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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.
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Au terme d’une semaine difficile, la Bourse de Paris clôture en baisse de 1,41 %

Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h27
   





                        



   


C’est loin d’être un scénario catastrophe, mais la semaine restera malgré tout morose pour les investisseurs. La Bourse de Paris a de nouveau clôturé en baisse de 1,41 %, vendredi 9 février, après cinq séances particulièrement difficiles. Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a cédé 5,32 %, tandis que depuis le début de l’année, elle a perdu 4,39 %.
Dans un environnement extrêmement volatil, les investisseurs ont nettement fait le choix de se retirer des actifs risqués. L’indice CAC 40 a ainsi cédé 72,47 points, à 5 079,21 points, dans un volume d’échanges très étoffé de 6,25 milliards d’euros. La veille, l’indice avait terminé en baisse de 1,98 %.

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« Spirale baissière »
« L’indice CAC 40 termine la semaine comme il l’a débutée », relève Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu Gestion.
« Les marchés n’arrivent pas à sortir de la spirale baissière. Et ils ont de nouveau reculé fortement après des prévisions de JPMorgan, qui prévoit quatre hausses de taux aux Etats-Unis cette année, et quatre hausses de taux en 2019. »
Malgré des publications d’entreprises qui n’ont pas démérité durant la semaine, la cote parisienne n’aura donc pas réussi à s’extirper de la déprime installée depuis plusieurs jours. Du côté des indicateurs, l’agenda était relativement fourni, avec notamment la production industrielle au Royaume-Uni, en chute de 1,3 % en décembre sur un mois – un repli pire qu’attendu par les analystes.

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En France, la production industrielle a rebondi de 0,5 % en décembre, tandis qu’en Italie elle a augmenté de 3 % sur l’année 2017, sa plus forte progression depuis 2010.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».
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EDF condamné pour sa gestion des déchets radioactifs à la centrale nucléaire de Cruas-Meysse

Le Réseau Sortir du nucléaire, à l’initiative de la procédure, a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 18h06
   





                        



   


Le sac avait été trouvé le 6 novembre 2015, dans une benne à ordures qui s’apprêtait à quitter le site de Cruas-Meysse (Ardèche). A l’intérieur, « [des] combinaisons papier et [des] surbottes qui avaient été portées par des personnes travaillant en zone nucléaire, alors que ces déchets contaminés doivent absolument être séparés des déchets conventionnels pour éviter toute contamination », rappelle le Réseau Sortir du nucléaire. Ce dernier avait alors initié une action en justice.
Trois ans plus tard, EDF et le directeur de la centrale nucléaire ardéchoise ont été condamnés vendredi 9 février par le tribunal de police de Privas pour sa mauvaise gestion des déchets nucléaires. Le groupe énergétique français a ainsi été condamné à six amendes de 1 000 euros et le directeur du site à six amendes de 500 euros avec sursis.

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« Dysfonctionnements récurrents »
Le Réseau Sortir du nucléaire a dit espérer que cette condamnation « attirera l’attention sur les dysfonctionnements récurrents qui règnent à la centrale de Cruas », citant « une série d’événements concernant la maîtrise de la réaction nucléaire », ou encore un « risque important » concernant les « capacités de refroidissement du réacteur en cas d’accident ». 

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Une crainte partagée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dans un rapport daté du 1er décembre 2015. « Différentes barrières techniques et organisationnelles (…) ont été défaillantes », pouvait-on lire dans ce document. EDF « ne fait pas de commentaire à ce stade », a pour sa part indiqué un porte-parole de l’électricien.
Des militants de Greenpeace s’étaient introduits en novembre dans cette centrale nucléaire pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où sont entreposés les combustibles usagés. Leur action faisait suite à une autre intrusion de l’organisation sur le site en 2011.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.
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Une nouvelle ligne de métro pour « décongestionner » Lyon

L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h54
   





                        



   


Verra-t-on bientôt une cinquième ligne de métro à Lyon ? Élus et représentants des transports en commun lyonnais l’envisagent à l’horizon 2030 afin de mieux desservir l’ouest de l’agglomération, considéré comme « congestionné ». Un projet dont le coût est estimé à environ un milliard d’euros.
« Aujourd’hui, on voit bien que l’ensemble de nos lignes de tramway et de métro sont victimes de leur succès. Dans une métropole qui gagne des habitants et qui est très dynamique, on a toujours besoin de développer son réseau, de l’entretenir et de préparer l’avenir », a expliqué vendredi 9 février la présidente du Sytral, l’autorité organisatrice des transports urbains lyonnais, Fouziya Bouzerda.
Jusqu’à 60 000 voyageurs par jour
L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015. Ce projet pourrait engendrer la création d’un pôle d’échange multimodal s’appuyant sur la gare ferroviaire de Tassin-La-Demi-Lune et le futur Anneau des sciences, projet de contournement routier de la métropole lyonnaise. La topographie du secteur, assez peu relié au centre-ville, ne permet pas d’y déployer un réseau de bus efficace avec des couloirs dédiés, affirment les études.
Douze scénarios ont été développés et « deux se dégagent », avec un départ de la ligne depuis la station Hôtel de ville ou celle de la place Bellecour, et des correspondances différentes. Le tracé oscille entre 6 et 6,6 km et le temps de parcours jusqu’à la gare Part-Dieu entre 25 et 29 minutes.
Le Métro E était une promesse de campagne des municipales de 2014 de l’ancien maire de Lyon et actuel ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il pourrait transporter jusqu’à 60 000 voyageurs par jour. Les travaux devraient commencer courant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.
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Les salariés de Galderma, où 400 postes sont menacés, manifestent devant le siège de Nestlé

Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h19
   





                        



   


« Nestlé, tu ne feras pas tout avaler », clamait la banderole. Quelque 200 salariés et représentants du personnel du laboratoire de dermatologie Galderma ont manifesté, vendredi 9 février, devant le siège de Nestlé à Vevey, en Suisse, contre la fermeture du site français de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).
Au total, 400 postes sont menacés sur les 550 personnes employées au sein du centre de recherches et de développement du laboratoire Galderma, une filiale du géant suisse de l’alimentation Nestlé. Installé depuis 1981 dans le sud-est de la France, le laboratoire de la technopole est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde. Sur ce site, environ 150 salariés font dans la recherche pure, une autre partie travaille notamment aux essais cliniques.
« Il nous faut des garanties d’emplois »
Vêtus de gilets de sécurité jaunes barrés de l’inscription « Grande Braderie à Nestlé Skin Health : 550 salariés à prix cassés », les employés du laboratoire ont manifesté dans le calme. Le directeur des resssources humaines pour la région Europe a assuré que le groupe allait « faire tout » pour que la situation soit résolue sous une « forme correcte ».
Ensuite, le DRH a reçu Nathalie Strauss, déléguée syndicale CFDT, et secrétaire du comité d’entreprise, en présence également de la directrice du personnel de Nestlé Skin Health. « Il nous faut des garanties d’emplois formalisées pour un maximum de salariés », a défendu la déléguée syndicale.
Sans contester cette réorientation stratégique, les salariés de Galderma souhaitent que Nestlé n’abandonne pas le site de Sophia Antipolis pour la Suisse, où le groupe souhaite établir un nouveau centre de recherche.

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Une « discipline des coûts accrue »
Les soins de la peau font partie des activités que Nestlé met en avant comme un des segments à fort potentiel de croissance, en particulier depuis que le groupe a repris Galderma, société spécialisée dans les produits dermatologiques qu’il gérait, jusqu’en 2014, avec le groupe français L’Oréal. Mais Nestlé Skin Health a depuis fait évoluer sa stratégie, cherchant à mettre davantage l’accent sur les soins par injection ou voie orale plutôt que sur les crèmes.

