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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.
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Pour ses adieux à Radio France, Mathieu Gallet choisit l’apaisement

Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h42
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


« Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis heureux d’être devant vous cet après-midi. » Alors qu’il ne s’était pas encore exprimé depuis sa révocation, mercredi 31 janvier, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a choisi la voie de l’apaisement lors de sa première prise de parole devant les salariés, lundi 5 février, dans la grande salle de l’auditorium de la Maison de la radio, entouré de son équipe.

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Le changement de ton est notable, après la première réaction de ses avocats, qui avaient dénoncé une « décision arbitraire » prise sous « la pression de l’Etat », « plus forte que la présomption d’innocence ». Il a finalement préféré soigner sa sortie plutôt que d’aller à l’affrontement. Un discours en forme d’adieu, alors que M. Gallet va rester en poste jusqu’au 1er mars.

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Lundi, M. Gallet n’a pas évoqué sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis pour des faits de favoritisme lors de son passage à l’Institut national de l’audiovisuel (entre 2010 et 2014) ni contesté la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), « institution légitime pour nommer et démettre ».
Cependant, il a souligné sa « détermination » pour que, « jusqu’au dernier moment, l’intérêt de l’entreprise soit préservé au mieux ». Il a également appelé les personnels à rester mobilisés sur les projets en cours face aux « bouleversements qui nous sont promis », sans céder à « l’abattement » et en s’appuyant sur le bilan de ses quatre années de mandat.
Une « trajectoire gagnante »
« Avec le temps, vous aurez compris ma psychologie : quand on est attaqué, il faut être offensif », a-t-il lancé – un clin d’oeil à la résistance dont il a fait preuve lors de la très longue grève de son début de mandat, en 2015. « Votre capacité à être en mouvement sera votre meilleure défense, car vous serez d’attaque », a-t-il également déclaré.
Mathieu Gallet a été longuement applaudi, à son arrivée mais aussi à la fin de son discours, d’une quinzaine de minutes. Un retournement symbolique par rapport aux débuts difficiles de sa présidence. « La culture de Radio France n’est parfois pas évidente à dompter. J’ai mis du temps à la comprendre », a concédé celui qui s’est toujours posé en manageur plus qu’en homme de radio, avant d’ajouter : « Mais vous avez aussi appris à me connaître. Une rencontre s’est faite. »

J’ai soigné ma tristesse et suis pleinement avec vous dit @mathieu_gallet applaudi par les salariés qui se lèvent s… https://t.co/gTrttmeXRp— snj_rf (@SNJ Radio France)


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Après avoir dit que le « bilan » devrait être évalué par d’autres que lui, le PDG a cependant estimé que Radio France était sur une « trajectoire gagnante » : « C’est là la garantie pour l’avenir », a-t-il assuré. Le dirigeant a alterné le « vous » et le « nous » et même eu des accents mystiques en évoquant « un esprit des lieux et un esprit dans ces lieux. Et je ne parle pas seulement de l’auditorium... »

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M. Gallet a jugé qu’avec sa stratégie de « média global » (radio-télévision-Internet), Radio France était « en avance », notamment sur les autres médias publics. Un plaidoyer pro domo qui, au passage, égratigne un peu France Télévisions.
Pour les semaines à venir, le président a donné des précisions sur la période de transition qui s’ouvre. Il rencontrera mardi Jean-Luc Vergne, le doyen des personnalités indépendantes du Conseil d’administration, pressenti pour lui succéder, afin de « discuter avec lui des conditions dans lesquelles cet intérim va se dérouler ».
« Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés »
« Pour moi, il y a une conviction forte : cet intérim se déroulera dans les meilleures conditions parce qu’il y a une équipe sur laquelle il peut s’appuyer, une équipe professionnelle et dévouée à même de réussir cette transition », a-t-il affirmé. Mathieu Gallet convoquera également avant la fin du mois un conseil d’administration pour « faire passer un certain nombre d’actes qui sont attendus pour le bon fonctionnement de l’entreprise », a-t-il précisé. « L’occasion pour moi de dire au revoir aussi au conseil d’administration. »
« Cette équipe va rester », a aussi garanti M. Gallet. Les directeurs de France Inter, France Info ou France Culture, ainsi que la secrétaire générale ou les autres directeurs, devraient donc épauler M. Vergne au cours des mois à venir. C’était aussi un souhait du ministère de la culture. « Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés. Car bien s’entourer est l’une des qualités qu’on attend d’un leader », s’est félicité M. Gallet. Son équipe est effectivement restée assez stable, notamment par rapport à celle de Delphine Ernotte à France Télévisions.

A l'auditorium de Radio France, Mathieu Gallet, très ému s'exprime devant les salariés pour évoquer l'avenir et not… https://t.co/tv1xuOYSor— NZidane (@Nour Eddine Zidane)


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Enfin, Mathieu Gallet a mentionné les projets de « réforme » de l’exécutif, qui promet de bousculer l’audiovisuel public, soulevant les craintes des personnels. « Je m’y suis pleinement inscrit et je vais continuer, avec une liberté retrouvée », a dit M. Gallet, qui semble vouloir utiliser sa fin de mandat pour poursuivre les rendez-vous avec les parties concernées. « Vous vous dites qu’ensuite, il n’y aura plus d’incarnation pour défendre Radio France dans les discussions. C’est vrai (...), mais nos projets en cours sont tous sur la table », a-t-il rappelé, citant les plates-formes d’information régionale et de contenus pour les 13-30 ans actuellement en préparation avec France Télévisions.

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« Même si vous êtes plein de doutes, que vous ressentez une part de désarroi, voire de colère, même si ce n’est pas facile, restez concentrés sur le travail en cours », a lancé le président de Radio France aux salariés. « C’est ce qui fait qu’à l’avenir, Radio France restera Radio France. » Une façon de tenter d’inscrire son passage, même écourté, dans la longue histoire de la maison. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le Conseil d’Etat a annulé le marché des panneaux publicitaires parisiens, ce qui implique une perte de 40 millions d’euros de recette pour la Ville.
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JCDecaux contraint de démonter ses 1 630 panneaux publicitaires à Paris

Le Conseil d’Etat a annulé le marché des panneaux publicitaires parisiens, ce qui implique une perte de 40 millions d’euros de recette pour la Ville.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h19
    |

            Béatrice Jérôme








                        


