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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Neige : comment s’organisent les transports ?

Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h50
   





                        



   


Des déplacements perturbés, une circulation au ralenti. Mercredi 7 février au matin, une partie de la France s’est réveillée sous la neige. La veille, un record de bouchons avait été enregistré en Ile-de-France, avec un pic de 739 kilomètres en soirée.
De manière générale, la plupart des modes de transport franciliens étaient touchés mercredi matin. Les aéroports connaissaient de nombreuses annulations, la circulation des bus restait interrompue à paris, et le trafic des trains sur le réseau SNCF était ralenti. Mais alors, comment s’organisent les transports pour continuer à fonctionner malgré les intempéries ?

        Lire :
         

          Routes, RATP, SNCF… des transports très perturbés par la neige



Aéroports : déneigement et dégivrage
La neige, qui est tombée par endroits sur plus de dix centimètres, a engendré d’importantes perturbations mercredi. Air France prévoyait d’assurer seulement 50 % des vols court-courriers au départ de l’aéroport d’Orly, et deux tiers des vols moyen-courriers au départ de Charles-de-Gaulle. La quasi-totalité des vols long-courriers seront assurés, mais avec des retards.
Déneigement
Le déneigement des pistes des aéroports est nécessaire. Dans un entretien au site spécialisé Air journal en 2013, Régis Lacote, le directeur des aires aéronautiques de Paris-Charles de Gaulle, explique que le déneigement des aéroports est particulier :
« En voiture, lorsqu’une route est enneigée ou verglacée, vous réduisez votre vitesse. Dans l’aérien, le problème est plus complexe, puisque le décollage ou l’atterrissage d’un avion a lieu généralement à plus de 200 kilomètres/heure. Il faut donc intervenir rapidement en utilisant des moyens mécaniques et chimiques pour rendre la piste non glissante. »
Pour ce faire, il n’est pas possible d’utiliser du sel comme sur une route classique, cela endommagerait les avions, précise Régis Lacote. Les services de l’aéroport répandent donc du formiate de potassium, un produit dégivrant sous forme liquide ou solide :
« On compte en moyenne trente minutes pour déneiger une piste longue de 4 200 mètres et vingt minutes pour les pistes courtes de 2 700 mètres. »
Dégivrage
Lorsque la neige se dépose sur les avions, il faut procéder à un dégivrage de leurs ailes et de la carlingue. Le glycol, un produit utilisé pour dégivrer les avions avant le décollage, est mélangé à de l’eau chaude et projeté sur l’appareil en cas de température négative. Cela permet d’éviter qu’il soit trop lourd avant le décollage. En 2010, un hiver très rigoureux avait touché la France, et le stock de dégivrant avait été jugé insuffisant pour dégeler les avions des aéroports parisiens.

        Lire le décryptage :
         

          La neige et le droit : les réponses à vos questions



Trafic ferroviaire : des ralentissements pour éviter la casse
Mardi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, rapportait sur Twitter avoir mis quatre heures pour relier Paris à sa ville, alors que le trajet s’effectue d’habitude en un peu plus de deux heures. Un tweet qui n’a pas échappé à la SNCF, qui s’est empressée de répondre sur le réseau social avec une vidéo explicative.

@alainjuppe Lors d'intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effe… https://t.co/mUprc76lHC— SNCF (@SNCF)


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« Lors d’intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effet, la vitesse est réduite à 220 km/h, cela évite les projections de glace sur les TGV. »
La vidéo précise que la neige présente sur les voies ou sous les trains est aspirée et se solidifie en formant des blocs de glace sous et sur les côtés du train. Le danger est que ces blocs de glace se détachent lors du croisement de deux TGV, risquant alors d’endommager les vitres latérales ou le pare-brise du conducteur.
De son côté, la RATP va continuer à faire circuler des trains et des tramways la nuit « afin d’éviter le gel de ses installations », a-t-elle annoncé.
Axes routiers : le salage parfois inutile face aux chutes de neige
Côté routier, la préfecture d’Ile-de-France a rappelé mercredi les conseils déjà exprimés la veille. Ainsi, les Franciliens sont-ils invités à ne pas utiliser leurs voitures, et la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 tonnes, qui devaient contourner la région ou s’arrêter dans une des quarante-trois zones de stockage de poids lourds.
Les voies rapides ont été salées et déneigées, mais par endroits les chutes de neige ont été trop importantes pour que le salage suffise, a annoncé mercredi la ministre des transports, Elisabeth Borne. Ainsi, les services de la voirie n’ont-ils pas pu empêcher que plus de neuf cents voitures restent bloquées sur la N118 — au sud-ouest de la capitale — « parce que les réseaux secondaires n’étaient pas déneigés », a expliqué Mme Borne.
Selon le ministère de l’intérieur, plus de deux mille cinq cents pompiers, gendarmes et opérateurs routiers étaient mobilisés mercredi matin en Ile-de-France pour dégager les routes.
A Paris, la consigne donnée aux automobilistes a été suivie, mais les perturbations sur les réseaux de transports en commun franciliens ont eu pour résultat une très forte demande de taxis et de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). En conséquence, les tarifs proposés par les applications de VTC se sont envolés dès mardi soir.

@uber ou le business de la neige... https://t.co/vqXgX6Tw7w— xlprod (@Xavier Lainé)


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Le Parisien a ainsi relevé que pour un trajet de 6 km dans Paris, « il fallait compter vers 19 h 45 entre 52,10 et 91 euros ». Des prix qui sont retombés dans la journée de mercredi, restant tout de même un peu plus élevés que les tarifs habituellement proposés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Germaine X attaque sa copropriété qui refuse de faire des travaux de remise aux normes des conduits de fumée, ce qui l’empêche d’utiliser sa cheminée et de se chauffer.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les épisodes neigeux entraînent la mise en place de certains dispositifs réglementaires, qui ont trait au droit du travail ou encore à celui des collectivités territoriales. En voici quelques-uns.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