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Depuis, le groupe Nestlé a décidé d’appliquer une « discipline des coûts accrue », selon la formulation de son nouveau patron, Ulf Mark Schneider. Outre le plan de suppression de postes à Sophia-Antipolis, Nestlé a ainsi annoncé la fermeture d’une usine à Egerkingen, en Suisse, et le transfert de 90 postes du site de la Défense au siège de la filiale à Lausanne.
L’avenir du site de Sophia Antipolis repose peut-être en de nouvelles mains. Les discussions avec d’éventuels repreneurs avancent « à un rythme soutenu », a indiqué le porte-parole de Nestlé Skin Health. « Nous avons déjà reçu plusieurs offres », a-t-il précisé, soulignant que le groupe était prêt à considérer différentes options financières pour maintenir un maximum d’emplois, sans pouvoir fournir d’avantage de détails à ce stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, a répondu à vos questions sur les récentes revendications salariales des syndicats allemands.
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En Allemagne, « les syndicats sont en position de force pour négocier des hausses de salaires »

Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, a répondu à vos questions sur les récentes revendications salariales des syndicats allemands.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h06
   





                        


Après une épreuve de force qui aura duré plusieurs jours, le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, a obtenu mercredi 7 février une hausse des salaires de 4,3 % ainsi que le droit pour les salariés qui le souhaitent de réduire leur semaine de travail à 28 heures. Encouragés par la victoire d’IG Metall, les syndicats des services et du public réclament à leur tour de 6 % à 11 % d’augmentation. Dans un tchat avec les internautes du Monde.fr, notre correspondante à Berlin, Cécile Boutelet, a répondu à vos questions sur ces revendications salariales.

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John : Quel événement est à l’origine des tensions salariales en Allemagne ? Y a-t-il eu un élément déclencheur particulier ?
Non, il s’agit simplement de la fin de la période de validité des conventions collectives. En Allemagne, dans les secteurs organisés, patronat et syndicat négocient des hausses de salaire et des améliorations des conditions de travail sur une période donnée. Pendant cette période, c’est la paix sociale qui prévaut, il n’y a pas de grève. A la fin de la période, on négocie une nouvelle convention collective.
En cas de difficulté à se faire entendre, les syndicats peuvent recourir à la grève. Cela a été le cas dans l’industrie cette fois-ci. Mais les grèves n’ont duré en fait que trois jours. Il y a eu auparavant quelques cessations de travail, de quelques heures. Le modèle allemand, c’est une convention qui vaut pour toute une branche, négociée par un seul syndicat. Dans le cas de l’industrie, IG Metall négocie pour 3,9 millions de salariés de la branche métal et électronique (Daimler, Siemens, Bosch, etc.)
Pierre : Dans quelle mesure les difficultés politiques d’Angela Merkel à former une coalition pèsent-elles sur les négociations, notamment sur la fonction publique ?
Dans le privé, les déboires de la coalition ne jouent aucun rôle. Le dialogue social en Allemagne est fortement organisé et les partenaires sociaux tiennent beaucoup à leur indépendance. C’est ce qui explique pourquoi l’Allemagne a mis tant de temps à se doter du salaire minimal inscrit dans la loi depuis 2015 (il est actuellement de 8,84 euros de l’heure).
Dans la fonction publique, les problèmes viendront plutôt des collectivités territoriales (Länder, communes), sur lesquelles le gouvernement n’a pas d’influence. Dans nombre de ces collectivités, les caisses sont pleines, car les rentrées fiscales abondent et elles ont beaucoup réduit leurs coûts ces dernières années. L’excédent budgétaire des communes était d’environ 10 milliards l’an dernier. Mais il y a de grosses différences entre les régions.
Mona : Pouvez-vous nous détailler comment fonctionnera l’accord sur les 28 heures voté chez IG Metall ?
Si vous êtes salarié d’une entreprise du secteur métal ou électronique, vous pouvez demander une réduction de votre semaine de travail jusqu’à 28 heures, sur une durée de deux ans. A l’issue de cette période, vous avez le droit de revenir à temps plein. Si vous êtes parent d’un enfant de moins de 14 ans ou que vous vous occupez d’un parent dépendant, vous bénéficiez d’une compensation, sous forme d’une augmentation du temps libre. Attention : il s’agit d’un droit et non d’une réduction générale et obligatoire de la semaine de travail. Celle-ci reste à 40 heures en général et à 35 heures dans l’industrie (38 heures dans l’industrie à l’Est).
Bruno : Existe-t-il un seul syndicat dans l’industrie allemande, IG Metall, ou y a-t-il aussi des « petits syndicats » qui ne sont jamais mentionnés ?
En Allemagne, la tradition de la codécision veut que le syndicat majoritaire négocie une seule convention collective pour une seule branche. Dans l’industrie, IG Metall est ultra-dominant, avec 2,2 millions de membres. Chez Volkswagen, plus de 90 % des salariés sont membres d’IG Metall. Dans d’autres secteurs, il peut y avoir deux syndicats qui se font concurrence, comme à la Deutsche Bahn, par exemple. Un petit syndicat joue la surenchère pour obtenir davantage, ce qui, par le passé, a entrainé des grèves longues. C’est légal, même si cela tend à être combattu par les responsables politiques, les grands syndicats et les entreprises elles-mêmes, qui n’ont pas intérêt à ces conflits sociaux.
Hans : Les salariés sont-ils les vrais gagnants de l’accord décroché par IG Metall ?
Non, l’accord est équilibré. Les entreprises ont accordé une hausse de salaire importante, mais la plupart d’entre elles vont pouvoir l’encaisser sans problème au vu de la bonne conjoncture dans l’industrie. Les carnets de commandes sont pleins. Et surtout, le chômage est faible. Dans certaines régions, il est à 3 % ou 4 %. Les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié. Les syndicats sont donc en position de force pour négocier des hausses de salaires. Malgré tout, la hausse des salaires réels est restée limitée ces dernières années : + 0,8 % l’an dernier (hausse de 2,5 % sur la fiche de paye, mais hausse des prix de 1,7 %). Donc, la hausse du pouvoir d’achat est encore timide.
Les entreprises ont aussi obtenu du syndicat une augmentation de la flexibilité du temps de travail. Elles ne pouvaient jusqu’ici déroger à la durée légale que dans certaines circonstances, et dans une limite claire : seuls 18 % des salariés d’une même entreprise étaient autorisés à travailler plus de 35 heures. Aujourd’hui, le système est plus souple. Les salariés peuvent demander à baisser leur temps de travail jusqu’à 28 heures. En contrepartie, les employeurs peuvent proposer à certains employés de travailler davantage, jusqu’à 40 heures. La négociation se fait au sein de l’entreprise, sans que le syndicat soit nécessairement impliqué.
Virginie : Y a-t-il vraiment plus de petits boulots mal payés (les fameux « jobs à 1 euro ») en Allemagne qu’en France ? Si oui, pour quelle raison ?
Il faut faire la différence entre les petits boulots mal payés et les « jobs à 1 euro ». On ne parle pas forcément de la même réalité. Le secteur des bas salaires reste important en Allemagne : il correspond à environ 20 % du total des emplois. Ils se retrouvent surtout dans les services, où les entreprises sont petites et où les salariés ne sont pas organisés. Dans ces secteurs, le modèle du dialogue social traditionnel ne fonctionne plus, c’est la raison pour laquelle le pays s’est doté du salaire minimal. Les « jobs à 1 euro » sont une mesure destinée à remettre les chômeurs de longue durée au travail. Ces derniers bénéficient des allocations-chômage et ils peuvent se voir proposer ce genre de contrat, limités dans le temps et en nombre d’heures de travail par semaine.
Rebset : Ces revendications salariales peuvent-elles avoir un impact positif sur la compétitivité française en Europe ?
Oui, dans une certaine mesure. Les salaires devraient augmenter nettement en Allemagne dans les prochains mois, ce qui va forcément avoir un impact sur les coûts des produits « made in Germany ». Mais il faut bien garder en tête que la compétitivité allemande n’est que partiellement une compétitivité liée aux prix. Elle se caractérise surtout par des produits d’équipement, de niche, où la qualité compte plus que le prix. Si vous êtes une industrie agroalimentaire, par exemple, vous avez besoin d’une machine pour emballer vos produits. Vous êtes prêt à la payer très cher, car tout défaut ou panne peut paralyser votre production. C’est sur ce genre de produit – les machines situées en amont de la production – que les Allemands sont les plus compétitifs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire du Grand Est tente de retrouver une âme en se positionnant comme vitrine du développement urbain durable.
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Des mines à la « smart city » : comment un territoire lorrain tente d’échapper à son destin

