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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Sous les traits du personnage « Nana Pelucas », Leslie Ann Pamela Montenegro se mettait en scène dans des vidéos satiriques et politiques.
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Une youtubeuse mexicaine assassinée après des menaces de narcotrafiquants

Sous les traits du personnage « Nana Pelucas », Leslie Ann Pamela Montenegro se mettait en scène dans des vidéos satiriques et politiques.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h54
   





                        


La youtubeuse mexicaine Leslie Ann Pamela Montenegro a-t-elle été abattue par des narcotrafiquants ? C’est en tout cas l’une des pistes qu’étudient les autorités, a annoncé mardi 6 février le procureur de l’Etat de Guerrero. La veille, la chroniqueuse politique et satirique de 36 ans, connue dans cet Etat de la côte ouest mexicaine sous le pseudonyme de « Nana Pelucas » (Nana Perruques), est morte sous les balles.
Lundi, en début de soirée, deux hommes ont ouvert le feu sur elle dans un restaurant appartenant à la blogueuse et situé dans la station balnéaire d’Acapulco, devenue l’une des villes les plus dangereuses du pays.
Le magistrat Xavier Olea a précisé que les autorités suspectaient Javi Daniel Cervantes Magno dit « El Barbas », un ancien membre du puissant cartel indépendant d’Acapulco, qui dirige depuis son propre gang, d’avoir commandité cet assassinat parce que Nana Pelucas aurait divulgué dans ses vidéos des informations provenant des cartels.
Une région en proie au crime organisé
La youtubeuse avait reçu différentes menaces de narcotrafiquants : son nom apparaissait sur des « narcomantas » retrouvées dans le port d’Acapulco fin 2016. C’est sur ces banderoles en tissu que les gangs accusent publiquement des personnalités de leurs liens avec des groupes rivaux. Nana Pelucas y était accusée d’informer des gangs, ce qui lui a valu des menaces de mort selon le secrétaire général de l’Union nationale des rédacteurs de presse – association à laquelle appartenait la blogueuse –, cité par le journal espagnol El Pais. Le procureur a également précisé qu’un fonctionnaire municipal, lié au crime organisé, avait aussi cherché à l’intimider.

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Bien que la chaîne YouTube Sillon TV, sur laquelle elle officiait, ne compte que quelques milliers d’abonnés, Nana Pelucas était bien connue dans les cercles politiques et citoyens de la région. Ce personnage portant énormes lunettes et perruque frisée distillait, entre des conseils domestiques et les tutos maquillages humoristiques, de nombreux commentaires politiques sur l’Etat de Guerrero en proie à la violence, au crime organisé et à la corruption.
D’abord comédienne pour enfants à la télévision locale, Leslie Ann Pamela Montenegro s’est consacrée au commentaire politique et satirique à partir de 2015. Elle réalisait également des entretiens de fonctionnaires locaux, qu’elle diffusait notamment sur Facebook, selon El Pais.

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En décembre 2017, un autre youtubeur, Juan Luis Lagunas Rosales, connu comme « El Pirata de Culiacan », avait été abattu dans un bar de la banlieue de Guadalajara (Etat de Jalisco). Ce jeune homme de 17 ans, qui s’était rendu célèbre sur les réseaux sociaux en apparaissant fortement alcoolisé dans des vidéos fantasques, s’était moqué d’un baron de cartel. On a retrouvé son corps criblé de quinze balles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La capitale sud-coréenne ne se passionne pas pour les Jeux d’hiver de Pyeongchang, pourtant disputés à moins de 200 kilomètres.
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Jeux Olympiques d’hiver 2018 : A Séoul, la cérémonie d’ouverture fait un bide

La capitale sud-coréenne ne se passionne pas pour les Jeux d’hiver de Pyeongchang, pourtant disputés à moins de 200 kilomètres.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h48
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        


La folie olympique peine à gagner Séoul. « Il n’y a que les gens de Pyeongchang qui sont excités, non ? », entend-on dans la capitale sud-coréenne. Un soupçon d’ironie qui ferait presque oublier que nombre de Séoulites figurent parmi les milliers de volontaires des Jeux de Pyeongchang.
Le désintérêt est inversement proportionnel aux efforts consentis pour promouvoir l’événement. Ainsi le grand groupe de télécommunications KT diffusait-il, vendredi 9 février, la cérémonie d’ouverture sur la façade de son siège de Séoul, installé sur l’avenue Sejong, théâtre des grands rassemblements des Coréens, située au cœur de la capitale. Mais, de public, point ou si peu.
Le temps était pourtant clément. Après des semaines de neige et les températures négatives d’un hiver exceptionnellement froid, le thermomètre indiquait 4,1 degrés Celsius en plein centre-ville. « Peut-être que les gens regardent la cérémonie chez eux ? », commentait avec un certain fatalisme l’un des employés de KT.
Absence de stars
L’entreprise a beaucoup misé sur cet événement, que les organisateurs ont voulu orienté vers les nouvelles technologies. Elle en a fait le théâtre de la première expérimentation de la diffusion en 5G, avant une mise en service prévue pour 2020. Dans des installations provisoires, souvent réalisées à partir de conteneurs usagés, elle propose des simulations de différents sports, comme le bobsleigh.
Mais ces Jeux, initialement présentés comme un moyen d’« augmenter le prestige » du pays, ont vu leur image affectée par le « Choigate », le scandale ayant conduit à la destitution en mars 2017 de la présidente Park Geun-hye pour corruption et trafic d’influence. L’affaire avait commencé avec des révélations de malversations autour de l’organisation des Jeux.
Autre problème : l’absence de stars des sports d’hiver en Corée du Sud. Si ce n’est dans une certaine mesure les patineurs de short-track, pourvoyeurs de médailles, personne n’a pris la suite de Kim Yuna, qui avait embrasé le cœur des Sud-Coréens avec ses succès en patinage artistique et qui a eu le privilège d’allumer la flamme olympique à Pyeongchang.
Et puis, ces derniers jours, une épidémie de gastro-entérite a éclaté dans la région de Pyeongchang. Le froid polaire, jusqu’à – 20 °C dans la nuit du 6 au 7 février, a forcé les organisateurs à distribuer bonnets, couvertures et autres coussins chauffants pour la cérémonie d’ouverture. Des messages appelant à bien se couvrir ont été diffusés dans le KTX – le TGV local – qui assure la liaison des sites olympiques.
Faire sécher le poisson
La cérémonie d’ouverture se déroulait dans un stade construit dans la zone la plus venteuse et la plus froide de la région, où les habitants avaient l’habitude de faire sécher le poisson en raison justement de ces conditions extrêmes, idéales pour une meilleure conservation.
Le constat fait dans le soir tombant de Séoul confirme les difficultés rencontrées pour vendre des billets. Le 7 février, 826 000 étaient vendus, soit 77,3 % du total disponible. Lee Hee-beom, directeur du comité d’organisation, le Pocog, se voulait pourtant optimiste : « Au rythme actuel, nous devrions avoir des stades pleins dès l’ouverture. »
Pas si sûr car, pour écouler les billets, beaucoup d’entreprises ont été plus ou moins forcées d’en acheter. Une employée d’une de ces entreprises, désireuse de rester anonyme, s’est vu offrir des entrées pour les Jeux comme partie de son augmentation de salaire pour 2017. N’ayant aucun intérêt particulier pour les sports d’hiver, elle n’avait pas prévu de s’y rendre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Au cinquième jour de l’offfensive du régime syrien contre l’enclave rebelle de la Ghouta orientale et des localités voisines, plus de 200 civils ont été tués.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Quatre suspects ont été arrêtés à Bamako après l’agression sexuelle d’une jeune fille de 14 ans. Les associations militent pour que le pays sorte de l’omerta.
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Décryptage

Le Mali sous le choc d’une vidéo de viol collectif

Quatre suspects ont été arrêtés à Bamako après l’agression sexuelle d’une jeune fille de 14 ans. Les associations militent pour que le pays sorte de l’omerta.

