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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Le juriste Dominique Schmidt, dans une tribune au « Monde », émet des doutes sur la faisabilité juridique d’une prise en compte de « l’intérêt général » dans le statut des sociétés, où les parties prenantes poursuivent des buts divergents.
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Entreprises : « Comment trancher en faveur de l’intérêt commun ? »

Le juriste Dominique Schmidt, dans une tribune au « Monde », émet des doutes sur la faisabilité juridique d’une prise en compte de « l’intérêt général » dans le statut des sociétés, où les parties prenantes poursuivent des buts divergents.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 17h16
    |

Dominique Schmidt (Agrégé des facultés de droit et avocat au barreau de Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Les prises de position sur la réforme de « l’objet social » des sociétés gérant une entreprise se sont multipliées. Certaines avancent que les sociétés sont gérées en vue de la maximisation du profit à court terme partagé entre les actionnaires, et demandent que l’entreprise ait désormais pour finalité l’intérêt commun des parties prenant part à son développement ainsi que l’intérêt général, dont la réponse aux défis environnementaux, le respect des droits humains et la préservation des biens communs.
Or, les sociétés prennent déjà en compte l’intérêt de ces parties ainsi que l’intérêt général, et nombre d’entre elles en rendent compte dans leur rapport annuel de gestion. Mais les réformateurs préconisent d’imposer comme finalité première du gouvernement des sociétés non plus le partage du profit mais la satisfaction de l’intérêt commun des parties prenantes et de l’intérêt général.
Notre propos n’est pas ici de discuter cette préconisation ; il s’attache à dégager les principales questions que la mise en œuvre concrète de cette nouvelle finalité soulèverait.
Première question : existe-t-il un intérêt commun des parties prenantes et un intérêt général ? Cette question doit être examinée de manière factuelle, c’est-à-dire à propos d’une décision stratégique à prendre. Un exemple : les actionnaires veulent fermer un site de production non rentable ; les salariés et les fournisseurs s’y opposent ; les créanciers et les ONG approuvent, les premiers parce qu’ils y voient l’extinction d’un foyer de pertes, les seconds parce qu’ils y voient l’arrêt d’un site polluant. Peut-on fondre ces intérêts partisans en un intérêt commun et général ?
Une réponse à caractère indistinct
Les réformateurs répondent que l’intérêt commun et général réside en la pérennité de l’entreprise gérée dans une optique à long terme, seule à même de promouvoir à la fois son développement et l’intérêt général.
Cette réponse repose sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Analyse. Le plus grand danger, à long terme, estime le journaliste du « Monde » Damien Leloup, est celui de créer des sociétés habituées à la surveillance de masse permanente, dans laquelle tout libre arbitre disparaît dans les bases de données de quelques entreprises géantes.
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Il faut « interdire la collecte de données personnelles en ligne »

Analyse. Le plus grand danger, à long terme, estime le journaliste du « Monde » Damien Leloup, est celui de créer des sociétés habituées à la surveillance de masse permanente, dans laquelle tout libre arbitre disparaît dans les bases de données de quelques entreprises géantes.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 17h06
    |

            Damien Leloup (Journaliste au "Monde")








                        



                                


                            

Analyse. Que se serait-il passé si, la semaine qui a suivi le naufrage de l’Amoco Cadiz, en 1978, on avait annoncé comme solution pour réguler le problème des marées noires le versement de quelques euros par an aux habitants du Finistère ? C’est, en substance, ce que proposent les auteurs d’une tribune publiée le 4 février dans Le Monde (« Nos “données personnelles” nous appartiennent : monétisons-les ! »), qui arguent que face à la captation des données personnelles et à la place grandissante des algorithmes, il est urgent que chacune et chacun puisse « monétiser » librement ses données personnelles.
C’est un cliché qui, une fois n’est pas coutume, est un peu vrai : les données personnelles sont le « nouvel or noir », la clef de la nouvelle économie... Si, par « or noir », vous entendez une substance dangereuse à laquelle notre économie et nous-même sommes devenus accros, tout en sachant pertinemment que des catastrophes sont à venir. Tout en faisant semblant de croire, à chaque catastrophe, que le pire est derrière nous et qu’il n’y en aura probablement pas d’autre.
Or, des Exxon-Valdez [du nom du pétrolier américain qui répandit 38 000 tonnes de pétrole sur 1 300 km de côtes en Alaska en 1989] de données, il y en a tous les jours. Il ne se passe pas 24 heures sans que l’on apprenne le vol d’une gigantesque base de données, la collecte illégale d’informations médicales ou sur des mineurs par une grande société en ligne, ou l’utilisation de ces données pour débusquer des opposants politiques ou vendre des informations ou des produits frelatés.
Risque de s’habituer à la surveillance de masse
Et le pire est à venir. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de notre savoir en matière d’analyse des données. Ce que nous savons déjà faire devrait nous terrifier : on peut, aujourd’hui, déterminer assez précisément l’orientation sexuelle d’une personne en fonction de ses « likes » sur Facebook, ou savoir...




                        

                        


<article-nb="2018/02/06/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Le 6 février 1918, la loi autorisait les femmes à voter au Royaume-Uni. Avec cet anniversaire, le pays célèbre le mouvement féministe fondé par Emmeline Pankhurst.
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Il y a cent ans, la victoire des suffragettes britanniques

Le 6 février 1918, la loi autorisait les femmes à voter au Royaume-Uni. Avec cet anniversaire, le pays célèbre le mouvement féministe fondé par Emmeline Pankhurst.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 18h23
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            
La célébration du centenaire de la loi donnant le droit de vote aux femmes britanniques devait passer inaperçue : un anniversaire de plus sur un sujet considéré depuis longtemps comme un acquis. Mais le mouvement #metoo, l’immense impact de l’affaire Weinstein et la vague de dénonciations du harcèlement sexuel ont donné une brûlante actualité aux batailles qui ont permis la spectaculaire conquête démocratique arrachée à Westminster voilà tout juste cent ans.
Un acquis partiel
Le 6 février 1918, le roi George V promulgue le « Representation of the People Act », loi ouvrant le droit de vote aux femmes aux élections nationales. Historique, la date ne marque pourtant qu’un acquis partiel : seules sont concernées les femmes âgées de plus de 30 ans, propriétaires ou femmes de propriétaire. Les hommes, eux, jusqu’alors soumis au vote censitaire, obtiennent de pouvoir voter sans condition de statut social à partir de 21 ans, 19 s’ils sont militaires. La loi maintient alors une différence d’âge entre les sexes pour s’assurer que les hommes, à la suite de l’hécatombe de la guerre, ne deviennent pas minoritaires dans le corps électoral. Seules 40 % des femmes britanniques accédèrent alors à la pleine citoyenneté. Elles obtiendront l’égalité électorale en 1928, seize ans avant les Françaises.
La conquête législative de 1918 est-elle une conséquence de l’implication généralisée des femmes dans l’effort de guerre ou une victoire directe des suffragettes ? « La guerre a fourni un argument à opposer aux dinosaures de la politique qui refusaient encore aux femmes le droit de vote : elles avaient été d’une grande utilité, à la fois sur le front domestique et dans les usines d’armement. La preuve était faite qu’elles pouvaient exercer toutes sortes de fonctions, explique Helen Pankhurst, 53 ans, arrière-petite-fille d’Emmeline Pankhurst, fondatrice du mouvement en 1903 et elle-même militante féministe. Le paradoxe est que les femmes qui ont obtenu le vote...




                        

                        


<article-nb="2018/02/06/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ L’Etat et la Corse devraient signer un « new deal », estime dans une tribune au « Monde » l’investisseur André Loesekrug-Pietri. Les dirigeants corses doivent faire leur aggiornamento en se projetant dans le monde d’aujourd’hui, où l’influence et la crédibilité se conquièrent sur le terrain.
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« La Corse doit rapidement et de manière collective bâtir un projet, positif et dynamique »

L’Etat et la Corse devraient signer un « new deal », estime dans une tribune au « Monde » l’investisseur André Loesekrug-Pietri. Les dirigeants corses doivent faire leur aggiornamento en se projetant dans le monde d’aujourd’hui, où l’influence et la crédibilité se conquièrent sur le terrain.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 17h22
    |

André Loesekrug-Pietri (Investisseur, entrepreneur, ancien membre des cabinets ministériels de Sylvie Goulard et de Florence Parly)







                        



                                


                            

Tribune. Emmanuel Macron est en Corse, les 6 et 7 février. Il y est attendu. Certains diraient qu’il est attendu depuis des décennies, tant le « dossier corse » semble marqué par un nombre innombrable de rendez-vous manqués. Et paradoxalement, c’est d’abord un vrai test pour la République. Le rôle de l’Etat-nation est à réinventer.
Il faut proposer un new deal à la Corse et ne pas se crisper sur des positions de principe qui empêchent d’avancer sur l’essentiel : rappelez-vous les panneaux de signalisation, enfin préservés des projectiles maintenant qu’ils sont bilingues… Il a fallu trente années pour arriver à cette position pragmatique. Que de temps perdu.