Marqué par son passé industriel, le Val d’Alzette est devenu la banlieue dortoir d’une ville nouvelle du Luxembourg. Ce territoire du Grand Est tente de retrouver une âme en se positionnant comme vitrine du développement urbain durable.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h09
    |

            Jessica Gourdon (Moselle, Meurthe-et-Moselle, envoyée spéciale)








                        



   


Peut-on lutter contre beaucoup plus fort que soi ? C’est à cette question que tente de répondre le territoire du Pays Haut Val d’Alzette, qui rassemble huit communes à la frontière du Luxembourg, comme Audun-le-Tiche et Boulange, en Moselle, ou Villerupt, en Meurthe-et-Moselle. Elles ont connu leur heure de gloire dans les années 1950 et 1960, quand les mines de fer tournaient à plein régime et que l’immense complexe sidérurgique de Micheville employait 6 000 personnes pour fabriquer des rails et des pièces en acier. L’usine a fermé ses portes en 1986.
Après des années de crise et d’exode, le Val d’Alzette a vu son destin basculer grâce à une naissance inattendue : Belval, située à quelques minutes de voiture, côté Luxembourg. Une cité nouvelle, construite sur une ancienne friche industrielle, qui a connu, en dix ans, un essor spectaculaire, grâce à un investissement d’1,2 milliard d’euros du Grand-Duché.
Ici, des tours rutilantes abritent des banques, des sociétés informatiques, des centres de recherche. Un hôpital est en construction. Les restaurants font le plein à midi. Une nouvelle université va accueillir à la rentrée 7 000 étudiants de master et doctorat. L’usine désaffectée, intégrée à la ville, abrite une médiathèque de 19 000 m2.
Banlieue dortoir
Aujourd’hui, les deux tiers des actifs du Val d’Alzette travaillent côté luxembourgeois. Ces employés et cadres du tertiaire se sont mêlés à la population ouvrière et agricole vieillissante, et ont permis aux huit communes d’enrayer leur déclin démographique.
Mais ces néo-ruraux n’ont pas fait venir les entreprises. Car tel est le drame de ce territoire frontalier de 30 000 habitants : se faire aspirer ses ressources par un Luxembourg plus puissant et attractif fiscalement. D’un côté de la frontière : les emplois, le savoir. De l’autre : les cités ouvrières délabrées, les lotissements et les collectivités locales démunies. Alain Casoni, le maire de Villerupt, s’en désole : « La dynamique de métropolisation du Luxembourg aspire nos recettes, nos nouveaux habitants paient leurs impôts là-bas. Mais c’est à nous de payer les charges : les crèches, les équipements, les services, sans moyens. Belval, c’est une chance pour le territoire. Mais c’est aussi ce qui nous assèche. »

   


Dans ces conditions, le destin du Val d’Alzette semblait tracé : grâce à son foncier moins cher, ces villes allaient devenir une banlieue dortoir de Belval. Mais un jour de 2009, coup de théâtre : une opération d’intérêt national est annoncée par Nicolas Sarkozy, suivie, en 2012, de la création d’un établissement public d’aménagement (EPA).
Objectif ? Rééquilibrer le développement économique des deux côtés de la frontière, en faisant du territoire une « vitrine d’un périurbain durable », explique Jean-Christophe Courtin, son directeur. Et permettre la construction de 8 300 logements « écologiques » sur les friches industrielles, afin d’absorber la croissance luxembourgeoise.
Ecoquartier et bâtiments à énergie positive
En ce mois de février, les grues et les camions tournent à plein régime sur l’ancienne friche d’Arcelor. Mené par Linkcity, un premier écoquartier de 300 logements va mêler des bâtiments en bois à énergie positive, espaces verts, une résidence étudiante, des équipements partagés (salle de sport, panneaux solaires…). Le long des rues toutes neuves, les poubelles connectées sont déjà en place, et l’éclairage sera « intelligent » : il s’adaptera à la fréquentation de la rue. L’ambition est d’en faire un quartier dense, qui n’empiète pas sur les terres agricoles. Et aussi la vitrine d’un nouveau bois high-tech appelé Panobloc. Un pôle culturel avec salles de cinéma et de spectacle sortira bientôt de terre, ainsi que d’autres écoquartiers.
Pour accompagner ce développement, la communauté de communes est en train de créer une « plate-forme smart city » pour agréger des données produites sur tout le territoire par ses composantes (citoyens, entreprises, équipements). Objectif : aider la collectivité dans ses décisions, et attirer des entreprises ou des start-up afin qu’elles proposent de nouveaux services aux habitants. Le tout avec une « gouvernance publique de la donnée » encore à inventer, reconnaît Julien Vian, le directeur général des services (DGS) de cette collectivité.

   


Territoire pionnier du biogaz
Mais c’est sur le volet énergétique que le Val d’Alzette se veut le plus novateur. Un système de chauffage utilisant la géothermie est à l’étude à Boulange. L’idée : profiter de l’eau qui stagne dans les couloirs des mines à une température de 13 °C, et en récupérer les calories pour alimenter un réseau de chaleur.
Dans la déchetterie, un projet pilote, attentivement regardé par les « majors » de l’énergie, va convertir des déchets verts en électricité et en chaleur, grâce à une petite éolienne. Cette chaleur servira à chauffer une serre de 1 000 m2 pour produire des légumes bio à destination des cantines.
Cette installation permettra aussi d’alimenter un système qui convertira l’électricité éolienne en hydrogène, puis en biométhane, grâce à l’ajout de dioxyde de carbone récupéré dans un méthanisateur de déchets agricoles. Ce biogaz « maison » servira à faire tourner cinq camions de la collectivité. Ce procédé, baptisé « power to gas », est embryonnaire en France, mais il est promis, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), à un bel avenir. Il veut résoudre l’un des défis principaux de l’énergie éolienne : le stockage et l’utilisation de l’électricité produite lorsqu’il n’y a pas de besoins directs, pendant la nuit par exemple.

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« On veut être une vitrine pour ces technologies. Montrer que la production décentralisée d’énergie, c’est l’avenir pour les collectivités locales, et une source de revenus pour les agriculteurs, explique Julien Vian, qui regrette les délais pour obtenir des financements. Sur le biogaz, la France est en retard par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas. »

   


Tous ces dispositifs visent à faire de cette dynamique de « vitrine » une source de développement du territoire. Tout en évitant que se crée une fracture entre ces nouveaux quartiers et le reste des villes, à la population pauvre et vieillissante. A quelques centaines de mètres, les étroites maisons ouvrières de Villerupt offrent un contraste saisissant. C’est pour cela que l’établissement public s’est lancé dans une opération d’acquisition ces maisons, souvent habitées par des veuves d’ouvriers. Objectif : les remettre aux normes, les isoler, casser des murs… 

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« Mais pour que tout cela marche, le défi sera de faire exister le lien social, de nourrir la vie associative », remarque Claudine Guidat, une chercheuse de l’université de Nancy qui étudie ce projet. De redonner à ce territoire, jadis marqué par sa culture ouvrière et sa forte immigration italienne, une âme. Pour cela, le Val d’Alzette peut s’appuyer sur un ovni culturel : le festival du film italien de Villerupt, créé il y a quarante ans. Chaque année en octobre, dans ce coin perdu à cheval entre la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, 40 000 personnes viennent assister à des projections et célébrer ce puissant héritage. Aujourd’hui, les festivaliers trouvent difficilement à se loger ou se restaurer.
« Mais tout ce travail de développement restera insuffisant si on n’arrive pas à un accord avec le Luxembourg sur la rétrocession fiscale, comme il en existe avec d’autres pays frontaliers », insiste l’élu Alain Casoni. Le PIB par habitant du Luxembourg est quatre fois plus élevé que celui du Grand Est. Une infirmière y démarre à 3 500 euros nets, deux fois plus qu’ici. Nos apprentis s’en vont de l’autre côté de la frontière. Comment faire dans ces conditions ? » M. Casoni vient de cosigner avec plusieurs élus du Grand Est une lettre au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, et au ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, demandant au gouvernement d’agir. Et de donner vraiment les moyens à ce territoire d’entrer dans une logique de développement durable.

