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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Aux côtés des fonds Via ID et Inco, ces trois groupes ont décidé d’investir près de 3 millions d’euros dans Klaxit, l’un des leaders du covoiturage courte distance.
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La RATP, Sodexo et la MAIF misent sur le « court-voiturage »

Aux côtés des fonds Via ID et Inco, ces trois groupes ont décidé d’investir près de 3 millions d’euros dans Klaxit, l’un des leaders du covoiturage courte distance.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 18h06
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


C’est un petit marché, mais il intéresse au premier chef les agglomérations pour se débarrasser des bouchons et réduire la place des voitures. Le « court voiturage » a le vent en poupe depuis plusieurs années, mais sur la vingtaine d’acteurs présents sur ce créneau prometteur, aucun n’a encore réellement trouvé un modèle d’affaires pérenne.
Klaxit, cependant, estime qu’il a décroché le Graal. L’ancien WayzUp, l’un des pionniers du marché des trajets domicile-travail, a annoncé, mercredi 7 février, une nouvelle levée de fonds de 3 millions d’euros pour se développer. Cette somme apparaît modeste au regard de l’annonce, fin 2017, d’une levée de fonds de 16 millions d’euros par l’entrepreneur Jean-Baptiste Rudelle pour Less, une nouvelle start-up de covoiturage courte distance.

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                Avec Less, le cofondateur de Criteo se lance dans la bataille du covoiturage urbain



Cependant, note Julien Honnart, le cofondateur de la start-up, en 2013, « le plus important, dans ce tour de financement, ce sont avant tout les nouveaux investisseurs qui nous accompagnent. La RATP, Sodexo, la MAIF et le fonds Inco apportent plus que les fonds. Ils vont nous permettre d’accélérer notre développement ». Via ID, fonds historique de Klaxit, participe également à l’augmentation de capital de la jeune pousse.
Pour Klaxit, la clé du système de covoiturage courte distance, ce n’est pas seulement d’ouvrir une plate-forme de mise en relation en temps réel de conducteurs et de passagers, mais de créer également, autour de pôles urbains, une masse critique de conducteurs et de passagers. Cette masse critique sur la plate-forme permettra, à terme, d’ouvrir le service plus largement à l’ensemble du grand public.
Dans le jargon des affaires, au lieu d’offrir un service « B to C » (business to consumer, de l’entreprise au consommateur), Klaxit a mis en place un service « B to B to C » (business to business to consumer). Klaxit vend son service avant tout aux entreprises, surtout celles installées loin des réseaux de transport public. Ces entreprises proposent alors à leurs collaborateurs de se mettre au covoiturage. « Cela nous a permis d’avoir un modèle rentable dès le premier jour », précise M. Honnart.
« Faire nos preuves en France, puis partir à l’international »
« Nous disposons aujourd’hui d’une centaine d’entreprises clientes et nous sommes présents sur neuf agglomérations à travers la France, souligne l’entrepreneur. A moyen terme, nous voulons être présents sur une cinquantaine d’agglomérations dans le pays. » Sodexo devrait pouvoir l’aider à conquérir d’avantage d’entreprises.
« Nous sommes le leader mondial des services de la qualité de vie [restaurants d’entreprise, conciergerie, etc.] et rien qu’en France, nous travaillons pour 2 000 entreprises de plus de 100 salariés. Avec Klaxit, nous serons capables de leur proposer des services de mobilité », confirme Géraldine Delplanque, de Sodexo.
Parallèlement, le rapprochement avec la RATP doit aider la start-up à s’intégrer plus étroitement dans les réseaux de transport urbain. La régie parisienne gère actuellement une cinquantaine de réseaux dans l’Hexagone. « Nous allons répondre aux prochains appels d’offres en proposant une composante covoiturage », confirme Stéphanie Bourgeais, du groupe RATP.

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                Qui sera le Blablacar des petits trajets ?



Les autorités organisatrices des mobilités sont aujourd’hui friandes d’offres complémentaires aux seuls réseaux bus, tramway ou métro. Les tests en cours de financement par les collectivités locales de services de covoiturage ont dopé de manière importante l’activité des start-up. « Tant en Ile-de-France qu’à Orléans, où des financements sont en place pour soutenir le covoiturage, le volume de trajets de covoiturage explose. Nous sommes sur une croissance de 10 % des volumes par semaine depuis six mois », remarque Julien Honnart.
En attendant de savoir si ces financements seront pérennisés par les différentes collectivités locales, Klaxit entend embaucher une dizaine de salariés pour atteindre un effectif de 28 personnes. « Nous voulons faire nos preuves en France, puis partir à l’international, explique M. Honnart. Nous ciblerons d’abord les trajets des transfrontaliers. » 

Cityscoot lève 40 millions d’euros, notamment auprès de la RATP
Le loueur de scooters électriques en libre-service Cityscoot a annoncé, mardi 6 février, l’entrée à son capital du groupe RATP dans le cadre d’une opération de financement de 40 millions d’euros pour développer le service en France et en Europe. La start-up française avait déjà levé 15 millions d’euros en juillet 2016, un mois après le lancement du service à Paris. Elle compte une flotte de 1 600 scooters électriques, déployée en Ile-de-France.
En ce début 2018, la jeune pousse se lance à Nice, avant de démarrer à Lyon, Genève et à Milan. « Le parc sera porté à 5 000 scooters en 2018, constituant ainsi la plus grosse flotte de deux-roues électriques partagés au monde », affirme la start-up, qui compte 120 salariés. Aujourd’hui, les principaux concurrents de Cityscoot sont Coup (Bosch) déployé à Berlin, Paris et bientôt Madrid et l’espagnol eCooltra, à Barcelone, Madrid, Lisbonne et Rome.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le Collège des directeurs de développement durable (C3D) propose, dans une tribune au « Monde », l’inclusion dans la loi de la reconnaissance et de l’encouragement de la contribution des entreprises à l’intérêt général.
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« Quelles sont les nouvelles lignes de partage entre acteurs publics et acteurs privés ? »

Le Collège des directeurs de développement durable (C3D) propose, dans une tribune au « Monde », l’inclusion dans la loi de la reconnaissance et de l’encouragement de la contribution des entreprises à l’intérêt général.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 18h00
    |

Fabrice Bonnifet (Président du Collège des directeurs du développement durable/C3D) et Hélène Valade (Vice-présidente du C3D)







                        



                                


                            

Tribune. Au cours des quinze dernières années, le concept de responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) a généré une transformation sans précédent des entreprises dans leur contribution aux grands enjeux du monde contemporain. Nombre de directions générales se sont en effet dotées de Comités de parties prenantes ou ont organisé leur consultation régulière, tandis que la prise en compte des dimensions environnementales, sociales et éthiques dans les processus de conception, de fabrication et de commercialisation se sont considérablement développées.
Une évolution, fruit d’une alchimie heureuse entre démarches volontaires et imposées
Résultat : l’émergence d’une entreprise plus ouverte et contributive aux défis d’intérêt général que sont le changement climatique, la raréfaction des ressources, la montée du chômage, la fracture territoriale et les inégalités. Cette évolution n’est pas simplement discrétionnaire : elle est le fruit d’une alchimie heureuse entre démarches volontaires et imposées et se met en œuvre dans le cadre d’un corpus réglementaire dont on peut critiquer l’hétérogénéité mais qui existe bel et bien (égalité entre les sexes, stratégie bas carbone, devoir de vigilance, respect des droits humains fondamentaux, etc.).

Les entreprises n’ont donc pas attendu le débat généré par le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) pour comprendre qu’elles n’étaient pas simplement sur un marché financier privilégiant le court terme, mais également en société, et qu’à ce titre, elles devaient proposer les solutions d’un développement et d’une création de valeur durables.
Ce qui d’ailleurs a permis à certaines d’entre elles de transformer structurellement leurs modèles économiques et d’innover pour répondre aux nouveaux besoins, et aux PME de renforcer leur empreinte territoriale. Les exemples de solutions et de bonnes pratiques qui contribuent au bien commun...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?
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Neige : comment s’organisent les transports ?

Depuis mardi soir, les intempéries ont ralenti voire paralysé de nombreux transports dans une moitié de la France. Aéroports, trafic ferroviaire ou routier, comment expliquer et éviter les blocages ?