Concentrer ses efforts sur l’éducation, sur les infrastructures, sur la cohésion sociale, sur la justice, sur l’environnement – on ne répétera jamais assez le rôle clé qu’a joué le Conservatoire du littoral dans la véritable préservation des côtes corses. Loin de gagner les cœurs et les esprits, l’Etat est défaillant aujourd’hui dans le combat contre les mafias, la spéculation immobilière, les affaires criminelles non résolues, le développement économique.
La Corse, elle aussi, doit faire un grand pas. Vers la modernité. Aller au-delà des revendications idéologiques qui ont rythmé les dizaines d’années d’engagement des nouveaux dirigeants, mais dont certaines n’ont que peu d’impact sur la réalité quotidienne des 330 000 habitants de l’île.
Napoléon
La Corse doit rapidement et de manière collective bâtir un projet, positif et dynamique. C’est cela qui la rendra crédible à Paris et en Europe. L’île ne peut compter que sur elle-même pour s’émanciper, sauf à être en permanence dans un dialogue de sourds : en perpétuant chez les plus jeunes Corses ce sentiment que l’île est abandonnée, au moment où les dirigeants centralisateurs d’un autre siècle, comme Jean-Pierre Chevènement, répondent par le « coût » direct que ferait supporter la Corse à la République.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Si l’Etat peut faire beaucoup pour augmenter la rémunération des métiers féminisés et à temps partiel, c’est aux entreprises de corriger leurs pratiques de management et de gestion de carrière, explique dans une tribune au « Monde » Antoine de Gabrielli, dirigeant d’un organisme de formation.
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Entreprises : il faut « faire de l’égalité entre hommes et femmes le moyen d’une nouvelle performance »

Si l’Etat peut faire beaucoup pour augmenter la rémunération des métiers féminisés et à temps partiel, c’est aux entreprises de corriger leurs pratiques de management et de gestion de carrière, explique dans une tribune au « Monde » Antoine de Gabrielli, dirigeant d’un organisme de formation.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 15h03
    |

Antoine de Gabrielli (Dirigeant de l'organisme de formation Companieros et fondateur du réseau Happy Men Share More)







                        



                                


                            

Tribune. Les inégalités de revenus entre hommes et femmes sont, on le sait, de 25 % environ en moyenne. Elles proviennent de trois facteurs, qui représentent chacun à peu près un tiers de cet écart.
Le premier tiers provient de la surreprésentation des femmes dans une dizaine de métiers dont la rémunération est faible ou très faible. Les infirmiers sont à 90 % des femmes, comme 95 % des orthophonistes et 75 % des personnels de santé. Toutes ces professions sont faiblement rémunérées : une orthophoniste, par exemple, après un concours très sélectif et cinq ans d’études, gagne en moyenne le smic plus 57 euros par mois.
Surreprésentation des femmes dans le temps partiel
Dans la fonction publique, 75 % des employés administratifs sont des femmes. Les nouveaux magistrats le sont aussi à 80 %, dans un contexte de grave paupérisation de la justice. L’enseignement compte 65 % de femmes et 85 % d’institutrices, dont le salaire est aujourd’hui de 1 500 euros net en début de carrière.
Toutes ces professions féminisées ont un point commun : elles dépendent, de près ou de loin, de l’Etat. Or l’Etat les rémunère insuffisamment, et souvent très mal, ce qui a conduit les hommes à les déserter. Parlant des médecins, la sociologue Anne-Chantal Hardy, spécialiste des professions de santé à l’université de Nantes, indique que « les femmes ne sont pas venues concurrencer les hommes, mais tout simplement occuper les places qu’ils avaient laissées vides ».

Quelle solution ? Mieux payer, beaucoup mieux payer ces professions à la fois très féminisées et socialement essentielles. C’est certainement difficile dans la situation budgétaire actuelle, mais c’est possible, car c’est juste et nécessaire. Nous devons faire un choix de société, qui demandera sans doute une génération pour porter ses fruits. Pour ce tiers-là, c’est d’abord à l’Etat de savoir ce qu’il veut.
Le deuxième tiers des inégalités a pour origine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ La comptabilité du deuxième groupe anglais de BTP et de services semble avoir été conçue pour masquer jusqu’au bout la réalité des dettes, explique le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel dans sa chronique mensuelle.
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Le britannique Carillion « mort par overdose de gestion actionnariale »

La comptabilité du deuxième groupe anglais de BTP et de services semble avoir été conçue pour masquer jusqu’au bout la réalité des dettes, explique le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel dans sa chronique mensuelle.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 15h48
    |

                            Armand Hatchuel (Professeur à MinesParistech/PSL Research University)








                        



                                


                            

L’éclairage. Il y a quelques semaines, Carillion, le deuxième groupe anglais de BTP et de services, a brutalement fait faillite. Cette chute a surpris, d’autant plus que les principaux clients de Carillion sont des services publics, et ses contrats des commandes d’Etat.
L’entreprise gérait les cuisines de centaines d’écoles, construisait des hôpitaux et des systèmes de transport, fournissait de nombreux services à l’armée anglaise. Le groupe n’est donc pas tombé sous les coups de clients versatiles, de la mondialisation ou de la numérisation de la concurrence.
Certes, les métiers du service et de la construction souffrent souvent de chantiers qui dérapent et de retards de paiement, mais ces problèmes sont connus des professionnels et la taille de Carillion aurait dû lui permettre d’absorber ces aléas. Alors, comment expliquer la mort si rapide d’une entreprise aussi importante et indispensable aux services publics britanniques ? Tout porte à croire que l’on se trouve face à un cas « chimiquement pur » de mort par overdose de gestion exclusivement actionnariale, avec toutes les dérives comptables qui accompagnent ce type de gouvernance.
Distribution imposée de dividendes
Carillion est un conglomérat qui s’est construit récemment avec la privatisation massive de nombreux services publics. Au moyen de nombreuses acquisitions, le groupe a connu une croissance rapide, qui l’a conduit à devenir un géant de 40 000 personnes avec, en 2016, 7 milliards de dollars de chiffre d’affaires et un bénéfice de 200 millions de dollars, dont la moitié affectée aux dividendes. Une consolidation qui s’enorgueillissait « d’avoir augmenté constamment ses dividendes depuis sa création ». En 2016, des analystes financiers soulignaient encore cette belle performance. Une activité qui croît et les dividendes qui suivent, quoi de plus satisfaisant ?

Sauf que l’on sait aujourd’hui que cette distribution imposée de dividendes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Trois géants de l’économie américaine ont annoncé la création de leur propre structure pour assurer la couverture médicale de leurs salariés américains, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier.
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« Amazon, JPMorgan et Berkshire Hathaway font chuter les valeurs de la santé » à Wall Street

Trois géants de l’économie américaine ont annoncé la création de leur propre structure pour assurer la couverture médicale de leurs salariés américains, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 13h16
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Lettre de Wall Street. Il y a les grincheux, qui expliquent que l’entreprise est vouée à l’échec, et les marchés financiers, qui prennent l’initiative très au sérieux. Les valeurs de la santé ont décroché à Wall Street, après que trois géants américains, Amazon, JPMorgan et Berkshire Hathaway, la firme du milliardaire Warren Buffett, ont annoncé, mardi 30 janvier, la création de leur propre structure pour assurer la couverture médicale de leurs salariés américains.
Les trois géants employant plus d’un million de personnes dans le monde, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe, alors que le système de santé américain est hors de contrôle. Les dépenses médicales y atteignent 3 300 milliards de dollars par an (10 000 dollars par personne environ), soit 17,2 % du produit intérieur brut selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un record toutes catégories (la France est à 11 %, les pays membres de l’OCDE à 9 %). Et le coût d’une assurance d’entreprise couvrant une famille a triplé depuis le début du siècle, pour atteindre environ 19 000 dollars (6 700 pour une personne seule).
Si les Etats-Unis n’ont jamais adopté de système de sécurité sociale universelle, c’est que la pression politique a vite disparu. Dans les années 1940, alors que les salaires étaient bloqués et l’impôt sur le revenu considérable, les entreprises ont commencé à offrir à leurs salariés une assurance médicale non imposable : 150 millions d’Américains en profitent aujourd’hui.
En 1965, ce système a été complété par la création, par le président démocrate Lyndon B. Johnson, de Medicaid, pour les mères pauvres et seules, et surtout de Medicare pour les seniors. « Avec la classe moyenne, plutôt bien traitée grâce aux assurances d’entreprise, et les plus âgés, pris en charge par Medicare, les deux électorats les plus puissants étaient choyés : c’est cela qui a rendu plus difficile la marche vers une couverture universelle »,...




                        

                        


<article-nb="2018/02/06/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Le patron du groupe pétrolier estime que les investissements dans les hydrocarbures ne sont pas repartis depuis le pic de 2014.
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Patrick Pouyanné, PDG de Total : « Après 2020, on risque de manquer de pétrole »

Le patron du groupe pétrolier estime que les investissements dans les hydrocarbures ne sont pas repartis depuis le pic de 2014.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 15h33
    |

            Jean-Michel Bezat et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

A la veille de la publication des résultats 2017 du groupe pétrolier, jeudi 8 février, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, annonce un bénéfice supérieur à 10 milliards de dollars.
Le prix du baril a fortement augmenté. Comment cela se traduira-t-il dans les résultats 2017 de Total ?
Le résultat net sera de près de 30 % supérieur à celui de 2016 [qui était de 8,3 milliards de dollars]. Ces bons résultats sont le fruit de trois éléments : discipline sur les dépenses, croissance de la production et hausse des prix du brut. Le plus important, c’est l’avenir. Depuis deux ans, Total a profité de prix bas pour regonfler ses réserves de 5 milliards de barils payés 2,5 dollars [2 euros] le baril, avec l’acquisition du danois Maersk Oil, la concession ADCO à Abou Dhabi ou l’alliance stratégique avec Petrobras au Brésil.
Ces opérations assureront une hausse moyenne de la production de 5 % par an jusqu’en 2022. Nous nous sommes aussi renforcés dans le gaz naturel liquéfié [GNL] en rachetant l’activité d’Engie, ce qui place Total au deuxième rang mondial, avec 10 % du marché.