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La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde à Nancy, mardi 13 février de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les syndicats demandent une revalorisation des salaires, estimant que l’accord signé récemment à ce sujet est « bien en deçà des attentes des salariés ».
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Dix syndicats appellent à la grève chez Air France le 22 février

Les syndicats demandent une revalorisation des salaires, estimant que l’accord signé récemment à ce sujet est « bien en deçà des attentes des salariés ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h05
   





                        



   


Insatisfaits de l’accord sur les salaires signé récemment, dix syndicats d’Air France, dont ceux représentant les pilotes, appellent à une journée de grève le 22 février pour réclamer une augmentation générale de 6 % en 2018, « au titre de l’inflation perdue » depuis six ans.
Trois syndicats de pilotes (SNPL, SPAF et Alter), deux d’hôtesses et stewards (SNPNC et UNSA-PNC), ainsi que cinq organisations au sol (CGT, FO, SUD, CFTC et SNGAF) s’opposent à l’accord minoritaire prévoyant 1 % d’augmentation générale en deux temps pour 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre).
La dernière augmentation générale remonte à 2011
L’accord, signé par la CFE-CGC et la CFDT, constitue une « aumône (…) bien en deçà des attentes des salariés » car « elle ne pourra compenser l’augmentation du coût de la vie et rattraper les salaires bloqués depuis 2011 », date de la dernière augmentation générale, estiment les signataires du tract.
A l’issue de deux séances de négociations, un projet d’accord salarial a été signé par la CFE-CGC et la CFDT, représentant 31,3 % des voix du personnel. Mais des syndicats majoritaires (CGT, FO, UNSA, SNPL et SPAF, soit 52,6 % des voix) ont décidé de faire valoir leur droit d’opposition pour le bloquer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Rénovation énergétique : « L’enjeu climatique impose des mesures plus ambitieuses »

Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h03
    |

            Claire Legros








                        



   


C’est l’une des priorités pour réduire la facture énergétique des villes et lutter contre la précarité. Comment accélérer la rénovation énergétique des logements anciens ? Alors que selon la Fondation Abbé Pierre, un ménage sur cinq (soit 12,2 millions d’individus) est dans une situation de précarité énergétique, le gouvernement a annoncé un plan de 14 milliards d’euros sur cinq ans et lancé une consultation publique sur ce sujet, avant de rendre sa feuille de route définitive.
Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique et l’un des porte-parole de l’association NégaWatt, des mesures plus ambitieuses sont indispensables pour répondre aux défis climatique et économique.
Le plan présenté par le gouvernement en novembre vous paraît-il adapté aux enjeux ?
Pour le moment, la première version de ce plan affiche une volonté politique, mais sans y associer les mesures concrètes indispensables à sa réalisation. On évoque 500 000 rénovations par an, contre 130 000 actuellement, mais à fonds constants voire plus faibles qu’aujourd’hui. Avec quels moyens ? Quels artisans ? Nous sommes aussi inquiets de constater le flou qui règne sur le financement du repérage et de l’accompagnement des ménages les plus fragiles. Une version définitive du plan est en chantier, dont nous espérons qu’elle tiendra compte des propositions faites dans le cadre de la consultation qui s’achève, et sera plus ambitieuse si nous voulons répondre au défi colossal qui nous attend dans les prochaines années.
La loi de transition énergétique prévoit de diviser la consommation d’énergie par deux en France avant 2050. Comment faire pour accélérer la rénovation des bâtiments anciens ?
Nous sommes à un tournant. L’enjeu climatique impose des mesures ambitieuses. Pour tenir le délai inscrit dans la loi, il est indispensable de rénover 650 000 logements par an. Mais pas dans n’importe quelles conditions. Accélérer ne sert à rien si les rénovations ne sont pas complètes, du sol au plafond. On sait aujourd’hui que rénover par morceaux, les fenêtres d’un côté, l’isolation de la toiture de l’autre, cela revient plus cher au final, et c’est inefficace du point de vue écologique. Pour réduire notre consommation d’énergie, une rénovation globale, permettant d’atteindre le niveau BBC qui s’applique au neuf, est indispensable. Ce sont de nouvelles techniques, de nouveaux métiers qui représentent un vivier d’emplois mais nécessitent un apprentissage et de la collégialité. On ne peut pas se passer d’une montée en formation des professionnels du bâtiment.

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Les ménages les plus fragiles sont aussi ceux qui souffrent le plus de précarité énergétique. Comment les aider ?
Nicolas Hulot a annoncé vouloir éradiquer les logements les moins isolés, c’est une avancée. Ces passoires thermiques sont souvent habitées par les plus pauvres, locataires ou propriétaires. Nous demandons que ces rénovations soient globales là aussi. Aujourd’hui le chèque énergie, dont le montant moyen (150 euros/an) est très largement insuffisant par rapport aux besoins, estimés à 1 800 euros/an, permet d’aider ces ménages à payer leur chauffage. Mais une telle mesure n’est pas durable, il faut recommencer chaque mois. Pour financer des travaux à long terme, des mécanismes de financement ont été créés, mais aujourd’hui ils ne sont pas déployés.
L’UFC-Que choisir dénonce une recrudescence des arnaques à la rénovation énergétique. Cette enquête vous surprend-elle ?
La multiplication de ces escroqueries n’est pas étonnante. Il existe en France un déficit d’accompagnement des ménages qui entreprennent l’isolation de leur logement. Depuis le début des années 2000, le dispositif de conseil « Info Energie » a été créé en ce sens et il fonctionne dans de nombreuses régions. Mais il compte 500 salariés pour l’ensemble du territoire, quand il en faudrait le triple. Il manque aussi un dispositif d’évaluation du résultat final, comme il en existe en Allemagne : des experts techniques en bâtiment viennent chez les particuliers établir un diagnostic, ils font des préconisations et surtout ils reviennent après les travaux pour vérifier que le travail a été réalisé correctement. Ces méthodes d’accompagnement ont prouvé leur efficacité. Elles relèvent du service public, comme le prévoit la loi de transition énergétique, et pourraient être financées en France par une partie de la contribution énergie, la taxe carbone prélevée sur la consommation d’énergie fossile.

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Vous proposez de simplifier les dispositifs d’aides à la rénovation. Comment ?
Il existe aujourd’hui jusqu’à une quinzaine de dispositifs de financement pour une seule opération, un mille-feuille administratif, souvent modifié, où même les professionnels ont du mal à se retrouver. Les ménages doivent remplir une multitude de paperasse pour demander ces aides, cela décourage les meilleures volontés et coûte cher en frais d’administration. Dans une logique de service public, il serait souhaitable de créer une offre unique de financement qui s’adapterait à la situation de chaque foyer. Nous insistons pour que ces aides ne concernent sauf exception que la rénovation complète.
Vous préconisez aussi un système non plus d’incitation, mais d’obligation. Une telle mesure est-elle réaliste compte tenu du coût pour les ménages ?
Notre proposition est double : d’un côté, rendre les travaux de rénovation énergétique obligatoires lors de la vente d’un bâtiment. De l’autre, rattacher le prêt consenti non plus au propriétaire mais à « la pierre », c’est-à-dire au logement lui-même. En cas de changement de propriétaire, le nouvel arrivant achète l’emprunt en même temps que le logement. Ce système a été mis en place en Grande-Bretagne pour les ménages à faibles revenus. Il permet d’étaler les prêts sur une longue durée et de rembourser l’emprunt avec l’argent économisé chaque mois sur la consommation d’énergie.

