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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Ils ont écrit au procureur de Paris et au Défenseur des droits pour demander que ces jeunes, âgés de 13 à 17 ans, soient pris en charge en pleine vague de froid.
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Des avocats s’alarment du sort de 128 mineurs isolés « en danger » à Paris

Ils ont écrit au procureur de Paris et au Défenseur des droits pour demander que ces jeunes, âgés de 13 à 17 ans, soient pris en charge en pleine vague de froid.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h34
   





                        


Trois avocats parisiens ont écrit jeudi 8 février au procureur de Paris François Molins et au parquet chargé des mineurs au sujet de la situation « très préoccupante » de 128 mineurs isolés « en danger » dans la capitale, en pleine vague de froid. Ils demandent que ces mineurs soient mis « en sécurité de toute urgence » alors qu’ils « n’ont pas accès aux dispositifs de mise à l’abri » classiques « du 115, réservés aux majeurs », soulignent-ils dans la lettre dont sont également destinataires le Défenseur des droits Jacques Toubon et la procureure générale de la cour d’appel, Catherine Champrenault.
« De nombreux mineurs non accompagnés (…) se trouvent actuellement livrés à eux-mêmes dans les rues de Paris, sans abri, par des températures négatives, et de ce fait exposés à un danger grave et immédiat pour leur santé physique et psychique », s’alarment Catherine Delanoë-Daoud et Isabelle Roth, responsables du pôle mineurs non accompagnés du barreau de Paris, et Emmanuel Daoud, membre du conseil de l’ordre de Paris.

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« Ce n’est qu’une partie de l’iceberg »
Ils ont joint à leur signalement une liste nominative de 128 mineurs de 13 à 17 ans, la plupart des garçons, « mais ce n’est qu’une partie de l’iceberg », selon Me Daoud. Les jeunes gens, qui « n’avaient aucune solution d’hébergement depuis plusieurs nuits », ont été identifiés et recensés dans la capitale en milieu de semaine, principalement dans l’est et le nord parisiens, sur la base des informations d’associations de terrain spécialisées dans la prise en charge des réfugiés et de mineurs isolés.
Les avocats ont décidé de saisir le procureur en vertu de ses missions de protection de l’enfance, pour que les pouvoirs publics – la ville de Paris et le préfet de Paris – mettent « tous les moyens matériels et humains en œuvre afin d’assurer une protection efficace de ces mineurs », d’après leur courrier publié dans la revue juridique Dalloz.
Un total d’au moins 1 000 migrants dorment actuellement dehors à Paris, estiment plusieurs ONG, qui s’inquiètent de voir certaines personnes renoncer à des mises à l’abri par crainte d’une reconduite à la frontière. Dans le cadre du plan Grand Froid, l’Etat a ouvert « 1 435 places supplémentaires » en Ile-de-France dont « 751 à Paris », selon un point fait par la préfecture de région jeudi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Contrairement à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, le futur service national universel ne sera « probablement pas obligatoire », a indiqué vendredi la ministre des armées, Florence Parly.
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Vers un service national sans « caractère obligatoire »

Contrairement à l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, le futur service national universel ne sera « probablement pas obligatoire », a indiqué vendredi la ministre des armées, Florence Parly.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h29
    |

            Eric Nunès








                        



   


Le futur service national « n’aura probablement pas un caractère obligatoire ». Cette annonce, faite vendredi 9 février par Florence Parly, ministre des armées, sur France Inter, revient sur un engagement de campagne d’Emmanuel Macron.
En 2017, lors de la campagne présidentielle, la réintroduction d’un service national et universel était un thème de campagne que partageaient, avec plusieurs nuances, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. « Nous créerons un service militaire obligatoire et universel d’un mois », peut-on toujours lire sur le site « En marche » du candidat Macron. Moins d’un an plus tard et après une levée de boucliers simultanée de la jeunesse et des armées, les angles du projet semblent s’arrondir.

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« Rendre ce service attractif pour les jeunes »
Si les contours du futur service national sont toujours flous, son caractère obligatoire n’apparaît plus à l’ordre du jour : « Ce sera un service qui probablement, n’aura pas un caractère obligatoire au sens ou les gendarmes viendraient chercher les réfractaires, a expliqué Florence Parly. Ce sera un service qu’on cherchera à rendre attractif pour les jeunes afin qu’ils soient incités à le réaliser à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu’ils apprendront et ce qu’ils pourront donner aux autres. »
Une précision qui s’inscrit seulement quelques jours après un premier recadrage du président de la République lui-même, mardi 30 janvier, lors de ses vœux aux forces vives de la nation. Emmanuel Macron avait alors esquissé ce que devrait être le service national : « Il ne s’agit pas de réinventer le service militaire », mais de donner « à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines sociaux, environnemental, culturel », avait-il déclaré. L’idée d’une période tournée vers les pratiques militaires, et encadrée par l’armée, qui figurait dans le programme et le discours du candidat, n’est ainsi plus évoquée par le président.

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Les principaux acteurs concernés par une renaissance d’un service national se réjouissent de l’évolution du cap de l’exécutif : d’un côté, nombre de cadres de l’armée sont soulagés de voir s’éloigner la contrainte une mission d’éducation qui ne correspond pas à leurs compétences. De l’autre, une partie de la jeunesse souffle en voyant reculer la perspective d’un service obligatoire. « Renoncer au caractère contraignant est une bonne chose, estime ainsi Jimmy Losfeld, président de la FAGE, le premier syndicat étudiant. Ce n’est pas en créant un service obligatoire qu’on va créer du vivre-ensemble. La jeunesse veut trouver du sens dans ses actes et ses choix, mais ce n’est pas en lui tordant le bras qu’elle va s’exécuter. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de médecins, d’élus et de représentants d’associations estime que le récent plan en faveur de la psychiatrie annoncé par la ministre de la santé ne prend pas suffisamment en compte l’ensemble des intervenants en santé mentale.
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édition abonné


« Troubles psychiques et problèmes de santé mentale ne sont plus seulement des questions de santé »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de médecins, d’élus et de représentants d’associations estime que le récent plan en faveur de la psychiatrie annoncé par la ministre de la santé ne prend pas suffisamment en compte l’ensemble des intervenants en santé mentale.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h13
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La ministre des solidarités et de la santé a annoncé, vendredi 26 janvier, au congrès de l’Encéphale un grand plan de soutien à la psychiatrie. Enfin, est-on tenté de dire ! Enfin : depuis plusieurs années les signaux d’alarme se multipliaient. Epuisement des équipes, difficultés à répondre aux besoins des personnes malades, explosion de la contrainte, formation de déserts psychiatriques.
Au côté d’autres institutions, de la prison à l’école en passant par la police ou l’accueil des personnes âgées, la psychiatrie souffre de ne plus savoir comment accomplir sa mission au profit de populations dont les problèmes semblent chaque jour un peu plus déborder ses cadres. Il était temps d’agir.
Perplexité et inquiétude
Enfin ? Passé le soupir de soulagement, la lecture du plan en douze points et de l’interview donnée par la ministre au Monde nous a cependant plongés dans la perplexité d’abord, dans l’inquiétude ensuite.
La perplexité, en premier lieu, concerne le fond : nous ne voyons pas dans les propositions de la ministre la réponse aux difficultés que nous diagnostiquons nous-mêmes, en tant qu’acteurs de la santé mentale, usagers, professionnels, chercheurs, responsables de service, à travers nos expériences de vie et nos travaux, dans nos services et nos territoires.

