apparatchik a vite été repéré au sein du parti, puisque Nicolas Sarkozy l’a invité à sa table, à l’Elysée, avec un autre jeune conseiller général, également élu cette année-là, dans les Hauts-de-Seine… Un certain Jean Sarkozy. « C’était un peu surréaliste, j’avais l’impression d’être à un dîner de famille », raconte le député.
Forcer le trait
Fils d’un négociant en fruits dont l’entreprise a fait faillite, Aurélien Pradié dit avoir connu dans sa jeunesse aussi bien le confort que les fins de mois difficiles. « J’ai vu les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Deux des quatre prétendants au poste de premier secrétaire émettent des réserves alors que plusieurs chaînes de télévisions souhaitent les rassembler.
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Au PS, la question du débat avant le congrès divise les candidats

Deux des quatre prétendants au poste de premier secrétaire émettent des réserves alors que plusieurs chaînes de télévisions souhaitent les rassembler.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h18
    |

            Abel Mestre








                        


C’est encore un sujet sur lequel les socialistes ne tombent pas d’accord : faut-il, ou non, organiser un débat en vue de leur 78e congrès, qui doit désigner le prochain premier secrétaire ? Plusieurs chaînes de télévision, notamment BFM-TV, et des stations de radio souhaitent rassembler les quatre candidats à la tête du Parti socialiste (Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, Emmanuel Maurel et Olivier Faure) avant le vote des militants sur les textes d’orientation, le 15 mars. Mais aucun accord n’est pour l’instant trouvé.
Une réunion entre Rachid Temal, coordinateur du PS, et les quatre prétendants doit se tenir lundi 12 février. Elle abordera, entre autres choses, cette question pour tenter de dégager une position commune. Stéphane Le Foll et Luc Carvounas sont partisans d’un débat. Pour l’ancien ministre de l’agriculture, cela peut être l’occasion de montrer « qu[’il] incarne le PS ». Et de faire de sa faiblesse − son côté clivant − une force face à Olivier Faure, au tempérament plus discret.
Pour Luc Carvounas, ce débat peut lui permettre de rattraper son retard sur ses concurrents. Plutôt à l’aise sur les plateaux, amateur de « punchlines », le député du Val-de-Marne assure être favorable « à plusieurs débats télé et radio, sur le service public et les chaînes privées ».
« Un risque de laver son linge sale en famille »
Olivier Faure et Emmanuel Maurel, eux, s’ils ne se disent pas opposés à un débat, émettent néanmoins plusieurs réserves. « On n’est jamais fermés au débat, mais il faut faire attention à la forme que cela va prendre, avertit l’entourage de M. Faure. Il y a un risque de laver son linge sale en famille. » Ils savent que leur candidat, présenté par beaucoup comme favori, a plus à perdre dans une joute face à ses concurrents.

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                Congrès du PS : la tension monte entre les candidats



Dans l’entourage d’Emmanuel Maurel, on ne dit pas autre chose : « Il ne faut pas que cela fasse la primaire du pauvre. On a une préférence pour un format radio plutôt que sur BFM-TV. On veut pouvoir parler du fond, des idées. » Le candidat de l’aile gauche préfère rester loin des caméras. Plutôt dans l’ombre jusqu’à présent, il évite d’être dans les polémiques et d’échanger des coups par médias interposés. Une posture utile pour convaincre les militants qu’il est le candidat des « idées », qu’il veut rassembler « la famille socialiste » et parler à « toute la gauche ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.
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La chambre régionale des comptes torpille la gestion des piscines à Marseille

Dans un rapport extrêmement sévère, les magistrats déplorent la dégradation de l’offre et le surdimensionnement des effectifs d’accueil.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 09h37
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        


Le rapport est féroce et tombe particulièrement mal. Lundi 12 février, Marseille comptait célébrer le bilan de son année Capitale européenne du sport 2017 lors du conseil municipal de rentrée. Elle devra d’abord digérer l’étude de la chambre régionale des comptes (CRC) sur ses installations sportives et plus particulièrement son « offre piscines ».
Ce rapport d’observations définitives, bouclé en septembre 2017, fustige la politique menée en la matière par l’administration de Jean-Claude Gaudin, maire (Les Républicains) depuis 1995. La CRC y pointe une « offre existante qui s’est considérablement dégradée » depuis 2008, l’absence totale de réalisation de nouveaux équipements et le naufrage d’un plan de mise à niveau validé en 2010, pour lequel « moins de 5 % des dépenses prévues » étaient réellement engagées fin 2015.
La chambre souligne le coût d’exploitation des bassins marseillais, « près de trois fois » plus élevé que la moyenne nationale. Celle-ci juge l’effectif des personnels affectés à l’accueil « surdimensionné », s’interrogeant sur « la réalité de l’activité des agents lorsque les piscines sont fermées » en période estivale. Remarque troublante alors que le Parquet national financier enquête à Marseille sur le fonctionnement de certains services municipaux.
Aggravation des disparités géographiques
Critiquée pour son manque de piscines municipales, ses horaires d’ouverture au public faméliques et la vétusté de ses bassins, dont l’âge moyen dépasse les 42 ans, la municipalité Gaudin avait officiellement fait de ce dossier une priorité en décembre 2008. La ville ne disposait alors que de 9 m2 de bassin couvert pour 1 000 habitants. Loin des 30 m2 préconisés par le ministère des sports pour « satisfaire les besoins prioritaires de la population ».
L’adjoint aux sports, Richard Miron, avait alors présenté un « schéma directeur » ambitieux, estimé à 199 millions d’euros, prévoyant une offre de « 18 piscines opérationnelles », dont quatre nouveaux centres nautiques, « un maillage territorial plus conséquent ». Le tout à l’horizon 2015. Le plan devait presque doubler la surface de bassins, offrir à l’éducation nationale les créneaux nécessaires à la pratique de la natation. Et surtout faire taire les reproches.
Huit ans plus tard, le bilan de la CRC est sévère. Fin 2017, écrit la chambre, Marseille ne compte « que 15 piscines opérationnelles, dont quatorze fonctionnent toute l’année ». La chambre souligne qu’aucun des nouveaux équipements prévus n’a vu le jour, que des démolitions de piscines jugées obsolètes ont été annulées, et qu’au rythme des dépenses engagées – qu’elle estime à 8,6 % du total fin 2017 –, « il faudrait [à la ville de Marseille] une cinquantaine d’années pour réaliser l’objectif fixé en 2008 ».
Les magistrats s’inquiètent de l’aggravation des disparités géographiques, estimant que les quartiers nord, fortement peuplés, ne bénéficient que de 4,3 m2 de bassin pour 1 000 habitants, contre 7,5 m2 dans le sud et 8 m2 au centre et à l’est. Un dernier chiffre équivalant à la moyenne parisienne, mais loin de Nice (11 m2) ou Lyon (17 m2).
Choix financiers
Le rapport s’alarme enfin du choix de la municipalité de confier en délégation de service public « la conception, la réalisation, la gestion, l’exploitation et la maintenance » de deux nouveaux centres nautiques sur le périmètre d’Euroméditerranée (2e arrondissement) et de Luminy (9e). « Le coût global du projet s’élève a minima à 62,50 millions d’euros, soit l’équivalent du prix de 7 à 8 centres aquatiques standards », calculent les magistrats, qui estiment que les deux projets « ne paraissent pas viables économiquement ».
Dans sa réponse à la CRC, la municipalité reconnaît que son « schéma directeur ambitieux n’a pas pu se dérouler comme prévu ». « Des améliorations conséquentes ont été ou vont être apportées de manière à accroître l’offre aquatique », se défend-elle, évoquant l’ouverture d’une piscine jusqu’à 21 h 30 un soir par semaine, ou celles, très récentes, de quatre sites le dimanche matin, de 9 heures à 14 heures. Selon la ville, la « mise en œuvre du projet de Capitale européenne de la culture 2013 », puis la baisse de la dotation de l’Etat (« – 145,8 millions d’euros de 2014 à 2017 ») et le coût des temps d’aménagements périscolaires l’ont contrainte à des choix financiers. 
Quant au dimensionnement de l’effectif des agents d’accueil, la municipalité le défend par « la réalité des caractéristiques bio-psycho-sociales et démographiques du personnel (âge, contre-indications médicales, contraintes liées au travail isolé…), qui se traduit par un absentéisme élevé (de 27 % à 50 % selon les mois) ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.
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Thomas Piketty : « Parcoursup : peut mieux faire »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h29
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Chaque société a besoin d’un grand récit pour justifier ses inégalités. Dans les sociétés contemporaines, il s’agit du récit méritocratique : l’inégalité moderne est juste, car elle découle d’un processus librement choisi où chacun a les mêmes chances. Le problème est qu’il existe un gouffre béant entre les proclamations méritocratiques officielles et la réalité.
Aux Etats-Unis, les chances d’accès à l’enseignement supérieur sont presque entièrement déterminées par le revenu des parents : elles sont d’à peine 20 % pour les 10 % les plus pauvres, et dépassent 90 % pour les 10 % les plus riches. Encore faut-il préciser qu’il ne s’agit pas du tout du même enseignement supérieur dans les deux cas. Il est possible que les choses soient un peu moins extrêmes en France. Mais en vérité on ne sait pas très bien, car il est impossible d’accéder aux mêmes données.
« Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système »
Dans un tel contexte, la réforme du système d’affectation des étudiants, avec le passage de la plateforme APB à Parcoursup, est potentiellement pleine de promesses. Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système. Précisons d’emblée que la prise en compte des notes, des séries et du dossier scolaire dans les admissions universitaires (principale nouveauté de Parcoursup) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi.
A partir du moment où les notes sont prises en compte depuis toujours pour les admissions en classes préparatoires (dans le cadre d’APB comme de Parcoursup), ce que personne ne semble remettre en cause, on voit mal pourquoi elles ne joueraient aucun rôle pour les universités. Certes, les notes ne sont pas toujours justes, et le système de notation lui-même doit être repensé. Mais elles contiennent tout de même un peu d’information utile, a priori davantage que le tirage au sort...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Macron en Corse, les JO, la neige, la bourse : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h38
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le voyage du président de la République en Corse, le lancement de la quinzaine olympique en Corée du Sud, les chutes de neige qui ont paralysé l’Ile-de-France, les bourses mondiales en forte baisse : retour sur les principales actualités des derniers jours.