Par                Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)



LE MONDE
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        Le 09.02.2018 à 15h32

     •
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        Mis à jour le 09.02.2018 à 15h33






    
A Bamako, au Mali, en 2014.
Crédits : Joe Penney / REUTERS


Au Mali, une vidéo diffusée sur Internet suscite l’indignation depuis samedi 3 février. On y voit quatre jeunes en train de violer, l’un après l’autre, une jeune fille de 14 ans qui pleure et se débat, sous les insultes de ses agresseurs. Les quatre auteurs présumés de ce viol collectif ont été arrêtés mercredi par la brigade des mœurs de Bamako sur la rive gauche du fleuve Niger. Le plus jeune a 16 ans, le plus âgé 25 et les deux autres 18.

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Dès mardi, une dizaine d’associations de défense des droits humains avaient saisi le procureur général de Bamako pour l’ouverture d’une enquête. Dans un communiqué conjoint, jeudi, elles ont encouragé « les autorités judiciaires à poursuivre avec célérité les enquêtes, à juger les suspects et à les condamner le cas échéant pour non seulement rendre justice à la victime, mais aussi faire de ce cas un exemple pouvant prévenir la commission d’autres actes de viol et de violences sexuelles ».
« C’est l’occasion de frapper un grand coup pour éviter la récurrence de ces actes commis par des individus qui ne mesurent pas l’ampleur des sanctions qui les attendent », affirme Drissa Traoré, coordinateur de projet à l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), l’une des organisations qui entendent se constituer partie civile dans la procédure judiciaire ouverte au tribunal de la commune III du district de Bamako.
Esclavage sexuel
Cette affaire, qui rappelle le viol collectif et filmé de Zouhoura Mahamat Yosko, en février 2016 au Tchad (sept hommes avaient été condamnés pour avoir séquestré et violé une adolescente de 16 ans pendant plusieurs jours), n’est pas un cas isolé. Mercredi également, un homme de 73 ans a été arrêté pour des attouchements sexuels sur une fillette de 3 ans dans un quartier populaire de Bamako. Et dans son communiqué, le collectif d’associations rappelle que, depuis le début de l’année, il y a déjà eu au moins deux autres cas de viol dans la capitale et dans les quartiers périphériques.

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En janvier 2017, une étude menée par Wildaf-Mali, l’antenne locale du réseau Women in Law and Development in Africa, révélait qu’environ 300 femmes sont violées chaque année au Mali. Selon Bouaré Bintou Founé Samaké, présidente de Wildaf-Mali, le phénomène a pris de l’ampleur à la faveur de la crise de 2012, notamment dans le nord du pays, où, sous l’occupation des groupes djihadistes et rebelles armés, des femmes et des jeunes filles ont été victimes de viols, d’esclavage sexuel et d’autres violences.
Dans un rapport publié en décembre 2017, l’AMDH tire la sonnette d’alarme quant au flou juridique concernant les plaintes pour crimes sexuels qu’elle avait introduite avec d’autres organisations, au nom de plus 100 femmes, devant le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako. En 2015, la Cour suprême avait restitué aux juridictions du nord du Mali leurs compétences, sans préciser si le tribunal de la commune III était dessaisi des plaintes ou pas.

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« L’Etat contribue à instaurer l’impunité, estime Mme Founé Samaké. Il ne veut pas en parler au nom de la paix sociale. » Au Mali, le viol est tabou, et rares sont les victimes qui sortent du silence. « Une affaire de viol ne doit pas être prise à la légère », conclut Drissa Traoré, qui ajoute que c’est l’occasion pour la justice malienne, très décriée, de redorer son blason. Au Mali, le viol est puni de cinq à vingt ans de prison.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les Jeux olympiques de Pyeongchang sont l’occasion d’un spectaculaire rapprochement entre les deux Corées. Mais l’équilibre reste fragile.
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Une série de gestes symboliques pour la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2018

Les Jeux olympiques de Pyeongchang sont l’occasion d’un spectaculaire rapprochement entre les deux Corées. Mais l’équilibre reste fragile.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h51
   





                        



   


C’était l’un des gestes attendus de la cérémonie d’ouverture de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2018 en Corée du Sud à Pyeongchang, vendredi 9 février. Deux hockeyeuses de l’équipe unie de Corée, main dans la main, ont participé à l’allumage de la vasque olympique. Jong Su-hyon, pour le Nord, et Park Jong-ah, pour le Sud, ont gravi de concert l’escalier lumineux qui menait à la vasque, avant de passer le relais à la championne olympique 2010 de patinage artistique Kim Yu-na, pour le geste final.
Au début de la cérémonie d’ouverture, Kim Yo-jong, sœur de Kim Jong-un et première membre de la dynastie régnant sur le Nord à fouler le sol du grand rival depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953, et Moon Jae-in, président de la Corée du Sud, se sont serré la main. Un geste d’une banalité absolue qui relève pourtant de l’extraordinaire au regard de la situation géopolitique.
Avant la cérémonie d’ouverture, le président sud-coréen, Moon Jae-in, et le président de l’Assemblée populaire suprême de la Corée du Nord, Kim Yong-nam, s’étaient par ailleurs rencontrés, échangeant une poignée de main déjà historique.
Défilé commun
Autre symbole fort, une heure plus tard lors du défilé des athlètes : le passage en commun des sportifs des deux pays, vêtus de blanc et dont les tenues portaient seulement le mot « Corée » dans le dos.
Groupés derrière le drapeau de l’unification coréenne – la silhouette bleu pâle de la péninsule sur fond blanc – les Coréens ont reçu une grande ovation de la part des 35 000 spectateurs réunis dans le stade olympique, sous le regard des dirigeants des deux pays.

   


Dans ces conditions, l’ouverture officielle de ces Jeux, annoncée comme il se doit par le président du pays hôte, la Corée du Sud, a évidemment reçu un triomphal accueil. « Je déclare les Jeux olympiques de Pyeongchang ouverts », a lancé Moon Jae-in de la tribune.
« Vous allez tous nous inspirer, pour vivre en paix et en harmonie, malgré nos différences », avait souligné juste avant Thomas Bach, président du Comité olympique international (CIO).
Les JO 2018, du 9 au 25 février, sont donc d’ores et déjà témoins d’un spectaculaire rapprochement entre les deux Corées, ennemies historiques, officiellement toujours en guerre depuis 1953.
Mike Pence arrive en retard pour le dîner
Alors que les derniers mois avaient été marqués par de fortes tensions liées aux ambitions nucléaires et balistiques nord-coréennes, les dernières semaines ont bouleversé la donne et abouti à la participation de 22 sportifs nord-coréens aux JO, en plus de l’envoi d’une délégation diplomatique de haut niveau.

