<FILE-date="2018/02/05/19">

<article-nb="2018/02/05/19-1">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Selon les résultats d’une étude, parus dans la revue « Science » vendredi 2 février, les ours polaires de la mer de Beaufort, au nord de l’Alaska, dépensent plus d’énergie qu’ils n’en stockent.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/02/05/19-2">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’animal s’est enfui, il y a plus d’un mois, dans un bois. 50 000 euros auraient été réunis sur Internet pour lui assurer une retraite paisible.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Vague de solidarité aux Pays-Bas pour sauver la vache rebelle qui a refusé l’abattoir

L’animal s’est enfui, il y a plus d’un mois, dans un bois. 50 000 euros auraient été réunis sur Internet pour lui assurer une retraite paisible.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h03
   





                        


Face à une fin programmée, Hermien a refusé la fatalité. Cette force surnaturelle contre laquelle beaucoup pensent ne rien pouvoir faire. Un jour de décembre, tel un pied de nez à son triste destin, la vache limousine s’est évadée pour échapper à l’abattoir. Depuis plus d’un mois, elle se sait traquée. C’est pourquoi elle s’est réfugiée dans un bois, situé dans l’est des Pays-Bas.
Son histoire aurait pu, comme d’autres, émouvoir quelques internautes sans susciter davantage de réactions. Mais c’est une vague de compassion qui a déferlé sur les réseaux sociaux. A tel point qu’un parti politique (le Parti pour les animaux) a lancé, à la fin de janvier, une campagne de financement participatif. Depuis, des milliers de Néerlandais se sont cotisés pour offrir à cette vache, à la robe rougeâtre, une paisible retraite dans un refuge accueillant des bovins qui, comme elle, ont réussi à échapper à l’abattoir, et d’autres qui ont été maltraités. Le mouvement de solidarité aurait permis de récolter 50 000 euros, selon le quotidien néerlandais AD.
« Hermien se bat pour sa vie et nous allons l’aider », a promis la députée Esther Ouwehand. D’autant qu’« elle nous rappelle une leçon importante : aucun animal ne veut être envoyé à l’abattoir ». Sur Twitter, les mots-clés #JesuisHermien, #GoHermien, #Mekoe (« Moi vache », en français, en référence au célèbre #MeToo) ont été créés pour sauver la vache rebelle. Même la famille royale a apporté son soutien : « Nous devons sauver la vache Hermien », « achetons-la ensemble pour lui offrir la liberté », a tweeté Pieter van Vollenhoven, beau-fils de l’ancienne reine Beatrix.

We launched a successful 'cowfunding' campaign to save #Hermien,a #rebel #cow. MP @estherouwehand :“Hermien is figh… https://t.co/D1GP39BLs8— Party4Animals (@PartyfortheAnimals)


require(["twitter/widgets"]);

« Très stressée et craintive »
Mais pour que l’histoire soit vraiment digne d’être adaptée par Walt Disney ou tout autre studio de dessins animés, il faudrait d’abord que les autorités néerlandaises parviennent à retrouver Hermien. Depuis huit semaines, la vache, âgée de trois ans et demi, se cache la journée et se rend, chaque nuit, dans des étables pour se nourrir, sans que personne ait réussi à l’attraper.
« Je ne peux pas l’approcher et lui tirer dessus pour l’endormir. Elle est très stressée et craintive, elle pourrait prendre peur et traverser l’autoroute », a expliqué à l’AFP le vétérinaire Edo Hamersma. Seule solution, selon lui, « la laisser tranquille », et « attendre les beaux jours », quand les troupeaux sortent de nouveau dans les prés. « Elle devrait alors se rapprocher des siens », veut-il croire.
Fondé en 2002, le Parti pour les animaux a déjà réussi à sauver d’autres bovins. Il y eut d’abord, en 2006, Bikkel, un taureau jeté dans une ferme à veaux après une courte carrière dans un zoo. Puis Sjoerdje, qui, comme Hermien, réussit à échapper à l’abattoir. Il reste, en revanche, un élément à élucider dans l’affaire qui nous occupe : qu’est devenue l’autre vache qui s’est enfuie avec Hermien et qui a été capturée ? Personne ne semble s’y intéresser.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-3">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ A nouveau bloquée depuis quelques jours, la « route des chicanes » a été dégagée par la gendarmerie, afin de permettre la reprise des travaux de réfection.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : reprise du défrichage de la route traversant la zone

A nouveau bloquée depuis quelques jours, la « route des chicanes » a été dégagée par la gendarmerie, afin de permettre la reprise des travaux de réfection.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 13h09
   





                        



   


Cette portion de macadam de 5 kilomètres, surnommée la « route des chicanes », n’était plus occupée depuis l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes par le gouvernement. Jeudi, une minorité d’opposants avaient décidé de la réoccuper pour bloquer les travaux de remise en état, mais la réfection a pu reprendre lundi 5 février, sous protection de la gendarmerie.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »



De nombreuses estafettes étaient positionnées dès le début de la matinée au niveau du carrefour des Ardillières, à Notre-Dame-des-Landes, pour permettre le passage des voitures du département, et celui des engins de chantier, protégés de part et d’autre. Les agents du conseil départemental de Loire-Atlantique ont pu reprendre le débroussaillage et l’élagage de cette portion de la route départementale 281.
Quelques images de notre correspondant à Nantes :

#NDDL Carrefour des Ardillières ce lundi matin. Nombreux gendarmes pour assurer opération de défrichage RD 281 https://t.co/aisMfp72G5— yangauchard (@Yan Gauchard)


require(["twitter/widgets"]);

Un dispositif « maintenu aussi longtemps que nécessaire »
« Ce dispositif a pour unique mission de permettre la reprise des travaux de remise en état de la départementale », a déclaré à la presse sur place Johann Mougenot, directeur de cabinet de la préfète de Loire-Atlantique. « Un petit groupe d’individus s’y étaient opposés par des menaces verbales et par une opposition physique aussi », a-t-il précisé. « L’Etat joue son rôle, qui est de permettre à ces travaux de se dérouler en toute sécurité, aujourd’hui et les jours suivants. […] Le dispositif sera maintenu autant de temps que nécessaire », a indiqué M. Mougenot.
Le dégagement de cet axe avait été exigé par le gouvernement lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions portant sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole. Dans un geste d’apaisement, La route avait été déblayée par les opposants eux-mêmes.

