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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.
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IG Metall, allié improbable de la BCE

La hausse de salaire de 4,3 % obtenue par le syndicat de la métallurgie allemande pour les salariés du secteur pourrait se propager. Une bonne nouvelle pour l’institution monétaire qui craint désormais la disparition de l’inflation.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Chronique. C’est un drôle d’attelage mais qu’importe : la Banque centrale européenne (BCE) peut dire merci à IG Metall, le puissant syndicat de la métallurgie allemande. Après des mois de négociations tendues, le mastodonte vient d’obtenir une hausse de salaire de 4,3 % pour les employés du secteur. Une augmentation ayant valeur de « benchmark » pour des millions de salariés au sein de la première puissance économique européenne. A leur tour, les syndicats des services et des fonctionnaires se mettent en ordre de bataille, réclamant entre 6 % et 11 % d’augmentation…
Il fut un temps où la BCE suivait d’un œil suspicieux les revendications syndicales en matière de rémunérations. Trop nombreuses, trop élevées, celles-ci risquaient de déclencher une spirale inflationniste, en poussant les entreprises à augmenter leurs prix pour compenser la hausse des coûts salariaux. Une ligne rouge pour l’institution de Francfort, gardienne intransigeante de la stabilité des prix, avec un objectif d’inflation fixé juste en dessous de 2 %.

A cette aune, le résultat obtenu par IG Metall pourrait sembler bien excessif. Etalée sur vingt-sept mois, la hausse devrait atteindre 3,7 % en 2018 et 4 % en 2019, selon les calculs du cabinet d’analyses Oxford Economics. Mais l’époque n’est plus la même : ce qui tracasse désormais la BCE n’est plus un trop-plein d’inflation… mais sa disparition.
Résumons. La croissance de la zone euro est robuste. Elle est même au plus haut depuis une décennie. Les usines tournent à plein régime. Le taux de chômage, lui, ne cesse de refluer. Sept millions de nouveaux « jobs » ont été créés depuis 2013. Certains pays, comme l’Allemagne et les Pays-Bas, frôlent le plein-emploi.
Ici et là, en Europe, se profile une pénurie de main-d’œuvre. Pourtant, et c’est le grand mystère de la reprise, les salaires frémissent à peine. Outre-Rhin, en 2017, ils n’ont augmenté que de 0,8 % en termes réels. Dans la zone euro,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.
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Laurent Burelle : « L’objectif, c’est que l’usine France fabrique plus de richesse »

Pour le président de l’Association française des entreprises privées, il faut créer plus de richesses pour pouvoir investir.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h00
    |

            Elise Barthet et 
Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

C’est une première. L’Association française des entreprises privées (AFEP) organise, samedi 10 février, dans les locaux du Conseil économique social et environnemental (CESE), à Paris, un « speed dating » géant entre quarante PDG de grands groupes et quatre cents patrons de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). Créée en 1982 à l’initiative d’Ambroise Roux, PDG démissionnaire de la puissante Compagnie générale d’électricité (CGE), qui s’opposait alors farouchement aux nationalisations décidées par la gauche, l’AFEP ne comptait, au départ, que trente-huit adhérents. Elle n’a, depuis, cessé de grossir et héberge désormais les cent plus grandes sociétés françaises et vingt groupes étrangers installés dans l’Hexagone. Son objectif : défendre leurs intérêts auprès de l’Etat et des instances européennes.
Elu à la tête de l’organisation en juin 2017 en remplacement de Pierre Pringuet (Pernod Ricard), Laurent Burelle, 68 ans, PDG de l’équipementier automobile Plastic Omnium, veut créer « un élan de solidarité » entre patrons.
Dans un entretien au Monde, il plaide pour une réforme profonde de la formation professionnelle et demande au gouvernement une véritable baisse des dépenses publiques. Il met aussi en garde contre une offensive des géants américains, dopés par la réforme fiscale du président Donald Trump, qui pourraient lancer des offres publiques d’achat (OPA) sur les sociétés françaises et européennes.
En quoi des PDG de grands groupes, qui ont, par définition, une vision globale de leur entreprise, peuvent-ils être utiles à des patrons de PME ou d’ETI ?
Vous savez, nous sommes tous des ingénieurs. On a tous commencé un jour dans l’atelier, été directeur d’usine, directeur de pays, directeur de région… Il y en a même qui ont vendu de la salade ! Il s’agit de donner de notre temps, gratuitement. Nous avons, dans les grandes entreprises, des services...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’intersyndicale, représentant tous les personnels, réclame 6 % d’augmentation salariale.
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Dix syndicats d’Air France appellent à une journée de grève unitaire le 22  février

L’intersyndicale, représentant tous les personnels, réclame 6 % d’augmentation salariale.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 12h55
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            
Une fois de plus, Air France est entrée dans une période de fortes turbulences. Dix organisations syndicales, représentant toutes les catégories de personnels, ont appelé, vendredi 9 février, à une journée de grève jeudi 22 février. Pour les syndicats, cette journée d’action unitaire est « une grande première », se félicite Sandrine Techer, secrétaire de section du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC). « Une grève unitaire chez Air France, il n’y en a pas eu depuis des décennies. Je n’en ai pas connu », renchérit Philippe Evain, président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL).
En pratique, c’est la modestie des augmentations salariales consenties par la direction à l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui a provoqué la grogne des syndicats. La direction d’Air France a fait ratifier une augmentation de 1 % par deux syndicats représentatifs mais minoritaires, la CFE-CGC et la CFDT. Une « aumône (…) bien en deçà des attentes des salariés » car « elle ne pourra compenser l’augmentation du coût de la vie et rattraper les salaires bloqués depuis 2011 », dénoncent les dix organisations regroupées en intersyndicale. Ces dernières, qui représentent 52 % des voix, « ont fait jouer leur droit d’opposition pour faire annuler cet accord », indique M. Evain.
Les syndicats réclament une hausse des rémunérations de 6 %. Un minimum pour contrebalancer, selon eux, « la perte de pouvoir d’achat » de tous les personnels, déplore le patron du syndicat des pilotes. Les représentants des salariés critiquent d’autant plus vivement la direction d’Air France qu’elle devrait annoncer dans quelques jours des bénéfices records. Pour Sandrine Techer, « les NAO ont été une mascarade ». La direction « s’est moquée de nous », fustige Philippe Evain. Elle ne peut pas bloquer les salaires « ad vitam aeternam », ajoute-t-il.
Fermeté de la direction
Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.
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L’émergence, encore timide, des accords mondiaux d’entreprise