   


L’équilibre, pourtant, reste fragile. L’heure précédant la cérémonie a ainsi été moins conviviale, le vice-président américain, Mike Pence, esquivant le dîner organisé en amont. D’après le plan de table, M. Pence aurait dû partager la même table que les chefs de l’Etat sud-coréen et nord-coréen. Mais un porte-parole de la présidence sud-coréenne a expliqué qu’il était arrivé en retard, avait « salué ceux qui étaient assis à la table d’honneur et était reparti sans s’asseoir ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Alors que les revendications salariales se multiplient outre-Rhin, créant des tensions dans divers secteurs, Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, vous répond.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le jour des amoureux, de nombreux cambodgiens usent de tous les moyens pour faire perdre leur virginité à leur partenaire.
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Au Cambodge, Saint-Valentin rime avec harcèlement


                      Le jour des amoureux, de nombreux cambodgiens usent de tous les moyens pour faire perdre leur virginité à leur partenaire.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h40
   





   


Chaque année, au Cambodge, à l’approche de la Saint-Valentin, des vendeurs ambulants proposent ours en peluche, bouquets de fleurs et ballons en forme de cœur. Ce jour-là, une partie de la jeunesse sèche les cours pour se retrouver à Koh Pich, l’île artificielle où l’on peut pratiquer tours à moto et rapprochement des corps, jusqu’à ce qu’arrive la fatidique question : « On va à l’hôtel ? »
Car cette fête, devenue très populaire, s’est associée dans l’esprit des jeunes à l’idée de perte de virginité. « La Saint-Valentin, c’est l’occasion de prouver son amour, sa confiance en l’autre. Faire l’amour est considéré comme un gage », rapporte Kosoma, diplômée en communication. Dans ce pays bouddhiste, les valeurs traditionnelles sont toujours bien ancrées, mais elles cohabitent désormais avec l’aspiration à plus de liberté. Les « amoureux » n’attendent pas tous leur nuit de noces pour goûter au fruit qui leur est défendu.

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Cette « preuve » d’amour peut alors devenir l’objet d’un sordide marchandage. Lors d’une enquête menée en 2014 auprès de garçons âgés de 15 à 24 ans, près de la moitié ont révélé leur intention de coucher avec leur partenaire à l’occasion de la Saint-Valentin, peu importe le consentement de cette dernière. « Cela ne signifie pas que les garçons ont tous l’intention de violer leur partenaire, mais qu’ils tentent par tous les moyens d’arriver à leurs fins ; en promettant à la jeune fille un bijou, en la conduisant à l’écart de la ville ou en la faisant boire », détaille Tong Soprach, l’analyste à l’origine de cette étude.
« S’acheter des fleurs, c’est bien, mais si c’est une manœuvre pour aller au-delà de l’amitié et que ce geste conduit à perdre sa virginité, cela viole notre culture. » Hang Chuon Naron, ministre l’éducation
Pour endiguer le phénomène, la police a organisé des patrouilles aux abords des guesthouses offrant un refuge aux amants moyennant cinq dollars les trois heures. Le ministère de l’éducation, lui, a organisé des examens le jour J pour dissuader les absentéistes et envoie chaque année des messages d’alerte. « S’acheter des fleurs les uns les autres, c’est bien, mais si c’est une manœuvre pour aller au-delà de l’amitié et que ce geste conduit à perdre sa virginité, cela viole notre culture », a même alerté, l’an passé, le ministre Hang Chuon Naron. L’éducation sexuelle a fait sa timide apparition dans les manuels scolaires en 2013 et doit désormais être généralisée à l’ensemble du pays.
« Le Cambodge a une forte culture du viol : les femmes portent rarement plainte parce qu’elles sont conditionnées à penser que c’est de leur faute. Si elles se font violer, elles n’en parlent pas de peur d’être rejetées et que leur famille perde la face », déplore Catherine V Harry, une militante de 22 ans. Dans ses vlogs, « A dose of Cath », suivis par près de deux mille personnes, elle se frotte à des sujets aussi tabous que les règles, la contraception ou l’égalité des sexes. Une manière de faire évoluer les mentalités, en donnant des clés aux jeunes pour leur permettre de prendre les bonnes décisions.

Par Eléonore Sok-Halkovich



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le chef du Parti social-démocrate allemand était très critiqué par la base de son parti. Il avait en effet juré qu’il ne serait jamais ministre sous un gouvernement d’Angela Merkel.
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Allemagne : Martin Schulz renonce au ministère des affaires étrangères

Le chef du Parti social-démocrate allemand était très critiqué par la base de son parti. Il avait en effet juré qu’il ne serait jamais ministre sous un gouvernement d’Angela Merkel.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h43
   





                        



   


Le chef du Parti social-démocrate allemand (SPD), Martin Schulz, a annoncé, vendredi 9 février, renoncer à devenir ministre des affaires étrangères dans le prochain gouvernement d’Angela Merkel.
Dans un communiqué, il a expliqué les raisons de son renoncement :
« Je déclare par la présente renoncer à mon entrée au gouvernement. Les débats autour de ma personne menacent le succès du vote. Je déclare donc par la présente renoncer à mon entrée au gouvernement. »

Ich verzichte auf den Eintritt in die Bundesregierung und hoffe, dass damit die Personaldebatten innerhalb der SPD… https://t.co/WsxnxZKNUv— MartinSchulz (@Martin Schulz)


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M. Schulz était très critiqué au sein du SPD pour avoir revendiqué ce poste dans le cadre de l’accord de coalition annoncé mercredi avec les chrétiens-démocrates (CDU) de la chancelière, car il avait juré ne jamais être ministre de Mme Merkel.
Or cette coalition doit encore obtenir le blanc-seing des militants sociaux-démocrates au cours d’un référendum interne dont le résultat est attendu le 4 mars. Un résultat positif étant loin d’être acquis, M. Schulz a expliqué qu’il se retirait pour éviter de galvaniser les opposants.
Critiques de son prédécesseur
Le chef du SPD, qui avait déjà conduit son parti à son plus-bas historique aux élections de septembre, a été vertement attaqué jeudi soir par son prédécesseur à la tête du parti et actuel ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel.
« Ce qui reste, c’est seulement le regret [de voir] à quel point chez nous au SPD on agit avec peu de respect les uns envers les autres et de voir que la parole donnée compte si peu », a jugé Sigmar Gabriel dans les colonnes du groupe de journaux régionaux Funke.
Le quatrième gouvernement d’Angela Merkel est critiqué de toute part, alors qu’il n’a même pas pris ses fonctions. Nombre de conservateurs reprochent à la chancelière d’avoir fait trop de concessions au SPD pour conserver son poste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le premier jour du carnaval, le 4 février, les organisateurs ont instauré un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place Saint-Marc.
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Venise canalise la foule


                      Le premier jour du carnaval, le 4 février, les organisateurs ont instauré un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place Saint-Marc.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h37
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








   


Sept cents personnes supplémentaires pour assurer le maintien de l’ordre aux abords de la place Saint-Marc, des militaires sur les toits, des communiqués martiaux dans les jours précédant l’événement… L’affaire avait été préparée comme une opération militaire. Et finalement, à la surprise générale, les choses se sont passées comme à la parade.
Dimanche 4 février, à 11 heures du matin, Elisa Constantini, 19 ans, désignée en 2017 parmi douze jeunes Vénitiennes comme la « Marie » du carnaval 2017, s’est élancée dans le vide depuis le campanile de la basilique, attachée à un filin. La lumière étant plutôt claire, la jeune femme a pu discerner au loin, vers le nord, les maisons colorées de l’île de Burano, où elle a grandi. Puis, sous un tonnerre d’acclamations, elle s’est posée doucement sur la scène installée au beau milieu de la place Saint-Marc. Les dix jours de festivités pouvaient commencer. Le « vol de l’Ange », premier temps fort du carnaval de Venise, s’est déroulé sans accroc. Mais si les organisateurs ont poussé un soupir de soulagement, à la mi-journée, c’est pour une tout autre raison.

