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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de 21 jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.
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Varsovie estime que la réaction d’Israël à sa loi mémorielle repose sur un malentendu

Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de 21 jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 15h44
   





                        



   


Le chef de la diplomatie polonaise, Jacek Czaputowicz, estime que la réaction d’Israël à la loi polonaise controversée sur la Shoah est due à « un malentendu ».
Lundi 5 février, M. Czaputowicz, à la radio polonaise publique PR3, a exclu la possibilité de poursuivre des survivants de la Shoah qui évoqueraient des persécutions de la part de Polonais. « Selon la loi polonaise et le système juridique, cela est impossible. Nous voulons partager ces connaissances avec nos partenaires israéliens », a-t-il ajouté. « C’est un problème d’interprétation, de surinterprétation » par la partie israélienne, a-t-il encore dit.
Aux yeux des conservateurs polonais, la loi doit rendre impossible l’attribution à « l’Etat ou à la nation polonaises » de crimes nazis et empêcher l’utilisation de l’expression erronée de « camps de la mort polonais » à propos de ceux installés par les nazis allemands en Pologne occupée. En vertu du texte voté par les deux chambres du Parlement, enfreindre ces nouvelles règles pourrait même rendre passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans.

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                Un regrettable projet de loi en Pologne



Les responsables israéliens s’émeuvent surtout d’un passage de la loi dans lequel ils voient une tentative de nier la participation de certains Polonais à l’extermination des juifs. Le texte a également fait l’objet de sérieux avertissements ou inquiétudes de Washington et de Kiev, ainsi que de nombreuses organisations juives et du Conseil international d’Auschwitz.
Le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, s’est rendu vendredi à Markowa, au musée de la famille Ulma, dont huit membres, parmi lesquels six enfants, furent abattus par des Allemands dans la nuit du 23 au 24 mars 1944, ainsi que les huit juifs qu’ils cachaient. « Tous les crimes commis entre 1939 et 1945 [époque de l’occupation nazie] sont de la responsabilité des Allemands, et après 1945, jusqu’à la fin du communisme, c’était la responsabilité des communistes et de la Russie soviétique », a-t-il dit.

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                Pologne : le vote d’une loi mémorielle sur la Shoah suscite incompréhension et inquiétude



Berlin rappelle la responsabilité allemande
Ce week-end, le ministre des affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel, a déclaré qu’il n’y avait « pas le moindre doute sur la question de savoir qui est responsable des camps d’extermination, qui les a fait fonctionner pour tuer des millions de juifs européens : à savoir les Allemands ».
Dimanche, lors d’une émission de Radio J, le commissaire européen Pierre Moscovici a dit espérer que le président polonais Andrzej Duda « aurait la sagesse » de « ne pas promulguer » la loi. Selon la loi polonaise, le chef de l’Etat dispose d’un délai de vingt et un jours pour décider de promulguer une loi, d’y mettre son veto ou de saisir le Tribunal constitutionnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La ville de Lombardie à forte population immigrée ne cède pas aux discours xénophobes.
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Brescia, ville modèle de l’Italie multiculturelle

La ville de Lombardie à forte population immigrée ne cède pas aux discours xénophobes.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 14h01
    |

            Jérôme Gautheret (Brescia (Lombardie), envoyé spécial)








                        



                                


                            
Pour lui, il n’y a pas eu de traversée périlleuse, d’exil déchirant ou d’odyssée tragique. Rashid Md Shamual est arrivé en Italie en 1998, de la façon la plus simple qui soit : il a débarqué à l’aéroport de Rome-Fiumicino un beau jour, depuis le Bangladesh, avec en poche un simple visa de tourisme. Puis en quelques mois, il a appris l’italien, qu’il parle désormais sans accent, et il n’est jamais reparti. Ce jeune quadragénaire raconte son histoire simplement, sans pathos, devant une assiette de plats indiens, dans une échoppe déserte du centre historique de Brescia, au cœur de la prospère et industrieuse Lombardie.
A Brescia, où il est arrivé en 2005 après avoir passé sept ans dans les Pouilles, près de Bari, Rashid Md Shamual gère une agence d’aide aux arrivants, et se démène pour eux dans les méandres infinis du droit administratif italien. Il est souvent requis pour servir d’interprète lors des auditions de ses concitoyens arrivant de Libye (en 2017, le Bangladesh était le deuxième pays d’origine des migrants secourus en Méditerranée). Il a même été désigné pour siéger au sein d’un des conseils de quartier du centre-ville – faute de disposer de la nationalité italienne, il n’est pas éligible, même à l’échelon local. Bref, à force d’efforts, il est devenu ici une sorte de notable.

Mais sa vraie fierté, ce sont ses deux garçons de 17 et 9 ans, nés en Italie. Et c’est en parlant d’eux que son regard se fait tout à coup malicieux. « Ils vont à l’école, vous savez, et ils ont de très bonnes notes. D’ailleurs, si vous posez la question, vous vous en apercevrez très vite : dans les écoles de la région, ceux qui sont les mieux classés, ce sont presque toujours les enfants d’immigrés ! »
Dans l’Italie de 2018, le parcours de Rashid Md Shamuel n’a rien d’extraordinaire. A sa manière, il est pourtant emblématique d’une révolution : la mue de l’Italie, terre d’émigration depuis des temps immémoriaux, en pays d’immigration économique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ L’auteur de la fusillade est proche de la Ligue du Nord, le mouvement d’extrême droite dont la campagne électorale est centrée sur les migrants.
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En Italie, l’attentat de Macerata bouscule la campagne des législatives

L’auteur de la fusillade est proche de la Ligue du Nord, le mouvement d’extrême droite dont la campagne électorale est centrée sur les migrants.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 14h52
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Luca Traini avait prévenu deux amis, croisés vendredi 2 février au soir dans les rues de la petite ville de Macerata (région des Marches) : la mort de Pamela Mastropietro, 18 ans, dont les restes ont été retrouvés mercredi dans deux valises abandonnées sur le bas-côté d’une route de la zone industrielle voisine de Pollenza, ne restera pas impunie, et le suspect, Innocent Oseghale, un Nigérian sans papiers, ne sera pas le seul à payer les conséquences de son crime. « Demain, je prendrai mon pistolet et je ferai justice », avait-il annoncé.
Mais ils ne l’avaient pas pris au sérieux : après tout, Luca Traini ne connaissait pas cette jeune fille échappée d’un centre de désintoxication, dont la mort sordide fait les gros titres de la presse nationale depuis plusieurs jours, en pleine campagne électorale. Et de toute façon, quel crédit accorder aux vantardises d’un camarade de salle de sport ?

Pourtant, le lendemain, en fin de matinée, Luca Traini a ouvert le feu depuis sa voiture de sport sur un groupe de migrants qui attendaient un bus, au pied du monument aux morts de la ville. Puis, descendant de son véhicule, il a enlevé son blouson, s’est ceint d’une écharpe tricolore, et a exécuté un salut fasciste en criant « Viva Italia ! », avant de se livrer aux forces de l’ordre, sans opposer de résistance.
Six demandeurs d’asile originaires d’Afrique ont été hospitalisés, et l’auteur de l’attentat a été aussitôt placé à l’isolement, dans la prison voisine de Montaculto. Tentant de cerner la personnalité du jeune homme, âgé de 28 ans, les carabiniers ont perquisitionné son domicile, et y ont trouvé tout l’attirail du militant néonazi, notamment des armes et un exemplaire de Mein Kampf. Mais ils se sont vite aperçus d’un fait rendant le profil de Luca Traini plus atypique : celui-ci avait des liens assez poussés avec la Ligue du Nord, le parti d’extrême droite qui a décidé depuis plusieurs semaines d’axer sa campagne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le texte sera présenté aux adhérents du SPD. Une consultation à haut risque pour le chef du parti Martin Schulz.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Allemagne : sociaux-démocrates et conservateurs sur le point de conclure un « contrat de coalition »