C’est une mauvaise nouvelle pour la Ville de Paris : le Conseil d’Etat a validé, lundi 5 février, l’annulation du marché de l’affichage publicitaire conclu avec JCDecaux et sa filiale Somupi. Ce jugement implique la suspension de l’affichage sur les 1 630 panneaux Decaux à Paris jusqu’à l’été 2019 et une perte de 40 millions d’euros de recette pour le budget de la Ville. Le tribunal administratif avait déjà cassé ce marché en décembre 2017.
Ce camouflet juridique fait suite à l’annulation en avril 2017 par le tribunal administratif du précédent contrat avec JCDecaux et Somupi, confirmée par le Conseil d’Etat en septembre.
Conclu en mars 2017, ce premier marché prévoyait pour la première fois que 15 % des panneaux Decaux afficheraient des publicités numériques. Le contrat devait rapporter 30 millions d’euros par an à la Ville, contre quatre millions d’euros par an dans le précédent contrat.
Un contrat provisoire
Mais deux sociétés concurrentes de JCDecaux – Exterion Media et Clear Channel – avaient saisi le tribunal administratif. Lequel avait annulé en avril 2017 le contrat au motif que la publicité numérique était interdite par le règlement local de publicité de Paris. La mairie socialiste a saisi le Conseil d’Etat en cassation, qui a confirmé l’annulation en septembre.
Pour pallier ce contrat, Anne Hidalgo a alors décidé de conclure un marché de gré à gré avec JCDecaux pour la période de janvier 2018 à août 2019, sans panneaux numériques.
Ce contrat provisoire devait aussi éviter une interruption de la publicité et une perte de recettes pour la Ville. Il devait surtout laisser à la mairie le temps de relancer une procédure d’appel d’offres pour un nouveau contrat allant de 2019 à 2023 et ne prévoyant pas plus d’affichage numérique. Mais, saisi à nouveau par les concurrents de JCDecaux, le tribunal administratif a annulé ce contrat en décembre.
Lundi, le Conseil d’Etat, saisi en cassation par la Ville et la Somupi, a confirmé l’annulation de ce marché de gré à gré. La ville avait plaidé que l’absence de panneaux publicitaires la privait d’un support pour diffuser des informations municipales et qu’elle devait donc passer en urgence un nouveau marché. Le Conseil d’Etat estime « que, compte tenu de la grande diversité des moyens de communication dont dispose la Ville de Paris, ceux-ci sont suffisants pour assurer la continuité de l’information municipale en cas d’interruption du service d’exploitation du mobilier urbain d’information ». Il considère donc qu’il n’existe aucun motif d’intérêt général qui justifie un marché de gré à gré, sans appel d’offres.
Paris a « joué à la roulette juridique »
Ce deuxième contrat cassé devait rapporter 24 millions d’euros en 2018. Anticipant une annulation par le Conseil d’Etat, Emmanuel Grégoire, adjoint aux finances n’avait pas inscrit cette recette dans le budget 2018. La Ville devra aussi se priver de 16 millions d’euros dans le budget 2019. Soit un manque à gagner de 40 millions d’euros.
Cette décision est « une très mauvaise nouvelle », reconnaît-on au sein de l’exécutif parisien. La Ville « a joué à la roulette juridique et a perdu un marché qui devait apporter la plus grosse redevance de toutes les concessions », ironise Jean-Baptiste de Froment, élu (Les Républicains) au conseil de Paris. La droite avait toutefois voté en mars le premier contrat invitant même la municipalité à accroître la part du numérique dans le parc des panneaux. Elle s’était en revanche abtenue de voter le deuxième contrat de gré à gré.
Les élus écologistes s’ étaient, de leur côté farouchement opposés aux deux contrats, l’affichage numérique constituant à leurs yeux une source de pollution visuelle. La décision du Conseil d’Etat implique pour JCDecaux l’obligation de démonter les panneaux d’affichage. Les écologistes devraient demander d’ici à mardi, lors des débats en conseil de Paris, que soient plantés des arbres à la place des 1 630 panneaux.
Paris n’entend pas pour autant renoncer à la publicité numérique. La Ville a engagé en novembre 2017 la révision de son règlement local de publicité qui pourrait à terme autoriser ce nouveau mode de diffusion. Ce processus de révision pourrait aboutir d’ici à 2023. « Nous n’avons pas été élus pour supprimer la publicité à Paris, rappelle Julien Bargeton. L’ex-adjoint aux finances d’Anne Hidalgo, devenu depuis sénateur macroniste, avait défendu en mars 2017 – en accord « avec Mme Hidalgo », dit-il – le premier contrat incluant des panneaux numériques sur les murs de Paris. Une prise de risque juridique que la Ville paie cher aujourd’hui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’ancien candidat socialiste à la présidentielle a présenté l’organigramme de son mouvement Génération·s.
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Benoît Hamon fustige une « classe politique parasitaire » autour d’Emmanuel Macron

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle a présenté l’organigramme de son mouvement Génération·s.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h00
    |

            Abel Mestre








                        



   


Benoît Hamon est d’humeur mordante. Pendant une conférence de presse qui a duré plus d’une heure, lundi 5 février dans un café parisien du 11e arrondissement, l’ancien candidat à la présidentielle n’a pas mâché ses mots. Profitant de la présentation de l’organigramme de son mouvement, Génération·s, né le 2 décembre 2017, il a vertement attaqué le président de la République, Emmanuel Macron, et la politique qu’il mène, « un néobonapartisme ». « Les Français ont mis fin au bail d’une classe politique qu’ils jugeaient parasitaire et inutile. La nouvelle classe politique est tout autant parasitaire. Elle met tout en œuvre pour capter l’essentiel de la richesse et la redistribuer aux plus aisés », a-t-il déclaré.

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M. Hamon, qui dit ne pas s’occuper du congrès du Parti socialiste, a aussi adressé une pique à Jean-Luc Mélenchon et à La France insoumise, sans les nommer : « Il vaut mieux incarner collectivement des coopérations plutôt que de réfléchir hégémonie et compétition » entre les formations de gauche. Enfin, la dernière cartouche fut pour Manuel Valls et ses amis du Printemps républicain, que Benoît Hamon ne nomme pas non plus : « Il y a une profonde régression lorsque l’on renvoie les Français à des identités secondaires. Ceux qui font cela ne sont jamais réveillés par les injustices sociales. Ils se réunissent entre eux, bien au chaud dans des théâtres. » Une allusion à la journée organisée le 6 janvier par le Printemps républicain, en hommage aux victimes des attentats de janvier 2015, à laquelle Manuel Valls a assisté.
Direction bicéphale
Une chose est sûre : Benoît Hamon compte jouer avec Génération·s un rôle structurant dans la recomposition d’une gauche en pleine crise d’identité. Affirmant vouloir faire émerger de nouvelles têtes et de nouveaux cadres, il a nommé deux porte-parole. Son proche Ali Rabeh, adjoint au maire de Trappes (Yvelines), l’ancienne circonscription de M. Hamon. Et l’économiste Aurore Lalucq, codirectrice de l’institut Veblen. Elle travaillait, lors de la campagne présidentielle, sur la question de transition écologique.

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Par ailleurs, Génération·s, qui revendique 50 000 adhérents et 700 comités locaux, a mis en place sa direction bicéphale. D’un côté, la coordination politique provisoire de trente-deux membres (où l’on retrouve plusieurs membres d’Europe Ecologie-Les Verts), élus le 2 décembre par les militants. De l’autre, le conseil des membres, trente personnes à parité tirées au sort sur 3 600 candidatures, chapeauté par Pierre Cohen (ancien maire PS de Toulouse entre 2008 et 2014) et Sandra Laugier (professeure de philosophie à Paris-I).

