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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ « Finir autrement », c’est l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant chez les Hammers. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là.
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Football : viré de Marseille pour un coup de pied contre un fan, Patrice Evra veut rebondir à West Ham

« Finir autrement », c’est l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant chez les Hammers. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h23
   





                        



   


Après le coup de pied, le pied de nez. Dans une vidéo dont il a le secret, Patrice Evra avait promis de « revenir plus fort que jamais », en tractant un 4 x 4 sous le soleil de Dubaï. Après son coup de pied spectaculaire contre un supporter et son départ de l’Olympique de Marseille, le latéral gauche de 36 ans tente une énième aventure à West Ham, où il a officiellement signé mercredi 7 février.
Le défenseur s’est engagé jusqu’en juin 2018 avec les Hammers. Un sacré pari pour le club anglais, compte tenu des dernières prestations de l’ancien international français, que ce soit sur le terrain ou en dehors.

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Pétage de plomb
Car c’est bien un « geste irréparable » de Patrice Evra qui a conduit l’Olympique de Marseille à résilier son contrat. Le 2 novembre, avant un match d’Europa League chez les Portugais de Guimaraes, Patrice Evra lance un coup de pied haut contre un fan. Un geste qui lui avait valu un départ immédiat du club et une sanction de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Cette dernière avait décidé une suspension de toutes compétitions européennes jusqu’au 30 juin 2018 et une amende de 10 000 euros.
« Rien, dans le fond et surtout dans la forme, ne justifiait un tel dérapage, surtout de la part d’un joueur cadre aussi expérimenté qui doit inspirer les plus jeunes », écrivait alors l’OM. Le club phocéen avait également condamné les « provocations indignes d’une poignée d’individus » qui avaient insulté Evra avant la rencontre, jusqu’à son fameux pétage de plombs et son carton rouge direct. Un coup de pied qui n’était pas sans rappeler celui d’un autre fort caractère du football français, Eric Cantona en 1995 avec Manchester United.

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« I love this game »
A West Ham, 12e de Premier League, Patrice Evra va retrouver l’entraîneur David Moyes, qu’il avait fréquenté lors de sa dernière saison à Manchester United en 2013-2014. C’est qu’avec ses déclarations-chocs à répétition et ses vidéos humoristiques sur son compte instagram, Patrice Evra a fini par faire oublier le joueur qu’il a été.
Il est pourtant passé par les plus grands clubs comme Manchester United et la Juventus Turin et compte 81 sélections en équipe de France, où il fut toujours considéré comme un poids lourd de la sélection. Même une fois privé du brassard de capitaine, après le calamiteux Mondial 2010 et la grève des joueurs de Knysna.
« On a passé cinq années très belles ensemble en équipe de France, ça a toujours été un leader », disait de lui l’attaquant des Bleus Olivier Giroud après l’affaire du coup de pied. « Il a gagné de nombreux titres, c’est un grand joueur. J’espère qu’il pourra rebondir, retrouver du bonheur et finir autrement. »
« Finir autrement », c’est justement l’objectif que s’est assigné Evra en débarquant à West Ham. Même à 36 ans, le latéral gauche ne voulait pas en rester là, fidèle à la phrase qu’il répète comme un mantra sur les réseaux sociaux : « I love this game. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les XXIIIe Jeux olympiques d’hiver, qui se déroulent du 9 au 25 février 2018 à Pyeongchang, verront l’attribution d’au moins 306 médailles.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le meeting en salle de Paris est l’occasion de suivre les finales du 60 m, où l’Ivoirienne Marie-Josée Talou et le Français Christophe Lemaitre seront en tête d’affiche.
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Athlétisme : les ambitions retrouvées de Lemaitre

Le meeting en salle de Paris est l’occasion de suivre les finales du 60 m, où l’Ivoirienne Marie-Josée Talou et le Français Christophe Lemaitre seront en tête d’affiche.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Paris est sous la neige mais les athlètes du meeting de Paris seront à l’abri, puisqu’ils ont rendez-vous mercredi 7 février à l’ancien Palais omnisports de Paris-Bercy. Si le champion du monde du décathlon, le Français Kévin Mayer, s’aligne sur un triathlon (lancer de poids, saut en longueur et 60 m haies), la soirée de deux heures se clôturera avec les deux finales du 60 m féminin et masculin.
L’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou, double vice-championne du monde du 100 et du 200 mètres, et le Français, Christophe Lemaitre, revenu sur le devant de la scène par la grâce d’une médaille de bronze aux JO de Rio, en seront les principales têtes d’affiche. Le Monde les a rencontrés la veille du meeting.
Lemaitre prépare les championnats d’Europe
Christophe Lemaitre est-il en train de rajeunir ? Le 3 février dernier, il s’est imposé sur le 60 m du meeting de Mondeville en 6 s 57, soit à seulement deux centièmes de son record personnel réalisé en 2010. Pourtant, le médaillé olympique du 200 m à Rio en 2016 n’est pas étonné par sa belle performance : « Ce n’est pas tant surprenant que ça. Je sais que je suis capable de ce genre de chrono. J’ai eu une préparation sans pépins avec de très bonnes sensations. » 
Encore plus que le résultat qui l’a vu dominer son rival Jimmy Vicaut, c’est surtout la manière qui rend le grand blond optimiste. « Le 60 m n’est pas ma spécialité, car cela demande une mise en route immédiate et peu de fautes techniques. A Mondeville, j’ai réussi à mettre en place ma technique », dit, satisfait, celui qui achèvera sa courte saison hivernale lors des championnats de France, à Liévin (17 et 18 février).
« Je reste moi-même et les gens aiment ça »
Car le Haut-Savoyard est déjà entièrement tourné vers son objectif principal, les championnats d’Europe de Berlin (7 au 12 août). Huit ans après son éclosion détonante à Barcelone, où il avait raflé les trois titres des courses sur lesquelles il s’alignait, Lemaitre, « boosté moralement par Rio », a retrouvé la même ambition : « Je veux aller chercher une médaille sur 100, 200 et 4 × 100 m. Si possible en or. Au vu de la grosse concurrence, il faudra être vraiment à un bon niveau et éviter les blessures. J’essaie d’être à l’écoute de mon corps… »
Sprinteur précoce, sur les podiums internationaux à l’âge de 20 ans, longtemps réservé et peu à l’aise dans sa communication, Christophe Lemaitre savoure son statut de chouchou du public. « Je ressens la reconnaissance et le soutien du public. Mes performances m’ont fait connaître, mais ce que les gens regardent aussi c’est ma personnalité. Je ne cours pas après la popularité. Je reste moi-même et on aime ça. C’est cool ! », livre l’athlète de 27 ans, plus épanoui que jamais.
Une nouvelle victoire à Paris, ainsi qu’une bonne performance lors des championnats de France, serait un bon indicateur d’une future saison estivale réussie : « Lors de mes grandes années, en 2010, 2011 et 2012, quand j’étais bon en salle, je l’étais aussi généralement sur 100 et 200 m… »
Ta Lou, en quête d’un nouveau départ