La neige et le droit : les réponses à vos questions

Les épisodes neigeux entraînent la mise en place de certains dispositifs réglementaires, qui ont trait au droit du travail ou encore à celui des collectivités territoriales. En voici quelques-uns.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 14h20
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le nord de la France vit un épisode neigeux « notable et durable ». Localement, il a neigé jusqu’à 20 centimètres et les météorologues préviennent que la situation pourrait empirer dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 février, avec la chute des températures, qui risque d’entraîner l’apparition de gelées puis d’une nouvelle perturbation neigeuse vendredi. Voici quelques questions que vous nous avez posées concernant les dispositifs réglementaires ayant trait à cet événement climatique.
Peut-on être sanctionné pour ne pas s’être rendu au travail par la faute de la neige ?
Le droit prévoit les « cas de force majeure », dont la neige – ou une inondation – peut faire partie si l’événement est imprévisible, insurmontable et indépendant de la volonté de l’employé. Dans ce cas, le salarié ne peut pas être sanctionné pour un retard ou une absence ; par exemple si les routes sont impraticables et/ou si les transports en commun sont indisponibles.
Si cette absence ne peut être sanctionnée d’un point de vue du droit, elle peut avoir des conséquences en matière de rémunération ; en effet, l’employeur n’est pas tenu de rémunérer les heures d’absence. En revanche, si le salarié parvient à se rendre sur son lieu de travail et trouve l’entreprise fermée, l’employeur est tenu de le rémunérer normalement.
Comme le rappelle l’administration, il existe des exceptions. Ainsi, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), « les salariés en arrêt de travail pour cause d’intempérie sont indemnisés », sous conditions.
Peut-on recourir au télétravail dans ce cas ?
Un salarié bloqué par la neige ou les intempéries peut se voir proposer d’effectuer sa journée en télétravail ; ce qui peut être considéré comme un aménagement du poste de travail. Néanmoins, pour ce faire, l’employeur doit avoir mis à disposition du salarié le matériel nécessaire, dont, par exemple, un ordinateur professionnel ou les documents nécessaires. Dans le cas contraire, le salarié a tout à fait le droit de refuser de travailler à distance.
Quelles sont les règles en cas de travail en extérieur ?
Le code du travail ne précise pas particulièrement pour la neige quelle est la marche à suivre. En revanche, il est très clair sur les obligations de l’employeur : il doit prendre les « mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (article L.4121-1).
L’article R-4225-1 du code du travail précise que les « postes de travail extérieurs » doivent être aménagés pour que les travailleurs soient « protégés contre les conditions atmosphériques » et qu’ils « ne puissent pas glisser ou chuter ».
Autrement dit, sans jamais citer le mot « neige », le code du travail impose à l’employeur de protéger ses salariés quelles que soient les conditions météorologiques ; à ce titre, dans le BTP, par exemple, ces derniers doivent être équipés en fonction avec des vêtements chauds.
Quels sont les services tenus de déneiger les routes et les trottoirs dans les villes ?
L’article L.2122-2 du code général des collectivités territoriales donne à la police municipale le devoir « d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique. Elle comprend notamment (…) la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques ». Le maire, qui est chargé de la police municipale, est donc responsable du déneigement des voies.
Pour autant, le déneigement n’est pas une obligation stricte pour les communes. La mairie peut ainsi décider de ne pas procéder au déneigement de l’ensemble des voies en priorisant, par exemple, l’importance de la circulation – piétonne ou à véhicule – sur la voirie. La commune pourrait néanmoins être civilement responsable en cas d’accident lié au défaut de déneigement d’une voie et donc risquer une amende.
Enfin, le maire peut, par arrêté municipal, obliger ses administrés à déneiger ou à lutter contre le verglas en leur demandant par exemple d’enlever la neige du trottoir devant leur propriété. En cas d’accident, la responsabilité du propriétaire pourrait être engagée si le déneigement n’a pas été effectué. Une question écrite du député Gilbert Mathon, en 2011, précise que pour les immeubles en copropriété – comme c’est le cas dans de nombreuses grandes villes – « l’arrêté municipal prescrivant des mesures de déneigement des trottoirs relevant de la voirie publique est à la charge du syndicat des copropriétaires, représenté par son syndic ».
Pour les voies privées non ouvertes à la circulation générale, la charge du déneigement n’incombe à personne : c’est au bon vouloir du propriétaire ou du locataire. En revanche, la mairie peut éventuellement proposer ses services de déneigement, contre paiement et dans la mesure où il n’existe pas de service de déneigement privé à disposition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.
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Linky : la Cour des comptes dénonce le coût du programme

Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h18
    |

                            Nabil Wakim








                        


C’est un rapport très sévère pour Linky qu’a rendu public la Cour des comptes, mercredi 7 février. Alors que 8 millions de compteurs communicants ont déjà été déployés en France, la cour ne critique pas le bien-fondé du projet, mais estime que les conditions de son déploiement profitent surtout à Enedis (ex-ERDF), et pas suffisamment aux consommateurs. Elle juge également que l’impact sur les économies d’énergie est insuffisant. En cela, la cour vient apporter de l’eau au moulin des opposants à Linky, et notamment l’association de consommateurs UFC-Que choisir, qui a exprimé des réserves similaires.

        Lire aussi :
         

                Les 5 questions que pose le compteur Linky



Un programme jugé « généreux » pour Enedis
Le déploiement des compteurs est assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La cour s’alarme également du mécanisme d’incitations mis en place : si Enedis prend du retard, les pénalités sont limitées. Mais si le projet réussit, les incitations sont très généreuses, et pourraient représenter plusieurs dizaines de millions d’euros supplémentaires pour Enedis. Les magistrats estiment donc que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ». 
La CRE et Enedis contestent ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés. La commission de régulation de l’énergie estime également que donner des conditions financières avantageuses et stables à Enedis était une des conditions de la faisabilité du programme.
Des bénéfices insuffisants pour les utilisateurs
C’est l’autre argument massue de la Cour des comptes : « Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. » Linky promet des avantages clairs pour Enedis et les fournisseurs d’électricité (EDF, Engie, Direct-Energie, Total, etc.), avec notamment le relevé à distance et une meilleure connaissance de la consommation.
Mis à part le fait de ne plus devoir attendre le releveur à son domicile, Linky doit permettre au consommateur de mieux maîtriser sa consommation d’électricité et donc de faire des économies. Mais le rapport estime que les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre aux utilisateurs de connaître leur consommation détaillée. Et souligne au passage que l’impact sur la consommation d’électricité pourrait être assez faible. Fin 2017, seuls 1,5 % des usagers disposant de compteurs Linky ont ouvert un compte pour connaître leur consommation.
Une prise en compte trop tardive des doutes exprimés
Le déploiement de Linky a fait surgir des doutes dans une partie de la population et de nombreuses critiques ont été émises, note la Cour des comptes dans son rapport. Les opposants s’inquiètent notamment des risques sanitaires liés aux ondes, même s’ils ne sont corroborés par aucune étude officielle, rappelle le rapport. Ils dénoncent également l’utilisation qui pourrait être faite des données de consommation par Enedis.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



La Cour des comptes ne reprend pas ces critiques à son compte – elle souligne par ailleurs que les refus d’installation sont limités : un peu plus de 35 000 compteurs sur 6,1 millions n’ont pu être posés sur la période 2015-2017. Mais elle souligne un « défaut de pilotage » de la part de l’Etat et d’Enedis. Les études sur les conséquences sanitaires ou la protection des données privées sont arrivées trop tard, et n’ont pas été suffisamment communiquées au grand public.
Retrouvez ici l’intégralité du rapport de la Cour des comptes et les réponses d’Enedis et de la CRE aux critiques.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Des chutes de neige provoquent la pagaille dans les transports franciliens depuis mardi, particulièrement à Paris, peu habituée à voir la neige tomber.
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<filnamedate="20180207"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180207"><AAMMJJHH="2018020719">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans cet Etat voisin du Texas, l’or noir est roi, à la fois source de richesse et de pouvoir. Tout est fait pour favoriser son exploitation et exaucer le rêve de puissance pétrolière nourri par Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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L’Oklahoma, bastion de la reconquête pétrolière

Dans cet Etat voisin du Texas, l’or noir est roi, à la fois source de richesse et de pouvoir. Tout est fait pour favoriser son exploitation et exaucer le rêve de puissance pétrolière nourri par Donald Trump.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h32
    |

            Arnaud Leparmentier (Oklahoma City (Oklahoma), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Série « L’Amérique citadelle » (2/5). C’était dans l’Oklahoma, le 13 octobre 2016, une journée décrétée « jour de prière pour les champs ­pétrolifères ». La « proclamation » de la gouverneure républicaine de l’Etat, Mary Fallin, invitait « les personnes de toutes croyances à ­remercier Dieu pour les bienfaits apportés par l’industrie du pétrole et du gaz naturel » et à prier pour que celle-ci « continue d’être une source inépuisable de richesse pour les familles de l’Oklahoma ».
Le vœu de Mary Fallin a été exaucé. En novembre, Donald Trump était élu président des Etats-Unis et nommait le procureur général de l’Etat, Scott Pruitt, à la direction de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), tandis qu’un ­républicain natif du Montana, Ryan Zinke, était désigné à la tête du ministère fédéral de l’intérieur. Leur mission : torpiller les ré­glementations environnementales imposées par Barack Obama, qui empêchent les ­compagnies pétrolières de forer en paix.