   


Le mouvement est animé par onze pôles en relation les uns avec les autres. On peut citer, entre autres, le « pôle Europe et ses fédérateur·rices » ; le « pôle développement et ses bâtisseur·se·s » ; le « pôle influence et ses tisserand·e·s » ; le « pôle idées et ses cogiteur·se·s » ; etc. Chaque pôle est piloté par un ou plusieurs responsables.
« Notre feuille de route est déclinée selon trois principes : résister, diffuser nos solutions et mener la bataille culturelle, notamment pour se débarrasser du lexique libéral et conservateur et travailler sur nos propres contenus », affirme Benoît Hamon. Génération·s devrait ainsi prendre à bras-le-corps la question des migrants et de la réforme des universités, mettre une nouvelle fois l’accent sur les questions de l’emploi et du revenu universel, mais aussi sur les thématiques environnementales.

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Le programme est donc chargé. En février, un appel commun avec plusieurs mouvements et personnalités européennes − au nombre desquelles Yanis Varoufakis, l’ancien ministre grec des finances − sera publié. En mars, une réunion de cette « troisième voie européenne » qui se veut une alternative aux conservateurs et aux souverainistes, devrait avoir lieu à Naples. En mai, Génération·s réfléchit à rebondir sur les cinquante ans de Mai 68 pour mettre en valeur « les espérances d’aujourd’hui ». En juin, enfin, devrait avoir lieu un congrès du mouvement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Un collectif de vingt-quatre responsables d’ONG et d’économistes, parmi lesquelsJean-François Julliard, Dominique Méda et Audrey Pulvar, appelle, dans une tribune au « Monde », à légiférer pour réduire les écarts de rémunération dans les entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et renforcer la progressivité de l’impôt.
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édition abonné


« Adoptons une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général »

Un collectif de vingt-quatre responsables d’ONG et d’économistes, parmi lesquelsJean-François Julliard, Dominique Méda et Audrey Pulvar, appelle, dans une tribune au « Monde », à légiférer pour réduire les écarts de rémunération dans les entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et renforcer la progressivité de l’impôt.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h36
    |

un collectif de responsables d'ONG et d'économistes







                        



                                


                            
Tribune. L’an dernier, la croissance mondiale s’est élevée à 9,3 milliards de dollars. Tandis que près de 850 millions de personnes survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 dollar par jour, 82 % de cette croissance a bénéficié aux 1 % les plus riches. Les 50 % les plus pauvres n’en ont pas reçu une miette.
e siècle
Le chiffre est accablant, presque irréel. Il symbolise le fossé toujours grandissant entre les plus riches et les plus pauvres. La France n’échappe pas à ce constat : entre 2016 et 2017, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres ne s’étaient partagé que 5 % du gâteau, et tandis que le nombre de personnes en situation de pauvreté a augmenté de 1,2 million de personnes en 20 ans.
Au rythme actuel, l’explosion des inégalités est en voie de constituer, avec le réchauffement de la planète, l’une des menaces majeures du XXIe siècle. Les inégalités ne sont pourtant pas une fatalité : elles résultent d’une succession de choix politiques et économiques qui ont abouti à la création d’une économie biaisée. Cette économie, dans laquelle le partage, la solidarité et l’intérêt général ont été délaissés au profit d’une logique de court terme, nous mène droit dans le mur.
Un meilleur partage des richesses
Les grandes entreprises, au cœur desquelles une grande partie de la richesse économique est créée, portent une responsabilité lourde dans la situation actuelle et doivent jouer un rôle dans la lutte contre les inégalités. En leur sein, les écarts de salaires entre les employés le long de la chaîne de production, l’évasion fiscale qui atteint des sommets vertigineux ou la rétribution record des actionnaires, dessinent une société où la rémunération de la fortune supplante de très loin celle du travail. Ces injustices ne peuvent plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ A nouveau bloquée depuis quelques jours, la « route des chicanes » a été dégagée par la gendarmerie, afin de permettre la reprise des travaux de réfection.
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Notre-Dame-des-Landes : reprise du défrichage de la route traversant la zone

A nouveau bloquée depuis quelques jours, la « route des chicanes » a été dégagée par la gendarmerie, afin de permettre la reprise des travaux de réfection.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 13h09
   





                        



   


Cette portion de macadam de 5 kilomètres, surnommée la « route des chicanes », n’était plus occupée depuis l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes par le gouvernement. Jeudi, une minorité d’opposants avaient décidé de la réoccuper pour bloquer les travaux de remise en état, mais la réfection a pu reprendre lundi 5 février, sous protection de la gendarmerie.

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De nombreuses estafettes étaient positionnées dès le début de la matinée au niveau du carrefour des Ardillières, à Notre-Dame-des-Landes, pour permettre le passage des voitures du département, et celui des engins de chantier, protégés de part et d’autre. Les agents du conseil départemental de Loire-Atlantique ont pu reprendre le débroussaillage et l’élagage de cette portion de la route départementale 281.
Quelques images de notre correspondant à Nantes :

#NDDL Carrefour des Ardillières ce lundi matin. Nombreux gendarmes pour assurer opération de défrichage RD 281 https://t.co/aisMfp72G5— yangauchard (@Yan Gauchard)


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Un dispositif « maintenu aussi longtemps que nécessaire »
« Ce dispositif a pour unique mission de permettre la reprise des travaux de remise en état de la départementale », a déclaré à la presse sur place Johann Mougenot, directeur de cabinet de la préfète de Loire-Atlantique. « Un petit groupe d’individus s’y étaient opposés par des menaces verbales et par une opposition physique aussi », a-t-il précisé. « L’Etat joue son rôle, qui est de permettre à ces travaux de se dérouler en toute sécurité, aujourd’hui et les jours suivants. […] Le dispositif sera maintenu autant de temps que nécessaire », a indiqué M. Mougenot.
Le dégagement de cet axe avait été exigé par le gouvernement lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions portant sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole. Dans un geste d’apaisement, La route avait été déblayée par les opposants eux-mêmes.