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                Habiter durablement les villes : une rencontre du « Monde » à Nancy le 13 février



La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde organisée à Nancy, mardi 13 février, de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Si les tarifs bancaires semblent marquer une pause, tous les clients ne profitent pas de l’émulation entre les établissements. Les plus fragiles n’en bénéficient pas vraiment.
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Tarifs bancaires : le temps de la concurrence

Si les tarifs bancaires semblent marquer une pause, tous les clients ne profitent pas de l’émulation entre les établissements. Les plus fragiles n’en bénéficient pas vraiment.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 14h52
    |

            Joël Morio








                        



   


Editorial. Après des années d’inflation, les tarifs bancaires marquent enfin une pause. Ils n’ont augmenté que de 0,34 % sur un an pour les six profils du baromètre que nous publions en exclusivité. Et l’année 2018 s’annonce clémente dans ce domaine. Cette sagesse tarifaire s’explique par la nouvelle concurrence qui anime le secteur.

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                Quand la concurrence freine la hausse des frais bancaires



Les établissements traditionnels subissent l’assaut des banques en ligne avec leurs prix agressifs, et particulièrement celui des « néobanques », dont les services se déploient sur smartphone. La mise en place de la loi sur la mobilité bancaire favorise le mouvement. Les établissements traditionnels doivent faire preuve de retenue au niveau des prix s’ils veulent conserver leurs clients.
Transparence
Aujourd’hui, c’est sur un autre terrain que les banques vont devoir compter avec la nouvelle concurrence. Cela fait plusieurs années que l’on peut choisir une assurance pour son crédit immobilier autre que celle qui propose l’organisme qui vous a accordé le prêt. Désormais, il est possible de le faire pendant toute la durée de vie de son emprunt. En faisant baisser la prime de son assurance, on peut réaliser de substantielles économies.

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                Les néobanques poussent les établissements traditionnels à innover



Même dans le monde parfois opaque de la gestion collective, le vent de la concurrence se lève. Les gestionnaires sont obligés à plus de transparence dans la fixation de leurs commissions. Malheureusement, cette compétition ne profite pas à tout le monde. Elle pourrait être fatale pour les plus petits acteurs de la gestion collective.

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                Le grand écart des réseaux mutualistes



Cependant, tous les clients ne profitent pas de l’émulation entre les établissements. Les plus fragiles n’en bénéficient pas vraiment. Et en matière d’assurance crédit emprunteur, on sera attentif à ce que le nouvel environnement n’entraîne pas aussi une hausse des primes pour les plus âgés, comme certains le redoutent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Alors que les revendications salariales se multiplient outre-Rhin, créant des tensions dans divers secteurs, Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, vous répond.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Etienne Vauchez, président de l’OSCI, estime que les mauvais chiffres du commerce extérieur français ne seront corrigés que si les PME françaises montent en compétences en utilisant les réseaux professionnels.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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« Pour redresser les exportations françaises, articulons ressources publiques et solutions privées »

Dans une tribune au « Monde », Etienne Vauchez, président de l’OSCI, estime que les mauvais chiffres du commerce extérieur français ne seront corrigés que si les PME françaises montent en compétences en utilisant les réseaux professionnels.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h00
    |

Etienne Vauchez (Président du think tank La Fabrique de l’Exportation et président des Opérateurs spécialisés du commerce international (OSCI))







                        



                                


                            
Tribune. Ce que sait toute personne qui a déjà travaillé dans une ­entreprise exportatrice – et que corroborent les études académiques menées à ce sujet –, c’est que le premier facteur de succès ou d’échec d’une entreprise à l’export est la plus ou moins grande compétence qu’elle déploie dans son développement international : la qualité des équipes qu’elle y affecte, de sa stratégie internationale, de son marketing, de son service après-vente, etc. ; et ce, avant même la qualité ou le prix de son produit.
Les PME doivent s’appuyer sur les compétences d’autres entreprises qui savent déjà vendre dans le pays visé
Or, en France, on pense souvent que pour exporter davantage il suffit de projeter massivement les PME sur des salons internationaux ou dans des missions de prospection pour qu’elles réussissent à vendre toutes seules. Mais combien de PME françaises ont réellement en leur sein les compétences capables de créer la ­confiance requise pour vendre à des acheteurs coréens, indonésiens ou brésiliens ?
Comment les PME peuvent-elles ­déployer davantage de compétences dans leur prospection export alors qu’elles n’ont souvent pas les moyens d’investir dans une véritable équipe export ? Tout simplement en s’appuyant sur les compétences d’autres entreprises qui savent déjà vendre dans le pays visé : une PME allemande qui veut se développer dans un pays utilisera en priorité les services d’agents export allemands ou de ­sociétés de commerce allemandes qui y vendent déjà ; les Italiens collaborent entre exportateurs, c’est-à-dire qu’ils chercheront à trouver une autre entreprise italienne qui vend déjà sur le marché visé et pourrait les aider à y placer leurs produits. Les PME de ces pays réduisent ainsi leur temps d’apprentissage des nouveaux marchés et ont un taux de réussite plus élevé.
Etablir des règles
Jusqu’à présent, l’Etat français a misé sur des actions de projection des PME sur les marchés export ; pour cela, il a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Chantier démesuré, vente record à 275 millions d’euros, propriétaire saoudien longtemps resté secret… La « maison la plus chère du monde », dans les Yvelines, a tout d’un conte des temps modernes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤             
A Louveciennes, la folle histoire du Château Louis XIV 
                  
édition abonné



Le Monde
 |
                  09.02.2018 à 13h53


Chantier démesuré, vente record à 275 millions d’euros, propriétaire saoudien longtemps resté secret… La « maison la plus chère du monde », dans les Yvelines, a tout d’un conte des temps modernes.

Par                             François Krug





                     
Dans ses ateliers de Grand Junction, Colorado, Reynolds Polymer Technology fabrique des aquariums géants pour des zoos ou des piscines de luxe pour des hôtels. Cette fois, le client est un promoteur immobilier basé en France. Il a commandé un dôme en acrylique transparent de huit mètres de long sur cinq de large. Il construit dans une forêt près de Paris une réplique d’un château du XVIIe siècle. Il a appelé ça « Château Louis XIV » : 7 000 mètres carrés de pierre de taille, de marbre et de dorures, le confort moderne en plus. Au sous-sol, un tunnel avancera dans l’eau des douves, profondes de plus de quatre mètres. Il conduira au dôme, immergé dans un décor de fausses ruines. Ce sera le « salon sous-marin ». Allongé sur le canapé circulaire, on rêvassera au milieu des carpes et des esturgeons.
Un transporteur charge le dôme le 22 septembre 2010. A Houston, Texas, il l’embarque sur un cargo pour Anvers, Belgique. Une fois sur place, on attend que la situation se calme en France : des grévistes bloquent les dépôts de carburant et les stations-service. Le 5 novembre, le convoi exceptionnel arrive finalement à Louveciennes, dans les Yvelines. Mais rien à faire, ça ne passe pas. Le chemin dans les bois est trop étroit pour le plateau du camion. Six semaines de voyage pour coincer à un kilomètre du but.
La propriété la plus chère au monde
Il faudra attendre une semaine supplémentaire sur un parking bordant la nationale, le temps de trouver un camion au plateau inclinable et une grue. Ouf ! Ça passe. Ne reste plus qu’à savoir qui paiera le surcoût. C’est ainsi qu’une histoire de chemin forestier à Louveciennes se conclut au tribunal du comté de Cuyahoga, Ohio, où le transporteur a son siège social. Le fabricant du dôme est condamné à régler l’intégralité du voyage. Selon les documents que nous a transmis le tribunal, il y en a pour 57 600 dollars (46 200 euros), le prix de l’aquarium lui-même restant inconnu. Le site local Cleveland.com consacre...