        Lire aussi :
         

                Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement



Les services de l’Etat ont estimé à environ 600 000 euros le montant des travaux de réfection de la route, qui doivent durer plusieurs semaines. Cette route de 4,5 kilomètres, allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes, était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre). Jusqu’à son déblaiement par les opposants, elle est restée « gardée » presque en permanence par des militants postés dans des cabanes et sur des miradors. Le département de Loire-Atlantique l’avait interdite à la circulation depuis novembre 2012.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-4">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’épisode va toucher des départements de l’Est au Centre en passant par les Pays de la Loire et l’Ile-de-France, où le plan grand froid a été déclenché par la préfecture.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Quarante-deux départements en vigilance orange neige et verglas

L’épisode va toucher des départements de l’Est au Centre en passant par les Pays de la Loire et l’Ile-de-France, où le plan grand froid a été déclenché par la préfecture.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h20
   





                        



   


Quarante-deux départements du centre-est de la France ont été placés en vigilance orange pour neige et verglas, a annoncé, lundi 5 février, Météo France, qui maintient par ailleurs sept départements en vigilance orange crues dans le bassin de la Seine.
Début de suivi pour : Ardennes (8), Aube (10), Cher (18), Eure-et-Loir (28), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Loir-et-Cher (41), Loire-Atlantique (44), Loiret (45), Maine-et-Loire (49), Marne (51), Haute-Marne (52), Mayenne (53), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Orne (61), Sarthe (72), Paris et petite couronne (75-92-93-94), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Deux-Sèvres (79), Vendée (85), Vienne (86), Vosges (88), Yonne (89), Essonne (91) et Val-d’Oise (95).Maintien de suivi pour : Allier (3), Aveyron (12), Cantal (15), Corrèze (19), Creuse (23), Loire (42), Haute-Loire (43), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Saône-et-Loire (71) et Haute-Vienne (87).
Plan grand froid en Ile-de-France
« La perturbation neigeuse va continuer d’intéresser les départements du Massif central et de la Bourgogne jusqu’en milieu de nuit », prévoit Météo France, dans son dernier bulletin.
L’épisode neigeux persistera jusqu’en soirée et début de nuit dans les départements les plus septentrionaux. Les quantités attendues sont de l’ordre de 2 à 5 cm en plaine, avec localement 10 cm. En montagne, elles pourront atteindre 10 à 20 cm au-dessus de 500 m, 20 à 30, au-dessus de 1 000 m.
Cet épisode neigeux devrait être notable, en particulier mardi, autour d’un axe allant des Pays de la Loire aux Ardennes en passant par l’Ile-de-France. « Ce sera une vraie incursion de l’hiver, avec la rencontre d’un air froid venu des pays scandinaves et d’une perturbation remontant du sud », a expliqué le prévisionniste Sébastien Léas.
Les températures très froides attendues ont poussé le préfet de la région Ile-de-France à déclencher le plan grand froid dans les huit départements d’Ile-de-France.

[#communiqué] Le plan #GrandFroid sera déclenché en #IDF et à #Paris lundi 5 février. 662 places supplémentaires so… https://t.co/6tzbKOSbCO— Prefet75_IDF (@Préfet d'Île-de-France, préfet de Paris)


require(["twitter/widgets"]);

L’alerte grand froid a également été activée dans quatorze autres départements (l’Ardèche, le Cantal, la Loire, le Rhône, l’Yonne, les Côtes d’Armor, le Nord, l’Oise, la Manche, la Seine-Maritime, la Charente, la Charente-Maritime, la Vienne et l’Aveyron).
Ce déclenchement entraîne l’ouverture d’un millier de places d’hébergement d’urgence, en plus des 13 000 déjà en place pour l’hiver : 649 places supplémentaires en Ile-de-France, dont 238 à Paris, et 409 dans les autres départements concernés, déclare le ministère de la cohésion des territoires. « Notre combat est de faire le maximum pour garantir un toit aux plus démunis. Nous devons redoubler d’efforts avec l’arrivée des vagues de froid cette semaine », a déclaré le ministre Jacques Mézard.
Conditions de circulation difficiles
La neige sera présente mardi dans la matinée du Poitou à l’Ile-de-France jusqu’au Nord-Est ainsi que sur le Limousin et l’Auvergne. Du plateau lorrain à la Champagne, des pluies verglaçantes seront possibles en fin de nuit et seront remplacées par un peu de neige, rendant les routes glissantes.
La neige persistera en journée et tiendra au sol avec jusqu’à 3 à 5 cm dans la région parisienne et dans le sud des Hauts-de-France. Des Pays de la Loire au Limousin, les cumuls pourront atteindre 5 à 10 cm, localement 20 cm, provoquant des conditions de circulation délicates.
La perturbation a commencé à affecter dès lundi le Centre-Est et le Massif central. Il s’agit d’un phénomène « non exceptionnel mais suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles », selon le bulletin national de Météo France.

Plusieurs épisodes de #neige tenant en plaine en ce début de semaine, remontant de la vallée du Rhône vers le nord-… https://t.co/uc6mndhmrd— VigiMeteoFrance (@VigiMétéoFrance)


require(["twitter/widgets"]);


Tendance à la décrue
Dans un bulletin diffusé lundi 5 février dans l’après-midi, Vigicrues, l’organisme de surveillance du niveau des cours d’eau, estime que « la tendance générale est à la décrue, mais des débordements dommageables sont toujours en cours, justifiant le maintien en vigilance orange des boucles de la Seine et de la Marne aval ».
Après presque deux semaines de surveillance, Paris n’était plus placé lundi en vigilance orange inondations, la Seine ayant largement entamé sa décrue dans la capitale





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-5">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’Américain Esmond Martin concentrait son attention sur la partie demande du commerce illégal d’ivoire, étudiant en particulier le marché asiatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Un expert du trafic d’ivoire assassiné au Kenya

L’Américain Esmond Martin concentrait son attention sur la partie demande du commerce illégal d’ivoire, étudiant en particulier le marché asiatique.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 14h21
   





                        



   


Un expert de réputation mondiale sur le trafic d’ivoire a été tué à son domicile à Nairobi, au Kenya, a annoncé lundi 5 février la police locale. Esmond Martin, 75 ans, a été poignardé dimanche soir dans sa maison de Karen, une banlieue chic de la capitale. « Une enquête a été ouverte, mais aucun suspect n’a été arrêté jusqu’ici », a déclaré le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome.
M. Martin, un citoyen américain qui vivait depuis des décennies au Kenya, concentrait son attention sur la partie demande du commerce illégal d’ivoire, étudiant en particulier le marché asiatique, en Chine, à Hongkong, au Vietnam, au Laos, mais aussi les acheteurs au Congo ou aux Etats-Unis. L’expert travaillait sur un nouveau rapport touchant au rôle croissant de la Birmanie dans le trafic illégal d’animaux sauvages quand il a été tué.