   


Longtemps restée dans l’ombre de sa compatriote Murielle Ahouré, double médaillée d’argent mondiale en 2013, Marie-José Ta Lou a atteint sa maturité sportive sur le tard. A Rio, elle échouait par deux fois au pied du podium. A Londres cet été, elle imitait la performance réalisée par Ahouré quatre ans plus tôt à Moscou.
Au moment où les footballeurs ivoiriens sont en pleine déconfiture, élimination au premier tour de la dernière CAN et sortis sans gloire des qualifications au Mondial 2018, ses belles médailles ont changé son statut au pays. « Je ne me considère pas comme une star, mais c’est quand même un gros truc : “Ah, c’est elle qui a été vice-championne et qui a raté l’or de peu.” Les gens ont beaucoup misé sur le foot et ils ont eu beaucoup de déceptions. Ils ont vu qu’avec peu de moyens, on arrive à faire de belles choses, déclare la sprinteuse de 29 ans. C’est quand même extraordinaire de voir des personnes qui te soutiennent, prennent des photos et te disent qu’elles vont prier pour toi. »
« J’ai toujours été rapide »
Originaire du quartier de Koumassi, à Abidjan, la jeune femme a commencé par le football, qu’elle pratiquait avec les garçons. Elle n’est venue à l’athlétisme que sur le tard, à l’âge de 17 ans, après qu’un de ses camarades de classe, fils de son premier entraîneur, l’a entraînée à une détection : « Je voulais me démarquer des autres filles en jouant au foot, mais j’ai toujours été rapide et j’aimais courir. Si j’avais connu l’athlétisme plus tôt, aujourd’hui je serais une athlète encore plus grande. Disons que je serais connue depuis fort longtemps. »
Pas réputée pour être une coureuse de 60 m, Marie-Josée Ta Lou vise les championnats d’Afrique, en août, au Nigeria. Mais les meetings indoor, dont celui de Paris, sont une belle répétition pour corriger l’un de ses points faibles : le départ. « J’ai une marge de progression en ce domaine. Je ressens trop le stress du faux départ, qui est directement éliminatoire. C’est dans la tête et je le travaille avec mon coach », confie la championne ivoirienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Depuis 2002, c’est la quatrième fois qu’une équipe de pom-pom girls passe la frontière de la dictature nord-coréenne. Un encadrement sévère assure le retour au pays de ces jeunes supportrices.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La Volvo Ocean Race repart mercredi de Hongkong après deux étapes chinoises. L’intérêt récent de la Chine pour la voile est une aubaine pour ce sport en perte de vitesse.
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Voile : la course au large fait les yeux doux à la Chine

La Volvo Ocean Race repart mercredi de Hongkong après deux étapes chinoises. L’intérêt récent de la Chine pour la voile est une aubaine pour ce sport en perte de vitesse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h39
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        


A la fin de janvier, Hongkong a accueilli pour la première fois la plus célèbre course à la voile autour du monde en équipage, la Volvo Ocean Race. Les huit monocoques de 65 pieds monotypes qui sont arrivés de Melbourne et sont repartis vers Auckland mercredi 7 février, ont fait un « détour » de 12 000 miles nautiques (22 000 kilomètres) pour effectuer deux étapes chinoises, à Hongkong et Canton, signe de l’importance qu’est en train de prendre la Chine dans la voile.
L’ordre d’arrivée à Hongkong n’aurait pas pu mieux tomber : le bateau de Hongkong, Scallywag, est arrivé premier et son concurrent chinois, Dongfeng, deuxième. « On a reçu 15 000 jeunes sur le village de la Volvo. Nous travaillons avec la Fédération de voile de Hongkong pour offrir à des enfants défavorisés des initiations à la voile », explique le propriétaire du défi Scallywag, le milliardaire hongkongais Lee Seng Huang, qui voudrait que le gouvernement de Hongkong soutienne davantage la voile. Cette activité y a longtemps été pratiquée, d’abord et avant tout par les Britanniques, et reste un sport d’élite.

Scallywag n’a d’ailleurs de hongkongais que le drapeau et le financement, puisque l’équipage ne compte pas un seul Chinois, ce qui explique sa faible popularité locale. A bord de Dongfeng, en revanche, trois équipiers chinois se relaient sur deux postes. La formation et l’intégration de ces talents chinois est au cœur d’un programme démarré depuis plusieurs années par le chef d’équipe Bruno Dubois, dont l’ambition est de former, à terme, un équipage entièrement chinois.
Au village d’étape de la course, les visiteurs encore peu familiers de la course au large ont découvert sur grand écran les images époustouflantes de ces aventures qui poussent l’être humain à ses limites. L’étape effectuée au moteur jusqu’à Canton, où a eu lieu une régate de démonstration le 3 février, a constitué un autre exercice de relations publiques voulu par l’organisateur Volvo, marque 100 % chinoise depuis son rachat par Geely, en 2010.
« Participer au développement de la voile en Chine, c’est en fait soutenir notre sport. La voile baisse partout, sauf ici où c’est en plein essor », estime Charles Caudrelier, le skippeur français de Dongfeng, vainqueur de la solitaire du Figaro, de deux transats Jacques-Vabre et de la Volvo Race 2012.
« Ils savaient à peine hisser la grand-voile »
De l’autre côté de Victoria Harbour, alors que le thermomètre est tombé en dessous de 12 degrés Celsius et que tout Hongkong grelotte, le grand homme un peu courbé qui arrive au prestigieux Royal Hongkong Yacht Club, serviette éponge blanche roulée autour du cou comme à son habitude, est l’un des piliers de la voile dans la région : Frank Pong Fai a découvert la voile en 1975, en Malaisie. Depuis, il a dépensé dans la fibre de carbone et le Kevlar une partie de sa fortune, faite dans l’acier. Ses splendides maxis se repèrent de loin sur la ligne d’horizon de la mer de Chine du Sud. Ils ont aussi servi à former des dizaines de jeunes aspirants marins.
Pour lui, les débuts de la Chine en voile remontent à la première participation d’un équipage chinois à une régate thaïlandaise réputée, la King’s Cup, en 2005 : « Leur défi s’appelait Blue-Juice et ils voulaient bien sûr gagner. Mais franchement, ils savaient à peine hisser la grand-voile ! » Frank Pong prit alors sous son aile deux riches industriels, Qiu Jianmin et Wu Yi, qui étaient venus voir l’événement avec une forte envie d’apprendre.
Il leur conseilla l’achat d’un 42 pieds en France. Les entraînements commencèrent à Shenzhen, tout près de Hongkong, et la passion devint vite contagieuse. Deux ans plus tard, Shenzhen accueillait sa première China Cup et la Chine parvenait à mettre vingt bateaux sur la ligne de départ, soit un tiers de la flotte. La onzième édition, en 2017, a attiré plus de 1 500 marins de quarante nationalités, sous le patronage de la Coupe de l’America, prêtée spécialement par ses gardiens actuels, Emirates Team New Zealand.

