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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1"> ¤ Ce quartier de Lisbonne donne autant à voir qu’à manger. On vous en dévoile les mystères.
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Cinq raisons d’aller à Belem


                      Ce quartier de Lisbonne donne autant à voir qu’à manger. On vous en dévoile les mystères.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h15
    |

            Vicky Chahine







Les pâtisseries

   


Arpenter les ruelles de Belem qui montent et qui descendent peut provoquer une hypoglycémie. Afin de garder son taux à niveau, il faut faire la queue pour goûter les fameux pastéis de nata, ces gâteaux historiques à base de jaune d’œuf dont la recette proviendrait du monastère des Hiéronymites. Ils se vendent à l’unité à la Pastéis de Belem, tout juste sortis du four, avec un sachet de cannelle et un autre de sucre glace.
Rua de Belem 84, Pasteisdebelem.pt
Autre option moins connue des guides touristiques : les croissants et les palmiers ultrafins de la Pastelaria Careca, une boulangerie historique de ­Restelo, la partie résidentielle de Belem. Comme à la « sécu », on prend son ticket et on patiente. A déguster sur place ou bien au Moinhos de Santana, sur les hauteurs de Belem, où se trouvent deux moulins bâtis au XVIIIe siècle pour des nonnes dominicaines, avec vue plongeante sur tout le quartier.
Rua Duarte Pacheco Pereira 11D, Pastelariaocareca.pt
Le monastère des Hiéronymites

   


Belem est réputée pour son nombre de monuments au mètre carré et chacun reflète une période architecturale. En commençant par le style manuélin du monastère des Hiéronymites, construit à partir de 1502 pour soutenir les marins sur le départ. Deux kilomètres plus haut (comptez une petite centaine de mètres de dénivelé tout de même), le Palacio nacional da Ajuda, dont la construction a débuté en 1795, permet d’appréhender la vie de la famille royale portugaise qui y avait ses quartiers d’été.
Praça do Imperio
Les musées

   


Le Musée des carrosses – dont l’impressionnante collection, ­en parfait état, est l’une des plus visitées du pays – est installé depuis 2015 dans une structure ­ du Brésilien Paulo Mendes Da Rocha, Prix Pritzker 2006.
Avenida da India 136, Museudoscoches. gov.pt
Etablie dans le centre culturel de Belem, la collection Berardo propose un panorama pertinent des différents courants qui ont rythmé l’art moderne.
Praça do Imperio, Museuberardo.pt
Le jardin botanique tropical

   


Créé en 1906, ce jardin offre une balade ­oxygénante avec quelque 600 espèces tropicales, dont une majorité importée des anciennes colonies portugaises.
Travessa Ferreiros a Belem 41
La tour de ­Belem

   


Edifiée au ­­ XVIe siècle, la tour devait protéger Lisbonne ­des pirates­ et des corsaires. Une architecture médiévale ponctuée de sculptures d’animaux découverts lors des conquêtes.
Avenida de Brasília



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2"> ¤ En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.
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L’excision touche des millions de femmes dans le monde, des milliers en France

En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h12
   





                        


A l’occasion de la Journée mondiale contre l’excision, le point sur cette pratique rituelle interdite en France qui touche des millions de femmes et de fillettes dans le monde.
Qu’est-ce que l’excision ?
L’excision est une forme de mutilation sexuelle qui vise à retirer le clitoris, ou du moins une partie, d’une enfant ou d’une adolescente. Cette mutilation est pratiquée de manière rituelle dans de nombreux pays d’Afrique (Egypte, Soudan, Somalie, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal…), mais aussi en Indonésie et en Malaisie. Elle existe aussi au Pérou, en Colombie, en Inde… En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.

        Lire aussi :
         

                Aminata : « Face à l’excision, il faut dire pas moi, pas mes sœurs, pas mes cousines »



Quel est le but ?
De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cette mutilation, comme l’interdiction de l’accès à l’orgasme des femmes, considéré comme malsain, l’amélioration du plaisir sexuel masculin, des raisons hygiéniques (démenties à l’unanimité par les médecins) ou des croyances anciennes (initiation à l’état de femme, peur que le clitoris n’empoisonne l’homme, l’enfant à la naissance…).
L’excision est de fait une expression particulièrement violente de la domination masculine exercée sur les femmes là où elle est pratiquée. Pour Isabelle Gillette-Faye, directrice du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles et du mariage forcé :
« Le clitoris est un organe qui ne sert qu’au plaisir. Si on en coupe une partie, c’est pour empêcher les femmes d’en avoir. »
Cela concerne-t-il la France ?
Oui. En France, on estime à environ 53 000 le nombre de femmes excisées. Pas moins de trois adolescentes sur dix dont les parents viennent de pays pratiquant l’excision sont menacées d’être excisées, à l’occasion d’un séjour à l’étranger le plus souvent. Parmi elles, une sur dix sera finalement excisée.
Quelles sont les conséquences pour les femmes excisées ?
Elles sont lourdes :
douleur ;hémorragie ;infections ;problèmes urinaires ;diminution du plaisir sexuel ;complications lors de grossesses ou d’accouchements ;traumatismes psychologiques…
Des techniques médicales ont été développées pour soigner les femmes mutilées. La gynécologue Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), propose par exemple une chirurgie réparatrice.
C’est aussi la spécialité du docteur Mukwege, célèbre gynécologue et militant des droits de l’homme en République démocratique du Congo, qui a voué sa carrière à la lutte contre l’excision. Un engagement qui lui a valu des menaces de mort.

        Lire l’entretien avec le docteur Mukwege :
         

          « Mon combat et ma franchise dérangent »



Est-ce puni par la loi ?
En France, oui ; des peines de prisons allant de dix à vingt ans d’emprisonnement peuvent être prononcées à l’encontre des auteurs selon l’âge de la victime, voire jusqu’à trente ans d’emprisonnement si celle ci est morte des suites de cette mutilation. Depuis 2013, sont également punis d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait d’inciter quelqu’un à se faire exciser ou à pratiquer l’excision sur une tierce personne.
La victime peut porter plainte jusqu’à vingt ans après sa majorité, soit jusqu’à l’âge de 38 ans, pour condamner ces violences devant la justice française.
La première campagne de prévention à destination des adolescentes de 12 à 18 ans, lancée par le réseau associatif Excision, parlons-en !, a été lancée en mars 2017. Cette année, l’association met à disposition sur son site Internet un tchat numérique pour permettre « aux jeunes de s’informer de façon anonyme et gratuite auprès de professionnelles ».