   


La neige paralyse le nord de la France
Mardi, un important épisode neigeux est passé sur nord de la France. Jusqu’à 20 centimètres de neige sont tombés, selon les relevés de Météo France. Les conditions climatiques, qui ont fortement perturbé les transports – jusqu’à établir, mardi soir, un record avec 739 kilomètres de bouchons sur les routes de la région parisienne – ont poussé les pouvoirs publics à annoncer 1 000 places supplémentaires pour les sans-abri.

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                La neige et le droit : les réponses à vos questions



Alors que l’appel à la vigilance a été maintenu par Météo France, les conditions météorologiques ont même eu raison d’une grève prévue de longue date à la SNCF : initialement prévues jeudi, la CGT a annoncé son report, précisant qu’« un nouveau rendez-vous national sera proposé dans les jours à venir ».
De nouvelles chutes de neige étaient attendues vendredi soir. La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne vingt-sept départements. Trois à sept centimètres de neige étaient prévus.

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                Déneigement : pourquoi comparer l’Ile-de-France et le Québec n’a pas de sens



Visite d’Emmanuel Macron en Corse
Mardi, lors de son premier déplacement officiel sur l’île, le président de la République a rendu hommage au préfet Erignac. L’assassinat du haut fonctionnaire « ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas », a déclaré le président de la République à Ajaccio, lors d’une cérémonie d’hommage, vingt ans jour pour jour après l’assassinat, en présence de la veuve du préfet ainsi que du dirigeant autonomiste de l’exécutif corse, Gilles Simeoni, qui fut l’un des avocats d’Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat de Claude Erignac. Quelques jours plus tôt, plusieurs milliers de personnes ont défilé à l’appel des nationalistes corses pour forcer le chef de l’Etat à ouvrir le dialogue sur l’autonomie de l’île.
Emmanuel Macron a prononcé un discours très attendu par les nationalistes corses, mercredi. Il s’est dit favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution : l’inscription sera étudiée au printemps. En revanche, il a annoncé qu’il était opposé au statut de résident corse et à la co-officialité de la langue corse, des revendications importantes des élus nationalistes. Après le discours, les nationalistes corses ont dénoncé « une occasion manquée ».

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                Emmanuel Macron met les dirigeants corses au pied du mur



Ouverture des XXIIIe Jeux olympiques d’hiver
Les XXIIIe Jeux olympiques d’hiver – et les jeux paralympiques – de Pyeongchang ont été officiellement lancés vendredi pour deux semaines en Corée du Sud. Les 2 925 athlètes, venant de 92 nations, vont s’affronter dans 102 épreuves de ski, patinage ou bobsleigh.
La participation d’athlètes nord-coréens à ces olympiades soulève le timide espoir d’un dialogue durable entre les deux Corées, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est. Au-delà de cet enjeu diplomatique, les ambitions du CIO se heurtent à la difficile internationalisation des disciplines (neige oblige), à l’absence de têtes d’affiche et à la répétition des scandales – de dopage, notamment, mais aussi de malversations financières.
En France, compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit. Mais une couverture en direct sera néanmoins disponible sur lemonde.fr, tandis que vous pourrez trouver le programme ici, ainsi qu’un blog pour suivre les coulisses des JO, « Pyeongchang, comme ça se prononce ».

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          Comment suivre la compétition sur lemonde.fr et ailleurs



Les bourses mondiales dévissent
L’indice de référence américain a perdu lundi 4,6 % à l’issue d’une nouvelle séance chaotique : le vendredi de la semaine précédente, le Dow Jones avait déjà perdu 2,5 % en fin de séance. Jusqu’alors, les opérateurs boursiers préféraient parler de volatilité. Mais jeudi 8 février, l’indice boursier américain a perdu plus de 1 000 points (soit un recul de 4,15 %). En tout, le Dow Jones a connu une « correction » de plus de 10 % : l’euphorie sur la place new-yorkaise est brisée. Dans son sillage baissier, ce sont toutes les places financières mondiales qui chutent.