En 2016, 317 AME ont été signés par des groupes transnationaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h33
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Objet juridique non identifié, l’accord mondial d’entreprise (AME) est un accord hors catégorie, atypique, conclu en marge des ordres juridiques nationaux, qui permet de construire des relations professionnelles transnationales. Dans le cadre d’un colloque organisé, mercredi 7 février à Paris, par l’Organisation internationale du travail (OIT), Marie-Ange Moreau, professeure émérite à l’université Lyon-II, a présenté une étude sur la spécificité de ces accords qui constituent « la pierre angulaire d’un dialogue social mondialisé en émergence ». « Ces accords sont sans doute aujourd’hui l’une des manifestations les plus abouties du dialogue social transnational, a souligné Cyril Cosme, directeur du bureau de l’OIT pour la France, contribuant à renforcer le dialogue social dans les différents pays couverts par leur champ d’application. » 
Le nombre d’accords mondiaux en 2016 signés par un groupe transnational s’élevait à 317, 140 d’entre eux intégrant les filiales hors de l’Union européenne. Conclus à durée déterminée, ils concernent d’abord la métallurgie, la construction, l’alimentation et l’agriculture, les assurances et l’énergie. Négociés avec des fédérations syndicales internationales (FSI), pour la plupart affiliées à la Confédération syndicale internationale (CSI), créée en 2006, ces AME se sont développés dans les années 2000, après le premier accord signé par Danone en 1988.
« Recherche de légitimité »
Durant une première phase, ils ont intégré les principes de la Déclaration de l’OIT de 1998 sur les droits fondamentaux des travailleurs : interdiction du travail des enfants, du travail forcé et des discriminations, respect de la liberté syndicale et du droit à la négociation collective. Déclinaisons à l’origine de la responsabilité sociale des entreprises (RSE), ils se sont ensuite diversifiés : santé et sécurité, emploi et restructurations, formation, égalité des chances et diversité, gestion des carrières, droit syndical.
« L’accord,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.
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Qui se cache derrière les producteurs de cannabis au Canada ?

Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 16h09
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        


Le lucratif marché du cannabis au Canada suscite de nouvelles vocations. Dans un pays où, en 2017, 4,9 millions de personnes auraient dépensé environ 5,7 milliards de dollars canadiens (3,8 milliards d’euros) en cannabis, d’anciens politiques y ont vu l’opportunité d’une nouvelle carrière.

        Lire aussi :
         

                Frénésie sur le marché du cannabis au Canada



Chuck Rifici, ancien trésorier du Parti libéral canadien (PLC) lors de l’élection de Justin Trudeau, est président de Cannabis Wheaton Income Corp. Il fut l’un des fondateurs du plus gros producteur canadien et mondial, Canopy Growth. Ce dernier est présidé par Mark Zekulin, un ancien conseiller du ministre libéral des finances de l’Ontario. Citons aussi Herb Dhaliwal, ancien ministre du gouvernement de Jean Chrétien, aujourd’hui président de National Green BioMed, un producteur de Colombie-Britannique, ou bien encore l’ancien directeur national du PLC, Adam Miron, directeur d’Hydropothecary.
Anciens policiers
D’anciens hauts fonctionnaires de Santé Canada, l’organisme fédéral qui accorde les permis de production, travaillent aussi pour l’industrie du cannabis. L’ancien chercheur Thomas Shipley, par exemple, est directeur au contrôle de la qualité chez Canopy. A Hydropothecary, le service à la clientèle est géré par Max Cyr, qui supervisait le dossier cannabis à Santé Canada. D’autres, comme Brian Wagner et Ivan Vrana, sont consultants pour cette industrie, après avoir participé à l’encadrement de la marijuana…
Pour assurer la sécurité de leurs installations, plusieurs producteurs ont embauché d’anciens policiers. Tels l’ancien grand patron de la gendarmerie royale du Canada, Norman Inkster, directeur chez Mettrum, et Timothy Humberstone, un ancien de la lutte antidrogue devenu le directeur d’ABcann.

        Lire aussi :
         

                Au Canada, la légalisation du cannabis, un casse-tête pour les économistes



Certains investissements font mauvais genre. Selon Le Journal de Montréal, au moins 165 millions de dollars canadiens en provenance de paradis fiscaux ont été investis dans des firmes de production du cannabis. Ces deux dernières années, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada ont bénéficié d’un financement offshore.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Florent Menegaux, numéro deux du groupe de pneumatiques, sera nommé cogérant en mai  2018 et succédera à l’actuel président en mai  2019.
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Michelin organise la succession de Jean-Dominique Senard

Florent Menegaux, numéro deux du groupe de pneumatiques, sera nommé cogérant en mai  2018 et succédera à l’actuel président en mai  2019.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h10
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant)








                        



                                


                            

