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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».
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EDF condamné pour sa gestion des déchets radioactifs à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse

Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h06
   





                        



   


Le sac avait été trouvé le 6 novembre 2015, dans une benne à ordures qui s’apprêtait à quitter le site de Cruas-Meysse (Ardèche). A l’intérieur, « [des] combinaisons papier et [des] surbottes qui avaient été portées par des personnes travaillant en zone nucléaire, alors que ces déchets contaminés doivent absolument être séparés des déchets conventionnels pour éviter toute contamination », rappelle le Réseau Sortir du nucléaire. Ce dernier avait alors initié une action en justice.
Trois ans plus tard, EDF et le directeur de la centrale nucléaire ardéchoise ont été condamnés vendredi 9 février par le tribunal de police de Privas pour sa mauvaise gestion des déchets nucléaires. Le groupe énergétique français a ainsi été condamné à six amendes de 1 000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis.

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« Dysfonctionnements récurrents »
Le Réseau Sortir du nucléaire a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas », citant « une série d’événements concernant la maîtrise de la réaction nucléaire », ou encore un « risque important » concernant les « capacités de refroidissement du réacteur en cas d’accident ». 

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Une crainte partagée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un rapport daté du 1er décembre 2015. « Différentes barrières techniques et organisationnelles (…) ont été défaillantes », pouvait-on lire dans ce document. EDF « ne fait pas de commentaire à ce stade », a pour sa part indiqué un porte-parole de l’électricien.
Des militants de Greenpeace s’étaient introduits en novembre dans cette centrale nucléaire pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où sont entreposés les combustibles usagés. Leur action faisait suite à une autre intrusion de l’organisation sur le site en 2011.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire du Grand Est tente de retrouver une âme en se positionnant comme vitrine du développement urbain durable.
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Des mines à la « smart city » : comment un territoire lorrain tente d’échapper à son destin

Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire du Grand Est tente de retrouver une âme en se positionnant comme vitrine du développement urbain durable.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h09
    |

            Jessica Gourdon (Moselle, Meurthe-et-Moselle, envoyée spéciale)








                        



   


Peut-on lutter contre beaucoup plus fort que soi ? C’est à cette question que tente de répondre le territoire du Pays Haut Val d’Alzette, qui rassemble huit communes à la frontière du Luxembourg, comme Audun-le-Tiche et Boulange, en Moselle, ou Villerupt, en Meurthe-et-Moselle. Elles ont connu leur heure de gloire dans les années 1950 et 1960, quand les mines de fer tournaient à plein régime et que l’immense complexe sidérurgique de Micheville employait 6 000 personnes pour fabriquer des rails et des pièces en acier. L’usine a fermé ses portes en 1986.
Après des années de crise et d’exode, le Val d’Alzette a vu son destin basculer grâce à une naissance inattendue : Belval, située à quelques minutes de voiture, côté Luxembourg. Une cité nouvelle, construite sur une ancienne friche industrielle, qui a connu, en dix ans, un essor spectaculaire, grâce à un investissement d’1,2 milliard d’euros du Grand-Duché.
Ici, des tours rutilantes abritent des banques, des sociétés informatiques, des centres de recherche. Un hôpital est en construction. Les restaurants font le plein à midi. Une nouvelle université va accueillir à la rentrée 7 000 étudiants de master et doctorat. L’usine désaffectée, intégrée à la ville, abrite une médiathèque de 19 000 m2.
Banlieue dortoir
Aujourd’hui, les deux tiers des actifs du Val d’Alzette travaillent côté luxembourgeois. Ces employés et cadres du tertiaire se sont mêlés à la population ouvrière et agricole vieillissante, et ont permis aux huit communes d’enrayer leur déclin démographique.
Mais ces néo-ruraux n’ont pas fait venir les entreprises. Car tel est le drame de ce territoire frontalier de 30 000 habitants : se faire aspirer ses ressources par un Luxembourg plus puissant et attractif fiscalement. D’un côté de la frontière : les emplois, le savoir. De l’autre : les cités ouvrières délabrées, les lotissements et les collectivités locales démunies. Alain Casoni, le maire de Villerupt, s’en désole : « La dynamique de métropolisation du Luxembourg aspire nos recettes, nos nouveaux habitants paient leurs impôts là-bas. Mais c’est à nous de payer les charges : les crèches, les équipements, les services, sans moyens. Belval, c’est une chance pour le territoire. Mais c’est aussi ce qui nous assèche. »

   


Dans ces conditions, le destin du Val d’Alzette semblait tracé : grâce à son foncier moins cher, ces villes allaient devenir une banlieue dortoir de Belval. Mais un jour de 2009, coup de théâtre : une opération d’intérêt national est annoncée par Nicolas Sarkozy, suivie, en 2012, de la création d’un établissement public d’aménagement (EPA).
Objectif ? Rééquilibrer le développement économique des deux côtés de la frontière, en faisant du territoire une « vitrine d’un périurbain durable », explique Jean-Christophe Courtin, son directeur. Et permettre la construction de 8 300 logements « écologiques » sur les friches industrielles, afin d’absorber la croissance luxembourgeoise.
Ecoquartier et bâtiments à énergie positive
En ce mois de février, les grues et les camions tournent à plein régime sur l’ancienne friche d’Arcelor. Mené par Linkcity, un premier écoquartier de 300 logements va mêler des bâtiments en bois à énergie positive, espaces verts, une résidence étudiante, des équipements partagés (salle de sport, panneaux solaires…). Le long des rues toutes neuves, les poubelles connectées sont déjà en place, et l’éclairage sera « intelligent » : il s’adaptera à la fréquentation de la rue. L’ambition est d’en faire un quartier dense, qui n’empiète pas sur les terres agricoles. Et aussi la vitrine d’un nouveau bois high-tech appelé Panobloc. Un pôle culturel avec salles de cinéma et de spectacle sortira bientôt de terre, ainsi que d’autres écoquartiers.
Pour accompagner ce développement, la communauté de communes est en train de créer une « plate-forme smart city » pour agréger des données produites sur tout le territoire par ses composantes (citoyens, entreprises, équipements). Objectif : aider la collectivité dans ses décisions, et attirer des entreprises ou des start-up afin qu’elles proposent de nouveaux services aux habitants. Le tout avec une « gouvernance publique de la donnée » encore à inventer, reconnaît Julien Vian, le directeur général des services (DGS) de cette collectivité.

   


Territoire pionnier du biogaz
Mais c’est sur le volet énergétique que le Val d’Alzette se veut le plus novateur. Un système de chauffage utilisant la géothermie est à l’étude à Boulange. L’idée : profiter de l’eau qui stagne dans les couloirs des mines à une température de 13 °C, et en récupérer les calories pour alimenter un réseau de chaleur.
Dans la déchetterie, un projet pilote, attentivement regardé par les « majors » de l’énergie, va convertir des déchets verts en électricité et en chaleur, grâce à une petite éolienne. Cette chaleur servira à chauffer une serre de 1 000 m2 pour produire des légumes bio à destination des cantines.
Cette installation permettra aussi d’alimenter un système qui convertira l’électricité éolienne en hydrogène, puis en biométhane, grâce à l’ajout de dioxyde de carbone récupéré dans un méthanisateur de déchets agricoles. Ce biogaz « maison » servira à faire tourner cinq camions de la collectivité. Ce procédé, baptisé « power to gas », est embryonnaire en France, mais il est promis, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), à un bel avenir. Il veut résoudre l’un des défis principaux de l’énergie éolienne : le stockage et l’utilisation de l’électricité produite lorsqu’il n’y a pas de besoins directs, pendant la nuit par exemple.

