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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Ofer Zalzberg, analyste principal à l’International Crisis Group, examine l’escalade militaire dans le sud-ouest de la Syrie, qui s’est traduite, samedi, par des frappes israéliennes autour de Damas.
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« Nous assistons à un cycle d’action-réaction » entre l’Iran, Israël et la Syrie

Ofer Zalzberg, analyste principal à l’International Crisis Group, examine l’escalade militaire dans le sud-ouest de la Syrie, qui s’est traduite, samedi, par des frappes israéliennes autour de Damas.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 14h59
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


La matinée de samedi 10 février a été marquée par la plus sérieuse escalade militaire entre Israël et la Syrie depuis des années. A l’origine : un drone attribué par l’armée israélienne à l’Iran, qui avait pénétré dans l’espace aérien israélien. Tsahal a aussitôt lancé un raid pour détruire son site de lancement, au cours duquel un avion F16 a été touché et s’est écrasé en Israël. Le pilote est grièvement blessé.
Cet incident a entraîné une réplique massive des forces israéliennes, qui ont visé douze sites, syriens et iraniens autour de Damas (Syrie). Deux jours avant cette escalade, l’organisation International Crisis Group avait publié un rapport très documenté sur le risque d’un nouveau front en Syrie, impliquant Israël. L’un de ses auteurs, Ofer Zalzberg, analyse les ressorts de la détérioration sur le terrain.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël répond militairement après qu’un drone a pénétré dans son espace aérien. Mais, ce matin, l’armée israélienne a agi avec une rapidité et une ampleur sans précédent. Cela signifie-t-il que les acteurs testent leurs lignes rouges respectives ?
Ofer Zalzberg : Effectivement, un incident impliquant un drone syrien n’est pas une chose nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est un drone iranien pénétrant dans l’espace aérien israélien. Pour les officiels israéliens, il s’agit d’une violation par l’Iran de l’espace israélien — l’appareil a été détruit 30 km au sud de la clôture entre Israël et la Syrie — et d’une indication claire de la collecte de renseignements par l’Iran sur Israël afin de se préparer à un conflit armé.
Nous assistons à un cycle d’action-réaction, dans lequel les parties font preuve d’une prise de risque supérieure à celles dans le passé récent : l’Iran, afin d’accroître ses capacités de renseignement sur Israël ; Israël, afin de tracer les lignes rouges qui protègent son espace aérien ; et enfin la Syrie, afin de protéger son espace aérien de frappes israéliennes.
Même si personne ne semble désireux, dans l’immédiat, de déclencher une nouvelle guerre, qui pourrait se transformer en conflit régional, pourquoi la tension monte-t-elle depuis le début de l’année ?
Tandis que les combats progressent, [le chef de l’Etat syrien, Bachar Al-] Assad et ses alliés ont repris de plus en plus de territoires et se sentent maintenant confortés. Dès lors, ils peuvent enfin réorienter des ressources et prendre des risques pour compromettre les opérations aériennes israéliennes en Syrie. Cette attitude nouvelle peut avoir un impact sur la capacité d’Israël à frapper les convois d’armement du Hezbollah allant de Syrie vers le Liban, transportant notamment des missiles de haute précision qui peuvent causer des dégâts majeurs à Israël dans une guerre future avec le Hezbollah.
A quelle conclusion avez-vous abouti dans votre rapport, publié le 8 février, dans lequel vous mettiez en garde contre une escalade possible en Syrie ?
La Russie, qui est un soutien important du régime d’Assad, est la seule puissance en Syrie en mesure de faciliter la conclusion de deux nouvelles séries d’arrangements, destinées à réduire le risque d’une confrontation plus large. Cela doit être fait dans deux domaines. Dans le sud-ouest de la Syrie, la Russie doit négocier des arrangements pour conforter l’accord de désescalade, éloignant les forces soutenues par l’Iran de la ligne de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël. Et elle doit chercher à négocier un modus vivendi entre Israël et l’Iran en Syrie, dans lequel l’Iran renoncerait à construire des ateliers de fabrication de missiles à haute précision et des infrastructures militaires, tandis qu’Israël accepterait la présence de forces étrangères dans le reste de la Syrie, en attendant la conclusion d’un accord sur l’avenir du pays. En l’absence de tels arrangements, les risques d’une escalade entre Israël, l’Iran et le Hezbollah seront bien plus élevés. Les événements de la nuit dernière en sont l’illustration.
Comme vous le notez dans votre rapport, ces derniers mois ont été marqués par des contacts intensifiés entre Israël et la Russie. Sont-ils productifs ? Israël peut-il vraiment compter sur Moscou pour juguler les plans iraniens ?
La coordination entre Israël et la Russie existe dans la mesure où Israël est, dans les faits, autorisé à frapper des cibles du Hezbollah et de l’Iran en Syrie. Les Syriens sont parfaitement au courant du fait que la Russie aurait pu utiliser ses technologies antimissiles avancées pour empêcher les frappes israéliennes, mais elle ne l’a pas fait. Mais en même temps, les Israéliens savent bien, à la lumière des incidents de la nuit dernière, que la Russie a permis au drone de traverser la Syrie et d’entrer dans l’espace aérien israélien.
Dès lors, nous voyons que la Russie fait de son mieux pour ne pas se retrouver prise au milieu du conflit entre l’Iran et Israël et pour maintenir des relations correctes avec les deux parties. On comprend bien que cela va être de plus en plus difficile. Si Moscou veut préserver des relations de coopération avec les deux parties, il est de son intérêt de parvenir à de tels arrangements. Dans leur cadre, il lui sera plus facile de protéger ses alliés à Damas. Dans le contexte d’un large conflit avec l’Iran et le Hezbollah en Syrie, Israël pourrait procéder à des frappes incapacitantes contre l’armée syrienne.
Quelles seraient les conséquences si les milices chiites soutenues par l’Iran intégraient l’armée syrienne ?
La première conséquence serait qu’il y aurait des forces armées fidèles à Téhéran au sein de l’armée syrienne. Cela rendrait bien plus improbable la possibilité pour Israël et la Syrie de revenir à la situation antérieure à 2011, quand leurs frontières étaient, de facto, les plus calmes de toutes celles qu’a Israël. Pour dire les choses simplement, il sera plus difficile de stabiliser la dynamique entre Israël et la Syrie, même si toutes les forces iraniennes et celles du Hezbollah quittent le pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », le parti indépendantiste appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».
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Corse : un parti indépendantiste dénonce les discours « haineux et méprisants » de Macron

Fustigeant le « discours néocolonial » du président et « sa condescendance », Corsica Libera appelle le « peuple corse à rester mobilisé ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 16h25
   





                        



   


Le parti indépendantiste Corsica Libera, présidé par Jean-Guy Talamoni, a dénoncé samedi 10 février à Bastia les discours « haineux, provocateurs et méprisants » d’Emmanuel Macron cette semaine en Corse.
Dans un communiqué, Corsica Libera a notamment dénoncé « l’amalgame offensant » visant à mettre les assassins du préfet Erignac « au même plan que des terroristes islamistes ». Mardi, à Ajaccio, Emmanuel Macron avait souligné, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort du préfet, « la lâcheté » de ses assassins, coupables « d’un de ces actes de terrorisme » dont la France a eu « récemment à subir la barbarie ».