        Lire aussi :
         

                Première destination pour le trafic, la Chine bannit tout commerce de l’ivoire



Ses enquêtes ont contribué à la décision l’an passé de la Chine de fermer son marché légal de l’ivoire, selon Paula Kahumbu, la directrice de Wildlife Direct, une organisation de protection des animaux.
Le braconnage aurait coûté la vie à 110 000 éléphants lors de la décennie écoulée, des organisations criminelles transnationales ayant pris en main le trafic d’ivoire. Les chiffres les plus récents, pour 2016, montrent que le commerce illégal d’ivoire continue à être florissant, avec un nombre record de saisies malgré un déclin du braconnage.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-6">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’agriculture, en grande partie responsable de la pollution aux nitrates dans la région, a amélioré ses pratiques depuis vingt ans.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Qualité de l’eau en Bretagne : une lente reconquête

L’agriculture, en grande partie responsable de la pollution aux nitrates dans la région, a amélioré ses pratiques depuis vingt ans.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 16h11
    |

                            Nicolas Legendre (Rennes, correspondance)








                        



                                


                            

« Notre objectif est d’éradiquer les algues vertes. » Ainsi s’est exprimé Thierry Burlot, vice-président du conseil régional de Bretagne chargé de l’environnement, le 24 janvier, à Bruz (Ille-et-Vilaine). Ce jour-là, l’élu socialiste entérinait un nouveau plan de lutte contre la prolifération des fameuses algues. Un phénomène qui ne concernerait, selon les autorités, « que » 5 % du littoral breton, mais qui symbolise une problématique devenue majeure : la dégradation de la qualité de l’eau dans la région.
Il y a encore vingt ans, le volontarisme affiché par M. Burlot aurait pu susciter des sarcasmes. La bataille pour la protection des milieux aquatiques n’en était qu’à ses prémices. L’altération de certains écosystèmes était telle que leur « remise en état » paraissait chimérique. Mais, depuis quelques années, une partie des actions engagées semble porter ses fruits. Différents signaux témoignent d’une tendance – lente mais continue – à l’amélioration. Les institutions chargées de cette question n’hésitent pas à affirmer que la Bretagne fait désormais figure de pionnière en la matière, à l’échelle française et européenne.
Algues vertes en diminution
Dans les années 1990, la proportion de masses d’eau bretonnes jugées « en bon état » – au sens de la définition européenne – ne dépassait pas 10 %. Elle a presque été multipliée par quatre en vingt ans. En 1995, le taux moyen de nitrates dans les cours d’eau bretons atteignait 51,6 milligrammes par litre. Supérieur donc au seuil de 50 mg fixé par la Commission européenne. Or, selon celle-ci, un dépassement de ce niveau « peut avoir des répercussions considérables sur la santé des populations ». En 2015, cette moyenne n’atteignait plus que 33,6 mg par litre. Un certain nombre de bassins versants dépassent encore la norme, mais d’autres ont vu leur situation s’améliorer, ce qui a permis de mettre un terme au contentieux entre Bruxelles et la France à ce sujet. La quantité...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-7">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Avant le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique les conséquences de la hausse des températures pour les villes de montagne.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Réchauffement climatique : « Une armada de stations de sports d’hiver devront fermer ou se réinventer »

Avant le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique les conséquences de la hausse des températures pour les villes de montagne.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h14
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Qu’elle était blanche, ma vallée ! Mais voilà que la neige fond inexorablement et que les glaciers se racornissent comme peau de chagrin. Parfois, comme dans les Alpes italiennes, des zones de moyenne altitude se muent en d’étranges paysages : les squelettes des pylônes des téléskis s’accrochent aux pistes désertées, et les nacelles vides se balancent au vent. Les abondantes chutes de poudreuse du début de saison sont trompeuses, la hausse des températures fait son travail de sape. La montagne n’est plus magique.
Alors à quoi bon s’obstiner à en faire un business, qui pèse encore 120 000 emplois (souvent saisonniers) et 9 milliards d’euros en France ? Et à organiser de coûteux Jeux olympiques (JO) d’hiver, comme ceux qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang (Corée du Sud) ? Les chiffres sont aussi parlants qu’inquiétants. Huit des vingt et une villes hôtes de ces joutes hivernales seraient trop chaudes en 2050 pour les accueillir de nouveau, estiment des chercheurs des universités d’Innsbruck (Autriche) et de Waterloo (Canada). Elles seront treize à la fin du siècle si la dérive climatique s’accentue.
Exit Chamonix, site de la première compétition en 1924, Garmisch-Partenkirchen (1936), Squaw Valley (1960), Grenoble (1968), Sarajevo (1984) ou Sotchi (2014). En 2010, à Vancouver, la température supérieure à zéro avait empêché le recours aux canons à neige et imposé le transport d’énormes quantités de la précieuse matière première… par hélicoptère. A Sotchi, où Vladimir Poutine s’est offert des réjouissances à 37 milliards de dollars (soit 30 milliards d’euros, les plus onéreuses de l’histoire), on en a stocké et réfrigéré des tonnes et des tonnes à grands frais.
Les Alpes particulièrement vulnérables
Et s’il n’y avait que les JO ! C’est toute une économie de l’or blanc qui est désormais menacée, toute une armada de stations qui devront fermer ou se réinventer pour affronter les + 3 °C à + 4 °C attendus...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-8">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La vigilance débute lundi à 4 heures du matin et concerne le centre-est de la France. Onze départements sont par ailleurs maintenus en vigilance orange crues dans le bassin de la Seine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 04/02/2018
Découvrir l’application


                        

Quatorze départements en vigilance orange neige et verglas

La vigilance débute lundi à 4 heures du matin et concerne le centre-est de la France. Onze départements sont par ailleurs maintenus en vigilance orange crues dans le bassin de la Seine.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 19h38
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h24
   





                        



   