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« On veut être une vitrine pour ces technologies. Montrer que la production décentralisée d’énergie, c’est l’avenir pour les collectivités locales, et une source de revenus pour les agriculteurs, explique Julien Vian, qui regrette les délais pour obtenir des financements. Sur le biogaz, la France est en retard par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas. »

   


Tous ces dispositifs visent à faire de cette dynamique de « vitrine » une source de développement du territoire. Tout en évitant que se crée une fracture entre ces nouveaux quartiers et le reste des villes, à la population pauvre et vieillissante. A quelques centaines de mètres, les étroites maisons ouvrières de Villerupt offrent un contraste saisissant. C’est pour cela que l’établissement public s’est lancé dans une opération d’acquisition ces maisons, souvent habitées par des veuves d’ouvriers. Objectif : les remettre aux normes, les isoler, casser des murs… 

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« Mais pour que tout cela marche, le défi sera de faire exister le lien social, de nourrir la vie associative », remarque Claudine Guidat, une chercheuse de l’université de Nancy qui étudie ce projet. De redonner à ce territoire, jadis marqué par sa culture ouvrière et sa forte immigration italienne, une âme. Pour cela, le Val d’Alzette peut s’appuyer sur un ovni culturel : le festival du film italien de Villerupt, créé il y a quarante ans. Chaque année en octobre, dans ce coin perdu à cheval entre la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, 40 000 personnes viennent assister à des projections et célébrer ce puissant héritage. Aujourd’hui, les festivaliers trouvent difficilement à se loger ou se restaurer.
« Mais tout ce travail de développement restera insuffisant si on n’arrive pas à un accord avec le Luxembourg sur la rétrocession fiscale, comme il en existe avec d’autres pays frontaliers », insiste l’élu Alain Casoni. Le PIB par habitant du Luxembourg est quatre fois plus élevé que celui du Grand Est. Une infirmière y démarre à 3 500 euros nets, deux fois plus qu’ici. Nos apprentis s’en vont de l’autre côté de la frontière. Comment faire dans ces conditions ? » M. Casoni vient de cosigner avec plusieurs élus du Grand Est une lettre au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et au ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, demandant au gouvernement d’agir. Et de donner vraiment les moyens à ce territoire d’entrer dans une logique de développement durable.

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La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde à Nancy, mardi 13 février de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.
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Rénovation énergétique : « L’enjeu climatique impose des mesures plus ambitieuses »

Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h03
    |

            Claire Legros








                        



   


C’est l’une des priorités pour réduire la facture énergétique des villes et lutter contre la précarité. Comment accélérer la rénovation énergétique des logements anciens ? Alors que selon la Fondation Abbé Pierre, un ménage sur cinq (soit 12,2 millions d’individus) est dans une situation de précarité énergétique, le gouvernement a annoncé un plan de 14 milliards d’euros sur cinq ans et lancé une consultation publique sur ce sujet, avant de rendre sa feuille de route définitive.
Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique et l’un des porte-parole de l’association NégaWatt, des mesures plus ambitieuses sont indispensables pour répondre aux défis climatique et économique.
Le plan présenté par le gouvernement en novembre vous paraît-il adapté aux enjeux ?
Pour le moment, la première version de ce plan affiche une volonté politique, mais sans y associer les mesures concrètes indispensables à sa réalisation. On évoque 500 000 rénovations par an, contre 130 000 actuellement, mais à fonds constants voire plus faibles qu’aujourd’hui. Avec quels moyens ? Quels artisans ? Nous sommes aussi inquiets de constater le flou qui règne sur le financement du repérage et de l’accompagnement des ménages les plus fragiles. Une version définitive du plan est en chantier, dont nous espérons qu’elle tiendra compte des propositions faites dans le cadre de la consultation qui s’achève, et sera plus ambitieuse si nous voulons répondre au défi colossal qui nous attend dans les prochaines années.
La loi de transition énergétique prévoit de diviser la consommation d’énergie par deux en France avant 2050. Comment faire pour accélérer la rénovation des bâtiments anciens ?
Nous sommes à un tournant. L’enjeu climatique impose des mesures ambitieuses. Pour tenir le délai inscrit dans la loi, il est indispensable de rénover 650 000 logements par an. Mais pas dans n’importe quelles conditions. Accélérer ne sert à rien si les rénovations ne sont pas complètes, du sol au plafond. On sait aujourd’hui que rénover par morceaux, les fenêtres d’un côté, l’isolation de la toiture de l’autre, cela revient plus cher au final, et c’est inefficace du point de vue écologique. Pour réduire notre consommation d’énergie, une rénovation globale, permettant d’atteindre le niveau BBC qui s’applique au neuf, est indispensable. Ce sont de nouvelles techniques, de nouveaux métiers qui représentent un vivier d’emplois mais nécessitent un apprentissage et de la collégialité. On ne peut pas se passer d’une montée en formation des professionnels du bâtiment.

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Les ménages les plus fragiles sont aussi ceux qui souffrent le plus de précarité énergétique. Comment les aider ?
Nicolas Hulot a annoncé vouloir éradiquer les logements les moins isolés, c’est une avancée. Ces passoires thermiques sont souvent habitées par les plus pauvres, locataires ou propriétaires. Nous demandons que ces rénovations soient globales là aussi. Aujourd’hui le chèque énergie, dont le montant moyen (150 euros/an) est très largement insuffisant par rapport aux besoins, estimés à 1 800 euros/an, permet d’aider ces ménages à payer leur chauffage. Mais une telle mesure n’est pas durable, il faut recommencer chaque mois. Pour financer des travaux à long terme, des mécanismes de financement ont été créés, mais aujourd’hui ils ne sont pas déployés.
L’UFC-Que choisir dénonce une recrudescence des arnaques à la rénovation énergétique. Cette enquête vous surprend-elle ?
La multiplication de ces escroqueries n’est pas étonnante. Il existe en France un déficit d’accompagnement des ménages qui entreprennent l’isolation de leur logement. Depuis le début des années 2000, le dispositif de conseil « Info Energie » a été créé en ce sens et il fonctionne dans de nombreuses régions. Mais il compte 500 salariés pour l’ensemble du territoire, quand il en faudrait le triple. Il manque aussi un dispositif d’évaluation du résultat final, comme il en existe en Allemagne : des experts techniques en bâtiment viennent chez les particuliers établir un diagnostic, ils font des préconisations et surtout ils reviennent après les travaux pour vérifier que le travail a été réalisé correctement. Ces méthodes d’accompagnement ont prouvé leur efficacité. Elles relèvent du service public, comme le prévoit la loi de transition énergétique, et pourraient être financées en France par une partie de la contribution énergie, la taxe carbone prélevée sur la consommation d’énergie fossile.