   


Quant à celui qui était le skippeur de Blue-Juice en 2005, il n’était en fait pas si mauvais que cela. Il s’agit de Wang Bin, à l’époque vice-président de l’énorme entreprise Sina.com, initié à la voile par le Français Luc Mery. Depuis, Wang Bin a fait le tour du monde à bord de son 82 pieds et a aussi embarqué une partie de l’équipage franco-chinois de Dongfeng pour la course Sydney-Hobart en 2016.
Aujourd’hui, la Chine organise une centaine d’événements nautiques par an. La fréquence des événements s’est accélérée à partir du milieu des années 2000 et autour des Jeux olympiques de 2008, organisés à Qingdao pour les épreuves nautiques. Création de structures, formation des athlètes… « Là, ils ont compris qu’il fallait s’y mettre », commente Thierry Barot, qui prit en charge le premier défi chinois dans la Coupe de l’America, en 2007.
Tabarly chinois
Là encore, ce fut d’abord du bricolage, avec une seule course gagnée à Valence (Espagne), à la suite d’une avarie d’Oracle. Mais peu importe. L’arrivée de la Chine dans la voile est une excellente nouvelle pour le secteur, qui y voit non seulement une pépinière de talents, mais aussi une manne de sponsors potentiels. Preuve en est, l’entorse flagrante faite au règlement de la Coupe de l’America pour accueillir coûte que coûte et en dernière minute le défi chinois.
« Ce qu’il faut à présent, c’est que des jeunes Chinois inspirent la prochaine génération, comme nous, les Français, avons tous été inspirés par des marins qui ont dix ans de plus que nous, assure Charles Caudrelier. On a la chance d’avoir à bord trois marins chinois qui sont exceptionnels. Il y en sûrement quelques autres. »

« Quand j’étais petit, je voyais les photos de mon oncle et de ma tante qui étaient champions de 470, cela me faisait rêver », confirme un des équipiers de Dongfeng, Xue Liu, à la fin d’une régate d’entraînement dans le port de Hongkong, avec des étoiles dans les yeux.
Les héros de la voile chinoise se comptent sur les doigts d’une main : Guo Chuan, premier – et seul à ce jour – marin chinois à avoir effectué le tour du monde en solitaire, en 2013 (à bord de l’ancien trimaran de Francis Joyon), a disparu en mer en 2016 ; la véliplanchiste Yin Jian est devenue la première championne olympique chinoise en voile en 2008 ; Xu Li Jia a été médaillée de bronze en Laser en 2008 puis championne olympique en 2012… Elle aurait, dit-on, le potentiel pour diriger un défi pour la Coupe de l’America.
En matière de course au large, une demi-douzaine de noms circulents, mais tous les espoirs se portent sur Chen Jinhao. Déterminé et hyperdoué, ce beau gosse de 25 ans a tout pour devenir le Tabarly chinois. « Je le vois bien devenir un jour le premier skippeur chinois d’une Volvo Race », commente Charles Caudrelier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Plus de 1 200 agents de sécurité ont été renvoyés chez eux après la découverte d’une trentaine de cas de gastro-entérites.
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JO d’hiver 2018 de Pyeongchang : froid glacial et crainte de virus à deux jours de l’ouverture

Plus de 1 200 agents de sécurité ont été renvoyés chez eux après la découverte d’une trentaine de cas de gastro-entérites.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h56
   





                        



   


A deux jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver, la ville sud-coréenne de Pyeongchang, et plus largement l’ensemble du pays, s’inquiète de voir les derniers préparatifs perturbés par la propagation d’un virus de gastro-entérite et une température bien, bien plus froide que prévue.
Dans le premier cas, plus de 1 200 agents de sécurité privés ont été obligés de quitter le site olympique après qu’une trentaine d’entre eux ont souffert de diarrhées et de vomissements. Ils ont été temporairement remplacés par 900 militaires.

        JO d’hiver 2018 :
         

          le programme complet des épreuves



Un officiel du PyeongChang Organizing Committee for the 2018 Olympic & Paralympic Winter Games (Pocog – « Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang »), cité par l’Agence France-Presse (AFP), a confirmé qu’il s’agissait d’un norovirus, un type de virus particulièrement résistant, hautement contagieux et transmissible par la nourriture ou l’eau.
Selon les organisateurs, une enquête épidémiologique est en cours pour surveiller sa propagation, avec notamment des inspections dans tous les restaurants et autres lieux contenant de la nourriture. Selon l’Associated Press, des panneaux encourageant la pratique de gestes sanitaires – se laver les mains régulièrement, bouillir l’eau, laver fruits et légumes – ont été mis aux alentours des sites olympiques pour que sportifs, spectateurs et bénévoles ne contribuent pas à propager le virus.
– 20 C° et couvertures gratuites

   


Une trentaine de cas de gastros ne font pas forcément une épidémie. La réaction des organisateurs pour la contenir montre qu’ils ne veulent cependant rien laisser au hasard. D’autant que ces derniers ont été régulièrement critiqués dans la presse locale pour leur manque de préparation. Cette crainte d’une épidémie vient s’ajouter à la peur que les infrastructures ne soient pas au niveau, que le service laisse à désirer ou que la nourriture ne soit pas du goût de tout le monde.
Le quotidien conservateur JoongAng Ilbo craint que le norovirus se propage jusqu’au village olympique, où sont logés les sportifs, car « certaines des personnes infectées y ont travaillé. Cela pose des questions quant à la gestion des conditions d’hygiène pendant les Jeux ». 
A cela s’ajoute un élément sur lequel personne n’a de contrôle : la température. Dans la nuit de mardi à mercredi, il a fait près de – 20 °C pour la deuxième fois de suite à Pyeongchang. Située à près de 700 mètres d’altitude sur les monts Taebak, la ville connaît un froid glacial et très sec, accentué par des vents venus de Sibérie.
Kevin Boyer, un skeletoneur canadien interrogé par l’AFP, rapporte qu’à Pyeongchang, « non seulement il fait froid, mais ça glace le sang. C’est marrant car venant du Canada, on est habitués au froid, mais là c’est un froid qu’on n’a jamais connu ». 
La cérémonie d’ouverture aura lieu le 9 février à 20 heures, heure locale (midi, heure de Paris), avec l’habituel défilé des délégations. Mais l’horaire de nuit, dans un stade sans toit, fait déjà craindre une participation moindre que les 35 000 spectateurs attendus. Certaines délégations abordent la compétition avec une certaine anxiété, à l’image de la Nouvelle-Zélande, dont le chef de mission, Peter Wardell, se demande comment « nous allons pouvoir rester chauds si ces températures se maintiennent ». 
« Nous allons vendre 100 % des billets et nous avons un plan B pour ceux qui ne viendraient pas », a répondu, confiant, le président du Pocog, Lee Hee-beom. Il signale que d’ici à vendredi les températures devraient remonter jusqu’à un plus supportable 0 °C, que des chauffages sont prévus dans le stade, tout comme des couvertures et des bonnets distribués gratuitement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Enquêtes privées, précautions légales, abandon de pistes suspicieuses : en deux saisons, l’OM de Frank McCourt a métamorphosé son rapport aux agents de joueurs.
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L’Olympique de Marseille fait le ménage parmi les agents