Quelles solutions ce plan apportera-t-il aux difficultés d’accès aux soins et aux droits ? Comment permettra-t-il d’améliorer la coordination des acteurs, professionnels ou non, au service des parcours de soin et de vie des personnes concernées ? Quels accompagnements proposera-t-il aux handicaps encore nombreux et trop mal pris en compte qui affectent ces personnes face au logement, à l’insertion sociale et professionnelle, ou à la citoyenneté ? Et quelle stratégie met-il en place pour favoriser l’exercice par celles-ci de leur autonomie, dans la ligne des approches, largement documentées et acceptées aujourd’hui, en termes de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour la sociologue Annabelle Allouch, le concours transforme le rapport à la connaissance, qui devient purement utilitariste.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« On assiste à la fin d’une politique de démocratisation du savoir »

Pour la sociologue Annabelle Allouch, le concours transforme le rapport à la connaissance, qui devient purement utilitariste.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h13
    |

                            Agathe Charnet








                        



   


Annabelle Allouch est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Picardie-Jules-Verne et auteure de La Société du concours. L’empire ­­­des classements scolaires (Seuil, 2017). Elle regrette « l’esprit de concours » qui souffle sur l’université française.
Prévue pour la rentrée 2018, la sélection à l’entrée à l’université fait-elle basculer l’université dans une logique de concours propre aux grandes écoles ?
Depuis une dizaine d’années, il y a une extension du domaine de concours des universités. Les établissements mettent en œuvre des filières sélectives, comme les bi-licences. Ces modifications ont anticipé la réforme et l’ont rendue acceptable. Avec la réforme, on constate donc une mise en conformité des étudiants, un esprit de concours et de compétition permanente.
L’expérience du scolaire fondée sur le concours perpétuel n’est plus le propre des classes préparatoires ou des étudiants en grandes écoles, mais devient une norme de comportement, à laquelle il faudrait forcément adhérer. Le rapport à la connaissance devient purement utilitariste. Et c’est aussi la fin d’une politique de démocratisation du savoir. Ce qui est très inquiétant, lorsqu’on sait que le diplôme protège du chômage.
L’université française a-t-elle les moyens de développer cet esprit de concours ?
Il y a une volonté des responsables d’université d’entrer dans ce jeu-là, tout en sachant qu’ils n’arriveront jamais à concurrencer les grandes écoles. Le nerf de la guerre, ce sont les moyens. Les universités ont un ratio de financement par élève bien inférieur aux grandes écoles publiques comme Normale-Sup ou Polytechnique.
Quand on a dans une grande école 300 étudiants et dans une université 20 000 étudiants, la qualité de l’accueil n’est pas la même. Il faut que l’Etat investisse à la hauteur de ces 20 000 étudiants qui ont tout autant droit à l’accès à un service public digne de ce nom.
Avec la sélection, il y a l’idée d’enfin revaloriser l’université et d’entrer dans les classements internationaux. Or, le déficit en termes de moyens sera toujours le même… Non seulement les établissements sont mis en concurrence et sont hiérarchisés, mais ils transmettent ce rapport au monde aux étudiants.
Ce désir de classement correspond-il à une conception française du concours ?
On retrouve des processus de sélection drastiques et extrêmement valorisés dans de nombreux pays – même s’ils ne sont pas désignés par le terme de concours. Aux Etats-Unis ou en Angleterre, par exemple, les familles qui souhaitent la filière la plus prestigieuse pour leurs enfants investissent massivement. Le concours est donc autant un processus social qu’une forme institutionnelle qui vise à transformer des microdifférences académiques en statuts sociaux pérennes.
La spécificité française s’appuie sur une légitimité politique extrêmement forte qui relève de l’ancrage dans le modèle républicain. Le concours incarne le contrat social entre l’Etat et les citoyens, la promesse de la reconnaissance d’un talent. L’habillage idéologique est différent, mais la sélection et le processus social sont les mêmes, aussi bien en France qu’à l’international.

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Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 8 février, un supplément dédié aux nombreux concours de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de l’accès aux études de médecine, aux grandes écoles, et des « prépas » qui permettent de les réviser. Ses différents articles sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Concours.










                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La procureure de la République de Saint-Malo a confirmé jeudi soir qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997.
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Pascale Mitterrand, auteure de la plainte de 2008 contre Nicolas Hulot, se défend d’avoir voulu « médiatiser l’affaire »

La procureure de la République de Saint-Malo a confirmé jeudi soir qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h46
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h22
   





                        



   


Pascale Mitterrand, petite-fille de François Mitterrand et fille de Gilbert Mitterrand, est l’auteure de la plainte déposée en 2008 contre Nicolas Hulot.
« Le nom de Madame Pascale Mitterrand a été associé contre son consentement à une tempête médiatique visant Monsieur Nicolas Hulot. Elle-même et sa famille ne cautionnent en aucune manière la publicité » donnée à cette affaire, écrit l’intéressée dans un communiqué transmis vendredi 9 février à l’AFP par Me Michel Dufranc, bâtonnier du barreau de Bordeaux, et avocat de la famille.
« Elle n’est en aucune manière à l’initiative des révélations qui sont à l’origine de la médiatisation actuelle » de cette affaire révélée par Ebdo, qui n’avait pas dévoilé son identité, ce qu’a toutefois fait dès jeudi soir Le Parisien sur son site Internet.
« Elle a dit dès le départ aux journalistes d’Ebdo qu’elle ne souhaitait pas cette médiatisation, mais elle n’avait aucun pouvoir de s’y opposer », a expliqué Me Dufranc. Mme Mitterrand souligne d’ailleurs dans son communiqué que depuis le dépôt de sa plainte, en 2008, elle n’a « sous aucune forme, réactivé celle-ci, ni auprès de son protagoniste, ni auprès de quiconque ».
Plainte classée
La procureure de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, a confirmé jeudi soir dans un communiqué qu’une plainte pour « un fait de viol » avait été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot, mais classée sans suite, pour des actes qui remonteraient à 1997, quand Pascale Mitterrand avait 20 ans.

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Face aux rumeurs et à la publication dans le journal Ebdo d’un article le mettant en cause, Nicolas Hulot a expliqué, jeudi 8 février, sur BFMTV et RMC avoir voulu « prendre les devants » et a dénoncé les « rumeurs ignominieuses ». Il n’a pas exclu de démissionner de son poste de ministre de la transition écologique pour protéger sa famille.
Il a reçu le soutien du premier ministre, qui dit n’avoir « aucune raison de douter de la parole » de l’ex-animateur de télévision, considéré par l’opinion comme la caution écologique du gouvernement, et d’Emmanuel Macron.

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« Il n’y a pas d’affaire, il y a des rumeurs, donc le président de la République a assuré Nicolas Hulot de son entier soutien », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres. L’Elysée a rappelé la « jurisprudence » qui exclut tout « départ d’un ministre tant qu’il n’y a pas de mise en examen ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Une enquête menée par l’ANDRH tente de refléter les préoccupations de terrain des responsables des ressources humaines.
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édition abonné


Les attentes des DRH sur la réforme de la formation professionnelle et sur l’apprentissage

Une enquête menée par l’ANDRH tente de refléter les préoccupations de terrain des responsables des ressources humaines.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h30
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Ce vendredi 9 février se tient la dixième séance de la négociation interprofessionnelle sur la formation qui devrait s’achever le 16 février. La CGT a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne participerait pas à la réunion conclusive sur le volet apprentissage. En parallèle des négociations avec les partenaires sociaux, les directeurs des ressources humaines (DRH) ont tenu à exprimer leurs préoccupations de terrain.
Sur la base d’une enquête flash menée du 29 novembre au 22 décembre 2017 auprès de leurs 5 000 entreprises adhérentes, l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) a publié fin janvier les attentes des DRH, dont ressortent deux positions fortes : une simplification du système de formation professionnelle qui passe par l’identification d’un public prioritaire et des objectifs clairs, et la désignation de la branche comme principal pilote pour porter la formation professionnelle et l’alternance.