Car, dans cet ancien territoire indien qu’est l’Oklahoma, le pétrole est roi. Il n’y a qu’à voir les plaines venteuses ceignant Oklahoma City. Derricks, forages gaziers, oléoducs et ­stations de compression sont omniprésents. Le pouvoir est lié au pétrole. Le dôme du capitole en témoigne. En lettres dorées, sous la coupole, figurent les patronymes des généreux donateurs : Phillips Petroleum, Conoco, Halliburton.
En 2015, la gouverneure Mary Fallin a fait retirer aux communes toute prérogative en matière d’environ­nement
Il manque celui d’un homme : Harold Hamm, magnat du pétrole dont la ­fortune est estimée à environ 15 milliards de dollars (près de 12 milliards d’euros), selon Forbes. Le nom de son entreprise, Continental Resources, championne de l’exploitation par fracturation hydraulique, figure dans un lieu tout aussi emblématique, le musée des cow-boys.
« Hamm est l’homme qui a fait nommer Scott Pruitt », assène...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Début janvier, le secrétaire américain à l’intérieur, Ryan Zinke, a annoncé la relance des forages offshore et l’octroi d’une cinquantaine de permis d’exploration.
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édition abonné


Donald Trump veut transformer les Etats-Unis en « superpuissance de l’énergie »

Début janvier, le secrétaire américain à l’intérieur, Ryan Zinke, a annoncé la relance des forages offshore et l’octroi d’une cinquantaine de permis d’exploration.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h59
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Le cap est fixé. « Nous allons de­venir la superpuissance de l’énergie. » Donald Trump a exprimé son ambition en début d’année par la voix de son secrétaire à l’intérieur, Ryan Zinke. Celui-ci a annoncé, le 4 janvier, la relance des forages offshore et l’octroi d’une cinquantaine de permis d’exploration. Cela s’ajoute à l’assouplissement de la réglementation des plates-formes pétrolières, près de huit ans après l’explosion de Deepwater Horizon, en avril 2010. Autant de ruptures avec l’ère Obama, qui permettent à M. Trump de bâtir sa puissance gazo-pétrolière.
La reprise des forages offshore couronne une série de mesures prises depuis un an. Washington est sorti de l’accord de Paris sur le climat. La construction de l’oléoduc Keystone XL – qui doit acheminer le pétrole du Canada vers le golfe du Mexique –, à laquelle Barack Obama avait mis son veto, est relancée. Le secteur pétrolier jubile.
La production nationale d’or noir, qui a doublé depuis le début de la décennie, a dépassé les 10 millions de barils par jour en novembre, frôlant le record de 1970, d’après l’agence américaine d’in­formation sur l’énergie (EIA). Les Etats-Unis exportent de nouveau du brut depuis qu’a été levée, fin 2015, l’interdiction d’exporter prise dans la foulée du boycott de l’OPEP, après la guerre du Kippour, en octobre 1973. En 2017, pour la ­première fois ­depuis 1957, les Etats-Unis ont été un exportateur net de gaz naturel, grâce à un gazoduc vers le Mexique.
Des Etats côtiers exemptés
La relance des forages en mer provoque des résistances, y compris parmi ses partisans. Le gouverneur républicain de Floride, Rick Scott, soucieux de protéger l’environ­nement et le tourisme de son Etat, a tant protesté que Ryan Zinke a dû faire marche arrière. « Après discussion avec le gouverneur Scott, je retire la Floride de tout projet de ­nouvelle plate-forme pétrolière ou gazière. » Cette dérobade a fait ­tache d’huile, conduisant de mul­tiples Etats...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Des investigations géologiques ont été menées dans quatre départements, mais un unique site sera retenu en 1998, celui de la Meuse.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Bure : la longue et inexorable histoire d’un centre d’enfouissement

Des investigations géologiques ont été menées dans quatre départements, mais un unique site sera retenu en 1998, celui de la Meuse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h57
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


Par quel cheminement tortueux les déchets ultimes de la filière nucléaire française sont-ils arrivés aux portes du village de Bure (82 habitants), aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, où ils doivent être ensevelis pour les siècles des siècles ? L’histoire est longue, mais son cours inexorable. Comme si, une fois lancé, le train des déchets ne pouvait plus être stoppé.

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                Centre d’enfouissement de Bure : l’impossible preuve scientifique de la sûreté



Dès le début des années 1980, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), créée en 1979 au sein du Commissariat à l’énergie atomique, commence à étudier la possibilité d’un stockage souterrain. Ses géologues prospectent différents milieux (argile, granite, formation saline, schiste), dans l’Ain, l’Aisne, les Deux-Sèvres et en Maine-et-Loire. Mais, devant la fronde des populations, le premier ministre de l’époque, Michel Rocard, décrète en 1990 un moratoire.
L’année suivante, la « loi Bataille », du nom de son rapporteur, le député du Nord Christian Bataille, définit trois axes de recherche pour les déchets à haute activité et à vie longue : la séparation-transmutation (réduction de la nocivité et de la durée de vie), l’entreposage de longue durée en surface et le stockage géologique. L’Andra est chargée d’explorer cette dernière voie – qui n’est donc que l’une des options –, grâce à la création de « laboratoires souterrains », au pluriel, c’est-à-dire au moins deux.
Des investigations géologiques seront bien menées dans quatre départements, Gard, Haute-Marne, Meuse et Vienne. Mais un unique site sera retenu en 1998, celui de Bure, pour un unique laboratoire. En 2006, une nouvelle loi retient comme solution de référence le stockage en couche géologique profonde. Bien que l’Andra s’en défende alors, il devient rapidement clair que Bure sera aussi le site d’enfouissement national.
Depuis, en dépit d’une opposition croissante, l’Andra n’a pas dévié de la mission qui lui a été confiée. Les échéances sont encore lointaines – la mise en service du site n’est pas prévue avant le milieu de la prochaine décennie –, mais rien ne semble plus pouvoir empêcher que Bure porte la croix de son cimetière radioactif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans son rapport public annuel, publié mercredi, les magistrats passent au crible un certain nombre de politiques publiques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Contrats aidés, compteur Linky, politique vaccinale... Les préconisations de la Cour des comptes

Dans son rapport public annuel, publié mercredi, les magistrats passent au crible un certain nombre de politiques publiques.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h23
    |

            Julia Pascual, 
François Béguin, 
Patrick Roger, 
                                Nabil Wakim et 
Bertrand Bissuel








                        



   


