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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Maria Sjöberg et Manuelle Blanc expliquent comment le vingt-septième film du cinéaste lui a permis de sortir d’une crise profonde (sur Arte à 22 h 50).
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TV – « Persona, le film qui a sauvé Ingmar Bergman »

Notre choix du soir. Maria Sjöberg et Manuelle Blanc expliquent comment le vingt-septième film du cinéaste lui a permis de sortir d’une crise profonde (sur Arte à 22 h 50).



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 18h26
    |

            Véronique Cauhapé








                        


Documentaire sur Arte à 22 h 50



Avec Persona, son vingt-septième long-métrage, Ingmar Bergman dira avoir « touché des secrets sans nom que seul le cinéma peut découvrir ». Il confiera aussi s’être enfin émancipé du besoin de « prendre des gants avec le public », liberté dont il usera pour inventer une forme moderne de son art. Enfin, Persona demeurera le film qui l’a sauvé, comme s’applique à nous le raconter le documentaire de Maria Sjöberg, à travers des témoignages de proches mais aussi des entretiens et des écrits du cinéaste lui-même.
Considéré comme un des plus grands films du cinéma, Persona est né d’un chaos. Celui d’un cinéaste qui, en 1965, alors qu’il est au sommet de sa gloire, se met à douter au point d’estimer qu’il ne sera plus capable de tourner. Hospitalisé, en avril et en mai, sujet à des vertiges, Ingmar Bergman choisit de se taire. La seule vérité possible, juge-t-il, se trouvant dans le silence. « Que puis-je dire moi, avec mes tours de clown quand le monde brûle ? » Que peut dire un artiste face à la guerre du Vietnam ? « Je ne sais plus quoi faire de ces images », écrit alors le cinéaste dans son journal.
Un champ infini de liberté
Le hasard d’une rencontre va tout changer. Agir comme le baiser du prince à la Belle au bois dormant. Lors d’une sortie, Bergman croise Bibi Andersson. Dans les années 1950, ils ont été amants. Avec elle, il a tourné Sourires d’une nuit d’été (1955), Le Septième Sceau (1956), Les Fraises sauvages (1957), Au seuil de la vie (1958), Le Visage (1958), L’Œil du diable (1959). Dans la rue, ce jour-là, elle est avec une amie, l’actrice Liv Ullmann. Le cinéaste est frappé par la ressemblance des deux femmes. « J’ai regagné l’hôpital, toujours avec des vertiges », explique-t-il. Avec des vertiges et une image : celle de deux femmes assises côte à côte, comparant leurs mains.
Les jours suivants, l’image lui revient à l’esprit régulièrement, accompagnée d’une sensation acoustique. Bergman est toujours parti d’une idée. Le déclic s’est produit. Il se met à écrire, de nouveau, chaque matin durant plusieurs heures. Au bout de six à huit semaines, il a un scénario, Persona, dont le titre fait référence au masque que portaient les acteurs de tragédie antique. Le film met en scène une actrice, Elisabeth Vogler (Liv Ullmann), qui, ayant perdu l’usage de la parole, est envoyée en convalescence sur une île avec une infirmière, Alma (Bibi Andersson). Deux femmes – l’une ne cessant de parler pour faire sortir l’autre de son mutisme –, dont les visages finissent par se réunir en un seul. Le masque social et le subconscient réconciliés.

   


L’île de Farö, en Suède, où se tourne le film, offre à Bergman un cadre aride et sans couleurs, à l’image de son paysage intérieur. L’île offre aussi au cinéaste un huis clos qui, loin de l’enfermer, lui ouvre un champ infini de liberté. Recentré sur ses actrices, loin du monde, il pousse l’imagination créatrice à un point qu’il ne s’est encore jamais autorisé.
Le documentaire de Maria Sjöberg donne autant à voir et à entendre. De ce dialogue entre les images (du film et de son tournage) et la parole (de l’actrice Liv Ullmann, du cinéaste Arnaud Desplechin, du scénariste et réalisateur N.T. Binh, de la réalisatrice et scénariste Suzanne Osten, du directeur de la photographie Darius Khondji) naît un film passionnant, intelligent et sensible.
Persona, le film qui a sauvé Ingmar Bergman, de Maria Sjöberg, réalisé par Manuelle Blanc (Fr., 2017, 55 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. Un documentaire de 1990 rappelle la vie de la grande vedette de Hollywood, victime, pas encore septuagénaire, de la maladie d’Alzheimer (sur OCS à la demande).
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TV – « Rita Hayworth : Dancing into the Dream »

A voir aussi ce soir. Un documentaire de 1990 rappelle la vie de la grande vedette de Hollywood, victime, pas encore septuagénaire, de la maladie d’Alzheimer (sur OCS à la demande).



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h30
    |

            Renaud Machart








                        


Documentaire sur OCS à la demande

Plus qu’à sa carrière cinématographique (61 films, entre 1926 et 1972), c’est à la vie, passablement malheureuse, de Rita Hayworth (1918-1987) que se voue ce documentaire de 1990 – illustré, hélas, d’une épouvantable musique sur synthétiseur.
Margarita Carmen Cansino – son vrai nom – est une enfant de la balle, travaillant très jeune sous la houlette de parents danseurs (père espagnol, mère américaine) dont les shows proposaient des espagnolades chorégraphiques.
Gentillesse sans façon
Elle débute sous le nom de Rita Cansino, mais ce patronyme sonnant « tropexotique », son agent le lui fait changer en 1937, après quelques premiers films : naît alors la légendaire Rita Hayworth (le nom de jeune fille de sa mère).
Tous les témoins (Kim Novak, Glenn Ford, Jack Lemon, etc.) qui s’expriment dans ce documentaire émouvant insistent sur la gentillesse sans façon de cette femme qui, pourtant, deviendra une très grande vedette et l’égérie façon pin-up de tant d’hommes, et de soldats, pendant la guerre.
Elle se mariera cinq fois : cinq échecs. Se réfugiant volontiers dans l’alcool, l’actrice sera diagnostiquée, en 1980, comme souffrant de la maladie d’Alzheimer, à laquelle elle succombera, pas encore septuagénaire. Mais déjà, en 1972, pour son dernier film, The Wrath of God (La Colère de Dieu), de Ralph ­Nelson,il fallait écrire ses répliques sur de grands cartons, raconte son ­partenaire Frank ­Langella.

   


Le chorégraphe Hermes Pan rappelle une chose qui est peu sue : Rita Hayworth était la partenaire préférée de Fred Astaire. La scène de You’ll Never Get Rich (L’amour vient en dansant, 1941), de Sidney Lanfield, l’un des deux films qu’ils ont tournés ensemble, est une merveille.
Ce numéro de claquettes montre un Astaire comme toujours d’une extraordinaire élégance – l’idéale alliance de la nonchalance, de la précision et du maintien – et une Hayworth tonique, fraîche et irrésistible.
Ce qui rend d’autant plus cruelles les images de la terrible fin de vie de l’actrice – que commente avec pudeur et tristesse sa fille, la princesse Yasmin Aga Khan, qu’elle eut en 1949 avec le prince Ali Khan –, quand Rita Hayworth avait perdu tout lien avec le réel.
Rita Hayworth : Dancing intothe Dream, d’Arthur Barron (Etats-Unis, 1990, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ RÉSONANCE. Alors que certaines écoles publiques catalanes ont proscrit les livres en castillan, l’historienne Valérie Théis rappelle que c’est grâce à ses riches bibliothèques que la région a rayonné au Moyen-Age.
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C’est ainsi que la Catalogne fut grande

RÉSONANCE. Alors que certaines écoles publiques catalanes ont proscrit les livres en castillan, l’historienne Valérie Théis rappelle que c’est grâce à ses riches bibliothèques que la région a rayonné au Moyen-Age.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h57
   





                        



                                