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Face à « l’attitude négationniste de la question corse » manifestée, selon Corsica Libera, par le chef de l’Etat, « la seule voie permettant de tourner définitivement la page d’un conflit politique vieux de plus de quarante ans est de reconnaître sa dimension éminemment politique ».
« Et ceci passe en premier lieu par la mise en œuvre du rapprochement sans exclusive pour les prisonniers », y compris les trois membres du commando qui a assassiné le préfet Erignac, « puis par leur amnistie », insiste le parti indépendantiste. Si l’amnistie a été écartée par le président de la République, il a laissé la porte ouverte à un rapprochement des détenus corses dans l’Hexagone, sans préciser l’étendue de cette mesure.

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Réserver le foncier corse aux habitants de l’île
Concernant le statut de résident, défendu par les nationalistes pour réserver le foncier corse aux habitants de l’île depuis au moins cinq ans, Corsica Libera a nié que celui-ci soit « une impasse juridique », comme l’a affirmé M. Macron mercredi. « Ce statut existe en Europe, à Bruxelles, aux îles Aland [Finlande], au Danemark, à Jersey [Royaume-Uni] et à Malte », dit Corsica Libera.
Refusant le « discours néocolonial » du chef de l’Etat, « sa mauvaise foi, son mépris et sa condescendance », Corsica Libera a appelé « l’ensemble du peuple corse à rester mobilisé » et à soutenir ses élus, notamment pour obtenir l’inscription de la Corse dans l’article 74 de la Constitution. Selon le parti indépendantiste, c’est le seul moyen pour que l’île « obtienne un statut lui permettant de disposer du pouvoir législatif », comme en Polynésie française, mentionnée dans cet article.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.
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Italie : des milliers de manifestants antifascistes à Macerata

Le 3 février, Luca Traini, un jeune homme aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, en blessant six.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h50
   





                        



   


Des milliers de personnes ont défilé contre le fascisme, samedi 10 février, à Macerata, une semaine après la fusillade raciste qui a fait six blessés dans cette petite ville du centre de l’Italie.

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Les manifestants, venus parfois de loin, ont commencé à défiler dans le calme à l’appel d’associations antifascistes, d’ONG, de syndicats mais aussi de quelques formations politiques de gauche. Beaucoup agitaient des drapeaux de leur mouvement, en chantant Bella ciao et d’autres classiques de l’antifascisme, mais certains avaient aussi apporté des drapeaux italiens. « S’il y a des chômeurs, c’est la faute du gouvernement, pas des migrants », ont scandé les manifestants.
Crainte de débordements
Le maire de Macerata, Romano Carancini (centre-gauche), avait demandé l’annulation de tous les rassemblements pour laisser la ville souffler. Mais la préfecture a donné son autorisation vendredi soir pour celui de samedi, à condition que le cortège longe les murs de la ville, sans pénétrer dans le centre historique.
Par crainte de débordements, les écoles sont restées fermées, la messe du samedi soir a été annulée et la plupart des commerces ont fermé à la mi-journée. Le dispositif policier était discret, même si un hélicoptère survolait la ville.
Jeudi soir, des heurts ont éclaté quand plusieurs dizaines de militants du groupuscule d’extrême droite Forza Nuova ont manifesté contre l’immigration et adressé le salut fasciste à la police.

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Affaire « close »
Il y a une semaine, Luca Traini, un jeune homme au crâne rasé et aux tatouages d’inspiration fasciste, avait tiré sur une dizaine d’Africains à travers la ville, faisant six blessés.
Il a déclaré avoir agi pour venger la mort de Pamela Matropietro, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé découpé en morceaux, après l’annonce de l’arrestation d’un dealer nigérian soupçonné d’être impliqué dans ce crime.
Deux autres Nigérians ont été arrêtés depuis, et le procureur a annoncé samedi devant des médias que l’enquête était « close » et qu’il s’agissait probablement d’un homicide volontaire, alors que la thèse d’une overdose avait été évoquée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Face à des températures ayant frôlé les - 20 °C, les participants aux JO de Pyeongchang s’adaptent du mieux qu’ils le peuvent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

JO d’hiver 2018 : skier par un froid polaire, qu’est-ce que ça change ?

Face à des températures ayant frôlé les - 20 °C, les participants aux JO de Pyeongchang s’adaptent du mieux qu’ils le peuvent.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h46
    |

            Clément Martel








                        



   


Loin d’être importuné par l’air glacial, il a fait monter la température dans un stade olympique de Pyeongchang transi de froid. Comme il y a deux ans à Rio, le Tongien Pita Taufatofua a défilé torse nu lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, vendredi 10 février. Loin des chaleurs tropicales cariocas, la péninsule coréenne est pourtant traversée par des vents venus de Sibérie, de ceux qui transpercent les os.
A quelques kilomètres du stade olympique, le terrain de biathlon d’Alpensia s’apprête à accueillir les athlètes olympiques pour les quinze jours à venir. Lors des séances d’entraînement, de curieuses décorations multicolores ont fleuri sur les visages des biathlètes, les faisant ressembler à des clowns chaussés de skis et armés de carabines. Afin de faire face au froid glacial de l’hiver coréen — ayant atteint les - 26 °C en ressenti — ces sportifs pourtant accoutumés aux températures négatives font tout pour rester au chaud.
« Il fait - 18 °, il faisait - 20 ° hier, ça caille grave », synthétisait jeudi le descendeur français Adrien Théaux. Et celui qui doit entamer sa compétition dimanche de dérouler sa méthode de protection : « On met du scotch sur les pommettes, le nez, on met des chaussettes chauffantes. Hier, je ne les ai pas mises et je me suis gelé un orteil, c’est la première fois que ça m’arrive. »
L’équipe canadienne dispose de pantalons chauffés, et les parkas avec lesquelles l’équipe américaine a défilé vendredi soir ont également un dispositif chauffant.
Toutes les disciplines extérieures sont touchées
« On a le bout du nez qui gèle et les joues aussi », dit la skieuse acrobatique Perrine Laffont. Pour lutter contre le froid, celle qui a remporté vendredi la manche de qualifications en ski de bosses et abordera dimanche la finale en favorite a multiplié les épaisseurs sous sa combinaison. Si elle n’a qu’une trentaine de secondes à passer sur la piste, le froid a une influence sur sa discipline acrobatique : « La neige est comme du béton à cause du froid, et c’est plus difficile à skier. »

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                JO d’hiver 2018 : curling, ski alpin ou skeleton… les sports olympiques expliqués



« Toutes les disciplines d’extérieur sont impactées, souligne Fabien Saguez, le directeur technique national (DTN) du ski français. L’ensemble du nordique, car dès lors qu’on a un effort long, répété, et qu’on respire beaucoup dans le froid, il faut faire attention à ne pas avoir de problème pulmonaire. Le ski alpin, car c’est un effort court, mais qu’on descend à des vitesses très hautes qui augmentent la sensation de froid. »
Devant affronter le froid pendant des périodes prolongées, skieurs de fond et biathlètes ont opté pour se recouvrir les joues de ruban adhésif et le nez de vaseline afin d’isoler au mieux leur peau de la morsure du froid. Outre le visage — et les mains pour les biathlètes —, les fondeurs utilisent des dispositifs pour réchauffer leur respiration afin de protéger leur poumon.