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h50
   





                        



   


Des déplacements perturbés, une circulation au ralenti. Mercredi 7 février au matin, une partie de la France s’est réveillée sous la neige. La veille, un record de bouchons avait été enregistré en Ile-de-France, avec un pic de 739 kilomètres en soirée.
De manière générale, la plupart des modes de transport franciliens étaient touchés mercredi matin. Les aéroports connaissaient de nombreuses annulations, la circulation des bus restait interrompue à paris, et le trafic des trains sur le réseau SNCF était ralenti. Mais alors, comment s’organisent les transports pour continuer à fonctionner malgré les intempéries ?

        Lire :
         

          Routes, RATP, SNCF… des transports très perturbés par la neige



Aéroports : déneigement et dégivrage
La neige, qui est tombée par endroits sur plus de dix centimètres, a engendré d’importantes perturbations mercredi. Air France prévoyait d’assurer seulement 50 % des vols court-courriers au départ de l’aéroport d’Orly, et deux tiers des vols moyen-courriers au départ de Charles-de-Gaulle. La quasi-totalité des vols long-courriers seront assurés, mais avec des retards.
Déneigement
Le déneigement des pistes des aéroports est nécessaire. Dans un entretien au site spécialisé Air journal en 2013, Régis Lacote, le directeur des aires aéronautiques de Paris-Charles de Gaulle, explique que le déneigement des aéroports est particulier :
« En voiture, lorsqu’une route est enneigée ou verglacée, vous réduisez votre vitesse. Dans l’aérien, le problème est plus complexe, puisque le décollage ou l’atterrissage d’un avion a lieu généralement à plus de 200 kilomètres/heure. Il faut donc intervenir rapidement en utilisant des moyens mécaniques et chimiques pour rendre la piste non glissante. »
Pour ce faire, il n’est pas possible d’utiliser du sel comme sur une route classique, cela endommagerait les avions, précise Régis Lacote. Les services de l’aéroport répandent donc du formiate de potassium, un produit dégivrant sous forme liquide ou solide :
« On compte en moyenne trente minutes pour déneiger une piste longue de 4 200 mètres et vingt minutes pour les pistes courtes de 2 700 mètres. »
Dégivrage
Lorsque la neige se dépose sur les avions, il faut procéder à un dégivrage de leurs ailes et de la carlingue. Le glycol, un produit utilisé pour dégivrer les avions avant le décollage, est mélangé à de l’eau chaude et projeté sur l’appareil en cas de température négative. Cela permet d’éviter qu’il soit trop lourd avant le décollage. En 2010, un hiver très rigoureux avait touché la France, et le stock de dégivrant avait été jugé insuffisant pour dégeler les avions des aéroports parisiens.

        Lire le décryptage :
         

          La neige et le droit : les réponses à vos questions



Trafic ferroviaire : des ralentissements pour éviter la casse
Mardi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, rapportait sur Twitter avoir mis quatre heures pour relier Paris à sa ville, alors que le trajet s’effectue d’habitude en un peu plus de deux heures. Un tweet qui n’a pas échappé à la SNCF, qui s’est empressée de répondre sur le réseau social avec une vidéo explicative.

@alainjuppe Lors d'intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effe… https://t.co/mUprc76lHC— SNCF (@SNCF)


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« Lors d’intempéries, des mesures de sécurité sont prises pour réduire la vitesse sur les lignes. En effet, la vitesse est réduite à 220 km/h, cela évite les projections de glace sur les TGV. »
La vidéo précise que la neige présente sur les voies ou sous les trains est aspirée et se solidifie en formant des blocs de glace sous et sur les côtés du train. Le danger est que ces blocs de glace se détachent lors du croisement de deux TGV, risquant alors d’endommager les vitres latérales ou le pare-brise du conducteur.
De son côté, la RATP va continuer à faire circuler des trains et des tramways la nuit « afin d’éviter le gel de ses installations », a-t-elle annoncé.
Axes routiers : le salage parfois inutile face aux chutes de neige
Côté routier, la préfecture d’Ile-de-France a rappelé mercredi les conseils déjà exprimés la veille. Ainsi, les Franciliens sont-ils invités à ne pas utiliser leurs voitures, et la circulation a été interdite mardi dès 14 heures aux véhicules de plus de 7,5 tonnes, qui devaient contourner la région ou s’arrêter dans une des quarante-trois zones de stockage de poids lourds.
Les voies rapides ont été salées et déneigées, mais par endroits les chutes de neige ont été trop importantes pour que le salage suffise, a annoncé mercredi la ministre des transports, Elisabeth Borne. Ainsi, les services de la voirie n’ont-ils pas pu empêcher que plus de neuf cents voitures restent bloquées sur la N118 — au sud-ouest de la capitale — « parce que les réseaux secondaires n’étaient pas déneigés », a expliqué Mme Borne.
Selon le ministère de l’intérieur, plus de deux mille cinq cents pompiers, gendarmes et opérateurs routiers étaient mobilisés mercredi matin en Ile-de-France pour dégager les routes.
A Paris, la consigne donnée aux automobilistes a été suivie, mais les perturbations sur les réseaux de transports en commun franciliens ont eu pour résultat une très forte demande de taxis et de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). En conséquence, les tarifs proposés par les applications de VTC se sont envolés dès mardi soir.

@uber ou le business de la neige... https://t.co/vqXgX6Tw7w— xlprod (@Xavier Lainé)


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Le Parisien a ainsi relevé que pour un trajet de 6 km dans Paris, « il fallait compter vers 19 h 45 entre 52,10 et 91 euros ». Des prix qui sont retombés dans la journée de mercredi, restant tout de même un peu plus élevés que les tarifs habituellement proposés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Selon les chiffres officiels, celui-ci s’est creusé de 12,1 % en 2017, à 566 milliards de dollars.
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Les Etats-Unis de Donald Trump enregistrent leur plus gros déficit commercial depuis 2008

Selon les chiffres officiels, celui-ci s’est creusé de 12,1 % en 2017, à 566 milliards de dollars.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h15
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

« Inacceptable », « intenable ». Ainsi le président Donald Trump a-t-il coutume de qualifier l’état du déficit commercial américain vis-à-vis du reste du monde. Symbole ultime, à ses yeux, de la concurrence déloyale qui s’exercerait vis-à-vis des Etats-Unis.
Depuis son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017, la réduction de ce déséquilibre a été érigée en priorité. Las, c’est pour l’instant l’inverse qui se produit. Selon les chiffres officiels publiés mardi 6 février, le déficit commercial des Etats-Unis s’est creusé de 12,1 % en 2017, à 566 milliards de dollars (457 milliards d’euros). En soustrayant l’excédent que le pays dégage dans les services, pour se concentrer sur les échanges de biens uniquement, le solde négatif atteint même 796,1 milliards de dollars. Il s’agit du déficit le plus important depuis 2008.

La première puissance économique mondiale a enregistré un niveau record d’importations de marchandises en provenance de 47 pays, dont la Chine et le Mexique, cibles traditionnelles des attaques de M. Trump. Et c’est sans surprise avec le géant asiatique que le déficit est le plus massif : il a atteint le niveau record de 375,2 milliards de dollars pour les seuls biens, en 2017.
Au nom de la lutte contre cette situation « injuste », l’administration Trump a ouvert de multiples fronts : retrait du Partenariat transpacifique, renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique, bras de fer avec l’Organisation mondiale du commerce, imposition de droits de douane sur les panneaux solaires et les machines à laver visant implicitement la Chine et la Corée du Sud… Autant d’initiatives censées rétablir l’équité des échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires.
Appétit de consommation
« Mais en réalité, tout ça n’a aucun effet sur le déficit commercial, insiste Joseph Gagnon, économiste au Peterson Institute for International Economics (PIIE),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le milliardaire de 76 ans, fervent soutien de Donald Trump, est le premier patron d’une grande entreprise américaine pris dans la tourmente de l’affaire Weinstein.
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Accusé d’agressions sexuelles, le magnat américain Steve Wynn quitte son empire de casinos

Le milliardaire de 76 ans, fervent soutien de Donald Trump, est le premier patron d’une grande entreprise américaine pris dans la tourmente de l’affaire Weinstein.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h08
   





                        



   


