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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ A l’appel de la CGT, des personnes s’étaient donné rendez-vous lundi pour protester contre le plan de restructuration du groupe annoncé.
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A l’hypermarché Carrefour de Montreuil, l’espoir d’une mobilisation nationale

A l’appel de la CGT, des personnes s’étaient donné rendez-vous lundi pour protester contre le plan de restructuration du groupe annoncé.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 18h13
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h39
    |

                            Valentin Ehkirch








                        


Le cortège circule entre les fruits et légumes, passe devant les produits surgelés. Plusieurs dizaines de manifestant bloquent rapidement les caisses, et des drapeaux aux couleurs de la CGT dépassent des rayons. L’organisation syndicale avait prévu, lundi 5 février au matin, une première action de blocage de l’hypermarché Carrefour de la porte de Montreuil, à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

   


Le lieu est stratégique. Le siège du syndicat national est à quelques pas, et son secrétaire général, Philippe Martinez, est attendu pour le lancement d’une semaine de mobilisation du 5 au 10 février. Philippe Allard, délégué CGT à Carrefour, l’avait annoncé à la sortie d’une réunion au ministère du travail la semaine dernière, son syndicat ne « négociera pas. Il se battra pour qu’il n’y ait pas de plan ».
Car depuis l’annonce par Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, le 23 janvier, d’une importante transformation du groupe, l’inquiétude monte chez les salariés. Un plan de départs volontaires a été évoqué, qui concerne 2 400 salariés au siège du groupe, mais les syndicats estiment qu’il pourrait toucher plus de 5 000 personnes.

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Lundi, à Montreuil, les manifestants viennent de toute la France. De Lille, de Marseille, de Bretagne, ou encore de Lyon, le mot est passé parmi les salariés du groupe. Une délégation venue de Belgique a même fait le déplacement. Carrefour, qui est également implanté dans ce pays, a annoncé, deux jours après la restructuration française, un plan d’une ampleur similaire en Belgique.
« Pas d’augmentation de salaire, mais une diminution des effectifs »
Echarpe rouge autour du cou, badge CGT sur la veste, Laurent Lamaury est employé au rayon fruits et légumes d’un Carrefour Market de Verrières-le-Buisson, dans l’Essonne. Egalement délégué syndical national, il est venu soutenir la mobilisation à Montreuil pour « dénoncer le plan Bompard ». « On observe depuis un moment la baisse des heures travaillées, et les mises en location-gérance qui s’accélèrent. » Ce dernier point est l’une des inquiétudes majeures des salariés de ces magasins : « Avec la location-gérance, les avantages dont on bénéficiait peuvent être renégociés au bout de quinze mois, et on risque de les perdre. » 

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« Ce qui nous fait peur, c’est que l’on ne parle pas d’augmentation de salaire, mais de réduction des effectifs », lâche de son côté Isabelle Daroux. Elle travaille depuis vingt ans dans l’hypermarché de la porte de Montreuil, et est déléguée du personnel depuis seize ans. « Rien qu’ici, en seize ans, on a perdu plus de 100 salariés. Il y avait 360 salariés quand je suis arrivée, à l’heure actuelle, nous en avons 257. » Selon elle, la direction de l’établissement n’informe pas les salariés des mesures de restructuration à venir. « Pour le moment, je ne crois pas qu’il y ait un plan de départs volontaires, mais ce genre de choses, on l’apprend au dernier moment », dit-elle.
Isabelle Daroux est toutefois sûre d’une chose : plusieurs postes vont disparaître au magasin de la porte de Montreuil. « Il y a quatre postes qui sautent au niveau de la comptabilité, et cinq autres au rayon électroménager », recense-t-elle.
Une société « où l’on se parle »
Soudain, un attroupement se forme à l’entrée du magasin. Philippe Martinez s’approche des salariés du groupe, suivi d’une nuée de caméras, de micros et d’appareils photo qui se déplace en bousculant les étalages. L’opération médiatique est réussie.

   


Le secrétaire général de la CGT est venu dénoncer « ce que certains appellent “le besoin de se moderniser” ». Il poursuit dans un micro qui crépite : « Mais ce que veut M. Bompard, c’est ce que veulent les actionnaires. » Mesures-phares de la restructuration, la mise en place de caisses automatiques et le développement de l’e-commerce sont fustigés par Philippe Martinez : « On parle beaucoup de numérique, mais il a bon dos ! » lâche-t-il, avant d’appeler à une « société où l’on se parle ». Un peu plus loin, Alexis Corbière, député (La France insoumise) de la Seine-Saint-Denis, est lui aussi venu apporter son soutien.
Le mouvement est censé prendre de l’ampleur. La CGT annonce vouloir mener des opérations similaires dans différents points de vente Carrefour en France, et FO prévoit de manifester jeudi devant le siège social de l’entreprise, à Massy, dans l’Essonne.

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Une trentaine de minutes après le début de l’opération, le calme est revenu aux abords des caisses, et les salariés qui ne manifestent pas continuent de travailler à la mise en rayon des produits. A l’écart du mouvement, l’un d’eux confie discrètement ne pas vouloir prendre part à la mobilisation. Après près de dix ans de service au sein de l’hyper de Montreuil, il approche de la retraite. Il se « dit inquiet pour les autres, ceux qui ont encore plusieurs années de travail », mais il reconnaît : « On a besoin d’une restructuration ; si Carrefour ne se modernise pas, il est cuit. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.
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Pour ses adieux à Radio France, Mathieu Gallet choisit l’apaisement

Lors de sa première prise de parole devant les salariés après sa révocation par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le PDG de l’entreprise publique a appelé Radio France à être « offensif » comme il l’a été.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h42
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



   


« Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis heureux d’être devant vous cet après-midi. » Alors qu’il ne s’était pas encore exprimé depuis sa révocation, mercredi 31 janvier, le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, a choisi la voie de l’apaisement lors de sa première prise de parole devant les salariés, lundi 5 février, dans la grande salle de l’auditorium de la Maison de la radio, entouré de son équipe.

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Le changement de ton est notable, après la première réaction de ses avocats, qui avaient dénoncé une « décision arbitraire » prise sous « la pression de l’Etat », « plus forte que la présomption d’innocence ». Il a finalement préféré soigner sa sortie plutôt que d’aller à l’affrontement. Un discours en forme d’adieu, alors que M. Gallet va rester en poste jusqu’au 1er mars.