   


Hors ski, le froid ambiant n’est pas non plus sans importance. « C’est usant psychologiquement, poursuit Fabien Saguez. Il n’y a pas de situation de confort. » 
Vents violents
Même si un — relatif — redoux a réchauffé les concurrents à la fin de semaine, les conditions météorologiques restent extrêmes. La descente masculine est menacée d’être repoussée à mercredi si d’aventure les vents violents qui soufflent sur la comté de Pyeongchang ne s’apaisent pas.
Obligés de faire le pied de grue pendant parfois onze heures d’affilée pour orienter athlètes, journalistes et spectateurs, les bénévoles de Pyeongchang affrontent également le froid. Avec davantage de sérénité que la presse. « C’est souvent comme ça en Corée, explique “Jimmy” — qui préfère se présenter ainsi, jugeant son nom “trop compliqué” —, un volontaire aidant à la circulation des bus. En hiver, le froid vous glace, mais vous devez faire avec. »
Pour affronter pareilles températures, il existe une méthode plus naturelle, utilisée par les « bobeuses » américaines : la danse. Une méthode que les présentateurs de la cérémonie d’ouverture des Jeux ont tenté de recommander aux 15 000 spectateurs frissonnant dans les gradins vendredi soir, avec un succès relatif.

Them: It’s cold at the Winter Olympics
Us: 👯‍♀️
— JamieGreubel (@Jamie Greubel Poser)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Mis en examen à l’automne 2017 pour le meurtre de Maëlys, « Nono le Barjo » a été décrit par ceux qui l’ont croisé comme « instable » et « serviable ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Qui est Nordahl Lelandais, le suspect dans l’affaire Maëlys ?

Mis en examen à l’automne 2017 pour le meurtre de Maëlys, « Nono le Barjo » a été décrit par ceux qui l’ont croisé comme « instable » et « serviable ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 14h31
    |

            Henri Seckel








                        



                                


                            

Deux jours avant son mariage, le 24 août 2017, Eddy G. reçoit un appel d’un numéro inconnu. Il ne décroche pas. Quelques secondes, puis ce texto : « Réponds tapette, c’est Nono. » Eddy rappelle. Nordahl Lelandais, qu’il connaît depuis plus de quinze ans mais qu’il avait perdu de vue, a appris qu’il se mariait à Pont-de-Beauvoisin (Isère), à 3 km de chez lui. « Il me félicite, et je lui dis qu’il peut passer à l’apéritif, que cela nous ferait plaisir », a-t-il raconté aux enquêteurs, selon le dossier que Le Monde a pu consulter.
Le jour J, l’invité de dernière minute arrive à la salle polyvalente avec un ensemble short, tee-shirt, baskets qui jure un peu au milieu des costumes, et reste jusqu’à l’heure du dîner. « Il est venu me voir et m’a demandé s’il pouvait revenir, poursuit Eddy. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de souci. Qu’il pouvait revenir vers minuit, 1 heure, pour le gâteau. » Voilà comment Nordahl Lelandais s’est retrouvé à la soirée du mariage au cours de laquelle Maëlys, 9 ans, a disparu. Une semaine plus tard, le 3 septembre, il était incarcéré.
Il est aujourd’hui mis en examen pour « meurtre » dans l’affaire Maëlys – qui reste introuvable. Il a aussi été mis en examen le 18 décembre pour « assassinat », celui d’Arthur Noyer, un militaire de 24 ans dont le crâne a été retrouvé près de Chambéry. Des vérifications sont en cours sur son éventuelle implication dans une quinzaine d’autres disparitions survenues depuis 2010.

Le suspect de 34 ans dort à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) – sa demande de remise en liberté a été rejetée en appel vendredi 9 février – et ne lâche rien aux enquêteurs qui tentent de percer le mystère du détenu n° 17785.
Une enfance normale et un tabou
Nordahl Guillaume Richard Lelandais est né le 18 février 1983 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), dix-huit mois après son frère Sven, et quatre ans après sa demi-sœur Alexandra....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Sven Mary a affirmé samedi avoir reçu une quarantaine de messages haineux via les réseaux sociaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’avocat belge de Salah Abdeslam et ses enfants menacés de mort

Sven Mary a affirmé samedi avoir reçu une quarantaine de messages haineux via les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 18h39
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        


À l’issue de sa plaidoirie au procès de Salah Abdeslam devant le tribunal correctionnel de Bruxelles (Belgique), jeudi 8 février, l’avocat Sven Mary a été assailli de messages haineux sur les réseaux sociaux. « Une quarantaine », affirme-t-il, dont certains souhaitaient sa mort et celle de ses enfants. « Ils devraient exploser », affirmait l’un des auteurs de ces messages, selon Me Mary.
L’avocat avait réclamé du tribunal qu’il déclare les poursuites contre son client irrecevables en raison d’une erreur administrative. Selon Me Mary, le fait qu’un juge néerlandophone a été saisi au départ alors que toute la procédure s’est ensuite déroulée en français doit entraîner la nullité de celle-ci.
Les juristes belges sont partagés, le ministre de la justice, Koen Geens, refuse de se prononcer, indiquant seulement que c’est au tribunal qu’il appartient de trancher. La suite du procès est fixée à la fin mars.

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                A Bruxelles, l’avocat de Salah Abdeslam minimise le rôle de son client



Eventuelles plaintes
La 90e chambre du tribunal de Bruxelles était appelée à juger, depuis lundi 5 février, Salah Abdeslam pour sa participation à une fusillade, en mars 2016, rue du Dries, à Forest, dans la Région de Bruxelles-Capitale. Une équipe de policiers belges et français effectuant des vérifications de routine avait été accueillie à coups de kalachnikov dans ce qui était en fait une planque occupée par Abdeslam, en fuite depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, et deux de ses complices.
Le jeune terroriste était parvenu à s’enfuir avec le Tunisien Sofien Ayari, tandis que le troisième occupant, l’Algérien Mohameb Belkaïd, était finalement abattu par les forces spéciales de la police fédérale belge. Trois membres de celles-ci furent blessés, dont le chef d’équipe, atteint à la tête et lourdement handicapé depuis.
Me Mary s’était aussi employé à démontrer que les faits ne s’étaient pas déroulés dans un contexte terroriste et que son client n’avait pas fait usage des armes entreposées dans la cache de la rue du Dries.
Sa défense très offensive lui a rapidement valu des injures qui, explique-t-il, « glissent sur [son] dos large ». « Je me suis habitué aux courriels d’injure, parfois assortis de menaces directes. Mais certains atteignent désormais un niveau plus élevé ».
L’avocat affirme avoir invité les auteurs à venir lui parler directement. Aucun ne lui aurait répondu. Il réfléchit à déposer éventuellement des plaintes contre des personnes qui lui ont écrit pour le menacer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.
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Procès Fiona : trente ans requis contre la mère de la fillette et contre son ex-compagnon

En première instance, en 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée des faits criminels et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h50
   





                        


Trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, ont été requis, samedi 10février, par l’avocat général à l’encontre de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, jugés en appel devant les assises de la Haute-Loire pour la mort de la petite Fiona en 2013. Le verdict est attendu tard dans la soirée.

