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Jeux Olympiques d’hiver 2018 : A Séoul, la cérémonie d’ouverture fait un bide

La capitale sud-coréenne ne se passionne pas pour les Jeux d’hiver de Pyeongchang, pourtant disputés à moins de 200 kilomètres.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h48
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        


La folie olympique peine à gagner Séoul. « Il n’y a que les gens de Pyeongchang qui sont excités, non ? », entend-on dans la capitale sud-coréenne. Un soupçon d’ironie qui ferait presque oublier que nombre de Séoulites figurent parmi les milliers de volontaires des Jeux de Pyeongchang.
Le désintérêt est inversement proportionnel aux efforts consentis pour promouvoir l’événement. Ainsi le grand groupe de télécommunications KT diffusait-il, vendredi 9 février, la cérémonie d’ouverture sur la façade de son siège de Séoul, installé sur l’avenue Sejong, théâtre des grands rassemblements des Coréens, située au cœur de la capitale. Mais, de public, point ou si peu.
Le temps était pourtant clément. Après des semaines de neige et les températures négatives d’un hiver exceptionnellement froid, le thermomètre indiquait 4,1 degrés Celsius en plein centre-ville. « Peut-être que les gens regardent la cérémonie chez eux ? », commentait avec un certain fatalisme l’un des employés de KT.
Absence de stars
L’entreprise a beaucoup misé sur cet événement, que les organisateurs ont voulu orienté vers les nouvelles technologies. Elle en a fait le théâtre de la première expérimentation de la diffusion en 5G, avant une mise en service prévue pour 2020. Dans des installations provisoires, souvent réalisées à partir de conteneurs usagés, elle propose des simulations de différents sports, comme le bobsleigh.
Mais ces Jeux, initialement présentés comme un moyen d’« augmenter le prestige » du pays, ont vu leur image affectée par le « Choigate », le scandale ayant conduit à la destitution en mars 2017 de la présidente Park Geun-hye pour corruption et trafic d’influence. L’affaire avait commencé avec des révélations de malversations autour de l’organisation des Jeux.
Autre problème : l’absence de stars des sports d’hiver en Corée du Sud. Si ce n’est dans une certaine mesure les patineurs de short-track, pourvoyeurs de médailles, personne n’a pris la suite de Kim Yuna, qui avait embrasé le cœur des Sud-Coréens avec ses succès en patinage artistique et qui a eu le privilège d’allumer la flamme olympique à Pyeongchang.
Et puis, ces derniers jours, une épidémie de gastro-entérite a éclaté dans la région de Pyeongchang. Le froid polaire, jusqu’à – 20 °C dans la nuit du 6 au 7 février, a forcé les organisateurs à distribuer bonnets, couvertures et autres coussins chauffants pour la cérémonie d’ouverture. Des messages appelant à bien se couvrir ont été diffusés dans le KTX – le TGV local – qui assure la liaison des sites olympiques.
Faire sécher le poisson
La cérémonie d’ouverture se déroulait dans un stade construit dans la zone la plus venteuse et la plus froide de la région, où les habitants avaient l’habitude de faire sécher le poisson en raison justement de ces conditions extrêmes, idéales pour une meilleure conservation.
Le constat fait dans le soir tombant de Séoul confirme les difficultés rencontrées pour vendre des billets. Le 7 février, 826 000 étaient vendus, soit 77,3 % du total disponible. Lee Hee-beom, directeur du comité d’organisation, le Pocog, se voulait pourtant optimiste : « Au rythme actuel, nous devrions avoir des stades pleins dès l’ouverture. »
Pas si sûr car, pour écouler les billets, beaucoup d’entreprises ont été plus ou moins forcées d’en acheter. Une employée d’une de ces entreprises, désireuse de rester anonyme, s’est vu offrir des entrées pour les Jeux comme partie de son augmentation de salaire pour 2017. N’ayant aucun intérêt particulier pour les sports d’hiver, elle n’avait pas prévu de s’y rendre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se sont ouverts vendredi sous le signe d’un rapprochement symbolique entre les deux Corées, ennemies historiques officiellement toujours en guerre depuis 1953.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les XXIIIes Jeux olympiques d’hiver, qui se déroulent à Pyeongchang, en Corée du Sud, ont été officiellement lancés vendredi.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Quelles sont les 5 disciplines du ski alpin ? Et celles du snowboard ? Comment se juge le combiné nordique ? Et quelle est la différence entre le skeleton et la luge ? On vous explique tout.
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JO d’hiver 2018 : curling, ski alpin ou skeleton… les sports olympiques expliqués

Quelles sont les 5 disciplines du ski alpin ? Et celles du snowboard ? Comment se juge le combiné nordique ? Et quelle est la différence entre le skeleton et la luge ? On vous explique tout.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h42
    |

            Luc Vinogradoff et 
Clément Martel








                        


Quels sont les 5 types du ski alpin ? Comment se juge le combiné nordique ? Et quelle est la différence entre le skeleton et la luge ? On vous présente les 15 disciplines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
Cliquez sur chaque discipline pour obtenir sa description. 




       



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Apparue dans les forêts scandinaves, cette discipline nécessite endurance, force mentale et précision. Il s'agit de skier sur des distances de 7,5 à 15 km pour les filles, 10 à 20 km pour les garçons, en s'arrêtant deux ou quatre fois pour tirer à la carabine. Il faut alors toucher cinq cibles, à 50 mètres, chacune d'un diamètre de 11,5 cm (tir debout) ou 4,5 cm (tir couché). Chaque cible manquée entraîne une pénalité : une minute, ou un tour d'une piste de 150 mètres selon les épreuves (contre-la-montre, poursuite, départs collectif et relais).Calendrier :Sprint (f) : 10 févrierSprint (h) : 11 févrierPoursuite (f) : 12 févrierPoursuite (h) : 12 févrierIndividuel (f) : 14 févrierIndividuel (h) : 15 févrierMass-start (f) : 17 févrierMass-start (h) : 18 févrierRelais mixte : 20 févrierRelais (f) : 22 févrierRelais (h) : 23 février",
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A ne pas confondre avec le skeleton ou la luge, le bobsleigh est une passe-temps de riches skieurs suisses devenu sport olympique. Les luges en fibre de verre et acier ont remplacé celles en bois d'autrefois, mais le principe est resté le même : pousser le bobsleigh le plus fort possible sur 50 mètres, rentrer à l'intérieur le plus vite possible, trouver la trajectoire optimale (c'est le travail du pilote) et fermer les yeux pendant la descente (c'est le travail du/des pousseurs).Calendrier : Bobsleigh à deux (h) : 18 et 19 févrierBobsleigh à deux (f) : 20 et 21 févrierBobsleigh à quatre (h) : 24 et 25 février",
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Une épreuve qui combine deux éléments : l'air et la terre. D'abord, le skieur saute d'un tremplin de 90 ou 120 mètres. Il dispute ensuite une course de ski de fond, longue de 10 km. Le saut est noté sur le style et la longueur, puis cette note est convertie en secondes d'écart selon le tableau de Gundersen, du nom du skieur norvégien qui inventa le système. Un point d'écart équivaut à quatre secondes, ce qui donne des départs différés lors des courses individuelles et courses de relais.Calendrier : Individuel (tremplin normal) : 14 févrierIndividuel (grand tremplin) : 20 févrierPar équipes (grand tremplin) : 22 février",
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Faire glisser un bloc de granit de 20 kg – « la pierre » – le plus près possible d'une cible, « la maison ». Voilà la base du curling, cette pétanque sur glace où deux équipes de quatre personnes s'affrontent en dix manches. Pour controler la trajectoire de la pierre, deux personnes balaient lors de son passage dans une zone autorisée. A la fin d'une manche, l'équipe qui a le plus de pierres plus proches du centre empoche ce même nombre de points.Calendrier : Double mixte : du 8 au 13 févrierHommes : du 14 au 24 févrierFemmes : du 14 au 25 février",
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Le hockey peut être gracieux, et il peut être violent. A tout moment, six joueurs voltigent sur une patinoire oblongue pour essayer d'envoyer le palet dans les cages, défendues par un gardien surmolletonné. Car un tir bien senti peu facilement atteindre 150 km/h. Les matchs durent trois quarts temps de vingt minutes chacun et les changements de joueurs sont incessants. Les combats sont autorisés, et lorqu'une bagarre éclate, le jeu s'arrête et on attend que l'un des joueurs tombe pour les séparer.Calendrier : Femmes : du 10 au 22 févrierHommes: du 14 au 25 février",
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A ne pas confondre avec le bobsleigh ou le skeleton, ce sport se pratique dans le plus simple appareil équipementier. Une luge de 25 kg, un mécanisme pour tourner activé par la force des jambes, un lugeur allongé, pieds en avant, sur ladite luge et c'est tout. Il n'y a pas de frein, ce qui explique que la luge, qui se pratique en simple, en double et en relais par équipe, soit connue comme le sport de glace « le plus rapide ».Calendrier : Hommes : 10 et 11 févrierFemmes : 12 et 13 févrierDouble (h) : 14 févrierRelais : 15 février",
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C'est la discipline la plus artistique (et son nom l'indique) des sports d'hiver. Chaussé sur des lames, un – ou deux, s'ils sont en couple – patineur exécute des figures sur la glace dans un temps limité (et sur un fond musical). Discipline sanctionnée par des juges, le patinage est noté en fonction de la difficulté et de la précision des enchaînements. Aux JO, ont droit de cité les épreuves individuelles (chez les femmes comme chez les hommes), celles en couples, mixtes, la danse sur glace (plus artistique) et une épreuve par équipes.Calendrier : Equipes : 9, 11 et 12 févrierCouples : 14 et 15 févrierHommes : 16 et 17 févrierDanse : 19 et 20 févrierFemmes : 21 et 23 février",
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Moyen de locomotion permettant de traverser rapidement lacs, canaux, étangs et rivières gelées (dans les pays septentrionaux), le patinage s'est transformé en sport au XIXe siècle. Et là où leurs homologues du patinage artistique allient figures et sens du spectacle, les patineurs de vitesse ont un seul et unique objectif : aller le plus vite possible. Sur l'ovale glacée d'une patinoire, ils s'affrontent sur des distances allant de 500 mètres à 10 km, à la manière des coureurs cyclistes sur piste, seuls face au chronomètre.Calendrier : 3 000 m (f) : 10 février5 000 m (h) : 11 février1 500 m (f) : 12 février1 500 m (h) : 13 février1 000 m (f) : 14 février10 000 m (h) : 15 février5 000 m (f) : 16 février500 m (f) : 18 février500 m (h) : 19 févrierPoursuite par équipe (f) : 21 févrierPoursuite par équipe (h) : 21 février1 000 m (h) : 23 févrierMass-start (f) : 24 févrierMass-start (h) : 24 février",
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Comme leurs homologues du patinage de vitesse traditionnel, les athlètes du « short track » s'affrontent sur l'ovale glacée d'une patinoire. Mais la distance parcourue est de 111,12 mètres et les sprinteurs des glaces parcourent, en peloton, des distances allant de 500 mètres à 1 500 mètres. Spectaculaire, la discipline comporte son lot de chutes et requiert agilité et puissance.Calendrier : 1 500 m (h) : 10 février500 m (f) : 10 et 13 févrierRelais 3 000 m (f) : 10 et 20 février1 000 m (h) : 13 et 17 févrierRelais 5 000 m (h) : 13 et 22 février1 500 m (f) : 17 février500 m (h) : 20 et 22 février1 000 m (f) : 20 et 22 février",
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Peut-être la discpline la plus belle, simple (en apparence) et emblématique des JO. Le saut à ski se dispute sur un tremplin normal (95 m de haut) et un grand tremplin (125 m de haut). Les skieurs s'élancent pour essayer d'atteindre, dans la zone d'atterrissage, le point K, qui leur vaut d'emblée 60 points. Les juges ajoutent ensuite des points en fonction de la position en vol et de la réception. Lors de son apparition, en 1808, le record du monde était de 9,5 m. En 2018, il est passé à 253,5 m.Calendrier : Tremplin normal (h) : 8 et 10 févrierTremplin normal (f) : 12 févrierGrand tremplin (h) : 16 et 17 févrierGrand tremplin par équipes : 19 février",
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A ne pas confondre avec la luge ou le bobsleigh, le skeleton est, si c'était encore possible, plus effrayant. Plutôt qu'à l'intérieur d'un bob ou les pieds en avant, les skeletonneurs descendent la piste la tête la première, avec le menton à quelques centimètres de la glace. Après une cinquantaine de mètres de pousse, ils se jettent à plat ventre sur leur engin (« le toboggan »), collent les bras le long du corps, et déballent. Toute la subtilité de la discipline consiste ensuite à doser son pilotage pour ne pas perdre trop de vitesse, et ne pas trop en gagner non plus.Calendrier : Hommes : 15 et 16 févrierFemmes : 16 et 17 février",
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Véritable « skate park en ski », selon l'Américaine Devin Logan, spécialiste du slopestyle, le ski acrobatique est une mutation du ski alpin, au fil de l'évolution technologique. Associant vitesse, sens du spectacle et manœuvres aériennes, ce sport – apparu dans les années 1960 – est progressivement entré au programme des Jeux olympiques. En slopestyle, bosses, half-pipe (« demi-lune ») ou saut, les concurrents dévalent seuls la pente (ou le half-pipe), devant effectuer leur lot de figures et de sauts avant d'être évalués. Concernant le skicross, véritable « Mario Kart sur neige », selon le champion olympique Jean-Frédéric Chapuis, quatre concurrents s'affrontent, le premier arrivé en bas de la piste – technique – s'imposant.Calendrier : Bosses (f) : 9 et 11 févrierBosses (h) : 9 et 12 févrierSaut (f) : 15 et 16 févrierSlopestyle (f) : 17 févrierSaut (h) : 17 et 18 févrierSlopestyle (h) : 18 févrierHalf-pipe (f) : 19 et 20 févrierHalf-pipe (h) : 20 et 22 févrierSkicross (h) : 21 févrierSkicross (f) : 23 février",
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Dévaler la pente le plus vite possible, en s'efforçant de suivre le tracé de la piste. Voilà le principe du ski alpin, celui-là même que l'on pratique en hiver dans toutes les stations de ski de France et de Navarre. Pour le détail, la discipline se divise en deux parties : d'une part la vitesse (comprenant descente et super-G), qui consiste à faire preuve d'un maximum de célérité (en frôlant régulièrement 130 km/h) ; d'autre part les épreuves techniques (soit le géant et le slalom), où les skieurs doivent éviter des portes fort rapprochées. Quant au combiné, il conjugue descente et slalom.Calendrier : Descente (h) : 11 févrierGéant (f) : 12 févrierCombiné (h) : 13 févrierSlalom (f) : 14 févrierSuper G (h) : 15 févrierSuper G (f) : 17 févrierGéant (h) : 18 févrierDescente (f) : 21 févrierSlalom (f) : 22 févrierCombiné (f) : 23 février",
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Pour ceux qui préfèrent les balades dans les paysages enneigés aux descentes tout schuss. Encore faut-il pourvoir apprécier le décor avec tout l'effort physique exigé pour cette discpline. Les 12 épreuves de ski de fond se composent d'une montée, d'un plat et d'une descente, sur des distances allant de 1,5 à 50 km. Les skieurs peuvent skier soit en style classique, avec les skis parallèles, soit en style libre.Calendrier : Skiathlon (f) : 10 févrierSkiathlon (h) : 11 févrierSprint (h) : 13 févrierSprint (f) : 13 février10 km libre (f) : 15 février15 km libre (h) : 16 févrierRelais (f) : 17 févrierRelais (h) : 18 févrierSprint par équipes (f) : 21 févrierSprint par équipes (h) : 21 février50 km classique (h) : 24 février30 km classique (f) : 25 février",
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Apparu dans les années 1960, le snowboard est un cousin du ski, ayant développé son univers en parallèle. Sur une planche, et de biais (à la différence du monoski), les athlètes dévalent les pentes en enchaînant, suivant les épreuves qu'ils disputent, des figures ou des portes. Regroupant des disciplines fort différentes, le snowboard a adapté plusieurs épreuves issues du ski (comme le slalom parallèle), ou inventé les siennes. Du snowboardcross au half-pipe en passant par le slopestyle, le snowboard fait la part belle aux disciplines acrobatiques.Calendrier : Slopestyle (h) : 10 et 11 févrierSlopestyle (f) : 11 et 12 févrierHalf-pipe (f) : 12 et 13 févrierHalf-pipe (h) : 13 et 14 févrierSnowboardcross (h) : 15 févrierSnowboardcross (f) : 16 févrierBig air (f) : 19 et 23 févrierBig air (h) : 21 et 24 févrierSlalom parallèle (h) : 22 et 24 févrierSlalom parallèle (f) : 22 et 24 février",
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Athlètes, médailles, sites… Tout, vous saurez tout sur ces 23es Jeux olympiques d’hiver, à Pyeongchang, en Corée du Sud.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/02/2018
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Jeux olympiques : la politique entre en piste

Les JO d’hiver de Pyeongchang, marqués par un léger rapprochement entre les deux Corées, confirment une fois de plus la place prédominante de ces grandes compétitions sportives dans les relations internationales.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h23
   





                        



                                


                            

La participation d’une équipe nord-coréenne aux Jeux olympiques (JO) d’hiver de Pyeongchang est, selon le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, « un grand pas en avant pour l’esprit olympique ».
Mais cet esprit olympique, quel est-il ? Apolitique, comme l’aurait souhaité son initiateur, Pierre de Coubertin ? Ou tout le contraire, comme ce geste de réconciliation entre les deux Corées ? En réalité, l’apolitisme du mouvement olympique n’a existé que dans l’esprit de ses fondateurs – et encore – et dans celui de gardiens du temple plus enclins à défendre l’ordre établi qu’une pureté du sport irréaliste.