Enquêtes privées, précautions légales, abandon de pistes suspicieuses : en deux saisons, l’OM de Frank McCourt a métamorphosé son rapport aux agents de joueurs.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 12h54
    |

                            Gilles Rof et 
Rémi Dupré








                        



                                


                            

La promesse date d’octobre 2016. Aux premiers jours de l’« OM Champions Project », le nouveau propriétaire américain de l’Olympique de Marseille, Frank McCourt, et le président du club Jacques-Henri Eyraud, annoncent qu’ils contrôleront « l’intégrité de tout le monde ». Leur cible prioritaire : les agents de joueurs et intermédiaires qui travaillent avec l’institution.
Vingt-trois mois plus tôt, Vincent Labrune, alors numéro 1 de l’OM, a été cueilli à l’aube dans sa villa de Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône) par les policiers, puis auditionné durant sa garde à vue, et placé sous le statut de témoin assisté. Une dizaine d’agents sportifs et d’anciens dirigeants de l’OM vivent le même réveil. Les juges enquêtent sur des transferts douteux et des liens entre le club marseillais et certaines figures du banditisme local.
Alors que l’ex-patron de l’OM (2009-2011) Jean-Claude Dassier a été mis en examen, cette procédure, ouverte pour « extorsion de fonds, association de malfaiteurs et blanchiment » n’a toujours pas abouti. Mais son impact médiatique a précipité la cession de l’OM par Margarita Louis-Dreyfus, soucieuse d’éviter de vivre l’humiliation subie par Robert Louis-Dreyfus, son mari mort en 2009, condamné en 2007 à de la prison avec sursis en tant que propriétaire du club dans l’affaire des comptes de l’OM.
En février, l’Olympique de Marseille version McCourt boucle un mercato d’hiver bien maigre, où seul le défenseur brésilien Doria a été prêté. Les fans s’inquiètent d’un manque de moyens financiers – d’autant que le club annonce 42 millions d’euros de déficit en 2016-2017 et est placé sous surveillance de l’UEFA, dans le cadre du fair-play financier –, mais le Champions Project, ce plan censé rendre au club marseillais sa stature internationale, se porte bien sportivement.

Derrière l’engouement, le club marseillais reste sur ses gardes....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les appels, qui concernent notamment Viktor Ahn, sextuple champion olympique, et Anton Shipulin, l’un des meilleurs biathlètes du monde, seront examinés mercredi.
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Trente-deux Russes non invités aux JO d’hiver de Pyeongchang font appel pour y participer

Les appels, qui concernent notamment Viktor Ahn, sextuple champion olympique, et Anton Shipulin, l’un des meilleurs biathlètes du monde, seront examinés mercredi.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 15h20
   





                        


Trente-deux sportifs russes non invités par le Comité international olympique (CIO) aux Jeux olympiques (JO) de Pyeongchang ont fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), mardi 6 février. Les appels seront examinés mercredi, à deux jours de l’ouverture des JO, par une chambre ad hoc du TAS installée à Pyeongchang.

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Parmi les trente-deux Russes qui ont fait appel selon une procédure d’urgence figure le spécialiste du short-track Viktor Ahn, sextuple champion olympique. Ahn, né Sud-Coréen, est devenu Russe juste avant Sotchi, en 2014. Sa présence aux JO de 2018 en ferait une des grandes stars du rendez-vous. Anton Shipulin, l’un des meilleurs biathlètes du monde, a régulièrement figuré dans le Top 5 du classement général de la Coupe du monde. Evgeniy Garanichev, autre biathlète, a remporté la médaille de bronze dans l’épreuve de l’individuelle à Sotchi. Figure également dans la liste la patineuse Ksenia Stolbova, vice-championne olympique en couple 2014.
168 sportifs russes y participeront
A la suite de la suspension de la Russie, un panel du CIO — présidé par l’ex-ministre des sports française Valérie Fourneyron — a été chargé de sélectionner des sportifs russes invités à Peyongchang. Il en a retenu 169, jugés « propres », sur une liste initiale de 500 sportifs transmise par le comité national olympique russe.

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Mais ce sont au total 168 sportifs russes qui participeront aux JO qui s’ouvrent vendredi, a fait savoir le CIO, car une patineuse de vitesse a décliné l’invitation en solidarité avec ses partenaires non invitées. Ces sportifs seront accompagnés de 169 officiels, selon le CIO.
Un groupe de supervision va « examiner le comportement des sportifs russes » pendant la durée des Jeux et fera un rapport à la commission exécutive du CIO, qui décidera alors de lever ou non la suspension du comité olympique russe, a ajouté le CIO. Cette mesure pourrait alors permettre à la délégation russe de défiler sous le drapeau russe lors de la cérémonie de clôture des JO, le 19 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, hippiques ou encore une partie de poker en ligne, pour une mise de 9,1 milliards d’euros. Un record absolu.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/02/2018
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La France s’emballe pour les jeux d’argent en ligne

En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, hippiques ou encore une partie de poker en ligne, pour une mise de 9,1 milliards d’euros. Un record absolu.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Sochaux va-t-il se qualifier ? Avec combien de buts ? Qui l’emportera, du Real Madrid ou de l’Olympiakos, en Euroligue de basket ? Et en hockey sur glace, quel sera le score entre Bordeaux et Gap à l’issue de la première période ? Parier. Parier sur tout : le vainqueur, le nom du premier buteur, le total de points au troisième quart-temps… Parier sur le foot en France, le tennis en Australie, le basket américain, les combats de boxe au Mexique. ­Parier à tout moment, jusqu’à la dernière minute du match.
C’est la nouvelle passion française. Après des débuts laborieux en 2010-2011, lors de la légalisation des jeux d’argent sur Internet, le marché des paris sportifs en ligne est d’abord reparti doucement. A présent, il explose et tire le marché des jeux en ligne.
Feu d’artifice en vue
En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, des paris hippiques ou encore une partie de poker en ligne, un record absolu, selon le bilan annuel publié, mardi 6 février, par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). C’est 13 % de plus qu’en 2016. Le nombre de joueurs a gonflé d’un tiers en deux ans, avec l’arrivée en masse d’une clientèle jeune, masculine dans neuf cas sur dix.
Collectivement, les joueurs ont misé 9,1 milliards d’euros en un an… et perdu 962 millions. Une somme en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Elle correspond au chiffre d’affaires des professionnels – et au prix du frisson, pour les joueurs.
Les professionnels se préparent à battre leur record en 2018, grâce à la Coupe du monde de football masculin, qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet.
Cet essor spectaculaire est clairement lié à l’envol des paris sportifs. Dans ce domaine, les mises ont pour la première fois dépassé 2,5 milliards d’euros en 2017, une année pourtant sans grand événement sportif. A lui seul, le choc entre l’Olympique de Marseille et le Paris-Saint-Germain, en octobre 2017, a suscité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Bleus n’ont fait que de la résistance, quelques fautes fatales, mais jamais n’ont dominé l’Irlande.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine est accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies.
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Agressions sexuelles : au moins 140 années de prison pour le médecin Larry Nassar