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Lundi, M. Gallet n’a pas évoqué sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis pour des faits de favoritisme lors de son passage à l’Institut national de l’audiovisuel (entre 2010 et 2014) ni contesté la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), « institution légitime pour nommer et démettre ».
Cependant, il a souligné sa « détermination » pour que, « jusqu’au dernier moment, l’intérêt de l’entreprise soit préservé au mieux ». Il a également appelé les personnels à rester mobilisés sur les projets en cours face aux « bouleversements qui nous sont promis », sans céder à « l’abattement » et en s’appuyant sur le bilan de ses quatre années de mandat.
Une « trajectoire gagnante »
« Avec le temps, vous aurez compris ma psychologie : quand on est attaqué, il faut être offensif », a-t-il lancé – un clin d’oeil à la résistance dont il a fait preuve lors de la très longue grève de son début de mandat, en 2015. « Votre capacité à être en mouvement sera votre meilleure défense, car vous serez d’attaque », a-t-il également déclaré.
Mathieu Gallet a été longuement applaudi, à son arrivée mais aussi à la fin de son discours, d’une quinzaine de minutes. Un retournement symbolique par rapport aux débuts difficiles de sa présidence. « La culture de Radio France n’est parfois pas évidente à dompter. J’ai mis du temps à la comprendre », a concédé celui qui s’est toujours posé en manageur plus qu’en homme de radio, avant d’ajouter : « Mais vous avez aussi appris à me connaître. Une rencontre s’est faite. »

J’ai soigné ma tristesse et suis pleinement avec vous dit @mathieu_gallet applaudi par les salariés qui se lèvent s… https://t.co/gTrttmeXRp— snj_rf (@SNJ Radio France)


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Après avoir dit que le « bilan » devrait être évalué par d’autres que lui, le PDG a cependant estimé que Radio France était sur une « trajectoire gagnante » : « C’est là la garantie pour l’avenir », a-t-il assuré. Le dirigeant a alterné le « vous » et le « nous » et même eu des accents mystiques en évoquant « un esprit des lieux et un esprit dans ces lieux. Et je ne parle pas seulement de l’auditorium... »

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M. Gallet a jugé qu’avec sa stratégie de « média global » (radio-télévision-Internet), Radio France était « en avance », notamment sur les autres médias publics. Un plaidoyer pro domo qui, au passage, égratigne un peu France Télévisions.
Pour les semaines à venir, le président a donné des précisions sur la période de transition qui s’ouvre. Il rencontrera mardi Jean-Luc Vergne, le doyen des personnalités indépendantes du Conseil d’administration, pressenti pour lui succéder, afin de « discuter avec lui des conditions dans lesquelles cet intérim va se dérouler ».
« Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés »
« Pour moi, il y a une conviction forte : cet intérim se déroulera dans les meilleures conditions parce qu’il y a une équipe sur laquelle il peut s’appuyer, une équipe professionnelle et dévouée à même de réussir cette transition », a-t-il affirmé. Mathieu Gallet convoquera également avant la fin du mois un conseil d’administration pour « faire passer un certain nombre d’actes qui sont attendus pour le bon fonctionnement de l’entreprise », a-t-il précisé. « L’occasion pour moi de dire au revoir aussi au conseil d’administration. »
« Cette équipe va rester », a aussi garanti M. Gallet. Les directeurs de France Inter, France Info ou France Culture, ainsi que la secrétaire générale ou les autres directeurs, devraient donc épauler M. Vergne au cours des mois à venir. C’était aussi un souhait du ministère de la culture. « Cette équipe, c’est l’une de mes fiertés. Car bien s’entourer est l’une des qualités qu’on attend d’un leader », s’est félicité M. Gallet. Son équipe est effectivement restée assez stable, notamment par rapport à celle de Delphine Ernotte à France Télévisions.

A l'auditorium de Radio France, Mathieu Gallet, très ému s'exprime devant les salariés pour évoquer l'avenir et not… https://t.co/tv1xuOYSor— NZidane (@Nour Eddine Zidane)


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Enfin, Mathieu Gallet a mentionné les projets de « réforme » de l’exécutif, qui promet de bousculer l’audiovisuel public, soulevant les craintes des personnels. « Je m’y suis pleinement inscrit et je vais continuer, avec une liberté retrouvée », a dit M. Gallet, qui semble vouloir utiliser sa fin de mandat pour poursuivre les rendez-vous avec les parties concernées. « Vous vous dites qu’ensuite, il n’y aura plus d’incarnation pour défendre Radio France dans les discussions. C’est vrai (...), mais nos projets en cours sont tous sur la table », a-t-il rappelé, citant les plates-formes d’information régionale et de contenus pour les 13-30 ans actuellement en préparation avec France Télévisions.

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« Même si vous êtes plein de doutes, que vous ressentez une part de désarroi, voire de colère, même si ce n’est pas facile, restez concentrés sur le travail en cours », a lancé le président de Radio France aux salariés. « C’est ce qui fait qu’à l’avenir, Radio France restera Radio France. » Une façon de tenter d’inscrire son passage, même écourté, dans la longue histoire de la maison. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune publiée par « Le Monde », plusieurs personnalités plaident pour la propriété des données personnelles. Deux chercheurs, Serge Abiteboul et Gilles Dowek, s’opposent à cette idée et préfèrent miser sur le respect de la vie privée
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« La propriété des données personnelles est une fausse bonne idée »

Dans une tribune publiée par « Le Monde », plusieurs personnalités plaident pour la propriété des données personnelles. Deux chercheurs, Serge Abiteboul et Gilles Dowek, s’opposent à cette idée et préfèrent miser sur le respect de la vie privée



Le Monde
 |    05.02.2018 à 17h33
    |

Serge Abiteboul (Chercheur à l'Inria (Institut National de Recherche en Informatique) et à l'Ecole normale supérieure) et Gilles Dowek (Chercheur à...