Dans les couloirs de l’austère immeuble de Clermont-Ferrand qui sert de QG au numéro deux mondial du pneumatique, Florent Menegaux a une réputation d’homme pressé. « Il est toujours entre deux avions, commente une employée. A force de sillonner le monde, il connaît le groupe comme sa poche. » C’est lui qui a été désigné, vendredi 9 février, pour prendre la direction de Michelin quand son actuel président, Jean-Dominique Senard, prendra sa retraite, en mai 2019. Une consécration pour ce diplômé en économie et en gestion de Paris-Dauphine, entré dans l’entreprise il y a vingt ans. Présenté comme le numéro deux du groupe depuis plusieurs années, M. Menegaux aura un double défi à relever : faire prendre à Michelin le virage du numérique et du pneu 2.0 et mettre un terme à l’érosion de parts de marché de Bibendum.
M. Menegaux devra donc patienter encore quinze mois : il sera nommé cogérant lors de l’assemblée générale de mai 2018 mais il ne deviendra président de la gérance qu’en mai 2019, date à laquelle le mandat de M. Senard se terminera. « J’avais la volonté d’organiser ma succession en prenant le temps, de façon calme et sereine, commente pour Le Monde Jean-Dominique Senard qui aura 65 ans le 7 mars. Je ne voulais pas que cela se fasse de manière chaotique. Avec Florent, c’est ensemble que nous avons construit la stratégie du groupe. Il y aura une totale continuité. »
C’est donc une longue période de transition qui s’annonce. Cela tient au statut juridique de la société en commandite par actions de Michelin et aux procédures de gouvernance propres à l’entreprise. Les règles de la cohabitation qui débute sont claires. « Je suis le patron du groupe jusqu’en 2019 et j’assumerai totalement cette fonction », rappelle M. Senard. Preuve que le passage de relais n’est pas encore effectif, Florent Menegaux, que Michelin dit ne pas vouloir « exposer », n’a pas répondu aux sollicitations de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La semaine qui vient de s’écouler sonne le grand retour de la volatilité qui avait disparu des marchés. Le contexte idéal de 2017 cède la place à une situation plus complexe.
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La Bourse ne sera plus un long fleuve tranquille

La semaine qui vient de s’écouler sonne le grand retour de la volatilité qui avait disparu des marchés. Le contexte idéal de 2017 cède la place à une situation plus complexe.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h47
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. Les Bourses ont vécu une semaine agitée comme on n’en avait plus connu depuis longtemps. Si le recul des marchés américains avait commencé dès le vendredi 2 février (– 2,1 % pour le S&P 500), c’est lundi 5 qu’il fut le plus sévère pour l’indice, avec une chute de 4,1 % sur la séance. Sa pire performance journalière depuis le 18 août 2011. Ce 5 février fait désormais partie des 43 séances ayant enregistré une baisse du S&P 500 supérieure à 4 % depuis 1950. Mais l’amplitude de la baisse reste finalement assez éloignée de la séance catastrophique du 19 octobre 1987 (– 20,5 %) ou des sept journées de 2008 où l’indice avait plongé de plus de 6 %.
Un élément passé inaperçu est d’ailleurs intéressant à noter. Si la tendance baissière s’est poursuivie mercredi et, surtout, jeudi, elle a été interrompue le mardi 6 février par un rebond de l’indice américain de 1,7 %.
Une telle progression quotidienne, certes, ne semble guère impressionnante. Mais il convient de rappeler que jamais le S&P n’a enregistré un tel score en 2017 : sur 144 séances haussières au cours de l’année, seules quatre ont excédé 1 %, la progression la plus forte (1,37 %) intervenant le 1er mars.

Plus-values conséquentes
Plutôt que de parler de krach boursier, c’est surtout à un retour de la volatilité boursière auquel on assiste. La violence de la correction peut surprendre : après tout, elle a été déclenchée par un rebond de l’inflation salariale aux Etats-Unis, ce rebond que la Banque centrale américaine attendait dès 2017 et qu’elle s’inquiétait de ne pas voir venir.
Pourquoi craindre maintenant ce qui ressemble à un simple retour à la normale, à savoir qu’un taux de chômage faible – c’est le cas des Etats-Unis – est source de pressions inflationnistes sur les salaires ? Tout d’abord, il faut relativiser la baisse récente des actions américaines : en quelques jours, le S&P 500 a certes effacé trois mois de hausse mais reste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le président républicain entend bâtir une « barrière physique » à la frontière avec le Mexique. Pour l’heure, celle-ci se résume à huit monolithes, symboles de la division entre pro- et anti-immigration.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Aux avant-postes du « mur » trumpien

Le président républicain entend bâtir une « barrière physique » à la frontière avec le Mexique. Pour l’heure, celle-ci se résume à huit monolithes, symboles de la division entre pro- et anti-immigration.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h36
    |

            Corine Lesnes (San Diego (Etats-Unis et Tijuana (Mexique), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Série « L’Amérique citadelle » 5/5. Le « grand et beau mur » promis par Donald Trump à ses concitoyens tient pour l’instant en huit panneaux géants installés à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, au sud de San Diego, en Californie. Huit monolithes de neuf mètres de haut et autant de large, postes avancés de la forteresse America First prônée par le président républicain.

Du côté américain, il est impossible d’approcher. Les prototypes sont situés sur un terrain appartenant au gouvernement. La Border Police (police des frontières) a suspendu ses visites guidées, dans l’attente de celle de Donald Trump. Le président a promis de se déplacer pour inspecter lui-même les éléments précurseurs de « l’imposante barrière physique » qu’il espère laisser au pays. Mais sa venue, plusieurs fois annoncée, n’est toujours pas confirmée.
Du côté mexicain, il faut franchir la frontière au poste d’Otay Mesa, à 20 km à l’est de Tijuana, puis prendre le boulevard Garita et la calle 12. On traverse les maquiladoras, ces vastes ateliers d’assemblage menacés par la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entré en vigueur en 1994. Près de 700 multinationales, dont Sony, Samsung et General Motors, y sont installées. Les pièces arrivent d’Asie, débarquent au port de Los Angeles, traversent la frontière en duty free (sans taxe) et sont montées à Tijuana. Les produits finis sont réexportés vers les Etats-Unis.
Des projets pilotes
Depuis vingt ans, les soutiers de la mondialisation viennent s’entasser pour des salaires de misère (deux dollars par heure, soit cinq fois moins qu’aux Etats-Unis) dans ce faubourg poussiéreux de Las Torres, traversé par les semi-remorques rutilants, les poules et les chiens errants. Beaucoup ont fait le mur, et les narcotrafiquants ont construit des tunnels à la faveur de la prolifération des maquiladoras. Depuis 2006, une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, 93,5 millions d’hectolitres ont été vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2016.
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En Allemagne, la bière n’est plus à la fête

Selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique, 93,5 millions d’hectolitres ont été vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2016.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h15
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Ce n’est pas forcément la première réflexion que l’on se fait quand on est en Allemagne. C’est pourtant la réalité : l’industrie de la bière vit des temps difficiles. Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (Destatis) sont formels : 93,5 millions d’hectolitres vendus en 2017, soit une baisse de 2,5 % par rapport à l’année précédente. Le calcul n’a pas tardé à être fait : depuis 1993, on n’y a jamais vendu aussi peu de bière.
Evidemment, une telle information n’est pas passée inaperçue. « Les Allemands perdent le goût de la bière », titrait le quotidien économique Handelsblatt, le 1er février. « La soif de bière à son plus bas historique en Allemagne », s’inquiétait le WAZ, le grand quotidien de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui dispute à la Bavière le titre de premier Land producteur de bière du pays.
A vrai dire, ce n’est pas le fait que les Allemands boivent de moins en moins de bière qui inquiète le plus le secteur. La tendance ne date pas d’hier : en 2000, la consommation de bière en Allemagne était de 126 litres par an et par habitant. Elle est aujourd’hui de moins de 105 litres. Seulement voilà : pour compenser ce progressif assèchement des gosiers de leurs compatriotes, les brasseurs allemands avaient réussi à arroser de plus en plus les marchés étrangers. Or, sur ce front-là, les choses se gâtent aussi : les exportations de bière allemande hors Union européenne ont reculé de 4,1 % en 2017. Principale explication avancée : « Une certaine saturation du marché chinois », analyse le Handelsblatt. Pour rappel : la Chine a quasiment triplé sa production de bière depuis 2000.
Six mille marques
Pour se donner du baume au cœur, les brasseurs allemands comptent sur la prochaine Coupe du monde de football, qui aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet. Selon les pronostics de Veltins, l’une des marques les plus populaires en...




                        

                        


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Les lettres d’amour ont plus qu’une valeur sentimentale

Sur le marché des autographes, les prix des correspondances varient selon le prestige de l’auteur et l’intensité amoureuse.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 11h24
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Il n’y a pas que dans les librairies que la correspondance amoureuse – comme en ­témoigne le récent succès d’édition de Gallimard avec les échanges entre Albert Camus et Maria Casarès publiée, rencontre du succès. La lettre d’amour est aussi plébiscitée sur le marché des autographes. Ainsi, en décembre 2017, l’enchère a atteint la somme de 280 000 euros pour une lettre enflammée de Napoléon à Joséphine, lors de la première vente du fonds de manuscrits et autographes d’Aristophil à Drouot et qui a pourtant démarré très timidement.

On revient de loin. Voilà vingt-trois ans, la collectionneuse suisse Anne-Marie Springer peinait à convaincre de l’importance de ces correspondances privées. « Ce n’était pas un sujet recherché, raconte-t-elle. On trouvait ça banal, peu intéressant par rapport à un document officiel. Mais pour moi, c’était un joli moyen de transmettre l’idée d’une certaine époque à ma fille. Aujourd’hui, on n’écrit plus ce genre de textes, on fonctionne par SMS ou mail. »
Aujourd’hui, elle a collecté quelque 2 000 lettres permettant de toucher de près à l’intimité des grands noms de l’Histoire et des lettres. « C’est très intéressant sur le plan sociologique et psychologique, poursuit-elle. Par exemple, en lisant les lettres d’Edith Piaf à ses différents amants, on découvre qu’elle était amoureuse de l’amour plus que d’un homme en particulier, qu’elle avait foi en Dieu et en l’humanité. »
Des héritiers réticents à dévoiler des secrets
Aujourd’hui encore, il n’est pas facile de trouver des lettres d’amour. « Parfois elles ont été brûlées, ou les héritiers ne veulent pas dévoiler les secrets autour de l’amour », remarque Anne Heilbronn, spécialiste chez Sotheby’s. En conflit avec la fille de Simone de Beauvoir, le cinéaste Claude Lanzmann a vendu les lettres de son amante à l’université Yale, aux Etats-Unis, par l’intermédiaire de Christie’s.
« Une belle lettre d’un personnage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.
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Thomas Piketty : « Parcoursup : peut mieux faire »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste exprime certaines réserves sur la mise en œuvre de la nouvelle plate-forme d’inscription post-bac.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h29
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Chaque société a besoin d’un grand récit pour justifier ses inégalités. Dans les sociétés contemporaines, il s’agit du récit méritocratique : l’inégalité moderne est juste, car elle découle d’un processus librement choisi où chacun a les mêmes chances. Le problème est qu’il existe un gouffre béant entre les proclamations méritocratiques officielles et la réalité.
Aux Etats-Unis, les chances d’accès à l’enseignement supérieur sont presque entièrement déterminées par le revenu des parents : elles sont d’à peine 20 % pour les 10 % les plus pauvres, et dépassent 90 % pour les 10 % les plus riches. Encore faut-il préciser qu’il ne s’agit pas du tout du même enseignement supérieur dans les deux cas. Il est possible que les choses soient un peu moins extrêmes en France. Mais en vérité on ne sait pas très bien, car il est impossible d’accéder aux mêmes données.
« Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système »
Dans un tel contexte, la réforme du système d’affectation des étudiants, avec le passage de la plateforme APB à Parcoursup, est potentiellement pleine de promesses. Malheureusement, il est à craindre que tout cela ne fasse que renforcer l’inégalité et l’opacité du système. Précisons d’emblée que la prise en compte des notes, des séries et du dossier scolaire dans les admissions universitaires (principale nouveauté de Parcoursup) n’est pas forcément une mauvaise chose en soi.
A partir du moment où les notes sont prises en compte depuis toujours pour les admissions en classes préparatoires (dans le cadre d’APB comme de Parcoursup), ce que personne ne semble remettre en cause, on voit mal pourquoi elles ne joueraient aucun rôle pour les universités. Certes, les notes ne sont pas toujours justes, et le système de notation lui-même doit être repensé. Mais elles contiennent tout de même un peu d’information utile, a priori davantage que le tirage au sort...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le procès s’est abruptement terminé vendredi après l’annonce que la société de VTC indemnisera la filiale de Google à concurrence de 245 millions de dollars.
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Waymo et Uber règlent à l’amiable leur différend sur la voiture autonome

Le procès s’est abruptement terminé vendredi après l’annonce que la société de VTC indemnisera la filiale de Google à concurrence de 245 millions de dollars.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 03h26
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 12h21
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        