Après avoir beaucoup investi, le groupe verra son cash-flow augmenter tout en conservant sa discipline d’investissement, parce qu’on ne maîtrise pas les prix du pétrole. Enfin, nous allons continuer d’investir dans les énergies renouvelables avec la volonté de plus en plus affirmée de produire de l’électricité à partir du gaz et des renouvelables, et de la vendre, sur la base d’un constat simple : la demande en électricité croît plus vite que la demande moyenne en énergie.
Y a-t-il un risque de pénurie à l’horizon 2020 – et donc de flambée des prix du pétrole –, faute d’investissements suffisants en 2015-2017 ?
Les grands investissements de l’industrie « oil & gas » n’ont pas encore repris. On est autour de 400 milliards de dollars dans l’exploration-production [plus de 750 milliards au...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Alors que l’inactivité est fréquente pendant la grossesse, de nombreuse études ont montré l’inocuité et les nombreux bienfaits de l’exercice pour la future mère et son enfant.
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L’activité physique, un allié pendant la grossesse

Alors que l’inactivité est fréquente pendant la grossesse, de nombreuse études ont montré l’inocuité et les nombreux bienfaits de l’exercice pour la future mère et son enfant.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 17h48
    |

            Sandrine Cabut








                        




ATTENTION EDITORS - PICTURE 17 OF 25 FOR PACKAGE 'THE OTHER PAKISTAN'
                                
ATTENTION EDITORS - PICTURE 17 OF 25 FOR PACKAGE 'THE OTHER PAKISTAN'



                            
Dix mille pas et plus. Connaissez-vous le point commun entre la joueuse de beach-volley américaine Kerri Walsh Jennings et la tireuse à la carabine ­malaisienne Nur Suryani Mohamed Taibi ? Toutes deux étaient enceintes lors de leur participation aux Jeux olympiques de Londres en 2012. La première, qui y a gagné sa troisième médaille d’or, avait entamé sa grossesse cinq semaines plus tôt. La seconde restera dans les annales de ces Jeux, pas tant pour ses performances sportives (elle n’a même pas atteint la finale), mais comme l’une des athlètes les plus avancées dans sa grossesse lors d’une telle compétition : 8 mois.
La participation de femmes enceintes à des événements sportifs majeurs n’est pas exceptionnelle. Au moins 17 cas sont connus, rien que dans le cadre des Jeux olympiques, selon un éditorial publié en 2015 dans la revue British Journal of Sports Medicine.
Mais, si la question de la pratique intensive d’un sport pendant cette période de la vie est délicate, celle d’une activité physique modérée est beaucoup plus simple et plus universelle. Depuis cinquante ans, de nombreuses études scientifiques ont établi son innocuité et ses bienfaits pour la future mère et son enfant, et bien des pays ont établi des recommandations.
Moins de recours aux césariennes
De fait, l’inactivité physique, qui est fréquente pendant la grossesse, « favorise des complications prénatales comme une fatigue accrue, un gain de poids excessif, ainsi qu’un risque augmenté de diabète gestationnel et d’hypertension, soulignent Gautier Filhol et ses collègues dans la revue Gynécologie obstétrique et fertilité. A l’inverse, l’activité physique diminue les sensations de fatigue et d’essoufflement, permet un meilleur maintien postural et prévient l’apparition de complications. »
Trente minutes d’activité physique (AP) quotidienne améliorent la condition physique respiratoire, musculaire et cardiaque de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Editorial. En pleine campagne des législatives, l’attentat de Macerata a ressoudé la fragile coalition constituée autour de la droite berlusconienne, des postfascistes et de la Ligue du Nord.
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Italie : l’inquiétante surenchère de la droite

Editorial. En pleine campagne des législatives, l’attentat de Macerata a ressoudé la fragile coalition constituée autour de la droite berlusconienne, des postfascistes et de la Ligue du Nord.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 10h55
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il n’est jamais bon signe, lorsque des crimes ont été commis, de voir une partie de l’opinion s’acharner sur les victimes. Ce spectacle désolant, c’est celui que donne l’Italie depuis l’attentat commis, samedi 3 février, par un jeune homme, Luca Traini, qui a ouvert le feu sur des migrants africains au pied du monument aux morts de la petite ville de Macerata, dans le centre du pays, blessant six personnes.

S’il ne s’était agi que du coup de folie d’un simple désaxé, l’attaque aurait été sans doute condamnée sans tergiversation. Mais voilà, l’auteur des faits était militant de la Ligue du Nord, il avait même été présenté aux élections municipales sous les couleurs de ce parti, au printemps 2017. Et, en se ceignant d’une écharpe tricolore avant d’effectuer un salut fasciste en criant « Viva Italia ! », il a clairement cherché à donner à son geste de vengeance – quelques jours plus tôt, un migrant nigérian avait été interpellé pour le meurtre sordide d’une italienne de 18 ans – une dimension politique. De ce point de vue, à moins d’un mois des élections législatives du 4 mars, Luca Traini a réussi au-delà de toute espérance.
Appel à la haine
Depuis samedi, la droite italienne dans son ensemble s’est livrée à une inquiétante surenchère. Dans un bel unanimisme, après avoir dénoncé de façon expéditive le geste d’un « déséquilibré », ses chefs s’en sont pris au gouvernement de centre-gauche, l’accusant d’avoir favorisé ces dernières années une véritable invasion migratoire. Le dirigeant de la Ligue, Matteo Salvini, dont les appels à la haine n’ont rien fait pour apaiser le climat, a ainsi claironné son impatience d’entrer au gouvernement pour « ramener la sécurité, la justice sociale et la sérénité » en Italie, tandis que Silvio Berlusconi ­promettait d’expulser 600 000 migrants ­illégaux, tous « prêts », selon lui, à commettre des crimes.

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                Attentat de Macerata en Italie : la droite condamne, mais incrimine le gouvernement



Ainsi donc, « grâce » à Luca Traini, la fragile coalition constituée autour de la droite berlusconienne, des postfascistes et de la Ligue du Nord, qui peinait depuis des mois à masquer ses dissensions sur la politique économique ou l’Europe, s’est soudain ressoudée, face à un bouc émissaire facile.
Devant cette dérive, les appels à la raison du premier ministre, Paolo Gentiloni, semblent inaudibles. Il faut dire que, ces derniers mois, les attaques du ministre de l’intérieur, Marco Minniti, contre les ONG humanitaires opérant en Méditerranée ont largement contribué à alourdir le climat en accentuant le rejet des candidats à l’asile.
L’Europe, de son côté, pourra difficilement éviter un examen de conscience, tant son incapacité à aider l’Italie, laissée seule face à l’urgence migratoire depuis plusieurs années, aura contribué à attiser une colère sur laquelle ont prospéré la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles.

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                En Italie, l’attentat de Macerata bouscule la campagne des législatives


Quant à Silvio Berlusconi, qui a pris le parti de s’aligner sur les positions de Matteo Salvini, sans doute pour mieux garder le contrôler de cet allié encombrant, il pourrait bien avoir perdu dans l’opération les bénéfices de la campagne que ses partisans avaient entreprise ces derniers mois pour restaurer sa crédibilité auprès des instances européennes. Affaiblissant du même coup l’hypothèse de constituer au lendemain du vote une « grande coalition » allant de la gauche à la droite modérée, dernière planche de salut de ceux qui cherchent à éviter des secousses susceptibles, au lendemain du 4 mars, d’ébranler l’Europe entière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ La visite du président sur l’île de Beauté après la victoire des nationalistes est à quitte ou double, estime l’éditorialiste du « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.
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Corse : « Macron se trouve désormais sommé de passer des paroles aux actes »

La visite du président sur l’île de Beauté après la victoire des nationalistes est à quitte ou double, estime l’éditorialiste du « Monde » Gérard Courtois dans sa chronique.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h06
   





                        



                                


                            

Chronique. C’est un rude défi qui attend le président de la République lors de son déplacement en Corse, mardi 6 et mercredi 7 février. Un de ces moments où les mots et les gestes façonnent l’Histoire. Mais où ils peuvent, tout aussi bien, la brusquer, la braquer et la faire déraper.
Durant sa campagne, en avril 2017 à Furiani, la dialectique du « en même temps » avait permis au candidat Macron de passer sans encombre l’obstacle corse. « La place de la Corse est dans la République parce que la République est suffisamment forte pour accueillir des particularités en son sein. S’il apparaît que le cadre actuel ne permet pas à la Corse de développer ses potentialités, alors nous pourrons envisager d’aller plus loin et de réviser la Constitution », avait-il promis. Cette ouverture avait été jugée encourageante par tous ceux qui, précisément, revendiquent depuis des lustres la reconnaissance de la spécificité de l’île.
Des leaders légitimes
Depuis, M. Macron a été élu et se trouve désormais sommé de passer des paroles aux actes. D’autant plus vigoureusement que la coalition menée par le tandem Gilles Simeoni (autonomiste) et Jean-Guy Talamoni (nationaliste) a remporté une victoire historique en décembre 2017. Lors des élections organisées pour désigner les représentants de la nouvelle collectivité territoriale unique (instituée par une loi d’août 2015), leur liste a raflé plus de 56 % des voix et 41 des 63 élus de la nouvelle Assemblée.
Impensable, il y a peu, après les quatre décennies de soubresauts violents qui ont accompagné l’émergence du nationalisme corse, plus impensable encore il y a vingt ans après l’assassinat du préfet Claude Erignac (à qui le chef de l’Etat devait rendre un hommage solennel mardi matin), cette victoire électorale a doté les deux leaders corses d’une légitimité sans précédent. Ils n’ont donc eu de cesse, depuis deux mois, de demander aimablement, puis de réclamer fermement à « Paris » l’ouverture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Les agences d’expertise officielles sont prisonnières d’une économie de la connaissance façonnée par les firmes agrochimiques, explique David Demortain, sociologue à l’INRA, dans une tribune au « Monde ».
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Glyphosate : « L’expertise scientifique n’a pas été décisive »