                        



                                


                            

Tribune. Pour mieux protéger nos données personnelles, une idée revient souvent : faire que les données numériques appartiennent à ceux qui les produisent. C’est la thèse défendue dans Le Monde (daté du 6 février) par plusieurs signataires, dont le député (LRM) Bruno Bonnell, le philosophe libéral Gaspard Koenig et l’informaticien Jaron Lanier (« Nos données personnelles nous appartiennent : monétisons-les ! »). Cette idée fait écho à une autre, défendue au XIXe siècle par exemple par Pierre-Joseph Proudhon, selon qui un champ doit appartenir à ceux qui le cultivent.
Le cas des données numériques est cependant un peu plus complexe que celle de des champs d’orge ou de blé, car qui cultive les données ? Ceux qui les produisent (vous et moi, les géants du Web, les hôtels…), ou ceux qui les entassent et les analysent pour en tirer du profit (ni vous et moi) ? Dans le cas d’un champ, décider que le champ appartient à ceux qui le cultivent éclaire la question. Dans le cas des données numériques, cela ne fait que la rendre plus confuse.
L’idée d’établir la propriété de chacun sur ses données personnelles part peut-être d’un bon sentiment, mais c’est une fausse bonne idée.
De très faibles profits
Première idée fausse : cela poserait un problème aux géants du Web. C’est loin d’être certain. Une fois notre propriété établie, une clause des contrats qu’ils nous feront signer nous la fera céder pour bénéficier de services. Et pour eux, ce sera open bar.

Une autre idée fausse : nous serions assis sur un trésor qu’il nous suffirait de ramasser. Le fait que les géants du Web tirent une manne considérable de nos données massivement, ne veut pas dire qu’elles ont une vraie valeur individuellement et qu’ils soient prêts à payer pour ces données en réduisant leurs profits. Dans les systèmes de « crowd sourcing » comme Mechanical Turk, des foules d’internautes produisent déjà sur le Web mais pour de très faibles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ M. X achète un appartement, après l’avoir visité trois fois, sans constater de nuisances sonores en provenance du bar du dessous. Il découvre par la suite que les filles des vendeurs envoyaient des SMS au gérant pour lui demander de baisser le volume pendant ses visites. Il attaque en justice.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le géant des puces électroniques espère vaincre les résistances des actionnaires de Qualcomm et passer numéro trois mondial des semi-conducteurs.
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Puces électroniques : Broadcom augmente de 18 milliards de dollars son offre d’achat sur Qualcomm

Le géant des puces électroniques espère vaincre les résistances des actionnaires de Qualcomm et passer numéro trois mondial des semi-conducteurs.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h31
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 16h50
   





                        


Cela s’annonçait déjà comme la plus grosse OPA de l’histoire du secteur des technologies. Le fabricant de puces électroniques Broadcom a rehaussé, lundi 5 février, son offre publique de rachat sur le fondeur de circuits électroniques Qualcomm de 103 à 121 milliards de dollars, soit environ 97 milliards d’euros, hors reprise de dette.
En novembre 2017, Qualcomm avait refusé une première offre de Broadcom. Les actionnaires de Qualcomm avaient alors fait savoir que la somme proposée leur paraissait sous-évaluée.
Entre-temps, Qualcomm a subi plusieurs déconvenues. Le 24 janvier, l’Union européenne lui a infligé une amende d’environ un milliard d’euros pour abus de position dominante, un montant avoisinant 5 % du chiffre d’affaires 2017 de Broadcom. Cette condamnation faisait suite à une amende de 773 millions de dollars infligée par Taïwan pour un motif similaire en octobre 2017. En outre, Qualcomm est engagé dans un conflit juridique complexe avec Apple, l’un de ses principaux clients, tournant autour de questions de propriété intellectuelle.
En jeu, une place de numéro trois des semi-conducteurs
Broadcom propose à Qualcomm un prix d’achat par action de 82 dollars, dont 60 dollars en liquidités et 22 dollars en actions. La valeur totale du rachat équivaudrait presque au double du montant d’acquisition de l’entreprise de stockage informatique EMC par le fabricant Dell en 2016, précédent record historique du secteur des technologies, avec une somme de 67 milliards de dollars.

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                Broadcom lance une OPA record sur le fabricant de puces Qualcomm



S’il parvenait à ses fins, Broadcom deviendrait le numéro trois mondial des semi-conducteurs, derrière Intel et Samsung. Avant l’ouverture des marchés américains, les premiers échanges hors Bourse laissent deviner une nette appréciation de l’action Qualcomm et une chute du titre de Broadcom.
Les deux entreprises sont américaines, mais Broadcom est la seule à n’avoir pas installé son siège aux Etats-Unis mais à Singapour. A elles deux, Broadcom et Qualcomm fournissent un large éventail de puces destinées aux smartphones. Leur catalogue de produits est partiellement complémentaire. Si la transaction aboutissait, la vente serait probablement décortiquée par les autorités antitrust américaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Pour Frank Bournois, directeur général de l’ESCP Europe, « il s’agit de réfléchir dès maintenant au commerce de demain ».
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L’ESCP Europe remet le commerce au cœur de ses cours

Pour Frank Bournois, directeur général de l’ESCP Europe, « il s’agit de réfléchir dès maintenant au commerce de demain ».



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h17
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



   


Conscient des enjeux liés aux secteurs de la grande distribution notamment, le directeur général de la plus ancienne des écoles de commerce (elle a été créée en 1819) a décidé de remettre le commerce au centre de son enseignement.
Les écoles de commerce enseignent-elles encore le commerce ?
Il avait presque disparu, en effet, par manque d’appétence des élèves qui y voient souvent une activité moins attractive que le management ou la stratégie. De plus, pour l’enseigner, il faut une expérience de praticien que les professeurs, focalisés sur la recherche, n’ont pas forcément.
Le numérique, là aussi, n’est-il pas en passe de changer la donne ?
L’essor du numérique bouleverse en effet les métiers commerciaux et soulève de multiples questions. De plus, le commerce est aujourd’hui au service de grands projets internationaux ; certains contrats ­ « pèsent » plusieurs milliards d’euros. C’est pourquoi l’enseignement du commerce effectue un retour en force dans nos écoles. Il s’agit de réfléchir dès maintenant au commerce de demain.

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                Le commerce, discipline en voie de disparition des écoles de... commerce



En quoi le « commerce de demain » sera-t-il différent de celui enseigné aujourd’hui ?
A l’ESCP Europe, nous avons une chaire E. Leclerc « prospective du commerce dans la société 4.0 », chargée d’analyser les mutations du secteur de la distribution. Nous sommes aussi sensibilisés à ces questions par notre président, Philippe Douze, président du directoire des galeries Lafayette et administrateur de Carrefour. Le sujet n’est donc pas hors de notre radar, au contraire. N’oublions pas que l’ESCP Europe, la plus ancienne des business schools, a d’abord été une école consacrée au commerce. C’est donc un retour aux sources.