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                La colère de la « France de Fiona » aux assises du Puy-de-Dôme



« Ces violences ont été activées par les deux, par la répétition dans le temps et par la localisation (des coups) sur la tempe gauche de Fiona (...) Cette réunion des coups a pu entraîner (sa) mort », a déclaré l’avocat général Raphaël Gentile de Sanesi lors de son réquisitoire, soutenant ainsi la thèse d’un acte partagé des deux accusés dans la mort de la fillette.
L’avocat général a également réclamé un suivi socio-judiciaire de vingt ans, l’interdiction pour une durée de dix ans des droits civiques et civils, ainsi que pour Cécile Bourgeon du retrait de son autorité parentale sur ses deux autres enfants.
En première instance en 2016, devant la cour d’assises du Puy-de-Dôme, la jeune femme avait été acquittée des faits criminels - les coups fatals à Fiona - et condamnée à cinq ans de prison pour avoir menti à son sujet. Son ex-compagnon avait écopé de 20 ans de réclusion pour l’ensemble des faits.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ A Cucuta, la ville colombienne à la frontière du Venezuela, des milliers de personnes fuient le régime de Nicolas Maduro.
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La Colombie débordée par l’afflux de migrants vénézuéliens

A Cucuta, la ville colombienne à la frontière du Venezuela, des milliers de personnes fuient le régime de Nicolas Maduro.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h20
    |

            Marie Delcas (Cucuta (Colombie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les roues des vieilles valises et des poussettes rouillées crissent sur l’asphalte du pont Simon-Bolivar, qui sépare la ville colombienne de Cucuta du Venezuela. « Je quitte mon pays parce que j’ai deux enfants à nourrir et parce que je n’ai plus d’espoir », dit Juan Carlos Rodriguez, 37 ans, en tirant un énorme bagage. Il explique : « J’ai pris ma décision le 15 janvier en recevant mon salaire de la quinzaine : je n’avais pas de quoi acheter un kilo de farine de maïs. » Technicien radio, Juan Carlos est convaincu que le président vénézuélien Nicolas Maduro va remporter l’élection du 22 avril. « Mes enfants méritent un meilleur avenir », soupire-t-il.
Sous une bâche de plastique au milieu du pont, un fonctionnaire colombien examine, vendredi 9 février, les documents que présentent les candidats au passage. Ils sont plusieurs milliers. Une femme avec un bébé dans les bras est refoulée, faute de pouvoir présenter son acte de naissance. « Qu’est-ce qui leur prend, s’étonne une vieille femme. Avant, on pouvait passer tranquillement. » En aparté, un policier justifie : « Les consignes ont changé. »

La veille, le président colombien, Juan Manuel Santos, a fait le voyage à Cucuta, entouré de neuf ministres. L’afflux de migrants inquiète Bogota. Le chef de l’Etat a annoncé un durcissement des contrôles migratoires et l’envoi de renforts militaires à la frontière : 2 100 soldats supplémentaires devraient y être déployés dans les prochaines semaines. « Notre objectif est de permettre une migration contrôlée et légale », a assuré M. Santos, en appelant ses compatriotes à faire preuve de solidarité envers les Vénézuéliens qui fuient un pays ravagé par la crise.
« Les Colombiens ne nous aiment pas, ils disent qu’on leur pique leur travail. C’est vrai. Mais on n’a pas le choix », explique John, 26 ans, plongeur au noir dans une pizzeria de Cucuta
Un agent des douanes colombiennes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Si l’on connait bien les Jeux de Berlin d’août 1936, on entend moins souvent parler des Jeux d’hiver organisés par les nazis six mois plus tôt.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le président Erdogan a évoqué une attaque, alors le premier ministre turc a assuré qu’une « intervention extérieure » n’était pas démontrée.
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Un hélicoptère militaire turc « abattu » lors d’une opération contre les Kurdes en Syrie

Le président Erdogan a évoqué une attaque, alors le premier ministre turc a assuré qu’une « intervention extérieure » n’était pas démontrée.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 18h21
   





                        


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré, samedi 10 février, qu’un hélicoptère militaire turc avait été abattu lors d’une offensive contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie.
« Un de nos hélicoptères a été abattu il y a peu », a déclaré M. Erdogan lors d’un discours télévisé à Istanbul. Il n’a pas précisé qui avait abattu l’appareil, mais il a insisté sur le fait que les auteurs des tirs allaient en « payer le prix ». Selon le premier ministre turc, Binali Yildirim, deux militaires sont morts dans la chute de l’hélicopère, tandis que l’armée a annoncé que trois autres militaires avaient perdu la vie dans l’opération contre la milice kurde, lors d’un incident séparé. Cinq autres ont été blessés.

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                Syrie : l’offensive turque piétine à Afrin



Versions divergentes
Les versions divergent toutefois au sommet de l’Etat turc. Le premier ministre, qui a pris la parole peu après l’intervention de M. Erdogan, n’a pas été aussi catégorique que le président quant aux circonstances. M. Yildrim s’est contenté de dire que l’appareil s’était écrasé. « Nous ne disposons pas d’éléments démontrant que cela résulte d’une intervention extérieure », a-t-il dit à la télévision.
De même, les militaires turcs ont annoncé dans un communiqué qu’un hélicoptère s’était écrasé à 13 heures (11 heures, heure de Paris), tuant deux des leurs, mais n’ont pas fourni d’explications, indiquant seulement qu’une enquête technique avait débuté.
Le lieu où l’appareil est tombé n’est pas non plus clairement établi. L’agence de presse Anatolie a dit que l’hélicoptère avait été abattu dans la région frontalière de Hatay, dans le sud de la Turquie. Un porte-parole des Forces démocratiques syriennes, soutenues par les Etats-Unis, Mustefa Bali, a écrit sur Twitter que l’appareil aurait été abattu dans le secteur de Rajo, dans la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, proche de la frontière avec la Turquie.
Lutte contre les forces kurdes
Le 20 janvier, la Turquie et ses alliés au sein des rebelles syriens ont lancé l’opération « Rameau d’olivier » contre les Unités de protection du peuple (YPG), une force paramilitaire kurde, alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Ankara considère les YPG comme une émanation « terroriste » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection armée depuis trois décennies contre le pouvoir central turc.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Des milliers de fermiers blancs furent expulsés de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe.
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Compte rendu

Le Zimbabwe exclut de rendre aux fermiers blancs leurs terres confisquées

Des milliers de fermiers blancs furent expulsés de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-02-10T16:08:42+01:00"

        Le 10.02.2018 à 16h08






    
Emmerson Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe en novembre à la suite d’un coup de force militaire.
Crédits : Gian Ehrenzeller / AP


Le gouvernement zimbabwéen ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d’une réforme agraire controversée de l’ancien président Robert Mugabe. « Cela ne se produira pas », a déclaré, samedi 10 février, le nouveau chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa. « La réforme agraire est irréversible », a-t-il dit, reprenant les propos de son discours d’inauguration, en novembre.