[Journée mondiale de lutte contre l' #excision] La loi 🇨🇵 protège toutes les filles qui vivent en France, quel que… https://t.co/i2LzkYmPY3— Egal_FH (@Egalité FH)


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3"> ¤ Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.
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LBO France cède ses tour-opérateurs FRAM, Promovacances et Karavel

Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h10
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Le mouvement de consolidation du secteur des tour-opérateurs (TO) se poursuit sans faiblir. Le fonds d’investissement LBO France aurait décidé de se séparer de FRAM, Promovacances et Karavel, ont révélé Les Echos du vendredi 2 février. Il aurait confié un mandat de vente des trois entités à la banque Rothschild. Cette cession est un signe supplémentaire du désengagement du fonds dans le tourisme. En juin 2015, LBO France avait déjà cédé l’organisateur d’excursions ParisCityVision.
LBO France avait constitué son pôle tour-opérateurs en deux temps. D’abord avec l’acquisition, en 2011, de Karavel et Promovacances ; ensuite, avec la reprise du voyagiste FRAM, en 2015. Pour un professionnel du secteur, le retrait du fonds d’investissement n’est qu’une « demi-surprise car le rachat de FRAM a été une catastrophe ».

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                Trois candidats sur les rangs pour racheter FRAM



Ce dernier, en effet, n’est toujours pas redevenu rentable et son retour à l’équilibre a été repoussé à 2019. Le chiffre d’affaires du petit ensemble a fortement baissé. Il est passé d’environ 730 millions d’euros à 520 millions d’euros. Il n’empêche : il représente une proie de choix, notamment depuis que TUI France, filiale de l’allemand TUI (numéro un mondial des tour-opérateurs), a lancé le mouvement de concentration avec le rachat de Look Voyages et Vacances Transat, en 2016.
« Les clients reviennent »
Pour LBO France, le moment est bien choisi pour se retirer. « Après dix années de baisse, la reprise est de retour depuis un an », constate René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (SETO). Après avoir vu leur activité minée par les agences de tourisme en ligne, les tour-opérateurs avaient subi les conséquences des vagues d’attentats au Maghreb et sur le pourtour méditerranéen – des destinations autrefois privilégiées par les touristes français. Ces temps difficiles semblent révolus. « Les clients reviennent », se félicite le patron du SETO. A l’en croire, lors de « l’hiver 2016-2017, nous avons enregistré une hausse de l’activité de 6 % qui s’est poursuivie à l’été 2017 (+ 6 %) ». Ce regain s’amplifie.

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                La fin des vacances « à la FRAMçaise »



Dans ce contexte de reprise, les acheteurs ne devraient pas manquer pour FRAM, Promovacances et Karavel. « Promovacances est une belle société, avec un très bon management », reconnaît un professionnel du secteur. Le groupe Marietton serait sur les rangs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4"> ¤ Dans la ville israélienne, on peut manger partout, à toute heure. Un sport local qui commence dès le petit déjeuner.
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Tel-Aviv sur le pouce


                      Dans la ville israélienne, on peut manger partout, à toute heure. Un sport local qui commence dès le petit déjeuner.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 17h30
    |

            Vicky Chahine








   


A Tel-Aviv, la règle, c’est qu’il y en a peu, notamment pour ce qui touche à la street food, cette cuisine populaire que l’on avale sur le pouce. On mange à toute heure, sur un coin de table ou sur un banc, dans un joyeux brouhaha, et le spectacle se passe aussi bien dans l’assiette qu’autour.
Ici, pas de food trucks rutilants ou de sandwichs au cordeau comme dans les autres grandes capitales : la street food se trouve à chaque coin de rue. Chez un vendeur de falafels, dans un boui-boui spécialisé en houmous ou une échoppe avec des brochettes de viande en train de griller au feu de bois. S’essayer à ce sport local, qui débute au petit déjeuner et s’achève tard la nuit, requiert de l’endurance, beaucoup d’endurance. Il y a ces lieux dans leur jus dont le personnel maîtrise la découpe du shawarma, mais aussi un nouveau genre qui se développe sous la houlette de chefs, plus passionnés par les déclinaisons du pain pita que par celles de la cuisine moléculaire.

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                Carnet d’adresses gourmand à Tel-Aviv



Pour Cyril Lignac, qui a tourné « Le Chef en Israël », un programme court de quinze épisodes diffusés en septembre sur M6, « c’est un métissage de cultures, de goûts, de saveurs, de parfums avec l’idée de partage, de convivialité ». Pour s’en rendre compte, il suffit de déambuler dans le Shouk HaCarmel, le plus grand marché de Tel-Aviv. Sur les stands de l’artère principale abrités par de la tôle, on vend à la criée légumes de saison, pains au sésame, fruits secs et autres jus de grenade ; dans les rues alentour se trouvent des comptoirs où l’on fait la queue pour des falafels ou des kebabs. « Les types cuisinent dans rien du tout, on mange dans des gamelles, sur des tables dehors, au beau milieu du passage », se souvient Cyril Lignac. Plus loin, dans l’un des rares McDonald’s de la ville, pas de file d’attente… Comment expliquer l’impopularité des chaînes de fast-food américaines ? Franchement, qui voudrait un Big Mac décongelé quand, pour le même prix, on peut avoir un steak de viande fraîchement hachée, braisé sous ses yeux ?

Y aller
Transavia
La compagnie low cost relie l’aéroport de Paris-Orly à Tel-Aviv une fois par jour au minimum, et assure jusqu’à quatorze vols par semaine.
A partir de 155 € l’A/R. Transavia.com
 Voyageurs du Monde
L’un des seuls voyagistes à avoir investi dans la conception de séjours en Israël et en Palestine, hors des sentiers battus. A partir de 1 550 € par personne pour un voyage de 4 jours incluant les vols, les transferts privés, 3 nuits au Market House à Jaffa, une journée guidée autour du Shouk HaCarmel et des bonnes adresses street food de la ville, et un carnet d’adresses en partenariat avec Le Fooding.
Tél. : 01-42-86-17-90 et Voyageursdumonde.fr



Abécédaire gourmand
Boureka : feuilleté à base de pâte filo.Falafel : boulette de pois chiches frite, généralement servie dans un pain pita.Houmous : purée de pois chiches assaisonnée avec tahini, ail et citron. Se mange seule ou avec des fèves, des pois chiches, des œufs durs… Chaque Israélien a sa meilleure adresse de « houmousseria ».Kebab : en Israël, le terme désigne de la viande hachée cuisinée sous forme de brochette ou de boulette. Le shawarma, lui, est cuit sur une broche tournante et découpé en fines tranches.Sabich : un pain pita dont la recette serait d’origine irakienne, servi avec pommes de terre cuites, aubergine grillée, œufs durs et tahini. Se mange au petit déjeuner.Tahini : crème de sésame que l’on trouve dans presque toutes les spécialités, mais qui se déguste aussi seule avec du pain pita.