La participation de la Corée du Nord aux épreuves organisées au Sud n’est d’ailleurs pas une première : les deux équipes ont déjà défilé ensemble aux JO d’été de 2000 à Sydney et à ceux de 2004 à Athènes, lors de la période connue sous le nom de « politique du rayon de soleil ».
Dès le lancement des JO modernes, à la fin du XIXe siècle, le baron Pierre de Coubertin leur assigne un rôle politique, puisqu’il voit le sport comme un chemin supérieur vers la paix mondiale : « Exportons des rameurs, des coureurs, des escrimeurs : voilà le libre-échange de l’avenir, et le jour où il sera introduit dans les mœurs de la vieille Europe, la cause de la paix aura reçu un nouvel et puissant appui », lance-t-il, en 1894, à une poignée d’aristocrates réunis à Paris pour relancer l’idéal olympique antique.
Représailles diplomatiques
Le message n’est pas forcément reçu de la même manière par tout le monde. Envoyé spécial de La Gazette de France aux Jeux d’Athènes en 1896, l’essayiste d’extrême droite Charles Maurras, qui avait d’abord rejeté le « cosmopolitisme » du projet, finit par y trouver son compte : « Les modernes olympiades auront l’avantage de montrer aux peuples latins le nombre, la puissance, l’influence, les prétentions insolentes, les ridicules de ces hardis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit en France. Programme des épreuves, chances de médailles françaises et couverture en direct : vous pourrez alors compter sur nous.
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JO d’hiver 2018 : comment suivre la compétition sur LeMonde.fr et ailleurs

Compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit en France. Programme des épreuves, chances de médailles françaises et couverture en direct : vous pourrez alors compter sur nous.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h26
   





                        



   


Les Jeux olympiques d’hiver se dérouleront à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février (et du 9 au 18 mars pour les Jeux paralympiques). Au total, 2 925 athlètes issus de 92 nations se mesureront dans 7 sports, et 15 disciplines. Cent deux titres olympiques seront distribués, un record. Vous pourrez suivre et commenter ces JO en direct avec la rédaction du Monde.fr Sport.
Le décalage horaire
Il faut compter huit heures de décalage horaire entre la France métropolitaine et Pyeongchang. Autrement dit, quand il est 10 heures en Corée du Sud, il est 2 heures… du matin à Paris.
Sur LeMonde.fr Sport
Nos envoyés spéciaux à Pyeongchang, Clément Guillou et Clément Martel, vous feront suivre la compétition et notamment les chances de médailles françaises, vue des zones mixtes et des coulisses, avec des reportages, des analyses et des billets décalés sur le blog Pyeongchang, comme ça se prononce.
A partir du 11 février, Le Monde. fr Sport tiendra un direct quotidien, dit « direct des nuits blanches », dès 1 heure du matin, heure de Paris, pour suivre et commenter les épreuves de la nuit.
Au programme, pour les plus motivés et les insomniaques : le ski alpin, le patinage artistique, le ski acrobatique, le ski de fond, le snowboard, le hockey sur glace et le combiné nordique.
Aux environs de 11 heures, pour les dormeurs et ceux qui ne peuvent se permettre des nuits blanches, un deuxième direct, dit « direct du second souffle », suivra le biathlon, le saut à ski, le patinage de vitesse et le triptyque de sports de descente extrêmement rapides (la luge, le skeleton et le bobsleigh).

        JO d’hiver 2018 :
         

          le programme complet des épreuves



A la télévision
France Télévisions diffusera en exclusivité les épreuves sur France 2, France 3 et France 4. Début de la retransmission à 1 heure du matin, avec deux cents heures de direct, trois cents heures de retransmissions et, en tout, huit cents heures à regarder en ligne sur le site FranceTVSport.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Nombre d’athlètes, lieux d’entraînement, disciplines... découvrez les chiffres de la délégation française aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Associations installées en Suisse, entreprises florissantes… incursion dans les arcanes économiques des 100 plus grands événements sportifs.
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JO, Coupe du monde, Tour de France… dans les coulisses financières des grands événements sportifs

Associations installées en Suisse, entreprises florissantes… incursion dans les arcanes économiques des 100 plus grands événements sportifs.



Le Monde
 |    04.08.2016 à 15h25
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h00
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Jeux olympiques, Coupe du monde de foot, Route du Rhum… ces événements sportifs qui vont occuper l’actualité 2018 voient, avec la médiatisation des différents sports et l’augmentation des revenus, l’apparition d’une véritable logique financière. Les conséquences de cette mutation économique vont au-delà de la mêlée des logos et des acronymes : c’est le sport lui-même, sa pratique, ses règles, ses compétitions et sa santé économique qui sont en jeu.
Associations sises en Suisse, entreprises florissantes, découvrez qui se cache dans les coulisses de ces grands-messes du sport : organisateurs, pays d’établissement, structures tierces… Retour sur l’organisation des grandes rencontres sportives et la naissance des mastodontes de l’événementiel qui se partagent ce marché.
Comment nous avons travaillé : nous avons recensé cent événements sportifs à dimension internationale et recherché qui en était l’organisateur. Il est extrêmement difficile d’obtenir des chiffres des revenus générés ou des sommes engagées pour chaque événement, et même pour chaque organisateur. Ceux-ci ont bien souvent un statut d’association, et permettent très rarement de consulter leurs états budgétaires en ligne. Les entreprises organisatrices d’événements sportifs ne sont pas cotées et n’ont donc aucune obligation de transparence vis-à-vis du grand public. Vous pouvez retrouver l’intégralité de nos données ici.

 
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L’avantageux statut d’association suisse
Si l’organisation d’événements sportifs professionnels existe depuis le XIXe siècle, elle est devenue depuis une trentaine d’années un secteur économique lucratif notamment grâce à l’apparition des droits télévisés.
En termes de statut, dans la grande majorité des cas (64 sur 100 organisateurs étudiés), les organisateurs d’événements sont structurés en associations. Près de la moitié d’entre elles (25) sont installées en Suisse, comme la Fédération internationale de football (FIFA), l’Union européenne des associations de football (UEFA), le Comité international olympique (CIO)… Au total, Transparency International en recense environ soixante.
La raison : une particularité du droit helvétique qui, dans le cas d’une association, poursuivait la corruption publique mais pas la corruption privée. Celle-ci n’était un délit poursuivi d’office que dans des circonstances très précises (cela nécessitait notamment le dépôt d’une plainte par une des parties concernées par les faits de corruption). Cette particularité, qui n’est plus d’actualité désormais, a tout de même prévalu jusqu’en 2006.
En 2015, le scandale de la FIFA n’a ainsi vraiment éclaté qu’à la suite de l’arrestation de sept dirigeants de la fédération… à la demande de la justice américaine. Et les deux dirigeants Michel Platini et Sepp Blatter n’ont, pour l’heure, été « condamnés » qu’en interne.

        Lire :
         

          La Suisse en a marre de la corruption... à la FIFA



Le financement de ces associations repose sur trois piliers : les cotisations des membres, les ventes de billetterie et les droits de diffusion. Dans le cas de géants comme le Comité international olympique ou la FIFA, ces droits représentent près de la moitié des revenus.
Les montants en jeu s’évaluent désormais à l’aune de la mondialisation des sports. Quand, en 1974, le chiffre d’affaires de la FIFA approchait l’équivalent de 5 millions d’euros, on parle désormais de 4 milliards d’euros, engrangés avec la Coupe du monde 2014, qui sont venus s’ajouter aux confortables réserves de plus d’un milliard d’euros sur lesquelles peut s’appuyer l’association à but non lucratif… Des chiffres dans la fourchette de ceux d’une « petite » entreprise du CAC 40.
35 milliards d’euros
C’est le montant total des recettes générées chaque année par les neuf plus grandes ligues professionnelles au monde (football, baseball, basket, hockey américains, ainsi que les ligues anglaise, espagnole, allemande, italienne et française de football). Soit la richesse créée dans le même laps de temps en Tunisie.
Le cas particulier américain
L’univers des événements sportifs américains est l’un des plus nébuleux ; difficile de s’y retrouver quand la communication des organisateurs est presque exclusivement focalisée sur les stars et leurs performances, et très peu diserte sur la gouvernance de la structure faîtière. En outre, certaines structures ne reprennent pas le terme d’« association » dans leur titre, comme les New York Road Runners (organisateurs du marathon du même nom), tandis que des entreprises privées ont gardé l’appellation d’associations alors qu’elles ne le sont pas – comme la NBA (« National Basketball Association », la principale ligue de basket nord-américaine) ou la Nascar (Association nationale des courses de voitures de série).
Cette dernière correspond d’ailleurs assez peu à l’image traditionnelle du monde associatif : elle appartient encore à une dynastie, les France. Le fils a succédé au père à la tête de l’association, créée dans les années 1940, quand les meilleurs coureurs étaient d’anciens contrebandiers d’alcool, habitués à semer les voitures de police qui leur faisaient la course pendant la Prohibition, dans les années 1930.
Impossible pour ces entreprises de prétendre au principal avantage du statut associatif : être une association de type 501 (c), en référence au paragraphe c de l’article 501 du code fédéral des impôts américain, qui confère le droit d’être exemptés d’impôts fédéraux sur le revenu.
Un statut qui a fait débat dans le cas des très lucratives NFL (football), NHL (hockey) et PGA Tour (golf). A la suite d’un tollé réunissant démocrates et républicains contre l’absence d’imposition de ces empires financiers, la NFL a abandonné le statut associatif en 2015. Ce qui lui permet de ne plus dévoiler le salaire pharaonique de ses cadres (il apparaissait dans la déclaration, obligatoire, de la NFL que son dirigeant était rémunéré 44 millions de dollars, six autres responsables avaient des salaires à sept chiffres et près de 300 employés dépassaient les 100 000 dollars annuels).
Prospérer loin de la transparence imposée aux associations semble être le choix effectué par de plus en plus d’organisations sportives : la « reine » de ce modèle de gestion privée est le très « select » Augusta National Golf Club, qui chapeaute les Masters de golf à Augusta, dans l’Etat de Géorgie. Malgré un sponsoring minimaliste, des billets peu dispendieux, et un accès au système d’adhésion réservé aux hommes jusqu’en 2012, c’est une entreprise lucrative : ses bénéfices sont estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars par an.
Des mastodontes de l’événementiel
L’évolution de la planète sport du côté des organisateurs prend des allures de marché mondialisé et concurrentiel, répondant à la même logique économique que d’autres industries lourdement financiarisées. Premier ressort de cette logique : la concentration du secteur.
Certains de ces organismes sont déjà à la tête de plusieurs événements : l’UEFA organise à la fois le championnat d’Europe de football et la Ligue des champions, l’IAAF les championnats du monde d’athlétisme et la Ligue de diamant (à laquelle appartient le Meeting Areva en France)…
Mais, avec le temps, les associations se font tailler des croupières par les entreprises privées et ces dernières sont elles-mêmes vulnérables à des rachats, le tout donnant lieu à l’apparition de véritables mastodontes de l’événementiel.
Prenons l’exemple d’Amaury Sport Organisation (ASO, filiale du groupe de presse éditant le quotidien L’Equipe) : son chiffre d’affaires est inconnu, mais son emprise incontestablement grandissante. ASO est à la tête du Tour de France, du Paris-Roubaix, du Tour d’Espagne et, dans une autre discipline, du Tour de France à la voile. Le géant de l’événementiel sportif est aussi associé à la course automobile Paris-Dakar et au marathon de Paris.
Conséquences de la privatisation du sport
L’évolution vers une privatisation de l’organisation des événements sportifs n’est pas sans conséquences : fiscales, éthiques… Par exemple, la lutte contre le dopage n’est pas un combat facilement endossable pour un groupe privé qui cherche à promouvoir spectacles, stars et performances. Dans le cas des courses cyclistes, la rivalité entre l’association faîtière, l’Union cycliste internationale (UCI), et le français ASO, ne s’est pas traduite par une politique de contrôles accrue, mais par son abandon. Lors du Tour de France 2008, le groupe Amaury a pris un « virage industriel », explique Patrice Clerc, ancien président d’ASO :
« L’entreprise a choisi de changer de posture par rapport au dopage, en décidant de ne plus intervenir dans la politique de ce sport, pour endosser uniquement le rôle, plus confortable, de l’organisateur. »
De son côté, l’UCI, l’association historique du cyclisme, perd de plus en plus de terrain face au groupe français : ce dernier a réussi à faire retoquer la réforme du calendrier cycliste ProTour (de la responsabilité de l’UCI), en menaçant simplement d’en sortir.

        Lire aussi :
         

                Tour de France : le calme après la bataille



Autre conséquence de la montée en puissance des intérêts financiers du sport : l’irrésistible attraction que semblent exercer sur les organisateurs les juridictions offrant une fiscalité « amicale ». Ainsi, un tiers des cent plus grands évènements sportifs sont basés dans un paradis fiscal : Suisse, Monaco, Bermudes...
Certains recourent même à des structures tierces : la Fédération internationale de cricket, d’abord installée à Londres, avait choisi pour éviter la double imposition (tous les pays membres n’ont pas forcément signé des accords avec le Royaume-Uni) de localiser la société recueillant ses gains, ICC Development Pty Ltd, à Monaco. Les autorités britanniques n’ayant pas accédé à la demande de la fédération d’exonérer les salaires de ses employés, cette dernière a définitivement déménagé aux Emirats arabes unis, tout en créant au passage une nouvelle société hébergeant ses actifs aux îles Vierges britanniques.
Même pour les événements organisés dans des pays à la fiscalité « normale », il est toujours possible d’échapper à l’impôt. L’UEFA a ainsi réussi à obtenir une exonération d’impôts pour l’organisation de l’Euro 2016 en France (six autres compétitions sont concernées par un tel régime de faveur dans l’Hexagone). Le manque à gagner pour l’Etat français pourrait s’élever jusqu’à 200 millions d’euros pour la dernière compétition en date.

Mise à jour du 9 février 2018 à 11 h : réactualisation de l’article à l’occasion de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang, en Corée du sud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Biathlon, saut à ski et k-pop pour tous au programme de la première nuit des Jeux olympiques en Corée du Sud.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

JO 2018 : nuit blanche à Pyeongchang, épisode 1

Biathlon, saut à ski et k-pop pour tous au programme de la première nuit des Jeux olympiques en Corée du Sud.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h58
    |

            Clément Martel








                        


Chaque jour, « Pyeongchang, comme ça se prononce », vous accompagne à la découverte du savoureux menu olympique. Et le traduit de l’heure de Corée à celle de Paris.
Demandez le programme (à suivre en direct sur Le Monde.fr)
C’est le président Moon Jae-in qui l’a dit (enfin on présume, notre langue de Ko Chang-soo est encore rouillée) : c’est parti pour une quinzaine olympique. Et quoi de mieux qu’un menu détaillé pour annoncer ce qui vous attend pour cette première journée. Une blanche journée de samedi en Corée, et une nuit blanche en France.
Histoire de se faire à ces acrobaties horaires, on attaque à 2 heures (toutes les heures sont celles de Paris) par une initiation au slopestyle, ce « skate park sur neige », en snowboard, avec des qualifications chez les hommes. Le temps de se remettre l’esprit à l’endroit, rendez-vous au short-track, discipline des sprinteurs sur glace, à 11 heures, avec un premier duel néerlando-coréen à prévoir sur 1 500 m. Après une escapade du côté de la luge (voir ci-dessous), ne manquez pas l’ouverture de la chasse (à la médaille), avec les biathlètes femmes qui chaussent les skis et embarquent les crosses sur 7,5 km : une sérieuse chance de médaille française (voir ci-dessous).
A 13 h 10 pétantes, un intéressant (mais déséquilibré) Suisse-Corée au hockey féminin rappelera un temps que les moins de 70 ans ne peuvent pas connaître : celui d’une Corée unique. Et pour conclure en beauté et en poésie, on peut s’envoler avec la finale du saut à skis, sur tremplin normal (comme un terrain de foot, la norme d’un tremplin est de 95 mètres) à partir de 13 h 35.