De la gloire à la vindicte populaire. Steve Wynn, le magnat américain des casinos de Las Vegas a démissionné de la présidence de son empire, la Wynn Resorts, mardi 6 février. Une décision qui fait suite à des accusations d’agressions sexuelles révélées le 25 janvier par le Wall Street Journal. 
Le quotidien économique s’appuie sur des dizaines de témoignages accusant le milliardaire de 76 ans d’avoir créé au fil des ans un environnement de travail hostile aux femmes et de les avoir régulièrement soumises à des avances sexuelles. Au moins trois femmes accusent également le tycoon, proche de Donald Trump, d’agressions sexuelles, notamment une masturbation exigée d’une masseuse.
7,5 millions de dollars contre le silence
Steve Wynn a démenti les allégations « absurdes » publiées par le Wall Street Journal et se dit victime de manœuvres ourdies par son ex-femme, Elaine Farrell Wynn, dans le cadre de leur procédure de divorce. Celle-ci a rejeté ses accusations, et le Wall Street Journal a précisé qu’aucune des cent cinquante personnes contactées pour cette enquête n’était entrée en contact de sa propre initiative avec la rédaction.
D’après le quotidien américain, Steve Wynn a pourtant déjà eu des démêlés avec la justice pour son comportement agressif. Le milliardaire a ainsi versé 7,5 millions de dollars à une ancienne esthéticienne de son casino de Las Vegas, le navire amiral de son groupe, qui l’accusait de l’avoir contrainte à des relations sexuelles dans son bureau en 2005. Cette somme devait permettre à l’homme d’affaires de garder le silence sur cette affaire.
Ces dernières semaines, les soutiens politiques de celui qui fut un fervent supporteur du président américain et soutien financier de taille de sa campagne prenaient tour à tour leurs distances : la Bourse se détournait de la Wynn Resorts... Anticipant cette chute annoncée, Steve Wynn avait déjà quitté à la fin de janvier son poste de responsable des finances du comité national du Parti républicain (RNC).
« Avalanche de publicité négative »
L’enquête sur cette personnalité est la dernière manifestation des accusations d’abus sexuels portées contre des hommes de pouvoir depuis la chute du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, en octobre. Premier patron d’une grande entreprise américaine pris dans la tourmente de ces scandales sexistes, Steve Wynn sera remplacé à son poste par Matt Maddox, son bras droit depuis 2013. M. Wynn a déclaré qu’il avait renoncé à poursuivre ses fonctions en raison d’« une avalanche de publicité négative » qui a créé, selon lui, un environnement prompt à le condamner avant de le juger.

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                De DSK à #balancetonporc, une révolution française



Le créateur des plus célèbres hôtels-casinos de Las Vegas, le Bellagio et sa fontaine musicale, ou encore le Mirage et son volcan nocturne, pourrait encore tomber plus bas. Son ex-femme, Elaine Farrell Wynn, souffle ardemment sur les braises car elle demande à récupérer les droits de vote de ses 9 % d’actions de Wynn Resorts, qu’elle a perdus avec le divorce.

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                Sexe, argent et casinos : la chute de Steve Wynn



Mais la fortune de Steve Wynn reste évaluée à 3,5 milliards de dollars par le magazine Forbes. Malgré son départ de la présidence, Steve Wynn, qui a lancé son groupe en ouvrant des petites salles de bingo dans le nord-est des Etats-Unis, possède toujours 12 % de sa société, cotée à Wall Street.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans sa chronique hebdomadaire, le professeur de philosophie Thomas Schauder revient sur les bousculades suscitées à la fin de janvier par des promotions de pâte à tartiner.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La ruée sur le Nutella, reflet du « totalitarisme de la consommation »

Dans sa chronique hebdomadaire, le professeur de philosophie Thomas Schauder revient sur les bousculades suscitées à la fin de janvier par des promotions de pâte à tartiner.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 15h34
   





                        



   


Chronique Phil d’actu. A la fin de janvier, de super-promotions sur le Nutella puis sur les couches Pampers dans les magasins Intermarché ont dégénéré en émeutes. Filmées, ces scènes, dignes des fameux « Black Fridays » américains, ont fait le tour des réseaux sociaux et de la presse. Et chacun de s’interroger sur le sens que cela peut avoir de se mettre dans des états pareils pour si peu. Ou encore sur les causes économiques et psychologiques de cette violence typique des périodes de pénurie… dans une époque d’abondance comme la nôtre.
Une chose est certaine : personne n’a fait l’erreur de prendre ce problème à la légère. Tout le monde y a vu un symptôme, y compris le patron d’Intermarché, Thierry Cotillard. Mais un symptôme de quoi exactement ? De la précarité et du chômage, comme l’ont affirmé Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon ? Du mépris pour des consommateurs « infantilisés et partant, ridiculisés par ces supermarchés » (qui ont organisé la promotion sous forme de chasse au trésor), comme l’a estimé Guillaume Erner sur France Culture ? Ou encore, toujours selon Guillaume Erner, qui est aussi docteur en sociologie, de « la nature même de la société de consommation, [qui] repose non sur des besoins mais sur des envies, […] des désirs très forts, que la société de consommation suscite et frustre dans le même temps » ?

Quand l'émeute montre la misère l'idiot regarde le #Nutella !— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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Le nouvel hédonisme
Il faut bien comprendre que nous vivons depuis plus de cinquante ans dans une société qui a assimilé le bonheur au bien-être, et le bien-être au toujours-plus de biens possédés. Cet idéal correspond à celui des Trente Glorieuses, à l’augmentation du pouvoir d’achat, à la démocratisation des appareils électroménagers et des voitures. Il correspond à ce que Pier Paolo Pasolini appelait « le nouveau pouvoir », au « totalitarisme de la consommation » dont il disait dans ses Ecrits corsaires « qu’il est le plus violent et le plus totalitaire qu’il y ait eu, car il change la nature des gens, il entre au plus profond des consciences ».
Ce nouvel hédonisme, qui refuse toute contrainte, entre en contradiction avec les ressources réelles, aussi bien financières que naturelles, et il a conduit à la situation que nous vivons actuellement. L’injonction à la consommation se heurte au mur du porte-monnaie et produit la frustration dont l’« affaire Nutella » est un symptôme. Nous nous trouvons face à un double bind, c’est-à-dire une double pression contradictoire : d’un côté il faut consommer toujours plus et de l’autre il faut « se serrer la ceinture » (par exemple pour réduire le déficit budgétaire). Or, la psychologie aussi bien que l’éthologie nous apprennent que le double bind est un facteur important de la souffrance mentale, et qu’il conduit à des réactions irrationnelles. Se battre pour un pot de Nutella en est un exemple….
La réponse politique à cette situation est parfaitement révélatrice, puisqu’il va s’agir de réglementer les promotions… alors que l’avenir paraît incertain à un grand nombre de salariés du privé comme du public et que le dernier rapport d’Oxfam dénonce les inégalités de répartition des richesses. Le gouvernement semble préférer ne pas soumettre à la tentation plutôt que délivrer du mal.
Le repli sur la famille
Dans ce conteste, le type de produits ayant suscité ces émeutes n’est pas anodin : la pâte à tartiner et les couches-culottes correspondent à une consommation de type familial. Bien que le taux de natalité en France soit légèrement en baisse (1,88 enfant par femme en 2017 contre 1,92 en 2016, selon l’Insee), il reste le plus élevé d’Europe. Et la famille tient la première place parmi les valeurs des Européens et des Français. Tout laisse à penser que dans cette période d’instabilité, le repli sur la famille soit une solution psychiquement confortable pour beaucoup de gens. A l’encontre de ce qu’écrivait le philosophe Dany-Robert Dufour dans Le Divin Marché :
« Si la famille ne fonctionne plus selon une distribution nécessaire de rôles marqués, elle tend alors en effet à se désinstitutionnaliser – ce qui n’implique pas la disparition de la famille, mais sa banalisation. De groupe structuré par des pôles et des rôles, la famille devient un simple groupement fonctionnel d’intérêts économico-affectifs : chacun peut vaquer à ses occupations propres, sans qu’il s’ensuive des droits et des devoirs spécifiques pour personne. Ce qui se solde par la fin des rituels familiaux classiques. »
Autrement dit, alors même que la famille ne fonctionne plus en tant qu’institution avec ses règles et ses rites (comme le repas en commun par exemple), elle n’en demeure pas moins non seulement une énorme préoccupation (comment nourrir sa famille), mais aussi le lieu privilégié dans lequel l’injonction à la consommation peut s’exercer. C’est dans la famille qu’on est censé trouver le calme et le confort qui manque dans le monde extérieur (principalement celui du travail), et ce confort, comme nous l’avons vu, ne peut advenir que dans la consommation.
Là encore, Pasolini avait vu juste quand il écrivait, en 1974 :
« La famille est redevenue ce puissant et irremplaçable centre infinitésimal qu’elle était jadis. Pourquoi ? Eh bien ! parce que la société de consommation a besoin de la famille. Un individu peut ne pas être le consommateur que souhaite le producteur ; il peut être un consommateur irrégulier, imprévisible, libre de ses choix, sourd, et, qui sait, capable de refuser, de renoncer à cet hédonisme qui est devenu la nouvelle religion. »
Un individu seul peut facilement renoncer à son Nutella (et a priori n’a pas besoin de couches-culottes Pampers), mais comment peut-il frustrer le désir de ses enfants, surtout quand Intermarché lui propose une réduction de 70 % ? Ce qui est terrifiant, c’est qu’il soit prêt pour cela à participer à une chasse au trésor ridicule et avilissante.
Les « élites » ne sont pas en reste
Si l’affaire Nutella révèle au grand jour la souffrance des classes populaires (par définition plus soumises que les autres à la contradiction du nouvel hédonisme, du fait de leurs revenus), il me semble qu’il est trop réducteur de n’y voir que le problème de la précarité (sans en nier la réalité pour autant). Car ce serait prendre le risque d’assimiler violence et « populace », dans une rhétorique classique de la bourgeoisie qu’a très bien décrite Usul dans une vidéo pour Mediapart. Or les « élites » riches et éduquées ne sont pas moins soumises au « totalitarisme de la consommation ».