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Vous proposez de simplifier les dispositifs d’aides à la rénovation. Comment ?
Il existe aujourd’hui jusqu’à une quinzaine de dispositifs de financement pour une seule opération, un mille-feuille administratif, souvent modifié, où même les professionnels ont du mal à se retrouver. Les ménages doivent remplir une multitude de paperasse pour demander ces aides, cela décourage les meilleures volontés et coûte cher en frais d’administration. Dans une logique de service public, il serait souhaitable de créer une offre unique de financement qui s’adapterait à la situation de chaque foyer. Nous insistons pour que ces aides ne concernent sauf exception que la rénovation complète.
Vous préconisez aussi un système non plus d’incitation, mais d’obligation. Une telle mesure est-elle réaliste compte tenu du coût pour les ménages ?
Notre proposition est double : d’un côté, rendre les travaux de rénovation énergétique obligatoires lors de la vente d’un bâtiment. De l’autre, rattacher le prêt consenti non plus au propriétaire mais à « la pierre », c’est-à-dire au logement lui-même. En cas de changement de propriétaire, le nouvel arrivant achète l’emprunt en même temps que le logement. Ce système a été mis en place en Grande-Bretagne pour les ménages à faibles revenus. Il permet d’étaler les prêts sur une longue durée et de rembourser l’emprunt avec l’argent économisé chaque mois sur la consommation d’énergie.

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La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde organisée à Nancy, mardi 13 février, de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Ce métal radioactif existe à l’état de traces dans les feuilles de tabac.
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Les cigarettiers ont tu pendant des années la présence de polonium 210

Ce métal radioactif existe à l’état de traces dans les feuilles de tabac.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h23
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Quelques milligrammes de goudron et de nicotine… Pour de nombreux fumeurs, l’essentiel de la nocivité de la cigarette provient de ces deux constituants de la fumée, les seuls à avoir fait l’objet de mentions sur les paquets – en France, ces indications n’ont été supprimées qu’en mai 2016 avec l’entrée en vigueur du paquet neutre, le législateur ayant souhaité ne pas donner d’avantage commercial à des marques mettant en avant des taux plus faibles.
Et pour cause : en réalité, la composition de la fumée du tabac est un vaste maquis de substances dangereuses et/ou cancérogènes – méthane, isoprène, phénols, formaldéhyde, arsenic, nitrosamines, cadmium… –, dont il est difficile de dire lesquelles pèsent le plus lourd dans les dégâts sanitaires de la cigarette. La plus inattendue d’entre elles est peut-être le polonium 210, un métal radioactif présent à l’état de traces dans les feuilles de tabac et sur lequel les cigarettiers ont été, de nombreuses années durant, très discrets.

Pourtant, l’information est connue de longue date, comme le rappelle l’historien des sciences américain Robert Proctor (université Stanford, Etats-Unis) dans Golden Holocaust. La conspiration des industriels du tabac (Equateurs, 2014), l’ouvrage de référence qu’il a consacré aux stratégies de dissimulation et d’instrumentalisation de la science de l’industrie du tabac. Dès le début des années 1950, des chercheurs indépendants suspectent la présence de radioéléments dans le tabac blond. En 1964, deux scientifiques de l’institut de santé publique de Harvard identifient formellement le polononium dans la fumée de cigarette et publient leurs travaux.
Bains acides
L’affaire prend alors de l’ampleur, plusieurs biologistes se demandant si la présence de polonium radioactif dans les poumons n’est pas l’une des causes de la cancérogénicité du tabac. « Publiquement, l’industrie rejetait tout danger de ce genre, le qualifiant simplement de “tactique de peur”...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     


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Tabac : les cigarettiers accusés de tricher sur la teneur en goudron et nicotine

Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h40
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Faudra-t-il parler de « tobaccogate », comme il y eut un « dieselgate » ? La plainte pénale déposée début février devant le procureur de la République par le Comité national contre le tabagisme (CNCT), accusant les filiales françaises de quatre cigarettiers (British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brand) de « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », ne peut en tout cas qu’évoquer le scandale récent des moteurs diesel truqués – pourvus de logiciels abaissant artificiellement les émissions polluantes pendant les tests réglementaires.
S’agissant du tabac, il ne s’agit pas de logiciels truqueurs et d’oxydes d’azote, mais de micro-perforations des filtres, de goudron et de nicotine. Le résultat est le même : les taux officiels de ces substances, affichés ou mesurés par le régulateur, sont largement inférieurs à la réalité. Selon la plainte du CNCT, que Le Monde a pu consulter, « la teneur réelle en goudron et nicotine serait, selon les sources, entre deux et dix fois supérieure [à celle indiquée] pour le goudron et cinq fois supérieure pour la nicotine » — des chiffres qui proviennent de la littérature scientifique ou des fabricants de cigarette eux-mêmes.
Pour comprendre, il faut savoir que les filtres de la quasi-totalité des cigarettes actuellement sur le marché sont percés de nombreux micro-orifices imperceptibles à l’œil nu, qui « ventilent » la fumée inhalée. Ce dispositif induit une « dilution » de la fumée transitant par le filtre, mais cette dilution intervient principalement lorsque la fumée est extraite au moyen d’une machine à fumer réglementaire, utilisée pour mesurer les taux de goudron, de nicotine ou encore de monoxyde de carbone dans les produits de combustion du tabac. Au contraire, lors du fumage de la cigarette par un humain, et non par la machine réglementaire, l’emprise des lèvres et des doigts sur le filtre obture la plus grande part des micro-perforations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les promoteurs de l’immense complexe de loisirs et de commerce au Nord de Paris présentent vendredi le résultat de leur concours d’architecture.
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Urbanisme : EuropaCity revoit sa copie pour améliorer son image

Les promoteurs de l’immense complexe de loisirs et de commerce au Nord de Paris présentent vendredi le résultat de leur concours d’architecture.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h46
    |

            Grégoire Allix et 
Rémi Barroux








                        



                                


                            
Tout tenter pour se défaire de l’image de mégacentre commercial qui colle à la peau du projet : les promoteurs d’EuropaCity, ce complexe de 80 hectares de loisirs, d’hôtels et de commerces dans le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), devaient présenter, vendredi 9 février, les nouveaux habits d’architecture et d’urbanisme censés rendre cet investissement plus lisible et plus acceptable. « Le plan est désormais ouvert sur l’extérieur, plus urbain, comme un véritable quartier avec ses rues, ses places, une diversité d’architectures », estime Benoît Chang, le directeur général d’Alliages et Territoires, la société qui porte le projet.
Attendu au tournant par des opposants très actifs, fragilisé par l’incertitude qui pèse sur la ligne 17 du métro du Grand Paris, condition de sa réalisation, EuropaCity entre dans une année charnière. Ses investisseurs – le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda –, qui prévoient d’y dépenser la bagatelle de 3,1 milliards d’euros, doivent décider, dans les semaines qui viennent, leur stratégie face au report annoncé du Grand Paris Express.
Le métro devait à l’origine desservir le Triangle de Gonesse en 2024, permettant l’ouverture d’EuropaCity l’année des Jeux olympiques (JO). Un calendrier probablement repoussé à 2026 ou à 2027. Inutile, donc, pour Alliages et territoires de démarrer le chantier en 2020 comme prévu…

« Le problème, c’est moins les deux ou trois ans de portage financier supplémentaires que l’incertitude permanente : qu’est-ce qui nous garantit que cet arbitrage ne sera pas de nouveau remis en cause dans deux ans ? L’expérience du [projet d’aéroport] de Notre-Dame-des-Landes [Loire-Atlantique] nous donne à réfléchir… », explique Benoît Chang.
Promesse de 10 000 emplois
Si les actionnaires ne changent pas de cap, la société doit déposer, d’ici à la fin de l’année, la demande de permis de construire auprès de la ville de Gonesse – le maire, Jean-Pierre...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 08/02/2018
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La moitié nord-ouest de la France sous la neige, des perturbations dans les transports

La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix-neuf départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 02h26
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Une large moitié nord-ouest de la France était sous la neige vendredi 9 février après-midi, du Poitou au Limousin en passant par le Centre, la Haute-Normandie, l’Ile-de-France et jusqu’au Nord-Pas-de-Calais.
Selon Météo France, « jusqu’à 3 à 7 cm de neige fraîche » sont attendus au cours de la journée dans les départements placés en vigilance orange neige et verglas, dont le nombre a été ramené de 27 à 19 en fin d’après-midi. Une nouvelle nuit très froide est aussi annoncée, avec des températures pouvant localement frôler − 10 °C.