Quatorze départements du centre-est de la France ont été placés en vigilance orange pour neige et verglas, a annoncé, dimanche 4 février, Météo France, qui maintient par ailleurs onze départements en vigilance orange crues dans le bassin de la Seine.
La vigilance pour neige et verglas concerne l’Ain, l’Allier, l’Ardèche, le Cantal, la Drôme, le Gard, l’Isère, la Loire, la Haute-Loire, la Lozère, le Puy-de-Dôme, la Nièvre, la Saône-et-Loire et le Rhône. Et doit débuter lundi à 4 heures du matin. C’est un « épisode neigeux non exceptionnel pour les régions concernées mais suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles », a précisé Météo-France dans un communiqué.
« L’épisode neigeux se propagera du Sud vers le Nord. Il persistera jusque dans l’après-midi sur les départements les plus au Nord », a ajouté Météo France. Il devrait tomber entre 2 et 5 cm de neige en plaine, entre 10 et 20 cm en montagne au-dessus de 500 mètres, et 20 à 30 au-dessus de 1 000 mètres, en particulier au mont Lozère.
Onze départements en vigilance pour les crues
Il ne s’agit pas pour autant d’une vague de froid. Pour qualifier de cette manière un épisode climatique, il faut que la température moyenne nationale soit inférieure ou égale à zéro degré, pendant au moins trois jours consécutifs. « Nous ne sommes pas dans cette situation », a ainsi constaté, sur Franceinfo, Olivier Proust, prévisionniste à Météo France.
En Ardèche, « la circulation des véhicules de transports collectifs de voyageurs et de transports scolaires est interdite » dans tout le département lundi de minuit à 19 heures, a annoncé dimanche soir le préfet, en raison des « difficultés de circulation prévisibles liées à la neige ou au verglas ».
Dans le cadre du « plan grand froid », des conteneurs et deux hangars ont été ouverts à Calais dimanche au soir, en raison de « la baisse des températures », pour les migrants souhaitant s’y abriter pour la nuit, a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) la préfecture du Pas-de-Calais.
Par ailleurs, onze départements, l’Eure, la Seine-Maritime, les Yvelines, le Val-d’Oise, Paris et sa petite couronne, la Seine-et-Marne, l’Aube et la Marne, étaient, dimanche, toujours maintenus en vigilance orange crues.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-9">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le quadragénaire est mort intoxiqué par les émanations de monoxyde de carbone de son groupe électrogène, utilisé dans sa maison de Villeneuve-Saint-Georges après la coupure de courant provoquée par les inondations.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Inondations : un homme meurt intoxiqué par les émanations d’un groupe électrogène

Le quadragénaire est mort intoxiqué par les émanations de monoxyde de carbone de son groupe électrogène, utilisé dans sa maison de Villeneuve-Saint-Georges après la coupure de courant provoquée par les inondations.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 16h35
   





                        


Un homme d’une quarantaine d’années est mort intoxiqué par les émanations de monoxyde de carbone de son groupe électrogène, utilisé dans sa maison de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) après la coupure de courant provoquée par les inondations, ont annoncé, dimanche 4 février, source policière et préfecture.
Dans cette commune parmi les plus touchées par la crue depuis une dizaine de jours, au confluent de l’Yerres et de la Seine, ce résident d’un quartier tout proche des berges a été retrouvé mort par un membre de sa famille samedi vers 22 heures, a fait savoir une source policière, confirmant une information du Parisien.

        Lire aussi :
         

                Deuxième vague d’inondations en dix-sept mois à Villeneuve-Saint-Georges



Sa femme de 41 ans, enceinte, a elle aussi été intoxiquée au monoxyde de carbone. Transportée à l’hôpital, elle est dans un état stable, dimanche, mais a perdu l’enfant qu’elle portait, selon la même source.
L’électricité avait été coupée dans ce quartier proche de l’Yerres, et le couple avait installé un groupe électrogène dans la maison pour avoir du courant. Entre 300 et 400 abonnés – particuliers et professionnels – étaient privés d’électricité dans le département dimanche, a déclaré la préfecture.

        Lire aussi :
         

                La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre



Onze départements en vigilance orange
Onze départements sont toujours en vigilance orange inondations. La Seine, qui avait entamé une décrue, « s’est stabilisée, vendredi, avant d’entamer une légère hausse sous l’effet des apports amont », selon Vigicrues. « En ce dimanche, les niveaux se stabilisent à leur niveau maximal, avant la décrue qui débutera lundi », précise l’organisme de suivi des cours d’eau. La décrue sera toutefois lente, précisait Bruno Janet, de Vigicrues.
Samedi en fin de matinée, la mesure au pont d’Austerlitz indiquait 5,45 mètres. « Cela pourrait monter jusqu’à 5,60 mètres au maximum », précisait Bruno Janet. Ce niveau était redescendu à 5,34 mètres vendredi, après avoir atteint un pic à 5,85 mètres lundi dernier.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-10">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La maire de Paris affirme que la politique des transports a « porté ses fruits ». Elle annonce aussi la gratuité du passe Navigo pour les Parisiens relevant de l’allocation adulte handicapé à partir de juin.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Paris : Anne Hidalgo se félicite d’une « baisse record » du trafic auto en 2017

La maire de Paris affirme que la politique des transports a « porté ses fruits ». Elle annonce aussi la gratuité du passe Navigo pour les Parisiens relevant de l’allocation adulte handicapé à partir de juin.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 11h49
   





                        


La capitale a connu une « baisse record » du trafic automobile en 2017 (– 4,8 %), affirme, dimanche 4 février dans Le Journal du dimanche (JDD), la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, qui se félicite d’une « politique des transports qui porte ses fruits ».
« A présent, la circulation se fluidifie. Et ceux qui ont réellement besoin de prendre leur voiture, comme les taxis ou les artisans, peuvent ainsi mieux circuler. Tout le monde en convient », affirme-t-elle également.
Mme Hidalgo a également annoncé que le « taux de respect du stationnement payant s’améliore », passant de 7 % en janvier 2017 à 17 % en janvier 2018, assure-t-elle.
Depuis le 1er janvier, le contrôle du stationnement payant, désormais compétence de la Ville, a été confié à des sociétés privées à Paris où, selon la mairie, neuf automobilistes sur dix ne payaient pas leurs parcmètres.

        Lire aussi :
         

                Anne Hidalgo : « Ma bataille n’est pas contre la voiture, mais contre la pollution »



Pass Navigo gratuit pour les Parisiens relevant de l’AAH
Les automobilistes « sont davantage contrôlés », ajoute la maire qui pointe aussi l’augmentation de l’amende de 17 euros auparavant à un maximum de 50 euros aujourd’hui.
Mme Hidalgo a, par ailleurs, rappelé qu’elle était « opposée à un péage aux portes de Paris » mais imagine « d’autres dispositifs, par exemple un contrôle automatique des vignettes Crit’air, ou encore un péage positif, où les automobilistes vertueux recevraient une gratification ».
Concernant le démarrage difficile du vélo en partage Vélib’, elle a précisé être « favorable » au remboursement du mois de février pour les abonnés, en plus du mois de janvier.
Elle a, par ailleurs, annoncé la gratuité du passe Navigo pour les Parisiens relevant de l’allocation adulte handicapé, à partir du 1er juin et sous condition de ressources, soit 20 000 Parisiens. Cette mesure avait été déjà annoncée pour les seniors.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-11">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le président français a goûté l’accueil fervent que lui ont réservé les habitants de cette ville surpeuplée et rongée par l’océan Atlantique, samedi.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤         

Compte rendu

Sénégal : Macron défend la cause climatique à Saint-Louis

Le président français a goûté l’accueil fervent que lui ont réservé les habitants de cette ville surpeuplée et rongée par l’océan Atlantique, samedi.