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                L’ESCP Europe, l’entreprise faite école




« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les voeux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/s’orienter au 21e siècle, à Nantes (16 et 17 février 2018), Bordeaux (2 et 3 mars 2018) et Paris (17 et 18 mars 2018), après Nancy (1er et 2 décembre) et Lille (19 et 20 janvier).

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                « Le Monde » organise O21 / s’orienter au 21e siècle à Lille, Nantes, Bordeaux et Paris en 2018



A consulter également, notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Un collectif de vingt-quatre responsables d’ONG et d’économistes, parmi lesquelsJean-François Julliard, Dominique Méda et Audrey Pulvar, appelle, dans une tribune au « Monde », à légiférer pour réduire les écarts de rémunération dans les entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et renforcer la progressivité de l’impôt.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Adoptons une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général »

Un collectif de vingt-quatre responsables d’ONG et d’économistes, parmi lesquelsJean-François Julliard, Dominique Méda et Audrey Pulvar, appelle, dans une tribune au « Monde », à légiférer pour réduire les écarts de rémunération dans les entreprises, lutter contre l’évasion fiscale et renforcer la progressivité de l’impôt.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 18h36
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un collectif de responsables d'ONG et d'économistes







                        



                                


                            
Tribune. L’an dernier, la croissance mondiale s’est élevée à 9,3 milliards de dollars. Tandis que près de 850 millions de personnes survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 dollar par jour, 82 % de cette croissance a bénéficié aux 1 % les plus riches. Les 50 % les plus pauvres n’en ont pas reçu une miette.
e siècle
Le chiffre est accablant, presque irréel. Il symbolise le fossé toujours grandissant entre les plus riches et les plus pauvres. La France n’échappe pas à ce constat : entre 2016 et 2017, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres ne s’étaient partagé que 5 % du gâteau, et tandis que le nombre de personnes en situation de pauvreté a augmenté de 1,2 million de personnes en 20 ans.
Au rythme actuel, l’explosion des inégalités est en voie de constituer, avec le réchauffement de la planète, l’une des menaces majeures du XXIe siècle. Les inégalités ne sont pourtant pas une fatalité : elles résultent d’une succession de choix politiques et économiques qui ont abouti à la création d’une économie biaisée. Cette économie, dans laquelle le partage, la solidarité et l’intérêt général ont été délaissés au profit d’une logique de court terme, nous mène droit dans le mur.
Un meilleur partage des richesses
Les grandes entreprises, au cœur desquelles une grande partie de la richesse économique est créée, portent une responsabilité lourde dans la situation actuelle et doivent jouer un rôle dans la lutte contre les inégalités. En leur sein, les écarts de salaires entre les employés le long de la chaîne de production, l’évasion fiscale qui atteint des sommets vertigineux ou la rétribution record des actionnaires, dessinent une société où la rémunération de la fortune supplante de très loin celle du travail. Ces injustices ne peuvent plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Vous faites partie des étudiants ou jeunes diplômés ayant utilisé un site Internet payant qui délivre des conventions de stage. Racontez-nous pourquoi vous y avez eu recours et quel en a été le coût et le résultat ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez payé pour obtenir une convention de stage ? Témoignez

Discussion lancée le 05 février 2018
05 février 2018

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Etudiant ou jeune diplômé, vous avez eu recours, ces dernières années, à un site Internet qui proposait de vous fournir une convention de stage, moyennant rémunération. Etait-ce parce que vous ne parveniez pas à obtenir cette convention par votre établissement ? Ou parce que vous n’étiez plus étudiant ? Qu’est-ce que ce stage représentait pour vous ? Combien cela vous a-t-il coûté, avec quel résultat ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent ou un numéro de téléphone, afin que nous puissions vous contacter pour vous demander des précisions. Votre témoignage pourra être publié anonymement si vous le souhaitez.                            





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Ce « Modicare » doit être financé sur fonds publics mais les commentateurs se demandent comment l’Etat va trouver cet argent.
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Le gouvernement Modi promet une assurance-maladie à 500 millions d’Indiens défavorisés

Ce « Modicare » doit être financé sur fonds publics mais les commentateurs se demandent comment l’Etat va trouver cet argent.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 12h34
   





                        



                                


                            

La comparaison avec l’Obamacare était inévitable. En dévoilant, jeudi 1er février, un projet d’assurance-maladie pour les familles les plus défavorisées, le ministre indien des finances, Arun Jaitley, a parlé d’un « Modicare », en référence au chef du gouvernement, Narendra Modi. Inscrit dans le projet de loi de finances pour l’année fiscale 2018-2019 qui démarrera en avril, le dispositif a été calibré pour bénéficier à 100 millions de foyers, soit un demi-milliard d’individus environ, ce qui en fera « le plus important au monde », a souligné le ministre.
Il sera financé sur fonds publics et permettra notamment une prise en charge des traitements médicaux jusqu’à 500 000 roupies (6 265 euros) par an et par personne, en cas de maladie grave. Une révolution quand on sait que l’argent public consacré à la santé en Inde représentait 214 euros par personne en 2014 (contre 7 551 euros aux Etats-Unis), d’après les calculs de la Banque mondiale.
Globalement, ce Modicare représente un besoin de financement annuel de 110 milliards de roupies (1,4 milliard d’euros), mais les commentateurs se demandent où le gouvernement va bien pouvoir trouver cet argent. Aucun crédit n’a été orienté sur ce projet dans le budget de l’année à venir et l’Etat fédéral fait d’ores et déjà savoir que sa contribution ne pourra pas dépasser 70 milliards de roupies par an, ce qui laisse à la charge des 29 Etats fédérés de l’union indienne une ardoise de 40 milliards de roupies.
« Une folie »
« L’intention est admirable », a expliqué dans The Indian Express Pratap Bhanu Mehta, vice-doyen de l’université privée Ashoka. Selon une étude publiée fin 2017 par le ministère de la santé, seules 20 % des femmes et 23 % des hommes de la tranche d’âge 15-49 ans jouissent actuellement de l’un des rares systèmes de couverture maladie existant à l’échelle régionale. Pour autant, prévient-il, le Modicare est « une folie », car « il engage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le lanceur doit décoller mardi de Cap Canaveral en Floride. Principale ambition de la société d’Elon Musk : la conquête spatiale, avec Mars en ligne de mire.
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Space X s’apprête à lancer la Falcon Heavy, sa fusée ultrapuissante

Le lanceur doit décoller mardi de Cap Canaveral en Floride. Principale ambition de la société d’Elon Musk : la conquête spatiale, avec Mars en ligne de mire.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 17h50
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