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A Louveciennes, la folle histoire du Château Louis XIV
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A Louveciennes, la folle histoire du Château Louis XIV
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L’espionnage industriel chinois, le casse-tête de Trump

Face à la Chine, accusée de vols de propriété intellectuelle, les Etats-Unis contre-attaquent. Mais une guerre commerciale totale semble illusoire, tant les deux pays sont liés.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 14h33
    |

            Arnaud Leparmentier (Ayer et Raynham (Massachusetts) envoyé spécial)








                        



                                


                            

Série « L’Amérique citadelle » (4/5). Coupable. Le jury d’une cour fédérale du Wisconsin s’est prononcé, le 24 janvier. Il a estimé que l’entreprise chinoise Sinovel, qui fabrique des éoliennes, avait bien piraté le logiciel de l’entreprise américaine American Superconductor (AMSC) en 2011 pour réguler la production électrique de ses éoliennes. Privée de son principal client et de 80 % de son chiffre d’affaires, cette jeune pousse de la région de Boston avait vu son cours de Bourse divisé par quinze et avait dû effectuer des coupes claires dans ses effectifs, passés de 860 à 200 employés.
Son PDG, Daniel McGahn, un ingénieur du très réputé Massachusetts Institute of Technology (MIT) âgé de 46 ans, tente depuis des années d’obtenir justice dans cette affaire digne d’un film de James Bond. Il y a d’abord la figure du traître, l’informaticien serbe Dejan Karabasevic, qui pirata en mai 2011 le logiciel de son employeur AMSC au profit de Sinovel. Motifs : l’appât du gain – avec un appartement de luxe mis à sa disposition à Pékin et un salaire multiplié par six (288 000 dollars par an pendant cinq ans), réglé par le PDG de Sinovel lui-même – et le sexe, comme il le révèle dans ses échanges avec Sinovel produits au procès : « Toutes les filles ont besoin d’argent, j’ai besoin de filles, Sinovel a besoin de moi. » 
Surviennent ensuite une catastrophe économique, avec l’effondrement d’AMSC, et enfin une humiliation politique, Barack Obama ayant cité en exemple les exportations de la société en Chine et en Asie pour créer des emplois, lors du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) de novembre 2009.
Une victoire judiciaire

La justice s’est lancée aux trousses des malfaiteurs. Après des aveux complets, Dejan Karabasevic a été condamné en 2011 à trois ans de prison, dont un an ferme en Autriche (il travaillait pour la filiale autrichienne d’AMSC), et s’est évaporé dans la nature.
Daniel McGahn...




                        

                        


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Les attentes des DRH sur la réforme de la formation professionnelle et sur l’apprentissage

Une enquête menée par l’ANDRH tente de refléter les préoccupations de terrain des responsables des ressources humaines.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h30
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Ce vendredi 9 février se tient la dixième séance de la négociation interprofessionnelle sur la formation qui devrait s’achever le 16 février. La CGT a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne participerait pas à la réunion conclusive sur le volet apprentissage. En parallèle des négociations avec les partenaires sociaux, les directeurs des ressources humaines (DRH) ont tenu à exprimer leurs préoccupations de terrain.
Sur la base d’une enquête flash menée du 29 novembre au 22 décembre 2017 auprès de leurs 5 000 entreprises adhérentes, l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) a publié fin janvier les attentes des DRH, dont ressortent deux positions fortes : une simplification du système de formation professionnelle qui passe par l’identification d’un public prioritaire et des objectifs clairs, et la désignation de la branche comme principal pilote pour porter la formation professionnelle et l’alternance.

Pour la politique alternance des entreprises, 91 % des DRH estiment que les interlocuteurs les plus efficaces sont les branches et les OPCA [organismes paritaires collecteurs agréés, chargés de collecter les fonds de la formation professionnelle]. Seuls 16 % des répondants considèrent que la région devrait être le principal pilote en la matière, alors même que 91 % des répondants appartiennent à des organisations accueillant des alternants. La loi impose aux entreprises de plus de 250 salariés d’employer 4 % de salariés en alternance. L’argument avancé par les DRH étant que « ce sont les branches et les OPCA qui ont la meilleure visibilité sur les débouchés des formations », précise l’ANDRH.
La Fédération de la formation professionnelle (FFP) n’est pas de cet avis pour d’autres raisons. « Le changement de pilote des régions aux branches professionnelles n’est pas la panacée, prévient le président de la FFP Jean Wemaëre, la gestion des fonds de l’alternance,...




                        

                        


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Apprentissage : les grands axes de la réforme

Le premier ministre a présenté vendredi des mesures qui changeront radicalement la logique du dispositif.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h26
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Après la réécriture du code du travail, le deuxième gros chantier social du gouvernement commence à prendre tournure. Vendredi 9 février, le premier ministre Edouard Philippe et la ministre du travail Muriel Pénicaud ont dévoilé les grandes orientations de la réforme de l’apprentissage, l’un des trois volets d’un projet plus global visant à sécuriser les parcours professionnels de tous les actifs – les deux autres portant sur la transformation de l’assurance-chômage et de la formation continue. L’occasion, pour le gouvernement, d’annoncer une vingtaine de mesures qui modifient en profondeur la gouvernance du système, son financement et les règles applicables aux apprentis.
Les mots d’ordre de l’exécutif ont déjà été entendus sous de précédentes législatures : il faut développer l’apprentissage car cette filière affiche de bons résultats en termes de retour à l’emploi. Sept jeunes sur dix qui vont au bout de leur contrat trouvent un poste six mois après. Or le nombre de nouveaux entrants dans le dispositif plafonne : un peu plus de 296 000 en 2017, soit un niveau très légèrement supérieur à celui relevé dix ans plus tôt.
Financement chamboulé
Pour sortir de cette langueur, le gouvernement considère qu’il faut mettre fin à la logique « administrative » qui a prévalu jusqu’à présent. A l’avenir, un centre de formation d’apprentis (CFA) pourra ouvrir sans requérir l’imprimatur des conseils régionaux (ou, dans quelques cas, de l’Etat) : le but est de répondre plus promptement aux besoins en compétences exprimés par les patrons. Une libéralisation réclamée de longue date par les instances nationales du Medef, mais qui inquiète les régions. Elles redoutent que les CFA nouvellement créés entrent en concurrence avec des lycées professionnels (LP) situés à proximité et proposant des cursus similaires.
Afin d’éviter cet écueil, elles continueront de jouer un rôle régulateur, à travers un « schéma régional », cosigné avec les branches professionnelles – qui représentent le monde de l’entreprise, secteur par secteur. Ce « schéma » livrera une estimation, pour plusieurs années, des formations à assurer sur des métiers donnés et fixera une prévision d’investissements au profit des CFA. Attention, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud : il ne s’agit pas maintenir la « gestion malthusienne » qui règne aujourd’hui ; le principe de libre création du CFA est bel et bien inscrit au cœur de la réforme.
S’agissant du financement, tout est chamboulé, là aussi. La taxe d’apprentissage, dont 51 % était reversée aux régions, va être remplacée par une « contribution alternance » en faveur des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation. Le produit de ce prélèvement, égal à 0,85 % de la masse salariale des sociétés (soit un peu plus de 4 milliards d’euros), redescendra intégralement vers les CFA, en fonction du nombre de contrats signés avec des jeunes. Un bouleversement majeur qui favorise les centres de formation dynamiques, en adéquation avec les besoins des employeurs, estime-t-on dans l’entourage de Mme Pénicaud. Mais certains CFA, dont l’équilibre financier était tributaire de subsides alloués par les régions, risquent d’en faire les frais et d’être contraints de mettre la clé sous la porte.
Rémunération en hausse
Les conseils régionaux ne sont pas entièrement dépouillés, contrairement à ce que certains scénarios pouvaient laisser supposer initialement. Ils conserveront une toute petite fraction de la « cotisation alternance » (environ 250 millions d’euros), notamment pour soutenir des CFA implantés dans des zones rurales et dans des quartiers relevant de la politique de la ville. Et une part de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) leur sera octroyée, à hauteur de 150 millions. Ce sont eux, par ailleurs, qui distribueront aux entreprises les aides à l’apprentissage, en vertu d’une procédure beaucoup plus lisible : à l’heure actuelle, il existe trois subventions à l’embauche et un crédit d’impôt ; ces lignes de financement seront unifiées, de manière à en faciliter l’accès pour les employeurs.
Dans le but d’accueillir un plus grand nombre de jeunes dans les CFA, plusieurs mesures incitatives sont prises – la plus frappante étant l’aide de 500 euros attribuée aux apprentis majeurs pour passer le permis de conduire. Un coup de pouce qui cherche à répondre aux difficultés rencontrées par les intéressés pour gagner leur lieu de travail ou leur centre de formation. La rémunération des 16-20 ans, en apprentissage, sera par ailleurs revue à la hausse (en moyenne, de 30 euros nets par mois).
Le temps de travail pourra être porté à 40 heures par semaine
Autre disposition très importante : les apprentis, dont le contrat est interrompu avant terme (ce qui arrive dans un plus peu d’un quart des cas), auront le droit de prolonger pendant six mois leur formation au sein du CFA. Jusqu’à maintenant, une telle possibilité ne leur était pas offerte et ils perdaient une année, mentionne-t-on au ministère du travail. Le gouvernement s’engage vis-à-vis des familles et de leurs enfants à faire la « transparence » sur la « qualité » des formations offertes : seront ainsi rendus publics les taux d’insertion dans l’emploi et de réussite pour obtenir un diplôme, pour chaque CFA et pour chaque lycée professionnel. Des données seront aussi mises à disposition sur les rémunérations pratiquées. L’objectif est de permettre aux jeunes de choisir leur filière, « de façon documentée et éclairée ». Dans l’optique, toujours, d’élargir l’ouverture au système, celui-ci aura la possibilité de prendre en charge des personnes jusqu’à 30 ans – contre 26, sauf exception, aujourd’hui.
Des mesures sont prévues pour « lever les freins », liés à la réglementation, et encourager les patrons à « s’engager dans l’apprentissage ». Ainsi, le temps de travail maximum pourra être porté à 40 heures par semaine dans certains secteurs, comme le bâtiment ou les travaux publics, la rémunération étant majorée au-delà du seuil de 35 heures ; la législation sur les horaires de travail sera également assouplie chez les boulangers-pâtissiers. Un employeur aura par ailleurs la faculté de recruter à n’importe quel moment, ce qui constitue une autre nouveauté de taille. Aujourd’hui, dans l’immense majorité des cas, c’est le cycle scolaire qui cadre la période d’embauche – le plus souvent sur le dernier quadrimestre de l’année civile. Enfin, si une entreprise souhaite rompre un contrat d’apprentissage, elle n’aura plus à saisir les prud’hommes, alors qu’elle y est tenue, actuellement, au bout de 45 jours de présence du jeune en son sein.