Solenn de Royer (Saint-Louis, Sénégal, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-02-03T18:43:07+01:00"

        Le 03.02.2018 à 18h43

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-02-04T06:35:11+01:00"

        Mis à jour le 04.02.2018 à 06h35






    
Le président français et son homologue sénégalais, Macky Sall, à Saint-Louis, au Sénégal, le 3 février.
Crédits : JEAN CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE


Une langue de terre longue de 25 kilomètres, balayée par le vent et encerclée par les eaux. En rouleaux réguliers, les vagues blanches et bleues viennent lécher le béton du quai. Des pans entiers de murs, éventrés, s’enfoncent dans le sable et penchent désormais, désarticulés : encore une maison ou une école perdue pour Guet Ndar, un quartier de pêcheurs de Saint-Louis, ville côtière du Sénégal, surnommée la « Venise africaine », et ex-tête de pont de la conquête coloniale française au sud du Sahara. En cinquante ans, la mer a gagné plusieurs kilomètres sous les effets du réchauffement climatique, dans cette zone située au nord-ouest du pays, l’une des plus peuplées d’Afrique.
Lors du sommet sur le climat (One Planet Summit) qui s’est tenu à Paris le 12 décembre 2017, Emmanuel Macron avait promis de venir à Saint-Louis au maire de l’ancienne capitale sénégalaise Mansour Faye, qui l’avait interpellé sur l’érosion côtière. Chose promise, chose due, a répété le président français en substance à ses interlocuteurs, dont le président du Sénégal Macky Sall, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim (lui aussi contributeur à hauteur de 24 millions d’euros) et le maire de Saint-Louis. M. Macron leur a annoncé que la France verserait 15 millions d’euros qui serviront à la construction d’une nouvelle digue de rochers censée protéger la ville, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Saint-Louis a vu se multiplier les plans de sauvetage, depuis près d’un siècle, pour tenter de ralentir la progression des eaux.
Accueil fervent et pêcheurs en détresse
Acclamé, le convoi d’Emmanuel Macron roule au pas dans la rue principale, le long de laquelle se sont postés plusieurs dizaines de milliers d’habitants de cette langue de Barbarie, bande de terre peuplée de 55 000 personnes, dont 30 000 dans le quartier Guet Ndar. Des nuées d’enfants surexcités agitent des drapeaux tricolores dans la poussière, tandis que leurs aînés sifflent, tambourinent sur des djembés ou dressent des pancartes de bienvenue aux deux présidents français et sénégalais, dans une agitation folle et joyeuse.

    
Le président français et son homologue sénégalais, Macky Sall, à Saint-Louis, au Sénégal, le 3 février.
Crédits : JEAN CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE


Le chef de l’Etat, qui soigne une posture avantageuse de « sauveur de la planète », dans les pas de Jacques Chirac – qui s’était également rendu il y a treize ans à Saint-Louis –, salue la foule depuis le toit de sa limousine, aux côtés de son homologue sénégalais, qui en profite pour faire campagne, à un an de la prochaine élection présidentielle. Lui aussi, Emmanuel Macron, qui voit se multiplier les fronts intérieurs et qui commence à chuter dans les sondages, jouit de cet accueil enthousiaste. Comme en écho, l’une de ses affiches bleues de campagne a été placardée contre un mur, vestige d’un temps fervent qui semble manquer au jeune président. Qui quitte d’ailleurs sa voiture officielle dès qu’il le peut, multipliant les bains de foule. « S’il le pouvait, il ne ferait que ça, il adore ! », confie un conseiller.
Seules quelques pancartes demandant l’arrêt « des tueries de pêcheurs » viennent ternir cette belle ferveur populaire. L’un d’eux a été tué il y a quelques jours par les garde-côtes mauritaniens sur fond de conflit récurrent entre les deux pays, dont les zones de pêche se touchent. Après l’érosion côtière, ces tensions liées à la pêche sont le deuxième sujet de préoccupation à Saint-Louis. « A cause du réchauffement climatique, les bancs de poissons migrent et se raréfient », soutient le maire adjoint de la ville, Latyr Fall, qui a grandi dans le quartier Guet Ndar. L’élu se souvient qu’autrefois, « il y avait entre un et trois kilomètres entre les digues et les vagues ». « Aujourd’hui, il n’y a plus d’espace, poursuit-il. Chaque année, l’eau avance, avance, avance, jusqu’à faire énormément de dégâts… Si on ne fait rien, la langue de Barbarie disparaîtra dans dix ans, engloutie. »
« C’est ici que se joue notre responsabilité collective »
Accompagné de son épouse Brigitte et de sa conseillère presse, Sibeth Ndiaye, originaire du Sénégal, Emmanuel Macron fait une halte dans l’école Abdoulaye Mben Khali, au bord de la mer. L’établissement a perdu huit classes du fait de la montée des eaux. Les élèves ont dû trouver refuge dans une autre école, à une cinquantaine de mètres. Au total, plus de 200 familles ont été déplacées ces dernières années, chassées par la mer. A terme, ce sont près de 10 000 qui devront être relogées.

    
La Langue de Barbarie, touchée par l’érosion côtière, le 3 février à Saint-Louis (Sénégal).
Crédits : JEAN CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE


Juste à côté, sur le quai de pêche de Guet Ndar, des paniers tressés, des caisses et des filets sont entreposés sous l’ancien marché couvert, en partie dévasté par la mer. « Je ne suis pas seulement venu pour voir, mais pour dire que la France va investir à vos côtés », lance plus tard le président, sous un chapiteau dressé sur la place Faidherbe, dans le centre historique de Saint-Louis. « Nous avons vu l’érosion côtière, la peur, les murs qui tombent, l’activité économique détruite et la ville qui peu à peu recule devant ce que certains parfois veulent encore nier », a-t-il résumé. Plus tôt dans l’école, il a évoqué devant ses interlocuteurs « Donald » (Trump), semblant souhaiter que le président américain, climatosceptique, vienne à Saint-Louis se rendre compte par lui-même de la réalité des enjeux. « C’est ici que se joue notre responsabilité collective, celle de gagner cette bataille contre les réchauffements et les dérèglements climatiques », a-t-il résumé, un brin exalté, dans la chaleur soudaine de cette journée d’hiver.

        Lire notre reportage à Saint-Louis :
         

          Au Sénégal, la « Venise africaine » menacée par la montée des eaux



Le chef de l’Etat, qui a repris l’avion pour Paris en milieu d’après-midi après une visite de deux jours au Sénégal, devait revenir sur terre dès mardi, avec un déplacement délicat en Corse.


<article-nb="2018/02/05/19-12">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les réfugiés climatiques de la ville de Saint-Louis se sentent oubliés des autorités et comptent protester lors de la visite d’Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤         

Reportage

Au Sénégal, la « Venise africaine » lutte contre l’avancée inexorable de l’Océan

Les réfugiés climatiques de la ville de Saint-Louis se sentent oubliés des autorités et comptent protester lors de la visite d’Emmanuel Macron.