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Le point sur les transports
Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Transports scolaires. La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera aussi suspendu dans l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne. Jeudi, les mises en garde relatives au verglas ont été plutôt suivies.
Circulation difficile. A 13 heures, les bouchons en région parisienne avaient atteint un niveau exceptionnel avec plus de 167 km d’embouteillages cumulés, selon le site officiel Sytadin.
RN 118. Emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes avaient été bloqués par la neige mardi soir, la nationale 118 est restée fermée vendredi et sera rouverte « au plus tard lundi à 4 heures ».
TGV. La SNCF a annoncé un trafic normal sur l’ensemble des axes TGV et un retour progressif à la normale pour le Transilien. Mais le trafic pourrait évoluer en fonction des conditions météorologiques.
Transports publics. Le trafic de bus était perturbé en début d’après-midi, la RATP faisant « rentrer ses lignes de bus au cas par cas en fonction des conditions de circulation ». La situation restait toutefois normale dans le métro et le RER.
Perturbations dans les airs. Un tiers des vols prévus au départ de l’aéroport d’Orly, soit environ 200 vols, ont été annulés en raison du nouvel épisode neigeux, selon une source aéroportuaire.
Monuments parisiens. La tour Eiffel restera fermée aux visiteurs vendredi et samedi, tout comme le jardin des Tuileries.

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Transporteurs routiers indignés
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, rétablie tôt vendredi matin et qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée à 18 heures « et les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police.
Ces interdictions à répétition suscitent la colère des chauffeurs. La déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), Florence Berthelot, a dénoncé un « manque de coordination » et une « publication trop tardive » des décisions d’interdiction de circulation. Selon elle, l’impact économique est d’au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Conséquence de ces restrictions : certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique. Enseignes de distribution et commerçants ont aussi été privés de livraisons et se sont trouvés en rupture de stock, a signalé la chambre de commerce et d’industrie francilienne. L’impact a toutefois été limité, les clients ayant été plus rares. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises dont l’activité a été perturbée par les récentes crues et par les chutes de neige.
Côté accidents, « il y a eu une augmentation des appels reçus (au 15) et identifiés pour des motifs traumatologiques, pour tout ce qui est accidents liés au verglas », selon l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. L’organisme a aussi noté « une activité [aux urgences] un peu plus soutenue que d’habitude », « mais tout est sous contrôle », a-t-il dit.
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            data-slide-description="A Paris, à la station Château-de-Vincennes."
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            data-slide-description="Boulevard Richard-Lenoir, à Paris."
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            data-slide-description="Sans titre"
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            data-slide-description="Boulevard Arago, à Paris."
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            data-slide-description="A Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)."
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            data-slide-description="Gif-sur-Yvette (Essonne), le 7 février, vers 8 h 30."
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            data-slide-description="Plaisir (Yvelines), mercredi, vers 9 heures."
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            data-slide-description="Sur le canal de l'Ourcq à Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la cour intérieure du Ritz à Paris, dans la soirée du 6 février."
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            data-slide-description="Le port de la Tournelle sous l'eau et la neige, à Paris, le 7 février au matin."
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            data-slide-description="En forêt de Fontainebleau, près de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne)."
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            data-slide-description="Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 7 février."
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            data-slide-description="L'Arsenal, à Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), le 6 février."
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            data-slide-description="Vue sur les pistes d’Orly."
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            data-slide-description="Le 6 février au Château de Vincennes."
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            data-slide-description="A Yerres, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, rue d’Alésia, le 6 février."
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            data-slide-description="A Montmartre le 7 février."
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            data-slide-description="Sur l’île de la Jatte, le 6 février."
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            data-slide-description="Au parc Meissonnier à Poissy, le 7 février."
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            data-slide-description="Sur les quais de la Seine dans le 16e arrondissement de Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Feucherolles, dans les Yvellines le 7 février."
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A Paris, à la station Château-de-Vincennes.

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#JeDonneMonIvoire : une opération pour sensibiliser à la protection des éléphants

Le Fonds international pour la protection des animaux propose aux Français de lui remettre leurs défenses, bijoux ou sculptures en ivoire qui seront ensuite détruits au printemps.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 20h02
    |

            Audrey Garric








                        



   


Permettre aux citoyens de participer à la protection des éléphants. Tel est l’objectif de l’opération #JeDonneMonIvoire, lancée jeudi 8 février en France par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), une ONG engagée contre le trafic d’espèces sauvages. Celle-ci espère récupérer un maximum de défenses brutes ou gravées, de bijoux, statues, sculptures, qui seront ensuite détruits au printemps : broyés puis incinérés dans deux centres de tri à Reims et à Cannes.
Une telle démarche avait déjà été réalisée en 2015 dans l’Hexagone ; 257 objets avaient alors été cédés à IFAW et détruits. Au Royaume-Uni, l’association a mené des actions similaires, dont la dernière s’est soldée à la mi-janvier par la restitution de 500 objets pour un poids total de 150 kg. « Depuis la quasi-interdiction de ce commerce en France, nous avons des demandes, plusieurs fois par semaine, de détenteurs d’ivoire qui veulent s’en séparer mais ne savent pas comment procéder », explique Céline Sissler-Bienvenu, la directrice France et Afrique francophone de l’IFAW.
La France, en avance sur l’Europe, a adopté un arrêté, le 16 août 2016, interdisant la vente d’ivoire brut et restreignant celle d’ivoire travaillé – seules certaines pièces datant d’entre 1947 et 1975 peuvent être vendues, en fonction du pourcentage et du poids d’ivoire qu’elles contiennent. « Malgré ces avancées cruciales, une quantité non négligeable d’ivoire travaillé peut encore être commercialisée grâce à ce système dérogatoire », remarque-t-elle.
Blanchiment d’ivoire illégal
« Le commerce légal permet de blanchir l’ivoire illégal, il alimente le braconnage, rappelle l’experte. Distinguer les deux est très difficile puisqu’il faut faire des analyses au carbone 14. On s’en remet alors aux documents qui accompagnent les objets et qui sont souvent falsifiés. »
Lors d’opérations de destruction de vastes quantités d’ivoire, comme en 2014 devant la tour Eiffel, des critiques s’étaient pourtant élevées, dénonçant la destruction d’un patrimoine ou une « double mort » pour les éléphants. « Nous refusons d’accorder toute valeur marchande, artistique ou culturelle à l’ivoire, revendique l’IFAW. Il n’est utile qu’aux éléphants. » « Dans l’histoire, posséder de l’ivoire était vu comme un symbole de richesse, mais ce symbole cache une réalité bien sordide : celle d’un éléphant mort qui a cruellement été empoisonné ou abattu pour ses défenses », confirme Philip Mansbridge, directeur d’IFAW au Royaume-Uni.

