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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Du programme nucléaire à la personnalité du jeune leader Kim Jong-un, trois documentaires décryptent les facettes du régime nord-coréen (sur Arte à 20 h 50).
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TV – Plongée au pays des Kim

Notre choix du soir. Du programme nucléaire à la personnalité du jeune leader Kim Jong-un, trois documentaires décryptent les facettes du régime nord-coréen (sur Arte à 20 h 50).



Le Monde
 |    06.02.2018 à 17h45
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur Arte à 20 h 50



La présence actuelle et très médiatisée d’une dizaine de skieurs et patineurs nord-coréens sur le sol sud-coréen à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang (9-25 février) ne doit pas faire illusion. Comme le souligne cette « Thema » constituée de trois documentaires de qualité, la paix dans la péninsule coréenne reste fragile, la menace nucléaire palpable, tout comme les tensions entre la Corée du Nord et son ennemi intime, les Etats-Unis.
Il faut dire qu’avec Donald Trump à la Maison Blanche les outrances verbales sont à la mode. Et si, durant huit ans, l’administration Obama a un peu ­délaissé le dossier nord-coréen, laissant le régime de Pyongyang procéder à quatre essais nucléaires et douze tirs de missiles balistiques, Trump semble vouloir changer de méthode avec celui qu’il a appelé « little rocket man », alias Kim Jong-un. Le jeune leadeur nord-coréen, tout comme son père, Kim Jong-il, et son illustre grand-père Kim Il-sung, semble prendre un malin plaisir à alterner provocations, menaces et propos apaisants. Tout en développant de manière systématique un programme nucléaire inquiétant et un vaste système de trafic d’armes qui remplit les caisses du pays. Ainsi que le souligne l’expert américain Evans Revere, l’un des nombreux témoins interrogés par Anthony Dufour et Minju Song dans Le Piège des Kim : « La seule chose que les Etats-Unis respectent, ce sont les pays dotés de l’arme nucléaire ! »
Essais nucléaires
Aujourd’hui, il semble que la ­Corée du Nord fasse partie du petit cercle des puissances nucléaires et puisse, depuis quelques mois, frapper le territoire américain, ce qui change beaucoup de choses. Car, comme on nous le rappelle, si les Etats-Unis étaient à deux doigts de frapper militairement la Corée du Nord en juin 1994, à une époque où le programme nucléaire coréen n’était pas fiable, la situation n’est aujourd’hui plus du tout la même. « La dissuasion nucléaire, ça marche ! », résume cyniquement un diplomate.
A l’aide de documents d’archives et de témoignages éclairants de diplomates, d’experts militaires, de femmes et d’hommes politiques américains, coréens, japonais et d’anciens responsables européens de l’Agence internationale de l’énergie atomique, cette soirée décrypte plusieurs aspects du régime des Kim et retrace près de soixante-dix ans d’histoire mouvementée, rappelant que la terrible guerre de Corée (1950-1953) a fait plus de 3 millions de victimes et pèse toujours dans la mémoire collective.



Dans le deuxième documentaire (La Folie atomique de Kim Jong-un),la personnalité du ­leadeur nord-coréen est évoquée. « Il est beaucoup plus imprévisible que son père et son grand-père. Et c’est en même temps un individu très rationnel », estime Joseph De Trani, ancien directeur de la CIA pour l’Asie du Sud-Est.
A côté du programme nucléaire et des essais réguliers de missiles de plus en plus puissants, le régime nord-coréen a développé une véritable stratégie de cyber­attaques avec des cibles aussi ­diverses que des banques sud-coréennes, des constructeurs automobiles japonais, des hôpitaux indonésiens, les chemins de fer allemands ou des commerces australiens.
On neplaisante pas avec « Jong-un », digne rejeton de la ­dynastie. Reste maintenant à savoir si l’imprévisible locataire de la Maison Blanche a l’intention de se débarrasser de « little rocket man » ou si la dissuasion ­nucléaire permettra d’éviter la ­catastrophe.
Le Piège des Kim, d’Anthony Dufour et Minju Song (Fr., 2017, 53 min), suivi de La Folie atomique de Kim Jong-un, de Nick Golüke, Michael Mueller et Peter F. Müller (All., 2017, 52 min) et Des dollars pour Kim Jong-un, deMeng Sam-hyung, Tristan Chytroschek et Cho Cheon-hyun (All., 2017, 60 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. Une plongée passionnante dans l’histoire de la publicité américaine des années 1950 (sur Histoire à 20 h 40).
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TV – « Mad Men : les hommes de la pub »

A voir aussi ce soir. Une plongée passionnante dans l’histoire de la publicité américaine des années 1950 (sur Histoire à 20 h 40).



Le Monde
 |    06.02.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 17h49
    |

            Véronique Cauhapé








                        


Documentaire sur Histoire à 20 h 40



Entrer dans l’univers enfumé de la publicité par le biais des « vrais » Mad Men de Madison Avenue et des créateurs de la série semble relever d’une astuce… de publicitaire. Une astuce maligne et efficace. Car ce parti pris, choisi par la réalisatrice Molly Hermann, a pour effet de nous trimballer de la réalité à la fiction par des va-et-vient dont le but est de nous éclairer, avec érudition et sans ennui, sur l’influence qu’a exercée la pub sur la société américaine des années 1950.
Dans l’euphorie de l’après-guerre, l’époque est propice. La crainte d’une dépression (comme après la première guerre mondiale) et trois décennies de privations jouent en la faveur des publicitaires qui vont hisser l’acte d’achat au rang de geste patriotique. Afin de relancer le pays, rien de tel que de consommer et de consommer beaucoup. Et pour convaincre les Américains, rien de mieux que d’entrer chez chacun d’eux. La télévision va s’en charger.

   


Sur le petit écran apparaissent dès lors des programmes réalisés par des agences de pub qui peuvent ainsi promouvoir leurs produits. De même que des stars de cinéma (Jerry Lewis, Henry Fonda, Ronald Reagan…) n’hésitent pas à vanter des marchandises, après tout, c’est l’avenir de l’Amérique qui se joue. Progressivement, la publicité impose des modes de vie aux citoyens dont elle se charge aussi de façonner l’apparence. Pour une femme, il est ainsi de bon ton d’être bien coiffée et légèrement maquillée, de parler sur un ton modéré et d’être souriante. Teindre ses cheveux en revanche est interdit : trop « gourgandine ».
Les publicitaires se régalent. Dans les années 1950, on se marie et on fait des enfants. On prend soin de sa maison que les réclames vantent, en pleine guerre froide, comme une valeur refuge. Les Américains entendent le message. En une décennie, ils seront vingt millions à quitter les villes pour les banlieues résidentielles, plus « sécures ». Seul hic, les Noirs, absents des publicités, le sont aussi de ces nouveaux lieux d’habitation. Ils accèdent pourtant à la classe moyenne. Comment faire, dès lors, pour les intégrer aux campagnes sans choquer les Blancs ? Le documentaire répond à ces questions comme à toutes celles auxquelles nous n’avions pas pensé. Passionnant de bout en bout.
Mad Men : les hommes de la pub, de Molly Hermann (EU, 2016, 55 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Sony, Microsoft, Blacknut... De plus en plus d’entreprises proposent des services de jeux similaires à Netflix ou Spotify. Ce qui pourrait devenir demain leur principal mode de consommation.
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Après la vidéo et la musique, l’avenir du jeu vidéo promis au streaming

Sony, Microsoft, Blacknut... De plus en plus d’entreprises proposent des services de jeux similaires à Netflix ou Spotify. Ce qui pourrait devenir demain leur principal mode de consommation.