La Cour des comptes a publié, mercredi 7 février, son rapport annuel 2018, qui met en lumière des exemples de mauvaise gestion de l’argent public. Voici les points marquants identifiés cette année par les magistrats financiers.
Contrats aidés : un dispositif peu efficace, qui doit être recentréLinky : le coût du programme pointé du doigtPolitique vaccinale : des mesures « mal coordonnées » et « insuffisantes »La régulation du secteur de la sécurité privée étrilléeLa coûteuse sortie des emprunts à risque pour les finances publiques
Contrats aidés : un dispositif peu efficace, qui doit être recentré
La Cour des comptes juge sévèrement le dispositif des contrats aidés : s’avérant peu efficace en termes de réinsertion professionnelle, il doit être recentré sur certains publics bien spécifiques, avec un encadrement plus poussé des bénéficiaires.
Mis en place à partir du milieu des années 1980, les contrats aidés ont pour objectif de favoriser le retour dans le monde du travail de personnes qui en sont éloignées. Entre 2012 et 2016, l’Etat a alloué quelque 13,6 milliards d’euros en faveur de cette politique.
Mais le bilan en matière de retour à l’emploi n’est pas pharamineux, aux yeux de la Cour, qui cite plusieurs études réalisées par le ministère du travail. Ainsi, en 2016, 29 % des signataires d’un contrat aidé dans le secteur non marchand (collectivités locales, associations) ont décroché un CDD d’au moins six mois ou un CDI, six mois après avoir quitté le dispositif. Dans le secteur marchand, le ratio est plus élevé : 54 %. « Ces résultats ne sont pas à la hauteur des moyens engagés », déplore la haute juridiction.
Au fil des ans, cette forme d’emploi a été ouverte à des catégories plus larges, diminuant la part de celles qui sont les plus en difficultés.
A l’avenir, selon la Cour, cette action devrait être ciblée sur des publics fragiles, qui ne peuvent pas être orientés « directement » vers des stages de formation « plus intensifs », sans pour autant nécessiter un suivi « global ». La Cour ajoute qu’il faut renforcer l’accompagnement et la formation des intéressés.
Linky : le coût du programme pointé du doigt
Le rapport est très sévère pour Linky. Alors que 8 millions de compteurs communicants ont déjà été déployés en France, la Cour des comptes ne critique pas le bien-fondé du projet, mais estime que les conditions de son déploiement profitent surtout à Enedis (ex-ERDF), et pas suffisamment aux consommateurs.
Le déploiement des compteurs est assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais, en analysant la construction de ce tarif, la Cour estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
Enfin, la Cour relève que « les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. » Le rapport estime que les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre aux utilisateurs de connaître leur consommation détaillée. Et souligne au passage que l’impact sur la consommation d’électricité pourrait être assez faible. Fin 2017, seuls 1,5 % des usagers disposant de compteurs Linky ont ouvert un compte pour connaître leur consommation.
Enfin, la Cour déplore un « défaut de pilotage » de la part de l’Etat et d’Enedis, en ce qui concerne pédagogie et communication.
Politique vaccinale : des mesures « mal coordonnées » et « insuffisantes »
Face à la montée de « l’hésitation vaccinale » chez une partie de la population française, les pouvoirs publics n’ont pris que des mesures « de portée limitée » au travers d’une « succession de plans inaboutis ». Le rapport critique avec sévérité la politique vaccinale menée ces dernières années, faite selon elle de « mesures partielles », « mal coordonnées » et « insuffisantes » face à la réémergence de certaines maladies, comme la rougeole (24 000 cas déclarés entre 2008 et 2016).
L’institution dénonce notamment une stratégie d’information et de communication en matière de vaccins « partielle et imparfaite », et juge « particulièrement dommageable » la position en « complet retrait » du ministère de l’éducation nationale à l’égard des problématiques de vaccination. Ce constat intervient quelques semaines après un important changement sur cette question : le passage de trois à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés après le 1er janvier 2018. Une mesure certes saluée par la Cour, qui y voit une « clarification attendue et nécessaire », mais qui « ne suffira pas à elle seule à rétablir durablement la confiance ».
Pour y parvenir, les magistrats formulent des propositions, dont plusieurs sont déjà à l’étude. Ils suggèrent par exemple d’autoriser davantage de professionnels de santé à pouvoir vacciner, dans la lignée de l’expérimentation qui a permis à des pharmaciens de vacciner sous certaines conditions contre la grippe. Ils souhaitent également la mise en place de façon prioritaire d’un « registre de vaccination unique ».
Regrettant la faible couverture vaccinale antigrippale des professionnels de santé, la Cour émet le vœu qu’ils soient tous obligatoirement vaccinés contre le virus. Une disposition déjà prévue par la loi, mais jamais appliquée.
La régulation du secteur de la sécurité privée étrillée
C’est un coup de semonce que la Cour des comptes adresse au secteur de la sécurité privée. Alors que l’Etat confère à ces entreprises toujours plus de missions et étend progressivement les pouvoirs de leurs agents, l’institution critique l’absence de pilotage de cette dynamique et s’alarme de la régulation « lacunaire » du secteur face à des risques patents en matière de moralité et de fraude. Le rapport de la Cour tire à boulets rouges sur le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), autorité de régulation qui n’est « pas à la hauteur des attentes ».
Le secteur de la sécurité privée jouit d’une croissance forte mais demeure éclaté en une myriade de sociétés peu rentables se livrant une « concurrence sévère ». Celles-ci pratiquent notamment un dumping social grâce à une variable d’ajustement : une main-d’œuvre « volatile, très peu qualifiée et mal rémunérée ». Pourtant, l’Etat n’a eu de cesse de déléguer des missions au privé comme la surveillance de bâtiments publics. En dix ans, près de 600 équivalents temps plein ont ainsi été externalisés.

        Lire l’intégralité de cet article :
         

          La régulation du secteur de la sécurité privée étrillée par la Cour des comptes



La coûteuse sortie des emprunts à risque pour les finances publiques
Fin 2017, le coût pour les finances publiques de la sortie des emprunts à risque contractés par les collectivités territoriales dans les années 2000 aura atteint plus de 3 milliards d’euros, dont 1 milliard supporté par l’Etat et 2 milliards par les collectivités elles-mêmes. Un coût de sortie « élevé », estime la Cour.
Depuis les lois de décentralisation de 1982 et 1983, les collectivités territoriales ont acquis le droit de souscrire différentes formules d’emprunt. C’est dans le courant des années 2000 qu’apparaissent des produits dits « structurés » reposant sur des taux d’intérêt variables à court et à long terme ou sur des parités de devises. La banque Dexia s’est fait une spécialité de ce type de dispositif, très attractif au départ car proposant des taux inférieurs aux conditions du marché.
La crise de 2008, et l’envolée des taux qui s’en est suivie, va faire déchanter les collectivités , dont environ un millier se sont ainsi retrouvées à devoir éponger des encours d’emprunts dits sensibles, devenus des « emprunts toxiques », pour un montant d’une dizaine de milliards d’euros. Ce qu’elles étaient bien dans l’incapacité de faire.
L’Etat a alors dû intervenir. En janvier 2013, il est devenu actionnaire de la Société de financement local (SFIL), qui a repris pour 8,5 milliards d’euros d’encours sensibles des prêts accordés aux collectivités territoriales par Dexia. Il a ensuite mis en place un fonds de soutien aux collectivités doté initialement de 1,5 milliard d’euros. Un montant doublé en 2015. Parmi les plus gros bénéficiaires, figurent notamment le conseil départemental du Rhône (127 millions d’euros), la collectivité territoriale de Corse (104 millions) et la métropole de Lyon (101 millions).
Pour les finances publiques, même si le dispositif a incontestablement permis de circonscrire les effets dévastateurs de ces emprunts toxiques et d’amortir les risques pesant sur les collectivités, le coût aura été significatif. Pour les représentants du gouvernement, cependant, ce coût de 3 milliards d’euros doit être mis en perspective avec le risque de plus de 17 milliards d’euros pour l’Etat qui aurait pu résulter des pertes encourues par la SFIL et Dexia.

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                La Cour des comptes dresse un bilan « en demi-teinte » du plan de rénovation des universités


Cette crise des emprunts à risque aura constitué une des plus graves ayant affecté les finances locales au cours des dernières décennies, entremêlant la triple responsabilité des collectivités territoriales, des banques et de l’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Vous vivez dans un département sous la neige, les routes que vous empruntez sont recouvertes de verglas : envoyez-nous vos photos.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Envoyez-nous vos photos de la neige et du froid

Vous vivez dans un département sous la neige, les routes que vous empruntez sont recouvertes de verglas : envoyez-nous vos photos.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 10h27
   





                        



   


Neige et verglas continuaient mercredi à perturber la circulation sur les routes ainsi que les transports aériens et ferroviaires dans les 25 départements classés en vigilance orange. Vous vivez dans un département sous la neige ? Les routes que vous empruntez sont recouvertes de verglas ? Vous êtes bloqué dans un aéroport ? Envoyez vos plus belles ou plus insolites photos à l’adresse e-mail photoslemonde@gmail.com. Merci de préciser la date et le lieu de la prise de vue.