« La destination est l’orbite de Mars, la voiture restera dans l’espace lointain un milliard d’années, si elle n’explose pas pendant le lancement. » Mardi 6 février, deux mois après la publication de ce Tweet surprenant, Elon Musk devait être fixé sur le sort de son cabriolet Tesla rouge cerise. Ce jour-là, si le calendrier est respecté, devait décoller de Cap Canaveral, en Floride, la Falcon Heavy, présentée comme la fusée la plus puissante du monde depuis le dernier vol, voici quarante-cinq ans, de Saturne V, le lanceur des missions Apollo.
Pour ce vol d’essai, la fusée n’emporte pas de satellites pour un client particulier, mais la voiture électrique du milliardaire américain, au son de Space Oddity, la chanson de David Bowie. Un vol privé en quelque sorte, puisque tant Tesla que SpaceX, qui fabrique le lanceur, ont été fondées par Elon Musk. Celui qui, pendant des années, avait été regardé avec condescendance par le monde spatial est devenu, en cinq ans, incontournable. Avec des financements publics venant de la NASA et du département américain de la défense, sa firme privée a pu développer un lanceur Falcon 9 et casser les prix des mises en orbite de satellites de télécommunications. Sa fusée s’est ainsi substituée au russe Proton dans le duopole formé avec Ariane sur le marché commercial des lanceurs. L’un comme l’autre se disputent la première place mondiale.

Mais l’ambition d’Elon Musk est avant tout la conquête spatiale, et surtout l’installation sur Mars. D’où sa volonté de concevoir des fusées plus puissantes. Pour cela, la Falcon Heavy dispose d’une capacité double de celle du plus gros lanceur actuel, le Delta IV américain de Boeing et Lockheed Martin.
« Une puissance phénoménale, mais pour quoi faire ? »
Dotée de vingt-sept moteurs Merlin, elle pourra propulser en orbite « plus de 54 tonnes, soit une masse équivalente à un Boeing 737 chargé de ses passagers, équipage, bagages et carburant »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010.
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Amazon annonce avoir conclu un accord à l’amiable avec le fisc français

En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h28
   





                        



   


Visé par redressement fiscal de près de 200 millions d’euros, le géant américain du commerce en ligne Amazon a annoncé lundi 5 février avoir trouvé un « accord de règlement d’ensemble » avec le fisc français. En 2012, Bercy avait notifié à la filiale française du géant américain un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années 2006 à 2010, selon un document financier de l’époque du groupe américain. Contactée par l’AFP, la direction générale des finances publiques n’a pas souhaité faire de commentaire, se retranchant derrière le secret fiscal.
« Plus de 5 500 CDI créés »
Dans son communiqué, Amazon ne précise pas le montant du chèque qu’il a dû faire au fisc français pour solde de tout compte. « Nous sommes parvenus à un accord de règlement d’ensemble avec les autorités fiscales françaises sur des questions liées au passé », affirme le communiqué d’Amazon, qui précise que « l’ensemble des chiffres d’affaires, charges, profits et taxes liés à l’activité de commerce de détail sont désormais comptabilisés en France ».
Cet accord intervient en plein débat sur la fiscalité des entreprises du Net, la Commission européenne prévoyant de présenter fin mars une réforme pour mieux appréhender l’activité des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), a indiqué dimanche le commissaire aux affaires économiques, Pierre Moscovici.
De son côté, le géant américain dit avoir « investi [en France] plus de 2 milliards d’euros depuis 2010 et créé plus de 5 500 emplois [en] CDI ». « En août 2015, nous avons établi une succursale d’Amazon EU SARL en France afin d’avoir la meilleure organisation possible de nos activités pour servir au mieux nos clients », ajoute le communiqué.

        Lire aussi :
         

                Amazon, ou comment ne pas payer ses impôts



Contestation
Le fisc français réclamait 252 millions de dollars (environ 202 millions d’euros) à Amazon, selon le document officiel du groupe publié en 2012. Amazon s’était alors dit en « désaccord » avec l’estimation de l’administration fiscale française et avait fait part de son intention de la contester « vigoureusement », selon ce texte, figurant en annexe dans les résultats trimestriels du groupe et mis en ligne fin octobre 2012.
Le contentieux portait sur « l’allocation des recettes entre différentes juridictions étrangères » où le groupe est présent, selon Amazon, faisant ainsi référence au fait que ses activités commerciales françaises sont pilotées depuis son siège européen du Luxembourg, un pays à la fiscalité plus légère que celle pratiquée en France. Amazon avait alors annoncé qu’il « ferait appel à tous les recours administratifs à sa disposition » pour contester la décision du fisc français, n’écartant pas « d’engager un contentieux judiciaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le PDG de la compagnie a ranimé un empire de Mickey à bout de souffle. Le groupe, qui présente mardi ses résultats trimestriels, s’apprête à racheter la majeure partie de Fox.
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Bob Iger, le patron qui redessine Disney

Le PDG de la compagnie a ranimé un empire de Mickey à bout de souffle. Le groupe, qui présente mardi ses résultats trimestriels, s’apprête à racheter la majeure partie de Fox.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 12h50
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

A bientôt 67 ans, Bob Iger n’est pas prêt à passer la main. Au contraire, le PDG de la Walt Disney Company s’apprête à mener l’une des plus importantes opérations de l’histoire d’Hollywood : le rachat, pour 52 milliards de dollars (42 milliards d’euros), des studios de cinéma 20th Century Fox et d’autres actifs de Fox, le groupe du magnat des médias Rupert Murdoch. Pour la quatrième fois, son départ à la retraite a ainsi été repoussé. Jusqu’alors prévu pour juin 2019, il n’interviendra pas avant la fin de l’année 2021.
A cette date, M. Iger aura passé plus de seize ans à la tête du groupe fondé par le créateur de Mickey, qui devait publier mardi 6 février ses résultats trimestriels. Seize années durant lesquelles il aura transformé et relancé une entreprise à bout de souffle et minée par des conflits internes. Depuis 2005, le chiffre d’affaires a presque doublé et les profits ont été multipliés par 3,5. La capitalisation boursière est passée de 56 milliards à 164 milliards de dollars.