Les agences d’expertise officielles sont prisonnières d’une économie de la connaissance façonnée par les firmes agrochimiques, explique David Demortain, sociologue à l’INRA, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    06.02.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 14h42
    |

David Demortain (Sociologue à l’INRA, au sein du Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés)







                        



                                


                            
Tribune. La saga sur la réautorisation du glyphosate, principe actif de nombreux désherbants, s’est terminée en novembre 2017 de la plus imprévue des manières. Le revirement de deux Etats membres a permis d’avaliser la proposition de la Commission de réautoriser pour cinq ans le pesticide le plus utilisé au monde.
La fin de la saga est inattendue parce que l’affaire du glyphosate s’était nouée depuis 2015 sur le terrain de l’évaluation de la toxicité de la substance, et notamment de son caractère cancérogène – probable, selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Mais elle ne s’est pas dénouée sur ce terrain scientifique.
Comme on le sait, les agences du circuit d’expertise officielle, European Food Safety Authority (EFSA) et European Chemicals Agency (ECHA), n’ont pas abondé dans le sens du CIRC, ce qui leur a valu leur lot d’accusations de complaisance vis-à-vis des données des fabricants de Roundup. C’est ce que les députés européens veulent ­tirer au clair : ils viennent de créer une commission spéciale sur le rôle des agences européennes et les failles ­potentielles dans l’évaluation scientifique des pesticides.

L’avis des agences n’a pourtant pas emporté la décision de la Commission européenne et des Etats membres. Les durées d’autorisation proposées par la Commission (quinze ans, puis dix, puis cinq) n’ont rien à voir avec une mesure de la toxicité du produit ou sa durée de persistance dans les sols. Aucune étude scientifique décisive n’a motivé le changement de position de la Pologne ou de l’Allemagne – plus liée, semble-t-il, au rachat de Monsanto par Bayer qu’à un calcul de risque cancérogène. La contre-expertise de l’avis du CIRC par les agences ne semble pas non plus avoir empêché les gouvernements ­opposés à la réautorisation du glyphosate de continuer à penser que le produit était plus néfaste que bénéfique.
« Contre toute attente, l’expertise scientifique n’a pas été décisive dans...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Après un important mouvement à partir de 1867, puis l’action des « suffragettes » dès 1903, les femmes britanniques obtiennent un droit de vote limité le 6 février 1918.
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Il y a cent ans, les femmes obtenaient le droit de vote au Royaume-Uni

Après un important mouvement à partir de 1867, puis l’action des « suffragettes » dès 1903, les femmes britanniques obtiennent un droit de vote limité le 6 février 1918.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 07h57
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 13h07
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


Le 6 février 1918, une réforme électorale au Royaume-Uni accordait aux femmes un droit de vote — limité. Il ne s’agissait pas d’une véritable première dans l’histoire mondiale : la Suède avait déjà accordé ce droit aux femmes, mais entre 1718 et 1771 seulement. Il s’agissait, néanmoins, d’une première parmi les grandes puissances du début du XXe siècle, et d’une avancée vers l’égalité hommes-femmes.
Quelle est l’origine de ce droit de vote accordé aux femmes ?
Tout, ou presque, est parti du Great Reform Act, qui, en 1832 en Grande-Bretagne, exclut les femmes du corps électoral en définissant les votants comme des « personnes mâles ». La même année, une pétition sur le suffrage des femmes était présentée au Parlement.
Mais il faudra attendre 1867 pour voir le premier débat sur le vote des femmes se tenir au Parlement. Le philosophe John Stuart Mill en est alors le principal relais.
En 1889, la Ligue pour le suffrage des femmes — Women’s Franchise League — est créée. Elle vise à obtenir le vote pour les femmes mariées, de même que pour les célibataires et les veuves. Un mouvement de masse s’organise et les féministes sont capables de réunir deux cent cinquante mille signataires en 1894.
En 1897, l’Union nationale des sociétés de suffrage des femmes — National Union of Women’s Suffrage Societies (NUWSS) — est créée et dirigée par Millicent Fawcett (1847-1929). Elle rassemble sous une même bannière des groupes de campagne pacifiques.

   


Bloqué par la frange conservatrice du Parlement, le mouvement se radicalise en 1903 avec la création du Syndicat social et politique des femmes — Women’s Social and Political Union — par Emmeline Pankhurst (1858-1928).
Ses militantes, désignées sous le nom de « suffragettes », optent pour de nouvelles formes d’action, parfois violentes et illégales (incendies volontaires, bris de vitre, grèves de la faim, etc.). Le bras de fer engagé avec les autorités dure jusqu’au début de la première guerre mondiale (la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne le 4 août 1914). Pendant ces quatre années de guerre, on estime que deux millions de femmes ont remplacé les hommes dans des emplois traditionnellement masculins.
Des négociations sont ouvertes en 1918 par le gouvernement Asquith avec les représentantes de la NUWSS de Millicent Fawcett, qui présente une orientation plus modérée. Elles aboutissent au Representation of the People Act (loi de 1918 sur la représentation populaire) du 7 février 1918.

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opacity: 1; border: none; background: transparent; left: 50%; width: 30px; margin-left: -15px; text-align: center; color: white; font-weight: normal; top: 10px; -webkit-transform: rotateZ(45deg); transform: rotateZ(45deg); } .ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle .ui-slider-tip:before, .ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle[class*=ui-state-] .ui-slider-tip:before { display: none; } .etapes { text-align: right; display: inline-block; width: 12%; height: 40px; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { .tooltipdecodeurs { position: fixed; bottom: 0!important; left: 0!important; top: auto!important; right: auto!important; min-width: 100%!important; border-radius: 0; padding: 1.5rem; z-index: 9999; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border-top: 1px solid #e8eaee!important; border-left: 0!important; border-right: 0!important; border-bottom: 0!important; background: #fcfcfd!important; color: #383f4e; } .tooltipdecodeurs:after { content: '×'; 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Projection cartographique basée sur le travail de Mike Bostock et de Derek Watkins : https://github.com/dwtkns/d3_dymaxion




L'ouverture du vote aux femmes dans le monde
Depuis le début du XVIIIe siècle jusqu'à 2011, la chronologie de l'accès des femmes au droit de vote. Ce relevé n'est pas exhaustif.
Sélectionnez un pays ou lancez l'animation.







2018



Légende :
Droit acquis : 0 pays



de Buckminster Fuller, Antarctique exclue
Source : données compilées par Le Monde via Droit-Vote, Wikipedia et l'Assemblée nationale


require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, tooltip, d3, moment) {
    /* obligé de faire un second require pour être sûr que D3 est bien défini */
    require(["//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/protovis_dymaxion.js", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/d3_dymaxion.js"], function() {


        ! function(a) {
            function f(a, b) {
 1)) {
                    a.preventDefault();
                    var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                        d = document.createEvent("MouseEvents");
                    d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
                }
            }
            if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
                var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                    c = b._mouseInit,
                    d = b._mouseDestroy;
                b._touchStart = function(a) {
                    var b = this;
                    !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
                }, b._touchMove = function(a) {
                    e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
                }, b._touchEnd = function(a) {
                    e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
                }, b._mouseInit = function() {
                    var b = this;
                    b.element.bind({
                        touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                        touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                        touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                    }), c.call(b)
                }, b._mouseDestroy = function() {
                    var b = this;
                    b.element.unbind({
                        touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                        touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                        touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                    }), d.call(b)
                }
            }
        }($);
        /*        La localisation de Moment.js        */

        moment.locale('fr', {
            months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
            monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
            weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
            weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
            weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
            longDateFormat: {
                LT: "HH:mm",
                LTS: "HH:mm:ss",
                L: "DD/MM/YYYY",
                LL: "D MMMM YYYY",
                LLL: "D MMMM YYYY LT",
                LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
            },
            calendar: {
                sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
                nextDay: '[Demain à] LT',
                nextWeek: 'dddd [à] LT',
                lastDay: '[Hier à] LT',
                lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
                sameElse: 'L'
            },
            ordinalParse: /\d{1}(er)/,
            ordinal: function(number) {
er' : '');
            },
        });


        var data = [{ "annee": 1718, "drapeau": "se", "pays": "Suède", "infos": "Entre 1718 et 1772, Stockholm expérimente le suffrage universel conditionnel (71 % des femmes peuvent alors voter), il faut appartenir à une guilde de commerçants, ou posséder des têtes de bétail. En 1909, les femmes mariées avaient obtenu le droit de vote, et à partir des législatives de 1921, les femmes obtiennent le droit de vote universel." }, { "annee": 1893, "drapeau": "nz", "pays": "Nouvelle-Zélande", "infos": "Dès 1893, toutes les femmes – y compris maori – obtiennent le droit de vote." }, { "annee": 1902, "drapeau": "au", "pays": "Australie", "infos": "Le droit de vote est ouvert aux femmes, mais pas aux aborigènes qui ne l'obtiennent qu'en 1962." }, { "annee": 1906, "drapeau": "fi", "pays": "Finlande", "infos": "La Finlande accorde le droit de votes, mais aussi et surtout le droit d'être élues, aux femmes." }, { "annee": 1913, "drapeau": "no", "pays": "Norvège" }, { "annee": 1914, "drapeau": "is", "pays": "Islande" }, { "annee": 1915, "drapeau": "dk", "pays": "Danemark" }, { "annee": 1917, "drapeau": "ca", "pays": "Canada", "infos": "Ce sont les provinces qui accordent le droit de vote, les Manitobaines sont les premières à en bénéficier en 1916, les Québécoises les dernières en 1940. Et les femmes autochtones obtiendront ce droit en 1960." }, { "annee": 1917, "drapeau": "ru", "pays": "Russie", "infos": "Droit de vote accordé en mars 1917 par le gouvernement provisoire après l'abdication du tsar Nicolas II. Ce gouvernement sera renversé par les bolcheviks en octobre 1917 – les femmes garderont le droit de vote." }, { "annee": 1918, "drapeau": "de", "pays": "Allemagne" }, { "annee": 1918, "drapeau": "am", "pays": "Arménie" }, { "annee": 1918, "drapeau": "at", "pays": "Autriche" }, { "annee": 1918, "drapeau": "az", "pays": "Azerbaïdjan" }, { "annee": 1918, "drapeau": "ge", "pays": "Géorgie" }, { "annee": 1918, "drapeau": "hu", "pays": "Hongrie" }, { "annee": 1918, "drapeau": "pl", "pays": "Pologne" }, { "annee": 1918, "drapeau": "cz", "pays": "Tchécoslovaquie" }, { "annee": 1919, "drapeau": "lu", "pays": "Luxembourg" }, { "annee": 1919, "drapeau": "nl", "pays": "Pays-Bas" }, { "annee": 1920, "drapeau": "al", "pays": "Albanie" }, { "annee": 1920, "drapeau": "be", "pays": "Belgique", "infos": "Les femmes obtiennent le droit de vote aux communales (élections municipales), à l'exception des… femmes adultères et des prostituées. Le droit de vote (vraiment) universel date de 1949." }, { "annee": 1920, "drapeau": "us", "pays": "États-Unis", "infos": "Ce droit de vote est néanmoins limité jusqu'en 1965 et l'extension aux citoyennes et citoyens noires." }, { "annee": 1922, "drapeau": "ie", "pays": "Irlande" }, { "annee": 1923, "drapeau": "ro", "pays": "Roumanie", "infos": "Electrices, mais non éligibles" }, { "annee": 1923, "drapeau": "tr", "pays": "Turquie", "infos": "La tout jeune République turque accorde aux femmes les mêmes droits que les hommes." }, { "annee": 1924, "drapeau": "mn", "pays": "Mongolie" }, { "annee": 1926, "drapeau": "in", "pays": "Inde", "infos": "Droit de vote partiel" }, { "annee": 1928, "drapeau": "gb", "pays": "Royaume-Uni", "infos": "Droit de vote étendu à toutes les femmes âgées de plus de 21 ans, il était autorisé pour les femmes de plus de 30 ans (et payant des impôts) depuis 1918." }, { "annee": 1929, "drapeau": "ec", "pays": "Équateur" }, { "annee": 1930, "drapeau": "gr", "pays": "Grèce", "infos": "Simplement aux élections municipales" }, { "annee": 1931, "drapeau": "es", "pays": "Espagne", "infos": "La République espagnole accorde le droit de vote aux femmes, mais il supprimé comme beaucoup d'autres droits par la dictature de Franco. Les Espagnoles ne récupèreront leurs droits qu'en 1975." }, { "annee": 1931, "drapeau": "pt", "pays": "Portugal", "infos": "Pour les femmes diplômées de l'enseignement secondaire." }, { "annee": 1931, "drapeau": "lk", "pays": "Sri Lanka" }, { "annee": 1932, "drapeau": "br", "pays": "Brésil" }, { "annee": 1932, "drapeau": "mv", "pays": "Maldives" }, { "annee": 1932, "drapeau": "ro", "pays": "Roumanie" }, { "annee": 1932, "drapeau": "th", "pays": "Thaïlande" }, { "annee": 1932, "drapeau": "uy", "pays": "Uruguay" }, { "annee": 1934, "drapeau": "cu", "pays": "Cuba" }, { "annee": 1935, "drapeau": "mm", "pays": "Birmanie" }, { "annee": 1935, "drapeau": "ph", "pays": "Philippines" }, { "annee": 1938, "drapeau": "bo", "pays": "Bolivie" }, { "annee": 1938, "drapeau": "uz", "pays": "Ouzbékistan" }, { "annee": 1939, "drapeau": "sv", "pays": "El Salvador" }, { "annee": 1941, "drapeau": "pa", "pays": "Panama" }, { "annee": 1942, "drapeau": "do", "pays": "République dominicaine" }, { "annee": 1944, "drapeau": "bg", "pays": "Bulgarie" }, { "annee": 1944, "drapeau": "fr", "pays": "France" }, { "annee": 1945, "drapeau": "it", "pays": "Italie" }, { "annee": 1945, "drapeau": "jp", "pays": "Japon" }, { "annee": 1945, "drapeau": "yu", "pays": "Yougoslavie" }, { "annee": 1947, "drapeau": "ar", "pays": "Argentine" }, { "annee": 1947, "drapeau": "ve", "pays": "Venezuela" }, { "annee": 1948, "drapeau": "il", "pays": "Israël" }, { "annee": 1949, "drapeau": "cl", "pays": "Chili" }, { "annee": 1949, "drapeau": "cn", "pays": "Chine" }, { "annee": 1950, "drapeau": "ht", "pays": "Haïti" }, { "annee": 1953, "drapeau": "mx", "pays": "Mexique" }, { "annee": 1954, "drapeau": "co", "pays": "Colombie" }, { "annee": 1954, "drapeau": "pk", "pays": "Pakistan" }, { "annee": 1954, "drapeau": "sy", "pays": "Syrie" }, { "annee": 1955, "drapeau": "eg", "pays": "Égypte" }, { "annee": 1955, "drapeau": "pe", "pays": "Pérou" }, { "annee": 1956, "drapeau": "tn", "pays": "Tunisie" }, { "annee": 1957, "drapeau": "lb", "pays": "Liban" }, { "annee": 1960, "drapeau": "to", "pays": "Tonga" }, { "annee": 1961, "drapeau": "py", "pays": "Paraguay" }, { "annee": 1962, "drapeau": "mc", "pays": "Monaco" }, { "annee": 1963, "drapeau": "af", "pays": "Afghanistan" }, { "annee": 1963, "drapeau": "ir", "pays": "Iran" }, { "annee": 1963, "drapeau": "ma", "pays": "Maroc" }, { "annee": 1971, "drapeau": "ch", "pays": "Suisse" }, { "annee": 1974, "drapeau": "pt", "pays": "Portugal" }, { "annee": 1980, "drapeau": "iq", "pays": "Irak" }, { "annee": 1984, "drapeau": "", "pays": "Liechtenstein" }, { "annee": 1990, "drapeau": "ws", "pays": "Samoa" }, { "annee": 1994, "drapeau": "za", "pays": "Afrique du Sud", "infos": "Les femmes blanches on obtenu ce droit en 1930. Les femmes métisses ou indiennes l'obtiennent en 1983, mais il faut attendre 1994 pour que ce droit soit étendu à toutes les femmes." }, { "annee": 1999, "drapeau": "qa", "pays": "Qatar" }, { "annee": 2002, "drapeau": "bh", "pays": "Bahreïn" }, { "annee": 2003, "drapeau": "om", "pays": "Oman" }, { "annee": 2005, "drapeau": "kw", "pays": "Koweït" }, { "annee": 2006, "drapeau": "li", "pays": "Émirats arabes unis" }, { "annee": 2007, "drapeau": "bt", "pays": "Bhoutan" }, { "annee": 2011, "drapeau": "sa", "pays": "Arabie saoudite", "infos": "Les femmes saoudiennes obtiennent le droit de voter aux élections locales, seules les femmes avec un diplôme de l'enseignement supérieur peuvent s'y présenter." }, { "annee": 1944, "drapeau": "dz", "pays": "Algérie" }, { "annee": 1967, "drapeau": "ye", "pays": "Yémen" }, { "annee": 1967, "drapeau": "cg", "pays": "République démocratique du Congo" }, { "annee": 1968, "drapeau": "sz", "pays": "Swaziland" }, { "annee": 1965, "drapeau": "bw", "pays": "Botswana" }, { "annee": 1965, "drapeau": "ls", "pays": "Lesotho" }, { "annee": 1956, "drapeau": "bj", "pays": "Bénin" }, { "annee": 1956, "drapeau": "km", "pays": "Comores" }, { "annee": 1956, "drapeau": "ga", "pays": "Gabon" }, { "annee": 1956, "drapeau": "ml", "pays": "Mali" }, { "annee": 1956, "drapeau": "mu", "pays": "Maurice" }, { "annee": 1956, "drapeau": "so", "pays": "Somalie" }, { "annee": 1957, "drapeau": "zw", "pays": "Zimbabwe" }, { "annee": 1957, "drapeau": "my", "pays": "Malaisie" }, { "annee": 1958, "drapeau": "bf", "pays": "Burkina Faso" }, { "annee": 1958, "drapeau": "gn", "pays": "Guinée" }, { "annee": 1958, "drapeau": "ng", "pays": "Nigéria" }, { "annee": 1958, "drapeau": "td", "pays": "Tchad" }, { "annee": 1960, "drapeau": "gm", "pays": "Gambie" }, { "annee": 1964, "drapeau": "ly", "pays": "Libye" }, { "annee": 1959, "drapeau": "mg", "pays": "Madagascar" }, { "annee": 1961, "drapeau": "bi", "pays": "Burundi" }, { "annee": 1961, "drapeau": "mw", "pays": "Malawi" }, { "annee": 1961, "drapeau": "mr", "pays": "Mauritanie" }, { "annee": 1961, "drapeau": "rw", "pays": "Rwanda" }, { "annee": 1961, "drapeau": "sl", "pays": "Sierra Leone" }, { "annee": 1962, "drapeau": "ug", "pays": "Ouganda" }, { "annee": 1962, "drapeau": "zm", "pays": "Zambie" }, { "annee": 1963, "drapeau": "gq", "pays": "Guinée équatoriale" }, { "annee": 1963, "drapeau": "ke", "pays": "Kenya" }, { "annee": 1964, "drapeau": "sd", "pays": "Soudan" }, { "annee": 1964, "drapeau": "pg", "pays": "Papouasie-Nouvelle-Guinée" }, { "annee": 1972, "drapeau": "bd", "pays": "Bangladesh" }, { "annee": 1986, "drapeau": "cf", "pays": "République centrafricaine" }, { "annee": 1989, "drapeau": "na", "pays": "Namibie" }, { "annee": 1948, "drapeau": "ne", "pays": "Niger" }, { "annee": 1928, "drapeau": "kz", "pays": "Kazakhstan" }, { "annee": 1928, "drapeau": "tj", "pays": "Tadjikistan" }, { "annee": 1975, "drapeau": "ao", "pays": "Angola" }, { "annee": 1975, "drapeau": "mz", "pays": "Mozambique" }, { "annee": 1955, "drapeau": "et", "pays": "Éthiopie" }, { "annee": 1945, "drapeau": "kp", "pays": "Corée du Nord" }, { "annee": 1948, "drapeau": "kr", "pays": "Corée du Sud" }, { "annee": 1959, "drapeau": "tz", "pays": "Tanzanie" }, { "annee": 1946, "drapeau": "gl", "pays": "Groenland" }, { "annee": 1919, "drapeau": "ua", "pays": "Ukraine" }, { "annee": 1919, "drapeau": "by", "pays": "Biélorussie" }];


        var width = document.getElementById("conteneur_votefemmes").offsetWidth,
            height = width * 1.6,
            url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
        datadico = {};

        var tourner = 'rotate(-70) translate(-' + width * 1.2 + ',' + height / 8 + ')',
            payschoisis = [{
                "x": width / 2.85,
                "y": height / 2.38,
                "pays": "France"
            }, {
                "x": width * .65,
                "y": height / 1.75,
                "pays": "Russie"
            }, {
                "x": width * .85,
                "y": height / 2.4,
                "pays": "Canada"
            }, {
                "x": width * .85,
                "y": height / 2.8,
                "pays": "États-Unis"
            }, {
                "x": width * .68,
                "y": height / 8,
                "pays": "Brésil"
            }, {
                "x": width * .85,
                "y": height / 12,
                "pays": "Argentine"
            }, {
                "x": width * .8,
                "y": height / 4.7,
                "pays": "Colombie"
            }, {
                "x": width / 1.15,
                "y": height / 1.6,
                "pays": "Japon"
            }, {
                "x": width / 1.42,
                "y": height / 1.48,
                "pays": "Chine"
            }, {
                "x": width / 1.8,
                "y": height / 1.45,
                "pays": "Inde"
            }, {
                "x": width * .88,
                "y": height / 3.5,
                "pays": "Mexique"
            }, {
                "x": width / 1.4,
                "y": height / 1.22,
                "pays": "Indonésie"
            }, {
                "x": width / 1.32,
                "y": height / 1.14,
                "pays": "Australie"
            }, {
                "x": width / 3.4,
                "y": height / 1.4,
                "pays": "Madagascar"
            }, {
                "x": width / 7.5,
                "y": height / 1.95,
                "pays": "Côte d'Ivoire"
            }];


        for (i = 0; i             datadico[data[i].pays] = data[i]
        }

        var annedebut = 1893,
            anneefin = 2011,
            monintervale,
            paysOui = 0,
            paysPartiellement = 0;

        var projection = d3.geo.dymaxion()
            .translate([width / 2.2, height / 6])
            .scale(width / 2.7);

        var path = d3.geo.path()
            .projection(projection);

        var graticule = d3.geo.graticule();

        var svg = d3.select("#conteneur_votefemmes").append("svg")
            .attr("width", "100%")
            .attr("viewBox", "0 0 " + width + " " + height);
        var g = svg.append("g")
            .attr("id", "groupe")
            .attr('transform', tourner);

        var etiquettes = svg.append("g")
            .attr("id", "etiquettes");

        /* L'astuce pour faire passer un pays devant les autres*/
        d3.selection.prototype.moveToFront = function() {
            return this.each(function() {
                this.parentNode.appendChild(this);
            });
        };

        d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/dymaxion/monde.geojson", function(error, collection) {

            g.selectAll("path")
                .data(collection.features)
                .enter().insert("path")
                .attr("d", path)
                .attr("data-droit", function(d) {
                    e = datadico[d.properties.fr]
                    if (e) return "Oui"
                })
                .attr("data-pays", function(d) {
                    return d.properties.fr
                })
                .attr("class", "land")
                .attr("title", function(d) {
                    e = datadico[d.properties.fr]
                    if (e) {
" + d.properties.fr + " "
Droit acquis en " + String(e.annee) + ""
                        if (e.infos) {
"
" + e.infos + ""
                        }
                        return html
                    }
                })
                .on("mouseover", function() {
                    var sel = d3.select(this);
                    sel.moveToFront();
                });
        });

        etiquettes.selectAll("text")
            .data(payschoisis)
            .enter()
            .append("text")
            .attr("class", "noms passelect")
            .text(function(d) {
                return d.pays;
            })
            .attr("text-anchor", function(d) {
                if (d.pays == "France") return "end"
                return "middle"
            })
            .attr("x", function(d) {
                return d.x;
            })
            .attr("y", function(d) {
                return d.y;
            });

        /* Flèche pour la France */

        var flecheData = [{
                x: width / 2.8,
                y: (height / 2.4)
            }, {
                x: width / 2.4,
                y: (height / 2.32)
            }, {
                x: width / 2.35,
                y: (height / 2.12)
            }],
            ligneFleche = d3.svg.line()
            .interpolate("basis")
            .x(function(d) {
                return d.x;
            })
            .y(function(d) {
                return d.y;
            });

        etiquettes.append("defs").append("marker")
            .attr("viewBox", "0 -5 10 10")
            .attr("refX", 8)
            .attr("refY", 0)
            .attr("markerWidth", 8)
            .attr("markerHeight", 8)
            .attr("orient", "auto")
            .attr("id", "t")
            .attr("class", "fleche")
            .attr("fill", "#a1a6aa")
            .append("path")
            .attr("d", "M0,-5L10,0L0,5");


        etiquettes.append("path")
            .attr("d", ligneFleche(flecheData))
            .style("stroke-width", 1.4)
            .style("stroke", "#a1a6aa")
            .style("fill", "none")
            .style('marker-end', "url(#t)");

        /*    La gestion du tooltip, ici sur la classe "path.land"    */

        $("#votefemmes").tooltip({
            "show": {
                effect: "fadeIn",
                duration: 100
            },
            "hide": {
                effect: "fadeOut",
                duration: 100
            },
            items: "path.land",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            content: function() {
                return $(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });

        /* Gestion du slider */

        $("#votefemmes .lecture").click(function() {
            $(this).hide();
            $("#votefemmes .pause").show();
            val = $("#votefemmes .monslider").slider("value");
            if (val == anneefin) {
                val = annedebut;
                $("#votefemmes .monslider").slider("value", annedebut)
            }


            monintervale = setInterval(function() {
                val = $("#votefemmes .monslider").slider("value")

                if (val                     $("#votefemmes .monslider").slider("value", val + 1)
                }
                if (val == anneefin) {
                    clearInterval(monintervale)
                    $("#votefemmes .pause").hide();
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                f = String(e.annee)
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                }
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Que disait la loi de 1918 ?
Le Representation of the People Act 1918, parfois surnommé « Fourth Reform Act » (quatrième loi de réforme), est une loi du Parlement du Royaume-Uni, votée le 6 février 1918, à la base du système électoral moderne du pays. Les principales dispositions sont l’établissement du suffrage universel masculin (les hommes pouvaient, eux, voter dès l’âge de 21 ans) et du suffrage censitaire pour les femmes de plus de 30 ans.
Ce suffrage censitaire s’applique seulement aux propriétaires terriennes ou locataires — ou dont le conjoint l’est — ayant un loyer annuel supérieur à 5 livres sterling, ainsi qu’aux diplômées d’universités britanniques. La loi élargit également le nombre de votantes aux élections locales, pour lesquelles une faible minorité de femmes pouvait déjà voter.
Pourquoi cette loi fixait-elle un seuil à 30 ans pour les femmes ?
Cette réforme, qui a permis à 8,47 millions de femmes britanniques (soit 39,6 % de l’électorat) de s’inscrire sur les registres électoraux, a représenté un progrès considérable en matière de droits politiques. Toutefois, la limite d’âge à 30 ans fixée pour les femmes faisait que les hommes formaient 60 % de l’électorat.
Ce seuil d’âge n’était pas anodin : il avait pour objectif d’éviter que les femmes ne deviennent majoritaires dans le corps électoral. Si les femmes avaient été émancipées sur la même base que les hommes, elles auraient été majoritaires, en raison des pertes d’hommes pendant la guerre de 1914-1918.
Qui fut la première femme à siéger au Parlement ?
Les élections générales britanniques de 1918 se sont déroulées le 14 décembre, un peu plus d’un mois après la fin de la première guerre mondiale. Elles suivent le Representation of the People Act 1918 : 8,5 millions de femmes ont le droit de vote.
En Irlande, le Sinn Féin d’Eamon de Valera remporte soixante-treize des cent cinq sièges à pourvoir, principalement au détriment du Parti parlementaire irlandais, qui ne remporte que sept sièges. Les soixante-treize députés du Sinn Féin refusent de siéger à la Chambre des communes.
Parmi eux se trouve Constance Markievicz, première femme élue à la Chambre des communes, mais qui n’y a jamais siégé. Nationaliste irlandaise, elle est alors en prison. C’est Lady Nancy Astor, du Parti conservateur, qui devient la première femme à siéger à la Chambre des communes, en 1919.
Quand l’égalité complète advint-elle ?
L’égalité en matière de vote entre les hommes et les femmes sera établie dix ans plus tard, en 1928, par l’Equal Franchise Act (« loi sur le suffrage égal »), lorsque les femmes seront autorisées à voter dès 21 ans. Soit 15 millions de femmes.
En 1929, la travailliste Margaret Bondfield devint la première femme à diriger un ministère (celui du travail).
Quid du droit de vote des femmes dans les autres pays ?
Les grands Etats qui suivirent l’exemple britannique en matière de droit de vote des femmes furent notamment les Etats-Unis, à l’échelle fédérale, en 1919. En France, les femmes n’obtinrent ce droit qu’à la fin de la seconde guerre mondiale : le 21 avril 1944, l’article 17 de l’ordonnance portant organisation des pouvoirs publics en France après la Libération dispose que :
« Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. »
Le premier vote des femmes à des élections municipales a lieu les 29 avril et 13 mai 1945. Le premier vote dans un scrutin national (référendum et Assemblée constituante), le 21 octobre 1945.
A cette occasion, trente-trois femmes seront d’ailleurs élues membres de l’Assemblée nationale constituante. Soit près de cent soixante ans après la Déclaration des droits des femmes de septembre 1791 d’Olympe de Gouges, où elle écrivait, dans son article 10 :
« La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune. »
Elle ne bénéficia malheureusement que du premier « droit », puisqu’elle est morte guillotinée, à Paris, le 3 novembre 1793.

Les droits des femmes dans le monde

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          New York célèbre le centenaire du vote des femmes, un an après la défaite de Hillary Clinton




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          Les femmes obtiennent le droit de vote au Koweït



Lire la vidéo : Il y a soixante-treize ans, en France, les femmes obtenaient le droit de vote





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, estime qu’à force de nier la réalité à laquelle sont confrontés les migrants à Calais, le ministre de l’intérieur aggrave la situation sur place.
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Migrants : « La politique menée à Calais par Gérard Collomb mène au chaos »

Dans une tribune au « Monde », la présidente du Secours catholique, Véronique Fayet, estime qu’à force de nier la réalité à laquelle sont confrontés les migrants à Calais, le ministre de l’intérieur aggrave la situation sur place.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 07h16
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 10h14
    |

Véronique Fayet (Présidente nationale du Secours catholique – Caritas France)







                        



                                


                            

Tribune. Les violents affrontements de ces derniers jours à Calais sont de la responsabilité des passeurs : c’est un fait et c’est inacceptable ! Mais ils sont aussi la conséquence directe de la politique absurde que mène le ministre de l’intérieur.
La situation à Calais est complexe, l’analyse en a cependant été faite depuis des années. Plusieurs diagnostics – notamment celui réalisé en 2016 par Jean Aribaud et Jérôme Vignon à la demande de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur – ont clairement posé quelques données incontournables que toute politique doit prendre en compte si elle veut apporter des solutions réalistes. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, est malheureusement aveugle et sourd à ce pragmatisme.

Premier aveuglement : inspiré par Natacha Bouchart, maire de Calais, M. Collomb vise l’objectif « zéro migrant » à Calais. Autant promettre que demain on rase gratis ! La présence d’exilés à Calais est permanente depuis plus de vingt ans et les faits sont têtus : cela durera aussi longtemps que la France et la Grande-Bretagne effectueront un contrôle des personnes à leur frontière.

La présence de migrants à Calais est donc une donnée à prendre en compte, pour y apporter une première réponse pragmatique. Eviter un phénomène de ghettoïsation, en organisant et en offrant un abri temporaire, un accueil a minima pour que les exilés puissent être traités humainement, mis en sécurité, en confiance, et être orientés utilement. La chasse quotidienne qui leur est faite actuellement, l’absence de tout dispositif humanitaire les plongent dans une totale précarité : elle les jette dans les mains des passeurs. Logique absurde et à rebours de tout bon sens !
Vingt ans que cela dure !
Deuxième aveuglement : ­­­M. Collomb prétend que Calais n’est plus le lieu de passage pour la Grande-Bretagne. Alors qu’il nous dise : où se trouve ce lieu ? Tout le monde reconnaît qu’une partie de ces exilés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, hippiques ou encore une partie de poker en ligne, pour une mise de 9,1 milliards d’euros. Un record absolu.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/02/2018
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La France s’emballe pour les jeux d’argent en ligne

En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, hippiques ou encore une partie de poker en ligne, pour une mise de 9,1 milliards d’euros. Un record absolu.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h54
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Sochaux va-t-il se qualifier ? Avec combien de buts ? Qui l’emportera, du Real Madrid ou de l’Olympiakos, en Euroligue de basket ? Et en hockey sur glace, quel sera le score entre Bordeaux et Gap à l’issue de la première période ? Parier. Parier sur tout : le vainqueur, le nom du premier buteur, le total de points au troisième quart-temps… Parier sur le foot en France, le tennis en Australie, le basket américain, les combats de boxe au Mexique. ­Parier à tout moment, jusqu’à la dernière minute du match.
C’est la nouvelle passion française. Après des débuts laborieux en 2010-2011, lors de la légalisation des jeux d’argent sur Internet, le marché des paris sportifs en ligne est d’abord reparti doucement. A présent, il explose et tire le marché des jeux en ligne.
Feu d’artifice en vue
En 2017, quelque 2,8 millions de Français se sont laissés tenter par des paris sportifs, des paris hippiques ou encore une partie de poker en ligne, un record absolu, selon le bilan annuel publié, mardi 6 février, par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). C’est 13 % de plus qu’en 2016. Le nombre de joueurs a gonflé d’un tiers en deux ans, avec l’arrivée en masse d’une clientèle jeune, masculine dans neuf cas sur dix.
Collectivement, les joueurs ont misé 9,1 milliards d’euros en un an… et perdu 962 millions. Une somme en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Elle correspond au chiffre d’affaires des professionnels – et au prix du frisson, pour les joueurs.
Les professionnels se préparent à battre leur record en 2018, grâce à la Coupe du monde de football masculin, qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet.
Cet essor spectaculaire est clairement lié à l’envol des paris sportifs. Dans ce domaine, les mises ont pour la première fois dépassé 2,5 milliards d’euros en 2017, une année pourtant sans grand événement sportif. A lui seul, le choc entre l’Olympique de Marseille et le Paris-Saint-Germain, en octobre 2017, a suscité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’écrivain Jacques Attali et la députée LRM Bénédicte Peyrol proposent dix actions pour accueillir dignement les réfugiés.
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Migrants : « La politique de la France ne peut se résumer à la poursuite d’adolescents dans nos rues »

Dans une tribune au « Monde », l’écrivain Jacques Attali et la députée LRM Bénédicte Peyrol proposent dix actions pour accueillir dignement les réfugiés.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 09h54
    |

Bénédicte Peyrol (députée LRM de l’Allier) et Jacques Attali (écrivain et président de la Fondation Positive Planet)







                        



                                


                            

Tribune. L’accueil des exilés, qu’il faut bien distinguer des autres enjeux liés à l’immigration, mérite mieux que l’image qu’on en donne d’une simple gestion policière et de ses bavures, mieux que les invectives, les fantasmes et les jeux de rôles. Plus précisément, la politique de la France ne peut se résumer à la poursuite d’adolescents abandonnés dans les rues de nos villes, par des policiers qui auraient bien mieux à faire et dont l’image ne peut qu’être dégradée par la mission qu’on leur donne ainsi à remplir.
D’abord, il doit être clair qu’on ne parle pas ici de l’immigration et de son éventuelle nécessité. Ni de l’identité française, qui serait menacée par « un grand remplacement » : le sujet ne se pose pas aussi longtemps que les exilés resteront de l’ordre d’un ou de deux pour mille de la population française, et se pose encore moins si la politique à leur endroit passe d’abord, et avant tout, comme on le verra plus loin, par leur intégration dans la nation française.
Une telle politique se décline, à notre sens, en dix actions, qui méritent d’être mises en œuvre simultanément, et qui supposent une collaboration ouverte, sincère et dépassionnée de tous les acteurs : l’Etat (dans toutes ses dimensions, qui doivent être cohérentes, de la police aux services sociaux), les associations et les territoires.
1. Cette politique doit commencer par une pédagogie auprès des Français. Il est essentiel d’avoir un grand débat national sur notre rapport aux étrangers et à l’accueil. Il est urgent d’expliquer ce qu’est la France, ce pays dont la langue emploie moins de mots gaulois que de mots celtes, latins ou arabes ; la France, dont le nom vient d’un envahisseur, et dont la culture s’est sans cesse enrichie de celle de ceux qui sont venus s’y installer et qui ont fait l’effort humble de parler et de vivre notre langue et notre culture en l’enrichissant. La France, qui envoie elle-même des millions de ses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Camille Putois, fondatrice d’une start-up de simplification administrative, propose dans une tribune au « Monde » d’ouvrir les systèmes d’information des services publics aux associations et aux entreprises qui proposent des solutions numériques.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« La conception française du service public doit changer et s’adapter au numérique »

Camille Putois, fondatrice d’une start-up de simplification administrative, propose dans une tribune au « Monde » d’ouvrir les systèmes d’information des services publics aux associations et aux entreprises qui proposent des solutions numériques.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h00
    |

Camille Putois (Fondatrice d’une start-up de simplification administrative et ancienne directrice adjointe du cabinet du premier ministre de 2012 à...







                        



                                


                            

Tribune. Le président de la République a fixé l’objectif de dématérialiser 100 % des démarches administratives d’ici 2022. C’est un excellent objectif, que le premier ministre vient de réaffirmer lors du premier comité interministériel de la transformation publique (CITP). Mais la transformation numérique des services publics suppose aussi la transformation du modèle de collaboration entre public et privé, et des modes de régulation du second par le premier.
On utilise souvent le concept d’Etat plate-forme pour expliquer la transformation numérique de l’Etat. L’Etat plate-forme, c’est d’une part une véritable coordination entre les systèmes d’information des administrations, et d’autre part une infrastructure technologique ouverte sur les partenaires extérieurs. La coordination des systèmes d’information se traduit par le « dites-le nous une fois » dans nos démarches administratives : inutile de répéter les mêmes informations à chaque administration.
La France au 4e rang mondial de l’Open Data Index
Ce chantier est engagé. Si la volonté politique est à la hauteur des annonces, le mouvement devrait s’accélérer. Il y aura probablement des frictions de la part d’administrations jalouses de leur indépendance, mais la raison budgétaire et l’intérêt de chacun devraient l’emporter.
En revanche, tout reste à faire dans la construction de la plate-forme qui invitera les partenaires extérieurs, entreprises ou associations, à participer à la transformation numérique des services publics. Cette évolution est pourtant clé pour tenir l’objectif de 2022, garantir une qualité comparable aux autres usages du web, et réduire le coût de la dématérialisation pour les administrations.

La France est désormais au quatrième rang mondial de l’Open Data Index. C’est bien, mais l’ouverture des données publiques (« open data ») n’est qu’une étape. Il faut aller plus loin, et multiplier les interfaces de programmation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le docteur Pierre Micheletti déplore que la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ne prenne pas davantage conscience de l’essoufflement de cette spécialité.
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« La psychiatrie publique est en état de grande fragilité »

Dans une tribune au « Monde », le docteur Pierre Micheletti déplore que la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ne prenne pas davantage conscience de l’essoufflement de cette spécialité.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h40
    |

Pierre Micheletti (Médecin)







                        



                                


                            

Tribune. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, vient d’annoncer la suppression du Conseil national de la santé mentale (CNSM), lui substituant un comité stratégique qu’elle réunira une fois pas an. Mme Buzyn, dans ses propositions, attribue à la psychiatrie hospitalière un rôle largement prépondérant qui remet en cause l’approche décloisonnée du CNSM.
Pourtant, la psychiatrie publique est en état de grande fragilité, comme l’illustrent la difficulté notoire à pourvoir des postes pourtant budgétés (25 % des postes sont vacants, ou octroyés à des médecins non statutaires, selon les données 2010) ainsi que la grogne sociale actuelle des médecins comme de l’ensemble des professionnels du secteur.

Pour comprendre les racines du problème, il est utile de rappeler les particularismes de la psychiatrie hospitalière depuis les ordonnances de 1960. Ces textes, instaurant la sectorisation, ont abouti à répartir les ressources et les professionnels entre des activités intra-hospitalières et un maillage de différentes structures extra-hospitalières (centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour…). Ces structures périphériques délivrent la grande majorité des soins en psychiatrie générale adulte et la quasi-totalité en psychiatrie générale infanto-juvénile.
C’est dire l’importance acquise par les dispositifs « hors les murs », car, sur bien des territoires ruraux isolés ou périurbains défavorisés, l’offre de soins libérale est absente.
Sectorisation
Mais la France de 2018 n’est pas celle de 1960. De plus, la sectorisation s’est mise en place sans véritables outils d’aménagement du territoire. Le découpage géographique avait consisté à répartir les moyens de l’époque sur des critères simples : un secteur « adultes » pour 70 000 habitants, un secteur de « psychiatrie infanto-juvénile » pour 150 000 enfants. En raison de l’absence d’outils satisfaisants pour suivre les évolutions et décider des nécessaires adaptations,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Les économistes Dominique et Bernard Saby pointent, dans une tribune au « Monde », les contradictions du Président à Davos, vantant, en anglais, l’attractivité de la France, et, en français, l’impasse de la concurrence mondiale généralisée.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Emmanuel Macron, ou « la vision quasi messianique d’une mondialisation harmonieuse »

Les économistes Dominique et Bernard Saby pointent, dans une tribune au « Monde », les contradictions du Président à Davos, vantant, en anglais, l’attractivité de la France, et, en français, l’impasse de la concurrence mondiale généralisée.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 20h00
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Bernard Saby et Dominique Saby (Economistes)







                        



                                


                            

Tribune. Certains décèlent dans les prises de position d’Emmanuel Macron l’influence de Paul Ricœur. Laissons aux exégètes de ce philosophe la délicate tâche de décréter si le président de la République se comporte en fidèle disciple ou en versatile renégat. Il est en revanche beaucoup plus simple de repérer dans les allocutions du chef de l’Etat l’empreinte laissée par le présocratique Héraclite (vers 576-vers 480 av. J.-C.) ou, mieux encore, par le philosophe allemand Friedrich Hegel (1770-1831).
Le discours prononcé à Davos le 24 janvier fut emblématique. Il s’est déroulé en deux parties… dont l’une peut être considérée comme la stricte négation de l’autre. Afin de mettre davantage en exergue cette opposition, ces deux parties ont d’ailleurs été exprimées en deux langues différentes.

La première, déclamée en anglais, s’est présentée comme un plaidoyer pro domo nappé d’une fine couche de nationalisme de bon aloi : « France is back ! » car, par le biais d’allégement d’impôt et de charges sur les entreprises, la France redeviendra attractive. « France is back ! » car, par la compression du coût du travail permise par les ordonnances, la France se révélera compétitive.
La deuxième partie, prononcée en français, était aux antipodes de la précédente : généralisée à tous les pays, cette politique d’allégement d’impôt et de compétitivité est absurde, elle engendre une surenchère permanente, une course effrénée de chacun vers un moins disant fiscal et social. L’ombre de Darwin obscurcit l’horizon d’une mondialisation devenue mortifère pour les plus faibles.
Course effrénée
Ce mouvement dialectique hégélien poussé jusqu’à son terme exigeait la négation de la négation, sans toutefois se résumer à un simple retour à la case départ : foin du protectionnisme, foin du repli frileux des nations à l’intérieur de leurs frontières. Telle est la vision quasi messianique d’une mondialisation harmonieuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune publiée par « Le Monde », plusieurs personnalités plaident pour la propriété des données personnelles. Deux chercheurs, Serge Abiteboul et Gilles Dowek, s’opposent à cette idée et préfèrent miser sur le respect de la vie privée
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« La propriété des données personnelles est une fausse bonne idée »

Dans une tribune publiée par « Le Monde », plusieurs personnalités plaident pour la propriété des données personnelles. Deux chercheurs, Serge Abiteboul et Gilles Dowek, s’opposent à cette idée et préfèrent miser sur le respect de la vie privée



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h33
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Serge Abiteboul (Chercheur à l'Inria (Institut National de Recherche en Informatique) et à l'Ecole normale supérieure) et Gilles Dowek (Chercheur à...







                        



                                


                            

Tribune. Pour mieux protéger nos données personnelles, une idée revient souvent : faire que les données numériques appartiennent à ceux qui les produisent. C’est la thèse défendue dans Le Monde (daté du 6 février) par plusieurs signataires, dont le député (LRM) Bruno Bonnell, le philosophe libéral Gaspard Koenig et l’informaticien Jaron Lanier (« Nos données personnelles nous appartiennent : monétisons-les ! »). Cette idée fait écho à une autre, défendue au XIXe siècle par exemple par Pierre-Joseph Proudhon, selon qui un champ doit appartenir à ceux qui le cultivent.
Le cas des données numériques est cependant un peu plus complexe que celle de des champs d’orge ou de blé, car qui cultive les données ? Ceux qui les produisent (vous et moi, les géants du Web, les hôtels…), ou ceux qui les entassent et les analysent pour en tirer du profit (ni vous et moi) ? Dans le cas d’un champ, décider que le champ appartient à ceux qui le cultivent éclaire la question. Dans le cas des données numériques, cela ne fait que la rendre plus confuse.
L’idée d’établir la propriété de chacun sur ses données personnelles part peut-être d’un bon sentiment, mais c’est une fausse bonne idée.
De très faibles profits
Première idée fausse : cela poserait un problème aux géants du Web. C’est loin d’être certain. Une fois notre propriété établie, une clause des contrats qu’ils nous feront signer nous la fera céder pour bénéficier de services. Et pour eux, ce sera open bar.

Une autre idée fausse : nous serions assis sur un trésor qu’il nous suffirait de ramasser. Le fait que les géants du Web tirent une manne considérable de nos données massivement, ne veut pas dire qu’elles ont une vraie valeur individuellement et qu’ils soient prêts à payer pour ces données en réduisant leurs profits. Dans les systèmes de « crowd sourcing » comme Mechanical Turk, des foules d’internautes produisent déjà sur le Web mais pour de très faibles...




                        

                        