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                Bourse : que faire de son portefeuille dans des marchés chahutés



Malgré la bonne santé des économies américaine et européenne, la hausse des salaires, annoncée en fin de semaine dernière aux Etats-Unis, a suscité un retour des craintes inflationnistes du côté des opérateurs financiers. La hausse des salaires s’accompagne notamment d’une hausse des taux directeurs des différentes banques centrales, FED en tête. Depuis 2016, le taux d’emprunt à la banque centrale a grimpé d’un point à 1,25 %, et il semble acquis aux opérateurs que « l’argent facile » ne soit plus à l’ordre du jour : la FED pourrait continuer à faire grimper son taux directeur, ce qui affole les marchés.
Le procès de Salah Abdeslam
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos qui frappèrent Paris le 13 novembre 2015, n’est pas sorti pas du mutisme dans lequel il s’est muré depuis sa mise en détention en France, en avril 2016. Il a refusé de répondre aux questions « au nom d’Allah ». Une peine de vingt ans de prison a été requise lundi après-midi à son encontre par la procureure, Kathleen Grosjean. C’est le maximum prévu par la justice belge.
Le lendemain, l’accusé a fait savoir qu’il ne souhaitait pas comparaître jeudi, selon le président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles. Le procès s’est poursuivi néanmoins, avec les plaidoiries de la défense jeudi.

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                Cinq questions sur le procès à Bruxelles de Salah Abdeslam



Et aussi
Suicides : Selon l’Observatoire national du suicide, en 2014, 8 885 morts par suicide ont été officiellement enregistrées en France métropolitaine, un chiffre en baisse tendancielle depuis 1985.Syrie : L’Organisation des nations unies a réclamé, mardi 6 février, une « cessation immédiate des hostilités » en Syrie, pour au moins un mois. La Russie s’y est opposée au Conseil de sécurité. Par ailleurs, l’armée syrienne a fait plus de 220 morts en quatre jours de raids sur un fief rebelle dans la Ghouta. Plus à l’Est, les forces américaines ont repoussé une offensive des troupes pro-Assad.SpaceX : Le lanceur Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde, a réussi son décollage inaugural. Il a été développé par SpaceX, dirigée par Elon Musk, qui a réussi à se faire une place dans l’aérospatiale.Allemagne : Un accord de coalition a été trouvé entre les deux principaux partis allemands. Les sociaux-démocrates devraient obtenir le portefeuille des finances. Les adhérents du SPD doivent encore l’approuver.Cour des comptes : Le rapport public annuel de la Cour des comptes met en lumière des cas de mauvaise gestion des deniers publics (les contrats aidés, les contrats Linky, la politique vaccinale ou le coût de sortie des emprunts à risque…)Jawad Bendaoud : Le procès du « logeur des terroristes du 13 novembre » s’est tenu à Paris. Quatre ans de prison ont été requis par le procureur. Le tribunal rendra sa décision le 14 février.Nicolas Hulot : Le ministre de la transition écologique dément des rumeurs d’agression et harcèlement sexuels. Il a reconnu jeudi l’existence d’une plainte, en 2008, classée sans suite. Il a assuré ne pas « avoir pensé » à démissionner.Budget des armées : La loi de programmation militaire prévoit près de 300 milliards d’euros pour la défense d’ici à 2025 pour tenir le cap des 2 % du PIB consacrés aux armées.Police : M. Collomb a annoncé les grandes lignes de la future police de sécurité du quotidien. Il espère que sa réforme « infusera » tout au long du quinquennat.Shutdown : L’administration Trump a été confrontée à un nouveau « shutdown », le second en trois semaines. Il n’aura duré que six heures, les deux chambres ayant approuvé dans la nuit un compromis budgétaire.« Tobaccogate » : Les cigarettiers sont accusés par le Comité national contre le tabagisme de tricher sur la teneur en goudron et en nicotine. Une plainte a été déposée début février.
Disparitions
Mort de Margot Duhalde, la seule femme pilote des Forces françaises libres durant la seconde guerre mondiale. Elle a pris son envol à l’âge de 97 ans.Le cinéaste Mathieu Riboulet est décédé à l’âge de 57 ans. Romancier de la sensibilité mystique, il a notamment écrit Les Ames inachevées en 2004.André Baudry est mort à 95 ans. Grand défenseur de la dignité des homosexuels, le philosophe français fonda la revue Arcadie afin de lutter contre les discriminations et l’isolement des gays.Henriette Bichonnier, journaliste, éditrice et écrivaine, est morte à 74 ans. Elle était notamment l’auteure du livre jeunesse Le Monstre poilu.Le résistant Isaac Sidney Chouraqui, cofondateur du Mémorial du camp des Milles, ancien de la 2e DB est mort à l’âge de 103 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité
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Vingt et une pistes pour une « nouvelle politique » de l’enseignement des maths

Le rapport Torossian-Villani, qui doit être remis lundi 12 février, veut replacer le calcul et les automatismes à tous les niveaux de la scolarité



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h59
    |

            Luc Cédelle et 
                                Mattea Battaglia








                        



                                


                            
L’enseignement des mathématiques, matière dans laquelle les élèves français sont à la peine, peut-il trouver un nouvel élan qui rétablirait le niveau de la France dans les enquêtes internationales ? C’est possible, à la condition d’un « changement systémique » passant par une « mobilisation rapide, coordonnée, durable » de « toute la chaîne éducative », répondent Cédric Villani et Charles Torossian dans leur rapport avançant « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ».
Missionnés par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, pour déterminer, notamment, les « pratiques les plus concluantes » et « repenser la place du calcul à tous les niveaux de la scolarité », le mathématicien, député (La République en marche) de l’Essonne, et l’inspecteur général de l’éducation nationale doivent présenter leur rapport lundi 12 février.
Le texte, que Le Monde a pu consulter dans sa dernière version communiquée aux membres de la mission constituée d’une vingtaine de personnalités qualifiées, avant relecture ministérielle, détaille les voies d’une « nouvelle politique de l’enseignement des mathématiques », hissée à la hauteur d’une « priorité nationale ». 
L’état des lieux
Une « fraction croissante » des élèves est décrite comme « se situant aux niveaux les plus faibles des échelles de performance ». Le corps enseignant est, lui, traversé, par « un grand désarroi à tous les niveaux ». Un chiffre l’illustre : un tiers des professeurs des écoles déclare ne pas aimer enseigner les maths. Au rappel des mauvais résultats de la France dans toutes les enquêtes s’ajoute le constat d’une discipline assignée à un rôle de sélection au point de rendre son image « préoccupante ». Les mathématiques devraient donc être ramenées « à leur juste proportion » en même temps que « remises en valeur ».
Priorité au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Pour rattraper Olivier Faure, donné favori, Stéphane Le Foll et ses soutiens ne retiennent plus leurs coups.
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Congrès du PS : la tension monte entre les candidats

Pour rattraper Olivier Faure, donné favori, Stéphane Le Foll et ses soutiens ne retiennent plus leurs coups.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h20
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Un congrès du Parti socialiste ressemble à une course cycliste. L’élément essentiel est de savoir quand lancer son échappée, ni trop tôt pour ne pas s’user prématurément, ni trop tard pour pouvoir distancer ses principaux concurrents. A ce petit jeu, les quatre prétendants à la direction du PS (Olivier Faure, Luc Carvounas, Stéphane Le Foll, tous trois issus de la majorité sortante, et Emmanuel Maurel, qui représente l’aile gauche) commencent à s’observer pour savoir quand placer leur accélération.
Olivier Faure, le président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, semble être le mieux parti. Il rassemble largement autour de lui, depuis les libéraux jusqu’à Martine Aubry. Présenté comme le favori, il veut être le point de rencontre des différents courants d’un parti en pleine crise d’identité. Sauf qu’il devient, pour ses poursuivants, l’homme à battre, avant le congrès du 15 mars.