Au cinquième jour d’audience, le procès intenté par Waymo, la filiale voitures autonomes de Google, contre son concurrent Uber pour vol de secrets industriels a tourné court, vendredi 9 février. La presse commençait à s’installer dans la salle du tribunal fédéral de San Francisco (Californie), à 7 h 30 du matin, quand la compagnie de VTC a fait savoir qu’un règlement amiable avait été trouvé avec Waymo. Le juge a dissous le procès et a renvoyé les dix jurés chez eux, mettant fin à la bataille judiciaire de l’année dans la Silicon Valley.
Selon les termes officieux du règlement, Uber s’est engagé à garantir que la technologie développée par Waymo pour ses voitures autonomes ne serait pas intégrée dans ses logiciels et équipements. La compagnie a aussi — surtout — accepté de céder 0,34 % de son capital à la filiale de Google Alphabet, sur une valorisation de 72 milliards de dollars (59 milliards d’euros), soit une somme d’environ 245 millions de dollars ; un montant très inférieur à la compensation de près de 2 milliards de dollars que réclamait Waymo.

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La filiale de Google avait porté plainte en février 2017, accusant Uber d’avoir recruté l’ingénieur vedette de son programme de véhicules sans chauffeur, Anthony Levandowski, pour bénéficier de huit secrets industriels portant sur la technologie Lidar — le système de détection par laser qui permet aux véhicules autonomes d’éviter les obstacles.
14 107 fichiers téléchargés
Selon l’enquête, l’ingénieur a téléchargé quelque 14 000 documents en décembre 2015, quelques jours avant son départ de Waymo, alors qu’il était déjà en pourparlers avec le PDG d’Uber, Travis Kalanick. Le 15 janvier 2016, il a fondé la start-up Otto, spécialisée dans les camions autonomes, qui a été rachetée en août de la même année par Uber pour 680 millions de dollars.

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Au-delà des coïncidences du calendrier, Waymo n’a pas pu apporter la preuve formelle que son concurrent avait profité de sa technologie. Aucune trace des 14 107 fichiers téléchargés par M. Levandowski n’a été retrouvée sur les serveurs de la société de VTC. Les experts recrutés par les deux parties ont témoigné que l’ingénieur avait transféré — pendant huit heures — ces fichiers sur cinq disques, conservés chez lui, avant d’effacer la mémoire de son ordinateur portable. Devant les enquêteurs, M. Levandowski a affirmé avoir détruit les cinq disques, après que M. Kalanick lui eut fait savoir qu’il n’en voulait pas à Uber et que l’ingénieur « savait ce qu’il devait en faire ».
Anthony Levandowski, 37 ans, considéré comme un prodige de la robotique, n’était pas présent à l’audience. Les deux parties l’ont chargé tout à loisir. Visé par une procédure séparée, il invoque depuis le début de l’affaire le cinquième amendement de la Constitution, qui lui donne le droit de rester silencieux plutôt que de faire des déclarations qui l’incrimineraient. Ce refus de coopérer avec l’enquête lui a valu d’être licencié par Uber en mai 2017. Il devait être appelé à la barre lundi 12 février.
Deux hommes « prêts à tout »
Travis Kalanick, 41 ans, le PDG déchu d’Uber, a été entendu deux jours de suite. Alors que les avocats de Waymo espéraient le voir sortir de ses gonds, compte tenu de sa réputation d’agressivité, il a conservé son calme. Manifestement mûri depuis qu’il a été évincé par son propre conseil d’administration, en juin 2017, accompagné de son père à l’audience, l’ancien golden boy de la Silicon Valley a assuré que, s’il était effectivement obsédé par l’avance de Google dans la voiture autonome, il n’avait en aucun cas recruté l’ingénieur pour rattraper le retard en mettant la main sur la technologie des rivaux.

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L’avocat de Waymo, Charles Verhoeven, l’a accusé du contraire, mettant en avant une multitude de textos partagés par deux hommes « prêts à tout », a-t-il assuré, y compris à « tricher », pour prendre le dessus. Dans l’un de ces messages, datant de mars 2016, l’ingénieur écrit : « C’est comme une course et nous devons gagner. Etre deuxième, c’est perdre. » Un autre SMS contient un lien vers un clip du film Wall Street, où le financier sans scrupule Gordon Gekko, alias Michael Douglas, profère sa célèbre tirade, « l’appât du gain a du bon »… L’ingénieur ajoute un conseil : « Voilà le discours que vous devez tenir. » L’extrait a été présenté au jury malgré les objections des avocats d’Uber.
Travis Kalanick a éludé les attaques. L’ex-PDG fait toujours partie du conseil d’administration de la compagnie qu’il a fondée en 2009. Il a touché 1,4 milliard de dollars lors de la vente d’un tiers de ses parts au conglomérat japonais SoftBank à la fin de décembre 2017.
Normalisation
A l’audience, Travis Kalanick a également détaillé la détérioration de ses relations avec le « grand frère » Larry Page, l’un des fondateurs de Google, passionné lui aussi de voitures autonomes, qui avait investi 258 millions de dollars dans Uber dès l’été 2013. Larry Page était même venu le chercher un jour dans sa Google Car sans chauffeur, a raconté M. Kalanick, ce qu’il avait trouvé « vraiment cool ». La cordialité n’a pas survécu au recrutement par Uber d’une quarantaine de chercheurs en robotique de l’université Carnegie Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie) au début de 2015, vécu par M. Page comme un « vol de propriété intellectuelle » et une trahison.

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Le nouveau PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, chargé depuis six mois de pacifier la compagnie, s’est félicité d’un accord qui lui permet de déblayer la voie dans la perspective de son objectif d’introduction en Bourse en 2019. Une nouvelle fois, il a exprimé ses « regrets » pour les agissements de son prédécesseur. « Même si nous pensons qu’aucun secret industriel n’a été dérobé à Waymo, nous prenons des mesures pour lui garantir que notre technologie Lidar n’est que le reflet de notre travail, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Nous sommes d’accord pour estimer que l’acquisition d’Otto par Uber aurait pu — et dû — être gérée différemment. » 
En n’imposant pas de pénalité en liquidités, l’accord ne met pas totalement en péril le programme de voitures autonomes développé par Uber. La société est de toute façon distancée dans ce domaine par Waymo et par General Motors. A la surprise de la Silicon Valley, Waymo est maintenant investi, même si ce n’est qu’à hauteur de 0,34 %, dans la poursuite des activités de la société de VTC. Finalement, les deux compagnies se sont rapprochées à la faveur du procès, analyse le site The Verge, « comme un couple marié qui a failli divorcer ».



                            


                        

                        


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Une amende de 81,25 millions d’euros pour Airbus dans le dossier Eurofighter en Allemagne

L’avionneur européen reste dans le collimateur de la justice autrichienne, dans cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 20h54
   





                        



   


L’avionneur européen Airbus s’est vu infliger, vendredi 9 février, une amende de 81,25 millions d’euros en Allemagne dans le dossier Eurofighter en Allemagne. Une somme qui permet toutefois au groupe européen de clore le volet allemand de cette enquête pour corruption présumée autour de cette vente de 18 avions de combat à l’Autriche en 2003.
« Les enquêtes à grande échelle, en étroite collaboration avec les autorités autrichiennes (...) n’ont apporté aucune preuve de paiement de pots de vin », a indiqué le parquet allemand dans un communiqué. Le ministère public estime toutefois qu’Airbus a failli à son devoir de surveillance en autorisant l’ancienne direction à procéder à des paiements de plusieurs millions d’euros liés au contrat et ce « à des fins non clarifiées ».
Poursuites en Autriche
Si la partie allemande de cette affaire est désormais close, l’avionneur reste cependant dans le collimateur de la justice autrichienne. Les investigations « continuent indépendamment » de la décision en Allemagne, a d’ailleurs indiqué vendredi un porte-parole du parquet de Vienne.
Le gouvernement autrichien a porté plainte contre Airbus l’an passé, réclamant 1,1 milliard d’euros de dommages et intérêts pour fraude délibérée autour de ce contrat. Le PDG de l’avionneur, Tom Enders, qui ne sollicitera pas un renouvellement de son mandat en 2019, est visé dans cette affaire. A l’époque des faits, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

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Le groupe européen est également sous le coup de plusieurs enquêtes, notamment du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne pour des soupçons de corruption lors de transactions, pour des faits qu’Airbus avait lui-même dénoncés en 2016. En janvier, il s’était vu infliger une amende de 104 millions d’euros dans le cadre d’une procédure arbitrale pour un litige remontant à 1992 et concernant la vente de missiles à Taïwan par le groupe Matra, acquis par la suite par l’avionneur.



                            


                        

                        


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Contre le déclassement de zones défavorisées, des agriculteurs en colère bloquent routes et autoroutes

Dans plusieurs régions françaises, les exploitants dénoncent la fin du système qui leur permettait de percevoir des aides européennes compensatoires.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 20h33
   





                        



   


« A situation désespérée, action désespérée », se sont-ils justifiés. Dans plusieurs régions de France, les agriculteurs se sont mobilisés, vendredi 9 février. Ils dénoncent le déclassement de territoires jusqu’ici considérés comme des zones défavorisées – ce qui leur garantissait de percevoir des aides européennes compensatoires.
Dans le centre de la France, les manifestants ont bloqué les autoroutes A10 en direction de Paris près de Tours, et A71 près de Vierzon (Cher). A l’appel de l’Union départementale des exploitants agricoles (UDSEA) de l’Indre-et-Loire et des Jeunes Agriculteurs, au moins une vingtaine de tracteurs et près d’une centaine d’éleveurs bloquaient vendredi après-midi le péage de Monnaie, sur l’A10 au nord de Tours, en direction de Paris. Le blocage, qui a duré de 16 h 30 à 19 heures, a provoqué plusieurs kilomètres de bouchon, selon Vinci Autoroutes.

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« Rester vigilants et mobilisés »
Plus au sud, les agriculteurs aveyronnais et audois ont également installé vendredi matin des barrages sur les voies de circulation de leur département. En appelant à manifester, la FDSEA de l’Aude a souligné que les exploitations audoises étaient « complètement exclues » de la carte des zones défavorisées qui donnent droit à des aides européennes.
De son côté, le gouvernement affirme que cette réforme va bénéficier à environ 13 % d’agriculteurs supplémentaires. « Dans l’hypothèse de travail présentée et avec le ciblage actuel de l’aide, ce sont près de 60 000 agriculteurs qui pourraient bénéficier de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) au 1er janvier 2019, contre environ 52 500 aujourd’hui », a détaillé dans un communiqué le ministère de l’agriculture.
3 555 communes supplémentaires
Les exploitants qui pourraient être amenés à sortir du nouveau zonage « bénéficieraient de mesures d’accompagnement destinées à les aider à faire face à leur nouvelle situation », a assuré le ministère. Pour ce qui est des communes perdant l’éligibilité « mais situées dans une zone, par ailleurs, entièrement classée », le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, compte demander auprès de la Commission européenne la « prise en compte d’un critère de continuité territoriale » pour les faire « réintégrer ».
Les deux principaux syndicats agricoles, la FNSEA et la Coordination rurale, ont regretté dans deux communiqués distincts vendredi que de nombreuses zones intermédiaires ne figurent toujours pas sur la carte présentée par M. Travert.
En tout, 3 555 communes supplémentaires intégreront la nouvelle carte qui doit remplacer à partir du 1er janvier 2019 la carte actuelle, datant de 1976, et qui compte 10 429 communes. La présentation de la carte définitive de ces zones est prévue le 15 février par la commission nationale travaillant sur le dossier, sous l’autorité du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.
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Les pétroliers renouent avec les mégaprofits mais restent prudents

Après trois années difficiles, les majors du pétrole ont réussi 2017 grâce à la hausse des cours du pétrole.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 10h58
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Dix-neuf milliards de dollars (15,5 milliards d’euros) de profit pour Exxon, 13 milliards de dollars pour Shell, 8,6 milliards pour Total : le temps des vaches maigres est terminé pour les géants du pétrole. Après trois années difficiles, les « majors » du secteur peuvent souffler et affichent leur volonté de récompenser leurs actionnaires.

Total a ainsi annoncé, jeudi 8 février, sa décision d’augmenter de 10 % les dividendes pendant les trois prochaines années. Le groupe français a également fait part de son intention de réaliser jusqu’à 5 milliards de dollars de rachat d’actions sur la période 2018-2020 pour « partager avec les actionnaires les bénéfices de la hausse des cours ». D’autres compagnies, comme le norvégien Statoil ou l’américain Chevron se sont aussi déclarés désireux de récompenser leurs actionnaires.
« 2017 fut l’une des meilleures années de l’histoire récente de BP », a même résumé Bob Dudley, le directeur général, alors que le groupe britannique continue de verser chaque année plusieurs milliards de dollars pour compenser la catastrophe Deepwater Horizon en 2010.
« Un plaisir pour leurs actionnaires »
Mais, derrière ces cadeaux à des actionnaires impatients après trois années de résultats en demi-teinte, se cache une vraie réserve de la part des « majors ». « C’est vrai, c’est un soulagement pour les entreprises du secteur et un plaisir pour leurs actionnaires », explique Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre énergie de l’Institut français des relations internationales, « mais les incertitudes subsistent et tout le monde fait preuve de prudence ».
Et pour cause : le retour au profit chez les grands groupes pétroliers est d’abord dû à la remontée du prix du baril. En 2017, les cours du pétrole se sont établis à 54 dollars le baril en moyenne contre 44 dollars en 2016. Depuis début janvier, les cours évoluent entre 65 et 70 dollars.
L’équation est assez...




                        

                        


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A « Causette », le divorce tourne au règlement de comptes

Tandis que les repreneurs ont déposé leurs offres de rachat du magazine féministe, de vives tensions opposent les salariés au fondateur du titre.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 11h06
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Les rapports sont pour le moins tendus entre les salariés de Causette et Grégory Lassus-Debat, cofondateur du magazine féministe et de la société Editions Gynéthic, qui l’édite. Lors de son lancement, en 2009, par une bande d’amis, le titre entendait se démarquer de la presse traditionnelle féminine, en proposant une ligne éditoriale sans mode ni beauté. Le pari a été tenu, mais l’amitié, elle, n’a pas résisté.
Le mensuel, menacé de disparition, est dans l’attente d’un repreneur après sa mise en liquidation judiciaire. Mais une sombre histoire de propriété de la marque a compliqué les discussions avec les trois candidats potentiels : Hildegarde, qui publie les titres cinéma Le Film français et Première, Jérôme Ruskin, l’éditeur du magazine Usbek & Rica, et le groupe Sophia Communications.
Vendredi 9 février, une source proche du dossier affirmait que deux des repreneurs avaient trouvé un accord pour une proposition commune de rachat. Ils auraient obtenu un délai de la part du tribunal de commerce de Paris pour le dépôt de leur offre finale, initialement prévu le jeudi 8 février à minuit. Mais personne ne voulait confirmer qu’une issue était en vue, y compris parmi les salariés, qui avaient pourtant alerté la presse plus tôt dans la semaine à propos de l’ambiance délétère entourant les négociations.
Mercredi 7 février, les salariés ont même porté plainte contre Grégory Lassus-Debat pour abus de bien social. « Nous venons d’apprendre que M. Lassus-Debat s’était fait céder gratuitement la marque “Causette” par la société Editions Gynéthic », écrivent-ils dans une lettre à Me Lesly Miroite, commissaire chargée du redressement judiciaire.
Selon les plaignants, Gilles Bonjour, gérant de 2011 à 2015, corrobore leur version : « Je peux attester que je n’ai pas eu connaissance du contrat de cession de la marque “Causette” intervenu le 17 janvier 2011 entre la société et M. Lassus-Debat »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.
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Au terme d’une semaine difficile, Wall Street rebondit quand la Bourse de Paris clôture en baisse

Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 22h18
   





                        



   


C’est loin d’être un scénario catastrophe, mais la semaine restera malgré tout morose pour les investisseurs. Après une séance marquée par de fortes fluctuations, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse, vendredi 9 février.
L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 1,41 % à 24 196,06 points, après avoir perdu jusqu’à 2,1 %. Le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, s’est apprécié de 1,44 % à 6 874,49 points.
Une remontée qui contraste avec les résultats des Bourses européennes. La Bourse de Paris avait ainsi de nouveau clôturé en baisse de 1,41 % vendred, après cinq séances particulièrement difficiles. Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.
Dans un environnement extrêmement volatil, les investisseurs ont fait le choix de se retirer des actifs risqués. L’indice CAC 40 a ainsi cédé 72,47 points, à 5 079,21 points, dans un volume d’échanges très étoffé de 6,25 milliards d’euros. La veille, l’indice avait terminé en baisse de 1,98 %.

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« Spirale baissière »
« L’indice CAC 40 termine la semaine comme il l’a débutée », relève Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.
« Les marchés n’arrivent pas à sortir de la spirale baissière. Et ils ont de nouveau reculé fortement après des prévisions de JPMorgan, qui prévoit quatre hausses de taux aux Etats-Unis cette année, et quatre hausses de taux en 2019. »
Malgré des publications d’entreprises qui n’ont pas démérité durant la semaine, la cote parisienne n’aura donc pas réussi à s’extirper de la déprime installée depuis plusieurs jours. Du côté des indicateurs, l’agenda était relativement fourni, avec notamment la production industrielle au Royaume-Uni, en chute de 1,3 % en décembre sur un mois – un repli pire qu’attendu par les analystes.

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En France, la production industrielle a rebondi de 0,5 % en décembre, tandis qu’en Italie elle a augmenté de 3 % sur l’année 2017, sa plus forte progression depuis 2010.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».
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EDF condamné pour sa gestion des déchets radioactifs à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse

Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h06
   





                        



   


Le sac avait été trouvé le 6 novembre 2015, dans une benne à ordures qui s’apprêtait à quitter le site de Cruas-Meysse (Ardèche). A l’intérieur, « [des] combinaisons papier et [des] surbottes qui avaient été portées par des personnes travaillant en zone nucléaire, alors que ces déchets contaminés doivent absolument être séparés des déchets conventionnels pour éviter toute contamination », rappelle le Réseau Sortir du nucléaire. Ce dernier avait alors initié une action en justice.
Trois ans plus tard, EDF et le directeur de la centrale nucléaire ardéchoise ont été condamnés vendredi 9 février par le tribunal de police de Privas pour sa mauvaise gestion des déchets nucléaires. Le groupe énergétique français a ainsi été condamné à six amendes de 1 000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis.

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« Dysfonctionnements récurrents »
Le Réseau Sortir du nucléaire a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas », citant « une série d’événements concernant la maîtrise de la réaction nucléaire », ou encore un « risque important » concernant les « capacités de refroidissement du réacteur en cas d’accident ». 

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Une crainte partagée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un rapport daté du 1er décembre 2015. « Différentes barrières techniques et organisationnelles (…) ont été défaillantes », pouvait-on lire dans ce document. EDF « ne fait pas de commentaire à ce stade », a pour sa part indiqué un porte-parole de l’électricien.
Des militants de Greenpeace s’étaient introduits en novembre dans cette centrale nucléaire pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où sont entreposés les combustibles usagés. Leur action faisait suite à une autre intrusion de l’organisation sur le site en 2011.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.
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Une nouvelle ligne de métro pour « décongestionner » Lyon

L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h54
   





                        



   


Verra-t-on bientôt une cinquième ligne de métro à Lyon ? Élus et représentants des transports en commun lyonnais l’envisagent à l’horizon 2030 afin de mieux desservir l’ouest de l’agglomération, considéré comme « congestionné ». Un projet dont le coût est estimé à environ un milliard d’euros.
« Aujourd’hui, on voit bien que l’ensemble de nos lignes de tramway et de métro sont victimes de leur succès. Dans une métropole qui gagne des habitants et qui est très dynamique, on a toujours besoin de développer son réseau, de l’entretenir et de préparer l’avenir », a expliqué vendredi 9 février la présidente du Sytral, l’autorité organisatrice des transports urbains lyonnais, Fouziya Bouzerda.
Jusqu’à 60 000 voyageurs par jour
L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015. Ce projet pourrait engendrer la création d’un pôle d’échange multimodal s’appuyant sur la gare ferroviaire de Tassin-La-Demi-Lune et le futur Anneau des sciences, projet de contournement routier de la métropole lyonnaise. La topographie du secteur, assez peu relié au centre-ville, ne permet pas d’y déployer un réseau de bus efficace avec des couloirs dédiés, affirment les études.
Douze scénarios ont été développés et « deux se dégagent », avec un départ de la ligne depuis la station Hôtel de ville ou celle de la place Bellecour, et des correspondances différentes. Le tracé oscille entre 6 et 6,6 km et le temps de parcours jusqu’à la gare Part-Dieu entre 25 et 29 minutes.
Le Métro E était une promesse de campagne des municipales de 2014 de l’ancien maire de Lyon et actuel ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il pourrait transporter jusqu’à 60 000 voyageurs par jour. Les travaux devraient commencer courant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.
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Les salariés de Galderma, où 400 postes sont menacés, manifestent devant le siège de Nestlé

Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h19
   





                        



   


« Nestlé, tu ne feras pas tout avaler », clamait la banderole. Quelque 200 salariés et représentants du personnel du laboratoire de dermatologie Galderma ont manifesté, vendredi 9 février, devant le siège de Nestlé à Vevey, en Suisse, contre la fermeture du site français de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).
Au total, 400 postes sont menacés sur les 550 personnes employées au sein du centre de recherches et de développement du laboratoire Galderma, une filiale du géant suisse de l’alimentation Nestlé. Installé depuis 1981 dans le sud-est de la France, le laboratoire de la technopole est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde. Sur ce site, environ 150 salariés font dans la recherche pure, une autre partie travaille notamment aux essais cliniques.
« Il nous faut des garanties d’emplois »
Vêtus de gilets de sécurité jaunes barrés de l’inscription « Grande Braderie à Nestlé Skin Health : 550 salariés à prix cassés », les employés du laboratoire ont manifesté dans le calme. Le directeur des resssources humaines pour la région Europe a assuré que le groupe allait « faire tout » pour que la situation soit résolue sous une « forme correcte ».
Ensuite, le DRH a reçu Nathalie Strauss, déléguée syndicale CFDT, et secrétaire du comité d’entreprise, en présence également de la directrice du personnel de Nestlé Skin Health. « Il nous faut des garanties d’emplois formalisées pour un maximum de salariés », a défendu la déléguée syndicale.
Sans contester cette réorientation stratégique, les salariés de Galderma souhaitent que Nestlé n’abandonne pas le site de Sophia Antipolis pour la Suisse, où le groupe souhaite établir un nouveau centre de recherche.

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Une « discipline des coûts accrue »
Les soins de la peau font partie des activités que Nestlé met en avant comme un des segments à fort potentiel de croissance, en particulier depuis que le groupe a repris Galderma, société spécialisée dans les produits dermatologiques qu’il gérait, jusqu’en 2014, avec le groupe français L’Oréal. Mais Nestlé Skin Health a depuis fait évoluer sa stratégie, cherchant à mettre davantage l’accent sur les soins par injection ou voie orale plutôt que sur les crèmes.

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Depuis, le groupe Nestlé a décidé d’appliquer une « discipline des coûts accrue », selon la formulation de son nouveau patron, Ulf Mark Schneider. Outre le plan de suppression de postes à Sophia-Antipolis, Nestlé a ainsi annoncé la fermeture d’une usine à Egerkingen, en Suisse, et le transfert de 90 postes du site de la Défense au siège de la filiale à Lausanne.
L’avenir du site de Sophia Antipolis repose peut-être en de nouvelles mains. Les discussions avec d’éventuels repreneurs avancent « à un rythme soutenu », a indiqué le porte-parole de Nestlé Skin Health. « Nous avons déjà reçu plusieurs offres », a-t-il précisé, soulignant que le groupe était prêt à considérer différentes options financières pour maintenir un maximum d’emplois, sans pouvoir fournir d’avantage de détails à ce stade.



                            


                        

                        