   


Dramatique déclin des éléphants
Or les populations d’éléphants continuent de décliner dramatiquement : en Afrique, leurs effectifs ont chuté de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus. Ils connaissent un taux de mortalité (8 % par an) supérieur à celui de leur natalité. En cause dans cette hécatombe : la destruction et la fragmentation de leurs habitats naturels devant l’extension des villages et des activités agricoles. Mais le principal péril réside dans le braconnage. Chaque année, 20 000 pachydermes sont tués sur le continent pour leurs défenses. Ces dernières servent à fabriquer des bijoux ou des objets d’art, essentiellement destinés aux classes moyennes émergentes d’Asie.
Le commerce international de l’ivoire est pourtant banni depuis 1989, mais ce dernier reste en vente, sous certaines conditions, dans de nombreux Etats, y compris en Europe, plate-forme de transit entre l’Afrique et l’Asie. « Avec le développement d’Internet, le commerce illicite de l’ivoire a triplé depuis 1998, déplore Céline Sissler-Bienvenu. La demande s’est mondialisée, elle s’est répandue en Chine mais aussi en Europe. »
Vers la fermeture du marché européen ?
En septembre 2016, le Parlement européen a adopté deux résolutions appelant à fermer les marchés intérieurs de l’ivoire et à cesser de participer à son commerce international. Additionnées à des demandes croissantes d’une partie de la population, elles ont conduit la Commission à lancer une consultation publique, entre septembre et décembre, sur la possibilité de fermer son marché intérieur. Celle-ci rendra son avis en juin, après avoir étudié les 80 000 commentaires reçus.

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                Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire


En Asie, le plus grand marché du monde, la Chine en a interdit totalement le commerce sur son territoire depuis le 1er janvier, conduisant à la fermeture de toutes les usines et tous les points de vente. Début février, Hongkong a suivi le même exemple, en votant un plan en trois étapes pour mettre fin à son commerce d’ici à la fin 2021. « Ces annonces sont encourageantes car elles limitent le nombre de consommateurs potentiels, juge Céline Sissler-Bienvenu. Mais il faut voir comment ces pays vont faire respecter les interdictions. » D’autant que la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway.
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A Bordeaux, objectif « premier quartier zéro mégot de France »

Dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h54
   





                        



   


Que faire des 200 millions de mégots qui jonchent chaque année les rues de Bordeaux ? Les collecter et recycler ces quelque 35 tonnes de déchets annuels, a décidé la municipalité. Elle a lancé, jeudi 8 février, une opération pilote pour éradiquer leur dépôt sur la voie publique dans un de ses quartiers des berges de la Garonne.
Sur sa rive droite, dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway. Un dispositif accompagné d’une campagne de sensibilisation des Bordelais, intitulée « Objectif : premier quartier zéro mégot de France ».
« Valorisés en énergie »
L’expérience est menée avec le soutien de l’association bordelaise EcoMégot, née en 2016. Cette dernière a pour objectif de créer une filière verte de collecte (en vélo) et de recyclage de ces filtres très polluants. L’association a déjà commencé son travail sur Bordeaux et, depuis octobre dernier, elle ramasse « l’intégralité des cendriers de la voie publique bordelaise ». Soit 90 cendriers collectés chaque semaine à vélo, pour un total cumulé de 85 kg représentant 425 000 mégots, selon la ville.
L’opération « zéro mégot », qui pourra ensuite être étendue à tout Bordeaux, prévoit que les mégots puissent ensuite être « transformés en plastique ou valorisés en énergie », précise la municipalité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les parlementaires ont demandé, jeudi, à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel.
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Le Parlement européen s’interroge sur l’utilité du changement d’heure

Les parlementaires ont demandé, jeudi, à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 06h34
   





                        


Le changement d’heure vivrait-il ses dernières heures ? Les députés européens ont réclamé, jeudi 8 février, une « évaluation » détaillée du système de changement d’heure, qui pourrait aboutir à sa révision, après avoir longuement débattu de l’intérêt ou non de maintenir ces modifications horaires semestrielles.
Par 384 voix pour (153 voix contre), les parlementaires, réunis en session plénière à Strasbourg, ont demandé à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel et, si nécessaire, de « présenter une proposition pour la réviser ».
Plus d’accidents, moins de sommeil
« De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains » de ces décalages d’une heure qui ont lieu les derniers week-ends de mars et d’octobre depuis 2001, soulignent les eurodéputés.
« Les études démontrant un accroissement des accidents de la route ou des troubles du sommeil lors du changement d’heure, doivent être prises au sérieux », a également plaidé la députée européenne écologiste Karima Delli, à l’origine de la résolution. Elle estime, par ailleurs, que les économies d’énergie, but initial des changements d’heure saisonniers, « ne sont pas probantes ».

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La Commission européenne ne s’est pas montrée enthousiaste à l’idée de se lancer dans une révision du système. « Mais il est évident que si on laisse les Etats membres libres de décider d’appliquer ou non des changements d’heure, cela sera problématique pour le marché intérieur », a reconnu la commissaire européenne slovène Violeta Bulc devant les députés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les secouristes poursuivaient leurs efforts, jeudi 7 avril, pour retrouver des survivants dans un immeuble dangereusement incliné qui menace de s’effondrer.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif, emmené par le journaliste et essayiste Aymeric Caron, annonce la fondation d’une nouvelle organisation politique, le Rassemblement des écologistes pour le vivant, particulièrement axé sur la défense des droits des animaux.
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Aymeric Caron : « Le Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV) voit aujourd’hui le jour »

Dans une tribune au « Monde », un collectif, emmené par le journaliste et essayiste Aymeric Caron, annonce la fondation d’une nouvelle organisation politique, le Rassemblement des écologistes pour le vivant, particulièrement axé sur la défense des droits des animaux.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h58
    |

Benjamin Joyeux (Juriste en droit de l’environnement), Aymeric Caron (Journaliste et écrivain) et Malena Azzam (Ancienne porte-parole de l'associat...







                        



                                


                            

Tribune. L’écologie politique est dans l’impasse en France. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a perdu aujourd’hui la crédibilité nécessaire pour porter le projet d’une société réinventée autour du respect de la planète et de tous ses habitants, humains comme non humains. Les guerres d’ego et les calculs mercantiles n’expliquent pas à eux seuls ce fiasco.
Une des principales faiblesses d’EELV réside dans son mode de pensée dépassé : ce parti prône encore une écologie trop anthropocentrée, qui prétend que la nature est au service de l’homme. D’après cette conception, les animaux non humains, les mers et les forêts ne sont que des « ressources » qu’il faut prendre soin de ne pas épuiser trop vite.
De ce fait, EELV s’accommode du modèle économique néolibéral et se contente de lutter contre ses conséquences les plus néfastes pour la planète. On peut qualifier ce modèle d’« écologie molle ».
Résultat : la défense des droits des animaux n’avance pas d’un pouce, l’industrie continue de faire la loi sur notre agriculture, notre politique énergétique reste indéfectiblement liée au nucléaire, la destruction de la biodiversité s’accélère, en même temps que la pollution de l’eau, de l’air et des sols.
La pollution engendre chaque année la mort de plus de 12 millions de personnes dans le monde, les pesticides en tuent 200 000 et l’antibiorésistance 700 000
Il y a peu pourtant, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays signaient un texte dans la revue BioScience [et publié dans Le Monde le 13 novembre 2017], pour alerter sur la gravité de la situation actuelle. Entre 1990 et 2015, la surface des forêts mondiales a diminué de 129 millions d’hectares, ce qui équivaut à la surface de l’Afrique du Sud. La disponibilité d’eau douce par habitant a diminué de moitié depuis le début des années 1960. Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et le réchauffement climatique risque d’atteindre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.
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JO 2018 : Coup de chaud sur les sports d’hiver

A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h00
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Avec les vents polaires de Sibérie, qui réfrigèrent les corps déjà engourdis par les températures négatives de Pyeongchang, ce n’est pas en Corée du Sud que la menace du changement climatique sera ressentie le plus vivement. Pourtant, les sports d’hiver et leur vitrine, les Jeux olympiques, vivent déjà les effets d’un réchauffement qui menace leur terrain de jeu.

Les images du patinage artistique ou du hockey sur glace sur la patinoire à ciel ouvert du stade olympique de Chamonix, en 1924, relèvent du folklore. Depuis 1964, toutes les compétitions sur glace ont dû être mises sous cloche. Les Néerlandais ont renoncé à courir le mythique « Tour des 11 villes », course de patinage de vitesse traversant les canaux glacés et dont la dernière édition remonte à 1997.
Sans les progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C
Les Canadiens, ­biberonnés au hockey sur la mare gelée du fond du jardin, s’alarment de l’extinction de leurs patinoires naturelles. Une étude de l’université McGill de Montréal, publiée en 2013, établit que la saison des patinoires s’est raccourcie d’une, deux ou trois semaines, en fonction des régions, depuis un demi-siècle.
Les organisateurs des Jeux olympiques s’adaptent : la neige artificielle est utilisée depuis trente ans, les techniques de réfrigération permettent d’entretenir les patinoires, les pistes de bobsleigh et, depuis peu, les tremplins de saut à skis. Sans ces progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C. Les organisateurs des JO 2014 revendiquaient une armée de 500 canons à neige et avaient stocké 450 000 mètres cubes hérités de l’hiver précédent.
Prise de conscience
En 2010, lors des JO de Vancouver marqués par des températures printanières, le président du Comité international olympique (CIO)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ A la traîne par rapport à beaucoup de ses voisins, l’Hexagone doit redoubler d’efforts s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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La France peut-elle rattraper son retard dans les énergies renouvelables ?

A la traîne par rapport à beaucoup de ses voisins, l’Hexagone doit redoubler d’efforts s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».



Le Monde
 |    08.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h01
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

« Accélérons la croissance des énergies renouvelables face à l’urgence climatique. » Le thème choisi pour le 19e colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER), jeudi 8 février à Paris, résume la situation d’un secteur économique au milieu du gué. A la traîne par rapport à nombre de ses voisins, la France doit redoubler d’efforts si elle veut atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».
Les données publiées, fin janvier, par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne (UE), la classent parmi les cancres de l’espace communautaire. Avec 16 % de sa consommation finale d’énergie provenant de sources renouvelables fin 2016, la France se situe au-dessous de la moyenne européenne (17 %), loin derrière les champions que sont la Suède (53,8 %), la Finlande (38,7 %), la Lettonie (37,2 %), l’Autriche (33,5 %) ou le Danemark (32,2 %). Elle devance toutefois l’Allemagne (14, 8 %) et le Royaume-Uni (9,3 %).
Surtout, elle est, avec les Pays-Bas, le pays qui accuse le plus gros retard par rapport à son objectif pour 2020, soit 23 %. Cela, alors que onze des vingt-huit Etats membres de l’UE ont déjà atteint – et parfois largement dépassé – leur cible.

Une soudaine embellie
« L’objectif de 2020 est hors de portée », a prévenu depuis plusieurs années le président du SER, Jean-Louis Bal. Pour autant, le seuil de 32 % prévu, en 2030, par la loi de transition énergétique, lui semble accessible. Il en veut pour preuve « la hausse record » des raccordements d’installations de production d’électricité renouvelable en 2017.
Au cours de l’année écoulée, précise-t-il, une capacité de 2 763 mégawatts (MW) s’est ajoutée sur le réseau métropolitain, dont 1 797 MW d’éolien (contre 1 345 MW en 2016) et 887 MW de solaire photovoltaïque (576 MW en 2016). A lui seul, le quatrième trimestre a enregistré une progression d’un peu plus de 1 100 MW. Un rythme de croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois experts estiment que les Européens doivent accepter l’idée que le régime de Pyongyang soit doté de l’arme nucléaire et s’y préparer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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« La Corée du Nord est un Etat voyou avec qui il n’y a pas de bonnes solutions »

Dans une tribune au « Monde », trois experts estiment que les Européens doivent accepter l’idée que le régime de Pyongyang soit doté de l’arme nucléaire et s’y préparer.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Mason Richey (Maître de conférence à l’Université Hankuk des études étrangères de Séoul, Corée du Sud) , Tongfi Kim (Maître de conférence à Vesalius College, Bruxelles et chercheur principal au Korea Foundation-VUB Chair à l’Institut des études européennes) et Ramon Pacheco Pardo (Professeur et Korea Foundation-VUB Chair à l’Institut des études européennes de Bruxelles)

Tribune. Malgré les pourparlers actuels entre les deux Corées, la situation de la péninsule reste probablement le plus grand défi que doit relever le monde d’aujourd’hui. En 2017, le régime de Kim Jong-un est parvenu à prouver que son programme d’armement nucléaire et balistique représentait une force de frappe réelle et crédible.
Comme le souligne le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, « l’Europe est désormais à la portée des missiles [balistiques intercontinentaux] nord-coréens, et les pays membres de l’OTAN sont déjà en danger ». Le tir du 29 novembre 2017 tend à confirmer ces propos. La participation du Nord aux Jeux olympiques (JO) de Pyeongchang (Corée du Sud) ne change évidemment rien au dilemme sécuritaire sur la péninsule.

« Exercer une pression maximum tout en laissant la porte ouverte au dialogue » : telle reste la stratégie qu’a décidé d’adopter l’administration Trump. L’objectif est de faire pression sur le régime en adoptant une diplomatie coercitive reposant notamment sur des sanctions internationales et secondaires, afin de le forcer à rouvrir les négociations sur la dénucléarisation. Mais Pyongyang rejette en bloc cette option.
Risque de guerre élevé
Comme l’ont répété maintes fois les Etats-Unis, cette stratégie est la dernière option diplomatique envisageable, et les sanctions ne sont pas une fin en soi. Au sein du gouvernement américain, de nombreuses personnalités ne croient pas à l’efficacité de la dissuasion nucléaire sur le dossier nord-coréen. Et comme l’idée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Météo France a placé, jeudi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige et verglas, portant le nombre total à 27, avant de nouvelles chutes de neige prévues dans la nuit.
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Neige : Météo France maintient l’appel à la vigilance en Ile-de-France

Météo France a placé, jeudi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige et verglas, portant le nombre total à 27, avant de nouvelles chutes de neige prévues dans la nuit.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 04h34
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 22h38
   





                        



   