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Les services de l’Etat ont estimé à environ 600 000 euros le montant des travaux de réfection de la route, qui doivent durer plusieurs semaines. Cette route de 4,5 kilomètres, allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes, était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre). Jusqu’à son déblaiement par les opposants, elle est restée « gardée » presque en permanence par des militants postés dans des cabanes et sur des miradors. Le département de Loire-Atlantique l’avait interdite à la circulation depuis novembre 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans plusieurs sondages publiés en début d’année, la cote de popularité du couple exécutif recule, principalement en raison de la déception d’une majorité de Français en matière de pouvoir d’achat.
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Le pouvoir d’achat, un « point de fixation » potentiel, selon les sondeurs

Dans plusieurs sondages publiés en début d’année, la cote de popularité du couple exécutif recule, principalement en raison de la déception d’une majorité de Français en matière de pouvoir d’achat.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h03
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Un vrai décrochage. Après deux mois de hausse d’affilée fin 2017, Emmanuel Macron et Edouard Philippe chutent dans plusieurs sondages en ce début 2018. Le chef de l’Etat perd ainsi quatre points dans une enquête Elabe publiée le 1er février et cinq dans une autre de l’institut BVA rendue publique la veille. Le premier ministre, lui, accuse une baisse de trois et sept points dans ces mêmes études d’opinion.
Ce recul du couple exécutif s’explique en grande partie par la déception d’une majorité des Français en matière de pouvoir d’achat. En particulier chez les retraités, dont certains seront affectés négativement par la hausse de la CSG, et chez les ouvriers. Au total, sept Français sur dix ne font pas confiance à Emmanuel Macron ni au gouvernement d’Edouard Philippe pour améliorer leur pouvoir d’achat, d’après le sondage Elabe. Comme si la bienveillance des débuts du quinquennat avait laissé place à une certaine impatience en matière de résultats.

Un scepticisme observé par Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. « Il se passe vraiment quelque chose dans l’opinion autour du thème du pouvoir d’achat », témoigne le sondeur, après avoir analysé les résultats de plusieurs enquêtes réalisées par son institut. D’après lui, la chute enregistrée par le chef de l’Etat dans les sondages vient de là. « Ce n’est pas l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui fait baisser Emmanuel Macron, mais cela vient du fait qu’il existe des attentes énormes dans le domaine du pouvoir d’achat », résume-t-il. Or, la baisse des cotisations chômage et maladie n’interviendra qu’en deux temps (janvier et octobre 2018), et la suppression d’un tiers de l a taxe d’habitation pour 80 % des ménages ne sera perceptible qu’au moment de payer cet impôt, en novembre.
Un caillou dans la chaussure
« On est sur une répétition de ce qu’il s’est passé en 2007 : le “travailler plus pour gagner plus” de Nicolas Sarkozy...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-7">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le professeur de gestion Bernard Colasse propose, dans une tribune au « Monde », la création d’un organisme international chargé de normaliser l’information sociale et environnementale, comme on le fait déjà pour l’information comptable
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« Enoncer de nouveaux objectifs pour l’entreprise ne suffit pas, il faut quantifier les indicateurs de performance correspondants »

Le professeur de gestion Bernard Colasse propose, dans une tribune au « Monde », la création d’un organisme international chargé de normaliser l’information sociale et environnementale, comme on le fait déjà pour l’information comptable



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h54
    |

Bernard Colasse (Professeur de sciences de gestion à l’Université Paris-Dauphine)







                        



                                


                            
Tribune. Actuellement, l’entreprise se voit assigner pour principal objectif la réalisation d’un profit pour ses associés. L’article 1833 du Code Civil français ne dit-il pas, de façon très lapidaire, que « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés » – donc des actionnaires dans le cas d’une société anonyme ?
De plus en plus de voix se font entendre pour remettre en cause cette conception de l’entreprise et demander une redéfinition de ses objectifs et l’adjonction à son objectif financier de profit d’objectifs sociaux et environnementaux qui répondent aux préoccupations des parties autres que les associés mais concernées par ses activités. A commencer par celle du président de la République, qui souhaite ouvrir un débat sur ce qu’est l’entreprise.
Un débat pas nouveau, relancé par la crise et les défis écologiques
Ce débat n’est pas nouveau, et a déjà fait couler beaucoup d’encre. Mais la crise et les défis écologiques l’ont relancé. Au cours des dernières années, de très nombreuses propositions ont été faites pour renouveler les objectifs de l’entreprise, notamment par des universitaires et des cabinets spécialisés dans la notation des entreprises (Voir Armand Hatchuel et Blanche Segrestin, Refonder l’entreprise (Seuil, 2012) ; Baudoin Roger, Blanche Segrestin et Stéphane Vernac, L’entreprise, point aveugle du savoir (Sciences Humaines, 2014) ; ainsi que les travaux du Collège des Bernardins). Certaines sociétés se sont d’ailleurs lancées dans l’application de ces propositions.
« Déclaration de performance extra-financière »
Par ailleurs, le législateur français n’est pas resté inerte : récemment encore, l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 et le décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 exigeaient des sociétés, cotées ou non mais au-delà de certains seuils, qu’elles intègrent dans leur rapport de gestion une « déclaration de performance extra-financière »....




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En  2017, le pays comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés sur son territoire, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016.
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Travailleurs détachés : les chiffres s’emballent en France

En  2017, le pays comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés sur son territoire, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h56
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Voilà une nouvelle série de statistiques susceptibles de relancer le débat sur le dumping social induit par la construction européenne. En 2017, la France comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés, hors transport routier, sur son territoire, un chiffre en très forte progression par rapport à 2016 : + 46 %, selon un « Bilan intermédiaire du plan national de lutte contre le travail illégal » (pour la période 2016-2018), dont Le Monde a pris connaissance. Le nombre de personnes envoyées par une entreprise étrangère pour une mission temporaire dans l’Hexagone ne s’est jamais hissé à un niveau aussi élevé ; pour mémoire, on en recensait un peu moins de 96 000, il y a dix ans.

Le document précise cependant que la nette augmentation, relevée depuis 2016, « est à prendre avec précaution » car elle coïncide avec la mise en place d’une nouvelle base de données – qui « permet d’enregistrer » davantage de déclarations de détachement. Auparavant, la collecte des informations était fondée « sur des remontées parfois incomplètes » des services déconcentrés du ministère du travail. De plus, un rapport remis en 2013 par le sénateur Eric Bocquet (PCF, Nord) avait constaté que « l’ampleur du détachement de travailleurs étrangers en France demeure délicate à évaluer », beaucoup des personnes concernées (« entre 220 000 et 300 000 ») n’étant pas déclarées.

Reste que cette forme d’emploi atteint des proportions non négligeables. Elle suscite de vives controverses, en particulier parce que la rémunération du travailleur relevant de ce statut est assujettie aux cotisations dues dans le pays d’envoi – et non à celles réclamées par la Sécurité sociale tricolore, qui sont souvent plus lourdes. D’où la critique, récurrente depuis l’élargissement de l’Union européenne aux pays d’Europe centrale et orientale, selon laquelle le détachement favorise l’importation d’une main-d’œuvre bon marché qui...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-9">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’Assemblée de Corse a adopté, tard dans la soirée de vendredi, une résolution proposée par le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

En Corse, les élus territoriaux LRM rappelés à l’ordre par Paris

L’Assemblée de Corse a adopté, tard dans la soirée de vendredi, une résolution proposée par le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h45
    |

            Patrick Roger








                        



   


L’Assemblée de Corse a adopté, tard dans la soirée du vendredi 2 février, une résolution proposée par le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, appelant le président de la République à « ouvrir avec les représentants élus de la Corse (…) un dialogue sans préalable ni tabou ». Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la venue sur l’île d’Emmanuel Macron, les 6 et 7 février.
Si les deux groupes de droite ont finalement décidé de ne pas s’y associer – à l’exception d’un élu du groupe La Corse dans la République –, la (demi) surprise est venue du soutien des six élus du groupe Andà per Dumane, dirigé par le maire macroniste de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, dont la liste avait été investie par La République en marche (LRM) aux dernières élections territoriales. La résolution a ainsi été adoptée par 48 voix contre 15.