L’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine est accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h24
   





                        



   


C’était le troisième et dernier procès pour Larry Nassar, l’ancien médecin de l’équipe féminine de gymnastique américaine, à l’origine du plus grand scandale sexuel de l’histoire du sport. Accusé d’au moins 265 agressions sexuelles en deux décennies, l’homme a été condamné à une peine de quarante à cent vingt-cinq années de prison, lundi 5 février à Charlotte (Michigan).
Le thérapeute avait déjà été condamné à soixante ans de prison pour possession d’images pédopornographiques, puis d’une peine allant de quarante à cent soixante-quinze ans de réclusion. Le thérapeute devra ainsi passer la fin de sa vie en prison.

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Sept chefs d’inculpation
« Ceci conclut les procédures judiciaires pénales concernant Larry Nassar. Je réalise que cela ne met pas un terme aux souffrances physiques et émotionnelles qu’il a causées », a déclaré la juge, Janice Cunningham, en prononçant le verdict. L’accusé avait plaidé coupable des sept chefs d’inculpation.
Cette ultime audience dans le petit tribunal de Charlotte (nord-est) avait connu un rebondissement quand le père de trois jeunes victimes, submergé par la rage et la douleur, s’était jeté vendredi sur l’accusé après avoir demandé à la juge de pouvoir passer cinq minutes seul avec lui pour se faire justice lui-même.
M. Nassar, médecin ostéopathe de 54 ans, a soigné pendant près de trente ans des gymnastes américaines à la clinique sportive de l’université du Michigan et au sein de la Fédération américaine de gymnastique. Mais durant toutes ces années, il s’est livré à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.
Démissions dans la fédération
Les trois procès ont ébranlé le monde de la gymnastique et du sport américain. Plusieurs responsables de la Fédération ont été accusés, malgré plusieurs plaintes, d’avoir laissé faire le praticien. La Fédération américaine de gymnastique a annoncé à la fin du mois de janvier la démission de plusieurs hauts dirigeants à la suite de ce scandale.

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L’entraîneur de l’équipe féminine américaine championne olympique de gymnastique en 2012 a, pour sa part, été suspendu à titre conservatoire par la fédération. Il a été mis à l’écart dans l’attente des résultats de l’enquête en cours en vertu du règlement interne de la fédération, a fait savoir celle-ci dans un communiqué, se refusant à tout autre commentaire. Il s’est retrouvé au centre de l’attention en raison des relations personnelles et professionnelles qu’il entretenait avec Larry Nassar.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs décisions répressives ont provoqué un large consensus quant à l’incurie de la gestion des supporteurs par les instances sportives et par les autorités, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : supporteurs, la faillite du tout répressif

Plusieurs décisions répressives ont provoqué un large consensus quant à l’incurie de la gestion des supporteurs par les instances sportives et par les autorités, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 14h54
   





                        



   


Chronique. Le terme paraîtra sans doute excessif à ceux qui ignorent que les supporteurs de football sont depuis longtemps les cobayes des privations de libertés, mais la 24e journée du championnat de France a été le moment d’un mouvement de « désobéissance civile » qui pourrait faire date.
Excédée par une énième interdiction de déplacement concernant cette fois la rencontre Strasbourg-Bordeaux, une cinquantaine de supporteurs des Girondins a décidé de braver l’interdit et de se présenter au stade de la Meinau. Avec la complicité des ultras strasbourgeois — qui leur avaient procuré des billets et qui ont observé par solidarité cinq minutes de « grève des encouragements » —, ils ont pris place dans la tribune latérale pour soutenir leur équipe.

Ça fait quand même bizarre une meinau sans ambiance #Strasbourg #RCSAFCGB grève en début de match, en soutien aux supporters bordelais interdits de déplacements pic.twitter.com/gLTnHOipRy— Alexia Ighirri (@alexia_ighirri) 3 février 2018 