Par                                            Matteo Maillard (Saint-Louis, Sénégal, envoyé spécial)




LE MONDE
              datetime="2018-02-03T16:19:49+01:00"

        Le 03.02.2018 à 16h19

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-02-05T10:23:23+01:00"

        Mis à jour le 05.02.2018 à 10h23






    

Crédits : MATTÉO MAILLARD / « Le Monde »


C’est une histoire vieille comme la mer. Un combat de titans au ralenti. L’inexorable montée des eaux favorisée par le réchauffement climatique vient vague après vague, sac avant ressac, grappiller des mètres de terre. L’urgence et le danger d’un tel phénomène se mesurent mieux à hauteur d’homme. Près de la ville de Saint-Louis au Sénégal, en discutant avec un pêcheur comme Modou Sène. Il se tient droit au milieu de sa chambre à coucher. Enfin, ce qu’il en reste. Autour de lui, les pans des murs se sont effondrés. Ne subsiste qu’un sol carrelé qui dégringole sur la plage en dessous. Modou se rappelle l’époque où devant sa maison, il y en avait deux autres, puis un terrain de football où jouaient les jeunes du quartier, et là-bas, à 100 mètres, accostaient les pirogues colorées des pêcheurs.

        Lire aussi :
         

                Sénégal : Macron défend la cause climatique à Saint-Louis



Désormais les vagues lèchent les flancs de sa maison et ses collègues tirent leurs barques devant sa chambre. Il est loin d’être le seul dans le quartier de Guet Ndar à voir la menace monter jour après jour. Les pertes sont estimées de 5 à 6 mètres de plage chaque année selon une étude d’Egis et de la Banque mondiale datant de 2013. A 50 mètres de là, l’école Cheikh Touré a perdu une salle de classe, effondrée une nuit de forte houle. Les exemples sont nombreux le long de la langue de Barbarie. Ce banc de sable de 25 kilomètres et de 300 mètres de large situé dans l’estuaire du fleuve Sénégal débordant la frontière mauritanienne forme une barrière naturelle entre la ville de Saint-Louis et l’océan Atlantique. Face à la houle marine et aux crues du fleuve, les habitants ont dû fuir ou s’entasser, faisant de Guet Ndar le troisième quartier le plus densément peuplé du monde avec 30 000 habitants par kilomètres carrés. Huit cents familles, soit environ 10 000 personnes, sont menacées.
Réfugiés climatiques
Abdou Gueye est de ceux qui ont dû partir, par une nuit de tempête en août. « Une grosse vague est entrée dans notre maison et a emporté nos affaires, se souvient-il. Nous nous sommes réveillés les pieds dans l’eau. Nous avons eu de la chance ; des voisins ont été blessés, un enfant a pris un pan de mur sur l’épaule. » Quand les autorités se sont rendu compte que l’électricité des maisons risquait d’entrer en contact avec l’eau, elles ont décidé d’évacuer 145 familles de Guet Ndar et Gokhou Mbathie.

    
Abdou Guey, à gauche, et Léna Diop, à droite, réfugiés climatiques dans le camp de Kaar Yallah, à Saint-Louis, au Sénégal, le 31 janvier 2018.
Crédits : MATTÉO MAILLARD / « Le Monde »


D’abord installées deux mois dans la cour d’une école, elles ont ensuite été déplacées dans des tentes bleues sur un terrain vague aux abords de l’aéroport de la ville, à 9 kilomètres de l’océan, le camp de Khaar Yallah. « Ici, c’est mauvais, s’exaspère Léna Diop, 26 ans. Nous n’avons pas de toilettes, pas de couvertures, peu d’eau, peu de nourriture. Il fait trop chaud la journée, trop froid la nuit, et nos enfants font de l’asthme. La terre est salée, nous ne pouvons pas cultiver. Les hommes ont du mal à se rendre à la pêche, nous sommes trop loin de la mer… quatre mois que cela dure. »
Sans école, les enfants jouent et se chamaillent dans les travées entre les tentes. A l’intérieur, deux familles vivent, soit plus de dix personnes pour quelques mètres carrés. « Nous n’avons que le strict minimum pour l’existence, lance Abdou Gueye. Le préfet nous a oubliés, alors nous avons décidé d’agir. Quand le président Macky Sall viendra samedi avec Macron, nous irons protester dans l’eau, là où étaient nos maisons, quitte à s’y noyer. »
Face à la brèche
Les pêcheurs de Saint-Louis savent que de toute façon leur subsistance est menacée. Le problème est ancien mais s’est accéléré en 2003, lorsque le président d’alors, Abdoulaye Wade, décide de creuser une brèche dans la langue de Barbarie, à 10 kilomètres au sud de Saint-Louis, afin d’évacuer les eaux en crues du fleuve Sénégal qui inondent la ville. La brèche est construite à la hâte, en une nuit, par une entreprise marocaine. Ce qui ne devait être qu’un canal de délestage devient rapidement un nouveau bras de mer. L’océan s’engouffre dans l’estuaire. De quatre mètres de large, la brèche s’élargit à 80 mètres en deux jours. Aujourd’hui, elle mesure plus de six kilomètres. Les habitants de la ville la surnomment « le mouroir des pêcheurs ». Mais cette brèche n’a pas compromis que l’activité halieutique. La salinisation du fleuve a aussi bouleversé les nombreux écosystèmes de la lagune du Gandiol, elle a rendu la nappe phréatique impropre à la boisson et les riches maraîchages de la région inexploitables.

    
La digue d’urgence contre l’érosion côtière en construction à Gokhu Mbathie, Saint-Louis, Sénégal, le 31 janvier 2018.
Crédits : MATTÉO MAILLARD / « Le Monde »