Le texte sera présenté aux adhérents du SPD. Une consultation à haut risque pour le chef du parti Martin Schulz.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h32
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Enfin. Plus de quatre mois après les élections législatives du 24 septembre 2017, les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD) allemands pourraient achever, lundi 5 février, la rédaction d’un « contrat de coalition ». Ils avaient initialement prévu de le sceller dimanche soir. Par précaution, des chambres d’hôtels ont été réservées jusqu’à mardi à Berlin pour les négociateurs, au cas où les discussions ne seraient pas terminées lundi soir. « On ne peut pas prédire le temps que ça va prendre, il reste des points importants à régler », a prudemment reconnu, dimanche, la chancelière Angela Merkel, présidente de la CDU.
Au menu de ces ultimes tractations, qui doivent reprendre lundi à 10 heures : l’encadrement des contrats de travail à durée déterminée (CDD) et la réforme du système de santé, deux points sur lesquels les partenaires peinent à s’entendre mais sur lesquels les sociaux-démocrates ont promis qu’ils se montreraient particulièrement fermes vis-à-vis des conservateurs.
Pour le SPD, l’enjeu est en effet de taille. Contrairement à ce qui avait été le cas en 2013, quand ils avaient obtenu des conservateurs l’introduction du salaire minimum dans le contrat de coalition, les sociaux-démocrates ne peuvent pas, pour l’instant, se prévaloir d’avoir arraché une grande réforme emblématique. Au contraire : par exemple, sur la très symbolique question du regroupement familial pour les réfugiés, qui a fait l’objet de vifs débats la semaine dernière, le compromis qui a été trouvé correspond largement à ce que réclamaient les conservateurs.

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                En Allemagne, entre Angela Merkel et Martin Schulz, une coalition par défaut



Or Martin Schulz, le président du SPD, doit absolument convaincre sa base qu’il a obtenu des concessions significatives de la part de la CDU-CSU : les 440 000 adhérents du parti devront dire, dans les prochaines semaines, s’ils approuvent ou non l’accord trouvé entre les partenaires. Un vote dont l’issue est très incertaine, comme le laisse présager le déroulement du congrès du SPD, à Bonn, le 21 janvier : ce jour-là, à la question de savoir s’ils acceptaient de négocier la rédaction d’un contrat de coalition avec la CDU-CSU, seuls 56 % des 600 délégués du parti avaient répondu « oui ».
Les mauvais sondages du SPD
L’accord qui devrait être trouvé dans les prochaines heures ne signifie donc pas la fin de l’interminable feuilleton politique qui a commencé au soir des législatives. Une fois celui-ci rendu public commencera en effet une intense campagne interne au SPD entre partisans et opposants d’une « grande coalition », ces derniers étant emmenés en particulier par Kevin Kühnert, le président des « Jusos » (jeunes socialistes), le leader des « anti GroKo ».
Si le SPD approuve l’accord, un nouveau gouvernement pourrait être constitué au mois de mars, sous la direction d’Angela Merkel. S’il s’y oppose, deux possibilités sont envisageables : la formation d’un gouvernement minoritaire, avec uniquement des ministres conservateurs en son sein, ou la tenue de nouvelles élections, ce qui serait une première en Allemagne.

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                Accord de gouvernement en Allemagne : visualisez soixante-huit ans de coalitions dans le pays


Cette perspective d’un nouveau scrutin législatif est d’ailleurs ce qui pourrait inciter une partie des adhérents du SPD à approuver, malgré leurs réticences, l’entrée de leur parti au gouvernement : dans les plus récents sondages, les sociaux-démocrates ne sont en effet crédités que de 18 % à 20 % des intentions de vote, soit encore moins que les 20,5 % qu’ils ont obtenus aux législatives du 24 septembre 2017, leur plus mauvais résultat depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En cas de nouvelles élections, l’extrême droite pourrait à l’inverse se renforcer : dans les sondages le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) est crédité de 13 % à 14 % des voix. En septembre 2017, il avait obtenu 12,6 % des suffrages exprimés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Editorial. Le texte mémoriel sur la Shoah participe de la volonté du gouvernement polonais, dirigé par le parti nationaliste Droit et Justice (PiS), de réécrire l’Histoire de la Pologne.
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Un regrettable projet de loi en Pologne

Editorial. Le texte mémoriel sur la Shoah participe de la volonté du gouvernement polonais, dirigé par le parti nationaliste Droit et Justice (PiS), de réécrire l’Histoire de la Pologne.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 11h26
   





                        


Editorial du « Monde ». Soyons clairs : il n’y a pas eu de camps de la mort polonais pendant la deuxième guerre mondiale, il y a eu des camps d’extermination allemands en Pologne. Ces camps, dans lesquels ont été tués des millions de juifs et des centaines de milliers de non-juifs ont été créés et dirigés par l’Allemagne nazie sur le territoire de la Pologne occupée. Contrairement à d’autres pays de l’Europe occupée, comme la France, l’Etat polonais n’a pas collaboré avec le IIIe Reich. Il n’y a pas eu de participation de l’Etat polonais à la Shoah.
Voilà pour les vérités historiques. La situation géographique des camps d’Auschwitz-Birkenau ou de Majdanek a souvent conduit à cette confusion sémantique d’autant plus blessante pour les Polonais que leur pays a perdu près de 30 % de sa population dans la deuxième guerre mondiale – proportionnellement plus que toute autre nation engagée dans le conflit : 6 millions de Polonais, dont la moitié étaient juifs, ont disparu. Barack Obama lui-même a dû s’excuser, en 2012, pour avoir employé l’expression « camps de la mort polonais » en décorant à titre posthume le résistant polonais Jan Karski qui avait, en vain, tenté d’alerter les Alliés de l’existence de ces camps et de l’extermination systématique des juifs qui s’y déroulait. Ni Roosevelt ni Churchill ne voulurent l’entendre.
Emotion
Pourquoi, alors, le projet de loi adopté la semaine dernière par le Parlement polonais, punissant d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison toute personne qui « attribue à la République de Pologne et à la nation polonaise, publiquement et contrairement à la réalité des faits, la responsabilité ou la coresponsabilité de crimes nazis perpétrés par le IIIe Reich allemand », suscite-t-il tant d’émotion ? Ce vote a provoqué de fortes réactions en Israël, et l’administration américaine, pourtant solide alliée du gouvernement polonais actuel, a demandé à Varsovie de reconsidérer le texte « au vu de l’impact qu’il pourrait avoir sur le principe de liberté d’expression » et sur les relations polono-américaines.
Ce projet de loi est condamnable parce qu’il limite le travail des historiens et des journalistes, ainsi dissuadés de s’intéresser à ce qui pourrait les emmener sur le terrain d’une participation de Polonais aux crimes de l’Occupation. Au-delà de l’utilisation de l’expression « camps de la mort polonais », la formulation des chefs d’accusation est suffisamment large pour permettre une interprétation extensive et abusive de toute discussion du rôle, par exemple, de citoyens polonais dans des pogroms commis pendant la guerre.
Le texte participe de la volonté du gouvernement polonais, dirigé par le parti nationaliste Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, de réécrire l’Histoire en un récit dans lequel la Pologne ne serait qu’héroïque et martyre. Cette même tentation est à l’origine du détournement, en 2017, de la mission du Musée de la deuxième guerre mondiale, à Gdansk, jugé trop universaliste et pas assez polonais.
Il rompt, enfin, avec une évolution notable, depuis une douzaine d’années, qui a conduit les Polonais à regarder en face la longue et complexe histoire des juifs en Pologne, consacrée par l’ouverture en 2013 d’un remarquable musée à Varsovie, saluée en Israël. Le projet de loi attend la signature du président Andrzej Duda pour être promulgué. M. Duda rendrait un grand service à la Pologne en résistant aux injonctions de M. Kaczynski et en refusant de le signer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le même nom que celui de la région de Thessalonique.
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Mobilisation massive à Athènes pour que la Macédoine change de nom

Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le même nom que celui de la région de Thessalonique.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h03
    |