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Une sélection de photographies sera publiée dans un portfolio sur notre site.
CONDITIONS
Pour nous envoyer vos photographies, merci de vous conformer à ces quelques conditions techniques :
– précisez le prénom et le nom du photographe ;
– la légende de chaque photo comprendra 300 signes au maximum. Elle devra indiquer notamment le lieu et la date de la situation photographiée ;
– en envoyant votre témoignage par courrier électronique, vous devrez écrire en toutes lettres : « Je certifie être l’auteur de cette photo et j’accepte l’ensemble des conditions de dépôt stipulées sur Le Monde.fr. »
AUTORISATIONS
Les déposants autorisent l’utilisation de leurs photographies par la Société éditrice du Monde pour une publication sur Le Monde.fr.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La situation pourrait devenir critique dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la chute des températures et l’apparition de « gelées » sur les sols enneigés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Routes, RATP, SNCF… des transports très perturbés par la neige

La situation pourrait devenir critique dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la chute des températures et l’apparition de « gelées » sur les sols enneigés.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h33
   





                        



   


L’épisode neigeux « notable et durable », qui a commencé mardi 6 février, rend les conditions de circulations toujours très difficiles mercredi 7 février, sur un axe allant des Pays de la Loire et du Poitou aux Ardennes, en passant par l’Ile-de-France. Particulièrement débordés, les pompiers demandent aux Franciliens de « limiter au strict nécessaire » leurs déplacements et de ne « contacter les services de secours qu’en cas d’urgence ».

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Trafic et vitesse réduits à la SNCF
La SNCF a mis en place son plan grand froid et mobilisé ses équipes pour faire face à l’épisode neigeux. Elle conseille à ses « clients de reporter leurs déplacements » mercredi.
« Le trafic ferroviaire sera très fortement perturbé toute la matinée en Ile-de-France avec moins d’un train sur deux en moyenne sur les lignes Transilien » et « des vitesses » réduites sur les grandes lignes, a ajouté ce porte-parole. Un incident technique à la gare du Nord entraîne en outre un retard pour les trains en provenance du nord.
« Ce qui est problématique, ce sont trois lignes en Ile-de-France », a fait savoir le président de la SNCF, Guillaume Pépy. Il évoque ainsi les lignes L, U et P, au sud-ouest et à l’est de Paris. Selon le responsable de la SNCF, 2 500 agents ont été mobilisés dans la nuit sur la région parisienne.

Pourquoi @SNCF réduit la vitesse des #TGV lorsqu'il neige ?

— GroupeSNCF (@Groupe SNCF)


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Bus interrompus, tramways et RER perturbés
A la suite d’un arrêté préfectoral, aucun bus ne circulera à Paris jusqu’à nouvel avis. La RATP précise sur son site que « la sortie des bus se fera au cas par cas ». Pour le métro, les lignes 8 et 12 fonctionnent à 50 %.
Le trafic du RER A est perturbé sur toute la ligne (quatre trains sur cinq) et tous les trains sont omnibus. Le RER B connaît un trafic très fortement perturbé (trois trains sur quatre) et interrompu de Gare-du-Nord vers Aéroport CDG2 - Mitry-Claye, avec une reprise de service estimée à 11 heures. Le RER C est également très erturbé.
Sur le tramway, le trafic est normal sur les T1, T2 et T3b, T7 et T8, interrompu sur le T3a entre Porte-de-Charenton et Porte-de-Vincennes, et interrompu totalement sur les T5 et T6, a indiqué un porte-parole de la RATP. En revanche, le trafic des métros est assuré à 90 %.

Bonjour à tous ! Suite aux conditions climatiques, les conditions de circulations sont particulièrement difficiles.… https://t.co/mEjJkFOHOa— ClientsRATP (@Service client RATP)


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Axes de circulation autour de Paris
Le ministère de l’intérieur a demandé aux automobilistes de ne pas prendre leur voiture mercredi matin en raison des chutes de neige exceptionnelles en Ile-de-France. « On est face à une situation exceptionnelle », a affirmé le porte-parole du ministère de l’intérieur, Frédéric de Lanouvelle. « Notre consigne aux automobilistes est de ne pas prendre leur voiture », a-t-il ajouté, alors qu’on enregistrait près de 200 km de bouchons en région parisienne peu avant 8 heures, après un niveau record de 739 km atteint mardi soir.
La situation restait difficile mercredi matin sur la N118, où « entre 1 500 et 2 000 personnes » avaient été bloquées toute la nuit dans leurs véhicules. A la mi-journée, plus de 900 véhicules étaient toujours bloqués. La préfecture de police a précisé que leur évacuation était toujours en cours.
En Ile-de-France, sur les axes routiers principaux, la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 t qui devaient contourner la région ou s’arrêter sur une des 43 zones de stockage de poids lourds, selon la préfecture de police, qui invitait les particuliers à limiter leurs déplacements routiers.
Voir la carte du trafic en Ile-de-France sur Le Monde. fr
Trafic perturbé vers l’aéroport Charles-de-Gaulle
Selon une source aéroportuaire, des retards et quelques annulations ont été enregistrés sur le moyen-courrier à cause des opérations de dégivrage et de déneigement des plates-formes aéroportuaires et surtout du manque de personnel qui n’a pas réussi à se rendre sur la plate-forme.
Mardi, l’aéroport Paris - Charles-de-Gaulle avait connu « une journée quasiment normale », mais Orly avait enregistré « des retards supérieurs à une heure en moyenne pour cause de dégivrage », a déclaré le gestionnaire des aéroports parisiens, ADP. A Orly, des passagers ont même dormi à même le sol dans l’aérogare.
Air France prévoit d’assurer 90 % des long-courriers, deux tiers des moyen-courriers au départ de Roissy et 50 % des court-courriers au départ d’Orly. Des retards sont à prévoir dans les deux aéroports, notamment en raison des difficultés pour le personnel d’y accéder et des transports en commun perturbés.

#neige Les #accès routiers aux aéroports parisiens sont très perturbés. Merci de privilégier le #RER pour rejoindre… https://t.co/kdr5YeM9ix— ParisAeroport (@Paris Aéroport)


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Ramassages scolaires
Selon la RATP, le trafic des bus est totalement nul dans le département de la Seine-Saint-Denis sur décision préfectorale. Les transports scolaires ne circulent pas non plus mercredi dans plusieurs départements, notamment dans l’Orne, l’est de l’Eure, en Seine-Saint-Denis, en Essonne, dans les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Marne et la région Centre-Val de Loire.
Début de polémique
Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France et à la tête d’Ile-de-France Mobilités, dénonce sur son compte Twitter l’absence d’informations dans les transports en commun, perturbés par les conditions météorologiques. « Ce matin partie prendre un train… qui n’est jamais parti. Voie bloquée. Aucune information voyageurs. Et les applications conseillent de prendre des bus… qui ne circulent pas… Premier défi 2018 de SNCF, RATP et Optile sera l’amélioration de l’information en temps réel ! », a tweeté Mme Pécresse.
« Il faut arrêter de faire croire n’importe quoi aux Français » et reconnaître qu’« il est difficile d’anticiper le nombre de centimètres de neige qu’il va tomber », a estimé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Interrogé par RTL sur un défaut d’information des usagers par la SNCF et la RATP, il a remarqué qu’« il faut toujours bien informer », y compris « dans une situation exceptionnelle » comme celle que « nous vivons : il n’a pas autant neigé depuis 2013 » et il est tombé « 15 à 20 cm de neige en vingt-quatre heures ».