Leur évacuation par les stadiers et les forces de l’ordre a eu lieu après trente-cinq minutes de jeu, dans le calme, selon la préfecture et le club alsacien, tandis que les interpellés affirment avoir été expulsés à coups de matraque puis menottés. Certains ont été maintenus dix-huit heures en garde à vue. Le groupe Ultramarines 1987 a qualifié son action de « désobéissance civile », donc, et a déclaré vouloir « prouver par A + B l’absurdité de ces interdictions totalement irresponsables ».
« Aveu d’incompétence »
Le week-end des supporteurs n’a pas été intense qu’à Strasbourg. La veille de OM-Metz, à 23 heures, la commission de discipline de la Ligue a fait à certains supporteurs marseillais la surprise de la fermeture de plusieurs tribunes du Stade Vélodrome occupées par des groupes ultras pour usage antérieur de fumigènes.
Une telle accumulation a provoqué un large consensus quant à l’incurie de la gestion des supporteurs par les instances sportives et par les autorités. La meilleure preuve que le vent a tourné est que Pierre Ménès lui-même, sur le plateau du Canal Football Club, a fustigé « l’échec patent du tout répressif dans le football français ».
Les déclarations se sont multipliées, comme celle de l’entraîneur messin Frédéric Hantz : « On a l’impression que si on pouvait interdire qu’il y ait des supporteurs dans un stade, on le ferait. (…) C’est un aveu de faiblesse, d’incompétence de la part des autorités. » Ou de Benoît Costil, gardien des Girondins, moins policé : « Mais p…, c’est pas le foot. Le foot c’est d’avoir des tifos, c’est d’avoir des chants, de créer une ambiance. (…) Tout le monde envie l’Allemagne, l’Angleterre, et nous, on dégage les supporteurs. » 
Alors que la fréquentation des stades construits ou rénovés pour l’Euro 2016 s’avère très en deçà des attentes, cette politique répressive suscite l’incompréhension. Elle contredit aussi la volonté d’apaisement affichée tant par la présidente de la Ligue, Nathalie Boy de la Tour, que par le nouveau responsable de la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), Antoine Mordacq.
Tous dans l’impasse
Cette saison, la Ligue du football professionnel (LFP) en est venue à cacher la misère en sanctionnant financièrement les clubs qui ne veillent pas à remplir suffisamment les tribunes placées face aux caméras. Sa commission de discipline devance les préfectures en décrétant la fermeture des « parcages » accueillant les visiteurs, ferme des tribunes à la dernière minute — généralement pour sanctionner l’usage de fumigènes.
Ces fumigènes cristallisent en effet les tensions depuis plusieurs années. L’utilisation d’images de tribunes « enflammées » pour promouvoir la Ligue 1 résume l’hypocrisie ambiante, et les poursuites annoncées contre le président de l’OL, Jean-Michel Aulas (coupable d’avoir allumé un « fumi » pour fêter l’anniversaire d’un groupe de supporteurs, après un match) illustrent le caractère ubuesque de la répression.
L’impasse actuelle traduit d’abord l’incapacité du football professionnel français à considérer ses supporteurs et à dialoguer avec eux. La récente loi sur le sport les y oblige pourtant, à un moment où les groupes ultras se fédèrent enfin. De la part de l’Etat, cette politique se résume finalement à un refus de gérer les supporteurs. Il n’y a quasiment plus de hooliganisme en France : faut-il pour autant assimiler les ultras à des hooligans et le « craquage » de fumigènes — voire le déploiement de banderoles, à l’instar du préfet de la Loire — à des faits de violence ?
De l’avis de beaucoup, cette politique de criminalisation des supporteurs provoque des troubles à l’ordre public en prétendant les éviter. De l’avis de tous, elle nuit à la santé économique des clubs, les prive du soutien dont ils ont besoin et retirent des droits élémentaires aux supporteurs.
Tout le monde y perd, et continuera d’y perdre tant que l’Etat — le ministère des sports en particulier — n’exercera pas ses responsabilités en forçant les parties prenantes à négocier des compromis acceptables, dans l’intérêt général. Rarement l’intérêt général a été aussi facile à définir.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le coût estimé des JO 2018 qui ouvrent le 9 février ferait monter Pyeongchang (Corée du Sud) sur le podium des Jeux d’hiver les plus onéreux.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Bleus, battus par l’Irlande, n’ont pu qu’endiguer les offensives des Diables verts, sans pouvoir développer leur jeu.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite de la France face à l’Irlande et à la victoire renversante de Monaco contre Lyon. La preuve par Le Monde.fr.
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Un triple champion du monde et une descente aux enfers : ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la défaite de la France face à l’Irlande et à la victoire renversante de Monaco contre Lyon. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 08h37
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, l’Irlande a battu la France à la dernière seconde dans le Tournoi des six nations.

   


Oui, la France a battu les Pays-Bas en Coupe Davis grâce à Adrian Mannarino.

   


Oui, Monaco a renversé Lyon dans le choc de la 24e journée de Ligue 1.

   


Oui, les Eagles de Philadelphie ont remporté le Super Bowl face aux New England Patriots.

   


Mais il s’est passé autre chose dans le monde du sport ce week-end, et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Pour gagner, sur les jeunes et les féminines tu compteras

   


Certes, le XV de France a un temps cru tenir sa première victoire en presque un an, avant de voir ses espoirs de succès réduits en miettes par le drop de 40 mètres de Jonathan Sexton. Mais les autres équipes de France ont assuré lors de ce premier week-end du Tournoi des six nations. A Bordeaux, les U20 français ont d’abord montré la voie en battant 34-24 les Irlandais, grâce à un très bon Romain Ntamack : le jeune ouvreur de 18 ans s’est offert un doublé.
Les Françaises, elles, se sont chargées de venger leurs homologues masculins, en s’imposant 24-0 contre l’Irlande. Jamais inquiétées, les Bleues ont pris leur revanche après leur défaite 13-10 à Dublin l’an dernier. Grâce à cette victoire bonifiée, elles prennent la première place provisoire de ce Tournoi des six nations féminin. Victorieuses en 2016, les Françaises avaient terminé à la troisième place l’an dernier.
L’incroyable histoire de Jackie Williams tu conteras
Cette nuit, tout ce que les Etats-Unis comptent de faste et de paillettes était réuni à Minneapolis pour le Super Bowl, grand-messe du sport américain et symbole de ses excès. Un peu plus tôt, Ted Jackson, journaliste à La Nouvelle-Orléans, publiait un long article consacré à Jackie Williams.

Yesterday, we published a story about Jackie Wallace, a New Orleans football legend whose life derailed. Hear photo… https://t.co/cnxWSlKh0L— NOLAnews (@NOLA.com)


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Cet ancien footballeur américain a connu le grand raout du Super Bowl, qu’il a disputé trois fois, en 1974, 1975 et 1980. Il a aussi connu la misère : lâché par son équipe, les Rams de Los Angeles, Williams est tombé dans l’alcool, la dépression et le crack. Sans abri, l’ancien joueur pro a connu la détention, les foyers et les cures de désintoxication. Ted Jackson l’a rencontré en 1990, alors que l’ancien joueur dormait sous un pont, l’apostrophant d’un « vous devriez écrire sur moi. Pourquoi ? Parce que j’ai disputé trois Super Bowl ». Près de vingt-cinq ans après cette première rencontre, Ted Jackson a retrouvé Jackie Williams, pour raconter son histoire.

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Entre la ligue et la fédération, sur le bon cheval tu miseras
Bienvenue dans le monde du water-polo. Un monde où le conflit entre la ligue et la fédération prend des airs de théâtre de l’absurde. Ce week-end, les poloïstes de Nice se déplaçaient à Montpellier dans le cadre d’un match de Pro A mais… les Montpelliérains ont refusé de jouer.
En cause, un imbroglio entre le nouveau président de la Fédération de natation et la Ligue promotionnelle de water-polo. Après son élection à la tête de la FFN, Gilles Sezionale s’est rendu compte que la ligue, créée en 2013, n’avait tout simplement jamais signé de convention avec la fédération pour organiser le championnat. Il a donc été décidé de suspendre le versement de 50 000 euros par an à l’institution, et de ne pas reconnaître la légitimité de la ligue pour organiser la compétition.
Sûr de son bon droit, le président du club de Nice a donc décidé d’emboîter le pas de la fédération. Il a refusé de payer la cotisation à la ligue (4 000 euros), ce qui a entraîné la radiation du club… et son boycott de la part des autres membres du championnat. Au royaume d’Ubu, on joue donc au water-polo. Le club devrait passer en commission de discipline et perdre ce match sur tapis vert. Mais peut-on perdre un match si on ne fait plus partie de la ligue ?
L’homme du week-end : Wout van Aert

   


Si quelqu’un se demande comment sauver toute une saison en une seule course, prière de contacter Wout van Aert. Le Belge de 22 ans, double champion du monde de cyclo-cross en titre, prodige de la discipline, abordait cette édition des Mondiaux dans la peau de l’outsider. Et pour cause : son adversaire de toujours, le tout aussi précoce Mathieu van der Poel, venait de le dominer tout au long de la saison, remportant sept des neuf manches de Coupe du monde, impressionnant tout le monde par sa régularité au plus haut niveau.

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Et pourtant. Sur le circuit boueux de Valkenburg, dans le froid mordant, le Néerlandais van der Poel s’est effondré. Parti devant, van Aert a imposé un rythme fou en tête de course et n’a jamais été rejoint par son adversaire de toujours, pas dans son assiette et relégué à la troisième place. A 23 ans, le Belge Van Aert est désormais triple champion du monde de cyclo-cross. Place maintenant à la route pour lui : au printemps, il va tenter de faire parler sa puissance sur les pavés du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix.

Third World title 🌈 in a row for @WoutvanAert 🇧🇪!! What a champ! #Limburg2018 https://t.co/ECuaGLmopY— UCI_CX (@UCI Cyclocross)


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Le chiffre qui en dit long : 21
Cela faisait 21 matchs que seuls Ronny Rodelin et Ivan Santini marquaient des buts pour le SM Caen. Cette saison, les Normands se sont grandement appuyés sur leurs deux buteurs, qui ont inscrit treize buts à eux deux. Le 20 août 2017, le défenseur Damien Da Silva a inscrit un but, mais depuis, aucun autre joueur caennais n’avait trouvé le chemin des filets. Jusqu’au match de ce week-end face à Nantes, où Da Silva a inscrit ses deuxième et troisième buts de la saison pour offrir à son équipe la victoire
Ce manque de diversité dans les buteurs explique sûrement la situation du club, qui brille par sa défense (sixième de Ligue 1) mais inquiète offensivement : le club possède la pire attaque du championnat. Arrivé cet hiver en provenance d’Angers pour apporter une solution supplémentaire en attaque, Enzo Crivelli n’a pas encore marqué avec son nouveau club.
Les wikis du week-end
Facile 
J’ai bien cru offrir la victoire à mon club ce week-end avec mon but en fin de match, mais notre adversaire a égalisé, nous plongeant un peu plus dans la crise.

   


Difficile
Agé de 26 ans, j’ai rejoint mon nouveau club au mercato d’hiver… et j’ai inscrit ce week-end un but magnifique pour lui offrir la victoire dans un derby.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Il s’agit du premier titre des Philadelphia Eagles. Tom Brady, le monument des New England Patriots, n’est pas parvenu à reprendre la main en toute fin de match.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/02/2018
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Super Bowl 2018 : exploit des Eagles face aux Patriots (41-33)

Il s’agit du premier titre des Philadelphia Eagles. Tom Brady, le monument des New England Patriots, n’est pas parvenu à reprendre la main en toute fin de match.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 09h49
   





                        



   


Les Philadelphia Eagles ont créé l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la ligue professionnelle de football américain NFL en s’imposant, dimanche 4 février, par 41 à 33 lors du Super Bowl face à l’archi-favori, les New England Patriots, au terme d’un match exaltant de bout en bout.
Après avoir si souvent ramené son équipe du diable vauvert, le quarterback Tom Brady n’est pas parvenu à reprendre la main en toute fin de match, perdant le ballon lors d’une phase offensive décisive.

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Tout semblait pourtant écrit pour que New England, mené plus des trois quarts de la rencontre, signe une nouvelle performance historique et marche à nouveau sur son adversaire, comme il l’avait fait l’an dernier après avoir été mené 28-3 dans le troisième quart-temps face à Atlanta, pour l’emporter 34-28 en prolongation.
Portés par Tom Brady, les Patriots étaient même brièvement passés devant pour la première fois de la rencontre (33-32), à 9 minutes du coup de sifflet final.
Mano a mano entre Tom Brady et Nick Foles
Mais les Eagles ont tenu bon, jouant crânement leur chance comme ils l’avaient fait durant toute la rencontre. Après avoir passé la soirée à tourner autour de Tom Brady, la défense de Philadelphie, l’une des plus efficaces de la NFL, a fini par l’atteindre à plusieurs reprises en fin de partie.
C’est le premier titre de Philadelphie depuis la création du Super Bowl (1967), après deux finales perdues en 1981 et 2005, cette année-là contre les Patriots, sur le fil (24-21).

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Contre toute attente, la rencontre a tourné à un mano a mano entre Tom Brady, le monument, et l’improbable Nick Foles, qui n’était encore qu’un quarterback remplaçant début décembre. Si le score n’est pas le plus impressionnant de l’histoire, les deux équipes ont progressé de plus de 1 100 yards au total durant le match, pulvérisant le record du Super Bowl (929).
Justin Timberlake rend hommage à Prince à la mi-temps
Côté musique, c’est Justin Timberlake qui a assuré le spectacle à la mi-temps pour la troisième fois de sa carrière – un record. Comme chaque année, ce mini-concert était très attendu, avec des moyens très importants déployés par la NFL. L’artiste américain, qui vient à 37 ans de sortir vendredi son cinquième album, Man of the Woods, a effectué une prestation très maîtrisée, conclue dans le public par un selfie avec un jeune fan. Il a proposé un pot-pourri de ses plus grands succès, de Rock Your Body à Can’t Stop the Feeling, en passant par SexyBack, My Love ou le tout récent Filthy.

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Il a rendu hommage à Prince, le Super Bowl se déroulant à Minneapolis, dans la ville de l’artiste mort brutalement d’une overdose de médicaments anti-douleurs, en avril 2016, à 57 ans. A mi-parcours de son spectacle, il s’est installé au piano, alors que se déployait une immense banderole au milieu du terrain. Est alors apparue, projetée sur la toile, l’image de Prince, à mesure que retentissaient les notes de l’un de ses grands succès, I Would Die 4 U. « C’est pour vous, Minneapolis ! », a crié Justin Timberlake, avant de se lancer dans un duo virtuel avec Prince.
Aucun incident n’est venu émailler le show de Justin Timberlake, 14 ans après le scandale du « nipplegate ». Alors qu’il interprétait un duo avec Janet Jackson, le 1er février 2004, l’ancien du Boys Band NSYNC avait arraché, en direct, un bonnet de soutien-gorge de la chanteuse, révélant un sein et choquant une partie du pays.