                            Intérim (Athènes, correspondance)








                        



   


« Il n’y a qu’une Macédoine et elle est grecque », scandaient, des drapeaux grecs à la main, les opposants à un compromis avec Skopje, dimanche 4 février, place Syntagma, à Athènes. Dans le défilé, des députés de droite et des membres de l’Eglise grecque côtoient des militants du parti néonazi Aube dorée, mais aussi des citoyens lambda venus des quatre coins de la Grèce en bus. Vingt-cinq ans après le début de la crise diplomatique entre les deux pays, l’appellation de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine continue de créer des remous en Grèce. Car la Macédoine est aussi le nom de la région de Thessalonique. Et les Grecs refusent que leur voisin des Balkans conserve le même nom.
Selon les organisateurs de la manifestation – principalement des représentants de la diaspora et des membres d’associations religieuses se voulant « apolitiques » –, plus d’un million de personnes étaient présentes, contre 140 000 d’après la police. Deux semaines auparavant, 90 000 personnes selon la police (500 000 selon les organisateurs) avaient défilé à Thessalonique, capitale de la région grecque de Macédoine, terre de Philippe II et de son fils Alexandre le Grand.
Alors que Skopje et Athènes se disaient optimistes, début janvier, et que l’émissaire des Nations unies sur cette question, Matthew Nimetz, affirmait, mardi 30 janvier, à Athènes, que « le moment « [était] venu » de trouver une solution, les partis d’opposition et même les Grecs indépendants, pourtant alliés d’Alexis Tsipras au sein du gouvernement de gauche, ne sont pas prêts à un accord qui comprendrait le mot « Macédoine » dans le futur nom du pays voisin. Et 71,5 % des Grecs s’y opposent aussi, selon un sondage publié samedi par l’université de Thessalonique. Or, le gouvernement grec et le premier ministre macédonien social-démocrate, Zoran Zaev, se dirigeraient vers un nom composé comme « Haute Macédoine » ou « Macédoine du Nord ».
« L’Eglise a un rôle obscur »
Pour Vassiliki Georgiadou, professeure de sciences politiques à l’université Panteion d’Athènes, plusieurs acteurs compromettent une avancée des négociations alors que « le récent changement politique à Skopje, avec un nouveau gouvernement progressiste, était une occasion à saisir pour résoudre ce conflit ». Tout d’abord, estime l’analyste, la Nouvelle Démocratie (parti conservateur), qui « répond à l’appel de son aile droite et pense que sa base électorale veut qu’elle prenne position fermement sur cette question ». En 1992, elle avait déjà divisé le parti puisque Antonis Samaras, premier ministre entre 2012 et 2015, avait formé un parti dissident à cette occasion.
« L’Eglise aussi a un rôle obscur, estime Vassiliki Georgiadou. Au début des négociations, elle avait déclaré qu’elle ne devait pas se mêler des affaires politiques alors que plusieurs métropolites [titre religieux porté par certains évêques] ont ensuite annoncé participer au rassemblement et pris position. »
Reste l’allié au gouvernement Tsipras, le parti nationaliste des Grecs indépendants, qui s’oppose à tout compromis avec Skopje. « Alexis Tsipras devra faire voter un accord par le Parlement. Les Grecs indépendants ne voteront pas pour. Seuls les centristes peuvent lui donner des voix, mais cela paraît très compliqué », constate Mme Georgiadou.
Mais la nouvelle appellation devra aussi être ratifiée à Skopje. « Le premier ministre doit obtenir deux tiers des voix au Parlement pour que le nom soit validé, une mission presque impossible ! », souligne Miltiadis Sarigiannidis, professeur de droit international à l’université Aristote de Thessalonique. Mais même en cas de non-résolution du « conflit du nom », Alexis Tsipras devrait ressortir gagnant. « Pour le gouvernement Syriza, soulever cette question et tenter de la régler, c’est se montrer comme un parti uni et capable de négocier, contrairement à l’image que donne actuellement la Nouvelle Démocratie, son principal adversaire, pour les prochaines élections », constate Ioannis Armakolas, chercheur sur les Balkans à la Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère.
Le soir du rassemblement de dimanche, le cabinet Tsipras publiait un communiqué : « La grande majorité des Grecs, quelles que soient leurs opinions (…), conviennent que les grands problèmes de politique étrangère ne doivent pas se régler par le fanatisme et l’intolérance. » A dix-huit mois des législatives, la campagne semble déjà lancée sur une question d’identité nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Liviu Dragnea, le chef de file des sociaux-démocrates au pouvoir, est en froid avec Bruxelles, qui s’inquiète de ses projets de réforme judiciaire.
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En Roumanie, la tentation eurosceptique de la majorité sociale-démocrate

Liviu Dragnea, le chef de file des sociaux-démocrates au pouvoir, est en froid avec Bruxelles, qui s’inquiète de ses projets de réforme judiciaire.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 11h27
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant)








                        



                                


                            

Après la Pologne et la Hongrie, la Roumanie joue à son tour le rapport de force avec les instances européennes. Liviu Dragnea, le chef de file des sociaux-démocrates au pouvoir depuis décembre 2016, a décidé de durcir le ton pour mener son offensive contre le parquet anticorruption, qui le met en cause. « La Roumanie est un Etat souverain, a-t-il déclaré, lundi 29 janvier, devant les députés à l’occasion de l’investiture du nouveau gouvernement. C’est notre devoir de défendre cette souveraineté tant qu’on est en vie. »
La Roumanie a rejoint l’Union européenne en 2007, en s’engageant à renforcer la lutte contre la corruption tout en réformant l’appareil judiciaire, afin de respecter les critères d’adhésion. Les progrès dans ces domaines ont été appréciés à Bruxelles, mais la campagne anticorruption lancée par les procureurs et les magistrats depuis quelques années est aujourd’hui menacée par des dirigeants passibles de prison.
Abus de pouvoir
En décembre dernier, le Parlement de Bucarest a voté plusieurs lois qui diminuent drastiquement le pouvoir et les marges de manœuvre des enquêteurs anticorruption. Objectif : protéger les numéros deux et trois de l’Etat roumain, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, qui font l’objet d’enquêtes pénales.
Calin Popescu-Tariceanu, le président du Sénat et l’allié des sociaux-démocrates au gouvernement, est poursuivi pour fausses déclarations. Surtout, Liviu Dragnea, le chef du Parti social-démocrate (PSD) et président de la Chambre des députés, a été condamné en 2016 à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale. Il est actuellement jugé pour abus de pouvoir dans une affaire d’emplois fictifs, et fait l’objet d’une autre enquête pénale pour le détournement présumé de 20 millions d’euros de fonds européens.

« Depuis 2001, le suspect Liviu Dragnea a mis en place un groupe criminel dont le but était de détourner les fonds publics et les fonds...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Droite et gauche ménagent leurs alliés les plus radicaux venus de l’Est.
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Au Parlement européen, petits arrangements avec les populistes

Droite et gauche ménagent leurs alliés les plus radicaux venus de l’Est.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 10h43
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            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Dans les couloirs du labyrinthique siège bruxellois du Parlement européen, des élus du Parti populaire européen (PPE, droite), du Parti socialiste européen (PES, gauche), ou de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE, centre) s’activaient, jeudi 1er février, pour savoir s’il fallait inscrire à l’agenda de la plénière à Strasbourg, quelques jours plus tard, une nouvelle résolution condamnant les violations à l’Etat de droit du gouvernement polonais. Et une autre dénonçant les tentatives du Parti socialiste au pouvoir en Roumanie d’affaiblir le parquet anticorruption du pays.