Pour la politique alternance des entreprises, 91 % des DRH estiment que les interlocuteurs les plus efficaces sont les branches et les OPCA [organismes paritaires collecteurs agréés, chargés de collecter les fonds de la formation professionnelle]. Seuls 16 % des répondants considèrent que la région devrait être le principal pilote en la matière, alors même que 91 % des répondants appartiennent à des organisations accueillant des alternants. La loi impose aux entreprises de plus de 250 salariés d’employer 4 % de salariés en alternance. L’argument avancé par les DRH étant que « ce sont les branches et les OPCA qui ont la meilleure visibilité sur les débouchés des formations », précise l’ANDRH.
La Fédération de la formation professionnelle (FFP) n’est pas de cet avis pour d’autres raisons. « Le changement de pilote des régions aux branches professionnelles n’est pas la panacée, prévient le président de la FFP Jean Wemaëre, la gestion des fonds de l’alternance,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.
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Un représentant de France Télévisions reconnaît un « bug » après le reportage sur un bar de Sevran

Des représentants des chaînes de télévision ont été auditionnés par les membres de la mission sur les quartiers prioritaires de la ville. Le Jockey Club y était présenté comme un bar interdit aux femmes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h23
   





                        



   


Plus d’un an après la diffusion d’un reportage du journal télévisé de France 2 sur le Jockey Club, un bar PMU de Sevran (Seine-Saint-Denis) prétendument interdit aux femmes, un responsable de France télévision reconnaît une erreur, évoque un « bug ».
Entendu, le 29 janvier, dans le cadre de la mission confiée à l’ancien ministre de la ville Jean-Louis Borloo sur les quartiers prioritaires de la ville, Hervé Brusini, directeur chargé du numérique et de la diversité à France Télévisions, a fait cet aveu.
Il est revenu sur le reportage diffusé le 7 décembre 2016, titré « Lieux publics : quand les femmes sont indésirables », rapportait le Bondy Blog, jeudi 8 février. Dans une séquence du reportage, tourné en caméra cachée par Nadia Remadna et Aziza Sayah, deux militantes de la Brigade des mères, les clients du bar, des hommes, leur enjoignent de « patienter dehors », tandis qu’un autre leur lance : « Dans ce café, y a pas de mixité. (…) C’est comme au bled. »
« Il y a eu un bug, oui, et un problème qui s’est manifestement posé avec ce reportage. » Contacté par le Bondy Blog, Hervé Brusini a confirmé ses propos, sans s’avancer davantage : « Comment analyser ce bug ? Ça, je ne sais pas ? Je ne suis pas mandaté pour en parler. »
Hervé Brusini et Marie-Anne Bernard, directrice de la responsabilité sociale et environnementale à France Télévisions, représentaient le groupe public de l’audiovisuel, et des responsables de TF1, de BFM-TV et de Radio France étaient auditionnés, le 29 janvier, par un groupe de travail sur l’« image des quartiers ». Ils répondaient à des questions sur la manière dont leurs rédactions présentent la réalité dans les quartiers populaires et sur les difficultés qu’ils rencontrent pour mener à bien ce travail.

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Dans le reportage diffusé dans le journal de 20 heures, présenté alors par David Pujadas, France 2 présentait un « bar où il n’y a que des hommes ». Plusieurs contre-enquêtes — du Bondy Blog, de France Bleu ou du Monde –, avaient démontré que le bar n’ostracise pas les femmes.
Le 16 mars 2017, France Télévision écrivait dans un communiqué que « les règles de déontologie journalistiques [avaie]nt été respectées pour ce reportage ». Saisi par des téléspectateurs et par un sénateur, le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait déclaré, le 31 juillet 2017, n’avoir « pas relevé de manquement de la chaîne ». Selon le Bondy Blog, Amar Salhi, le propriétaire du bar, a porté plainte contre France Télévisions pour diffamation.
« Travail pleinement assumé »
Vendredi, la direction de l’information de France Télévisions a renouvelé son soutien à Caroline Sinz [auteure du sujet] et à l’équipe du 20 Heures, à propos du reportage. Elle a fait savoir « qu’elle ne fait en aucun cas “amende honorable”, comme certains ont pu l’écrire et le relayer, déformant et instrumentalisant les propos d’Hervé Brusini ».
La direction de l’information de France Télévisions affirme encore que « le travail effectué par la rédaction a été pleinement assumé à l’époque, et l’est toujours. Nous rappelons que le CSA n’a relevé aucun manquement de la chaîne dans cette affaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Avec le lancement de la police de sécurité du quotidien, le ministère de l’intérieur a ouvert un chantier sur l’apprentissage du métier de policier.
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La formation, enjeu de la police de sécurité quotidienne

Avec le lancement de la police de sécurité du quotidien, le ministère de l’intérieur a ouvert un chantier sur l’apprentissage du métier de policier.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h15
    |

            Julia Pascual








                        



   


Une « refonte totale de la formation des gardiens de la paix ». En lançant la police de sécurité du quotidien, jeudi 8 février, le ministère de l’intérieur a ouvert un chantier sur la formation. Il est question de modules densifiés ou nouveaux, relatifs à la « connaissance de l’environnement local » ou aux « échanges avec la population ». « Beaucoup de choses sont déjà en place », prévient Philippe Lutz, le directeur central de la formation et du recrutement de la police nationale. « Les policiers sont déjà sensibilisés à la relation police/population, confirme un formateur. On l’aborde dans plusieurs cas, le contrôle routier, le différend familial, la victime d’un vol… Et puis, discuter avec quelqu’un d’autre, ça fait partie de l’éducation. »

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Ancien policier devenu sociologue – il écrit une thèse sur la formation des policiers –, Jean-Michel Schlosser estime au contraire que les nouveaux fonctionnaires « sont très peu, voire pas du tout, formés à la connaissance des problèmes socio-économiques qu’on va leur demander de gérer ». « Des choses existent dans la mallette pédagogique, reconnaît-il, mais la réalité, c’est que c’est plutôt de la présentation et pas de la formation véritable. Elle est faite par des policiers, ce qui, malgré leur professionnalisme, ne suffit pas. Le ministère de l’intérieur est très fermé au monde des sciences humaines. Il y a des tentatives, avec des psychologues ou des sociologues, mais ça reste la portion congrue. »
Muscler la formation initiale
Quid, par ailleurs, du travail de police en banlieue, où la majorité des gardiens de la paix sont parachutés à la sortie de l’école ? Aujourd’hui, son appréhension se résume à un module sur les violences urbaines. Pour muscler la formation initiale des élèves policiers, deux mesures principales ont été annoncées jeudi. Des modules d’« adaptation au premier emploi » d’une durée de trois semaines devraient voir le jour, pour préparer les gardiens à la spécificité de leur futur poste. « La formation initiale ne permet pas de voir toutes les facettes du métier, justifie M. Lutz. Des modules sur la police aux frontières et les CRS fonctionnaient, mais on n’avait quasiment rien pour la sécurité publique et pour l’investigation, qui nécessite de comprendre la complexité de la réflexion juridique. »
Le gouvernement veut aussi « professionnaliser » le tutorat des gardiens de la paix lors de leur prise de poste. « Cela permettra de leur présenter le quartier, ses spécificités, les différentes communautés… », a esquissé, jeudi, Rachel Costard, directrice de la formation et du recrutement en Ile-de-France. L’enjeu des chantiers ouverts, selon M. Lutz, « c’est que l’intégration de quelqu’un de Rodez qui se retrouve en poste à La Courneuve se passe le mieux possible ».

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« Aujourd’hui, lorsque l’élève policier arrive en service, c’est un peu le “sac de sable”, résume Damien Cassan, professeur à l’université de Suffolk (Grande-Bretagne), qui a réalisé sa thèse sur la socialisation professionnelle des policiers en France et au Royaume-Uni. Il reste à l’arrière de la voiture. Il y a l’idée que c’est l’expérience qui fait l’expertise. L’apprentissage du métier est très diffus. » Pour M. Lutz, il faut une meilleure continuité entre la sortie d’école et les premiers pas en commissariat, « sinon, ce qui a été appris en école peut être remis en cause par la culture du terrain ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Alors que les renforts en effectifs ont été multipliés par dix en l’espace de cinq ans, l’institution peine de plus en plus à attirer des profils de qualité.
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La police confrontée à des difficultés de recrutement

Alors que les renforts en effectifs ont été multipliés par dix en l’espace de cinq ans, l’institution peine de plus en plus à attirer des profils de qualité.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 14h39
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Réclamés à tous les échelons de la police nationale, de la base au commandement, les renforts en effectifs sont un des piliers de la réforme de la sécurité publique, lancée jeudi 8 février par le ministère de l’intérieur. Pour remettre les forces de l’ordre sur le terrain, Gérard Collomb a déclaré que, « dans les cinq ans qui viennent, nous allons créer 10 000 postes » dans la police et la gendarmerie.
Dans un contexte de menace terroriste, les recrutements étaient déjà repartis à la hausse sous le précédent quinquennat avec près de 9 000 créations de postes. Un changement de braquet radical, après les années de rigueur de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). « Alors qu’on a recruté moins de 500 élèves gardiens de la paix en 2012, on en a pris 4 800 en 2016 et 4 700 en 2017 », témoigne Philippe Lutz, ‎directeur central du recrutement et de la formation de la police nationale. Cette année, un concours exceptionnel, en plus de la session ordinaire, doit se tenir en mars, comme ce fut le cas déjà en 2016, après les attentats.