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En effet, comme chaque année, l’ouverture du carnaval a été l’occasion d’un déferlement de touristes venus du monde entier. Mais cette fois, pour contenir la foule, les organisateurs ont tenté une expérience inédite : l’instauration d’un « numerus clausus » de 20 000 personnes sur la place. Et si la démonstration des forces de l’ordre, d’une ampleur inédite, était avant tout destinée à prévenir le risque d’attentats, elle visait aussi à faire respecter cette mesure. Pour rendre plus difficile l’arrivée à temps des touristes n’ayant pas dormi sur place, le « vol de l’Ange » a été avancé de quelques heures, tandis qu’à tous les points d’entrée de la place, dès le petit matin, des stewards munis de tablettes ont été postés pour calculer en temps réel l’affluence, et stopper les entrées une fois atteint le chiffre fatidique.
30 millions de visiteurs en 2017
Une expérience similaire avait été tentée une semaine plus tôt le long du canal de Canareggio, théâtre d’un défilé qui marque traditionnellement l’ouverture du « vrai » carnaval, celui des Vénitiens. Elle avait fait craindre le pire, tournant très vite au fiasco. Mais il est bien plus facile de contrôler le trafic sur une place close que le long d’un canal, de même qu’on canalise plus aisément le trafic d’une foule perdue dans la ville que celui d’habitants qui en connaissent tous les secrets…

   


Avec près de 30 millions de visiteurs en 2017, Venise est soumise à une pression grandissante. La circulation embouteille complètement les rues et nourrit la colère des résidents. La situation va s’empirant, au point de pousser nombre d’habitants à quitter un centre historique congestionné et hors de prix pour rejoindre les quartiers situés sur la terre ferme. Mais comment réguler le tourisme de masse alors qu’il est devenu la principale ressource de la ville ? L’équation est presque insoluble. Ces derniers mois, plusieurs pistes ont été ébauchées par la mairie : instaurer un système de réservation pour accéder aux lieux les plus courus du centre-ville, limiter les accès aux gares terrestres et maritimes, créer un nouveau parcours pour les navires de croisière… Le « numerus clausus » instauré dimanche en est la première expérimentation concrète.

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Cela n’a pas, du reste, empêché l’afflux de visiteurs. Selon les estimations de la Commune de Venise, plus de 120 000 personnes sont arrivées en ville pour la seule journée du 4 février. Un chiffre à ajouter aux dizaines de milliers de touristes déjà sur place, et à mettre en rapport avec la population de la ville : en 2017, le nombre de résidents est passé sous la barre des 54 000.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La ville avait déjà été frappée, fin janvier, par un double attentat à la voiture piégée qui avait fait plus de 30 morts.
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Compte rendu

Libye : une explosion fait un mort et plus de 60 blessés à Benghazi

La ville avait déjà été frappée, fin janvier, par un double attentat à la voiture piégée qui avait fait plus de 30 morts.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 09.02.2018 à 14h23

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        Mis à jour le 09.02.2018 à 14h51






    
Benghazi, en Libye, le 24 janvier 2018, au lendemain d’un double attentat qui a fait près de 40 morts.
Crédits : ABDULLAH DOMA / AFP


Une personne a été tuée et 62 blessées, dont certaines grièvement, dans un attentat, vendredi 9 février, à Benghazi, à 1 000 km à l’est de Tripoli, selon une source hospitalière.
Deux bombes ont explosé au début de la grande prière hebdomadaire dans l’enceinte de la mosquée Saad Ibn Abou Abada, dans le centre de Benghazi, a précisé à l’AFP une source de sécurité. Un engin explosif était placé dans un cercueil dans la cour de la mosquée et l’autre à l’entrée, dans une armoire à chaussures, a-t-elle précisé.

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Des témoins ont indiqué avoir vu des ambulances transportant des blessés. Selon Fadia Al-Barghathi, porte-parole du principal hôpital de Benghazi, 62 blessés et un mort ont été transportés dans l’établissement.
Instabilité persistante
Deuxième ville de Libye, Benghazi a été meurtrie par un double attentat le 23 janvier, également devant une mosquée, qui a fait près de 40 morts. Cet attentat n’a pas été revendiqué mais a illustré une instabilité persistante dans cette région contrôlée par les forces du maréchal controversé Khalifa Haftar, hostile au gouvernement en place à Tripoli et reconnu par la communauté internationale.

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                Double attentat meurtrier près d’une mosquée à Benghazi



La ville de Benghazi a été particulièrement touchée par des violences en Libye visant notamment les représentations diplomatiques et les forces de sécurité. Une attaque contre le consulat américain, le 11 septembre 2012, avait coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens ainsi qu’à trois autres Américains.
Plus de six ans après la révolte qui chassa du pouvoir le dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye resté minée par l’insécurité et les rivalités politiques.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’opposition dénonce un complot pour détourner l’attention des difficultés d’Alexis Tsipras.
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En Grèce, plusieurs anciens ministres cités dans une affaire de corruption

L’opposition dénonce un complot pour détourner l’attention des difficultés d’Alexis Tsipras.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h53
    |

                            Intérim (Athènes, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un grand déballage politique qui commence en Grèce. « Une affaire d’une telle ampleur induit forcément des responsabilités politiques », a lancé, mercredi 7 février, Andréas Xanthos, le ministre grec de la santé. Le scandale de corruption présumée du laboratoire pharmaceutique suisse Novartis en Grèce concernerait dix hommes politiques de premier plan, parmi lesquels deux ex-premiers ministres, dont Antonis Samaras, et le commissaire européen Dimitris Avramopoulos, soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin afin que l’entreprise écoule ses produits à des prix gonflés. Une commission parlementaire doit se réunir mardi pour examiner le rôle qu’auraient joué ces responsables politiques dans ce système de corruption.
L’enquête Novartis s’est ouverte en décembre 2016 sur les activités d’une société pharmaceutique entre 2006 et 2015, dans un pays tristement célèbre pour ses affaires de corruption, notamment dans le secteur médical. Mais la justice américaine et le FBI, qui enquêtent déjà sur l’entreprise Novartis, sur la sellette aux Etats-Unis et en Chine pour ses pratiques douteuses, recueillent des témoignages sur la filière grecque de Novartis. Les procureurs grecs font alors un voyage aux Etats-Unis et récupèrent des documents précieux. De très nombreux fonctionnaires et médecins grecs sont concernés par l’enquête.
Mais les témoignages de trois ex-cadres de Novartis en Grèce, recueillis anonymement par les juges anticorruption, ont donné à l’enquête une tournure de scandale politico-financier inédit. « Tout le monde savait qu’il existait beaucoup de corruption dans le domaine de la santé en Grèce, que les prix des médicaments étaient surévalués, que les médecins prenaient des dessous-de-table, mais c’est la première fois qu’une enquête de cette ampleur, impliquant des hommes politiques, est ouverte. C’est le signe que la justice ne ferme plus les yeux », a affirmé Andréas Xanthos.
Valise pleine de billets
L’opposition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Chantier démesuré, vente record à 275 millions d’euros, propriétaire saoudien longtemps resté secret… La « maison la plus chère du monde », dans les Yvelines, a tout d’un conte des temps modernes.
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A Louveciennes, la folle histoire du Château Louis XIV 
                  
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Le Monde
 |
                  09.02.2018 à 13h53


Chantier démesuré, vente record à 275 millions d’euros, propriétaire saoudien longtemps resté secret… La « maison la plus chère du monde », dans les Yvelines, a tout d’un conte des temps modernes.