Le Monde
 |    06.02.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 18h16
    |

            William Audureau





« Pour 15 euros par mois, on donne accès à 200 jeux. C’est honnête », se félicite Oscar Barda, directeur éditorial de Blacknut. Cette start-up rennaise a inauguré son service de jeu en streaming mi-janvier, et vise 300 000 utilisateurs en France d’ici à 2020.
Blacknut est loin d’être seul sur ce marché émergent : des géants du secteur, comme Sony, Microsoft ou Nvidia, ont lancé ces dernières semaines leurs propres offres en abonnement. Le début d’une révolution ? « D’ici trois ou quatre ans, cela représentera 50 % du marché », pronostique Thomas Grellier, directeur associé et cofondateur de l’Ecole de management des industrices créatives (EMIC).
Le jeu en streaming, sur abonnement, ou « Netflix du jeu vidéo » pour les amateurs de raccourcis, c’est le leitmotiv actuel de l’industrie. Si la réalité virtuelle avait ses évangélistes et ses sceptiques, ce nouveau mode de consommation fait, lui, l’unanimité. Même les éditeurs pour l’instant absents de ce type d’offre y réfléchissent, à l’image du puissant éditeur français Ubisoft, qui possède déjà sa propre plateforme de distribution dématérialisée, Uplay. « Le streaming a un potentiel important de “nouvelle démocratisation” du jeu vidéo, confirme Emmanuel Carré, porte-parole d’Ubisoft, et notre rôle est d’être là où les joueurs sont. »
En retard sur la musique et la vidéo
Forfait mensuel, jeux illimités : ce nouveau type d’offre s’affirme comme une évolution naturelle pour le dixième art. « Aujourd’hui, la tendance n’est plus à la possession mais à l’utilisation, souligne Thomas Grellier. La vidéo à la demande est déjà à l’abandon, la vidéo sur abonnement a pris le relais avec Netflix et OCS, pareil pour la musique avec Deezer et Spotify. Que le jeu vidéo s’y convertisse est tout sauf une surprise : c’est désormais le modèle dominant. »
« Il y a deux ans, c’était inexistant »
Pour l’instant, le marché est encore embryonnaire. Blacknut a recruté 1 000 abonnés en France en quinze jours. Ni Sony ni Microsoft ne communiquent de chiffres, mais l’éditeur indépendant français Focus Home Interactive, qui fait 60 % de son chiffre d’affaires avec le dématérialisé, observe que l’offre de streaming de Sony représente désormais « une part non négligeable, et que l’on voit monter » de ses revenus. Elle est encore marginale, « mais il y a deux ans, c’était inexistant », rappelle Cédric Lagarrigue, son président.
D’habitude avant-gardiste, l’industrie est pour l’instant en retard sur ses cousines. La faute à son actuelle bonne santé. « La musique et la vidéo ont connu la crise, elles ont été obligées de changer de modèle économique. Le jeu vidéo, lui, est en plein pic », assure Thomas Grellier. Les raisons sont également techniques : la taille des fichiers informatiques, l’attachement des consommateurs à la qualité de la définition d’image et l’importance cruciale du temps de réaction ont également fait du jeu vidéo un des produits les plus techniquements exigeants à transvaser en streaming.
Le coup de pouce du big data et de l’IA
Ces dernières années, les infrastructures ont progressé. Côté puissance de calcul, les besoins du big data et de la recherche en intelligence artificielle ont poussé les fournisseurs de serveurs (comme Amazon, Google ou Microsoft) à équiper leur matériel en cartes graphiques pour plus d’efficacité – une évolution qui bénéficie directement au streaming de jeu vidéo, explique Oscar Barda.
Côté tuyaux, les géants des télécoms commencent à évoquer le lancement de la 5G en Occident, la fibre se déploie à vitesse grand V en Asie du Sud-Est, et l’accès à l’Internet mobile en Afrique progresse très vite. « Quand le haut débit sera démocratisé dans le monde, et ça va vite, ce ne sont plus 500 millions de joueurs PC ou consoles que l’on comptera, mais des milliards, que l’on pourra désormais toucher avec une simple télé connectée, » s’enthousiasme Cédric Lagarrigue.  
Les grands groupes savent que la grande heure du jeu vidéo par abonnement n’est pas encore arrivée, mais s’y préparent méticuleusement. Sony a misé dès 2012 sur le streaming en rachetant l’entreprise Gaikai, et attendu 2017 pour lancer en France une première offre commerciale, le PS Now, aux allures de ballon d’essai. « C’est encore les débuts, le balbutiement. Sony et Microsoft essaient de respecter un calendrier, et y vont étape par étape », prévient Cédric Lagarrigue. Microsoft n’en est pas encore à l’étape streaming. « Pour que les consommateurs en profitent, il faut du haut débit, et tout le monde n’est pas encore assez équipé, notamment aux Etats-Unis. Mais on est dans les starting-blocks », explique Hugues Ouvrard, président de Xbox France.
Boycott des boutiques physiques
En coulisses, la plupart des acteurs voient d’un bon œil le passage à un modèle tout dématérialisé.  « C’est très rémunérateur, décrypte Thomas Grellier. Cela fait sauter plein de verrous liés à la distribution physique, comme les coûts de fabrication et de distribution. Et cela permet de réaliser le rêve des éditeurs, qui est de se passer du retail, ce qui augmente immédiatement la marge de 30 à 40 %. »
La possibilité, en passant, de tuer le marché de l’occasion, qui dérange tant les éditeurs. Les gérants de boutiques spécialisées, qui se rémunèrent principalement sur la revente de jeux d’occasion, ont bien compris les dangers de ce type d’offre : en Autriche et en Angleterre, plusieurs magasins ont décidé en janvier de boycotter la Xbox One, après l’intégration des nouveautés dans le Game Pass de Microsoft.
« D’ici deux ou trois ans, il y aura déjà des morts »
Le jeu en streaming préfigure un avenir dans lequel les points de vente seraient inutiles, et même les consoles, facultatives. L’objectif, à terme, devrait moins être d’écouler des machines que de vendre des abonnements. « On envisage le jeu vidéo de la manière la plus large possible, du PC au mobile. A terme, on doit être plateforme-agnostique, sans sacrifier la console, où sont les gameurs », précise Hugues Ouvrard.
A terme, leurs concurrents ne s’appellent plus forcément Nintendo ou Apple, mais Amazon et Facebook, qui ont multiplié ces dernières années les investissements en matière de jeux vidéo. « C’est excitant en ce moment parce qu’il y a beaucoup de mouvement. On assiste à une course pour être le premier, mais d’ici deux ou trois ans, il y aura déjà des morts », prévient Oscar Barda.
Convaincre les éditeurs
Le nerf de la guerre ? Le catalogue. Le monde du streaming repose sur un modèle économique radicalement différent de la vente classique à l’unité, celui du pool split. Le chiffre d’affaires global généré par les abonnements est reversé pour partie au propriétaire du service pour couvrir ses frais de fonctionnement (marketing, serveurs, etc.), pour l’autre aux détenteurs des droits, généralement en fonction du nombre de minutes jouées.
Pour l’instant, difficile de convaincre les éditeurs de rejoindre des offres à l’audience encore limitée, alors que leurs blockbusters génèrent plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en vente à l’unité. C’est pourquoi leurs services restent pour l’instant surtout composés de jeux déjà sortis depuis un ou deux ans, ou dont le modèle économique repose sur le nombre d’utilisateurs actifs et les microtransactions, comme c’est souvent le cas dans l’e-sport.
Il arrive toutefois que Sony ou Microsoft déboursent une somme rondelette – plusieurs millions d’euros – pour s’assurer l’exclusivité de quelques blockbusters bankables, comme Resident Evil 6 ou Red Dead Redemption, à même de recruter de nouveaux abonnés. Et à terme, les nouveautés des éditeurs telles que FIFA ou Call of Duty pourraient rejoindre ces offres, comme c’est désormais déjà le cas pour les jeux maison de Microsoft. « Les grands éditeurs observent ce qui va se passer au lancement de nos titres. On montre l’exemple », assume Hugues Ouvrard. 
Des offres qui se cherchent
Pour l’industrie, la principale question est celle du prix de l’abonnement. L’offre PS Now a été lancée à 17 euros, 70 % plus cher que les autres services en streaming comme Netflix, Spotify, OCS ou Deezer, qui fonctionnent sur un système quasi identique. Thomas Grellier n’exclut pas l’arrivée, à terme, d’offres premium permettant d’accéder à toutes les dernières nouveautés.
L’objectif est notamment de réussir à financer de grosses productions, comme Netflix s’y emploie. Sauf qu’en jeu vidéo, celles-ci peuvent coûter 50, 70 voire 100 millions d’euros. « Dans le jeu vidéo, les coûts de production sont énormes : faire un jeu, ça coûte bien plus que faire un album, argue le président de Focus. C’est pourquoi il va y avoir du tatonnement pour trouver le bon modèle. » 
A 15 millions de dollars (12 millions d’euros) en moyenne par épisode – un record –, la saison 8 de Game of Thrones devrait coûter environ 90 millions de dollars à la chaîne HBO. A lui seul, le dernier épisode de Grand Theft Auto en a nécessité 265 millions, et la facture augmente à chaque nouvelle console.