        Lire aussi :
         

                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves



La future fête à la médaille
La « fête à la médaille », version CNOSF de la « fête à neuneu », consiste à célébrer la médaille tricolore du jour avec flonflons et Marseillaise. « Pyeongchang, comme ça se prononce » vous dévoile l’identité du héros de demain, au risque d’être chat noir.
A tout seigneur, tout honneur. Grand pourvoyeur de médailles, le biathlon devrait être le premier à faire hurler les supporteurs français. A « PCSP », on mise quelques milliers de wons (soit quelques euros si l’on se réfère au taux de change officiel) sur un podium de Justine Braisaz dès la première course, un sprint sur 7,5 km. Même si elle est moins performante ces dernières semaines, la jeune skieuse de la vallée de Hauteluce (c’est dans le Beaufortain) est tout à fait capable d’apporter à la France sa première médaille. C’est écrit, et la rédaction assumera les conséquences d’une éventuelle contre-performance.

   


L’histoire à suivre
Comment fait-on pour faire de la luge, sport de neige et de glace, lorsque sa patrie est plus connue pour son climat tropical que pour ses frimas ? Pour répondre à cette équation pour le moins ardue, Lien Te-an a choisi la simplicité. Oter les patins de son engin, et l’équiper de roues.
Le « Taïwanais roulant », comme on ne le surnomme pas encore (mais nous n’hésitons pas à innover) a perfectionné une méthode d’entraînement sur bitume à faire passer Xander Cage (celui-là) pour un timoré (aucun rapport avec Yohan Goutt) : dévaler les routes des montagnes taïwanaises sur une luge roulante en espérant éviter la circulation. « En général, les voitures s’arrêtent pour voir ce dont il s’agit », explique l’athlète, qui représente son pays pour la seconde fois, après une 39e place à Sotchi. Ayant rechaussé les lames à son engin, Lien Te-an entame la compétition samedi, lors de la descente masculine (en luge, donc).

   


Chic Corée
Difficile d’inaugurer cette chronique consacrée à la vie dans la Corée des Jeux sans faire mention de ce qui hisse fièrement les couleurs du pays du Matin calme vers les cîmes de la musique mondiale : la k-pop. Pour ne rien vous cacher, elle est partout.
De la musique de Psy-célébrant-un-quartier-de-Séoul pour accompagner l’entrée du… Monténégro (nous n’avons pas compris non plus) lors de la cérémonie d’ouverture, au groupe Girls Day choisi pour porter collectivement la flamme olympique dans la bonne cité de Gangneung jeudi, la musique populaire coréenne est omniprésente lors de ces Jeux. On a même vu des volontaires vouloir réchauffer le public transi du stade olympique en tentant –en vain – de leur faire esquisser quelques pas de danse.
En revanche, la raison de la présence de Vianney (oui, celui qui n’est « pas là ») dans une émission de k-pop populaire et au club France après la cérémonie, ce vendredi, reste à élucider. Affaire à suivre…

#PyeongChang2018 Honorary Ambassador and #Kpop girl group, #GirlsDay is making #Gangneung shine brightly along with the  Olympic Torch! 😻 #강릉 에 등장한 4명의 성화여신! 💞 #2018평창 홍보대사 #걸스데이  어두울수록 밝게 빛나는 오늘의 성화는 바로 내일 #평창 으로 향합니다!🏃 pic.twitter.com/1f0oVGXwsJ— PyeongChang 2018 (@pyeongchang2018) 8 février 2018





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/09/19-11">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Du 10 au 25 février, la ville sud-coréenne de Pyeongchang accueille les Jeux olympiques d’hiver. Retrouvez le calendrier intégral.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves

Du 10 au 25 février, la ville sud-coréenne de Pyeongchang accueille les Jeux olympiques d’hiver. Retrouvez le calendrier intégral.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h26
   





                        



   


C’est la règle quand les Jeux ont lieu aux antipodes : seuls les plus matinaux pourront assister au snowboard, au ski freestyle ou au hockey, toutes les épreuves de ces disciplines étant organisées alors qu’il ne sera pas encore 7 heures du matin – mais plutôt 2 heures ou 5 heures.

        Jeux olympiques de Pyeongchang 2018 :
         

          les 108 sportifs français qui participeront



Il faut compter huit heures de décalage horaire entre la France métropolitaine et Peyongchang, autrement dit, quand il est 10 heures en Corée du Sud, il est 2 heures… du matin à Paris. L’intégralité des épreuves sera à suivre en direct commenté sur Lemonde.fr.

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Du 10 au 25 février, le calendrier des épreuves
Tous les horaires indiqués ici sont présentés à l'heure de Paris (UTC+1).

        Choisissez une journée :


vendredi 9 février

samedi 10 février
dimanche 11 février
lundi 12 février
mardi 13 février
mercredi 14 février
jeudi 15 février
vendredi 16 février
samedi 17 février
dimanche 18 février
lundi 19 février
mardi 20 février
mercredi 21 février
jeudi 22 février
vendredi 23 février
samedi 24 février
dimanche 25 février























Source : pyeongchang2018.com


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Programme libre H", "sexe": "" }, { "jour": "12/02", "heure": "02:15", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom géant (manche 1)", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "03:10", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Equipes - Programme libre F", "sexe": "" }, { "jour": "12/02", "heure": "04:20", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Equipes - Danse sur glace", "sexe": "" }, { "jour": "12/02", "heure": "05:45", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom géant (manche 2)", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "11:10", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Poursuite 10 km", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "11:30", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Ski de bosses (qualifications)", "sexe": "H" }, { "jour": "12/02", "heure": "11:30", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "1 500 m", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "11:50", "discipline": "Luge", "epreuve": "Simple (descentes 1 et 2)", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "13:00", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Poursuite 12,5 km", "sexe": "H" }, { "jour": "12/02", "heure": "13:50", "discipline": "Saut à ski", "epreuve": "Tremplin normal", "sexe": "F" }, { "jour": "12/02", "heure": "14:10", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Ski de bosses (finale)", "sexe": "H" }, { "jour": "13/02", "heure": "02:00", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Half-pipe", "sexe": "F" }, { "jour": "13/02", "heure": "03:30", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Combiné (descente)", "sexe": "H" }, { "jour": "13/02", "heure": "07:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Combiné (slalom)", "sexe": "H" }, { "jour": "13/02", "heure": "09:30", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Sprint classique", "sexe": "F" }, { "jour": "13/02", "heure": "09:30", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Sprint classique ", "sexe": "H" }, { "jour": "13/02", "heure": "11:00", "discipline": "Short-track", "epreuve": "500 m", "sexe": "F" }, { "jour": "13/02", "heure": "11:30", "discipline": "Luge", "epreuve": "Simple (descentes 3 et 4)", "sexe": "F" }, { "jour": "13/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "1 500 m", "sexe": "H" }, { "jour": "13/02", "heure": "12:00", "discipline": "Curling", "epreuve": "Double mixte", "sexe": "" }, { "jour": "14/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Couple - programme court", "sexe": "" }, { "jour": "14/02", "heure": "02:15", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom (manche 1)", "sexe": "F" }, { "jour": "14/02", "heure": "02:30", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Half-pipe", "sexe": "H" }, { "jour": "14/02", "heure": "05:45", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom (manche 2)", "sexe": "F" }, { "jour": "14/02", "heure": "07:00", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Individuel tremplin normal - saut à ski", "sexe": "H" }, { "jour": "14/02", "heure": "08:20", "discipline": "Luge", "epreuve": "Double", "sexe": "" }, { "jour": "14/02", "heure": "09:45", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Individuel tremplin normal - ski de fond", "sexe": "H" }, { "jour": "14/02", "heure": "11:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "1 000 m", "sexe": "F" }, { "jour": "14/02", "heure": "12:05", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Individuelle 15 km", "sexe": "F" }, { "jour": "15/02", "heure": "02:00", "discipline": "Skeleton", "epreuve": "Descentes 1 et 2", "sexe": "H" }, { "jour": "15/02", "heure": "02:30", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Couple - programme libre", "sexe": "" }, { "jour": "15/02", "heure": "03:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Super-G", "sexe": "H" }, { "jour": "15/02", "heure": "05:30", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Snowboardcross", "sexe": "H" }, { "jour": "15/02", "heure": "07:30", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "10 km libre", "sexe": "F" }, { "jour": "15/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "10 000 m", "sexe": "H" }, { "jour": "15/02", "heure": "12:00", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Individuel 20 km", "sexe": "H" }, { "jour": "15/02", "heure": "13:30", "discipline": "Luge", "epreuve": "Relais par équipes", "sexe": "" }, { "jour": "16/02", "heure": "01:30", "discipline": "Skeleton", "epreuve": "Descentes 3 et 4", "sexe": "H" }, { "jour": "16/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Programme court", "sexe": "H" }, { "jour": "16/02", "heure": "04:15", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Snowboardcross", "sexe": "F" }, { "jour": "16/02", "heure": "07:00", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "15 km libre", "sexe": "H" }, { "jour": "16/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "5 000 m", "sexe": "F" }, { "jour": "16/02", "heure": "12:00", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Saut acrobatique", "sexe": "F" }, { "jour": "16/02", "heure": "12:20", "discipline": "Skeleton", "epreuve": "Descentes 1 et 2", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Programme libre", "sexe": "H" }, { "jour": "17/02", "heure": "03:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Super-G", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "05:00", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Slopestyle", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "10:30", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Relais 4×5 km", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "11:00", "discipline": "Short-track", "epreuve": "1 000 m", "sexe": "H" }, { "jour": "17/02", "heure": "11:00", "discipline": "Short-track", "epreuve": "1 500 m", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Mass start 12,5 km", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "12:20", "discipline": "Skeleton", "epreuve": "Descentes 3 et 4", "sexe": "F" }, { "jour": "17/02", "heure": "13:30", "discipline": "Saut à ski", "epreuve": "Grand tremplin", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "02:15", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom géant (manche 1)", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "05:15", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Slopestyle", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "05:45", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom géant (manche 2)", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "07:15", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Relais 4×10 km", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "12:00", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Saut acrobatique", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "500 m", "sexe": "F" }, { "jour": "18/02", "heure": "12:05", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à deux (descentes 1 et 2)", "sexe": "H" }, { "jour": "18/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Mass Start 15 km", "sexe": "H" }, { "jour": "19/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Danse sur glace - danse court", "sexe": "" }, { "jour": "19/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "500 m", "sexe": "H" }, { "jour": "19/02", "heure": "12:15", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à deux (descentes 3 et 4)", "sexe": "H" }, { "jour": "19/02", "heure": "13:30", "discipline": "Saut à ski", "epreuve": "Épreuve par équipes", "sexe": "H" }, { "jour": "20/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Danse sur glace - danse libre", "sexe": "" }, { "jour": "20/02", "heure": "02:30", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Half-pipe", "sexe": "F" }, { "jour": "20/02", "heure": "11:00", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Individuel grand tremplin - saut à ski", "sexe": "H" }, { "jour": "20/02", "heure": "11:00", "discipline": "Short-track", "epreuve": "Relais 3 000 m", "sexe": "F" }, { "jour": "20/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Relais 2×7,5 km", "sexe": "H" }, { "jour": "20/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Relais 2×6 km", "sexe": "F" }, { "jour": "20/02", "heure": "12:50", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à deux (descentes 1 et 2)", "sexe": "F" }, { "jour": "20/02", "heure": "13:45", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Individuel grand tremplin - ski de fond", "sexe": "H" }, { "jour": "21/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Programme court", "sexe": "F" }, { "jour": "21/02", "heure": "03:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Descente", "sexe": "F" }, { "jour": "21/02", "heure": "05:15", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Ski cross", "sexe": "H" }, { "jour": "21/02", "heure": "09:00", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Sprint par équipes", "sexe": "F" }, { "jour": "21/02", "heure": "09:00", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Sprint par équipes", "sexe": "H" }, { "jour": "21/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "Poursuite par équipes", "sexe": "H" }, { "jour": "21/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "Poursuite par équipes", "sexe": "F" }, { "jour": "21/02", "heure": "12:40", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à deux (descentes 3 et 4)", "sexe": "F" }, { "jour": "22/02", "heure": "02:15", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom (manche1)", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "03:30", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Half-pipe", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "05:10", "discipline": "Hockey sur glace", "epreuve": "Finale", "sexe": "F" }, { "jour": "22/02", "heure": "05:45", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Slalom (manche 2)", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "08:30", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Épreuve par équipes - saut à ski", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "11:00", "discipline": "Short-track", "epreuve": "500 m", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "11:20", "discipline": "Combiné nordique", "epreuve": "Épreuve par équipes - ski de fond", "sexe": "H" }, { "jour": "22/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Relais 4×6 km", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "01:30", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Big Air", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "02:00", "discipline": "Patinage artistique", "epreuve": "Programme libre", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "03:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Combiné (descente)", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "05:15", "discipline": "Ski freestyle", "epreuve": "Ski cross", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "06:30", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Combiné (slalom)", "sexe": "F" }, { "jour": "23/02", "heure": "11:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "1 000 m", "sexe": "H" }, { "jour": "23/02", "heure": "12:15", "discipline": "Biathlon", "epreuve": "Relais 4×7,5 km", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "01:30", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à quatre (descentes 1 et 2)", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "02:00", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Big Air", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "03:00", "discipline": "Ski alpin", "epreuve": "Épreuve par équipes ", "sexe": "" }, { "jour": "24/02", "heure": "04:00", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Slalom géant parallèle", "sexe": "F" }, { "jour": "24/02", "heure": "04:00", "discipline": "Snowboard", "epreuve": "Slalom géant parallèle", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "06:00", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Mass start 50 km classique", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "07:35", "discipline": "Curling", "epreuve": "Finale", "sexe": "H" }, { "jour": "24/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "Mass Start", "sexe": "F" }, { "jour": "24/02", "heure": "12:00", "discipline": "Patinage de vitesse", "epreuve": "Mass Start", "sexe": "H" }, { "jour": "25/02", "heure": "01:05", "discipline": "Curling", "epreuve": "Finale", "sexe": "F" }, { "jour": "25/02", "heure": "01:30", "discipline": "Bobsleigh", "epreuve": "Bob à quatre (descentes 3 et 4)", "sexe": "H" }, { "jour": "25/02", "heure": "05:10", "discipline": "Hockey sur glace", "epreuve": "Finale", "sexe": "H" }, { "jour": "25/02", "heure": "07:15", "discipline": "Ski de fond", "epreuve": "Mass start 30 km classique", "sexe": "F" }, { "jour": "25/02", "heure": "12:00", "discipline": "Cérémonie de clôture", "epreuve": "", "sexe": "" } ];

    /*
    Nos variables 
    */

    var ledebut = moment("01/01/1970 23:59", "DD/MM/YYYY HH:mm", true),
        lafin = moment("02/01/1970 05:00", "DD/MM/YYYY HH:mm", true);

    var sexe = {
        "H": "messieurs",
        "F": "dames",
        "": ""
    };

    var maintenant = Number(moment().format("D"));

 9 && maintenant         $("#jourselect option[value=" + maintenant + "]").attr("selected", "selected")
    } else {
        $("#jourselect option[value=10]").attr("selected", "selected")
    }

    var debut = moment("00:00", "HH:mm", true),
        fin = moment("05:00", "HH:mm", true);

DisciplineEpreuveHoraires";
";

    if ($("#calendrierjo").width() "
    } else {
        separateur = " – "
    }


    $.each(calendrier, function(i, d) {

        var jour = moment(d.jour, "DD/MM").format("D"),
            heure = moment(d.heure, "HH:mm", true).add(1, 'seconds');

"
" + d.discipline + " " + sexe[d.sexe] + ""
" + d.epreuve + ""
" + (d.jour).replace("/02", " fév.") + separateur + d.heure + ""
"  ""*/

"
    })
"

    $("#calendrier").html(html)

    /*    On affiche le bon jour    */

    var bonjour = $("#jourselect").val();

    /* Boucle au lancement */
    $("#calendrierjo .corp .ligne").each(function() {
        cejour = $(this).attr("class").slice(12)
= bonjour && cejour != 9) $(this).css("display", "table-row").fadeIn(400)
        else $(this).fadeOut(400)

    });

    /* Boucle – la même – si on choisit un autre jour*/
    $("#calendrierjo #jourselect").on("change", function() {
        bonjour = $(this).val()
        $("#calendrierjo .corp .ligne").each(function() {
            cejour = $(this).attr("class").slice(12)
= bonjour && cejour != 9) $(this).css("display", "table-row").fadeIn(400)
            else $(this).fadeOut(400)
        });
    })
    /*
    On bloque la taille du header, rapport à la div collée en haut
    */

    $("#calendrierjo .tete").css("width", $("#calendrierjo .tete").parent().width())
    $("#calendrierjo .tete .cellule.un").css("width", $("#calendrierjo .tete .cellule.un").width() + 20)
    $("#calendrierjo .tete .cellule.deux").css("width", $("#calendrierjo .tete .cellule.deux").width())
    $("#calendrierjo .tete .cellule.trois").css("width", $("#calendrierjo .tete .cellule.trois").width())

    function collerEnHaut() {
        var window_top = $(window).scrollTop();
        var div_top = $('#ancre-collante').offset().top;
 div_top) {
            $('#calendrierjo #boites').addClass('collante').css("top", $(".fixed-header").height());
        } else {
            $('#calendrierjo #boites').removeClass('collante');
        }
    }