Cette montée en puissance ne se fait pas sans difficultés. « Les gouvernements n’ont pas recruté de façon régulière et, maintenant, ils veulent massivement combler les trous, quitte à prendre des policiers qui ne savent pas réfléchir, s’alarme un fonctionnaire qui intervient en école de formation. Devant les élèves, on lutte. Au niveau de l’expression, du vocabulaire, de l’orthographe… Il y a aussi des choses qu’ils n’intègrent pas au niveau procédural, sur ce qu’ils peuvent faire ou pas. Ils ont besoin d’être encadrés en permanence. S’ils sont livrés à eux-mêmes sur la voie publique, ça va être compliqué. » « On ne peut pas impunément multiplier par dix le nombre d’élèves recrutés. Il est logique que la qualité soit plus diffuse », concède M. Lutz.
Tensions plus fortes sur le deuxième concours
Actuellement, le recrutement de gardiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le Sénat a adopté, jeudi, la réforme des règles d’entrée à l’université, qui supprime le tirage au sort, après avoir prévu une meilleure prise en compte des débouchés.
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La réforme d’accès à l’université adoptée par le Sénat

Le Sénat a adopté, jeudi, la réforme des règles d’entrée à l’université, qui supprime le tirage au sort, après avoir prévu une meilleure prise en compte des débouchés.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h00
   





                        



   


Après deux jours d’examen du projet de loi sur l’« orientation et réussite des étudiants », le Sénat a adopté jeudi 8 février la réforme d’accès à l’université. Déjà voté à l’Assemblée nationale en décembre, le projet de loi de la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, vise aussi à réduire le taux d’échec en première année de fac (61 % en licence). Deux cent trente et un sénateurs ont voté pour, la droite et LRM, et 93 sénateurs contre, les communistes et les socialistes. Une grande partie du RDSE (à majorité radicale) s’est abstenue.
Le projet de loi fera, le 13 février, l’objet d’une commission mixte paritaire chargée de trouver un accord avec l’Assemblée. En cas de désaccord, les députés ont le dernier mot. Le texte valide la nouvelle plate-forme d’inscription Parcoursup, accusée par la gauche d’instaurer la sélection. Avec ce dispositif, mis en place dès cette année, chaque université traitera la demande d’inscription de manière personnalisée et répondra au vu des compétences et des connaissances requises pour être admis dans la filière souhaitée.
Il prévoit également le rattachement des étudiants au régime général de la Sécurité sociale, ainsi que la création d’une contribution unique pour la vie étudiante. Enfin, le texte entend reconnaître le principe de l’année de césure en l’ouvrant à tous les étudiants.
« Une ligne rouge franchie »
Les sénateurs ont suivi leur rapporteur, Jacques Grosperrin (LR), qui, en commission, avait introduit un amendement destiné à définir les capacités d’accueil en licence en fonction du taux de réussite et de l’insertion professionnelle. « Ce ne sont pas les vœux des candidats qui doivent guider les choix d’ouverture de places dans les filières de l’enseignement supérieur, mais les débouchés professionnels réels qui s’offrent aux diplômés », a souligné l’élu du Doubs. « La sélection est une chance, a-t-il dit. Elle représente une solution juste et égalitaire, profondément républicaine, gage de réussite pour les étudiants. »
« Vos intentions non assumées sont apparues au cours du débat », a lancé Pierre Ouzoulias (CRCE, à majorité communiste) à l’adresse de Mme Vidal. « Vous avancez vers un système libéral, où ce sont les universités qui choisissent leurs étudiants. (…) Nous affirmons notre opposition à la sélection qui est contraire à notre idéal républicain. »

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« Une ligne rouge a été franchie », a déclaré Sylvie Robert (PS), qui regrette que « la droite sénatoriale a[it] durci le texte en donnant plus de pouvoirs aux présidents d’établissement » au détriment de ceux du recteur. « Nous sommes opposés à toute idée de sélection, qu’elle soit sauvage, institutionnelle ou déguisée », a-t-elle rappelé. « Il nous semblait important que le recteur ait le dernier mot » en cas du refus d’un candidat, a aussi souligné François Laborde (RDSE). En revanche, pour Laurent Lafon (UC), « ce texte est une première étape qui a le mérite de débloquer une situation qui n’était plus tenable ».
En séance, les sénateurs ont adopté un amendement de Michel Savin (LR) étendant aux étudiants sportifs de haut niveau auxquels serait refusée une inscription dans une zone géographique déterminée le droit de demander à l’autorité académique de réexaminer leur candidature.
L’Assemblée nationale aura le dernier mot
Ils ont également prévu une meilleure information, dans les départements d’outre-mer, des candidats aux formations du premier cycle sur les opportunités existantes hors du territoire régional, notamment en France métropolitaine et dans l’Union européenne.
Ils ont aussi permis aux établissements d’enseignement supérieur le report jusqu’au 1er janvier 2020 de l’inscription de leurs formations à la plate-forme Parcoursup. Par ailleurs, ils ont donné la possibilité à ces établissements de décider un tarif spécifique de droits d’inscription pour les étudiants étrangers, hors Union européenne.
Toutefois la rédaction du projet n’est pas terminée. Le texte fera l’objet d’une commission mixte paritaire (CMP), la semaine prochaine, chargée de trouver une version commune avec l’Assemblée nationale. En cas de désaccord, les députés auront le dernier mot.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais rappelle tout l’importance que revêtent, lors d’un achat immobilier, les documents que le vendeur a l’obligation de fournir à l’acheteur, et que ce dernier a tout intérêt à lire.
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Immobilier : silence, on vend !

Dans sa chronique bimensuelle, la journaliste Rafaële Rivais rappelle tout l’importance que revêtent, lors d’un achat immobilier, les documents que le vendeur a l’obligation de fournir à l’acheteur, et que ce dernier a tout intérêt à lire.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h26
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
SOS CONSO. En 2011, Sylvain X., 39 ans, décide d’acheter un deux-pièces dans le quartier historique du Marais, à Paris. Un appartement est justement à vendre, au prix de 520 000 euros, mais il est situé au-dessus d’un pub, le Klein Holland. Sylvain craint d’entendre la musique de ce débit de boissons à l’intérieur du logement. Pour savoir à quoi s’en tenir, il demande à le visiter trois fois. Deux étudiantes, Aurore et Annabelle, filles des propriétaires, l’occupent alors.
A chaque visite, Sylvain tend l’oreille, mais ne discerne aucun bruit en provenance du pub. Lors du second rendez-vous, organisé un vendredi soir, de 19 h 30 à 20 h 30, l’amie qui l’accompagne demande à Aurore s’il arrive que la musique du café s’entende dans l’appartement. La jeune fille répond par la négative. Lors de la troisième visite, programmée le vendredi suivant aux mêmes horaires, le père de Sylvain lui repose la question, et reçoit la même réponse. Sylvain achète donc l’appartement, le 20 mai 2011. Le soir même, il y entend les chansons du pub.
Il va voir le gérant, et lui demande comment il se fait que, pendant ses visites, il n’ait rien perçu. Celui-ci lui confie, ingénument, que les étudiantes lui demandaient, par SMS, de baisser le volume. Sylvain, estimant avoir été trompé, fait appel à un huissier, qui constate, sur le téléphone du gérant, la présence de six textos accablants pour les vendeurs.
Tromperie
Le vendredi 18 février, à 18 h 07, Aurore écrit : « Bonsoir John ! Pourrais-tu mettre la musique au strict minimum ce soir de 19 h 50 à 20 h 30 ? Plus bas qu’hier car on entendait… merci beaucoup ! ». A 19 h 51, elle écrit encore : « Juste en rappel au cas où, merci de bien mettre plus bas jusqu’à 20 h 30. La on entend encor pa mal..; merci c’est vraiment important. » Et à 20 h 28, lorsque Sylvain est reparti : « Merci bcp c t parfait. Tu peux remettre légèrement plus fort… mais pas trop ! Bonne soirée. »
L’huissier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Huit cents employés travaillent dans ce bâtiment, dont des inspecteurs du travail très bien informés du risque que présente ce matériau interdit depuis 1997.
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A la tour Bretagne de Nantes, la présence d’amiante dégradé inquiète les salariés