Résultat des courses : pas de résolution sur la Pologne, mais la démission programmée d’un vice-président de l’hémicycle, le Polonais Ryszard Czarnecki, membre du parti Droit et justice (PiS), le parti réactionnaire aux manettes à Varsovie (associé aux tories britanniques au sein des Conservateurs et réformistes européens, ECR), pour avoir insulté une compatriote PPE. Pas davantage de résolution contre Bucarest : les conservateurs n’ont pas rangé leurs couteaux face aux sociaux-démocrates, mais veulent ménager leurs partenaires locaux de l’Alliance démocratique des Hongrois de Roumanie, alliés de circonstance du gouvernement socialiste roumain.
Cette cuisine politique complexe échappe largement au grand public, la notoriété des partis paneuropéens chutant brutalement hors des cercles bruxello-strasbourgeois. Pour autant, elle contribue à largement les affaiblir.
Limiter les dérives
Ces formations, qui n’ont acquis un véritable statut qu’avec le traité de Maastricht, en 1992, ont toujours été divisées : « Leur cohérence politique et idéologique est problématique », souligne le socialiste belge Paul Magnette, professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Mais aujourd’hui, elles sont au bord de la rupture, gangrenées par la montée des mouvements populistes, surtout dans l’est de l’Europe. « Le PPE a Viktor Orban...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 04/02/2018
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Le mystère entourant le magot de Franco agite l’Espagne

Un mois après le décès de la fille unique du dictateur (1892-1975), le patrimoine de ses riches descendants, en partie amassé dans des conditions troubles par le Caudillo, suscite de nombreuses polémiques.



Le Monde
 |    05.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 13h59
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Un vieux torero, une duchesse, une cousine du roi Felipe VI, une starlette de la télévision, un banquier véreux… Le 11 janvier, les obsèques de Carmen Franco y Polo, la fille unique du dictateur, décédée le 29 décembre 2017 à l’âge de 91 ans, ont réuni plus de 1 200 personnes, dont quelques membres défraîchis de la jet-set et ses sept enfants, dans l’église San Francisco de Borja, à Madrid. La messe, célébrée par deux cardinaux, s’est achevée au son de l’hymne espagnol. Les cendres de la défunte ont ensuite été transférées dans la crypte de la cathédrale de l’Almudena, où seuls de riches privilégiés reposent pour l’éternité.
Son décès est venu confirmer la position sociale et économique qu’a su conserver la famille du Caudillo depuis le retour de la démocratie. Sans résoudre un mystère : quel héritage Carmen a-t-elle laissé à ses enfants ? Le testament a été ouvert le 25 janvier. Rien n’en a fuité. C’est ainsi : dans l’Espagne de 2018, la fortune des Franco reste une histoire de famille, au grand dam de ceux qui demandent que les propriétés captées durant la guerre civile et les quarante ans de dictature reviennent à l’Etat.

Ecrivain et journaliste, Mariano Sanchez Soler, auteur de l’essai Los Franco S.A. (Ed. Oberon, non traduit), a recensé 22 propriétés et sociétés de la famille. Selon lui, le montant total de ces biens dépasserait 500 millions d’euros. Dans le lot, des sociétés immobilières, des parkings, des demeures en Galice, la propriété de Valdefuentes, dans la banlieue de Madrid, achetée au comte de Romanones par le biais de prête-noms… Sans oublier l’immeuble bourgeois du 8, rue Hermanos-Bécquer, dans un quartier huppé de la capitale : sept étages divisés en appartements, dont le plus spacieux est loué 7 000 euros par mois. Au fil des années, les Franco ont en revanche vendu une demeure à Marbella, offerte autrefois par un constructeur dévoué, ainsi que le Palacio del Canto del Pico, un château des environs de Madrid,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le constructeur italien a annoncé, vendredi soir, la signature de l’accord définitif concernant le rachat de 50 % du capital du chantier naval français.
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Fincantieri prend le contrôle du chantier naval STX

Le constructeur italien a annoncé, vendredi soir, la signature de l’accord définitif concernant le rachat de 50 % du capital du chantier naval français.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 20h05
   





                        


Après plusieurs mois de négociations et moult tensions, le constructeur italien Fincantieri a annoncé, dans la soirée du vendredi 2 février, la signature de l’accord définitif concernant le rachat de 50 % du capital du chantier naval français STX. Il doit désormais débourser 59,7 millions d’euros pour conclure l’opération.
« Il a fallu surmonter quelques difficultés pour parvenir à cet accord entre STX et Fincantieri (…) et je suis heureux de vous annoncer aujourd’hui à Rome que l’accord définitif sera signé dans les prochains jours », avait annoncé, la veille, le ministre français des finances, Bruno Le Maire. Le chantier italien aura finalement la majorité du capital de STX, mais l’Etat français gardera une minorité de blocage.
1 % prêté par l’APE
L’an dernier, Paris et Rome ont connu un net refroidissement dans leurs relations après la nationalisation du chantier naval STX alors qu’un accord de vente avait été trouvé par le précédent gouvernement français avec l’italien Fincantieri. Après des semaines de discussions, les deux gouvernements étaient finalement parvenus à trouver un accord.

        Lire aussi :
         

                Le montage subtil de l’Elysée pour céder le contrôle des chantiers STX à Fincantieri



Fincantieri précise dans son communiqué la future répartition du capital de STX France : le groupe italien détiendra 50 % des actions tandis qu’un 1 % supplémentaire lui sera prêté par l’Agence des participations de l’Etat français (APE).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Selon des résultats définitifs, Nicos Anastasiades a remporté le scrutin avec 55,99 % des voix.
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Chypre : le président sortant vainqueur de l’élection présidentielle

Selon des résultats définitifs, Nicos Anastasiades a remporté le scrutin avec 55,99 % des voix.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 07h11
   





                        



   


Le chef de l’Etat sortant, le conservateur Nicos Anastasiades, a remporté, dimanche 4 février, le deuxième tour de l’élection présidentielle sur l’île divisée de Chypre face au candidat de gauche, Stavros Malas, selon des sondages effectués à la sortie des urnes.
Selon les résultats définitifs, M. Anastasiades a obtenu 55,99 % des voix, contre 44 % pour M. Malas. Le taux de participation s’est élevé à 73 %, si l’on compare aux 71,88 % du premier tour, dimanche dernier, alors que quelque 550 000 électeurs étaient appelés à voter.
D’après plusieurs estimations diffusées par la télévision publique CyBC, M. Anastasiades obtient entre 54,5 % et 59,5 % des voix, et M. Malas entre 40,5 % et 45,5 %, soit un écart nettement supérieur à la marge d’erreur.
Le premier tour, le 28 janvier, avait permis la qualification du président sortant, le conservateur Nicos Anastasiades (avec 35,5 % des voix), opposé, comme en 2013, au candidat soutenu par le Parti communiste, Stavros Malas (30 %).
La « ligne verte »
Dans la dernière ligne droite, l’un comme l’autre ont eu du mal à rallier les soutiens des candidats éliminés au premier tour. Le troisième homme, Nikolas Papadopoulos, a ainsi refusé de prendre parti, après avoir recueilli un peu plus de 25 % des voix sur un programme libéral et nationaliste.

        Lire aussi :
         

                Les Chypriotes votent pour élire leur président



Deux sujets ont dominé la campagne : l’économie, cinq ans après la mise sous tutelle du pays par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), après l’implosion de son secteur bancaire ; et la question de la réunification de l’île, dont la partie nord est occupée par l’armée turque depuis 1974. La « ligne verte », qui coupe depuis cette date le pays en deux d’est en ouest, déchire la vieille ville de Nicosie.
Pendant cinq ans, M. Anastasiades s’est employé à relancer les pourparlers pour réunifier l’île. Mais les négociations sous l’égide de l’ONU avec le dirigeant de la RTCN, Mustafa Akinci, ont échoué en 2017, et le processus suscite de plus en plus de scepticisme chez les Chypriotes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique.
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Grèce : manifestation à Athènes pour que la Macédoine abandonne son nom

Depuis des décennies, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans ait le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 07h00
   





                        



   


Des centaines de milliers de Grecs ont manifesté, dimanche 4 février, devant le siège du Parlement à Athènes pour rejeter l’utilisation du mot « Macédoine » par l’ancienne république yougoslave qui porte ce nom, dans le cadre d’un compromis visant à mettre fin à des décennies de contentieux entre les deux pays.
Les manifestants défilant à Athènes ont déployé un gigantesque drapeau national à l’aide d’une grue et des banderoles proclamant : « Pas touche à la Macédoine ! » en scandant l’hymne national.
Parmi ceux qui ont pris la parole pendant le rassemblement figurait le compositeur Mikis Theodorakis, qui a déclaré que les huit années de crise économique endurées par la Grèce n’avaient pas effacé la mémoire historique du peuple grec. « Si nous laissons passer cela, nous permettrons à un mensonge historique tragique de se perpétuer », a lancé sous les acclamations le musicien, âgé de 93 ans, symbole de la résistance contre la dictature des colonels (1967-1974).
La police a estimé à 140 000 le nombre de manifestants, les organisateurs à 1, 5 million, soit dix fois plus. Environ 300 000 personnes avaient déjà manifesté, le 21 janvier à Thessalonique, capitale de la région grecque de Macédoine.