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Organisée avec le Musée Van Gogh d’Amsterdam, cette exposition parisienne met en lumière jusqu’au 13 mai les liens qui unirent peintres hollandais et français à partir de 1850.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ La 25e édition du Festival international du film fantastique a témoigné d’un souci de secouer le film de genre.
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A Gérardmer, du sang neuf pour le cinéma d’horreur

La 25e édition du Festival international du film fantastique a témoigné d’un souci de secouer le film de genre.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 10h22
    |

                            Mathieu Macheret (Gérardmer (Vosges)








                        



                                


                            

Du 31 janvier au 4 février s’est tenue la 25e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer, héritier pérenne du défunt Festival d’Avoriaz, qui réunit chaque année, dans les salles de la cité vosgienne, amateurs et professionnels du cinéma de la peur, ou, plus largement, « de l’imaginaire et des pulsions », comme aime à le rappeler son directeur, Bruno Barde.
Pour fêter son quart de siècle, la manifestation a rendu hommage au cinéaste espagnol Alex de la Iglesia (Le Jour de la bête, Perdita Durango, Le Crime farpait), qu’elle accompagne depuis ses débuts, et a décerné un Grand Prix des Grands Prix au plus emblématique de ses lauréats, le film Scream (1996), de Wes Craven. Mais ce qui fait la force indéniable du rendez-vous à travers les années, c’est son public fervent, constitué de passionnés et de curieux, toujours aussi nombreux (38 000 entrées pour l’édition 2017), qui animent chaque séance d’une réactivité frémissante et bon enfant, comme pour mieux dialoguer avec les œuvres présentées.
Bon nombre de films affichaient la particularité de repenser le rôle des personnages féminins au sein d’un genre pourtant très codifié
Deux sélections, de longs et de courts-métrages en compétition, étaient donc soumises à la sagacité des jurés, le premier présidé par le réalisateur et comédien Mathieu Kassovitz, le second par le duo de cinéastes Hélène Cattet et Bruno Forzani (Amer, Laissez bronzer les cadavres). Les films affichaient, pour bon nombre d’entre eux, la particularité de repenser le rôle des personnages féminins au sein d’un genre pourtant très codifié, prouvant, s’il le fallait, que celui-ci n’était pas hermétique aux évolutions de la société et pouvait même s’en faire la caisse de résonance.
En effet, la tradition fantastique (qui remonte bien au-delà du cinéma) a souvent fait de la femme un sujet privilégié d’identification à la peur ou aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Pour son premier long-métrage, Xavier Legrand montre la destruction d’une famille par l’un des siens.
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édition abonné


« Jusqu’à la garde » : un foyer réduit en cendres

Pour son premier long-métrage, Xavier Legrand montre la destruction d’une famille par l’un des siens.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 07h52
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
D’habitude, ce sont deux continents séparés : l’ima­ginaire, la réalité. Shining (puisque le film de Kubrick vient forcément à la mémoire quand on découvre Jusqu’à la garde) fait trembler, sans que l’on doute jamais que Jack et Wendy Torrance sont sortis de l’imagination de Stephen King, de la vision de Kubrick, du travail de Jack Nicholson et Shelley Duvall. Aussi bouleversé que l’on soit par leur sort, on situe clairement leur parcours sur les terres de l’imaginaire.
Xavier Legrand, qui signe ici un premier long-métrage hors du commun, jette les fondations de Jusqu’à la garde en édifiant avec un luxe infini de détails la plus ordinaire des situations : le règlement d’un divorce entre une femme et un homme. Une heure et demie plus tard, le film aura cheminé le long d’un mystérieux passage du Nord-Ouest, qui mène de la vie de tous les jours jusqu’aux figures les plus terrifiantes, les plus ­profondément ancrées dans nos mémoires et nos imaginations – du quotidien à la tragédie.

Le premier acte (Xavier Legrand est aussi comédien au théâtre et le découpage de son récit garde la trace de cette expérience) de ­Jusqu’à la garde est confiné dans la salle de réunion d’un palais de justice. Il y a là un homme et cinq femmes. L’homme, Antoine Besson (Denis Ménochet) vient d’emménager dans la région pour se rapprocher de ses enfants. C’est ce qu’explique son avocate qui répond à sa consœur, représentante de Miriam Besson (Léa Drucker). Par sa voix, la mère fait valoir que Julien et Joséphine, le petit garçon et l’adolescente issus de cette union en ruine, ne veulent plus voir leur père.
Une part de dissimulation
La magistrate donne lecture de la déposition de Julien qui « n’a plus rien à dire » à son père, et la greffière consigne les propos de chacun. Tout est précis, convaincant, aussi bien la monopolisation de la parole par les professionnels de la justice...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La sortie du film de John Trengove, qui raconte une histoire charnelle entre deux adolescents dans un camp d’initiation xhosa, suscite un scandale en Afrique du Sud.
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Compte rendu

« Les Initiés », le film d’un double tabou en Afrique du Sud

La sortie du film de John Trengove, qui raconte une histoire charnelle entre deux adolescents dans un camp d’initiation xhosa, suscite un scandale en Afrique du Sud.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
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        Le 06.02.2018 à 06h45

     •
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        Mis à jour le 06.02.2018 à 07h28






                        

Crédits : PYRAMIDE DISTRIBUTION


                    

LETTRE D’AFRIQUE
Dehors, le scandale gronde. A l’intérieur, dans la salle numéro 1 du Cinema Nouveau, à Johannesburg, l’un des rares cinémas sud-africains où se joue le film Inxeba (Wound, en anglais, Les Initiés, en français), on s’esclaffe sans retenue. Le comique de la situation ne crève pourtant pas les yeux. A l’écran, des scènes se déroulent dans un camp d’initiation pour adolescents. Des garçons du groupe xhosa se font circoncire, endurent des jours de douleur. Ils sortiront de ce camp avec le statut d’homme, et devront garder le secret sur cette période d’initiation. Or, deux des hommes qui veillent au bon déroulement des cérémonies ont un secret d’une tout autre nature. Ils font l’amour, et la caméra n’élude rien de l’âpreté de leur étreinte, violente et désespérée. Ils s’aiment, se cachent, vont être surpris. Il y a de la méchanceté, du désir et plusieurs formes de souffrance dans Inxeba.

Dans un climat de vérité crue, le film se saisit de deux tabous – les rites traditionnels, l’homosexualité –, et les met en action comme des lames d’une cisaille. Attention, il va y avoir des blessures, et aussi pas mal de malentendus. Dernier détail, le réalisateur, John Trengove, se trouve être blanc. Avec tout cela, l’Afrique du Sud s’est fait une opinion tranchée sur Inxeba avant même de l’avoir vu, lui reprochant, par-dessus tout, sa façon de dire sans détour ce qui est, par définition, tu.

Après avoir rencontré un beau succès dans les festivals à l’étranger (une quinzaine de récompenses diverses), avoir frôlé la sélection finale aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, Inxeba est sorti de sa boîte à fantasmes dans le pays le mieux placé pour comprendre, ou ne rien comprendre, au film. En Afrique du Sud, vendredi 2 février, on aurait dit qu’un seau de nitroglycérine venait d’être posé au milieu du pays, menaçant de sauter au premier faux mouvement. En...