Toute l’effervescence autour du bio ou des alimentations « alternatives » (veganisme, régime paléo ou crudivore) témoigne d’un autre aspect du totalitarisme hédoniste : la création « d’un troupeau [dont] chacun de ses membres se croit absolument libre alors même qu’il est entièrement télécommandé, conduit par une puissante et invisible main de fer » (Dany-Robert Dufour, Le Divin Marché). Vouloir maîtriser son alimentation est bien sûr une bonne chose, et certains arguments, notamment des végans, peuvent s’entendre, mais certains ne voient pas (ou refusent de voir) qu’il y a contradiction à se faire livrer un plateau-repas « paléo » (c’est-à-dire inspiré du régime de l’homme au paléolithique) dans une barquette en plastique ; ou, comme j’en ai fait l’expérience récemment, qu’un magasin « bio » puisse, sans rougir, proposer un déodorant à la pierre d’alun… du Panama ! Pour le respect de l’environnement, il faudra repasser.
Dans un cadre plus ou moins feutré, la violente injonction à consommer touche toutes les strates de la population. Il est trop facile de se croire le seul individu libre et autonome face à une masse affamée d’huile de palme. Lutter pour un partage plus équitable des richesses et une production plus respectueuse de l’environnement doit passer par une remise en cause de ce qui n’est pas seulement un modèle économique, mais une véritable culture. Sans quoi, notre idéal de vie restera pour toujours une couche Pampers pleine de Nutella…
Un peu de lecture ?
Pier Paolo Pasolini, Ecrits corsaires, Champs Flammarion, 2009Dany-Robert Dufour, Le Divin Marché, Folio Gallimard, 2012

A propos de l’auteur de la chronique

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Thomas Schauder est professeur de philosophie. Il a enseigné en classe de terminale en Alsace et en Haute-Normandie. Il travaille actuellement à l’Institut universitaire européen Rachi, à Troyes (Aube). Il est aussi chroniqueur pour le blog Pythagore et Aristoxène sont sur un bateau. Il a regroupé, sur une page de son site, l’intégralité de ses chroniques Phil d’actu, publiées chaque mercredi sur Le Monde.fr/campus.








                            


                        

                        


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« Une automatisation des paiements reporterait sur les clients toutes les tâches effectuées par les caissières »

Automatiser les paiements reviendrait, pour les universitaires Françoise Carré et Chris Tilly dans une tribune au « Monde », à reporter sur le client nombre de tâches effectuées, dans les magasins américains, par le personnel de caisse.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 15h00
    |

Françoise Carré (Professeure à l’université du Massachusetts, à Boston) et Chris Tilly (Professeur à l’université de Californie, à Los Angeles)







                        



                                


                            

Tribune. Après l’achat par Amazon de la chaîne haut de gamme Whole Foods Market aux Etats-Unis, l’annonce, le 22 janvier, de l’ouverture du premier supermarché Amazon avec encaissement automatisé à Seattle, dans l’Etat de Washington, interpelle les professionnels de la grande distribution. Ce modèle du supermarché « sans caisses » présente en effet a priori l’avantage pour les consommateurs d’éviter de faire la queue, et pour les entreprises d’économiser des coûts de main-d’œuvre. Mais quelles seraient les conséquences réelles dans les magasins où les aliments frais constituent l’attrait de la formule et le facteur de différenciation de chaque enseigne ?
Un usage intensif d’une main-d’œuvre à bas coût permet aux magasins de fonctionner sept jours sur sept et presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Aux Etats-Unis, les emplois de base des super et hypermarchés sont mal payés (le salaire horaire n’atteignait que 68 % de la moyenne nationale en 2017) et sont très rarement couverts par une convention collective. L’embauche se fait à temps partiel, un statut dénué de droits sociaux tels que l’assurance médicale, les congés maladie ou les jours fériés payés. De plus, ce temps n’a de « partiel » que le nom : il correspond en fait à des horaires garantis (quinze heures par semaine) auxquels s’ajoutent des heures complémentaires variables d’une semaine à l’autre (jusqu’à quarante heures par semaine), qui ne peuvent ni être refusées ni permettre d’accéder au statut de temps plein.
Les magasins emploient ainsi de nombreux adolescents (« teenagers ») mais aussi des personnels qui espèrent pouvoir faire carrière dans le secteur. Un usage intensif de cette main-d’œuvre à bas coût permet aux magasins de fonctionner sept jours sur sept et presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Dans ce cadre, automatiser la surveillance des étals et leur restockage est sans doute attrayant pour les magasins, surtout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le projet de loi relatif au « droit à l’erreur » permettra aux employeurs d’échapper à l’amende en cas d’un premier manquement au code du travail, à condition d’être de « bonne foi ». Un assouplissement critiqué par la gauche de l’Assemblée.
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L’employeur a désormais « droit à l’erreur »

Le projet de loi relatif au « droit à l’erreur » permettra aux employeurs d’échapper à l’amende en cas d’un premier manquement au code du travail, à condition d’être de « bonne foi ». Un assouplissement critiqué par la gauche de l’Assemblée.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h43
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

L’Assemblée nationale a adopté à une large majorité, mardi 30 janvier, le Projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance. Ce texte instaure un « droit à l’erreur » dont pourront bénéficier les particuliers, mais aussi les entreprises.
Selon les articles 2 et 8 du projet de loi, les employeurs pourront désormais échapper à l’amende en cas de non-respect du code du travail, sous deux conditions : qu’il ne s’agisse pas d’une récidive et que l’employeur soit de « bonne foi », c’est-à-dire qu’il n’y ait pas d’intention frauduleuse. Jusqu’ici, l’amende pouvait aller jusqu’à 2 000 euros par salarié concerné.
Les champs du code du travail concernés ne sont pas des moindres : non-respect de la durée maximale du travail, du temps de repos, du décompte de la durée du travail, du salaire minimum (légal ou fixé par la convention collective dont dépend l’entreprise), et enfin des règles d’hygiène, de restauration, de protection ou d’hébergement.
Simple avertissement
Cet assouplissement a été critiqué par la gauche de l’Assemblée nationale, dénonçant une déresponsabilisation de l’employeur. Le député de la France insoumise, François Ruffin, a estimé qu’« il s’agit de couper un peu encore les ailes de l’inspection du travail », rapporte l’AFP. Le député (PS) des Landes Boris Vallaud a, quant à lui, souligné que la loi permettait déjà à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) de ne pas prononcer systématiquement d’amende en cas de manquement rapporté par l’inspection du travail.
« Il est vrai que l’administration pouvait déjà se contenter d’un simple avertissement », indique Pierrick Bêche, avocat associé spécialiste en droit du travail du cabinet Du Parc. Pour durcir le texte, l’Assemblée a finalement adopté un amendement visant à majorer de 50 % l’amende due par l’employeur en cas de récidive suite à un premier avertissement.
Ainsi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Germaine X attaque sa copropriété qui refuse de faire des travaux de remise aux normes des conduits de fumée, ce qui l’empêche d’utiliser sa cheminée et de se chauffer.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de signataires, parmi lesquelles la députée (LRM) Paula Forteza, explique que ne regarder les données qu’au simple prisme économique, c’est oublier qu’elles sont d’abord le fruit de nos interactions avec des services, avec des objets connectés et de nos sociabilités liées à nos échanges.
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« Les internautes réclament un usage moins opaque et une maîtrise de leurs données personnelles »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de signataires, parmi lesquelles la députée (LRM) Paula Forteza, explique que ne regarder les données qu’au simple prisme économique, c’est oublier qu’elles sont d’abord le fruit de nos interactions avec des services, avec des objets connectés et de nos sociabilités liées à nos échanges.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 16h14
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Par Judith Rochfeld (Professeur à Paris-I), Joëlle Farchy (Professeur à Paris-I), Paula Forteza (Députée LRM, rapporteure pour la commission des lois sur le projet de loi sur la protection des données personnelles) et Valérie Peugeot (Chercheuse et présidente de l’association Vecam)