Lorsque M. Iger prend les commandes, « Disney reste sur près de dix années moribondes », rappelle David Collis, professeur à la Harvard Business School. En témoigne une anecdote. Quelques mois après sa nomination, le dirigeant inaugure un parc d’attractions à Hongkong. Parmi les personnages qui défilent lors de la traditionnelle parade, il demande combien ont été créés au cours des dix dernières années. Réponse : un seul. « Et les studios d’animation n’étaient pas l’unique problème », ajoute M. Collis.
Tentative de putsch
Jusqu’au milieu des années 1990, tout réussit pourtant à Disney sous la houlette de Michael Eisner, directeur général depuis 1984. L’entreprise accumule les succès au box-office (Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Belle et la Bête, Le Roi Lion), ouvre de nouveaux parcs (dont Disneyland Paris en 1992) et perfectionne son merchandising. Mais la belle mécanique finit par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le professeur de gestion Bernard Colasse propose, dans une tribune au « Monde », la création d’un organisme international chargé de normaliser l’information sociale et environnementale, comme on le fait déjà pour l’information comptable
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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« Enoncer de nouveaux objectifs pour l’entreprise ne suffit pas, il faut quantifier les indicateurs de performance correspondants »

Le professeur de gestion Bernard Colasse propose, dans une tribune au « Monde », la création d’un organisme international chargé de normaliser l’information sociale et environnementale, comme on le fait déjà pour l’information comptable



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h54
    |

Bernard Colasse (Professeur de sciences de gestion à l’Université Paris-Dauphine)







                        



                                


                            
Tribune. Actuellement, l’entreprise se voit assigner pour principal objectif la réalisation d’un profit pour ses associés. L’article 1833 du Code Civil français ne dit-il pas, de façon très lapidaire, que « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés » – donc des actionnaires dans le cas d’une société anonyme ?
De plus en plus de voix se font entendre pour remettre en cause cette conception de l’entreprise et demander une redéfinition de ses objectifs et l’adjonction à son objectif financier de profit d’objectifs sociaux et environnementaux qui répondent aux préoccupations des parties autres que les associés mais concernées par ses activités. A commencer par celle du président de la République, qui souhaite ouvrir un débat sur ce qu’est l’entreprise.
Un débat pas nouveau, relancé par la crise et les défis écologiques
Ce débat n’est pas nouveau, et a déjà fait couler beaucoup d’encre. Mais la crise et les défis écologiques l’ont relancé. Au cours des dernières années, de très nombreuses propositions ont été faites pour renouveler les objectifs de l’entreprise, notamment par des universitaires et des cabinets spécialisés dans la notation des entreprises (Voir Armand Hatchuel et Blanche Segrestin, Refonder l’entreprise (Seuil, 2012) ; Baudoin Roger, Blanche Segrestin et Stéphane Vernac, L’entreprise, point aveugle du savoir (Sciences Humaines, 2014) ; ainsi que les travaux du Collège des Bernardins). Certaines sociétés se sont d’ailleurs lancées dans l’application de ces propositions.
« Déclaration de performance extra-financière »
Par ailleurs, le législateur français n’est pas resté inerte : récemment encore, l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 et le décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 exigeaient des sociétés, cotées ou non mais au-delà de certains seuils, qu’elles intègrent dans leur rapport de gestion une « déclaration de performance extra-financière »....




                        

                        


<article-nb="2018/02/05/19-14">
<filnamedate="20180205"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180205"><AAMMJJHH="2018020519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ En  2017, le pays comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés sur son territoire, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Travailleurs détachés : les chiffres s’emballent en France

En  2017, le pays comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés sur son territoire, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h56
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Voilà une nouvelle série de statistiques susceptibles de relancer le débat sur le dumping social induit par la construction européenne. En 2017, la France comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés, hors transport routier, sur son territoire, un chiffre en très forte progression par rapport à 2016 : + 46 %, selon un « Bilan intermédiaire du plan national de lutte contre le travail illégal » (pour la période 2016-2018), dont Le Monde a pris connaissance. Le nombre de personnes envoyées par une entreprise étrangère pour une mission temporaire dans l’Hexagone ne s’est jamais hissé à un niveau aussi élevé ; pour mémoire, on en recensait un peu moins de 96 000, il y a dix ans.

Le document précise cependant que la nette augmentation, relevée depuis 2016, « est à prendre avec précaution » car elle coïncide avec la mise en place d’une nouvelle base de données – qui « permet d’enregistrer » davantage de déclarations de détachement. Auparavant, la collecte des informations était fondée « sur des remontées parfois incomplètes » des services déconcentrés du ministère du travail. De plus, un rapport remis en 2013 par le sénateur Eric Bocquet (PCF, Nord) avait constaté que « l’ampleur du détachement de travailleurs étrangers en France demeure délicate à évaluer », beaucoup des personnes concernées (« entre 220 000 et 300 000 ») n’étant pas déclarées.

Reste que cette forme d’emploi atteint des proportions non négligeables. Elle suscite de vives controverses, en particulier parce que la rémunération du travailleur relevant de ce statut est assujettie aux cotisations dues dans le pays d’envoi – et non à celles réclamées par la Sécurité sociale tricolore, qui sont souvent plus lourdes. D’où la critique, récurrente depuis l’élargissement de l’Union européenne aux pays d’Europe centrale et orientale, selon laquelle le détachement favorise l’importation d’une main-d’œuvre bon marché qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’opération, prévue au second semestre, doit servir de catalyseur à une privatisation plus large de l’économie.
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Le géant pétrolier Saudi Aramco se prépare à une introduction en Bourse historique