                            


                        

                        


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L’apprentissage en France réussira-t-il sa « révolution copernicienne » ?

Le gouvernement dévoile vendredi sa réforme de l’apprentissage. Après la longue dérive qui a mis à mal un système autrefois efficace, une foire d’empoigne oppose Education nationale, entreprises, régions, Etat, déplore Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h40
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. La ministre du travail, Muriel Pénicaud dévoile ce vendredi 9 février sa « révolution copernicienne » de l’apprentissage. Quand on se place sous les auspices de l’astronome polonais du XVe siècle, c’est que l’on entend changer radicalement les points de vue. Il serait, en effet, temps de sortir de ce paradoxe étonnant qui veut que l’apprentissage soit à la fois le système le plus efficace contre le chômage et le moins utilisé.

A diplôme égal, un jeune de niveau CAP a deux fois moins de risque d’être au chômage s’il est passé par l’apprentissage (60 % sont embauchés sept mois après la sortie) que par le système scolaire classique. Pourtant, les centres ne font pas le plein. Alors que François Hollande, qui aimait s’enfermer dans les échéances chiffrées, avait fixé le seuil de 500 000 apprentis comme objectif de sa politique, la France en enregistre à peine 400 000 aujourd’hui, soit le même niveau qu’il y a dix ans.
Un mal français
Les rapports s’empilent depuis des décennies pour tenter de caractériser ce mal français, vécu comme une forme d’humiliation face au succès de ces dispositifs en Allemagne, en Suisse et dans l’Europe du Nord. L’apprentissage est l’un des plus parfaits symboles des relations complexes qu’ont établi au cours des siècles l’Etat français et ses entreprises.

Au temps glorieux des guildes et des corporations, les parents plaçaient leurs enfants en apprentissage chez un maître et payaient pour cela. En 1268, Le Livre des métiers du prévôt de Paris précisait que le jeune devait avoir entre 10 et 12 ans et resterait cinq ans, avant son fameux tour de France et la réalisation de son chef-d’œuvre, clé de son intégration dans la confrérie.
Mais le système s’est perverti au cours des siècles (il fallait au XVIIIe être « français et catholique ») et il a connu son coup de grâce en 1791, avec la loi Le Chapelier qui a tout simplement...




                        

                        


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Carambar & Co mise sur le made in France

Le nouveau président de l’entreprise, Thierry Gaillard, veut réveiller ses marques endormies : des bonbons Kréma ou La Pie qui chante, au chocolat Poulain en passant par les Carambar et autres Malabar.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La société Carambar & Co a à peine 9 mois. Mais ses marques, comme les bonbons Kréma et La Pie qui chante, les chocolats Poulain ou Suchard, les pastilles Vichy et, bien sûr, Carambar et Malabar, fleurent bon la nostalgie. Cet assortiment de confiseries est sorti du giron de l’américain Mondelez en mai 2017. Depuis, repassée sous pavillon français à la suite de la reprise par le fonds d’investissement Eurazeo, l’entreprise se cherche un nouveau destin.
C’est Thierry Gaillard qui va désormais tracer la route. L’homme connaît bien le monde de la confiserie : il a dirigé Mars Chocolat France, avant de piloter le groupe de boissons Orangina Suntory France. Un poste qu’il occupait quand il a accepté de rejoindre Carambar & Co en janvier. Avec un objectif : « Redynamiser les belles endormies. »
Autrement dit, faire croître le chiffre d’affaires (estimé aujourd’hui à 250 millions d’euros) de 20 % en cinq ans et faire de Carambar & Co une entreprise rentable. « Après avoir travaillé dans des grands groupes internationaux comme Unilever, Mars, Danone et Orangina, j’avais envie de rejoindre une entreprise à taille humaine, avec un esprit plus entrepreneurial et des marques à fort potentiel », affirme M. Gaillard, qui a investi dans Carambar & Co à titre personnel.

Ancrage industriel fort
Carambar & Co et son millier de salariés se sont déjà mis en ordre de marche. Un travail intense pour gérer le divorce d’avec Mondelez. L’entreprise a créé son siège social à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et a dû réorganiser ses cinq usines. Celle de Saint-Genest-d’Ambière (Vienne) d’où sortent les bonbons Kréma, La Pie qui chante et les Malabar, produisait aussi les chewing-gums Hollywood que Mondelez fait fabriquer maintenant en Turquie et en Pologne.
En échange, l’américain a cédé la marque espagnole de bonbons gélifiés Dulciora, qui a migré d’Espagne vers Saint-Genest-d’Ambière. Le site de Blois, chargé de toutes les déclinaisons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Un comité interministériel a fixé une trajectoire budgétaire pour atteindre par une « augmentation graduelle » l’objectif de 0,55 % de la richesse nationale en 2022.
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Le gouvernement s’engage à faire plus pour l’aide au développement

Un comité interministériel a fixé une trajectoire budgétaire pour atteindre par une « augmentation graduelle » l’objectif de 0,55 % de la richesse nationale en 2022.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h54
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Une « priorité du quinquennat ». Ainsi le gouvernement se risque-t-il à définir l’aide publique au développement (APD). Mais pour que ce qualificatif ne reste pas qu’une formule creuse, un énième slogan sans contenu, le président Emmanuel Macron s’est engagé à un objectif chiffré : y consacrer 0,55 % du revenu national brut (RNB) en 2022, contre 0,38 % actuellement.
En guise de feuille de route, une trajectoire budgétaire annuelle a été établie, jeudi 8 février, à l’occasion d’un comité interministériel pour la coopération internationale et le développement (Cicid), présidé par le premier ministre, Edouard Philippe. Cette instance, réunie pour la dernière fois fin 2016, vise à donner les grandes orientations de la politique de développement. Cinq domaines prioritaires sont listés : stabilité internationale, climat, éducation, égalité femmes-hommes et santé.