Tribune. Sur la base du constat largement partagé de l’importance des données personnelles dans une économie numérique en pleine transformation, l’idée, ancienne, d’un droit de propriété accordé aux individus a fait récemment l’objet d’un regain d’attention médiatique.
Cette proposition qui affiche pour ambition de donner à l’internaute un pouvoir de négociation face aux géants du numérique ne résout en réalité aucun des problèmes posés. Au moment où se débat à l’Assemblée nationale le projet de loi sur la protection des données personnelles, ne tombons pas dans le piège des fausses bonnes idées.
Propriété de personne
Aujourd’hui, ces données ne sont la propriété de personne, ce qui autorise leur collecte et leur traitement sous réserve du respect du droit des individus. Dans l’hypothèse de l’instauration de droits de propriété, la question de savoir qui serait titulaire de droits est loin d’être simple.
Qui serait propriétaire de mes « likes » sur le mur de mes amis sur Facebook, eux ou moi ? Qui serait propriétaire des données de mon tensiomètre connecté prescrit par mon médecin ? Ce dernier, le fabricant du tensiomètre, moi en tant que patient, le Conservatoire national des arts et métiers ou encore la recherche médicale publique ?

Du point de vue de l’analyse économique, quel que soit le titulaire initial de ce droit, dans la mesure où des transactions seraient possibles, le marché permettrait de les attribuer in fine aux agents économiques les mieux à mêmes d’en tirer profit.
Dans le cas des données personnelles, le droit de propriété bénéficierait alors aux organisations qui sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Un chapitre du rapport annuel de la Cour des comptes est consacré au coût de sortie des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales au début des années 2000.
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Emprunts toxiques : 2,6 milliards d’euros pour en sortir

Un chapitre du rapport annuel de la Cour des comptes est consacré au coût de sortie des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales au début des années 2000.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 17h32
    |

            Mathilde Damgé








                        


Départements, villages, syndicats intercommunaux… pour 579 collectivités, la page des « emprunts toxiques » est en train de se tourner. Le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public, mercredi 7 février, y consacre justement un chapitre, estimant le coût de sortie de ces emprunts pour le fonds dédié à 2,6 milliards d’euros.

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                Contrats aidés, compteur Linky, politique vaccinale... Les préconisations de la Cour des comptes



Contractés dans les années 2000, les emprunts à taux variables de certaines collectivités sont devenus toxiques avec la crise financière de 2008 et la forte variation des monnaies ou des cours de marché sur lesquels ces prêts s’appuyaient.
Un coût supporté en grande partie par l’Etat. La priorité pour ce dernier était d’aider les collectivités les plus dangereusement endettées, celles dont les taux d’intérêt menaçaient d’exploser. Mais aussi d’éviter des procès de la part de ces emprunteurs qui s’estimaient floués par la banque en qui ils avaient toute confiance, Dexia, dont l’Etat est entre-temps devenu actionnaire. Le point sur les enseignements de cette affaire.
1. Les petites communes les plus favorisées
Les petites collectivités sont celles qui ont nécessité le plus de soutien de la part de l’Etat, souligne la Cour des comptes dans son rapport annuel. Les taux d’aide moyens montrent de fait que les collectivités les plus petites ont été favorisées. « Pour les situations les plus critiques et, en particulier, les plus petites collectivités, un taux complémentaire (…) pouvait être attribué », explique la Cour.
Parmi ces collectivités, les communes de moins de 10 000 habitants avaient clairement besoin d’une aide urgente puisque certaines ont encore des indemnités de remboursement anticipé (IRA) de plus de 120 % du capital restant dû. En clair, des coûts de sortie supérieurs à l’emprunt restant.
A cause de l’ampleur et du montant des emprunts contractés, les grandes collectivités utilisent toutefois une part importante de ces aides publiques pour se sortir du mauvais pas dans lequel elles se sont mises. A lui seul, le département de Seine-Saint-Denis, dirigé à l’époque par le socialiste Claude Bartolone, qui avait pris la tête de la guerre contre les banques dans cette affaire, a reçu au total environ 31 millions d’euros en provenance des enveloppes successives.


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Emprunts toxiques : les villes et les départements les plus aidés par l'Etat
Données du service de pilotage du dispositif de sortie des emprunts à risque.

Source : Cour des comptes, rapport annuel 2018



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2. Ceux qui coûtent le plus… bénéficiaient d’une expertise
Le rapport annuel souligne les « risques inconsidérés » pris par certaines collectivités de taille importante : « Les dix plus gros bénéficiaires du fonds (…) disposaient d’une capacité d’expertise liée à leur taille qui aurait dû leur permettre des choix plus éclairés en matière d’emprunt », note la Cour des comptes.


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Le Rhône, la Corse et la ville de Lyon, bonnets d'âne
Ces trois collectivités, qui disposaient pourtant d’une capacité d’expertise liée à leur taille, ont coûté le plus cher à l'Etat dans le cadre du plan d'aide pour sortir des emprunts toxiques.

Source : Cour des comptes



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Les emprunts de Lyon sont à l’origine des emprunts contractés par le département du Rhône, notamment pour financer le Musée des confluences, et qui ont été transférés à la métropole à sa création.
En Corse, bien que l’apport du fonds de soutien ait permis de minimiser le coût de sortie de la dette en le diminuant de 104 millions d’euros (les aides de l’Etat ne couvrent pas tout l’IRA), les opérations de remboursement « continueront de peser durablement sur les capacités financières de la future collectivité », répond cette dernière, qui a hérité des emprunts du conseil départemental de Haute-Corse.
La collectivité unique née début 2018 du rapprochement des deux départements demande au législateur qu’il « revienne sur sa position et permette, comme cela avait été envisagé, aux nouvelles collectivités issues de fusion de pouvoir accéder à un nouveau fonds de soutien pour les emprunts à risque dont elles héritent ».
3. Etat, élus, banques… tous coupables
Sur les quelque 1 600 collectivités ayant souscrit des prêts toxiques auprès de la banque, 676 ont déposé un dossier d’aide auprès du fonds de soutien et 579 collectivités ont bénéficié de l’aide du fonds. Un ratio qui peut sembler faible mais qui est, en réalité, le résultat d’un ciblage de la part de la puissance publique : les aides consenties correspondent à plus des deux tiers de l’encours sensible identifié par la société de financement local (SFIL).
Il faut souligner que les banques contribuent au dispositif pour 36 % et l’Etat pour 19 %, le reste du montant des IRA étant ainsi resté directement à la charge des collectivités locales concernées. Le rôle de l’Etat est toutefois déterminant quand, à partir, de janvier 2013, il devient actionnaire de la SFIL, qui s’engage sur 8,5 milliards d’euros d’encours sensibles des prêts accordés aux collectivités territoriales par Dexia.
La puissance publique avait intérêt à ce que les plaignants acceptent son aide et renoncent à un procès qui aurait pu lui coûter cher à deux titres : en tant qu’actionnaire de la SFIL… et de Dexia. Comme le souligne la Cour des comptes, « de conciliateur, l’Etat est ainsi devenu partie prenante, car il était désormais exposé à toute difficulté de la nouvelle entité bancaire. (…) En outre, le reliquat d’encours sensible commercialisé par Dexia (2 milliards d’euros) demeurait au bilan de la banque franco-belge, dont l’Etat était le deuxième actionnaire. »
Or, une décision de justice donne raison, en février 2013, au département de Seine-Saint-Denis contre Dexia et la SFIL ; pour ces deux derniers, si les autres tribunaux suivaient cette décision, les pertes pouvaient dépasser dix milliards d’euros… C’est cette crainte qui conduit six mois plus tard la puissance publique à engager davantage de fonds : elle mettra au final sur la table trois milliards d’euros.
Soulignant la responsabilité conjointe des élus locaux « qui ont pris des risques inconsidérés (…) sans en informer correctement leur assemblée délibérante », des banques qui « ont conçu ces produits structurés et encouragé leur souscription », la Cour relève enfin celle de l’Etat « qui n’a pas pris la mesure des risques encourus » et a « pendant trop longtemps, maintenu un cadre juridique trop accommodant ».
Au total, le montant pour les finances publiques au sens large (la part de l’Etat dans l’abondement du fonds de soutien et le reliquat des IRA acquittées par les collectivités) ressort à 3 milliards d’euros. En ajoutant la part des banques, l’ardoise se monte à 4,7 milliards d’euros.

   



Les emprunts toxiques en 11 volets
Depuis le début des révélations sur l’endettement « toxique » des collectivités, nous avons tenté de réunir des informations que les acteurs concernés refusaient le plus souvent de communiquer, notamment via notre enquête participative. Voici onze volets de notre suivi pour mieux comprendre l’affaire des emprunts toxiques.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Linky : la Cour des comptes dénonce le coût du programme

Dans un rapport sévère, la Cour estime que le déploiement des compteurs communicants ne profite guère aux consommateurs.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h18
    |

                            Nabil Wakim








                        


C’est un rapport très sévère pour Linky qu’a rendu public la Cour des comptes, mercredi 7 février. Alors que 8 millions de compteurs communicants ont déjà été déployés en France, la cour ne critique pas le bien-fondé du projet, mais estime que les conditions de son déploiement profitent surtout à Enedis (ex-ERDF), et pas suffisamment aux consommateurs. Elle juge également que l’impact sur les économies d’énergie est insuffisant. En cela, la cour vient apporter de l’eau au moulin des opposants à Linky, et notamment l’association de consommateurs UFC-Que choisir, qui a exprimé des réserves similaires.

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                Les 5 questions que pose le compteur Linky



Un programme jugé « généreux » pour Enedis
Le déploiement des compteurs est assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La cour s’alarme également du mécanisme d’incitations mis en place : si Enedis prend du retard, les pénalités sont limitées. Mais si le projet réussit, les incitations sont très généreuses, et pourraient représenter plusieurs dizaines de millions d’euros supplémentaires pour Enedis. Les magistrats estiment donc que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ». 
La CRE et Enedis contestent ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés. La commission de régulation de l’énergie estime également que donner des conditions financières avantageuses et stables à Enedis était une des conditions de la faisabilité du programme.
Des bénéfices insuffisants pour les utilisateurs
C’est l’autre argument massue de la Cour des comptes : « Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. » Linky promet des avantages clairs pour Enedis et les fournisseurs d’électricité (EDF, Engie, Direct-Energie, Total, etc.), avec notamment le relevé à distance et une meilleure connaissance de la consommation.
Mis à part le fait de ne plus devoir attendre le releveur à son domicile, Linky doit permettre au consommateur de mieux maîtriser sa consommation d’électricité et donc de faire des économies. Mais le rapport estime que les informations disponibles sont insuffisantes pour permettre aux utilisateurs de connaître leur consommation détaillée. Et souligne au passage que l’impact sur la consommation d’électricité pourrait être assez faible. Fin 2017, seuls 1,5 % des usagers disposant de compteurs Linky ont ouvert un compte pour connaître leur consommation.
Une prise en compte trop tardive des doutes exprimés
Le déploiement de Linky a fait surgir des doutes dans une partie de la population et de nombreuses critiques ont été émises, note la Cour des comptes dans son rapport. Les opposants s’inquiètent notamment des risques sanitaires liés aux ondes, même s’ils ne sont corroborés par aucune étude officielle, rappelle le rapport. Ils dénoncent également l’utilisation qui pourrait être faite des données de consommation par Enedis.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le compteur Linky électrise les passions



La Cour des comptes ne reprend pas ces critiques à son compte – elle souligne par ailleurs que les refus d’installation sont limités : un peu plus de 35 000 compteurs sur 6,1 millions n’ont pu être posés sur la période 2015-2017. Mais elle souligne un « défaut de pilotage » de la part de l’Etat et d’Enedis. Les études sur les conséquences sanitaires ou la protection des données privées sont arrivées trop tard, et n’ont pas été suffisamment communiquées au grand public.
Retrouvez ici l’intégralité du rapport de la Cour des comptes et les réponses d’Enedis et de la CRE aux critiques.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le Forum urbain mondial de Kuala Lumpur est l’occasion pour l’ONU Habitat de mettre en œuvre et de suivre les engagements de la communauté internationale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’heure de vérité pour l’agence des Nations unies sur les villes

Le Forum urbain mondial de Kuala Lumpur est l’occasion pour l’ONU Habitat de mettre en œuvre et de suivre les engagements de la communauté internationale.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 13h01
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            
Pour l’ONU Habitat, la petite agence des Nations unies spécialisée dans les villes, qui fête ses 40 ans en 2018, le Forum urbain mondial de Kuala Lumpur, du 7 au 13 février, est la chance d’un nouveau départ. Parce que la Malaisienne Maimunah Mohd Sharif, nommée directrice exécutive de l’agence le 22 décembre 2017, y prendra la parole pour la première fois. Mais surtout en raison de l’enjeu de ce rendez-vous : mettre sur pied le suivi de l’Objectif du développement durable consacré à la ville, adopté en 2015, et du Nouvel agenda urbain, approuvé lors de la conférence des Nations unies Habitat III, à Quito, en 2016.
« C’est une occasion pour l’ONU Habitat de s’affirmer comme une véritable organisation de suivi et de mise en œuvre des engagements de la communauté internationale », analyse Maryse Gautier, qui fut vice-présidente française du comité préparatoire à la conférence de Quito. Car l’agence, confrontée à l’urbanisation anarchique des pays du Sud, a traversé des zones de turbulence : ligne flottante, efficacité contestée, moyens d’action limités…
Obtenir des moyens
Le Programme des Nations unies pour les établissements humains – le nom officiel de l’ONU Habitat – a été créé en 1978, dans le sillage de la première conférence Habitat, qui marqua une prise de conscience internationale sur les enjeux de l’urbanisation de la planète. Mais le programme, dont le siège se trouve à Nairobi, a parfois des hésitations de focale. Très marqué par le contexte africain, il s’intéresse aussi au monde rural, dont l’exode nourrit les bidonvilles en pleine explosion. Surtout, ses détracteurs reprochent à l’agence des recrutements locaux hasardeux et une gestion opaque.

L’Espagnol Joan Clos, ancien maire de Barcelone, est nommé directeur en 2010, avec pour mandat d’apurer le programme, au cœur d’une lutte d’influence entre Etats européens et africains. Le nouveau directeur recentre alors l’ONU Habitat sur la question des villes. Sans faire l’unanimité....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Bruxelles a revu à la hausse ses prévisions de progression du PIB. Pour 2017, l’institution prévoit une croissance du PIB record, de 2,4 % pour la zone euro et l’UE, la plus forte jamais enregistrée depuis dix ans.
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En 2018, la croissance atteindrait 2,3 % dans l’Union européenne et dans la zone euro

Bruxelles a revu à la hausse ses prévisions de progression du PIB. Pour 2017, l’institution prévoit une croissance du PIB record, de 2,4 % pour la zone euro et l’UE, la plus forte jamais enregistrée depuis dix ans.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 12h47
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


L’optimisme s’installe dans la zone euro, du moins sur le front économique. La Commission continue, comme depuis plusieurs trimestres, à revoir ses prévisions à la hausse. C’est le cas pour son exercice « d’hiver », publié mercredi 7 février, à Bruxelles. Pour 2017, l’institution prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) record, de 2,4 % pour la zone euro et l’Union européenne (UE), la plus forte jamais enregistrée depuis dix ans.
En 2018, la hausse du PIB de la zone euro devrait atteindre 2,3 %, contre 2,1 % anticipés en novembre 2017, lors des prévisions d’automne de Bruxelles. Pour 2019, la croissance devrait se maintenir à 2 % en zone euro, contre 1,9 % anticipés fin 2017. Et, sur l’ensemble de l’UE, la Commission tombe exactement sur les mêmes chiffres : une progression du PIB de 2,3 % en 2018 et de 2 % en 2019.

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Grâce à une consommation intérieure dynamique, et à la reprise de l’activité et du commerce mondiaux, le niveau de chômage a continué de baisser dans la zone euro et dans l’Union. Même si l’euro a gagné environ 7 % par rapport au dollar depuis novembre 2017, aucun ralentissement n’a encore été décelé. Et la persistance des taux bas a soutenu l’investissement.
La hausse du PIB français prévue à 2 % en 2018 et à 1,8 % en 2019
Dans certains pays, les niveaux de croissance battent des records : +  5,6 % pour le PIB de Malte en 2018, + 4,4 % pour l’Irlande, + 4,2 % pour la Slovénie ou + 4 % pour la Slovaquie… La crise de 2008 semble déjà très loin. A tel point que Bruxelles a décidé de ne plus publier que deux fois l’an – au printemps et à l’automne – les prévisions exhaustives, incluant les niveaux de déficit et de dette publique.

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Et, de fait : seules l’Espagne et la France restaient classées dans la catégorie des pays à déficits publics excessifs fin 2017, avec bon espoir, pour les deux, d’en sortir définitivement en 2018 (il faut pour cela afficher deux années d’affilée de déficit dans le respect du pacte de stabilité et de croissance). Pour rappel : en novembre 2017, la Commission anticipait que le déficit moyen rapporté au PIB dans la zone euro chuterait à 0,9 % en 2018.
La progression du PIB français est attendue à 2 % en 2018 et à 1,8 % en 2019, un ralentissement de la croissance lié à la saturation des moyens de production, relève Bruxelles. En mars, la Commission évaluera les réformes structurelles mises en place dans les pays, dans le cadre de sa procédure de déséquilibres macroéconomiques. Ce sera une première occasion pour Bruxelles d’évaluer l’incidence du volontarisme réformateur du président Emmanuel Macron.

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Mettre à profit cette période faste pour réformer
Mais ce n’est que fin mai qu’elle statuera sur le déficit public hexagonal 2017. L’objectif de Paris et de Bruxelles se situait initialement à 2,9 % du PIB, mais pourrait n’atteindre que 2,7 %, en raison des révisions à la hausse de la croissance. Reste l’inconnue Eurostat : l’institut européen de statistiques doit rendre, fin avril, un avis sur la manière de comptabiliser les 10 milliards d’euros de la taxe sur les dividendes des entreprises, une disposition de 2012 que le Conseil constitutionnel a invalidée à l’automne 2017. Si l’institut impute l’intégralité de l’annulation de cette taxe aux comptes de la Nation pour 2017, cela alourdira son déficit de 0,5 % du PIB, et maintiendra la France au-dessus du plafond des 3 …

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Se félicitant des bons chiffres européens, les commissaires à l’euro, Valdis Dombrovskis, et aux affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, Pierre Moscovici, devraient de nouveau rappeler, mercredi 7 février, qu’il faut mettre à profit cette période faste pour réformer la zone euro. « Cette fenêtre d’opportunité ne restera pas ouverte éternellement », a souligné M. Moscovici.

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Les difficultés, en Allemagne, à mettre une grande coalition sur les rails ont fait perdre au moins deux mois à la discussion d’un programme de réformes commun entre Paris et Berlin. Désormais, Bercy ne parle pas d’une « position franco-allemande » sur un éventuel budget de la zone euro et/ou un fonds monétaire européen avant « entre mars et juin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Le déficit commercial s’est creusé pour atteindre 62,3 milliards d’euros en 2017 en raison du taux de pénétration des produits étrangers dans l’Hexagone et de la faiblesse de l’appareil productif.
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Commerce extérieur : la France n’est toujours pas de retour

Editorial. Le déficit commercial s’est creusé pour atteindre 62,3 milliards d’euros en 2017 en raison du taux de pénétration des produits étrangers dans l’Hexagone et de la faiblesse de l’appareil productif.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 14h02
   





                        


Editorial du « Monde ». Alors que beaucoup d’indicateurs de l’économie française passent au vert, il y en a au moins un qui reste désespérément au rouge : le commerce extérieur. Avec une belle régularité, la France aligne les déficits de sa balance commerciale. En 2017, le déséquilibre a atteint 62,3 milliards d’euros. Pour la quatorzième année d’affilée, la France achète (beaucoup) plus à l’étranger qu’elle n’y vend ses produits.
Pour retrouver un tel chiffre, il faut remonter à 2012, première année du quinquennat de François Hollande. Si Emmanuel Macron récolte dans d’autres domaines ce que son prédécesseur a semé, au contraire, en matière de commerce extérieur, les faits sont têtus. La situation s’est même aggravée sur les douze derniers mois, ce qui nous a coûté environ un demi-point de croissance, soit, grosso modo, ce qu’il nous manque pour progresser au même rythme que le reste de la zone euro.

        L’éclairage :
         

          Pourquoi la France creuse encore un peu plus son déficit commercial



Le décrochage est un phénomène de long terme, qui résulte d’un double mouvement. Sur le plan intérieur, les produits étrangers ne cessent de gagner du terrain. Leur taux de pénétration, qui n’était que de 19 % il y a quinze ans, dépasse désormais les 25 %.
Sur le plan extérieur, la situation est tout aussi critique. Nos exportations progressent deux fois moins vite que la demande mondiale sur les produits que la France est susceptible de vendre. Depuis 2003, celle-ci a doublé, alors que les premières n’ont augmenté que de 50 %. L’argument consistant à faire de l’euro le responsable de la situation ne tient pas : les autres pays de la zone euro ont globalement maintenu leurs performances à l’exportation.
Les secteurs d’excellence se réduisent comme peau de chagrin
Les faiblesses de l’appareil productif français relèvent de l’évidence. Quand l’Allemagne, qui a dégagé de nouveaux excédents record en 2017, est capable d’aligner plus de 331 000 entreprises exportatrices, la France n’en compte qu’un peu plus de 124 000. Même l’Espagne et l’Italie font mieux.

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Et nos secteurs d’excellence se réduisent comme peau de chagrin. La force de frappe exportatrice ne repose plus que sur trois piliers : aéronautique, boissons et luxe. L’extrême dépendance de notre commerce extérieur au carnet de commandes d’Airbus constitue une faiblesse inquiétante. La France est désormais en déficit avec plus d’un partenaire commercial sur deux.
La situation résulte globalement d’une mauvaise adaptation de notre appareil productif à la demande. La France paye à la fois les effets de sa désindustrialisation et le retard pris dans la modernisation de ses usines, illustré par un taux de robotisation faible. Elle souffre aussi d’un handicap de compétitivité-coût par rapport à des pays ayant un niveau de gamme similaire comme l’Espagne. Se pose enfin un problème d’amélioration de la compétence de la population active, qui ralentit le processus de montée en gamme de la production, indispensable à la différenciation sur des marchés de plus en plus compétitifs.
Notre déficit extérieur n’a rien d’inéluctable. On a tendance à l’oublier, mais, entre 1980 et 1991, la balance commerciale de la France était structurellement déficitaire avant que le mouvement ne s’inverse au cours de la décennie suivante. Toutefois, la reconquête est œuvre de longue haleine. Elle nécessite constance et opiniâtreté pour ajuster la pertinence et la compétitivité de notre production. « France is back », a proclamé Emmanuel Macron au Forum économique de Davos. Mais il faudra plus que des slogans pour que la France soit vraiment de retour dans le commerce mondial.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le redressement de l’île, frappée par le naufrage de ses banques en 2013, est spectaculaire. Le gouvernement a créé un dispositif pour retenir les plus riches investisseurs étrangers en leur offrant soit un droit de résidence, soit la nationalité.
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Chypre offre des « passeports en or » aux investisseurs étrangers

Le redressement de l’île, frappée par le naufrage de ses banques en 2013, est spectaculaire. Le gouvernement a créé un dispositif pour retenir les plus riches investisseurs étrangers en leur offrant soit un droit de résidence, soit la nationalité.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 12h04
    |

            Philippe Ricard (Nicosie, envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’annonce parue dans un quotidien chypriote offre une vue plongeante sur les arcanes du redressement de l’île. « Idéal pour ceux qui cherchent la nationalité chypriote », est-il indiqué, afin de vanter les charmes de ce terrain à bâtir, proche de la mer et éligible au dispositif mis en place pour attirer les investisseurs russes, chinois ou autres en contrepartie d’un précieux sésame : le passeport de la République de Chypre, porte d’entrée dans l’Union européenne.