Par                             François Krug





                     
Dans ses ateliers de Grand Junction, Colorado, Reynolds Polymer Technology fabrique des aquariums géants pour des zoos ou des piscines de luxe pour des hôtels. Cette fois, le client est un promoteur immobilier basé en France. Il a commandé un dôme en acrylique transparent de huit mètres de long sur cinq de large. Il construit dans une forêt près de Paris une réplique d’un château du XVIIe siècle. Il a appelé ça « Château Louis XIV » : 7 000 mètres carrés de pierre de taille, de marbre et de dorures, le confort moderne en plus. Au sous-sol, un tunnel avancera dans l’eau des douves, profondes de plus de quatre mètres. Il conduira au dôme, immergé dans un décor de fausses ruines. Ce sera le « salon sous-marin ». Allongé sur le canapé circulaire, on rêvassera au milieu des carpes et des esturgeons.
Un transporteur charge le dôme le 22 septembre 2010. A Houston, Texas, il l’embarque sur un cargo pour Anvers, Belgique. Une fois sur place, on attend que la situation se calme en France : des grévistes bloquent les dépôts de carburant et les stations-service. Le 5 novembre, le convoi exceptionnel arrive finalement à Louveciennes, dans les Yvelines. Mais rien à faire, ça ne passe pas. Le chemin dans les bois est trop étroit pour le plateau du camion. Six semaines de voyage pour coincer à un kilomètre du but.
La propriété la plus chère au monde
Il faudra attendre une semaine supplémentaire sur un parking bordant la nationale, le temps de trouver un camion au plateau inclinable et une grue. Ouf ! Ça passe. Ne reste plus qu’à savoir qui paiera le surcoût. C’est ainsi qu’une histoire de chemin forestier à Louveciennes se conclut au tribunal du comté de Cuyahoga, Ohio, où le transporteur a son siège social. Le fabricant du dôme est condamné à régler l’intégralité du voyage. Selon les documents que nous a transmis le tribunal, il y en a pour 57 600 dollars (46 200 euros), le prix de l’aquarium lui-même restant inconnu. Le site local Cleveland.com consacre...





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A Louveciennes, la folle histoire du Château Louis XIV
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La peine infligée à Khaleda Zia pour détournement de fonds pourrait l’empêcher de défier sa rivale, la première ministre Sheikh Hasina, aux élections prévues en décembre.
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Au Bangladesh, la chef de l’opposition condamnée à cinq ans de prison

La peine infligée à Khaleda Zia pour détournement de fonds pourrait l’empêcher de défier sa rivale, la première ministre Sheikh Hasina, aux élections prévues en décembre.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h49
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant régional)








                        



   


La condamnation, jeudi 8 février, de Khaleda Zia, dirigeante de l’opposition au Bangladesh, à cinq ans de prison pour corruption, compromet ses chances de participer aux élections législatives prévues à la fin de l’année. Un tribunal l’a reconnu coupable d’avoir détourné 21 millions de takas (206 000 euros) d’un fonds destiné à un orphelinat, lorsqu’elle était première ministre entre 1991 et 1996. Mme Zia a été immédiatement écrouée et devrait rester en prison jusqu’à ce que sa défense fasse appel, comme elle l’a déjà annoncé. Son fils Tarique Rahman, réfugié à Londres, et quatre de ses assistants, ont été condamnés à dix ans de prison.
L’ex-première ministre est poursuivie dans 37 affaires, allant de la corruption à la sédition. Cette première condamnation pourrait empêcher la veuve de l’ex-général-président Ziaur Rahman de se présenter aux élections législatives prévues pour décembre. Selon la loi bangladaise, un candidat est déclaré inéligible s’il est condamné à une peine de prison supérieure à deux ans, mais le ministre de la justice Anisul Huq a déclaré jeudi que la décision finale serait prise par la cour d’appel.
Dans les heures qui ont suivi cette condamnation, des heurts ont éclaté entre des manifestants et la police dans plusieurs villes du pays. Environ 5 000 policiers ont été déployés dans les rues de la capitale, Dacca, où les rassemblements ont été interdits. Le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), dont Mme Zia est la dirigeante, a lancé des appels à manifester, vendredi 9 février, contre le jugement, sans toutefois organiser une grève générale, ou « hartal », comme celles qui ont paralysé le pays à plusieurs reprises au cours des dernières années. « Ce verdict va à l’encontre de la justice et s’inscrit dans le cadre d’une vengeance politique. Nous pensons que ce verdict sera infirmé en instance supérieure », a déclaré Khandkar Mahbub Hossain, avocat de Mme Zia. Au Bangladesh, les autorités politiques sont régulièrement accusées d’interférer avec la justice. Pour la première fois depuis l’indépendance du pays, le président de la Cour suprême, Surendra Kumar Sinha, a démissionné fin 2017 après avoir déploré à plusieurs reprises des « conflits » entre les pouvoirs exécutif et judiciaire.
Arrestations et disparitions forcées
L’opposition dénonce également l’arrestation de ses militants. Selon le BNP, les autorités auraient interpellé environ 3 500 de ses membres au cours des dernières semaines. Les ONG accusent les autorités bangladaises d’avoir multiplié les arrestations et les disparitions forcées d’opposants ces dernières années. Rien qu’en 2017, L’ONG Human Rights Watch a dénombré 80 cas de disparitions forcées ou de détentions secrètes, et sept opposants auraient été tués. En novembre 2017, le ministre de l’intérieur, Asaduzzaman Khan, avait réfuté ces accusations, affirmant que les victimes se cachaient elles-mêmes pour embarrasser le gouvernement. Il avait également minimisé les accusations d’exécutions extrajudiciaires, évoquant plutôt des « membres des forces de sécurité qui agissaient d’elles-mêmes avec trop d’enthousiasme ».
Le pays va-t-il plonger dans la violence à l’approche des élections ? Lors du dernier scrutin, en juin 2014, la première ministre Sheikh Hasina avait refusé de céder le pouvoir à un gouvernement de transition neutre, pendant la durée de la campagne électorale, et avait placé sa rivale sous résidence surveillée. Le BNP avait alors boycotté le scrutin, lors duquel avait été enregistré un faible taux de participation. Depuis la démocratisation du pays dans les années 1990, le Bangladesh est prisonnier de l’animosité viscérale qui oppose Sheikh Hasina, la fille du cheikh Mujibur Rahman, fondateur du pays, assassiné en 1975, et Khaleda Zia, veuve de l’ex-général-président Ziaur Rahman, assassiné en 1981.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La liste définitive des huit candidats pour le scrutin du 18 mars a été arrêtée. Le principal opposant, Alexeï Navalny, est le grand absent de cette compétition taillée sur mesure pour Vladimir Poutine.
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Election présidentielle russe, mode d’emploi

La liste définitive des huit candidats pour le scrutin du 18 mars a été arrêtée. Le principal opposant, Alexeï Navalny, est le grand absent de cette compétition taillée sur mesure pour Vladimir Poutine.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h37
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Dimanche 18 mars, 108 968 869 Russes inscrits sur les listes électorales au 1er janvier sont appelés à élire leur président, ainsi que 1 875 408 ressortissants résidant à l’étranger. La date choisie pour cette 7e élection présidentielle en Russie depuis la fin de l’ère soviétique ne doit rien au hasard : modifiée par le Parlement pour des raisons de calendrier, elle correspond à « l’anniversaire » de l’annexion de la Crimée, officiellement proclamée au Kremlin par Vladimir Poutine le 18 mars 2014.
LES ENJEUX DU SCRUTIN
La campagne officielle débutera à la télévision le 19 février pour s’achever deux jours avant le vote, le 16 mars. Sur le terrain, la plupart des candidats sillonnent déjà les régions, mais les enjeux sont faibles. Le second tour, prévu au plus tard trois semaines après le premier, reste théorique : depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine il y a dix-huit ans, il n’a jamais été nécessaire. Le seul enjeu, pour l’actuel chef du Kremlin, réside dans le taux de participation, remarquablement stable depuis 2000 avec un peu plus de 64 %. En 2006, cependant, le taux minimal de 50 % de votants, nécessaire pour valider l’élection, a été supprimé.
LES CANDIDATS
Sept hommes et une femme se présentent, selon la liste définitive des candidats arrêtée jeudi 8 février par la Commission nationale électorale. Seuls deux d’entre eux, l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, et Pavel Groudinine pour le Parti communiste, représentés au Parlement, étaient exemptés de la collecte de signatures. Pour les autres candidats, issus d’une formation politique sans élus, 100 000 signatures de concitoyens étaient nécessaires – un seuil abaissé après les grandes manifestations de protestation de l’hiver 2011-2012. Pour les « indépendants », il en faut 300 000. Un seul candidat s’est présenté dans cette catégorie : Vladimir Poutine.
Le président russe est également le seul, à ce jour, à avoir atteint la somme de 400 millions de roubles (55 millions d’euros) de dons, le montant maximum fixé par la loi pour les budgets de campagne.
Grand absent de cette compétition, Alexeï Navalny, 41 ans, pourfendeur de la corruption des élites, a été écarté du scrutin en raison de condamnations pénales qu’il réfute. Le principal opposant du Kremlin, qui a mené pendant des mois campagne sur le terrain, appelle désormais au boycottage de l’élection et à la « grève des électeurs ». Son absence enlève au scrutin le peu de suspens qui restait.
LES PROFILS
Le favori : Vladimir Poutine, 65 ans