        Lire aussi :
         

                En Corse, le chef de l’Etat va devoir dissiper le flou



« Document commun »
Elle porte essentiellement sur trois points. Tout d’abord, la demande « que la Corse fasse l’objet d’une mention spécifique dans la Constitution permettant de la doter d’un statut défini par référence à l’article 74 », qui régit le statut des collectivités d’outre-mer. La résolution porte également sur « l’application immédiate et sans restriction du droit au rapprochement de tous les prisonniers poursuivis ou condamnés pour des actes en relation avec la situation politique de la Corse ». Ainsi que « la reprise des discussions concernant les ressources, moyens et transferts de fiscalité de la collectivité de Corse ».
« La majorité [nationaliste] a accepté tous nos amendements. Nous avons convergé vers un document commun et nous l’avons voté car nous pensons qu’il va dans le bon sens », explique M. Orsucci, joint par Le Monde. Le délégué général de LRM, Christophe Castaner, a cependant estimé, dimanche sur RTL, que cette position n’était « pas celle de LRM ». « Il a dit qu’il prenait ses distances mais j’ai eu l’impression qu’il n’avait pas tout à fait lu la résolution », rétorque le maire de Bonifacio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La manifestation organisée samedi à Ajaccio n’a pas rassemblé au delà des rangs nationalistes.
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En Corse, le chef de l’Etat va devoir dissiper le flou

La manifestation organisée samedi à Ajaccio n’a pas rassemblé au delà des rangs nationalistes.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h51
    |

            Patrick Roger (Envoyé spécial à Ajaccio)








                        



                                


                            

Une manifestation, et après ? A la veille de l’arrivée d’Emmanuel Macron en Corse, mardi 6 février, pour un déplacement officiel de deux jours, la question demeure entière. Les dirigeants nationalistes de la collectivité unique ont voulu, samedi 3 février, s’appuyer sur la rue pour faire une démonstration de force à Ajaccio. Mauvaise pioche. Même s’ils ont réussi à mobiliser leurs sympathisants, ils ne sont pas parvenus à rassembler au-delà. Au risque de se placer eux-mêmes dans une situation inconfortable.
Les organisateurs ont beau revendiquer jusqu’à 25 000 manifestants, invoquer les conditions climatiques peu clémentes, la réalité est plus modeste. De 7 000 à 8 000 participants, selon nos propres estimations. Pas un échec, certes, mais pas non plus le raz de marée escompté. Ce qui ne manque pas, dès lors, d’interroger sur la stratégie mise en œuvre par l’alliance nationaliste élue à la tête de la nouvelle collectivité unique en décembre 2017.
Pourtant, quand le président du conseil exécutif, l’autonomiste Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, ont pris leurs fonctions, le 2 janvier, l’un comme l’autre affirmaient avoir conscience que le vote qui les avait portés aux responsabilités allait bien au-delà d’un simple vote de conviction. « La lucidité politique et l’honnêteté intellectuelle commandent de dire clairement que tous les électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages ne partagent pas nos convictions, soulignait M. Simeoni lors de son investiture. Ce résultat nous honore. Nous en sommes fiers, évidemment, mais nous le recevons également avec humilité, car nous savons que le plus difficile reste à faire. Le score historique que nous venons de réaliser nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits. »
Les 56,5 % de suffrages qui s’étaient alors portés sur la liste Pè a Corsica qu’il conduisait étaient en effet loin d’être acquis à la cause nationaliste....




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-11">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, explique dans une tribune au « Monde » qu’il faut concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le profit. Il préconise d’inscrire dans le code civil une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise.
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« Une meilleure prise en compte de l’intérêt général peut être un avantage concurrentiel majeur »

Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, explique dans une tribune au « Monde » qu’il faut concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le profit. Il préconise d’inscrire dans le code civil une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h07
    |

Pascal Demurger (Directeur général de la MAIF)







                        



                                


                            

Tribune. A quoi sert l’entreprise et qui doit-elle prioritairement servir ? La question se pose aujourd’hui avec une acuité nouvelle. Nos clients demandent plus de transparence et des engagements clairs, nos collaborateurs désirent partager le sens et être mieux associés aux choix les concernant, notre jeunesse veut se sentir utile et contribuer à améliorer la vie des gens. Mais, sommée par ailleurs d’être encore plus performante et rentable, l’entreprise semble prisonnière d’une injonction de plus en plus contradictoire.
Dans le cadre du futur projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), le gouvernement envisage d’inscrire l’intérêt de ces parties prenantes aux côtés du seul intérêt des associés dans la définition de l’objet social de l’entreprise. Les réactions d’une large partie du patronat ont été prudentes, quand elles n’étaient pas ouvertement hostiles. La prise en compte de l’intérêt général serait un nouveau boulet réglementaire dans la lutte acharnée que mènent nos entreprises face à leurs concurrentes étrangères.

Nous savons, pourtant, que nous ne nous imposerons pas durablement dans la compétition internationale par la seule stratégie du moins-disant. Il y aura toujours un pays prêt à offrir un taux d’imposition plus faible, une main-d’œuvre plus corvéable ou un environnement réglementaire plus laxiste. Au contraire, une meilleure prise en compte de l’intérêt général peut devenir un facteur de différenciation et s’imposer demain comme un avantage concurrentiel majeur pour notre économie.
Une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise
Pour cela, nous devons changer de paradigme en matière de responsabilité sociétale des entreprises : le sujet n’est plus de faire du profit pour pouvoir réinvestir dans des actions à impact positif, mais bien de concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-12">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ En quarante-cinq minutes, et avec un seul demi, le patron des patrons a versé dans le lyrisme pour parler de travail et de ces entrepreneurs, véritables Christophe Colomb d’aujourd’hui selon lui.
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Un apéro avec Pierre Gattaz : « Dans libéralisme, il y a liberté »


                      En quarante-cinq minutes, et avec un seul demi, le patron des patrons a versé dans le lyrisme pour parler de travail et de ces entrepreneurs, véritables Christophe Colomb d’aujourd’hui selon lui.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h09
    |

            Henri Seckel








                              

                        