                            
Par Valérie Theis, historienne
Ne pas avoir vécu au Moyen Age est plutôt une chance. Pourtant, le quotidien nous donne régulièrement l’occasion d’observer des ­comportements relevant d’une fermeture d’esprit qui aurait été impensable à cette époque. Dans un article du Monde daté du 24 octobre 2017, on apprenait ainsi que certaines écoles publiques catalanes ne proposaient plus aucun livre en castillan dans les rayons de leurs ­bibliothèques. A cette lecture, je ne pus m’empêcher de penser à la bibliothèque de l’abbaye catalane de Ripoll qui, au Xe siècle, avait attiré Gerbert, moine de l’abbaye Saint-Géraud d’Aurillac.
Repéré par son abbé comme l’un de ses plus brillants ­élèves dans le domaine des lettres, Gerbert souhaitait poursuivre son apprentissage dans celui des sciences, mais la bibliothèque de son abbaye ne le permettait pas. Profitant du pèlerinage du comte de Barcelone, Borrell, à Aurillac, en 967, l’abbé Adralde demanda à ce dernier d’emmener le jeune moine avec lui en Catalogne : ­il existait en effet, à Ripoll, une bibliothèque à même de répondre à ses besoins.
Ce n’était pas la taille de cette bibliothèque – elle ne ­comptait alors qu’une centaine d’ouvrages – qui la ­distinguait des autres, mais la richesse de son fonds. Elle était à la fois un conservatoire de la culture classique et le lieu où l’on pouvait accéder à des ouvrages scienti­fiques ­venus ­d’Al-Andalus, ainsi qu’à leur traduction ­en latin pour ceux qui, comme Gerbert, ne savaient pas l’arabe. Quelques ­années plus tard, en 971, Gerbert fut invité à sa cour par l’empereur Otton Ier pour y ­enseigner les mathématiques et l’astronomie, dont il était devenu un des meilleurs ­connaisseurs de son temps. En 999, ce brillant scienti­fique devint pape sous le nom de Sylvestre II, à l’initiative du roi Otton III, dont il avait été le maître.
Nouveaux manuscrits
L’histoire de Gerbert rappelle ainsi qu’il fut un temps où la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Grand défenseur de la dignité des homosexuels, le philosophe français fonda, en 1954, la revue pionnière, puis le club, afin de lutter contre les discriminations et l’isolement des gays.
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André Baudry, le fondateur de la revue « Arcadie », est mort

Grand défenseur de la dignité des homosexuels, le philosophe français fonda, en 1954, la revue pionnière, puis le club, afin de lutter contre les discriminations et l’isolement des gays.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h42
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            

La figure d’André Baudry, mort le 1er février, à l’âge de 95 ans, restera à jamais associée à une revue et un club de l’après-guerre, Arcadie. Créé à une époque où ceux que l’on appelait les « invertis » étaient encore condamnés à l’opprobre et à la clandestinité, Arcadie fut le premier mouvement homosexuel français. André Baudry en fut le fondateur et le directeur. « Arcadie a été créée par Baudry, dirigée par Baudry et dissoute par Baudry », résumait en 2002 son ancien bras droit, Michel Duchein, dans Arcadie, La vie homosexuelle en France, de l’après-guerre à la dépénalisation, de l’historien anglais Julian Jackson (Autrement, 2009).
« Nous voulons apporter un réconfort, une PRÉSENCE », écrit André Baudry dans une lettre à Marguerite Yourcenar.
Né en 1922, André Baudry grandit dans une famille bourgeoise jusqu’à la mort de sa mère, en 1930. Son père l’envoie alors en pension, en Bretagne, dans un collège de jésuites où il reste jusqu’à 17 ans. Le jeune homme se destine à la prêtrise mais, selon Julian Jackson, il quitte le séminaire « après une tentative malhabile de séduction » de son directeur de conscience. Après la guerre, André Baudry, qui devient professeur de philosophie dans un établissement jésuite de Paris, rencontre deux hommes de lettres qui le font entrer dans le monde homosexuel parisien : Roger Peyrefitte et André du Dognon de Pomerait.
En 1954, André Baudry lance une revue « littéraire et scientifique » baptisée Arcadie en référence à une région grecque. Dans une lettre destinée en 1954 à Marguerite Yourcenar, il dit vouloir s’adresser à « tous les isolés, à tous les abandonnés et à tous les malheureux en province ». « Nous voulons apporter un réconfort, une PRÉSENCE. » Dans le premier numéro, on trouve un dessin de Cocteau, un texte de Roger Peyrefitte, un article sur l’« homophilie » en Italie, des poèmes de Catulle, Michel-Ange ou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le réalisateur américain est revenu, dans une interview au site « Deadline Hollywood », sur les critiques adressées par son actrice phare.
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Affaire Weinstein, pratiques sur les tournages... la réponse de Tarantino à Uma Thurman

Le réalisateur américain est revenu, dans une interview au site « Deadline Hollywood », sur les critiques adressées par son actrice phare.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h55
   





                        


Depuis la publication, samedi 3 février, d’un article du New York Times (NYT) intitulé « Voilà pourquoi Uma Thurman est en colère », le réalisateur américain Quentin Tarantino fait l’objet d’interrogations sur son silence au sujet d’agressions sexuelles commises par son producteur, Harvey Weinstein, et sur son comportement sur des plateaux de tournage. Quentin Tarantino s’est, finalement, décidé à s’exprimer, lundi, et à « tout expliquer » au magazine en ligne américain Deadline Hollywood.
Dans un entretien au NYT, Uma Thurman, actrice vedette de Pulp Fiction (1994) et Kill Bill (2003), revenait en détail sur les violences sexuelles de Harvey Weinstein, dont elle a été victime. « Il m’a poussée. Il a essayé de se jeter sur moi. Il a essayé de se déshabiller », accusait-elle notamment. Quentin Tarantino, qui avait parlé au début de l’affaire Weinstein de « révélations », avait, finalement, reconnu mi-octobre avoir été au courant depuis de longues années des agissements du producteur. Le réalisateur assure à Deadline Hollywood « avoir demandé à Harvey de s’excuser auprès d’Uma », après avoir appris que la comédienne avait été agressée par le producteur.
Mais, dans cette interview, Uma Thurman dénonce également les pratiques du cinéaste. Il ne s’agit pas ici de violences sexuelles mais, selon elle, du sadisme, dont le réalisateur a fait preuve sur ses tournages.

        Lire aussi :
         

                Uma Thurman : Harvey Weinstein « m’a poussée, a essayé de se jeter sur moi, de se déshabiller »



« Un des plus grands regrets de ma vie »
Dans son interview à Deadline Hollywood, Quentin Tarantino revient longuement sur un épisode du tournage de Kill Bill, au cours duquel Uma Thurman avait eu un accident de voiture. Le réalisateur l’avait, selon elle, obligée à prendre le volant d’une voiture décapotable à la sécurité douteuse pour rouler à plus de 60 km/h sur une route sinueuse, sans doublure. Selon l’actrice, Tarantino lui avait ordonné :
« Atteins plus de 60 km/h, sinon tes cheveux ne voleront pas au vent correctement, et je te la ferai refaire. »
« Aucun de nous ne considérait cette scène comme une cascade, il suffisait de conduire », se défend le réalisateur dans l’interview et ajoute ne pas avoir brusqué l’actrice pour qu’elle accepte de tourner la scène.
A propos de la vitesse de la voiture, Tarantino reconnaît « avoir eu tort » mais dit ne pas avoir forcé Uma Thurman à prendre le volant :
« Je lui ai dit qu’elle pouvait le faire, que c’était une ligne droite, qu’il n’y avait pas de risque. Elle m’a répondu : “OK”. Parce qu’elle croyait en moi et me faisait confiance. (…) Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de risque. Alors qu’il y en avait. »
La route n’était, en fait, pas parfaitement droite, elle dessinait un « s », et Uma Thurman perdit le contrôle de la voiture et finit dans un arbre. « C’est l’un des plus grands regrets de ma vie et de ma carrière », confie le réalisateur, expliquant que, par la suite, « la confiance était rompue » avec l’actrice.

Etouffées par les mains de Tarantino
Dans le reste de l’interview à Deadline Hollywood, Quentin Tarantino évoque également les scènes de crachat au visage, ou de strangulations auxquelles il a lui-même participé, expliquant que l’idée d’une chaîne autour du cou de l’actrice était « une suggestion d’Uma », et, pragmatique, l’explique par un souci de réalisme : « Si tu veux que mon visage devienne rouge, et que les larmes me montent aux yeux, alors, dans ce cas, il faut m’étrangler. »
Une scène similaire dans un autre film de Tarantino, Inglourious Basterds (2009), impliquait l’actrice d’origine allemande Diane Kruger. Et, cette fois encore, c’est le réalisateur qui avait pris en main la scène et étranglé lui-même la comédienne. Diane Kruger s’était exprimée, en 2009, sur cette scène :
« Je me fais étrangler, ce qui était très bizarre, car on le ressent quand quelqu’un vous étouffe, donc c’était une journée de boulot particulière. Le plus drôle, c’est qu’on voit les mains de Quentin sur le plan serré. (…) Je dois dire que c’était très étrange de me faire étrangler par le réalisateur. »
Tarantino s’est, par le passé, déjà justifié d’avoir voulu jouer la scène lui-même, et il réitère dans l’interview donnée à Deadline Hollywood, mettant, encore une fois en avant le réalisme de la scène : « Quand j’ai réalisé Inglourious Basterds, je suis allé voir Diane et je lui ai dit : “Ecoute, je dois t’étrangler. Si c’est juste un type qui pose ses mains sur ton cou, sans appuyer, (…) ça aura l’air d’un étranglement classique de film, (…) et tu n’aura pas cet air paniqué qui arrive quand on te prive d’air. Je te demande la permission de juste… t’étrangler, avec mes mains, en gros plan.” »
A la suite des propos tenus par Uma Thurman, Diane Kruger est venue sur son compte Instagram apporter son soutien au réalisateur en rappelant à quel point tourner avec lui avait été un moment de « pur bonheur ». « Il m’a traitée avec le plus grand respect et n’a jamais abusé de son pouvoir ni ne m’a forcée à faire quoi que ce soit qui m’aurait mise mal à l’aise », assure l’actrice.
« Combien d’images de femmes qui montrent un abus ? »
Sur son compte Instagram, Uma Thurman est, quant à elle, revenue sur ses accusations lundi et notamment sur l’accident de voiture dont elle a été victime, en affirmant ne pas croire « à un acte intentionnel » du réalisateur qui « a beaucoup regretté et a toujours des remords sur cet événement malheureux ». Elle ajoute qu’il lui a remis les images de l’accident « en sachant bien que cela pourrait lui faire du tort ».
A la suite de l’article du NYT, plusieurs personnalités du milieu du cinéma, ont réagi pour condamner les pratiques de Quentin Tarantino. L’une des premières accusatrices de Harvey Weinstein, Asia Argento, s’était fendue d’un tweet dans lequel elle déclarait notamment : « Weinstein et Tarantino, quel duo ! Un violeur en série et un quasi-meurtrier. » L’actrice américaine Jessica Chastain a déclaré pour sa part : « Je continue de visualiser Tarantino crachant au visage d’Uma et l’étranglant avec une chaîne pour Kill Bill. Combien d’images de femmes dans les médias célébrons-nous qui montrent un abus ? Quand est-ce que c’est devenu la mode dans l’industrie du “divertissement” ? »
Les interrogations autour de Quentin Tarantino ne devraient pas s’interrompre tout de suite. Mercredi 7 février, le réalisateur a été rattrapé par des propos tenus dans une ancienne interview, en 2003. Le site Jezebel a exhumé un échange entre l’animateur de radio Howard Stern et Quentin Tarantino, dans lequel le réalisateur répond à propos du cinéaste Roman Polanski que ce dernier « n’a pas violé une fille de 13 ans. Il a eu un rapport sexuel avec une mineure. Ce n’est pas un viol. » Il ajoute que, selon lui, un viol « implique de la violence ». 
Roman Polanski est accusé d’avoir drogué Samantha Geimer, 13 ans à l’époque des faits, et de l’avoir violée au domicile de l’acteur Jack Nicholson, à Los Angeles, en 1977. Dans cette interview de 2003, Tarantino assure que Samatha Geimer « voulait » cette relation puisqu’elle « sortait » avec lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le testament de Michel Foucault dit  : « Pas de publication posthume. » Voici comment le dernier tome d’« Histoire de la sexualité » a malgré tout vu le jour.
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édition abonné


Des « Aveux de la chair » obtenus à force de patience

Le testament de Michel Foucault dit  : « Pas de publication posthume. » Voici comment le dernier tome d’« Histoire de la sexualité » a malgré tout vu le jour.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h09
    |

                            Florent Georgesco et 
                            Marianne Dautrey








                        



                                


                            


Le public s’est pressé en masse, jeudi 1er février, à l’auditorium de la galerie Colbert (Institut national d’histoire de l’art), pour assister à la séance inaugurale du colloque organisé par la Bibliothèque nationale « Foucault, les Pères et le sexe ». Sur la tribune, les visages sont graves, le ton solennel. Ce sérieux est certainement la trace résiduelle d’une hésitation. Un nouveau livre de Michel Foucault paraît. Quel ton adopter pour être à la mesure de l’événement ? « La qualité extrême, géniale des analyses historiques de Foucault lui vaut de passer à la postérité. C’est ce passage auquel nous assistons actuellement. Ne ferions-nous que parcourir la presse hebdomadaire feutrée, elle parle de Foucault comme d’un auteur classique », écrit l’historien de l’Antiquité Paul Veyne, l’absent que tout le monde attendait. Il n’a pu que laisser une lettre, un commentaire de ce à quoi tout le monde assiste effectivement, ce soir-là.
Que la publication des Aveux de la chair fasse date, personne n’en doute. Pour autant, certains, dans le monde intellectuel, s’interrogent sur sa légitimité. Car Michel Foucault a été limpide dans son testament : « Pas de publication posthume. » « Ne me faites pas le coup de Max Brod avec Kafka », répétait-il à ses proches, analogie qui, il est vrai, compliquait un peu la question par avance : comment donner tort à Max Brod d’avoir trahi la volonté de son ami, dont nous ne connaîtrions sans cela ni L’Amérique, ni Le Procès, ni Le Château ? Toute la question est en somme de savoir si, parmi les inédits de Foucault, se trouvait un texte important, dont l’omission aurait été injuste envers le public, à défaut de l’être envers la personne de Foucault. Et tel semble être le cas, selon les protagonistes de son exhumation, avec Les Aveux de la chair.
Difficultés et rebondissements
Ainsi l’historien et éditeur Pierre Nora, qui a édité chez Gallimard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ A sa mort, en 1984, le philosophe avait laissé inachevé « Les Aveux de la chair », centré sur la façon dont saint Augustin et les autres Pères de l’Eglise concevaient le désir. Il paraît aujourd’hui.
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Un livre inédit de Michel Foucault fait la généalogie de la libido

A sa mort, en 1984, le philosophe avait laissé inachevé « Les Aveux de la chair », centré sur la façon dont saint Augustin et les autres Pères de l’Eglise concevaient le désir. Il paraît aujourd’hui.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h13
    |

                            Elisabeth Roudinesco (Historienne et collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Les Aveux de la chair. Histoire de la sexualité 4, de Michel Foucault, édité par Frédéric Gros, Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 426 p., 24 €.

Lorsque, en 1976, Michel Foucault publie le premier tome de son Histoire de la sexualité (La Volonté de savoir, Gallimard), qui se présente comme une étude générale des techniques politiques de contrôle et de normalisation de la vie, il annonce la mise en chantier de cinq autres volumes : La Chair et le Corps ; La Croisade des enfants ; La Femme, la mère et l’hystérique ; Les Pervers ; Population et race. Les thèmes en seront repris dans son cours au Collège de France, mais aucun ne paraîtra.
S’agissant de son œuvre écrite, il a entre-temps quitté sa réflexion initiale, dite « archéologique », centrée sur le XIXe siècle, pour s’intéresser aux maîtres de l’Antiquité grecque et latine – Platon, Epicure, Epictète, Sénèque, etc. – et à la manière dont ils pensent la sexualité comme expérience de subjectivation fondée sur la maîtrise des aphrodisia (« plaisirs ») et sur la nécessité de la ­parrêsia (« courage de dire des vérités qui dérangent »).
Ayant déjà critiqué l’« hypothèse répressive », selon laquelle le désir aurait été réprimé par la société bourgeoise, Foucault choisit de montrer, selon une perspective désormais « généalogique », comment se développe, chez les maîtres gréco-latins, puis dans le christianisme primitif, une technique de vie qui permet à la fois de dire et de contrôler les pratiques du sexe. Deux volumes paraissent au printemps 1984 (L’Usage des plaisirs et Le Souci de soi), tandis que le dernier (Les Aveux de la chair) demeure inachevé. Michel Foucault meurt le 25 juin 1984, à l’âge de 57 ans.
Le feu du désir
C’est ce quatrième volume qui est publié aujourd’hui, magnifiquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Spécialiste d’Augustin, Jérôme Lagouanère examine les apports, et les limites, des « Aveux de la chair », à l’aune des connaissances actuelles.
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Foucault disputant avec les Pères de l’Eglise

Spécialiste d’Augustin, Jérôme Lagouanère examine les apports, et les limites, des « Aveux de la chair », à l’aune des connaissances actuelles.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h19
    |

                            Jérôme Lagouanère (Membre de l’Institut d’études augustiniennes (CNRS-EPHE)








                        



                                


                            

L’attrait majeur des Aveux de la chair, au-delà de la description du rapport des premiers chrétiens à la sexualité, réside dans la dé­couverte d’un Foucault patrologue – le terme consacré pour désigner les spécialistes des théo­logiens des origines, les Pères de l’Eglise –, qui commente Clément ­d’Alexandrie, Jean Chrysostome, Augustin ou Jean Cassien, en s’appuyant surune connaissance solide des travaux critiques disponibles à son époque.

Il déploie en outre, le plus souvent, une lecture fine des textes, qui représente encore, près de quarante ans plus tard, un apport à ce champ de recherche.Sur la virginité, par exemple, dont il note que, pour les premiers chrétiens, elle « n’est pas simplement (…) une renonciation à l’autre sexe », mais « une remontée, au-delà de cette différenciation (…), vers une unité divine ». Ou sur la conception augustinienne du sujet humain, perçu, fondamentalement, comme un « sujet de désir », comme il le souligne. Il montre que, chez Augustin, la sexualité n’est plus seulement pensée en termes de vice ou de vertu, d’excès ou de tempérance, mais dans un positionnement du sujet par rapport à sa propre existence.
L’épaisseur historique effacée
Le propos de Foucault mérite cependant d’être nuancé, eu égard, non seulement aux connaissances actuelles (pensons au corpus augustinien, qui s’est accru depuis les années 1980, avec la découverte de lettres et de ­sermons inédits), mais aussi à ses présupposés méthodologiques. L’entreprise généalogique de Foucault tend, paradoxalement, à effacer l’épaisseur historique. L’ouvrage laisse ainsi de côté l’étude des jeux d’influence entre interdits juifs et interdits chrétiens, ou entre gnosticisme et christianisme. Il néglige aussi la vision millénariste du temps historique qui prévalait chez les premiers chrétiens – chaque génération étant convaincue de connaître la fin des temps. Or ce facteur paraît expliquer le développement des pratiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ La ministre de la culture n’exclut pas des « malus » pour les lieux labellisés qui ne respecteraient pas les objectifs chiffrés.
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Françoise Nyssen dévoile son plan en faveur de l’égalité femmes-hommes

La ministre de la culture n’exclut pas des « malus » pour les lieux labellisés qui ne respecteraient pas les objectifs chiffrés.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 15h52
    |

            Clarisse Fabre








                        



   


Françoise Nyssen se donne quatre ans, soit d’ici à la fin du mandat d’Emmanuel Macron, en 2022, pour tendre vers la parité dans le monde de la culture. « Il faut reprendre la barre », déclare-t-elle au Monde, mercredi 7 février, alors qu’avait lieu le matin un comité pour l’égalité femmes-hommes, rue de Valois. Même si le nombre de femmes à la tête de lieux labellisés par le ministère de la culture progresse, et même si l’on voit davantage de metteuses en scène à l’affiche des grands théâtres, les progrès sont lents et ne permettent pas d’entrevoir, même à moyen terme, une situation paritaire – en attestent les statistiques de l’Observatoire du ministère de la culture sur les inégalités femmes-hommes.
La ministre veut agir sur différents fronts. « Tout d’abord, le ministère de la culture se doit d’être exemplaire. Il y a des inégalités salariales au sein du personnel de la rue de Valois, de l’ordre de 10 % entre les femmes et les hommes », explique Mme Nyssen. Une enveloppe de 500 000 euros, prise sur le montant du budget du ministère de la culture, va être utilisée pour rattraper ces inégalités salariales », annonce-t-elle.
Par ailleurs, la rue de Valois a sollicité auprès du ministère du budget de nouveaux crédits –dont le montant ne nous pas été communiqué – afin de remédier aux inégalités salariales au sein des 75 établissements publics de la culture, lesquelles s’élèveraient à 18 % entre les femmes et les hommes.
La parité à la tête des 75 établissements publics culturels
L’autre annonce majeure vise à atteindre la parité à la tête des 75 établissements publics culturels (Philharmonie, Opéra…) à l’horizon 2022. On en est loin : aujourd’hui, seules 33 % de femmes occupent la fonction de directrice de ces vaisseaux dotés de gros budgets. « Sur les trois ans à venir, un certain nombre de mandats vont arriver à terme. Il y a donc la possibilité d’agir par le biais des nominations », ajoute la ministre.
La ministre et son cabinet – très féminin – comptent enfin s’attaquer à la programmation des 351 lieux labellisés par le ministère : scènes nationales, fonds régionaux d’art contemporain, etc. Françoise Nyssen va fixer des objectifs chiffrés, avec obligation de résultat. Les taux de progression seront variables : il sera de 10 % par an dans les lieux où la programmation est peu féminisée (moins de 25 % de femmes à l’affiche). Et il sera limité à 5 % par an dans les lieux plus paritaires. Françoise Nyssen envisage des  « malus »  à l’encontre de scènes qui ne respecteraient pas ces objectifs. L’intervention de l’Etat pourrait être revue à la baisse, ou du moins certains crédits de la rue de Valois pourront être « fléchés » en fonction de critères d’égalité femmes-hommes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Romancier de la sensualité et de la sensibilité mystique, l’auteur est mort le 5 février à l’âge de 57 ans.
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La mort de l’écrivain et cinéaste Mathieu Riboulet

Romancier de la sensualité et de la sensibilité mystique, l’auteur est mort le 5 février à l’âge de 57 ans.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h45
    |

                            René de Ceccatty








                        



                                


                            

Tout d’abord cinéaste en autoproduction, Mathieu Riboulet, mort lundi 5 février, à l’âge de 57 ans, a construit une œuvre littéraire remarquablement originale, dans laquelle on retrouve des parentés littéraires qui le rattachent aux romanciers de l’intériorité, de la sensualité, tour à tour retenue et minutieusement décrite, de la sensibilité mystique.
Il appartenait, dans le domaine de l’image, à la famille de Paul Vecchiali, de Jean-Claude Biette, de Jean-Claude Guiguet, qui avaient été rapidement repérés par Pier Paolo Pasolini. C’est-à-dire une catégorie de réalisateurs qui avaient, chacun à sa manière, le sens du sacré et le sens du trouble physique. Le corps sera vite le sujet de prédilection de Mathieu Riboulet, le corps malade et le corps désirable. Mais, à aucun moment, il n’abandonnait une certaine aspiration à la transfiguration, à l’élévation spirituelle.
Une infinie rêverie
Découvert, comme tant de romanciers inclassables et authentiques, par Maurice Nadeau, qui a publié ses quatre premier livres (d’Un sentiment océanique, 1996, au Regard de la source, 2003), il est entré chez Gallimard par la porte de la collection « Haute enfance », en évoquant, dans Les Ames inachevées (2004), ses premières années et sa première réflexion sur un au-delà de la perception sensible. A l’occasion de l’enterrement de leur grand-mère, trois frères mettent au jour un secret familial, sur lequel Mathieu Riboulet reviendra souvent. La littérature devient non pas le terrain d’un règlement de comptes, mais le moyen de répondre au silence par une autre forme de silence, enrichi d’une infinie rêverie.
On savait en lisant quelques lignes de Mathieu Riboulet que son vrai monde était un « ailleurs » auquel il aspirait, sans renoncer à la chaleur du corps et du désir. Le corps lui-même devenait un chemin de dépassement de soi. On ne sera pas étonné qu’il ait consacré un livre fulgurant d’empathie et de justesse à Anna Maria Ortese,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Cette causerie inclassable, qui emprunte à la philo autant qu’à l’enquête historique, nous plonge dans le monde des déchets.
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De la poésie dans nos ordures

Cette causerie inclassable, qui emprunte à la philo autant qu’à l’enquête historique, nous plonge dans le monde des déchets.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h28
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            
Le livre. Une fois n’est pas coutume, ce rendez-vous hebdomadaire ne rendra pas compte d’un brillant essai scientifique. Ni d’une exposition bien choisie ou d’une pièce de théâtre. Le Sale Discours échappe à toutes ces catégories. Ou plutôt, il les dépasse toutes, les piétine délicatement, empruntant au passage au stand-up et à la philosophie, à l’enquête historique et même à la poésie. Ce drôle d’objet littéraire, David Wahl a choisi de l’intituler « causerie ». Faussement modeste, diront certains. Follement ambitieux, en vérité. Après le Traité de la boule de cristal, La Visite curieuse et secrète et Histoire spirituelle de la danse, ce quatrième opus – qu’il donne aussi sur scène – nous plonge dans le monde des déchets. Avec, pour poisson pilote, l’un de nos plus anciens compagnons, le plus déconsidéré aussi : le cochon.
Du désormais célèbre #balancetonporc, l’auteur ne dit rien. Sans doute n’en a-t-il pas eu le temps. Mais gageons qu’il aurait jugé la formule clairement insultante… pour l’animal. « Je suis bien peiné de le reconnaître, mais Platon s’est affreusement planté, écrit-il ainsi. L’homme n’a vraiment rien d’un porc. Le porc est sale et nettoie ; l’homme est propre et ­salit. » Souvenons-nous seulement : au début du XIIe siècle, Louis VI règne et Paris regorge de cochons noirs. Jusqu’à ce funeste 13 octobre 1131, et le terrible choc, dans une ruelle sombre, entre un suidé lancé à vive allure et le cheval du fils du roi, qui rentrait de la chasse. Le prince chute, sa monture le piétine, il meurt. « C’est ainsi qu’en cette même année 1131, Louis VI, dit “le Gros”, interdit formellement aux truies, verrats et autres pourceaux de baguenauder librement dans les rues et obligea quiconque en possédait à les tenir dorénavant en laisse. »
Véritable saga
Cet épisode sert de tremplin à David Wahl pour déployer une véritable saga, aussi vaste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Cette nouvelle série est signée Shuzo Oshimi, mangaka spécialiste des scénarios dérangeants et réfléchis sur la puberté.
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« Happiness », le manga qui passe l’émoi adolescent à la moulinette du vampirisme

Cette nouvelle série est signée Shuzo Oshimi, mangaka spécialiste des scénarios dérangeants et réfléchis sur la puberté.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 14h41
    |

            Pauline Croquet








                        



   


Les pulsions adolescentes fascinent Shuzo Oshimi. Insatiabilité et dépendance sont au cœur des intrigues que le mangaka, né en 1981, noue au cœur des lycées japonais. Des situations incongrues et dérangeantes que l’auteur donne tout de go, sans craindre de faire rougir le lecteur comme une pivoine : sa première BD Avant garde Yumeko (2003, non publié en France) parlait d’une jeune fille obnubilée par les pénis. Dans Les Fleurs du mal, paru en France en 2017, son héros se retrouve obligé d’exécuter les quatre volontés fantaisistes d’une camarade de classe qui le fait chanter. La série qui l’a fait connaître en France en 2015, Dans l’intimité de Marie, démarrait quand un étudiant se retrouve piégé dans le corps de la jeune inconnue qu’il suit le soir.

   


Le scénario de la série Happiness, dont le premier tome vient de paraître en France, semble donc, à côté, presque insipide : Makoto, lycéen transformé en vampire, doit, au long des premiers chapitres, comprendre ce qui lui est arrivé et lutter contre sa soif. Bien qu’il résiste assez bien, son salut paraît impossible. Les tentations sont nombreuses, les effluves de sang lui caressent sans cesse les sens, sa colère gronde.

   


Point de folklore ni de chemise à jabot pour les créatures de la nuit ici ; le mythe n’en reste pas moins éculé dans le manga. Tout comme la figure de Makoto, souffre-douleur de ses camarades. Mais c’est dans la simplicité qu’éclot tout le talent d’Oshimi : dans son dessin délicat d’abord, mais surtout dans l’authenticité qu’il arrive à insuffler aux dialogues et aux préoccupations de ses jeunes personnages. L’évocation de la sexualité trop souvent tue dans le manga, des discours crus et parfois polissons, des jeux d’attraction-répulsion, des amitiés qui se nouent sans guère de raison. C’est alors qu’il se transforme et devient un danger pour ses pairs que Makoto noue le plus de relations intimes.

   


Happiness, de Shuzo Oshimi, traduction de Thibaud Desbief, tome 1 paru le 17 janvier 2018, éditions Pika, 192 pages, 7,75 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Le chef d’orchestre français sauve la décevante production de Georges Lavaudant, à l’Opéra de Genève.
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Le pacte radieux de Michel Plasson avec « Faust »

Le chef d’orchestre français sauve la décevante production de Georges Lavaudant, à l’Opéra de Genève.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 12h04
    |

                            Marie-Aude Roux (Genève (Suisse), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Parmi les multiples anniversaires – Debussy, François Couperin, Bernstein, Rossini –, les 200 ans de la naissance de Charles Gounod, le 17 juin 1918 à Paris. L’occasion pour le Grand Théâtre de Genève de risquer une nouvelle production, la première depuis vingt-trois ans, de Faust, jadis pilier des scènes lyriques, à l’instar de Carmen. C’est à deux artistes français qu’ont été confiées les réalisations scénique et musicale du chef-d’œuvre de 1859 – Georges Lavaudant sur le plateau, dans la fosse, Michel Plasson (84 ans), remplaçant au pied levé le chef espagnol, Jesus Lopez Cobos, souffrant.
Rien d’extravagant : l’ex-patron durant quarante ans de l’Orchestre du Capitole est sans doute l’un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre qu’il a enregistrée en 1990 avec la phalange toulousaine, et interprétée dix ans plus tôt in loco dans une version signée Luca Ronconi. Visiblement heureux d’être là, et accueilli d’emblée avec chaleur par le public, le maestro dirige avec le cœur, offrant à la partition une plénitude magnifique, aux voix une attention renouvelée. Gorgée de couleurs et de sensations sous la baguette de Méphisto Plasson, la musique semble retrouver, mieux que Faust, une éternelle jeunesse.
Une enfilade de tubes
Comme Carmen, Faust est, on le sait, une enfilade de tubes. Du suicidaire « Salut, ô mon dernier matin » de Faust au salvateur « Anges purs, anges radieux » de Marguerite, de la sarcastique « Ronde du veau d’or » de Méphisto au fameux « Gloire immortelle de nos aïeux » des soldats victorieux, sans oublier bien sûr le célèbre « Air des bijoux » (scie de l’immarcessible Bianca Castafiore d’Hergé) : « Ah ! je ris de me voir si belle en ce miroir ». La production a évacué le ballet de la Nuit de Walpurgis, mais rétabli le second air de Siebel à l’acte IV, « Versez vos chagrins dans mon âme ».

L’occasion d’apprécier la musicalité et le joli timbre de la jeune mezzo américaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Comment rendre hommage aux victimes des conflits ? Une solution s’est imposée : nommer les morts.
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L’art contemporain au défi de la commémoration

Comment rendre hommage aux victimes des conflits ? Une solution s’est imposée : nommer les morts.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h16
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Qu’il se dresse un jour dans Paris ou non, le Bouquet of Tulips, de Jeff Koons, ne sera pas oublié de sitôt, en raison de la polémique qu’il suscite. S’y retrouve plus ou moins hys­térisée l’une des marottes françaises, l’antiaméricanisme. En matière d’art, celui-ci fait bon ménage avec la haine de l’art actuel. C’était le cas dans les années 1990 lors de la « querelle de l’art ­contemporain » et c’est encore le cas aujourd’hui, parfois avec les ­mêmes auteurs et les mêmes mots. Ils ont eu Jackson Pollock pour bouc émissaire, puis Andy Warhol. A présent, c’est Jeff Koons, associé à Donald Trump pour faire bonne mesure. La longévité est la seule qualité de cette passion mauvaise.

Mieux vaut la tenir pour négligeable et en revenir au sujet : un monument aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. L’idée est formulée dès ce moment-là par Jane D. Hartley, alors ambassadrice des Etats-Unis en France, nommée par Barack Obama – elle a quitté ce poste la veille de l’investiture de Donald Trump. L’œuvre, qui a alors pour titre Miss Liberty, est censée s’inscrire dans l’histoire artistique des relations franco-américaines, inaugurée quand la statue de la­ ­Liberté d’Auguste Bartholdi est érigée en 1886, cadeau de la France pour le centenaire de l’indépendance des Etats-Unis. Son nom est alors La liberté éclairant le monde, allusion au siècle des ­Lumières et aux philosophes luttant contre l’obscurantisme – sens chassé depuis par une interprétation essentiellement nationaliste.
La Miss Liberty de Koons en serait la réciproque et il serait logique de l’ériger entre Palais de Tokyo et Musée d’art moderne de la Ville de Paris, parce qu’elle se trouverait ainsi proche de la Flamme de la liberté, place de l’Alma. Celle-ci est la reprise grandeur nature de la flamme qui s’élève au-dessus de la torche de la version new-yorkaise. Installé en 1986, le bronze doré est devenu monument à la mémoire de...




                        

                        


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Le « Bouquet » de Jeff Koons entre les mains de la ministre de la culture

La sculpture controversée était à l’ordre du jour du Conseil de Paris, mardi.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 10h17
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


La polémique autour du Bouquet of Tulips, de Jeff Koons, continue d’occuper l’agenda politique. Ce mardi 6 février, celui de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, indiquait à 13 heures un « échange avec des représentants de la jeune création française ». Comme lors de sa rencontre avec l’artiste, une semaine plus tôt, rien n’a filtré de la teneur de ce rendez-vous ni sur les interlocuteurs en question, mais, si l’on en croit ses propos publiés le 4 février dans Le Journal du dimanche, cette rencontre faisait partie de ses consultations sur le sujet, la ministre souhaitant « accompagner la Ville de Paris et trouver ensemble une solution à la hauteur de l’enjeu symbolique ».

        Lire le décryptage :
         

          La polémique du « Bouquet of Tulips » de Jeff Koons ne dégonfle pas



La sculpture était également à l’ordre du jour du Conseil de Paris, mardi 6 février. « Je souhaite que ce projet aboutisse », a réaffirmé Anne Hidalgo devant les élus parisiens. La « question est autant diplomatique qu’artistique », a-t-elle souligné. « Vous imaginez la polémique internationale qu’aurait pu générer une position de la Ville consistant à dire aux Américains : “Nous ne voulons pas de votre cadeau” ? » Sur le plan artistique, ce projet, qu’elle trouve « beau », sera, elle en est convaincue, « un legs majeur » pour la Ville.

        Lire le compte-rendu :
         

          « Bouquet » de Jeff Koons : le gouvernement va « accompagner Paris » pour trouver une solution



Des élus parisiens opposés au projet
« Est-ce réellement un cadeau ? », s’est interrogée Danielle Simonnet, élue du Parti de gauche, en rappelant que les fonds du mécénat étaient déductibles des impôts à 66 %. Le groupe écologiste a également posé la question de « la pertinence » d’un cadeau qui, « au regard de son intention [mémorielle] affichée, aurait dû être érigé près du Bataclan ou de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes ». Le maire EELV du 2e arrondissement, Jacques Boutault, a également souligné « l’absence de consultation des familles des victimes ».

        Lire la chronique :
         

          « Jeff Koons donne l’impression de vouloir célébrer son œuvre et sa personne »




        Lire l’analyse :
         

          L’art contemporain au défi de la commémoration


« L’essentiel des mécènes sont américains et n’auront pas droit aux déductions fiscales », a affirmé Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture, rappelant que l’œuvre voulait « rendre hommage aux victimes des attentats à Paris », mais aussi « à Nice ». Le couple d’anciens galeristes Jérôme et Emmanuelle de Noirmont, porteurs du projet, s’étonne du déferlement de critiques et « d’insinuations erronées » qui ont démarré à l’automne, soit un an après son lancement officiel. Et alors que l’œuvre, dont les proportions et le socle ont été déterminés par le cadre choisi – entre le Musée d’art moderne et le Palais de Tokyo –, était déjà en cours de finition. Pour eux comme pour la Mairie, « tout est désormais suspendu à la décision du ministère ».



                            


                        

                        


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édition abonné


Béjart toujours en haut de l’affiche

La troupe du Béjart Ballet Lausanne présente « La Flûte enchantée », au Palais des Congrès, à Paris.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h43
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Ils sont une quarantaine de danseurs accrochés à la barre dans un studio du ­Palais des congrès, à Paris. Ils exhibent shorty, jogging ou justaucorps, maillot seconde peau ou multi-couches en laine pour conserver les muscles au chaud. Ils portent le chignon haut, la queue-de-cheval, avec barbe ou sans. Pas d’uniforme ni de formatage, mais la même concentration souriante dans l’effort.
Ces jeunes gens âgés de 20 à 25 ans, qui viennent de dix-huit pays dont l’Italie, le Brésil, les Etats-Unis, la Biélorussie et la France, composent le Béjart Ballet Lausanne, créé en 1987 par Maurice Béjart (1927-2007). Fraîcheur maxi pour une figure historique qui attire toujours danseurs et spectateurs. « Parce que Béjart était un artiste très humain dont les spectacles transmettent un message de paix et d’amour que chacun peut s’approprier », s’exclame le soliste belge Gabriel Arenas Ruiz, 29 ans, entré dans la compagnie il y a dix ans.
Gil Roman, directeur du Béjart Ballet Lausanne : « La danse [de Béjart] est organique, va vers les gens, les atteint et ne laisse jamais à distance »
Depuis la mort du chorégraphe, la troupe est pilotée par Gil Roman. Danseur depuis 1979 auprès du maître, désigné par Béjart comme son successeur, également chorégraphe, il tient les rênes de l’entreprise, en lien avec l’école Rudra dirigée par Michel Gascard. Certes, vivre et perdurer sans la figure tutélaire n’est pas une affaire facile. Mais tout semble aller au mieux pour le BBL, qui est soutenu par la mairie de Lausanne et annonce environ soixante-dix dates de représentations par an.
« Nous ne sommes pas une compagnie musée, affirme Gil Roman. Nous présentons le répertoire de Béjart qui est notre terreau, mais aussi des créations, qu’elles soient chorégraphiées par moi ou des ­artistes invités comme Yuka Oishi ou Julio Arozarena. Elles permettent de valoriser les interprètes en assurant la vitalité de la troupe. »

Après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Si vous faites partie des nombreux fans ravis par l’annonce d’un nouveau film « OSS 117 », voici de quoi vous faire patienter avant d’en savoir plus sur le synopsis.
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Agents nazis, Françafrique ou guérilla marxiste : créez votre propre synopsis pour le troisième « OSS 117 »

Si vous faites partie des nombreux fans ravis par l’annonce d’un nouveau film « OSS 117 », voici de quoi vous faire patienter avant d’en savoir plus sur le synopsis.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h40
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h21
    |

            Pierre Breteau et 
Maxime Vaudano








                        



   


Il y aura un troisième film OSS 117. L’annonce, attendue depuis des années par les fans, a été faite, lundi 5 février, par Jean Dujardin sur le plateau de « Quotidien », sur TMC. Ce nouvel opus devrait sortir en salle au premier trimestre 2019, croit même savoir Europe 1.
Jean Dujardin n’a donné aucun indice sur le fond de l’histoire, ni sur la période et la région du monde dans lesquelles se déroulera l’action.
Mais comme chez Les Décodeurs on a beaucoup aimé les deux premiers opus de la série, il était hors de question que l’on ne donne pas un coup de main aux producteurs et au réalisateur pour mettre sur pied un scénario.

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Générez aléatoirement votre propre synopsis en choisissant un président et une mission – nous nous chargeons du reste.
Choisissez un président



 Vincent Auriol

 René Coty

 Charles de Gaulle

 Georges Pompidou

 Valéry Giscard d'Estaing

 François Mitterrand

 Jacques Chirac

et une mission avec…


 un traître

 des nazis

 des microfilms

 l'arme nucléaire

 un prisonnier politique

 des diamants

 une liste d'agents

 un traité de paix

 une organisation criminelle

 une guérilla

 du capitalisme sauvage

 un ministre français


Pour la France !






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            "Nouvelle-Zélande": { "article": "en", "adjectif": "néo-zélandaise", "capitale": "Auckland" },
            "Chine": { "article": "en", "adjectif": "chinoise", "capitale": "Pékin" },
            "Indochine": { "article": "en", "adjectif": "indochinoise", "capitale": "Saïgon" },
            "Irlande": { "article": "en", "adjectif": "dublinoise", "capitale": "Dublin" },
            "Japon": { "article": "au", "adjectif": "japonaise", "capitale": "Tokyo" },
            "République centrafricaine": { "article": "en", "adjectif": "centrafricaine", "capitale": "Bangui" },
            "Polynésie française": { "article": "en", "adjectif": "polynésienne", "capitale": "Papeete" },
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            "Madagascar": { "article": "à", "adjectif": "malgache", "capitale": "Antananarivo" },
            "Pakistan": { "article": "au", "adjectif": "pakistanaise", "capitale": "Islamabad" },
            "Côte-d'Ivoire": { "article": "en", "adjectif": "ivoirienne", "capitale": "Yamoussoukro" },
            "Belgique": { "article": "en", "adjectif": "belge", "capitale": "Bruxelles" },
            "Italie": { "article": "en", "adjectif": "italienne", "capitale": "Rome" },
            "Inde": { "article": "en", "adjectif": "indienne", "capitale": "New Dehli" },
            "Grèce": { "article": "en", "adjectif": "grecque", "capitale": "Athènes" },
            "Luxembourg": { "article": "au", "adjectif": "luxembourgeoise", "capitale": "Luxembourg" },
            "Nouvelles-Hébrides": { "article": "aux", "adjectif": "néohébridaise", "capitale": "Port-Vila" },
            "Bhoutan": { "article": "au", "adjectif": "bhoutanaise", "capitale": "Thimphou" },
            "Territoire de Pondichéry": { "article": "dans le", "adjectif": "pondichérienne", "capitale": "Pondichéry" },
            "Allemagne de l'Est": { "article": "en", "adjectif": "allemande", "capitale": "Berlin" },
            "Maroc": { "article": "au", "adjectif": "marocaine", "capitale": "Rabat" },
            "Israël": { "article": "en", "adjectif": "israélienne", "capitale": "Tel-Aviv" },
            "Québec": { "article": "au", "adjectif": "québécoise", "capitale": "Québec" },
            "Nouvelle-Calédonie": { "article": "en", "adjectif": "néo-calédonienne", "capitale": "Nouméa" },
            "Togo": { "article": "au", "adjectif": "togolaise", "capitale": "Lomé" }
        },
        missions = {
            "nazis": "retrouver le nazi qui a écrit le scénario original de « Sharknado »",
            "microfilms": "retrouver des microfilms pour innocenter la fille du président",
            "guerrenucleaire": "s'infiltrer dans une chambre froide afin d'empêcher une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest",
            "prisonnier": "libérer un prisonnier politique pour empêcher la guerre civile d'éclater",
            "diamants": "récupérer un sac de diamants pour empêcher qu'un chef de milice s'en empare et perpètre un coup d'Etat",
            "liste": "récupérer une liste d'agents étrangers soupçonnés de duplicité",
            "conflit": "contraindre les diplomates à signer un traité pour mettre fin au conflit israélo-palestinien",
            "mafia": "éliminer le parrain afin d'anéantir la mafia qui gangrène le pays",
            "guerilla": "ramener la guérilla marxiste et les narcotrafiquants à la table des négociations",
            "argent": "tordre le coup aux banques pour mettre fin au règne de l'argent roi",
            "interets": "empêcher l'assassinat du ministre des PTT venu défendre les intérêts de la France dans la région",
            "traitre": "ramener à la raison un agent français passé à l'ennemi pour préserver la paix sur le continent"
        },
        societes = [{ "nom": "de négoce pétrolifère", "sigle": "np" },
            { "nom": "d'importation d'opioïdes", "sigle": "io" },
            { "nom": "de négoce de thé", "sigle": "nt" },
            { "nom": "d'agriculture potagère", "sigle": "ap" },
            { "nom": "d'extraction diamantaire", "sigle": "ed" },
            { "nom": "d'importation de denrées alimentaires", "sigle": "ida" },
            { "nom": "de vente de patates", "sigle": "vp" },
            { "nom": "de manufacture de fourrure", "sigle": "mf" },
            { "nom": "de conclusion de marchés publics", "sigle": "cmp" },
            { "nom": "des postes et télécommunications", "sigle": "ptt" },
            { "nom": "de sismologie en zone accidentée", "sigle": "sza" },
            { "nom": "d'élevage de pigeons voyageurs", "sigle": "epv" },
            { "nom": "de culture de papaye", "sigle": "cp" }
        ],
        potes = [{ "genre": "m", "nom": "Jean-Huan Li" },
            { "genre": "m", "nom": "José de la Rosa" },
            { "genre": "m", "nom": "Mounir Kanté" },
            { "genre": "m", "nom": "Eugène Allen" },
            { "genre": "m", "nom": "Modeste M'Bafimbi" },
            { "genre": "m", "nom": "Torf Meraak" },
            { "genre": "f", "nom": "Gisele Katanga" },
            { "genre": "f", "nom": "Marylin Erickson" },
            { "genre": "f", "nom": "Muriel Savory" },
            { "genre": "m", "nom": "vicomte du Zanzibar" },
            { "genre": "f", "nom": "Esther Lamm" },
            { "genre": "f", "nom": "Carlotta Frida" },
            { "genre": "f", "nom": "Polina Choubina" },
            { "genre": "m", "nom": "Elias Koussa" }
        ],
        pseudos = ["Noël Flantier", "Gontran Bouchard", "Emilien Roussel", "Donatien Berthaud", "Gaston Lejeune", "Louis Guichard", "Stanislas Lambert", "Nestor Pichon", "Joseph Vieilledent", "Yvon Jacquard", "Auguste Corsetier", "Jules Brisquet", "Stefan Menzel", "Hubert de Bessancourt", "Gunner Vimmerby", "Peter Larne", "Nicolas Jeannot", "Emile Ragondin"],
        qualif = {
            "m": [{ "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "sulfureux" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "aventureux" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "brillant" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "divin" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "sémillant" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "indispensable" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "habile" },
                { "adjectif prefixe": "le ", "adjectif": "redoutable" }
            ],
            "f": [{ "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "sulfureuse" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "aventureuse" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "brillante" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "divine" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "sémillante" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "indispensable" },
                { "adjectif prefixe": "l'", "adjectif": "habile" },
                { "adjectif prefixe": "la ", "adjectif": "redoutable" }
            ]
        },
        titresoriginaux = ["VILLE ne répond (toujours) pas", "VILLE balise à gogo", "rafales de pruneaux à VILLE", "orgie de bidoche à VILLE", "boulottage maximal à VILLE", "boxon à VILLE", "à fond dans le buffet à VILLE", "tape tout dans VILLE", "ça chlingue pour VILLE", "table ronde en loucedé à VILLE", "ça carbure à VILLE", "ça marave à VILLE", "cadavre au détail à VILLE", "émission interrompue à VILLE", "carte blanche à VILLE", "ombres ADJECTIFs sur VILLE", "cache-cache ARTICLE PAYS", "PAYS sans filet", "opération ADJECTIF en duo", "panique à VILLE", "plein gaz ARTICLE PAYS", "valse ADJECTIF en solo", "VILLE récolte la tempête", "tango sur une corde à piano ADJECTIF", "rencontre ADJECTIF surprise", "coup d'éclat à VILLE", "K.O. à VILLE", "arnaque ADJECTIF à VILLE", "pas de pigeon à VILLE", "folies ADJECTIFs", "rodéo dans VILLE", "les milices ADJECTIFs contre PREZ", "peine de mort ADJECTIF", "l'espionne ADJECTIF s'évade de VILLE", "la trahison ADJECTIF", "chasse ADJECTIF aux atomes"];

    /* on duplique les titres */
    function dupliquerTableau() {
        titres = titresoriginaux.slice(0)
    };

    dupliquerTableau();

    /* événements quand on choisit et qu'on clique */
    $("#choixoss input").on("change", function(d) {
        if ($(this).parent().parent().attr('id') == "prezoss") {
            options[0] = $(this).val()
        }
        if ($(this).parent().parent().attr('id') == "missionoss") {
            options[1] = $(this).val()

        }
    });
    $("#bingo").on("click", function() {
        bingo();
    });


    recupURL = false;
    /* On tente de récupérer des infos dans l'URL */
    try{
                 urlhash = document.location.hash;
 -1){
                    v = JSON.parse(window.atob(urlhash.substring(urlhash.indexOf("#data=")+6)))
                    recupURL = true;
                    $("#choixoss input[value="+v.president+"]").attr("checked","checked")
                    $("#choixoss input[value="+v.mission+"]").attr("checked","checked")
                    bingo()
                 }
    }
    catch(err){
        urlpage = false;
    }


    /* la fonction qui gère le chemin pour Thouars (allez à Thouars, aléatoire, vous l'avez ?) */

    function bingo() {
        
        options[0] = $("#choixoss input[name=quelprez]:checked").val()
        options[1] = $("#choixoss input[name=quellemission]:checked").val()


        r = Math.floor(Math.random() * titres.length)
        if(recupURL == false){

            p = Math.floor(Math.random() * pseudos.length)
            q = Math.floor(Math.random() * pays[options[0]].length)            
            s = Math.floor(Math.random() * societes.length)
            t = Math.floor(Math.random() * potes.length)
            u = Math.floor(Math.random() * qualif[potes[t].genre].length)

            v = {
                "president":options[0],
                "mission":options[1],
                "articlegenre": qualif[potes[t].genre][u]["adjectif prefixe"] + qualif[potes[t].genre][u]["adjectif"],
                "montitre": titres[r],
                "pseu": pseudos[p],
                "monpays": pays[options[0]][q],
                "prez": presidents[options[0]].president,            
                "miss": missions[options[1]]
            }
            v["acolyte"] = v.articlegenre + " " + potes[t].nom;
            v["adj"] = dico[v.monpays].adjectif;
            v["cap"] = dico[v.monpays].capitale;
            v["arti"] = dico[v.monpays].article;
            v["soc"] = "Société " + v.adj + " " + societes[s].nom + " (S" + (v.adj).substring(0, 1).toUpperCase() + (societes[s].sigle).toUpperCase() + ")";

Pour protéger sa confidentialité, il se présente comme " + v.pseu + ", sous-directeur de la " + v.soc + ". Sur place, il rencontre " + v.acolyte + ", qui va l'aider à mener à bien sa mission envers et contre tous.",
Sur place, il rencontre " + v.acolyte + ", qui va l'aider à mener à bien sa mission envers et contre tous. Afin de rester discret, il se présente sous l'identité de " + v.pseu + ", représentant local de la " + v.soc + "."
            ]

            v["quellephrase"] = phrases[Math.floor(Math.random() * phrases.length)] 
       
            
            /* Stockage dans l'URL */
            hasheddata = window.btoa(JSON.stringify(v))
            urlpage = false;
            try{
                if(document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1){ /* On modifie l'URL */
                     urlpage = document.location.href.replace(document.location.hash, "").replace(document.location.search, "");
                     urlpage = "http://www."+urlpage.substring(urlpage.indexOf("lemonde.fr"),urlpage.length);
                     history.pushState({}, "", "#data="+hasheddata);
                }
            }
            catch(err){
                urlpage = false;
            }

        }

       

            

        
        titrecomplet = v.montitre.replace("VILLE", v.cap).replace("ARTICLE", v.arti).replace("PAYS", v.monpays).replace("ADJECTIF", v.adj).replace("PREZ", v.prez);
        titrecomplet = titrecomplet.substring(0,1).toUpperCase() + titrecomplet.substring(1);
OSS 117 : " + titrecomplet + "");

";

" + v.quellephrase + "";

        try{
            if(document.location.href.indexOf("les-decodeurs") != -1){ /* On modifie l'URL */
                urlpartage = encodeURIComponent(document.location.href.replace("mobile.", "").replace("abonnes", "www"));
Partagez votre synopsis : \
 \
 \
";
            }
        }
        catch(err){
               
        }
         
                                                    
        
        $("#containertos").removeClass("initial")
        $("#resultatoss").addClass( "hover" )
        $("#containertos .spinner").show()
        
        setTimeout(function(){
            $("#resultatoss").removeClass( "hover" )
            $("#resultatoss").html(html)            
            $("#containertos .spinner").hide()
        },700)


        /* si il en reste sinon on reduplique les citations pour repartir de zéro */
 1) {
            titres.splice(r, 1)
        } else {
            dupliquerTableau();
        }

        recupURL = false;

    };



});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ L’humoriste présente son deuxième spectacle, mis en scène par Tom Dingler, à l’Olympia.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Alex Lutz observe ces drôles d’animaux que sont les humains

L’humoriste présente son deuxième spectacle, mis en scène par Tom Dingler, à l’Olympia.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h21
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Il est rare de sortir d’un seul-en-scène avec, à la fois, le sourire aux lèvres, le cœur serré et des images plein la tête. Par sa force évocatrice et sa dimension quasi existentielle, le nouveau spectacle d’Alex Lutz se classe à part dans le paysage humoristique. A l’image de son affiche en forme d’almanach des postes, sur laquelle le comédien, aux airs de Claude François, pose souriant, Alex Lutz assume avec talent sa singularité.
Cet Alsacien qui s’est lancé seul sur scène il y a dix ans, encouragé par Sylvie Joly et Pierre Palmade, aime les gens qui doutent et en fait partie. Il tremble, intérieu­rement, face à l’attente suscitée par ce deuxième spectacle, après le succès du premier. Pétri d’incerti­tudes, il n’est pas « un mâle alpha mais un artiste qui se cogne comme un moucheron dans les phares d’une voiture ». Connu pour incarner si justement depuis six ans sur Canal+ le personnage de Catherine dans le truculent duo de secrétaires « Catherine et Liliane », ce comédien est un artisan de l’humour bien fait. Il le prouve une nouvelle fois avec panache et habileté en parvenant à procurer autant de rires que d’émotions.
Un humoriste au texte soigné
Son précédent one-man-show s’achevait sur le pastiche hilarant d’un spectacle équestre. Cette fois, l’artiste n’est plus dans l’allégorie. Nilo, élégant lusitanien à la robe crème, l’accompagne sur scène. Ce choix extravagant mais ré­fléchi apporte une part de lyrisme et un regard sur notre animalité que le spectateur n’est pas près d’oublier.

Alex Lutz n’est pas seulement un humoriste au texte soigné, fuyant la vanne facile et l’interactivité avec le public. Il est aussi un mime (impayable chef d’orchestre sans bras), un imitateur (irrésistible homme-singe apprivoisant le cheval), un as de la métamorphose (désopilante paroissienne) et presque un chanteur (Michel Delpech revisité).
Après le récit (un peu long) d’une virée délirante et cauchemar­desque dans les coulisses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Pour son album « Xeu », le rappeur d’Aulnay-sous-Bois se montre plus explicite et moins provocateur.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Vald confirme son statut d’affreux gentil du rap

Pour son album « Xeu », le rappeur d’Aulnay-sous-Bois se montre plus explicite et moins provocateur.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h04
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Pour la sortie de son nouvel album, Xeu, Vald a donné, le week-end du 3 et 4 février, trois concerts à Paris dans des salles de taille moyenne (Les Etoiles, La Maroquinerie, Le Nouveau Casino). A chaque fois, la même ambiance de stade de foot : des chants de supporteurs, des « Valentin, Valentin », son prénom à l’état civil, criés à tue-tête. Son public lui ressemble, « affreux et gentil », comme il le dit lui-même, 25 ans de moyenne d’âge, avec un goût très prononcé pour la fête et ses excès… Rien d’un hasard alors, si le titre de l’album est aussi le surnom donné à l’ecstasy.

Pour son deuxième album publié chez une major (Universal), Vald a fait un effort de clarté pour mieux faire comprendre son univers et sa personnalité. Jusque-là, ses clips, ses apparitions sur le Web ou à la télé n’étaient qu’une série de provocations. Fin 2013, dans sa vidéo de Shoote un ministre, il fait faire une quenelle à un mannequin. Au moment où la vidéo sort, la question est encore ouverte sur ce geste : « Est-ce que c’est un signe de facho ou une blague ?, interroge-t-il. Loin de moi l’idée de me montrer en supporteur de Dieudonné. J’ai fait un truc con pour énerver les bien-pensants. »

En juin 2015, son premier succès, Bonjour, est une farce adressée aux durs de banlieue : « Il n’a pas dit “Bonjour”, il s’est fait niquer sa mère. » Chaque passage télé est l’occasion d’une punchline décochée à un concurrent. « Le rap doit être vulgaire, sinon c’est du Bigflo et Oli, c’est du slam », affirmait-il, récemment, sur France 3. En juin 2017, en concert à Marseille, il diffuse une photo de lui avec un maillot du PSG prise dans le ­Stade-Vélodrome.

Dans les coulisses d’un de ses récents concerts parisiens, Valentin Le Du, licencié en mathématiques, ancien professeur particulier pour des collégiens, revient sur ce goût de la provocation : « C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ A la Philharmonie de Paris, l’ensemble La Camera delle Lacrime mêle sons d’Orient et d’Occident.
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Voix et instruments discutent de religion

A la Philharmonie de Paris, l’ensemble La Camera delle Lacrime mêle sons d’Orient et d’Occident.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 08h42
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                            Philippe-Jean Catinchi








                        



                                


                            

On savait Bruno Bonhoure et Khaï-dong Luong, maîtres d’œuvre de l’ensemble La Camera delle Lacrime, prompts à proposer des parcours inédits ou inattendus. Naguère ils revisitèrent le fameux Livre vermeil de Montserrat, dans une version participative avec le jeune chœur de Dordogne, figurant les pèlerins accédant au sanctuaire marial de Catalogne (CD Paraty, 2014) après nous avoir entraînés sur les pas du troubadour Peirol d’Auvèrnha (c. 1160-1225) qui, parti de Montferrand, gagna la Terre sainte et s’aventura dans le bassin méditerranéen de Marseille à Jérusalem, en poussant jusqu’à Damas au début du XIIIe siècle.
Le voyage évoqué vendredi 9 février à la Philharmonie est plus extraordinaire encore. Envoyé en mission d’observation dans l’empire mongol par le roi de France Louis IX, qui n’est pas encore sanctifié mais revient juste de croisade, le moine franciscain Guillaume de Rubrouck (c. 1215 - c. 1295) n’est pas à proprement parler un ambassadeur, le khan – équivalent de l’empereur en mongol – ne reconnaissant pas le roi capétien comme un égal, mais comme un émissaire. Un voyageur curieux et missionnaire discret, chargé de convaincre Mangu Khan, sinon de se convertir, du moins de prendre à revers les musulmans et de permettre ainsi la libération des Lieux saints.
C’est ainsi qu’au printemps 1254, après de longs mois d’un voyage éprouvant au cours duquel il fut brièvement reçu par le khan mongol en janvier, le moine atteint Karakorum, camp de base de Gengis Khan dès 1220, adopté comme centre politique par ses successeurs, où doit avoir lieu « la » rencontre. Mais l’audience prend bientôt un tour exceptionnel : le khan souhaite en fait une dispute théologique entre chrétiens, sarrasins – en fait des moines soufis – et « tuins » – entendez bouddhistes chinois –, un dialogue dont toute parole agressive ou injurieuse est proscrite, comme tout tumulte partisan, « sous peine de mort ».
Finesse du tissage musical
C’est...




                        

                        