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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤ Etudiants, familles en goguette ou collègues de travail se croisent à toute heure de la journée dans ces comptoirs bon marché à l’atmosphère surannée ou dans ces lieux branchés tenus par des chefs confirmés.
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Carnet d’adresses gourmand à Tel-Aviv


                      Etudiants, familles en goguette ou collègues de travail se croisent à toute heure de la journée dans ces comptoirs bon marché à l’atmosphère surannée ou dans ces lieux branchés tenus par des chefs confirmés.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 17h15
   





   


Leon and Sons Bourekas
Pour mettre son estomac ­en condition, on peut débuter la journée avec des bourekas. Au choix, longilignes ou ronds, fourrés aux épinards ou au fromage, on les prépare ici depuis plusieurs générations. Cette adresse de Jaffa propose aussi, pour les adeptes du sucré le matin, roulés à la fraise et gâteaux au sésame.
Olei Tzion 17
Sabich Frishman
Les estomacs les plus curieux tenteront le sabich, plat unique du lieu réputé pour être l’un des meilleurs de la ville. Encore peu courante il y a quelque temps, cette spécialité qui serait d’origine irakienne est aujourd’hui de toutes les tables.
Frishman 42
Hakosem
Ici, l’on sert aussi du sabich mais on fait (presque toujours) la queue pour des falafels, vendus à l’unité façon mignardise.
Shlomo ha-Melekh 1
Falafel Gabai
Autre adresse mythique du falafel située dans « Little Paris », dans le nord de la ville où se retrouvent les expatriés français.
Bograshov 25
Torek Lahmajun
Un spot pour les carnivores avec kebab et/ou shawarma accompagnés d’un pain laffa, sorte de grand pita cuit au feu de bois. Pour trouver cet endroit qui ne paie pas de mine, il suffit de repérer les taxis en double file devant.
Nahalat Binyamin 77
Hummus HaCarmel
Situé dans le Shouk HaCarmel, il propose la purée de pois chiches que l’on déguste avec un pita, devant les vitraux d’origine de ce qui devait être une synagogue et des rouleaux de Torah sous verre accrochés aux murs.
HaCarmel St 11
Jasmino
Au menu, quatre sandwichs seulement et quatre fois plus de personnes qui font la queue le midi. Autant de fidèles du chef Shaul Tevet, qui prend ici du bon temps entre la fermeture de son précédent restaurant et l’ouverture très attendue du prochain.
Allenby 97
M25
La patience est requise pour obtenir une table dans ce restaurant, ouvert à 25 mètres de la boucherie mère, qui propose des brochettes de foie de volaille, de filet, d’onglet… grillées à la demande. A ne pas manquer : l’arayes, un pita toasté et fourré à la viande hachée.
Simtat HaCarmel 30
Miznon
Créée par la star médiatique Eyal Shani, qui a ouvert plusieurs restaurants en ville, l’adresse propose des pitas rigoureusement sélectionnés (pour certains, les meilleurs de la ville), ­des déclinaisons avec kebab d’agneau, ratatouille maison ou omelette aux épices, mais aussi son emblématique chou-fleur braisé, le tout servi dans une atmosphère chahutée. Une recette qu’il a déjà exportée avec succès dans le Marais parisien.
Ibn Gabirol 23
Est.1920
Datant, comme son nom l’indique, de 1920, le plus ancien kiosque ottoman de la ville vient d’être restauré à l’identique – l’ambiance et la carte, avec ses salades ­niçoises et ses muffins myrtille, datent bien, en revanche, du XXIe siècle.
Lilienblum 3

Abécédaire gourmand
Boureka : feuilleté à base de pâte filo.Falafel : boulette de pois chiches frite, généralement servie dans un pain pita.Houmous : purée de pois chiches assaisonnée avec tahini, ail et citron. Se mange seule ou avec des fèves, des pois chiches, des œufs durs… Chaque Israélien a sa meilleure adresse de « houmousseria ».Kebab : en Israël, le terme désigne de la viande hachée cuisinée sous forme de brochette ou de boulette. Le shawarma, lui, est cuit sur une broche tournante et découpé en fines tranches.Sabich : un pain pita dont la recette serait d’origine irakienne, servi avec pommes de terre cuites, aubergine grillée, œufs durs et tahini. Se mange au petit déjeuner.Tahini : crème de sésame que l’on trouve dans presque toutes les spécialités, mais qui se déguste aussi seule avec du pain pita.





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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-6"> ¤ L’événement se tient du 16 au 21 janvier. Voici quelques idées hors pistes pour profiter de la montagne, entre deux projections de films de comédie.
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Que faire autour du Festival de l’Alpe d’Huez ?


                      L’événement se tient du 16 au 21 janvier. Voici quelques idées hors pistes pour profiter de la montagne, entre deux projections de films de comédie.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h26
    |

            Vicky Chahine







Après Omar Sy, c’est au tour de Franck Dubosc d’assurer la présidence de ce festival consacré à la comédie, ouvert gratuitement au grand public, du 16 au 21 janvier. Au programme de cette 21e édition : une sélection de courts et longs-métrages, dont les nouveaux films de Jean-Pierre Améris et de Sophie Marceau, et, en clôture, Le ­Retour du héros, de Laurent Tirard, avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent. L’occasion d’une escapade hivernale dans l’emblématique station d’Isère.
Du 16 au 21 janvier, Festival-alpedhuez.com
Spa des Alpes

   


Inauguré dans l’Hôtel Grandes Rousses, un quatre-étoiles au pied des pistes, cet espace bien-être abrite un bassin sensoriel avec l’eau du lac Blanc chauffée à 32 °C, un hammam dans une grotte et un sauna avec vue sur les monts enneigés. Dans ce décor avec ardoise, dolomie, cuivre et bois, les soins de la marque Gemology sont réalisés à base de pierres, comme la poudre de diamant, les sels de rubis ou encore les perles de nacre.
425, route du Signal, tél. : 04 76 80 33 11, Hotelgrandesrousses.com
La luge 4 saisons sur rail

   


Pour ceux qui préfèrent être assis que debout sur des skis, cette nouvelle attraction installée dans le secteur Bergers fonctionne toute l’année. La descente s’effectue sur un kilomètre de rail à 1,50 m au-dessus du sol, jusqu’à 65 mètres de dénivelé, pour une vitesse de pointe de 40 km/h. Et, pour les plus téméraires, elle peut aussi se faire en réalité virtuelle, avec la mission d’attraper le maximum de moutons.
A partir de 7 € la descente, Alpedhuez.com
Performance de Simon Beck

   


Surnommé « l’homme qui dessine sur les montagnes », l’artiste britannique, ingénieur de formation, a fait du snow art (la version enneigée du land art) sa signature. Il réalise ses monumentales figures géométriques simplement muni de raquettes et d’un compas. A l’occasion du Festival de l’Alpe d’Huez, il dessinera ses œuvres d’art éphémères sur le lac Blanc.
Jusqu’au 22 janvier, Paysage-paysages.fr
Chalet Le Vieux Logis

   


Situé dans le quartier du Vieil Alpe, ce chalet peut être privatisé pour accueillir jusqu’à seize personnes (à partir de 800 € par jour, petits déjeuners compris). A l’intérieur, huit chambres avec Wi-Fi, une salle de jeux, un baby-foot et même un sauna pour le réconfort après l’effort. La décoration est cosy, avec parquet, joli nuancier de peintures et même un lit-cabane dans la chambre des enfants. Chambre double à partir de 60 € la nuit avec les petits déjeuners.
Rue de la Chapelle, Levieuxlogis.over-blog.com



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤ Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
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A Bollywood, des toilettes au service du gouvernement


                      Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h37
   





                              

                        

L’un des plus grands succès des salles de cinéma indiennes des derniers mois est une histoire de toilettes. Depuis sa sortie cet été, Toilettes : une histoire d’amour, de Shree Narayan Singh, a récolté 2,16 milliards de roupies de recettes (28,4 millions d’euros). Si le sujet a trouvé un écho certain dans le pays, c’est qu’il constitue un problème majeur de société. Sur les 950 millions d’humains dans le monde qui n’ont pas accès aux toilettes, 60 % se trouvent dans le sous-continent. Tout comme les personnages du film de Shree Narayan Singh.
Dans cette romance à l’eau de rose, qui se déroule dans un village perdu au milieu de nulle part, un jeune homme du nom de Keshav, joué par l’acteur canadien d’origine indienne Akshay Kumar, tombe amoureux d’une jolie fille, qu’il finit par épouser.
Mais l’insolente a des exigences. Une fois mariée, Jaya (interprétée par Bhumi Pednekar) n’a plus qu’une obsession : installer des toilettes dans sa maison, fatiguée qu’elle est d’aller faire ses besoins dans les champs chaque matin, en compagnie de ses voisines. Keshav refuse d’engager les travaux mais, comme sa jeune épouse lui annonce qu’elle quitte le foyer pour retourner vivre chez ses parents, il finit par obtempérer et construit des latrines dans la cour de leur maison.
Félicitations de Narendra Modi
C’était compter sans son vieux père, qui juge l’affaire indécente et entreprend aussitôt de démolir les latrines toutes neuves. Ulcérée, Jaya demande le divorce. Un coup de théâtre vient débloquer la situation : les autorités politiques locales annoncent la construction de toilettes publiques dans le village. Les choses rentrent dans l’ordre et les habitants des alentours découvrent, comme Keshav et Jaya, les joies de la défécation dans l’intimité, à toute heure du jour et de la nuit.

Après avoir vu Toilettes : une histoire d’amour, le premier ministre Narendra Modi s’est même fendu d’un tweet de félicitations. Car si,...




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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-8"> ¤ Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/12/2017
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« Un grand voyage en France pour tous les jeunes, voilà un projet d’éducation à la citoyenneté »

Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.



Le Monde
 |    24.12.2017 à 06h49
 • Mis à jour le
25.12.2017 à 22h38
    |

Jean Viard







                        



                                


                            
TRIBUNE. « L’été dernier, on a fait l’Italie, c’était magnifique. » Combien de fois n’a-t-on entendu cette phrase pour l’Italie ou New York, Londres ou Barcelone ? Mais… la France ? « Fait-on » encore la France quand on est français ? Enseigne-t-on le voyage en France, si cher à George Sand et à tant d’autres ? Formons-nous notre jeunesse, nos citoyens et tous ceux qui nous visitent, dans cette complicité puissante avec notre territoire, ses hauts lieux de mémoire ou de nature et de création, ses monuments et ses diversités ? N’aurions-nous pas laissé les vacances en France devenir promenade et divertissement plus que découverte et partage d’une culture et de ses diverses formes ? Et encore, seulement pour les 60 % d’entre nous qui partent régulièrement en vacances et qui souvent ne sortent pas de leur région.
Et ce qui est vrai de la France n’est-il pas encore plus vrai de chacune de nos régions, de nos nouvelles régions ? Ne laisse-t-on pas les débats sur les territoires se résumer à de l’aménagement et à des combats politiques, quand le grand combat de la mémoire, du sens et des valeurs est oublié ?
Autrement dit : sans connaître ni la Méditerranée, ni la Bretagne, ni le mont Blanc, ni Paris, ni la place de la Bastille, ni Strasbourg, ni Marseille, est-on totalement français ? Et le Rhin, le Rhône ou la Loire, la Garonne et la Charente… Chartres, bien sûr, et la synagogue de Carpentras, la Grande Mosquée de Paris, la Sorbonne et le Louvre. La promenade des Anglais aussi, et la stèle qui s’y dresse. Avant de courir à Disneyland, n’y a-t-il pas d’autres voyages, d’autres émotions, d’autres souvenirs à découvrir et partager pour se sentir de France, ou sentir la France si l’on est d’ailleurs ?

Le territoire, une immense bibliothèque
D’autant que la SNCF a fait disparaître les photos en noir et blanc des hauts lieux ludiques du corps charnel de la patrie qui ornaient ses wagons. Certes, la télévision nous abreuve...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-9"> ¤ Cette année, de nombreux musiciens du continent se sont imposés sur le marché international. L’afrobeats nigérian a dominé les charts.
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La playlist de Binetou : ces artistes africains qui ont marqué 2017



LE MONDE
              datetime="2017-12-22T16:50:38+01:00"

        Le 22.12.2017 à 16h50






Durée : 06:29 | 


Musicalement, l’année 2017 aura confirmé l’hégémonie de la pop nigériane, dite aussi « afrobeats ». Wizkid, Tiwa Savage, Davido, Tekno ont tous signé avec des majors en 2017 et ont sorti des albums internationaux.
Du coté francophone, l’année aura été marquée, entre autres, par la sortie d’un album aux accents afrobeats de la diva malienne Oumou Sangaré, par le succès de la pop camerounaise avec Locko, par le nouveau souffle apporté aux musiques mandingues par les Guinéens Kandia Kora et Mohamed Azaya et par la confirmation de l’enthousiasme pour les musiciens congolais, Ferre Gola et Fally Ipupa en tête.
A l’occasion de cette playlist, Binetou Sylla fait le bilan de l’année musicale en Afrique et établit son top 5 des titres qu’il fallait écouter en 2017.
Retrouvez sur Spotify les vingt titres de l’année sélectionnés par Binetou Sylla : http://spoti.fi/2kZdgFI
Binetou Sylla est directrice de Syllart Records, un label de musiques africaines et afro-latines basé à Paris, créé par Ibrahima Sylla en 1978. Elle décrypte pour Le Monde Afrique les nouvelles tendances musicales africaines et nous fait redécouvrir les artistes emblématiques du continent.


                

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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef, à Lille, expose les photos d’Edouard Caupeil sur cet auteur hors norme. Des clichés issus d’un reportage réalisé avec Nicolas Bourcier, journaliste au « Monde ».
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef, à Lille, expose le travail du photographe Edouard Caupeil, qui accompagna en 2008 Nicolas Bourcier, journaliste au « Monde ».
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤ Les « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, allient plaisir du tourisme et activité professionnelle, avec pour critère premier la qualité de la connexion Internet.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/12/2017
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Travailler en voyageant, le rêve accompli des nomades numériques

Les « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, allient plaisir du tourisme et activité professionnelle, avec pour critère premier la qualité de la connexion Internet.



Le Monde
 |    12.12.2017 à 15h59
 • Mis à jour le
13.12.2017 à 06h34
    |

                            Margherita Nasi (A Médellin) et 
                            Léonor Lumineau (A Medellin)








                        



                                


                            

France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Etats-Unis, Espagne… Ils viennent du monde entier et ont poussé le concept du « travailler n’importe où, n’importe quand » à son paroxysme.
Les uns sont traducteurs, auteurs, consultants, codeurs, communicants, « start-uppeurs », experts en référencement digital, les autres font du marketing en ligne, du graphisme, du design ou encore du e-commerce. Tous se retrouvent derrière le même acronyme : DN, pour « digital nomads », ces travailleurs sans bureau fixe, qui parcourent le monde en travaillant à distance, avec pour critère premier la vitesse de la connexion à Internet.
Depuis quelques années, Medellín en Colombie est une de leurs villes préférées en Amérique latine. Mais on compte aussi Chiang Mai en Thaïlande, Barcelone en Espagne, Berlin en Allemagne, Lisbonne au Portugal, Bali en Indonésie, Kiev en Ukraine, ou encore les îles Canaries en Espagne, selon le site spécialisé Nomad List. Le point commun entre ces lieux : un accès de qualité au Web, un coût de la vie intéressant, des espaces de coworking ou des cafés Wi-Fi à foison, et une communauté de nomades digitaux dans laquelle s’intégrer.
Une nouvelle espèce de voyageurs
Profitant d’un visa de tourisme de plusieurs mois ou d’un permis vacances travail (PVT), ils ont choisi d’allier plaisir du voyage et activité professionnelle grâce aux technologies numériques – des outils de partage de documents aux réunions en ligne. Impossible de connaître précisément leur nombre, mais selon le consultant Steve King, du cabinet de recherche américain Emergent Research, leur nombre est en forte augmentation.

Au nord-ouest de la Colombie, Medellín déploie ses faubourgs dans la vallée encaissée de l’Aburra, entre les cordillères Occidentale et Centrale. Jusqu’au début des années 1990, cette ville, fief du cartel de Pablo Escobar, était connue pour être la capitale mondiale de la violence (390 homicides pour 100 000 personnes en 1991).
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-13"> ¤ Jusqu’au 30 juin 2018, la salle de l’Aéronef à Lille expose le travail du photographe Edouard Caupeil qui avait accompagné, en 2009, Nicolas Bourcier, reporter au « Monde », sur la route américaine 61.
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤ L’Etat hébreu a vivement réagi à l’inscription, sur le parcours du Tour d’Italie, de « Jérusalem-Ouest » comme ville de départ, estimant qu’il n’y avait « qu’un seul Jérusalem, capitale d’Israël ».
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Cyclisme : le Giro dit partir de « Jérusalem-Ouest » et suscite la colère de son hôte, Israël

L’Etat hébreu a vivement réagi à l’inscription, sur le parcours du Tour d’Italie, de « Jérusalem-Ouest » comme ville de départ, estimant qu’il n’y avait « qu’un seul Jérusalem, capitale d’Israël ».



Le Monde
 |    30.11.2017 à 12h19
 • Mis à jour le
30.11.2017 à 13h59
    |

            Clément Guillou








                        



   


Dans les heures suivant la présentation du parcours de son édition 2018, dont le départ sera donné d’Israël, le Tour d’Italie cycliste a découvert mercredi 29 novembre l’existence des mots piégés du conflit israélo-palestinien : en écrivant « West-Jerusalem » sur la carte du parcours, le Giro a commis un impair suscitant l’ire de l’Etat hébreu, dont la réaction n’a pas tardé.
« A Jérusalem, la capitale d’Israël, il n’y a pas d’est ou d’ouest. il n’y a qu’un seul Jérusalem unifié », ont écrit les ministres des sports, Miri Regev, et celui du tourisme, Yariv Levin, dans un communiqué assorti d’une menace : « Si l’écriture ne change pas, le gouvernement israélien ne sera pas partenaire de l’événement. »
Ils ont reproché aux organisateurs du Giro une « rupture des accords avec le gouvernement israélien », lequel a dépensé, selon les médias locaux, une dizaine de millions d’euros pour accueillir l’événement, entre l’argent versé à la société organisatrice et les frais logistiques et de sécurité particulièrement élevés. Selon l’hebdomadaire spécialisé Cycling Weekly, c’est également Israël qui aurait promis 1 à 2 millions d’euros à Christopher Froome pour qu’il participe au Giro, pour la première fois depuis 2009.

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : Chris Froome participera au Tour d’Italie 2018



Dans la matinée de jeudi 30 novembre, le Giro a commencé à remplacer « West-Jerusalem » par « Jerusalem » sur les différents dessins du parcours.

   


Dans un communiqué, l’organisateur RCS a réaffirmé que le départ serait donné « de la ville de Jérusalem » et que l’emploi de « West-Jerusalem » devait « au fait que la course aura lieu concrètement dans cette partie de la ville ». Tout en disant avoir ôté l’expression « West-Jerusalem » de tous ses supports, RCS estime qu’elle est « vide de toute valeur politique ».
Les organisateurs du Giro pris au piège
Voilà RCS, groupe de presse milanais propriétaire du Giro, pris au piège qu’il souhaitait éviter : la politisation d’un grand départ organisé, pour la première fois dans l’histoire des grands tours cyclistes, hors d’Europe.
Rencontré au début de novembre à Londres, le directeur du Giro, Mauro Vegni, tenait un discours rodé sur l’aspect strictement sportif du départ de son épreuve en Israël : « Nous ne voulons absolument pas passer un message politique, assurait-il au Monde. Nous faisons du sport, du cyclisme, et c’est une opportunité pour nous. Stop. Rien de plus. Il n’y a rien de politique. » 

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : « Le départ du Tour d’Italie en Israël n’est pas un message politique »