Après la neige, le risque de gel et de verglas en raison du froid s’accentue fortement. Les autorités ont renouvelé leur appel à la vigilance, jeudi 8 février en Ile-de-France, afin d’éviter une nouvelle journée de pagaille dans les transports. Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des Transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Météo France a également placé, jeudi après-midi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige-verglas, parmi lesquels l’Aisne, le Cher, la Corrèze et la Creuse, portant le nombre total à 27.
Les huit départements de la région parisienne (Paris et petite couronne, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d’Oise) sont toujours maintenus en vigilance orange neige et verglas, l’« épisode neigeux terminé ayant déposé un manteau neigeux durci par le froid, particulièrement dangereux pour la circulation », a averti Météo France, dans son bulletin publié en milieu de journée.
Nouvelles chutes prévues vendredi
Météo France a également mis en garde contre de nouvelles chutes de neige vendredi sur des régions déjà enneigées ces derniers jours, notamment l’Ile-de-France. Un nouvel épisode, « moins actif que le précédent », démarrera « en toute fin de nuit de jeudi à vendredi et va gagner à nouveau une partie centre du territoire », selon le prévisionniste Frédéric Nathan. Météo France prévoit des chutes de neige de 3 à 7 cm sur une zone allant de la frontière belge au Limousin, en passant par la Picardie, l’Ile-de-France et le Centre.

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                La neige et le droit : les réponses à vos questions




   


Les déplacements autour de Paris
La RN 118, emblématique point noir de cette récente vague de froid, où de 1 500 à 2 000 automobilistes ont été bloqués par la neige mardi soir, est restée fermée jeudi et le sera jusqu’à samedi midi ;Sur la RN 1 entre Presles et Attainville, les véhicules de 7,5 t, incluant l’ensemble des véhicules articulés, ainsi que ceux transportant des matières dangereuses, sont interdits de circuler et appelés à emprunter le grand contournement de l’Ile-de-France ;Les usagers de véhicules particuliers sont invités à limiter leurs déplacements routiers en privilégiant l’usage des transports en commun, où en anticipant leurs déplacements.La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera suspendu en Essonne, dans les Yvelines, le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne.
Sur le réseau RATP
Métro et RER : le trafic est quasi normal, les lignes 1 et 14 sont renforcées aux heures de pointe ;Tramway : sur les lignes T1, T2, T3a, T3b, T5, T7 et T8, le trafic est normal. Il est interrompu sur la ligne T6 en raison d’un rail gelé. Des bus de substitution sont en place sur l’ensemble du parcours ;Bus : 93 % des lignes ont circulé ;Roissybus, Orlybus et Orlyval : le trafic est normal ;La suspension du ramassage scolaire sera prolongée vendredi dans les départements de l’Essonne, du Val-d’Oise et de Seine-et-Marne.
A la SNCF
La SNCF a annoncé un trafic « normal ou quasi normal » pour les TGV. Les temps de trajets devaient néanmoins être « sensiblement rallongés » sur les TGV à destination de la Bretagne, des Pays de la Loire et de l’Aquitaine ;le trafic des Transilien est conforme aux prévisions : deux trains sur trois en moyenne sur l’ensemble des lignes.
Le gouvernement essaie de répondre aux critiques
Les vingt-quatre heures de désordre entre mardi et mercredi ont placé les autorités sous le feu des critiques d’usagers et des partis politiques, Les Républicains fustigeant notamment le « manque d’anticipation » du gouvernement.
« Le gouvernement qui vous explique qu’on empêchera la neige de tomber que ce soit par 10, par 15, par 20 centimètres, ce gouvernement-là vous ment », a assuré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur France 2, tout en concédant qu’on « peut peut-être mieux communiquer que cela n’a été le cas ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Plus de 1 000 communes sont concernées par une réforme des zones agricoles, qui débouchera sur de nouvelles aides financières en provenance de l’Europe (75 %) et de l’Etat (25 %).
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Blocages et opérations escargot : le gouvernement contraint de revoir les zones agricoles défavorisées en Occitanie

Plus de 1 000 communes sont concernées par une réforme des zones agricoles, qui débouchera sur de nouvelles aides financières en provenance de l’Europe (75 %) et de l’Etat (25 %).



Le Monde
 |    08.02.2018 à 02h27
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 09h13
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Les périphériques intérieur et extérieur de Toulouse fermés, l’A62 close entre Langon (Gironde) et la Ville rose, la circulation des trains interrompue entre Bordeaux et Sète (Hérault), les transports scolaires suspendus dans le Tarn-et-Garonne… Le gouvernement a dû revoir sa copie sur les « zones agricoles défavorisées », mercredi 7 février, face au mouvement de protestation des agriculteurs d’Occitanie.
Dans ces zones soumises à des contraintes naturelles (sols, sécheresse…) ou économiques (rendements à l’hectare, densité…), les agriculteurs sont éligibles à des indemnités de l’Union européenne liées à ce handicap naturel (ICHN). Depuis 1976, une carte détaille sur le territoire français ces zones, calquées sur des communes. Elle permet de répartir une aide importante de la politique agricole commune (PAC), environ un milliard d’euros par an. La Commission européenne veut modifier cette carte début 2019 et a donc demandé à la France de nouvelles propositions sur deux types de zone : les zones défavorisées simples et les zones affectées de handicaps spécifiques, les zones de montagne en étant exemptées.
Une première proposition a été rejetée en 2013 par Bruxelles. Et la nouvelle étude, initiée par Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture, publiée mi-janvier, a provoqué la colère du monde agricole, uniquement en Occitanie : 1 058 communes pourraient être exclues de ces zones, dont 181 dans le Tarn-et-Garonne, et 40 % des communes classées en Haute-Garonne.
« Il s’agit d’espaces agricoles qui ont pour contraintes d’avoir un climat ou un relief particulier, des terres pauvres ou très pentues, ou bien d’accueillir un système d’élevage précis », souligne Luc Mesbah, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Garonne. « Cela représente une perte sèche de 5 000 à 12 000 euros par an et par agriculteur, la plupart, éleveurs de bovins », explique Alain Iches, de la FDSEA du Tarn-et-Garonne. Dans le Tarn, 300 éleveurs seraient touchés, et la perte de revenus atteindrait presque deux millions d’euros.
Dès le 24 janvier, à Montauban (Tarn-et-Garonne), un millier d’agriculteurs ont bloqué les routes et, le 29, ils ont annoncé la création d’une ZAD, en référence à Notre-Dame-des-Landes – sauf qu’il s’agit là d’une « zone agricole à défendre ». Rapidement rejoint par les Jeunes Agriculteurs (JA) et d’autres départements (Tarn, Gers, Haute-Garonne, Lot et Aude), le mouvement a grossi jusqu’au lundi 5 février avec le blocage d’autoroutes et même d’un convoi de l’A380 partant de Toulouse.
« Satisfait à 90 % »
« Dans une région qui compte 170 000 emplois dans l’agriculture, contre seulement 70 000 dans l’aéronautique, on n’imagine pas que le gouvernement ne revienne pas sur ses propositions », déclarait, ce jour-là, Alain Iches. Les syndicats, qui avaient été reçus une première fois par le ministre, Stéphane Travert, le 2 février à Paris, avaient donc décidé d’une nouvelle journée d’action, plus importante.
Barrages de bottes de foin, de pneus ou de fumier, tout avait été minutieusement installé, mercredi, par des dizaines de manifestants sur leurs tracteurs, affluant de nombreux départements. Aux alentours de 17 heures, alors que Toulouse était totalement isolé, une nouvelle délégation composée de syndicalistes et d’élus était reçue au ministère, à Paris.
A l’issue de celle-ci, une modification importante du projet de la carte a été actée, avant une nouvelle réunion du groupe de travail national, qui doit proposer un nouveau projet au président de la République fin février : l’ex-région Midi-Pyrénées ne perdrait plus que 182 communes au lieu de 472 ; dans le Tarn-et-Garonne, 30 communes seraient concernées au lieu de 180 ; et la Haute-Garonne ne perdrait que 22 communes en zone défavorisée au lieu des 182 initialement prévues.
Au cabinet du ministre, on assure que « rien n’était figé » : « Nous allons donc opérer des ajustements, avec une nouvelle carte. En intégrant de nouvelles communes et en en faisant sortir d’autres. Mais, globalement, la région Occitanie conserve la même enveloppe financière. »
Yvon Parayre, président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, s’est dit « satisfait à 90 % », car le nouveau plan permet « de réintégrer des communes grâce aux critères que nous avons proposés ». « Je comprends la gêne pour les citoyens, mais ils ont pris conscience, je crois, que nous avons besoin des éleveurs pour fournir des produits de qualité en quantité suffisante », ajoute-t-il.
Cette spécificité de la région, très axée sur l’élevage bovin, fait dire à José Bové, député européen et ancien syndicaliste paysan : « Aujourd’hui, la PAC ne protège pas, on ne fait que réguler la disparition des éleveurs. La vraie question est de savoir comment vont se négocier les futurs accords internationaux et l’importation massive de viande d’Argentine ou du Brésil. » En milieu de nuit, les barrages avaient été levés, après une dégustation de cochon grillé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Skier sur les pentes de Montmartre, ce n’est pas nouveau. Cela se fait depuis des dizaines d’années, les hivers où la neige est au rendez-vous.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Neige : comment s’organisent les transports ?

Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h50
   





                        



   


Des déplacements perturbés, une circulation au ralenti. Mercredi 7 février au matin, une partie de la France s’est réveillée sous la neige. La veille, un record de bouchons avait été enregistré en Ile-de-France, avec un pic de 739 kilomètres en soirée.
De manière générale, la plupart des modes de transport franciliens étaient touchés mercredi matin. Les aéroports connaissaient de nombreuses annulations, la circulation des bus restait interrompue à paris, et le trafic des trains sur le réseau SNCF était ralenti. Mais alors, comment s’organisent les transports pour continuer à fonctionner malgré les intempéries ?

        Lire :
         

          Routes, RATP, SNCF… des transports très perturbés par la neige



Aéroports : déneigement et dégivrage
La neige, qui est tombée par endroits sur plus de dix centimètres, a engendré d’importantes perturbations mercredi. Air France prévoyait d’assurer seulement 50 % des vols court-courriers au départ de l’aéroport d’Orly, et deux tiers des vols moyen-courriers au départ de Charles-de-Gaulle. La quasi-totalité des vols long-courriers seront assurés, mais avec des retards.
Déneigement
Le déneigement des pistes des aéroports est nécessaire. Dans un entretien au site spécialisé Air journal en 2013, Régis Lacote, le directeur des aires aéronautiques de Paris-Charles de Gaulle, explique que le déneigement des aéroports est particulier :
« En voiture, lorsqu’une route est enneigée ou verglacée, vous réduisez votre vitesse. Dans l’aérien, le problème est plus complexe, puisque le décollage ou l’atterrissage d’un avion a lieu généralement à plus de 200 kilomètres/heure. Il faut donc intervenir rapidement en utilisant des moyens mécaniques et chimiques pour rendre la piste non glissante. »
Pour ce faire, il n’est pas possible d’utiliser du sel comme sur une route classique, cela endommagerait les avions, précise Régis Lacote. Les services de l’aéroport répandent donc du formiate de potassium, un produit dégivrant sous forme liquide ou solide :
« On compte en moyenne trente minutes pour déneiger une piste longue de 4 200 mètres et vingt minutes pour les pistes courtes de 2 700 mètres. »
Dégivrage
Lorsque la neige se dépose sur les avions, il faut procéder à un dégivrage de leurs ailes et de la carlingue. Le glycol, un produit utilisé pour dégivrer les avions avant le décollage, est mélangé à de l’eau chaude et projeté sur l’appareil en cas de température négative. Cela permet d’éviter qu’il soit trop lourd avant le décollage. En 2010, un hiver très rigoureux avait touché la France, et le stock de dégivrant avait été jugé insuffisant pour dégeler les avions des aéroports parisiens.

        Lire le décryptage :
         

          La neige et le droit : les réponses à vos questions



Trafic ferroviaire : des ralentissements pour éviter la casse
Mardi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, rapportait sur Twitter avoir mis quatre heures pour relier Paris à sa ville, alors que le trajet s’effectue d’habitude en un peu plus de deux heures. Un tweet qui n’a pas échappé à la SNCF, qui s’est empressée de répondre sur le réseau social avec une vidéo explicative.

@alainjuppe Lors d'intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effe… https://t.co/mUprc76lHC— SNCF (@SNCF)


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« Lors d’intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effet, la vitesse est réduite à 220 km/h, cela évite les projections de glace sur les TGV. »
La vidéo précise que la neige présente sur les voies ou sous les trains est aspirée et se solidifie en formant des blocs de glace sous et sur les côtés du train. Le danger est que ces blocs de glace se détachent lors du croisement de deux TGV, risquant alors d’endommager les vitres latérales ou le pare-brise du conducteur.
De son côté, la RATP va continuer à faire circuler des trains et des tramways la nuit « afin d’éviter le gel de ses installations », a-t-elle annoncé.
Axes routiers : le salage parfois inutile face aux chutes de neige
Côté routier, la préfecture d’Ile-de-France a rappelé mercredi les conseils déjà exprimés la veille. Ainsi, les Franciliens sont-ils invités à ne pas utiliser leurs voitures, et la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 tonnes, qui devaient contourner la région ou s’arrêter dans une des quarante-trois zones de stockage de poids lourds.
Les voies rapides ont été salées et déneigées, mais par endroits les chutes de neige ont été trop importantes pour que le salage suffise, a annoncé mercredi la ministre des transports, Elisabeth Borne. Ainsi, les services de la voirie n’ont-ils pas pu empêcher que plus de neuf cents voitures restent bloquées sur la N118 — au sud-ouest de la capitale — « parce que les réseaux secondaires n’étaient pas déneigés », a expliqué Mme Borne.
Selon le ministère de l’intérieur, plus de deux mille cinq cents pompiers, gendarmes et opérateurs routiers étaient mobilisés mercredi matin en Ile-de-France pour dégager les routes.
A Paris, la consigne donnée aux automobilistes a été suivie, mais les perturbations sur les réseaux de transports en commun franciliens ont eu pour résultat une très forte demande de taxis et de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). En conséquence, les tarifs proposés par les applications de VTC se sont envolés dès mardi soir.

@uber ou le business de la neige... https://t.co/vqXgX6Tw7w— xlprod (@Xavier Lainé)


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Le Parisien a ainsi relevé que pour un trajet de 6 km dans Paris, « il fallait compter vers 19 h 45 entre 52,10 et 91 euros ». Des prix qui sont retombés dans la journée de mercredi, restant tout de même un peu plus élevés que les tarifs habituellement proposés.



                            


                        

                        