   


Désigné comme le successeur de Boris Eltsine en 1999, il a été élu pour la première fois président de la Fédération de Russie le 23 mars 2000, avec 52,9 % des voix, puis en 2004 avec 71,3 % des voix. La Constitution russe limitant le nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux, Vladimir Poutine a pris la place de son premier ministre Dmitri Medvedev en 2008 tandis que celui-ci prenait la sienne au Kremlin après avoir été élu avec 70,2 % des voix. Sous sa présidence, la Constitution a été modifiée afin de repousser la durée du mandat de quatre à six ans. En 2012, malgré des manifestations importantes dénonçant des fraudes, Vladimir Poutine a été réélu avec 63,6 % des voix. Il brigue aujourd’hui un 4e mandat.
L’outsider : Pavel Groudinine, 58 ans

   


Pour la première fois, le candidat qui porte les couleurs du Parti communiste n’est… pas encarté. Directeur du sovkhoze Lénine, une exploitation agricole dans la région de Moscou fondée en 1917 et privatisée en 1995, il a créé la surprise en remportant une mini-primaire organisée au sein du PC russe et de quelques formations nationalistes de gauche. Auparavant, ce chef d’entreprise atypique, numéro un de la fraise en Russie, avait participé à la première campagne électorale de Vladimir Poutine en 2000, avant de se retirer totalement du parti au pouvoir, Russie Unie, en 2010. Les experts lui prédisent la deuxième place à l’issue du scrutin.
Le senior : Vladimir Jirinovski, 71 ans

   


Président fondateur depuis 1990 du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR), il défend des idées ultranationalistes, xénophobes et antisémites, à l’opposé du libellé de sa formation. Candidat lors de la première élection présidentielle russe de 1991, où il avait obtenu 8 % des voix, il s’est présenté toutes les fois suivantes, à l’exception de 2004, en obtenant invariablement la cinquième, la troisième ou la quatrième place, sans jamais renoncer. Connu pour ses outrances verbales, Vladimir Jirinovski avait ouvertement sablé le champagne au lendemain de la victoire de Donald Trump à la Maison Blanche.
La benjamine : Ksenia Sobtchak, 36 ans 

   


Fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak, mentor en politique de Vladimir Poutine, la journaliste se présente comme une opposante résolue à Vladimir Poutine sous l’étiquette « contre tous » – une ligne qui figurait autrefois sur les bulletins de vote pour les électeurs mécontents. Accusée d’être une « marionnette du Kremlin » par ses détracteurs, elle est néanmoins l’une des rares voix, en Russie, à oser évoquer l’annexion de la Crimée comme une « violation du droit international ». Soutenue par de riches donateurs, Ksenia Sobtchak veut incarner un courant libéral « qui n’existe plus en Russie » depuis les années 1990.
L’entêté : Gregori Iavlinski, 65 ans

   


Cet économiste a travaillé avec les réformateurs de la perestroïka. En 1993, il a cofondé le parti démocrate libéral Iabloko, qui attira une partie de l’intelligentsia russe et compta dans ses rangs jusqu’à 16 parlementaires en 2003. Candidat à deux reprises à l’élection présidentielle, en 1996 et en 2000, opposé au retour de Vladimir Poutine en 2012, il avait été écarté de la compétition cette année-là au motif qu’il n’avait pas les deux millions de signatures alors nécessaires. Sous la pression d’une partie de ses adhérents lassés, Gregori Iavlinski a démissionné de la présidence de Iabloko en 2008, sans quitter le parti.
L’entrepreneur : Boris Titov, 57 ans

   


Fondateur du Parti de la croissance (libéral et conservateur), il est aussi délégué aux droits des entrepreneurs auprès du président russe. Sa candidature, il ne s’en cache pas, n’est pas là pour gêner le favori mais pour faire entendre la voix des PME, et promouvoir « l’esprit d’initiative ».
Le rouge-brun : Sergueï Babourine, 59 ans

   


Elu député du peuple au dernier Soviet suprême de Russie, en 1990, il est l’un des sept élus à avoir voté contre la dissolution de l’URSS. Réélu par la suite, vice-président de la Douma en 2004, il préside le parti La Volonté du peuple, aujourd’hui renommé « Union des peuples russes «. En 2003, le chef de file français de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, s’était rendu à Moscou à son invitation. Sergueï Babourine a soutenu publiquement le Serbe Radovan Karadzic, surnommé le « boucher des Balkans », lors de son procès pour « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre » dans l’ex-Yougoslavie qui a abouti, en 2016, à sa condamnation à quarante ans d’emprisonnement.
Le cadet : Maxime Souraïkine, 40 ans

   


Président du parti Communistes de Russie, d’obédience marxiste-léniniste, enregistré en 2012, il est le fondateur d’un mouvement de jeunes apparu quelques années plus tôt et présenté comme l’héritier des Komsomols, les jeunesses du Parti communiste en URSS. Il revendique aujourd’hui 50 000 membres pour son parti qui a obtenu 2,3 % des voix lors des élections législatives de 2016. Le portrait de Staline s’affiche sur son site de campagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le site Dreuz.info critique l’exposition parisienne en hommage à la figure de la révolution cubaine, et publie une photo complètement hors contexte.
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La véritable histoire de la photo censée montrer Che Guevara exécutant des femmes

Le site Dreuz.info critique l’exposition parisienne en hommage à la figure de la révolution cubaine, et publie une photo complètement hors contexte.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h00
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


« Voilà l’image du Che qui devrait être sur les T-shirts » : une image en noir et blanc d’un militaire en béret et treillis, mettant en joue deux femmes sans défense, alors que deux autres sont déjà étendues par terre. Le blog Dreuz.info, qui apparaît peu fiable dans le Décodex, en a fait l’illustration de son article sur la cruauté d’Ernesto Guevara, dit « Le Che », qui fait l’objet d’une exposition à l’hôtel de ville de Paris. Mais cette photo ne représente pas le révolutionnaire cubain, puisqu’elle fut prise au Salvador bien après sa mort.
Partagée dans le monde entier
L’image circule depuis l’automne 2017 sur des comptes Twitter dans plusieurs pays (par exemple ici, ici ou ici). Pourtant, comme l’ont déjà montré plusieurs sites de vérification, comme factchecker.gr, ou le brésilien e-farsas.com, la photo d’origine provient d’un album de photos d’archives du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), mouvement marxiste révolutionnaire fondé en 1980, qui participa à la guerre civile au Salvador jusqu’en 1992. Des événements bien postérieurs à la mort de Che Guevara, qui est survenue en 1967.
Le révolutionnaire argentin, propulsé au rang d’icône par la célèbre photo d’Alberto Korda, a une histoire tumultueuse et controversée. L’exposition que lui consacre la ville de Paris a d’ailleurs été vivement critiquée. Mais ce n’est pas lui qui figure sur la photo de l’exécution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Cet ancien militaire et fondateur de la société privée de sécurité Blackwater, jugée responsable d’exactions en Irak, n’est plus un paria. Proche des fondamentalistes chrétiens et ultraconservateur, il a ses entrées à Washington. Et envisage de se lancer en politique.
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Erik Prince, un chien de guerre dans les arcanes de la Maison Blanche

Cet ancien militaire et fondateur de la société privée de sécurité Blackwater, jugée responsable d’exactions en Irak, n’est plus un paria. Proche des fondamentalistes chrétiens et ultraconservateur, il a ses entrées à Washington. Et envisage de se lancer en politique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h43
    |

            Nicolas Bourcier (Washington, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Certains épisodes d’une vie ont l’apparence d’une incroyable répétition. Le 30 novembre 2017, la fine fleur du renseignement américain a les yeux rivés sur le Congrès, à Washington. Erik Prince, costume sombre et cravate rouge, cheveux ras, est convoqué par une commission d’enquête de la Chambre des représentants. Le fondateur de société militaire privée Blackwater et frère de la ministre de l’éducation Betsy DeVos est soupçonné d’avoir rencontré un financier russe aux Seychelles, neuf jours avant l’investiture du président Donald Trump, dans le but de créer un canal de communication discret entre le nouveau président des Etats-Unis et Vladimir Poutine. Cette rencontre, révélée en avril 2017 par le Washington Post, a encore un peu plus épaissi la ténébreuse affaire dite du Russiagate, l’enquête sur les interférences russes durant la présidentielle américaine.
Devant une vingtaine d’élus, Erik Prince apparaît droit dans ses bottes, raide dans ses commentaires, sûr de lui. Lui, le baroudeur, l’ex-commando du corps d’élite des Navy Seals, l’ancien patron de l’armée privée la plus puissante au monde, le généreux donateur du Parti républicain et conseiller officieux du président. Il arbore un léger sourire en coin, presque hautain, impatient. Devant les élus, il ne dira pas grand-chose. Erik Prince accusera l’administration Obama de l’avoir surveillé illégalement, sans donner ses sources, ni convaincre les congressistes.

Le rendez-vous aux Seychelles n’aurait, lui, duré qu’une demi-heure, peut-être même moins. Le temps d’une bière au bar d’un hôtel de luxe, « quatre étoiles ou plus », mais dont le nom lui échappe. Une discussion banale en somme, entre deux hommes d’affaires : « Je me souviens lui avoir dit que si Franklin Roosevelt a pu travailler avec Joseph Staline pour battre les nazis, alors Trump pourrait certainement travailler avec Poutine pour vaincre le fascisme islamique. Il semblait d’accord. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’écrivain, qui  a combattu la dictature sud-coréenne, entrelace dans son œuvre petite et grande histoire. Partisan d’un rapprochement avec Pyongyang, le septuagénaire évoque son engagement dans la gauche pacifiste
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Hwang Sok-yong : « Mon pays, la Corée, a été divisé d’un trait sur une carte »

L’écrivain, qui  a combattu la dictature sud-coréenne, entrelace dans son œuvre petite et grande histoire. Partisan d’un rapprochement avec Pyongyang, le septuagénaire évoque son engagement dans la gauche pacifiste



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 14h36
    |

                            Philippe  Pons (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Le romancier Hwang Sok-yong, l’un des écrivains sud-coréens les plus lus et traduits, vient de publier son autobiographie sous le titre Le Prisonnier (non disponible en français, mais des extraits ont été publiés dans le numéro de janvier-février 2018 de Critique). Agé de 74 ans, il a traversé le demi-siècle le plus tourmenté de l’histoire de la Corée.
Engagé dans la lutte contre la dictature, sous surveillance constante des services de sécurité, exilé cinq ans puis emprisonné cinq autres années pour avoir participé à un congrès d’artistes en Corée du Nord, il a été de tous les combats pour la démocratie qui débuta finalement en 1987, une année avant les Jeux Olympiques de Séoul. Il revient sur les cinquante années écoulées dont les drames nourrissent son œuvre romanesque.

Pourquoi ce titre « Le Prisonnier » ?
Prisonnier derrière des barreaux, je l’ai été. Je le suis toujours : du temps, de mon passé, de la division du pays…
Vous avez dit un jour : « Comment aurais-je pu ne pas être engagé : moins qu’un choix, ce fut mon destin ». Quand a commencé votre engagement ?
C’était en avril 1960. J’étais étudiant en philosophie. J’avais 17 ans. Il y avait des manifestations d’étudiants et d’ouvriers contre la dictature de Syngman Rhee instaurée par les Américains au lendemain de la création de la République de Corée, en 1948. Le 19 avril eut lieu un soulèvement populaire déclenché par la découverte du cadavre d’un étudiant tué par des gaz lacrymogènes et jeté dans le port de Masan (sud-est). Un de mes amis a été grièvement blessé. Je me souviens qu’il saignait abondamment et que je ne pouvais pas arrêter l’hémorragie.
A partir de ce que l’on appela par la suite « la révolution du 19 avril », l’engagement devint pour moi une sorte de destinée. Au cours de ce soulèvement, 186 personnes ont été tuées dans les affrontements avec la police. Un mois plus tard, Syngman Rhee fut renversé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans la foulée des hausses de salaires obtenues dans l’industrie, les syndicats des services et du secteur public réclament 6 % à 11 % d’augmentation.
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En Allemagne, les fonctionnaires aussi veulent « prendre part à la fête »

Dans la foulée des hausses de salaires obtenues dans l’industrie, les syndicats des services et du secteur public réclament 6 % à 11 % d’augmentation.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h16
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Serait-ce le début d’une vague d’augmentation des salaires en Allemagne ? Encouragés par le succès d’IG Metall, qui a obtenu, mercredi, 4,3 % d’augmentation pour 3,9 millions de salariés de l’industrie, les autres syndicats allemands sont sur le pied de guerre.

Jeudi 8 février, le syndicat des services (Verdi) et ceux des fonctionnaires (DBB), de la police (GdP) et des personnels d’éducation (GEW) ont demandé entre 6 % et 11 % d’augmentation pour les 2,5 millions de salariés de l’administration fédérale et territoriale. Les négociations doivent débuter le 26 février.
« Les économistes commencent à être à court de superlatifs pour décrire l’état de notre économie. Les salariés des services publics voudraient bien aussi prendre part à la fête », a lancé Frank Bsirske, président du syndicat Verdi, en référence à la bonne santé de l’industrie et à la faiblesse du chômage (5,7 %), au plus bas depuis la réunification. Verdi, qui représente les salariés des services, compte sur le succès de cette négociation pour imposer des augmentations de salaires dans d’autres secteurs comme la poste ou les télécommunications, qui doivent également négocier en 2018 le renouvellement des conventions collectives. Tous demandent 6 % d’augmentation.
Excédent budgétaire record
De combien sera la hausse globale ? Difficile de l’anticiper tant les négociations au sein de l’opulente industrie se sont révélées délicates. Le président du syndicat des fonctionnaires, Ulrich Silberbach, a beaucoup insisté sur la retenue des serviteurs de l’Etat ces dernières années.
En raison du « frein à la dette », inscrit depuis 2009 dans la ­Constitution allemande, l’Etat et les collectivités territoriales ont dû réduire leurs coûts, et parfois augmenter le volume de travail du personnel en place. Le syndicat chiffre à 200 000 le nombre de travailleurs manquants actuellement dans le secteur public, en particulier dans l’éducation et la police.
« Après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ En octobre 2016 éclatait un vaste mouvement de contestation sociale, surnommé le Hirak, dans cette région du Maroc. Une cinquantaine de ses membres sont jugés à Casablanca.
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Reportage

Au Maroc, l’interminable procès de la révolte du Rif

En octobre 2016 éclatait un vaste mouvement de contestation sociale, surnommé le Hirak, dans cette région du Maroc. Une cinquantaine de ses membres sont jugés à Casablanca.

Charlotte Bozonnet (Casablanca, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 09.02.2018 à 11h08

     •
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        Mis à jour le 09.02.2018 à 17h06






                        

Crédits : FADEL SENNA / AFP


                    

Dans la salle d’audience de la cour d’appel de Casablanca, on entend monter de loin la clameur des détenus arrivant de la prison. Elle finit par résonner haut et fort dans les couloirs du tribunal. Il faut attendre plusieurs minutes pour que les prisonniers, parqués dans un espace vitré, achèvent leur chant, poing levé : « Je jure de ne jamais trahir ma cause […] Vive le Rif ! Vive la patrie ! » Le président du tribunal, robe noire et col vert, assis sous les portraits de Hassan II et de Mohammed VI, égrène le nom des accusés.

Il y a un an débutait à Al-Hoceima, ville côtière du nord du Maroc, une vague de répression contre un mouvement de contestation sociale surnommé le Hirak (« la mouvance »). Des centaines de personnes, principalement des jeunes, ont été arrêtées. Parmi eux, 54 ont été emmenés à Casablanca, à 550 km de distance, où ils sont détenus dans la prison d’Oukacha et où ils sont aujourd’hui jugés. « Ceux qui se trouvent à Casablanca sont considérés comme les meneurs », souligne Me Abdelaziz Nouaydi, l’un des avocats de la défense.
Broyé dans une benne à ordures
Dans le box des accusés figure Nasser Zefzafi, 39 ans, devenu au fil des mois le visage du Hirak. Cet enfant du Rif, chômeur, avait pris la tête des premiers rassemblements, déclenchés en octobre 2016 par le décès d’un jeune vendeur de poissons d’Al-Hoceima. Mouhcine Fikri, 31 ans, broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait d’empêcher la destruction de sa cargaison saisie par la police. La marchandise avait certes été pêchée illégalement mais, dans cette région enclavée où l’économie informelle fait vivre de nombreuses familles, le drame avait suscité un vaste mouvement de colère et de revendications pour plus de justice sociale.
Pendant des mois, les autorités laissèrent faire les manifestants, jusqu’à ce jour de mai 2017 : choqué par le prêche d’un imam hostile au Hirak, Nasser Zefzafi intervint dans une mosquée. Un acte...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La cadette du dirigeant nord-coréen devient le visage de la politique d’apaisement avec Séoul en étant la première de sa famille à se rendre au Sud.
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JO : Kim Yo-jong, sœur et émissaire de confiance de Kim Jong-un

La cadette du dirigeant nord-coréen devient le visage de la politique d’apaisement avec Séoul en étant la première de sa famille à se rendre au Sud.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h53
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



   


Pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, un membre de la famille des Kim, au pouvoir en Corée du Nord – connue comme la « lignée du mont Paektu » –, se rend en visite au Sud. Kim Yo-jong, petite sœur de l’actuel dirigeant, Kim Jong-un, dont elle aurait toute la confiance, est arrivée vendredi 9 février autour de 13 h 30 heure locale à l’aéroport d’Incheon, non loin de Séoul, à bord d’un Iliouchine 62M, avion personnel de son frère.
Cible de l’insistante attention des médias sud-coréens, vêtue de noir, volontiers souriante, Kim Yo-jong a été accueillie par le ministre de l’unification, Cho Myoung-gyon. Elle accompagne Kim Yong-nam, président du présidium de l’Assemblée populaire suprême nord-coréenne qui dirige la délégation envoyée par Pyongyang, et a rencontré le chef de l’état sud-coréen, Moon Jae-in, vendredi, avant d’assister à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang.

        Lire aussi :
         

                La délégation nord-coréenne arrive aux JO d’hiver



Avec le reste de la délégation, elle déjeunera samedi 10 février avec le président, Moon Jae-in. La venue de Mme Kim « démontre la volonté du Nord de réduire la tension sur la péninsule », estimait, le 7 février, la présidence sud-coréenne en annonçant sa présence. La question est de savoir quel message elle porte au nom de son frère et si une entrevue avec le vice-président américain, Mike Pence, présent lui aussi à Pyeongchang pour la cérémonie d’ouverture, aura lieu. M. Pence ne s’y est pas montré hostile.
« Visites sur le terrain »
Agée d’une trentaine d’années – elle serait née en 1987 selon les services sud-coréens, et en 1989 selon les Américains –, Mme Kim a connu une ascension rapide au sein de l’appareil nord-coréen. Nommée en octobre 2017 membre du bureau politique du Parti du travail, elle avait été auparavant promue au poste de directrice adjointe du département d’agitation et de propagande au sein du parti. Proche du dictateur, elle gère ses « visites sur le terrain pour donner des instructions », notamment le programme, les besoins logistiques et la sécurité. Elle entretient de ce fait des liens avec le puissant ministère de la sécurité d’Etat.
Ce parcours découle de ses liens particuliers avec Kim Jong-un. Elle est la plus jeune des trois enfants du dirigeant Kim Jong-il (1941-2011) et de sa quatrième épouse, Ko Yong-hui (1952-2004). Ses aînés sont Kim Jong-chol (né en 1981, sans fonction connue) et l’actuel dirigeant, né en 1983. Elle a suivi comme ses frères une scolarité en Suisse entre 1996 et 2000 à l’école publique Steinhölzli de Liebefeld, qui accueille les enfants de personnels diplomatiques, près de Berne. Sa mère venait de temps en temps rendre visite à ses enfants.
De retour à Pyongyang, elle a suivi des cours à l’université Kim Il-sung et, après la mort de sa mère, dans un établissement d’Europe occidentale. Elle semblait déjà manifester un intérêt pour les affaires d’Etat. Dès 2002, explique le site spécialisé North Korea Leadership Watch, « Kim Jong-il affirmait fièrement à ses interlocuteurs étrangers que sa plus jeune fille s’intéressait à la politique et voulait mener une carrière au sein de l’appareil de la RPDC ».

        Lire notre enquête :
         

          Jeux olympiques : la politique entre en piste



En 2007, elle aurait intégré le parti et travaillé sous la direction de Kim Jong-il et de sa tante, Kim Kyong-hui, dont elle s’inspirerait pour ses activités actuelles. Après l’attaque cérébrale subie en 2008 par son père et l’accélération des préparatifs de la succession, Kim Yo-jong est promue dans l’entourage direct de Kim Jong-il. Elle participe dès lors à ses déplacements sur le terrain, même si elle apparaît peu sur les photos officielles.
Selon la presse sud-coréenne citant les renseignements chinois, elle serait mariée au plus jeune fils de Choe Ryong-hae, actuellement directeur du département chargé de l’organisation du pouvoir. Son époux travaillerait au service des finances et de la comptabilité du parti. Il aurait des liens avec la Division 39, créée dans les années 1970 pour gérer les avoirs de la famille Kim.
Sa première mention officielle par des médias nord-coréens remonte à mars 2014, à l’occasion d’un vote de l’Assemblée populaire suprême. Depuis, ses apparitions se multiplient, en arrière-plan des photos officielles, souvent en tenue vert olive, celle des journalistes documentant les déplacements du dirigeant. « Elle ne s’affiche jamais vêtue de vêtements de luxe ou portant des accessoires voyants, note un expert de la Corée du Nord. Sans doute parce qu’elle est au service de l’image du dirigeant qui doit être seul dans la lumière. »




                            


                        

                        