Plusieurs villages de la côte ont déjà été engloutis par la montée des eaux. Face à la brèche, il ne subsiste qu’un souvenir de Keur Bernard, hameau de 250 âmes poussées à l’exil. Il y a quelques années encore on voyait les minarets de la petite mosquée émerger des vagues. Aujourd’hui, tout a sombré. Le sort de Doun Baba Dieye, 700 habitants, fut semblable. Mais l’un de ses anciens résidents a décidé d’entrer en résistance. Ahmet Segne Diagne veut reconquérir sa terre et a engagé un ambitieux plan de reboisement.
« Je n’ai pas de diplôme d’ingénieur ou de biologiste mais je connais mon environnement », affirme-t-il. Dès 2012, il décide de planter des filaos, des brise-vent, et reconstitue des mangroves sur les îlots à demi-engloutis. Les plantes réduisent la salinité des sols. Il décroche un microcrédit de 2 millions de francs CFA (3 049 euros) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), renouvelable chaque année. Depuis lors, il a planté 4 000 pieds de filaos à Keur Bernard et a arraché dans tout l’estuaire 400 hectares de terre à la mer. « J’ai expliqué au maire de la ville que quand il y aura plus d’espace, il pourra rétablir des villages. »
Un barrage contre l’Atlantique
C’est aussi lui qui a été, en 2005, l’un des premiers à proposer la construction d’une digue afin de lutter contre l’élévation du niveau de la mer. Il imagine le plan d’une structure en demi-cercle qui créerait des poches d’eau autour de la lagune. « Pour l’instant, je fais le pied de grue devant la mairie, j’attends une audience, mais c’est difficile. » Les autorités se sont penchées tardivement sur un plan de secours. Elles privilégient l’urgence, c’est-à-dire la menace d’effondrement des maisons de la langue de Barbarie. En novembre 2017, les travaux d’une digue de 3,5 km ont été lancés entre les quartiers de Guet Ndar et Gokhou Mbathie. Un projet financé par l’Etat sénégalais à hauteur de 3,7 milliards de francs CFA et réalisé par Eiffage.

        Lire aussi :
         

                Macron à Dakar : « La seule réponse à l’obscurantisme, c’est l’éducation »



« Nous construisons une digue en terrassements composée de geobags de 5 tonnes de sable et des gabions remplis de pierres », explique Frédéric Pinson conducteur des travaux. L’ouvrage fait 1,60 mètre de hauteur et permet d’atténuer l’érosion côtière et de protéger des vagues les fondations des bâtisses. L’enjeu est de taille, on estime que sans protection, la langue de barbarie pourrait disparaître d’ici trente à cinquante ans. Il n’y aurait plus aucun rempart pour protéger Saint-Louis, « la Venise africaine », classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000. « Cette digue n’est pas prévue pour sauver Saint-Louis, lance M. Pinson. C’est une solution d’urgence en attendant l’étude de courantologie menée par Egis International. Leurs résultats devront être publiés d’ici une année, alors nous pourrons imaginer un projet à long terme. »
Si tout se passe bien, la digue d’urgence sera terminée dans une année. Cela ne rassure pas Modou Sène. « Quand nous entendons les vagues la nuit, nous nous disons que demain sera peut-être le jour sinistre où l’océan nous poussera loin de chez nous. »


<article-nb="2018/02/05/19-13">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Depuis plusieurs semaines, partisans et opposants à la vénerie s’affrontent dans l’Oise au nom de la protection animale, du partage du territoire, sur fond de conflit de classes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Chasse à courre sous haute tension en forêt de Compiègne

Depuis plusieurs semaines, partisans et opposants à la vénerie s’affrontent dans l’Oise au nom de la protection animale, du partage du territoire, sur fond de conflit de classes.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 06h36
    |

            Audrey Garric (Compiègne (Oise), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Onze heures a sonné, samedi 20 janvier, quand un drôle de ballet se met en place au cœur de la forêt de Compiègne, dans l’Oise. Un cortège où chacun, ou presque, chasse en même temps qu’il est chassé. D’abord, le cerf qui détale, bondit, se tapit, feinte, pour tenter de semer ses poursuivants. Suivi par une cinquantaine de chiens qui traquent son odeur. Suivis par les veneurs, galopant derrière leurs limiers en quête de la proie. Derrière, les « suiveurs » qui les escortent à pied, à vélo ou en voiture, passionnés par cette tradition pluriséculaire. Puis les militants antichasse, qui les talonnent pour gêner le déroulement des opérations et empêcher la mort de l’animal. Enfin, les gendarmes, qui surveillent tout ce petit monde.
Depuis quelques mois, la chasse à courre – aussi appelée vénerie – se déroule dans un climat de grande tension dans ce département des Hauts-de-France. Le 21 octobre 2017, l’abattage d’un cerf réfugié dans un pavillon de Lacroix-Saint-Ouen, à l’orée de la forêt, a provoqué l’émoi des riverains, et plus largement de l’opinion publique. Le 26 décembre, un autre cervidé, terré dans le village de Bonneuil-en-Valois, a été sauvé par les habitants qui ont fait barrage aux chasseurs. Le 6 janvier, des militants ont tenté de s’opposer, en vain, à la mise à mort d’un troisième cerf dans une rivière.
Le point commun de ces événements jusqu’à présent banals : être filmés par le collectif Abolissons la vénerie aujourd’hui (AVA), fer de lance de la lutte contre la chasse à courre, qui parvient à largement les médiatiser et à s’attirer le soutien d’une partie grandissante de la population.
Ce 20 janvier au matin, les militants se tiennent en retrait. Alain Drach, le maître de l’équipage La Futaie des amis, rend hommage à sa mère, la baronne de Rothschild, morte deux jours plus tôt. « Madame Monique », comme tous l’appellent ici, « un génie de la chasse ». Comme la cinquantaine d’autres membres de son équipage...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-14">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Environ 400 foyers ont été touchés vendredi par des pannes d’électricité ou des inondations en Seine-Saint-Denis. Météo France maintient son niveau de vigilance.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Inondations : la Marne atteint son pic de crue, 11 départements toujours en alerte orange

Environ 400 foyers ont été touchés vendredi par des pannes d’électricité ou des inondations en Seine-Saint-Denis. Météo France maintient son niveau de vigilance.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
03.02.2018 à 12h33
   





                        



   


Alors que la Seine a commencé sa décrue à Paris, les inondations se poursuivent en amont, et notamment le long d’un de ses affluents, la Marne. La ville de Gournay-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, s’est ainsi retrouvée les pieds dans l’eau dans la nuit de jeudi à vendredi, obligeant l’évacuation de dizaines d’habitants. Environ 400 foyers étaient touchés vendredi par des pannes d’électricité ou des inondations dans la commune ainsi qu’à Noisy-le-Grand, selon la préfecture.

        Lire aussi :
         

                Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter



Le pic de la crue est attendu samedi 3 février dans la journée, à 5,80 mètres – la ville est protégée par un mur anticrues de 5,50 mètres, qui s’est retrouvé submergé. Les habitants avaient été tenus informés de la montée des eaux « depuis une semaine, en temps réel », témoigne Nathalie, une habitante de 45 ans. « J’ai eu le temps de ranger ma cave, mon garage. J’ai tout enlevé ». Mais des questions se posent aujourd’hui sur la régulation en amont de la rivière, la gestion des réservoirs d’eau et la densification urbaine, a déclaré la municipalité à l’Agence France-Presse.
Onze départements sont toujours en vigilance orange : l’Aube, l’Eure, la Marne, Paris, la Seine-Maritime, la Seine-et-Marne, les Yvelines, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise.