L’opération, prévue au second semestre, doit servir de catalyseur à une privatisation plus large de l’économie.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h05
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant), 
Marie de Vergès et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Saudi Aramco : derrière ce nom peu connu du grand public se cache l’un des plus grands trésors du Golfe. La compagnie pétrolière saoudienne est assise sur les plus vastes réserves mondiales de pétrole : l’équivalent, selon ses estimations, de 260 milliards de barils de pétrole. Son plus proche rival, l’américain ExxonMobil, deuxième compagnie mondiale, en aurait 20 milliards.
C’est ce joyau, « le plus cher et le plus rare de la couronne saoudienne », selon un expert installé à Riyad, que le régime saoudien se prépare à introduire partiellement en Bourse, à hauteur de quelque 5 % du capital. La vente est censée voir le jour au second semestre. Au 1er janvier, les préparatifs ont semblé s’accélérer, quand le statut de la compagnie a été transformé en société par actions. Mais les spéculations vont bon train sur les aléas susceptibles de retarder cette opération, historique par sa taille et par sa complexité.
Quand le prince héritier, Mohammed Ben Salman, surnommé « MBS », a rendu public, en 2016, son intention de mettre sur le marché cet énorme gâteau, la nouvelle a créé un véritable choc dans le monde du pétrole et les milieux financiers. La Saudi Arabian Oil Company est l’héritière d’une histoire complexe : créée par des Américains dans les années 1930 pour prendre le contrôle du pétrole saoudien, elle est progressivement revenue dans le giron de la famille royale.
Bras économique du pouvoir saoudien, l’entreprise est aussi le symbole de sa puissance. Les millions de barils produits et exportés depuis l’Arabie saoudite ont façonné sa place dans la région et dans le monde. Aramco peut enfin faire figure de modèle pour cette économie et cette société plus ouvertes, dont « MBS », homme-orchestre des réformes, se fait l’avocat. « C’est une entreprise où l’on parle très librement, même si la majorité des employés sont saoudiens », raconte Jean-François Seznec, consultant au Global Energy Center du think tank américain...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Wall Street, la City et Tokyo font activement campagne pour accueillir l’opération.
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Compétitions et hésitations sur le futur lieu de cotation de la compagnie pétrolière Saudi Aramco

Wall Street, la City et Tokyo font activement campagne pour accueillir l’opération.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 10h48
    |

            Marie de Vergès et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Quand, mais surtout où ? S’il est un sujet qui aiguise les esprits dans le feuilleton de la mise en Bourse de Saudi Aramco, c’est bien celui du lieu de cotation. Le marché bruisse de rumeurs sur les intentions – et les hésitations – du royaume wahhabite.
Initialement, le régime évoquait une ouverture d’environ 5 % du capital de cette société parmi les plus riches et secrètes de la planète, par le biais d’une cotation multiple : la Bourse de Riyad et sur une ou plusieurs autres places étrangères. Depuis, Wall Street, la City et Tokyo font activement campagne pour accueillir l’opération.

Deux ans après l’annonce, toutes les options semblent encore ouvertes, même si le prince héritier, Mohammed Ben Salman, ou MBS, a longtemps paru se porter sur une introduction au New York Stock Exchange. Une Bourse sophistiquée, prestigieuse, permettant de toucher un très grand nombre d’investisseurs. « Ce qui est arrêté, pour l’instant, c’est la nomination de conseils pour préparer l’opération, et ils sont tous anglo-saxons », fait remarquer un banquier de la région.
Resserrer les liens avec l’allié américain
Pour Riyad, le choix de la place de New York serait aussi un moyen de resserrer les liens diplomatiques et économiques avec l’allié américain. Le président Donald Trump n’a d’ailleurs pas fait mystère de son intérêt. « J’apprécierais énormément que l’Arabie saoudite fasse l’IPO d’Aramco sur le New York Stock Exchange. Important pour les Etats-Unis », tweetait-il en novembre 2017.
Mais l’arrivée à Wall Street est semée d’embûches. Aramco devrait répondre aux exigences strictes du régulateur boursier américain et faire toute la transparence sur ses comptes, aujourd’hui très opaques. Surtout, le royaume saoudien et son entreprise pétrolière s’exposent à des poursuites visant certains dignitaires dans le cadre d’actions de groupe de la part de victimes du 11-Septembre. Plusieurs dignitaires, dont le puissant Khalid Al-Falih,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les pouvoirs publics vont fixer un cadre et des règles pour régler ce divorce conflictuel.
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Crédit mutuel  : des obstacles à la sécession d’Arkéa

Les pouvoirs publics vont fixer un cadre et des règles pour régler ce divorce conflictuel.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h39
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            
La lutte entre séparatistes et unionistes au sein du groupe Crédit mutuel n’est finalement pas près de s’achever. Après plus de trois ans de discorde, les fédérations « indépendantistes » de Bretagne et du Sud-Ouest rassemblées au sein du Crédit mutuel Arkéa ont engagé mi-janvier une procédure inédite de divorce, afin de quitter le Crédit mutuel.

Pour s’affranchir de la Confédération nationale du Crédit mutuel, la structure de tête du groupe coopératif et son organe central, les dirigeants d’Arkéa sont désormais prêts à abandonner la marque commerciale « Crédit mutuel » et à soumettre ce projet de séparation unilatérale au vote de leurs présidents de caisses locales dans les prochaines semaines ; ces caisses ayant un rôle déterminant car elles contrôlent aujourd’hui les structures du groupe.
Un cadre et des règles du jeu
Mais les pouvoirs publics ont décidé de fixer un cadre et des règles du jeu. La directrice générale du Trésor, Odile Renaud-Basso, et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui préside l’ACPR, l’autorité de contrôle des banques françaises, ont ainsi adressé le 25 janvier un courrier au président du Crédit mutuel Arkéa, Jean-Pierre Denis, pour le mettre en garde.
En premier lieu, les autorités de tutelle préviennent Arkéa qu’il n’est pas question de créer à l’avenir « un nouveau groupe mutualiste au sens du code monétaire et financier », ce qui nécessiterait une modification de la loi « qui n’est pas envisagée par le gouvernement », indique la lettre, dont Le Monde a obtenu copie.
Le courrier révèle à cet égard la conclusion de la mission de bons offices confiée en 2017 à l’ancien gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, pour apaiser les relations au sein du Crédit mutuel. Celui-ci « a constaté que le scénario du maintien de l’unité est celui qui offre les meilleures garanties (…) pour les sociétaires et clients du Crédit mutuel Arkéa »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Avant le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique les conséquences de la hausse des températures pour les villes de montagne.
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Réchauffement climatique : « Une armada de stations de sports d’hiver devront fermer ou se réinventer »

Avant le début des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique les conséquences de la hausse des températures pour les villes de montagne.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h14
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Qu’elle était blanche, ma vallée ! Mais voilà que la neige fond inexorablement et que les glaciers se racornissent comme peau de chagrin. Parfois, comme dans les Alpes italiennes, des zones de moyenne altitude se muent en d’étranges paysages : les squelettes des pylônes des téléskis s’accrochent aux pistes désertées, et les nacelles vides se balancent au vent. Les abondantes chutes de poudreuse du début de saison sont trompeuses, la hausse des températures fait son travail de sape. La montagne n’est plus magique.
Alors à quoi bon s’obstiner à en faire un business, qui pèse encore 120 000 emplois (souvent saisonniers) et 9 milliards d’euros en France ? Et à organiser de coûteux Jeux olympiques (JO) d’hiver, comme ceux qui se dérouleront du 9 au 25 février à Pyeongchang (Corée du Sud) ? Les chiffres sont aussi parlants qu’inquiétants. Huit des vingt et une villes hôtes de ces joutes hivernales seraient trop chaudes en 2050 pour les accueillir de nouveau, estiment des chercheurs des universités d’Innsbruck (Autriche) et de Waterloo (Canada). Elles seront treize à la fin du siècle si la dérive climatique s’accentue.
Exit Chamonix, site de la première compétition en 1924, Garmisch-Partenkirchen (1936), Squaw Valley (1960), Grenoble (1968), Sarajevo (1984) ou Sotchi (2014). En 2010, à Vancouver, la température supérieure à zéro avait empêché le recours aux canons à neige et imposé le transport d’énormes quantités de la précieuse matière première… par hélicoptère. A Sotchi, où Vladimir Poutine s’est offert des réjouissances à 37 milliards de dollars (soit 30 milliards d’euros, les plus onéreuses de l’histoire), on en a stocké et réfrigéré des tonnes et des tonnes à grands frais.
Les Alpes particulièrement vulnérables
Et s’il n’y avait que les JO ! C’est toute une économie de l’or blanc qui est désormais menacée, toute une armada de stations qui devront fermer ou se réinventer pour affronter les + 3 °C à + 4 °C attendus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, explique dans une tribune au « Monde » qu’il faut concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le profit. Il préconise d’inscrire dans le code civil une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise.
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« Une meilleure prise en compte de l’intérêt général peut être un avantage concurrentiel majeur »

Pascal Demurger, directeur général de la MAIF, explique dans une tribune au « Monde » qu’il faut concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le profit. Il préconise d’inscrire dans le code civil une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h07
    |

Pascal Demurger (Directeur général de la MAIF)







                        



                                


                            

Tribune. A quoi sert l’entreprise et qui doit-elle prioritairement servir ? La question se pose aujourd’hui avec une acuité nouvelle. Nos clients demandent plus de transparence et des engagements clairs, nos collaborateurs désirent partager le sens et être mieux associés aux choix les concernant, notre jeunesse veut se sentir utile et contribuer à améliorer la vie des gens. Mais, sommée par ailleurs d’être encore plus performante et rentable, l’entreprise semble prisonnière d’une injonction de plus en plus contradictoire.
Dans le cadre du futur projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), le gouvernement envisage d’inscrire l’intérêt de ces parties prenantes aux côtés du seul intérêt des associés dans la définition de l’objet social de l’entreprise. Les réactions d’une large partie du patronat ont été prudentes, quand elles n’étaient pas ouvertement hostiles. La prise en compte de l’intérêt général serait un nouveau boulet réglementaire dans la lutte acharnée que mènent nos entreprises face à leurs concurrentes étrangères.

Nous savons, pourtant, que nous ne nous imposerons pas durablement dans la compétition internationale par la seule stratégie du moins-disant. Il y aura toujours un pays prêt à offrir un taux d’imposition plus faible, une main-d’œuvre plus corvéable ou un environnement réglementaire plus laxiste. Au contraire, une meilleure prise en compte de l’intérêt général peut devenir un facteur de différenciation et s’imposer demain comme un avantage concurrentiel majeur pour notre économie.
Une nouvelle définition de la finalité de l’entreprise
Pour cela, nous devons changer de paradigme en matière de responsabilité sociétale des entreprises : le sujet n’est plus de faire du profit pour pouvoir réinvestir dans des actions à impact positif, mais bien de concevoir de nouveaux modèles d’affaires qui maximisent l’impact social et environnemental, et ce faisant, maximisent le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ En quarante-cinq minutes, et avec un seul demi, le patron des patrons a versé dans le lyrisme pour parler de travail et de ces entrepreneurs, véritables Christophe Colomb d’aujourd’hui selon lui.
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Un apéro avec Pierre Gattaz : « Dans libéralisme, il y a liberté »


                      En quarante-cinq minutes, et avec un seul demi, le patron des patrons a versé dans le lyrisme pour parler de travail et de ces entrepreneurs, véritables Christophe Colomb d’aujourd’hui selon lui.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 09h09
    |

            Henri Seckel








                              

                        

Pierre Gattaz. Ne me demandez pas pourquoi. J’aurais pu trinquer avec quelqu’un d’autre, la liste des invités potentiels n’avait de limites que mes souhaits, et leur disponibilité. Zinédine Zidane ? Robert Badinter ? Vimala Pons ? Michel Houellebecq ? Orelsan ? Jacques Tardi ? Eva Joly ? Non, Pierre Gattaz. Je suppose que j’ai eu envie de prendre l’apéro avec Pierre Gattaz, car Pierre ­Gattaz est précisément la dernière personne avec qui j’avais spontanément envie de prendre l’apéro. J’ai pour le président du Medef la fascination qu’on a pour les antipodes. L’esprit d’entreprise est une contrée qui m’est exotique, le monde du travail, une planète vaguement hostile, et aussi l’idée m’effleure souvent que mon métier me vole ma vie.
En allant à la rencontre du patron des patrons, j’espérais secrètement que l’apéro dégénère en une tôle monumentale et qu’au moment de lever le camp de son rade fétiche, sur les coups de 6 heures du matin, un Pierre Gattaz débraillé, en sueur et la mèche hirsute, après avoir englouti cul sec son quatorzième whisky de la soirée, passe enfin aux aveux : « Tu sais, Henri, moi aussi je trouve qu’on perd sa vie à la gagner. »
Sympa, drôle, presque cool
L’apéro ne s’est pas passé comme ça. Il a eu lieu de 19 heures à 19 h 45. Pierre Gattaz m’a emmené dans un restaurant où il n’avait jamais mis les pieds (Le Petit Caillou, Paris 7e, non loin du Medef) et où il avait rameuté plus de conseillers en communication (deux, alias ses « doudous ») qu’il n’a commandé de demis (un, difficilement englouti). Pierre Gattaz est sympa. Pierre Gattaz est bavard. Pierre Gattaz a de l’humour. Pierre Gattaz est presque cool : cravate bazardée d’entrée de jeu. Mais Pierre Gattaz n’a pas fini débraillé. Et il ne trouve pas du tout qu’on perd sa vie à la gagner.
La tentative de dialogue autour d’une planche de charcuterie (engloutie, elle, sans difficulté majeure) a rapidement viré au cours magistral sur les bienfaits...