Il en va ainsi de Stéphane Le Foll et de ses amis qui ne mâchent plus leurs mots à son égard. Ils critiquent notamment son aspect consensuel.
« On est dans un grand rassemblement où on va avoir très vite des problèmes de cohérence, entre des gens qui étaient des soutiens de Manuel Valls, d’autres qui étaient des soutiens de Martine Aubry, voire certains qui pouvaient être frondeurs. C’est bien de rassembler, mais sur quelle ligne ? », a ainsi déclaré l’ancien ministre de l’agriculture au cours d’une conférence de presse.
Et d’ajouter que M. Faure représente « le renouvellement mais du statu quo. (…) On ne cherche pas à clarifier ce qu’on pense, on se rassemble d’abord ».
Nécessité d’une « voix forte »
Pour M. Le Foll et ses soutiens, il ne faut pas chercher une nouvelle synthèse, mais une « majorité clairement identifiée et une minorité qui doit être respectée ». « Notre tâche majeure est de redresser le parti et de préparer les élections municipales. Il faut un premier secrétaire avec une voix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».
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Laurent Wauquiez détourne la droite du libéralisme

Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h34
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Comme dans toute famille politique, il existe à droite des phrases totems, que se passent de main en main les générations et qui sont censées résumer une philosophie en quelques mots. Un jour de 1966, Georges Pompidou aurait ainsi déclaré : « Arrêtez d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays. » Depuis qu’elle a été exhumée, cette injonction de l’ancien président de la République a été reprise par tous ceux ou presque qui veulent apporter la caution du grand homme à un discours libéral ou à des vœux de flexibilité pour l’économie française.
« Que l’Etat arrête de nous emmerder ! Laissez-nous travailler ! Faites-nous confiance ! Libérez-nous des normes inutiles, des charges exorbitantes, des impôts confiscatoires, des réglementations absurdes ! », tonnait, par exemple, François Fillon, dans un discours d’août 2016, alors qu’il menait campagne pour devenir candidat du parti Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle.
Mais aujourd’hui, c’est la phrase totem d’une autre famille politique qui se fait entendre à droite, en plus de celle de Pompidou : « Nos vies valent mieux et plus que leurs profits. » Elle est l’œuvre de Guillaume Peltier, deuxième vice-président des Républicains, qui reprend quasi au mot près le slogan porté par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en 2007 : « Nos vies valent plus que leurs profits. » Difficile de connaître plus grand écart en si peu de temps.
Un virage en direction du protectionnisme
Moins d’un an après la présidentielle de 2017, Les Républicains déblaient le champ de ruines du fillonisme pendant qu’Emmanuel Macron préempte le créneau libéral. De quel espace disposent Les Républicains, alors que 68 % des électeurs de François Fillon lors du scrutin présidentiel disent désormais approuver l’action du président de la République, selon le tableau de bord IFOP pour Paris Match et Sud Radio de février ?
Laurent Wauquiez,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/10/19-13">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La ministre de la santé a émis une contre-vérité, en affirmant que les dépenses de santé étaient « beaucoup plus élevées » en France que dans les autres pays. Or c’est loin d’être le cas.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

La France ne dépense pas « beaucoup plus que les autres » pour sa santé, contrairement à ce que dit Agnès Buzyn

La ministre de la santé a émis une contre-vérité, en affirmant que les dépenses de santé étaient « beaucoup plus élevées » en France que dans les autres pays. Or c’est loin d’être le cas.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 19h04
    |

            Samuel Laurent








                        


La France est-elle trop dépensière en matière de santé ? C’est en tous cas l’avis d’Agnès Buzyn. La ministre de la santé était l’invitée de France Info, vendredi 9 janvier, et elle a justifié les coupes que prévoit le gouvernement dans différents postes budgétaires par le niveau de dépenses de notre pays, notamment en matière de santé.

Santé : "La France dépense 12% de son PIB en dépenses de santé, c’est beaucoup plus que tous les pays de l’OCDE", e… https://t.co/jPQMUNVOng— franceinfo (@franceinfo)


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Ce qu’elle a dit :
« On peut parler évidemment des moyens, mais je rappelle quand même que la France dépense quand même 12 % de son produit intérieur brut en dépenses de santé, c’est beaucoup plus que tous les pays de l’OCDE (…) la moyenne des pays de l’OCDE, c’est 9 % du PIB. »
Pourquoi c’est faux ?
Une manière d’effectuer des comparaisons internationales en matière de système de santé consiste à observer le poids que prennent ces dépenses dans le produit intérieur brut (PIB). C’est la comparaison qu’effectue l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais elle n’obtient pas les mêmes conclusions que la ministre.
Il est exact que la France est dans la tranche « haute » des pays de l’OCDE, avec deux points de plus que la moyenne, à 11 % contre 9 %, selon les données 2016 de l’organisation, les plus récentes.
Mais ce n’est pas « beaucoup plus que tous les pays de l’OCDE », puisque quatre d’entre eux dépensent autant ou plus : la Suède (11 % du PIB également), l’Allemagne (11,3 %), la Suisse (12,4 %) et… les Etats-Unis qui, eux, sont hors de la tendance, avec 17,2 % de leur PIB.