   


         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des jardins potagers inondés à Elbeuf, au sud de Rouen, jeudi 1er février. La crue de la Seine a provoqué, depuis la nuit de mercredi à jeudi, l’inondation de plusieurs dizaines de maisons, majoritairement dans des caves, selon les autorités."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, au sud de Rouen, le 1er février. Près de 150 personnes ont été évacuées mercredi soir en prévision de ces débordements."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Dans une maison inondée à Cléon, le 1er février. Le gouvernement doit « attendre la décrue » avant de pouvoir prendre un arrêté de catastrophe naturelle pour les zones concernées par les récentes inondations, a déclaré, mercredi, la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, jeudi 1er février. La prévision pour la prochaine marée haute, prévue vendredi entre 15 heures et 16 heures à Rouen, « n’est pas meilleure. On est sur une hauteur équivalente dans le secteur, la boucle amont d’Elbeuf et le secteur de Rouen », a précisé François Bellouard, directeur départemental adjoint des territoires et de la mer sur France Bleu Seine-Maritime et Eure."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, le 1er février. « Les seuils atteints sur Elbeuf, quasi autour de 11 mètres, s’approchent d’une période de retour de vingt ans. A Elbeuf, on est à 11,02 mètres tous les vingt ans », a précisé M. Bellouard."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, jeudi 1er février."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Orival, au sud de Rouen, le 1er février."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Saint-Aubin-lès-Elbeuf, au sud de Rouen, jeudi 1er février : 49 foyers étaient privés d’électricité, et plusieurs routes étaient barrées, selon la préfecture."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, jeudi 1er février."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Cléon, jeudi 1er février. Une amélioration est attendue « en fin de semaine, début de semaine prochaine » avec la baisse des coefficients de marée à partir de samedi et la météo « clémente » prévue vendredi, selon le directeur départemental adjoint des territoires et de la mer."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/10

Suivant







Des jardins potagers inondés à Elbeuf, au sud de Rouen, jeudi 1er février. La crue de la Seine a provoqué, depuis la nuit de mercredi à jeudi, l’inondation de plusieurs dizaines de maisons, majoritairement dans des caves, selon les autorités.

CHARLY TRIBALLEAU / AFP
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-15">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Pendant cinq ans, sur l’île Mana, l’oiseau Nigel a vécu avec pour seule compagnie 80 statues de congénères en béton. L’objectif initial était d’attirer une vraie colonie de fous de Bassan.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/02/05/19-16">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Des scientifiques ont réussi à faire imiter des mots à une orque du Marineland d’Antibes, selon des recherches publiées en janvier. L’expérience illustre la capacité d’adaptation et d’imitation des orques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/02/05/19-17">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Depuis quelques mois, la chasse à courre se déroule dans un climat de grande tension dans le département de l’Oise, où les militants hostiles à cette pratique s’attirent le soutien d’une partie grandissante de la population.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/02/05/19-18">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dès ses débuts, la théorie économique a réfléchi aux conditions et aux limites de l’exploitation des ressources naturelles. Des enseignements aujourd’hui très précieux pour penser la question climatique, estime Antoine Missemer, du CNRS, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La recherche économique a tout à gagner à explorer le passé »

Dès ses débuts, la théorie économique a réfléchi aux conditions et aux limites de l’exploitation des ressources naturelles. Des enseignements aujourd’hui très précieux pour penser la question climatique, estime Antoine Missemer, du CNRS, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    02.02.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 15h49
    |

Antoine Missemer (Economiste au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. Que la science économique ne soit pas une science exacte, beaucoup en conviennent. Qu’elle ait besoin de s’ouvrir aux autres disciplines, en particulier aux autres sciences sociales, de plus en plus l’admettent et œuvrent en ce sens. Que l’histoire ait toute sa place dans ce dialogue interdisciplinaire, c’est là un défi important. Certes, le temps long nourrit des travaux majeurs, comme ceux de Thomas Piketty sur les inégalités.
Mais beaucoup restent enclins à considérer que les expériences passées sont d’un intérêt heuristique modeste : d’une part, les théories contemporaines tiendraient compte des erreurs du passé ; d’autre part, les expériences d’hier ne nous diraient pas grand-chose sur les problèmes inédits d’aujourd’hui.
Le premier argument suppose un savoir économique cumulatif, ce qui est contestable lorsque l’on connaît les aléas tumultueux de l’histoire de la discipline. Sur le deuxième argument, beaucoup de défis contemporains, comme l’essor des nouvelles technologies ou le changement climatique, ont les traits d’enjeux nouveaux. L’histoire ne mérite pourtant pas d’être mise au ban, même sur ces sujets a priori sans précédent.
Pic charbonnier
L’exemple du développement durable est significatif. Les historiens de l’environnement ont montré combien les questions de pollution et de transition énergétique ont été importantes par le passé. Les discours économiques sur ces sujets sont eux-mêmes anciens et méritent une attention renouvelée dans le ­contexte contemporain.
Lorsque l’économiste britannique William Stanley Jevons (1835-1882) s’est intéressé au risque de pic charbonnier, il a contribué à autonomiser le discours des économistes vis-à-vis de l’expertise des ingénieurs et des géo­logues. Cette émancipation continue aujourd’hui de produire des malentendus. Les uns, les économistes, confient toujours au signal prix le rôle d’indicateur de rareté ; les autres, issus des sciences de la Terre, soulignent...




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-19">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment par la SNCF.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Inondations : à Paris, le RER C interrompu au moins jusqu’au 10 février

Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment par la SNCF.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 13h38
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 14h54
   





                        



   


La SNCF annonce, vendredi 2 février, que le tronçon central de la ligne C du RER dans Paris rouvrira samedi 10 février « au plus tôt », en raison de la crue de la Seine.
Les eaux n’ont pas suffisamment baissé pour permettre la reprise du trafic lundi 5 février comme annoncé précédemment, ajoute l’entreprise ferroviaire. Un nouveau point sera fait mercredi.
Le RER C circule le long de la Seine, sous le niveau du fleuve, dans la traversée de Paris. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Pont-de-l’Alma, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – sont fermées depuis le 24 janvier.
Des pompes activées
Les trains venus de banlieue ont pour terminus provisoires Avenue-Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Gare-d’Austerlitz depuis le sud-est.
À Javel, des pompes sont en action pour faire baisser le niveau de l’eau. La SNCF prévoit d’y faire partir quatre trains par heure vers Versailles-Château à partir de samedi et deux trains par heure vers Saint-Quentin-en-Yvelines à partir de lundi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-20">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ A Elbeuf, la Seine a atteint 10,97 mètres dans la nuit de jeudi à vendredi, selon la préfecture de la Seine-Maritime.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ 