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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le Fonds international pour la protection des animaux propose aux Français de lui remettre leurs défenses, bijoux ou sculptures en ivoire qui seront ensuite détruits au printemps.
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#JeDonneMonIvoire : une opération pour sensibiliser à la protection des éléphants

Le Fonds international pour la protection des animaux propose aux Français de lui remettre leurs défenses, bijoux ou sculptures en ivoire qui seront ensuite détruits au printemps.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 18h23
    |

            Audrey Garric








                        



   


Permettre aux citoyens de participer à la protection des éléphants. Tel est l’objectif de l’opération #JeDonneMonIvoire, lancée jeudi 8 février en France par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), une ONG engagée contre le trafic d’espèces sauvages. Celle-ci espère récupérer un maximum de défenses brutes ou gravées, de bijoux, statues, sculptures, qui seront ensuite détruits au printemps : broyés puis incinérés dans deux centres de tri à Reims et à Cannes.
Une telle démarche avait déjà été réalisée en 2015 dans l’Hexagone ; 257 objets avaient alors été cédés à IFAW et détruits. Au Royaume-Uni, l’association a mené des actions similaires, dont la dernière s’est soldée à la mi-janvier par la restitution de 500 objets pour un poids total de 150 kg. « Depuis la quasi-interdiction de ce commerce en France, nous avons des demandes, plusieurs fois par semaine, de détenteurs d’ivoire qui veulent s’en séparer mais ne savent pas comment procéder », explique Céline Sissler-Bienvenu, la directrice France et Afrique francophone de l’IFAW.
La France, en avance sur l’Europe, a adopté un arrêté, le 16 août 2016, interdisant la vente d’ivoire brut et restreignant celle d’ivoire travaillé – seuls certaines pièces datant d’entre 1947 et 1975 peuvent être vendues, en fonction du pourcentage et du poids d’ivoire qu’elles contiennent. « Malgré ces avancées cruciales, une quantité non négligeable d’ivoire travaillé peut encore être commercialisée grâce à ce système dérogatoire », remarque-t-elle.
Blanchiment d’ivoire illégal
« Le commerce légal permet de blanchir l’ivoire illégal, il alimente le braconnage, rappelle l’experte. Distinguer les deux est très difficile puisqu’il faut faire des analyses au carbone 14. On s’en remet alors aux documents qui accompagnent les objets et qui sont souvent falsifiés. »
Lors d’opérations de destruction de vastes quantités d’ivoire, comme en 2014 devant la Tour Eiffel, des critiques s’étaient pourtant élevées, dénonçant la destruction d’un patrimoine ou une « double mort » pour les éléphants. « Nous refusons d’accorder toute valeur marchande, artistique ou culturelle à l’ivoire, revendique l’IFAW. Il n’est utile qu’aux éléphants. » « Dans l’histoire, posséder de l’ivoire était vu comme un symbole de richesse, mais ce symbole cache une réalité bien sordide : celle d’un éléphant mort qui a cruellement été empoisonné ou abattu pour ses défenses », confirme Philip Mansbridge, directeur d’IFAW au Royaume-Uni.

   


Dramatique déclin des éléphants
Or les populations d’éléphants continuent de décliner dramatiquement : en Afrique, leurs effectifs ont chuté de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus. Ils connaissent un taux de mortalité (8 % par an) supérieur à celui de leur natalité. En cause dans cette hécatombe : la destruction et la fragmentation de leurs habitats naturels devant l’extension des villages et des activités agricoles. Mais le principal péril réside dans le braconnage. Chaque année, 20 000 pachydermes sont tués sur le continent pour leurs défenses. Ces dernières servent à fabriquer des bijoux ou des objets d’art, essentiellement destinés aux classes moyennes émergentes d’Asie.
Le commerce international de l’ivoire est pourtant banni depuis 1989, mais ce dernier reste en vente, sous certaines conditions, dans de nombreux Etats, y compris en Europe, plateforme de transit entre l’Afrique et l’Asie. « Avec le développement d’Internet, le commerce illicite de l’ivoire a triplé depuis 1998, déplore Céline Sissler-Bienvenu. La demande s’est mondialisée, elle s’est répandue en Chine mais aussi en Europe. »
Vers la fermeture du marché européen ?
En septembre 2016, le Parlement européen a adopté deux résolutions appelant à fermer les marchés intérieurs de l’ivoire et à cesser de participer à son commerce international. Additionnées à des demandes croissantes d’une partie de la population, elles ont conduit la Commission à lancer une consultation publique, entre septembre et décembre 2017, sur la possibilité de fermer son marché domestique. Celle-ci rendra son avis en juin, après avoir étudié les 80 000 commentaires reçus.

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                Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire


En Asie, le plus grand marché du monde, la Chine, en a interdit totalement le commerce sur son territoire depuis le 1er janvier, conduisant à la fermeture de toutes les usines et tous les points de vente. Début février, Hong Kong a suivi le même exemple, en votant un plan en trois étapes pour mettre fin à son commerce d’ici à la fin 2021. « Ces annonces sont encourageantes car elles limitent le nombre de consommateurs potentiels, juge Céline Sissler-Bienvenu. Mais il faut voir comment ces pays vont faire respecter les interdictions. » D’autant que la contrebande prospère sur de nouveaux marchés comme le Vietnam et le Laos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway.
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A Bordeaux, objectif « premier quartier zéro mégot de France »

Dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h54
   





                        



   


Que faire des 200 millions de mégots qui jonchent chaque année les rues de Bordeaux ? Les collecter et recycler ces quelque 35 tonnes de déchets annuels, a décidé la municipalité. Elle a lancé, jeudi 8 février, une opération pilote pour éradiquer leur dépôt sur la voie publique dans un de ses quartiers des berges de la Garonne.
Sur sa rive droite, dans le quartier Bastide, une cinquantaine de bornes-cendriers vont être déployées dans les plus gros endroits de passage, notamment les arrêts de tramway. Un dispositif accompagné d’une campagne de sensibilisation des Bordelais, intitulée « Objectif : premier quartier zéro mégot de France ».
« Valorisés en énergie »
L’expérience est menée avec le soutien de l’association bordelaise EcoMégot, née en 2016. Cette dernière a pour objectif de créer une filière verte de collecte (en vélo) et de recyclage de ces filtres très polluants. L’association a déjà commencé son travail sur Bordeaux et, depuis octobre dernier, elle ramasse « l’intégralité des cendriers de la voie publique bordelaise ». Soit 90 cendriers collectés chaque semaine à vélo, pour un total cumulé de 85 kg représentant 425 000 mégots, selon la ville.
L’opération « zéro mégot », qui pourra ensuite être étendue à tout Bordeaux, prévoit que les mégots puissent ensuite être « transformés en plastique ou valorisés en énergie », précise la municipalité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les parlementaires ont demandé, jeudi, à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel.
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Le Parlement européen s’interroge sur l’utilité du changement d’heure

Les parlementaires ont demandé, jeudi, à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 17h16
   





                        


Le changement d’heure vivrait-il ses dernières heures ? Les députés européens ont réclamé, jeudi 8 février, une « évaluation » détaillée du système de changement d’heure, qui pourrait aboutir à sa révision, après avoir longuement débattu de l’intérêt ou non de maintenir ces modifications horaires semestrielles.
Par 384 voix pour (153 voix contre), les parlementaires, réunis en session plénière à Strasbourg, ont demandé à la Commission européenne de « lancer une évaluation complète » du système actuel et, si nécessaire, de « présenter une proposition pour la réviser ».
Plus d’accidents, moins de sommeil
« De nombreuses études, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, ont indiqué l’existence d’effets négatifs sur la santé des êtres humains » de ces décalages d’une heure qui ont lieu les derniers week-ends de mars et d’octobre depuis 2001, soulignent les eurodéputés.
« Les études démontrant un accroissement des accidents de la route ou des troubles du sommeil lors du changement d’heure, doivent être prises au sérieux », a également plaidé la députée européenne écologiste Karima Delli, à l’origine de la résolution. Elle estime, par ailleurs, que les économies d’énergie, but initial des changements d’heure saisonniers, « ne sont pas probantes ».
La Commission européenne ne s’est pas montrée enthousiaste à l’idée de se lancer dans une révision du système. « Mais il est évident que si on laisse les Etats membres libres de décider d’appliquer ou non des changements d’heure, cela sera problématique pour le marché intérieur », a reconnu la commissaire européenne slovène Violeta Bulc devant les députés.

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                Changement d'heure : ce qu'il faut savoir 







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les secouristes poursuivaient leurs efforts, jeudi 7 avril, pour retrouver des survivants dans un immeuble dangereusement incliné qui menace de s’effondrer.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif, emmené par le journaliste et essayiste Aymeric Caron, annonce la fondation d’une nouvelle organisation politique, le Rassemblement des écologistes pour le vivant, particulièrement axé sur la défense des droits des animaux.
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Aymeric Caron : « Le Rassemblement des écologistes pour le vivant (REV) voit aujourd’hui le jour »

Dans une tribune au « Monde », un collectif, emmené par le journaliste et essayiste Aymeric Caron, annonce la fondation d’une nouvelle organisation politique, le Rassemblement des écologistes pour le vivant, particulièrement axé sur la défense des droits des animaux.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h37
    |

Benjamin Joyeux (Juriste en droit de l’environnement), Aymeric Caron (Journaliste et écrivain) et Malena Azzam (Ancienne porte-parole de l'associat...







                        



                                


                            

Tribune. L’écologie politique est dans l’impasse en France. Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a perdu aujourd’hui la crédibilité nécessaire pour porter le projet d’une société réinventée autour du respect de la planète et de tous ses habitants, humains comme non humains. Les guerres d’ego et les calculs mercantiles n’expliquent pas à eux seuls ce fiasco.
Une des principales faiblesses d’EELV réside dans son mode de pensée dépassé : ce parti prône encore une écologie trop anthropocentrée, qui prétend que la nature est au service de l’homme. D’après cette conception, les animaux non humains, les mers et les forêts ne sont que des « ressources » qu’il faut prendre soin de ne pas épuiser trop vite.
De ce fait, EELV s’accommode du modèle économique néolibéral et se contente de lutter contre ses conséquences les plus néfastes pour la planète. On peut qualifier ce modèle d’« écologie molle ».
Résultat : la défense des droits des animaux n’avance pas d’un pouce, l’industrie continue de faire la loi sur notre agriculture, notre politique énergétique reste indéfectiblement liée au nucléaire, la destruction de la biodiversité s’accélère, en même temps que la pollution de l’eau, de l’air et des sols.
La pollution engendre chaque année la mort de plus de 12 millions de personnes dans le monde, les pesticides en tuent 200 000 et l’antibiorésistance 700 000
Il y a peu pourtant, plus de 15 000 scientifiques de 184 pays signaient un texte dans la revue BioScience [et publié dans Le Monde le 13 novembre 2017], pour alerter sur la gravité de la situation actuelle. Entre 1990 et 2015, la surface des forêts mondiales a diminué de 129 millions d’hectares, ce qui équivaut à la surface de l’Afrique du Sud. La disponibilité d’eau douce par habitant a diminué de moitié depuis le début des années 1960. Les trois dernières années ont été parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et le réchauffement climatique risque d’atteindre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.
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JO 2018 : Coup de chaud sur les sports d’hiver

A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h00
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Avec les vents polaires de Sibérie, qui réfrigèrent les corps déjà engourdis par les températures négatives de Pyeongchang, ce n’est pas en Corée du Sud que la menace du changement climatique sera ressentie le plus vivement. Pourtant, les sports d’hiver et leur vitrine, les Jeux olympiques, vivent déjà les effets d’un réchauffement qui menace leur terrain de jeu.

Les images du patinage artistique ou du hockey sur glace sur la patinoire à ciel ouvert du stade olympique de Chamonix, en 1924, relèvent du folklore. Depuis 1964, toutes les compétitions sur glace ont dû être mises sous cloche. Les Néerlandais ont renoncé à courir le mythique « Tour des 11 villes », course de patinage de vitesse traversant les canaux glacés et dont la dernière édition remonte à 1997.
Sans les progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C
Les Canadiens, ­biberonnés au hockey sur la mare gelée du fond du jardin, s’alarment de l’extinction de leurs patinoires naturelles. Une étude de l’université McGill de Montréal, publiée en 2013, établit que la saison des patinoires s’est raccourcie d’une, deux ou trois semaines, en fonction des régions, depuis un demi-siècle.
Les organisateurs des Jeux olympiques s’adaptent : la neige artificielle est utilisée depuis trente ans, les techniques de réfrigération permettent d’entretenir les patinoires, les pistes de bobsleigh et, depuis peu, les tremplins de saut à skis. Sans ces progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C. Les organisateurs des JO 2014 revendiquaient une armée de 500 canons à neige et avaient stocké 450 000 mètres cubes hérités de l’hiver précédent.
Prise de conscience
En 2010, lors des JO de Vancouver marqués par des températures printanières, le président du Comité international olympique (CIO)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ A la traîne par rapport à beaucoup de ses voisins, l’Hexagone doit redoubler d’efforts s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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La France peut-elle rattraper son retard dans les énergies renouvelables ?

A la traîne par rapport à beaucoup de ses voisins, l’Hexagone doit redoubler d’efforts s’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».



Le Monde
 |    08.02.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h01
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

« Accélérons la croissance des énergies renouvelables face à l’urgence climatique. » Le thème choisi pour le 19e colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER), jeudi 8 février à Paris, résume la situation d’un secteur économique au milieu du gué. A la traîne par rapport à nombre de ses voisins, la France doit redoubler d’efforts si elle veut atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies « vertes ».
Les données publiées, fin janvier, par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne (UE), la classent parmi les cancres de l’espace communautaire. Avec 16 % de sa consommation finale d’énergie provenant de sources renouvelables fin 2016, la France se situe au-dessous de la moyenne européenne (17 %), loin derrière les champions que sont la Suède (53,8 %), la Finlande (38,7 %), la Lettonie (37,2 %), l’Autriche (33,5 %) ou le Danemark (32,2 %). Elle devance toutefois l’Allemagne (14, 8 %) et le Royaume-Uni (9,3 %).
Surtout, elle est, avec les Pays-Bas, le pays qui accuse le plus gros retard par rapport à son objectif pour 2020, soit 23 %. Cela, alors que onze des vingt-huit Etats membres de l’UE ont déjà atteint – et parfois largement dépassé – leur cible.

Une soudaine embellie
« L’objectif de 2020 est hors de portée », a prévenu depuis plusieurs années le président du SER, Jean-Louis Bal. Pour autant, le seuil de 32 % prévu, en 2030, par la loi de transition énergétique, lui semble accessible. Il en veut pour preuve « la hausse record » des raccordements d’installations de production d’électricité renouvelable en 2017.
Au cours de l’année écoulée, précise-t-il, une capacité de 2 763 mégawatts (MW) s’est ajoutée sur le réseau métropolitain, dont 1 797 MW d’éolien (contre 1 345 MW en 2016) et 887 MW de solaire photovoltaïque (576 MW en 2016). A lui seul, le quatrième trimestre a enregistré une progression d’un peu plus de 1 100 MW. Un rythme de croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois experts estiment que les Européens doivent accepter l’idée que le régime de Pyongyang soit doté de l’arme nucléaire et s’y préparer.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/02/2018
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« La Corée du Nord est un Etat voyou avec qui il n’y a pas de bonnes solutions »

Dans une tribune au « Monde », trois experts estiment que les Européens doivent accepter l’idée que le régime de Pyongyang soit doté de l’arme nucléaire et s’y préparer.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 04h45
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Mason Richey (Maître de conférence à l’Université Hankuk des études étrangères de Séoul, Corée du Sud) , Tongfi Kim (Maître de conférence à Vesalius College, Bruxelles et chercheur principal au Korea Foundation-VUB Chair à l’Institut des études européennes) et Ramon Pacheco Pardo (Professeur et Korea Foundation-VUB Chair à l’Institut des études européennes de Bruxelles)

Tribune. Malgré les pourparlers actuels entre les deux Corées, la situation de la péninsule reste probablement le plus grand défi que doit relever le monde d’aujourd’hui. En 2017, le régime de Kim Jong-un est parvenu à prouver que son programme d’armement nucléaire et balistique représentait une force de frappe réelle et crédible.
Comme le souligne le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, « l’Europe est désormais à la portée des missiles [balistiques intercontinentaux] nord-coréens, et les pays membres de l’OTAN sont déjà en danger ». Le tir du 29 novembre 2017 tend à confirmer ces propos. La participation du Nord aux Jeux olympiques (JO) de Pyeongchang (Corée du Sud) ne change évidemment rien au dilemme sécuritaire sur la péninsule.

« Exercer une pression maximum tout en laissant la porte ouverte au dialogue » : telle reste la stratégie qu’a décidé d’adopter l’administration Trump. L’objectif est de faire pression sur le régime en adoptant une diplomatie coercitive reposant notamment sur des sanctions internationales et secondaires, afin de le forcer à rouvrir les négociations sur la dénucléarisation. Mais Pyongyang rejette en bloc cette option.
Risque de guerre élevé
Comme l’ont répété maintes fois les Etats-Unis, cette stratégie est la dernière option diplomatique envisageable, et les sanctions ne sont pas une fin en soi. Au sein du gouvernement américain, de nombreuses personnalités ne croient pas à l’efficacité de la dissuasion nucléaire sur le dossier nord-coréen. Et comme l’idée...




                        

                        


<article-nb="2018/02/08/19-10">
<filnamedate="20180208"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180208"><AAMMJJHH="2018020819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Météo France a placé, jeudi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige et verglas, portant le nombre total à 27, avant de nouvelles chutes de neige prévues dans la nuit.
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Neige : Météo France maintient l’appel à la vigilance en Ile-de-France

Météo France a placé, jeudi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige et verglas, portant le nombre total à 27, avant de nouvelles chutes de neige prévues dans la nuit.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 04h34
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 18h46
   





                        



   


Après la neige, le risque de gel et de verglas en raison du froid s’accentue fortement. Les autorités ont renouvelé leur appel à la vigilance, jeudi 8 février en Ile-de-France, afin d’éviter une nouvelle journée de pagaille dans les transports.
Météo France a également placé, jeudi après-midi, 19 nouveaux départements en vigilance orange neige-verglas, parmi lesquels l’Aisne, le Cher, la Corrèze et la Creuse, portant le nombre total à 27. Les huit départements de la région parisienne (Paris et petite couronne, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d’Oise) sont toujours maintenus en vigilance orange neige et verglas, l’« épisode neigeux terminé ayant déposé un manteau neigeux durci par le froid, particulièrement dangereux pour la circulation », a averti Météo France, dans son bulletin publié en milieu de journée.
Nouvelles chutes prévues vendredi
Météo France a également mis en garde contre de nouvelles chutes de neige vendredi sur des régions déjà enneigées ces derniers jours, notamment l’Ile-de-France. Un nouvel épisode « moins actif que le précédent », démarrera « en toute fin de nuit de jeudi à vendredi et va gagner à nouveau une partie centre du territoire », selon le prévisionniste Frédéric Nathan. Météo France prévoit des chutes de neige de 3 à 7 cm sur une zone allant de la frontière belge au Limousin, en passant par la Picardie, l’Ile-de-France et le Centre.

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                La neige et le droit : les réponses à vos questions




   


Les déplacements autour de Paris
La RN 118, emblématique point noir de cette récente vague de froid, où 1 500 à 2 000 automobilistes ont été bloqués par la neige mardi soir, est restée fermée jeudi et le sera jusqu’à samedi midi ;Sur la RN 1 entre Presles et Attainville, les véhicules de 7,5 t, incluant l’ensemble des véhicules articulés, ainsi que ceux transportant des matières dangereuses, sont interdits de circuler et appelés à emprunter le grand contournement de l’Ile-de-France ;Les usagers de véhicules particuliers sont invités à limiter leurs déplacements routiers en privilégiant l’usage des transports en commun, où en anticipant leurs déplacements.
Sur le réseau RATP
Métro et RER : le trafic est quasi normal, les lignes 1 et 14 sont renforcées aux heures de pointe ;Tramway : sur les lignes T1, T2, T3a, T3b, T5, T7 et T8, le trafic est normal. Il est interrompu sur la ligne T6 en raison d’un rail gelé. Des bus de substitution sont en place sur l’ensemble du parcours ;Bus : 93 % des lignes ont circulé ;Roissybus, Orlybus et Orlyval : le trafic est normal ;La suspension du ramassage scolaire sera prolongée vendredi dans les départements de l’Essonne, du Val-d’Oise et de Seine-et-Marne.
A la SNCF
La SNCF a annoncé un trafic « normal ou quasi normal » pour les TGV. Les temps de trajets devaient néanmoins être « sensiblement rallongés » sur les TGV à destination de la Bretagne, des Pays de la Loire et de l’Aquitaine ;le trafic des Transilien est conforme aux prévisions : deux trains sur trois en moyenne sur l’ensemble des lignes.
Le gouvernement essaie de répondre aux critiques
Les vingt-quatre heures de désordre entre mardi et mercredi ont placé les autorités sous le feu des critiques d’usagers et des partis politiques, Les Républicains fustigeant notamment le « manque d’anticipation » du gouvernement.
« Le gouvernement qui vous explique qu’on empêchera la neige de tomber que ce soit par 10, par 15, par 20 centimètres, ce gouvernement-là vous ment », a assuré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur France 2, tout en concédant qu’on « peut peut-être mieux communiquer que cela n’a été le cas ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Plus de 1 000 communes sont concernées par une réforme des zones agricoles, qui débouchera sur de nouvelles aides financières en provenance de l’Europe (75 %) et de l’Etat (25 %).
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Blocages et opérations escargot : le gouvernement contraint de revoir les zones agricoles défavorisées en Occitanie

Plus de 1 000 communes sont concernées par une réforme des zones agricoles, qui débouchera sur de nouvelles aides financières en provenance de l’Europe (75 %) et de l’Etat (25 %).



Le Monde
 |    08.02.2018 à 02h27
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 09h13
    |

                            Philippe Gagnebet (Toulouse, correspondance)








                        


Les périphériques intérieur et extérieur de Toulouse fermés, l’A62 close entre Langon (Gironde) et la Ville rose, la circulation des trains interrompue entre Bordeaux et Sète (Hérault), les transports scolaires suspendus dans le Tarn-et-Garonne… Le gouvernement a dû revoir sa copie sur les « zones agricoles défavorisées », mercredi 7 février, face au mouvement de protestation des agriculteurs d’Occitanie.
Dans ces zones soumises à des contraintes naturelles (sols, sécheresse…) ou économiques (rendements à l’hectare, densité…), les agriculteurs sont éligibles à des indemnités de l’Union européenne liées à ce handicap naturel (ICHN). Depuis 1976, une carte détaille sur le territoire français ces zones, calquées sur des communes. Elle permet de répartir une aide importante de la politique agricole commune (PAC), environ un milliard d’euros par an. La Commission européenne veut modifier cette carte début 2019 et a donc demandé à la France de nouvelles propositions sur deux types de zone : les zones défavorisées simples et les zones affectées de handicaps spécifiques, les zones de montagne en étant exemptées.
Une première proposition a été rejetée en 2013 par Bruxelles. Et la nouvelle étude, initiée par Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture, publiée mi-janvier, a provoqué la colère du monde agricole, uniquement en Occitanie : 1 058 communes pourraient être exclues de ces zones, dont 181 dans le Tarn-et-Garonne, et 40 % des communes classées en Haute-Garonne.
« Il s’agit d’espaces agricoles qui ont pour contraintes d’avoir un climat ou un relief particulier, des terres pauvres ou très pentues, ou bien d’accueillir un système d’élevage précis », souligne Luc Mesbah, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Garonne. « Cela représente une perte sèche de 5 000 à 12 000 euros par an et par agriculteur, la plupart, éleveurs de bovins », explique Alain Iches, de la FDSEA du Tarn-et-Garonne. Dans le Tarn, 300 éleveurs seraient touchés, et la perte de revenus atteindrait presque deux millions d’euros.
Dès le 24 janvier, à Montauban (Tarn-et-Garonne), un millier d’agriculteurs ont bloqué les routes et, le 29, ils ont annoncé la création d’une ZAD, en référence à Notre-Dame-des-Landes – sauf qu’il s’agit là d’une « zone agricole à défendre ». Rapidement rejoint par les Jeunes Agriculteurs (JA) et d’autres départements (Tarn, Gers, Haute-Garonne, Lot et Aude), le mouvement a grossi jusqu’au lundi 5 février avec le blocage d’autoroutes et même d’un convoi de l’A380 partant de Toulouse.
« Satisfait à 90 % »
« Dans une région qui compte 170 000 emplois dans l’agriculture, contre seulement 70 000 dans l’aéronautique, on n’imagine pas que le gouvernement ne revienne pas sur ses propositions », déclarait, ce jour-là, Alain Iches. Les syndicats, qui avaient été reçus une première fois par le ministre, Stéphane Travert, le 2 février à Paris, avaient donc décidé d’une nouvelle journée d’action, plus importante.
Barrages de bottes de foin, de pneus ou de fumier, tout avait été minutieusement installé, mercredi, par des dizaines de manifestants sur leurs tracteurs, affluant de nombreux départements. Aux alentours de 17 heures, alors que Toulouse était totalement isolé, une nouvelle délégation composée de syndicalistes et d’élus était reçue au ministère, à Paris.
A l’issue de celle-ci, une modification importante du projet de la carte a été actée, avant une nouvelle réunion du groupe de travail national, qui doit proposer un nouveau projet au président de la République fin février : l’ex-région Midi-Pyrénées ne perdrait plus que 182 communes au lieu de 472 ; dans le Tarn-et-Garonne, 30 communes seraient concernées au lieu de 180 ; et la Haute-Garonne ne perdrait que 22 communes en zone défavorisée au lieu des 182 initialement prévues.
Au cabinet du ministre, on assure que « rien n’était figé » : « Nous allons donc opérer des ajustements, avec une nouvelle carte. En intégrant de nouvelles communes et en en faisant sortir d’autres. Mais, globalement, la région Occitanie conserve la même enveloppe financière. »
Yvon Parayre, président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, s’est dit « satisfait à 90 % », car le nouveau plan permet « de réintégrer des communes grâce aux critères que nous avons proposés ». « Je comprends la gêne pour les citoyens, mais ils ont pris conscience, je crois, que nous avons besoin des éleveurs pour fournir des produits de qualité en quantité suffisante », ajoute-t-il.
Cette spécificité de la région, très axée sur l’élevage bovin, fait dire à José Bové, député européen et ancien syndicaliste paysan : « Aujourd’hui, la PAC ne protège pas, on ne fait que réguler la disparition des éleveurs. La vraie question est de savoir comment vont se négocier les futurs accords internationaux et l’importation massive de viande d’Argentine ou du Brésil. » En milieu de nuit, les barrages avaient été levés, après une dégustation de cochon grillé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Skier sur les pentes de Montmartre, ce n’est pas nouveau. Cela se fait depuis des dizaines d’années, les hivers où la neige est au rendez-vous.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?
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Neige : comment s’organisent les transports ?

Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h50
   





                        



   


Des déplacements perturbés, une circulation au ralenti. Mercredi 7 février au matin, une partie de la France s’est réveillée sous la neige. La veille, un record de bouchons avait été enregistré en Ile-de-France, avec un pic de 739 kilomètres en soirée.
De manière générale, la plupart des modes de transport franciliens étaient touchés mercredi matin. Les aéroports connaissaient de nombreuses annulations, la circulation des bus restait interrompue à paris, et le trafic des trains sur le réseau SNCF était ralenti. Mais alors, comment s’organisent les transports pour continuer à fonctionner malgré les intempéries ?

        Lire :
         

          Routes, RATP, SNCF… des transports très perturbés par la neige



Aéroports : déneigement et dégivrage
La neige, qui est tombée par endroits sur plus de dix centimètres, a engendré d’importantes perturbations mercredi. Air France prévoyait d’assurer seulement 50 % des vols court-courriers au départ de l’aéroport d’Orly, et deux tiers des vols moyen-courriers au départ de Charles-de-Gaulle. La quasi-totalité des vols long-courriers seront assurés, mais avec des retards.
Déneigement
Le déneigement des pistes des aéroports est nécessaire. Dans un entretien au site spécialisé Air journal en 2013, Régis Lacote, le directeur des aires aéronautiques de Paris-Charles de Gaulle, explique que le déneigement des aéroports est particulier :
« En voiture, lorsqu’une route est enneigée ou verglacée, vous réduisez votre vitesse. Dans l’aérien, le problème est plus complexe, puisque le décollage ou l’atterrissage d’un avion a lieu généralement à plus de 200 kilomètres/heure. Il faut donc intervenir rapidement en utilisant des moyens mécaniques et chimiques pour rendre la piste non glissante. »
Pour ce faire, il n’est pas possible d’utiliser du sel comme sur une route classique, cela endommagerait les avions, précise Régis Lacote. Les services de l’aéroport répandent donc du formiate de potassium, un produit dégivrant sous forme liquide ou solide :
« On compte en moyenne trente minutes pour déneiger une piste longue de 4 200 mètres et vingt minutes pour les pistes courtes de 2 700 mètres. »
Dégivrage
Lorsque la neige se dépose sur les avions, il faut procéder à un dégivrage de leurs ailes et de la carlingue. Le glycol, un produit utilisé pour dégivrer les avions avant le décollage, est mélangé à de l’eau chaude et projeté sur l’appareil en cas de température négative. Cela permet d’éviter qu’il soit trop lourd avant le décollage. En 2010, un hiver très rigoureux avait touché la France, et le stock de dégivrant avait été jugé insuffisant pour dégeler les avions des aéroports parisiens.

        Lire le décryptage :
         

          La neige et le droit : les réponses à vos questions



Trafic ferroviaire : des ralentissements pour éviter la casse
Mardi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, rapportait sur Twitter avoir mis quatre heures pour relier Paris à sa ville, alors que le trajet s’effectue d’habitude en un peu plus de deux heures. Un tweet qui n’a pas échappé à la SNCF, qui s’est empressée de répondre sur le réseau social avec une vidéo explicative.

@alainjuppe Lors d'intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effe… https://t.co/mUprc76lHC— SNCF (@SNCF)


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« Lors d’intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effet, la vitesse est réduite à 220 km/h, cela évite les projections de glace sur les TGV. »
La vidéo précise que la neige présente sur les voies ou sous les trains est aspirée et se solidifie en formant des blocs de glace sous et sur les côtés du train. Le danger est que ces blocs de glace se détachent lors du croisement de deux TGV, risquant alors d’endommager les vitres latérales ou le pare-brise du conducteur.
De son côté, la RATP va continuer à faire circuler des trains et des tramways la nuit « afin d’éviter le gel de ses installations », a-t-elle annoncé.
Axes routiers : le salage parfois inutile face aux chutes de neige
Côté routier, la préfecture d’Ile-de-France a rappelé mercredi les conseils déjà exprimés la veille. Ainsi, les Franciliens sont-ils invités à ne pas utiliser leurs voitures, et la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 tonnes, qui devaient contourner la région ou s’arrêter dans une des quarante-trois zones de stockage de poids lourds.
Les voies rapides ont été salées et déneigées, mais par endroits les chutes de neige ont été trop importantes pour que le salage suffise, a annoncé mercredi la ministre des transports, Elisabeth Borne. Ainsi, les services de la voirie n’ont-ils pas pu empêcher que plus de neuf cents voitures restent bloquées sur la N118 — au sud-ouest de la capitale — « parce que les réseaux secondaires n’étaient pas déneigés », a expliqué Mme Borne.
Selon le ministère de l’intérieur, plus de deux mille cinq cents pompiers, gendarmes et opérateurs routiers étaient mobilisés mercredi matin en Ile-de-France pour dégager les routes.
A Paris, la consigne donnée aux automobilistes a été suivie, mais les perturbations sur les réseaux de transports en commun franciliens ont eu pour résultat une très forte demande de taxis et de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). En conséquence, les tarifs proposés par les applications de VTC se sont envolés dès mardi soir.

@uber ou le business de la neige... https://t.co/vqXgX6Tw7w— xlprod (@Xavier Lainé)


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Le Parisien a ainsi relevé que pour un trajet de 6 km dans Paris, « il fallait compter vers 19 h 45 entre 52,10 et 91 euros ». Des prix qui sont retombés dans la journée de mercredi, restant tout de même un peu plus élevés que les tarifs habituellement proposés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Germaine X attaque sa copropriété qui refuse de faire des travaux de remise aux normes des conduits de fumée, ce qui l’empêche d’utiliser sa cheminée et de se chauffer.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Les chutes de neige entraînent la mise en place de certains dispositifs réglementaires, qui ont trait au droit du travail ou à celui des collectivités territoriales.
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La neige et le droit : les réponses à vos questions

Les chutes de neige entraînent la mise en place de certains dispositifs réglementaires, qui ont trait au droit du travail ou à celui des collectivités territoriales.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 06h34
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le nord de la France vit un épisode neigeux « notable et durable ». Localement, il a neigé jusqu’à 20 centimètres et les météorologues préviennent que la situation pourrait empirer dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 février du fait d’une chute des températures. Les huit départements de la région parisienne ont été maintenus en vigilance orange neige et verglas jusqu’à 10 heures. Une nouvelle perturbation est par ailleurs attendue vendredi. Voici quelques questions que vous nous avez posées concernant les dispositifs réglementaires ayant trait à cet événement climatique.
Peut-on être sanctionné pour ne pas s’être rendu au travail du fait de la neige ?
Le droit prévoit des « cas de force majeure » qui justifient que l’on ne puisse pas se rendre à son travail. La neige – ou une inondation – peut être prise en compte si l’événement est imprévisible, insurmontable et indépendant de la volonté de l’employé. Dans ce cas, le salarié ne peut pas être sanctionné pour un retard ou une absence ; par exemple si les routes sont impraticables et/ou si les transports en commun sont indisponibles.
Si cette absence ne peut être sanctionnée d’un point de vue légal, elle peut avoir des conséquences sur le salaire ; l’employeur n’est pas tenu de rémunérer les heures d’absence. En revanche, si un employé parvient à se rendre sur son lieu de travail et trouve l’entreprise fermée du fait des intempéries, l’employeur est tenu de le rémunérer normalement.
Comme le rappelle l’administration, il existe des exceptions. Ainsi, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), « les salariés en arrêt de travail pour cause d’intempérie sont indemnisés », sous conditions.
Peut-on recourir au télétravail ?
Un salarié bloqué par la neige ou les intempéries peut se voir proposer d’effectuer sa journée en télétravail ; ce qui peut être considéré comme un aménagement du poste de travail. Néanmoins, pour ce faire, l’employeur doit avoir mis à disposition de ses personnels le matériel nécessaire, comme, par exemple, un ordinateur professionnel. Dans le cas contraire, le salarié a tout à fait le droit de refuser de travailler à distance.
Quelles sont les règles en cas de travail en extérieur ?
Le code du travail ne précise pas particulièrement pour la neige quelle est la marche à suivre. En revanche, il est très clair sur les obligations de l’employeur : il doit prendre les « mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (article L.4121-1).
L’article R-4225-1 du code du travail précise, lui, que les « postes de travail extérieurs » doivent être aménagés pour que les personnels soient « protégés contre les conditions atmosphériques » et qu’ils « ne puissent pas glisser ou chuter ».
Autrement dit, sans jamais citer le mot « neige », le code du travail impose à l’employeur de protéger ses salariés quelles que soient les conditions météorologiques ; à ce titre, dans le BTP, par exemple, ces derniers doivent être équipés avec des vêtements chauds.
Quels sont les services tenus de déneiger les routes et les trottoirs dans les villes ?
L’article L.2122-2 du code général des collectivités territoriales donne à la police municipale le devoir « d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. Elle comprend notamment (…) la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques ». Le maire, qui est chargé de la police municipale, est donc responsable du déneigement des voies.
Pour autant, le déneigement n’est pas une obligation stricte pour les communes. La mairie peut ainsi décider de ne pas procéder au déneigement de l’ensemble des voies en priorisant, par exemple, l’importance de la circulation – piétonne ou à véhicule – sur la voirie. La municipalité pourrait néanmoins être civilement responsable en cas d’accident lié au défaut de déneigement d’une voie et donc risquer une amende.

   


Enfin, le maire peut, par arrêté, obliger ses administrés à déneiger ou à lutter contre le verglas en leur demandant d’enlever la neige du trottoir sis devant leur propriété. En cas d’accident, la responsabilité du propriétaire pourrait être engagée si le déneigement n’a pas été effectué. Une question écrite du député de la Somme Gilbert Mathon, en 2011, précise que pour les immeubles en copropriété – comme c’est le cas dans de nombreuses grandes villes – « l’arrêté municipal prescrivant des mesures de déneigement des trottoirs relevant de la voirie publique est à la charge du syndicat des copropriétaires, représenté par son syndic ».
Pour les voies privées non ouvertes à la circulation générale, la charge du déneigement n’incombe à personne : c’est au bon vouloir du propriétaire ou du locataire. En revanche, la mairie peut éventuellement proposer ses services de déneigement, contre paiement et dans la mesure où il n’existe pas de service de déneigement privé à disposition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.
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Linky : la Cour des comptes dénonce le coût du programme

Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h18
    |

                            Nabil Wakim








                        


C’est un rapport très sévère pour Linky qu’a rendu public la Cour des comptes, mercredi 7 février. Alors que 8 millions de compteurs communicants ont déjà été déployés en France, la cour ne critique pas le bien-fondé du projet, mais estime que les conditions de son déploiement profitent surtout à Enedis (ex-ERDF), et pas suffisamment aux consommateurs. Elle juge également que l’impact sur les économies d’énergie est insuffisant. En cela, la cour vient apporter de l’eau au moulin des opposants à Linky, et notamment l’association de consommateurs UFC-Que choisir, qui a exprimé des réserves similaires.

        Lire aussi :
         

                Les 5 questions que pose le compteur Linky



Un programme jugé « généreux » pour Enedis
Le déploiement des compteurs est assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La cour s’alarme également du mécanisme d’incitations mis en place : si Enedis prend du retard, les pénalités sont limitées. Mais si le projet réussit, les incitations sont très généreuses, et pourraient représenter plusieurs dizaines de millions d’euros supplémentaires pour Enedis. Les magistrats estiment donc que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ». 
La CRE et Enedis contestent ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés. La commission de régulation de l’énergie estime également que donner des conditions financières avantageuses et stables à Enedis était une des conditions de la faisabilité du programme.
Des bénéfices insuffisants pour les utilisateurs
C’est l’autre argument massue de la Cour des comptes : « Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. » Linky promet des avantages clairs pour Enedis et les fournisseurs d’électricité (EDF, Engie, Direct-Energie, Total, etc.), avec notamment le relevé à distance et une meilleure connaissance de la consommation.
Mis à part le fait de ne plus devoir attendre le releveur à son domicile, Linky doit permettre au consommateur de mieux maîtriser sa consommation d’électricité et donc de faire des économies. Mais le rapport estime que les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre aux utilisateurs de connaître leur consommation détaillée. Et souligne au passage que l’impact sur la consommation d’électricité pourrait être assez faible. Fin 2017, seuls 1,5 % des usagers disposant de compteurs Linky ont ouvert un compte pour connaître leur consommation.
Une prise en compte trop tardive des doutes exprimés
Le déploiement de Linky a fait surgir des doutes dans une partie de la population et de nombreuses critiques ont été émises, note la Cour des comptes dans son rapport. Les opposants s’inquiètent notamment des risques sanitaires liés aux ondes, même s’ils ne sont corroborés par aucune étude officielle, rappelle le rapport. Ils dénoncent également l’utilisation qui pourrait être faite des données de consommation par Enedis.

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La Cour des comptes ne reprend pas ces critiques à son compte – elle souligne par ailleurs que les refus d’installation sont limités : un peu plus de 35 000 compteurs sur 6,1 millions n’ont pu être posés sur la période 2015-2017. Mais elle souligne un « défaut de pilotage » de la part de l’Etat et d’Enedis. Les études sur les conséquences sanitaires ou la protection des données privées sont arrivées trop tard, et n’ont pas été suffisamment communiquées au grand public.
Retrouvez ici l’intégralité du rapport de la Cour des comptes et les réponses d’Enedis et de la CRE aux critiques.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Des chutes de neige provoquent la pagaille dans les transports franciliens depuis mardi, particulièrement à Paris, peu habituée à voir la neige tomber.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans cet Etat voisin du Texas, l’or noir est roi, à la fois source de richesse et de pouvoir. Tout est fait pour favoriser son exploitation et exaucer le rêve de puissance pétrolière nourri par Donald Trump.
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L’Oklahoma, bastion de la reconquête pétrolière

Dans cet Etat voisin du Texas, l’or noir est roi, à la fois source de richesse et de pouvoir. Tout est fait pour favoriser son exploitation et exaucer le rêve de puissance pétrolière nourri par Donald Trump.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h32
    |

            Arnaud Leparmentier (Oklahoma City (Oklahoma), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Série « L’Amérique citadelle » (2/5). C’était dans l’Oklahoma, le 13 octobre 2016, une journée décrétée « jour de prière pour les champs ­pétrolifères ». La « proclamation » de la gouverneure républicaine de l’Etat, Mary Fallin, invitait « les personnes de toutes croyances à ­remercier Dieu pour les bienfaits apportés par l’industrie du pétrole et du gaz naturel » et à prier pour que celle-ci « continue d’être une source inépuisable de richesse pour les familles de l’Oklahoma ».
Le vœu de Mary Fallin a été exaucé. En novembre, Donald Trump était élu président des Etats-Unis et nommait le procureur général de l’Etat, Scott Pruitt, à la direction de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), tandis qu’un ­républicain natif du Montana, Ryan Zinke, était désigné à la tête du ministère fédéral de l’intérieur. Leur mission : torpiller les ré­glementations environnementales imposées par Barack Obama, qui empêchent les ­compagnies pétrolières de forer en paix.

Car, dans cet ancien territoire indien qu’est l’Oklahoma, le pétrole est roi. Il n’y a qu’à voir les plaines venteuses ceignant Oklahoma City. Derricks, forages gaziers, oléoducs et ­stations de compression sont omniprésents. Le pouvoir est lié au pétrole. Le dôme du capitole en témoigne. En lettres dorées, sous la coupole, figurent les patronymes des généreux donateurs : Phillips Petroleum, Conoco, Halliburton.
En 2015, la gouverneure Mary Fallin a fait retirer aux communes toute prérogative en matière d’environ­nement
Il manque celui d’un homme : Harold Hamm, magnat du pétrole dont la ­fortune est estimée à environ 15 milliards de dollars (près de 12 milliards d’euros), selon Forbes. Le nom de son entreprise, Continental Resources, championne de l’exploitation par fracturation hydraulique, figure dans un lieu tout aussi emblématique, le musée des cow-boys.
« Hamm est l’homme qui a fait nommer Scott Pruitt », assène...




                        

                        


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Donald Trump veut transformer les Etats-Unis en « superpuissance de l’énergie »

Début janvier, le secrétaire américain à l’intérieur, Ryan Zinke, a annoncé la relance des forages offshore et l’octroi d’une cinquantaine de permis d’exploration.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h59
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Le cap est fixé. « Nous allons de­venir la superpuissance de l’énergie. » Donald Trump a exprimé son ambition en début d’année par la voix de son secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke. Celui-ci a annoncé, le 4 janvier, la relance des forages offshore et l’octroi d’une cinquantaine de permis d’exploration. Cela s’ajoute à l’assouplissement de la réglementation des plates-formes pétrolières, près de huit ans après l’explosion de Deepwater Horizon, en avril 2010. Autant de ruptures avec l’ère Obama, qui permettent à M. Trump de bâtir sa puissance gazo-pétrolière.
La reprise des forages offshore couronne une série de mesures prises depuis un an. Washington est sorti de l’accord de Paris sur le climat. La construction de l’oléoduc Keystone XL – qui doit acheminer le pétrole du Canada vers le golfe du Mexique –, à laquelle Barack Obama avait mis son veto, est relancée. Le secteur pétrolier jubile.
La production nationale d’or noir, qui a doublé depuis le début de la décennie, a dépassé les 10 millions de barils par jour en novembre, frôlant le record de 1970, d’après l’agence américaine d’in­formation sur l’énergie (EIA). Les Etats-Unis exportent de nouveau du brut depuis qu’a été levée, fin 2015, l’interdiction d’exporter prise dans la foulée du boycott de l’OPEP, après la guerre du Kippour, en octobre 1973. En 2017, pour la ­première fois ­depuis 1957, les Etats-Unis ont été un exportateur net de gaz naturel, grâce à un gazoduc vers le Mexique.
Des Etats côtiers exemptés
La relance des forages en mer provoque des résistances, y compris parmi ses partisans. Le gouverneur républicain de Floride, Rick Scott, soucieux de protéger l’environ­nement et le tourisme de son Etat, a tant protesté que Ryan Zinke a dû faire marche arrière. « Après discussion avec le gouverneur Scott, je retire la Floride de tout projet de ­nouvelle plate-forme pétrolière ou gazière. » Cette dérobade a fait ­tache d’huile, conduisant de mul­tiples Etats...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Des investigations géologiques ont été menées dans quatre départements, mais un unique site sera retenu en 1998, celui de la Meuse.
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Bure : la longue et inexorable histoire d’un centre d’enfouissement

Des investigations géologiques ont été menées dans quatre départements, mais un unique site sera retenu en 1998, celui de la Meuse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h57
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Par quel cheminement tortueux les déchets ultimes de la filière nucléaire française sont-ils arrivés aux portes du village de Bure (82 habitants), aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, où ils doivent être ensevelis pour les siècles des siècles ? L’histoire est longue, mais son cours inexorable. Comme si, une fois lancé, le train des déchets ne pouvait plus être stoppé.

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Dès le début des années 1980, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), créée en 1979 au sein du Commissariat à l’énergie atomique, commence à étudier la possibilité d’un stockage souterrain. Ses géologues prospectent différents milieux (argile, granite, formation saline, schiste), dans l’Ain, l’Aisne, les Deux-Sèvres et en Maine-et-Loire. Mais, devant la fronde des populations, le premier ministre de l’époque, Michel Rocard, décrète en 1990 un moratoire.
L’année suivante, la « loi Bataille », du nom de son rapporteur, le député du Nord Christian Bataille, définit trois axes de recherche pour les déchets à haute activité et à vie longue : la séparation-transmutation (réduction de la nocivité et de la durée de vie), l’entreposage de longue durée en surface et le stockage géologique. L’Andra est chargée d’explorer cette dernière voie – qui n’est donc que l’une des options –, grâce à la création de « laboratoires souterrains », au pluriel, c’est-à-dire au moins deux.
Des investigations géologiques seront bien menées dans quatre départements, Gard, Haute-Marne, Meuse et Vienne. Mais un unique site sera retenu en 1998, celui de Bure, pour un unique laboratoire. En 2006, une nouvelle loi retient comme solution de référence le stockage en couche géologique profonde. Bien que l’Andra s’en défende alors, il devient rapidement clair que Bure sera aussi le site d’enfouissement national.
Depuis, en dépit d’une opposition croissante, l’Andra n’a pas dévié de la mission qui lui a été confiée. Les échéances sont encore lointaines – la mise en service du site n’est pas prévue avant le milieu de la prochaine décennie –, mais rien ne semble plus pouvoir empêcher que Bure porte la croix de son cimetière radioactif.



                            


                        

                        