What a game. 🦅🏆

— NFL (@NFL)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les champions en titre et meilleure équipe des dix dernières années a perdu face aux Eagles (38-33), qui remportent leur premier Super Bowl.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le club de la Principauté a battu (3-2) les Gones, dimanche, en clôture de la 24ème journée de Ligue 1.
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Ligue 1 : Monaco renverse Lyon lors d’un duel échevelé

Le club de la Principauté a battu (3-2) les Gones, dimanche, en clôture de la 24ème journée de Ligue 1.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 22h58
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 09h52
   





                        



   


Puisque le titre de champion de France semble promis au Paris-Saint-Germain , qui compte onze points d’avance sur son dauphin marseillais, la course à la deuxième place va polariser l’attention des observateurs dans les prochains mois. Dans ce contexte, la rencontre programmée au Stade Louis II entre l’AS Monaco et Lyon s’avérait déterminante. Au terme d’un match échevelé, réduit à dix contre onze, le club de la Principauté a battu (3-2) Lyon, dimanche 4 février, en clôture de la 24ème journée de Ligue 1. Troisième, la formation du rocher compte un point de retard sur l’OM.
Dès la douzième minute, le Lyonnais Mariano Diaz trouve la faille sur une frappe vicieuse avec rebond aux trente mètres. Contré par Youri Tielemans, le ballon trompe le gardien monégasque Danijel Subasic. Après avoir encaissé ce but, le géant croate reste quelques minutes au sol, empêtré dans ses filets. Le portier sort ensuite sur blessure, laissant sa place à sa doublure Seydou Sy.
L’expulsion de Baldé
Le gardien remplaçant de l’ASM ne peut rien lors du jaillissement du Lyonnais Bertrand Traoré, qui doublait la mise (27e). Dos au mur, les champions de France en titre parviennent toutefois à revenir dans la rencontre grâce à Keita Baldé, dont la frappe croisée touche le poteau d’Anthony Lopes avant de rentrer dans la cage.
A la 35ème minute, l’arbitre de la rencontre désigne le point de penalty, sanctionnant une faute dans sa surface du Rhodanien Ferland Mendy. Le capitaine et buteur monégasque Falcao le transforme en deux temps après avoir vu son tir mal détourné par Anthony Lopes. Cette folle première mi-temps se referme avec l’expulsion de Keité Baldé, qui hérite de son deuxième carton jaune en... cinq minutes.
En infériorité numérique, l’ASM domine pourtant les débats en deuxième période. Après s’être procuré une belle occasion, Falcao est pourtant contraint de sortir du terrain sur blessure (55e). Privé de son buteur, le club monégasque s’en remet à Rony Lopez, auteur d’une superbe frappe (69e) puis à Youri Tielemans (73e), dont le tir est une nouvelle fois détourné par Anthony Lopes.
L’équipe de Leonardo Jardim est récompensée de ses efforts lorsque Rony Lopes inscrit le troisième but (88e). Les joueurs de la Principauté se congratulent, formant une pyramide humaine. Au terme du match, ils occupent la troisième place de Ligue 1 avec deux points d’avance sur l’OL.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le club de la Principauté a battu (3-2) les Gones, dimanche.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Adrian Mannarino a apporté le point victorieux en battant le Hollandais Robin Haase en cinq sets.
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Tennis : la France se qualifie pour les quarts de la Coupe Davis

Adrian Mannarino a apporté le point victorieux en battant le Hollandais Robin Haase en cinq sets.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 04h37
   





                        



   


La France conservera la Coupe Davis au moins un tour de plus. Adrian Mannarino s’est bien rattrapé, dimanche 4 février, et a offert le point de la qualification en quarts de finale aux Bleus à l’issue d’un match marathon face au no1 néerlandais Robin Haase (4-6, 7-6 (7/5), 7-5, 6-7 (2/7), 7-5).
Après les blessures de ses deux titulaires en simple, Jo-Wilfried Tsonga (genou gauche) et Lucas Pouille (cou), la France s’en est finalement bien sortie (3-1) et ira défier l’Italie de Fabio Fognini sur ses terres du 6 au 8 avril.
Elle le doit à Richard Gasquet, solide vendredi, au duo reconstitué Pierre-Hugues Herber/Nicolas Mahut samedi, et donc à Mannarino, dont le rêve de jouer sous le maillot bleu avait tourné au cauchemar il y a deux jours.
Pour sa première sélection, le remplaçant de dernière minute s’était incliné en trois sets face à Thiemo de Bakker, ex-40e mondial retombé au 369e rang après des blessures. Dimanche tout s’est bien terminé avec un succès en cinq sets et 4 h 25 de combat à la halle olympique d’Albertville où sa patience et son jeu de relanceur ont fait plier le no1 néerlandais, un peu émoussé physiquement.
Le grand Haase (1,91 m) livrait son troisième match en trois jours alors que le Valdoisien, 29 ans, avait pu récupérer une journée, samedi, et mettre derrière lui un premier match au goût d’inachevé.
Mannarino avait des circonstances atténuantes. Jeudi matin, il s’entraînait tranquillement près de Roland-Garros lorsque le capitaine Yannick Noah l’a appelé à la rescousse pour pallier le forfait de Jo-Wilfried Tsonga, blessé au genou gauche.
Mannarino, le recours
Le vendredi, le pépin physique au cou de Lucas Pouille avait offert une promotion à ce gaucher, au gabarit léger (1,80 m, 70 kg), devenu alors le no1 de circonstance de son équipe. Grâce à son opiniâtreté dimanche, Richard Gasquet n’aura pas à livrer pour la première fois un cinquième match décisif et remettra ça à plus tard sur la route d’un éventuel doublé. C’est le dernier objectif du capitaine Yannick Noah, qui quittera le banc en fin d’année pour voguer vers d’autres horizons.
Aidé par la baraka l’an passé, le capitaine aux trois trophées (1991, 1996, 2017) a joué de malchance lors de ce coup d’envoi de la campagne 2018. Mais il n’aura pas à regretter son choix d’avoir sélectionné Mannarino, alors que Gaël Monfils, contacté aussi, ne se sentait pas « prêt » (dixit Noah), à effectuer son retour dans l’équipe dans ces circonstances.
Gêné, dans le premier set, par le service et la puissance en coup droit de Haase, le 25e mondial s’est accroché. Sa patience a été récompensée dans la deuxième manche lorsque Haase a servi pour mener 2 sets à rien.
Prochaine échéance face à l’Italie
Le grand perdant du week-end (trois défaites) a craqué après des longs échanges avec Mannarino et le match a basculé. Contraint de défendre sept balles de break dans le troisième set, le no1 batave a fini par concéder un jeu de service blanc.
Usé physiquement, Haase craquait de nouveau dès le troisième jeu de la quatrième manche, et semblait au bout du rouleau. Mais Mannarino, au moment de servir pour le match (5-4), n’a pas saisi l’occasion et a dû batailler un set de plus. Pour finalement l’emporter au bout du suspense.
Rendez-vous maintenant dans deux mois de l’autre côté des Alpes, où Fognini et ses collègues recevront très certainement les Bleus sur terre battue. Au Japon, la sélection transalpine a validé son billet pour les quarts de finale dimanche grâce à son leader.
Après son succès lors du premier simple vendredi, puis lors du double au côté de Simone Bolelli, « Fogna » a dominé le Nippon Yuichi Sugita, lui aussi au terme d’un marathon (4 h 08) en cinq sets.



                            


                        

                        