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le réalisateur de « Jusqu’à la garde », âgé de 38 ans, s’est formé sur les scènes de théâtre.
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Xavier Legrand, un tragédien derrière la caméra

Le réalisateur de « Jusqu’à la garde », âgé de 38 ans, s’est formé sur les scènes de théâtre.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 07h54
    |

            Laurent Carpentier








                        



                                


                            

A la Mostra de Venise, quand Benoît Jacquot lui a remis, en septembre 2017, le Prix du meilleur premier film, sa lèvre a tremblé. Mais quand, ensuite, ­Annette Bening lui a tendu le Lion d’argent du meilleur réalisateur et qu’il a vu son jeune acteur, ­Thomas Gioria, 14 ans, pleurer dans la salle, les larmes de Xavier Legrand ont débordé. Prix du ­public à San Sebastian, à Angers… Son long-métrage, Jusqu’à la garde, est en train de suivre le même parcours incroyable que son unique essai précédent, un court-métrage de vingt-deux minutes, Avant que de tout perdre, qui, en 2014, avait raflé les prix, dont le César du court-métrage, jusqu’à être nommé aux Oscars…

Xavier Legrand. Yeux marron, barbe bien taillée, petit blouson, 38 ans. Comédien de théâtre. « J’ai toujours été passionné par les tragédies, raconte-t-il. Entre deux spectacles dans les villes où je tournais, quand tu te retrouves le soir seul dans des chambres d’hôtel… J’ai eu envie d’écrire pour le théâtre. Les Atrides, Médée, les liens du sang, les drames de famille… l’équivalent contemporain de la tragédie, aujourd’hui, c’est la violence conjugale. Ce faisant, j’ai réalisé que mon écriture était liée à l’image. D’où l’idée d’un film. Aujourd’hui, cela fait dix ans que j’ai commencé à travailler dessus. C’était en 2008. »
« Etre un miroir, un vecteur »
Le long-métrage est la suite du court : thriller sobre et terrifiant sur les violences faites aux femmes, qui résonne avec l’actualité. Et, au milieu de tout ça, un gamin pris en otage. « Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint en France », dit le cinéaste, qui a pris le temps d’enquêter, de rencontrer des ­victimes et des bourreaux, des sociologues et des juges, de passer des nuits avec la police.
« Or le pouvoir, la vengeance, l’honneur, l’idée qu’il est préférable que la mort nous sépare plutôt que, toi, tu t’en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Cyberpunk, Haneke et le Québec : notre semaine en séries

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 07h17
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Un blockbuster qui ratisse large, l’adaptation d’un récit culte au Québec et un projet de série signé Michael Haneke : voici notre sélection hebdomadaire de séries.
« Altered Carbon » : un blockbuster qui fait pschitt

Adaptée du roman de science-fiction Carbone modifié (2002), de Richard Morgan, la série Altered Carbon aligne tous les critères à même de défier les blockbusters d’Hollywood. Un des budgets les plus importants de l’histoire des productions Netflix. Une recréation confiée à Laeta Kalogridis, qui fut notamment coscénariste du film Terminator Genisys et productrice d’Avatar. Une réalisation du pilote due à Miguel Sapochnik, qui dirigea le célèbre épisode de Games of Thrones « Battle of the Bastards ».
On aurait pu croire, au vu de ses premières images très stylées et de son côté « pot-pourri », à une série en forme de truculent pastiche tissé d’humour noir. Mais pas de clin d’œil ici, pas d’humour. Du cyberpunk et du space opera, du transhumanisme et du gore, des jeux du cirque et du sexe, du Jedi et du kung-fu, du militaire et du western, du sang et des seins : il y a du pop-corn plein le gobelet pour chacun selon son goût.
Tout, pourtant, a été minutieusement pensé pour faire d’Altered Carbon un grandiose spectacle : la mise en images, le travail sur les décors, sur les lumières, la diversité des ambiances et des scènes de combat. Mais le scénario ne se montre pas à la hauteur des images censées nous transporter au XXIVe siècle, et les personnages, qui peuvent se réincarner dans de nouvelles enveloppes corporelles après leur mort, nous restent étrangers. Martine Delahaye
Altered Carbon, saison 1, série créée par Laeta Kalogridis. Avec Joel Kinnaman (EU, 2017, 8 x 52 minutes). Sur Netflix.
« Les Pays d’en haut » : le roman national québécois

La série Les Belles Histoires des pays d’en haut représente peu ou prou le récit national que s’est forgé le Québec à propos de sa création. Adaptée du roman Un homme et son péché, de Claude-Henri Gagnon, elle conte la vie rurale du petit village de Saint-Adèle, à partir des années 1880, au temps de la colonisation des terres du Nord, dans les Laurentides. Le tout sur fond d’une grande histoire d’amour entre la belle et courageuse Donalda et le jeune et fantasque « draveur » Alexis, une idylle que n’aura de cesse de mettre à mal un autre amoureux transi de Donalda, l’avare et manipulateur Séraphin.
Proposé sous forme de feuilleton radiophonique pendant vingt-trois ans (de 1939 à 1962), puis comme « téléroman » pendant quatorze saisons (entre 1956 et 1970, soit près de 500 épisodes), recréé sous forme de films, de pièces et de bandes dessinées, Un homme et son péché est très certainement l’œuvre littéraire québécoise qui aura connu la plus grande diversité de relectures et d’adaptations. Or ce n’est pas fini, puisque depuis 2016, la télévision publique québécoise en présente une nouvelle adaptation : Les Pays d’en haut. Une série qui en est à sa troisième saison (de dix épisodes chacune), et que TV5 Monde vient de commencer de diffuser le mercredi. M. De.
Les Pays d’en haut, saison 1, série créée par Gilles Desjardins et Sylvain Archambault. Avec Sarah-Jeanne Labrosse, Maxime Le Flaguais, Vincent Leclerc. Sur TV5 Monde, les mercredis vers 22 h 45.
A venir : une série de Michael Haneke

« Après dix films pour la télévision et douze au cinéma, j’avais pour une fois envie de raconter une histoire plus longue », a indiqué le cinéaste Michael Haneke (couronné d’un Oscar et d’une double Palme d’or, pour ses films Le Ruban blanc et Amour), lundi 29 janvier. Il développe, a-t-il précisé, une série dystopique en dix épisodes, Kevin’s Book, tournée en anglais et située dans un futur proche. Un groupe de jeunes gens, contraints à un atterrissage d’urgence, vont, pour la première fois, être amenés à voir leur pays sous son vrai visage.
Rien n’a filtré, pour autant, sur l’auteur du scénario ni même sur la réalisation : Haneke entend-il diriger le projet de A à Z, ou y avoir un droit de regard en tant que producteur exécutif ? Aucun nom de diffuseur n’a été dévoilé pour le moment. Cela se fera en tout cas sous la gouverne du groupe de production FremantleMedia, qui a déjà à son actif des collaborations avec Neil Gaiman sur la série American Gods, et avec Paolo Sorrentino pour The Young Pope. M. De.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ A voir aussi ce soir. Malgré les maladies dont ils souffrent, une bande de patients hospitalisés est bien décidée à vivre à fond leur vie d’adolescent (sur TF1 à 21 heures).
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TV – « Les Bracelets rouges »

A voir aussi ce soir. Malgré les maladies dont ils souffrent, une bande de patients hospitalisés est bien décidée à vivre à fond leur vie d’adolescent (sur TF1 à 21 heures).



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h45
    |

            Véronique Cauhapé








                        


Série sur TF1 à 21 heures



La visite de l’hôpital – scène inaugurale de la nouvelle série de TF1, Les Bracelets rouges – est assurée en voix off. Celle de Côme, 8 ans et demi, dans le coma depuis huit mois : « Hôpital Léonard-de-Vinci à Arcachon. Cinq étages, quatre sections, dont une aile réservée aux enfants malades. » Cette aile, précisément, que nous ne quitterons pas durant six épisodes, accueille, ce jour-là, le jeune Thomas (Audran Cattin), atteint d’une tumeur cancéreuse à la jambe gauche, dont l’amputation est prévue pour le lendemain.
Accompagné de sa future belle-mère, Aurore (Camille Lou), l’adolescent, dont le père renâcle à venir le voir, fait la connaissance de son compagnon de chambre, Clément (Tom Rivoire), atteint de la même maladie, déjà amputé, présent dans l’établissement depuis neuf mois, un moral d’acier et un humour salvateur.
Plus tard, Thomas rencontrera la jolie Roxane (Louna Espinosa), anorexique, hospitalisée depuis cinq semaines ; Medhi (Azize Diabaté Abdoulaye), fracturé de partout après un accident de moto, bon gosse à grande gueule ; Sarah (Esther Valding), petite peste arrogante, peu concernée par ce monde d’« éclopés cancéreux » puisque, à la suite d’un malaise, elle ne fait qu’attendre des résultats d’examens.