Mauro Vegni ne se berçait toutefois pas d’illusions sur les présumées vertus diplomatiques du sport ni sur l’utilisation politique qu’en ferait Israël, dont il s’agaçait d’ailleurs à l’avance.
Depuis qu’il a obtenu l’organisation de la « grande partenza » du Giro, Israël le revendique comme le plus grand événement sportif jamais organisé dans le pays. L’Etat hébreu s’attache ces dernières années à accueillir des compétitions, qu’il s’agisse du premier tour du championnat d’Europe de basket cette année ou des prochains championnats d’Europe de judo. Il s’agit d’« une révolution consistant à présenter Israël comme une destination de tourisme et de loisirs », soulignait Yariv Levin, ministre du tourisme, en septembre.
De son côté, la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP) a appelé le Giro à déménager son grand départ, estimant que la course cycliste contribuait « à dissimuler l’occupation militaire israélienne et ses politiques racistes contre les Palestiniens » et encourageait « l’impunité israélienne ».
Le contre-la-montre évite la vieille ville de Jérusalem

   


Pour rémunérateur qu’il soit, ce nouveau coup d’éclat du Giro comportait deux pièges : la participation de l’équipe émiratie (UAE Team Emirates) et de l’équipe bahreïnie (Bahreïn-Merida), deux pays arabes ne reconnaissant pas l’existence de l’Etat hébreu, et le tracé des étapes israéliennes.
Le premier, particulièrement sensible s’agissant d’équipes dont les chefs de file sont les vedettes du cyclisme italien Fabio Aru et Vincenzo Nibali, aurait été réglé : « Je sais que ces pays arabes s’en sont parlé et ont décidé ensemble qu’ils devaient être au départ », dit Mauro Vegni.
Le deuxième piège a lui aussi été évité : à la demande des organisateurs, les cyclistes ne pénétreront pas dans les territoires considérés comme « occupés » par les Nations unies, bien que l’étape entre Beer Sheva et Eilat, à travers le désert du Neguev, passe selon l’ECCP « à proximité de dizaines de villages de Palestiniens bédouins que l’Etat d’Israël refuse de reconnaître ».
Le contre-la-montre prévu le 4 mai 2018, premier jour du Giro, se cantonnera à la partie ouest de Jérusalem, autour des lieux symboliques de la ville sainte.
Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville, est occupée depuis 1967 et a été annexée en 1980 par l’Etat hébreu, qui a proclamé toute la ville comme sa capitale indivisible. L’annexion de Jérusalem-Est par Israël n’est pas reconnue par l’Organisation des Nations unies. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville sainte la capitale du futur Etat indépendant auquel ils aspirent.
Jérusalem n’est d’ailleurs pas reconnue comme capitale par la communauté internationale et les représentations diplomatiques sont situées à Tel-Aviv — qui accueillera également une étape du Giro.
Le tracé du contre-la-montre de Jérusalem n’aurait, selon le directeur de l’office du tourisme d’Israël, rien à voir avec la politique mais tout avec la sécurité : « Ce serait trop risqué pour les coureurs de rouler dans la vieille ville, car les routes sont vraiment étroites et il y a beaucoup de murailles, a argué Amir Halevi, cité par Cycling Weekly. Nous sommes convenus qu’ils choisiraient le lieu de la course et c’est ce qu’ils ont fait. Nous sommes satisfaits qu’ils aient décidé de laisser la course en dehors de la vieille ville. »
Jusqu’à présent, le Giro n’avait pas fait la distinction, dans ses outils de communication, entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest. Sur sa page Facebook, il mettait d’ailleurs en avant son départ d’Israël avec une photo de la vieille ville et du dôme du Rocher, lieu saint de l’islam.
Cette polémique ternit la révélation du parcours du Giro, marquée par l’annonce de la présence au départ de Christopher Froome, et rappelle le risque pris par ses organisateurs. Et le peloton n’a pas encore posé une roue en Israël.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-15"> ¤ Les pays de l’UE ont dépêché soldats et formateurs pour aider les armées de plusieurs pays du continent, sans parvenir à répondre à tous les défis sécuritaires.
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Reportage

Au Mali, les troupes européennes en soutien face aux djihadistes

Les pays de l’UE ont dépêché soldats et formateurs pour aider les armées de plusieurs pays du continent, sans parvenir à répondre à tous les défis sécuritaires.

Jean-Pierre Stroobants (Koulikoro, Mali, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2017-11-29T18:21:29+01:00"

        Le 29.11.2017 à 18h21






                        

Crédits : Geert Vanden Wijngaert/AP


                    

Coincé entre le fleuve Niger et une colline rocailleuse, le terrain d’entraînement accueille ce matin-là une dizaine de jeunes militaires maliens qui s’initient à la lutte antiterroriste en milieu urbain. Ils sont encadrés par des officiers allemand, irlandais et belge, qui leur intiment des « oh, oh, oh ! » et les suivent pas à pas pour leur apprendre à réagir à une attaque.

Les gradés font partie de la mission d’entraînement et de formation européenne (EUTM). Ils sont près de 500, issus de 27 pays, le plus gros du contingent étant fourni par l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique, présentes chacune avec une centaine de militaires. Le général belge Bart Laurent pilote la mission jusqu’en janvier ; la France, qui a pris la direction d’autres missions dans cette partie du continent, ne compte plus qu’un officier dans ce vaste camp de Koulikoro, placé sous très haute protection.
Demandée en 2012 par les dirigeants maliens, commencée en 2013, cette mission – l’une des sept, civiles et militaires confondues, que l’Europe mène en Afrique – doit s’achever en 2018 mais sera sans doute prolongée : la situation sécuritaire au Mali est loin d’être apaisée et l’armée du pays, qui ne compte que 30 000 hommes, ne contrôle visiblement pas la situation sur cet immense territoire de 1,2 million de km².
Enlèvements et bombes improvisées
« On note un déplacement, voire une extension, des violences du nord vers le centre, où des combats sporadiques opposent des insurgés aux forces du régime », commente le colonel belge Christiaan Van Hove, qui commande les entraînements au quartier général d’EUTM. Le centre du pays est aussi le théâtre d’affrontements entre communautés, l’état d’urgence a été en vigueur presque sans interruption depuis l’attentat contre l’hôtel Radisson de Bamako (22 morts en novembre 2015) et les élections régionales et communales, prévues à la mi-décembre, pourraient être reportées, comme la présidentielle de 2018,...



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤ Le Bhoutan résiste à l’influence de son son voisin chinois avec qui il partage une frontière de 240 kilomètres, et à celle de l’Inde qui l’a aidé dans son émancipation, jusqu’à son passage à la démocratie en 2008.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/02/08/19-17">
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤ Bien que méconnue, la deuxième ville de Slovaquie dégage une étonnante énergie créatrice.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤                
                                    

Kosice, l’autre perle d’Europe centrale


                      Bien que méconnue, la deuxième ville de Slovaquie dégage une étonnante énergie créatrice.



Le Monde
 |    23.11.2017 à 18h30
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)







Riche et culturelle, la ville a été désignée capitale européenne de la culture en 2013.
Nostalgie Mitteleuropa

   


Pèlerinage à la cathédrale Sainte-Elisabeth. Edifié dès le XIVe siècle, ce joyau gothique, qui faisait la fierté des Austro-Hongrois au temps de l’empire, est célèbre pour son cadran solaire de 1477, et son étonnante gargouille représentant une femme ivre, un verre à la main. C’est la cathédrale catholique la plus à l’est du continent. Au-delà, on entre dans le monde orthodoxe…
Entrée gratuite. Hlavná 26.

   


Dégustation royale à la Villa Cassa. Les vignobles ignorent les frontières, et le célèbre tokay est produit aussi bien côté hongrois que slovaque – au palais, la différence n’est pas flagrante. Situé en plein centre-ville, ce bar organise des dégustations permettant de découvrir le « roi des vins », reconnaissable à sa couleur or et son goût sucré.
Pri Miklusovej väznici 2. www.villacassa.sk

   


Cuisine revisitée chez Med Malina. Kosice a toujours été un opulent carrefour marchand entre la Pologne et la Transylvanie. Diverses influences se retrouvent dans sa cuisine, comme en témoigne ce restaurant de slow food relooké façon datcha, où l’on sert des plats traditionnels réinterprétés (et allégés) comme les crêpes au fromage et fraises. Compter 10 € le déjeuner.
Hlavná 81. www.medmalina.sk

   


Légendes tziganes au Théâtre Romathan. L’immeuble est assez amoché, mais la programmation de l’unique théâtre public rom d’Europe vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse. Dans la petite salle, tout en haut, sont mis en scène des contes traditionnels, accompagnés de musiques et de danses tziganes.
Stefánikova 4. www.romathan.sk
Audace post-soviétique

   


Mousses de niche au Pokhoi. Repartir d’Europe centrale sans avoir goûté la cervoise, c’est comme aller en Italie sans déguster un plat de pâtes… Ce bar un brin branché à l’esprit grunge propose de microproductions de bières européennes. De quoi se vanter, de retour en France, en prétendant qu’elles sont meilleures en Europe centrale.
Hlavna 20. www.kamnapivo.sk

   


Séjour monumental au Luxury Apartments Kosice Centre. En plein centre, cet appartement ancien de 75 mètres carrés donne sur les monuments historiques. Très bien équipé et sobrement décoré, c’est une excellente proposition pour la région, dont l’offre hôtelière n’est pas encore vraiment au diapason européen.
A partir de 99 € la nuit/2 personnes. Hlavná 75. www.gites.fr

   


Bain d’art contemporain à la Kunsthalle. Réhabilité en 2013, année où Kosice était capitale européenne de la culture, ce centre d’art contemporain présente des expositions temporaires dans une ancienne piscine des années 1950 à l’architecture collectiviste héritée de l’époque soviétique, que l’on réapprend à apprécier.
Rumanova 1. www.k13.sk

   


Lèche béton avec l’Open Mural Gallery. Comme toutes les métropoles de l’Est, Kosice doit composer avec les tristes barres d’immeubles de sa périphérie. Les meilleurs artistes de street art de la planète (le Lyonnais Cart’1, le Chilien Inti) se sont passé le mot pour créer des peintures murales gigantesques, que l’on peut découvrir grâce à une carte téléchargeable sur Internet.
sacsac.org
Y aller

   


Vols A/R Paris - Kosice à partir de 357 € sur Austria Airlines (avec une escale à Vienne). www.austria.com



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<filnamedate="20180208"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180208"><AAMMJJHH="2018020819">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤ Le festival Planche(s) Contact, qui met à l’honneur Peter Lindbergh, est l’occasion de profiter du raffinement de la station balnéaire hors saison.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤                
                                    

Festival Planche(s) Contact : Deauville, côté photo


                      Le festival Planche(s) Contact, qui met à l’honneur Peter Lindbergh, est l’occasion de profiter du raffinement de la station balnéaire hors saison.



Le Monde
 |    19.11.2017 à 13h15
 • Mis à jour le
19.11.2017 à 16h08
    |

            Vicky Chahine








   


Dans le cadre du festival de photographie Planche(s) Contact, Deauville accueille une exposition en plein air de vingt-deux clichés de plusieurs mètres de hauteur signés Peter Lindbergh. Les portraits noir et blanc de Catherine Deneuve ou Naomi Campbell sont exposés sur la plage, là même où l’artiste allemand les a réalisés. A quelques mètres, à la Chatonnière, c’est la créatrice Agnès B., directrice artistique associée de cette édition, qui livre ses images personnelles de la station balnéaire.
Jusqu’au 26 novembre. Deauville.fr
Villa Joséphine

   


Un établissement trois étoiles à deux pas du bord de mer. Dans cette demeure normande du XIXe siècle avec façade à colombages et jardin bucolique, une dizaine de chambres ont été décorées autour du duc de Morny, artisan de l’urbanisation de Deauville et demi-frère de Napoléon III. Dont la romantique Joséphine de Beauharnais, avec ses lithographies de roses signées Redouté.
Chambre double à partir de 109 €. Petit déjeuner avec produits locaux (18 €). 23, rue des Villas. Villajosephine.fr
Les Manoirs de Tourgéville

   


Il faut se perdre dans les hauteurs de Deauville pour découvrir ce domaine, ancienne demeure du réalisateur Claude Lelouch. En plus de l’hôtel quatre étoiles et d’un restaurant, l’établissement abrite un spa Esthederm dans lequel on peut passer du temps en cas de météo capricieuse, entre le soin de la peau antifatigue « Songe d’hiver » (85 €, une heure) et la piscine chauffée.
Chambre double à partir de 150 €. 13, chemin de l’Orgueil, Tourgéville. Lesmanoirstourgeville.com
Maximin Hellio

   


En dehors de ses plateaux de fruits de mer, la station balnéaire normande n’est pas réputée pour sa cuisine gastronomique. Ce chef formé auprès de Frédéric Anton est en train de changer la donne avec son restaurant ouvert en 2016. A la carte, des produits nobles comme l’œuf de poule de Marans, la truffe et le homard bleu « de mon papa » (chef également). Salon-bibliothèque à l’étage à privatiser à partir de six personnes.
Menus de 28 à 125 €.64, rue Gambetta. Maximindeauville.fr
Piscine olympique

   


C’est rarement le cas, mais le bassin municipal de Deauville vaut le détour, à un prix d’entrée très raisonnable de 3,50 €. A la place du traditionnel chlore, de l’eau de mer chauffée à 28 °C pour le bassin olympique ; plutôt que de tristes néons, un éclairage à la lumière naturelle par la grande baie vitrée, et même un solarium quand le temps le permet.
Boulevard de la Mer. Tél. : 02-31-14-02-17.