    $(function() {
        $(window).scroll(collerEnHaut);
        collerEnHaut();
    });


    $("#calendrierjo a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/09/19-12">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le 9 février, lors de la cérémonie d’ouverture des XXIIIe Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, la Corée du Sud et la Corée du Nord ont défilé derrière le même drapeau. Retour sur quarante-quatre années d’histoire olympique nord-coréenne.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La présence d’une délégation nord-coréenne aux JO organisés en Corée du Sud – qui s’ouvrent aujourd’hui – a ravivé l’esprit olympique, terni par les scandales récurrents de dopage et de corruption.
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JO d’hiver 2018 : forme et méforme olympique

La présence d’une délégation nord-coréenne aux JO organisés en Corée du Sud – qui s’ouvrent aujourd’hui – a ravivé l’esprit olympique, terni par les scandales récurrents de dopage et de corruption.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 07h37
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 11h38
    |

            Clément Guillou








                        



   


Qui aurait prédit il y a encore deux mois que le dictateur nord-coréen Kim Jong-un ­sauverait l’honneur des Jeux olympiques de Pyeongchang ? Miraculeusement, le président allemand du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a eu de quoi se réjouir à l’ouverture de la session de l’instance faîtière du sport mondial, mardi 6 février. Soudain, l’esprit olympique voulait de nouveau dire quelque chose.
L’opportun et surprenant virage du leadeur nord-coréen lors de son discours du Nouvel An, par lequel il annonçait la participation d’une ­délégation du Nord aux Jeux olympiques, dont il souhaitait le « succès », a sauvé l’hiver du CIO. Thomas Bach n’avait plus qu’à accompagner la reprise du dialogue entre les deux Corées et tout mettre en œuvre pour favoriser un défilé commun lors de la cérémonie d’ouverture, la participation de 22 sportifs du Nord et même, fait sans précédent dans l’histoire olympique, faire jouer ensemble des hockeyeuses des deux parties de la péninsule. « L’esprit olympique apporte l’espoir d’un avenir meilleur pour toute la péninsule ­coréenne », a lancé le président du CIO, tout en ­admettant que « le sport ne pouvait créer la paix ».
Entre le changement climatique et l’hostilité croissante des opinions publiques occidentales aux projets coûteux, le CIO pourrait se retrouver bientôt à court d’options pour poser son barnum
C’est un coin de bleu au-dessus de Lausanne, où le ciel n’a jamais été aussi orageux. Les JO subissent des assauts de toutes natures. Entre le changement climatique et l’hostilité croissante des opinions publiques occidentales aux projets coûteux, le CIO pourrait se retrouver bientôt à court d’options pour poser son barnum.

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D’autres défis sont plus anciens, qu’il s’agisse des scandales, s’invitant si souvent au processus d’attribution ou dans les chantiers des Jeux – ce fut le cas en Corée du Sud –, ou bien sûr du ­dopage. Trente ans après les Jeux de Séoul, marqués par le contrôle positif du champion olympique du 100 mètres Ben Johnson, les Sud-Coréens voient à nouveau leurs JO pollués par les affaires avant même qu’ils n’aient commencé.
Télévisions et sponsors suivent
L’imbroglio diplomatico-scientifico-juridique du dopage des sportifs russes n’est pas réglé, quatre ans après que Moscou a fait tourner les Jeux de Sotchi à la supercherie en manipulant les échantillons antidopage de ses sportifs. A moins d’une semaine des Jeux, la révélation des valeurs sanguines de spécialistes du ski de fond, jugées douteuses pour un tiers des médaillés dans les grandes compétitions, est venue rappeler que la triche ne concernait pas que les Russes : aucune nation n’est à l’abri des tentations, surtout pas la France, pourtant si prompte à faire la leçon.
Pour l’instant, les télévisions et les sponsors suivent : les finances du CIO se portent bien. Si l’argent continue de rentrer, c’est que l’intérêt des téléspectateurs – essentiellement dans les pays occidentaux – ne se dément pas non plus. C’est dire à quel point les Jeux fascinent, grâce à leurs acteurs et en dépit des organisateurs : l’aveuglement est un sport olympique. Pendant dix-sept jours, on parviendra encore à s’attacher aux adolescentes s’envoyant sur deux spatules à six mètres de hauteur, ou aux hommes survolant l’équivalent du Stade de France comme en lévitation.

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Les JO font basculer certains dans la folie dou­ce, et pas seulement les noctambules pressés d’assister, vendredi, aux qualifications du ski de bosses. Le porte-drapeau des Tonga aux Jeux de Rio, il y a dix-huit mois, est passé du taekwondo au ski de fond pour regoûter au plus vite à l’aventure olympique. Et qu’importe s’il n’avait jamais vu la neige : il s’est entraîné sur des skis à roulettes et a trouvé pour compagnons d’épopée un Mexicain et un Chilien. Pour la survie de l’esprit olympique, les sportifs sont des alliés plus sûrs que le dictateur nord-coréen ou que les caciques du CIO.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Editorial. L’alliance gouvernementale entre les chrétiens-démocrates (CDU-CSU) et le Parti social-démocrate (SPD) est de nature à rassurer Paris qui retrouve son coéquipier du tandem franco-allemand.
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Allemagne : une coalition pour l’Europe

Editorial. L’alliance gouvernementale entre les chrétiens-démocrates (CDU-CSU) et le Parti social-démocrate (SPD) est de nature à rassurer Paris qui retrouve son coéquipier du tandem franco-allemand.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h19
   





                        


Editorial du « Monde ». On l’avait tellement appelé de nos vœux qu’il est difficile de ne pas se réjouir de l’accord de coalition gouvernementale enfin conclu à Berlin, mercredi 7 février, par l’alliance des chrétiens-démocrates (CDU-CSU) de la chancelière Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD) de Martin Schulz. Après des mois de pourparlers, consécutifs aux élections du 24 septembre, cet accord a, d’abord, le mérite d’exister. S’il est approuvé par la base du SPD en mars, l’Allemagne aura enfin un gouvernement et ses partenaires européens un interlocuteur actif à Berlin.
L’autre bonne nouvelle de cet accord est son orientation pro-européenne. Paris va pouvoir retrouver son coéquipier du tandem franco-allemand. Après un départ en fanfare, pendant les trois mois qui ont séparé les élections françaises de 2017 et le scrutin allemand, ce tandem était de nouveau en panne. L’élan européen donné par la victoire du président Emmanuel Macron et son discours de la Sorbonne, le 26 septembre, a été considérablement freiné, pour ne pas dire coupé net, par la paralysie allemande.

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M. Macron aura en effet en Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, un renfort enthousiaste sur l’intégration européenne, s’il est confirmé comme ministre des affaires étrangères. Le contrat de gouvernement commence par un chapitre intitulé « Un sursaut pour l’Europe » : c’est la première fois que l’Europe figure de manière aussi prééminente dans un accord de coalition allemande. Son contenu va dans le sens souhaité par Paris ; le compromis trouvé sur l’Europe signe la « fin du diktat de l’austérité », a souligné M. Schulz. Adieu, Wolfgang Schäuble ! Le ministre des finances conservateur, qui aura incarné cette politique pendant toute la crise de la dette, préside aujourd’hui le Bundestag.
Méfiance des électeurs
Voilà pour les bonnes nouvelles, que le réalisme impose cependant de tempérer. Ce chapitre prometteur sur l’Europe est formulé de manière si vague qu’il laisse une large marge de manœuvre à celui qui est appelé à succéder à M. Schäuble, Olaf Scholz. Bien qu’issu du SPD, M. Scholz n’a pas la réputation d’être un partisan débridé de la dépense publique. Le « budget d’investissement pour la zone euro » envisagé dans l’accord ne marque pas une réelle rupture avec la politique du gouvernement sortant. Concrètement, il n’y a pas dans ce texte d’adhésion formelle aux propositions de M. Macron. Le sujet de l’approfondissement de la zone euro reste donc très ouvert.

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Il est d’autant plus ouvert que cette « GroKo » issue des négociations, comme disent les Allemands pour désigner la grande coalition, correspond exactement à ce que les électeurs avaient rejeté par leur vote du 24 septembre. Autant la CDU que le SPD étaient sortis affaiblis de ce scrutin, qui avait vu les extrémistes de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) gagner 94 sièges au Bundestag. Cette GroKo reste une coalition par défaut, les libéraux du FDP ayant refusé l’offre de Mme Merkel. Un sondage publié par Der Spiegel jeudi confirme la méfiance des électeurs : 57 % des Allemands y ont déclaré avoir une opinion négative de la nouvelle grande coalition.
Il reste à espérer trois choses : que le SPD donne son feu vert à cette coalition ; que les Allemands digèrent et tirent parti du tremblement de terre politique qu’ils ont subi ; et, enfin, que Mme Merkel retrouve le goût et le talent de gouverner. Alors, ce quatrième et, sans doute, dernier mandat pourra être celui de la relance de l’Europe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Loin d’être équitable, ce système de sélection des étudiants est profondément élitiste, dénoncent plusieurs chercheurs.
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Les concours, une tradition française faussement méritocratique

Loin d’être équitable, ce système de sélection des étudiants est profondément élitiste, dénoncent plusieurs chercheurs.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h55
    |

                            Isabelle Dautresme








                        



   


« Sous le couvert d’être équitable, le concours favorise les élèves scolaires, issus de milieux favorisés », fustige François Garçon, enseignant-chercheur d’histoire, à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Pas du tout, rétorque Bruno Dran, porte-parole de la Conférences des grandes écoles et directeur du concours commun Mines-Ponts : « C’est un système juste qui fonctionne très bien, il n’y a aucune raison d’y toucher. »
La tradition du concours à la française est ancienne, elle remonte à 1794, avec la création de l’Ecole polytechnique. D’abord limité à quelques écoles au XIXe siècle, le phénomène « connaît un développement considérable à partir de la seconde partie du XXe siècle, parallèlement à la massification de l’enseignement supérieur », rappelle Bruno ­Belhoste, professeur d’histoire des sciences à l’université ­Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
La moindre école a son concours
Aujourd’hui, le concours s’est imposé comme le principal mode de sélection des étudiants. Au point que la moindre école de commerce ou d’ingénieurs possède son concours et ce, malgré les attaques récurrentes dont ce système fait l’objet.
Pour ses défenseurs, les arguments ne manquent pas. Avec ses épreuves anonymes passées dans les mêmes conditions pour tous, le concours assure une égalité parfaite entre les candidats. « A partir du moment où l’on veille à diversifier le nombre de matières et les types d’exercices, c’est le système le plus efficace, au sens où il permet de sélectionner les meilleurs », souligne Eloïc Peyrache, directeur délégué d’HEC.
Pour Hugues Contant, directeur des admissions à l’Essec, il serait en outre « particulièrement bien adapté pour départager un nombre important de candidats ». Et pas seulement les plus portés au bachotage. « De 15 % à 20 % de nos étudiants créent leur entreprise pendant leur scolarité, c’est la preuve que concours et classe préparatoire ne riment pas nécessairement avec formatage », fait valoir Eloïc Peyrache.
« Les concours récompensent un type de rapport à la connaissance directement lié au milieu social de l’élève », souligne Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS
Pourtant, ce système de recrutement est loin de faire l’unanimité. Ses détracteurs lui reprochent d’être très formaliste et de sélectionner avant tout sur les connaissances. « Comme ils reposent sur des exercices répétitifs, les concours sont incapables de repérer les étudiants les plus créatifs, innovants, ceux qui ont une grande capacité d’adaptation », déplore François Garçon.
Autre reproche : sous le couvert d’être méritocratique, le concours est en réalité profondément élitiste. « Une partie du programme sur lequel planchent les candidats aux plus grandes écoles n’est enseignée que dans quelques classes préparatoires, auxquelles n’ont accès que ceux qui ont bénéficié d’un solide parrainage familial et scolaire. C’est vrai dans les disciplines littéraires, mais également dans les matières scientifiques », pointe Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS et professeure en sociologie à Sciences Po.
Par ailleurs, ajoute-t-elle, « les concours récompensent un certain type de rapport à la connaissance fait à la fois de distance et d’élégance, directement lié au milieu social de l’élève ».

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Soucieuses de s’ouvrir à des étudiants venus d’autres horizons sociaux et scolaires, nombre d’écoles diversifient aujourd’hui les modalités de sélection, accordant plus d’importance à la singularité des parcours individuels et aux qualités personnelles. Ainsi, Sigma Clermont-Ferrand recrute plus d’un tiers de ses étudiants de première année de cycle ingénieur après une prépa intégrée et 15 % sur titre. « Cette diversité des modes de recrutement est essentielle pour garantir une richesse des profils et des parcours », insiste Sophie Commereuc, directrice de l’école du Puy-de-Dôme.
Sciences Po Paris – première grande école à avoir dispensé des lycéens de zone d’éducation prioritaire (ZEP) de passer le concours – propose actuellement cinq voies d’accès à son collège universitaire. Un choix que peu d’écoles ont fait. Plutôt que de toucher au sacro-saint « concours républicain », la plupart, parmi les plus prestigieuses, préfèrent accompagner les lycéens en amont en mettant en place des dispositifs d’« égalité des chances », dont le plus connu est : « Une grande école, pourquoi pas moi ? ».
« Ce modèle relève d’une conception aristocratique de la démocratie qui ne peut être animée que par les meilleurs », relève Claude Lelièvre, professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris-V-Descartes
« Avec ce programme, on vise à lutter contre l’autocensure et à encourager l’ambition des jeunes de milieux populaires par des sorties culturelles et des échanges avec des étudiants », explique Hugues Contant. Car pour ces dirigeants d’école, changer les épreuves au concours ou les modalités de recrutement ne changerait rien au problème des inégalités. « Le concours est la dernière étape d’un processus de sélection engagé bien plus tôt. Il ne peut pas corriger à lui seul toutes les injustices scolaires », argumente Jean-Michel Eymeri-Douzans, directeur adjoint de l’IEP de Toulouse.
Sauf que si le système éducatif est sélectif, c’est justement parce qu’il est organisé autour du concours et qu’il conditionne les années de collège et surtout celles du lycée. « Il engendre une tension sur l’ensemble du système, souligne Agnès van Zanten. Il pousse les parents à élaborer des stratégies pour permettre à leurs enfants d’y réussir. En sélectionnant les meilleurs élèves et en leur permettant de suivre les bonnes options, les bonnes filières, les établissements scolaires participent également à cette logique. »
Des racines profondes
Si, malgré ces critiques, le concours reste la voie naturelle pour intégrer les grandes écoles, c’est parce que ses racines sont profondes. « Derrière, il y a l’idéologie des Lumières qui prône l’instruction pour l’élite et l’éducation pour les masses. Ce modèle relève d’une conception aristocratique de la démocratie qui ne peut être animée que par les meilleurs », tranche Claude Lelièvre, professeur honoraire d’histoire de l’éducation à l’université Paris-V-Descartes.
Agnès van Zanten confirme : « En France, on croit en une mesure unique pour évaluer les personnes et cette mesure, c’est celle de l’excellence. Tout le système éducatif est irrigué par cette croyance. » Difficile, dans ces conditions, d’imaginer la fin des concours, d’autant que les classes dirigeantes, très souvent elles-mêmes passées par les établissements d’élite, n’y ont pas intérêt. « Réussir le concours d’une grande école confère une identité et une légitimité pour toute une vie », assure l’historien Bruno Belhoste.

Découvrez notre dossier spécial sur les concours

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Le Monde publie, dans son édition datée du jeudi 8 février, un supplément dédié aux nombreux concours de l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse de l’accès aux études de médecine, aux grandes écoles, et des « prépas » qui permettent de les réviser. Ses différents articles sont progressivement mis en ligne sur Le Monde.fr Campus, rubrique Concours.











                            


                        

                        


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Apprentissage : les grands axes de la réforme

Le premier ministre a présenté vendredi des mesures qui changeront radicalement la logique du dispositif.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 12h26
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Après la réécriture du code du travail, le deuxième gros chantier social du gouvernement commence à prendre tournure. Vendredi 9 février, le premier ministre Edouard Philippe et la ministre du travail Muriel Pénicaud ont dévoilé les grandes orientations de la réforme de l’apprentissage, l’un des trois volets d’un projet plus global visant à sécuriser les parcours professionnels de tous les actifs – les deux autres portant sur la transformation de l’assurance-chômage et de la formation continue. L’occasion, pour le gouvernement, d’annoncer une vingtaine de mesures qui modifient en profondeur la gouvernance du système, son financement et les règles applicables aux apprentis.
Les mots d’ordre de l’exécutif ont déjà été entendus sous de précédentes législatures : il faut développer l’apprentissage car cette filière affiche de bons résultats en termes de retour à l’emploi. Sept jeunes sur dix qui vont au bout de leur contrat trouvent un poste six mois après. Or le nombre de nouveaux entrants dans le dispositif plafonne : un peu plus de 296 000 en 2017, soit un niveau très légèrement supérieur à celui relevé dix ans plus tôt.
Financement chamboulé
Pour sortir de cette langueur, le gouvernement considère qu’il faut mettre fin à la logique « administrative » qui a prévalu jusqu’à présent. A l’avenir, un centre de formation d’apprentis (CFA) pourra ouvrir sans requérir l’imprimatur des conseils régionaux (ou, dans quelques cas, de l’Etat) : le but est de répondre plus promptement aux besoins en compétences exprimés par les patrons. Une libéralisation réclamée de longue date par les instances nationales du Medef, mais qui inquiète les régions. Elles redoutent que les CFA nouvellement créés entrent en concurrence avec des lycées professionnels (LP) situés à proximité et proposant des cursus similaires.
Afin d’éviter cet écueil, elles continueront de jouer un rôle régulateur, à travers un « schéma régional », cosigné avec les branches professionnelles – qui représentent le monde de l’entreprise, secteur par secteur. Ce « schéma » livrera une estimation, pour plusieurs années, des formations à assurer sur des métiers donnés et fixera une prévision d’investissements au profit des CFA. Attention, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud : il ne s’agit pas maintenir la « gestion malthusienne » qui règne aujourd’hui ; le principe de libre création du CFA est bel et bien inscrit au cœur de la réforme.
S’agissant du financement, tout est chamboulé, là aussi. La taxe d’apprentissage, dont 51 % était reversée aux régions, va être remplacée par une « contribution alternance » en faveur des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation. Le produit de ce prélèvement, égal à 0,85 % de la masse salariale des sociétés (soit un peu plus de 4 milliards d’euros), redescendra intégralement vers les CFA, en fonction du nombre de contrats signés avec des jeunes. Un bouleversement majeur qui favorise les centres de formation dynamiques, en adéquation avec les besoins des employeurs, estime-t-on dans l’entourage de Mme Pénicaud. Mais certains CFA, dont l’équilibre financier était tributaire de subsides alloués par les régions, risquent d’en faire les frais et d’être contraints de mettre la clé sous la porte.
Rémunération en hausse
Les conseils régionaux ne sont pas entièrement dépouillés, contrairement à ce que certains scénarios pouvaient laisser supposer initialement. Ils conserveront une toute petite fraction de la « cotisation alternance » (environ 250 millions d’euros), notamment pour soutenir des CFA implantés dans des zones rurales et dans des quartiers relevant de la politique de la ville. Et une part de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques) leur sera octroyée, à hauteur de 150 millions. Ce sont eux, par ailleurs, qui distribueront aux entreprises les aides à l’apprentissage, en vertu d’une procédure beaucoup plus lisible : à l’heure actuelle, il existe trois subventions à l’embauche et un crédit d’impôt ; ces lignes de financement seront unifiées, de manière à en faciliter l’accès pour les employeurs.
Dans le but d’accueillir un plus grand nombre de jeunes dans les CFA, plusieurs mesures incitatives sont prises – la plus frappante étant l’aide de 500 euros attribuée aux apprentis majeurs pour passer le permis de conduire. Un coup de pouce qui cherche à répondre aux difficultés rencontrées par les intéressés pour gagner leur lieu de travail ou leur centre de formation. La rémunération des 16-20 ans, en apprentissage, sera par ailleurs revue à la hausse (en moyenne, de 30 euros nets par mois).
Le temps de travail pourra être porté à 40 heures par semaine
Autre disposition très importante : les apprentis, dont le contrat est interrompu avant terme (ce qui arrive dans un plus peu d’un quart des cas), auront le droit de prolonger pendant six mois leur formation au sein du CFA. Jusqu’à maintenant, une telle possibilité ne leur était pas offerte et ils perdaient une année, mentionne-t-on au ministère du travail. Le gouvernement s’engage vis-à-vis des familles et de leurs enfants à faire la « transparence » sur la « qualité » des formations offertes : seront ainsi rendus publics les taux d’insertion dans l’emploi et de réussite pour obtenir un diplôme, pour chaque CFA et pour chaque lycée professionnel. Des données seront aussi mises à disposition sur les rémunérations pratiquées. L’objectif est de permettre aux jeunes de choisir leur filière, « de façon documentée et éclairée ». Dans l’optique, toujours, d’élargir l’ouverture au système, celui-ci aura la possibilité de prendre en charge des personnes jusqu’à 30 ans – contre 26, sauf exception, aujourd’hui.
Des mesures sont prévues pour « lever les freins », liés à la réglementation, et encourager les patrons à « s’engager dans l’apprentissage ». Ainsi, le temps de travail maximum pourra être porté à 40 heures par semaine dans certains secteurs, comme le bâtiment ou les travaux publics, la rémunération étant majorée au-delà du seuil de 35 heures ; la législation sur les horaires de travail sera également assouplie chez les boulangers-pâtissiers. Un employeur aura par ailleurs la faculté de recruter à n’importe quel moment, ce qui constitue une autre nouveauté de taille. Aujourd’hui, dans l’immense majorité des cas, c’est le cycle scolaire qui cadre la période d’embauche – le plus souvent sur le dernier quadrimestre de l’année civile. Enfin, si une entreprise souhaite rompre un contrat d’apprentissage, elle n’aura plus à saisir les prud’hommes, alors qu’elle y est tenue, actuellement, au bout de 45 jours de présence du jeune en son sein.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après des débuts hésitants, la ministre de la culture tente d’imprimer sa marque rue de Valois.
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édition abonné


Françoise Nyssen, une novice à l’épreuve du pouvoir

Après des débuts hésitants, la ministre de la culture tente d’imprimer sa marque rue de Valois.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 10h34
    |

            Alexandre Piquard, 
Cédric Pietralunga et 
Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Le secret avait été bien gardé. Ce 3 janvier, Emmanuel Macron reçoit sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée, pour les traditionnels vœux à la presse du président de la République. Une cérémonie d’habitude convenue, où le Tout-Paris des médias se bouscule autant pour les petits-fours que pour le discours du chef de l’Etat.
Mais pas question pour le maître des lieux de faire comme les autres. Emmanuel Macron veut « impacter », comme à chacune de ses prises de parole. « J’ai décidé que nous allions faire évoluer le dispositif juridique pour protéger la vie démocratique des fausses nouvelles », annonce le président, avant de détailler sa loi contre les fake news, dont il n’avait jamais parlé jusque-là.
Dans la salle, Françoise Nyssen ne bronche pas. La ministre de la culture a beau avoir la communication dans son portefeuille, elle n’a été prévenue de cette annonce que quelques heures plus tôt. Piloté par Ismaël Emelien, le conseiller spécial du chef de l’Etat, le projet ne devait pas être dévoilé si tôt. Mais le président en a décidé autrement.
Arrivée auréolée du succès d’Actes Sud, petit empire de l’édition qu’elle a développé à Arles (Bouches-du-Rhône) avec son mari Jean-Paul Capitani (lui aux affaires, elle dénicheuse d’auteurs), Françoise Nyssen, incarnation de la promesse macronienne du « renouvellement », peine, neuf mois après son entrée au gouvernement, à imprimer sa marque et ses ambitions, donnant parfois l’impression de travailler sous tutelle. Jusqu’ici bienveillant, curieux de ce nouveau visage de la société civile qui n’a jamais caché ses convictions de gauche, le milieu de la culture s’est laissé gagner par un certain scepticisme.
« Il ne se passe pas grand-chose »
« Elle a bénéficié d’un état de grâce mais elle est en train de rater son entrée », estime Marie-José Malis, directrice du théâtre de la Commune à Aubervilliers et présidente du Syndicat national des entreprises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, a répondu à vos questions sur les récentes revendications salariales des syndicats allemands.
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En Allemagne, « les syndicats sont en position de force pour négocier des hausses de salaires »

Cécile Boutelet, correspondante du « Monde » à Berlin, a répondu à vos questions sur les récentes revendications salariales des syndicats allemands.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h06
   





                        


Après une épreuve de force qui aura duré plusieurs jours, le puissant syndicat de la métallurgie, IG Metall, a obtenu mercredi 7 février une hausse des salaires de 4,3 % ainsi que le droit pour les salariés qui le souhaitent de réduire leur semaine de travail à 28 heures. Encouragés par la victoire d’IG Metall, les syndicats des services et du public réclament à leur tour de 6 % à 11 % d’augmentation. Dans un tchat avec les internautes du Monde.fr, notre correspondante à Berlin, Cécile Boutelet, a répondu à vos questions sur ces revendications salariales.

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John : Quel événement est à l’origine des tensions salariales en Allemagne ? Y a-t-il eu un élément déclencheur particulier ?
Non, il s’agit simplement de la fin de la période de validité des conventions collectives. En Allemagne, dans les secteurs organisés, patronat et syndicat négocient des hausses de salaire et des améliorations des conditions de travail sur une période donnée. Pendant cette période, c’est la paix sociale qui prévaut, il n’y a pas de grève. A la fin de la période, on négocie une nouvelle convention collective.
En cas de difficulté à se faire entendre, les syndicats peuvent recourir à la grève. Cela a été le cas dans l’industrie cette fois-ci. Mais les grèves n’ont duré en fait que trois jours. Il y a eu auparavant quelques cessations de travail, de quelques heures. Le modèle allemand, c’est une convention qui vaut pour toute une branche, négociée par un seul syndicat. Dans le cas de l’industrie, IG Metall négocie pour 3,9 millions de salariés de la branche métal et électronique (Daimler, Siemens, Bosch, etc.)
Pierre : Dans quelle mesure les difficultés politiques d’Angela Merkel à former une coalition pèsent-elles sur les négociations, notamment sur la fonction publique ?
Dans le privé, les déboires de la coalition ne jouent aucun rôle. Le dialogue social en Allemagne est fortement organisé et les partenaires sociaux tiennent beaucoup à leur indépendance. C’est ce qui explique pourquoi l’Allemagne a mis tant de temps à se doter du salaire minimal inscrit dans la loi depuis 2015 (il est actuellement de 8,84 euros de l’heure).
Dans la fonction publique, les problèmes viendront plutôt des collectivités territoriales (Länder, communes), sur lesquelles le gouvernement n’a pas d’influence. Dans nombre de ces collectivités, les caisses sont pleines, car les rentrées fiscales abondent et elles ont beaucoup réduit leurs coûts ces dernières années. L’excédent budgétaire des communes était d’environ 10 milliards l’an dernier. Mais il y a de grosses différences entre les régions.
Mona : Pouvez-vous nous détailler comment fonctionnera l’accord sur les 28 heures voté chez IG Metall ?
Si vous êtes salarié d’une entreprise du secteur métal ou électronique, vous pouvez demander une réduction de votre semaine de travail jusqu’à 28 heures, sur une durée de deux ans. A l’issue de cette période, vous avez le droit de revenir à temps plein. Si vous êtes parent d’un enfant de moins de 14 ans ou que vous vous occupez d’un parent dépendant, vous bénéficiez d’une compensation, sous forme d’une augmentation du temps libre. Attention : il s’agit d’un droit et non d’une réduction générale et obligatoire de la semaine de travail. Celle-ci reste à 40 heures en général et à 35 heures dans l’industrie (38 heures dans l’industrie à l’Est).
Bruno : Existe-t-il un seul syndicat dans l’industrie allemande, IG Metall, ou y a-t-il aussi des « petits syndicats » qui ne sont jamais mentionnés ?
En Allemagne, la tradition de la codécision veut que le syndicat majoritaire négocie une seule convention collective pour une seule branche. Dans l’industrie, IG Metall est ultra-dominant, avec 2,2 millions de membres. Chez Volkswagen, plus de 90 % des salariés sont membres d’IG Metall. Dans d’autres secteurs, il peut y avoir deux syndicats qui se font concurrence, comme à la Deutsche Bahn, par exemple. Un petit syndicat joue la surenchère pour obtenir davantage, ce qui, par le passé, a entrainé des grèves longues. C’est légal, même si cela tend à être combattu par les responsables politiques, les grands syndicats et les entreprises elles-mêmes, qui n’ont pas intérêt à ces conflits sociaux.
Hans : Les salariés sont-ils les vrais gagnants de l’accord décroché par IG Metall ?
Non, l’accord est équilibré. Les entreprises ont accordé une hausse de salaire importante, mais la plupart d’entre elles vont pouvoir l’encaisser sans problème au vu de la bonne conjoncture dans l’industrie. Les carnets de commandes sont pleins. Et surtout, le chômage est faible. Dans certaines régions, il est à 3 % ou 4 %. Les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié. Les syndicats sont donc en position de force pour négocier des hausses de salaires. Malgré tout, la hausse des salaires réels est restée limitée ces dernières années : + 0,8 % l’an dernier (hausse de 2,5 % sur la fiche de paye, mais hausse des prix de 1,7 %). Donc, la hausse du pouvoir d’achat est encore timide.
Les entreprises ont aussi obtenu du syndicat une augmentation de la flexibilité du temps de travail. Elles ne pouvaient jusqu’ici déroger à la durée légale que dans certaines circonstances, et dans une limite claire : seuls 18 % des salariés d’une même entreprise étaient autorisés à travailler plus de 35 heures. Aujourd’hui, le système est plus souple. Les salariés peuvent demander à baisser leur temps de travail jusqu’à 28 heures. En contrepartie, les employeurs peuvent proposer à certains employés de travailler davantage, jusqu’à 40 heures. La négociation se fait au sein de l’entreprise, sans que le syndicat soit nécessairement impliqué.
Virginie : Y a-t-il vraiment plus de petits boulots mal payés (les fameux « jobs à 1 euro ») en Allemagne qu’en France ? Si oui, pour quelle raison ?
Il faut faire la différence entre les petits boulots mal payés et les « jobs à 1 euro ». On ne parle pas forcément de la même réalité. Le secteur des bas salaires reste important en Allemagne : il correspond à environ 20 % du total des emplois. Ils se retrouvent surtout dans les services, où les entreprises sont petites et où les salariés ne sont pas organisés. Dans ces secteurs, le modèle du dialogue social traditionnel ne fonctionne plus, c’est la raison pour laquelle le pays s’est doté du salaire minimal. Les « jobs à 1 euro » sont une mesure destinée à remettre les chômeurs de longue durée au travail. Ces derniers bénéficient des allocations-chômage et ils peuvent se voir proposer ce genre de contrat, limités dans le temps et en nombre d’heures de travail par semaine.
Rebset : Ces revendications salariales peuvent-elles avoir un impact positif sur la compétitivité française en Europe ?
Oui, dans une certaine mesure. Les salaires devraient augmenter nettement en Allemagne dans les prochains mois, ce qui va forcément avoir un impact sur les coûts des produits « made in Germany ». Mais il faut bien garder en tête que la compétitivité allemande n’est que partiellement une compétitivité liée aux prix. Elle se caractérise surtout par des produits d’équipement, de niche, où la qualité compte plus que le prix. Si vous êtes une industrie agroalimentaire, par exemple, vous avez besoin d’une machine pour emballer vos produits. Vous êtes prêt à la payer très cher, car tout défaut ou panne peut paralyser votre production. C’est sur ce genre de produit – les machines situées en amont de la production – que les Allemands sont les plus compétitifs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ A son meilleur, le duo américain revient avec « Little Dark Age », quatrième album gothique et élégiaque.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/02/2018
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Les mages psychédéliques de MGMT retrouvent leurs pouvoirs

A son meilleur, le duo américain revient avec « Little Dark Age », quatrième album gothique et élégiaque.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h34
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

Tout a commencé par une chasse aux fantômes, dans une maison hantée. C’était il y a quinze ans, à Wesleyan, université du Connecticut égarée entre Boston et New York, au nord-est des Etats-Unis. Réputée pour son esprit libéral, cette fac carnavalesque attirait une ribambelle de zigues zarbis. Parmi eux, le duo MGMT – qui se faisait appeler The Management – donnait son premier concert. Alertés par le battage des deux bateleurs, quelques étudiants s’étaient amassés dans un dortoir blafard pour les écouter. Le groupe reprit en boucle la chanson-thème du blockbuster S.O.S. fantômes, une vingtaine de minutes durant, puis se fit la malle.
Nous étions de la même promo, avions quelques copains en commun. Sur le campus, l’information circulait par flyers et bouche-à-oreille, la musique s’échangeait sur CD gravés, les coups de fil s’effectuaient à partir de téléphones fixes ; les suites du 11-Septembre occupaient une conversation sur trois. Pas grand-monde ne misait sur les tours de magie des deux MGMT : trop gauches, trop potaches, même si leur candeur de petits prestidigitateurs psychédéliques inspirait une sympathie immédiate.
Du temps passa, nos anciens camarades devinrent tradeurs, start-upeurs, fromagers, espions. D’aucuns s’engagèrent dans les campagnes de Barack Obama et Hillary Clinton ; d’autres épaulèrent l’artiste situationniste Tino Sehgal, l’actrice Scarlett Johansson ou le rappeur Kanye West ; d’autres encore se lancèrent à corps perdu dans la réalité augmentée. Untel fut sélectionné à Cannes dès son premier film, Mediterranea ; tel autre glana quatre nominations aux Oscars pour le sien, Les Bêtes du Sud sauvage.
Retour au monde
Mais nul ne rencontra autant d’échos que Ben et Andrew, les deux gars de MGMT : en 2007, le succès spectaculaire de leur premier album, Oracular Spectacular, sonna comme une malédiction. Fans déclarés, Paul McCartney et Bruce Springsteen invitèrent le duo à partager leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.
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Les salariés de Galderma, où 400 postes sont menacés, manifestent devant le siège de Nestlé

Installé depuis 1981 à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), le laboratoire de Galderma est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h19
   





                        



   


« Nestlé, tu ne feras pas tout avaler », clamait la banderole. Quelque 200 salariés et représentants du personnel du laboratoire de dermatologie Galderma ont manifesté, vendredi 9 février, devant le siège de Nestlé à Vevey, en Suisse, contre la fermeture du site français de Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).
Au total, 400 postes sont menacés sur les 550 personnes employées au sein du centre de recherches et de développement du laboratoire Galderma, une filiale du géant suisse de l’alimentation Nestlé. Installé depuis 1981 dans le sud-est de la France, le laboratoire de la technopole est présenté comme le plus grand centre de recherche et développement dans la dermatologie au monde. Sur ce site, environ 150 salariés font dans la recherche pure, une autre partie travaille notamment aux essais cliniques.
« Il nous faut des garanties d’emplois »
Vêtus de gilets de sécurité jaunes barrés de l’inscription « Grande Braderie à Nestlé Skin Health : 550 salariés à prix cassés », les employés du laboratoire ont manifesté dans le calme. Le directeur des resssources humaines pour la région Europe a assuré que le groupe allait « faire tout » pour que la situation soit résolue sous une « forme correcte ».
Ensuite, le DRH a reçu Nathalie Strauss, déléguée syndicale CFDT, et secrétaire du comité d’entreprise, en présence également de la directrice du personnel de Nestlé Skin Health. « Il nous faut des garanties d’emplois formalisées pour un maximum de salariés », a défendu la déléguée syndicale.
Sans contester cette réorientation stratégique, les salariés de Galderma souhaitent que Nestlé n’abandonne pas le site de Sophia Antipolis pour la Suisse, où le groupe souhaite établir un nouveau centre de recherche.

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Une « discipline des coûts accrue »
Les soins de la peau font partie des activités que Nestlé met en avant comme un des segments à fort potentiel de croissance, en particulier depuis que le groupe a repris Galderma, société spécialisée dans les produits dermatologiques qu’il gérait, jusqu’en 2014, avec le groupe français L’Oréal. Mais Nestlé Skin Health a depuis fait évoluer sa stratégie, cherchant à mettre davantage l’accent sur les soins par injection ou voie orale plutôt que sur les crèmes.

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Depuis, le groupe Nestlé a décidé d’appliquer une « discipline des coûts accrue », selon la formulation de son nouveau patron, Ulf Mark Schneider. Outre le plan de suppression de postes à Sophia-Antipolis, Nestlé a ainsi annoncé la fermeture d’une usine à Egerkingen, en Suisse, et le transfert de 90 postes du site de la Défense au siège de la filiale à Lausanne.
L’avenir du site de Sophia Antipolis repose peut-être en de nouvelles mains. Les discussions avec d’éventuels repreneurs avancent « à un rythme soutenu », a indiqué le porte-parole de Nestlé Skin Health. « Nous avons déjà reçu plusieurs offres », a-t-il précisé, soulignant que le groupe était prêt à considérer différentes options financières pour maintenir un maximum d’emplois, sans pouvoir fournir d’avantage de détails à ce stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’Olympique de Marseille, qui affronte Saint-Etienne à 20 h 45, compte s’appuyer sur son centre de formation dans les années à venir.
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Football : « Next generation », l’avenir rêvé de l’OM

L’Olympique de Marseille, qui affronte Saint-Etienne à 20 h 45, compte s’appuyer sur son centre de formation dans les années à venir.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h14
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Opération séduction bien menée ou plan de développement durable garantissant un avenir radieux ? En moins d’un an, l’OM a signé vingt et une conventions avec des clubs amateurs de son territoire. Le partenariat OM Next Generation s’appuie sur des règles édictées dans un contrat de cinq pages, définissant les engagements du grand frère professionnel et ceux du club ami. Un code de bonne entente agrémenté d’arguments financiers, avec un but commun : ne plus laisser les meilleurs jeunes joueurs du très riche bassin marseillais filer vers d’autres centres de formation.
Assis dans son club-house aux murs tendus de maillots, le président de l’ASC Vivaux-Sauvagère, Omar Keddadouche, n’en revient toujours pas. En avril 2017, son petit club de cité du 9e arrondissement a intégré l’opération OM Next Generation. Au même titre que des voisins plus huppés comme le Burel FC, où a grandi Maxime Lopez, Martigues, ou encore l’AS Mazargues. « Avant, quand un joueur lui plaisait, l’OM contactait directement les parents, offrait dix chasubles, dix ballons au club formateur et au revoir. Et tu ne voyais jamais les gamins arriver jusqu’à l’équipe première ! Alors, pour les dirigeants du coin, c’était tout sauf l’OM… Jacques-Henri Eyraud veut sincèrement en finir avec cette arrogance vis-à-vis du foot amateur. Il nous a écoutés, ce que même nos grands présidents comme Bernard Tapie ou Pape Diouf n’ont jamais fait. »
« L’OM ne recrute pas les plus forts talents »
« La formation de l’OM n’est pas intrinsèquement inférieure à celle de Monaco ou Nice, analyse Serge Obré, responsable de l’école de football du Burel FC, premier club conventionné dès février 2017. Mais l’OM ne recrute pas les plus forts talents et part donc avec un handicap qu’elle ne rattrape jamais. » En 2016-2017, le centre de formation marseillais pointe à la 20e place du classement de la Fédération française de foot (FFF), derrière Valenciennes, Caen et Troyes. A mille lieues de Lyon, Paris ou Monaco, les experts du genre.
La réforme de l’association OM en décembre, menée en bonne entente avec la mairie de Marseille, a permis à la structure professionnelle de récupérer la gestion des équipes de jeunes à partir des 11 ans et fait entrer au conseil d’administration des personnalités comme le recteur d’académie Bernard Beignier. Une étape importante dans la volonté de Jacques-Henri Eyraud « d’élever les objectifs en matière de formation ». Le club a également clarifié son interface avec le monde amateur : un seul interlocuteur pour tous les clubs partenaires, une équipe de scouts officiels sous la direction d’Andoni Zubizarreta, seuls habilités à représenter l’OM. « Nous nous engageons à ne pas solliciter de joueurs de moins de 13 ans et à travailler en bonne entente avec les écoles de foot. Si elles veulent garder leur joueur un an de plus, on en parle… », insiste le président Eyraud.
OM Next Generation, c’est d’abord une série de petites attentions contractuelles. Une invitation au stade Vélodrome pour chaque licencié, des visites guidées pour les 10-13 ans au centre d’entraînement des pros, l’organisation de tournois amicaux à la Commanderie et le suivi bienveillant des médias olympiens. Des preuves d’amour qui coûtent peu à l’OM mais font briller les yeux des minots des clubs conventionnés.
« C’est aussi un échange technique capital pour nous », enchaîne Guillaume Hachette, 36 ans, infirmier et entraîneur des U10 à Vivaux-Sauvagère. Depuis quelques mois, l’OM organise et finance les formations aux trois niveaux du certificat fédéral de football (CFF) pour les coachs des clubs partenaires. Il envoie aussi ses techniciens conduire des séances en leur compagnie. « Ils sont disponibles, on peut les appeler à la moindre interrogation sur le contenu d’un entraînement », s’étonne encore Guillaume Hachette, qui se dit « bluffé par la densité et la précision du projet ».
« Pour l’instant, cette opération n’est que de la com’»
Le troisième volet du partenariat, celui des contreparties financières, est le plus crucial. Chaque club signataire reçoit 5 000 euros par an, puis, si un joueur repéré devient olympien, une série de primes à chaque étape de son parcours, « afin de récompenser et fidéliser l’association » définit le contrat : 4 000 euros lorsque le joueur devient apprenti, aspirant ou stagiaire, 17 000 euros pour un contrat « élite », 12 000 euros pour un contrat professionnel de plus de trois ans. « Ces primes ne se cumulent pas car aucun joueur ne passe par toutes les étapes », relativise Serge Obré du Burel FC.
Mais les bonnes relations humaines et les primes ne garantissent pas à l’OM qu’il ne ratera plus les futurs Zidane ou Cantona. « La décision appartient aux parents, nous ne pouvons que les orienter », insiste Serge Obré. En janvier 2018, les trois premiers accords de non-sollicitation (ANS) signés par des joueurs de 13 ans du Burel FC l’ont été avec Nice, Montpellier et Saint-Etienne. Le club amateur évoque des engagements antécédents à la signature de la convention Next Generation, mais l’ironie n’a échappé à personne dans le microcosme.
« Pour l’instant, cette opération n’est que de la com’ », dit Chaïb Draoui, président du SC Air Bel, le meilleur club formateur de la région, qui, après quatre rencontres avec Jacques-Henri Eyraud, a décliné le partenariat. « Nous avons un accord avec Montpellier qui court sur deux saisons, justifie-t-il. Après, la porte reste ouverte mais quand je vois que nos U17 nationaux sont mieux classés que ceux de l’OM, je ne vois pas l’intérêt de leur envoyer nos joueurs. » « A Epinal, en Coupe de France, six joueurs formés au club étaient sur la feuille de match, préfère souligner le président Eyraud. Je ne sais pas si c’est l’OM dont je rêve, mais je voudrais qu’à l’horizon 2022, nous ayons plus de Maxime Lopez ou de Bouba Kamara dans l’équipe. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Sous les traits du personnage « Nana Pelucas », Leslie Ann Pamela Montenegro se mettait en scène dans des vidéos satiriques et politiques.
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Une youtubeuse mexicaine assassinée après des menaces de narcotrafiquants

Sous les traits du personnage « Nana Pelucas », Leslie Ann Pamela Montenegro se mettait en scène dans des vidéos satiriques et politiques.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 17h54
   





                        


La youtubeuse mexicaine Leslie Ann Pamela Montenegro a-t-elle été abattue par des narcotrafiquants ? C’est en tout cas l’une des pistes qu’étudient les autorités, a annoncé mardi 6 février le procureur de l’Etat de Guerrero. La veille, la chroniqueuse politique et satirique de 36 ans, connue dans cet Etat de la côte ouest mexicaine sous le pseudonyme de « Nana Pelucas » (Nana Perruques), est morte sous les balles.
Lundi, en début de soirée, deux hommes ont ouvert le feu sur elle dans un restaurant appartenant à la blogueuse et situé dans la station balnéaire d’Acapulco, devenue l’une des villes les plus dangereuses du pays.
Le magistrat Xavier Olea a précisé que les autorités suspectaient Javi Daniel Cervantes Magno dit « El Barbas », un ancien membre du puissant cartel indépendant d’Acapulco, qui dirige depuis son propre gang, d’avoir commandité cet assassinat parce que Nana Pelucas aurait divulgué dans ses vidéos des informations provenant des cartels.
Une région en proie au crime organisé
La youtubeuse avait reçu différentes menaces de narcotrafiquants : son nom apparaissait sur des « narcomantas » retrouvées dans le port d’Acapulco fin 2016. C’est sur ces banderoles en tissu que les gangs accusent publiquement des personnalités de leurs liens avec des groupes rivaux. Nana Pelucas y était accusée d’informer des gangs, ce qui lui a valu des menaces de mort selon le secrétaire général de l’Union nationale des rédacteurs de presse – association à laquelle appartenait la blogueuse –, cité par le journal espagnol El Pais. Le procureur a également précisé qu’un fonctionnaire municipal, lié au crime organisé, avait aussi cherché à l’intimider.

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Bien que la chaîne YouTube Sillon TV, sur laquelle elle officiait, ne compte que quelques milliers d’abonnés, Nana Pelucas était bien connue dans les cercles politiques et citoyens de la région. Ce personnage portant énormes lunettes et perruque frisée distillait, entre des conseils domestiques et les tutos maquillages humoristiques, de nombreux commentaires politiques sur l’Etat de Guerrero en proie à la violence, au crime organisé et à la corruption.
D’abord comédienne pour enfants à la télévision locale, Leslie Ann Pamela Montenegro s’est consacrée au commentaire politique et satirique à partir de 2015. Elle réalisait également des entretiens de fonctionnaires locaux, qu’elle diffusait notamment sur Facebook, selon El Pais.

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En décembre 2017, un autre youtubeur, Juan Luis Lagunas Rosales, connu comme « El Pirata de Culiacan », avait été abattu dans un bar de la banlieue de Guadalajara (Etat de Jalisco). Ce jeune homme de 17 ans, qui s’était rendu célèbre sur les réseaux sociaux en apparaissant fortement alcoolisé dans des vidéos fantasques, s’était moqué d’un baron de cartel. On a retrouvé son corps criblé de quinze balles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Ils ont écrit au procureur de Paris et au Défenseur des droits pour demander que ces jeunes, âgés de 13 à 17 ans, soient pris en charge en pleine vague de froid.
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Des avocats s’alarment du sort de 128 mineurs isolés « en danger » à Paris

Ils ont écrit au procureur de Paris et au Défenseur des droits pour demander que ces jeunes, âgés de 13 à 17 ans, soient pris en charge en pleine vague de froid.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h34
   





                        


Trois avocats parisiens ont écrit jeudi 8 février au procureur de Paris François Molins et au parquet chargé des mineurs au sujet de la situation « très préoccupante » de 128 mineurs isolés « en danger » dans la capitale, en pleine vague de froid. Ils demandent que ces mineurs soient mis « en sécurité de toute urgence » alors qu’ils « n’ont pas accès aux dispositifs de mise à l’abri » classiques « du 115, réservés aux majeurs », soulignent-ils dans la lettre dont sont également destinataires le Défenseur des droits Jacques Toubon et la procureure générale de la cour d’appel, Catherine Champrenault.
« De nombreux mineurs non accompagnés (…) se trouvent actuellement livrés à eux-mêmes dans les rues de Paris, sans abri, par des températures négatives, et de ce fait exposés à un danger grave et immédiat pour leur santé physique et psychique », s’alarment Catherine Delanoë-Daoud et Isabelle Roth, responsables du pôle mineurs non accompagnés du barreau de Paris, et Emmanuel Daoud, membre du conseil de l’ordre de Paris.

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« Ce n’est qu’une partie de l’iceberg »
Ils ont joint à leur signalement une liste nominative de 128 mineurs de 13 à 17 ans, la plupart des garçons, « mais ce n’est qu’une partie de l’iceberg », selon Me Daoud. Les jeunes gens, qui « n’avaient aucune solution d’hébergement depuis plusieurs nuits », ont été identifiés et recensés dans la capitale en milieu de semaine, principalement dans l’est et le nord parisiens, sur la base des informations d’associations de terrain spécialisées dans la prise en charge des réfugiés et de mineurs isolés.
Les avocats ont décidé de saisir le procureur en vertu de ses missions de protection de l’enfance, pour que les pouvoirs publics – la ville de Paris et le préfet de Paris – mettent « tous les moyens matériels et humains en œuvre afin d’assurer une protection efficace de ces mineurs », d’après leur courrier publié dans la revue juridique Dalloz.
Un total d’au moins 1 000 migrants dorment actuellement dehors à Paris, estiment plusieurs ONG, qui s’inquiètent de voir certaines personnes renoncer à des mises à l’abri par crainte d’une reconduite à la frontière. Dans le cadre du plan Grand Froid, l’Etat a ouvert « 1 435 places supplémentaires » en Ile-de-France dont « 751 à Paris », selon un point fait par la préfecture de région jeudi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ Le chef du Parti social-démocrate allemand était très critiqué par la base de son parti. Il avait en effet juré qu’il ne serait jamais ministre sous un gouvernement d’Angela Merkel.
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Allemagne : Martin Schulz renonce au ministère des affaires étrangères

Le chef du Parti social-démocrate allemand était très critiqué par la base de son parti. Il avait en effet juré qu’il ne serait jamais ministre sous un gouvernement d’Angela Merkel.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 15h43
   





                        



   


Le chef du Parti social-démocrate allemand (SPD), Martin Schulz, a annoncé, vendredi 9 février, renoncer à devenir ministre des affaires étrangères dans le prochain gouvernement d’Angela Merkel.
Dans un communiqué, il a expliqué les raisons de son renoncement :
« Je déclare par la présente renoncer à mon entrée au gouvernement. Les débats autour de ma personne menacent le succès du vote. Je déclare donc par la présente renoncer à mon entrée au gouvernement. »

Ich verzichte auf den Eintritt in die Bundesregierung und hoffe, dass damit die Personaldebatten innerhalb der SPD… https://t.co/WsxnxZKNUv— MartinSchulz (@Martin Schulz)


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M. Schulz était très critiqué au sein du SPD pour avoir revendiqué ce poste dans le cadre de l’accord de coalition annoncé mercredi avec les chrétiens-démocrates (CDU) de la chancelière, car il avait juré ne jamais être ministre de Mme Merkel.
Or cette coalition doit encore obtenir le blanc-seing des militants sociaux-démocrates au cours d’un référendum interne dont le résultat est attendu le 4 mars. Un résultat positif étant loin d’être acquis, M. Schulz a expliqué qu’il se retirait pour éviter de galvaniser les opposants.
Critiques de son prédécesseur
Le chef du SPD, qui avait déjà conduit son parti à son plus-bas historique aux élections de septembre, a été vertement attaqué jeudi soir par son prédécesseur à la tête du parti et actuel ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel.
« Ce qui reste, c’est seulement le regret [de voir] à quel point chez nous au SPD on agit avec peu de respect les uns envers les autres et de voir que la parole donnée compte si peu », a jugé Sigmar Gabriel dans les colonnes du groupe de journaux régionaux Funke.
Le quatrième gouvernement d’Angela Merkel est critiqué de toute part, alors qu’il n’a même pas pris ses fonctions. Nombre de conservateurs reprochent à la chancelière d’avoir fait trop de concessions au SPD pour conserver son poste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-25"> ¤ L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.
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Une nouvelle ligne de métro pour « décongestionner » Lyon

L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 17h54
   





                        



   


Verra-t-on bientôt une cinquième ligne de métro à Lyon ? Élus et représentants des transports en commun lyonnais l’envisagent à l’horizon 2030 afin de mieux desservir l’ouest de l’agglomération, considéré comme « congestionné ». Un projet dont le coût est estimé à environ un milliard d’euros.
« Aujourd’hui, on voit bien que l’ensemble de nos lignes de tramway et de métro sont victimes de leur succès. Dans une métropole qui gagne des habitants et qui est très dynamique, on a toujours besoin de développer son réseau, de l’entretenir et de préparer l’avenir », a expliqué vendredi 9 février la présidente du Sytral, l’autorité organisatrice des transports urbains lyonnais, Fouziya Bouzerda.
Jusqu’à 60 000 voyageurs par jour
L’objectif de cette future « ligne E » est d’améliorer la desserte de l’ouest lyonnais, qui a vu sa population augmenter de 8 % entre 2010 et 2015. Ce projet pourrait engendrer la création d’un pôle d’échange multimodal s’appuyant sur la gare ferroviaire de Tassin-La-Demi-Lune et le futur Anneau des sciences, projet de contournement routier de la métropole lyonnaise. La topographie du secteur, assez peu relié au centre-ville, ne permet pas d’y déployer un réseau de bus efficace avec des couloirs dédiés, affirment les études.
Douze scénarios ont été développés et « deux se dégagent », avec un départ de la ligne depuis la station Hôtel de ville ou celle de la place Bellecour, et des correspondances différentes. Le tracé oscille entre 6 et 6,6 km et le temps de parcours jusqu’à la gare Part-Dieu entre 25 et 29 minutes.
Le Métro E était une promesse de campagne des municipales de 2014 de l’ancien maire de Lyon et actuel ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Il pourrait transporter jusqu’à 60 000 voyageurs par jour. Les travaux devraient commencer courant 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Au cinquième jour de l’offfensive du régime syrien contre l’enclave rebelle de la Ghouta orientale et des localités voisines, plus de 200 civils ont été tués.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/02/2018
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Tabac : les cigarettiers accusés de tricher sur la teneur en goudron et nicotine

Le Comité national contre le tabagisme a déposé une plainte début février contre quatre cigarettiers pour « mise en danger délibérée de la personne d’autrui ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h40
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Faudra-t-il parler de « tobaccogate », comme il y eut un « dieselgate » ? La plainte pénale déposée début février devant le procureur de la République par le Comité national contre le tabagisme (CNCT), accusant les filiales françaises de quatre cigarettiers (British American Tobacco, Philip Morris, Japan Tobacco et Imperial Brand) de « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », ne peut en tout cas qu’évoquer le scandale récent des moteurs diesel truqués – pourvus de logiciels abaissant artificiellement les émissions polluantes pendant les tests réglementaires.
S’agissant du tabac, il ne s’agit pas de logiciels truqueurs et d’oxydes d’azote, mais de micro-perforations des filtres, de goudron et de nicotine. Le résultat est le même : les taux officiels de ces substances, affichés ou mesurés par le régulateur, sont largement inférieurs à la réalité. Selon la plainte du CNCT, que Le Monde a pu consulter, « la teneur réelle en goudron et nicotine serait, selon les sources, entre deux et dix fois supérieure [à celle indiquée] pour le goudron et cinq fois supérieure pour la nicotine » — des chiffres qui proviennent de la littérature scientifique ou des fabricants de cigarette eux-mêmes.
Pour comprendre, il faut savoir que les filtres de la quasi-totalité des cigarettes actuellement sur le marché sont percés de nombreux micro-orifices imperceptibles à l’œil nu, qui « ventilent » la fumée inhalée. Ce dispositif induit une « dilution » de la fumée transitant par le filtre, mais cette dilution intervient principalement lorsque la fumée est extraite au moyen d’une machine à fumer réglementaire, utilisée pour mesurer les taux de goudron, de nicotine ou encore de monoxyde de carbone dans les produits de combustion du tabac. Au contraire, lors du fumage de la cigarette par un humain, et non par la machine réglementaire, l’emprise des lèvres et des doigts sur le filtre obture la plus grande part des micro-perforations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ Le second « shutdown » fédéral en trois semaines n’aura finalement duré que six heures. Le Sénat et la Chambre des représentants ayant approuvé dans la nuit un compromis budgétaire.
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Etats-Unis : la Chambre des représentants met fin au « shutdown »

Le second « shutdown » fédéral en trois semaines n’aura finalement duré que six heures. Le Sénat et la Chambre des représentants ayant approuvé dans la nuit un compromis budgétaire.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 14h51
   





                        



   


Le « shutdown » n’aura finalement duré que six heures. La Chambre des représentants a adopté, dans la matinée du vendredi 9 février, une loi budgétaire mettant fin au second « shutdown » fédéral en trois semaines.
Le Congrès américain, composé du Sénat et de la Chambre des représentants, n’avait pas réussi à voter à temps, c’est-à-dire avant jeudi minuit, un compromis budgétaire sur le financement du gouvernement, ce qui avait automatiquement entraîné le gel du financement du gouvernement fédéral. Mais très rapidement, un accord avait finalement été approuvé par le Sénat, qui avait convoqué une session de rattrapage dans la nuit de jeudi à vendredi. L’adoption par la Chambre des représentants, à peine six heures plus tard, permet d’éviter une paralysie partielle de l’administration. Le texte a été ratifié par le président Donald Trump.
L’administration Trump avait vécu sa première paralysie le 20 janvier, déjà faute d’accord sur le budget. Elle avait duré trois jours. La date butoir du 8 février à minuit avait été fixée par la mesure de financement temporaire votée le 23 janvier.

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« Se préparer à une interruption des crédits »
Ce gel du financement du gouvernement fédéral avait conduit à la fermeture partielle d’agences et de services fédéraux et mis au chômage technique sans salaire plusieurs centaines de milliers d’employés fédéraux. Dans l’après-midi jeudi, la direction du budget de la Maison Blanche avait demandé aux différentes agences gouvernementales de « se préparer à une interruption des crédits », selon un haut responsable.
« Comme nous l’avons déjà affirmé aujourd’hui, nous soutenons la proposition de loi budgétaire bipartisane et nous exhortons le Congrès à la transmettre sans délai sur le bureau du président (Donald Trump) », avait ajouté un responsable du bureau de la gestion et du budget (OMB) de la Maison Blanche.
Mais l’appel s’était heurté à la résistance de Rand Paul, qui a retardé le vote en réclamant la tenue d’un débat préalable sur l’accroissement des dépenses fédérales. En monopolisant les débats pendant plus de sept heures, le sénateur républicain du Kentucky, suscitant l’agacement de ses collègues, avait rendu inévitable ce nouveau « shutdown », empêchant le Sénat puis la Chambre des représentants de voter à temps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-29"> ¤ Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.
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Rénovation énergétique : « L’enjeu climatique impose des mesures plus ambitieuses »

Le gouvernement a lancé une consultation sur son plan de rénovation énergétique. Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, un réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique, seules des mesures « plus ambitieuses » pourront répondre au double défi écologique et économique.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h03
    |

            Claire Legros








                        



   


C’est l’une des priorités pour réduire la facture énergétique des villes et lutter contre la précarité. Comment accélérer la rénovation énergétique des logements anciens ? Alors que selon la Fondation Abbé Pierre, un ménage sur cinq (soit 12,2 millions d’individus) est dans une situation de précarité énergétique, le gouvernement a annoncé un plan de 14 milliards d’euros sur cinq ans et lancé une consultation publique sur ce sujet, avant de rendre sa feuille de route définitive.
Pour Marc Jedliczka, vice-président du CLER, réseau d’acteurs engagés dans la transition énergétique et l’un des porte-parole de l’association NégaWatt, des mesures plus ambitieuses sont indispensables pour répondre aux défis climatique et économique.
Le plan présenté par le gouvernement en novembre vous paraît-il adapté aux enjeux ?
Pour le moment, la première version de ce plan affiche une volonté politique, mais sans y associer les mesures concrètes indispensables à sa réalisation. On évoque 500 000 rénovations par an, contre 130 000 actuellement, mais à fonds constants voire plus faibles qu’aujourd’hui. Avec quels moyens ? Quels artisans ? Nous sommes aussi inquiets de constater le flou qui règne sur le financement du repérage et de l’accompagnement des ménages les plus fragiles. Une version définitive du plan est en chantier, dont nous espérons qu’elle tiendra compte des propositions faites dans le cadre de la consultation qui s’achève, et sera plus ambitieuse si nous voulons répondre au défi colossal qui nous attend dans les prochaines années.
La loi de transition énergétique prévoit de diviser la consommation d’énergie par deux en France avant 2050. Comment faire pour accélérer la rénovation des bâtiments anciens ?
Nous sommes à un tournant. L’enjeu climatique impose des mesures ambitieuses. Pour tenir le délai inscrit dans la loi, il est indispensable de rénover 650 000 logements par an. Mais pas dans n’importe quelles conditions. Accélérer ne sert à rien si les rénovations ne sont pas complètes, du sol au plafond. On sait aujourd’hui que rénover par morceaux, les fenêtres d’un côté, l’isolation de la toiture de l’autre, cela revient plus cher au final, et c’est inefficace du point de vue écologique. Pour réduire notre consommation d’énergie, une rénovation globale, permettant d’atteindre le niveau BBC qui s’applique au neuf, est indispensable. Ce sont de nouvelles techniques, de nouveaux métiers qui représentent un vivier d’emplois mais nécessitent un apprentissage et de la collégialité. On ne peut pas se passer d’une montée en formation des professionnels du bâtiment.

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                Près de Nancy, des habitants organisent la rénovation énergétique de leur quartier



Les ménages les plus fragiles sont aussi ceux qui souffrent le plus de précarité énergétique. Comment les aider ?
Nicolas Hulot a annoncé vouloir éradiquer les logements les moins isolés, c’est une avancée. Ces passoires thermiques sont souvent habitées par les plus pauvres, locataires ou propriétaires. Nous demandons que ces rénovations soient globales là aussi. Aujourd’hui le chèque énergie, dont le montant moyen (150 euros/an) est très largement insuffisant par rapport aux besoins, estimés à 1 800 euros/an, permet d’aider ces ménages à payer leur chauffage. Mais une telle mesure n’est pas durable, il faut recommencer chaque mois. Pour financer des travaux à long terme, des mécanismes de financement ont été créés, mais aujourd’hui ils ne sont pas déployés.
L’UFC-Que choisir dénonce une recrudescence des arnaques à la rénovation énergétique. Cette enquête vous surprend-elle ?
La multiplication de ces escroqueries n’est pas étonnante. Il existe en France un déficit d’accompagnement des ménages qui entreprennent l’isolation de leur logement. Depuis le début des années 2000, le dispositif de conseil « Info Energie » a été créé en ce sens et il fonctionne dans de nombreuses régions. Mais il compte 500 salariés pour l’ensemble du territoire, quand il en faudrait le triple. Il manque aussi un dispositif d’évaluation du résultat final, comme il en existe en Allemagne : des experts techniques en bâtiment viennent chez les particuliers établir un diagnostic, ils font des préconisations et surtout ils reviennent après les travaux pour vérifier que le travail a été réalisé correctement. Ces méthodes d’accompagnement ont prouvé leur efficacité. Elles relèvent du service public, comme le prévoit la loi de transition énergétique, et pourraient être financées en France par une partie de la contribution énergie, la taxe carbone prélevée sur la consommation d’énergie fossile.

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Vous proposez de simplifier les dispositifs d’aides à la rénovation. Comment ?
Il existe aujourd’hui jusqu’à une quinzaine de dispositifs de financement pour une seule opération, un mille-feuille administratif, souvent modifié, où même les professionnels ont du mal à se retrouver. Les ménages doivent remplir une multitude de paperasse pour demander ces aides, cela décourage les meilleures volontés et coûte cher en frais d’administration. Dans une logique de service public, il serait souhaitable de créer une offre unique de financement qui s’adapterait à la situation de chaque foyer. Nous insistons pour que ces aides ne concernent sauf exception que la rénovation complète.
Vous préconisez aussi un système non plus d’incitation, mais d’obligation. Une telle mesure est-elle réaliste compte tenu du coût pour les ménages ?
Notre proposition est double : d’un côté, rendre les travaux de rénovation énergétique obligatoires lors de la vente d’un bâtiment. De l’autre, rattacher le prêt consenti non plus au propriétaire mais à « la pierre », c’est-à-dire au logement lui-même. En cas de changement de propriétaire, le nouvel arrivant achète l’emprunt en même temps que le logement. Ce système a été mis en place en Grande-Bretagne pour les ménages à faibles revenus. Il permet d’étaler les prêts sur une longue durée et de rembourser l’emprunt avec l’argent économisé chaque mois sur la consommation d’énergie.

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                Habiter durablement les villes : une rencontre du « Monde » à Nancy le 13 février



La ville et l’habitat durable seront au centre d’une rencontre du Monde organisée à Nancy, mardi 13 février, de 8 h 30 à 10 h 30. Inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-30"> ¤ Les syndicats demandent une revalorisation des salaires, estimant que l’accord signé récemment à ce sujet est « bien en deçà des attentes des salariés ».
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Dix syndicats appellent à la grève chez Air France le 22 février

Les syndicats demandent une revalorisation des salaires, estimant que l’accord signé récemment à ce sujet est « bien en deçà des attentes des salariés ».



Le Monde
 |    09.02.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 16h05
   





                        



   


Insatisfaits de l’accord sur les salaires signé récemment, dix syndicats d’Air France, dont ceux représentant les pilotes, appellent à une journée de grève le 22 février pour réclamer une augmentation générale de 6 % en 2018, « au titre de l’inflation perdue » depuis six ans.
Trois syndicats de pilotes (SNPL, SPAF et Alter), deux d’hôtesses et stewards (SNPNC et UNSA-PNC), ainsi que cinq organisations au sol (CGT, FO, SUD, CFTC et SNGAF) s’opposent à l’accord minoritaire prévoyant 1 % d’augmentation générale en deux temps pour 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre).
La dernière augmentation générale remonte à 2011
L’accord, signé par la CFE-CGC et la CFDT, constitue une « aumône (…) bien en deçà des attentes des salariés » car « elle ne pourra compenser l’augmentation du coût de la vie et rattraper les salaires bloqués depuis 2011 », date de la dernière augmentation générale, estiment les signataires du tract.
A l’issue de deux séances de négociations, un projet d’accord salarial a été signé par la CFE-CGC et la CFDT, représentant 31,3 % des voix du personnel. Mais des syndicats majoritaires (CGT, FO, UNSA, SNPL et SPAF, soit 52,6 % des voix) ont décidé de faire valoir leur droit d’opposition pour le bloquer.



                            


                        

                        


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La moitié nord-ouest de la France sous la neige, des perturbations dans les transports

La zone de vigilance, étendue de la frontière belge au centre de la France, concerne dix-neuf départements. Trois à sept centimètres de neige sont prévus.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 02h26
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Une large moitié nord-ouest de la France était sous la neige vendredi 9 février après-midi, du Poitou au Limousin en passant par le Centre, la Haute-Normandie, l’Ile-de-France et jusqu’au Nord-Pas-de-Calais.
Selon Météo France, « jusqu’à 3 à 7 cm de neige fraîche » sont attendus au cours de la journée dans les départements placés en vigilance orange neige et verglas, dont le nombre a été ramené de 27 à 19 en fin d’après-midi. Une nouvelle nuit très froide est aussi annoncée, avec des températures pouvant localement frôler − 10 °C.