Où se renseigner pour connaître l’état des transports ?
Concernant les transports publics en Ile-de-France, vous pouvez consulter le site de la RATP ainsi que celui du Transilien. 
Si vous avez besoin de prendre le train, consultez les conditions de circulation sur le site de la SNCF.
Concernant les conditions sur les routes, vous pouvez vous référer pour l’Ile-de-France au site Sytadin et, pour le réseau autoroutier, au site de la Sanef (Société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France) ou de Vinci autoroutes. 





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ « Le Monde » a eu accès à la thèse d’un chercheur qui a étudié la gestion des incertitudes entourant le stockage des déchets nucléaires de la Meuse.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/02/2018
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Centre d’enfouissement de Bure : l’impossible preuve scientifique de la sûreté

« Le Monde » a eu accès à la thèse d’un chercheur qui a étudié la gestion des incertitudes entourant le stockage des déchets nucléaires de la Meuse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h26
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

C’est un document embarrassant pour les promoteurs du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) visant à enfouir, dans le sous-sol argileux du village de Bure, dans la Meuse, les déchets nucléaires français les plus dangereux. Il décrit comment l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), faute de pouvoir démontrer de façon formelle la sûreté de cette installation pendant des centaines de milliers d’années, consacre ses efforts à convaincre les instances de contrôle du nucléaire de la faisabilité d’un tel stockage. Quitte à présenter certains de ses résultats de façon orientée ou lacunaire. Au-delà de cet établissement public, placé sous la tutelle des ministères chargés de l’énergie, de la recherche et de l’environnement, c’est aussi la chaîne d’évaluation de la sûreté nucléaire en France qui est questionnée.
Ce document, que Le Monde a pu lire, est une thèse de 470 pages, soutenue le 11 décembre 2017 dans le cadre de l’Ecole des hautes études en sciences sociales et intitulée : « Enfouir des déchets nucléaires dans un monde conflictuel, une histoire de la démonstration de sûreté de projets de stockage géologique, en France ». Son auteur, Leny Patinaux, historien des sciences, a été pendant trois ans, de novembre 2012 à octobre 2015, salarié de l’Andra, qui a financé ce travail et lui a donné accès à ses archives. Parmi les membres du jury figure un membre de la direction de la recherche et du développement de l’agence, ce qui confère à son travail une forme de reconnaissance officielle.
« Construire un scénario »
L’universitaire, qui revient sur la genèse du choix de l’enfouissement pour les déchets à haute activité et à vie longue et sur les recherches engagées à cette fin, explique qu’« à partir des années 2000, l’impossibilité épistémique [c’est-à-dire au regard de la connaissance scientifique actuelle] d’apporter une preuve de la sûreté d’un stockage est reconnue par l’Andra »,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/07/19-13">
<filnamedate="20180207"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180207"><AAMMJJHH="2018020719">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Vingt-cinq départements sont placés en vigilance orange neige et verglas. La SNCF conseille à ses clients de reporter leurs déplacements.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     


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Météo : la moitié nord de la France ralentie par la neige et le froid

Vingt-cinq départements sont placés en vigilance orange neige et verglas. La SNCF conseille à ses clients de reporter leurs déplacements.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 04h26
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h54
   





                        



   


L’épisode neigeux « notable et durable » rend les conditions de circulations difficiles sur un axe allant des Pays de la Loire et du Poitou aux Ardennes, en passant par l’Ile-de-France, selon Météo France, qui a maintenu dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 février vingt-cinq départements en vigilance orange neige et verglas jusqu’à mercredi 14 heures.
Jusqu’à 20 cm de neige localement
Au lendemain d’embouteillages monstres autour de Paris, de nouvelles chutes de neige sont attendues dans la matinée en Ile-de-France mais également sur la moitié nord du pays. Mardi à 23 heures, Météo France a relevé 6 centimètres à Tours, 7 cm à Paris-Montsouris, 9 cm à Blois, 11 cm à Orléans, 13 cm à Chartres. L’institut attend dans la matinée de mercredi entre 7 et 15 cm sur les départements placés en vigilance orange et jusqu’à 20 cm localement.

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« On est sur un scénario de renforcement de la neige alors que la tenue est facilitée par des températures un peu en baisse », a expliqué à l’Agence France-Presse Emmanuel Demaël, prévisionniste. La situation pourrait devenir critique dans la nuit de mercredi à jeudi avec la chute des températures, jusqu’à – 10 °C, et l’apparition de « gelées » sur les sols enneigés, a-t-il ajouté.
Vendredi pourrait voir l’arrivée d’une nouvelle perturbation neigeuse, venue cette fois du nord-ouest, touchant tout un pan des Hauts-de-France jusqu’au Limousin en passant par l’Ile-de-France.

   


Des embouteillages en Ile-de-France
En Ile-de-France, un pic de 739 km de bouchons a été enregistré mardi peu avant 19 h 30 par le site d’informations routières Sytadin, avant d’amorcer un reflux, à moins de 500 km à 21 h 45. Les bus desservant Paris et la banlieue parisienne ont tous été rappelés dans leur dépôt en début de soirée.

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Sur les axes routiers principaux d’Ile-de-France, la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 t qui devaient contourner la région ou s’arrêter sur une des 43 zones de stockage de poids lourds, selon la préfecture de police, qui invitait les particuliers à limiter leurs déplacements routiers.
L’aéroport d’Orly a été exceptionnellement laissé ouvert jusqu’à 0 h 30, contre 23 h 30 habituellement, pour permettre aux avions de décoller.
Les transports scolaires ne circuleront pas mercredi dans plusieurs départements, notamment dans l’Orne, l’est de l’Eure, en Seine-Saint-Denis, en Essonne, dans les Yvelines, la Seine-et-Marne, la Marne et la région Centre-Val de Loire.
SNCF : vitesse réduite et circulation difficile
La SNCF a réduit la vitesse de ses trains sur une partie de son réseau, occasionnant d’importants retards, tandis que la LGV Atlantique subissait des perturbations.
La SNCF a conseillé à ses « clients de reporter leurs déplacements » mercredi : les fortes chutes de neige rendent difficile la circulation des trains de banlieue ou à grande vitesse en Ile-de-France. « Le trafic ferroviaire sera très fortement perturbé toute la matinée en Ile-de-France avec moins d’un train sur deux en moyenne sur les lignes Transilien » et « des vitesses » réduites sur les grandes lignes, a ajouté ce porte-parole.

La tour Eiffel est fermée
La tour Eiffel a été fermée aux visiteurs mardi, en raison des conditions météorologiques, a annoncé la société d’exploitation sur le compte Twitter du monument, alors que Paris et la petite couronne ont été placées en vigilance orange neige-verglas par Météo-France. « En raison des conditions météorologiques, la tour Eiffel est fermée pour tous nos visiteurs », indique le tweet, invitant à suivre « l’évolution de la situation » sur les réseaux sociaux.



   


Alerte grand froid pour les hébergements d’urgence
Au moins 1 500 personnes ont passé la nuit de mardi à mercredi dans des centres d’accueil, des gares ou des aéroports en Ile-de-France. Au total, selon un décompte effectué à 6 h 30, 46 centres d’hébergement ont été ouverts dans la région pour accueillir plus de 600 personnes. Environ 700 personnes ont par ailleurs été hébergées dans les gares de Montparnasse et Austerlitz et 230 à l’aéroport d’Orly, a détaillé la préfecture de police.
Vingt-deux départements, dont les huit d’Ile-de-France, le Nord et le Rhône, ont activé depuis lundi leur « alerte grand froid » pour l’hébergement des sans-abri. Avec à la clé l’ouverture d’un millier de places d’hébergement d’urgence, en plus des 13 000 déjà prévues pour l’hiver : 649 places supplémentaires en Ile-de-France, 110 dans un gymnase de Lyon, etc.

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Paris compte 1 400 places d’hébergement dans les centres d’hébergement temporaires, auxquelles s’ajoutent 4 780 places dans les centres pérennes, selon le Samusocial de la capitale. Depuis 2010, ce sont les familles qui sont les plus nombreuses à l’appeler. « On a aussi des travailleurs pauvres et des migrants, ce que l’on ne voyait pas il y a vingt ans », précise Emmanuelle Guyavarch, directrice de la régulation au service social de Paris.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Loin des difficultés rencontrées sur les réseaux routiers et ferroviaires d’Ile-de-France, Paris jouit pleinement de sa tranquillité. Traversées de l’Est parisien à pied en images.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le séisme de magnitude 6,4 a frappé la ville de Hualien, à l’est de l’île, à 23 h 50 mardi. Ce tremblement de terre a provoqué l’effondrement d’un hôtel.
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A Taïwan, une course contre la mort pour retrouver des survivants du séisme

Le séisme de magnitude 6,4 a frappé la ville de Hualien, à l’est de l’île, à 23 h 50 mardi. Ce tremblement de terre a provoqué l’effondrement d’un hôtel.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 20h50
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 18h00
   





                        



   


Des immeubles qui penchent, des rez-de-chaussée effondrés : les secouristes travaillent d’arrache-pied depuis mardi 6 février dans la ville taïwanaise de Hualien pour retrouver des survivants. Le séisme de magnitude 6,4 qui a secoué ce port pittoresque de la côte orientale, a fait au moins sept morts et 260 blessés.
Selon les pompiers, 67 personnes étaient encore portées disparues tard mercredi soir, au lendemain de la secousse. Les secours se concentrent notamment sur le complexe résidentiel de douze étages appelé Yun Tsui, qui abritait également un restaurant, des commerces et un hôtel. Sous l’effet du séisme, les étages inférieurs du complexe se sont écroulés sur eux-mêmes.
Les recherches ont repris à la tombée de la nuit, à la lueur des projecteurs, après avoir été suspendues quelques heures de crainte que le bâtiment ne s’effondre totalement. Des ingénieurs se sont efforcés de consolider la structure avec des blocs de béton et des poutrelles d’acier et en employant quatre grues mobiles.
« Notre priorité est de sauver des vies »
La présidente Tsai Ing-wen s’est rendue sur les lieux mercredi. « C’est un moment crucial pour les secours, notre priorité est de sauver des vies », a-t-elle dit sur Facebook.
Cinq autres bâtiments, y compris un hôpital et un hôtel, ont également été endommagés. Une autoroute a également été coupée, et deux ponts de la ville sont également inutilisables. Près de 2 000 foyers étaient privés d’électricité.
Selon l’institut géologique américain USGS, la secousse a été enregistrée à 23 h 50 à 21 kilomètres au nord-est du port de Hualien. L’USGS, organisme qui fait référence au niveau mondial en matière de tremblements de terre, a annoncé que ce séisme avait été enregistré à une faible profondeur, d’environ 9,4 kilomètres.
Quinze répliques au moins ont suivi le séisme, ont annoncé les services météorologiques taïwanais. Près de cent autres secousses de moindre importance avaient été enregistrées dans la même région ces trois derniers jours.
Il y a deux ans, un séisme de magnitude identique avait fait plus de cent morts à Taïnan, une ville du sud-ouest de Taïwan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Confrontés à des signaux contradictoires de la part des pouvoirs publics en matière de mobilité, les acheteurs se montrent de plus en plus attentistes.
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Le marché de l’occasion, en déclin depuis trois mois, fait les frais de l’incertitude automobile

Confrontés à des signaux contradictoires de la part des pouvoirs publics en matière de mobilité, les acheteurs se montrent de plus en plus attentistes.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 15h09
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Diesel ou essence ? Thermique ou électrique ? Les Français ont de plus en plus de mal à savoir à quoi s’en tenir en matière d’achat automobile. Si cette impression de flou n’empêche pas les ventes de voitures neuves de se porter à merveille depuis plusieurs mois, l’incertitude en matière de mobilité a peut-être commencé à affecter le marché de l’occasion – 5,7 millions de véhicules vendus en 2017, soit le double du neuf –, qui est en train de caler sévèrement.

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En janvier, les ventes de voitures d’occasion en France ont reculé de 7,1 %, selon le baromètre du site de ventes d’occasion AutoScout24, qui fait référence. C’est le troisième mois de chute d’affilée, puisque novembre (- 9,6 %) et décembre 2017 (- 13,3 %) avaient brutalement inversé la tendance d’un marché jusqu’alors orienté à la hausse. 
« Trois mois consécutifs de baisse, ce n’était pas arrivé depuis longtemps, constate Vincent Hancart, directeur général d’AutoScout24 France. On peut désormais parler d’une tendance négative de marché. »
« La baisse existe, mais il faut la replacer dans une perspective plus longue, nuance Guillaume Paoli, cofondateur d’Aramisauto.com, l’un des sites français leader de l’occasion, allié à PSA depuis 2016. Nous avons atteint l’an dernier un record de marché : 5,7 millions de véhicules vendus, à comparer à la moyenne des ventes des sept dernières années, qui était de 5,4 millions. Cela étant dit, la chute de janvier a de quoi surprendre, car elle se produit le premier mois où la prime de conversion pour l’achat d’un véhicule plus propre est étendue aux véhicules d’occasion. »
Rééquilibrage diesel-essence
Cette prime qui, pour la première fois en 2018, peut s’appliquer à l’achat d’un véhicule d’occasion pour peu qu’il réponde à un certain nombre de critères (véhicule électrique ou véhicule thermique classé 1 ou 2), permet de toucher 1 000 à 2 000 euros (selon que vous êtes ou non imposable), à la condition d’avoir mis à la casse votre ancien véhicule polluant.
Manifestement, cette incitation n’a pas eu pour le moment l’effet escompté. Elle pourrait même avoir eu un effet négatif sur la revente des véhicules à forte ancienneté. Les voitures ayant entre 11 et 15 ans d’âge ont accusé une forte chute de leurs ventes en janvier : - 11,2 %.
A peu près toutes les tranches d’âge et tous les types de véhicule étaient en recul le mois dernier. La tendance est particulièrement prégnante pour le diesel. Comme dans le neuf, le marché connaît un rééquiligrage diesel-essence.

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Cependant, les véhicules à gazole constituent encore les deux tiers des parts de marché en occasion (63 % en janvier), en baisse de deux points de pourcentage par rapport à la même période de l’an dernier. Seules les ventes de voitures hybrides et électriques d’occasion sont en hausse, mais elles représentent moins de 2% du marché.
Offre en décalage avec la demande
Pour ne rien arranger, l’offre est en complet décalage avec la demande « Nous nous battons pour proposer à nos clients des véhicules essence, mais c’est compliqué car les occasions d’aujourd’hui sont les neuves d’il y a deux ou trois ou quatre ans, quand le diesel représentait plus de 60 % des ventes, explique M. Paoli. Les occasions essence partent de plus en plus vite et à un prix élevé. Les diesel se vendent bien plus lentement. » « Sur notre site français, les diesel représentent 78 % de l’offre, mais 51% seulement des demandes des acheteurs », confirme Vincent Hancart.
Les ventes de véhicules essence d’occasion ont aussi reculé ce mois-ci (- 3,8 % par rapport à janvier 2017). « C’est bien le signe d’une incertitude généralisée, analyse M. Hancart. Confrontés à des signaux contradictoires, les acheteurs de voiture sont de plus en plus attentistes. »

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« Nous attendons de l’ensemble des pouvoirs publics une feuille de route claire et lisible, poursuit Guillaume Paoli. Pour de très nombreux ménages français, l’automobile est indispensable. Impossible de s’en passer quand on vit à la campagne ou dans une petite ville. Ce n’est pas un luxe. Le luxe, c’est de vivre au centre de Paris. Actuellement, nous voyons beaucoup de nos clients décaler leur achat, qui, il faut le rappeler, constitue le deuxième poste de dépenses d’un foyer. Ils ont souvent un budget contraint et ne veulent pas se retrouver avec un véhicule qu’ils ne pourront pas utiliser. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Des traces d’hydrocarbures ont été retrouvées sur les côtes et pourraient provenir du « Sanchi », un pétrolier iranien échoué en mer de Chine après une collision avec un autre navire.
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Le Japon face à la menace d’une marée noire

Des traces d’hydrocarbures ont été retrouvées sur les côtes et pourraient provenir du « Sanchi », un pétrolier iranien échoué en mer de Chine après une collision avec un autre navire.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h22
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Les découvertes de dépôts pétroliers sur les îles du sud du Japon s’enchaînent, faisant craindre une marée noire provoquée par le Sanchi, un pétrolier ayant coulé le 14 janvier en mer de Chine orientale. Depuis les premières découvertes, vendredi 2 février, de substances échouées sur 7 km le long de la côte de Takarajima, une île du petit archipel des Tokara (sud du Japon), les signalements se multiplient sur les îles voisines de Tokunoshima, Amami-Oshima ou encore Kikaijima.
Lundi 5 février, les autorités locales ont dévoilé des mesures pour nettoyer les plages, appelant la population à ne pas le faire elle-même, une mauvaise gestion des produits pouvant provoquer d’autres problèmes environnementaux. Elles ont aussi fait savoir que les coopératives locales de pêche n’avaient rien signalé d’anormal.
Ces îles japonaises sont connues pour la richesse de leur flore et de leur faune. Amami-Oshima et Tokunoshima sont inscrites sur la liste du Patrimoine mondial naturel de l’Unesco. Sur Tokunoshima, des dépôts ont été trouvés dans une frayère de tortues de mer.
111 000 tonnes de condensat
La présence de ces traces d’hydrocarbures a incité le gouvernement à mettre en place, le 2 février, une équipe chargée du suivi de la situation et de déterminer l’origine de la pollution, toujours inconnue. « Nous n’avons aucune confirmation officielle disant que le pétrole vient du navire coulé », ont fait savoir les gardes-côtes du département de Kagoshima, dont dépendent les îles. « Il faudrait réaliser une comparaison avec les produits toujours dans le “Sanchi” », explique Paul Johnston, du laboratoire de recherche de Greenpeace de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) qui n’exclut pas un dégazage sauvage d’un autre navire pour expliquer la pollution des îles.
Le Sanchi, pétrolier iranien immatriculé au Panama, faisait route vers la Corée du Sud quand il a été victime, le 6 janvier, d’une collision...




                        

                        


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Patrick Pouyanné, PDG de Total : « Après 2020, on risque de manquer de pétrole »

Le patron du groupe pétrolier estime que les investissements dans les hydrocarbures ne sont pas repartis depuis le pic de 2014.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 15h33
    |

            Jean-Michel Bezat et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

A la veille de la publication des résultats 2017 du groupe pétrolier, jeudi 8 février, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, annonce un bénéfice supérieur à 10 milliards de dollars.
Le prix du baril a fortement augmenté. Comment cela se traduira-t-il dans les résultats 2017 de Total ?
Le résultat net sera de près de 30 % supérieur à celui de 2016 [qui était de 8,3 milliards de dollars]. Ces bons résultats sont le fruit de trois éléments : discipline sur les dépenses, croissance de la production et hausse des prix du brut. Le plus important, c’est l’avenir. Depuis deux ans, Total a profité de prix bas pour regonfler ses réserves de 5 milliards de barils payés 2,5 dollars [2 euros] le baril, avec l’acquisition du danois Maersk Oil, la concession ADCO à Abou Dhabi ou l’alliance stratégique avec Petrobras au Brésil.
Ces opérations assureront une hausse moyenne de la production de 5 % par an jusqu’en 2022. Nous nous sommes aussi renforcés dans le gaz naturel liquéfié [GNL] en rachetant l’activité d’Engie, ce qui place Total au deuxième rang mondial, avec 10 % du marché.

Après avoir beaucoup investi, le groupe verra son cash-flow augmenter tout en conservant sa discipline d’investissement, parce qu’on ne maîtrise pas les prix du pétrole. Enfin, nous allons continuer d’investir dans les énergies renouvelables avec la volonté de plus en plus affirmée de produire de l’électricité à partir du gaz et des renouvelables, et de la vendre, sur la base d’un constat simple : la demande en électricité croît plus vite que la demande moyenne en énergie.
Y a-t-il un risque de pénurie à l’horizon 2020 – et donc de flambée des prix du pétrole –, faute d’investissements suffisants en 2015-2017 ?
Les grands investissements de l’industrie « oil & gas » n’ont pas encore repris. On est autour de 400 milliards de dollars dans l’exploration-production [plus de 750 milliards au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le gouvernement en fait une mesure phare de sa future feuille de route de l’économie circulaire qui doit être présenté d’ici à fin mars.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/02/2018
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Tri des bouteilles en plastique et des canettes : vers une relance du système de la consigne

Le gouvernement en fait une mesure phare de sa future feuille de route de l’économie circulaire qui doit être présenté d’ici à fin mars.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 14h53
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            
C’était il y a un demi-siècle, on rapportait chez l’épicier les bouteilles consignées, gravées d’étoiles sur le goulot ou sur le cul, et les enfants, souvent chargés de la besogne, gagnaient quelques centimes. La consigne pourrait revoir le jour, sous l’impulsion du gouvernement qui en fait une mesure phare de sa future feuille de route de l’économie circulaire. Il s’agirait, selon la préfeuille de route actuellement en préparation – le document final doit être présenté fin mars – « d’augmenter l’envie de trier ses déchets ».
Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, devait notamment présenter cette mesure lors d’un déplacement, à Pantin (Seine-Saint-Denis) mardi 6 février, dans l’entreprise Lemon Tri, spécialisée dans le recyclage « multiflux », dont les machines de tri peuvent reconnaître les types d’emballage.
La solution de la consigne a perdu du terrain quand l’automatisation industrielle et l’ère du jetable ont pris le pas. Au début des années 1990, la mise en place du système de responsabilité élargie des producteurs, comme la création d’une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), achèvent le principe même de la consigne.
Demain, ce système s’appliquerait d’abord aux bouteilles en plastique et aux canettes métalliques. Il serait notamment destiné aux déchets « hors foyers », aux millions de bouteilles et canettes achetées dans le commerce, consommées et abandonnées sur place, représentant plus de 10 % du volume des bouteilles consommées chaque année par les Français à leur domicile.

Pour le gouvernement, le constat est clair et rude. Alors que le président de la République a affirmé l’objectif de diminuer par deux la quantité de déchets non dangereux mis en décharge d’ici à 2025 (par rapport à 2010) et d’assurer la collecte de 100 % des produits recyclables, on est encore loin du compte. La France est à la traîne, comparée à des pays comme l’Allemagne...




                        

                        