Huit cents employés travaillent dans ce bâtiment, dont des inspecteurs du travail très bien informés du risque que présente ce matériau interdit depuis 1997.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 09h51
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

A la tour Bretagne de Nantes (Loire-Atlantique), édifice de 32 étages inauguré en 1976, l’amiante, un matériau hautement cancérigène repéré dans ce bâtiment il y a presque un an, continue de perturber la vie des quelque 800 fonctionnaires et salariés du privé qui y travaillent. Ce repérage avait mis en évidence la présence d’amiante dégradé, notamment dans les volets des gaines de désenfumage, qui sont actionnés en cas d’incendie. Ce matériau, s’il est dégradé, présente un grand danger car ses fibres, très volatiles, peuvent être inhalées. Or, un nouveau repérage dont les conclusions ont été transmises le 31 janvier aux syndicats montre qu’« il y a beaucoup plus de matériaux amiantés et que l’amiante est plus dégradé à certains endroits que ce qui avait été constaté précédemment », observe Emeline Briantais, représentante du syndicat Sud-Travail du ministère du travail.
Parmi les occupants de la tour, on compte des agents des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), dont bon nombre d’ inspecteurs du travail, très au fait des dangers de ce matériau. Pour éviter ceux-ci, il faut soit encapsuler, soit retirer l’amiante.
Depuis le repérage de mars 2017, aucune solution définitive n’a été mise en place. Face à une direction jugée « inerte », l’intersyndicale CGT-FSU-Sud du ministère du travail appelle les agents à une assemblée générale jeudi 7 février.

Avec le nouveau relevé, tout est remis en cause
« Pour moi, l’exercice du droit de retrait des agents n’est pas exclu », indique Fabrice Ramirez, secrétaire du syndicat CGT-Travail de Loire-Atlantique. Déjà, fin juin 2017, la plupart des agents du ministère du travail avait exercé ce droit. Ce qui avait conduit la direction à faire réaliser un surfactage, consistant en la pose d’une sorte de vernis qui retient les fibres d’amiante. La direction, estimant que les mesurages de l’air étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Loin d’être équitable, ce système de sélection des étudiants est profondément élitiste, dénoncent plusieurs chercheurs.
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Les concours, une tradition française faussement méritocratique

Loin d’être équitable, ce système de sélection des étudiants est profondément élitiste, dénoncent plusieurs chercheurs.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h55
    |

                            Isabelle Dautresme








                        



   


« Sous le couvert d’être équitable, le concours favorise les élèves scolaires, issus de milieux favorisés », fustige François Garçon, enseignant-chercheur d’histoire, à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Pas du tout, rétorque Bruno Dran, porte-parole de la Conférences des grandes écoles et directeur du concours commun Mines-Ponts : « C’est un système juste qui fonctionne très bien, il n’y a aucune raison d’y toucher. »
La tradition du concours à la française est ancienne, elle remonte à 1794, avec la création de l’Ecole polytechnique. D’abord limité à quelques écoles au XIXe siècle, le phénomène « connaît un développement considérable à partir de la seconde partie du XXe siècle, parallèlement à la massification de l’enseignement supérieur », rappelle Bruno ­Belhoste, professeur d’histoire des sciences à l’université ­Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
La moindre école a son concours
Aujourd’hui, le concours s’est imposé comme le principal mode de sélection des étudiants. Au point que la moindre école de commerce ou d’ingénieurs possède son concours et ce, malgré les attaques récurrentes dont ce système fait l’objet.
Pour ses défenseurs, les arguments ne manquent pas. Avec ses épreuves anonymes passées dans les mêmes conditions pour tous, le concours assure une égalité parfaite entre les candidats. « A partir du moment où l’on veille à diversifier le nombre de matières et les types d’exercices, c’est le système le plus efficace, au sens où il permet de sélectionner les meilleurs », souligne Eloïc Peyrache, directeur délégué d’HEC.
Pour Hugues Contant, directeur des admissions à l’Essec, il serait en outre « particulièrement bien adapté pour départager un nombre important de candidats ». Et pas seulement les plus portés au bachotage. « De 15 % à 20 % de nos étudiants créent leur entreprise pendant leur scolarité, c’est la preuve que concours et classe préparatoire ne riment pas nécessairement avec formatage », fait valoir Eloïc Peyrache.
« Les concours récompensent un type de rapport à la connaissance directement lié au milieu social de l’élève », souligne Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS
Pourtant, ce système de recrutement est loin de faire l’unanimité. Ses détracteurs lui reprochent d’être très formaliste et de sélectionner avant tout sur les connaissances. « Comme ils reposent sur des exercices répétitifs, les concours sont incapables de repérer les étudiants les plus créatifs, innovants, ceux qui ont une grande capacité d’adaptation », déplore François Garçon.
Autre reproche : sous le couvert d’être méritocratique, le concours est en réalité profondément élitiste. « Une partie du programme sur lequel planchent les candidats aux plus grandes écoles n’est enseignée que dans quelques classes préparatoires, auxquelles n’ont accès que ceux qui ont bénéficié d’un solide parrainage familial et scolaire. C’est vrai dans les disciplines littéraires, mais également dans les matières scientifiques », pointe Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS et professeure en sociologie à Sciences Po.
Par ailleurs, ajoute-t-elle, « les concours récompensent un certain type de rapport à la connaissance fait à la fois de distance et d’élégance, directement lié au milieu social de l’élève ».

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Soucieuses de s’ouvrir à des étudiants venus d’autres horizons sociaux et scolaires, nombre d’écoles diversifient aujourd’hui les modalités de sélection, accordant plus d’importance à la singularité des parcours individuels et aux qualités personnelles. Ainsi, Sigma Clermont-Ferrand recrute plus d’un tiers de ses étudiants de première année de cycle ingénieur après une prépa intégrée et 15 % sur titre. « Cette diversité des modes de recrutement est essentielle pour garantir une richesse des profils et des parcours », insiste Sophie Commereuc, directrice de l’école du Puy-de-Dôme.
Sciences Po Paris – première grande école à avoir dispensé des lycéens de zone d’éducation prioritaire (ZEP) de passer le concours – propose actuellement cinq voies d’accès à son collège universitaire. Un choix que peu d’écoles ont fait. Plutôt que de toucher au sacro-saint « concours républicain », la plupart, parmi les plus prestigieuses, préfèrent accompagner les lycéens en amont en mettant en place des dispositifs d’« égalité des chances », dont le plus connu est : « Une grande école, pourquoi pas moi ? ».
« Ce modèle relève d’une conception aristocratique de la démocratie qui ne peut être animée que par les meilleurs », relève Claude Lelièvre, professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris-V-Descartes
« Avec ce programme, on vise à lutter contre l’autocensure et à encourager l’ambition des jeunes de milieux populaires par des sorties culturelles et des échanges avec des étudiants », explique Hugues Contant. Car pour ces dirigeants d’école, changer les épreuves au concours ou les modalités de recrutement ne changerait rien au problème des inégalités. « Le concours est la dernière étape d’un processus de sélection engagé bien plus tôt. Il ne peut pas corriger à lui seul toutes les injustices scolaires », argumente Jean-Michel Eymeri-Douzans, directeur adjoint de l’IEP de Toulouse.
Sauf que si le système éducatif est sélectif, c’est justement parce qu’il est organisé autour du concours et qu’il conditionne les années de collège et surtout celles du lycée. « Il engendre une tension sur l’ensemble du système, souligne Agnès van Zanten. Il pousse les parents à élaborer des stratégies pour permettre à leurs enfants d’y réussir. En sélectionnant les meilleurs élèves et en leur permettant de suivre les bonnes options, les bonnes filières, les établissements scolaires participent également à cette logique. »
Des racines profondes
Si, malgré ces critiques, le concours reste la voie naturelle pour intégrer les grandes écoles, c’est parce que ses racines sont profondes. « Derrière, il y a l’idéologie des Lumières qui prône l’instruction pour l’élite et l’éducation pour les masses. Ce modèle relève d’une conception aristocratique de la démocratie qui ne peut être animée que par les meilleurs », tranche Claude Lelièvre, professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris-V-Descartes.
Agnès van Zanten confirme : « En France, on croit en une mesure unique pour évaluer les personnes et cette mesure, c’est celle de l’excellence. Tout le système éducatif est irrigué par cette croyance. » Difficile, dans ces conditions, d’imaginer la fin des concours, d’autant que les classes dirigeantes, très souvent elles-mêmes passées par les établissements d’élite, n’y ont pas intérêt. « Réussir le concours d’une grande école confère une identité et une légitimité pour toute une vie », assure l’historien Bruno Belhoste.