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                Au Zimbabwe, la retraite dorée de Robert et Grace Mugabe



Des milliers de fermiers blancs furent expulsés de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe. Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique.
Mais, mal organisée, cette redistribution s’est faite au profit de proches du régime et de fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de la production. Cette réforme a plongé toute l’économie du pays dans une crise catastrophique, dont il ne s’est toujours pas remis.
Emmerson Mnangagwa a rappelé samedi que sa « priorité numéro un » était de « ressusciter » l’économie. « Notre économie est à la peine. Le chômage est élevé (...), beaucoup de gens ne sont pas en mesure d’acheter des produits de base pour leur famille, et nos infrastructures datent », a-t-il dit. Le taux de chômage au Zimbabwe est de l’ordre de 90 %.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/02/2018
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Laurent Wauquiez détourne la droite du libéralisme

Le président des Républicains opère un virage en direction du protectionnisme et du conservatisme social en vue de faire de son parti celui « des sans-voix et des classes moyennes ».



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h34
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Comme dans toute famille politique, il existe à droite des phrases totems, que se passent de main en main les générations et qui sont censées résumer une philosophie en quelques mots. Un jour de 1966, Georges Pompidou aurait ainsi déclaré : « Arrêtez d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays. » Depuis qu’elle a été exhumée, cette injonction de l’ancien président de la République a été reprise par tous ceux ou presque qui veulent apporter la caution du grand homme à un discours libéral ou à des vœux de flexibilité pour l’économie française.
« Que l’Etat arrête de nous emmerder ! Laissez-nous travailler ! Faites-nous confiance ! Libérez-nous des normes inutiles, des charges exorbitantes, des impôts confiscatoires, des réglementations absurdes ! », tonnait, par exemple, François Fillon, dans un discours d’août 2016, alors qu’il menait campagne pour devenir candidat du parti Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle.
Mais aujourd’hui, c’est la phrase totem d’une autre famille politique qui se fait entendre à droite, en plus de celle de Pompidou : « Nos vies valent mieux et plus que leurs profits. » Elle est l’œuvre de Guillaume Peltier, deuxième vice-président des Républicains, qui reprend quasi au mot près le slogan porté par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en 2007 : « Nos vies valent plus que leurs profits. » Difficile de connaître plus grand écart en si peu de temps.
Un virage en direction du protectionnisme
Moins d’un an après la présidentielle de 2017, Les Républicains déblaient le champ de ruines du fillonisme pendant qu’Emmanuel Macron préempte le créneau libéral. De quel espace disposent Les Républicains, alors que 68 % des électeurs de François Fillon lors du scrutin présidentiel disent désormais approuver l’action du président de la République, selon le tableau de bord IFOP pour Paris Match et Sud Radio de février ?
Laurent Wauquiez,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le projet de faire défiler la troupe rencontre une forte opposition et provoque des railleries jusque dans le camp du président américain.
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La parade militaire de Donald Trump piétine

Le projet de faire défiler la troupe rencontre une forte opposition et provoque des railleries jusque dans le camp du président américain.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 14h33
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


On a connu des accueils plus enthousiastes. Le 6 février, un article du Washington Post avait contraint la Maison Blanche à reconnaître que l’administration planchait sur un projet de défilé martial. Depuis, les critiques se sont abattues comme de la mitraille sur ce dessein présidentiel, les contempteurs de Donald Trump dénonçant sa fascination pour les régimes autoritaires.
C’est pourtant une célébration républicaine, le 14-Juillet français, qui est à l’origine de ce projet. Invité par son homologue Emmanuel Macron en souvenir de l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés de la France et du Royaume-Uni en 1917, le président américain avait été notoirement séduit par la prestation des troupes françaises – Donald Trump, il est vrai, n’avait eu droit qu’à une bien modeste parade le jour de sa prestation de serment, il y a un an.

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                Donald Trump traité de « Napoléon en devenir » pour vouloir organiser un défilé militaire



« Tanks, but no tanks »
Le président américain n’a pas renoncé. Le secrétaire à la défense James Mattis, qui défendait cette semaine son budget au Congrès, a été contraint de s’exprimer sur le sujet mercredi. « Nous sommes tous conscients dans ce pays de l’affection et du respect du président à l’égard de l’armée. Nous avons élaboré plusieurs options. Nous les enverrons à la Maison Blanche pour décision », a-t-il réagi dans une déclaration dans laquelle le sens de la discipline affleurait plus que la franche allégresse.
Muriel Bowser, la maire de Washington, a répondu en énumérant les études d’impact qui devraient être envisagées au préalable. « Habituellement, quand vous voyez de grands défilés militaires, c’est à la fin d’une guerre, et je pense que rien n’a été annoncé en la matière », a-t-elle ajouté dans une allusion à la dernière parade en date qui avait marqué la fin de la première guerre du Golfe, en 1991. Le conseil municipal de la capitale fédérale, également démocrate, a repoussé l’idée d’un cortège de blindés et de fantassins par un clin d’œil à une formule de refus poli : « Tanks, but no tanks. »
Plus embarrassantes ont été les railleries venues du camp du président. Le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham, grand avocat des forces armées, a moqué « un truc ringard » et « un signe de faiblesse ». John N. Kennedy, son collègue conservateur de Louisiane, a renchéri : « L’Amérique est le pays le plus puissant de toute l’histoire de l’humanité, tout le monde le sait, et nous n’avons pas besoin de le montrer. »
Invité personnellement à dîner en octobre à la Maison Blanche, Robert O’Neill, membre du commando des SEAL (forces spéciales) responsable en 2011 de la mort d’Oussama Ben Laden, a moqué sur Twitter « une connerie de pays du tiers-monde ». Affront suprême, Brian Kilmeade, l’un des animateurs du programme télévisé préféré du président, « Fox and Friends », diffusé sur la chaîne conservatrice, s’est inquiété à l’avance d’un « gaspillage d’argent ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.
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Qui se cache derrière les producteurs de cannabis au Canada ?

Face à un marché en plein essor, d’anciens politiques y voient l’opportunité d’une nouvelle carrière.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 16h09
    |

                            Olivier Mougeot (Québec, correspondance)








                        


Le lucratif marché du cannabis au Canada suscite de nouvelles vocations. Dans un pays où, en 2017, 4,9 millions de personnes auraient dépensé environ 5,7 milliards de dollars canadiens (3,8 milliards d’euros) en cannabis, d’anciens politiques y ont vu l’opportunité d’une nouvelle carrière.