Pierre Gattaz. Ne me demandez pas pourquoi. J’aurais pu trinquer avec quelqu’un d’autre, la liste des invités potentiels n’avait de limites que mes souhaits, et leur disponibilité. Zinédine Zidane ? Robert Badinter ? Vimala Pons ? Michel Houellebecq ? Orelsan ? Jacques Tardi ? Eva Joly ? Non, Pierre Gattaz. Je suppose que j’ai eu envie de prendre l’apéro avec Pierre Gattaz, car Pierre ­Gattaz est précisément la dernière personne avec qui j’avais spontanément envie de prendre l’apéro. J’ai pour le président du Medef la fascination qu’on a pour les antipodes. L’esprit d’entreprise est une contrée qui m’est exotique, le monde du travail, une planète vaguement hostile, et aussi l’idée m’effleure souvent que mon métier me vole ma vie.
En allant à la rencontre du patron des patrons, j’espérais secrètement que l’apéro dégénère en une tôle monumentale et qu’au moment de lever le camp de son rade fétiche, sur les coups de 6 heures du matin, un Pierre Gattaz débraillé, en sueur et la mèche hirsute, après avoir englouti cul sec son quatorzième whisky de la soirée, passe enfin aux aveux : « Tu sais, Henri, moi aussi je trouve qu’on perd sa vie à la gagner. »
Sympa, drôle, presque cool
L’apéro ne s’est pas passé comme ça. Il a eu lieu de 19 heures à 19 h 45. Pierre Gattaz m’a emmené dans un restaurant où il n’avait jamais mis les pieds (Le Petit Caillou, Paris 7e, non loin du Medef) et où il avait rameuté plus de conseillers en communication (deux, alias ses « doudous ») qu’il n’a commandé de demis (un, difficilement englouti). Pierre Gattaz est sympa. Pierre Gattaz est bavard. Pierre Gattaz a de l’humour. Pierre Gattaz est presque cool : cravate bazardée d’entrée de jeu. Mais Pierre Gattaz n’a pas fini débraillé. Et il ne trouve pas du tout qu’on perd sa vie à la gagner.
La tentative de dialogue autour d’une planche de charcuterie (engloutie, elle, sans difficulté majeure) a rapidement viré au cours magistral sur les bienfaits...




<article-nb="2018/02/05/19-13">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % fait de ce support un outil attractif pour diversifier ses investissements.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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Bourse : la « flat tax » redonne de l’intérêt au compte-titres

Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % fait de ce support un outil attractif pour diversifier ses investissements.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 13h24
    |

            Jérôme Porier








                        



                                


                            

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ou « flat tax » bouleverse la fiscalité du capital. Depuis le 1er janvier 2018, cette taxe de 30 % regroupant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux ­s’applique à tous les revenus du ­patrimoine (intérêts, dividendes, plus-values de cession mobilières).
Détenir des actions ou des parts de fonds ou de sicav par un compte-titres est désormais beaucoup plus ­attrayant. Auparavant, sur ce type de compte, les revenus des contribuables situés dans la dernière tranche marginale d’imposition (45 %) étaient taxés à plus de 60 % (avec les prélèvements sociaux de 15,5 %). La « flat tax » va leur permettre de redescendre à un taux global de 30 %. Les personnes imposées dans les tranches marginales supérieures (30 %, 41 % ou 45 %) seront donc les grandes bénéficiaires de la réforme. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est d’autant plus intéressant pour elles que les valeurs mobilières représentent une grande part du patrimoine des contribuables les plus aisés.
« En outre, ils restent libres : le PFU est une option que le contribuable peut ou non choisir », précise ­Stéphane Absolu, directeur du pôle d’expertise patrimoniale chez Cyrus Conseil. Ceux qui le désirent pourront continuer à être taxés à la tranche marginale d’imposition de leur impôt sur le revenu pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018. ­Attention cependant, lorsque le ­contribuable opte pour le PU, il n’a plus droit aux abattements pour durée de détention pour les plus-values, ni à l’abattement forfaitaire de 40 % pour les dividendes. « Mais la suppression n’est pas rétroactive, insiste Valérie Bentz, responsable du département des études patrimoniales de l’Union financière de France. Cela signifie que ceux qui bénéficiaient d’abattements au 1er janvier 2018 vont les conserver. »
Droits de garde négociés
Enfin, il faut souligner que le compte-titres a un avantage sur l’assurance-vie :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Ministre de l’intérieur lors de l’assassinat du préfet Erignac, Jean-Pierre Chevènement se montre hostile à la quasi-totalité des demandes des actuels dirigeants corses.
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Jean-Pierre Chevènement : « La victoire des nationalistes couronne quatre décennies de reculades de la droite et de la gauche »

Ministre de l’intérieur lors de l’assassinat du préfet Erignac, Jean-Pierre Chevènement se montre hostile à la quasi-totalité des demandes des actuels dirigeants corses.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h59
    |

            Gaïdz Minassian et 
Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Longtemps membre du Parti socialiste, Jean-Pierre Chevènement, 78 ans, a été l’une des figures marquantes de la gauche après la victoire de François Mitterrand en 1981. Plusieurs fois membre d’un gouvernement, il est notamment le ministre de l’intérieur, de juin 1997 à août 2000, de Lionel Jospin, sous la présidence de Jacques Chirac. C’est sous ce gouvernement qu’a été assassiné, à Ajaccio, le préfet Erignac. Aujourd’hui, Jean-Pierre Chevènement, souvent présenté comme jacobin et souverainiste, préside la Fondation Res Publica.
Qu’attendez-vous de la visite sur l’île d’Emmanuel Macron, les 6 et 7 février ?
La visite en Corse du président de la République répond d’abord, me semble-t-il, au souci justifié de rendre hommage à la mémoire du préfet Erignac, lâchement assassiné par un commando nationaliste dans la nuit du 6 février 1998. Assassinat dont nul n’a perdu le souvenir, perpétré contre un homme qui refusait toute protection, alors qu’il symbolisait l’Etat dans l’île. A l’époque, une majorité de Corses avaient désapprouvé ce crime.
Aujourd’hui, les nationalistes appellent à manifester dans la rue à l’occasion de la venue du président de la République en Corse. Cet appel, particulièrement déplacé eu égard aux circonstances, est révélateur d’une méthode qui, depuis le début, c’est-à-dire depuis la fin des années 1970, n’a pas changé : exercer la pression maximale sur les autorités de la République pour les amener à reculer.
Que vous inspire la victoire des nationalistes en décembre 2017 et comment jugez-vous leur attitude depuis lors ?
La victoire des nationalistes en décembre 2017 couronne quatre décennies de reculades de la droite et de la gauche, des élus locaux (tels José Rossi et Paul Giacobbi, qui n’ont jamais hésité à s’allier aux nationalistes pour se faire élire), mais aussi des gouvernements. Ainsi, le statut de collectivité unique, faisant disparaître les deux départements, véritable...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président de l’Assemblée de Corse plaide pour un dialogue sans « tabou » avec Paris et insiste pour « lever le verrou constitutionnel », avant la visite, mardi 6 et mercredi 7 février, d’Emmanuel Macron sur l’île.
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Jean-Guy Talamoni : « Une chance unique de résoudre la question corse »