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-19"> ¤ Les éditions h’Artpon publient un livre – intitulé « Snjór » (« neige », en islandais) – qui réunit trente-sept images d’une pureté étonnante.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-19"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ La vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, dément les accusations de blanchiment de l’ONG EIA lorsqu’elle était ministre de l’environnement.
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Entretien

Trafic de bois de rose au Nigeria : « Je n’ai jamais signé de permis d’exportation rétroactifs pour la Chine »

La vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, dément les accusations de blanchiment de l’ONG EIA lorsqu’elle était ministre de l’environnement.

Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)
    



LE MONDE
              datetime="2017-11-05T18:42:34+01:00"

        Le 05.11.2017 à 18h42






    
La vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina J. Mohammed, lors d’ une session du Conseil économique et social.
Crédits : ONU


La vice-secrétaire générale des Nations unies, Amina J. Mohammed, était ministre de l’environnement du Nigeria entre novembre 2015 et janvier 2017. Elle est accusée, dans le rapport publié vendredi 3 novembre par l’ONG américaine Environmental Intelligence Agency (EIA), d’avoir signé des milliers de permis d’exportation rétroactifs pour débloquer 10 000 containers de bois de rose retenus dans les ports chinois.
Le bois de rose ouest-africain, Pterocarpus erinaceus, appelé kosso localement, est une espèce convoitée par l’industrie du meuble chinois et fait l’objet d’un vaste trafic. Fin 2016, la Convention internationale sur le commerce d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) l’a classé à son annexe 2 qui soumet chaque opérateur à une autorisation délivrée par le ministère de l’environnement pour pouvoir sortir le bois du pays.

        Lire aussi :
         

                « Kosso Connection » : comment les Chinois vident les savanes africaines de leurs bois précieux



Le Monde a rencontré Amina J. Mohammed au siège des Nations unies, à New York. Elle nie les faits qui lui sont reprochés par l’EIA, tout en reconnaissant que la déforestation liée au bois de rose est l’un des sujets les plus importants qu’elle ait eu à gérer en tant que ministre.
En tant que ministre de l’environnement, étiez-vous au courant de l’ampleur du trafic de bois de rose et qu’avez-vous fait pour l’empêcher ?
Amina J. Mohammed Parmi les millions de choses que j’avais à faire en tant que ministre de l’environnement au Nigeria, l’une des plus importantes concernait le bois de rose. Le pays fait face à une déforestation massive et lorsque j’ai pris mes fonctions, le ministère s’apprêtait à mettre en œuvre une réglementation adoptée par la Cites destinée à réguler les exportations de bois de rose. C’était très important, car si nous ne faisions pas attention, cette essence aurait pu disparaître. Il y avait urgence. Les mesures de la Cites ont imposé aux exportateurs l’obtention d’un permis pour exporter leur bois. Mais nous sommes allés au-delà, car je pensais qu’il fallait réveiller les consciences. J’ai réuni toutes les parties prenantes et nous avons décidé d’interdire l’exportation de bois de rose [deux interdictions temporaires ont été appliquées : la première d’avril à juillet 2016 concernait toutes les essences ; la seconde de janvier à juillet 2017, uniquement le kosso]. Mais nous avons été vite rattrapés par le problème très concret de l’économie et de la sécurité des communautés, en particulier des jeunes, qui vivaient de la coupe des arbres.
L’enquête menée par EIA suggère qu’un grand nombre de faux permis Cites ont permis de couvrir des exportations illégales. En aviez-vous conscience ?
Je ne connais aucun permis Cites frauduleux qui ait été signé par mon ministère. Lorsqu’un dossier parvenait à mon bureau, c’est qu’il avait suivi tout le processus. L’exportateur devait avoir suivi toutes les étapes, y compris le paiement des frais. En revanche, il est vrai qu’à un certain moment, face au volume de demandes, nous avons été contraints de suspendre leur délivrance pour faire réimprimer des certificats. Ce sont des documents difficiles à falsifier, mais tout est possible… J’ai par ailleurs été alerté de bois quittant les ports sans permis. Nous avons dû travailler avec le ministère des finances et des douanes pour leur demander de travailler correctement. Mais franchement, là où il y a un manque d’institutions fortes, c’est un grand défi.
Vous êtes directement mise en cause par EIA qui affirme que vous avez signé en janvier 2017 près de 4 000 permis Cites rétroactifs permettant le dédouanement en Chine d’une cargaison de 10 000 containers de bois de rose représentant l’équivalent de 300 millions de dollars. Est-ce vrai ?
Je n’ai aucune idée des cargaisons coincées dans les ports chinois parce que nous n’en avons aucune trace. Mais j’ai appris que certains exportateurs, par anticipation de l’obtention de leur document Cites, avaient fait exporter leur bois. Un exportateur qui procède ainsi s’expose à une amende. Mais il se peut aussi que sa situation soit réexaminée s’il dispose d’une bonne raison pour avoir agi ainsi… Combien de cas avons-nous réexaminés ? Il ne s’agissait certainement pas de milliers, ni de millions de certificats.
Combien de certificats ai-je moi-même signé [en janvier 2017] ? Je crois que j’en ai signé l’équivalent de 2 992. Mais c’était parce qu’il y avait un arriéré. Le 30 décembre, un vendredi, les gens sont venus et se sont acquittés de leurs taxes pour obtenir leurs certificats. Leurs dossiers étaient complets. Je devais alors les signer à la main. Cela a pu prendre des jours ou des semaines, car ce n’est pas tout ce que j’avais à faire ! Donc, pour tous ceux qui avaient tous leurs documents avant le 31 décembre 2016, oui ces certificats ont pu être signés après le 31 décembre. Mais, il ne s’agissait en aucun de permis rétroactifs pour permettre à du bois nigérian consigné dans des ports chinois d’être débloqué. Il y a seulement un cas où nous avons découvert que du bois avait été exporté sans que le document Cites soit prêt et nous avons infligé une amende.
Avez-vous subi des pressions d’officiels ou d’hommes d’affaires chinois ou nigérians ?
Bien sûr qu’il y a des pressions. Des centaines de personnes venaient me voir en disant « Signez ça parce que vous savez que nous avons déjà tout envoyé ! » et je disais non… je ne peux pas signer. Ce n’est pas possible. Je ne signerai pas quelque chose qui n’est pas passé par un processus approprié.
EIA indique que ce trafic de bois de rose vers la Chine pourrait financer l’organisation terroriste Boko Haram. Etait-ce un sujet d’inquiétude ?
C’est la première fois que j’entends dire que Boko Haram aurait pu se financer comme cela. Je pense que Boko Haram peut se financer avec n’importe quoi. Donc c’est toujours possible.