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Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 8 février, un supplément dédié aux nombreux concours de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de l’accès aux études de médecine, aux grandes écoles, et des « prépas » qui permettent de les réviser. Ses différents articles sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Concours.











                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».
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Tabac : les cigarettiers accusés de tricher sur la teneur en goudron et nicotine

Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h40
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Faudra-t-il parler de « tobaccogate », comme il y eut un « dieselgate » ? La plainte pénale déposée début février devant le procureur de la République par le Comité national contre le tabagisme (CNCT), accusant les filiales françaises de quatre cigarettiers (British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brand) de « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », ne peut en tout cas qu’évoquer le scandale récent des moteurs diesel truqués – pourvus de logiciels abaissant artificiellement les émissions polluantes pendant les tests réglementaires.
S’agissant du tabac, il ne s’agit pas de logiciels truqueurs et d’oxydes d’azote, mais de micro-perforations des filtres, de goudron et de nicotine. Le résultat est le même : les taux officiels de ces substances, affichés ou mesurés par le régulateur, sont largement inférieurs à la réalité. Selon la plainte du CNCT, que Le Monde a pu consulter, « la teneur réelle en goudron et nicotine serait, selon les sources, entre deux et dix fois supérieure [à celle indiquée] pour le goudron et cinq fois supérieure pour la nicotine » — des chiffres qui proviennent de la littérature scientifique ou des fabricants de cigarette eux-mêmes.
Pour comprendre, il faut savoir que les filtres de la quasi-totalité des cigarettes actuellement sur le marché sont percés de nombreux micro-orifices imperceptibles à l’œil nu, qui « ventilent » la fumée inhalée. Ce dispositif induit une « dilution » de la fumée transitant par le filtre, mais cette dilution intervient principalement lorsque la fumée est extraite au moyen d’une machine à fumer réglementaire, utilisée pour mesurer les taux de goudron, de nicotine ou encore de monoxyde de carbone dans les produits de combustion du tabac. Au contraire, lors du fumage de la cigarette par un humain, et non par la machine réglementaire, l’emprise des lèvres et des doigts sur le filtre obture la plus grande part des micro-perforations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le défenseur de Jonathann Daval s’est illustré à ses dépens devant les caméras, avant que son client soit mis en examen pour « meurtre sur conjoint ».
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Affaire « Daval » : itinéraire d’un avocat trop bavard


                      Le défenseur de Jonathann Daval s’est illustré à ses dépens devant les caméras, avant que son client soit mis en examen pour « meurtre sur conjoint ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h33
    |

                            Jean-Pierre Tenoux (Besançon, correspondant)








                              

                        

Est-ce l’aveu implicite d’un penchant mal contrôlé ? A Besançon (Doubs), son cabinet d’avocat se situe au premier étage d’un immeuble au nom évocateur : Le Mediatic. Entre deux cigarettes, Randall Schwerdorffer, gabarit solide de 1,90 m pour 90 kg, 48 ans, mèche rebelle et dégaine de « pénaliste », l’admet : « J’apprécie de passer à la télé, d’avoir des affaires médiatiques. » Il ajoute quand même, pour faire bonne mesure, qu’il « ne supporte pas l’exploitation ou la surmédiatisation ». Et cette fois, il reconnaît volontiers avoir été « dépassé ». Promis, juré, il a décidé d’une cure d’abstinence. Fini les plateaux télévisés, au moins pendant quelque temps. « Je sature », confesse-t-il, avec l’air las de celui qui a besoin de se refaire une santé après avoir fait la tournée des bars.
Moment de gloire
S’il existait des Oscars du fait divers, Randall Schwerdorffer pourrait prétendre emporter haut la main celui du meilleur second rôle, pour l’ensemble de son œuvre dans l’« affaire Daval ». Cette figure du barreau de Besançon a connu son premier moment de gloire dès le 29 janvier, lorsque son client, Jonathann Daval, a été placé en garde à vue par les enquêteurs, qui soupçonnaient le veuf éploré d’être en réalité le meurtrier de son épouse, Alexia. Avant même que ses aveux ne soient rendus publics, Randall Schwerdorffer est allé face caméra expliquer que, pour son client, les carottes étaient cuites.

« L’étau se resserre violemment », a-t-il notamment commenté, devenant la risée des réseaux sociaux, pour cette partition peu habituelle de défenseur qui accable… Un peu plus tard, sa défense du suspect lui a valu cette fois les foudres de Marlène Schiappa, qui lui a reproché de chercher des « excuses » à l’auteur présumé d’un féminicide.
Ses collègues avocats ont serré les rangs derrière lui lors de cette seconde polémique, estimant que la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Au XVIIe siècle, la résistance farouche des insulaires pour la défense de leur république autonome suscitait l’admiration des élites éclairées. Cette période, méconnue sur le continent, fait vibrer dans l’île la fibre patriotique, explique l’historien Antoine Lilti.
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Quand la Corse étonnait l’Europe

Au XVIIe siècle, la résistance farouche des insulaires pour la défense de leur république autonome suscitait l’admiration des élites éclairées. Cette période, méconnue sur le continent, fait vibrer dans l’île la fibre patriotique, explique l’historien Antoine Lilti.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 12h14
    |

Antoine Lilti (Historien)







                        



                                


                            

Résonance. Les nationalistes corses ont remporté une large victoire aux élections territoriales de décembre 2017, suscitant l’enthousiasme des uns, l’inquiétude des autres. Doit-on craindre de nouveaux débats sans fin sur l’existence d’un « peuple corse » ou redouter le spectre des années de violence, symbolisées par l’assassinat du préfet Erignac, dont on a célébré cette semaine le vingtième anniversaire ?
Pourtant, c’est un passé plus ancien qu’invoque continûment Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée. Il y a deux ans, il inaugurait son premier mandat en prêtant serment sur un livre publié en 1758, Justification de la révolution de Corse, de Don Gregorio Salvini. Cette année, il a choisi la Constitution de 1755.
Ces hommages aux révolutions corses du XVIIIe siècle sont, sur l’île, des références obligées qui font immanquablement vibrer la fibre patriotique. A l’inverse, ils ne suscitent sur le continent qu’une indifférence polie et vaguement étonnée, proportionnelle à notre ignorance. Que savons-nous de la Constitution corse de 1755 ?
On se souvient en général que la Corse fut cédée par ­Gênes à la France lors du traité de Versailles de 1768, un an avant la naissance d’un certain Napoléon Bonaparte. Mais on oublie que le rattachement au royaume passe par une campagne militaire difficile et que la résistance farouche des Corses suscita l’admiration étonnée de l’Europe éclairée.
Les insulaires n’en étaient pas à leur coup d’essai. Depuis 1729, ils avaient lutté avec succès contre les Génois et leurs alliés français. En 1755, ils avaient acquis un véritable contrôle de l’île, à l’exception des villes littorales, élu Pascal Paoli comme général de la nation et adopté cette fameuse Constitution. Pendant presque quinze ans, une république autonome s’organisa, se dotant de nombreux éléments de souveraineté et même d’une université.
La nation comme projet
Cette république corse tenant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix-neuf départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.
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La moitié nord-ouest de la France sous la neige, des perturbations dans les transports

La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix-neuf départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 02h26
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Une large moitié nord-ouest de la France était sous la neige vendredi 9 février après-midi, du Poitou au Limousin en passant par le Centre, la Haute-Normandie, l’Ile-de-France et jusqu’au Nord-Pas-de-Calais.
Selon Météo France, « jusqu’à 3 à 7 cm de neige fraîche » sont attendus au cours de la journée dans les départements placés en vigilance orange neige et verglas, dont le nombre a été ramené de 27 à 19 en fin d’après-midi. Une nouvelle nuit très froide est aussi annoncée, avec des températures pouvant localement frôler − 10 °C.