   


« Macédoine du Nord »
Depuis l’indépendance de l’ancienne république yougoslave, en 1991, la Grèce refuse que le petit pays des Balkans adopte le nom de Macédoine, le même que celui de la région de Thessalonique et de l’ancien royaume d’Alexandre le Grand.
La querelle empêche depuis plus de vingt ans l’ex-république yougoslave, dont l’indépendance a été reconnue en 1993 sous l’appellation provisoire d’« Ancienne République yougoslave de Macédoine », de rejoindre l’OTAN ou l’Union européenne.
Pour trouver un compromis, les gouvernements d’Athènes et Skopje ont décidé de relancer des négociations cette année sous l’égide des Nations unies. Pour désigner l’ancienne république yougoslave, le gouvernement grec d’Alexis Tsipras a proposé un nom composé, comme Macédoine du Nord, mais les sondages montrent qu’une majorité de Grecs s’opposent à l’utilisation du mot « Macédoine » dans une quelconque combinaison.
La manifestation était en grande partie organisée et financée par des groupes de la diaspora grecque, des associations de militaires à la retraite, des groupes religieux et des associations culturelles de la Macédoine grecque.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Luca Traini, auteur présumé de l’attaque, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur ses listes lors des élections municipales de 2017.
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Attentat de Macerata en Italie : la droite condamne, mais incrimine le gouvernement

Luca Traini, auteur présumé de l’attaque, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur ses listes lors des élections municipales de 2017.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 06h38
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


S’il ne s’était agi que d’un sympathisant, il aurait été facile à la Ligue du Nord de nier tout lien avec Luca Traini, auteur présumé de l’attentat commis samedi à la mi-journée, au pied du monument aux morts de Macerata (Marches), durant laquelle six demandeurs d’asile africains ont été blessés.
Aurait-il été simple militant ou colleur d’affiches qu’il aurait été possible de chercher à se désolidariser sans dommages… Mais voilà, le jeune homme de 28 ans, qui s’est laissé interpeller par les forces de l’ordre après avoir affecté un salut fasciste, était bel et bien lié au parti dirigé par Matteo Salvini, à tel point qu’il avait figuré sur les listes de la Ligue du Nord lors des élections municipales du printemps 2017. Et les témoignages sur sa personnalité, tout comme ses tatouages empruntés à l’iconographie nazie (motif de « rune du loup » à la tempe droite, croix celtique, inscriptions en lettres gothiques), donnent plutôt l’impression que Luca Traini n’était pas du genre à garder pour lui ses opinions politiques.
Responsabilité du gouvernement, selon la droite
Réagissant quelques heures après l’attaque, le chef de file de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, qui mène depuis plusieurs semaines une campagne particulièrement radicale, centrée sur l’insécurité et le péril migratoire, en vue des élections du 4 mars, a plus cherché à incriminer le gouvernement qu’à prendre ses distances avec l’attentat. « Qui fait usage d’une arme est un délinquant », a-t-il déclaré, avant de préciser que « la responsabilité morale de chacun des actes de violence qui se produisent en Italie est à ceux qui ont rempli de réfugiés notre pays ».

        Lire aussi :
         

                Italie : ce que l’on sait de l’attaque perpétrée par un militant d’extrême droite à Macerata



Selon lui, Luca Traini n’aurait eu que le tort de pallier lui-même l’impuissance de l’Etat. Un raisonnement appuyé sur un fait divers sordide, qui a ému toute l’Italie ces derniers jours : le 31 janvier, le cadavre mutilé et démembré d’une jeune femme de 18 ans avait été retrouvé non loin de Macerata, dans deux valises. Le principal suspect du meurtre serait un migrant sans papiers nigérian, déjà condamné plusieurs fois par la justice italienne.
Les partenaires de la Ligue du Nord au sein de la coalition de droite, sans s’aligner sur la position de la Ligue du Nord, ont eux aussi cherché à faire porter à l’actuel gouvernement la responsabilité du drame. Sur Twitter, la dirigeante de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, a ainsi parlé d’une « action criminelle sans justification possible », avant d’ajouter. « Voilà ce à quoi est réduite l’Italie aux mains de la gauche. » Le communiqué publié dans l’après-midi par le chef de file de l’aile modérée de l’alliance de droite, Silvio Berlusconi, parle, lui, de « l’acte d’un déséquilibré », précisant aussitôt que l’attaque « rappelle à tous le problème de l’insécurité dans nos villes ».

   


Au fond, le message de soutien à Luca Traini envoyé par le dirigeant néofasciste de Forza Nuova, Roberto Fiore (« Ce jeune homme s’est sûrement trompé, mais il a vu sa propre ville transformée en enfer »), ne dit pas autre chose.
« Criminel fascistoïde »
Finalement, à droite, la condamnation la plus nette est venue des rangs de la Ligue du Nord, par la voix du très influent Roberto Maroni, actuel président de la région Lombardie. L’ancien ministre de l’intérieur de Silvio Berlusconi, qui ne fait pas mystère du peu de goût qu’il a pour les outrances de Matteo Salvini, a aussitôt qualifié Luca Traini de « criminel fascistoïde » avec lequel la Ligue n’avait « rien à voir ».
Tenant d’une certaine fidélité à la Ligue du Nord des origines, certes autoritaire et xénophobe mais vierge de toute forme de nostalgie fasciste, Roberto Maroni n’a jamais caché son opposition au virage « nationaliste » d’une « Ligue » qui, sous la direction de Matteo Salvini, se démène pour faire oublier que ses racines sont à chercher au Nord, dans l’antagonisme avec le Sud, plutôt que dans l’exaltation de la patrie italienne.
Paradoxalement, le tragique attentat de Macerata aura eu pour effet de remettre en pleine lumière la profondeur de ce désaccord stratégique, qui pourrait bien être lourd de conséquences au lendemain des élections du 4 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Une copie de « Mein Kampf » et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont notamment été découverts chez l’auteur présumé de l’attaque à caractère raciste qui a fait six blessés samedi.
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Italie : ce que l’on sait de l’attaque perpétrée par un militant d’extrême droite à Macerata

Une copie de « Mein Kampf » et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont notamment été découverts chez l’auteur présumé de l’attaque à caractère raciste qui a fait six blessés samedi.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 15h03
   





                        



   