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		text-align: right;
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	}



Part des dépenses de santé dans le PIB
En pourcentage du produit intérieur brut pour les dépenses publiques obligatoires et privées, 2016

Source : OCDE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	},
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	},
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					color: '#333'
				}
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Turquie","Lettonie","Mexique","Luxembourg","Pologne","Lituanie","Estonie","Slovaquie","Rep. Tchèque","Israël","Hongrie","Corée","Irlande","Grèce","Chili","Slovénie","Islande","Italie","Portugal","Espagne","Nouvelle-Zélance","Finlande","Australie","Grande-Bretagne","Autriche","Danemark","Belgique","Norvège","Pays-Bas","Canada","Japon","France","Suède","Allemagne","Suisse","Etats-Unis"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			value: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Part de la dépense dans le PIB",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        4.33
      ],
      [
        "",
        5.716
      ],
      [
        "",
        5.799
      ],
      [
        "",
        6.335
      ],
      [
        "",
        6.443
      ],
      [
        "",
        6.463
      ],
      [
        "",
        6.683
      ],
      [
        "",
        6.883
      ],
      [
        "",
        7.26
      ],
      [
        "",
        7.419
      ],
      [
        "",
        7.626
      ],
      [
        "",
        7.674
      ],
      [
        "",
        7.817
      ],
      [
        "",
        8.297
      ],
      [
        "",
        8.45
      ],
      [
        "",
        8.561
      ],
      [
        "",
        8.606
      ],
      [
        "",
        8.939
      ],
      [
        "",
        8.947
      ],
      [
        "",
        8.983
      ],
      [
        "",
        9.206
      ],
      [
        "",
        9.345
      ],
      [
        "",
        9.59
      ],
      [
        "",
        9.745
      ],
      [
        "",
        10.367
      ],
      [
        "",
        10.376
      ],
      [
        "",
        10.387
      ],
      [
        "",
        10.464
      ],
      [
        "",
        10.5
      ],
      [
        "",
        10.578
      ],
      [
        "",
        10.851
      ],
      {
        color:"red",
y:10.982
    },
      [
        "",
        11.008
      ],
      [
        "",
        11.268
      ],
      [
        "",
        12.381
      ],
      [
        "",
        17.214
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Si on isole, au sein de cette dépense, la partie supportée par la collectivité, la France n’est toujours pas en tête : avec 8,7 % du PIB, elle est derrière le Danemark, la Norvège, le Japon la Suède ou même l’Allemagne.


	#container_15181879020{
		padding:5px 5px 0px 10px;
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	#container_15181879020 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
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		}
	#container_15181879020 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15181879020.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15181879020 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Part de la dépense publique obligatoire de santé dans le PIB
Données OCDE 2016





require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15181879020",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	title: {
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	},
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	},
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		series: {
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				style: {
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					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
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		min: null,
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Mexique","Slovénie","Turquie","Lettonie","Corée","Pologne","Israël","Grèce","Estonie","Chili","Hongrie","Luxembourg","Irlande","Slovaquie","Portugal","Rep. Tchèque","Lituanie","Espagne","Australie","Italie","Finlande","Islande","Nouvelle-Zélance","Canada","Grande-Bretagne","Autriche","Suisse","Belgique","Etats-Unis","Pays-Bas","France","Danemark","Norvège","Japon","Suède","Allemagne"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Obligatoire/public",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        2.996
      ],
      [
        "",
        3.226
      ],
      [
        "",
        3.437
      ],
      [
        "",
        4.326
      ],
      [
        "",
        4.326
      ],
      [
        "",
        4.444
      ],
      [
        "",
        4.475
      ],
      [
        "",
        4.837
      ],
      [
        "",
        5.083
      ],
      [
        "",
        5.129
      ],
      [
        "",
        5.206
      ],
      [
        "",
        5.258
      ],
      [
        "",
        5.484
      ],
      [
        "",
        5.491
      ],
      [
        "",
        5.927
      ],
      [
        "",
        5.983
      ],
      [
        "",
        6.148
      ],
      [
        "",
        6.342
      ],
      [
        "",
        6.498
      ],
      [
        "",
        6.708
      ],
      [
        "",
        6.99
      ],
      [
        "",
        7.065
      ],
      [
        "",
        7.384
      ],
      [
        "",
        7.436
      ],
      [
        "",
        7.717
      ],
      [
        "",
        7.848
      ],
      [
        "",
        7.878
      ],
      [
        "",
        8.027
      ],
      [
        "",
        8.457
      ],
      [
        "",
        8.488
      ],
      {
        color:"red",
        y:8.657
      },
      [
        "",
        8.719
      ],
      [
        "",
        8.916
      ],
      [
        "",
        9.126
      ],
      [
        "",
        9.234
      ],
      [
        "",
        9.531
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


De même, Agnès Buzyn estime, un peu plus loin dans son intervention, qu’elle n’est « pas certaine qu’on soit moins bien soigné en Allemagne, en Espagne ou en Italie ; or les dépenses de santé sont beaucoup moins importantes ». Un raisonnement correct pour l’Italie ou l’Espagne, mais pas pour notre voisin outre-Rhin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Contrairement à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, le futur service national universel ne sera « probablement pas obligatoire », a affirmé vendredi la ministre des armées.
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Vers un service national sans « caractère obligatoire », selon Florence Parly

Contrairement à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, le futur service national universel ne sera « probablement pas obligatoire », a affirmé vendredi la ministre des armées.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 06h37
    |

            Eric Nunès








                        



   


Le futur service national « n’aura probablement pas un caractère obligatoire ». Cette annonce, faite vendredi 9 février par Florence Parly, ministre des armées, sur France Inter, revient sur un engagement de campagne d’Emmanuel Macron.
En 2017, lors de la campagne présidentielle, la réintroduction d’un service national et universel était un thème de campagne que partageaient, avec plusieurs nuances, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. « Nous créerons un service militaire obligatoire et universel d’un mois », peut-on toujours lire sur le site « En marche » du candidat Macron. Moins d’un an plus tard et après une levée de boucliers simultanée de la jeunesse et des armées, les angles du projet semblent s’arrondir.

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« Rendre ce service attractif pour les jeunes »
Si les contours du futur service national sont toujours flous, son caractère obligatoire n’apparaît plus à l’ordre du jour : « Ce sera un service qui, probablement, n’aura pas un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient chercher les réfractaires, a expliqué Florence Parly. Ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils apprendront et ce qu’ils pourront donner aux autres. »
Une précision qui s’inscrit seulement quelques jours après un premier recadrage du président de la République lui-même, mardi 30 janvier, lors de ses vœux aux forces vives de la nation. Emmanuel Macron avait alors esquissé ce que devrait être le service national : « Il ne s’agit pas de réinventer le service militaire », mais de donner « à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines sociaux, environnemental, culturel », avait-il déclaré. L’idée d’une période tournée vers les pratiques militaires, et encadrée par l’armée, qui figurait dans le programme et le discours du candidat, n’est ainsi plus évoquée par le président.