Cinq ans après son naufrage économique, ce pays méditerranéen a bel et bien amorcé une reprise spectaculaire, qui a permis à son président, le conservateur Nicos Anastasiades, d’être réélu avec plus de 55 % des voix, dimanche 4 février, face à Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste. La croissance devrait atteindre 4 % cette année. L’île, dont la Turquie occupe la partie Nord, s’est passée, dès 2016, de la tutelle de ses créanciers de la zone euro.

Son redressement est plus tangible que celui de la Grèce, à l’origine d’une grande partie de ses déboires. Le chômage baisse, même s’il touche encore plus de 10 % de la population active, dont de nombreux jeunes. La deuxième ville du pays, Limassol, où résident près de 30 000 Russes, connaît même un boom immobilier.
Boom immobilier et touristique
En arrivant au pouvoir, en 2013, Nicos Anastasiades avait pourtant été contraint de négocier un plan d’aide auprès de la zone euro et du Fonds monétaire international, en échange d’une restructuration draconienne d’un secteur bancaire alors aux abois. L’un des enjeux du programme négocié au forceps à l’époque : assainir les banques, gorgées des dépôts d’épargnants russes soucieux de faire fructifier leur patrimoine à l’abri des revers de fortune de leur pays d’origine.
« Les Russes ne sont pas les seuls à être présents. Des Américains, des Européens ou des Chinois sont là aussi et participent à la progression des investissements étrangers. » Harris Georgiades,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ En Malaisie, plus de 25 000 participants au Forum urbain mondial vont plancher sur l’essor des agglomérations du 7 au 13 février.
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A Kuala Lumpur, les acteurs de la ville au chevet de l’urbanisation de la planète

En Malaisie, plus de 25 000 participants au Forum urbain mondial vont plancher sur l’essor des agglomérations du 7 au 13 février.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 13h03
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Ils veulent éviter que l’urbanisation rapide de la planète tourne à la catastrophe, mais doivent encore se mettre d’accord sur la manière d’administrer le remède et de mesurer ses effets. Venus du monde entier, plus de 25 000 acteurs des villes (gouvernements, élus locaux, associations, urbanistes, chercheurs, entreprises…) sont attendus à Kuala Lumpur, en Malaisie, du 7 au 13 février, pour le Forum urbain mondial, organisé tous les deux ans par l’agence des Nations unies spécialisée dans les villes, l’ONU Habitat.
L’équation est connue : la population urbaine va doubler d’ici à 2050, pour atteindre 6,5 milliards d’habitants. Les deux tiers de l’humanité vivront alors dans les villes, contre la moitié aujourd’hui. Or 95 % de cette croissance aura lieu dans des pays en développement, mal armés pour l’anticiper et l’accompagner.
A la clé, des risques sociaux : près de 900 millions de personnes vivent dans des bidonvilles, et ce chiffre pourrait bien doubler d’ici à la moitié du siècle. Des périls humanitaires : les villes mal conçues sont particulièrement exposées aux catastrophes naturelles. Mais aussi un enjeu climatique : les villes n’occupent que 3 % de la surface terrestre, mais elles produisent plus de 70 % des émissions de CO2 et consomment les deux tiers de l’énergie mondiale. « Si on laisse faire une urbanisation anarchique, avec un fort étalement urbain, les villes sont des bombes à retardement en termes d’émissions de CO2 », résume Clément Larrue, de la division Collectivités locales et développement urbain de l’Agence française de développement.

« Travailler sur la question du financement »
Face à cet enjeu, la communauté internationale s’est dotée d’une double feuille de route. Les dix-sept objectifs de développement durable (ODD) pour 2030, adoptés en 2015, comptent pour la première fois un objectif consacré à l’urbanisation, le onzième, qui vise, en listant dix « cibles », à « faire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Parmi les indicateurs positifs figure le nombre d’utilisateurs de la messagerie instantanée, qui a crû de 18 % sur un an, pour atteindre 187 millions.
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Snap, la maison mère de Snapchat, publie des résultats encourageants

Parmi les indicateurs positifs figure le nombre d’utilisateurs de la messagerie instantanée, qui a crû de 18 % sur un an, pour atteindre 187 millions.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 11h54
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Snap, la maison mère de la messagerie instantanée Snapchat, a publié, mardi 6 février, ses résultats pour le quatrième trimestre 2017. Ils se sont révélés meilleurs que ne l’avaient anticipé les analystes.
Parmi les indicateurs positifs figure le nombre d’utilisateurs quotidiens actifs de la messagerie, qui a crû de 18 % sur un an, pour atteindre 187 millions. Le chiffre d’affaires de la société a, lui, bondi de 72 %, à 286 millions de dollars (environ 231 millions d’euros) sur le trimestre, avec un revenu moyen par usager qui a progressé de 46 %, à 1,53 dollar.
« Nous avons bien réalisé notre plan 2017 destiné à améliorer la qualité, la performance et l’automatisation, ce qui a éliminé des problèmes pour nos recettes publicitaires et amélioré l’application », a estimé Evan Spiegel, cofondateur du groupe, cité dans le communiqué du groupe. Alors que la croissance de l’audience était tombée à un niveau historiquement bas, à + 2,9 % lors de l’annonce des derniers résultats, Snap a multiplié les initiatives.

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Progression de l’audience
L’entreprise a notamment travaillé pour améliorer les performances de son application sur Android, où subsistaient de nombreux bugs. Elle a par ailleurs annoncé en décembre une refonte de son application, jugée par beaucoup trop difficile à comprendre.
Depuis, le rythme de progression de l’audience est reparti à la hausse, à 5 %, soit sa meilleure performance depuis le troisième trimestre 2016. Un indicateur rassurant pour une société qui doit faire face à la concurrence des autres médias sociaux, en particulier Instagram, qui n’a pas hésité à plagier des fonctionnalités originales de Snapchat (« stories », filtres…).
Ces résultats ont été accueillis favorablement par les marchés. Le titre Snap a décollé dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street, à plus de 17 dollars, soit au niveau de son cours d’introduction en Bourse, en mars 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Selon le bilan économique de la Fédération du prêt-à-porter féminin publié mercredi les fabricants français ont facturé 3,2 milliards d’euros de ventes à l’étranger.
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Les exportations françaises de mode féminine au plus haut

Selon le bilan économique de la Fédération du prêt-à-porter féminin publié mercredi les fabricants français ont facturé 3,2 milliards d’euros de ventes à l’étranger.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
07.02.2018 à 11h36
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Les exportations françaises de mode féminine ont renoué avec la croissance en 2017, selon le bilan économique publié mercredi 7 février par la Fédération du prêt-à-porter féminin. « Après un léger repli de 0,8 % en 2016, le marché a connu un fort rebond, de + 4,7 % en valeur en 2017 », souligne Pierre-François Le Louët, président de l’organisme professionnel.
Pour les fabricants de mode féminine, cette relance de l’activité est la « deuxième bonne nouvelle de l’année 2017 » avec celle « du regain de la consommation française », à en croire M. Le Louët ; pour la première fois depuis dix ans, les dépenses d’habillement pour femme ont progressé en France, de + 1,2 % en valeur, selon l’indice établi par l’Institut français de la mode et Kantar Worldpanel.
L’UE est la première zone commerciale des labels hexagonaux
Les exportations de mode féminine ont, elles, atteint leur plus haut depuis 2000. Soit au total 3,2 milliards d’euros. Les fabricants ont profité du regain d’intérêt des consommateurs pour la confection française, notamment en Italie et en Allemagne ; nos voisins sont les deux premiers débouchés de la mode féminine à l’étranger, devant le Royaume-Uni et l’Espagne.
Car contrairement à une idée reçue, c’est bel et bien l’Union européenne qui demeure la première zone commerciale des labels français à l’étranger, loin devant les Etats-Unis et l’Asie. L’Europe capte 54,3 % des exportations françaises, contre 41,9 % pour ladite zone de grand export dont les Etats-Unis, cinquième pays d’export du prêt-à-porter féminin. Les grands magasins américains, sites de vente en ligne et boutiques des marques françaises exploitées outre-Atlantique captent près de 8 % des exportations ; les fabricants français y ont cependant moins vendu qu’en 2016. « Les années électorales ne sont jamais de bons millésimes », juge M. Le Louët en évoquant la façon dont les scrutins plongent les consommateurs américains argentés dans l’expectative.

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L’administration Trump devrait cependant les avoir rassurés. « La réforme fiscale devrait relancer la consommation », estime M. Le Louët. A tel point que la Fédération du prêt-à-porter féminin table à nouveau, en 2018, sur un bilan économique positif.



                            


                        

                        