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Le point sur les transports
Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Transports scolaires. La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera aussi suspendu dans l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne. Jeudi, les mises en garde relatives au verglas ont été plutôt suivies.
Circulation difficile. A 13 heures, les bouchons en région parisienne avaient atteint un niveau exceptionnel avec plus de 167 km d’embouteillages cumulés, selon le site officiel Sytadin.
RN 118. Emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes avaient été bloqués par la neige mardi soir, la nationale 118 est restée fermée vendredi et sera rouverte « au plus tard lundi à 4 heures ».
TGV. La SNCF a annoncé un trafic normal sur l’ensemble des axes TGV et un retour progressif à la normale pour le Transilien. Mais le trafic pourrait évoluer en fonction des conditions météorologiques.
Transports publics. Le trafic de bus était perturbé en début d’après-midi, la RATP faisant « rentrer ses lignes de bus au cas par cas en fonction des conditions de circulation ». La situation restait toutefois normale dans le métro et le RER.
Perturbations dans les airs. Un tiers des vols prévus au départ de l’aéroport d’Orly, soit environ 200 vols, ont été annulés en raison du nouvel épisode neigeux, selon une source aéroportuaire.
Monuments parisiens. La tour Eiffel restera fermée aux visiteurs vendredi et samedi, tout comme le jardin des Tuileries.

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Transporteurs routiers indignés
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, rétablie tôt vendredi matin et qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée à 18 heures « et les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police.
Ces interdictions à répétition suscitent la colère des chauffeurs. La déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), Florence Berthelot, a dénoncé un « manque de coordination » et une « publication trop tardive » des décisions d’interdiction de circulation. Selon elle, l’impact économique est d’au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Conséquence de ces restrictions : certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique. Enseignes de distribution et commerçants ont aussi été privés de livraisons et se sont trouvés en rupture de stock, a signalé la chambre de commerce et d’industrie francilienne. L’impact a toutefois été limité, les clients ayant été plus rares. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises dont l’activité a été perturbée par les récentes crues et par les chutes de neige.
Côté accidents, « il y a eu une augmentation des appels reçus (au 15) et identifiés pour des motifs traumatologiques, pour tout ce qui est accidents liés au verglas », selon l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. L’organisme a aussi noté « une activité [aux urgences] un peu plus soutenue que d’habitude », « mais tout est sous contrôle », a-t-il dit.
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            data-slide-description="A Paris, à la station Château-de-Vincennes."
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            data-slide-description="Boulevard Richard-Lenoir, à Paris."
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            data-slide-description="Sans titre"
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            data-slide-description="Boulevard Arago, à Paris."
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            data-slide-description="A Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)."
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            data-slide-description="Gif-sur-Yvette (Essonne), le 7 février, vers 8 h 30."
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            data-slide-description="Plaisir (Yvelines), mercredi, vers 9 heures."
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            data-slide-description="Sur le canal de l'Ourcq à Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la cour intérieure du Ritz à Paris, dans la soirée du 6 février."
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            data-slide-description="Le port de la Tournelle sous l'eau et la neige, à Paris, le 7 février au matin."
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            data-slide-description="En forêt de Fontainebleau, près de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne)."
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            data-slide-description="A Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 7 février."
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            data-slide-description="L'Arsenal, à Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), le 6 février."
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            data-slide-description="Vue sur les pistes d’Orly."
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            data-slide-description="Le 6 février au Château de Vincennes."
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            data-slide-description="A Yerres, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, rue d’Alésia, le 6 février."
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            data-slide-description="A Montmartre le 7 février."
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            data-slide-description="Sur l’île de la Jatte, le 6 février."
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            data-slide-description="Au parc Meissonnier à Poissy, le 7 février."
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            data-slide-description="Sur les quais de la Seine dans le 16e arrondissement de Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Feucherolles, dans les Yvellines le 7 février."
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Un aide-soignant condamné à dix ans de prison pour avoir abusé de deux femmes paralysées

L’homme, qui officiait par ailleurs comme diacre, est accusé d’avoir agressé deux femmes extrêmement dépendantes du fait de leur handicap, en 2015 et 2016.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 22h16
   





                        



   


La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné jeudi 8 février à dix ans de prison un aide-soignant, accusé d’avoir abusé de deux femmes handicapées dont il avait la charge au sein d’un foyer géré par l’Association des paralysés de France, à Pantin.
Cet homme à la longue barbe grise de 68 ans, contre lequel quinze ans de réclusion avaient été requis, devra également se soumettre à l’issue de sa peine à un suivi sociojudiciaire de cinq ans comprenant une injonction de soins. Il ne pourra plus exercer auprès de personnes vulnérables.
Au troisième et dernier jour du procès, la cour n’a été convaincue ni par les dénégations de l’accusé, ni par les arguments de son conseil. Ce dernier avait plaidé l’acquittement au motif qu’il n’y avait pas « d’éléments matériels » contre lui, mais seulement « des propos rapportés ».
L’ancien aide-soignant, qui officiait par ailleurs comme diacre, est accusé d’avoir agressé deux femmes extrêmement dépendantes du fait de leur handicap, en 2015 et 2016. Agée de 28 ans, l’une ne communique qu’avec ses yeux. La seconde, 47 ans, s’exprime difficilement. Elles sont considérées comme les résidentes les plus vulnérables d’un foyer géré par l’Association des paralysés de France à Pantin (Seine-Saint-Denis).

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, les personnes handicapées mentales sont plus fortement exposées aux violences sexuelles



« Quoi de plus horrible ? »
Le 28 mars 2016, la plus jeune avait fait comprendre à sa mère par visioconférence qu’elle venait d’être agressée par un aide médico-psychologique. Une plainte est déposée, le salarié mis à pied. Trois jours après, une seconde femme dénonce des viols et des agressions sexuelles qui auraient été commis en 2015.
« Elles ont été abîmées dans leur chair, abîmées dans leur corps par celui-là même qui devait veiller sur elles », avait accusé l’avocate générale, soulignant combien il était « lâche » de s’en prendre à des femmes qui n’avaient « aucun moyen de défense ». La plaignante de 47 ans avait expliqué n’avoir rien dénoncé pendant un an par « peur » de l’accusé et de ne pas être crue. L’avocate générale a appuyé : « Quoi de plus horrible que d’être violée et de continuer à être lavée par son violeur ? »
« Tout ce que j’ai entendu sur moi, c’est très triste », avait déclaré le sexagénaire avant que la cour ne se retire pour délibérer. Se disant prêt à « pardonner » à tous ceux qui l’avaient « accusé, rabaissé, humilié », l’homme, ordonné diacre en 2011, avait assuré que s’il devait rester en prison, il « consacrerait encore [sa] vie aux autres là-bas ». A l’énoncé du verdict jeudi soir, il n’a pas cillé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ M. Faurisson a fait appel d’une décision de justice de 2017 qui reconnaissait que la journaliste du « Monde » Ariane Chemin avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».
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L’ultime bataille du négationniste Robert Faurisson

M. Faurisson a fait appel d’une décision de justice de 2017 qui reconnaissait que la journaliste du « Monde » Ariane Chemin avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».