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                Frénésie sur le marché du cannabis au Canada



Chuck Rifici, ancien trésorier du Parti libéral canadien (PLC) lors de l’élection de Justin Trudeau, est président de Cannabis Wheaton Income Corp. Il fut l’un des fondateurs du plus gros producteur canadien et mondial, Canopy Growth. Ce dernier est présidé par Mark Zekulin, un ancien conseiller du ministre libéral des finances de l’Ontario. Citons aussi Herb Dhaliwal, ancien ministre du gouvernement de Jean Chrétien, aujourd’hui président de National Green BioMed, un producteur de Colombie-Britannique, ou bien encore l’ancien directeur national du PLC, Adam Miron, directeur d’Hydropothecary.
Anciens policiers
D’anciens hauts fonctionnaires de Santé Canada, l’organisme fédéral qui accorde les permis de production, travaillent aussi pour l’industrie du cannabis. L’ancien chercheur Thomas Shipley, par exemple, est directeur au contrôle de la qualité chez Canopy. A Hydropothecary, le service à la clientèle est géré par Max Cyr, qui supervisait le dossier cannabis à Santé Canada. D’autres, comme Brian Wagner et Ivan Vrana, sont consultants pour cette industrie, après avoir participé à l’encadrement de la marijuana…
Pour assurer la sécurité de leurs installations, plusieurs producteurs ont embauché d’anciens policiers. Tels l’ancien grand patron de la gendarmerie royale du Canada, Norman Inkster, directeur chez Mettrum, et Timothy Humberstone, un ancien de la lutte antidrogue devenu le directeur d’ABcann.

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                Au Canada, la légalisation du cannabis, un casse-tête pour les économistes



Certains investissements font mauvais genre. Selon Le Journal de Montréal, au moins 165 millions de dollars canadiens en provenance de paradis fiscaux ont été investis dans des firmes de production du cannabis. Ces deux dernières années, 35 des 86 producteurs autorisés par Santé Canada ont bénéficié d’un financement offshore.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le blog de Guillaume Cannat s’intéresse aux deux étoiles  HR 5999 et HR 6000 de la nébuleuse Lupus 3.
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<article-nb="2018/02/10/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ En octobre 2016 éclatait un vaste mouvement de contestation sociale, surnommé le Hirak, dans cette région du Maroc. Une cinquantaine de ses membres sont jugés à Casablanca.
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Reportage

Au Maroc, l’interminable procès de la révolte du Rif

En octobre 2016 éclatait un vaste mouvement de contestation sociale, surnommé le Hirak, dans cette région du Maroc. Une cinquantaine de ses membres sont jugés à Casablanca.

Charlotte Bozonnet (Casablanca, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 09.02.2018 à 11h08

     •
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        Mis à jour le 10.02.2018 à 06h56






    
Des partisans du « Hirak » demandent la libération du leader du mouvement, Nasser Zefzafi, devant la cour d’appel de Casablanca, au Maroc, le 5 janvier 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Dans la salle d’audience de la cour d’appel de Casablanca, on entend monter de loin la clameur des détenus arrivant de la prison. Elle finit par résonner haut et fort dans les couloirs du tribunal. Il faut attendre plusieurs minutes pour que les prisonniers, parqués dans un espace vitré, achèvent leur chant, poing levé : « Je jure de ne jamais trahir ma cause […] Vive le Rif ! Vive la patrie ! » Le président du tribunal, robe noire et col vert, assis sous les portraits de Hassan II et de Mohammed VI, égrène le nom des accusés.

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Il y a un an débutait à Al-Hoceima, ville côtière du nord du Maroc, une vague de répression contre un mouvement de contestation sociale surnommé le Hirak (« la mouvance »). Des centaines de personnes, principalement des jeunes, ont été arrêtées. Parmi eux, 54 ont été emmenés à Casablanca, à 550 km de distance, où ils sont détenus dans la prison d’Oukacha et où ils sont aujourd’hui jugés. « Ceux qui se trouvent à Casablanca sont considérés comme les meneurs », souligne Me Abdelaziz Nouaydi, l’un des avocats de la défense.
Broyé dans une benne à ordures
Dans le box des accusés figure Nasser Zefzafi, 39 ans, devenu au fil des mois le visage du Hirak. Cet enfant du Rif, chômeur, avait pris la tête des premiers rassemblements, déclenchés en octobre 2016 par le décès d’un jeune vendeur de poissons d’Al-Hoceima. Mouhcine Fikri, 31 ans, broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait d’empêcher la destruction de sa cargaison saisie par la police. La marchandise avait certes été pêchée illégalement mais, dans cette région enclavée où l’économie informelle fait vivre de nombreuses familles, le drame avait suscité un vaste mouvement de colère et de revendications pour plus de justice sociale.
Pendant des mois, les autorités laissèrent faire les manifestants, jusqu’à ce jour de mai 2017 : choqué par le prêche d’un imam hostile au Hirak, Nasser Zefzafi intervint dans une mosquée. Un acte intolérable selon les autorités. Véritable ligne rouge ou simple prétexte, l’épisode donna en tous cas le coup d’envoi de la vague d’arrestations.

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Le procès des 54, éminemment politique, s’est ouvert en septembre 2017. Les autorités accusent les meneurs de visées séparatistes et d’avoir voulu déstabiliser le pays, le Rif ayant une longue histoire de contestation – et de répression par le pouvoir central. « Peut-être que le mouvement était social au début, mais ensuite le groupe a pris ce prétexte pour justifier ses activités. Ils étaient en contact avec des ennemis du Maroc à l’extérieur », avance Me Mohamed Al-Hosseini, représentant des parties civiles. Les jeunes d’Al-Hoceima et leurs avocats dénoncent, eux, la répression d’un mouvement à visée uniquement économique et sociale.
Jusqu’à vingt ans de prison
Après plusieurs mois de discussions sur la forme, les audiences sur le fond ont débuté vendredi 26 janvier. L’ambiance est électrique. Aux trois accusés – en liberté provisoire – qui comparaissent ce matin-là, on reproche leurs liens avec Nasser Zefzafi. Pour preuves, des photos sont diffusées sur les rétroprojecteurs. On y voit les jeunes Rifains, tout sourire, aux côtés de Zefzafi ou dans les manifestations. Le ton monte entre une des avocates de la défense et le président du tribunal. Les échanges fusent – et prêtent parfois à sourire : « Ça se voit qu’ils sont proches », « Evidemment, ce sont des amis d’enfance ». Ou encore : « Pourquoi ne pas brandir le drapeau du Maroc ? », « Je n’en avais pas à la maison »…
Une partie des accusés sont poursuivis pour des délits (outrage aux forces de l’ordre ou incitation à participer à une manifestation non autorisée) et risquent des condamnations allant jusqu’à cinq ans de prison ; les autres pour des crimes : atteinte à la sécurité intérieure de l’État, tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage (un bâtiment et des véhicules de la police ont été incendiés pendant les manifestations) ou conspiration contre la sécurité intérieure. Les peines encourues sont alors beaucoup plus lourdes : jusqu’à dix voire vingt ans de prison et même, en théorie, la peine capitale (non appliquée par le Maroc depuis 1993).