La commune italienne de Macerata (Marches, centre de l’Italie), 43 000 habitants, non loin de la côte adriatique, a été marquée par une attaque armée perpétrée par un militant d’extrême droite contre des étrangers, samedi 3 février.
Que s’est-il passé ?
Un jeune Italien est accusé d’avoir blessé, samedi, six Africains en tirant des coups de feu à partir d’une voiture qui a sillonné le centre-ville de Macerata pendant deux heures.
Il a été interpellé sans opposer de résistance sur les marches de l’immense monument aux morts de la ville. Après avoir arrêté sa voiture de sport devant l’édifice, il avait eu le temps d’enlever son blouson, puis d’endosser une écharpe tricolore, de faire un salut fasciste et de hurler « Viva Italia ! », a précisé la presse italienne sur la base de témoignages. D’après les policiers, il a vidé deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique.
Les médias affirment que toutes les victimes sont des personnes « de couleur ». « Les blessés confirmés sont de nationalité étrangère », a, pour sa part, écrit la police dans un tweet. Selon l’agence de presse Agi, les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.
Qui est l’auteur de l’attaque ?
Le suspect, identifié par les médias sous le nom de Luca Traini, âgé de 28 ans, crâne rasé et tatouage d’inspiration fasciste sur la tempe, avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement xénophobe et antieuropéen) à des élections locales dans une commune de la province de Macerata, Corridonia.
Traditionnellement implanté dans les riches régions du nord de l’Italie, dont il revendiquait naguère le détachement du reste du pays, ce parti a opéré ces dernières années un virage stratégique, impulsé par son porte-drapeau Matteo Salvini, renonçant à son discours régionaliste pour adopter une ligne sécuritaire, anti-impôts et anti-immigrés, susceptible de séduire les électeurs de tout le pays.
Où en est l’enquête ?
Dimanche, les carabiniers italiens ont révélé qu’une copie de Mein Kampf et un livre d’histoire sur Benito Mussolini ont été découverts chez Luca Traini. Ces publications d’extrême droite, ainsi qu’un magazine sur la jeunesse fasciste ou encore des croix celtiques, ont été trouvées dans une chambre au domicile de sa mère, perquisitionné par la police de Macerata.
Les enquêteurs ont également saisi les ordinateurs du tireur, dans le cadre d’une enquête pour tentative de « massacre aggravé par un objectif raciste ». L’homme doit aussi répondre du chef de « port illégal d’arme ».
Selon la presse dominicale italienne, Luca Traini a spontanément expliqué aux enquêteurs que l’assassinat d’une jeune Italienne de la région – pour lequel les premiers éléments de l’enquête semblant désigner un migrant d’origine nigériane déjà condamné par la justice et sans permis de séjour – avait été le « déclencheur » de son action.
La jeune femme assassinée, Pamela Mastropietro, 18 ans, s’était échappée lundi d’un centre de désintoxication situé à Corridonia, la localité où Luca Traini s’était présenté en 2017 aux élections communales.
Luca Traini a passé la nuit dans une prison de la région, où se trouve également le Nigérian demandeur d’asile soupçonné de l’assassinat de la jeune Italienne.
Quelles sont les réactions politiques ?
« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a immédiatement réagi Matteo Salvini, chef de file de la Ligue du Nord, en pleine campagne électorale en vue des législatives du 4 mars. Mais après avoir pris ses distances avec l’auteur présumé des coups de feu, il n’a pas manqué de rejeter la faute sur l’« invasion » migratoire actuellement à l’œuvre, selon lui, en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité », a-t-il ajouté. Une « sérénité » à laquelle le dirigeant de la Ligue n’aura pas forcément contribué ces derniers jours, en qualifiant d’« homicide d’Etat » le meurtre de la jeune Italienne.
« Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a, de son côté, jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite, Forza Italia, est allié à la Ligue de Matteo Salvini.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a, pour sa part, assuré le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. Le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, devait présider, quant à lui, un comité provincial de sécurité dans la région des Marches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Cinq ans après le naufrage du pays, le conservateur Nicos Anastasiades, chef de l’Etat sortant, est opposé dimanche à Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste.
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Les Chypriotes votent pour élire leur président

Cinq ans après le naufrage du pays, le conservateur Nicos Anastasiades, chef de l’Etat sortant, est opposé dimanche à Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste.



Le Monde
 |    04.02.2018 à 08h06
 • Mis à jour le
05.02.2018 à 15h52
    |

            Philippe Ricard (Nicosie (Chypre), envoyé spécial)








                        



   


Suzanne est décidée à voter au second tour de l’élection présidentielle, dimanche 4 février, dans la République de Chypre. Elle s’était abstenue au premier, voilà une semaine. « L’enthousiasme n’y est pas mais l’enjeu est important », dit cette Libanaise d’origine installée sur l’île depuis plus de vingt ans, qui multiplie les petits boulots depuis le naufrage économique du pays, en 2013.
Le premier tour a permis la qualification du président sortant, le conservateur Nicos Anastasiades (avec 35,5 % des voix), opposé, comme en 2013, au candidat soutenu par le Parti communiste, Stavros Malas (30 %). Le premier reste favori, mais les résultats pourraient être serrés au soir du vote. Dans la dernière ligne droite, l’un comme l’autre ont eu du mal à rallier les soutiens des candidats éliminés au premier tour. Le troisième homme, Nikolas Papadopoulos, a ainsi refusé de prendre parti après avoir recueilli un peu plus de 25 % des voix sur un programme libéral et nationaliste.
Deux sujets ont dominé la campagne : l’économie, cinq ans après la mise sous tutelle du pays par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), après l’implosion de son secteur bancaire. Et la question de la réunification de l’île, dont la partie nord est occupée par l’armée turque depuis 1974. La « ligne verte », qui coupe depuis cette date le pays en deux d’est en ouest, déchire la vieille ville de Nicosie.
« Rien ne dit qu’il sera possible de relancer les pourparlers »
A la différence de Nikolas Papadopoulos, les deux finalistes sont peu ou prou d’accord pour tenter de relancer les négociations de réunification, après l’échec, en juillet 2017, des pourparlers menés sous l’égide de l’Organisation des Nations unis (ONU). La dérive autoritaire du président turc Recep Tayyip Erdogan n’est pas pour faciliter les tractations, tout comme sa décision d’intervenir en Syrie. « Notre souci concerne la nouvelle politique d’expansion de la Turquie : il paraît difficile de la voir accepter un retrait de Chypre, alors qu’elle envoie ses troupes en Syrie », dit le ministre des affaires étrangères de M. Anastasiades, Ioannis Kasoulides, même si la partie nord, soutenue à bout de bras par Ankara, est elle aussi en train de se doter d’un nouveau gouvernement, favorable aux négociations.
« Rien ne dit qu’il sera possible de relancer les pourparlers », rappelle Hubert Faustmann, le représentant de la Fondation Ebert, proche du SPD allemand. A moins d’une soudaine percée, ce dernier ne croit pas à un accord avant 2019, année d’un scrutin présidentiel crucial pour Erdogan en Turquie. Si l’ONU, dont les casques bleus patrouillent le long de la « ligne verte », perd patience, la population ne se fait pas trop d’illusions.

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                Chypre : le président turc Erdogan complique la réunification



Situation économique encore fragile
Une fois n’est pas coutume, au-delà de la question chypriote, la campagne a laissé une large place à l’économie ; un terrain où les deux candidats en lice ont pu se départager. A peine arrivé au pouvoir, en 2013, Nicos Anastasiades avait été obligé de faire appel à l’aide de la zone euro et du FMI. Il peut se targuer d’avoir amorcé le redressement du pays. Son opposant faisait au contraire partie du gouvernement précédent, qui n’avait pas pu empêcher le naufrage, sous la présidence du communiste Dimitris Christofias. Stavros Malas a critiqué le libéralisme des réformes entreprises par le gouvernement sortant, et plaidé pour des politiques plus sociales, comme la généralisation du salaire minimal.
Chypre a pu se passer de l’aide de ses créanciers internationaux un peu en avance sur le calendrier prévu, contrairement à la Grèce, dont le naufrage avait précipité sa chute. Cinq ans après l’enclenchement du plan d’aide, la croissance devrait atteindre 4 % cette année. Le tourisme, en particulier, bat record sur record. « La reprise est réelle, mais la situation reste fragile », affirme Fiona Mullen, directrice de Sapienta Economics. Le secteur bancaire – encore handicapé par de gros portefeuilles de prêts à risque – a été restructuré en profondeur, avec la fermeture d’une des deux principales banques du pays, en 2013 : les dépôts au-dessus de 100 000 euros ont alors été lourdement ponctionnés, afin de contribuer à l’assainissement du secteur. Une opération restée unique en Europe, qui a laissé des traces dans l’opinion publique. Orienté à la baisse, le chômage dépasse encore 10 % dans la population active, et touche de nombreux jeunes.
Le gouvernement sortant a mis en place un dispositif de « Golden passport » afin d’attirer les fortunes étrangères en leur offrant permis de résidence et nationalité. Le système connaît un certain succès, surtout auprès des Russes. A Limmasol, où sont installées des dizaines de milliers de Russes, la construction est en plein boom. « Le tourisme et les passeports, c’est bien, mais ce dont nous avons besoin ce sont des résidents qui dépensent, pas des propriétaires d’appartements vides », dit un commerçant de Nicosie.
Après cinq ans de pouvoir, Nicos Anastasiades et Stavros Malas sont confrontés à un réel désenchantement. Le président sortant a perdu un tiers de ses électeurs par rapport à son score du premier tour de 2013. L’abstention a atteint un taux plus haut, autour de 30 %, dans ce pays où le vote a longtemps été obligatoire. Une formation d’extrême droite, Ethniko Laiko Metopo (ELAM – « Front populaire national »), qui se présente comme proche des néonazis grecs d’Aube dorée, a approché 6 %. Aux législatives de 2016, ce tout jeune parti avait recueilli moins de 3 % des voix.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le jeune Italien, qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits, a été arrêté sans opposer de résistance.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/02/2018
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Italie : un militant de la Ligue du Nord arrêté après avoir tiré sur des étrangers