Dans une tribune au « Monde », le président de l’Assemblée de Corse plaide pour un dialogue sans « tabou » avec Paris et insiste pour « lever le verrou constitutionnel », avant la visite, mardi 6 et mercredi 7 février, d’Emmanuel Macron sur l’île.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 07h08
    |

Jean-Guy Talamoni (président de l’Assemblée de Corse)







                        



                                


                            

Tribune. « Le vrai, le seul problème est là : celui du refus de voir cette situation se dégrader au point de mettre en péril de mort une communauté originale, spécifique et qui avait résisté durant des siècles à tous les assauts. Résoudre ce problème difficile, c’est résoudre la question corse. » Pour n’avoir entendu ni cet avertissement prononcé par Nicolas Alfonsi devant l’Assemblée nationale le 3 avril 1975, ni bien d’autres ayant été formulés à l’époque, les autorités parisiennes ont contribué à ouvrir un cycle conflictuel de quatre décennies : au mois d’août 1975 éclatait l’affaire d’Aléria, et un an plus tard naissait le Front de libération nationale de la Corse (FLNC).
Le député Alfonsi poursuivra pour sa part sa carrière politique et fera bientôt volte-face pour devenir l’un des plus farouches adversaires des nationalistes. En 2014, presque quarante ans plus tard, il reconnaîtra loyalement la défaite de son camp en déclarant que les nationalistes avaient « gagné la bataille des idées ». La même année, le FLNC annoncera sa sortie de la clandestinité et, en décembre 2015, les deux courants du nationalisme – autonomiste et indépendantiste –, désormais unis sous la bannière Per a Corsica (« Pour la Corse »), accéderont aux responsabilités territoriales. En 2017, les élections législatives donneront lieu à une large victoire des nationalistes, avec trois députés sur quatre pour la coalition Per a Corsica. Enfin, en décembre 2017, de nouvelles élections territoriales constitueront un véritable raz-de-marée, assurant aux nationalistes une majorité de 56 % des suffrages exprimés.
« Le message des Corses est clair. Ils ont voté – à la majorité absolue – pour une liste entièrement composée de nationalistes »
Voilà les faits, brièvement résumés. Pour les responsables parisiens, ces quatre décennies – et singulièrement les évolutions de ces dernières années – semblent constituer une énigme. Ils auraient certainement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’ancien premier secrétaire du PS tire un bilan sévère du quinquennat Hollande et estime que « la gauche doit en finir avec le jacobinisme »
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Cambadélis : « La dégénérescence des socialistes les a amenés à abandonner les exclus »

Dans un entretien au « Monde », l’ancien premier secrétaire du PS tire un bilan sévère du quinquennat Hollande et estime que « la gauche doit en finir avec le jacobinisme »



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h48
    |

            Françoise Fressoz et 
Abel Mestre








                        



                                


                            
Il se définit comme un « vieux sage ». Jean-Christophe Cambadélis l’assure : depuis qu’il a quitté, à l’été 2017, le poste de premier secrétaire du Parti socialiste, il ne s’occupe plus des batailles de Solférino. Il préfère se replonger dans les écrits de François Mitterrand et puiser dans l’affrontement de ce dernier face au général de Gaulle des éléments pour proposer une solution de survie à la gauche sociale-démocrate désemparée face à Emmanuel Macron.
Depuis l’échec de François Hollande, le vice-président du Parti socialiste européen écrit beaucoup. Un premier livre, paru en septembre 2017, revenait sur la responsabilité des uns et des autres dans la débâcle de la présidentielle (Chronique d’une débâcle. 2012-2017, L’Archipel, 2017). Aujourd’hui, M. Cambadélis esquisse un projet global dans l’espoir de transcender les clivages et d’éviter la guerre des gauches. C’est l’objet de son essai La gauche de demain sera girondine (Fondation Jean-Jaurès, 80 pages, 6 euros), dans lequel il prône une décentralisation accrue en se revendiquant plus que jamais progressiste.
Un score d’à peine 3 % dans le territoire de Belfort et d’à peine 7 % dans le Val-d’Oise lors des deux élections législatives partielles qui viennent de se dérouler, le Parti socialiste est-il mort ?
Comme vous y allez ! Non, le Parti socialiste n’est pas mort, du moins en tant que structure. La fonte des militants est stoppée, il reste la première formation de gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat. Hormis Gérard Collomb et Jean-Yves Le Drian, les grands élus ne l’ont pas quitté et son autonomie financière est assurée jusqu’à la prochaine élection présidentielle, au prix d’un double sacrifice : la vente de son siège et un plan social sans précédent. Mais si la structure demeure, le Parti socialiste est nu, il n’a plus de doctrine.
Quatre candidats se disputent malgré tout votre succession. Cela ne vous fait-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le magazine « Capital » a publié en décembre 2017 un classement des députés, du plus au moins actif, qualifiant les élus de la majorité de « cancres ». « Ces classements donnent la prime aux bavards », a défendu leur président de groupe, Richard Ferrand.
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Les députés macronistes s’indignent des classements de parlementaires

Le magazine « Capital » a publié en décembre 2017 un classement des députés, du plus au moins actif, qualifiant les élus de la majorité de « cancres ». « Ces classements donnent la prime aux bavards », a défendu leur président de groupe, Richard Ferrand.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h36
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
Les députés de La République en marche (LRM) se réjouissaient tant à l’approche des vacances de Noël. Après quelques mois de vie parlementaire, ils étaient « épuisés », « débordés ». Une pause était la bienvenue, jusqu’à ce qu’un article de presse ne vienne leur gâcher les fêtes. Le 21 décembre 2017, le magazine Capital publiait un classement des députés, du plus au moins actif, et qualifiait les élus de la majorité de « cancres de l’Assemblée ».
Ce n’est pas la première fois qu’un tel classement est publié, ni qu’il fait polémique. Capital s’est appuyé sur les données mises à disposition sur le site NosDéputés.fr, créé par l’association Regards citoyens, qui milite pour la transparence de la vie publique. Le site Internet recense toutes les données disponibles sur l’activité des députés, de leurs prises de parole au dépôt d’amendements. Il s’interdit toutefois de réaliser le moindre classement en compilant ces données. « Le travail parlementaire est beaucoup plus complexe que cela », explique Benjamin Ooghe-Tabanou, de Regards citoyens.
Capital, en revanche, a décidé de croiser tous ces critères pour hiérarchiser les parlementaires, donnant notamment une prime au dépôt d’amendement. Le député LRM Joël Giraud figure ainsi en tête du classement, de même que l’ensemble des chefs de file de chaque groupe parlementaire sur les questions budgétaires. Rien d’anormal : elles ont occupé l’essentiel du temps législatif depuis la rentrée. Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à le mettre en avant, comme le député LRM Olivier Véran, se félicitant, dans un billet publié le 23 décembre 2017 sur son site, de figurer « dans le top 10 des députés les plus actifs ».
« On peut juger sur cinq ans, même sur une année, mais pas sur à peine six mois d’exercice », critique toutefois François de Rugy, le président de l’Assemblée. Les députés, tout bord confondu, se sont majoritairement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les baisses de cotisations de janvier ne suffisent pas à atténuer les doutes des Français, touchés par la hausse du prix du diesel et de la CSG, alors que la croissance revient.
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Les polémiques sur le pouvoir d’achat perturbent l’agenda du gouvernement

Les baisses de cotisations de janvier ne suffisent pas à atténuer les doutes des Français, touchés par la hausse du prix du diesel et de la CSG, alors que la croissance revient.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h35
    |

            Alexandre Lemarié et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
C’est une petite musique qui a légèrement changé. Comme une variation de tonalité discrète, mais bien présente. Il y a encore quelques semaines, l’exécutif l’assurait en chœur : dès la fin du mois de janvier, les Français – et en premier lieu les salariés du privé – allaient pouvoir constater, à travers la hausse de leur salaire net, qu’Emmanuel Macron et son gouvernement font tout pour que « le travail paie ». La première partie des baisses des cotisations chômage et maladie, en faisant plus que compenser la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), allait leur donner la preuve concrète que l’exécutif se préoccupait tout autant du quotidien de ses concitoyens que de la redynamisation de l’économie et du soutien aux entreprises.
En ce début février, la mélodie a évolué. Au sein de l’exécutif, on met soudain le sujet en sourdine. « Après des années où on leur a parlé de hausse du pouvoir d’achat sans forcément de résultats, il est normal que les Français aient encore du mal à nous croire. Notre discours prendra probablement toute l’année 2018 à infuser », explique-t-on dans les couloirs de Bercy.

Au cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, le message est clair :
« On ne travaille pas sur le pouvoir d’achat, qui peut dépendre de votre consommation de tabac, de diesel, ou du smartphone que vous achetez. Ce que nous assumons, c’est que 21 millions de Français ont vu leur salaire net augmenter fin janvier. » 
Si l’exécutif semble aussi chatouilleux sur le sujet, c’est que, depuis le début de l’année, les annonces du gouvernement « n’impriment pas ou peu », constatent plusieurs députés La République en marche (LRM), dépités. « Les gens entendent surtout les augmentations de la CSG, de l’essence, du tabac ou des timbres », se désole l’un d’eux.
Les riches restent les grands gagnants
Bercy avait pourtant mis le paquet : distribution d’un « livret du pouvoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a qualifié cette double victoire de « désaveu » pour le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.
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Législatives partielles : deux candidats LR l’emportent dans le Val-d’Oise et à Belfort

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a qualifié cette double victoire de « désaveu » pour le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 20h25
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 06h36
   





                        



   


C’est une victoire pour Les Républicains (LR) et un camouflet pour La République en marche (LRM). Le parti de Laurent Wauquiez a annoncé, dimanche 4 février, une double victoire dans le Val-d’Oise et à Belfort après avoir remporté le second tour des élections législatives partielles.
Ian Boucard (Les Républicains), dont l’élection avait été invalidée en décembre, a été élu, en début de soirée, député de la 1re circonscription de Belfort avec 58,93 % des voix au second tour face au candidat MoDem-LRM Christophe Grudler (41,07 %), a fait savoir la préfecture. Le parti a ensuite annoncé avec 51,45 % des voix, la victoire d’Antoine Savignat dans le Val-d’Oise, face à la concurrente LRM, Isabelle Muller-Quoy (48,55 %).
Ce second tour est encore marqué par une participation très faible : 28,91 % à Belfort, contre 45,25 % en juin 2017. Et à peine 19,09 % dans le Val d’Oise, deux fois moins que l’an dernier.
Dans un communiqué, Laurent Wauquiez, le président de LR, a salué un « message clair » et un « désaveu » adressés par « la France du réel » à Emmanuel Macron et au gouvernement. « Les victoires de ce soir marquent une étape importante dans le renouvellement et la reconquête menés par notre famille politique », a-t-il ajouté.
Cette élection apparaissait pour nombre d’observateurs comme un premier test pour le pouvoir en marche, près de neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron.
Ian Boucard (LR) remporte le scrutin à Belfort
C’est une « belle victoire pour notre famille politique, non Les Républicains ne sont pas morts », a réagi plus tôt Ian Boucard. « Les Terrifortains ont dit non à la hausse de la CSG, non à la hausse du [prix du] carburant », a-t-il poursuivi, soulignant que cette élection relevait d’un « enjeu national ».
Ian Boucard, 29 ans, suppléé par Damien Meslot, ancien député et actuel maire de Belfort, avait terminé, aux élections législatives de 2017, en tête au premier tour, recueillant 39 % des voix, soit 12 points de plus que son adversaire centriste Christophe Grudler (26,7 %). Au deuxième tour, le candidat LR avait remporté le scrutin avec seulement 279 voix.
Mais l’élection avait été annulée le 8 décembre par le Conseil constitutionnel, à la suite d’une requête du candidat centriste. Le Conseil a considéré que le candidat de la droite avait fait distribuer, en fin de campagne, deux faux tracts de La France insoumise et du Front national qui appelaient à voter pour lui au second tour.

        Lire aussi :
         

                A Belfort, le FN et les Patriotes sortent perdants des législatives partielles



Isabelle Muller-Quoy (LRM) perd dans le Val-d’Oise
Dans le Val d’Oise, le succès du candidat LR, Antoine Savignat, face à sa rivale LRM Isabelle Muller-Quoy – qui avait pris en juin la circonscription à la droite, mais dont l’élection avait été invalidée en raison de l’inéligibilité de son suppléant – était plus inattendu.
« Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du Val d’Oise urbain et rural », a d’ailleurs tweeté, dimanche, la présidente LR d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, félicitant M. Savignat de sa « belle performance ».

Bravo @antoine7595 Savignat ! Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du… https://t.co/NBbNZdJ3fB— vpecresse (@Valérie Pécresse)


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Au premier tour, marqué par une très faible participation, Mme Muller-Quoy était arrivée en tête (29,28 %) devant M. Savignat (23,67 %).
Le premier ministre, Edouard Philippe, et le délégué général de LRM, Christophe Castaner, étaient venus soutenir jeudi soir la candidate dans son duel serré, lors d’un meeting où M. Philippe a ironisé sur son ex-parti, désormais dirigé par Laurent Wauquiez, sans que cela suffise à assurer à la candidate une victoire.
En juin 2017, cette « marcheuse » avait été élue au second tour par 54,23 % contre 45,77 % à Antoine Savignat, l’abstention avoisinant alors 60 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le président du conseil exécutif de Corse est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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