Le Monde
 |    08.02.2018 à 21h23
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 23h00
    |

            Franck Johannès








                        



   


Robert Faurisson n’avait évidemment pas digéré le jugement de juin 2017 : pour la première fois, un tribunal avait reconnu que le traiter de « menteur professionnel », « falsificateur » et « faussaire de l’histoire » n’était que la simple vérité. Le monsieur de 89 ans, qui soutient depuis quarante ans que les chambres à gaz n’ont jamais existé, a ainsi fait appel d’un jugement, jeudi 8 février, qui avait accordé « l’exception de vérité » à Ariane Chemin, une journaliste du Monde. Une décision rarissime : si le négationniste a perdu la plupart de ses procès en diffamation, ses accusateurs étaient toujours relaxés au bénéfice de la bonne foi. La 17e chambre correctionnelle de Paris, en revanche, a estimé le 7 juin 2017 que la journaliste avait rapporté la preuve qu’il était « un menteur professionnel ».
L’affaire remonte assez loin, à une tribune de Faurisson publiée par Le Monde en 1978, de surcroît surtitrée « Le débat sur les “chambres à gaz” » – les guillemets sont de l’époque. « Une bourde monumentale », avait écrit Ariane Chemin, dans un article du 21 août 2012, intitulé « Le jour où “Le Monde” a publié la tribune de Faurisson ». Le vieux professeur avait aussitôt poursuivi l’article, mais un choix malheureux de son avocat l’avait convaincu d’attaquer pour injure et non pour diffamation : il a été débouté en 2014, tant en première instance qu’en appel.
Or l’article a été repris dans un livre édité par Flammarion, Le Monde, 70 ans d’histoire, et Robert Faurisson à de nouveau porté plainte – cette fois en diffamation. Le vieux monsieur ne désarme d’ailleurs pas. Il avait expliqué que sa pensée avait été fort bien résumée à la radio, le 17 décembre 1980 :
« Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs forment un seul et même mensonge historique, qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international. »

        Lire :
         

          La justice reconnaît que Robert Faurisson est un « faussaire »



« Nier l’existence des chambres à gaz est un délit »
A l’audience d’appel, jeudi, le négationniste est venu soutenir ses thèses, accompagné de son petit frère et d’une poignée de sympathisants. La présidente Catherine Bézio n’a pas compris tout de suite dans quel pétrin elle s’était fourrée. Ariane Chemin est venue une nouvelle fois défendre son travail. « J’assume absolument ce que j’ai écrit, a indiqué la journaliste, je suis de la génération de la loi Gayssot, pour moi, il est évident que nier l’existence des chambres à gaz est un délit. Dire que M. Faurisson est un menteur professionnel, c’était une évidence. »
« Sur quoi vous fondez-vous pour dire qu’il est un menteur ? », s’est interrogée benoîtement la présidente. Légère stupeur dans les rangs de la cour. La présidente a cru se reprendre en posant quelques questions à Robert Faurisson. Le vieux monsieur n’attendait que ça ; il a raconté sa vie, son œuvre, ses voyages à Auschwitz, le contenu de la Pravda du 2 février 1945, les contradictions d’Elie Wiesel et de Raoul Hilberg, l’auteur de La Destruction des juifs d’Europe – l’homme est intarissable, et il n’a pas été simple de l’arrêter.
Son nouvel avocat, Damien Viguier, un proche d’Alain Soral et de Dieudonné, s’est curieusement félicité d’un arrêt de 1983 (qui a débouté son client), et a soutenu « qu’il n’y avait pas de vérité officielle en France ; les tribunaux ne sont pas là pour établir une vérité historique. Le juge de 2017 s’est prononcé sur la vérité, et il l’a fait de travers. Robert Faurisson est un chercheur attentif, honnête, viscéralement attaché à la vérité, c’est son défaut ». Il a ajouté, « pour moi, c’est un grand honneur d’avoir été choisi pour défendre Robert Faurisson » qui, c’est vrai, change souvent d’avocat.
« La bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours »
Pour Le Monde, Me Catherine Cohen-Richelet a indiqué que « non seulement Robert Faurisson falsifie l’histoire, mais aussi la jurisprudence ». Le professeur de lettres a été débouté de ses procès en 1981, 1982, 1983, 1985, 1990, 2007, 2014 ; et condamné pour contestation de crime contre l’humanité en 1991, 1998 et 2006. « La loi Gayssot établit la vérité des crimes contre l’humanité, a rappelé l’avocate. Ça n’empêche pas les historiens de faire des recherches, mais le génocide, c’est une vérité. La contester, c’est être un faussaire. »
Enfin pour Flammarion, Me Christophe Bigot a souligné l’enjeu de l’audience. « Pendant vingt ans où Faurisson était traité de falsificateur, les tribunaux ont répondu, “vous n’établissez pas que c’est un menteur”. La justice avait adopté une position un peu confortable, un peu plan-plan. La 17e chambre a remis courageusement les choses dans le bon sens. Si vous revenez en arrière, vous remettez en cause la réalité de tous ceux qui ne sont pas revenus des camps. » D’autant que Robert Faurisson « est loin d’être un imbécile », a souligné l’avocat, il instrumentalise chacune des décisions : « Il pourra dire que ses diffamateurs n’ont pas rapporté la preuve, et donc qu’il disait la vérité. »
« J’ai péché par naïveté, a enfin conclu Ariane Chemin. Je n’avais pas soupçonné que la bataille contre le négationnisme, il faut la mener tous les jours. Il y a une relève, des jeunes qui ne s’appuient plus sur le vieil antisémitisme traditionnel, mais sur le courant inspiré par Robert Faurisson, avec Alain Soral, ou Dieudonné. » Décision le 12 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La France n’a pas avec Monaco de texte lui permettant l’accès aux informations des cartes grises des véhicules en infraction flashés par les radars automatiques.
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Le procureur de Rennes veut mettre fin à « l’impunité » des conducteurs monégasques en France

La France n’a pas avec Monaco de texte lui permettant l’accès aux informations des cartes grises des véhicules en infraction flashés par les radars automatiques.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 21h02
   





                        



   


Ils se rendent parfois responsables de « très grands excès de vitesse » sur le territoire français, et sont souvent récidivistes. Et ça a le don d’agacer le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet. Ce dernier entend mettre fin à « l’impunité » des chauffards monégasques en lançant des poursuites pénales contre eux, a-t-il déclaré jeudi 8 février.
« Je ne peux pas accepter que des conducteurs qui mettent en danger la vie des citoyens sur le territoire national puissent bénéficier d’une totale impunité », a déclaré à l’agence France-Presse le procureur de la République de Rennes, où se trouve le Centre national de traitement des infractions routières (CNTIR).
Contrairement à ce qui est prévu avec quatorze pays de l’Union européenne (UE) dans le cadre d’une directive européenne du 11 mars 2015, la France n’a pas avec Monaco de texte lui permettant l’accès aux informations des cartes grises des véhicules en infraction flashés par les radars automatiques.
231 véhicules en 2017
« Il y a des conducteurs qui ont un comportement de totale impunité » mais « nous avons une volonté commune avec le procureur général de la principauté de Monaco de mettre un terme à ces agissements » , a dit Nicolas Jacquet. Selon le magistrat, « la solution passe par une convention bilatérale » entre la France et Monaco.
En arrivant à Rennes en 2016, M. Jacquet avait transmis une liste de 206 immatriculations à son homologue de Monaco – 97 comportant au moins 50 infractions routières et 109 avec au moins 10 infractions dont 1 de grand excès de vitesse. Le magistrat monégasque avait donné des instructions pour identifier les propriétaires et faire un rappel à la loi tout en soulignant qu’il ne pouvait pas engager des poursuites.
En 2017, Nicolas Jacquet lui a adressé une nouvelle liste de 231 véhicules dont 37 figuraient déjà dans la liste de 2016. Cette fois, « ils ont été convoqués à la sécurité publique de Monaco pour être entendus et les auditions ont été transmises au parquet de Rennes ». Le CNTIR va désormais pouvoir « adresser des avis de contraventions et transmettre ces dossiers aux officiers du ministère public territorialement compétents », selon M. Jacquet.



                            


                        

                        