Qu’un cap budgétaire soit fixé est, par contre, une nouveauté. Selon le relevé de conclusions, l’APD est censée suivre une « augmentation graduelle » : 0,44 % en 2018 et 2019 ; 0,47 % en 2020 ; 0,51 % en 2021 puis 0,55 % en 2022. Les moyens de l’Agence française de développement (AFD), principal opérateur de cette politique publique, seront renforcés. Elle bénéficiera, dès 2019, d’un milliard d’euros en autorisations d’engagement pour amorcer des projets.
Des dons plutôt que des prêts
Le gouvernement affirme vouloir se concentrer davantage sur les pays les moins avancés, notamment ceux du Sahel. Une liste de 19 pays prioritaires, presque tous d’Afrique subsaharienne, a été établie. Pour mieux piloter son effort de solidarité, il prévoit aussi de renforcer le volet bilatéral de l’aide. Ce qui réduira, en proportion, celle qui passe par les organisations multilatérales, telle la Banque mondiale.
Les fonds consacrés aux organisations non gouvernementales (ONG) seront doublés d’ici à 2022 afin de se rapprocher de la moyenne de l’Organisation de coopération...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le réseau social veut faciliter le signalement, par les internautes, des commentaires problématiques. Mais assure qu’il ne s’agit pas d’un bouton « je n’aime pas ».
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Facebook teste un bouton « downvote » pour améliorer la modération des commentaires

Le réseau social veut faciliter le signalement, par les internautes, des commentaires problématiques. Mais assure qu’il ne s’agit pas d’un bouton « je n’aime pas ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h52
   





                        



   


Critiqué depuis longtemps pour sa modération souvent jugée trop lente ou laxiste, Facebook a commencé à tester depuis quelques jours un nouveau système censé l’améliorer. Le réseau social a confirmé jeudi 8 février au site spécialisé The Verge avoir démarré l’expérimentation d’un bouton « downvote » pour signaler plus facilement les commentaires inappropriés.

A quick video of what the #FacebookDownvote button looks like for me. Coming up next, a video of putting it into ac… https://t.co/Y2MBn5qLcJ— hudlersocial (@Christina Hudler)


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Son fonctionnement est simple. Si un internaute clique sur ce bouton situé en bas d’un commentaire (à côté des boutons « j’aime » et « répondre ») alors il sera automatiquement masqué pour lui. L’utilisateur est invité à préciser la raison de cette restriction. « Offensant », « trompeur » ou « hors sujet » font partie des options proposées. Cela permet d’aider Facebook à repérer et modérer les contenus problématiques, tout en permettant aux internautes de mieux contrôler la visibilité de certains contenus dans leur fil d’actualité.
Un nouveau bouton que seule une poignée d’heureux élus peuvent tester pour le moment : 5 % d’utilisateurs américains de l’application Android. Pour l’instant, il n’a été mis en place que sur les commentaires postés sur des pages publiques – excluant les groupes, les célébrités publiques et les utilisateurs.
« Nous ne testons pas un bouton “je n’aime pas” »
Si Facebook possède déjà une fonction permettant de « masquer » une publication ou un commentaire, celle-ci n’est pas immédiatement cliquable, puisqu’elle est cachée derrière un menu déroulant situé à droite du message. Voici à quoi ressemble le nouveau bouton « downvote » en action, immédiatement accessible :

@MattNavarra Thanks for the credit! ❤ 
— hudlersocial (@Christina Hudler)


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En revanche, tient à préciser un porte-parole de Facebook à The Verge : « Nous ne testons pas un bouton “je n’aime pas”. Nous étudions une fonction permettant aux utilisateurs de nous faire un retour. » La question d’un bouton « je n’aime pas » revient régulièrement, notamment pour permettre aux internautes d’exprimer une autre émotion que « j’aime » sous certains contenus. C’est cette réflexion qui avait abouti, au début de 2016, au lancement des boutons « réactions », qui permettent aux utilisateurs d’exprimer leurs émotions avec des options comme « triste », « j’adore », ou le colérique « Grrr ». Facebook, qui tient à rester un espace d’échanges « positifs » où le rejet n’aurait pas sa place, rechigne à faciliter l’expression de sentiments négatifs.
Ce système de « downvote » pourrait, à première vue, sembler se rapprocher de celui du forum américain Reddit. Mais, contrairement à lui, le test de Facebook n’affecte pas la classification des commentaires, des pages ou des posts. D’ailleurs, le nombre de « downvotes » n’est pas visible par les utilisateurs, contrairement à ce qui se passe sur Reddit.
Cette expérimentation s’inscrit notamment dans le combat contre le harcèlement en ligne et les fausses informations, que Facebook dit mener avec force. Mais aussi dans la volonté affirmée par Mark Zuckerberg de donner la priorité aux « messages significatifs » des amis et de la famille. Cela pourrait aussi permettre à la plate-forme de collecter des données pour mieux comprendre les intérêts de ses utilisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ « Lean management », « design thinking », « coaching »… Les organisations oscillent entre la tentation d’un contrôle accru de l’efficience, générateur de conflits, et la libération de la créativité, porteuse de valeurs nouvelles, explique le chercheur Thierry Nadisic dans une tribune au « Monde ».
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« Les innovations managériales n’apportent pas de transformations majeures en matière d’organisation de l’entreprise »

« Lean management », « design thinking », « coaching »… Les organisations oscillent entre la tentation d’un contrôle accru de l’efficience, générateur de conflits, et la libération de la créativité, porteuse de valeurs nouvelles, explique le chercheur Thierry Nadisic dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h43
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Thierry Nadisic (Professeur et chercheur à l’EM Lyon)







                        



                                


                            

Qu’est-ce que les « business models », le « design thinking » et le « coaching » ont en commun (à part d’être des termes de franglais) ? Ce sont des innovations managériales, c’est-à-dire des manières nouvelles d’organiser les activités de l’entreprise. Selon des critiques récurrentes, ces changements, qui font souvent progresser l’innovation et l’efficacité de l’organisation, n’ont pas encore été sources de transformations majeures, et n’ont pas plus renouvelé les rapports humains. Ont-ils vocation à permettre une meilleure coopération, des relations plus respectueuses, une vie au travail plus épanouie ?
Il y a trois types d’innovations managériales : celles qui concernent les outils de management, par exemple le « brainstorming », qui visait, après la seconde guerre mondiale, à favoriser la créativité de groupe ; celles qui touchent à l’organisation des processus du travail, comme le « reingineering » dans les années 1980, qui visait à optimiser un processus de production en diminuant les coûts aux interfaces entre activités, ou le « design thinking » qui, depuis quelques années, favorise l’innovation technique ou de produit ; enfin les innovations d’organisation globale de l’entreprise, par exemple l’apparition du tayloro-fordisme au début du XXe siècle.

Les innovations en matière d’outils ou de processus se situent dans le cadre plus large des modèles d’organisation. Ce sont eux qui traditionnellement transforment les rapports sociaux. Frederick Taylor (1856-1915) a en effet mis au point un modèle d’organisation qui a dépossédé les ouvriers de leur autonomie dans leur métier pour les mettre au service d’une organisation contrôlée par un groupe d’experts des méthodes de travail.
Ce modèle a constitué une véritable innovation sociale, fondant un partage des gains de productivité entre salariés, actionnaires, Etat et clients, qui a rendu possibles la production et la consommation de masse.
Un modèle...



                        

                        