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Le point sur les transports
Face à ce « nouvel assaut de l’hiver », le ministère des transports a renouvelé son appel à « une vigilance particulière » et « à suivre les consignes des autorités locales ».
Transports scolaires. La région des Hauts-de-France a d’ores et déjà annoncé la suspension des transports scolaires et interurbains vendredi dans ses cinq départements. Le ramassage scolaire restera aussi suspendu dans l’Essonne, les Yvelines, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne. Jeudi, les mises en garde relatives au verglas ont été plutôt suivies.
Circulation difficile. A 13 heures, les bouchons en région parisienne avaient atteint un niveau exceptionnel avec plus de 167 km d’embouteillages cumulés, selon le site officiel Sytadin.
RN 118. Emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes avaient été bloqués par la neige mardi soir, la nationale 118 est restée fermée vendredi et sera rouverte « au plus tard lundi à 4 heures ».
TGV. La SNCF a annoncé un trafic normal sur l’ensemble des axes TGV et un retour progressif à la normale pour le Transilien. Mais le trafic pourrait évoluer en fonction des conditions météorologiques.
Transports publics. Le trafic de bus était perturbé en début d’après-midi, la RATP faisant « rentrer ses lignes de bus au cas par cas en fonction des conditions de circulation ». La situation restait toutefois normale dans le métro et le RER.
Perturbations dans les airs. Un tiers des vols prévus au départ de l’aéroport d’Orly, soit environ 200 vols, ont été annulés en raison du nouvel épisode neigeux, selon une source aéroportuaire.
Monuments parisiens. La tour Eiffel restera fermée aux visiteurs vendredi et samedi, tout comme le jardin des Tuileries.

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Transporteurs routiers indignés
L’interdiction de circulation des poids lourds en région parisienne, rétablie tôt vendredi matin et qui a immobilisé plus de 3 500 camions sur des aires de stockage, a été levée à 18 heures « et les poids lourds pourront circuler tout le week-end », a assuré la préfecture de police.
Ces interdictions à répétition suscitent la colère des chauffeurs. La déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), Florence Berthelot, a dénoncé un « manque de coordination » et une « publication trop tardive » des décisions d’interdiction de circulation. Selon elle, l’impact économique est d’au moins 60 millions d’euros de pertes par jour.
Conséquence de ces restrictions : certaines usines de la région parisienne se sont trouvées en arrêt technique. Enseignes de distribution et commerçants ont aussi été privés de livraisons et se sont trouvés en rupture de stock, a signalé la chambre de commerce et d’industrie francilienne. L’impact a toutefois été limité, les clients ayant été plus rares. La préfecture d’Ile-de-France a annoncé la mise en place d’un guichet unique pour les entreprises dont l’activité a été perturbée par les récentes crues et par les chutes de neige.
Côté accidents, « il y a eu une augmentation des appels reçus (au 15) et identifiés pour des motifs traumatologiques, pour tout ce qui est accidents liés au verglas », selon l’agence régionale de santé d’Ile-de-France. L’organisme a aussi noté « une activité [aux urgences] un peu plus soutenue que d’habitude », « mais tout est sous contrôle », a-t-il dit.
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            data-slide-description="A Paris, à la station Château-de-Vincennes."
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            data-slide-description="Boulevard Richard-Lenoir, à Paris."
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            data-slide-description="Boulevard Arago, à Paris."
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            data-slide-description="A Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)."
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            data-slide-description="Gif-sur-Yvette (Essonne), le 7 février, vers 8 h 30."
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            data-slide-description="Plaisir (Yvelines), mercredi, vers 9 heures."
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            data-slide-description="Sur le canal de l'Ourcq à Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Dans la cour intérieure du Ritz à Paris, dans la soirée du 6 février."
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            data-slide-description="Le port de la Tournelle sous l'eau et la neige, à Paris, le 7 février au matin."
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            data-slide-description="En forêt de Fontainebleau, près de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne)."
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            data-slide-description="A Paris, le 6 février."
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            data-slide-description="Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 7 février."
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            data-slide-description="L'Arsenal, à Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne), le 6 février."
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            data-slide-description="Vue sur les pistes d’Orly."
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            data-slide-description="Le 6 février au Château de Vincennes."
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            data-slide-description="A Yerres, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Paris, rue d’Alésia, le 6 février."
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            data-slide-description="A Montmartre le 7 février."
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            data-slide-description="Sur l’île de la Jatte, le 6 février."
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            data-slide-description="Au parc Meissonnier à Poissy, le 7 février."
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            data-slide-description="Sur les quais de la Seine dans le 16e arrondissement de Paris, le 7 février."
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            data-slide-description="A Feucherolles, dans les Yvellines le 7 février."
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A Paris, à la station Château-de-Vincennes.

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Les forces américaines en Syrie repoussent une offensive des troupes pro-Assad

La coalition internationale conduite par Washington a bombardé des partisans du régime partis à l’assaut d’une région défendue par les Forces démocratiques syriennes.



Le Monde
 |    09.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
09.02.2018 à 10h33
    |

                            Allan Kaval (Erbil, correspondance), 
Madjid Zerrouky, 
Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

C’est le premier accrochage d’envergure entre les forces américaines et les forces prorégime depuis que les Etats-Unis ont annoncé leur intention, à la mi-janvier, de prolonger leur présence militaire dans l’est de la Syrie. Dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 février, la coalition internationale anti-djihadistes conduite par Washington a aidé les Forces démocratiques syriennes (FDS), la milice kurdo-arabe à laquelle elle est alliée, à repousser une attaque de paramilitaires loyalistes dans la province de Deir ez-Zor.
Les deux camps avaient contribué chacun de leur côté, fin 2017, à chasser l’organisation Etat islamique (EI) de cette région riche en hydrocarbures. La confrontation, qui a causé entre 45 et 100 morts dans les rangs des assaillants, a été qualifiée d’« agression » et de « massacre » par Damas. Même si un porte-parole du Pentagone a affirmé que Washington « ne cherche pas un conflit avec le régime », les partisans de Bachar Al-Assad ont promis de se venger.
Les hostilités ont débuté lorsque des combattants affiliés au régime Assad ont franchi l’Euphrate, en violation de l’accord russo-américain qui fait du fleuve une ligne de démarcation : à l’ouest, les progouvernementaux, soutenus par Moscou, et à l’est, les FDS, appuyés par les Etats-Unis. Plusieurs centaines d’hommes, équipés de tanks, de mortiers et de canons de campagne, ont pris part à l’offensive, visant le secteur de Khasham, qui abrite à la fois le quartier général des FDS et un important gisement pétrolier.
Fiasco sanglant pour les prorégime
Selon le Centcom, le commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient, les forces kurdo-arabes ont commencé à riposter après qu’une vingtaine d’obus se sont écrasés à 500 mètres de leurs positions. Les conseillers de la coalition anti-EI, qui sont principalement des soldats américains, ont participé à la défense de la base au moyen de frappes aériennes et de tirs d’artillerie. D’après le Centcom,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-33"> ¤ Au sud du Sahara, des éditeurs du continent se démènent pour toucher le lectorat local et faire contrepoids à l’offre de livres en provenance d’Europe.
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Enquête

La littérature africaine s’édite (aussi) en Afrique

Au sud du Sahara, des éditeurs du continent se démènent pour toucher le lectorat local et faire contrepoids à l’offre de livres en provenance d’Europe.

Par                Kidi Bebey (contributrice Le Monde Afrique)



LE MONDE
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        Le 09.02.2018 à 15h51

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        Mis à jour le 09.02.2018 à 18h28






    
A Conakry, en Guinée, le 23 avril 2017. Cette année-là, la ville a été désignée capitale mondiale du livre par l’Unesco.
Crédits : CELLOU BINANI/AFP


L’Afrique, terre d’oralité ? Pas seulement ! Si l’on prend l’exemple du Mali, la littérature y remonte au Moyen-Age. Les manuscrits anciens, préservés des guerres et des invasions, sauvés des velléités djihadistes, sont là pour en attester. « Nous sommes aussi un pays d’écriture, rappelle Ibrahima Aya, le dynamique directeur des éditions Tombouctou. Tout commence par le texte, oralisé certes mais aussi écrit. » C’est pour prolonger ce témoignage historique qu’il a fondé La Rentrée littéraire du Mali, un festival réunissant du 17 au 24 février, à Bamako, auteurs, éditeurs et amoureux du livre à l’occasion de sa dixième édition.
Vu d’Europe, ce qu’on appelle aujourd’hui « littérature africaine » est généralement constitué de textes d’auteurs originaires d’Afrique subsaharienne et publiés chez des éditeurs européens. Une diffraction qui, à force, peut donner le sentiment que là où l’on ne regarde pas, il ne se passe pas grand-chose, ou alors rien de bien intéressant. La Rentrée littéraire du Mali, dont les acteurs sont pour la plupart inconnus de la sphère parisienne, permet de modifier cette vision. Car les littératures produites sur le continent africain existent bel et bien, ainsi que des acteurs du livre allant des auteurs aux libraires, en passant par les éditeurs, qui, pour certains, affichent des ambitions très fortes malgré d’importantes difficultés.

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Pour eux, en réalité, « se faire reconnaître par le Nord n’est pas du tout le premier enjeu ». C’est ce que souligne Sulaiman Adebowale, fondateur en 2008 des éditions Amalion au Sénégal :
« Si on réfléchit en ces termes, même l’édition française, malgré son importance, demeure à l’ombre d’une édition anglophone bien plus importante encore dans le monde. Certes, New York, Londres ou Paris sont devenus des pôles tels que toute l’industrie du livre a les yeux rivés sur eux, mais cela ne signifie pas que les autres n’existent pas. Il y a pléthore de maisons qui ne se focalisent pas sur leur visibilité à Paris et que cela n’intéresse même pas ! Pour nous, éditeurs africains, l’enjeu est avant tout de produire des livres de qualité émanant d’une chaîne du livre professionnelle et de faire en sorte que nos livres atteignent nos marchés afin que nous en tirions des bénéfices. »
Piraterie éditoriale
Produire, toucher son public et faire vivre sa maison d’édition. Trois points clés que précède, pour tous, une autre problématique d’importance : celle des moyens. Une grande disparité marque à ce titre la mosaïque éditoriale d’Afrique francophone, entre des maisons reconnues, installées dans la durée, et des structures beaucoup plus fragiles se risquant à des parutions épisodiques. « Nous avons besoin de faire front, c’est pourquoi nous nous sommes regroupés, avec une quarantaine d’éditeurs, au sein de l’OMEL, l’Organisation malienne des éditeurs du livre », explique Hamidou Konaté, son président :
« C’est à la fois un lieu d’échange professionnel et un levier d’action. Grâce à cela, nous avons pu dialoguer avec le gouvernement et obtenir de produire nous-mêmes, depuis le milieu des années 1990, les manuels scolaires qui étaient jusqu’alors historiquement réalisés par des éditeurs européens. »
En Côte d’Ivoire, la manne du livre scolaire contribue également à l’assise financière de quelques éditeurs (Les Classiques ivoiriens, Eburnie…) et leur permet d’ouvrir d’autres pistes de production. Mais ce n’est pas le cas partout.

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Au Cameroun, au contraire, les éditeurs locaux sont confrontés à la fois à la concurrence du livre européen – dans les manuels, littérature générale, jeunesse – et à la piraterie éditoriale, qui propose des contrefaçons de livres à moindre coût. Ils doivent aussi trouver des alternatives à la diffusion en librairies, dont le nombre est restreint. Et tout cela sans soutien réel de l’Etat. François Nkémé, patron des éditions Proximité, constate amèrement :
« Comme d’autres pays, le Cameroun n’a pas encore de politique du livre claire et efficace. On sait pourtant que le développement de nos pays passe aussi par le livre… Mais on a l’impression que les choses ne bougent pas. »
Ouvrir de nouveaux marchés est donc vital pour François Nkémé :
« Tous les acheteurs m’intéressent, qu’ils soient au Cameroun, en Inde ou en Chine ! Mais la plupart du temps, les livres du Nord arrivent très facilement ici, alors que notre production a toutes les difficultés du monde à remonter du Sud. »
De son côté, Dramane Boaré, le directeur général des Classiques ivoiriens, travaille activement à opposer des contrepoids à cette offre éditoriale européenne si envahissante. Il s’est organisé pour exporter ses livres dans l’ensemble de l’espace francophone, France y compris, en s’associant avec L’Oiseau indigo et Bookwitty. Le partenariat avec cette double structure de diffusion a déjà permis « un premier accroissement de nos ventes dans les pays du Nord », se réjouit-il : 
« Et l’objectif, dans les mois et années qui viennent, est de diffuser nos livres vers les publics des pays africains, dans un sens Sud-Sud. »
Il est en effet difficile de trouver un livre camerounais à Dakar ou un livre malien à Lomé. Un éditeur comme Amalion mise pour cette raison sur la publication en français ou en anglais, selon le potentiel de diffusion de chaque ouvrage.
Un dynamisme flagrant
A ces questions techniques s’ajoutent, ces dernières années, les caisses de résonance du livre que sont les festivals, foires mais aussi distinctions attribuées à travers le continent. Les prix littéraires africains fleurissent et gagnent en visibilité. Ainsi le prix Ivoire, décerné en 2017 à l’écrivain malgache Johary Ravaloson, le prix Ahmed-Baba, créé au Mali pour consacrer une œuvre de fiction éditée en Afrique, ou encore le tout récent prix Williams-Sassine en Guinée, parmi bien d’autres, s’efforcent d’encourager l’écriture, la littérature et l’édition africaine et, autant que possible, d’en doper les ventes.
L’édition africaine réussira-t-elle ainsi à se développer et à se faire valoir ? Du moins ses difficultés chroniques ne sont-elles pas parvenues, jusqu’à présent, à anéantir la volonté des auteurs d’écrire et de raconter l’Afrique aussi bien que le monde. Le dynamisme est flagrant dans un pays comme la Côte d’Ivoire, où, sur 45 maisons d’édition officielles, une bonne douzaine ont le vent en poupe, portées notamment par la demande du public pour des livres adaptés à l’environnement et aux réalités locales.

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Dramane Boaré, des Classiques ivoiriens :
« En jeunesse, on arrive à produire des ouvrages de bien meilleure qualité que par le passé, avec des prix ajustés et accessibles. Et surtout des produits attendus par le marché. Les parents sont prêts aujourd’hui à mettre les moyens nécessaires pour que leurs enfants aient des livres qui leur correspondent et les aident réellement à grandir. Nous avons remplacé Blanche-Neige par des contes africains, les albums et romans français par des histoires du quotidien qui se passent en Côte d’Ivoire et qui ressemblent à ce qu’un enfant malien ou sénégalais peut vivre… »
L’imagination des éditeurs africains est leur atout majeur. Ainsi Koffivi Assem, au Togo, adosse-t-il Ago, sa maison d’édition, sur les revenus de son agence Ago Média. « A nous de trouver la forme d’édition qui correspondra à notre public », dit l’éditeur, qui s’apprête à lancer une série de superhéros africains en bandes dessinées.
En créant sa maison en 2005 à Yaoundé, François Nkémé avait quant à lui l’intention de faire émerger de nouveaux talents, tout en éditant lui aussi des livres de jeunesse car, dit-il, « je crois tout simplement que c’est l’avenir : si on ne forme pas des lecteurs dès le plus jeune âge, on ne les retrouvera pas ensuite à l’âge adulte ».
« Complaisance et médiocrité »
Miser sur la jeunesse ? Sur le livre numérique ? Sur la BD ? Sur la diversité des langues ? Pour l’auteur togolais Sami Tchak, l’urgence ne se situe pas dans ces perspectives de développement, mais bien dans la qualité à accorder aux productions. A ses yeux, se satisfaire de l’augmentation du nombre d’éditeurs et de publications « revient à omettre la réalité des contenus, qui est alarmante » : 
« Que l’on soit un écrivain ou simplement un lecteur exigeant, on sait que certaines structures ne sont pas des maisons dignes de ce nom mais fonctionnent à partir de subventions et/ou de participations financières des auteurs. Le fait qu’il n’y ait pas de véritable critique littéraire ni de sanction du public conduit à la complaisance et à la médiocrité. Or un contexte d’émulation à tous les niveaux de la chaîne du livre serait important. Les éditeurs d’Afrique du Nord le prouvent bien, qui nous fournissent des auteurs et des productions de qualité, comme celles de la maison Elyzad à Tunis. Débarrassées de la pollution éditoriale qui les discrédite, les maisons africaines pourraient arriver aux mêmes résultats ! »

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                Serie Negra, l’aventure sur papier des contes casamançais



Attaché à une vision transversale de la situation, Sulaiman Adebowale demeure optimiste : 
« Depuis 2008, je publie chez Amalion de la littérature et des essais scientifiques. Je peux vous dire que les Africains ont encore des milliers de pages à écrire et bien qu’il se crée fréquemment de nouvelles maisons d’édition, elles ne suffisent même pas à absorber ce potentiel. »
Gageons que parmi ces pages se glisseront bientôt les écrits d’auteurs à succès de la diaspora, désireux de contribuer à cette édition africaine continentale.