Le jeune Italien, qui portait une écharpe tricolore et a fait un salut fasciste avant les faits, a été arrêté sans opposer de résistance.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
04.02.2018 à 12h42
   





                        



   


Un jeune Italien au crâne rasé à été arrêté, samedi 3 février, à Macerata, (Marches, centre de l’Italie), après avoir tiré sur des étrangers et fait « six blessés », selon le maire de la ville, Romano Carancini. L’homme a été interpellé sans opposer de résistance sur les marches de l’immense monument aux morts de la ville, selon des images des télévisions.
Après avoir arrêté sa voiture de sport devant l’édifice, il avait eu le temps d’enlever son blouson, puis d’endosser une écharpe tricolore, de faire un salut fasciste et de hurler « Viva Italia ! », a précisé la presse italienne sur la base de témoignages. La police a retrouvé un pistolet dans la voiture du tireur présumé, qui, d’après la presse, a reconnu les faits.
« Evidente haine raciale »
Dans la soirée, le ministre italien de l’intérieur, Marco Minniti, a réagi en estimant que cette fusillade était empreinte d’une « évidente haine raciale » et marquée par une culture « d’extrémisme de droite avec des références claires au fascisme et au nazisme ».
Le suspect, identifié par les médias sous le nom de Luca Traini, âgé de 28 ans, avait été candidat en 2017 sous l’étiquette de la Ligue du Nord (parti souverainiste notoirement xénophobe et antieuropéen) à des élections locales dans une commune de la province de Macerata. Traditionnellement implanté dans les riches régions du nord de l’italie, dont il revendiquait naguère le détachement du reste du pays, ce parti a opéré ces dernières années un virage stratégique, impulsé par son porte-drapeau Matteo Salvini, renonçant à son discours régionaliste pour adopter une ligne sécuritaire, anti-impôts et anti-immigrés, susceptible de séduire les électeurs de tout le pays.

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                La Ligue du Nord provoque pour exister



Les médias affirment que toutes les victimes sont des personnes « de couleur ». « Les blessés confirmés sont de nationalité étrangère », a, pour sa part, écrit la police dans un tweet. Selon l’agence de presse Agi, les six blessés, cinq hommes et une femme, sont originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.
« Quelqu’un qui tire est un délinquant, abstraction faite de la couleur de la peau », a immédiatement réagi Matteo Salvini, chef de file de la Ligue du Nord, en pleine campagne électorale en vue des législatives du 4 mars. Mais après avoir pris ses distances avec l’auteur présumé des coups de feu, il n’a pas manqué de rejeter la faute sur l’« invasion » migratoire actuellement à l’œuvre, selon lui, en Italie. « J’ai hâte d’arriver au gouvernement pour ramener dans toute l’Italie la sécurité, la justice sociale et la sérénité », a-t-il ajouté.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas »
Une « sérénité » à laquelle le dirigeant de la Ligue n’aura pas forcément contribué ces derniers jours, en qualifiant d’« homicide d’Etat » le meurtre d’une jeune femme de la région, âgée de 18 ans, dont le cadavre découpé en morceaux a été retrouvé dans deux valises, mercredi 31 janvier, non loin de Macerata. Les premiers éléments de l’enquête semblant désigner un migrant d’origine nigériane, déjà condamné par la justice et sans permis de séjour, Matteo Salvini avait aussitôt dénoncé le laxisme en matière migratoire d’une gauche « aux mains pleines de sang ».
« Il me semble qu’il s’agit du geste d’un déséquilibré, qui mérite la plus ferme condamnation, mais qui ne peut être considéré comme ayant une connotation politique claire », a, de son côté, jugé Silvio Berlusconi, dont le parti de droite, Forza Italia, est allié à la Ligue de Matteo Salvini.
« La haine et la violence ne nous diviseront pas », a, de son côté, assuré le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni. Le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, devait présider, pour sa part, un comité provincial de sécurité dans la région des Marches.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Pour l’heure, travaillistes et conservateurs sont opposés à l’idée d’un nouveau vote.
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L’idée d’un deuxième référendum sur le Brexit mobilise des Britanniques proeuropéens

Pour l’heure, travaillistes et conservateurs sont opposés à l’idée d’un nouveau vote.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 12h08
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Le climat politique britannique est si délétère et l’avenir du processus de Brexit si imprévisible que tout paraît possible aux yeux de certains, y compris un deuxième référendum. Assimilant la sortie de l’Union européenne à « un acte d’automutilation qu’il faut faire cesser », Andrew Adonis, lord et ancien ministre travailliste, s’est présenté, vendredi 2 février, comme le champion de cette cause.
La campagne intitulée « Notre avenir, notre choix » qu’il vient de lancer vise à obtenir l’organisation d’un vote populaire sur l’accord que Theresa May doit négocier à partir de mars avec l’UE. « Le Brexit n’est pas une affaire pliée, a expliqué Lord Adonis lors d’une rencontre avec plusieurs journaux européens, dont Le Monde. Nous vivons une situation de crise parlementaire car la première ministre n’a pas de majorité parlementaire pour sa conception du Brexit. La seule issue est un référendum. »
Son idée consiste à déposer un amendement prévoyant une deuxième consultation lors du vote, à l’automne, de la « loi de sortie de l’UE » adoptée en première lecture par la Chambre des communes et en débat à la Chambre des lords. Il assure que les députés conservateurs proeuropéens peuvent s’unir à ceux du Labour pour faire adopter cet amendement qui, d’après lui, n’impliquerait pas la chute du gouvernement conservateur ni de nouvelles élections.
Amateur de symboles, Lord Adonis imagine faire coïncider le vote de l’amendement avec le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Alors qu’aucun Allemand ni Français ne participe habituellement à la commémoration britannique, il rêve d’y inviter, aux côtés de la reine d’Angleterre, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Le temps presse : la sortie officielle de l’UE est programmée pour le 29 mars 2019. Lord Adonis imagine que le second référendum aurait lieu en février, voire plus tard avec l’accord des Vingt-Sept.
Pour lui, la jeunesse est la clé de la volte-face qu’il attend...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le chef de la police de la ville portuaire Frank Paauw projette de verbaliser les délinquants qui paradent dans les rues de la ville. Au risque d’un « profilage ethnique ».
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A Rotterdam, la police veut traquer les voyous « frimeurs »


                      Le chef de la police de la ville portuaire Frank Paauw projette de verbaliser les délinquants qui paradent dans les rues de la ville. Au risque d’un « profilage ethnique ».