   


Et puis, dans cet hôpital, il y a Côme, endormi depuis presque un an, « une institution », dit Clément, que sa mère vient voir tous les jours, auprès duquel les jeunes patients se réfugient, pour parler ou se confier, et dont la voix off nous accompagne durant les six épisodes. A Léonard-de-Vinci passent aussi les parents, malheureux, maladroits, solides, désemparés, culpabilisants, absents ou trop présents. Et médecins, psychologues, aides-soignants, rééducateurs… capables d’opposer leur force au tsunami qui menace d’emporter, à tout instant, les malades et leurs proches.
Dans cette mini-société où les rituels quotidiens sont autant de repères apportés à des jeunes qui, soumis à l’impensable, n’en ont plus guère s’organise une autre vie, en marge de l’extérieur. Et pour autant, malgré l’enfermement, la souffrance et le désespoir qui l’emportent parfois, subsistent les sentiments, les amitiés et les amours – ces liens qui nourrissent l’envie de s’accrocher. C’est cet élan, ou cette lumière, appelons-le comme on veut, que transmettent aux téléspectateurs Les Bracelets rouges, adaptation de la série catalane Polseres Vermelles, dont, fort heureusement, la version française a conservé l’esprit, loin du larmoyant.
En équilibre sur la ligne de crête
Car un tel sujet est du genre à faire glisser n’importe quel scénariste, réalisateur ou acteur sur une mauvaise pente. Or, il n’en est rien. Jamais, dans cette série, l’émotion ne cède le pas au pathos, pas plus que la légèreté, à l’effet empathique forcé. Cette prouesse relève d’un travail collectif, d’une responsabilité à laquelle chacun a répondu avec un égal talent. En premier lieu, les jeunes comédiens qui nous embarquent par une présence dont le jeu semble absent. Mais aussi les autres, tous ceux qui tiennent le rôle des parents (Michaël Youn, Cristiana Reali, Guy Lecluyse, Cécile Rebboah, Pascal Elbé) et des soignants (Lionel Abelanski, Jean-François Cayrey…), bouleversants à ne point trop en faire. En équilibre sur la ligne de crête. Comme le sont le scénario de Marie Roussin et la réalisation de Nicolas Cuche.
Les Bracelets rouges, de Nicolas Cuche. Avec Audran Cattin, Tom Rivoire, Esther Valding, Azize Diabaté Abdoulaye (Fr., 2017, 6 × 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.
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Pour ses adieux à Radio France, Mathieu Gallet choisit l’apaisement

Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 14h58
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


« Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis heureux d’être devant vous cet après-midi. » Alors qu’il ne s’était pas encore exprimé depuis sa révocation, mercredi 31 janvier, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a choisi la voie de l’apaisement lors de sa première prise de parole devant les salariés, lundi 5 février, dans la grande salle de l’auditorium de la Maison de la radio, entouré de son équipe.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



Le changement de ton est notable, après la première réaction de ses avocats, qui avaient dénoncé une « décision arbitraire » prise sous « la pression de l’Etat », « plus forte que la présomption d’innocence ». Il a finalement préféré soigner sa sortie plutôt que d’aller à l’affrontement. Un discours en forme d’adieu, alors que M. Gallet va rester en poste jusqu’au 1er mars.

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                Radio France « sonnée » par la révocation de Mathieu Gallet



Lundi, il n’a pas évoqué sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis pour des faits de favoritisme lors de son passage à l’Institut national de l’audiovisuel (entre 2010 et 2014) ni contesté la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Cependant, il a souligné sa « détermination » pour que, « jusqu’au dernier moment, l’intérêt de l’entreprise soit préservé au mieux ». Il a également appelé les personnels à rester mobilisés face aux « bouleversements qui nous sont promis », sans céder à « l’abattement » et en s’appuyant sur le bilan de ses quatre années de mandat.
Une « trajectoire gagnante »
« Avec le temps, vous aurez compris ma psychologie : quand on est attaqué, il faut être offensif », a-t-il lancé – un clin d’œil à la résistance dont il a fait preuve lors de la très longue grève de son début de mandat, en 2015. Mathieu Gallet a été longuement applaudi, à son arrivée mais aussi à la fin de son discours. Un retournement symbolique par rapport à ses débuts difficiles. « La culture de Radio France n’est parfois pas évidente à dompter. J’ai mis du temps à la comprendre », a concédé celui qui s’est toujours posé en manageur plus qu’en homme de radio, avant d’ajouter : « Mais vous avez aussi appris à me connaître. Une rencontre s’est faite. »

J’ai soigné ma tristesse et suis pleinement avec vous dit @mathieu_gallet applaudi par les salariés qui se lèvent s… https://t.co/gTrttmeXRp— snj_rf (@SNJ Radio France)


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Après avoir dit que le « bilan » devrait être évalué par d’autres que lui, le PDG a cependant estimé que Radio France était sur une « trajectoire gagnante ».
M. Gallet a jugé qu’avec sa stratégie de « média global » (radio-télévision-Internet), Radio France était « en avance », notamment sur les autres médias publics. Un plaidoyer pro domo qui, au passage, égratigne un peu France Télévisions. Le dirigeant a alterné le « vous » et le « nous » et a même eu des accents mystiques en évoquant « un esprit des lieux et un esprit dans ces lieux ».

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                Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Pour les semaines à venir, le président a donné des précisions sur la période de transition qui s’ouvre. Il devait rencontrer mardi Jean-Luc Vergne, le doyen des personnalités indépendantes du conseil d’administration, pressenti pour lui succéder, afin de « discuter avec lui des conditions dans lesquelles cet intérim va se dérouler ».
« Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés »
« Pour moi, il y a une conviction forte : cet intérim se déroulera dans les meilleures conditions parce qu’il y a une équipe sur laquelle il peut s’appuyer, une équipe professionnelle et dévouée, à même de réussir cette transition », a-t-il affirmé. Mathieu Gallet convoquera également avant la fin du mois un conseil d’administration. « L’occasion pour moi de dire au revoir aussi au conseil d’administration. »
« Cette équipe va rester », a aussi garanti M. Gallet. Les directeurs de France Inter, Franceinfo ou France Culture, ainsi que la secrétaire générale ou les autres directeurs, devraient donc épauler M. Vergne au cours des mois à venir. C’était aussi un souhait du ministère de la culture.

A l'auditorium de Radio France, Mathieu Gallet, très ému s'exprime devant les salariés pour évoquer l'avenir et not… https://t.co/tv1xuOYSor— NZidane (@Nour Eddine Zidane)


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Enfin, Mathieu Gallet a mentionné les projets de « réforme » de l’exécutif, qui promet de bousculer l’audiovisuel public, soulevant les craintes des personnels. « Je m’y suis pleinement inscrit et je vais continuer, avec une liberté retrouvée », a dit M. Gallet, qui semble vouloir utiliser sa fin de mandat pour poursuivre les rendez-vous avec les parties concernées. « Vous vous dites qu’ensuite, il n’y aura plus d’incarnation pour défendre Radio France dans les discussions. C’est vrai (…), mais nos projets en cours sont tous sur la table », a-t-il rappelé, citant les plates-formes d’information régionale et de contenus pour les 13-30 ans actuellement en préparation avec France Télévisions.

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                Audiovisuel public : la députée Frédérique Dumas plaide pour une refondation concertée



« Même si vous êtes pleins de doutes, que vous ressentez une part de désarroi, voire de colère, même si ce n’est pas facile, restez concentrés sur le travail en cours », a lancé le président de Radio France aux salariés. « C’est ce qui fait qu’à l’avenir, Radio France restera Radio France. » Une façon de tenter d’inscrire son passage, même écourté, dans la longue histoire de la maison. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Sept vignettes monochromes pour montrer toute la richesse narrative de la bande dessinée depuis ses origines.
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BD : que voir dans les cases noires ?

Sept vignettes monochromes pour montrer toute la richesse narrative de la bande dessinée depuis ses origines.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 16h28
   





                        


Des vignettes en à-plats d’encre de Chine hantent les planches depuis les origines du 9e art. Une fumisterie de dessinateur paresseux ? A vous de voir, à travers ces sept cases noires dessinées entre 1839 et 2006.


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				'image': "lajaunisse",
Histoire de M. Lajaunisse, de Cham, 1938.Ces cases noires sont probablement les toutes premières de l’histoire de la bande dessinée. Elles ont été tracées par l’illustrateur et caricaturiste Cham, alias Amédée de Noé (1818-1879).",
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Histoire de la Sainte Russie, de Gustave Doré, 1854.La première page de l’album, qui comporte également une page de cases entièrement blanches pour relater un siècle de « faits incolores »",
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Les Dingodossiers, de Gotlib et Goscinny (Dargaud, 1967).La case noire comme running gag.",
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			},{
				'annee': 1973,
				'image': "franquin",
Gaston 11. Gaffes, bévues et boulettes, d’André Franquin (Dupuis, 1975).Franquin n’a dessiné aucune case entièrement noire dans ses Idées noires (Audié, 1981-1984), mais on en trouve plusieurs dans les albums de Gaston, notamment chaque fois que le héros aux espadrilles fait sauter les plombs de la rédaction du journal de Spirou. Celle-ci est l’une des plus mémorables.",
				"credit": "André Franquin/Dupuis" 
			},{
				'annee': 1975,
				'image': "luckyluke",
La Guérison des Daltons, de Morris et Goscinny (Dargaud, 1975).La case noire comme running gag.",
				"credit": "Morris et Goscinny/Dargaud" 
			},{
				'annee': 1986,
				'image': "miller",
The Dark Knight Returns, de Frank Miller (Urban Comics, 2014).Ce maître américain du noir et blanc a imaginé cette séquence en 1986. Il faut tourner la page pour comprendre : Batman a écarté les doigts de devant les yeux du méchant qu’il tient, suspendu dans le vide, au-dessus de Gotham City.",
				'credit': "Frank Miller (Urban Comics, 2014)"				 
			},
			{
				'annee': 2006,
				'image': "guibert",
Le Photographe, tome III, d’Emmanuel Guibert  (Dupuis, 2006).Guibert a fait de cette séquence de cases noires un des points culminants de sa trilogie : le photoreporter Didier Lefèvre, abandonné par ses guides en pleine montagne afghane, pense mourir de froid.",
				'credit': "Emmanuel Guibert/Dupuis"
			}
		];


		for(var i=0;i');
			}

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			var current = parseInt($(this).attr('id').replace('case', ''));
			console.log(current, "			$("#legende-image").html(data[current].legende);
			$("#case-expand span").html('Crédits: ' + data[current].credit);
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		})
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ A cent jours du festival international des séries qui, du 27 avril au 5 mai, se tiendra pour la première fois à Lille, Laurence Herszberg explique les ambitions qui gouvernent ce projet.
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Dans les préparatifs du festival SériesMania Lille Hauts-de-France

A cent jours du festival international des séries qui, du 27 avril au 5 mai, se tiendra pour la première fois à Lille, Laurence Herszberg explique les ambitions qui gouvernent ce projet.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h39
    |

                            Martine Delahaye








                        



   


En mars 2017, Lille et la région Hauts-de-France remportaient l’appel à projets lancé par le Centre national du cinéma afin de créer le festival de séries international souhaité par l’Etat. Nommé SériesMania Lille Hauts-de-France, dirigé par l’équipe qui créa « Séries Mania » en 2010 à Paris, le festival se déroulera à Lille du 27 avril au 5 mai. Entretien avec Laurence Herszberg, sa directrice générale.
Quelle a été votre première décision, en tant que directrice générale du nouveau festival SériesMania ?
L’important était d’abord de reconstituer le noyau qui avait imaginé l’aventure SériesMania avec moi, il y a huit ans à Paris. Impensable de faire sans eux. Il s’agit essentiellement deux personnes : Frédéric Lavigne, le directeur artistique, et Jeffrey Bledsoe, le producteur de l’événement.
Chacun a choisi des personnes avec il avait travaillé depuis plusieurs années, et nous avons tout de suite développé une équipe lilloise forte. Un peu avant l’ouverture du festival, nous serons une cinquantaine, une trentaine de personnes à Lille, une vingtaine à Paris.
Est-ce en raison de sa renommée à l’étranger que vous avez tenu à conserver le nom de la manifestation, SériesMania ?
Oui, il était important de conserver cette marque parce qu’après sept ans d’existence à Paris, « SériesMania » est devenu une référence pour les revues et les professionnels, notamment à l’étranger.
Cette nouvelle localisation change-t-elle quelque chose au contenu du festival ?
La compétition internationale et la présentation de nouvelles séries venues d’un peu partout dans le monde restent identiques. Ce qui change, en revanche, c’est le rapport au public : on va pouvoir s’étendre sur toute la ville, pendant les neuf jours de festival, avec des animations, des concerts et des fêtes dans plusieurs lieux culturels de Lille.
A Paris, il est très difficile d’exister sur l’ensemble de la ville : SériesMania n’avait guère la latitude de sortir de son lieu d’ancrage, le Forum des images. A Lille, nous allons pouvoir créer un village du festival. Il est important qu’en dehors des salles et des moments de projection, il y ait un endroit où tout le monde puisse se retrouver. La mairie de Lille a mis à disposition le Tripostal où le public trouvera information, billetterie, bar, rencontres, dédicaces par des auteurs, une web radio, des expositions, un espace de réalité virtuelle, des webséries expérimentales et, tous les soirs, de la musique, en live ou en DJ set. 
A 100 jours du festival, où en êtes-vous ?
Une partie de la programmation est faite. Nous avons d’ores et déjà vu et analysé quelque 180 ou 200 séries, sur la base de leurs deux premiers épisodes. A terme, nous en aurons visionné 300. Nous n’avons pas encore tout reçu, d’autant que certaines sont encore en production, mais ça s’est accéléré, depuis le début de 2018 : chaînes, producteurs ou agents du monde entier nous envoient des séries.
Pour ce qui concerne le président du jury international que j’ai sollicité, j’attends encore sa réponse.
Ce sera un(e) showrunneur(e) ?
Oui, je trouve bien que ce président soit un grand showrunner, sachant que cette fonction est spécifique au monde des séries.
Comment se passe le cheminement d’une série jusqu’à vous ?
Nous avons tout un réseau de correspondants, que nous avons constitué au fil des ans : les vendeurs internationaux, les diffuseurs (chaînes et plates-formes), des producteurs, des agents, etc. Nous menons une veille toute l’année auprès d’eux pour savoir ce qui se prépare et se tourne. En septembre, quand commence la sélection pour le festival, nous nous inquiétons de savoir où en est chacun, dans les grands pays producteurs de séries. Nous nous y déplaçons, aussi, pour être au courant de tout ce qui s’y passe, amasser des informations. Comme le fait Thierry Frémaux pour le festival de Cannes.
Quelle est l’inquiétude la plus importante, à ce stade ?
En réalité, j’ai presque le sentiment que tout reste à faire, car monter un tel festival en six mois est une gageure. En tout cas, ma toute première inquiétude a disparu : nous sommes rassurés par l’accueil des Lillois, qui se montrent très volontaires pour y participer.
Qu’attend la région, qui y consacre un budget de 3,5 millions ?
Rien de spécifique, surtout en cette première année de lancement. Mais tous les politiques s’accordent pour dire que la culture doit faire preuve d’une forte présence, et dans toute la région, pour ressouder notre société. Certaines populations sont très éloignées de la culture, il y a des jeunes qu’il faut y faire (re) venir, or l’on sait que la série peut être un formidable vecteur dans ce sens. Tout au long de l’année, on instaurera donc des actions, dans le monde éducatif notamment. Des ateliers pédagogiques autour des séries, par exemple.
En fait, SériesMania n’est qu’un élément de l’édifice que la région a commencé de bâtir de manière offensive des années. C’est connu : la ville de Lille a engagé une grande politique culturelle depuis déjà longtemps, pensez à Lille 2004, et nous, nous nous inscrivons dans le cadre de cette politique. Quant à la Métropole européenne de Lille (MEL) et à la région Hauts-de-France, leur objectif, pour dynamiser la région, tient du culturel et de l’économique à la fois : la réindustrialisassions de la région, d’une certaine manière, passe par l’agrégation d’industries créatives, notamment dans le numérique.
Quel est le défi le plus important, avec ce SériesMania nouvelle formule ?
L’enjeu est clair : la France va-t-elle parvenir à construire un festival de séries d’envergure mondiale ? Un festival qui attire suffisamment les Netflix, Amazon, Fox, Apple ou Warner pour qu’ils viennent en France.
Comme pour le cinéma, l’existence d’un grand festival n’empêche pas qu’il en existe d’autres. SériesMania n’est pas en concurrence avec Séries Séries ou le festival de séries de Cannes, des collaborations seront toujours envisageables, mais tout le monde a bien conscience qu’à terme, il n’y aura qu’un, voire deux ou trois festivals, au plus, qui seront de rang mondial.
Dans le cadre d’une concurrence internationale, face à Berlin, Tribeca, et d’autres déjà créés ou à venir, il y va de l’intérêt de tous que ce soit en France que s’impose le grand festival international des séries, que SériesMania devienne la référence, dans ce domaine. C’est cela qui se joue, dans la création de ce nouveau festival dans les Hauts-de-France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le PDG de la compagnie a ranimé un empire de Mickey à bout de souffle. Le groupe, qui présente mardi ses résultats trimestriels, s’apprête à racheter la majeure partie de Fox.
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Bob Iger, le patron qui redessine Disney

Le PDG de la compagnie a ranimé un empire de Mickey à bout de souffle. Le groupe, qui présente mardi ses résultats trimestriels, s’apprête à racheter la majeure partie de Fox.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 06h44
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

A bientôt 67 ans, Bob Iger n’est pas prêt à passer la main. Au contraire, le PDG de la Walt Disney Company s’apprête à mener l’une des plus importantes opérations de l’histoire d’Hollywood : le rachat, pour 52 milliards de dollars (42 milliards d’euros), des studios de cinéma 20th Century Fox et d’autres actifs de Fox, le groupe du magnat des médias Rupert Murdoch. Pour la quatrième fois, son départ à la retraite a ainsi été repoussé. Jusqu’alors prévu pour juin 2019, il n’interviendra pas avant la fin de l’année 2021.
A cette date, M. Iger aura passé plus de seize ans à la tête du groupe fondé par le créateur de Mickey, qui devait publier mardi 6 février ses résultats trimestriels. Seize années durant lesquelles il aura transformé et relancé une entreprise à bout de souffle et minée par des conflits internes. Depuis 2005, le chiffre d’affaires a presque doublé et les profits ont été multipliés par 3,5. La capitalisation boursière est passée de 56 milliards à 164 milliards de dollars.

Lorsque M. Iger prend les commandes, « Disney reste sur près de dix années moribondes », rappelle David Collis, professeur à la Harvard Business School. En témoigne une anecdote. Quelques mois après sa nomination, le dirigeant inaugure un parc d’attractions à Hongkong. Parmi les personnages qui défilent lors de la traditionnelle parade, il demande combien ont été créés au cours des dix dernières années. Réponse : un seul. « Et les studios d’animation n’étaient pas l’unique problème », ajoute M. Collis.
Tentative de putsch
Jusqu’au milieu des années 1990, tout réussit pourtant à Disney sous la houlette de Michael Eisner, directeur général depuis 1984. L’entreprise accumule les succès au box-office (Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Belle et la Bête, Le Roi Lion), ouvre de nouveaux parcs (dont Disneyland Paris en 1992) et perfectionne son merchandising. Mais la belle mécanique finit par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Pour échapper à la censure ou déjouer les polémiques, plusieurs films ont changé de nom. Dernier en date, « Padmavati », un film indien qui attise la fureur des fondamentalistes.
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Face au scandale, le cinéma se choisit des sous-titres 
               


Le Monde
 |
                  05.02.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 11h25


Pour échapper à la censure ou déjouer les polémiques, plusieurs films ont changé de nom. Dernier en date, « Padmavati », un film indien qui attise la fureur des fondamentalistes.

Par                             Clément Ghys





Le film indien Padmavati, qui raconte l’histoire d’amour d’une princesse hindoue et d’un musulman, a dû gommer la référence au personnage historique de son titre pour apaiser la fureur des extrémistes. Ce n’est pas la première fois qu’un long métrage est rebaptisé pour couper court à une polémique.
2018. Trop controversé

   


Padmavati n’était pas encore sorti en Inde qu’il faisait déjà scandale. La saga bollywoodienne décrit l’amour d’une princesse hindoue et d’un musulman et a causé la fureur des extrémistes hindous. Manifestations, menaces de mort sur l’actrice… À sa sortie, le 25 janvier, son titre a été changé en Padmaavat, référence au poème soufi du même nom, et non au personnage historique. Ce qui n’a pas suffi à calmer les esprits.
2016. Trop sexuel

   


Aux Etats-Unis, le cru Disney 2016 s’intitulait Moana, comme l’héroïne, une princesse polynésienne. En Italie, le film est sorti sous le titre d’Oceania, car le nom Moana évoque, pour un public plus adulte que celui ciblé, Moana Pozzi, actrice de films X morte en 1994. En France, comme dans d’autres pays européens, le film s’est cette fois appelé Vaiana, Moana étant un nom de marque déposé.
2015. Trop connoté

   


Le 9 décembre sortait en en France Back Home, du Norvégien Joachim Trier, avec Isabelle Huppert et Gabriel Byrne, sur une famille américaine en deuil. Mais, dans le monde entier, le même film portait le nom de Louder than Bombs, sous lequel il avait été sélectionné à Cannes. Le titre avait été changé en France par le distributeur, Memento, pour éviter toute ambiguïté à la suite des attentats du 13 novembre.
1960. Trop sacrilège

   


En 1959, Roger Vadim est encore auréolé du scandale de Et Dieu… créa la femme (1956). Quand il adapte Les Liaisons dangereuses, avec Jeanne Moreau et Gérard Philipe, c’est la bronca. La Société des gens de lettres estime devoir défendre Choderlos de Laclos. Deux semaines après la sortie, le 9 septembre 1959, la justice rebaptise le film Les Liaisons dangereuses 1960.
1932. Trop violent

   


En 1932, Howard Hawks décrit le destin tragique d’un gangster balafré, Scarface. Mais l’autorité de censure hollywoodienne, chargée du respect du code Hays, estime que le film glorifie la violence. Le film doit être distribué avec ce sous-titre : « La honte de la nation ». Cinquante ans plus tard, la censure n’existe plus et Brian De Palma peut baptiser son remake Scarface, tout simplement.




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ L’actrice dénonce les agissements du producteur et le comportement sadique du réalisateur Quentin Tarantino.
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Uma Thurman : Harvey Weinstein « m’a poussée, a essayé de se jeter sur moi, de se déshabiller »

L’actrice dénonce les agissements du producteur et le comportement sadique du réalisateur Quentin Tarantino.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h50
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

« J’attends d’être moins en colère.Quand je serai prête, je dirai ce que j’ai à dire. » En octobre 2017, Uma Thurman avait retenu ses accusations contre Harvey Weinstein. Quatre mois après la chute du producteur, l’actrice a ajouté son témoignage, samedi 3 février, à celui des quelque 80 femmes qui affirment avoir été l’objet de violences sexuelles de la part du fondateur du studio Miramax. Dans une série de confidences à la chroniqueuse du New York Times Maureen Dowd, l’héroïne de Pulp Fiction (1994) détaille l’agression subie dans une chambre d’hôtel à Londres, après la sortie du film. « Il m’a poussée, il a essayé de se jeter sur moi, de se déshabiller », accuse-t-elle. Un premier incident avait eu lieu à Paris quand le producteur avait laissé tomber son peignoir de bain et lui avait demandé de le suivre jusqu’au sauna. Elle affirme qu’il l’a menacée de briser sa carrière si elle relatait la scène.
L’avocat de Weinstein, Benjamin Brafman, a récusé toute violence. Selon lui, il y a eu méprise. Le producteur, qui entretenait avec la comédienne « une relation de flirt et d’amusement dans le travail », a « fait des avances à Mme Thurman après avoir mal interprété son attitude à Paris. Il s’est immédiatement excusé ». Il a fourni six photos montrant le producteur et l’actrice, apparemment dans les meilleurs termes, lors de premières ou de soirées. Selon la presse, Weinstein, qui fait l’objet de plusieurs poursuites criminelles pour viol, à Londres, New York et Los Angeles, est toujours reclus dans une clinique de traitement des addictions sexuelles en Arizona. Il devrait réapparaître pour faire une déposition le 17 avril à New York dans le cadre de la plainte qu’il a lui-même portée contre la Weinstein Company. Le studio l’avait licencié le 8 octobre, trois jours après les premières révélations.

Sadisme sur des tournages
Dans sa conversation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Le compositeur, tête d’affiche du festival Présences, s’épanouit dans l’interprétation.
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Musique classique : Thierry Escaich, académicien sans académisme

Le compositeur, tête d’affiche du festival Présences, s’épanouit dans l’interprétation.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h05
    |

                            Pierre Gervasoni








                        



                                


                            

Thierry Escaich reçoit quai de Conti, dans un salon de l’Académie des beaux-arts, pour un échange comme il les affectionne depuis son installation officielle sous la Coupole, en 2015, au fauteuil de Jacques Taddei. Cette fois, il ne s’agit plus de prodiguer des conseils à un ancien président de la République, François Hollande, ou à l’actuelle ministre de la culture, Françoise Nyssen (comme le compositeur l’a fait récemment à l’occasion d’un déjeuner ou d’une séance plénière organisés par l’Académie), mais de commenter les principales étapes du parcours d’un des compositeurs les plus joués au début du XXIe siècle. A ce titre, Thierry Escaich apparaît comme tête d’affiche du festival Présences qui, du 6 au 11 février, programmera une quinzaine de ses œuvres à la Maison de la Radio.

Sans revêtir l’habit de l’académicien, il prouve à chaque réflexion qu’il en a l’étoffe. Compositeur (plutôt prolifique), improvisateur (ouvert à toutes les rencontres), concertiste (au piano ou à l’orgue), pédagogue (au Conservatoire de Paris), le musicien de 52 ans se voit bien à sa place dans cette institution qui « représente l’héritage du passé tout en s’engageant dans une action au présent ». En dehors des propositions faites aux instances dirigeantes, sa mission consiste à aider les jeunes créateurs par le biais de fondations ou par des aides distribuées sur fonds propres. Ce rôle consistant à « aller chercher les artistes sur le terrain pour leur mettre le pied à l’étrier », Thierry Escaich l’endosse avec plaisir, d’autant que personne n’a eu à le faire dans son cas.
« Voyant que je fricotais toute la journée au piano et que j’écrivais des choses, assis par terre, mes parents, se souvient-il, m’ont acheté un petit instrument, un accordéon-jouet. » Dès lors, nul besoin de lui mettre « la main au clavier ». L’enfant en redemande et passe au véritable accordéon. Tout va ensuite très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Jamais le festival de Radio France n’aura brassé aussi large sur le plan instrumental.
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Présences 2018 : orgues, cornemuses, accordéons et claviers Midi

Jamais le festival de Radio France n’aura brassé aussi large sur le plan instrumental.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 09h22
    |

                            Pierre Gervasoni








                        



                                


                            

De la cornemuse (Erwan Keravec, le 10 février) à l’électro-acoustique (performances du Groupe de recherches musicales, les 9, 10 et 11), de l’accordéon microtonal (Fanny Vicens et Jean-Etienne Sotty, le 11) aux ­claviers Midi (Ensemble Ictus, le 11, pour Michael Levinas), jamais Présences n’aura brassé aussi large sur le plan instrumental, bien que l’orgue (le Grenzing de l’auditorium de Radio France, sous les doigts de son titulaire Thomas Ospital, mais aussi avec John Zorn et Thierry Escaich) se taille la part du lion. L’éventail esthétique semble également très ouvert. De Karol Beffa à Philippe Leroux, de Frédéric Verrières à Wolfgang Mitterer, plus que des points cardinaux pour une programmation à l’écoute des tendances du moment sans oubli des repères fournis par un passé récent (Messiaen, Dutilleux, Kagel, Ligeti, Xenakis).

Multiplier les voyages
Face à Thierry Escaich, tête d’affiche du festival, une autre figure inclassable, née comme lui, en 1965 : Thierry Pécou (avec son ensemble, Variances, le 10). L’espèce du « compositeur-interprète », assez rare de nos jours, sera aussi à l’honneur avec le pianiste Jean-Frédéric Neuburger (le 9) et le chef d’orchestre Laurent Cuniot (les 8 et 11). Justifiant le pluriel de son enseigne, la 28e édition du festival de la création musicale de Radio France fera connaître de nouveaux noms. Dans l’entourage de Thierry Escaich – Camille Pepin (la benjamine de la sélection, née en 1990), Grégoire Rolland et Jean-Charles Grandrille, qui furent ses élèves au Conservatoire de Paris – ou avec le Néo-Zélandais John Psathas et l’Autrichienne Eva Reiter. Plus resserrée dans le temps qu’à l’accoutumée (19 concerts en moins d’une semaine), l’offre permettra au festivalier assidu de multiplier les voyages dans l’espace, y compris dans un lieu insolite, l’agora de la Maison de la radio.
Présences 2018, du 6 au 11 février. Maison de la radio, 116, avenue du Président-Kennedy, Paris...




                        

                        


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Rock : les envoûtants métissages d’Altin Gün

Le groupe psychédélico-oriental est à l’affiche des Nuits de l’alligator, festival itinérant, pour présenter l’album « On ».



Le Monde
 |    05.02.2018 à 08h39
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                            Stéphane Davet








                        



                                


                            

Après avoir triomphé, en décembre 2017, aux Trans Musicales de Rennes, le groupe Altin Gün devrait enthousiasmer le public des Nuits de l’alligator, festival itinérant consacré aux déviances du blues, où l’envoûtant sextette psychédélico-oriental se produira, du 11 au 17 février, à Paris et en province.

On pourrait croire ce groupe turcophone originaire d’Istanbul. Il a, en fait, été fondé à Amsterdam, fin 2016, par un bassiste néerlandais, Jasper Verhulst – officiant habituellement avec le ­rétro-futuriste Jacco Gardner –, tombé amoureux de l’âge d’or (altin gün, en turc) de la scène rock anatolienne.
Si le patrimoine psychédélique anglo-saxon a nourri de réguliers revivals, une nouvelle génération de « diggers » (ces passionnés d’archéologie discographique) et de labels archivistes révèle aujourd’hui des territoires oubliés, pouvant devenir, à leur tour, des sources d’inspiration.Publiée par le label allemand ­Normal Records, la collection « Peace, Love & Poetry » présente ainsi des compilations consacrées aux pépites du rock psychédélique brésilien, africain, japonais, mexicain ou… turc. A l’instar du groupe californien Dengue ­Fever, ayant choisi de réinventer un rock psyché khmer après avoir redécouvert la scène cambodgienne de la fin des années 1960, Altin Gün fantasme sur les trésors cachés du Bosphore.
Leur répertoire est constitué de standards de rock anatolien et d’adaptations de chansons traditionnelles
« Je suis d’abord tombé sur la réédition d’un album de la Joan Baez turque, Selda Bagcan, publié par le label anglais Finders Keepers, se souvient Jasper Verhulst. Cela m’a donné envie d’en savoir plus, à travers des compilations publiées récemment. » Des recueils comme Anatolia Rocks ou Turkish Freakout font découvrir au bassiste d’envoûtants mélanges entre mélodies traditionnelles et arrangements acid rock. Jusqu’à ce que la passion du collectionneur recoupe celle de l’instrumentiste.
« J’avais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Aventure, voyage et exotisme… L’exposition parisienne présente plus de 200 toiles et œuvres sur papier.
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