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« Tout cela est basé sur une théorie échafaudée par la police : ils auraient reçu de l’argent de séparatistes pour déstabiliser le pays. Les preuves présentées sont très contestables et nous le démontrerons : ce sont des jeunes qui sont attachés à l’unité de leur pays et veulent juste vivre dignement », martèle Me Nouaydi, qui défend notamment Fahim Ghattas. Sans diplôme universitaire, celui-ci était serveur au café Galaxy, fréquenté par les protestataires. Ses « crimes », selon l’avocat : avoir essayé de trouver un refuge pour Nasser Zefzafi quand celui-ci était poursuivi par la police, mais aussi avoir récolté de l’argent – quelque 500 dirhams (44 euros) – pour fabriquer des banderoles.
Grèves de la faim
Ce procès à Casablanca est un calvaire pour les familles de prisonniers, obligées de faire 1 100 km aller-retour pour voir leurs proches en prison : deux heures de parloir le mercredi, auxquelles s’ajoutent les deux à trois audiences par semaine. Dans la salle du tribunal, on s’envoie des baisers, on se demande des nouvelles en tentant de lire sur les lèvres. Une petite fille coiffée d’une longue tresse fait des coucous à travers la vitre. « Les premiers temps, la salle était pleine, là les bancs sont plus clairsemés », fait remarquer un journaliste marocain régulièrement présent aux audiences.
La famille de Mohamed Hak, 34 ans, propriétaire du café Galaxy, vit cela depuis des mois. Son frère et ses deux sœurs ne comprennent pas : « Il sortait manifester comme les autres, pour que les choses s’améliorent à Al-Hoceima, il a un diplôme de tourisme mais n’a jamais trouvé de travail. » Ils dénoncent la dureté des conditions de détention. Ces derniers mois, plusieurs prisonniers se sont mis en grève de la faim pour obtenir des améliorations : de l’eau chaude, plus de temps avec les familles, la possibilité d’acheter de la nourriture. « Ils ont le droit à quinze minutes de téléphone deux fois par semaine, et pour appeler un seul numéro », explique Fatiha, l’une des sœurs.

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Les auditions vont se poursuivre encore des semaines. Une vingtaine d’accusés ont déjà comparu, les cas les plus lourds, dont celui de Nasser Zefzafi, passeront probablement en dernier. L’avocat des parties civiles, Me Al-Hosseini, affirme : « Ils s’expriment librement. Un inculpé, hier, a parlé presque deux heures. Ils peuvent parler de tout : de l’arrestation [plusieurs détenus ont déclaré avoir été passés à tabac], de l’enquête préliminaire, etc. On ne pourra pas être accusé de ne pas leur avoir donné la parole. » Du côté des familles, c’est la crainte qui domine. « Ce procès est une façon de faire un exemple, c’est aussi une guerre d’usure avec les détenus et leur famille », estime Me Nouaydi.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.
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Neige et verglas : fin de l’alerte en Ile-de-France, le Nord et le Centre toujours menacés

Selon Météo France, la couche de glace et de gel persistant au sol devrait dégeler dans la journée de samedi. Les transports reviennent progressivement à la normale.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h20
   





                        



   


La neige qui a balayé le nord et le centre de la France s’éloignait, samedi 10 février au matin, de l’Ile-de-France. Le Centre et l’Est de la France ont en revanche a nouveau été placé en alerte orange par Météo France samedi après-midi.
Fin de la vigilance orange au Nord, le Centre et l’Est en alerte
La vigilance orange qui touchait encore les huit départements franciliens en raison de la neige et du verglas a été levée à 10 heures par Météo France, qui annonce un « dégel de la couche de glace et de neige persistant au sol ». Les températures minimales de la nuit ont été souvent inférieures à - 5 °C en grande banlieue, mais elles devraient atteindre 3 à 5 °C en cours de journée.
L’« épisode neigeux » de vendredi est resté bien loin de celui de mardi-mercredi, qui avait provoqué de spectaculaires perturbations en Ile-de-France. Fermée depuis mardi, la tour Eiffel rouvrira dimanche matin à 9 h 30, selon son compte Twitter.
Sept départements du centre et de l’est de la France ont en revanche été placés en vigilance orange pour un « épisode de neige ou verglas non exceptionnel, nécessitant cependant une vigilance particulière du fait d’un risque de verglas pouvant rendre les conditions de circulation difficiles », selon Météo France.
Cette vigilance orange concerne le Cantal, la Côte-d’Or, la Loire, la Haute-Loire, la Haute-Marne, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire. L’événement doit commencer dimanche matin à 3 heures et durer jusqu’à 10 heures.
Reprise du trafic poids lourds et RATP
Vendredi, le ministère de l’intérieur et la préfecture de police de Paris avaient de nouveau appelé les automobilistes à « ne pas utiliser leurs véhicules ».
Au sud-ouest de Paris, la route nationale 118, symbole de la pagaille de mardi soir, a été rouverte à la circulation samedi en début d’après-midi, a annoncé la Préfecture de police. La route nationale 1, qui relie la capitale à la frontière belge, a également été rouverte à la mi-journée.
Selon la RATP, le trafic était samedi à 6 h 30 « légèrement perturbé sur les bus » avec 15 % de lignes non desservies (40 sur 300) et « quasi normal sur le reste du réseau » parisien. Le RER C, fermé depuis le 24 janvier à cause de la crue de la Seine, a rouvert samedi, hormis à la station Saint-Michel.

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Les conditions météorologiques ont conduit à l’annulation d’un tiers des vols prévus vendredi au départ d’Orly, soit quelque 200 vols, mais le trafic devait reprendre normalement samedi.
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée vendredi à 18 heures. « Les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police. Ces interdictions à répétition depuis mardi ont suscité la colère des transporteurs routiers. Selon la FNTR, ces mesures ont causé aux entreprises de transports au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Des usines en arrêt technique
Certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique ces derniers jours. Enseignes de distribution et commerçants ont également été privés de livraisons et se sont parfois trouvés en rupture de stocks, avec un impact limité toutefois, les clients étant plus rares aussi. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises de la région dont l’activité a été perturbée.
La Poste a également prévenu que les envois de colis étaient « susceptibles d’être perturbés ». « Nous sommes notamment dans l’impossibilité d’assurer les livraisons dans toute l’Ile-de-France », a-t-elle fait savoir sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une fête et des questions sur l’avenir

Des milliers de personnes étaient présentes lors du rassemblement « Enracinons l’avenir », samedi, organisé par les opposants au projet d’aéroport nantais, désormais abandonné.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 02h00
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h28
    |

            Rémi Barroux








                        



   


« Bonjour, Monsieur, la ZAD, c’est où ? » Perdus dans le centre du petit bourg de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), trois jeunes Toulousains, qui ont fait le déplacement en voiture, cherchent à rejoindre, vendredi 9 février, dans la nuit glacée, le lieu du rassemblement qui est organisé, le lendemain, par les opposants au projet d’aéroport et qui occupent la zone d’aménagement différée (ZAD), devenue au fil des années la zone à défendre.
Ils ont dormi dans la voiture en attendant que les deux cortèges se forment dès 10 heures à Saint-Jean-du-Tertre et au Gourbi, pour converger vers la ferme de Bellevue, au cœur de la ZAD. Comme les trois Toulousains, de nombreuses voitures, camping-cars et camionnettes ont cherché dans la nuit des endroits où se parquer. A 15 heures, samedi, la préfecture comptait 8 500 personnes sur le site, tandis que les organisateurs dénombraient entre 30 000 et 40 000 personnes.
Au point d’orgue de cette mobilisation, les manifestants, rassemblés dans un champ près de la ferme de Bellevue, ont assisté à l’immolation par le feu d’un avion en bois, effigie de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. D’autres maquettes représentant des « grands projets inutiles » ont subi le même sort, et un épouvantail surmonté d’une photo du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a également été mis à feu.

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Mais tous ces soutiens de la lutte contre le projet d’aéroport ne sont pas venus, cette fois, comme ils l’ont fait à de nombreuses reprises ces cinq dernières années, pour défendre physiquement la zone et ses occupants — agriculteurs, militants écologistes, altermondialistes, anticapitalistes, etc.
Car ce projet de nouvelle infrastructure aéroportuaire, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, ancien d’une cinquantaine d’années, a été officiellement abandonné. Et la déclaration d’utilité publique, qui remonte à 2008, est tombée le 9 février, dix ans après sa promulgation. « J’ai pris la décision d’arrêter ce projet car les conditions n’étaient pas réunies […], mon objectif était de sortir d’une situation de blocage et d’indécision dont personne ne savait comment sortir », déclarait, le 17 janvier, le premier ministre, Edouard Philippe. Il laissait également jusqu’au printemps, soit la fin du mois de mars, aux occupants illégaux pour « partir d’eux-mêmes ».
Poser des jalons
Alors, ce 10 février n’est pas tant une fête pour la victoire des agriculteurs, des zadistes et de leurs nombreux soutiens — plusieurs milliers de participants sont attendus à Notre-Dame-des-Landes — qu’un rendez-vous pour poser des jalons pour le futur de la ZAD. Et la coordination du mouvement (Habitant·e·s de la ZAD, Acipa, Copain, Naturalistes en lutte) a intitulé l’événement « Enracinons l’avenir ». L’appel a été lancé pour de nouvelles plantations d’arbres.
Suivez la journée en direct avec notre envoyé spécial Rémi Barroux :

Tweets by remibx 

Le rendez-vous est aussi politique, avec la présence de nombreuses délégations de partis et d’organisations qui soutiennent depuis des années ce combat, des délégations de mouvements qui luttent contre d’autres projets d’infrastructure, comme le tunnel transalpin de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, le centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), le centre Europacity au nord de Paris, etc. C’est aussi une fête avec de nombreuses participations musicales, rock, electro et un fest-noz qui devrait se terminer tard dans la nuit de samedi à dimanche.

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Les forces de l’ordre présentes ces derniers jours sur la RD 281, qui est en train d’être nettoyée, après avoir été débarrassée par les occupants eux-mêmes des nombreuses chicanes et barricades qui l’encombraient, ne sont pas stationnées à proximité.
La préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, a pris des arrêtés interdisant le transport de matières dangereuses et, explique-t-elle, les gendarmes sont présents « pour assurer la fluidité de la circulation ».



                            


                        

                        


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Tennis : Mladenovic permet à la France d’égaliser face à la Belgique

Le troisième simple dimanche entre les deux meilleures joueuses de chaque sélection, Mladenovic et Mertens, s’annonce crucial.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 17h19
   





                        



   


Kristina Mladenovic, 13e mondiale, a permis à la France de revenir à un point partout face à la Belgique au premier tour de la Fed Cup grâce à son succès devant Kirsten Flipkens (70e) 6-2, 6-4, samedi à Mouilleron-le-Captif.
Plus tôt dans la journée, la n°1 belge Elise Mertens (20e mondiale) avait apporté le premier point à son équipe en dominant Pauline Parmentier (91e) en deux petits sets (6-2, 6-1).
Le troisième simple dimanche (13 heures) entre les deux meilleures joueuses de chaque sélection, Mladenovic et Mertens, s’annonce crucial. Le vainqueur mettra son pays à un point de la qualification pour les demi-finales, avant le dernier simple et l’éventuel double décisif.



                            


                        

                        


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édition abonné


Les victimes des « Beatles » djihadistes demandent leur transfert

Les ex-otages de deux Britanniques capturés en Syrie espèrent assister à leur procès.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 15h09
    |

            Madjid Zerrouky et 
Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, l’affaire était presque entendue : aucun des principaux pays européens ne souhaite faire juger ses djihadistes partis en Syrie ou en Irak par sa propre justice. Ils n’en veulent pas et préfèrent s’en remettre aux « autorités locales » : l’Etat irakien ou les Kurdes syriens. La donne pourrait-elle changer avec l’annonce de la capture en Syrie d’Alexanda Amon Kotey et El Chafee El-Cheikh, deux djihadistes britanniques membres d’une « cellule d’exécution » d’otages de l’organisation Etat islamique (EI) ? Leur arrestation suscite l’espoir de victimes et de leurs proches qui souhaitent assister à un procès en bonne et due forme.
Alexanda Amon Kotey et El Chafee El-Cheikh faisaient partie d’un quatuor surnommé par leurs otages « les Beatles » en raison de leur accent britannique prononcé. Les Etats-Unis estiment que cette cellule a assassiné 27 personnes, dont les Britanniques David Haines et Alan Henning, les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, le travailleur humanitaire américain Peter Kassig et le journaliste japonais Kenji Goto.
Les deux djihadistes arrêtés étaient les derniers membres supposés en vie et en fuite du quatuor. Surnommé « Jihadi John », Mohammed Emwazi, le bourreau anglophone qui apparaissait dans des vidéos de l’EI en 2014 et 2015, a été tué en novembre 2015 lors d’un bombardement à Rakka. Le dernier membre du groupe, Aine Davis, est détenu en Turquie.

« Je veux qu’ils aient un procès propre, incontestable (...), qui rende justice à leurs victimes. Dans le cas contraire, ce serait une faute morale, juridique et de sécurité », insiste une de leurs victimes, l’ancien otage français Nicolas Hénin. Aujourd’hui président d’Action résilience, un institut de recherche et de conseil sur la lutte contre la radicalisation et le terrorisme, M. Hénin s’inquiète de la possibilité qu’ils soient jugés sur place : « Il y a dans cette région un historique d’évasions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le comédien américain, qui remporta un Emmy Award en 2015, est mort à l’âge de 59 ans.
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Mort de l’acteur Reg E. Cathey, qui interprétait Freddy dans « House of Cards »

Le comédien américain, qui remporta un Emmy Award en 2015, est mort à l’âge de 59 ans.



Le Monde
 |    10.02.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
10.02.2018 à 12h16
   





                        



   


L’acteur américain Reg E. Cathey est mort vendredi 9 février à l’âge de 59 ans. Il avait remporté un Emmy Award en 2015 pour le personnage de Freddy Hayes, gérant d’un restaurant de barbecue et confident de Francis Underwood dans la série House of Cards.
Le comédien à la voix de baryton avait aussi incarné un homme politique de Baltimore dans The Wire. Sa mort a été annoncée sur Twitter par David Simon, le scénariste de la série, qui a salué un « grand acteur » mais aussi un « être humain délicieux ». Dans un communiqué, Netflix a également salué sa « gentillesse » et sa « générosité ».

Reg Cathey, 1958-2018.  Not only a fine, masterful actor -- but simply one of the most delightful human beings with… https://t.co/mC2HiSEIqV— AoDespair (@David Simon)


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Reg E. Cathey fit ses premières apparitions dans un téléfilm en 1984. Il a ensuite joué dans de nombreuses séries, comme Star Trek, New York, unité spéciale ou Oz et plusieurs films, notamment S.W.A.T. ou Les Quatre Fantastiques.



                            


                        

                        