Le Monde
 |    03.02.2018 à 06h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








   


« On va les déshabiller dans la rue » : la formule de Frank Paauw résume bien le projet du commissaire en chef de la police de Rotterdam (Pays-Bas).
Il entend, explique-t-il, s’en prendre aux boefjes, les petites frappes qui paradent dans les rues de la ville au volant de voitures un peu trop voyantes, portent des vêtements de luxe et des Rolex dorées. Ou, parfois, ont dans les poches de leur parka Canada Goose quelques milliers d’euros alors qu’ils ne paient pas d’impôts, n’ont pas de travail déclaré ou ont « oublié » de régler des amendes.
« Je sais déjà qui sera visé. Ceux qui ont la peau foncée ou le Turc qui roule souvent dans la belle voiture de son patron. » Paul Vermeijen, avocat
Comment vont s’y prendre les agents spécialement formés pour appliquer cette « méthode antifrimeurs », comme l’ont vite baptisée les journalistes ? En interrogeant les jeunes suspects, potentiels dealers de drogue, « lover boys » qui séduisent des jeunes femmes, avant de les contraindre à se prostituer, ou membres des cercles de jeu clandestins.
S’ils ne peuvent pas prouver qu’ils ont acquis leurs biens de manière licite, ceux-ci seront confisqués, en l’attente d’une décision de justice. Et les personnes appréhendées seront peut-être expédiées derrière les barreaux avec une inculpation pour blanchiment d’argent.
« Donner le signal que le crime ne paie pas »
Imaginé par un membre de la police de proximité, le projet a été négocié par la police avec le parquet de la Ville. Il systématise et étend les pouvoirs dont disposent déjà les policiers néerlandais depuis 2002 et qui leur ont permis de saisir, en 2016, quelque 400 millions d’euros de biens divers – dont 11,5 dans la ville portuaire.
Outre le commissaire Paauw, l’initiative paraît séduire les habitants de Delfshaven, l’un des quartiers chauds de la ville, où des boefjes ont l’habitude de déambuler. Joep Simmelink, professeur de criminologie à l’université de Maastricht, interrogé par le journal NRC Handelsblad, évoque une mesure intéressante car symbolique : « On donne ainsi le signal que le crime ne paie pas. » 
Lire aussi : Le fichage ethnique en débat aux Pays-Bas
Anne Mieke Zwaneveld, médiatrice de la Ville de Rotterdam, est plus circonspecte. Elle estime que cette chasse aux délinquants comporte un risque de « profilage ethnique ». Jamel, qui travaille au petit magasin du coin et a épargné pour s’acheter sa doudoune matelassée, aura beaucoup plus de (mal) chance de se faire interpeller que Frederik-Jan, qui s’est acheté sa BMW décapotable avec le fruit de ses trafics derrière l’école…
« Plan funeste »
L’avocat pénaliste Paul Vermeijen est, lui aussi, convaincu de l’effet de ce qu’il estime être un « plan funeste ». « Je sais déjà qui sera visé, explique-t-il dans le quotidien Trouw. Ceux qui ont la peau foncée ou le Turc qui roule souvent dans la belle voiture de son patron. »

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                Les Pays-Bas cherchent une utilité à leurs prisons vides



« Qui, bon sang, se balade dans la rue avec le ticket d’achat de son blouson ? », fulmine un autre expert, tandis qu’un dernier souligne que, même aux Pays-Bas, nul n’est soumis à l’obligation de répondre à la question d’un policier sur l’origine d’un bien, sauf si l’agent démontre qu’il agit dans le cadre d’une enquête bien précise.
Vrais contrôles ou roulements de mécaniques ? Le propos du commissaire Frank Paauw ressemble surtout à un ballon d’essai.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Vincent De Coninck, chargé de mission au Secours catholique de Calais, revient sur les événements violents qui ont eu lieu entre migrants jeudi.
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A Calais, « les rixes sont liées à des logiques de passeurs et de territoire »

Vincent De Coninck, chargé de mission au Secours catholique de Calais, revient sur les événements violents qui ont eu lieu entre migrants jeudi.



Le Monde
 |    02.02.2018 à 18h57
 • Mis à jour le
02.02.2018 à 19h39
    |

                            Valentin Ehkirch








                        



Au lendemain des rixes qui ont éclaté entre migrants à Calais, jeudi 1er février au soir, faisant vingt-deux blessés, dont cinq par balle, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a déclaré que ces violences étaient dues aux passeurs, fustigeant des « chefs de bande qui entraînent autour d’eux ». Ces événements, d’un « degré de violence jamais connu », selon le ministre, sont les plus graves depuis le 1er juillet 2017, lorsque des bagarres interethniques firent seize blessés, dont un grave.

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Vincent De Coninck est chargé de mission au Secours catholique de Calais depuis huit ans. Pour lui, ces événements sont le résultat d’une violence latente au sein des communautés de migrants.
Selon le ministre de l’intérieur, les protagonistes de cette rixe seraient des passeurs. Avez-vous eu les mêmes informations sur place ?
Vincent de Coninck : La première rixe a eu lieu aux abords de l’hôpital [le centre hospitalier de Calais]. Elle est liée à une logique de territoire donc, oui, à des passeurs qui se battent pour le contrôle des voies de passage.
Ces premières violences ont éclaté entre des passeurs ; des Afghans s’en sont pris à des Erythréens et à des Ethiopiens. Ces derniers sont ensuite revenus plus nombreux et certains migrants ont pris part à la bagarre sans savoir pourquoi. Mais toute cette violence est un déversoir, comme si un couvercle sautait d’un coup.
Comment expliquez-vous ces actes ?
La violence, qui est au départ liée à des logiques de territoire, éclate et rassemble beaucoup de monde. Les conditions dans lesquelles ces personnes vivent provoquent aussi beaucoup de tensions. Il y a une logique sécuritaire du gouvernement, et des violences s’exercent quotidiennement contre ces personnes, la destruction des abris est systématique, ce matin encore, j’en ai vu.
Je ne nie pas le rôle des passeurs. Mais si le gouvernement se décidait à mettre en place des voies de passage légales, cela pourrait permettre de casser leur système. C’est le seul moyen de lutter contre les violences. On ne nie pas la violence sur place, ni les réseaux de passeurs, c’est même une priorité pour nous aussi de lutter contre, mais cela doit passer par la création de voies de passage légales.

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La multiplicité des communautés sur place joue-t-elle un rôle également ?
Avant la visite d’Emmanuel Macron [le 16 janvier à Calais], on observait un équilibre dans les communautés présentes sur place, mais cette visite a rompu cet équilibre. A partir de là, de nouveaux migrants sont arrivés à Calais, c’est ce qui a créé un déséquilibre dans les communautés.
Il est difficile de donner un chiffre précis, mais les origines des personnes présentes sont surtout afghane, éthiopienne, érythréenne ou soudanaise. Les personnes provenant de la corne de l’Afrique sont sûrement plus nombreuses que les Afghans. Mais on a vu aussi arriver quelques Kurdes, mais ils ne sont pas très nombreux. Depuis la visite d’Emmanuel Macron, on a vu passer la population de cinq cents à environ huit cents personnes.
Quand on voit arriver autant de personnes en quatre jours, la proportion n’est plus respectée. Ce qui fait que les réseaux cherchent à se réapproprier des territoires.
Comment expliquez-vous ce nouvel afflux ?
A cause du traité de Sandhurst [signé le 18 janvier entre la France et le Royaume-Uni], en partie, et à cause de la mauvaise communication des autorités. Il y a eu un effet combiné de deux facteurs : les annonces faites dans la presse après le passage d’Emmanuel Macron à Calais, qui ont été mal comprises, et la gestion de la préfecture. Des déplacements de mineurs à qui la préfecture promet des possibilités d’étude par exemple, ce qui crée une bouffée d’espoir parmi les mineurs et un appel d’air.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dans le cadre du projet européen « Les nouveaux arrivants », « Le Monde » suit un groupe de réfugiés installés à Vichy. Durant un an, nous racontons l’intégration de ces hommes originaires du Soudan et d’Erythrée.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ 