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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les candidats se font rares pour accueillir les JO d’hiver, effrayés par les dépenses engagées à Sotchi et Pyeongchang. Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, cherche désormais à rassurer.
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JO d’hiver 2018 : Le CIO à la recherche des villes hôtes

Les candidats se font rares pour accueillir les JO d’hiver, effrayés par les dépenses engagées à Sotchi et Pyeongchang. Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, cherche désormais à rassurer.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 18h00
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le 31 juillet 2015, à Kuala Lumpur (Malaisie), les membres du ­Comité international olympique (CIO) avaient devant eux un choix alléchant pour l’attribution des JO ­d’hiver 2022 : Pékin, et ses montagnes à 90 kilomètres du centre-ville, ou Almaty, candidature du président autoritaire du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev. Le CIO est allé au plus sûr : le savoir-faire chinois en matière d’organisation des Jeux olympiques, déjà éprouvé en 2008, en fut récompensé.
Mais à quel prix ! Aux JO 2022, certaines épreuves auront lieu à 220 kilomètres de la capitale chinoise, dans des zones où il ne neige quasiment jamais. Les JO ­d’hiver connaissent le même problème que les JO d’été, qui a conduit le CIO à ­attribuer du même coup les éditions 2024 et 2028 à Paris et Los Angeles : un déficit de candidats.
Six villes s’étaient initialement portées candidates pour l’édition 2022. ­Cracovie (Pologne) a renoncé après un référendum local, Lviv (Ukraine) en raison du conflit russo-ukrainien, Stockholm (Suède) faute de soutien politique. Oslo (Norvège) a franchi la première étape mais retiré sa candidature en raison d’un déficit de d’adhésion ­publique et politique.
Loin de l’enthousiasme des années 1990 et 2000
Quatre ans plus tôt, le CIO avait à peine plus de choix. Avec trois villes candi­dates – Pyeongchang, Munich (Allemagne) et Annecy (France) –, le nombre de projets soumis au vote était le plus ­faible depuis 1988. On était loin de l’enthousiasme des années 1990 et 2000, lorsque Albertville devait battre six ­adversaires pour organiser les Jeux de 1992 ou que huit villes se portaient candidates pour les JO 2010.
Dans la lignée de son agenda 2020, le président Thomas Bach souhaite rendre moins longue et coûteuse la procédure de candidature. La perspective d’un ­retour des Jeux olympiques en Europe ou en Amérique a, de nouveau, suscité quelque intérêt, même si les candidatures ne seront connues qu’à la fin de l’année.
Mais elles ne vont plus de soi. Le CIO tente de faire ressusciter celle de Stockholm, enterrée par la maire de la capitale suédoise en avril. Sion (Sitten, en ­allemand) a obtenu le droit de porter la candidature suisse mais la soumettra à une votation locale en juin. Après le rejet du projet d’Innsbruck par un référendum en Autriche, les villes de Graz et Schladming envisagent de lancer leur candidature. La ville de Calgary est ­partante, mais le Canada et la province d’Alberta hésitent. Sapporo (Japon) l’envisage, mais une troisième édition consécutive en Asie est peu probable.
Face à tant d’indécision, le Comité olympique américain, avec Salt Lake City (Utah) et Reno (Nevada), reste à l’affût, malgré l’organisation des JO d’été à Los Angeles deux ans plus tard. La Turquie et le Kazakhstan sont en embuscade, comme toujours, mais le CIO est désormais guidé par une obsession : mettre un terme à une série de candidatures à grands frais qui effraie les opinions ­publiques.
Niveau d’infrastructures
L’addition monumentale des Jeux olympiques du président Vladimir Poutine à Sotchi, dont les estimations ­varient en fonction des éléments pris en compte, a marqué les esprits. Ceux de ­Pékin, où tout est à faire en termes d’infrastructures et de liaisons ferroviaires, ne seront pas beaucoup moins chers.
« Les pays traditionnels des Jeux d’hiver regardent ces sommes et se disent : ­ “Impossible de dépenser tout ça.” Mais si vous avez déjà l’infrastructure, le coût des Jeux est de 2 milliards d’euros » Michael Payne, ex-directeur marketing du CIO
En préférant Pyeongchang à Munich en 2009, en raison de la ténacité – troisième candidature – et d’un agressif ­lobbying sud-coréen, le CIO a raté l’occasion de Jeux plus économiques. Ceux de Pyeongchang sont évalués entre 10 et 14 milliards de dollars, trois fois le coût des JO de Turin (2006) et six fois ceux d’Albertville (1992) ou de Nagano (1998).
« Si j’étais au CIO, ma priorité ne serait plus de faire encore grandir les JO d’hiver. Le défi, maintenant, c’est de trouver des villes candidates disposant du niveau d’infrastructures requis, estime Michael Payne, directeur marketing du CIO de 1988 à 2004. Le CIO n’a pas été suffisamment agressif dans sa communication sur la réalité des coûts ni suffisamment souple pour séduire les candidats potentiels. Les pays traditionnels des Jeux d’hiver ­regardent ces sommes et se disent : ­ “Impossible de dépenser tout ça.” Mais si vous avez déjà l’infrastructure, le coût des Jeux est de 2 milliards d’euros. »
Voilà le CIO pris entre le marteau et l’enclume, entre le désir commercial de conquérir de nouveaux horizons et la ­nécessité de ne pas se couper de son cœur de cible. Le vote de 2019, qui pourrait voir le CIO attribuer de manière ­simultanée les Jeux 2026 et 2030, devrait toutefois marquer, selon la volonté de Thomas Bach, un retour à ses bases historiques : les Alpes et les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le skieur autrichien et le biathlète français sont les stars attendues des JO de Pyeongchang, qui s’ouvrent le 9 février en Corée du Sud.
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Marcel Hirscher et Martin Fourcade, rois de la piste


                      Le skieur autrichien et le biathlète français sont les stars attendues des JO de Pyeongchang, qui s’ouvrent le 9 février en Corée du Sud.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 15h48
    |

            Pierre Jaxel-Truer








   


Lors de ces Jeux Olympiques, Marcel Hirscher, empereur de l’alpin, veut ajouter l’or à son palmarès, tandis que Martin Fourcade, pape du biathlon, entend compléter sa collection.
Marcel Hirscher
Prophète en son pays. S’il est un pays où le ski alpin est la religion nationale, c’est l’Autriche. Marcel Hirscher est né près de Salzbourg, il y a vingt-huit ans, avec les Alpes tyroliennes et leurs pistes comme seul horizon. Cela fait six ans qu’il remporte le classement général de la Coupe du monde, record en la matière.
A la poursuite de Stenmark. Le skieur, incontesté en slalom et en géant, grignote un à un tous les records. Le 28 janvier, avec sa 55e victoire en Coupe du monde, il a dépassé à la vitesse d’un avion de chasse le score de son compatriote Hermann Maier. Il n’a plus que le Suédois Ingemar Stenmark (86 victoires) en ligne de mire.

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Fils choyé. Derrière le succès de Marcel Hirscher, il y a ses parents, moniteurs de ski. Ferdinand et ses grosses moustaches suivent toute l’année le fiston, qui a monté sa structure d’entraînement indépendante en marge de celle de la Fédération autrichienne. Sa mère, Sylvia, Néerlandaise, lui a – dit-on – donné un tempérament plus « cool » que la moyenne de ses compatriotes skieurs.
Force tranquille. Marcel Hirscher n’est pas le genre de champion qui défraie la chronique par ses déclarations fracassantes ou une vie mondaine débridée. « Je skie, je skie et je skie », affirme-t-il, tout en observant : « Mon seul adversaire, c’est moi. » Cela pourrait paraître présomptueux, mais c’est, au regard de son début de saison, simplement vrai.

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Martin Fourcade
Icône chez les Vikings. En France, où s’échiner sur des skis de fond avec une carabine sur le dos est exotique, le biathlète de 28 ans Martin Fourcade a longtemps été un champion anonyme, alors qu’il était déjà célébré en Scandinavie. Ses succès aux JO de Sotchi (trois médailles, dont deux en or), en 2014, ont changé la donne.
Dans le sillage de Bjørndalen. Ole Einar Bjørndalen, avec ses treize médailles, règne seul sur l’Olympe du biathlon. Le Français ne pourra pas le dépasser à Pyeongchang. Mais peut-être pourra-t-il se consoler avec une septième victoire au classement général de la Coupe du monde, alors que le Norvégien s’est arrêté à six.
Frère surpassé. Le premier Fourcade qui s’est fait un nom sur les podiums de biathlon n’est pas Martin, mais Simon. Leader de la Coupe du monde au moment des Jeux de Vancouver, en 2010, il est passé à côté de ce rendez-vous supposé être sa consécration. Et il a assisté à l’envol de son petit frère, qui a obtenu au Canada la première médaille de sa carrière.

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Soupe au lait. Le Catalan Martin Fourcade a le sang plus chaud. Il a naguère cassé son bâton sur un adversaire qui le collait de trop près. Récemment, Europe 1 a testé son sens de la repartie. Sur son site, la radio avait écrit : « Fourcade encore battu par Boe ». « Audiences : Europe 1 encore battu par France Inter, France bleu… », a répondu le biathlète sur Twitter.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ La participation d’athlètes nord-coréens soulève le timide espoir d’un dialogue durable entre les deux Corées, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est.
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La Corée du Nord, enjeu diplomatique des JO de Pyeongchang

La participation d’athlètes nord-coréens soulève le timide espoir d’un dialogue durable entre les deux Corées, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 14h00
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


La participation de la Corée du Nord aux Jeux olympiques de Pyeongchang fait déjà de l’événement un certain succès. Elle soulève le timide espoir d’un dialogue durable, sans faire oublier les vives tensions en Asie de l’Est. Evoquée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un dans son discours du Nouvel An, la participation d’une délégation de la République populaire et démocratique de Corée (RPDC) a été confirmée le 9 janvier lors d’une rencontre intercoréenne.
Depuis, les deux voisins ont décidé de faire défiler leurs délégations sous la bannière de la réunification lors de la cérémonie d’ouverture du 9 février, ce qui n’était pas arrivé depuis les Jeux d’hiver asiatiques de Chongchun (Chine) en 2007, au crépuscule de la politique dite du « rayon de soleil » qui avait fait régner un climat de détente dans la péninsule.
Plusieurs événements culturels, dont des démonstrations de taekwondo et des concerts de groupes du Nord, sont prévus avant le début des Jeux
Au total, le Comité international olympique (CIO) a autorisé 22 athlètes du Nord, dont des hockeyeuses qui intègrent une équipe unifiée, à participer aux JO. Parmi eux, seuls deux, le couple de danse sur glace Ryom Tae-ok et Kim Ju-sik, s’étaient qualifiés sportivement. La délégation sportive de 46 personnes sera entièrement financée par le CIO.

Les autres composantes de la délégation du Nord, notamment les « pom-pom girls » et un groupe d’artistes, devraient bénéficier de financements du gouvernement sud-coréen. Séoul et Pyongyang ont organisé un entraînement commun des skieurs des deux Corées, les 31 janvier et 1er février, en Corée du Nord. Plusieurs événements culturels, dont des démonstrations de taekwondo et des concerts de groupes du Nord, sont prévus avant le début des Jeux à Pyeongchang. La multiplication des événements ne saurait faire oublier le climat dans lequel cette embellie survient.
Défilé militaire d’ampleur
L’année 2017 reste marquée par quatre essais de missiles balistiques intercontinentaux et un essai nucléaire, présumé de bombe à hydrogène, par la Corée du Nord. Les invectives entre le président américain Donald Trump et le dirigeant de Pyongyang et le durcissement des sanctions économiques ont exacerbé les tensions et fait oublier les appels du président ­sud-coréen Moon Jae-in, élu en mai, à la relance d’un dialogue intercoréen, au point mort depuis 2007.

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                Avant l’ouverture des JO d’hiver, Washington annonce des sanctions contre Pyongyang



De ce fait, l’apparent réchauffement reste fragile. Désireux de consolider les bases d’un dialogue durable, Séoul doit aussi ménager l’allié américain. La Corée du Sud a obtenu de Washington le report d’importantes manœuvres annuelles conjointes qui devaient coïncider avec les JO. Elle affirme dans le même temps que l’alliance militaire reste indéfectible avec les Etats-Unis, dont l’objectif, réaffirmé le 26 janvier, à Hawaï, par le secrétaire à la défense, Jim Mattis, demeure « le maintien déterminé des pressions économiques pour dénucléariser la péninsule coréenne ».
Le financement de la délégation nord-coréenne suscite des débats au Sud
De même, la Corée du Sud doit éviter d’agir en contradiction avec les sanctions onusiennes, qu’elle a appuyées. Le financement de la délégation nord-coréenne suscite des débats au Sud. Le gouverneur de la province du Gangwon (où se trouve Pyeongchang), Choi Moon-soon, par ailleurs très engagé en faveur de la participation du Nord aux JO, a proposé d’utiliser le fonds de coopération intercoréen, créé par le gouvernement en 1991 pour les échanges culturels et l’aide sociale. Mais les critiques redoutent de voir l’argent détourné par les autorités nord-coréennes au profit de ses programmes nucléaires et de développement de missiles.

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                A la veille des JO, Pyongyang organise un défilé militaire et rejette tout contact avec les Américains



Côté nord-coréen, le message d’ou­ver­ture pourrait être brouillé par l’organisation envisagée, le 8 février, jour de commémoration de la création de ­l’Armée du peuple, de ce que le ministre sud-coréen de l’unification, Cho Myoung-gyon, a qualifié, le 27 janvier, de défilé militaire d’une ampleur « menaçante », mobilisant « quasiment l’ensemble des forces et armements » de la RPDC. L’événement pourrait constituer un défi à la veille de l’ouverture des Jeux que le président Moon aimerait faire entrer dans l’histoire comme les « Jeux olympiques de la paix ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Dernière relayeuse du titre européen de l’équipe de France du 4 × 400 m en 2014, l’athlète tricolore dispute vendredi 9 février le meeting exclusivement féminin du Val-d’Oise, dont elle est la marraine.
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Floria Gueï : « Les performances sportives des femmes sont moins mises en lumière »

Dernière relayeuse du titre européen de l’équipe de France du 4 × 400 m en 2014, l’athlète tricolore dispute vendredi 9 février le meeting exclusivement féminin du Val-d’Oise, dont elle est la marraine.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 16h30
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Ces derniers temps, les athlètes françaises n’ont pas souvent l’occasion d’être mises en valeur. Lors des derniers Jeux olympiques (Rio 2016) et des championnats du monde (Londres 2017), pendant que les hommes remportaient huit médailles dont trois titres mondiaux, seule la discobole Mélina Robert-Michon parvenait à monter sur le podium (argent olympique et bronze mondial).
Depuis 2012, le département du Val-d’Oise organise un meeting indoor réservé aux femmes, censé mettre en valeur la pratique féminine. Championne d’Europe en salle du 400 m en 2017, Floria Gueï, qui s’alignera sur 200 m, en est la marraine. L’occasion pour elle d’entamer une préparation tournée vers les championnats d’Europe de Berlin, en août, et de revenir sur la place de l’athlétisme féminin en France.
En 2017, vous avez manqué les Mondiaux de Londres à cause d’une blessure. Où en êtes-vous ?
Floria Gueï. Même si j’ai disputé une première course il y a quelques jours, le meeting féminin du Val-d’Oise est ma vraie rentrée, dans une compétition de niveau international. J’ai été opérée l’été dernier d’un kyste arrivé au pire des moments et qui m’empêchait de courir, alors que ma saison hivernale avait été géniale, avec mon premier titre individuel européen. J’ai donc vraiment plaisir à retrouver la compétition.
A la rentrée 2017, vous avez changé de ville et d’entraîneur. Pourquoi ce nouveau départ ?
J’avais besoin de renouveau, d’un nouveau projet jusqu’aux prochains Jeux. J’ai rejoint le Creps [centre de ressources, d’expertise et de performances sportives] de Montpellier et Bruno Gajer [ancien coach du champion du monde du 800 m Pierre-Ambroise Bosse]. J’aimais beaucoup mon ancien coach [Djamel Boudebibah], c’est l’un des meilleurs, mais j’avais besoin de me mettre un coup de fouet et de voir autre chose.
Qu’est-ce qui a changé concrètement dans votre quotidien ?
L’environnement n’est pas le même. J’ai une nouvelle cellule médicale, un nouveau groupe d’entraînement constitué essentiellement de filles et, de temps en temps, on s’entraîne même avec les décathloniens [notamment le champion du monde Kévin Mayer]. Je découvre de nouvelles séances d’entraînement qui sont très différentes de celles dont j’avais l’habitude.
Vous ne disputerez pas les Mondiaux en salle au début de mars. Visez-vous les championnats d’Europe de Berlin (7 au 12 août) ?
Le titre européen est mon objectif car il y a deux ans, à Amsterdam, j’ai terminé vice-championne d’Europe. J’aimerais franchir un palier en plein air.
On vous parle tout le temps de votre folle remontée lors du relais 4 × 400 m des championnats d’Europe de Zurich en 2014. Cela vous agace-t-il ?
Pas du tout. C’est un souvenir inoubliable et je ne peux pas m’en lasser, même si j’aimerais aussi que l’on puisse voir mon évolution sportive depuis. Je me rends compte que cette course a été une source d’inspiration pour beaucoup, pas seulement dans le sport, mais aussi au travail. Et puis, elle a constitué un vrai déclic dans ma carrière. J’ai compris que l’on ne connaissait pas ses limites et qu’il fallait foncer.

Lors de la conférence de présentation du meeting du Val-d’Oise, votre camarade Antoinette Nana Djimou a parlé des inégalités que subissent les athlètes femmes. Quel est votre point de vue ?
C’est un sujet vraiment important. Je n’avais pas trop conscience de cette différence de traitement entre les hommes et les femmes, mais depuis qu’on en parle dans l’actualité, que j’échange avec mes amies dans l’athlétisme, on se rend compte des inégalités, que cela soit dans les médias ou au niveau des primes.
Lorsque vous regardez la « une » des journaux, les performances des femmes sont beaucoup moins mises en lumière. C’est une vraie injustice. Un meeting comme celui-ci permet de sensibiliser à cette cause et d’inciter les femmes à pratiquer notre sport. C’est tout bénéfice. Il faudrait qu’il y ait plus d’événements de ce genre.
L’athlétisme féminin français est en difficulté par rapport au secteur masculin alors qu’à l’époque, pas si lointaine, de Muriel Hurtis et de Christine Arron, la situation était inverse. Comment l’expliquez-vous ?
Je pense déjà qu’en parler, chercher les causes, ça aide beaucoup. Je crois qu’il y a une étude sociologique diligentée par la Fédération française [d’athlétisme] en ce moment. C’est bien de s’y intéresser pour essayer de comprendre. Lorsque j’en parle à mes collègues, le sujet des études revient souvent. Les femmes athlètes sont peut-être un peu plus soucieuses de leur avenir que les hommes.
J’ai mené une licence en psychologie et en sociologie avant de me tourner vers le commerce international. Je termine juste. Cela n’a pas toujours été facile. J’ai parfois été dans le doute, dû mettre mon cursus entre parenthèses. Cela empêche d’être concentrée sur ta carrière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Athlètes, médailles, sites... Tout ,tout, tout, vous saurez tout sur ces XXIIIe Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La politique d’apaisement avec la Corée du Nord menée par le président Moon Jae-in est contestée.
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édition abonné


Les jeunes Sud-Coréens hostiles à la réunification

La politique d’apaisement avec la Corée du Nord menée par le président Moon Jae-in est contestée.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 11h18
    |

            Harold Thibault et 
Philippe Pons (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’espoir que suscita il y a une vingtaine d’années la politique de rapprochement intercoréen (« dite du rayon de soleil ») lancée par le président d’alors, Kim Dae-jung, n’est plus de mise aujourd’hui au Sud. La détente entre les deux Corées, amorcée par la participation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) aux Jeux olympiques de Pyeongchang (9-25 février), est accueillie avec scepticisme par une partie de l’opinion au Sud et avec amertume par une autre qui pense que le Nord lui « vole » la vedette. A en croire la presse de droite, les « Jeux de la paix » que souhaitait le président sud-coréen, Moon Jae-in, tendent à devenir les jeux de la discorde entre Coréens du Sud.
Au-delà de la participation de la RPDC aux JO et de la constitution d’une équipe commune de hockeyeuses, les intentions de Pyongyang restent obscures et le régime ne baisse pas la garde. Les incertitudes qui planent sur l’avenir du dialogue intercoréen à l’occasion des JO ont attisé dans l’opinion au Sud les controverses sur la participation de la RPDC.

La presse conservatrice fait valoir que le gouvernement a fait trop de concessions : il a sacrifié des hockeyeuses de l’équipe nationale malgré leurs années d’efforts individuels pour faire place à des Nord-Coréennes, moins fortes sur le plan technique et appuyées par un régime hostile, et assume financièrement la participation de la RPDC, réduisant l’effet des sanctions à son encontre et affaiblissant le front avec ses alliés américain et japonais. Des arguments qui portent dans une frange inattendue de la population : la jeune génération qui a pourtant largement voté pour le président Moon Jae-in.
« Chômage et précarité »
« Cela a été une grosse affaire que l’équipe de hockey de Corée du Sud soit unie avec l’équipe de Corée du Nord. Beaucoup de gens ont tourné le dos au président sur cette histoire. Ce n’est pas une question de sport », dit Yi Su-gyeong, 25 ans, étudiante à l’université...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La Corée du Nord a affirmé, jeudi, qu’elle ne transformera pas les Jeux d’hiver en tribune politique, selon l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.
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A la veille des JO, Pyongyang organise un défilé militaire et rejette tout contact avec les Américains

La Corée du Nord a affirmé, jeudi, qu’elle ne transformera pas les Jeux d’hiver en tribune politique, selon l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 11h07
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant) et 
Harold Thibault








                        



   


La présence à la cérémonie d’ouverture des JO de la sœur cadette de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, 28 ans, récemment promue au bureau politique du Parti des travailleurs, est une première. Sa venue « démontre la volonté du Nord de réduire la tension dans la péninsule nord-coréenne », a estimé la présidence sud-coréenne, mercredi 7 février.
On l’a souvent vue accompagner son frère en « visite d’orientation sur le terrain » et elle a été en charge des opérations de propagande du parti unique. Leur proximité daterait de leurs années d’études en Suisse. La presse sud-coréenne la compare à Ivanka Trump (la fille du président américain) pour l’influence qu’on lui prête auprès du dirigeant.

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Elle sera le premier membre de la dynastie au pouvoir à Pyongyang à se rendre au sud de la ligne de démarcation depuis la guerre de Corée. Elle est attendue vendredi après-midi à l’aéroport international d’Incheon, qu’elle ralliera à bord d’un jet privé, a précisé jeudi le gouvernement sud-coréen.
Elle restera trois jours et deux nuits au sud du 38e parallèle. Autre fait inédit, sera également présent le président du Présidium de l’Assemblée suprême du peuple, Kim Yong-nam, chef d’Etat aux fonctions symboliques. Pyongyang a par ailleurs affirmé qu’il ne transformera pas les JO d’hiver en tribune politique, selon l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.
Nouveau train de sanctions
Ce geste d’apaisement n’a guère ému Mike Pence qui, en visite à Tokyo, a promis de dévoiler sous peu de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, « régime le plus tyrannique et le plus oppressif au monde ». Le vice-président des Etats-Unis a mis en garde le président sud-coréen Moon Jae-in sur la volonté de Pyongyang d’utiliser les JO à des fins de propagande. « Nous ne permettrons pas à la Corée du Nord de cacher derrière la bannière olympique la réalité de l’asservissement de son peuple et de sa menace pour la région tout entière », a-t-il martelé.
Pence n’a pas exclu la possibilité de s’entretenir avec des représentants de Pyongyang en marge des Jeux, mais le président Donald Trump, dont la fille Ivanka sera présente à la cérémonie de clôture, a émis un doute sur l’utilité de discussions avec les Nord-Coréens dans un proche avenir. « Nous n’avons jamais mendié un dialogue avec les Etats-Unis et cela va continuer ainsi », a déclaré le directeur général du département chargé de l’Amérique du Nord au ministère des affaires étrangères nord-coréen, cité jeudi par KCNA. « Pour être clair, nous n’avons aucune intention de rencontrer les Etats-Unis lors de notre visite en Corée du Sud », a ajouté Cho Yong-sam.

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Et, en parallèle, la Corée du Nord a organisé, jeudi, à la veille de la cérémonie d’ouverture des JO une importante parade militaire pour célébrer la fondation de l’armée populaire, défilé que Washington considère comme une démonstration des intentions bellicistes de Pyongyang.
Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a déclaré, place Kim Il Sung, devant un auditoire en liesse : « Nous sommes devenus capables de faire la démonstration devant la planète de notre statut de puissance militaire de classe mondiale. »
Ouvrir une brèche
La RPDC a fait valoir que cette parade est une affaire interne et qu’elle a lieu chaque année. Toutefois, ce défilé se tenait auparavant le 25 avril, jour de la fondation, en 1932, de l’Armée révolutionnaire du peuple, guérilla qui lutta contre le colonisateur japonais. En janvier, le régime avait fait savoir que le défilé aurait désormais lieu le 8 février, date de la fondation, en 1948, de l’armée nationale du Nord.
Sur la scène intérieure, cette parade devait montrer au peuple nord-coréen que si le Sud a un net ascendant économique, le Nord peut être fier de sa puissance militaire. Au monde extérieur, elle souligne le statut de puissance nucléaire que ne veut pas lui reconnaître la communauté internationale. Et rappelle que Pyongyang ne renonce en rien à ses attributs de défense.
Pour Washington et la droite sud-coréenne, la RPDC cherche ainsi à ouvrir une brèche dans l’alliance entre les Etats-Unis, dont le président Donald Trump campe sur une ligne dure, et la Corée du Sud où les critiques du président Moon Jae-in craignent qu’il ne rompe le front d’isolement du Nord. De fait, le gouvernement de M. Moon a demandé mercredi à l’ONU de faire une exception en autorisant le président de la Commission nationale d’orientation des sports nord-coréenne, Choe Hwi, à se rendre au Sud avec la délégation alors qu’il est sous le coup de sanctions du Conseil de sécurité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.
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JO 2018 : Coup de chaud sur les sports d’hiver

A la fin du siècle, le réchauffement climatique diminuera le nombre d’organisateurs potentiels des Jeux d’hiver, tandis que la fonte des glaciers complique déjà la préparation des skieurs.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 09h00
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Avec les vents polaires de Sibérie, qui réfrigèrent les corps déjà engourdis par les températures négatives de Pyeongchang, ce n’est pas en Corée du Sud que la menace du changement climatique sera ressentie le plus vivement. Pourtant, les sports d’hiver et leur vitrine, les Jeux olympiques, vivent déjà les effets d’un réchauffement qui menace leur terrain de jeu.

Les images du patinage artistique ou du hockey sur glace sur la patinoire à ciel ouvert du stade olympique de Chamonix, en 1924, relèvent du folklore. Depuis 1964, toutes les compétitions sur glace ont dû être mises sous cloche. Les Néerlandais ont renoncé à courir le mythique « Tour des 11 villes », course de patinage de vitesse traversant les canaux glacés et dont la dernière édition remonte à 1997.
Sans les progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C
Les Canadiens, ­biberonnés au hockey sur la mare gelée du fond du jardin, s’alarment de l’extinction de leurs patinoires naturelles. Une étude de l’université McGill de Montréal, publiée en 2013, établit que la saison des patinoires s’est raccourcie d’une, deux ou trois semaines, en fonction des régions, depuis un demi-siècle.
Les organisateurs des Jeux olympiques s’adaptent : la neige artificielle est utilisée depuis trente ans, les techniques de réfrigération permettent d’entretenir les patinoires, les pistes de bobsleigh et, depuis peu, les tremplins de saut à skis. Sans ces progrès technologiques, Vladimir Poutine n’aurait jamais pu situer « ses » Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, où la température moyenne fut de 10°C. Les organisateurs des JO 2014 revendiquaient une armée de 500 canons à neige et avaient stocké 450 000 mètres cubes hérités de l’hiver précédent.
Prise de conscience
En 2010, lors des JO de Vancouver marqués par des températures printanières, le président du Comité international olympique (CIO)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les ambitions du CIO se heurtent à la difficile internationalisation des disciplines, à l’absence de têtes d’affiches et à la répétition des scandales.
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Les JO d’hiver ont-ils atteint leur plafond de verre ?

Les ambitions du CIO se heurtent à la difficile internationalisation des disciplines, à l’absence de têtes d’affiches et à la répétition des scandales.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 08h27
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 08h28
    |

            Clément Guillou








                        


« Tu pars aux JO ? Ça commence quand ? C’est où ? » C’est un euphémisme : les Jeux olympiques d’hiver, particulièrement ceux de Pyeongchang, peinent à égaler dans l’imaginaire collectif leurs cousins d’été, hormis pour les populations vivant à moins de trente minutes des pistes de ski. C’est le cas en France mais aussi dans le monde entier, où l’événement passe inaperçu dans des zones entières : Afrique, Amérique latine, Asie du Sud, ces trois zones totalisant zéro médaille dans l’histoire des JO d’hiver.

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                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves



L’absence de neige et de glace sur une bonne partie du globe est la limite semble-t-il indépassable, de la popularité des JO d’hiver, et le ­Comité international olympique (CIO) ne peut faire plus que ce qu’il a déjà tenté : intégrer des sports acrobatiques où s’illustrent des nations sans culture des sports d’hiver, comme l’Australie, la Chine ou la Biélorussie. En 2014, à Sotchi (Russie), selon les calculs du site Slate, les douze pays les plus représentés comptaient pour 63 % des participants alors qu’ils ne représentaient que 12 % de la population mondiale.
Nouvelle audience chinoise
Pour faire croire à l’universalité de ses JO d’hiver, le CIO évoque les 220 pays diffuseurs : cela aide que les droits de retransmission des JO d’été soient souvent vendus en même temps. « Bien sûr, la moitié des pays ne pourront jamais accueillir les Jeux olympiques, mais les gens aiment les regarder là-bas. En termes d’intérêt télévisuel, les épreuves des Jeux d’hiver sont plus spectaculaires que celles des Jeux d’été », assure l’ancien vice-président du CIO, Dick Pound, artisan de l’explosion de la valeur marchande des Jeux dans les années 1980 et 1990.
Dans les pays forts de l’olympisme et des sports d’hiver, les JO conservent une réelle dynamique et les audiences en Chine sont devenues conséquentes. L’américain NBC va battre un nouveau record de revenus publicitaires à l’occasion de Pyeong­chang : avec 900 millions de dollars de publicités vendues sur tous les écrans, la chaîne améliore d’environ 10 % son score de Sotchi.
Les audiences s’effritent, mais le sport en direct est plus que ­jamais le nerf de la guerre pour les chaînes de télévision. « Depuis que nous avons séparé les Jeux olympiques en 1994, la valeur marketing et la popularité des Jeux d’hiver ont augmenté, poursuit Dick Pound, confirmé en cela par les chiffres. C’était plus difficile à vendre avant, lorsque les sponsors et les chaînes devaient concentrer toutes leurs dépenses la même année. »
Concurrence du Super Bowl et de la Ligue des champions
L’édition hivernale a toutefois le désavantage d’être mise en concurrence avec une forte actualité sportive : aux Etats-Unis, le Super Bowl, événement le plus médiatisé de l’année, précède toujours la cérémonie d’ouverture de quelques jours, et, en Europe, la Ligue des champions occupe le milieu des deux semaines olympiques avec ses huitièmes de finale.
Enfin, les Jeux d’hiver manquent cruellement de têtes d’affiche qui rayonnent au-delà du cercle des amateurs de sport, une lacune renforcée cette année par l’absence des stars de la NHL, la ligue de hockey nord-américaine.
« Le comité d’organisation sud-coréen n’a pas fait du bon boulot dans la promotion de ses Jeux, estime en outre Michael Payne, directeur du marketing et des droits télé du CIO de 1988 à 2004. A cause d’un mauvais marketing, d’une mauvaise communication et des dissensions entre Séoul et la province organisatrice (sur la répartition des coûts), la montée en puissance vers les Jeux n’a pas été ce qu’elle aurait dû être. »
L’aspect sportif a également été relégué au second plan par les négociations sur la participation de la Corée du Nord et le feuilleton du dopage organisé en Russie, qui rappelle que la triche concerne autant le ski et le patinage que l’athlétisme ou le cyclisme.
Après l’affaire d’échanges de voix des juges du patinage artistique aux Jeux de Salt Lake City (Etats-Unis, 2002) et la découverte de produits dopants dans les chalets des fondeurs et biathlètes autrichiens à Turin (Italie, 2006), ce sont trois éditions des JO d’hiver, sur les quatre dernières, qui ont été touchées par les scandales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’organisation des Jeux va permettre de poursuivre le développement de la province du Gangwon, au nord-est de la Corée du Sud, en dépit de plusieurs scandales.
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Les JO de Pyeongchang, entre espoir de revitalisation et malversations financières

L’organisation des Jeux va permettre de poursuivre le développement de la province du Gangwon, au nord-est de la Corée du Sud, en dépit de plusieurs scandales.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 12h05
    |

            Philippe Mesmer (Pyeongchang, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Après des années d’attente et de mobilisation, Pyeongchang va vivre son moment olympique, une fête réunissant près de 3 000 athlètes de 95 pays et attirant plus d’un million de spectateurs. La petite ville de la province rurale du Gangwon (nord-est), au cœur de la chaîne des Taebaek qui court du nord au sud de la péninsule de Corée, accueille dès le 9 février les Jeux d’hiver avec ses voisines de Gangneung, pour les épreuves sur glace, et de Jeongseon pour le ski alpin.

C’est l’aboutissement d’une ambition née dans les années 1990 et d’un lent processus compliqué par les soubresauts de l’histoire récente de la Corée du Sud.
Le Gangwon reste connu pour son sarrasin, sa viande de bœuf ou ses produits de la pêche. Son image pâtit pourtant d’un accès difficile et de sa proximité avec la Corée du Nord
La cérémonie d’ouverture, programmée dans un pentagone de 35 000 places construit pour l’occasion, sonne comme une revanche pour le Gangwon. Divisée au moment de la guerre de ­Corée (1950-1953), la province se trouve par la suite en marge du développement accéléré du sud de la péninsule, concentré sur l’axe Séoul-Busan, ignorant le sud-ouest et le nord-est. Cela essentiellement pour des raisons politiques, les dirigeants privilégiant la capitale et leurs régions d’origine du centre et du sud-est. Le président autoritaire Park Chung-hee (au pouvoir de 1961 à 1979) était originaire de Daegu (centre).
Le Gangwon reste connu pour son sarrasin, sa viande de bœuf ou ses produits de la pêche. Son image pâtit pourtant d’un accès difficile et de sa proximité avec la Corée du Nord, la zone démilitarisée étant à 80 kilomètres de distance. Dans les années 1990, soucieux de développer l’économie du Gangwon, le gouvernement mise sur les sports d’hiver, peu pratiqués en Corée du Sud. La province a des montagnes et un climat agréable.
Pyeongchang mène ainsi depuis des années une campagne « Happy 700 » car l’altitude de la station, 700 mètres, « est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit en France. Programme des épreuves, chances de médailles françaises et couverture en direct : vous pourrez alors compter sur nous.
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JO d’hiver 2018 : comment suivre la compétition sur LeMonde.fr et ailleurs

Compte tenu de huit heures de décalage avec la Corée du Sud, beaucoup d’épreuves auront lieu pendant la nuit en France. Programme des épreuves, chances de médailles françaises et couverture en direct : vous pourrez alors compter sur nous.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 09h47
   





                        



   


Les Jeux olympiques d’hiver se dérouleront à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février (et du 9 au 18 mars pour les Jeux paralympiques). Au total, 2 925 athlètes issus de 92 nations se mesureront dans 7 sports, et 15 disciplines. Cent deux titres olympiques seront distribués, un record. Vous pourrez suivre et commenter ces JO en direct avec la rédaction du Monde.fr Sport.
Le décalage horaire
Il faut compter huit heures de décalage horaire entre la France métropolitaine et Pyeongchang. Autrement dit, quand il est 10 heures en Corée du Sud, il est 2 heures… du matin à Paris.
Sur LeMonde.fr Sport
Nos envoyés spéciaux à Pyeongchang, Clément Guillou et Clément Martel, vous feront suivre la compétition et notamment les chances de médailles françaises, vue des zones mixtes et des coulisses, avec des reportages, des analyses et des billets décalés sur le blog Pyeongchang, comme ça se prononce.
A partir du 11 février, Le Monde. fr Sport tiendra un direct quotidien, dit « direct des nuits blanches », dès 1 heure du matin, heure de Paris, pour suivre et commenter les épreuves de la nuit.
Au programme, pour les plus motivés et les insomniaques : le ski alpin, le patinage artistique, le ski acrobatique, le ski de fond, le snowboard, le hockey sur glace et le combiné nordique.
Aux environs de 11 heures, pour les dormeurs et ceux qui ne peuvent se permettre des nuits blanches, un deuxième direct, dit « direct du second souffle », suivra le biathlon, le saut à ski, le patinage de vitesse et le triptyque de sports de descente extrêmement rapides (la luge, le skeleton et le bobsleigh).

        JO d’hiver 2018 :
         

          le programme complet des épreuves



A la télévision
France Télévisions diffusera en exclusivité les épreuves sur France 2, France 3 et France 4. Début de la retransmission à 1 heure du matin, avec deux cents heures de direct, trois cents heures de retransmissions et, en tout, huit cents heures à regarder en ligne sur le site FranceTVSport.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Les coups d’envoi de quatre rencontres en double mixte ont été donnés à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, qui aura lieu vendredi à 20 heures.
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JO d’hiver 2018 : les compétitions commencent par le curling

Les coups d’envoi de quatre rencontres en double mixte ont été donnés à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, qui aura lieu vendredi à 20 heures.



Le Monde
 |    08.02.2018 à 04h06
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 15h48
   





                        



   


Les premières compétitions officielles des Jeux olympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang ont débuté, jeudi 8 février, en Corée du Sud, comme prévu, à la veille de la cérémonie d’ouverture. Les coups d’envoi de quatre rencontres de curling double mixte ont été donnés simultanément à 9 h 05 (heure locale) au Centre de curling de Gangneung, la ville côtière qui accueille les épreuves de glace des Jeux. Etats-Unis - « Athlètes olympiques de Russie », Canada-Norvège, Corée du Sud-Finlande, Chine-Suisse sont les quatre premières affiches au programme et comptent pour la phase de groupes du tournoi de curling.

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                JO d’hiver 2018 : le programme complet des épreuves



L’ouverture officielle des JO 2018 est programmée vendredi à 20 heures, avec la cérémonie et le défilé des athlètes qui se tiendront au stade olympique de Pyeongchang, dans la zone montagneuse à une cinquantaine de kilomètres de Gangneung. Cent deux titres dans sept sports et quinze disciplines vont être décernés au cours de ces Jeux, qui doivent se dérouler officiellement du 9 au 25 février. Plus de 2 900 sportifs, venant de 92 pays, nations ou délégations, y participent.
« Jeux de la paix »
La Corée du Nord, qui avait boycotté les Jeux de Séoul en 1988 chez son voisin du sud, avec lequel elle est toujours officiellement en guerre, a, cette fois, décidé de participer au rendez-vous, envoyant 22 représentants. Ces « Jeux de la paix », comme ils ont été présentés par la Corée du Sud, ont permis depuis un mois un rapprochement spectaculaire entre les deux pays.
Vendredi, leurs sportifs défileront ensemble sous le drapeau de l’unification coréenne, une silhouette bleu pâle de la péninsule sur fond blanc. Et, durant la compétition, l’épreuve de hockey dames sera disputée par une seule équipe composée de sportives venues du Nord et du Sud.
La Russie, en revanche, n’est pas la bienvenue à ces JO, bannie en raison du scandale de dopage institutionnalisé qui a été révélé ces deux dernières années.
Cela n’empêche pas des sportifs russes, réunis sous la dénomination « Athlètes olympiques de Russie » (OAR), d’avoir été invités par le Comité international olympique. Jugés suffisamment « propres » par l’instance, ils défileront donc sous la bannière olympique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après deux revers de suite en championnat, Lyon a bien réagi mercredi en s’imposant sur la pelouse de Montpellier (2-1) et se qualifie pour les quarts de finale de la Coupe de France pour la première fois depuis 2012.
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Coupe de France : Lyon se qualifie pour les quarts

Après deux revers de suite en championnat, Lyon a bien réagi mercredi en s’imposant sur la pelouse de Montpellier (2-1) et se qualifie pour les quarts de finale de la Coupe de France pour la première fois depuis 2012.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 23h36
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 07h03
   





                        



   


Lyon, ébranlé par deux défaites consécutives en Ligue 1, s’est bien repris en Coupe de France en se qualifiant pour les quarts de finale, mercredi 7 février, à Montpellier (2-1). Une affaire rondement menée pour les Gones qui ont su faire la différence en première période, Maxwel Cornet (13e) et Nabil Fekir (27e s.p.) répondant à Jordan Ikone (22e).
L’équipe de Bruno Genesio a surmonté les deux échecs concédés en championnat à Bordeaux (3-1) et surtout dimanche à Monaco (3-2), qui ont freiné son élan dans la course à la Ligue des champions et l’ont rétrogradé à la 4e place.
Dans une équipe remaniée, mais avec son épine dorsale conservée, l’OL a pris sa revanche sur Montpellier qui l’avait éliminé en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue mi-décembre (4-1).
En renouant avec la victoire à l’extérieur, Lyon a quelque peu éteint les doutes mais devra confirmer dimanche pour la réception de Rennes.
Montpellier chute encore
Une semaine après son élimination en demi-finales de la Coupe de la Ligue à Monaco (2-0), Montpellier chute en Coupe de France, trophée vénéré par son ancien président Louis Nicollin, décédé en juin. Il va devoir se concentrer sur le seul championnat où il peut aspirer à une qualification européenne.
Avec une équipe remaniée et une organisation corrigée avec Nabil Fekir en numéro 10, Lyon a très vite trouvé des espaces dans le dos de la défense du MHSC, plombée par plusieurs erreurs individuelles. Le jeune attaquant ivoirien Maxwel Cornet, repositionné en avant-centre, exploitait un parfait service de Bertrand Traoré pour tromper le gardien Benjamin Lecomte, coupable d’une erreur de jugement (13).
Un quart d’heure plus tard, l’attaquant international Nabil Fekir provoquait une faute de Pedro Mendes, bénéficiait d’un pénalty, faisant écho au coup de gueule de son entraîneur Genesio et le transformait pour redonner l’avantage à son équipe.
Si Fekir offrait une balle de break à Depay juste avant la pause (44), la défense lyonnaise avait dans le même temps laisser beaucoup de champ à l’entreprenante équipe de Der Zakarian. Outre l’égalisation de l’attaquant Jonathan Ikoné (22), elle obligeait Mouctar Diakhaby à un sauvetage (32) et Anthony Lopes à un arrêt sur un tir de Sambia (42).
En seconde période, un arrêt réflexe de Lopes sur un tir de Casimir Ninga (61) et sur une frappe de Nordi Mukiele (81) sauvait une fois encore la défense de l’OL, le signe d’une équipe encore fragile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’alpiniste française s’est dite persuadée qu’« on aurait pu sauver Tomek », son compagnon de cordée polonais, resté sur les flancs de la « montagne tueuse » pakistanaise.
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Elisabeth Revol en « colère » contre la lenteur des secours sur le Nanga Parbat

L’alpiniste française s’est dite persuadée qu’« on aurait pu sauver Tomek », son compagnon de cordée polonais, resté sur les flancs de la « montagne tueuse » pakistanaise.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 19h45
 • Mis à jour le
08.02.2018 à 17h28
   





                        



   


Elle en reste persuadée, « on aurait pu sauver Tomek ». L’alpiniste française Elisabeth Revol a exprimé, mercredi 7 février à Chamonix, sa « colère » contre la lenteur des secours, qui n’a pas permis de sauver son compagnon de cordée polonais, Tomasz Mackiewicz, mort au Nanga Parbat.
Dix jours après son sauvetage in extremis par une équipe d’himalayistes polonais, la rescapée de la « montagne tueuse » pakistanaise, qui culmine à 8 126 m, a affirmé que des secours « pris à temps et organisés » auraient pu permettre aux deux aventuriers de rentrer sains et saufs de leur expédition. Dans l’Himalaya, et a fortiori en hiver, « le temps est précieux », « c’est une course contre la montre » une fois qu’a été lancé le message de détresse, a rappelé l’alpiniste de 37 ans, les traits tirés.

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« “On the table”, en cash »
Le soir du 25 janvier, à 23 h 10, heure pakistanaise, Elisabeth Revol avait envoyé un SOS à son ami et routeur Ludovic Giambiasi, à son mari, Jean-Christophe, et à la femme de Tomek, Anna. Une centaine de messages ont été échangés — et certains perdus en route — avant que l’appareil GPS de la Française ne s’éteigne.
L’alpiniste n’a finalement été tenue au courant que de l’essentiel, des consignes à suivre en fonction de son état et de la progression des secours. Des secours qui ont rencontré « des freins et des problèmes », a déploré Ludovic Giambiasi, qui a coordonné les bonnes volontés de Gap. Parmi les plus regrettables, selon lui, il y a eu des « mensonges de certains Pakistanais » s’agissant de la « disponibilité, de la réservation et des capacités des hélicoptères » à monter ou non chercher Tomek à plus de 7 000 m d’altitude, puis à chercher Elisabeth Revol, descendue par ses propres moyens jusqu’à 6 300 m.
Sans compter la surenchère sur les prix, « partis de 15 000 dollars et montés à 40 000 » pour finalement être exigés « “on the table”, en cash sur la table », a dénoncé M. Giambiasi. L’ambassade de France, investie dans la partie diplomatique, n’avait pas de liquide dans son coffre, celle de Pologne, si (30 000 dollars). « Le reste, ce sont ses employés qui l’ont donné », a raconté Masha Gordon, alpiniste russo-britannique.
Masha Gordon, qui a organisé le financement participatif en ligne de l’opération de sauvetage, sur la plateforme « GoFundMe », a recensé 24 000 partages de l’appel sur Facebook, pour 157 000 euros collectés. Une fois remboursée la part avancée par la France (32 000 euros), les Polonais offrent leur participation (43 000 euros) — le reliquat de 130 000 euros ira aux trois enfants de Tomek, âgés de 7, 8 et 9 ans.

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« Profonde gratitude »
Sa veuve, Anna Antonina Solska, intervenue par téléphone devant la presse, a de nouveau exprimé à Elisabeth Revol sa « profonde gratitude » pour avoir guidé son mari jusqu’à la crevasse où elle l’a laissé à l’abri, persuadée qu’un hélicoptère viendrait le chercher. « J’espère que tu te sentiras mieux bientôt », lui a-t-elle dit.
Mais outre ses séquelles physiques, l’alpiniste française reconnaît que « dans la tête, ce n’est pas simple ». Elle s’en veut de ne pas avoir « insisté » pour que Tomek mette ses lunettes dans l’ascension finale, convaincue que sa cécité survenue au sommet a tout déclenché « en cascade ». Mais pour le docteur Frédéric Champly, spécialiste des pathologies de très haute altitude, le Polonais a sans doute outrepassé ses capacités d’acclimatation et est « très probablement mort » d’un œdème pulmonaire, contre lequel Elisabeth Revol ne pouvait rien.

« Ça s’est fait comme ça »
L’alpiniste est toujours soignée intensivement à l’hôpital de Sallanches (Haute-Savoie) pour tenter d’éviter une amputation, notamment de son pied gauche, le plus atteint par les engelures.
La semaine passée, elle avait déjà raconté dans son lit d’hôpital sa « fuite vers le bas ». L’alpiniste avait relaté comment elle avait dû abandonner son compagnon, gravement atteint par le froid, en étant persuadée que les secours pourraient venir le chercher.
« On m’a dit : “Si tu descends à 6 000 m, on peut te récupérer et on peut récupérer Tomek à 7 200 m” (en hélicoptère). Ça s’est fait comme ça. Ce n’est pas une décision que j’ai choisie, mais qui m’a été imposée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Située au large des côtes écossaises, une île inhabitée fournit pour le monde entier le granit permettant la fabrication de la pierre de curling.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ « Finir autrement », c’est l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant chez les Hammers. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là.
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Football : viré de Marseille pour un coup de pied contre un fan, Patrice Evra veut rebondir à West Ham

« Finir autrement », c’est l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant chez les Hammers. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h23
   





                        



   


Après le coup de pied, le pied de nez. Dans une vidéo dont il a le secret, Patrice Evra avait promis de « revenir plus fort que jamais », en tractant un 4 x 4 sous le soleil de Dubaï. Après son coup de pied spectaculaire contre un supporter et son départ de l’Olympique de Marseille, le latéral gauche de 36 ans tente une énième aventure à West Ham, où il a officiellement signé mercredi 7 février.
Le défenseur s’est engagé jusqu’en juin 2018 avec les Hammers. Un sacré pari pour le club anglais, compte tenu des dernières prestations de l’ancien international français, que ce soit sur le terrain ou en dehors.

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Pétage de plomb
Car c’est bien un « geste irréparable » de Patrice Evra qui a conduit l’Olympique de Marseille à résilier son contrat. Le 2 novembre, avant un match d’Europa League chez les Portugais de Guimaraes, Patrice Evra lance un coup de pied haut contre un fan. Un geste qui lui avait valu un départ immédiat du club et une sanction de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Cette dernière avait décidé une suspension de toutes compétitions européennes jusqu’au 30 juin 2018 et une amende de 10 000 euros.
« Rien, dans le fond et surtout dans la forme, ne justifiait un tel dérapage, surtout de la part d’un joueur cadre aussi expérimenté qui doit inspirer les plus jeunes », écrivait alors l’OM. Le club phocéen avait également condamné les « provocations indignes d’une poignée d’individus » qui avaient insulté Evra avant la rencontre, jusqu’à son fameux pétage de plombs et son carton rouge direct. Un coup de pied qui n’était pas sans rappeler celui d’un autre fort caractère du football français, Eric Cantona en 1995 avec Manchester United.

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« I love this game »
A West Ham, 12e de Premier League, Patrice Evra va retrouver l’entraîneur David Moyes, qu’il avait fréquenté lors de sa dernière saison à Manchester United en 2013-2014. C’est qu’avec ses déclarations-chocs à répétition et ses vidéos humoristiques sur son compte instagram, Patrice Evra a fini par faire oublier le joueur qu’il a été.
Il est pourtant passé par les plus grands clubs comme Manchester United et la Juventus Turin et compte 81 sélections en équipe de France, où il fut toujours considéré comme un poids lourd de la sélection. Même une fois privé du brassard de capitaine, après le calamiteux Mondial 2010 et la grève des joueurs de Knysna.
« On a passé cinq années très belles ensemble en équipe de France, ça a toujours été un leader », disait de lui l’attaquant des Bleus Olivier Giroud après l’affaire du coup de pied. « Il a gagné de nombreux titres, c’est un grand joueur. J’espère qu’il pourra rebondir, retrouver du bonheur et finir autrement. »
« Finir autrement », c’est justement l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant à West Ham. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là, fidèle à la phrase qu’il répète comme un mantra sur les réseaux sociaux : « I love this game. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les XXIIIe Jeux olympiques d’hiver, qui se déroulent du 9 au 25 février 2018 à Pyeongchang, verront l’attribution d’au moins 306 médailles.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le meeting en salle de Paris est l’occasion de suivre les finales du 60 m, où l’Ivoirienne Marie-Josée Talou et le Français Christophe Lemaitre seront en tête d’affiche.
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Athlétisme : les ambitions retrouvées de Lemaitre

Le meeting en salle de Paris est l’occasion de suivre les finales du 60 m, où l’Ivoirienne Marie-Josée Talou et le Français Christophe Lemaitre seront en tête d’affiche.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Paris est sous la neige mais les athlètes du meeting de Paris seront à l’abri, puisqu’ils ont rendez-vous mercredi 7 février à l’ancien Palais omnisports de Paris-Bercy. Si le champion du monde du décathlon, le Français Kévin Mayer, s’aligne sur un triathlon (lancer de poids, saut en longueur et 60 m haies), la soirée de deux heures se clôturera avec les deux finales du 60 m féminin et masculin.
L’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou, double vice-championne du monde du 100 et du 200 mètres, et le Français, Christophe Lemaitre, revenu sur le devant de la scène par la grâce d’une médaille de bronze aux JO de Rio, en seront les principales têtes d’affiche. Le Monde les a rencontrés la veille du meeting.
Lemaitre prépare les championnats d’Europe
Christophe Lemaitre est-il en train de rajeunir ? Le 3 février dernier, il s’est imposé sur le 60 m du meeting de Mondeville en 6 s 57, soit à seulement deux centièmes de son record personnel réalisé en 2010. Pourtant, le médaillé olympique du 200 m à Rio en 2016 n’est pas étonné par sa belle performance : « Ce n’est pas tant surprenant que ça. Je sais que je suis capable de ce genre de chrono. J’ai eu une préparation sans pépins avec de très bonnes sensations. » 
Encore plus que le résultat qui l’a vu dominer son rival Jimmy Vicaut, c’est surtout la manière qui rend le grand blond optimiste. « Le 60 m n’est pas ma spécialité, car cela demande une mise en route immédiate et peu de fautes techniques. A Mondeville, j’ai réussi à mettre en place ma technique », dit, satisfait, celui qui achèvera sa courte saison hivernale lors des championnats de France, à Liévin (17 et 18 février).
« Je reste moi-même et les gens aiment ça »
Car le Haut-Savoyard est déjà entièrement tourné vers son objectif principal, les championnats d’Europe de Berlin (7 au 12 août). Huit ans après son éclosion détonante à Barcelone, où il avait raflé les trois titres des courses sur lesquelles il s’alignait, Lemaitre, « boosté moralement par Rio », a retrouvé la même ambition : « Je veux aller chercher une médaille sur 100, 200 et 4 × 100 m. Si possible en or. Au vu de la grosse concurrence, il faudra être vraiment à un bon niveau et éviter les blessures. J’essaie d’être à l’écoute de mon corps… »
Sprinteur précoce, sur les podiums internationaux à l’âge de 20 ans, longtemps réservé et peu à l’aise dans sa communication, Christophe Lemaitre savoure son statut de chouchou du public. « Je ressens la reconnaissance et le soutien du public. Mes performances m’ont fait connaître, mais ce que les gens regardent aussi c’est ma personnalité. Je ne cours pas après la popularité. Je reste moi-même et on aime ça. C’est cool ! », livre l’athlète de 27 ans, plus épanoui que jamais.
Une nouvelle victoire à Paris, ainsi qu’une bonne performance lors des championnats de France, serait un bon indicateur d’une future saison estivale réussie : « Lors de mes grandes années, en 2010, 2011 et 2012, quand j’étais bon en salle, je l’étais aussi généralement sur 100 et 200 m… »
Ta Lou, en quête d’un nouveau départ

   


Longtemps restée dans l’ombre de sa compatriote Murielle Ahouré, double médaillée d’argent mondiale en 2013, Marie-José Ta Lou a atteint sa maturité sportive sur le tard. A Rio, elle échouait par deux fois au pied du podium. A Londres cet été, elle imitait la performance réalisée par Ahouré quatre ans plus tôt à Moscou.
Au moment où les footballeurs ivoiriens sont en pleine déconfiture, élimination au premier tour de la dernière CAN et sortis sans gloire des qualifications au Mondial 2018, ses belles médailles ont changé son statut au pays. « Je ne me considère pas comme une star, mais c’est quand même un gros truc : “Ah, c’est elle qui a été vice-championne et qui a raté l’or de peu.” Les gens ont beaucoup misé sur le foot et ils ont eu beaucoup de déceptions. Ils ont vu qu’avec peu de moyens, on arrive à faire de belles choses, déclare la sprinteuse de 29 ans. C’est quand même extraordinaire de voir des personnes qui te soutiennent, prennent des photos et te disent qu’elles vont prier pour toi. »
« J’ai toujours été rapide »
Originaire du quartier de Koumassi, à Abidjan, la jeune femme a commencé par le football, qu’elle pratiquait avec les garçons. Elle n’est venue à l’athlétisme que sur le tard, à l’âge de 17 ans, après qu’un de ses camarades de classe, fils de son premier entraîneur, l’a entraînée à une détection : « Je voulais me démarquer des autres filles en jouant au foot, mais j’ai toujours été rapide et j’aimais courir. Si j’avais connu l’athlétisme plus tôt, aujourd’hui je serais une athlète encore plus grande. Disons que je serais connue depuis fort longtemps. »
Pas réputée pour être une coureuse de 60 m, Marie-Josée Ta Lou vise les championnats d’Afrique, en août, au Nigeria. Mais les meetings indoor, dont celui de Paris, sont une belle répétition pour corriger l’un de ses points faibles : le départ. « J’ai une marge de progression en ce domaine. Je ressens trop le stress du faux départ, qui est directement éliminatoire. C’est dans la tête et je le travaille avec mon coach », confie la championne ivoirienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Depuis 2002, c’est la quatrième fois qu’une équipe de pom-pom girls passe la frontière de la dictature nord-coréenne. Un encadrement sévère assure le retour au pays de ces jeunes supportrices.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La Volvo Ocean Race repart mercredi de Hongkong après deux étapes chinoises. L’intérêt récent de la Chine pour la voile est une aubaine pour ce sport en perte de vitesse.
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Voile : la course au large fait les yeux doux à la Chine

La Volvo Ocean Race repart mercredi de Hongkong après deux étapes chinoises. L’intérêt récent de la Chine pour la voile est une aubaine pour ce sport en perte de vitesse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h39
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        


A la fin de janvier, Hongkong a accueilli pour la première fois la plus célèbre course à la voile autour du monde en équipage, la Volvo Ocean Race. Les huit monocoques de 65 pieds monotypes qui sont arrivés de Melbourne et sont repartis vers Auckland mercredi 7 février, ont fait un « détour » de 12 000 miles nautiques (22 000 kilomètres) pour effectuer deux étapes chinoises, à Hongkong et Canton, signe de l’importance qu’est en train de prendre la Chine dans la voile.
L’ordre d’arrivée à Hongkong n’aurait pas pu mieux tomber : le bateau de Hongkong, Scallywag, est arrivé premier et son concurrent chinois, Dongfeng, deuxième. « On a reçu 15 000 jeunes sur le village de la Volvo. Nous travaillons avec la Fédération de voile de Hongkong pour offrir à des enfants défavorisés des initiations à la voile », explique le propriétaire du défi Scallywag, le milliardaire hongkongais Lee Seng Huang, qui voudrait que le gouvernement de Hongkong soutienne davantage la voile. Cette activité y a longtemps été pratiquée, d’abord et avant tout par les Britanniques, et reste un sport d’élite.

Scallywag n’a d’ailleurs de hongkongais que le drapeau et le financement, puisque l’équipage ne compte pas un seul Chinois, ce qui explique sa faible popularité locale. A bord de Dongfeng, en revanche, trois équipiers chinois se relaient sur deux postes. La formation et l’intégration de ces talents chinois est au cœur d’un programme démarré depuis plusieurs années par le chef d’équipe Bruno Dubois, dont l’ambition est de former, à terme, un équipage entièrement chinois.
Au village d’étape de la course, les visiteurs encore peu familiers de la course au large ont découvert sur grand écran les images époustouflantes de ces aventures qui poussent l’être humain à ses limites. L’étape effectuée au moteur jusqu’à Canton, où a eu lieu une régate de démonstration le 3 février, a constitué un autre exercice de relations publiques voulu par l’organisateur Volvo, marque 100 % chinoise depuis son rachat par Geely, en 2010.
« Participer au développement de la voile en Chine, c’est en fait soutenir notre sport. La voile baisse partout, sauf ici où c’est en plein essor », estime Charles Caudrelier, le skippeur français de Dongfeng, vainqueur de la solitaire du Figaro, de deux transats Jacques-Vabre et de la Volvo Race 2012.
« Ils savaient à peine hisser la grand-voile »
De l’autre côté de Victoria Harbour, alors que le thermomètre est tombé en dessous de 12 degrés Celsius et que tout Hongkong grelotte, le grand homme un peu courbé qui arrive au prestigieux Royal Hongkong Yacht Club, serviette éponge blanche roulée autour du cou comme à son habitude, est l’un des piliers de la voile dans la région : Frank Pong Fai a découvert la voile en 1975, en Malaisie. Depuis, il a dépensé dans la fibre de carbone et le Kevlar une partie de sa fortune, faite dans l’acier. Ses splendides maxis se repèrent de loin sur la ligne d’horizon de la mer de Chine du Sud. Ils ont aussi servi à former des dizaines de jeunes aspirants marins.
Pour lui, les débuts de la Chine en voile remontent à la première participation d’un équipage chinois à une régate thaïlandaise réputée, la King’s Cup, en 2005 : « Leur défi s’appelait Blue-Juice et ils voulaient bien sûr gagner. Mais franchement, ils savaient à peine hisser la grand-voile ! » Frank Pong prit alors sous son aile deux riches industriels, Qiu Jianmin et Wu Yi, qui étaient venus voir l’événement avec une forte envie d’apprendre.
Il leur conseilla l’achat d’un 42 pieds en France. Les entraînements commencèrent à Shenzhen, tout près de Hongkong, et la passion devint vite contagieuse. Deux ans plus tard, Shenzhen accueillait sa première China Cup et la Chine parvenait à mettre vingt bateaux sur la ligne de départ, soit un tiers de la flotte. La onzième édition, en 2017, a attiré plus de 1 500 marins de quarante nationalités, sous le patronage de la Coupe de l’America, prêtée spécialement par ses gardiens actuels, Emirates Team New Zealand.

   


Quant à celui qui était le skippeur de Blue-Juice en 2005, il n’était en fait pas si mauvais que cela. Il s’agit de Wang Bin, à l’époque vice-président de l’énorme entreprise Sina.com, initié à la voile par le Français Luc Mery. Depuis, Wang Bin a fait le tour du monde à bord de son 82 pieds et a aussi embarqué une partie de l’équipage franco-chinois de Dongfeng pour la course Sydney-Hobart en 2016.
Aujourd’hui, la Chine organise une centaine d’événements nautiques par an. La fréquence des événements s’est accélérée à partir du milieu des années 2000 et autour des Jeux olympiques de 2008, organisés à Qingdao pour les épreuves nautiques. Création de structures, formation des athlètes… « Là, ils ont compris qu’il fallait s’y mettre », commente Thierry Barot, qui prit en charge le premier défi chinois dans la Coupe de l’America, en 2007.
Tabarly chinois
Là encore, ce fut d’abord du bricolage, avec une seule course gagnée à Valence (Espagne), à la suite d’une avarie d’Oracle. Mais peu importe. L’arrivée de la Chine dans la voile est une excellente nouvelle pour le secteur, qui y voit non seulement une pépinière de talents, mais aussi une manne de sponsors potentiels. Preuve en est, l’entorse flagrante faite au règlement de la Coupe de l’America pour accueillir coûte que coûte et en dernière minute le défi chinois.
« Ce qu’il faut à présent, c’est que des jeunes Chinois inspirent la prochaine génération, comme nous, les Français, avons tous été inspirés par des marins qui ont dix ans de plus que nous, assure Charles Caudrelier. On a la chance d’avoir à bord trois marins chinois qui sont exceptionnels. Il y en sûrement quelques autres. »

« Quand j’étais petit, je voyais les photos de mon oncle et de ma tante qui étaient champions de 470, cela me faisait rêver », confirme un des équipiers de Dongfeng, Xue Liu, à la fin d’une régate d’entraînement dans le port de Hongkong, avec des étoiles dans les yeux.
Les héros de la voile chinoise se comptent sur les doigts d’une main : Guo Chuan, premier – et seul à ce jour – marin chinois à avoir effectué le tour du monde en solitaire, en 2013 (à bord de l’ancien trimaran de Francis Joyon), a disparu en mer en 2016 ; la véliplanchiste Yin Jian est devenue la première championne olympique chinoise en voile en 2008 ; Xu Li Jia a été médaillée de bronze en Laser en 2008 puis championne olympique en 2012… Elle aurait, dit-on, le potentiel pour diriger un défi pour la Coupe de l’America.
En matière de course au large, une demi-douzaine de noms circulents, mais tous les espoirs se portent sur Chen Jinhao. Déterminé et hyperdoué, ce beau gosse de 25 ans a tout pour devenir le Tabarly chinois. « Je le vois bien devenir un jour le premier skippeur chinois d’une Volvo Race », commente Charles Caudrelier.



                            


                        

                        