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Les principaux acteurs concernés par une renaissance d’un service national se réjouissent de l’évolution du cap de l’exécutif : d’un côté, nombre de cadres de l’armée sont soulagés de voir s’éloigner la contrainte d’une mission d’éducation qui ne correspond pas à leurs compétences. De l’autre, une partie de la jeunesse souffle en voyant reculer la perspective d’un service obligatoire. « Renoncer au caractère contraignant est une bonne chose, estime ainsi Jimmy Losfeld, président de la FAGE, le premier syndicat étudiant. Ce n’est pas en créant un service obligatoire qu’on va créer du vivre-ensemble. La jeunesse veut trouver du sens dans ses actes et ses choix, mais ce n’est pas en lui tordant le bras qu’elle va s’exécuter. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La procureure de la République de Saint-Malo a confirmé jeudi soir qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997.
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Pascale Mitterrand, auteure de la plainte de 2008 contre Nicolas Hulot, se défend d’avoir voulu « médiatiser l’affaire »

La procureure de la République de Saint-Malo a confirmé jeudi soir qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h46
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h22
   





                        



   


Pascale Mitterrand, petite-fille de François Mitterrand et fille de Gilbert Mitterrand, est l’auteure de la plainte déposée en 2008 contre Nicolas Hulot.
« Le nom de Madame Pascale Mitterrand a été associé contre son consentement à une tempête médiatique visant Monsieur Nicolas Hulot. Elle-même et sa famille ne cautionnent en aucune manière la publicité » donnée à cette affaire, écrit l’intéressée dans un communiqué transmis vendredi 9 février à l’AFP par Me Michel Dufranc, bâtonnier du barreau de Bordeaux, et avocat de la famille.
« Elle n’est en aucune manière à l’initiative des révélations qui sont à l’origine de la médiatisation actuelle » de cette affaire révélée par Ebdo, qui n’avait pas dévoilé son identité, ce qu’a toutefois fait dès jeudi soir Le Parisien sur son site Internet.
« Elle a dit dès le départ aux journalistes d’Ebdo qu’elle ne souhaitait pas cette médiatisation, mais elle n’avait aucun pouvoir de s’y opposer », a expliqué Me Dufranc. Mme Mitterrand souligne d’ailleurs dans son communiqué que depuis le dépôt de sa plainte, en 2008, elle n’a « sous aucune forme, réactivé celle-ci, ni auprès de son protagoniste, ni auprès de quiconque ».
Plainte classée
La procureure de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, a confirmé jeudi soir dans un communiqué qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997, quand Pascale Mitterrand avait 20 ans.

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Face aux rumeurs et à la publication dans le journal Ebdo d’un article le mettant en cause, Nicolas Hulot a expliqué, jeudi 8 février, sur BFMTV et RMC avoir voulu « prendre les devants » et a dénoncé les « rumeurs ignominieuses ». Il n’a pas exclu de démissionner de son poste de ministre de la transition écologique pour protéger sa famille.
Il a reçu le soutien du premier ministre, qui dit n’avoir « aucune raison de douter de la parole » de l’ex-animateur de télévision, considéré par l’opinion comme la caution écologique du gouvernement, et d’Emmanuel Macron.

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« Il n’y a pas d’affaire, il y a des rumeurs, donc le président de la République a assuré Nicolas Hulot de son entier soutien », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres. L’Elysée a rappelé la « jurisprudence » qui exclut tout « départ d’un ministre tant qu’il n’y a pas de mise en examen ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Une enquête menée par l’ANDRH tente de refléter les préoccupations de terrain des responsables des ressources humaines.
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Les attentes des DRH sur la réforme de la formation professionnelle et sur l’apprentissage

Une enquête menée par l’ANDRH tente de refléter les préoccupations de terrain des responsables des ressources humaines.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h30
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Ce vendredi 9 février se tient la dixième séance de la négociation interprofessionnelle sur la formation qui devrait s’achever le 16 février. La CGT a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne participerait pas à la réunion conclusive sur le volet apprentissage. En parallèle des négociations avec les partenaires sociaux, les directeurs des ressources humaines (DRH) ont tenu à exprimer leurs préoccupations de terrain.
Sur la base d’une enquête flash menée du 29 novembre au 22 décembre 2017 auprès de leurs 5 000 entreprises adhérentes, l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) a publié fin janvier les attentes des DRH, dont ressortent deux positions fortes : une simplification du système de formation professionnelle qui passe par l’identification d’un public prioritaire et des objectifs clairs, et la désignation de la branche comme principal pilote pour porter la formation professionnelle et l’alternance.

Pour la politique alternance des entreprises, 91 % des DRH estiment que les interlocuteurs les plus efficaces sont les branches et les OPCA [organismes paritaires collecteurs agréés, chargés de collecter les fonds de la formation professionnelle]. Seuls 16 % des répondants considèrent que la région devrait être le principal pilote en la matière, alors même que 91 % des répondants appartiennent à des organisations accueillant des alternants. La loi impose aux entreprises de plus de 250 salariés d’employer 4 % de salariés en alternance. L’argument avancé par les DRH étant que « ce sont les branches et les OPCA qui ont la meilleure visibilité sur les débouchés des formations », précise l’ANDRH.
La Fédération de la formation professionnelle (FFP) n’est pas de cet avis pour d’autres raisons. « Le changement de pilote des régions aux branches professionnelles n’est pas la panacée, prévient le président de la FFP Jean Wemaëre, la gestion des fonds de l’alternance,...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 09/02/2018
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Apprentissage : les grands axes de la réforme

Le premier ministre a présenté vendredi des mesures qui changeront radicalement la logique du dispositif.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h08
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Après la réécriture du code du travail, le deuxième gros chantier social du gouvernement commence à prendre tournure. Vendredi 9 février, le premier ministre Edouard Philippe et la ministre du travail Muriel Pénicaud ont dévoilé les grandes orientations de la réforme de l’apprentissage, l’un des trois volets d’un projet plus global visant à sécuriser les parcours professionnels de tous les actifs – les deux autres portant sur la transformation de l’assurance-chômage et de la formation continue. L’occasion, pour le gouvernement, d’annoncer une vingtaine de mesures qui modifient en profondeur la gouvernance du système, son financement et les règles applicables aux apprentis.
Les mots d’ordre de l’exécutif ont déjà été entendus sous de précédentes législatures : il faut développer l’apprentissage car cette filière affiche de bons résultats en termes d’accès à l’emploi. Sept jeunes sur dix qui vont au bout de leur contrat trouvent un poste six mois après. Or le nombre de nouveaux entrants dans le dispositif plafonne : un peu plus de 296 000 en 2017, soit un niveau très légèrement supérieur à celui relevé dix ans plus tôt.
Financement chamboulé
Pour sortir de cette langueur, le gouvernement considère qu’il faut mettre fin à la logique « administrative » qui a prévalu jusqu’à présent. A l’avenir, un centre de formation d’apprentis (CFA) pourra ouvrir sans requérir l’imprimatur des conseils régionaux (ou, dans quelques cas, de l’Etat) : le but est de répondre plus promptement aux besoins en compétences exprimés par les patrons. Une libéralisation réclamée de longue date par les instances nationales du Medef, mais qui inquiète les régions. Elles redoutent que les CFA nouvellement créés entrent en concurrence avec des lycées professionnels (LP) situés à proximité et proposant des cursus similaires.
Afin d’éviter cet écueil, elles continueront de jouer un rôle régulateur, à travers un « schéma régional », cosigné avec les branches professionnelles – qui représentent le monde de l’entreprise, secteur par secteur. Ce « schéma » livrera une estimation, pour plusieurs années, des formations à assurer sur des métiers donnés et fixera une prévision d’investissements au profit des CFA. Attention, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud : il ne s’agit pas de maintenir la « gestion malthusienne » qui règne aujourd’hui ; le principe de libre création du CFA est bel et bien inscrit au cœur de la réforme.

   


S’agissant du financement, tout est chamboulé, là aussi. La taxe d’apprentissage, dont 51 % était reversée aux régions, va être remplacée par une « contribution alternance » en faveur des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation. Le produit de ce prélèvement, égal à 0,85 % de la masse salariale des sociétés (soit un peu plus de 4 milliards d’euros), redescendra intégralement vers les CFA, en fonction du nombre de contrats signés avec des jeunes.
Un bouleversement majeur qui favorise les centres de formation dynamiques, en adéquation avec les besoins des employeurs, estime-t-on dans l’entourage de Mme Pénicaud. Mais certains CFA, dont l’équilibre financier était tributaire de subsides alloués par les régions, risquent d’en faire les frais et d’être contraints de mettre la clé sous la porte.
Rémunération en hausse
Les conseils régionaux ne sont pas entièrement dépouillés, contrairement à ce que certains scénarios pouvaient laisser supposer initialement. Ils conserveront une toute petite fraction de la « cotisation alternance » (environ 250 millions d’euros), notamment pour soutenir des CFA implantés dans des zones rurales et dans des quartiers relevant de la politique de la ville. Et une part de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) leur sera octroyée, à hauteur de 150 millions. Ce sont eux, par ailleurs, qui distribueront aux entreprises les aides à l’apprentissage, en vertu d’une procédure beaucoup plus lisible : à l’heure actuelle, il existe trois subventions à l’embauche et un crédit d’impôt ; ces lignes de financement seront unifiées, de manière à en faciliter l’accès pour les employeurs.
Dans le but d’accueillir un plus grand nombre de jeunes dans les CFA, plusieurs mesures incitatives sont prises – la plus frappante étant l’aide de 500 euros attribuée aux apprentis majeurs pour passer le permis de conduire. Un coup de pouce qui cherche à répondre aux difficultés rencontrées par les intéressés pour gagner leur lieu de travail ou leur centre de formation. La rémunération des 16-20 ans, en apprentissage, sera par ailleurs revue à la hausse (en moyenne, de 30 euros nets par mois).
Le temps de travail pourra être porté à 40 heures par semaine
Autre disposition très importante : les apprentis, dont le contrat est interrompu avant terme (ce qui arrive dans un plus peu d’un quart des cas), auront le droit de prolonger pendant six mois leur formation au sein du CFA. Jusqu’à maintenant, une telle possibilité ne leur était pas offerte et ils perdaient une année, mentionne-t-on au ministère du travail.
Le gouvernement s’engage vis-à-vis des familles et de leurs enfants à faire la « transparence » sur la « qualité » des formations offertes : seront ainsi rendus publics les taux d’insertion dans l’emploi et de réussite pour obtenir un diplôme, pour chaque CFA et pour chaque lycée professionnel. Des données seront aussi mises à disposition sur les rémunérations pratiquées. L’objectif est de permettre aux jeunes de choisir leur filière, « de façon documentée et éclairée ». Dans l’optique, toujours, d’élargir l’ouverture au système, celui-ci aura la possibilité de prendre en charge des personnes jusqu’à 30 ans – contre 26, sauf exception, aujourd’hui.
Des mesures sont prévues pour « lever les freins », liés à la réglementation, et encourager les patrons à « s’engager dans l’apprentissage ». Ainsi, le temps de travail maximum pourra être porté à 40 heures par semaine dans certains secteurs, comme le bâtiment ou les travaux publics, la rémunération étant majorée au-delà du seuil de 35 heures ; la législation sur les horaires de travail sera également assouplie chez les boulangers-pâtissiers.
Un employeur aura par ailleurs la faculté de recruter à n’importe quel moment, ce qui constitue une autre nouveauté de taille. Aujourd’hui, dans l’immense majorité des cas, c’est le cycle scolaire qui cadre la période d’embauche – le plus souvent sur le dernier quadrimestre de l’année civile. Enfin, si une entreprise souhaite rompre un contrat d’apprentissage, elle n’aura plus à saisir les prud’hommes, alors qu’elle y est tenue, actuellement, au bout de 45 jours de présence du jeune en son sein.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Invité jeudi de la Luiss School of Government, l’ancien premier ministre s’est livré sur le quinquennat Hollande.
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A Rome, les confidences de Manuel Valls

Invité jeudi de la Luiss School of Government, l’ancien premier ministre s’est livré sur le quinquennat Hollande.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h35
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Pas de grande salle bondée, le moins d’apparat possible, un auditoire d’une grosse cinquantaine de personnes, enseignants et étudiants en sciences politiques, sagement assises dans un petit amphithéâtre du campus romain de l’université internationale Luiss… La conférence organisée jeudi 8 février autour de l’ancien premier ministre français Manuel Valls, à l’initiative du professeur Marc Lazar, directeur de l’école de sciences politiques de la Luiss School of Government, n’avait rien d’une grand-messe. Est-ce ce côté informel, l’éloignement de la France ou un peu des deux ? Toujours est-il que l’ancien premier ministre, invité à revenir sur ses deux ans et demi à la tête du gouvernement français (mars 2014-décembre 2016), s’est montré plutôt détendu, et s’est même risqué à quelques confidences.

Présenté par Sergio Fabbrini, le directeur de la Luiss, comme un « homme politique espagnol naturalisé français et devenu premier ministre de la France », Manuel Valls a commencé par rappeler les origines suisses italiennes de sa mère, et le fait qu’il n’ait « pas une goutte de sang français », avant d’expliquer par le menu pourquoi la gauche, durant le quinquennat de François Hollande, a « échoué ».
« Echoué », vraiment ? Manuel Valls assume le terme.
« Quand je dis qu’on a échoué… Quand le président sortant ne peut même pas se présenter, que son premier ministre est battu par un membre de l’aile gauche de son parti, que celui-ci obtient 6 % des voix au premier tour de la présidentielle, que le PS passe de trois cents à trente députés, oui, c’est un échec. » 
Hollande « avait du mal à dire les choses »
Un fiasco dû, selon lui, à l’improvisation qui a régné au début du quinquennat. « Ceux qui arrivent au pouvoir sont en général peu préparés. Ils imaginent la conquête plus que l’exercice du pouvoir », assure-t-il, citant l’exemple de Jacques Chirac en 1995 pour mieux assurer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.
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Qui nommera les patrons de l’audiovisuel public ?

Le gouvernement envisage de confier ce choix aux conseils d’administration des entreprises concernées.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’audiovisuel public vit une situation inédite et paradoxale : mercredi 14 février, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) se penchera sur la procédure qu’il va mettre en œuvre pour désigner le successeur de Mathieu Gallet à Radio France, premier PDG révoqué pendant son mandat. Mais, ironie de la situation, on sait depuis la campagne présidentielle qu’Emmanuel Macron souhaite en finir avec la nomination par le CSA des dirigeants d’audiovisuel public…
Un temps envisagée, la solution de changer rapidement la règle par le vote d’une « petite loi » a été abandonnée : c’est donc le CSA qui devrait nommer un successeur à M. Gallet, au terme d’un processus de candidatures, d’auditions et de vote s’étalant sur deux mois et demi environ. Il faudra, éventuellement, ajouter jusqu’à trois mois de « tuilage » avec le président intérimaire, le doyen du conseil d’administration Jean-Luc Vergne. Le mode de nomination devrait, lui, être modifié plus tard, lors d’une loi sur l’audiovisuel public prévu par l’exécutif fin 2018.

Si la réforme est repoussée, le débat n’en est pas moins présent : comment faut-il nommer les dirigeants ? Le sujet, d’apparence technique, est sensible. Et symbolique : Nicolas Sarkozy, au moment de sa présidence, avait fait scandale en revendiquant de choisir les patrons, en tant que président de la République. Revenant sur cette décision, François Hollande avait confié ce pouvoir au CSA, une « autorité administrative indépendante ».
L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants
Aujourd’hui, le gouvernement cherche une troisième voie : « Nous voulons à la fois éviter l’écueil de la nomination directe par le président de la République et celui de la nomination par le régulateur », explique-t-on au ministère de la culture. L’argument souvent avancé est que le CSA ne peut à la fois nommer et contrôler les dirigeants. Partagée dans la majorité et à droite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’hebdomadaire « Ebdo » a publié un article mettant en cause le ministre de la transition écologique sur des affaires sexuelles.
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Emmanuel Macron et Edouard Philippe apportent leur soutien à Nicolas Hulot

L’hebdomadaire « Ebdo » a publié un article mettant en cause le ministre de la transition écologique sur des affaires sexuelles.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h26
    |

            Bastien Bonnefous








                        


Il est un des piliers du gouvernement, l’un de ses ministres les plus connus des Français et les plus populaires. Nicolas Hulot s’est invité sur BFM-TV, jeudi 8 février au matin, pour démentir des rumeurs « ignominieuses », avant la publication d’un article dans l’hebdomadaire Ebdo paru le vendredi 9 février.

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                Nicolas Hulot dément des rumeurs d’agression et de harcèlement sexuels



Au micro de Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la transition écologique a reconnu l’existence d’une plainte à son encontre, déposée en 2008 par une femme et classée sans suite. « Cette plainte a été classée sans suite, car non seulement l’affaire était prescrite, mais j’ai été auditionné par les gendarmes à ma demande, et les enquêteurs ont très rapidement considéré qu’il n’y avait rien qui permettrait de poursuivre cette affaire », a précisé l’ancien présentateur d’« Ushuaïa ».
« Un cauchemar »
Il a également démenti l’existence d’accusations de harcèlement sexuel de la part d’une autre femme, ancienne collaboratrice de la Fondation Hulot : « La réponse est non et je le dis avec d’autant de force que la personne en question, avec laquelle je suis en contact, vous dira exactement la même chose », a-t-il déclaré sur BFM-TV. Jointe par LCI, cette ancienne collaboratrice indiquait jeudi dans la matinée : « Je démens formellement les rumeurs me concernant. Je n’ai aucun commentaire à faire sur une affaire qui n’en est pas une. » De son côté, la Fondation Hulot a assuré n’avoir eu « connaissance d’aucun agissements répréhensible ou conduite inappropriée » de la part de son ancien président.
Dans la journée, le procureur de la République de Saint-Malo a publié un communiqué indiquant qu’« une jeune femme » a effectivement déposé plainte, « le 11 juillet 2008 », contre Nicolas Hulot « en dénonçant un fait de viol commis, selon elle, onze ans auparavant, alors qu’elle était déjà majeure ». Les faits reprochés se seraient déroulés « entre le 9 et le 11 juin 1997 ». Le parquet malouin a précisé que « Nicolas Hulot a été entendu dès le 29 août 2008 par les gendarmes de la brigade de recherche de Saint-Malo » et que « les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle » évoquée. Avant de conclure que l’affaire avait été classée sans suite en raison de la prescription alors en vigueur de dix années dans ce type de dossier.
« Je n’ai évidemment rien à me reprocher », a insisté le ministre sur BFM-TV. Rappelant que « la justice est passée » et qu’« il faut aussi en tenir compte », Nicolas Hulot a mis en avant les conséquences de ces accusations sur sa vie privée et familiale : « Cela fait mal, quand c’est injuste, quand c’est infondé, car moi, hier, on a fait pleurer mes enfants », a-t-il expliqué, se disant « dans une rage folle » et évoquant « un cauchemar ». « Je n’ai pas peur de la vérité, j’ai peur de la rumeur, car c’est un poison lent qui tue », a-t-il ajouté.
« Il n’y a pas d’affaire, il y a des rumeurs »
Figure-clé du gouvernement et atout politique de taille pour Emmanuel Macron sur le terrain de l’écologie, Nicolas Hulot a reçu dès jeudi l’appui immédiat et au diapason de l’exécutif. Dans la foulée de son entretien sur BFM-TV, le premier ministre, Edouard Philippe, a en effet adressé « un message de soutien » à son ministre. « Nicolas Hulot s’est exprimé avec sincérité et émotion sur les rumeurs dont il est l’objet depuis plusieurs jours. Ses explications ont été claires, précises, et nous n’avons aucune raison de douter de sa parole. Comme il l’a rappelé, la justice s’est prononcée. Le premier ministre a adressé à Nicolas Hulot un message de soutien dans cette épreuve qui l’affecte, lui et sa famille », a indiqué Matignon dans une brève déclaration à l’Agence France-Presse.
De son côté, l’Elysée a, lui aussi, défendu le ministre de la transition écologique. « Le président a assuré Nicolas Hulot de son entier soutien » lors du conseil des ministres jeudi matin, a relayé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, pour qui « il n’y a pas d’affaire, il y a des rumeurs ». « Il y a une jurisprudence clairement établie par le premier ministre en direction de l’ensemble de son gouvernement, en accord avec le président de la République, qui est que tant qu’il n’y a pas de mise en examen, il n’y a pas de raison qu’une démission soit évoquée », a précisé à la presse l’entourage du chef de l’Etat. Pas question donc à ce stade que Nicolas Hulot quitte ses responsabilités ministérielles.
L’intéressé a lui-même indiqué n’avoir « pas pensé » à démissionner, tout en soulignant que « c’est ma famille qui prime, c’est sa résistance qui prime et c’est cela qui guidera ma décision, mes choix ». Concernant d’éventuelles suites judiciaires à la publication d’Ebdo, « on ne va pas brûler les étapes, on va regarder ce qui est dit », a répondu Nicolas Hulot, « mais comprenez bien que je ne laisserai pas la diffamation, la suspicion, les insinuations se développer ».
Avec Nicolas Hulot, c’est une deuxième figure d’importance du gouvernement, après Gérald Darmanin, qui est accusée dans des affaires sexuelles. Le ministre des comptes publics, venu du parti Les Républicains et particulièrement apprécié des électeurs de droite et de La République en marche, est, quant à lui, visé par une enquête préliminaire ouverte fin janvier à la suite d’accusations de viol visant des faits présumés datant de 2009.
A l’époque, l’Elysée et Matignon était également intervenus pour le défendre. Une partie de l’opposition, notamment au sein de LR, avait en revanche appelé à sa démission, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent concernant Nicolas Hulot.



                            


                        

                        

